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CCTP

6.2 - CCTP Fascicule B - Viaduc de GOBERTE.pdf · 75 960 mots · du marché « Construction du viaduc du Goberté sur la RN 147 - Déviation de Lussac-les-Châteaux et Mazerolles », dossier de consultation officiel.

                                      3129/039/20265




                      RN 147 – Déviation de Lussac
                                     et Mazerolles

                            Marché de travaux



                                      DCE12
           Ouvrages d’art non courants
                Viaduc de Goberté
6.2 - Cahier des Clauses Techniques Particulières
                CCTP – Fascicule B

 Référence :
 Émet. :       Mission :   Thème :    Type :   Ouvrage :   Numéro :   Indice :

    ING         DCE12        OUV        NT         VIAG       12620     ED2




                                                                                 1
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  SOMMAIRE

  1 DISPOSITIONS GÉNÉRALES – DESCRIPTION DE L’OUVRAGE                                                 7
      1.1   PRÉAMBULE                                                                                 7

      1.2   OBJET DU MARCHÉ                                                                           7

      1.3   DONNÉES GÉNÉRALES                                                                         8

      1.4   DONNÉES GÉOMÉTRIQUES ET FONCTIONNELLES                                                  14

      1.5   DESCRIPTION DE L’OUVRAGE TERMINÉ                                                        15

      1.6   ÉQUIPEMENTS DE L’OUVRAGE                                                                20

      1.7   TRAVAUX DIVERS                                                                          24

      1.8   MODE DE CONSTRUCTION DE L’OUVRAGE                                                       24

      1.9   CONSISTANCE DES TRAVAUX                                                                 31

      1.10 CONTRAINTES PARTICULIÈRES IMPOSÉES AU CHANTIER                                           31

      1.11 DONNÉES RELATIVES AU GOBERTÉ                                                             32

  2 PRÉPARATION ET ORGANISATION DU CHANTIER                                                          36
      2.1   STIPULATIONS PRÉLIMINAIRES                                                              36

      2.2   DOCUMENTS À FOURNIR PAR LE TITULAIRE                                                    36

      2.3   PROGRAMME D’EXÉCUTION DES TRAVAUX                                                       37

      2.4   SÉCURITÉ ET PROTECTION DE LA SANTÉ                                                      37

      2.5   PLAN QUALITÉ – GÉNÉRALITÉS                                                              37

      2.6   NOTE D’ORGANISATION GÉNÉRALE DU CHANTIER                                                40

      2.7   PROCÉDURES D’EXÉCUTION                                                                  40

      2.8   PLAN DE RESPECT DE L’ENVIRONNEMENT                                                      50

      2.9   DOCUMENTS DE SUIVI D’EXÉCUTION                                                          50

      2.10 PROGRAMME DES ÉTUDES D’EXÉCUTION                                                         51

      2.11 ÉTUDES D’EXÉCUTION – GÉNÉRALITÉS                                                         51

      2.12 BASES DES ÉTUDES D’EXÉCUTION                                                             51

      2.13 TEXTES RÉGLEMENTAIRES ET RÈGLEMENTS DE CALCUL                                            52

      2.14 ACTIONS ET SOLLICITATIONS                                                                52

      2.15 COMBINAISONS D’ACTIONS                                                                   64

      2.16 JUSTIFICATION DU TABLIER                                                                 67

      2.17 JUSTIFICATION DES APPAREILS D’APPUI                                                      73

      2.18 JUSTIFICATION DES APPUIS ET FONDATIONS                                                   74

      2.19 JUSTIFICATION DES ÉQUIPEMENTS                                                            78

                               RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B   Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté   Rév.   3129/0309/20265
                                                                                        ED2
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      2.20 JUSTIFICATION DES MURS DE SOUTÈNEMENT EN BÉTON ARMÉ                                      80

      2.21 JUSTIFICATION DES OUVRAGES PROVISOIRES                                                   82

      2.22 DOSSIER DES OUVRAGES EXÉCUTÉS                                                            83

  3 PROVENANCE, QUALITÉ ET PRÉPARATION DES MATÉRIAUX                                                 85
      3.1   GÉNÉRALITÉS                                                                             85

      3.2   REPÈRES DE NIVELLEMENT                                                                  86

      3.3   PRODUITS MÉTALLIQUES POUR PIEUX                                                         87

      3.4   PALPLANCHES MÉTALLIQUES                                                                 88

      3.5   TRAITEMENTS DE SURFACE                                                                  88

      3.6   ARMATURES DE BÉTON ARMÉ                                                                 88

      3.7   BÉTONS ET MORTIERS HYDRAULIQUES                                                         90

      3.8 PROTECTION         ANTICORROSION          DES     PARTIES    MÉTALLIQUES :      SPÉCIFICATIONS
      COMMUNES                                                                                     100

      3.9   OSSATURE MÉTALLIQUE                                                                    103

      3.10 APPAREILS D’APPUI EN ÉLASTOMÈRE FRETTÉ                                                  105

      3.11 ÉTANCHÉITÉ PRINCIPALE                                                                   106

      3.12 ÉTANCHÉITÉ LATÉRALE                                                                     107

      3.13 JOINTS DE DILATATION                                                                    107

      3.14 DISPOSITIFS DE RETENUE MARQUES CE                                                       108

      3.15 GLISSIÈRES DE SÉCURITÉ                                                                  109

      3.16 ESCALIERS                                                                               110

      3.17 DISPOSITIF DE RECUEIL ET D’ÉVACUATION DES EAUX SOUS LES JOINTS                          110

      3.18 AVALOIRS                                                                                111

      3.19 FOURREAUX                                                                               111

      3.20 ENSEMBLE CORNICHES CANIVEAUX ET SUPPORT DES ÉCRANS                                      111

      3.21 BÉTON BITUMINEUX                                                                        115

      3.22 DISPOSITIF DE DRAINAGE                                                                  116

      3.23 TUYAUX D’ÉVACUATION D’EAU – REGARDS                                                     117

      3.24 PERRÉS                                                                                  117

      3.25 ENROCHEMENTS                                                                            117

      3.26 DISPOSITIF ANTI-INTRUSION                                                               119

  4 EXÉCUTION DES TRAVAUX                                                                          120
      4.1   TRAVAUX PRÉPARATOIRES                                                                  120

      4.2   DÉBROUSSAILLEMENT – DÉMOLITIONS – DÉCAPAGE                                             123


                               RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B   Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté   Rév.   3129/0309/20265
                                                                                        ED2
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      4.3   SEMELLES ET RADIERS DE FONDATION                                                       124

      4.4   FONDATIONS PAR PIEUX EXÉCUTÉS EN PLACE ET PUITS                                        126

      4.5   OUVRAGES PROVISOIRES AUTRES QUE LES COFFRAGES ET DISPOSITIFS SPÉCIAUX
            131

      4.6   MATÉRIELS SPÉCIAUX                                                                     132

      4.7   COFFRAGES                                                                              133

      4.8   TRAITEMENTS DE SURFACE                                                                 134

      4.9   ARMATURES DE BÉTON ARME                                                                135

      4.10 BÉTONS                                                                                  137

      4.11 EXÉCUTION DES CHARPENTES MÉTALLIQUES                                                    139

      4.12 OUVRAGES PROVISOIRES POUR CHARPENTES MÉTALLIQUES                                        155

      4.13 MONTAGE DES CHARPENTES MÉTALLIQUES                                                      156

      4.14 PROTECTION ANTICORROSION                                                                157

      4.15 BOSSAGES D’APPUI                                                                        158

      4.16 APPAREILS D’APPUI EN ÉLASTOMÈRE FRETTÉ                                                  159

      4.17 ÉTAT DE SURFACE DU TABLIER                                                              159

      4.18 ÉTANCHÉITÉ PRINCIPALE                                                                   159

      4.19 ÉTANCHÉITÉ LATÉRALE                                                                     160

      4.20 JOINTS DE DILATATION                                                                    160

      4.21 DISPOSITIFS DE RETENUE MARQUES CE                                                       162

      4.22 GLISSIÈRES DE SÉCURITÉ                                                                  164

      4.23 DISPOSITIFS DE RECUEIL ET D’ÉVACUATION DES EAUX SOUS LES JOINTS                         165

      4.24 AVALOIRS                                                                                165

      4.25 FOURREAUX                                                                               165

      4.26 CORNICHES                                                                               165

      4.27 CORNICHES CANIVEAUX                                                                     165

      4.28 CAILLEBOTIS                                                                             165

      4.29 ANCRAGES POUR GARDE-CORPS ET ÉCRANS CHIROPTÈRES (DÉMONTABLES) 166

      4.30 BÉTON BITUMINEUX                                                                        166

      4.31 DISPOSITIF DE DRAINAGE                                                                  168

      4.32 REMBLAIS CONTIGUS                                                                       168

      4.33 PERRÉS                                                                                  168

      4.34 ENROCHEMENTS                                                                            169

      4.35 TOLÉRANCES GÉOMÉTRIQUES DE L’OUVRAGE FINI                                               169

      4.36 REMISE EN ÉTAT DES LIEUX ET NETTOYAGE FINAL                                             170


                               RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                                                        ED2
                                                        5




      4.37 ÉPREUVES DE L’OUVRAGE                                                                   170

  5 ANNEXE                                                                                         172
      5.1   ANNEXE NORMATIVE                                                                       172




                               RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                                                        ED2
                                                                                  6




  LISTE DES ILLUSTRATIONS
  Figure 1 : coupe longitudinale de l’ouvrage – Viaduc de Goberté...................................................................................7
  Figure 2 : Extrait du plan synoptique – Viaduc de Goberté.............................................................................................8
  Figure 3 : Carte de détails de la zone de franchissement............................................................................................... 9
  Figure 4 : Zones inondables du PPRI de la vallée de la Vienne amont et de l’AZI de Goberté....................................10
  Figure 5 : Coupe paysagère du viaduc de Goberté...................................................................................................... 13
  Figure 6 : Intégration paysagère du viaduc de Goberté................................................................................................ 14
  Figure 7 : Principe de traitement de la face avant des culées.......................................................................................16
  Figure 8 : schémas des vues en plan des piles............................................................................................................ 16
  Figure 9 : Zone d’évitement à respecter – Viaduc de Goberté......................................................................................25
  Figure 10 : schéma d’accès chantier............................................................................................................................. 33
  Figure 11 : Caractéristiques de la semi-remorque de 120 tonnes – Extrait du guide du CEREMA..............................55
  Figure 12 : Caractéristiques de la grue automotrice 108 tonnes à 9 essieux – Extrait du guide du CEREMA.............55




                                     RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                                                                                                  ED2
                                                                                       7




  LISTE DES TABLEAUX
  Tableau 1 : parements..................................................................................................................................................19
  Tableau 2 : points d’arrêt et points critiques.................................................................................................................. 40
  Tableau 3 : poids équipements du tablier..................................................................................................................... 53
  Tableau 4 : Données de vent du projet......................................................................................................................... 59
  Tableau 5 : température................................................................................................................................................ 60
  Tableau 6 : classes d’exposition béton tablier............................................................................................................... 68
  Tableau 7 : classes d’exposition béton appuis et fondations........................................................................................75
  Tableau 8 : niveaux de la ligne d’eau du Goberté......................................................................................................... 76
  Tableau 9 : classes d’exposition béton murs................................................................................................................ 81
  Tableau 10 : bétons....................................................................................................................................................... 92
  Tableau 11 : épreuves de contrôle par lot................................................................................................................... 100
  Tableau 12 : caractéristiques des gravillons pour enrobés......................................................................................... 115
  Tableau 13 : composition des bétons bitumineux.......................................................................................................116
  Tableau 14 : tolérances d’implantation........................................................................................................................ 127
  Tableau 15 : tolérances implantation palplanches......................................................................................................131
  Tableau 16 : contrôles béton bitumineux.................................................................................................................... 167
  Tableau 17 : tableaux de l’annexe normative.............................................................................................................. 182




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                                                              8




  1     DISPOSITIONS GÉNÉRALES – DESCRIPTION DE L’OUVRAGE

  1.1    PRÉAMBULE
  Dans le présent CCTP, les documents cités sous les titres des articles, sous-articles, paragraphes, etc. sont les
  principaux documents que doit respecter le titulaire pour le domaine concerné par cet article, sous-article,
  paragraphe, etc.

  Ce CCTP s’inscrit dans le cadre du projet de la modernisation de l’itinéraire Poitiers/Limoges, une déviation des
  agglomérations de Lussac-les-Châteaux et Mazerolles est projetée.

  Le projet consiste en une déviation de Lussac-les-Châteaux et Mazerolles dans le département de la Vienne (86) à
  40 km au Sud-Est de Poitiers. Les principales caractéristiques de l’infrastructure projetée sont :
                      Un linéaire global de la déviation d’environ 8km en 2x1 voies,
                      Une compatibilité de l’infrastructure avec une mise à 2x2 voies,
                      La mise en place de deux créneaux de dépassement,
                      La construction de 5 ouvrages d’art courants de rétablissement,
                      La construction de 3 viaducs permettant le franchissement des cours d’eau de Goberté, de la Vienne
                       et du ruisseau des Âges.


  1.2    OBJET DU MARCHÉ
  Les travaux faisant l’objet du marché concernent la construction de l’ouvrage nommé viaduc de GOBERTÉ.
  Le viaduc a pour objectif principal de permettre le franchissement de la vallée du Goberté par la future RN147.
  L’ouvrage se raccorde donc, en rive droite et en rive gauche, à la section courante de l’aménagement.
  La vallée du Goberté présente une brèche d’environ 300 m.




                               Figure 1 : coupe longitudinale de l’ouvrage – Viaduc de Goberté




                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                              9




                                 Figure 2 : Extrait du plan synoptique – Viaduc de Goberté


  1.3       DONNÉES GÉNÉRALES

  1.3.1     Planimétrie et altimétrie
  (Décret n° 2019-165 du 5 mars 2019, Arrêté du 5 mars 2019 portant application du décret n°2000-1276 du 26 décembre
  2000 modifié)

        1.3.1.1    Planimétrie
  Conformément au décret n° 2019-165 du 5 mars 2019, tous les points sont repérés dans le RGF93 (réseau géodésique
  français 1993), en coordonnées planes Lambert 93, selon la conique conforme RGF93CC47 (zone 6).

        1.3.1.2    Altimétrie
  Conformément au décret n° 2019-165 du 5 mars 2019, tous les plans sont rapportés au zéro du nivellement du réseau
  NGF-IGN 1969 (IGN69) de la France métropolitaine à l’exclusion de la Corse et toutes les attitudes sont exprimées en
  mètres.

  1.3.2     Données géotechniques
  (fasc. 68 du CCTG)
  Tous les renseignements géologiques et géotechniques relatifs aux travaux faisant l’objet du présent marché sont
  consignés dans le mémoire géotechnique de synthèse présent dans les documents du marché.
  Des reconnaissances géotechniques complémentaires doivent être effectuées dans le cadre du présent marché. La
  consistance de ces reconnaissances est définie au chapitre 4 du présent CCTP.
  L’étude géotechnique a mis en avant la lithologie suivante :
           une formation superficielle de calcaire karstique altéré à blocs fracturés, argiles, graves et sables d’épaisseur
            variable de 1,00 m/TN à 15,00 m/TN, de compacité hétérogène très faible à élevée (0,06 MPa < pl* < 2,61
            MPa).
           le substratum de calcaire compact fracturé (pl* > 5,00 MPa) au-delà. Le massif rocheux présente une qualité
            globale médiocre.

  1.3.3     Données hydrauliques
  Tous les renseignements hydrauliques relatifs aux travaux faisant l’objet du présent marché sont consignés dans
  l’étude hydraulique présente dans les documents du marché.



                                 RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                               10




  Des indications sur les niveaux des eaux à prendre en compte dans les calculs sont données au chapitre 2 du présent
  CCTP.

       1.3.3.1     Présentation générale du cours d’eau
  Le Goberté est un affluent rive gauche de la Vienne d’un linéaire de 10,3 km. Il travers les communes de Queaux,
  Gouex, Mazerolles et Civaux, toutes inclues dans le département de la Vienne. Le nouveau franchissement est prévu
  à 4,5 km en amont de la confluence avec la Vienne, au niveau du lieu-dit « Les Moulins », sur le territoire de la
  commune de Mazerolles.
  Au droit du franchissement, le cours d’eau coule dans un étang tandis qu’un bief secondaire s’écoule latéralement en
  rive droite (c’est le bras usinier alimentant le moulin en aval). La figure suivante détaille cette configuration. L’eau peut
  circuler entre ces deux biefs grâce à de nombreuses brèches dans la digue qui les sépare. Cette digue est très basse,
  en majorité végétale, et bétonnée sur un linéaire de 10 m environ à l’approche du pont de l’OA3. En crue centennale, le
  niveau d’eau dans ces deux biefs est le même (les deux biefs et la digue sont noyés).
  Le projet d’ouvrage de franchissement de Goberté dans le cadre de la déviation de la RN147 n’a pas d’impact sur les
  écoulements du cours d’eau. Les piles de l’ouvrage sont positionnées en dehors de la zone inondable du ruisseau. La
  zone d’évitement doit être respectée pendant toutes les phases des travaux.




                                  Figure 3 : Carte de détails de la zone de franchissement

       1.3.3.2     PPRI de la Vallée de la Vienne
  Le Plan de Prévention des Risques Inondation (PPRI) de la Vallée de la Vienne Amont inclut la commune de Mazerolles
  (86) mais traite uniquement de l’évolution de la Vienne. L’Atlas des Zones Inondables (AZI) présente l’enveloppe
  maximale de la zone inondable de Goberté. L’étude hydrogéomorphologique réalisée définit des zones potentiellement
  inondables mais ne définit pas de niveau précis de crue.




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                Figure 4 : Zones inondables du PPRI de la vallée de la Vienne amont et de l’AZI de Goberté

  1.3.4    Réseaux de concessionnaires
  À la suite de l’analyse des retours des DT, il apparait qu’aucun réseau recensé n’est présent dans la zone de
  construction de l’ouvrage.
  Sur l’ouvrage, à l’intérieur des corniches caniveau, il est prévu :
          par l’exploitant, un réseau fibre optique constitué de :
                       4 fourreaux Ø50 mm en PEDH dans la corniche de rive gauche (Nord du projet)
          En vue de futurs passages de réseaux non définis, il est prévu de disposer les fourreaux suivants :
                       1 fourreau Ø110 mm dans chaque corniche
  Les fourreaux sont prévus PEDH ce qui permet de supprimer les chambres de tirage intermédiaire sur le tablier.
  Seulement des chambres de tirage en entrée et sortie d’ouvrage sont prévues.
  La quantité de fourreaux sera à valider pendant la période de préparation,
  Les fourreaux comportent des dispositifs permettant d’assurer des possibilités de dilatation correspondant au souffle du
  joint de chaussée.




  1.3.5    Contexte climatique et environnemental

       1.3.5.1        Catégorie d’ouvrage
  L’ouvrage est de catégorie III au sens du tableau I du document intitulé « Recommandations pour la prévention des
  désordres dus à la réaction sulfatique interne » édité par l’IFSTTAR en octobre 2017.




                                    RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                               12




       1.3.5.2        Classes d’exposition à l’environnement climatique
  (normes NF EN 206+A2/CN, NF EN 1992-1-1 et NF EN 1992-1-1/NA)
  Pour la prescription des bétons, les classes d’exposition définies à l’article 4.1 de la norme NF EN 206+A2/CN et
  auxquelles sont soumises les différentes parties de l’ouvrage, sont précisées à l’article intitulé « Bétons et mortiers
  hydrauliques » du chapitre 3 du présent CCTP.
  Pour la détermination des enrobages des armatures, les classes d’exposition associées aux différents parements,
  parois et surfaces non coffrées, sont précisées dans les articles « Justification du tablier » et « Justification des appuis
  et fondations » du chapitre 2 du présent CCTP.

       1.3.5.3        Niveau de prévention des risques liés à l’alcali-réaction
  Le titulaire doit mettre en œuvre les recommandations destinées à prévenir l’alcali-réaction des bétons données dans
  l’article 5.2.3.5 et NA 5.2.3.5 de la norme NF EN 206+A2/CN et dans le fascicule de documentation FD P 18-464.
  Pour l’application de ces documents, le niveau de prévention des risques liés à l’alcali-réaction est le niveau de
  précautions exceptionnelles (niveau C du fascicule de documentation FD P 18-464).
      Classe d’environnement :           XAR3

       1.3.5.4        Niveau de prévention des risques liés à la réaction sulfatique interne
  Le titulaire doit mettre en œuvre les recommandations destinées à prévenir la réaction sulfatique interne des bétons,
  données dans le document intitulé « Recommandations pour la prévention des désordres dus à la réaction sulfatique
  interne » édité par l’IFSTTAR en octobre 2017.
  Pour l’application de ce document, le niveau de prévention de chaque partie de l’ouvrage est déterminé grâce au
  tableau 3 de ce document en retenant la catégorie d’ouvrage et la classe d’exposition XH précisées ci-dessous.
       Classes d’exposition XH
  Toutes les parties de l’ouvrage relèvent de la classe d’exposition XH2 au sens du tableau II du document intitulé
  « Recommandations pour la prévention des désordres dus à la réaction sulfatique interne » édité par l’IFSTTAR en
  octobre 2017 sauf pour les fondations et parements coté terre (en contact durable avec l’eau), qui relèvent de la classe
  d’exposition XH3.
  Concernant les paramètres de prévention du risque de réaction sulfatique interne, il est retenu les niveaux d’exigence
  suivants :
          Catégorie d’ouvrage :                  III
          Classe d’exposition :
                       Pour les fondations et parement côté terre : XH3
                       Pour les autres parties d’ouvrage :          XH2
          Niveau de prévention :
                       Pour les fondations et parement côté terre : Ds
                       Pour les autres parties d’ouvrage :          Cs


       1.3.5.5        Dispositions particulières relatives à la durabilité vis-à-vis du gel et des fondants
       Classes
  L'ouvrage comporte des parties soumises à un gel modéré, avec salage fréquent (G+S). Celles-ci sont précisées dans
  l'article intitulé "Bétons et mortiers hydrauliques" du chapitre 3 du présent CCTP. Pour leur béton, le titulaire doit mettre
  en œuvre les recommandations données dans le document intitulé "Recommandations pour la durabilité des bétons
  durcis soumis au gel" édité par le LCPC en décembre 2003, en adoptant comme classe de gel la classe modérée et
  comme classe d'exposition au salage de la voie portée la classe salage fréquent.
       Catégorie d’ouvrage
  Catégorie d’ouvrage en fonction du risque de désordres dus au gel selon le tableau 1 des « recommandations pour la
  durabilité des béton durcis soumis au gel – environnements hivernaux rigoureux » collections de l’IFSTTAR édité en
  2021, : CATÉGORIE C


                                    RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B        Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté          Rév.        3129/0309/20265
                                                                                                    ED2
                                                                13




       1.3.5.6        Classe d’environnement/Catégorie de corrosivité pour la protection anticorrosion des
                      parties métalliques
  (art. 1.4 du fasc. 56 du CCTG, norme NF EN ISO 12944-2)
  L’ouvrage est situé en atmosphère non tropicale au sens du fascicule 56 du CCTG.
  La classe d’environnement, ou catégorie de corrosivité, des parties métalliques aériennes de l’ouvrage, telle que définie
  par la norme NF EN ISO 12944-2, est la classe C4.
  L’ouvrage ne comporte aucune partie métallique immergée.

       1.3.5.7        Contexte sismique
  L’ouvrage est classé en catégorie d’importance III de la classe dite « à risque normal » et se situe dans une zone de
  sismicité 2 aléas « faible », conformément au décret n° 2010-1255 du 22 octobre 2010, modifié par le décret n° 2015-5
  du 6 janvier 2015, portant délimitation des zones de sismicité du territoire français et à l’arrêté du 26 octobre 2011 relatif
  à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux ponts de la classe dite « à risque
  normal ». Dans ce contexte, des dispositions parasismiques particulières sont à prévoir.

  1.3.6    Classes d’exécution et de tolérance au sens de la norme NF EN 13670/CN
  (norme NF EN 13670/CN)
  L’organisation de la qualité, la mise en œuvre des bétons, la fourniture et la mise en œuvre des aciers (passifs et actifs)
  et l’exécution des étaiements et des parements de l’ouvrage doivent respecter les exigences définies par la norme NF
  EN 13670/CN. Pour l’application de ces normes, pour toutes les parties constitutives de l’ouvrage :
                       la classe d’exécution à retenir est la classe 3, conformément au 4.3.1 du fascicule 65 ;
                       la classe de tolérance à retenir au sens du 10.1 est la classe 1.


  1.3.7    Classe de conséquence et fiabilité
  Classes de conséquence et fiabilité au sens de l’annexe B de la norme NF EN 1990 :
                       Classe de conséquence CC3 (conséquences élevées),
                       Classe de fiabilité RC2 (KFl = 1.00 - coefficient multiplicatif applicables aux actions),
                       Niveau de supervision DSL3 (supervision élargie avec pour exigence un contrôle réalisé par un
                        organisme différent de celui qui a préparé le projet),
                       Niveau de contrôle du projet IL3 (contrôle étendu pendant l’exécution par une tierce partie).

  1.3.8    Durées de vie, de service et d’utilisation de projet
  Les durées de vie, de service et d’utilisation de projet de l’ouvrage sont fixées à cent ans.

  1.3.9    Aspect architectural
  Le projet a fait l’objet d’une étude architecturale soignée. Le parti choisi dans celle-ci doit être respecté au niveau des
  études d’exécution.

       1.3.9.1        Études architecturales et paysagères
  Les préconisations architecturales portent sur l’ensemble des viaducs afin de conserver une unité d’ensemble sur le
  tracé. Les principales orientations décrites dans les études architecturales sont :
                       Les corniches et caniveaux seront en acier thermolaqué avec une couleur RAL 5021, bleu d’eau ;
                       Le remplissage des garde-corps respecte un schéma spécifique composé d’un panneau perforé
                        d’ouvertures ;
                       Les filets à chiroptère seront en grillage maille 50x50 dont les supports sont communs avec ceux du
                        garde-corps ;
                       Les culées présenteront un parement ouvragé composé de lignes verticales d’espacement croissant
                        du milieu vers l’extérieur de la culée ;
                       Les piles auront des têtes en forme de Y avec des branches droites ;


                                    RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B        Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté           Rév.        3129/0309/20265
                                                                                                     ED2
                                                              14




                      Le tablier en bipoutre mixte sera revêtu d’une peinture certifiée ACQPA, d’une couleur RAL 7001, gris
                       argent.
  Les insertions paysagères et architecturales sont présentées sur les figures suivantes.




                                      Figure 5 : Coupe paysagère du viaduc de Goberté




                                    Figure 6 : Intégration paysagère du viaduc de Goberté



  L’attention du titulaire est attirée sur le fait que le maître d’œuvre pourra demander l’avis de l’architecte à certaines
  étapes du chantier, notamment :
                      au moment de l’acceptation des éléments témoins en béton.
                      au début de la mise en œuvre de la couche de finition des parties métalliques.
                      lors des choix concernant les dispositifs de retenue.



  1.4     DONNÉES GÉOMÉTRIQUES ET FONCTIONNELLES
  La RN147 est une route express à 2 x 1 voie à chaussées séparées avec créneaux de dépassement.
  Les caractéristiques de l’aménagement projeté au droit du viaduc du Goberté respectent celles d’une voie express de
  catégorie L2 au sens de l’ICTAAL.
  Les données géométriques et fonctionnelles de l’ouvrage sont définies dans les plans joints au marché, pour une
  température de référence de 10°C. Seules les principales caractéristiques sont rappelées ci-après.

  1.4.1    Profil en travers
  Le profil en travers de l’ouvrage est constitué comme suit :


                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                                                                 ED2
                                                              15




                      un terre-plein central (TPC) de 1.50 m ;
                      2 voies de 3.50 m ;
                      2 BDD de 1.25 m ;
                      2 longrines support de dispositifs de retenue de 0.80m
  Ceci conduit à une largeur du hourdis de 12,60 m pour une largeur utile de 11,00 m
  Le profil en travers est en toit avec une pente transversale de 2,5 % vers la rive, dans chaque sens.

  1.4.2    Tracé en plan
  Au droit du viaduc de Goberté, l’aménagement de la RN147 présente une courbe de rayon 3 000,00 m puis un
  alignement droit.
  La mixité du tracé en plan est prise en compte par la réalisation de faibles surlargeurs, de l’ordre de 5 cm, sur chaque
  rive au niveau de la culée C0 (Ouest), sur une longueur de 16,50 m.

  1.4.3    Profil en long
  Le profil en long de la RN147 présente, au droit du viaduc de Goberté, une pente constante de 1 %, inclinée en direction
  des PK croissants, pente descendante de la culée C0 vers la culée C3.

  1.4.4    Gabarits à respecter
  En tenant compte du niveau du profil en long projeté et du niveau du cours d’eau, les contraintes de site identifiées au
  droit de l’ouvrage n’imposent pas de gabarit minimal. En effet, le niveau du profil en long est bien plus important que le
  niveau des crues.


  1.5     DESCRIPTION DE L’OUVRAGE TERMINÉ

  1.5.1    Généralités
  L’ouvrage est défini par le présent CCTP et par l’ensemble des plans qui sont joints aux documents du marché. Il est
  toutefois précisé que les niveaux de fondations indiqués sur ces documents n’ont qu’un caractère indicatif et sont fixés
  définitivement par le maître d’œuvre lors de l’exécution.
  Les paragraphes qui suivent présentent les principales caractéristiques de l’ouvrage et certaines de ses particularités.

  1.5.2    Culées C0 et C3
  Les culées sont composées d’un chevêtre de fondation superficielle.
  La pente des talus retenue à ce stade est une pente à 2H/1V. Les culées sont munies de murs cache et de murs en
  drapeaux permettant respectivement de limiter les venues de matériaux sur le sommier et d’autre part de retenir les
  remblais.
  La couleur du béton est identique à celle des piles, gris moyen.
  La face avant des culées est ouvragée. Selon la notice architecturale, le coffrage devra présenter des rainures
  verticales d’espacement croissant du milieu vers l’extérieur de la culée.




                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                                                                  ED2
                                                              16




                               Figure 7 : Principe de traitement de la face avant des culées

  Des couches d’assises, préférentiellement de gros béton, d’épaisseur minimale 30 cm sont préconisés en C0 et C3
  pour homogénéiser la portance des semelles.
  Les talus devant les chevêtres sont protégés par des perrés maçonnés.

  1.5.3    Piles P1 et P2
  Le viaduc de Goberté comporte deux piles.
  La forme des piles est en Y accentuant l’effet de légèreté. La forme du Y présente une hauteur constante de 7,80 m. Les
  branches du Y sont en forme d’hexagonale avec deux côtés présentant une longueur plus importante.
  L’espace disponible est déterminé pour permettre le vérinage du tablier avec des vérins en appui sur les poutres
  principales de part et d’autre des appareils d’appui.
  Le fût de la pile présente une section constante sur toute sa hauteur. La forme de la section est un rectangle de 6,00 m x
  2,50 m et dont les angles sont tronqués par un pan coupé laissant de côtés d’une longueur réduite de, respectivement,
  4,40 m et 0,90 m.
  Une section réduite de 0,20 m de hauteur assure la transition entre le chevêtre et le fût de la pile. La forme de la section
  réduite est un rectangle de 5,80 m x 2,30 m et dont les angles sont tronqués par un pan coupé laissant de côtés d’une
  longueur réduite de, respectivement, 4,32 m et 0,82 m, environ.




                                       Figure 8 : schémas des vues en plan des piles

  Le fût et le chevêtre ont une orientation commune.
  Les piles sont pleines toute hauteur.



                                RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                                                                   ED2
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  Compte tenu de la massivité des pièces (futs et semelles) des précautions particulières seront prises en compte afin
  d’éviter le de développer une RSI (réaction sulfatique interne du béton armé)
                       Choix de formulation
                             -    Catégorie III : conséquences quasi inacceptables (pile de viaduc)
                             -    Classe d’exposition XH3 pour la semelle et la partie inférieure des piles régulièrement
                                  exposées à des projections d’eau, voir submergées en cas de crue
                                  XH2 pour la partie supérieure des piles, non protégées par des revêtements et soumises
                                  aux intempéries
                             -    Niveau de prévention : Ds et Cs
                             -    Pour réduire l’élévation de température du béton au jeune âge, il convient de le formuler
                                  avec un ciment le moins exothermique possible et d’en minimiser le dosage. Il est possible
                                  aussi d’incorporer des additions en substitution du ciment.
                       Choix de la période de bétonnage : de préférence hors période de chaleur ou canicule, en fin de
                        journée ou la nuit
                       Refroidissement du béton frais (incorporation dans la masse du béton des serpentins constituant un
                        circuit de refroidissement en y faisant circuler de l’eau fraiche, utiliser des coffrages favorisant les
                        échanges thermiques pour limiter la température dans le béton, etc)
                       Formulation
                             -    Dans le cas de niveau de prévention Cs : Tmax < 70° C
                             -    Dans le cas de niveau de prévention Ds : Tmax < 65° C
                             -    Si non, température entre 65°C < Tmax < 75°C ET validation de la formulation du béton par
                                  un laboratoire indépendant expert en RSI
                       Pour la fabrication et le transport du béton : utiliser des granulats refroidis et de l’eau froide voire de la
                        glace pour fabriquer le béton et minimiser le temps de transport du béton et d’attente des camions
                        malaxeurs sur le chantier
  Le béton composant les piles aura une teinte proche du gris moyen.
  Les parements sont des parements architecturés.
  Les fondations des piles sont réalisées à l'abri d'une enceinte étanche provisoire autour de la semelle, avec butonnage
  en tête et/ou en pied. Ce système permettra le soutènement des terres et ne pas déborder sur la limite de 5m par
  rapport au bord de la rivière pendant la phase de construction de la fondation. L’enceinte étanche doit être recepée à
  minimum 1m sous le niveau TN mais non arrachée à la fin des travaux

  1.5.4    Tablier d’ouvrage à ossature mixte de type bipoutre

       1.5.4.1        Structure du tablier
  L’ouvrage comporte 3 travées continues, de 50.00 – 70.00 – 50.00 mètres de portées, et longueur totale de 170m.
  La charpente métallique du tablier est constituée de 2 poutres de type PRS (profilés reconstitués soudés).
  Les poutres principales sont surmontées d’un hourdis en béton armé de 28 centimètres d’épaisseur moyenne.
  Le hourdis en béton armé présente une épaisseur minimale de 0,28 m et une épaisseur de 0,39 m au niveau des
  semelles supérieures des poutres.
  La dalle en béton n’est pas précontrainte transversalement.
  Les poutres principales sont de hauteur constante.
  Les poutres principales ont une hauteur constante de 2.65 m. Les largeurs de semelle sont constantes, 1,20 m pour la
  semelle inférieure et 1.10 m pour la semelle supérieure. Les poutres sont des profils reconstitués soudés (PRS) avec
  des tôles en acier S355NL ou S355ML.
  Les entretoises sont de la même nuance que les poutres principales. Elles sont espacées tous les 5,00 m à 8,00 m
  environ. Les entretoises courantes sont prévues en profilé IPE500. Au niveau des culées et des piles, les entretoises
  seront identiques à l’entretoise courante. Les entretoises sont complétées par des raidisseurs permettant leur
  connexion sur les poutres principales.
  L’ouvrage comporte des tôles d’épaisseurs variables.
  La liaison de la dalle de couverture en béton avec la charpente métallique est assurée par des connecteurs de type
  goujons.
  Le vérinage pour changement des appareils d’appuis s’effectue sous les poutres principales pour tous les appuis.

                                    RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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  Des dispositifs de fermeture seront mises en œuvre au niveau des abouts des poutres pour éviter toute intrusion sur
  l’ouvrage via un cheminement sur les semelles inférieures.

       1.5.4.2        Protection contre la corrosion
  (fasc. 56 du CCTG)
  Les éléments de la charpente métallique du tablier sont classés en catégorie 1 telle que définie par l’article 1.3 du
  fascicule 56 du CCTG.


  La protection contre la corrosion de la charpente métallique du tablier est assurée par métallisation et peinture, sur acier
  mis à nu. Le système de peinture est titulaire de la marque ACQPA-Systèmes anticorrosion par peinture.
  Ce système de peinture est mis en œuvre suivant un processus de type génie civil tel que défini par l’article 1.6.1 du
  fascicule 56 du CCTG.
  Toutes les surfaces sont protégées sauf la face des semelles en contact avec le béton, sur laquelle l’application de la
  peinture est limitée à des retours de 50 mm de chaque côté.
  Toutes les surfaces à traiter sont considérées comme des parties vues.
  Pour l’appréciation de la garantie, les zones de perception visuelles globales (ZPVG) telles que définies par l’article
  1.5.2.3.1 du fascicule 56 du CCTG sont les suivantes :
                       la face extérieure de chaque poutre, y compris les faces inférieures des semelles (soit une ZPVG par
                        poutre) ;
                       les faces intérieures des poutres, y compris la face supérieure des semelles et les entretoises, vues
                        depuis chaque culée (soit une ZPVG par culée).
  La protection anti-corrosion de la charpente en acier est assuré par un système de peinture certifié ACQPA. Le système
  anticorrosion respectera une catégorie de corrosivité C4VHANV sur la longueur des poutres hors extrémités.
  La protection anti-corrosion aux extrémités des poutres situées proches des joints de dilatation est assuré par une
  métallisation suivie d’une mise en peinture (subjectile noté Z suivant la certification ACQPA). Le système de protection
  anti-corrosion certifié VH ZNV.
  Protection anticorrosion par métallisation et peinture de catégorie C5VH ZNV (ancienne C5Ma V) aux extrémités sur
  environ 3m de longueur
  Peinture : couleur RAL 7001, gris argent, la couleur qui devra avoir une stabilité de teinte sera à valider par la maitrise
  d’ouvrage pendant la période de préparation

  1.5.5    Appareils d’appui
  Les appuis sont munis d’appareil en élastomère fretté. Compte tenu des efforts mis en œuvre, les dimensions des
  appareils d’appui seront spécifiques à l’ouvrage, en dehors des dimensions fixées par la norme NF EN 1337-3.
  Pour le viaduc de Goberté, les dimensions des appareils d’appui projetées sont :
          Pour les piles : 700x700 ; 4(16+5) ; 2x8 ;
          Pour les culées : 400x600 ; 6(12+4) ; 2x6 ;
  Les appareils d’appui seront tous munis de plaques métalliques extérieures afin de pouvoir bénéficier d’un dispositif
  anticheminement longitudinal et transversal.
  Des butées parasismiques seront mises en œuvre au niveau des culées à l’extérieur de la charpente métallique.
  Afin de permettre son réglage et son remplacement, chaque appareil d’appui est associé à un ou plusieurs
  emplacements de vérinage du tablier, matérialisés par des bossages en béton.

  1.5.6    Traitement des parties vues
  (norme NF EN 13670/CN, art. 8.8 du fasc. 65 du CCTG)
  Les parties vues doivent respecter les exigences issues de la norme NF EN 13670/CN et les exigences
  complémentaires définies au chapitre 4 du présent CCTP, en partie issues du chapitre 8 du fascicule 65 du CCTG. Pour
  ce faire, les différents parements (surfaces de béton visibles) de l’ouvrage sont classés comme suit :


                                    RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B        Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté         Rév.        3129/0309/20265
                                                                                                   ED2
                                                              19




        Partie d’ouvrage                                    Classe de parement au sens de l’article 8.8.2.1.1 du
                                                            fascicule 65 du CCTG


        Semelles et fondations                              Parements simples


        Face avant de culées                                Parements ouvragés
        Piles

                                                   Tableau 1 : parements

  Des informations complémentaires peuvent également être trouvées sur les plans joints au maché et/ou dans le dossier
  architectural.

  1.5.7     Traitements de surface
  Les parties d’ouvrage suivantes font l’objet des traitements de surfaces :
                      un produit de badigeon pour parois au contact des terres : chevêtres des culées, murs en retour,
                       semelles de piles.
                      un produit anti-graffiti et anti-affiches : faces vues des culées et des piles toute hauteur.


  1.6      ÉQUIPEMENTS DE L’OUVRAGE

  1.6.1     Étanchéité principale
  (fasc. 67 titre I du CCTG - version 1.0 de décembre 2017)
  Le complexe d’étanchéité prévu est composé :
                      d’une feuille préfabriquée monocouche (type FPM) d’environ 0,5 cm, adhérente à base de bitume
                       modifié par un polymère avec une armature en non tissé de polyester soudée à chaud avec couche
                       d’accrochage sur support en béton de ciment préalablement préparé.
                      d’un enrobé bitumineux de protection d’environ 2,5 cm destiné à protéger mécaniquement la feuille
                       préfabriquée d’étanchéité et repartir les charges de trafic.
  Il est interdit de rouler ou stocker des matériaux directement sur la chape d’étanchéité. Le cas échéant, l’entrepreneur
  prend à sa charge la mise en œuvre et enlèvement d’une protection provisoire lourde de la chape d’étanchéité.

  1.6.2     Étanchéité sur les parties latérales
  Une étanchéité latérale sera mise en œuvre sur les longrines supports des dispositifs de retenue. Elle sera de type film
  mince adhérent, conformément aux recommandations du guide ponts mixtes du Sétra de 2010.
  Cette étanchéité est mise en œuvre une fois l’ensemble des équipements réalisés (dispositifs de retenue, corniches).
  Outre les parties latérales, cette étanchéité protège la partie inférieure des pièces d’ancrage des dispositifs de retenue.
  Se référer à l’article 10.2.17 du fascicule 67 du CCTG – SEL type C

  1.6.3     Joints de dilatation
  L’ouvrage est équipé de joints de chaussée conformes aux plans joints au marché et présentant les caractéristiques
  suivantes :
                      joints de l’ouvrage sont de type cantilever;
                      apte à supporter un trafic de classe TS au sens du document intitulé « Conception et
                       dimensionnement des structures de chaussée – Guide technique » édité par le LCPC et le Sétra en
                       décembre 1994 ;
                      étanche
                      disposant d’un dispositif efficace de recueil des eaux pluviales sous le hiatus.


                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B       Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté         Rév.        3129/0309/20265
                                                                                                  ED2
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  Ces joints sont mis en place après réalisation de la couche de roulement.

  1.6.4    Dispositifs de retenue
  Les dispositifs de retenue routiers marqués CE selon la norme NF EN 1317-5+A2 doivent avoir les performances
  définies à l’article intitulé « Dispositifs de retenue marqués CE » du chapitre 3 du présent CCTP.
  Les dispositifs de retenue marqués CE sont fixés sur une longrine ancrée sur le tablier.
  Au passage des joints de chaussée, les dispositifs de retenue doivent conserver leurs performances dans toutes les
  conditions d’ouverture du joint. Si nécessaire, ils sont équipés d’un système compatible avec les dilatations et/ou
  déplacements du tablier, par exemple, de type « Transpec® » conforme à la partie II de l’instruction technique annexée
  de la décision d’agrément n° BN4/16-06-08 du 13 février 2009 ou similaire.
       Des dispositifs de liaison sont prévus entre les dispositifs de retenue marqués CE sur ouvrage et les dispositifs de
  retenue en section courante. Le raccordement avec les dispositifs de retenue en section courante doit être conforme au
  référentiel de la marque NF-Équipements de la route – Raccordement des dispositifs de retenue, délivrée par
  l’ASCQUER. Toutefois dans l’attente de sa parution, le titulaire peut attester sa conformité à la norme XP ENV 1317-
  4+A2 en réalisant les essais correspondants.
       Les dispositifs de sécurité prévus sur l’ouvrage sont :
                       Un dispositif de retenue métallique de niveau H2 marqués CE pour chaque rive de l’ouvrage.
                       En TPC, des balises J11 seront mises en place pour séparer les deux sens de circulation. Le mode
                        de fixation sera compatible avec l’épaisseur de la structure mise en œuvre sans impacter l’étanchéité
                        (faible hauteur de scellement ou colle de l’embase).

  1.6.5    Dispositifs de recueil et d’évacuation des eaux
  Conformément à la loi sur l’Eau, les eaux pluviales sont collectées sur l’ouvrage par deux corniches caniveaux en rives
  du tablier.

       1.6.5.1        Drains
  Les eaux de ruissellement sont évacuées par le biais de corniches caniveaux.
  Des drains longitudinaux adossés aux longrines des dispositifs de retenue sont placés au niveau de l’interface
  chaussée / chape d’étanchéité.

       1.6.5.2        Avaloirs
  Des avaloirs ou gargouilles ménagés tous les 25 mètres dans les longrines des dispositifs de retenue, déversent les
  eaux en provenance du tablier dans les corniches caniveaux.
  Ces avaloirs sont conformes aux plans joints aux documents du marché.

       1.6.5.3        Évacuation des eaux
  Les eaux en provenance des corniches-caniveaux sont reprises au niveau des abouts de l’ouvrage au moyen de
  regards. Les eaux ainsi collectées sont acheminées vers des bassins de traitement.
  Concernant les eaux passant au travers des joints, elles sont collectées par un dispositif de type bavette ou chéneau
  disposé sous le hiatus. Ces eaux sont connectées soit au réseau de gestion des eaux pluviales de la RN147 en aval soit
  traités par un dispositif spécifique (puits d’infiltration) ménagé au niveau de la culée. Ces dispositifs sont conformes aux
  plans joints aux documents du marché.
  La face supérieure des chevêtres des culées est pentée vers des rigoles situées au pied du mur garde-grève, qui se
  déversent dans des tuyaux d’évacuation noyés dans le chevêtre au point bas, pour amener les eaux de la rigole vers
  des puits d’infiltration.
  Des descentes d’eau pluviales sont intégrées dans les perrés maçonnés.



       1.6.5.4        Larmiers
  La sous-face du tablier est protégée par des larmiers longitudinaux se retournant le long des joints de dilatation.


                                    RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B        Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté         Rév.        3129/0309/20265
                                                                                                   ED2
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  1.6.6    Fourreaux
  Des fourreaux sont prévus dans les corniches caniveaux, se référer au chapitre concernant les réseaux
  concessionnaires de ce CCTP.

  1.6.7    Corniches caniveaux
  Les corniches sont en bardage métallique et conformes aux plans joints aux documents du marché. Les pièces
  principales sont métalliques et supportent la structure des écrans chiroptères et les garde-corps.
  Des corniches métalliques sont mises en place sur les rives de l’ouvrage permettant d’intégrer la corniche caniveau. Cet
  équipement est détaillé dans la notice architecturale. Un caillebotis sera mis en place sur le caniveau afin de permettre
  son exploitation.
  L’effort défavorable des garde-corps et de l’écran de protection des chiroptères sera à prendre en compte pour la
  structure métallique de la corniche. Ces écrans font aussi office de garde-corps de service, les efforts correspondants
  sont à prendre en compte.
  La section hydraulique correspond à une section de 50 cm x 50 cm, qui sera considérée totalement utilisée dans le
  cadre de la justification du tablier. La hauteur d’eau « normale » dans la corniche est de 27 cm.
  Le système corniche caniveau, ses berceaux, passage de service, caillebotis, support des garde-corps de service
  architecturés et d’écran chiroptères sont à dimensionner et justifier par l’entrepreneur soumis au visa du maitre
  d’œuvre.
  Le caniveau est conçu en tant qu’élément porteur type berceaux en caisson métallique avec tôle formant caniveau.
  Le garde-corps de service en rive, doit respecter la norme XP P 98-405(garde-corps sur ouvrage d’art).
  L’effort défavorable de l’écran de protection des chiroptères et des garde-corps sera à prendre en compte pour la
  structure métallique de la corniche.



  1.6.8    Écrans latéraux de protection de chiroptères

       1.6.8.1        Écran protection des chiroptères
  Un écran vertical de protection des chiroptères sera mis en place au droit des zones de survol, sur les garde-corps. Cet
  écran est composé d’une ossature métallique permettant de tendre un filet d’une hauteur de 4,0 m par rapport au niveau
  de l’axe de la RN147. Les zones concernées par la mise en place de ce dispositif sont précisées dans les études
  environnementales de l’opération. Elles correspondent aux zones présentant des écarts altimétriques inférieures à 15
  m entre le profil du TN et le profil en long de la voie projetée.
  L’écran intègre le garde-corps, le passage pour la main courante en alignement sur tout l’ouvrage

       1.6.8.2        Implantation des écrans
  L’implantation des écrans de protection des chiroptères sur le tablier tel qu’indiqué sur les plans joints aux documents
  du marché. Les garde-corps sont dans l’alignement des écrans.

  1.6.9    Caillebotis autoporteur
  La grille destinée à couvrir le vide sur le caniveau, est un caillebotis autoporteur et supportant le passage des agents
  d’entretien à pied. Le caillebotis est ouvrable et sécurisé afin d’éviter les vols et dégradations, seuls les agents de
  service pourront avoir accès à l’ouverture des caillebottis.

  1.6.10 Couche de roulement
  La couche de roulement prévue sur le tablier de l’ouvrage et est composée des couches suivantes :
                       BBTM : 2,5 cm,
                       BBSG : 6.0 cm.
  L’épaisseur totale considérée de la couche de roulement est de 8,5 cm, en cohérence avec la structure appliquée en
  dehors de l’ouvrage.


                                    RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B        Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté       Rév.       3129/0309/20265
                                                                                                 ED2
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  1.6.11 Dalles de transition
  L’ouvrage est muni à ses deux extrémités de dalles de transition de 5 m de longueur.

  1.6.12 Remblais contigus à l’ouvrage
  Le volume des remblais contigus à l’ouvrage est défini à l’article intitulé « Remblaiement contigu aux culées et derrière
  les murs de soutènement » du chapitre 4 du présent CCTP.
  Des dispositifs de drainage sont placés derrière les murs garde-grève et les murs en retour.
  Ils sont constitués d’un géotextile composite raccordé à un caniveau collecteur.
  Ils sont constitués de matériaux granulaires drainants. Ils sont raccordés à un caniveau collecteur.

  1.6.13 Perrés en talus
  Les talus précisés sur les plans, joints aux documents du marché, sont protégés par des perrés maçonnés. Ils sont
  réalisés en pierres de maçonneries, bétonnées et mise en place à l’aide d’un mortier de pose et de calage et
  jointoiement, sur un géotextile, avec des canalisations d’assainissaient d’eau pluviales enterrées sous les perrés ainsi
  que des fossés d’infiltration pour décantation de ces eaux

  1.6.14 Escaliers
  Accès aux culées
  Il est prévu la réalisation d’un escalier à coté de chaque culée pour le passage de service permettant l’accès aux
  appareils d’appui des culées. Les passages de service devant les culées se composent de dalles en béton armé
  rémunérés dans les prix des perrés ainsi que les escaliers munis de garde-corps de service et/ou main courante.
  Accès aux piles
  Pour les visites d’inspection et entretien des piles, à l’extérieur des piles une nacelle positive sera utilisée.



  1.6.15 Surveillance – repères topométriques
  L’ouvrage est équipé de repères de nivellement permettant son suivi sur le long terme. Leur nature et leur localisation
  sont précisées aux chapitres 3 et 4 du présent CCTP.


  1.7    TRAVAUX DIVERS
  Le marché comprend également les travaux suivants :
                      Des soutènements provisoires et définitifs,
                      Des pistes d’accès provisoires aménagées afin de rester en tant que chemins de service d’accès
                       définitives avec des enrochements ponctuels en phase finale ou définitive ;
                      Les murs en béton armé encastrés aux chevêtres des culées ;
                      Toutes les préconisations géotechniques du rapport G2, notamment un préchargement au droit de la
                       culée C0, des investigations complémentaires au droit de chaque pieu, des substitutions de sol en
                       gros béton sous les semelles des piles.
                      Les semelles des culées seront fondées sur une substitution des sols par un gros béton sur une
                       hauteur 10 à 30cm,
                      Les semelles des piles seront réalisées avec des enceintes étanches en palplanches ;
                      La structure métallique de l’ensemble en encorbellement pour corniche + caniveau + support des
                       écrans + caillebotis + garde-corps + écran chiroptères ;
                      Le piquetage, balisage et respect de la zone d’évitement conformément à l’arrêté préfectoral.


  1.8    MODE DE CONSTRUCTION DE L’OUVRAGE
  Tel qu’il est prévu au marché, l’ouvrage est construit comme décrit ci-après.


                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B       Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté            Rév.        3129/0309/20265
                                                                                                     ED2
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  1.8.1    Travaux préalables
  Les accès aux différentes zones de l’ouvrage sont présentés sur les plans d’emprise des travaux. Le dégagement des
  emprises et les créations des pistes d’accès et des remblais au niveau des culées constituent des travaux préalables
  nécessaires à l’exécution des travaux de construction du viaduc.
  Les accès principaux aux zones de chantier se feront par la trace de la RN147.
  La géométrie des pistes a été déterminée pour avoir une pente maximum d’environ 15 %. Les rayons de giration sont de
  l’ordre de 20,00 à 25,00 m. Leur structure permettra d’obtenir une portance PF2 (> 50 MPa) minimale et sera compatible
  avec les trafics et les engins envisagés par l’entreprise en fonction de son équipement et ses méthodes.
  Les mesures environnementales mises en œuvre doivent respecter les préconisations fixées dans le dossier
  d’autorisation environnementale et l’arrêté lié. D’une manière générale, les mesures suivantes seront mises en
  œuvre :
                      Création d’un système de gestion des eaux pluviales en parallèle des pistes comprenant, a minima,
                       la création de fossés/merlons, de bassin tampon éventuel et de filtres permettant le traitement des
                       eaux avant leur rejet dans le milieu naturel , ce système d’assainissement devra être aussi réalisé
                       pour phase définitive afin d’assurer l’assainissement des accès aux appuis.
                      Maintien d’une zone d’exclusion des travaux d’une largeur de 5 m minimum par rapport à la berge du
                       cours d’eau ;
                      Restriction des emprises au minimum nécessaire.
  Le prix de pistes d’accès inclut la réalisation des pistes provisoires et l’aménagement en chemin d’accès définitifs y
  compris les enrochements de soutènement et leur assainissement (système de gestion des eaux pluviales : bassin ou
  fossés, merlon, filtres, …).
  Les prix de piquetage prennent en compte la fourniture et mise en place d’une clôture et démarcation des zones de
  protection de la ripisylve (zone d’évitement) aucune intervention dans cette zone n’est permise, uniquement l’étêtage
  des arbres avant le lançage sera permis sans engins lourds et dans les périodes propices selon les dossiers
  réglementaires et l’arrêté préfectoral.




                                Figure 9 : Zone d’évitement à respecter – Viaduc de Goberté

  En l’absence d’arbres à gîtes potentiels et sous réserve d’une expertise écologique réalisée 10 jours avant intervention
  et concluant à l’absence d’espèces protégées, les travaux de défrichement e d’abatage seront réalisées de début aout
  à fin février (c’est-à-dire en dehors de la période allant de début mars à fin juillet)

  1.8.2    Terrassements et ouvrages provisoires, chemins d’accès provisoires et définitifs
  Les fouilles provisoires et leurs chemins d’accès seront réalisés avec des talus de pente maximale 1H/1V protégés par
  géomembranes. Pour des hauteurs d’excavations supérieures à 5,00 m, des risbermes de largeur minimale 1,50 m
  doivent être envisagées.


                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B       Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté       Rév.       3129/0309/20265
                                                                                                ED2
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  Des enceintes étanches en palplanches seront nécessaires au droit des piles afin de garantir une distance minimale de
  5,0 m entre les excavations et les cours d’eau. Les palplanches seront recépées au niveau de l’arase inférieure des
  semelles.
  L’eau des fonds de fouille à l’intérieur des enceintes étanches doit être enlevé par un système de pompage. Les eaux
  pompées doivent être traitées dans un système provisoire (bassin ou fossé) de décantation et filtration. Le rejet de ces
  eaux dans la Vienne avec un niveau de qualité des eaux équivalent à celui des eaux du Goberté
  Au droit des culées il est prévu de constituer une couche d’assise en gros béton en substitution des sols en fond de
  fouille sur une épaisseur entre 10 et 30cmet en débord de 50cm sur toute la superficie de la semelle afin d’assurer un
  transfert de charge optimal et une homogénéisation des tassements en contexte de très forte variabilité lithologique à la
  cote de fondation retenue
  Les sujétions particulières du rapport géotechnique G2-PRO devront être respectées ainsi que les études de mission
  G3.
  Une attention particulière sera à apporter à la gestion des eaux en fond de fouille, en contexte de matériau sensible à
  l’eau et au remaniement.
  En P2 notamment, des arrivées d’eau sont susceptibles d‘intervenir par la présence de la nappe associée au cours
  d’eau « Le Goberté », dont la cote de crue décennale (88,45 m NGF) se situe au-dessus du niveau de fond de fouille
  (~88,0 m NGF). Le cas échéant, pour mettre en œuvre à sec la substitution jusqu’à la cote de fond de fouille,
  l'épuisement devra être obtenu par pompage suivant une méthode à définir par l’entreprise.
  Les eaux d’exhaure seront évacuées vers un exutoire adapté, dans le respect de la réglementation en vigueur sur la
  protection des milieux aquatiques. Compte-tenu de la nature sablo-argileuse et de la variabilité des faciès du sol de
  fondation (non investigué par essai de perméabilité), il est retenu un débit d’exhaure de Q = 4,0 m3/h.
  Les fouilles pourront être exécutées avec des moyens de terrassement classiques, avec d’éventuels déroctages
  localisés dans le calcaire, avec présence ponctuelle de bancs de silex. Les fonds de fouille devront être contrôlés par un
  géotechnicien pour s’assurer de la bonne qualité et de l’homogénéité du sol support.

       1.8.2.1    Assainissement provisoire et définitif
  L’assainissement provisoire autour des plateformes de travail seront réalisés au début des travaux. Une cunette de
  décantation de 50cm de profondeur sera mise en place plus au moins parallèle au cours d’eau afin de protéger les
  zones sensibles pour une mise en défend de la ripisylve, cette cunette doit être éloignée de 5m du bord des berges au
  minimum et en dehors de la zone d’évitement conformément aux plans guide joints au marché.
  Les dispositifs provisoires seront des fossés en V creusés en terre ou ajoutés à l’aide d’un merlon. Ils doivent permettre
  de recueillir les eaux de ruissellement des surfaces de travail, soit pour les évacuer ultérieurement, soit pour les
  évaporer, soit pour les infiltrer sur place, le dressage des formes de pente devra permettre une bonne évacuation des
  eaux, sans créer des zones de stockage.
  Les fossés en V devront être entretenus régulièrement pendant toute la durée de travaux, être pourvus des filtres pour
  éviter la pollution des eaux du cours d’eau.
  Des bassins provisoires sont également prévus. Conformément au DAE, ces bassins provisoires devront être
  dimensionnés à T=10ans pour les pistes et plateformes.
  Les plans guide montrent des exemples d’emplacement des fossés, l’entrepreneur doit prendre toutes les dispositions
  nécessaires et réaliser des fossés par exemple :
     Longueur : sur tout le pourtour de la surface de travail et stockage ainsi que tout le long des pistes d’accès.
     Emplacement nécessaire en point bas
     les sujétions de transport et de manutention pour évacuation des matériaux pollués, y compris frais de décharge
      éventuels,
     L'épuisement des eaux de pluie, d'infiltration ou de ruissellement par tous ouvrages provisoires d'assainissement,
      tels que drains, rigoles, matériaux absorbant, pompage, bassin ou fossé de décantation et filtration

       1.8.2.2    Fouille et chemins d’accès Culées
  L’exécution des fondations devra respecter toutes les normes en vigueur, notamment le fascicule 68 du CCTG et la
  norme NF P94-261.
  Les remblais d’accès au niveau des culées présentent une hauteur maximale d’environ 5 m. ils permettent la transition
  entre le coteau de la vallée de Goberté et l’ouvrage.


                                RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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  Une couche d’assise en gros béton sera réalisée en substitution des sols en fond de fouille, sur une épaisseur minimale
  de 30 cm et en débord de 50 cm sur toute la largeur de la semelle, afin d’assurer un transfert de charge optimal et une
  homogénéisation des tassements en contexte de très forte variabilité lithologique à la cote de fondation retenue.
  Sera mis en place un géocomposite (géotextile + géogrille) a la base du matériau d’apport pour limiter sa contamination
  par les fines.

       1.8.2.1        Voies publiques, constats d’huissier
  Pour l’ensemble de voies publiques d’accès au chantier et des voies prises pour les déviations, un constat huissier
  avant travaux et tous les mois pendant la durée des travaux doit être réalisé à la charge du titulaire. Si des désordres
  sont constatés, le titulaire prend en charge des interventions de réparations.

       1.8.2.2        Fouille et chemins d’accès Piles
  Des enceintes étanches en palplanches seront nécessaires au droit des piles afin de garantir une distance minimale de
  5,0 m entre les excavations et les cours d’eau.
  Pour les pieux forés simples dont l’exécution devra respecter toutes les normes en vigueur, notamment le fascicule 68
  du CCTG et les normes NF P94-262 et NF EN1536+A1. Suivant le risque karstique identifié au droit de chaque pieu,
  une conception en pieux foré tubé sera à envisager pour limiter les surconsommations de béton.
  Pour la création du chemin d’accès à la pile 2, depuis la culée C3, il faut créer une piste d’accès et une zone de stockage
  limité en tenant compte de la zone d’évitement.
  Pour mémoire, l’emménagement en phase définitive pour le passage du chemin d’accès de service en pied de pile et
  l’aménagement autour de la pile pour la nacelle d’inspection
  L’eau des fonds de fouille à l’intérieur des enceintes étanches doit être enlevé par un système de pompage. Les eaux
  pompées doivent être traitées dans un système provisoire (bassin ou fossé) de décantation et filtration. Le rejet de ces
  eaux dans la Vienne avec un niveau de qualité des eaux équivalent à celui des eaux du Goberté

       1.8.2.3        Phase définitive
  En phase définitive les remblais sont similaires à la géométrie du terrain naturel actuel avec des chemins d’accès de
  service sur les mêmes empreintes des chemins d’accès de chantier afin d’accéder aux appuis de l’ouvrage.
  Les enceintes étanches ne devront pas être arasées mais uniquement recepées.
  Le schéma des remblais et chemins d’accès en phase définitive est défini à la pièce 9.1.7 du présent dossier de
  consultation.

  1.8.3    Construction des appuis

       1.8.3.1        Les piles
  La structure des piles est composée d’un fût en béton armé plein sur lequel repose un chevêtre en forme de Y. Les piles
  sont fondées sur fondations profondes
          La pile P1 avec 6 pieux forés tubés diamètre 1200 mm de longueur 11,3 m ;
          La pile P2 avec 6 pieux forés tubés diamètre 1200 mm de longueur 16,2 m ;
  Préalablement à la construction des fondations, devront être réalisées des reconnaissances géotechniques
  destructives de phase G3 descendus à 5 m sous le niveau des fondations, au droit exact de l’implantation des pieux en
  P1 et P2
  Ces sondages destructifs avec enregistrements des paramètres de forage, donneront des paramètres qui permettront
  d'identifier la présence d'horizons décompactés ou vides.
  Les sujétions particulières du rapport géotechnique G2-PRO devront être respectées ainsi que les études de mission
  G3.
  La construction des piles en béton armé nécessitera la création de plateforme au droit et à proximité de chaque appui
  permettant l’évolution des engins lors des travaux de fondations et le stockage de matériels lors des travaux de
  réalisation de l’appui. Ces plateformes doivent respecter la zone d’évitement et compter avec un assainissement.
  Le principe de construction se compose des phases principales suivantes :
                       Réalisation ou réception des plateformes ;

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                       Terrassement et réalisation des enceintes étanches en palplanches avec butonnage en pieds et en
                        tête ;
                       Réalisation des pieux et leur recepage ;
                       Réalisation de la semelle et remblaiement jusqu’à son niveau supérieur ;
                       Réalisation du fût et du chevêtre par des coffrages grimpants ou technique équivalente.


  Chaque fondation de l’ouvrage est réalisée à sec par pompage avec rabattement de la nappe éventuelle. Si nécessaire,
  un bouchon en béton immergé est coulé en fond de fouille pour assurer l’étanchéité du batardeau en cas de venue
  d’eau importante. Lors de périodes de non-intervention uniquement, et en cas de remontée d’eaux claires dans les
  fouilles, les eaux pompées peuvent être dirigées directement sans traitement.
  Des fossés d’assainissement provisoires à très faible pente ou pente nulle sont positionnées en bordure des cours
  d’eau enjambés par le viaduc et des semelles des piles pour traiter et filtrer les rejets d’eaux pluviales.

       1.8.3.2        Les culées
  Les culées se composent d’un chevêtre fondé superficiellement.
  La construction des culées en béton armé nécessitera la création de plateforme au droit et à proximité de chaque appui
  permettant l’évolution des engins lors des travaux de fondations et le stockage de matériels lors des travaux de
  réalisation de l’appui. Les plateformes s’intègrent dans l’emprise des remblais d’accès (chiffrés pour sa prise en compte
  dans le fascicule A);
  D’après le rapport géotechnique G2-PRO, une opération de consolidation des sols en amont des travaux est à réaliser
  au niveau de la culée C0
  Le principe de construction se compose des phases principales suivantes :
                       Réception des remblais d’accès et des plateformes ;
                       Réalisation des substitutions de sols (par gros béton) ;
                       Terrassements du chevêtre ;
                       Réalisation du chevêtre avec des manchons en attente pour le garde grève ;
                       Réalisation du garde grève après le lançage de la structure ;
                       Réalisation des remblais contigus et de la dalle de transition ;
                       Réalisation des longrines et des murs de soutènement ;
                       Réalisation des remblais compactés et des perrés maçonnés.
  Compte tenu des préconisations du rapport géotechnique, des reconnaissances destructives descendus à 5 m sous le
  niveau des fondations sont à réaliser tous les 5 m² au droit des semelles C0 et C3.

  1.8.4    Construction du tablier

       1.8.4.1        Charpente métallique
  La charpente métallique est réalisée en usine par tronçons, transportée sur le site, puis assemblée par soudage sur
  l’aire de montage située derrière la culée.
  Le transport est effectué par voie terrestre.
  La mise en place de structure de charpente métallique est réalisée par lançage compte tenu du fait que les piles
  présentent des hauteurs importantes.
  Cette technique de mise en œuvre par lançage nécessite de prévoir l’implantation d’une aire d’assemblage sur une des
  rives permettant de réaliser l’assemblage de la structure avant les opérations de lançage.
  Une palée provisoire est prévue pour la mise en place de l’ossature.
  Le cas échéant, s’il s’avère que la longueur disponible pour la plateforme est insuffisante, le titulaire procède à plusieurs
  phases d’assemblage et de lançage partiels.
  Un contreventement provisoire est prévu en phase de lançage.
  L’aire d’assemblage sera inscrite dans la trace du futur aménagement de la RN147.
  L’accès principal, pour les travaux d’assemblage de la charpente du viaduc, se fera à partir de la création d’une piste de
  chantier sur la trace de la future RN147. Voir chapitre « conditions d’accès » de ce CCTP


                                    RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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  Pour le viaduc de Goberté, la plateforme d’assemblage sera réalisée du côté de la culée C0.
  Compte-tenu des dimensions de la travée de rive, 50 m, les dimensions de la plateforme d’assemblage et de lançage
  du tablier sont d’environ 100 m x 25 m, avec un écart maximal de 5 m par rapport à l’arrière de la culée. Compte tenu de
  la nature des engins étant amenés à circuler sur la plateforme, la portance minimale recommandée est de 50 MPa
  équivalant à une PF2.
  L’assemblage et le lançage de la charpente métallique se font quasiment à l’altimétrie finale de la charpente. Ainsi, le
  niveau moyen de la plateforme correspondra au niveau fini décalé de la hauteur totale de la structure, soit Z plateforme =
  Zfini culée – 3,10 m.
  La plateforme aura donc les caractéristiques suivantes :
                          Dimensions maximales :              105 m x 25 m ;
                          Pente :                                     1% montante vers l’ouvrage
                          Portance minimale en tout point :   PF2 (> 50 MPa)
  La sensibilité du milieu naturel de la vallée de Goberté implique, outre le fait de ne pas intervenir au niveau de la
  ripisylve du cours d’eau (bande de 5 m à l’arrière des berges), d’interdire la mise en œuvre d’appui provisoire au niveau
  du cours d’eau et de sa ripisylve. Compte tenu de la travure de l’ouvrage, il n’est pas envisagé de mise en place de
  palée provisoire.
  Lors des opérations de lançage, il est considéré uniquement le lançage de la charpente métallique seule, sans dalle
  préfabriquée.

          1.8.4.2        Dalle béton armé
  La dalle en béton armé est mise en œuvre par plots successifs de 8 à 12m de longueur à l’aide des ouvrages provisoires
  dénommés équipages mobiles destinés à l’exécution des dalles de ponts mixtes. Les outils sont constitués de
  planchers coffrants dont la peau et l’ossature sont métalliques, suspendus à un cintre appuyé sur la structure en
  construction.
  Le cintre est constitué de fermes ou portiques. En position de bétonnage, la table centrale et les deux plateaux en
  encorbellement sont maintenus au cintre par l’intermédiaire de suspentes en barres à haute résistance.
  Chaque portique repose sur l’ossature métallique par l’intermédiaire de chaises d’appuis (ou tabourets) dont les pieds,
  disposés entre les connecteurs, traversent la dalle à bétonner. Les pieds des chaises d’appuis constituent un point
  sensible dans la mesure où leur présence entraîne une reprise de bétonnage. Elle est recommandée la mise en œuvre
  de pieds coniques protégés par une peinture antiadhérente pour faciliter l’extraction des pieds (pas d’application de
  graisse difficile à nettoyer). Les coffrages doivent être munis de dispositifs leur assurant une parfaite étanchéité sur
  l’ossature du tablier.
      -      Il faut également veiller à l’étanchéité du coffrage au joint du plot à couler sur le plot adjacent déjà réalisé.
      -      Déplacement : les équipages mobiles de ponts mixtes peuvent être déplacés avec un système de treuils
             électriques ou pneumatiques de capacité modeste, en traction et en retenue.
      -      Abri de protection : si la température extérieure mesurée sur le chantier est inférieure à 5°C l’entrepreneur doit
             prévoir un bétonnage avec abri qui peut aussi aider à accélérer la maturation du béton par autoétuvage et
             permettre un décoffrage plus rapide. En période chaude l’entrepreneur devra adapter l’horaire de bétonnage
             et prévoir la ventilation dans l’abri contraire au respect de non-évaporation de l’eau du béton.
      -   Plate-forme de travail : afin d’en permettre les différents réglages et manutentions, les équipages mobiles
          doivent être en tous points accessibles et équipés de plates-formes de travail suspendues qui doivent
          répondre aux prescriptions réglementaires visant à assurer la sécurité.
  Bétonnage
  La formulation du béton de la dalle devra avoir une très bonne ouvrabilité de manière à compenser les difficultés de
  mise en œuvre liées à l’encombrement de l’équipage.
  Lors des opérations de bétonnage de la dalle, la structure repose sur des appareils d’appui provisoires.
  Les appareils d’appui sont posés et réglés après coulage de la dalle du tablier.
  La solution étudiée comporte un coulage de la dalle par plots, avec un phasage prévoyant de couler en dernier les
  parties de dalle des zones sur piles, pour éviter la fissuration de la dalle dans ces zones.
  La longueur des plots est à définir par l’entrepreneur par le calcul et soumis au visa du maitre d’œuvre.
  Le détail du phasage envisagé est fourni dans les plans joints aux documents du marché.



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                                                               28




  Un dispositif anti-déversement des poutres principales en phase de bétonnage de la dalle est prévu (contreventement).
  Mise en place des équipements et finitions


  1.9     CONSISTANCE DES TRAVAUX

  1.9.1    Travaux compris dans l’entreprise
  D’une manière générale, l’entreprise comprend toutes les fournitures et mises en œuvre nécessaires à la complète
  réalisation des ouvrages objets du présent marché, ainsi que la remise en état des lieux mis à la disposition du titulaire
  ou modifiés par le déroulement des travaux, à l’exclusion de celles mentionnées au sous-article suivant.
  Ceci couvre en particulier :
                      les installations de chantier (chiffrés pour sa prise en compte dans le fascicule A);
                      l’étude des ouvrages définitifs (chiffrés pour sa prise en compte dans le fascicule A);
                      le contrôle intérieur et le contrôle externe (chiffrés pour sa prise en compte dans le fascicule A)
                      les ouvrages provisoires ou éléments provisoires et tous les ouvrages mis au marché et qui ne font
                       pas partie de l’ouvrage proprement dit
                      la fourniture et la mise en œuvre des garde-corps et des écrans de protection des chiroptères ainsi
                       que l’ensemble du système porteur y compris corniche caniveau ;
                      Les écrans de protection chiroptères doivent pouvoir être démontables afin de permettre le passage
                       d’une nacelle négative pour l’entretien du tablier en phase de service
                      les raccordements en sortie d’ouvrage.


  1.10 CONTRAINTES PARTICULIÈRES IMPOSÉES AU CHANTIER

  1.10.1 Contraintes environnementales
  Au niveau des cours d’eau, les berges, la ripisylve et le lit mineur auront été évité pour la mise en place du viaduc. Ses
  appuis sont placés hors de ces milieux pour permettre un impact minimum.
  Le ruisseau de Goberté présente plusieurs enjeux écologiques d’importance. La zone présente une Aulnaie
  marécageuse, habitat naturel à enjeu modéré. Concernant la faune, la présence de plusieurs espèces protégées a été
  définie potentiellement au voisinage du cours d’eau. On retrouve la présence supposée du Castor d’Europe, espèce à
  enjeu écologique majeur, l’Argus frêle à enjeu majeur, le Chabot qui est une espèce patrimoniale, et enfin la Bouvière,
  espèce au statut VU. Cette dernière espèce amène à voir un enjeu supplémentaire vis-à-vis des espèces de bivalves
  qu’elle va utiliser pour son cycle biologique, ces espèces potentiellement présentes ayant aussi un statut de protection
  et des enjeux écologiques fort.
  La conception de l’ouvrage et l’implantation des appuis permettent d’éviter tout travaux dans une bande de 5 m par
  rapport à la limite de la berge. De ce fait, aucun impact n’est alors occasionné au ruisseau et à la ripisylve et espèces
  associées grâce à cette mesure. En plus la zone d’évitement doit être respectée comme indiqué sur ce CCTP et dans
  les dossiers réglementaires.

  1.10.2 Contraintes géotechniques
  Les données géotechniques sont issues du dossier des études géotechniques de niveau PRO concernant le viaduc de
  Goberté. Ces données constituent uniquement une présentation générale du site et des risques associés.

        1.10.2.1 Risques géotechniques identifiés
  Les risques géotechniques identifiés sont détaillés dans le rapport des études géotechniques de niveau PRO
  concernant le viaduc de Goberté. En synthèse, les risques suivants :
                      Aléa faible relatif au retrait/gonflement des argiles, néanmoins, le sondage SP504 a révélé la
                       présence d’argile plastique à faible profondeur.
                      Une attention particulière doit être portée à la gestion des eaux et leur évacuation vers un exutoire
                       adapté, pour prévenir toute infiltration non maîtrisée dans les terrains naturels, en raison de leur
                       sensibilité aux phénomènes karstiques (débourrage de karst, fontis etc.)




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                      Aléa karstique : la présence de karst est avérée au droit du site, avec des zones de cavités plus ou
                       moins comblées par des matériaux argileux repérées en SPC513, SPC514 et SD5131, à des
                       profondeurs variables comprises entre 1,80 m/TN et 11,90 m/TN..
                      Aléa sismique de niveau 2, aléa faible.

  1.10.3 Contraintes hydrauliques et hydrogéologiques
  Le cours d’eau de Goberté présente un lit mineur d’environ 20 m de large en fond de vallée. La largeur de ce lit varie au
  droit de l’ouvrage du fait d’une retenue d’eau conduisant à son élargissement.
  Les caractéristiques hydrauliques du cours d’eau sont détaillées dans la note de modélisation hydraulique du ruisseau
  de Goberté. La contrainte hydraulique guidant la définition de l’ouvrage est la prise en compte de l’absence d’appui du
  viaduc dans le lit mineur et dans le plan d’eau conduisant à définir la longueur de la travée maximale.
  Sur la base des études géotechniques de niveau PRO concernant le viaduc de Goberté, l’analyse des données
  existantes ne montre pas l’existence d’une nappe phréatique au droit du projet. Les sondages de reconnaissance
  effectués n’ont pas rencontré de venues d’eau. Néanmoins, compte tenu de la nature argileuse de certains horizons, il
  est possible de rencontrer au droit du site des venues diverses provoquées par une stagnation d’eaux météoritiques.




  1.11 DONNÉES RELATIVES AU GOBERTÉ

  1.11.1 Conditions d’accès au site
  Les accès à l’ouvrage se feront principalement par :
                      Les VC existantes du Bergault et de l’Aubergère pour la rive gauche de l’ouvrage (de Poitiers vers
                       Lussac) ;
                      La RD727 en rive droite de l’ouvrage.
  Les installations de chantier exploitées seront celles aménagées précédemment dans la localité de Mauvillant pour la
  construction du giratoire RD11.




                                             Figure 10 : schéma d’accès chantier

       1.11.1.1 Généralités
  De façon générale, les conditions d’accès au chantier et les modes de livraison devront être adaptés et compatibles
  avec les accès extérieurs au chantier et également avec les accès routiers (publics ou privés) ainsi qu’en accord avec
  les arrêtés de voirie pris par l’entrepreneur ou avec les accords des propriétaires des parcelles privées empruntées.
  Pendant toute la durée du marché, un rapport de fin de journée sera produit par l’Entrepreneur permettant d’attester de
  la fermeture de chantier (rapport photographique). En complément, un rapport de fin de semaine sera produit par
  l’Entrepreneur permettant d’attester de la fermeture de chantier et du nettoyage/entretien des voies d’accès. Ce rapport
  comprendra une planche photographique des vues du chantier et des voies d’accès à la fermeture du chantier.
  L’établissement de ce rapport est rémunéré dans le cadre du prix des installations de chantier.



                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                                                                  ED2
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       1.11.1.2 Spécifications
  L’accès principal au chantier est prévu par la trace de la future route de déviation de Lussac et Mazerolles Les pistes
  d’accès devront être aménagés par l’entrepreneur. Les véhicules utilisant cet accès devront être d’un gabarit et de
  caractéristiques leur permettant l’insertion.

       1.11.1.3 Installations de chantier
  L’entreprise devra respecter les zones d’installation chantier prévues dans le marché et notamment la non-installation,
  stationnement, stockage dans le périmètre de la zone d’évitement.

       1.11.1.4 Maintien de circulations
  Les circulations : aucune circulation n’est maintenue pendant la phase des travaux

  1.11.2 Réseaux
  L’attention du titulaire est attirée sur l’existence de réseaux concessionnaires détaillés dans les plans joints aux
  documents du marché. Les Déclarations de projet de Travaux au sens du décret n°2012-970 du 20 août 2012 sont
  jointes aux documents du marché, ainsi que les réponses des concessionnaires.

  1.11.3 Phasage des travaux et ordre d’exécution
  Le délai de réalisation des travaux est de 16 mois auquel s’ajoute le délai de la période de préparation de 4 mois. Le
  délai global de réalisation du viaduc de Goberté est de 2019 mois. Le phasage prévu est détaillé dans le chapitre
  « Mode de construction de l’ouvrage » de ce CCTP et dans les plans joints aux documents du marché.

  1.11.4 Déchets
  Le titulaire doit mettre en œuvre un schéma d’organisation et de suivi de l’élimination des déchets (SOSED), selon les
  modalités définies au chapitre 2 du présent CCTP.

  1.11.5 Évacuation des eaux de chantier
  L’entreprise devra gérer l’ensemble des eaux de la zone de chantier (eaux pluviales, eaux d’exhaure, eaux d’infiltration,
  etc…). Elle devra mettra en œuvre les moyens nécessaires pour assurer l’exhaure des eaux résiduelles. Les eaux
  pluviales des pistes et des plateformes devront être gérées (collectées et décantées à minima).
  L’entreprise devra créer une cunette de décantation de 50cm de profondeur parallèle au cours d’eau, en respectant la
  zone d’évitement.
  Les rejets directs des eaux collectées est interdit. L’entreprise mettra en œuvre un bassin temporaire de décantation
  naturelle ou des unités de floculation si nécessaire. Les points de rejet des eaux traitées seront aménagés pour éviter la
  mise en suspension de particules dans le cours d’eau (enrochement, dispersion, rejet en fond de lit).
  Les travaux et mesures de protection du milieu précisés dans les pièces contractuelles respecteront les consignes du
  guide des « Bonnes pratiques environnementales – Protection des milieux aquatiques en phase chantier » établi par
  l’AFB.
  En fonction de la méthodologie d’intervention de l’entreprise pour la réalisation des travaux, le maitre d’œuvre se
  réserve le droit d’ajouter un suivi des phases critiques pouvant générer un impact sur l’environnement. Le coût de suivi
  de ces phases est alors réputé inclus dans les prix d’exécution des travaux concernés.
  Toutes ces dispositions sont rémunérées dans le prix des installations du chantier.

  1.11.6 Limitation des nuisances sonores
  L’entrepreneur prendra les mesures nécessaires afin de limiter les nuisances sonores dues au chantier. Pour cela, il est
  indispensable de respecter la réglementation en vigueur :
                      Lutte contre les bruits de voisinage :
  De façon générale, la lutte contre les bruits de voisinage est régie par le décret n°2006-1099 du 31 août 2006 modifiant
  le Code de la santé publique, et notamment l’article R.1334-36. Il est demandé : de respecter les conditions fixées par
  les autorités compétentes en ce qui concerne soit la réalisation des travaux, soit l’utilisation ou l’exploitation de


                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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  matériels ou d’équipements ; de prendre les précautions appropriées pour limiter le bruit; d’éviter un comportement
  anormalement bruyant. À défaut, les dispositions pénales prévues seront appliquées.
                      Matériels et engins :
  L’arrêté du 22 mai 2006 encadre les émissions sonores dans l’environnement des matériels destinés à être utilisés à
  l’extérieur. Il fixe le niveau de puissance acoustique de l’équipement en fonction de sa puissance en kW. Par exemple,
  celui admissible pour un brise-béton d’une masse inférieure à 15 kg est de 105 dB; celui d’une pelle d’une puissance
  inférieure à 15 kW, de 93 dB.f
                      Protection des travailleurs :
  Les articles R.4213-5, R.4213-6 et R.4431-1 à R.4437-4 du Code du travail encadrent l’exposition des travailleurs au
  bruit. Le niveau d’exposition quotidien, soit sur huit heures, d’un travailleur est limité à 85 dB (et 137 dB en crête).
  Au-delà de 80 dB (et 135 dB en crête), l’employeur doit mettre à disposition des protecteurs individuels contre le bruit
  (PICB). La directive européenne 2003/10/CE relative à l’exposition au bruit des travailleurs a été transposée en droit
  français par le décret n°2006-892 du 19 juillet 2006.
  Toutes ces dispositions sont rémunérées dans le prix des installations du chantier

  1.11.7 Astreinte, maintenance
  Le titulaire prévoit l’astreinte et la maintenance de chantier pendant toute la durée des travaux.

  1.11.8 Gestion du cours d’eau
  Les caractéristiques hydrauliques du cours d’eau sont détaillées dans la note de modélisation hydraulique du Goberté.
  Compte tenu de la nature argileuse de certains horizons, il est possible de rencontrer au droit du site des venues
  diverses provoquées par une stagnation d’eaux météoritiques.
  Pour la réalisation des travaux, il est nécessaire de mettre en place des moyens nécessaires de protection du cours
  d’eau pendant toutes les phases de travaux et notamment pour la réalisation des piles et du tablier.

  1.11.9 Contraintes géotechniques
  Le dossier géotechnique inclut les informations concernant la substitution des sols sous les semelles de culées et le
  risque karstique conduisant à la nécessité de faire des sondages tous les 5m² au droit des semelles des piles, au droit
  de chaque pieu des culées ainsi qu’un tubage partiel ou total des pieux.
  La justification des fondations sera réalisée par l’entrepreneur et soumis au visa du maitre d’œuvre




                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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  2     PRÉPARATION ET ORGANISATION DU CHANTIER

  2.1     STIPULATIONS PRÉLIMINAIRES
  Le titulaire doit soumettre à l’acceptation du maître d’œuvre toutes les dispositions techniques qui ne font pas l’objet de
  stipulations dans le présent marché.
  Ces dispositions ne peuvent pas être contraires aux règles de l’art ni être susceptibles de réduire la sécurité et la
  durabilité de la structure et des équipements en phase d’exécution comme en phase de service.
  Ces propositions doivent être assorties des justifications correspondantes (notes de calculs, métré, mémoire).
  La gestion de l’exécution doit respecter les exigences du fascicule 4 et du fascicule 65 du CCTG - version 1.0 de
  décembre 2017.


  2.2     DOCUMENTS À FOURNIR PAR LE TITULAIRE
  (norme NF EN 13670/CN, chapitre 3 du fasc. 65 du CCTG - version 1.0 de décembre 2017, art. 2.1 et 2.3 du fasc. 66 du
  CCTG et les préconisations de la Note d’information CEREMA n°7 « Exécution des structures en acier, compléments
  techniques transitoires pour la bonne application du fascicule 66 du CCTG», art. 3.1.1 et 3.2.1 du fasc. 56 du CCTG, art.
  28, 29 et 40 du CCAG-T et annexe C de la norme NF EN 1090-2+A1)

  2.2.1    Dispositions générales
  L’ensemble des documents à fournir par le titulaire est soumis au visa du maître d’œuvre, excepté :
                      les documents relatifs à la sécurité et à la protection de la santé ;
                      les documents relatifs aux ouvrages provisoires de 2ème catégorie ;
                      les documents de suivi d’exécution dont seul le cadre est soumis à son acceptation ;
                      les documents permettant l’élaboration du dossier des ouvrages exécutés.

  2.2.2    Liste des documents à fournir
  L’ensemble des documents à fournir par le titulaire, soit pendant la mise au point du marché, soit pendant la période de
  préparation des travaux, soit pendant les travaux, soit après exécution, est regroupé sous les rubriques suivantes :
                      le programme d’exécution ;
                      le plan qualité (PAQ) ;
                      les documents relatifs à la sécurité et à la protection de la santé ;
                      le plan de respect de l’environnement (PRE), qui inclut une composante « gestion des déchets » ;
                      les documents requis pour travaux à proximité de réseaux ;
                      les documents liés aux propositions matériaux ;
                      les documents de suivi d’exécution et les documents de levée de points d’arrêt ;
                      les documents de levée de points d’arrêt environnementaux et les bordereaux de suivi des
                       déchets ;
                      les études d’exécution (y compris justifications au lançage) ;;
                      le journal de chantier ;
                      les documents nécessaires à la constitution du dossier des ouvrages exécutés ;
                      les documents nécessaires à la constitution du dossier d’intervention ultérieure sur l’ouvrage.


  2.3     PROGRAMME D’EXÉCUTION DES TRAVAUX
  (art. 28.2 du CCAG-T, art. 4.2.1.1 du fasc. 65 du CCTG - version 1.0 de décembre 2017)
  Le programme d’exécution des travaux est conforme au 4.2.1.1 du fascicule 65 du CCTG.




                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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  2.4     SÉCURITÉ ET PROTECTION DE LA SANTÉ
  (art. 28.3 du CCAG-T, loi 93-1418 du 31 décembre 1993 et ses décrets d’application)
  Les modalités d’élaboration des documents relatifs à la sécurité et à la protection de la santé doit être réalisé
  conformément aux lois en vigueur et respecter les prescriptions définies au CCAP.




  2.5     PLAN QUALITÉ – GÉNÉRALITÉS
  (norme NF EN 13670/CN, art. 4.2.2 du fasc. 65 du CCTG, art. 4.2.1 et 4.2.2 du fasc. 66 du CCTG et les préconisations
  de la Note d’information CEREMA n°7 « Exécution des structures en acier, compléments techniques transitoires pour la
  bonne application du fascicule 66 du CCTG», art. 1.6, 3.1.1 et 3.2.1 du fasc. 56 du CCTG, du fasc. 68 du CCTG et
  annexe C de la norme NF EN 1090-2+A1)

  2.5.1     Composition générale du Plan Qualité
  Le Plan Qualité est constitué :
                      de la note d’organisation générale du chantier (NOG), et le cas échéant, des procédures de maîtrise
                       de la qualité qui la complètent ;
                      des Plans Qualité des co-traitants et des sous-traitants ;
                      des procédures d’exécution ;
                      des cadres des documents de suivi d’exécution.
  Il est conforme :
                      à l’article 4.2.2 du fascicule 65 du CCTG pour les parties en béton ;
                      à l’article 4.2.1 du fascicule 66 du CCTG pour les parties métalliques ;
                      aux articles 1.6, 3.1 (cas des processus de type industriel) et/ou 3.2 du fascicule 56 du CCTG (cas
                       des processus de type génie civil) pour la protection anticorrosion des parties métalliques ;
                      au fascicule 68 du CCTG pour les fondations.
  Le plan de contrôle intérieur, inclus dans la note d’organisation générale, comprend les contrôles indiqués aux 4.3.2 et
  4.3.3 du fascicule 65 du CCTG pour les parties en béton.
  Les résultats du contrôle intérieur ne sont pas soumis au visa.
  Seul le cadre de ces documents faisant partie du Plan Qualité est soumis au visa du maître d’œuvre.

  2.5.2     Points d’arrêt et points critiques
        La liste des points d’arrêt est donnée ci-dessous.

                                                                              Points d’arrêt
             Phase des travaux
                                              – Acceptation du piquetage complémentaire
   Implantation de l’ouvrage

                                              – Conformité du fond de fouille d’une fondation superficielle (niveau et réglage
   Fondations superficielles                  de la fouille, nature et portance du sol)
                                              – Contrôle du remblaiement d’une poche purgée
                                              – Conformité des massifs de substitution en gros béton, avant mise en œuvre
                                              du ferraillage de la semelle (niveau, réglage et qualité de mise en œuvre)
                                              – Autorisation de bétonnage d’une semelle de fondation




                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                                                                 ED2
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                                                                            Points d’arrêt
            Phase des travaux
                                          – Identification du terrain d’ancrage sur chaque pieu et acceptation de la
   Fondations sur pieux exécutés en place profondeur du forage et du chemisage à la suite des investigations
                                          complémentaires
                                          – Acceptation de la cage d’armature et des tubes d’auscultation
                                          – Autorisation d’utilisation d’un éventuel trépan
                                          – Acceptation des pieux d’un appui après auscultation
                                          – Acceptation des fondations profondes d’un appui après recépage et
                                          acceptation des fouilles d’élément de liaison une fois le béton de propreté mis
                                          en œuvre
                                           – Acceptation du niveau et du fond de fouille
   Enceinte étanche                        – Acceptation de l’enceinte étanche avant la mise en place des armatures de la
                                           semelle de fondation
                                           – Acceptation de l’enceinte étanche après vidange, niveau et réglage du béton
                                           – Acceptation des centrales à béton
   Bétonnages                              – Autorisation de réaliser les épreuves de convenance
                                           – Acceptation de l’épreuve de convenance après acceptation de l’épreuve
                                           d’étude ou des références probantes
                                           – Autorisation de pose des armatures de béton armé – Acceptation de l’élément
                                           témoin de convenance
                                           – Autorisation de bétonnage d’une partie d’ouvrage – Acceptation des
                                           parements
                                          – Acceptation de l’usine de préfabrication
   Éléments préfabriqués en béton, le cas – Autorisation de bétonnage d’une série d’éléments après contrôle en usine du
   échéant                                premier élément de la série
                                           – Autorisation de fixer le produit à l’ouvrage
                                           – Autorisation de mise en œuvre du soudage en atelier
   Structure métallique                    – Autorisation d’expédition des éléments de l’atelier sur le site – Autorisation
                                           d’exécution du soudage sur chantier
                                           – Autorisation d’exécution du montage sur chantier
                                           – Acceptation de l’ossature métallique finie (PV de réception des assemblages,
                                           contrôles géométriques)
                                        – Acceptation des documents préalables à l’exécution en atelier (PAQ atelier)
   Protection contre la corrosion de la – Acceptation de l’épreuve de convenance en atelier
   charpente métallique (processus de – Acceptation du système de peinture en atelier, avant le départ des éléments
   type génie civil)                    sur le site – Acceptation des documents préalables à l’exécution sur site (PAQ
                                           site et PRE) – Acceptation de l’épreuve de convenance sur site – Acceptation
                                           du système de peinture terminé avant repliement des échafaudages
                                        – Acceptation des documents préalables à l’exécution (PAQ)
   Protection contre la corrosion des – Fourniture des documents de suivi d’exécution avec les éléments finis
   éléments galvanisés ou galvanisés et
   peints avec application automatisée
   (processus de type industriel)




                               RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B   Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté         Rév.        3129/0309/20265
                                                                                              ED2
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                                                                             Points d’arrêt
             Phase des travaux
                                            – Acceptation de l’ensemble des documents et résultats d’essais permettant de
   Équipements                              montrer la conformité de la chape d’étanchéité aux exigences du fascicule 67
                                            titre I du CCTG
                                            – Acceptation du support de l’étanchéité
                                            – Réalisation par le maître d’œuvre des épreuves prévues au fascicule 67 titre I
                                            du CCTG
                                            – Acceptation de l’étanchéité et autorisation de mise en œuvre de la couche de
                                            roulement → articles du fascicule 97 : 8.8 (point d’arrêt de préparation du
                                            support) §10.2.18 (point d’arrêt pour les FPA § 10.3.16 (point d’arrêt pour les
                                            SEL)
                                            - Acceptation d’un élément témoin de corniche en bardage métallique avant le
                                            lancement des opérations de fabrication – Acceptation d’un élément témoin de
                                            corniche caniveau y compris écran et garde-corps avant le lancement des
                                            opérations de fabrication – Acceptation du calage des caniveaux avant
                                            scellement – Acceptation du calage des corniches avant scellement
                                            – Acceptation des joints de chaussée avant fixation ou scellement ou coulage
                                            – Acceptation du bon positionnement des dispositifs de retenue avant serrage
                                            définitif ou scellement des ancrages ou des montants
                                            – Acceptation du bon positionnement des écran de protection chiroptères et des
                                            garde-corps avant serrage définitif ou scellement des ancrages ou des
                                            montants.
                                            – Acceptation de l’état de surface du tablier
   Tablier

                                            – Acceptation des bossages des appareils d’appui
   Appareils d’appui                        – Acceptation au moment de la livraison des appareils d’appui
                                            – Acceptation du réglage et de l’implantation des appareils d’appui
                                            – Acceptation du fond de fouille avant réalisation d’un caniveau, d’un regard, ou
   Ouvrages d’assainissement                pose de canalisations
                                            – Autorisation de remblaiement après pose d’une canalisation
                                            – Autorisation d’amorcer une phase de lançage
   Opération de lançage

                                            – Autorisation de mise en place des enrochements après acceptation des
   Enrochements                             terrassements et des blocs

                                            – Autorisation de réaliser les épreuves de chargement
   Épreuves

                                       Tableau 2 : points d’arrêt et points critiques

  La liste des points critiques, assortie des délais de préavis du maître d’œuvre, est présentée par le titulaire dans le
  document d’organisation générale du Plan Qualité.
  Les modalités de traitement d’une non-conformité sont soumises au visa du maître d’œuvre et constituent un point
  d’arrêt.


  2.6    NOTE D’ORGANISATION GÉNÉRALE DU CHANTIER
  (norme NF EN 13670/CN, art. 4.2.2 du fasc. 65 du CCTG, art. 4.2.1 du fasc. 66 du CCTG et les préconisations de la
  Note d’information CEREMA n°7 « Exécution des structures en acier, compléments techniques transitoires pour la
  bonne application du fascicule 66 du CCTG», art. 4.2.2 de la norme NF EN 1090-2+A1, fasc. 68 du CCTG, art. 1.6.2.1
  du fasc. 56 du CCTG)
  La liste et l’organigramme des responsables sur le chantier concernent l'ensemble des entreprises, sous-traitants
  inclus.
  La note d’organisation générale explicite également de façon détaillée les principes de la gestion des documents :



                                RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B    Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté          Rév.       3129/0309/20265
                                                                                                ED2
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                      nombre de documents adressés au maître d’œuvre, aux bureaux de contrôle et autres intervenants,
                      principes et délais pour les vérifications et modifications.


  2.7     PROCÉDURES D’EXÉCUTION

  2.7.1    Liste des procédures d’exécution
  Les procédures d’exécution peuvent être établies par nature de travaux ou par parties d’ouvrage.
  Dans le cas où les procédures sont établies par nature de travaux, les procédures d’exécution exigées sont les
  suivantes :
                      implantation et terrassements ;
                      exécution des fouilles, forages et battages pour fondations ;
                      montage, utilisation et démontage des ouvrages provisoires de première catégorie ;
                      coffrages et parements ;
                      pose des armatures de béton armé ;
                      programme de bétonnage ;
                      si préfabrication, procédures propres à la préfabrication ;
                      réalisation des enrochements ;
                      réalisation des ouvrages de soutènement ;
                      fabrication en usine de l’ossature métallique du tablier ;
                      transport des éléments du tablier ;
                      assemblage du tablier ;
                      mise en place du tablier ;
                      exécution de la protection anticorrosion (dispositions et documents d’exécution),
                      procédure de lançage ;
                      réalisation des bossages et pose des appareils d’appui ;
                      équipements du tablier (étanchéité, corniches, dispositifs de retenue, garde-corps et filets de
                       protection des chiroptères (démontables et sécurisés), dispositifs de drainage, joints de dilatation,
                       dispositifs de visite et d’entretien, couche de roulement) ;
                      programme des épreuves établi par le titulaire suivant les prescriptions de l’article intitulé « Épreuves
                       de l’ouvrage » du chapitre 4 du présent CCTP.
  Dans le cas où les procédures sont établies par parties d’ouvrage, les procédures exigées sont les suivantes :
                      implantation et terrassements ;
                      réalisation des fondations ;
                      réalisation des ouvrages provisoires de première catégorie ;
                      réalisation des enrochements ;
                      réalisation des ouvrages de soutènement ;
                      appuis en élévation ;
                      tablier ;
                      ossature métallique du tablier ;
                      exécution de la dalle de couverture ;
                      exécution de la protection anticorrosion (dispositions et documents d’exécution) ;
                      procédure de lançage ;
                      réalisation des bossages et pose des appareils d’appui ;
                      équipements du tablier et finitions ;
                      programme des épreuves, établi par le titulaire suivant les prescriptions de l’article intitulé « Épreuves
                       de l’ouvrage » du chapitre 4 du présent CCTP.

  2.7.2    Documents annexés aux procédures d’exécution
  Les documents annexés aux procédures comprennent en outre les documents suivants :
                      le plan de mouvement des terres ;
                      le projet des ouvrages provisoires ;
                      le dossier d’étude des bétons ;
                      la note de calculs des épreuves de l'ouvrage.


                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B       Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté            Rév.       3129/0309/20265
                                                                                                     ED2
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  Les programmes d’exécution suivants sont établis conformément à la norme NF EN 1090-2+A1 ET NF EN 1090-2/CN
  et sont annexés au Plan Qualité du titulaire :
                      le programme de soudage ;
                      le programme de montage provisoire en atelier ;
                      le programme de transport de l’atelier sur le site ;
                      le programme de montage sur chantier ;
                      le programme de bétonnage de la dalle ;
                      le programme d’exécution de la protection contre la corrosion ; renvoyant au Plan Qualité de cette
                       opération.

  2.7.3    Assurance de la qualité pour les implantations
  Le PAQ précise les dispositions adoptées pour respecter les implantations géométriques de l’ouvrage et de tous les
  axes d’appuis. Il précise également les dispositions prises pour la conservation des déports.

  2.7.4    Assurance de la qualité pour les fouilles et pistes d’accès
  Le PAQ précise les dispositions adoptées pour respecter les exigences concernant les fouilles et les pistes d’accès
  provisoires et définitives prescrites dans le chapitre 1 de ce CCTP.

  2.7.5    Assurance de la qualité pour les semelles et radiers de fondation
  Outre les caractéristiques de l’ensemble des matériaux mis en œuvre et des matériels utilisés, le PAQ précise :
                      les modalités d’implantation et de réalisation de la fouille ;
                      les dispositions pour assurer la finition du fond de fouille et des parois sans ameublissement du
                       terrain ;
                      les dispositions pour assurer la stabilité des talus et du fond de fouille ;
                      les dispositions pour assurer la stabilité de l’ouvrage proprement dit pendant toutes les phases de
                       construction ;
                      les dispositions de bétonnage du béton de propreté ;
                      les dispositions de bétonnage des semelles et radiers de fondation.

  2.7.6    Assurance de la qualité pour les pieux en béton coulés en place
  Le PAQ définit :
                      les modalités de réalisation des pieux de l’essai statique ;
                      la nature et les performances du matériel de forage ;
                      l’origine et la qualité des constituants (armatures, béton, chemise…) ;
                      le mode de forage ;
                      les dispositions pour le bétonnage ;
                      le profil du terrain et ses caractéristiques pris en compte lors du dimensionnement des pieux.

  2.7.7    Assurance de la qualité pour les palplanches
  Le contenu minimal du PAQ est explicité dans les §6 du fascicule 68 du CCTG. Il est complété par les dispositions
  suivantes :
                      le relevé de fonçage complet exigé sur toutes les palplanches ;
                      le phasage et les dispositions adaptées pour la mise en place des liernes et butons ainsi que leur
                       connexion aux palplanches ;
                      les dispositions prévues pour assurer la vidange de l’enceinte étanche ;
                      les dispositions pour le pompage des eaux en fond de fouille, le traitement de ces eaux dans un
                       système provisoire (bassin ou fossé) de décantation et de filtration et le rejet des eaux dans le
                       Goberté d’un niveau de qualité équivalent à l’eau du Goberté

  2.7.8    Maîtrise de la conformité pour les ouvrages provisoires
  (norme NF EN 13670/CN, chapitre 5 du fasc. 65 du CCTG, norme NF EN 1090-2+A1, art. 9.2 du fasc.66 du CCTG)



                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B       Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté         Rév.       3129/0309/20265
                                                                                                  ED2
                                                                38




  Pour l’application du 5.3 de la norme NF EN 13670/CN, avant tout début de montage des ouvrages provisoires, le
  titulaire doit fournir un projet des ouvrages provisoires conforme au 5.1.4 du fascicule 65 du CCTG.
  Ce projet doit préciser leur conception et justifier les profils utilisés, avant et après déformation, tant du point de vue de
  la conformité et de l’aspect de l’ouvrage fini que du comportement mécanique de l’ouvrage provisoire et de l’ouvrage lui-
  même (il est rappelé que les ouvrages provisoires doivent être dimensionnés en tenant compte de toutes les actions
  exercées dans les diverses phases de la construction).
  Le projet doit également préciser le phasage détaillé et précis des opérations de manutention, montage, contre-flèches
  et dépose des ouvrages provisoires.
  Outre les spécifications de l’article 5.1.4 du fascicule 65 du CCTG, les dessins joints au projet définissent :
                      les types et modules normalisés de tous les profils à utiliser, les épaisseurs de tubes et non pas
                       seulement leurs diamètres extérieurs ;
                      les pièces qui, du fait de la pente ou du dévers de l’intrados de l’ouvrage, devraient avoir leur plan de
                       résistance principal non vertical, ainsi que les surfaces d’appui des pièces qui doivent comporter des
                       boîtes à sable ou des cales d’épaisseur variable en vue d’assurer un contact correct des pièces
                       (surface sur surface et non ligne sur ligne ou point sur point) ;
                      les niveaux théoriques d’appui de tous les éléments verticaux ;
                      les précautions prévues pour pallier l’hétérogénéité des conditions d’appuis ;
                      en cas d’appui direct sur le sol, la pression admissible exigée du sol dans les conditions
                       d’utilisation : en l’absence de sondages menés par un laboratoire agréé par le maître d’œuvre, la
                       contrainte maximale supportée par le sol de fondation (quel qu’il soit) ne dépasse pas 0,1 MPa ;
                      les précautions prévues pour pallier l’instabilité d’une zone d’appui en pente ;
                      les diverses phases d’exécution en précisant, pour chaque phase, les actions appliquées ;
                      les manœuvres par lesquelles commencent le montage et le démontage des ouvrages provisoires ;
                      l’emplacement des boîtes à sable, coins ou vérins ;
                      les zones de circulation du personnel et les réservations pour la fixation de tous les dispositifs de
                       retenue.
  Des schémas types peuvent être utilisés et, en cas d’emploi de pièces préfabriquées, des notices ou partie de notices
  du fabricant peuvent être incorporées aux dessins d’exécution à condition de former avec les dessins particuliers un
  ensemble complet, cohérent et sans risque d’ambiguïté ; en particulier, les parties de ces notices applicables au cas
  d’espèce sont clairement mises en évidence.
  Les ouvrages provisoires nécessaires à l’exécution de l’ossature métallique sont conformes aux dispositions de l’article
  9 de la norme NF EN 1090-2+A1 ET NF EN 1090-2/CN et de l’article 9.2 du Note d’information CEREMA n°7 «
  Exécution des structures en acier, compléments techniques transitoires pour la bonne application du fascicule 66 du
  CCTG».



  2.7.9    Maîtrise de la conformité pour les parements
  (norme NF EN 13670/CN, art.5.8 du fasc. 65 du CCTG)
  Avant tout début des travaux de coffrage, le titulaire doit fournir une note/procédure précisant les conditions de
  manutention, de mise en place, de contre-fléchage, de réglage puis de dépose des coffrages.



  2.7.10 Maîtrise de la conformité pour les bétons
  (norme NF EN 13670/CN, chapitre 8 du fasc. 65 du CCTG)

       2.7.10.1 Nature et qualité des différents constituants
  Le Plan Qualité définit la catégorie, la classe, la sous-classe et la provenance des ciments.
  Pour les granulats (normes NF EN 12620+A1 et NF P 18-545), le Plan Qualité indique par dérogation au fascicule 65 du
  CCTG :
                      leur provenance ;
                      leurs caractéristiques :
                            granularité et teneur en fines des gravillons, des sables et graves (norme NF EN 933-1) ;


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                                                              39




                         module de finesse des sables et graves (normes NF EN 12620+A1 et NF EN 13139) ;
                         propreté des sables et graves (normes NF EN 933-8+A1 et NF EN 933-9+A1) ;
                         polluants organiques (norme NF EN 1744-1+A1) ;
                         coefficient d’absorption d’eau (norme NF EN 1097-6) ;
                         impuretés prohibées ;
                         soufre total, sulfates solubles dans l’acide et chlorures (norme NF EN 1744-1+A1) ;
                         coefficient d’aplatissement (norme NF EN 933-3) ;
                         teneur en éléments coquilliers des granulats d’origine marine (norme NF EN 933-7) ;
                         Los Angeles (norme NF EN 1097-2) ;
                         friabilité des sables (norme NF P 18-576) ;
                         niveau de réactivité vis-à-vis de la réaction alcali-silice (normes NF P 18-594, FD P 18-542 et
                          mode opératoire LPC n°37) ;
                         sensibilité au gel-dégel (normes NF EN 1097-6 et NF EN 1367-1).
  L’emploi de granulats recyclés et l’emploi de granulats provenant de la récupération du béton frais sur l’installation de
  production sont autorisés dans les conditions du 8.1.2.2 du fascicule 65 du CCTG.
  Le PAQ définit enfin la nature, le dosage et la provenance des adjuvants.

       2.7.10.2 Dispositions particulières liées aux réactions de gonflement interne des bétons
       2.7.10.2.1-Alcali-réaction
       2.7.10.2.2-Dispositions concernant le dossier d’étude des bétons
  Si les granulats bénéficient du droit d’usage de la marque NF-Granulats avec qualification vis-à-vis de l’alcali-réaction
  en NR ou PRP, le certificat de conformité des granulats à la marque NF, qui donne leur qualification vis-à-vis de l’alcali-
  réaction, doit être annexé au dossier d’étude des bétons.
  Si les granulats ne bénéficient pas du droit d’usage de la marque NF-Granulats mais si le producteur de granulats
  dispose d’un dossier carrière élaboré conformément aux prescriptions du fascicule de documentation FD P 18-541 et
  approuvé par le maître d’œuvre, le dossier d’étude des bétons doit contenir les extraits du plan qualité du producteur
  permettant de certifier la qualification vis-à-vis de l’alcali-réaction des granulats utilisés. Ces documents sont
  accompagnés des résultats des contrôles intérieurs effectués par le producteur de granulats.
  En l’absence de granulats titulaires de la marque NF-Granulats et d’un dossier carrière approuvé par le maître d’œuvre,
  les résultats des essais permettant la qualification des granulats conformément aux prescriptions du fascicule de
  documentation FD P 18-542 et de la norme NF P 18-594 sont joints au dossier d’étude des bétons.
  Si les granulats sont potentiellement réactifs à l’effet de pessimum (PRP), le dossier d’étude des bétons doit comporter
  tous les résultats des essais permettant de justifier que les conditions (1) et (2) du 6.3.1.2 du fascicule de
  documentation FD P 18-464 sont vérifiées.
       2.7.10.2.3-Dispositions concernant les procédures de bétonnage
  En l’absence de granulats titulaires de la marque NF-Granulats mais en présence d’un dossier carrière approuvé par le
  maître d’œuvre, toutes les procédures de bétonnage doivent prévoir la fourniture au maître d’œuvre, avant bétonnage,
  des documents de suivi du contrôle intérieur effectué par le producteur de granulats et le titulaire conformément à leur
  Plan Qualité.
  En l’absence de granulats titulaires de la marque NF-Granulats et d’un dossier carrière approuvé par le maître d’œuvre,
  toutes les procédures de bétonnage doivent prévoir la fourniture au maître d’œuvre, avant bétonnage, des résultats des
  essais rapides permettant la qualification des granulats conformément aux prescriptions du fascicule de documentation
  FD P 18-542.
  L’acceptation des résultats de tous les essais par le maître d’œuvre est une condition nécessaire à la levée des points
  d’arrêt avant bétonnage.


       2.7.10.2.4-Réaction sulfatique interne
  Le Plan Qualité précise les dispositions prises par le titulaire pour prévenir la réaction sulfatique interne du béton, en
  tenant compte des indications du document intitulé « Recommandations pour la prévention des désordres dus à la
  réaction sulfatique interne » édité par l’IFSTTAR en octobre 2017.
       2.7.10.2.5-Bétonnage dans des conditions de températures particulières


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                                                                40




  (art. 8.5.4 du fasc. 65 du CCTG)
  Le Plan Qualité précise les dispositions à prendre en cas de bétonnage dans des conditions de température
  particulières conformément au 8.5.4 du fascicule 65 du CCTG. En outre, en cas de délai important entre la fabrication
  du béton et la fin de sa mise en œuvre, le Plan Qualité précise les dispositions à appliquer ainsi que les modalités
  d’utilisation d’un retardateur de prise.

  2.7.11 Maîtrise de la conformité pour les armatures de béton armé
  (norme NF EN 13670/CN, art. 6.6 du fasc. 65 du CCTG)
  Les dispositions en matière de maîtrise de la conformité pour les armatures de béton armé sont établies conformément
  aux articles 4, 6 et 10 de la norme NF EN 13670/CN et à l’article 6.6 du fascicule 65 du CCTG.
  En complément, si des dispositifs de raboutage des armatures (manchons) sont prévus ou utilisés, le Plan Qualité
  précise leurs caractéristiques et leur provenance.
  Enfin, si une protection contre la corrosion des armatures de béton armé est prévue par le sous-article intitulé
  « Exigences générales » de l’article intitulé « Armatures pour béton armé » du chapitre 3 du présent CCTP, le Plan
  Qualité explicite ses modalités.

  2.7.12 Assurance de la qualité pour l’étanchéité
  La procédure de mise en œuvre de l’étanchéité précise la nature et la compatibilité, vis-à-vis de l’étanchéité, des
  produits de cure utilisés.

  2.7.13 Assurance de la qualité relative à la protection contre la corrosion (GC)
  (cas des processus de type génie civil définis par l’article 1.6.2 du fascicule 56 du CCTG)
  Les dispositions particulières relatives à la mise en œuvre d’une protection contre la corrosion suivant un processus de
  type génie civil sont fixées par le PAQ.
  Cet article spécifie précisément les exigences en matière de :
                      certification ACQPA de la qualification des personnels intervenants avec la liste des tâches leur
                       incombant ;
                      positionnement et fonctions des points d’arrêt et points critiques (article 3.2.1.2.1 du fascicule 56 du
                       CCTG) ;
                      contenu des documents et dispositions d’exécution et de suivi d’exécution (article 3.2.1.2.2 du
                       fascicule 56 du CCTG).

  2.7.14 Assurance de la qualité relative à la protection contre la corrosion (industriel)
  (cas des processus de type industriel définis par l’article 1.6.1 du fascicule 56 du CCTG)
  Les dispositions particulières relatives à la mise en œuvre d’une protection contre la corrosion suivant un processus de
  type industriel sont fixées par le PAQ.
  Cet article spécifie précisément les exigences en matière de :
                      dispositions d’exécution ;
                      dispositions et documents de suivi d’exécution.
  Pour émettre son avis préalable et son visa du PAQ, le maître d’œuvre peut être amené, dans le cadre de son contrôle
  extérieur, à faire (ou faire faire) un audit du système qualité du fournisseur des éléments. Cet audit peut porter,
  notamment, sur le processus de galvanisation et/ou sur celui de mise en peinture avec application automatisée.
  Les documents de suivi d’exécution tels que définis à l’article 3.1.2 du fascicule 56 du CCTG sont remis au maître
  d’œuvre avant le départ des pièces de l’usine de fabrication.

  2.7.15 Assurance de la qualité pour les dispositifs de retenue

       2.7.15.1 Acceptation du modèle de dispositifs de retenue marqués CE
  Le titulaire est tenu de fournir, à l’appui de sa demande d’agrément d’un dispositif de retenue muni du marquage CE :


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                                                                 41




                      la déclaration des performances du produit ;
                      le certificat de constance des performances du produit délivré par l’organisme de certification ;
                      la notice de montage et d’entretien, y compris les plans associés,
                      les rapports (au moins une fiche de synthèse des résultats et une fiche présentant le dispositif testé)
                       et les films d’essais de choc ;
                      les informations suivantes, si elles ne figurent pas dans la notice et/ou les rapports d’essais de
                       choc :
                            les efforts transmis à la structure tels que définis au sous-article intitulé « Chocs de véhicules
                             sur les dispositifs de retenue » de l’article « Actions et sollicitations » du chapitre II du présent
                             CCTP ;
                            les valeurs numériques de la déflexion dynamique (DN), de la largeur de fonctionnement (WN)
                            et de l’intrusion du véhicule (VIN) ;
                           dimensions : largeur, hauteur, profondeur ;
                           tolérance sur la hauteur ;
                           spécifications de conception des éléments constitutifs (matériaux, protection anticorrosion,
                            formes, dimensions, description détaillée…), des modalités d’assemblage et de mise en
                            œuvre ;
                           spécifications de conception de l’installation (caractéristiques requises pour le béton de la
                            longrine, description détaillée de l’ancrage et du ferraillage de la zone d’ancrage…) ;
                           pour les dispositifs de retenue routier avec ancrage par scellements chimiques dans la
                            longrine : l’Évaluation Technique Européenne (ETE) du produit de scellement ;
                           description de l’installation lors des essais (caractéristiques de la dalle d’essai, type d’ancrage,
                            ferraillage de la dalle d’essai…) ;
                           conditions d’implantation (contraintes géométriques d’implantation, conditions à respecter vis-à-
                            vis des passages d’eau, corniches, caniveaux, bordures…) ;
                           linéaire minimum à installer pour obtenir l’efficacité du dispositif (longueur d’efficacité) ;
                           linéaire installé lors des essais ;
                           linéaire endommagé lors des essais et identification des éléments endommagés ;
                           modalités de réparation (procédure de remplacement des éléments endommagés, disposition
                            retenue pour conserver le calepinage…) ;
                           éléments projetés lors des essais (identification, dimensions, poids, localisation…) ;
                           dispositions permettant d’assurer le maintien des performances du dispositif de retenue dans
                            toutes les conditions d’ouverture du joint de chaussée.
  Sur la base des éléments fournis par l’entreprise, et des exigences indiquées à l’article intitulé « Dispositifs de
  retenue » du chapitre 3 du présent CCTP, le maître d’œuvre accepte ou refuse le dispositif de retenue proposé.

       2.7.15.2 Réception sur chantier des dispositifs de retenue
  Dans le cadre du contrôle intérieur, le titulaire établit et remet au maître d’œuvre une fiche de suivi attestant :
                      son contrôle de la provenance et de la qualité des matériaux ainsi que les essais réalisés (visuel,
                       ressuage ou magnétoscopie, pesée, conformité de la galvanisation, etc.) ;
                      son contrôle de toute absence de défauts ou d’endommagements ;
                      son contrôle de la conformité des dimensions réelles aux dimensions portées sur les plans
                       d’exécution de l’ouvrage.
  Dans le cadre du contrôle extérieur, le maître d’œuvre s’assure de :
                      l’existence du marquage attendu (marquage CE ou, pour un dispositif générique, marquage NF des
                       éléments constitutifs) et relève le numéro du ou des lots correspondants,
                      la conformité des caractéristiques des matériaux (nuance d’acier…) des éléments du dispositif de
                       retenue avec ceux de l’essai normalisé de type initial,
                      la conformité de la géométrie des éléments du dispositif de retenue avec celle de l’essai normalisé de
                       type initial.

       2.7.15.3 Mise en œuvre des dispositifs de retenue
  Dans le cadre du contrôle intérieur, le titulaire remet au maître d’œuvre une fiche de contrôle attestant de la vérification
  du bon positionnement en place par rapport à l’emplacement prévu sur les plans, en particulier au droit des joints de
  chaussée.




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                                                              42




  2.7.16 Assurance de la qualité pour les joints de dilatation
  Le PAQ doit comporter :
                      une note de calcul déterminant l’écartement des lignes d’ancrages à la pose du joint et le réglage de
                       l’ouverture du joint en fonction des époques auxquelles auraient lieu ces deux opérations (âge de la
                       structure porteuse, température…) ;
                      s’il s’agit d’un joint comprenant des ancrages dans le béton, un dessin d’exécution définissant les
                       emplacements à réserver pour les tiges de scellement des ancrages du joint, et les ferraillages
                       secondaires nécessaires au transfert à la structure porteuse des efforts transmis par les ancrages ;
                      un plan d’exécution des relevés du joint et des joints de trottoir ou longrines latérales.
  Dans le cas où la pose du joint est sous-traitée, un exemplaire de la note de calcul est adressé au fabricant poseur du
  joint.

  2.7.17 Assurance de la qualité pour les corniches
  Le Plan Qualité précise le lieu de fabrication des éléments de corniche, et comporte en annexe le système qualité et les
  modalités du contrôle interne et externe du fabricant.
  Il explicite les modalités de réalisation de l’épreuve de convenance (élément prototype). Cette épreuve doit être réalisée
  avant tout commencement de la fabrication d’une série.
  Le Plan Qualité précise ou rappelle pour les corniches en bardage métallique :
                      la nuance et la qualité de l’ensemble des métaux des pièces constitutives de corniche (éléments de
                       fixation compris) ;
                      l’ensemble des dispositions adoptées pour la protection contre la corrosion ;
                      les dispositions techniques mises en œuvre pour supprimer les risques de corrosion galvanique entre
                       les pièces constituées de métaux différents ;
                      les moyens utilisés pour assurer la stabilité des éléments tant en phase provisoire qu’en phase
                       définitive ;
                      les conditions de sécurité du personnel pendant le montage.
  Ces éléments sont intégrés au PPSPS.

  2.7.18 Assurance de la qualité pour l’ensemble corniches-caniveaux, support des garde-corps
         et des écrans chiroptères démontables
  Le Plan Qualité précise le lieu de fabrication des éléments de corniches caniveaux, et comporte en annexe le système
  qualité et les modalités du contrôle interne et externe du fabricant.
  Il explicite les modalités de réalisation de l’épreuve de convenance (élément prototype). Cette épreuve doit être réalisée
  avant tout commencement de la fabrication d’une série.
  Pour l’ensemble en bardage métallique, le Plan Qualité précise ou rappelle :
                      la technique retenue pour assurer l’étanchéité aux niveaux des entrées d’eau et entre les éléments
                       de la corniche caniveau ;
                      la nuance et la qualité de l’ensemble des métaux des pièces constitutives de l’ensemble (éléments
                       de fixation compris) ;
                      l’ensemble des dispositions adoptées pour la protection contre la corrosion ;
                      les dispositions techniques mises en œuvre pour supprimer les risques de corrosion galvanique entre
                       les pièces constituées de métaux différents ;
                      les moyens utilisés pour assurer la stabilité des éléments tant en phase provisoire qu’en phase
                       définitive ;
                      les conditions de sécurité du personnel pendant le montage.
  Ces éléments sont intégrés au PPSPS.

  2.7.19 Assurance de la qualité pour les enrochements
  Outre les caractéristiques de l’ensemble des matériaux mis en œuvre et des matériels utilisés, le PAQ précise :




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                                                              43




                      les travaux préparatoires sur le sol support ainsi que les contrôles effectués pour l’acceptation du
                       support ;
                      le phasage général de mise en place des enrochements.

  2.7.20 Assurance de la qualité pour les opérations de lançage
  La procédure relative aux travaux de lançage détaille notamment :
                      le système adopté pour le lançage ainsi que le système de retenue ;
                      l’avant-bec ;
                      la réalisation des apparaux provisoires et du système de guidage du tablier ;
                      la réalisation des camarteaux et des appuis provisoires ;
                      le démontage des dispositifs provisoires de lançage (avant-bec, contreventement et mise sur appuis
                       définitifs).
  La procédure indique également la flèche attendue à l’extrémité du tablier, pour chaque phase d’accostage d’un appui.
  Cette flèche, déterminée par le calcul, est comparée à chaque phase à la flèche mesurée à l’extrémité du tablier.

  2.7.21 Assurance de la qualité pour les épreuves
  Le programme détaillé des épreuves, établi conformément aux prescriptions du chapitre 4 du présent CCTP, comporte
  au moins les éléments suivants :
                      pour chaque cas de charge, une fiche de suivi qui récapitule sur un croquis les positions des charges
                       sur l’ouvrage ;
                      les endroits où les flèches doivent être mesurées, avec le rappel des flèches théoriques
                       correspondantes.
  Une fois les épreuves réalisées, ces fiches de suivi sont intégrées au procès-verbal des épreuves.
  La levée du point d’arrêt pour la réalisation des épreuves est subordonnée aux éléments suivants :
                      acceptation des documents préalables à la réalisation des épreuves (programme des épreuves visé
                       par le maître d’œuvre) ;
                      acceptation des dispositifs de mesure, des échafaudages et des passerelles (conformément au
                       programme de charge) ;
                      acceptation des fiches de pesée des véhicules.

  2.7.22 Assurance de la qualité pour les appareils d’appui

       2.7.22.1 Acceptation des appareils d’appui
  Dans le cadre de son contrôle extérieur, le maître d’œuvre s’assure de l’existence du marquage et relève le numéro du
  ou des lots correspondants.
  Dans le cadre de son contrôle intérieur, le titulaire remet au maître d’œuvre une fiche de suivi attestant :
                      son contrôle de toute absence de défauts ou d’endommagements ;
                      son contrôle de la conformité des dimensions réelles aux dimensions portées sur les plans
                       d’exécution de l’ouvrage.

       2.7.22.2 Pose des appareils d’appui
  Dans le cadre de son contrôle intérieur, le titulaire remet au maître d’œuvre une fiche de contrôle attestant de :
                      la vérification du bon positionnement en place par rapport à l’emplacement prévu sur les plans ;
                      l’absence de défaut de calage, notamment au niveau du bossage supérieur, et le parfait réglage des
                       appareils d’appui glissants.
  Ces contrôles sont réalisés avant et après une éventuelle opération de libération par vérinage des déformations prises
  pendant le chantier.




                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                                                                  ED2
                                                              44




  2.8    PLAN DE RESPECT DE L’ENVIRONNEMENT
  Pendant la période de préparation, le titulaire soumet au visa du maître d’œuvre un Plan de Respect de
  l’Environnement conforme au 4.2.3 du fascicule 65 du CCTG. Il comprend notamment une composante « déchets » qui
  décrit de manière détaillée :
                      les méthodes qu’il va employer pour ne pas mélanger les déchets ;
                      les centres de stockage ou centres de regroupement ou unités de recyclage vers lesquels sont
                       acheminés les différents déchets à éliminer ;
                      les moyens de contrôle, de suivi et de traçabilité qu’il va mettre en œuvre pendant les travaux.
  Tous les déchets à évacuer doivent l’être en respectant les modalités prévues dans ce document.
  L’article « Déchets » du chapitre 3 du présent CCTP précise la nature et les quantités de déchets présents sur le
  chantier et rencontrés lors des travaux, qu’ils soient destinés à être évacués ou réutilisés sur place.


  2.9    DOCUMENTS DE SUIVI D’EXÉCUTION
  La liste des documents de suivi d’exécution est définie au Plan Qualité pour chaque procédure d’exécution.
  Lors de l’exécution, le titulaire adresse au maître d’œuvre les documents de suivi du contrôle intérieur au fur et à
  mesure de l’obtention des résultats du contrôle intérieur.
  Chaque non-conformité fait l’objet d’une fiche.


  2.10 PROGRAMME DES ÉTUDES D’EXÉCUTION
  Le programme des études d’exécution comprend la liste des documents d’exécution à fournir et le calendrier
  prévisionnel des études d’exécution. Ce dernier est présenté de telle sorte qu’apparaissent clairement les tâches
  critiques et leur enchaînement.
  La liste énumère les documents dont la fourniture est nécessaire à la réalisation des ouvrages provisoires et des
  ouvrages définitifs. Elle est dressée en conformité avec le cadre des études tel qu’il est fixé par le marché.
  Le calendrier prévisionnel comporte l’échéancier d’envoi des documents et les dates prévues ou souhaitées pour
  l’obtention des visas du maître d’œuvre, dans le respect des délais minimaux de 15 jours consécutifs pour le premier
  indice du document et d’une semaine pour les indices suivants. Il est représenté sous la forme d’un diagramme à barres
  faisant ressortir clairement les tâches critiques et les marges.


  2.11 ÉTUDES D’EXÉCUTION – GÉNÉRALITÉS
  (art. 29.1 du CCAG-T, art. 4.2.1.2 du fasc. 65 du CCTG, art. 4.2.1 du fasc. 66 du CCTG et les préconisations de la Note
  d’information CEREMA n°7 «Exécution des structures en acier, compléments techniques transitoires pour la bonne
  application du fascicule 66 du CCTG»)
  Les études d’exécution comprennent :
                      une note définissant les bases des études d’exécution ;
                      les documents d’exécution des ouvrages définitifs.
  Les notes de calculs électroniques doivent être accompagnées d’une note de synthèse manuelle qui récapitule :
                      les hypothèses et données introduites dans le programme ;
                      les principes généraux du fonctionnement du programme ;
                      les principaux résultats obtenus et leur interprétation.
  Les plans d’exécution de l’ossature métallique doivent indiquer les dispositions constructives liées aux hypothèses de
  calcul (à titre d’exemples : états de surface permettant l’obtention du coefficient de frottement pris en compte, finitions
  des assemblages, etc.).
  Une note d’hypothèses générales doit prendre en compte et synthétiser toutes les hypothèses prises en compte par les
  divers acteurs sur chaque partie de l’ouvrage (fondations, appuis, tablier, méthodes, etc.)



                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                                                                   ED2
                                                              45




  2.12 BASES DES ÉTUDES D’EXÉCUTION
  (art. 4.2.1.2.1 du fasc. 65 du CCTG, art. 4.2.1 du fasc. 66 du CCTG et les préconisations de la Note d’information
  CEREMA n°7)
  La note définissant les bases des études d’exécution rappelle l’ensemble des prescriptions de calcul fournies dans le
  présent marché et les complète au besoin suivant les propositions techniques du titulaire.
  La note précise notamment les enrobages prévus pour toutes les parties d’ouvrage.
  Elle précise également les méthodes et moyens de calcul et les bases numériques des calculs.
  Ces propositions ne doivent pas remettre en cause les clauses du marché et sont conformes aux directives de
  conception et de calcul en vigueur.


  2.13 TEXTES RÉGLEMENTAIRES ET RÈGLEMENTS DE CALCUL
  D’une manière générale, les justifications relatives aux études d’exécution sont effectuées selon les modalités
  précisées dans les documents suivants :
                      les normes NF EN 1990 et NF EN 1990/A1 et leurs annexes nationales, les normes NF EN 1990/NA
                       et NF EN 1990/A1/NA ;
                      les normes NF EN 1991-1-1 et NF EN 1991-1-3 à NF EN 1991-1-7, leurs amendements NF EN 1991-
                       1-3/A1, NF EN 1991-1-4/A1 et NF EN 1991-1-7/A1, ainsi que leurs annexes nationales, les normes
                       NF P06-111-2 et NF P06-111-2/A1 (annexes nationales de NF EN 1991-1-1), NF EN 1991-1-3/NA à
                       NF EN 1991-1-7/NA, leurs amendements NF EN 1991-1-3/NA/A1, NF EN 1991-1-4/NA/A1, NF EN
                       1991-1-4/NA/A2, NF EN 1991-1-4/NA/A3 ;
                      la norme NF EN 1991-2 et son annexe nationale, la norme NF EN 1991-2/NA ;
                      le document du CEREMA de décembre 2022 « Transports exceptionnels – Guide pour le
                       franchissement des ouvrages d’art » ;
                      le document du CEREMA d’octobre 2016 « Carte des transports exceptionnels – Définition des
                       convois types pour l'évaluation et le dimensionnement des ouvrages d’art » ;
                      les normes NF EN 1992-1-1, NF EN 1992-1-1/A1 et NF EN 1992-2 et leurs annexes nationales, les
                       normes NF EN 1992-1-1/NA et NF EN 1992-2/NA ;
                      les normes NF EN 1993-1-1 et NF EN 1993-1-1/A1, NF EN 1993-1-5, NF EN 1993-1-5/A1 et NF EN
                       1993-1-5/A2, NF EN 1993-1-8, NF EN 1993-1-9, NF EN 1993-1-10, NF EN 1993-2 et leurs annexes
                       nationales, les normes NF EN 1993-1-1/NA, NF EN 1993-1-5/NA, NF EN 1993-1-8/NA, NF EN 1993-
                       1-9/NA, NF EN 1993-1-10/NA et NF EN 1993-2/NA ;
                      les normes NF EN 1994-1-1 et NF EN 1994-2 et leurs annexes nationales, les normes NF EN 1994-1-
                       1/NA et NF EN 1994-2/NA ;
                      la norme NF EN 1997-1, son amendement NF EN 1997-1/A1 et son annexe nationale, la norme NF
                       EN 1997-1/NA, ainsi que les normes d’application nationales NF P 94-261 (et son amendement NF P
                       94-261/A1), NF P 94-262 (et son amendement NF P 94-262/A1), NF P 94-270, NF P 94-281 et NF P
                       94-282 (et ses amendements NF P 94-282/A1 et NF P 94-282/A2) ;
                      les normes NF EN 1998-1 et NF EN 1998-1/A1, NF EN 1998-2 COMPIL 2, NF EN 1998-5 et leurs
                       annexes nationales, les normes NF EN 1998-1/NA, NF EN 1998-2/NA, NF EN 1998-5/NA ;
                      le décret n° 2010-1254 du 22 octobre 2010 relatif à la prévention du risque sismique ;
                      le décret n° 2010-1255 du 22 octobre 2010, modifié par le décret n° 2015-5 du 6 janvier 2015, portant
                       délimitation des zones de sismicité du territoire français ;
                      l’arrêté du 26 octobre 2011 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique
                       applicables aux ponts de la classe dite « à risque normal ».
  L’attention du titulaire est en outre attirée sur le fait que le présent CCTP constitue le document intitulé « document
  particulier », « document particulier du marché », « projet individuel » ou encore « projet particulier » dans les normes
  visées ci-dessus.




                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                               46




  2.14 ACTIONS ET SOLLICITATIONS

  2.14.1 Charges permanentes

        2.14.1.1 Poids propre des structures
  (normes NF EN 1991-1-1, NF P06-111-2 et NF P06-111-2/A1 (annexes nationales de NF EN 1991-1-1))
  Conformément à l’article 4.1.2 (5) de la norme NF EN 1990, le poids propre de la structure peut être représenté par une
  valeur caractéristique unique calculée sur la base des dimensions nominales figurant sur les plans d’exécution et des
  poids volumiques suivantes :

                       poids volumique du béton armé des appuis : 25kN/m3 ;
                       poids volumique du béton armé du tablier : 25kN/m3 ;
                       poids volumique de l’acier de charpente : 78kN/m3.

        2.14.1.2 Équipements du tablier
  (normes NF EN 1991-1-1, NF P06-111-2 et NF P06-111-2/A1 (annexes nationales de NF EN 1991-1-1))
  Le poids propre des équipements du tablier doit être évalué en tenant compte des poids volumiques ou linéiques et des
  coefficients majorateurs et minorateurs donnés par le tableau ci-dessous :




        Équipement              Poids volumique en        Poids linéique en       Coef. majorateur      Coef. minorateur
                                      kN/m3                    kN/ml


     Chape d’étanchéité                 24                          -                   1,2                   0,8


    Couche de roulement                 24                          -                   1,4                   0,8


    Longrines d’ancrage,                25                          -                   1,0                   1,0
      bordures, contre-
          bordures


   Corniches métalliques                 -               poids fournis par le           1,0                   1,0
                                                              fabricant


       Boues dans les                  14,7                         -                   1,0                   0,0
    dispositifs de collecte
          des eaux


      Écrans protection                  -               poids fournis par le           1,0                   1,0
         chiroptères                                          fabricant
        démontables


    Dispositifs de retenue               -               poids fournis par le           1,0                   1,0
        marqués CE                                            fabricant

                                             Tableau 3 : poids équipements du tablier




                                    RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                                                                 ED2
                                                               47




  2.14.2 Retrait et fluage
  (normes NF EN 1992-1-1 et NF EN 1992-1-1/NA)
  Les déformations de retrait et de fluage du béton sont calculées conformément à l’article 3.1.4 et à l’annexe B2 de la
  norme NF EN 1992-1-1.
  Les effets du retrait du béton de la dalle de l’ouvrage en ossature mixte sont pris en compte de la façon suivante :
                      les valeurs numériques des déformations dues au retrait endogène eca et au retrait de dessiccation
                       ecd sont déterminées conformément au paragraphe 3.1.4 et à l’annexe B2 de la norme NF EN 1992-
                       1-1 ;
                      le retrait thermique eth est modélisé par un écart positif de 10 °C entre la température de la charpente
                       et celle de la dalle, conformément à l’alinéa (6) de l’article 7.4.1 de la norme NF EN 1994-2/NA ;
                      pour le calcul à court terme de l’ouvrage, la valeur de la déformation de retrait est obtenue en
                       sommant les retraits thermique, endogène et de dessiccation, ces deux derniers retraits étant
                       calculés à la date de mise en service ;
                      pour le calcul à long terme de l’ouvrage, seuls les retraits endogène et de dessiccation calculés au
                       temps infini sont à prendre en compte.
  Les effets du fluage du béton de la dalle sont pris en compte de façon simplifiée par l’application de coefficients
  d’équivalence dont la valeur dépend du type de chargement et de l’âge du béton au moment de l’application du
  chargement.

  2.14.3 Charges d’exploitation
  (normes NF EN 1991-2 et NF EN 1991-2/NA)

       2.14.3.1 Charges routières normales
  L’ouvrage à construire est un pont route. Il supporte un trafic de classe 2 au sens de l'article 4.2.2 des normes NF EN
  1991-2 et NF EN 1991-2/NA. La largeur de sa chaussée, telle que définie par l’article 4.2.3 de ces normes, est de 11m.
  En exploitation courante, il est retenu les charges civiles réglementaires définies dans la norme NF EN 1991-2, à savoir
  les charges du modèle LM1 pour les effets globaux et les charges du modèle LM2 pour les efforts locaux.

       2.14.3.2 Charges routières exceptionnelles
  L’ouvrage doit supporter des convois exceptionnels suivants, définis dans le document du CEREMA de décembre 2022
  « Transports exceptionnels – Guide pour le franchissement des ouvrages d’art », ou par le document du CEREMA
  d’octobre 2016 « Carte des transports exceptionnels – Définition de convois type pour l’évaluation et le
  dimensionnement des ouvrages d’art ». Ces convois sont considérés comme se déplaçant avec la circulation civile sur
  l’ouvrage (accompagnés). Sa prise en compte s’effectue conformément aux recommandations de l’annexe « Guide
  pour la prise en compte des véhicules spéciaux sur les ponts routiers » de la norme NF EN 1991-2/NA. Il constitue le
  groupe de charges gr5 pour sa prise en compte dans les combinaisons d’actions.
  Les convois exceptionnels sont les convois de 3ème catégorie avec un tonnage limité à 120 tonnes et un gabarit limité à
  4,9 m de hauteur.
  Il est considéré que les convois exceptionnels entrent dans le cadre de l’analyse des cas de charges fréquents.
  Sur la base du guide du CEREMA « Cartes des transports exceptionnels – Définition de convois types pour l’évaluation
  et le dimensionnement des ouvrages d’art » d’Octobre 2016, les convois types retenus pour le dimensionnement
  correspondent aux convois :
                      convoi exceptionnel de 120 tonnes,
                      Véhicule type grue automotrice de 108 tonnes à 9 essieux.




                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                                                                   ED2
                                                             48




             Figure 11 : Caractéristiques de la semi-remorque de 120 tonnes – Extrait du guide du CEREMA

  Ce convoi circule à vitesse normale, mêlé au trafic et avec une pondération de kpcn = 1,1.
  Les roues ont un impact de à 0,40 m par 0,40 m avec un entraxe transversal de 2,25 m. L’encombrement transversal du
  véhicule est de 2,65 m.




       Figure 12 : Caractéristiques de la grue automotrice 108 tonnes à 9 essieux – Extrait du guide du CEREMA

       2.14.3.3 Engins de chantier
  Aucun passage d’engin de chantier non couvert par les charges civiles réglementaires considérées n’est pris en compte
  sur l’ouvrage.

       2.14.3.4 Autres charges routières
  L’ouvrage ne doit supporter aucun convoi militaire.

       2.14.3.5 Charges de trottoirs et charges de foule
  L’ouvrage ne comportant aucun trottoir, seuls les groupes de charges gr1a, gr1b et gr2, dont les valeurs
  caractéristiques sont définies par le tableau AN4.4a de la norme NF EN 1991-2/NA, sont applicables sur l’ouvrage.
  Compte tenu de sa situation géographique, il n’y a pas lieu de calculer l’ouvrage avec le modèle de foule défini dans
  l’article 4.3.5 de la norme NF EN 1991-2.

  2.14.4 Charges pour la vérification à la fatigue
  (normes NF EN 1991-2 et NF EN 1991-2/NA)
  Le modèle de charge de fatigue à utiliser pour la justification de l’ouvrage est le modèle n°3 (FLM3) au sens de l’article
  4.6.4 de la norme NF EN 1991-2.
  Ce modèle consiste en quatre essieux, chacun ayant deux roues identiques. Le poids de chaque essieu est égal à 120
  kN et la surface de chaque roue est un carré de 0,40 m de côté.




                                RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                               49




  Conformément à la Clause 4.6.4(3) de la norme NF EN 1991-2/NA, un seul véhicule par voie lente est pris en compte.
  Le modèle de charge est centré sur une voie de 3 m de largeur positionnée sur la voie lente de 3,5 m de large.
  En outre, les hypothèses pour les vérifications en fatigue sont complétées par les éléments suivants :
                      Nobs = 500 000 (nombre de PL par an et par voie lente) correspondant aux routes locales avec un
                       faible trafic de camions ;
                      Trafic de type « moyenne distance » conformément au tableau 4.7 de la NF EN 1991-2.

  2.14.5 Engins et matériels de chantier

       2.14.5.1 Matériels spéciaux
  Le poids propre des matériels spéciaux de lançage est évalué à partir d’un métré en attribuant à la matière son poids
  volumique moyen.
  Le poids propre des équipages mobiles et des autres matériels spéciaux utilisés pour la construction de la dalle du
  tablier mixte est évalué à partir d’un métré en attribuant à la matière son poids volumique moyen.

  2.14.6 Dénivellations d’appuis parasites
  En service, les calculs tiennent compte d’un tassement de 3 mm considéré successivement sur chacun des appuis.
  Les dénivellations d’appuis sont issues de la notice G2 PRO. Elles sont données pour les systèmes de fondations
  superficielles. Les valeurs sont les suivantes :
                      Pour la pile P1 : 0,3cm
                      Pour la pile P2 : 0,3cm

  2.14.7 Actions en cours d’exécution autres que les actions permanentes et thermiques
  (normes NF EN 1991-1-6 et NF EN 1991-1-6/NA)
  En construction, le titulaire considère au minimum les charges caractéristiques de construction suivantes :
                      une charge Qca représentant le personnel et le petit outillage modélisée par une charge
                       uniformément répartie qca,k de 1,0 kN/m² ;
                      une charge Qcb représentant le stockage d’éléments déplaçables modélisée par une charge
                       uniformément répartie qcb,k de 0,2 kN/m² et une charge concentrée Fcb,k de 100 kN.

  En outre, dans sa note d’hypothèses générales, le titulaire précise la valeur des charges suivantes en fonction du
  matériel qu’il prévoit d’utiliser :
                      une charge Qcc représentant les équipements non permanents et prise égale à sa valeur réelle, avec
                       toutefois un minimum aussi pénalisant qu’une charge uniformément répartie de valeur
                       caractéristique qcc,k égale à 0,5 kN/m² ;
                      une charge Qcd représentant les machines et équipements lourds déplaçables et prise égale à sa
                       valeur réelle ;
                      une charge Qce représentant les accumulations de matériaux de rebut déplaçables et prise égale à
                       sa valeur réelle ;
                      une charge Qcf représentant les charges dues à des parties d’une structure dans des phases
                       provisoires, avant que les actions définitives ne développent leurs effets ; pour la détermination de
                       cette charge, conformément au tableau A.1 de l’annexe A de la norme NF EN 1991-1-1, le poids
                       volumique du béton frais est à majorer de 1 kN/m3 par rapport au poids volumique du béton durci.
                      Les actions spécifiques à la méthode de construction, en particulier le poids propre des ouvrages
                       provisoires et des matériels spéciaux : avant-bec, équipages mobiles, etc.
  L’action du vent en construction Q doit être déterminée conformément à la norme NF EN 1991-1-4 et à son annexe
                                    wk
  nationale, en prenant comme données particulières celles indiquées au sous-article intitulé « Vent » du présent article
  du présent CCTP.
  L’action du séisme n’est pas à prendre en compte pendant les phases de construction de l’ouvrage.

                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                                                                  ED2
                                                               50




  2.14.8 Charge accidentelle sur les passages de service
  (normes NF EN 1991-2 et NF EN 1991-2/NA)
  Dans le cas où un poids lourd est susceptible de rouler sur les passages de service de l’ouvrage, la charge définie par
  l’article 4.7.3.1 de la norme NF EN 1991-2 doit être considérée.

  2.14.9 Chocs sur les bordures et longrines d’ancrage
  (normes NF EN 1991-2 et NF EN 1991-2/NA)
  Il est rappelé que la charge accidentelle, définie par l’article 4.7.3.2 de la norme NF EN 1991-2 et correspondant à un
  impact sur les bordures ou les longrines d’ancrage, doit être prise en compte.

  2.14.10             Chocs de véhicules sur le tablier
  (normes NF EN 1991-1-7 et NF EN 1991-1-7/NA)
  L’ouvrage ne franchissant aucune voie routière, il n’y a pas lieu de justifier son tablier vis-à-vis des chocs définis par
  l’article 4.3.2 des normes NF EN 1991-1-7 et NF EN 1991-1-7/NA.

  2.14.11             Chocs de véhicules sur les dispositifs de retenue
  (normes NF EN 1991-2 et NF EN 1991-2/NA)

       2.14.11.1 Dispositifs de retenue marqués CE
  Les efforts transmis à la structure sont indiqués par le titulaire (moment d’axe longitudinal et effort transversal), les
  justifications étant menées conformément à l’article 4.7.3.3 de la norme NF EN 1991-2.
  Conformément à l’alinéa (2) de cet article, afin d’éviter la détérioration de la structure lors d’un choc réel, ces efforts
  doivent correspondre à la défaillance locale du dispositif de retenue (ancrage ou montant de la barrière). L’attention du
  titulaire est attirée sur le fait que cette défaillance n’a pas nécessairement été atteinte lors des essais de choc
  normalisés, conformément à l’alinéa 9 de l’article 5.1 de la norme NF EN 1317-1.
  Pour le dimensionnement de la structure et de ses fondations, ces efforts sont multipliés par 1,25 à l’ELU fondamental
  et par 1,00 à l’ELS caractéristique.

  2.14.12             Vent
       (normes NF EN 1991-1-4 et NF EN 1991-1-4/NA)
          Généralités
  Il est rappelé que les effets du vent sur l’ouvrage doivent être déterminés en construction et en service, et que, pour
  cette seconde situation, deux types de vent doivent être considérés :
                      un vent Fwk, non cumulable aux charges de trafic, calculé avec la valeur de base de la vitesse de
                       référence indiquée dans le tableau ci-dessous, et appliqué sur le tablier seul sans trafic ;
                      un vent Fwk,trafic, cumulable aux charges de trafic, calculé avec la même valeur de base de la
                       vitesse de référence et appliqué sur la hauteur du tablier et des véhicules conformément à l’alinéa (a)
                       de l’article 8.3.1.5 de la norme NF EN 1991-1-4 ; conformément à la norme NF EN 1990/A1/NA, cette
                       force de vent doit être pondérée par un coefficient y0 pris égal à 0,6.

          Données particulières
  Les paramètres à utiliser pour le calcul des effets du vent sont :

                                 Coefficient                                               Valeur


                          Localisation/Département                                           86




                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                                                                    ED2
                                                               51




                                   Région                                                     1


                          Hauteur de référence ze                                           15 m


                         Vitesse de référence Vb,o                                         22m/s


                        Coefficient de direction Cdir                                         1


            Coefficient de saison Cseason (en construction)                                   1


                            Catégorie de terrain                                              II

                                            Tableau 4 : Données de vent du projet



  Pour les justifications en service du tablier mixte à poutres, l’aire de référence est calculée sur la base d’une seule
  poutre, conformément à l’article 8.3.1 de la norme NF EN 1991-1-4. Pour ses justifications en construction, avant mise
  en œuvre de la dalle en béton, l’aire de référence est majorée de 50 % pour tenir compte de la deuxième poutre et le
  coefficient de force est pris égal à 2,0, conformément à l’alinéa (1) de l’article 7.7 de la norme NF EN 1991-1-4/NA.

       Coefficient structural C C
                               s d
  (note 2 de l’article 8.2 de la norme NF EN 1991-1-4)
  L’ouvrage étant insuffisamment rigide en service et en construction, il est nécessaire, pour toutes les justifications vis-à-
  vis du vent, de procéder au calcul de la réponse dynamique du pont pour déterminer la valeur du coefficient structural
  C C défini dans l’alinéa (1) de l’article 8.2 de la norme NF EN 1991-1-4.
    s d
          Considérations particulières
  L’ouvrage est équipé garde-corps implanté en rive de l’ouvrage à l’extérieur de la corniche caniveau et doit respecter les
  prescriptions architecturales indiquées dans le cahier architectural.
  Un écran de protection des chiroptères est prévu au droit des zones de survol. Cet écran est composé d’une ossature
  métallique permettant de tendre un filet d’une hauteur de 4,0 m par rapport au niveau de l’axe de la RN147.
  Sécuritairement, on considère la présence de cet écran sur une partie de l’ouvrage pour le calcul de la prise au vent. Le
  filet ayant des mailles de 3 x 3 cm, on le considère comme un écran plein

  2.14.13             Neige
  (normes NF EN 1991-1-3 et NF EN 1991-1-3/NA)
  Compte tenu de la nature de l’ouvrage et de sa situation géographique, il n’y a pas lieu de le justifier vis-à-vis de la
  neige.

  2.14.14             Actions thermiques
  (normes NF EN 1991-1-5 et NF EN 1991-1-5/NA)
  Les effets de la température sont déterminés conformément aux indications des normes NF EN 1991-1-5 et NF EN
  1991-1-5/NA, en considérant notamment que :
                      le module du béton à prendre en compte est le module instantané ;
                      le module de cisaillement des appareils d’appui en élastomère fretté est le module nominal ;
                      le coefficient de dilatation thermique de la charpente métallique est fixé à 1,2.10 -5 m/m/C,
                       conformément à l’alinéa (1) de l’article 3.2.6 de la norme NF EN 1993-1-1 ;



                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                                                                    ED2
                                                              52




                       le coefficient de dilatation thermique du béton est fixé à 10-5 m/m/C conformément au paragraphe (5)
                        de l’article 3.1.3 de la norme NF EN 1992-1-1.
                                                                                                             -5
  Pour le calcul des variations de longueur du pont, le coefficient de dilatation thermique est fixé à 1,2.10 m/m/C pour
  tous les matériaux structuraux, conformément à l’alinéa (3) de l’article 5.4.2.5 de la norme NF EN 1994-2.



       2.14.14.1 Variations uniformes de la température
  Conformément aux normes NF EN 1991-1-5 et NF EN 1991-1-5/NA, l’ouvrage étant situé dans le département de la
  Vienne, les efforts dans la structure, dus aux variations uniformes de température, sont calculés avec les températures
  extrêmes dans le tablier T suivantes :
                             e


                                                               Max                                 Min

            Températures extrêmes de                           40°C                               -20°C
                l’air sous abri T

                       Corrections DT                          4°C                                 5°C

                Températures extrêmes                          44°C                               -15°C
                  dans le tablier Te

                                                   Tableau 5 : température

       2.14.14.2 Gradient thermique dans le tablier
  Il est rappelé que seuls les gradients thermiques verticaux linéaires sont à considérer.

       2.14.14.3 Gradient thermique dans les appuis en béton
  Conformément à l’article 6.2.2 de la norme NF EN 1991-1-5, il convient de tenir compte d’un gradient thermique linéaire
  de 5 °C entre les faces extérieures opposées des piles en béton et de 15 °C entre les faces intérieures et extérieures
  des murs en béton.

       2.14.14.4 Action différentielle de la température entre l’acier et le béton des ouvrages en ossature
                 mixte
  L’action différentielle de la température entre l’acier et le béton de la dalle de l’ouvrage en ossature mixte est modélisée
  par une différence de température de +/-10°C entre la dalle et la charpente, conformément à l’alinéa (2) de l’article 6.1.2
  de la norme NF EN 1991-1-5/NA.

       2.14.14.5 Action caractéristique de la température
  L’action caractéristique de la température T est obtenue en combinant l’effet d’une variation uniforme de température
                                              k
  (positive ou négative et notée VUT ci-après) et l’effet d’un gradient thermique (positif ou négatif et noté GT ci-après) de
  la façon suivante : T = VUT + 0,75.GT ou T = GT + 0,35.VUT
                        k                       k

  2.14.15              Efforts transmis par les mailles de protection chiroptères démontables
  Les efforts transmis à la structure par les écrans de protection chiroptères (démontables et sécurisés) sont :
  Charges permanentes : poids propre de l’ensemble selon les préconisations du fabricant
  Vent : charges à calculer selon les modalités précisées dans le paragraphe 7.4.1 de la norme NF EN 1991-1-4 et en
  retenant les paramètres précisés au sous-article intitulé « Vent » de l’article intitulé « Actions et sollicitations » du
  chapitre 2 du présent CCTP.

                                    RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                                                                   ED2
                                                              53




  Efforts de garde-corps : les écrans ont la fonction de garde-corps de service, les charges sur garde-corps de service
  soit : une charge horizontale due au trafic, repartie uniformément à 1,20m de hauteur avec une valeur caractéristique de
  1.0 kN/m et une charge verticale due au trafic repartie uniformément avec une valeur caractéristique de 1.0kN/m



  2.14.16             Conditions de circulation pendant les opérations de vérinage du tablier
  En service, le vérinage du tablier s’effectue en considérant l’ouvrage soumis sur toute sa largeur aux seules charges de
  type UDL du modèle de charge LM1.

  2.14.17             Efforts horizontaux transmis par le tablier aux appareils d’appui

       2.14.17.1 Cas des appareils d’appui en élastomère fretté
  Dans le cas d’appareils d’appui en élastomère fretté, la répartition des efforts horizontaux entre les différents appuis est
  calculée en prenant en compte les raideurs réelles des appareils d’appui, des appuis et des fondations.

       2.14.17.2 Efforts pendant le lançage
  L’effort horizontal de lançage en tête de pile est déterminé en fonction :
                     de la descente de charges ;
                     de la pente de la structure au droit de l’axe de l’appui (influence du profil en long théorique de
                      l’ouvrage) ;
                     des frottements internes des chaises de lancement ;
                     de l’effet d’adhérence au début de chaque phase de lancement (coefficient de frottement plus
                      important au démarrage).
  Les justifications de la charpente au lançage sont à la charge du titulaire

  2.14.18             Chocs de véhicules sur les appuis
  (normes NF EN 1991-2 et NF EN 1991-2/NA)
  Aucun des appuis de l’ouvrage n’est susceptible d’être soumis à un choc de véhicules.

  2.14.19             Poids et poussée des terres en contact avec l’ouvrage
  Sauf proposition différente et justifiée de l’entrepreneur, lorsqu’elles ne sont pas définies dans le dossier géotechnique,
  les caractéristiques des terres et remblais en contact avec l’ouvrage sont les suivantes :

                      poids volumique égale à 20 kN/m3 ;
                      cohésion nulle, angle de frottement interne 30°, module pressiométrique de 10 MPa ;
                      coefficient de poussée des terres derrière les culées déduit des tables de Caquot-Kerisel ;

  2.14.20             Charges d’exploitation sur les remblais d’accès et les appuis d’extrémité
  (normes NF EN 1991-2 et NF EN 1991-2/NA)
  Conformément aux articles 4.9 et 5.9 des normes NF EN 1991-2 et NF EN 1991-2/NA, tous les murs des culées doivent
  résister aux effets des charges verticales suivantes :
                      sur la chaussée, le modèle de charge LM1 pris en valeur caractéristique réduite de 30 % et dont les
                       charges des tandems peuvent être réparties uniformément sur un rectangle de 3 m de large et
                       2,20 m de long ;
                      sur les autres surfaces, une charge verticale uniformément répartie de 20kN/m².
  Pour la justification des murs garde-grève, on considère, outre les charges ci-dessus, l’effet d’une force verticale
  correspondant à l’essieu du tandem le plus lourd du modèle de charge LM1 combinée avec une force horizontale égale
  à 60 % de la force verticale, ces forces étant appliquées sur la chaussée au droit des murs garde-grève et non
  cumulées aux charges d’exploitation sur le remblai d’accès.
  Les effets des véhicules lourds de chantier ou des véhicules spéciaux autorisés à circuler sur l’ouvrage sont aussi à
  prendre en compte le cas échéant.


                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B       Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté          Rév.        3129/0309/20265
                                                                                                   ED2
                                                                54




  L’étude du ferraillage des culées en construction doit prendre en compte l’effet du compactage des remblais. Cette
  action est modélisée par une charge uniformément répartie de 20kN/m², appliquée sur toute la surface des terres
  retenues.

  2.14.21             Séisme

       2.14.21.1 Généralités
  D’après le décret n°2010-1255 du 22 octobre 2010 portant sur la délimitation des zones de sismicité du territoire
  français, la commune de Lussac-les-Château et la zone d’étude se situent en zone de sismicité faible (zone 2).
  Les calculs sismiques sont conduits selon le guide méthodologique du Cerema « Ponts en zone sismique – Conception
  et dimensionnement selon l’Eurocode 8 » d’août 2015, avec les paramètres suivants :
                      accélération de référence : agR = 0.7 m/s², associé à la zone de sismicité 2 et une durée de vie
                       théorique de l’ouvrage de 100 ans ;
                      coefficient d’importance gI = 1.2 associé à une catégorie d’importance III ;
                      soit une accélération horizontale de calcul : ag = gI.agR = 0.84 m/s² ;
                      et une accélération verticale de calcul : avg = 0,90 ag = 0.76
                      coefficient de sol S = 1 associé à une classe de sol : A ;
                      coefficient topographique ST = 1.2.


  La classe de sol et les raideurs dynamiques du sol de fondation sous sollicitations sismiques sont définies à partir des
  éléments du mémoire géotechnique de synthèse joint aux documents du marché. Elles sont déterminées sur la base
  des valeurs des vitesses de propagation des ondes de cisaillement dans le sol, conformément aux § 2.3 et 4.3.3 du
  chapitre 4 du guide méthodologique du Cerema « Ponts en zone sismique – Conception et dimensionnement selon
  l’Eurocode 8 » d’août 2015.
  Compte tenu de la zone de sismicité et de la catégorie d’importance de l’ouvrage, ces vitesses de propagation des
  ondes de cisaillement dans le sol sont établies sur la base d’un niveau de reconnaissance A, B ou C conformément aux
  recommandations du § 2.3.1 du chapitre 4 du chapitre 4 du guide méthodologique du Cerema « Ponts en zone
  sismique – Conception et dimensionnement selon l’Eurocode 8 » d’août 2015, c’est-à-dire :
                      Niveau A : de façon empirique à partir des essais (pressiométriques par exemple : pl, EM) et du
                       tableau de corrélation du tableau 8 du § 2.3 du chapitre 4 du guide méthodologique du Cerema
                       « Ponts en zone sismique – Conception et dimensionnement selon l’Eurocode 8 » d’août 2015 ;
                      Niveau B : à partir d’une interprétation affinée, par un géotechnicien, des essais (pressiométriques
                       par exemple : pl, Em) et autres données géotechniques disponibles ;
                      Niveau C : à partir de mesures spécifiques de type cross-hole, down-hole ou équivalent.


       2.14.21.2 Hypothèses applicables aux ouvrages autres que cadres ou portiques
       2.14.21.2.1-Séisme horizontal
  La conception parasismique de l’ouvrage selon cette direction est basée sur le principe d’isolation sismique
  (élastomères frettés classiques, q = 1).
  Le spectre de réponse élastique pour le calcul au séisme est déterminé comme indiqué dans les dans les § 2.5.2.1,
  2.5.2.3 et 2.5.3 du chapitre 4 du guide méthodologique du Cerema « Ponts en zone sismique – Conception et
  dimensionnement selon l’Eurocode 8 » d’août 2015, à partir des paramètres listés en tête du présent paragraphe.
  Le modèle de calcul doit prendre en compte le module de cisaillement dynamique des appareils d’appui en caoutchouc
  fretté. Sauf proposition différente du titulaire étayée par des essais spécifiques à sa charge, la valeur de ce module est
  prise égale à 1MPa. L’analyse sismique est menée en considérant l’inertie brute des sections des appuis et un
  coefficient de comportement q = 1. Le coefficient d’amortissement structurel est pris égal à 5 %.
  Une analyse spectrale multimodale est conduite selon chaque direction horizontale associée à l’utilisation des spectres
  de réponse (si q = 1) ou de calcul (si q > 1).
  Les forces statiques équivalentes correspondant aux différents modes de vibration sont déduites des spectres, à partir
  de la fréquence propre de ces modes et de leur facteur de participation. Le nombre de modes à prendre en compte et la


                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B       Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté             Rév.   3129/0309/20265
                                                                                                      ED2
                                                                  55




  façon de les combiner sont établis conformément aux 4.2.1.2 et 4.2.1.3 de la norme NF EN 1998-2 (et aux § 5.4.1 et
  5.4.2 du chapitre 4 du guide méthodologique du Cerema « Ponts en zone sismique – Conception et dimensionnement
  selon l’Eurocode 8 » d’août 2015).
  Toutefois, l’ouvrage satisfaisant aux critères de régularité définis au 4.2.2 de la norme NF EN 1998-2 (voir aussi § 5.3.1
  du chapitre 4 du guide méthodologique du Cerema « Ponts en zone sismique – Conception et dimensionnement selon
  l’Eurocode 8 » d’août 2015), il est possible d’appliquer une méthode spectrale simplifiée, basée sur la considération du
  seul mode fondamental dans chaque direction de calcul, en reportant la totalité de la masse vibrante sur ces modes
  fondamentaux, toujours conformément au 4.2.2 de la norme NF EN 1998-2 (et § 5.3.2 et 5.3.3 du chapitre 4 du
  document cité ci-dessus).
            2.14.21.2.2-Séisme vertical
  Le calcul selon la direction verticale est réalisé sur la base d’un comportement strictement élastique (q=1). Le spectre
  de réponse élastique pour ce calcul est déterminé comme indiqué aux § 2.5.2.1.2 et 2.5.2.3 du chapitre 4 du guide
  méthodologique du Cerema « Ponts en zone sismique – Conception et dimensionnement selon l’Eurocode 8 » d’août
  2015. Une analyse spectrale multimodale est conduite. Les forces statiques équivalentes correspondant aux différents
  modes de vibration sont déduites du spectre de réponse à partir de la fréquence propre de ces modes et de leur facteur
  de participation. Le nombre de modes à prendre en compte et la façon de les combiner sont établis conformément aux
  4.2.1.2 et 4.2.1.3 de la norme NF EN 1998-2 (et aux § 5.4.1 et 5.4.2 du chapitre 4 du guide méthodologique du Cerema
  « Ponts en zone sismique – Conception et dimensionnement selon l’Eurocode 8 » d’août 2015).
  Toutefois, l’ouvrage satisfaisant aux critères de régularité définis au § 5.3.1 du chapitre 4 du guide méthodologique du
  Cerema « Ponts en zone sismique – Conception et dimensionnement selon l’Eurocode 8 » d’août 2015, les réactions
  d’appui sous séisme vertical peuvent être calculées par des méthodes simplifiées, comme celle présentée dans le §
  5.3.4 du document cité ci-dessus.

            2.14.21.3 Combinaisons sismiques
  La combinaison des sollicitations provoquées par les différentes composantes du séisme est effectuée selon les
  indications du § 3.2 du chapitre 4 du guide méthodologique du Cerema « Ponts en zone sismique – Conception et
  dimensionnement selon l’Eurocode 8 » d’août 2015 et en particulier selon la relation E = ± E ± 0,3 E ± 0,3 E dans
                                                                                              1       2       3
  laquelle E est successivement la composante longitudinale, transversale puis verticale du séisme.
            i
  Conformément aux recommandations de ce guide, la combinaison telle que E représente la composante verticale de
                                                                                 1
  l’action sismique n’est en pratique à considérer que pour la justification des appareils d’appui et des tabliers
  précontraints le cas échéant. Il convient également de la prendre en compte le cas échéant pour la justification des piles
  inclinées en zones de sismicité moyenne ou forte, ou pour les piles de ponts situés à proximité de failles
  sismotectoniques.

  2.14.22                Actions spécifiques aux corniches caniveaux
  Pour la justification des corniches caniveaux, outre le poids de la boue indiqué ci-dessus, le titulaire considère une
  charge d’exploitation de 1,50 kN/ml représentant le poids du personnel d’entretien circulant dans le caniveau, ces deux
  charges n’étant pas cumulables.


  2.15 COMBINAISONS D’ACTIONS
  (normes NF EN 1990, NF EN 1990/A1, NF EN 1990/NA et NF EN 1990/A1/NA)

  2.15.1 Rappel des notations adoptées

            2.15.1.1 Actions générales
  G      : effet défavorable du poids propre et des superstructures, considérés avec leur valeur caractéristique
   k,sup
  supérieure
  G           : effet favorable du poids propre et des superstructures, considérés avec leur valeur caractéristique inférieure
      k,inf
  G         : effet défavorable des tassements d’appui
      set

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                                                                                                      ED2
                                                                  56




  P : effet de la précontrainte considérée avec sa valeur caractéristique
   k
  P       : effet de la précontrainte considérée avec sa valeur probable
      m
  T : effet de la température considérée avec sa valeur caractéristique
   k
  gr-c : effet des groupes de charges gr1a, gr1b, gr2, gr3 ou gr5 considérés avec leur valeur caractéristique
  gr-fq : effet des groupes de charges gr1a, gr1b, gr2, gr3 ou gr5 considérés avec leur valeur fréquente
  gr-a : effet des groupes de charges gr1a, gr1b, gr2, gr3 ou gr5 considérés avec leur valeur d’accompagnement
  F : effet du vent considéré avec sa valeur caractéristique
   wk
  F          : effet du vent concomitant à la circulation
   wk,trafic
  F : effet d’une action accidentelle
   a
  W : effet du vent en cours d’exécution
   e
  Q : effet des charges de construction
   c
  L’attention du titulaire est attirée sur le fait que les effets du retrait et du fluage du béton ne figurent pas dans les
  combinaisons explicitées ci-dessous pour en simplifier le formalisme mais sont bien à prendre en compte dans tous les
  états limites avec une pondération unité.

  2.15.2 Combinaisons d’actions à l’état limite de service

           2.15.2.1 En service, combinaisons caractéristiques
  Le titulaire considère les combinaisons d’actions suivantes :
                         G           +G           +G
                                                  + P + gr1a-c + 0,6.T
                              k,sup        k,inf     k  set             k
                         G       +G       +G     + P + gr1a-c + 0,6.F
                            k,sup    k,inf    set    k                  wk,trafic
                         G       +G       +G     + P + gr1b-c
                            k,sup    k,inf    set    k
                         G       +G       +G     + P + gr2-c + 0,6.T
                            k,sup    k,inf    set    k                k
                         G       +G       +G     + P + gr3-c + 0,6.T
                            k,sup    k,inf    set    k                k
                         G       +G       +G     + P + T + gr1a-a
                            k,sup    k,inf    set    k   k
                         G       +G       +G     +P +F
                            k,sup    k,inf    set    k   wk
                         G       +G       +G     + P + gr5-c + 0,6.T
                            k,sup    k,inf    set    k                k

           2.15.2.2 En service, combinaisons fréquentes
  Le titulaire considère les combinaisons d’actions suivantes :
                         G           +G           +G
                                                  + P + gr1a-fq + 0,5.T
                              k,sup        k,inf     k  set             k
                         G       +G       +G     + P + gr1b-fq
                            k,sup    k,inf    set    k
                         G       +G       +G     + P + 0,6.T
                            k,sup    k,inf    set    k        k
                         G       +G       +G     + P + 0,2.F
                            k,sup    k,inf    set    k        wk
                         G       +G       +G     + P + gr5-fq
                            k,sup    k,inf    set    k




                                      RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B          Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté     Rév.       3129/0309/20265
                                                                                                 ED2
                                                                                    57




       2.15.2.3 En service, combinaisons quasi permanentes
  Le titulaire considère la combinaison d’actions suivantes :
                      G           +G           +G         + P + 0,5.T
                           k,sup        k,inf        set      k        k

       2.15.2.4 En phase de construction
  Le titulaire considère les combinaisons d’actions suivantes :
                      G           +G           +P
                                                +Q       +F
                           k,sup        k,infwk    c m
                      G       +G       +P +T +Q
                         k,sup    k,inf   m  k   c

  2.15.3 Combinaisons d’actions à l’état limite ultime de résistance

       2.15.3.1 Combinaisons fondamentales, en service
  Le titulaire considère les combinaisons d’actions suivantes :
                      1,35.G            +G             + 1,20.G           +P       + 1,35.gr1a-c + 1,50. (0,6.F               )
                                k,sup           k,inf                set        m                                  wk,trafic
                      1,35.G            +G             + 1,20.G           +P       + 1,35.gr1b-c
                                k,sup           k,inf                set        m
                      1,35.G            +G             + 1,20.G           +P       + 1,35.gr2-c
                                k,sup           k,inf                set        m
                      1,35.G            +G             + 1,20.G           +P       + 1,35.gr3-c
                                k,sup           k,inf                set        m
                      1,35.G            +G             + 1,20.G           +P
                                                               + 1,5.T + 1,35.gr1a-a
                                k,sup           k,inf                set
                                                                      k         m
                      1,35.G       +G       + 1,20.G     + P + 1,50.F
                              k,sup    k,inf          set    m          wk
                      1,35.G       +G       + 1,20.G     + P + 1,35.gr5-c
                              k,sup    k,inf          set    m

       2.15.3.2 Combinaisons fondamentales, en phase de construction
  Le titulaire considère les combinaisons d’actions suivantes :
                      1,35.G            +G             +P       + 1,50.F
                                                            + 1,35.Q
                                k,sup           k,inf    wk  m       c
                      1,35.G       +G       + P + 1,50.T + 1,35.Q
                              k,sup    k,inf    m        k         c

       2.15.3.3 Combinaisons accidentelles
  Le titulaire considère la combinaison d’actions suivante :
                      G           +G           +G         +P        + F + 0,5.T
                           k,sup        k,inf        set         m      a        k
  L’ouvrage étant situé en zone sismique, les combinaisons définies au § 3.3 du chapitre 4 du guide méthodologique du
  Cerema « Ponts en zone sismique – Conception et dimensionnement selon l’Eurocode 8 » d’août 2015 doivent
  également être prises en compte.
  Les combinaisons des effets en situation sismique de calcul sont rappelées ci-dessous :
                      G +P +A    + y gr-c + Q
                        k  m   Ed    21        2
  Pour les justifications de certains équipements, par exemple les appareils d’appui et les joints de chaussée, il convient
  en outre de prendre en compte la moitié des effets des actions thermiques caractéristiques (S ) ainsi que les effets des
                                                                                                 th
  déformations différées (retrait, fluage…) (S ). La combinaison sismique devient alors :
                                              diff
                      G +P +A    + y gr-c + Q + 0,5.S + S
                        k  m   Ed    21       2       th   diff




                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                                                                                           ED2
                                                                        58




  Pour ces combinaisons, le pont n’étant pas considéré comme un ouvrage urbain à trafic intense, le coefficient y de
                                                                                                                 21
  pondération des charges d’exploitation est pris égal à 0.
  Q2 représente la valeur quasi-permanente des actions de longue durée, poussée des terres, poussée hydrostatique,
  poussée hydrodynamique…

  2.15.4 Équilibre statique
  Il convient de vérifier l’équilibre statique de la structure pendant toutes les phases de construction.
  Celui-ci doit être assuré sous la combinaison d’actions : 1,05.G                   + 0,95.G           +P       + 1,35.Q
                                                                             k,sup              k,inf        m              c
  dans laquelle G          et Q sont la fraction de poids propre et la fraction de charges en cours d’exécution défavorables à
                    k,sup       c
  l’équilibre et G       est la fraction de poids propre favorable à l’équilibre.
                   k,inf
  Dans tous les cas, en phase de lancement de l’ossature, le titulaire prend une erreur de positionnement longitudinal du
  tablier d’un mètre.

  2.15.5 Combinaisons d’actions à l’état limite ultime de fatigue
  (norme NF EN 1992 -1-1)
  Le titulaire considère la combinaison d’actions suivante :
                       G           +G           +G         +0,6.T + FLM3
                            k,sup        k,inf        set         k
  À cet effet, il considère les deux bornes de la combinaison de base non cyclique G                             +G           +G         +0,6.T et y
                                                                                                        k,sup         k,inf        set         k
  ajoute ensuite, séparément, l’effet de FLM3.


  2.16 JUSTIFICATION DU TABLIER

  2.16.1 Généralités

       2.16.1.1 Classes d’exposition et enrobages minimal vis-à-vis de la durabilité des aciers passifs du
                tablier
  (normes NF EN 206+A2/CN+A2, NF EN 1992-1-1, NF EN 1992-1-1/NA, NF EN 1992-2 et NF EN 1992-2/NA)
  Le tableau ci-dessous précise les classes d’exposition des différents parements du tablier au sens des normes NF EN
  206+A2/CN+A2, NF EN 1992-1-1, NF EN 1992-1-1/NA, NF EN 1992-2 et NF EN 1992-2/NA. L’enrobage vis-à-vis de la
  durabilité, C         , des aciers passifs associés à ces parements seront déterminés par le calcul de phase exécution
                min,dur
  établis par le bureau d’études et soumis au visa du maitre d’œuvre.

                                                  Parement                                      Classes d’exposition


                Longrines d’ancrage des dispositifs de retenue                         XC4 / XD3 / XF2 (G+S)


                Extrados du tablier (protégé par étanchéité)                           XC3 / XF1


                Sous-face du tablier                                                   XC4 / XF2

                                                 Tableau 6 : classes d’exposition béton tablier

  Les classes d’exposition indiquées pour le calcul des enrobages peuvent être simplifiés pour la formulation réelle du
  béton.



                                    RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B        Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté                          Rév.             3129/0309/20265
                                                                                                                    ED2
                                                               59




       2.16.1.2 Règles relatives aux tabliers en ossature mixte
  (normes NF EN 1994-2 et NF EN 1994-2/NA)
  Les justifications du tablier en ossature mixte sont menées conformément aux normes NF EN 1994-2 et NF EN 1994-
  2/NA.
  Les limites d’élasticité de calcul des aciers de charpente sont définies par la norme NF EN 10025 en fonction, d’une
  part, de la nuance et du mode de laminage de l’acier définis au chapitre 3 du présent CCTP et, d’autre part, de
  l’épaisseur de la partie d’ouvrage considérée.
  Les vérifications de la dalle en béton du tablier sont de deux natures :
                      une vérification de la dalle considérée comme semelle supérieure des poutres et pièces de pont de
                       l’ouvrage ;
                      une vérification de la dalle en flexion locale.

       2.16.1.3 Règles relatives aux armatures de flexion transversale et locale
  Les règles définies pour la flexion générale s’appliquent tant pour le béton armé que pour le béton précontraint. En ce
  qui concerne les règles d’ouvertures des fissures, en l’absence de précontrainte transversale, il y a lieu d’appliquer
  celles retenues pour le béton précontraint lorsqu’on justifie les sections situées au voisinage des câbles longitudinaux.

  2.16.2 Justification du tablier de l’ouvrage mixte acier-béton

       2.16.2.1 Généralités
  L’ouvrage est calculé à l’aide d’un programme proposé par le titulaire et soumis à l’acceptation du maître d’œuvre.
  L’ouvrage fait l’objet, à l’ELS et à l’ELU, de deux calculs complets distincts :
                      un calcul de l’état à court terme à la mise en service de l’ouvrage, avec un coefficient d’équivalence
                       acier/béton égal à n0 = Ea/Ecm, tenant compte du phasage de construction, y compris pour les effets
                       du retrait ;
                      un calcul de l’état à long terme au temps infini, avec un coefficient d’équivalence acier/béton
                       dépendant du type de chargement appliqué et de la fonction de fluage du béton dans le temps, tenant
                       compte du phasage de construction (dans ce calcul, les effets du retrait sont calculés sur la structure
                       dans son schéma statique final).
  Dans ces deux calculs, la prise en compte des phénomènes de retrait de la dalle en béton s’effectue selon les
  indications du sous-article « Retrait et fluage » de l’article « Actions et sollicitations » du chapitre 2 du présent CCTP.
  La dalle en béton étant construite par plots, les différentes valeurs du coefficient d’équivalence à long terme sont
  déterminées à partir des indications de l’annexe B.1 de la norme NF EN 1992-1-1, sur la base d’un planning précis de
  construction. Le titulaire peut adopter les hypothèses simplificatrices suivantes :
                      l’âge du béton est considéré comme identique pour tous les plots et égal à leur âge moyen ;
                      les superstructures peuvent être considérées comme réalisées simultanément sur l’ensemble de
                       l’ouvrage et à la date finale de leur réalisation.
  L’ouvrage étant construit avec des dénivellations d’appui, ces dernières doivent être considérées dans les calculs de
  l’ouvrage aussi bien à court terme qu’à long terme. Pour le calcul à long terme, l’âge du béton est pris égal à l’âge
  moyen des plots si l’âge de tous les plots, au moment de l’application des dénivellations d’appui, est supérieur à 14
  jours. Pour le calcul du coefficient d’équivalence à long terme, les dénivellations d’appui sont considérées comme une
  précontrainte réalisée par déformations imposées.
  Les tassements d’appui, dont la valeur est définie au sous-article intitulé « Dénivellations d’appui parasites » de l’article
  « Actions et sollicitations » du chapitre 2 du présent CCTP, ne sont considérés que dans le calcul de l’ouvrage à long
  terme. Pour le calcul du coefficient d’équivalence à long terme, les tassements d’appui sont considérés comme une
  précontrainte réalisée par déformations imposées.
  L’effet des charges de trafic et des charges climatiques (neige, vent et effets thermiques) est calculé sur la structure
  mixte homogénéisée avec le coefficient d’équivalence à court terme n , pour le calcul à court terme comme à long
                                                                          0
  terme.




                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                                                                    ED2
                                                               60




       2.16.2.2 Détermination des sollicitations de flexion longitudinale
  Conformément à l’article 5.4.2 de la norme NF EN 1994-2, les sollicitations sont évaluées par une analyse élastique
  linéaire sans redistribution des moments fléchissants mais tenant compte des effets de la fissuration de la dalle par un
  processus en deux étapes.
  Dans une première analyse, dite non fissurée, il convient de calculer l’enveloppe des sollicitations pour les
  combinaisons caractéristiques à court terme et à long terme en utilisant la rigidité en flexion des sections non fissurées
  (acier + béton + armatures). Dans les zones où la contrainte de traction sous combinaison ELS caractéristique exercée
  sur la fibre extrême du béton dépasse le double de la résistance moyenne à la traction f          , le béton est considéré
                                                                                                ctm
  comme fissuré. Cette analyse permet de déterminer l’étendue des zones fissurées de part et d’autre des appuis
  intermédiaires.
  Dans une seconde analyse, dite fissurée, il convient de calculer l’enveloppe des sollicitations pour toutes les
  combinaisons à court terme et à long terme en utilisant la rigidité en flexion des sections fissurées (acier + armatures)
  dans les zones fissurées déterminées lors de la première analyse et la rigidité en flexion des sections non fissurées
  (acier + béton + armatures) partout ailleurs.
  S’agissant d’études d’exécution, l’utilisation de la méthode simplifiée définissant de manière forfaitaire la longueur des
  zones fissurées et définie dans la norme NF EN 1994-2 n’est pas autorisée.
  Dans l’analyse fissurée, les effets isostatiques ou primaires du retrait et du gradient thermique ne sont pas appliqués
  dans les zones fissurées pour calculer leurs effets hyperstatiques ou secondaires.
  Pour le calcul des sollicitations, les largeurs participantes de la dalle sont considérées comme constantes par travée et
  égales à la valeur à mi-portée.
  À défaut d’un calcul plus précis, le titulaire peut considérer que les éléments transversaux de type pièces de pont ou
  diaphragmes, connectés à la dalle en béton, ont un comportement de type « structure mixte non fissurée » pour le
  calcul des sollicitations auxquels ils sont soumis.

       2.16.2.3 Justifications des sections à l’ELU
  Les justifications à l’ELU sont conduites selon la section 6 de la norme NF EN 1994-2, la classe de chaque section de
  poutre étant déterminée conformément à l’article 5.5 de cette norme. Il est rappelé que :
                      les sections de classe 1 et 2 peuvent être justifiées en plasticité ou en élasticité ;
                      les sections de classe 3 sont justifiées en élasticité (dans le cas où l’âme est de classe 3, ces sections
                       peuvent être justifiées en plasticité après reclassement de l’âme en classe 2, les autres éléments de
                       la section étant de classe 1 ou 2) ;
                      les sections de classe 4 sont justifiées en élasticité après détermination de la section efficace ;
                      l’analyse plastique pour la résistance à la flexion est appliquée uniquement aux sections de classes 1
                       ou 2 et en l’absence de précontrainte par câbles.
  Dans l’analyse élastique, il est tenu compte du phasage de construction en ajoutant les contraintes dues aux actions
  exercées sur la structure métallique seule aux contraintes dues aux actions exercées sur la structure mixte. Par ailleurs,
  les effets isostatiques ou primaires du retrait et du gradient thermique sont toujours négligés à l’ELU.
  Dans le cas des sections de classe 4, la section efficace utilisée pour la vérification des différentes phases est
  déterminée à partir du diagramme de contraintes à l’ELU tenant compte du phasage de construction. Pour les sections
  comportant une âme et une semelle comprimée de classe 4, la détermination de la section efficace se fait en deux
  étapes en commençant par la réduction de la semelle. Lors du calcul des contraintes sur les sections efficaces finales,
  la même section efficace est utilisée indifféremment pour tous les cas de charge en tenant compte du phasage de
  construction.

       2.16.2.4 Maîtrise de la fissuration de la dalle en béton
  Pour le respect des conditions de maîtrise de la fissuration de la dalle en béton, le titulaire retient :
                      les valeurs limites d’ouverture des fissures wmax et la combinaison d’actions ELS à considérer
                       indiquées à l’article 7.3 de la norme NF EN 1992-2, pour les classes d’exposition définies au sous-
                       article « Généralités » du présent article du présent CCTP ;
                      les diamètres ou les espacements issus des tableaux 7.1 et 7.2 de la norme NF EN 1994-2.




                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                                                                     ED2
                                                                 61




       2.16.2.5 Généralités sur les justifications du tablier vis-à-vis de la fatigue
  Les justifications de la résistance à la fatigue sont effectuées avec les méthodes simplifiées décrites dans les normes
  NF EN 1992-2 et NF EN 1993-2 et en utilisant le modèle de charge de fatigue précisé dans le sous-article « Charges
  pour la vérification à la fatigue » de l’article « Actions et sollicitations » du chapitre 2 du présent CCTP.
  Les sollicitations sont calculées par une analyse globale élastique en tenant compte de la fissuration de la dalle dans les
  zones sur appuis intermédiaires, la combinaison à considérer étant celle indiquée dans le sous-article « Combinaisons
  d’actions à l’état limite ultime de fatigue » de l’article « Combinaisons d’actions » du chapitre 2 du présent CCTP.

       2.16.2.6 Justifications de la charpente vis-à-vis de la fatigue

       2.16.2.7 Généralités
  Les principes de justification de la charpente vis-à-vis de la fatigue sont définis dans la norme NF EN 1993-1-9 et
  retiennent le concept de durée de vie sûre défini à l’article 3 de cette norme.
  Pour ces justifications, le coefficient partiel sur la charge de fatigue g  est pris égal à 1,00 et le coefficient partiel de
                                                                           Ff
  sécurité pour la résistance à la fatigue g        à 1,35 pour les éléments « non redondants » et 1,15 pour les éléments
                                               Mf
  « redondants », étant entendu que :
                      les poutres principales et ses éléments transversaux sont des éléments « non redondants » ;
                      le caractère redondant des autres éléments est à apprécier au cas par cas.

       2.16.2.8 Calcul de l’étendue de contrainte normale
  L’étendue de contrainte normale est calculée de la façon suivante :
                      si le moment fléchissant maximal ou minimal induit des contraintes de traction dans la dalle, la
                       contrainte normale est déterminée en considérant les caractéristiques fissurées de la section mixte
                       pour les actions appliquées à la structure mixte ;
                      si le moment fléchissant maximal ou minimal induit des contraintes de compression dans la dalle, la
                       contrainte normale est déterminée en considérant les caractéristiques non fissurées de la section
                       mixte pour les actions appliquées à la structure mixte.

       2.16.2.9 Niveau des calculs de vérification à la fatigue
  Tous les assemblages soudés font l’objet d’une vérification à la fatigue selon les errements définis ci-dessus. Le titulaire
  doit en particulier contrôler avec précision les étendues de contraintes dans les éléments transversaux en flexion
  transversale, en supposant la dalle parfaitement encastrée au droit des montants verticaux.

       2.16.2.10 Justifications des armatures longitudinales vis-à-vis de la fatigue

       2.16.2.11 Généralités
  Les principes de justification des armatures longitudinales vis-à-vis de la fatigue sont définis dans la norme NF EN
  1992-1-1. Pour ces justifications, les coefficients partiels relatifs à la charge de fatigue g       et aux matériaux g
                                                                                                 F,fat                    S,fat
  sont pris respectivement égaux à 1,00 et 1,15.

       2.16.2.12 Calcul de l’étendue de contrainte normale
  L’étendue de contrainte normale est calculée en pondérant le convoi de fatigue par 1,75 dans les zones d’appui
  intermédiaires et par 1,40 dans les autres zones et selon les modalités suivantes :
                      si le moment fléchissant maximal ou minimal induit des contraintes de traction dans la dalle, la
                       contrainte normale est déterminée en considérant les caractéristiques fissurées de la section mixte
                       pour les actions appliquées à la structure mixte (il est tenu compte également du supplément de
                       contrainte qui traduit l’effet de rigidité du béton tendu entre fissures) ;
                      si le moment fléchissant maximal ou minimal induit des contraintes de compression dans la dalle, la
                       contrainte normale est déterminée en considérant les caractéristiques non fissurées de la section
                       mixte pour les actions appliquées à la structure mixte.



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                                                               62




       2.16.2.13 Justifications des connecteurs vis-à-vis de la fatigue

       2.16.2.14 Généralités
  Les principes de justification des connecteurs vis-à-vis de la fatigue sont définis dans les normes NF EN 1994-2 et NF
  EN 1994-2/NA. Pour ces justifications, les coefficients partiels relatifs à la charge de fatigue g et aux matériaux g
                                                                                                    Ff                  Mf,s
  sont pris respectivement égaux à 1,00 et 1,25.

       2.16.2.15 Calcul de l’étendue de cisaillement
  L’étendue de cisaillement dans les connecteurs est calculée à partir du flux de cisaillement déterminé en considérant
  les sollicitations issues de l’analyse globale fissurée et les caractéristiques non fissurées pour la résistance de la section
  mixte.

       2.16.2.16 Justifications de la charpente vis-à-vis du déversement
  Les justifications de la charpente vis-à-vis du déversement sont menées selon la méthode générale décrite au 6.3.4.1
  de la norme NF EN 1993-2.
  La charge critique traduisant le flambement latéral de la membrure comprimée est déterminée en considérant une
  section constituée de l’aire de la membrure et du tiers de l’aire de l’âme comprimée en tenant compte des variations
  d’épaisseur des tôles. Les déformations transversales sont bloquées sur les piles et les culées. Les éléments
  transversaux courants sont modélisés par des appuis élastiques discrets. La membrure est chargée par un effort
  normal variable.
  Le facteur de réduction c est déterminé en utilisant la courbe de flambement d définie au paragraphe 6.3 de la norme NF
  EN 1993-1-1.
  S’agissant d’études d’exécution, la méthode simplifiée décrite au 6.3.4.2 de la norme NF EN 1993-2 n’est pas autorisée.

       2.16.2.17 Justifications de la dalle en flexion locale

       Généralités
  Les justifications en flexion locale de la dalle sont menées conformément aux normes NF EN 1992-1-1, NF EN 1992-1-
  1/NA, NF EN 1992-2 et NF EN 1992-2/NA et avec les hypothèses complémentaires suivantes :
                      pour les calculs aux ELS, le coefficient d’équivalence acier/béton n est pris égal à 15 pour les bétons
                       courants et à 9 pour les BHP ;
                      la contrainte de compression du béton est limitée à 0,45.f ck sous combinaisons ELS quasi
                       permanentes et à 0,60.fck sous combinaisons ELS fréquentes et caractéristiques ;
                      pour la justification de la maîtrise de la fissuration des parements soumis à une classe d’exposition
                       XD ou XS, il est vérifié que l’ouverture des fissures est inférieure à 0.2 mm sous combinaisons ELS
                       fréquentes ;
                      pour la justification de la maîtrise de la fissuration des parements soumis à une classe d’exposition
                       XD ou XS, il est vérifié que l’ouverture des fissures est inférieure à 0.2 mm sous combinaisons ELS
                       fréquentes ;
                      la contrainte des armatures de béton armé est limitée à 300 MPa sous combinaisons ELS
                       caractéristiques.
  Compte tenu de ces conditions, il n’est pas prévu de vérification à la fatigue des armatures transversales de la dalle.

       Ferraillage vertical
  Des cadres en HA 12 sont obligatoirement disposés dans la dalle à raison d’au moins deux par mètre carré. Ils doivent
  maintenir la distance entre les nappes supérieures et inférieures et assurer les coutures non reprises par les aciers
  principaux, notamment vis-à-vis du fendage.

       2.16.2.18 Rails et accessoires
  Les rails de roulement laissés en place doivent être continus et dimensionnés pour les efforts liés à leur participation au
  fonctionnement de l’ouvrage et leur section est prise en compte dans le calcul des sections résistantes de l’ouvrage.



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                                                                                                     ED2
                                                                63




  2.16.3 Effets du séisme
  La justification au séisme du tablier est réalisée conformément aux prescriptions du § 4.1 du chapitre 5 du guide
  méthodologique du CEREMA « Ponts en zone sismique – Conception et dimensionnement selon l’Eurocode 8 » d’août
  2015.

  2.16.4 Justifications des ouvrages provisoires supportant une partie de l’ouvrage
  Si les flèches maximales de l’ouvrage provisoire sous l’action du béton frais dépassent la valeur limite de l/2000 + 2 cm
  sans être supérieure à l/300 (l est la portée exprimée en centimètres), il convient de justifier la fissuration durant le
  coulage du béton selon les méthodes définies dans la section 7 des normes NF EN 1992-1-1, NF EN 1992-1-1/NA, NF
  EN 1992-2 et NF EN 1992-2/NA.


  2.17 JUSTIFICATION DES APPAREILS D’APPUI
  (normes NF EN 1337-1, NF EN 1337-2, NF EN 1337-3 et NF EN 1337-5)

  2.17.1 Généralités
  Pour la détermination des réactions d’appui verticales au niveau des appareils d’appui, le titulaire tient compte des
  coefficients de répartition transversale et des coefficients de majoration dynamique des charges d’exploitation, quand il
  en est prévu.
  Pour la justification des appareils d’appui sur culées, ces dernières sont supposées bloquées par les dalles de transition
  frottant dans les remblais, et donc non déplaçables.

  2.17.2 Compléments concernant les appareils d’appui en élastomère fretté
  Les appareils d’appui sont justifiés comme indiqué dans les normes NF EN 1337-1, NF EN 1337-2 et NF EN 1337-3,
  dans la note d’information relative à l’application nationale de la norme NF EN 1337 éditée par le Sétra en décembre
  2006 et dans le chapitre 3 du document intitulé « Appareils d’appui en élastomère fretté : utilisation sur les ponts,
  viaducs et structures similaires – Guide technique » édité par le Sétra en juillet 2007, en notant que :
                      les demi-feuillets extérieurs peuvent être pris en compte dans le calcul ;
                      des feuillets de 10 mm sont possibles ;
                      l’épaisseur des frettes peut être prise au moins égale à 2 mm.
  S’agissant de l’application de la norme NF EN 1337-3, l’attention du titulaire est également attirée sur le fait que :
                      pour l’application de la clause 4.3.1.1, la valeur de module G = 0,9 est applicable ;
                      pour l’application de la clause 4.3.1.3, les exigences relatives aux très basses températures ne sont
                       pas applicables ;
                      pour l’application de la clause 4.3.3, le niveau d’essai 3 n’est pas exigé ;
                      pour l’application de la clause 4.3.5, seul l’essai décrit dans la clause 4.3.5.2 est exigé ;
                      l’essai d’adhérence en cisaillement PTFE/élastomère prévu au 4.3.7 est requis ;
                      pour l’application de la clause 5.3.3.a, la valeur de gm = 1 est applicable ;
                      la vérification sous les angles de rotation prévue au 5.3.3.4 est à faire à l’ELU ;
                      pour l’application de la clause 5.3.3.6, par souci de simplification, on applique dans la formule (15) la
                       réaction maximale sous combinaison ELU fondamentale et avec un module G égal à 0,9 ;
                      seule la valeur de KL = 1,0 est à prendre en considération ;
                      pour le calcul du coefficient de frottement, l’ouvrage n’étant pas situé en atmosphère tropicale, le
                       facteur correctif de 2/3 ne doit pas être pris en compte ;
                      les rotations aa et ab doivent inclure un défaut de pose d’une valeur égale à 0,01 rad, qui est ajouté à
                       la plus grande de ces rotations.

  2.17.3 Effets du séisme
  La justification au séisme des appareils d’appui est réalisée conformément aux prescriptions du § 5 du chapitre 5 du
  guide méthodologique du CEREMA « Ponts en zone sismique – Conception et dimensionnement selon l’Eurocode 8 »
  d’août 2015.


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                                                               64




  2.18 JUSTIFICATION DES APPUIS ET FONDATIONS

  2.18.1 Généralités
  (normes NF EN 1992-1-1, NF EN 1992-1-1/NA, NF EN 1992-2 et NF EN 1992-2/NA)

       2.18.1.1 Classes d’exposition et enrobages minimal vis-à-vis de la durabilité des aciers passifs des
                appuis et fondations
  Le tableau ci-dessous précise les classes d’exposition des différents parements des appuis au sens des normes NF EN
  206+A2/CN, NF EN 1992-1-1, NF EN 1992-1-1/NA, NF EN 1992-2 et NF EN 1992-2/NA. L’enrobage vis-à-vis de la
  durabilité, C         , des aciers passifs associés à ces parements seront déterminés par le calcul de phase exécution
                min,dur
  établis par le bureau d’études et soumis au visa du maitre d’œuvre.

                                         Parement                            Classes d’exposition

                        Culées                                        XC4 / XD2 / XF2 / XA1
                        Parements des piles                           XC4 / XF1
                        Intérieur piles creuses (le cas échéant)      XC3 / XF1
                        Semelles de fondation                         XC2 / XF1 / XA1(*)
                        Fondations profondes                          XC2 / XD2 / XA1
                                  Tableau 7 : classes d’exposition béton appuis et fondations

  Les classes d’exposition indiquées pour le calcul des enrobages peuvent être simplifiés pour la formulation réelle du
  béton.

       2.18.1.2 Règles générales relatives au calcul des appuis et fondations
  Les justifications des appuis sont menées conformément aux normes NF EN 1992-1-1, NF EN 1992-1-1/NA, NF EN
  1992-2 et NF EN 1992-2/NA et avec les hypothèses complémentaires suivantes :
                      pour les calculs aux ELS, le coefficient d’équivalence acier/béton n est pris égal à 15 pour les bétons
                       courants et à 9 pour les BHP ;
                      la contrainte de compression du béton est limitée à 0,45.f ck sous combinaisons ELS quasi
                       permanentes et à 0,60.fck sous combinaisons ELS fréquentes et caractéristiques ;
                      pour les justifications de la maîtrise de la fissuration des parements soumis à une classe d’exposition
                       XD ou XS, il est vérifié que l’ouverture des fissures est inférieure à 0.2 mm sous combinaisons ELS
                       fréquentes ;
                      pour les justifications de la maîtrise de la fissuration des parements soumis à une classe d’exposition
                       XC, il est vérifié que l’ouverture des fissures est inférieure à 0.3 mm sous combinaisons ELS
                       fréquentes ;
                      la contrainte des armatures de béton armé pour les appuis est limitée à 300 MPa sous combinaisons
                       ELS caractéristiques ;
                      la contrainte des armatures de béton armé pour les semelles est limitée à 400 MPa sous
                       combinaisons ELS caractéristiques ;
                      la contrainte des armatures de béton armé pour les fondations profondes est limitée à 333 MPa sous
                       combinaisons ELS caractéristiques ;
                      pour le calcul aux ELU des armatures de cisaillement, l’inclinaison q des bielles est telle que cotan(q
                       est compris entre 1,0 et 1,5.
  Compte tenu de ces conditions, il n’est pas prévu de vérification à la fatigue des appuis.
  Par ailleurs, les justifications relatives aux fondations vis-à-vis des critères géotechniques sont menées conformément
  aux normes NF EN 1997-1 et NF EN 1997-1/NA et aux normes NF P 94-261 (et son amendement NF P 94-261/A1), NF
  P 94-262 (et son amendement NF P 94-262/A1), NF P 94-270, NF P 94-281, NF P 94-282 (et ses amendements NF P
  94-282/A1 et NF P 94-282/A2).
  L’annexe Q de la norme NF P 94-262 est rendue contractuelle.


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                                                               65




  En l’absence de prescriptions particulières dans le présent article, les caractéristiques mécaniques des sols à prendre
  en compte pour le calcul des fondations sont tirées des éléments du mémoire géotechnique de synthèse joint au
  présent CCTP.

  2.18.2 Hypothèses sur les niveaux des eaux
  Un calcul hydrologique a donc été mené pour caractériser les débit décennal et centennal du Goberté.

       2.18.2.1 Niveaux des crues
  D’après les études des incidences hydrauliques, les niveaux des crues estimés sont présentés dans le tableau suivant,
  au niveau de l’ouvrage.

                                                            Niveau de la ligne d’eau (NGF)

                                 Crue décennale                       88,45 NGF

                                 Crue centennale                      88,69 NGF
                                      Tableau 8 : niveaux de la ligne d’eau du Goberté

  2.18.3 Chevêtre des piles et culées
  Les justifications des éléments en béton armé sont menées selon les règles spécifiées dans le paragraphe « Règles
  générales relatives au calcul des appuis » de l’article « Justification des appuis et fondations » du présent CCTP.
  Pour justifier la diffusion des réactions d’appui et des efforts concentrés, le titulaire respecte les prescriptions du guide
  « Diffusion des efforts concentrés, efforts de précontrainte et des appareils d’appui » édité par le Sétra en novembre
  2006.

  2.18.4 Stabilité des appuis
  Les justifications des éléments en béton armé sont menées selon les règles spécifiées dans le paragraphe « Règles
  générales relatives au calcul des appuis » de l’article « Justification des appuis et fondations » du présent CCTP.

       2.18.4.1 Dalles de transition
  Pour la justification de leurs ferraillages, les dalles de transition sont considérées comme des poutres isostatiques de
  longueur équivalente réduite à 0,8 fois leur longueur réelle pour tenir compte de l’appui non ponctuel côté remblai et se
  rapprocher de son comportement réel.
  Toutes les charges d’exploitation, ainsi que les charges de remblai sont appliquées. Les charges de freinage ne sont
  pas considérées.
  Les réactions d’appui des dalles de transition sur l’ouvrage sont calculées selon les hypothèses suivantes :
                      réaction maximale en considérant la dalle simplement appuyée à ses deux extrémités ;
                      réaction minimale nulle (dalle entièrement appuyée sur le remblai).
  Pour la détermination des réactions d’appui verticales du tablier et de la dalle de transition au niveau des fondations, il
  est tenu compte des coefficients de répartition transversale.
  Pour le dimensionnement du corbeau sur lequel repose la dalle de transition côté appui extrême de l’ouvrage (culée en
  général), la réaction de la dalle est répartie de façon linéique sur toute la longueur du corbeau.
  Le titulaire suppose que les semelles, raidisseurs et chevêtres d’appui constituent des poutres de répartition infiniment
  rigides dans le sens transversal, vis-à-vis de la transmission des efforts aux fondations (méthode de Courbon).
  Pour la détermination de la répartition des efforts horizontaux entre les différents appuis, les dalles de transition sont
  supposées n’exercer aucun blocage des culées vis-à-vis des efforts horizontaux amenés par le tablier.
  Pour la justification des appareils d’appui sur culées, ces dernières sont supposées bloquées par les dalles de transition
  frottant dans les remblais, donc non déplaçables.




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                                                                                                    ED2
                                                             66




       2.18.4.2 Estimation des déplacements
  Pour les appuis P1 et P2, la note de calcul fournit, outre les justifications de résistance habituelles, le calcul des
  tassements et des déplacements horizontaux.

       2.18.4.3 Prise en compte des imprécisions d’implantation
  Le calcul des appuis est effectué en prenant en compte un excentrement transversal ou longitudinal des charges
  verticales venant du tablier de ± 5 mm.

  2.18.5 Hypothèses pour les fondations

       2.18.5.1 Fondations superficielles
  La justification des fondations superficielles de l’ouvrage s’effectue conformément aux indications de la norme NF EN
  1997-1 (et de son amendement NF EN 1997-1/A1), de son annexe nationale, la norme NF EN 1997-1/NA, et de la
  norme de dimensionnement NF P 94-261 (et de son amendement NF P 94-261/A1), relative aux fondations
  superficielles.
  Les hypothèses pour le calcul des fondations superficielles sont conformes à la norme NF P 94-261 (et son
  amendement NF P 94-261/A1) et sont fixées à la suite de reconnaissances géotechniques complémentaires.

       2.18.5.2 Fondations profondes
  Les fondations considérées comme profondes sont les suivantes : pieux des piles.
  Les justifications des fondations profondes sont menées conformément aux règles décrites dans la norme NF P 94-262
  (et de son amendement NF P 94-262/A1).
  La détermination des efforts et des déplacements des fondations s’appuie sur un calcul de type élastoplastique avec
  prise en compte de la réaction du sol (calcul aux coefficients de réaction). En pied, le titulaire suppose les fondations
  encastrées et bloquées en translation suivant leur axe.
  En tête, le titulaire suppose les fondations encastrées dans les semelles.
  Les hypothèses pour le calcul des fondations profondes sont proposées par le titulaire en fonction des éléments
  présents dans le mémoire géotechnique de synthèse joint au présent CCTP. Elles sont soumises au visa du maître
  d’œuvre.
  Les hypothèses sur les fondations sont prises en compte dans la note des hypothèses générales.

  2.18.6 Effets du séisme

       2.18.6.1 Calculs justificatifs de l’ouvrage
  L’effet du séisme sur l’ouvrage à vide est considéré comme un état limite ultime.
  La justification des appuis de l’ouvrage (piles, culées, fondations…) est réalisée conformément aux prescriptions des §
  1 à 4 du chapitre 5 du guide méthodologique du CEREMA « Ponts en zone sismique – Conception et dimensionnement
  selon l’Eurocode 8 » d’août 2015. Il est notamment tenu compte, pour la vérification de la résistance des sections, des
  coefficients de surcapacité et de sécurité vis-à-vis des ruptures fragiles définis aux § 2 et 3.2 du chapitre 5 de ce
  document. La prise en compte de l’action dynamique des terres sur les murs de culées est également réalisée par
  application de la méthode de Mononobe-Okabe décrite au § 5.7 du chapitre 4 et au §4.3 du chapitre 5 de ce même
  document.
  Les éléments structuraux non critiques (tels que les murs en retour des culées) sont également dimensionnés pour
  résister à 100 % de l’action sismique de calcul.
  Les éléments non-structuraux tels que les murs caches des culées ne sont pas dimensionnés au séisme.
  Une vérification des fondations profondes doit être menée selon les errements du § 5.6 du chapitre 4 et du § 4.4.2 du
  chapitre 5 du guide méthodologique du CEREMA « Ponts en zone sismique – Conception et dimensionnement selon
  l’Eurocode 8 » d’août 2015.
  Une vérification des fondations superficielles doit être menée selon les errements du § 4.4.1 du chapitre 5 du guide
  méthodologique du CEREMA « Ponts en zone sismique – Conception et dimensionnement selon l’Eurocode 8 » d’août
  2015.

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                                                                 67




       2.18.6.2 Dispositions constructives
  Les dispositions constructives du ferraillage des appuis doivent être conformes aux prescriptions réglementaires
  parasismiques rappelées au chapitre 6 du guide méthodologique du CEREMA « Ponts en zone sismique – Conception
  et dimensionnement selon l’Eurocode 8 » d’août 2015.
  En particulier, le pont étant conçu sur la base d’un principe d’isolation sismique, des dispositions constructives
  parasismiques spécifiques sont à appliquer dans les zones « critiques » telles que définies pour la ductilité limitée dans
  ce même document. Les armatures doivent être constituées d’acier de classe de ductilité B a minima.


  2.19 JUSTIFICATION DES ÉQUIPEMENTS

  2.19.1 Joints de dilatation
  La détermination du souffle des joints de chaussée est faite selon la méthode exposée dans le document « Joints de
  chaussée des ponts routes – Conception, exécution et maintenance » édité par le CEREMA en 2016.
  Les distances entre les parties béton doivent respecter à tout moment de la vie de l’ouvrage, la valeur minimale de
  2 cm.
  Le réglage des joints de chaussée est déterminé en tenant compte de la température et des déformations différées déjà
  effectuées au moment de la pose.
  Vis-à-vis du séisme les joints de dilatation, de même que les murs garde-grève, sont réputés fusibles sous séisme et
  sont dimensionnés pour résister à un niveau de séisme réduit, soit 40 % de l’action sismique de calcul, conformément
  aux recommandations du §2.3.6.3(5) de NF EN 1998-2 et du §5 du chapitre 6 du guide méthodologique du CEREMA
  « Ponts en zone sismique – Conception et dimensionnement selon l’Eurocode 8 » d’août 2015.

  2.19.2 Ancrage des dispositifs de retenue

       2.19.2.1 Dispositifs de retenue marqués CE
       2.19.2.1.1-Ferraillage de transmission et répartition locale des efforts issus du dispositif de retenue
  Un ferraillage est en général nécessaire au bon fonctionnement mécanique du dispositif de retenue pour transmettre et
  répartir localement les efforts concentrés transmis par les ancrages faisant l’objet du marquage CE.
  Ce ferraillage inclut également le ferraillage des longrines qui jouent un rôle répartiteur important lors d’un choc.
  Ce ferraillage est déterminé :
                      soit à partir des aciers correspondants en place dans la dalle d’essai lors des essais de choc
                       nécessaires à l’obtention du marquage CE et ce ferraillage est appliqué tel quel, moyennant les
                       nécessaires adaptations à la géométrie de l’ouvrage considéré ;
                      soit à partir d’une justification par le calcul.
       2.19.2.1.2- Ferraillage de la structure pour la flexion du hourdis due à un choc
  En complément, la structure est également armée pour reprendre les efforts de flexion composée résultants d’un choc.
  Ce ferraillage est déterminé :
                      soit à partir des aciers correspondants en place dans la dalle d’essai lors des essais de choc
                       nécessaires à l’obtention du marquage CE et ce ferraillage est appliqué tel quel, moyennant les
                       nécessaires adaptations à la géométrie de l’ouvrage considéré ;
                      soit à partir d’une justification par le calcul.
  Dans le cas d’un dimensionnement par le calcul, celui-ci est effectué sur la base des efforts transmis à la structure,
  indiqués par le titulaire conformément au paragraphe 4.7.3.3 de la norme NF EN 1991-2 et à son annexe nationale NF
  EN 1991-2/NA.
  Quatre points sont à considérer :
                      les efforts transmis à la structure par les dispositifs de retenue de véhicule définis au sous-article
                       intitulé « Chocs de véhicules sur les dispositifs de retenue » de l’article « actions et sollicitations » du
                       présent chapitre ;
                      les charges verticales concomitantes ;

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                                                                                                        ED2
                                                                 68




                      la pondération de ces efforts ;
                      la répartition de ces efforts dans la structure.
  Dans le cas où, conformément à la NOTE 3 du paragraphe 4.7.3.3(1) de la norme NF EN 1991-2 et à son annexe
  nationale NF EN 1991-2/NA, il est retenu un ferraillage type, celui-ci dispense de tout calcul de dimensionnement des
  aciers correspondants vis-à-vis du choc. Ce ferraillage type correspond au ferraillage en place lors des essais de choc
  moyennant les adaptations nécessaires compte tenu de la géométrie de la structure considérée.
  Dans tous les cas, ce ferraillage de flexion est cumulé à celui résultant d’autres approches (flexion due au poids propre,
  etc.).
       2.19.2.1.3- Justifications d’un ancrage avec un scellement chimique des fixations en acier dans la
       longrine
  Dans le cas d’un ancrage avec des fixations scellées dans la longrine en béton par scellement chimique, la conception
  et la vérification doivent être conforme à la partie 5 du guide d’agrément technique européen (ETAG) n°001.
  Les efforts (S ) définis au sous-article « Chocs de véhicules sur les dispositifs de retenue » de l’article « Actions et
                  d
  sollicitations » du présent chapitre doivent correspondre à la défaillance locale du dispositif de retenue.
  La vérification de l’ancrage est établie en admettant que ces efforts sont statiques.
  Si la défaillance locale du dispositif de retenue intervient par rupture de l’ancrage sur longrine, la résistance
  caractéristique de l’ancrage (R ) doit être égale aux efforts transmis par la barrière (S ) non pondérés. « Chocs de
                                   k                                                           d
  véhicules sur les dispositifs de retenue » de l’article « Actions et sollicitations » S = R .
                                                                                         d   k
  Si la défaillance locale du dispositif de retenue intervient par d’autres éléments du dispositif de retenue (montant de la
  barrière), la résistance caractéristique de l’ancrage (R ) doit être supérieure aux efforts transmis par la barrière (S ) non
                                                           k                                                             d
  pondérés. « Chocs de véhicules sur les dispositifs de retenue » de l’article « Actions et sollicitations » S < R .
                                                                                                                d      k
  La conception de l’ancrage doit être telle que la résistance de l’ancrage est liée à un mode de ruine de l’acier des
  fixations. La résistance caractéristique d’une fixation due à la rupture de l’acier, pondérée par 1,25, doit être inférieure à
  la résistance caractéristique de calcul d’une fixation par tout autre mode de rupture impliquant le béton de la longrine.

  2.19.3 Systèmes d’évacuation des eaux du tablier
  Les systèmes d’évacuation des eaux sont dimensionnés selon les règles de la deuxième partie du document
  « Assainissement des ponts-routes – Guide technique » édité par le CEREMA.
  L’ouvrage doit pouvoir évacuer les liquides nocifs en cas de renversement d’une citerne sur la chaussée.

  2.19.4 Ensemble métallique corniche caniveau support des écrans protection des chiroptères
         et des garde-corps architecturés de service
  L’ensemble métallique formé par la corniche caniveau et support des écrans ainsi que les garde-corps et les écrans de
  protection des chiroptères (démontables et sécurisés) sera dimensionné par le bureau d’études du titulaire et soumis à
  la validation du maitre d’œuvre.
  L’ensemble, y compris dimensions et espacements des berceaux, coque à monter en deuxième phase, les raidisseurs,
  les bracons, les montants des écrans verticaux et inclinés, les fixations, devront donc être dimensionnés en stabilité et
  résistance pour toutes les phases de montage et de service.
  Les écrans font office aussi de garde-corps de service, les charges correspondantes doivent être prises en compte


  2.20 JUSTIFICATION DES MURS DE SOUTÈNEMENT EN BÉTON ARMÉ
  (normes NF EN 206+A2/CN, NF EN 1992-1-1, NF EN 1992-1-1/NA, NF EN 1992-2, NF EN 1992-2/NA, NF EN 1997-1,
  NF EN 1997-1/NA, NF P 94-281, NF EN 1998-1 et NF EN 1998-1/NA, NF EN 1998-5 et NF EN 1998-5/NA)




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                                                                                                     ED2
                                                                  69




  2.20.1 Classes d’exposition et enrobages minimal vis-à-vis de la durabilité des aciers passifs
         des murs de soutènement
  Le tableau ci-dessous précise les classes d’exposition des différents parements des murs de soutènement au sens des
  normes NF EN 206+A2/CN, NF EN 1992-1-1, NF EN 1992-1-1/NA, NF EN 1992-2 et NF EN 1992-2/NA. L’enrobage
  vis-à-vis de la durabilité, C         , des aciers passifs associés à ces parements seront déterminés par le calcul de
                                min,dur
  phase exécution établis par le bureau d’études et soumis au visa du maitre d’œuvre.

                           Parement                                    Classe d’exposition


                           Parements vus des murs                      XC4 / XD1 / XF1


                           Surfaces coté terre des murs                XC2 / XD1

                                           Tableau 9 : classes d’exposition béton murs

  Les classes d’exposition indiquées pour le calcul des enrobages peuvent être simplifiés pour la formulation réelle du
  béton.

  2.20.2 Justifications
  Les justifications des murs en béton armé sont menées selon les règles précisées dans les normes citées ci-dessus
  particulièrement la NF P 94-281 tant pour la stabilité externe qu’interne et avec les hypothèses complémentaires
  suivantes :
                      pour les calculs aux ELS, le coefficient d’équivalence acier/béton n est pris égal à 15 ;
                      la contrainte de compression du béton est limitée à 0,45.f ck sous combinaisons quasi permanentes
                       et à 0,60.fck sous combinaisons caractéristiques et fréquentes ;
                      pour la justification de la maîtrise de la fissuration des parements soumis à une classe d’exposition
                       XD ou XS, il est vérifié que l’ouverture des fissures est inférieure à 0.2 mm sous combinaisons ELS
                       fréquentes ;
                      pour la justification de la maîtrise de la fissuration des parements soumis à une classe d’exposition
                       XC, il est vérifié que l’ouverture des fissures est inférieure à 0.3 mm sous combinaisons ELS
                       fréquentes ;
                      la contrainte des armatures de béton armé est limitée à 400 MPa sous combinaisons
                       caractéristiques.
  En l’absence de prescriptions particulières dans le présent article, les caractéristiques mécaniques des sols à prendre
  en compte pour le calcul des fondations sont tirées des éléments du mémoire géotechnique de synthèse joint au
  présent CCTP.
  Le titulaire retient les hypothèses suivantes :
                      les caractéristiques des terres et des remblais derrière les murs sont celles précisées dans le sous-
                       article intitulé « Efforts transmis par les terres en contact avec l’ouvrage » de l’article intitulé « Actions
                       et sollicitations » du chapitre 2 du présent CCTP ;
                      les charges sur les remblais derrière les murs sont celles précisées dans le sous-article intitulé
                       « Charges d’exploitation sur les remblais d’accès et les appuis d’extrémité » de l’article intitulé
                       « Actions et sollicitations » du chapitre 2 du présent CCTP ;
                      les efforts transmis par les dispositifs de retenue en tête des murs sont ceux précisés dans le sous-
                       article intitulé « Chocs de véhicules sur les dispositifs de retenue » de l’article intitulé « Actions et
                       sollicitations » du chapitre 2 du présent CCTP ; ils se cumulent à ceux provoqués par la poussée des
                       terres et sont à reprendre par la structure, sans pondération supplémentaire, selon les conditions
                       normales d’utilisation (ELS).
                      Les hypothèses sur les soutènements sont prises en compte dans la note d’hypothèses générales
  Le calcul des murs comporte une estimation des déplacements prévisibles dus aux déformations de la structure en
  béton armé et aux tassements du sol de fondation. En tête de mur, les déplacements horizontaux déterminés sous
  combinaisons ELS quasi-permanents doivent être inférieurs au 1/100° de la hauteur du voile du mur. Par ailleurs,
  l’inclinaison de la face extérieure du voile doit rester positive sous tous les cas de charges non accidentels.


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                                                                                                         ED2
                                                              70




  Le mur étant situé en zone sismique, la prise en compte de l’action dynamique des terres sur les murs est réalisée par
  application de la méthode de Mononobe-Okabe décrite en annexe E de la norme NF EN 1998-5 et aux § 5.7 du chapitre
  4 et § 4.3 du chapitre 5 du guide méthodologique du Cerema « Ponts en zone sismique – Conception et
  dimensionnement selon l’Eurocode 8 » d’août 2015).


  2.21 JUSTIFICATION DES OUVRAGES PROVISOIRES
  (norme NF EN 13670/CN, art. 5.3 du fascicule 65 du CCTG)
  Les ouvrages provisoires sont calculés conformément aux indications des 5.1 et 5.3 de la norme NF EN 13670/CN et à
  celles de l’article 5.3 du fascicule 65 du CCTG.

  2.21.1 Ouvrages provisoires nécessaires à la réalisation de l’ossature métallique
  Le champ d’application de cet article du fascicule 65 du CCTG est étendu aux ouvrages provisoires nécessaires à la
  réalisation de l’ossature métallique. Pour ceux-ci, on calculera les actions exercées par les parties d’ouvrages en cours
  de déplacement en tenant compte du coefficient de frottement des appareils d’appui ainsi que de l’inclinaison et des
  irrégularités éventuelles des surfaces de roulement ou de glissement en contact avec les appareils d’appui.

  2.21.2 Justification des blindages des fouilles
  (norme NF P 94-282 et ses amendements NF P 94-282/A1 et NF P 94-282/A2)

       2.21.2.1 Généralités
  Les hypothèses de sol et de niveaux d’eau à prendre en compte dans les justifications des blindages des fouilles sont
  proposées par le titulaire, sur la base du mémoire géotechnique de synthèse joint au présent CCTP. Elles sont
  soumises au visa du maître d’œuvre avant établissement de la note de calcul du blindage.
  Toutes les phases d’édification doivent être justifiées et les caractéristiques des sols précisées.
  Les blindages comportent plusieurs niveaux d’appuis. La méthode de calcul à utiliser pour les vérifications de défaut de
  butée est le « Modèle d’Interaction Sol Structure » (MISS) décrit à l’article 9.2 de la norme NF P 94-282.
  Les calculs doivent vérifier les conditions de « renard solide ».

       2.21.2.2 Prise en compte des niveaux d’eau
  Les calculs doivent prendre en compte les niveaux d’eau non pas en référence à la figure 5.2.2.1 de la norme NF P 94-
  282 mais à la figure 5.2.3 de la norme NF P 94-262. Ces niveaux sont précisés sur les plans d’exécution.
  Le gradient hydraulique n’étant pas négligeable (comparé au gradient critique), les calculs doivent vérifier les modes de
  rupture suivants :
                      rupture par soulèvement hydraulique global du terrain ou de la structure ;
                      rupture par soulèvement hydraulique des particules du sol (ou boulance) ;
                      rupture par érosion interne ;
                      rupture par érosion régressive.

  2.21.3 Justification des soutènements provisoires
  (norme NF P 94-282 et ses amendements NF P 94-282/A1 et NF P 94-282/A2)

       2.21.3.1 Généralités
  Les hypothèses de sol et de niveaux d’eau à prendre en compte dans les justifications des enceintes étanches sont
  proposées par le titulaire, sur la base du mémoire géotechnique de synthèse joint au présent CCTP. Elles sont
  soumises au visa du maître d’œuvre avant établissement de la note de calcul des enceintes étanches.
  Toutes les phases d’édification doivent être justifiées et les caractéristiques des sols précisées.
  Les soutènements comportent un ou deux niveaux d’appuis. La méthode de calcul à utiliser pour les vérifications de
  défaut de butée est le « Modèle d’Équilibre Limite » (MEL) décrit à l’article 9.3 de la norme NF P 94-282 ou le « Modèle
  d’Interaction Sol Structure » (MISS) décrit à l’article 9.2 de la norme NF P 94-282.


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                                                                                                    ED2
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  Les calculs doivent vérifier les conditions de « renard solide ».

       2.21.3.2 Prise en compte des niveaux d’eau
  Les calculs doivent prendre en compte les niveaux d’eau non pas en référence à la figure 5.2.2.1 de la norme NF P 94-
  282 mais à la figure 5.2.3 de la norme NF P 94-262. Ces niveaux sont précisés sur les plans d’exécution.
  Le gradient hydraulique étant négligeable (comparé au gradient critique), seule la rupture par soulèvement hydraulique
  global du terrain ou de la structure est à envisager.


  2.22 DOSSIER DES OUVRAGES EXÉCUTÉS
  (norme NF EN 13670/CN, art. 40 du CCAG-T, art. 4.2.4.2 du fasc. 65 du CCTG, norme NF EN 1090-2+A1, art. 4.2.3 du
  fasc. 66 du CCTG et les préconisations de la Note d’information CEREMA n°7)
  Le dossier de récolement est établi conformément au 4.2.4.2.1 du fascicule 65 du CCTG. Il comprend en outre :
                      les documents listés au C 2.3.3 de la norme NF EN 1090-2+A1, pour les parties métalliques ;
                      les comptes-rendus d’incidents et les calculs éventuels les accompagnant ;
                      une notice de visite et d’entretien comprenant le suivi géométrique de l’ouvrage et les éléments
                       nécessaires à la visite et à l’entretien des différentes parties de l’ouvrage, dans l’esprit de l’instruction
                       technique pour la surveillance et l’entretien des ouvrages d’art du 16 février 2011 ;
                       Cette notice d’entretien doit indiquer les modalités prévues pour le remplacement et entretien des
                       équipements notamment pour les balises J11, les écrans de protection, les dispositifs de retenue, les
                       joints de chaussée, etc. Elle doit inclure les plans (vue en plan et coupe) des modalités de circulation
                       pendant l’entretien. Dans le cas de travaux d’entretien dans le TPC une largeur minimale de 3.25m
                       libres de part et d’autre des travaux doit rester circulable pendant les travaux d’entretien et indiqués
                       sur les plans et notice.
                      les plans et notes de calculs mis à jour et conformes à l’exécution ;
                      le journal de chantier
                      un rapport récapitulant l’ensemble des incidents du chantier et les calculs éventuels et actions
                       correctives auxquels ils ont donné lieu ;
                      un dossier photographique du chantier ;
                      le relevé des données géométriques nécessaires au chantier ;
                      le nivellement de l’ouvrage
                      Un dossier remis à l’exploitant définissant précisément les contraintes spécifiques de surveillance à
                       mettre en œuvre.
                      DIUO
                      DICT
  Le DOE sera remis sous forme informatique et sous format papier en 4 exemplaires.




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  3     PROVENANCE, QUALITÉ ET PRÉPARATION DES MATÉRIAUX

  3.1     GÉNÉRALITÉS

  3.1.1    Généralités
  (art. 5.1 du fasc. 66 du CCTG et les préconisations de la Note d'information CEREMA n°7 ; art. 21 à 25 du CCAGT)
  Il est rappelé que la fourniture des matériaux, composants ou autres produits fait partie de l’entreprise. Le titulaire doit
  en conséquence imposer dans les conventions avec les fournisseurs ou producteurs toutes les obligations résultant du
  présent marché.
  Tous les matériaux, composants ou équipements entrant dans la composition des ouvrages ou ayant une incidence sur
  leur qualité ou leur aspect, sont proposés par le titulaire au maître d’œuvre selon les modalités (procédures et délais)
  prévues au PAQ.
  Ils sont définis par leurs caractéristiques, leur conditionnement et leur provenance.
  Il est rappelé que l’acceptation des matériaux, produits et composants est subordonnée :
                        aux résultats du contrôle intérieur, dont les modalités sont définies dans le PAQ ;
                        aux résultats du contrôle extérieur.
  Dans l’exercice du contrôle extérieur, le maître d’œuvre peut être amené à :
                        s’assurer de l’exercice du contrôle intérieur ;
                        exécuter les essais qu’il juge utiles ;
                        faire procéder à des prélèvements conservatoires.
  En cas d’anomalies constatées sur les matériaux, produits composants et équipements avant leur mise en place dans
  l’ouvrage au niveau du contrôle intérieur, ou dans le cadre du contrôle extérieur, il est fait application des articles 39 et
  44 du CCAG-T.

  3.1.2    Marquage CE des produits de construction
  (règlement UE n°305/2011)
  Le présent CCTP stipule que certains produits de construction doivent bénéficier du marquage CE sur la base d’une
  norme harmonisée ou d’une évaluation technique européenne (ETE). Conformément au règlement (UE) n°305/2011,
  ils font l’objet d’une déclaration de performances.
  Les performances déclarées doivent couvrir de façon exhaustive les exigences prévues par la norme harmonisée ou le
  document d’évaluation européen correspondant.

  3.1.3    Conformité aux normes, marques et avis techniques français
  (art. 23.2 et 24.2 du CCAG-T)

        3.1.3.1        Possibilités d’équivalence
  Le présent CCTP prévoit que certains matériaux ou produits doivent être conformes à des normes françaises non
  issues de normes européennes.
  Conformément à l’article 23.2 du CCAG-T, le titulaire peut proposer d’autres matériaux ou produits à condition d’une
  part, qu’ils soient conformes à des normes en vigueur dans d’autres États parties à l’Accord sur les marchés publics de
  l’Organisation mondiale du commerce et d’autre part, qu’ils soient acceptés par le maître d’œuvre, ce dernier restant
  seul juge de l’équivalence.
  Le présent CCTP prévoit également que certains matériaux, produits ou services doivent être titulaires soit d’une
  marque de qualité française (marque NF ou autre), soit d’un avis technique, d’un agrément ou d’une homologation,
  émis par un organisme public français (Cerema, IFSTTAR, CSTB, etc.).
  Conformément à l’article 24.2 du CCAG-T, le titulaire peut proposer d’autres matériaux, produits ou services à condition
  que ceux-ci bénéficient d’une attestation délivrée par un organisme établi dans l’Espace économique européen et
  accrédité selon les normes NF EN ISO/CEI 17025 et NF EN ISO/CEI 17065 par le Comité français d’accréditation
  (COFRAC), ou tout autre organisme d’accréditation signataire de l’accord européen multilatéral pertinent pris dans le

                                     RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                                                                     ED2
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  cadre de l’European co-operation for Accreditation (EA), coordination européenne des organismes d’accréditation. Ces
  matériaux, produits ou services doivent également être acceptés par le maître d’œuvre, ce dernier restant seul juge de
  l’équivalence.

        3.1.3.2    Acceptation ou refus du maître d’œuvre d’une équivalence
  En complément à l’article 23.2 du CCAG-T, pour toute demande d’équivalence d’un matériau, produit ou service, le
  titulaire doit fournir au moins deux mois avant tout début d’approvisionnement ou mise en œuvre, les éléments
  (échantillons, notices techniques, résultats d’essai, etc.) nécessaires à l’appréciation de l’équivalence du matériau,
  produit ou service proposé au matériau, produit ou service requis. Ces éléments sont à la charge du titulaire et, pour les
  documents, rédigés en langue française.
  Le maître d’œuvre dispose d’un délai de 30 jours à partir de la livraison de ces éléments pour accepter ou refuser ce
  matériau, produit ou service. Son acceptation est fondée sur le respect des exigences définies dans la norme française
  ou dans le règlement de la marque de qualité, de l’avis technique, de l’homologation ou de l’agrément requis, qui
  constituent toujours la référence technique.
       Tout matériau, produit ou service pour lequel l’équivalence aurait été sollicitée et qui serait livré sur le chantier ou
  engagé sans respecter le délai précité est réputé être en contradiction avec les clauses du marché et doit donc être
  immédiatement retiré ou interrompu au frais du titulaire, sans préjudice des frais directs ou indirects de retard ou d’arrêt
  de chantier.


  3.2     REPÈRES DE NIVELLEMENT
  Les repères de nivellement doivent être robustes, inoxydables et discrets et être adaptés au type de mesure prévu. Ils
  sont obligatoirement exécutés en laiton, en acier inoxydable ou en bronze. Leur conception est telle que leur contact
  avec le talon de la mire est toujours limité à un point. Les repères susceptibles d’offrir un appui linéaire ou surfacique au
  talon de la mire sont ainsi interdits.

  3.2.1    Définition des différents types de repères
  L'emplacement et le nombre des dispositifs de suivi d'ouvrage seront soumis par l'Entrepreneur à l'agrément du Maître
  d'œuvre.

        3.2.1.1    Repère type "médaillon"
  Scellé en place sur une paroi verticale accessible, ce type de repère utilisé par Institut National de l'Information
  Géographique et Forestière est en fonte, afin d'avoir une bonne pérennité, et sa résistance est renforcée par une
  armature interne en acier. Il porte une pastille hémisphérique et est recouvert après pose d'une couche de peinture au
  minium (sauf la pastille).

        3.2.1.2    Repère type "rivet"
  Rivet à tête hémisphérique utilisé pour le nivellement des surfaces horizontales. Scellé en place ce repère est en métal
  inoxydable (bronze ou laiton) et sa tête est hémisphérique. Elle doit émerger de 20 millimètres du béton environnant.
  Les repères seront signalés par un rond de peinture rouge. Ils seront placés à l'avant des garde-corps et barrières, sauf
  s'il s'avère impossible d'y poser la mire.

        3.2.1.3    Repère type "cible"
  Ce type de repère destiné aux contrôles de verticalité est fixé sur une paroi verticale difficilement accessible. Il est en
  fonte émaillée et se fixe à la colle "époxy" ou par un système à proposer par l'Entrepreneur.

  3.2.2    Bornes et repères fixes
  Pour la polygonale de précision, des bornes en béton seront réalisées dans lesquelles sera scellé un rivet d'une
  longueur de 100 millimètres.

  3.2.3    Distribution des repères de nivellement
  Lors de la construction de l’ouvrage, l’Entrepreneur placera à ses frais les repères de nivellement nécessaires au suivi
  de l’ouvrage. Le nombre et l’emplacement des repères seront soumis au visa du Maître d'œuvre. Des repères
  altimétriques de référence devront être mis en place de part et d’autre de l’ouvrage.

                                 RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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  3.3       PRODUITS MÉTALLIQUES POUR PIEUX
  (fasc. 68 du CCTG, normes NF EN 1536+A1, NF EN 12699)
  Le titulaire soumet à l’acceptation du maître d’œuvre l’origine et les caractéristiques des produits métalliques pour
  pieux.

  3.3.1     Gaines ou chemises pour pieux
  Le diamètre intérieur minimal des gaines est de 1200 mmm, leur épaisseur minimale est à déterminer par les études
  d’exécution et soumis au visa du maitre d’œuvre . Les longueurs sont définies selon les indications du rapport
  géotechnique et les investigations complémentaires, afin d’optimiser la longueur du chemisage.
  Les gaines sont munies de connecteurs soudés sur toute la hauteur du bouchon d’étanchéité du batardeau.

  3.3.2     Tubes d’auscultation, de carottage ou d’injection
  Les tubes d’auscultation sont des tubes métalliques de type chauffage, de dénomination usuelle 50/60 mm (ou 2") et
  102/114 mm (ou 4"). Ils sont constitués d’éléments de 6 mètres de longueur, filetés au pas du gaz à leur extrémité et
  obligatoirement raccordés entre eux par des manchons vissés. Leurs extrémités inférieure et supérieure sont fermées
  hermétiquement par des bouchons coiffants en PVC vissés.
  Le nombre de tubes d’auscultation est de :
           pieux de 1200 mm de diamètre :
                      3 tubes 50/60
                      1 tubes 102/114


  3.4       PALPLANCHES MÉTALLIQUES
  (§6 du fasc. 68 du CCTG, normes NF EN 10248-1, NF EN 10248-2, NF EN 12063)

  3.4.1     Palplanches
  Les palplanches sont du type PU 12 ou similaire, tel que défini dans la norme FD A 45-025.
  La nuance de l’acier des palplanches est proposée par le titulaire au vu des résultats des sondages et des calculs
  justificatifs, conformément à la norme NF EN 10248-1, et soumise à l’acceptation du maître d’œuvre.
  Elles sont aptes au soudage.
  Le marquage des palplanches défini par §6 du fascicule 68 du CCTG est complété par l’indication de la nuance et de la
  qualité de l’acier.
  Les tolérances sur la forme et les dimensions des palplanches sont conformes aux spécifications de la norme NF EN
  10248-2.


  3.5       TRAITEMENTS DE SURFACE
  (art. 8.8.3 du fasc. 65 du CCTG)

  3.5.1     Badigeon pour parois en contact avec les terres
  Le badigeon est constitué de goudron désacidifié, de bitume à chaud ou d’une émulsion non acide de bitume. La
  composition de ce badigeon est soumise à l’acceptation préalable du maître d’œuvre. Son épaisseur minimale est de
  1 mm.

  3.5.2     Produit anti-graffiti et anti-affiches
  Le produit de protection contre les graffitis et les affiches doit être de type « permanent », supportant au moins 50
  nettoyages sans rechargement.


                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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  Ce produit doit comporter au moins cinq références d’emploi de plus d’un an. Il doit avoir subi, avec succès et dans un
  laboratoire indépendant, des essais confirmant sa résistance à l’usure par frottement, aux UV, aux cycles de gel-dégel
  et à l’arrachement par traction. Il bénéficie d’une garantie de cinq ans contre toute altération due aux ultraviolets et aux
  intempéries. Après mise en œuvre, sa teinte est gris moyen.
  L’acceptation de ce produit par le maître d’œuvre est conditionnée aux résultats d’une épreuve de convenance à la
  charge du titulaire. Celle-ci doit confirmer, d’une part, la conformité de la teinte du produit mis en œuvre avec la teinte
  requise et, d’autre part, l’efficacité réelle du traitement. Cette dernière est démontrée par un essai de nettoyage de
  produits tâchants (peintures aérosols, marqueurs à béton et/ou indélébiles) appliqués depuis au moins sept jours sur
  une surface témoin de 1,50 m x 1,50 m d’une paroi ultérieurement remblayée.


  3.6     ARMATURES DE BÉTON ARMÉ
  (norme NF EN 13670/CN, chapitre 6.1, 6.2 et 6.3 du fasc. 65 du CCTG, normes NF A 35-015, NF A 35-080-1, NF A 35-
  080-2, NF A 35-024, NF A 35-020-1)
  Les armatures de béton armé utilisées pour la construction de l’ouvrage doivent respecter les exigences générales
  définies dans la norme NF EN 13670/CN et dans les chapitres 6.1 et 6.2 du fascicule 65.

  3.6.1    Aciers
  (norme NF EN 13670/CN, chapitres 6.2.1.1 et 6.2.2.1 du fascicule 65 du CCTG, normes NF A 35-015, NF A 35-080-1,
  NF A 35-080-2, NF A 35-024)
  Conformément au 6.2.1.1 du fascicule 65 du CCTG, tous les aciers utilisés pour la confection des armatures de béton
  armé utilisées sont soudables. Le recours à des aciers non soudables est ainsi interdit.
  L’utilisation des aciers lisses est limitée aux :
                      armatures de frettage ;
                      barres de montage ;
                      armatures en attente de diamètre inférieur ou égal à 16 mm exposées à un pliage suivi d’un
                       dépliage ;
                      armatures des murs garde-grève ;
                      armatures de liaison des corniches.
  Les aciers à haute adhérence sont conformes à la norme NF A 35-080-1 et bénéficient de la marque NF-Aciers pour
  béton armé.
  Les treillis soudés sont conformes à la norme NF A 35-080-2 et NF A 35-024 et bénéficient de la marque NF-Aciers pour
  béton armé.
  L’utilisation de treillis soudés est soumise à l’acceptation préalable du maître d’œuvre.
  Le dispositif de protection contre la corrosion des armatures de béton armé est proposé par le titulaire et soumis à
  l’acceptation du maître d’œuvre.
  Le conditionnement et l’identification des aciers respectent les exigences du chapitre 6.2.2.1 du fascicule 65 du CCTG.

  3.6.2    Armatures
  (norme NF EN 13670/CN, chapitre 6.2.1.2 et 6.2.2.2 du fasc. 65 du CCTG, norme NF A 35-027)
  Si le titulaire a recours à une usine d’armatures industrielles pour le béton, celle-ci doit bénéficier de la marque NF-
  Armatures.
  Le façonnage d’armatures sur chantier est interdit.
  Les armatures à haute adhérence sont approvisionnées en longueur telle que toute armature transversale puisse ne
  pas comporter plus de tronçons que si elle était constituée d’éléments de 12 m.
  Pour l’application du 6.2 (1) de la norme NF EN 13670/CN, les armatures à haute adhérence sont conformes à la norme
  NF A 35-080-1 et sont de nuance B500B au sens de celles-ci (sauf exigences éventuelles de ductilité pour le
  comportement au séisme).




                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B       Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté          Rév.        3129/0309/20265
                                                                                                   ED2
                                                             76




  3.6.3    Dispositifs de raboutage ou d’ancrage
  (norme NF EN 13670/CN, chapitres 6.2.1.3, 6.2.2.3 et 6.2.1.5 du fasc. 65 du CCTG, norme NF A 35-020-1)
  Les dispositifs de raboutage éventuellement utilisés pour le raccordement des armatures de béton armé sont
  conformes à la norme NF A 35-020-1, et son amendement NF A 35-020-1/A1, et bénéficient de la marque AFCAB-
  Dispositifs de raboutage ou d’ancrage d’armatures du béton.
  Compte tenu des difficultés dues aux conditions de mise en œuvre et à la présence de barres de fortes sections ne
  pouvant pas être pliées dans les coffrages, la continuité des armatures traversant les reprises de bétonnage,
  difficilement réalisable par recouvrement traditionnel, est obligatoirement assurée par des dispositifs de raboutage. Ces
  derniers sont conformes à la norme NF A 35-020-1, et son amendement NF A 35-020-1/A1, et admis à la marque
  AFCAB-Dispositifs de raboutage ou d’ancrage d’armatures du béton.
  La résistance à la fatigue des dispositifs de raboutage doit être testée conformément à l’article 5.4 de la norme NF A 35-
  020-1. Chaque éprouvette doit supporter sans se rompre deux millions de cycles de sollicitations engendrant une
  contrainte maximale égale à 60 % de la limite d’élasticité spécifiée des barres à raccorder et une étendue de variation
  de contrainte de 80 MPa.
  Le conditionnement et l’identification des dispositifs de raboutage ou d’ancrage respectent les exigences du chapitre
  6.2.2.3 du fascicule 65 du CCTG.

  3.6.4    Accessoires
  (norme NF EN 13670/CN, chapitres 6.2.1.4, 6.2.2.4 et 6.2.1.5 du fasc. 65 du CCTG)
  Les cales, chaises et boîtes d’attente doivent respecter les exigences fixées dans les chapitres 6.2.1.4 et 6.2.1.5 du
  fascicule 65 du CCTG.
  Les boîtes d’attente doivent être certifiées AFCAB-Boîtes d’attente pour le béton armé.
  Le conditionnement et l’identification des boîtes d’attente respectent les exigences du chapitre 6.2.2.4 du fascicule 65
  du CCTG.


  3.7     BÉTONS ET MORTIERS HYDRAULIQUES
  (norme NF EN 13670/CN, chapitre 8 et l’annexe B du fasc. 65 du CCTG, norme NF EN 206+A2/CN)

  3.7.1    Généralités sur la définition des bétons
  (norme NF EN 13670/CN et NF EN 206+A2/CN, art. 8.1 du fasc. 65 du CCTG)
  Les bétons utilisés dans la construction de l’ouvrage doivent respecter les exigences définies dans la norme NF EN
  13670/CN.
  Pour l’application du 8.1 (1) de la norme NF EN 13670/CN, les bétons sont spécifiés en conformité avec la norme NF EN
  206+A2/CN y compris son annexe D. Ainsi, conformément à l’article NA.D.2.1 de la norme NF EN 206+A2/CN, le
  ciment prompt naturel conforme à la norme NF P 15-314 et du ciment d’aluminates de calcium conforme à la norme NF
  EN 14647 sont interdits.
  Compte tenu de la disparité des types d’éprouvettes utilisées en Europe, la classe de résistance d’un béton s’exprime
  avec deux valeurs (ex. C30/37), la première correspondant à des résultats en compression obtenus en écrasant des
  éprouvettes cylindriques, l’autre des éprouvettes cubiques.
  La détermination des résistances est appréciée à partir d’essais réalisés sur des éprouvettes cylindriques conformes à
  la norme NF EN 12390-1.
  Les spécifications destinées à assurer la durabilité du béton sont celles données dans la norme NF EN 206+A2/CN
  complétées par des spécifications complémentaires en fonction des classes d’exposition des différentes parties
  d’ouvrage.
  Ces spécifications complémentaires sont des spécifications de composition.
  Par dérogation au fascicule 65 du CCTG, pour chaque partie d’ouvrage, les classes d’exposition la classe de résistance
  au sens de la norme NF EN 206+A2/CN, la teneur minimale en liant équivalent, les exigences sur le ciment, le rapport




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                                                                                                  ED2
                                                                 77




  E   /L     maximal et les caractéristiques complémentaires exigées sont indiqués dans le tableau du sous-article
   eff eq
  « Définition des bétons ».
  La classe de chlorure pour chacune des parties d’ouvrage est définie en référence au tableau NA 5.2.8 de la norme NF
  EN 206+A2/CN, à l’exception des bétons précontraints par pré-tension pour lesquels la classe de chlorure retenue est
  0,15.

  3.7.2      Définition des bétons
  (art. 8.1.1 du fasc. 65 du CCTG, norme NF EN 206+A2/CN)
  Les spécifications destinées à assurer la durabilité du béton sont celles données dans la norme NF EN 206+A2/CN
  complétées par les indications des articles suivants en fonction des classes d’exposition des différentes parties
  d’ouvrage.

         3.7.2.1       Ouvrage dans un environnement non marin

        Parties           Classes      Classe de    Teneur mini        Caract.   Eeff/Leq      Caract. complémentaires (3)
       d’ouvrage        d’exposition   résistance     en Leq       complémenta /durabilité (8)
                                                    /durabilité en     ires du
                                                              3        ciment
                                                       kg/m          /durabilité
                                                       (1) (2)


      Fondations        XC2 / XD2 /     C30/37          385            PM ou ES      0,50     Conforme à l’annexe D de la
      profondes            XA1                                           (10)                  norme NF EN 206+A2/CN
                                                                                              Liant conforme FD P18-011


       Béton de             X0                           BCP - Conforme à la norme NF EN 206+A2/CN
       propreté


       Gros béton           X0                           BCP - Conforme à la norme NF EN 206+A2/CN
      remplissage
           ou
       substitution


      Semelle de        XC2 / XF1       C35/45          350            PM ou ES      0,45             RAG . LCH Ds
       fondation          XA1                                            (10)


        Dalle de        XC2 / XD2 /     C35/45          350            PM ou ES      0,45               RAG Bs
       transition          XF2


        Tablier         XC4 / XF2       C35/45          350           CP (4) PM ou   0,45               RAG . Cs
                                                                           ES
                                                                                                          G+S


   Équipements          XC4 / XD3       C35/45          385            PM ou ES      0,45               RAG Cs
   (longrines sur         XF2
       et hors                                                                                            G+S
      ouvrage)


      Béton piles       XC4 / XF1       C35/45          350            PM ou ES      0,45               RAG Cs




                                     RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                                                               ED2
                                                                  78




      Parties            Classes      Classe de      Teneur mini       Caract.   Eeff/Leq      Caract. complémentaires (3)
     d’ouvrage         d’exposition   résistance       en Leq      complémenta /durabilité (8)
                                                    /durabilité en     ires du
                                                              3        ciment
                                                       kg/m          /durabilité
                                                        (1) (2)


    Béton culées       XC4 / XD2        C35/45           350           PM ou ES         0,45        RAG Ds coté terre et Cs
                       XF2 / XA1                                                                           ailleurs


       Murs            XC4 /XD1 /       C35/45           350           PM ou ES         0,45        RAG Ds coté terre et Cs
                         XF1                                                                               ailleurs

                                                      Tableau 10 : bétons

  Suivant les préconisations architecturales, une teinte gris moyen est à privilégier pour tous les parements visibles en
  béton, parements fins et ouvragés

       3.7.2.2        Mortiers
  Les mortiers sont titulaires de la marque NF-Produits spéciaux destinés aux constructions en béton hydraulique au titre
  de scellement ou de calage.

       3.7.2.3        Commentaires concernant les spécifications fournies dans le tableau précédent
  La mention « ES » dans les tableaux précédents désigne soit un ciment ES au sens de la norme NF P 15-319, soit un
  ciment SR au sens de la norme NF EN 197-1 et titulaire de la marque NF-Liants hydrauliques.
  Conformément à la norme NF EN 206+A2/CN, les bétons des parties d’ouvrage soumises à la classe d’exposition XF2
  peuvent être formulés de deux façons différentes :
  avec une teneur en air occlus égale ou supérieure à 4 % ;
  avec une teneur en air occlus inférieure à 4 % et les spécifications correspondant à la classe d’exposition XD3.
  Dans le cas des ouvrages d’art (cf tableau 8.B du fascicule 65), on appliquera les spécifications correspondant à la
  classe XD3 et l’on ne spécifiera une teneur en air supérieure ou égale à 4 % associée à une exigence de teneur
                                            3
  minimale en liant équivalent de 370 kg/m (pour une dimension maximale de granulats de 20 mm) que pour les
  éléments très exposés aux risques d’écaillage.
  (1) Les additions en substitution de ciment et le mélange de deux ciments ne sont admis que pour les parties d’ouvrage
  où la nature du ciment n’est pas imposée, et dans les conditions de l’annexe NA.F. de la norme NF EN 206+A2/CN. La
  nature et la quantité maximale de ces additions sont données :
                       dans le tableau NA.F.1 de cette norme dans le cas général et pour les bétons d’ingénierie dont la
                        formulation comprend deux ciments ;
                       dans le tableau NA.F.3 pour les bétons d’ingénierie contenant du laitier vitrifié moulu de haut
                        fourneau de classe A en substitution du ciment.
  Il est rappelé qu’une étude préliminaire conforme à l’annexe NA.A. de la norme NF EN 206+A2/CN est exigée dans le
  cas des bétons d’ingénierie.
  (2) Les teneurs minimales en liant équivalent étant définies pour D    =20 mm, la quantité de liant équivalent à ajouter
                                                                     max
  ou à déduire en pourcentage de la valeur indiquée en fonction de la dimension nominale supérieure du plus gros
  granulat, exprimée en mm, est +10 % pour D<12,5 mm, +7,5 % pour de D=4 mm, +5 % pour D=16 mm, -2,5 % pour
  D=22,4 mm et -5 % pour 25 mm.
  (3) Les caractéristiques complémentaires indiquées ont les significations suivantes :
                       caractéristique complémentaire « RAG » : les bétons correspondants doivent faire l’objet des
                        dispositions particulières relatives à la prévention des désordres liés à l’alcali-réaction précisées
                        dans la suite du présent CCTP ;


                                    RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B        Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté         Rév.        3129/0309/20265
                                                                                                   ED2
                                                                 79




                       caractéristique complémentaire « Bs », « Cs », ou « Ds » : il s’agit de niveaux de prévention vis-à-vis
                        de la réaction sulfatique interne du béton. Les prescriptions relatives à ces niveaux sont indiquées
                        dans le guide technique édité en 2017 par l’IFSTTAR et intitulé « Recommandations pour la
                        prévention des désordres dus à la réaction sulfatique interne » ;
                       caractéristique complémentaire « LRE » : les bétons correspondants doivent faire l’objet des
                        dispositions particulières relatives à la limitation des retraits précisées dans la suite du présent
                        CCTP ;
                       caractéristique complémentaire « LCH » : les bétons correspondants doivent faire l’objet des
                        dispositions particulières relatives à la limitation de la chaleur d’hydratation précisées dans la suite du
                        présent CCTP ;
                       caractéristique complémentaire « EQP » : les bétons correspondants doivent faire l’objet de
                        dispositions particulières pour la qualité des parements précisées dans la suite du présent CCTP.
  (4) Spécification requise uniquement dans le cas de béton précontraint.
  (5) Spécification requise uniquement dans le cas où la couverture de remblais au-dessus de l’élément est inférieure à
  un (1) mètre.
  (6) Spécification requise uniquement en présence de chlorures.
  (7) Spécification requise uniquement en présence de sulfate.
  (8) En complément des dispositions de l’annexe NA.F de la norme NF EN 206+A2/CN, l’exigence relative au rapport
  E /L est applicable à chaque gâchée de la charge.
    eff eq
  (10) La caractéristique PM ou ES est déterminée, pour les classes d’exposition XA, en fonction du type d’agresseur et
  de l’agressivité du milieu. Il convient de se reporter au fascicule de documentation FD P 18-011.

       3.7.2.4        Consistance et teneur en air des bétons
  La consistance de tous les bétons est proposée par le titulaire et soumise au visa du maître d’œuvre. Elle est
  déterminée par l’essai d’affaissement selon la norme NF EN 12350-2 pour les classes de consistance S1 à S4 et par
  l’essai d’étalement selon la norme NF EN 12350-5 pour la classe de consistance S5. La classe de consistance S1 n’est
  autorisée que pour les bétons préfabriqués.
  Les spécifications relatives à la consistance et à la teneur en air sont définies en termes de valeurs cibles.
  La valeur cible de consistance doit tenir compte des conditions particulières de bétonnage telles que le temps de trajet
  entre le point de fabrication et le point de livraison ou le temps de bétonnage.
  Pour les bétons des pieux coulés en place, la valeur cible de la consistance au point de livraison est conforme à la
  norme NF EN 1536+A1.

       3.7.2.5        Dispositions particulières pour la qualité des parements (EQP)
  Pour les valeurs d’affaissements supérieures ou égales à 100 mm, la tolérance sur la consistance est réduite à ±
  20 mm. Cette tolérance peut toutefois être augmentée si le titulaire le justifie par une étude spécifique de la sensibilité
  de la variation de la consistance sur la résistance du béton et l’aspect des parements.

  3.7.3    Constituants des mortiers et bétons
  (art. 8.1.2 du fasc.65 du CCTG)

       3.7.3.1        Granulats
  (art 8.1.2.2 du fasc. 65 du CCTG, normes NF EN 12620+A1, NF P 18-545, FD P 18-542)
  Pour chaque formule de béton, la dimension nominale supérieure du plus gros granulat est proposée et justifiée par le
  titulaire dans son Plan Qualité. Dans tous les cas, elle est limitée à 25 mm et doit être adaptée à la dimension et à la
  densité du ferraillage des pièces à bétonner.
  Les granulats sont des granulats naturels courants, conformes aux normes NF EN 12620+A1 et NF P 18-545.
  L’utilisation des granulats récupérés sur l’installation de production des granulats recyclés est autorisée dans les limites
  et conditions fixées par l’article 8.1.2.2 du fascicule 65 du CCTG.
  Les granulats doivent impérativement être approvisionnés à la centrale sur un stockage primaire.


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                                                                  80




  Des stocks sont constitués sur une aire bétonnée présentant une pente assurant l’évacuation des eaux d’essorage.
  Le volume de ces stocks et l’organisation des manutentions doivent être tels qu’au moment du transfert à la centrale, la
  durée d’essorage effectif soit de trois jours pour le sable et de deux jours pour les gravillons.
  Le titulaire doit prévenir immédiatement le maître d’œuvre des modifications qui peuvent survenir dans la production
  des granulats.
  Lors de la livraison des granulats sur le lieu d’utilisation, le titulaire doit contrôler les bordereaux de livraison et l’aspect
  visuel des granulats.

       3.7.3.2        Dispositions particulières liées aux réactions « d’alcali-silice » RAG
  Tous les granulats (gravillons et sables) doivent être qualifiés vis-à-vis de l’alcali-réaction, conformément aux
  prescriptions du fascicule de documentation FD P 18-542.
  Dans le cas de sables fillérisés, les fillers doivent être qualifiés séparément des sables vis-à-vis de l’alcali-réaction. Ils
  sont qualifiés soit, lorsque la granulométrie du filler correspond à la coupure 0-0,315 mm, par l’essai cinétique visé par
  la norme NF P 18-594, soit, dans le cas contraire, en appliquant les clauses relatives aux additions mentionnées au
  paragraphe « Additions pour bétons » du même sous-article du présent CCTP.
  Les granulats doivent être qualifiés non réactifs (NR). Toutefois, des granulats potentiellement réactifs à effet de
  pessimum (PRP), peuvent être utilisés sous réserve que les deux conditions du 6.3.1.2 du fascicule de documentation
  FD P 18-464 soient vérifiées.

       3.7.3.3        Ciments
  (art. 8.1.2.1 du fasc. 65 du CCTG, normes FD P 15-010, NF EN 197-1, NF P 15-302, NF P 15-317, NF P 15-318, NF P
  15-319)
  Pour chaque lot de fourniture, le titulaire procède à une vérification des emballages et bordereaux de livraison.
  Le titulaire doit effectuer des prélèvements conservatoires de ciment de 10 kg pour chaque lot de ciment utilisé pour les
  épreuves d’étude et de convenance des bétons et de 5 kg pour chaque partie d’ouvrage. Ces prélèvements sont
  effectués soit dans le silo à l’aide d’un dispositif installé sur la colonne montante, soit au droit du malaxeur. Les
  méthodes de prélèvement et d’échantillonnage des liants doivent être conformes à la norme NF EN 196-7.
  L’ensemble des opérations de transport et de stockage des liants, à partir du lieu de livraison jusqu’à la mise en œuvre,
  doit être conçu de manière à éviter toute cause d’atteinte à leur qualité (cf. article B1 de l’annexe B au Fascicule 65 du
  CCTG).
       3.7.3.3.1-Contrôle intérieur
  Pendant toute la durée des travaux de bétonnage, le titulaire fournit au maître d’œuvre les relevés statistiques du
  fabricant de ciment comprenant moyenne, écart-type et coefficient de variation. En complément à l’article 8.2.1.2 du
  fascicule 65 du CCTG, le fournisseur de ciment présente, à l’appui de ses résultats d’auto-contrôle, un engagement sur
  le respect de la valeur minimale retenue C     .
                                             min
       3.7.3.3.2-Contrôle extérieur
  L’attention du titulaire est attirée sur le fait que le maître d’œuvre peut faire réaliser des prélèvements en vue de faire
  réaliser les essais suivants :
                       identification rapide ;
                       temps de prise ;
                       expansion à chaud ;
                       flexion – compression à 7 et 28 jours ;
                       chaleur d’hydratation.

       3.7.3.4        Dispositions particulières liées à la limitation de la chaleur d’hydratation LCH
  Le titulaire doit utiliser des ciments à faible exothermie et à prise lente. Les ciments de la classe de résistance à court
  terme R sont notamment proscrits.

       3.7.3.5        Dispositions particulières liées à la limitation du retrait LRE
                                                     3
  La teneur maximale en ciment est limitée à 385 kg/m .

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                                                             81




  La résistance caractéristique du béton est d’au moins 30 MPa à 28 jours sur cylindres.
  Afin de limiter le retrait endogène, les dalles des ouvrages mixtes doivent être réalisées avec un béton dont le rapport
  E /L doit être supérieur à 0,4.
   eff eq

       3.7.3.6    Adjuvants pour bétons
  (art. 8.1.2.4 du fasc. 65 du CCTG, norme NF EN 934-2+A1)
  En début d’utilisation, le titulaire effectue un prélèvement conservatoire sur chaque adjuvant.
  Il est rappelé que les adjuvants doivent bénéficier de la marque NF-Adjuvants ou équivalent, conformément à l'article
  8.1.2.4. du fascicule 65 du CCTG.

       3.7.3.7    Additions pour bétons
  (art 8.1.2.6 du fasc. 65 du CCTG, normes NF EN 15167-1, NF EN 15167-2, NF P 18-508, NF P 18-509, NF EN 450-1,
  NF EN 13263-1+A1)
       3.7.3.7.1-Dispositions particulières liées aux réactions « d’alcali-silice » RAG
  Les fillers siliceux ne sont admis que sous réserve que la formule de béton proposée satisfasse à un critère de
  performance (essai de gonflement) conformément aux prescriptions du 6.3.3 du fascicule de documentation FD P 18-
  464.
  Si les granulats sont PRP, les cendres volantes de houille ne sont admises qu’à la condition que leur teneur totale en
  alcalins soit inférieure à 2 %.

       3.7.3.8    Eau
  (art. 8.1.2.3 du fasc. 65 du CCTG)
  Il est rappelé que l’eau de gâchage doit respecter les prescriptions de la norme NF EN 1008.

  3.7.4    Généralités sur les épreuves d’études, de convenance et de contrôle
  (norme NF EN 13670/CN, 8.2.1, 8.2.3 et 8.3.2 du fasc. 65 du CCTG)
  Les épreuves d’étude, de convenance et de contrôle des bétons utilisés dans la construction de l’ouvrage doivent
  respecter les exigences définies dans la norme NF EN 13670/CN et les articles correspondants du fascicule 65 du
  CCTG (8.2.1, 8.2.3 et 8.3.2 respectivement).
  La notion de famille définie dans la norme NF EN 206+A2/CN n’est pas retenue pour ce qui concerne les épreuves
  d’étude, de convenance et de contrôle.

  3.7.5    Étude des bétons
  (norme NF EN 13670/CN, art. 8.2.1 du fasc. 65 du CCTG)
  Les dispositions de l’article 8.2.1 du fascicule 65 du CCTG s’appliquent en considérant qu’un prélèvement comporte
  trois éprouvettes.
  Pour l’application du 8.1 (4) de la norme NF EN 13670/CN, les résultats de résistance au jeune âge du béton sont
  exigés pour déterminer la durée d’application de la cure pour les parties d’ouvrage concernées.
  Pour l’application du 8.2 (1) de la norme NF EN 13670/CN, la fourniture d’un programme de bétonnage par partie
  d’ouvrage est exigée. Ce dernier doit être établi conformément à l’article 8.2.2 du fascicule 65 du CCTG.
  En complément des exigences du fascicule 65 et en référence à l’article 7.2 de la norme NF EN 206+A2/CN, l’épreuve
  d’étude doit comporter des mesures de la résistance en compression à 2 jours. Ceci permet d’anticiper l’évolution de la
  montée en résistance du béton pour déterminer la durée de cure.

       3.7.5.1    Dispositions particulières liées aux réactions « d’alcali-silice » RAG
       3.7.5.1.1-Justification de la qualification des granulats




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                                                                82




  Si les granulats bénéficient du droit d’usage de la marque NF-Granulats, avec qualification vis-à-vis de l’alcali-réaction
  en NR ou PRP, le certificat de conformité des granulats à la marque NF, qui donne leur qualification vis-à-vis de l’alcali-
  réaction, doit être annexé au dossier d’étude des bétons.
  Si les granulats ne bénéficient pas du droit d’usage de la marque NF-Granulats, mais si le producteur de granulats
  dispose d’un dossier carrière élaboré conformément aux prescriptions du fascicule de documentation FD P 18-541 et
  approuvé par le maître d’œuvre, le dossier d’étude des bétons doit contenir les extraits du plan qualité du producteur
  permettant de certifier la qualification vis-à-vis de l’alcali-réaction des granulats utilisés. Ces documents sont
  accompagnés des résultats des contrôles intérieurs effectués par le producteur de granulats.
  En l’absence de granulats titulaires de la marque NF-Granulats et d’un dossier carrière approuvé par le maître d’œuvre,
  le titulaire fait réaliser, à ses frais, les essais permettant la qualification des granulats conformément aux prescriptions
  du fascicule de documentation FD P 18-542. Les résultats de ces essais sont joints au dossier d’étude des bétons.
       3.7.5.1.2-Justification de la possibilité d’utilisation des granulats
  Si les granulats sont potentiellement réactifs à effet de pessimum (PRP), le titulaire doit intégrer dans le dossier d’étude
  des bétons tous les résultats des essais permettant de vérifier que les conditions (1) et (2) du 6.3.1.2 du fascicule de
  documentation FD P 18-464 sont vérifiées. Ces essais sont réalisés à ses frais.
  Dans le cas de la reconduction d’une formule de béton, le titulaire doit tout de même réaliser ces essais, avant les
  épreuves de convenance.

       3.7.5.2        Dispositions particulières liées à la réaction sulfatique interne
       3.7.5.2.1-Généralités
  Dans le cadre des épreuves d’étude, le titulaire doit démontrer que la température maximale susceptible d’être atteinte
  par le béton de toutes les parties d’ouvrage, – compte tenu du planning de réalisation, du programme de bétonnage et
  des éventuelles dispositions particulières proposées par le titulaire – respecte la température maximale fixée dans le
  document intitulé « Recommandations sur la prévention des désordres dus à la réaction sulfatique interne » édité par
  l’IFSTTAR en octobre 2017.
  Par dérogation au document intitulé « Recommandations sur la prévention des désordres dus à la réaction sulfatique
  interne » édité par l’IFSTTAR en octobre 2017, la mention « ES » désigne soit un ciment ES au sens de la norme NF P
  15-319, soit un ciment SR au sens de la norme NF EN 197-1 et titulaire de la marque NF-Liants hydrauliques.
  Si la température maximale donnée par la méthode simplifiée constituant l’annexe IV de ce document excède le seuil
  fixé pour le niveau de prévention requis et rappelé ci-dessous, une étude plus précise doit être entreprise par le titulaire,
  à ses frais, pour valider la formule proposée et pour définir la température maximale du béton à la livraison.
       3.7.5.2.2-Température maximale pour le niveau de prévention Cs
  Pour le niveau de prévention Cs, la température maximale dans le béton doit, d’une manière générale, rester inférieure
  à 70 °C. Si cette condition ne peut être respectée, elle doit obligatoirement rester inférieure à 80 °C et au moins une des
  six conditions du 3.3 des « Recommandations pour la prévention des désordres dus à la réaction sulfatique interne »
  édité par l’IFSTTAR en octobre 2017 doit être respectée.
       3.7.5.2.3-Température maximale pour le niveau de prévention Ds
  Pour le niveau de prévention Ds, la température maximale dans le béton doit, d’une manière générale, rester inférieure
  à 65 °C. Si cette condition ne peut être respectée, elle doit obligatoirement rester inférieure à 75 °C mais dans ce cas, le
  ciment doit être conforme à la norme NF P 15-319 (ES) avec, dans le cas des CEM I et CEM II/A, une limitation à
         3
  3 kg/m de la teneur en alcalins équivalents actifs du béton et la formulation du béton doit être obligatoirement validée
  par un laboratoire indépendant expert en réaction sulfatique interne et remplir les conditions suivantes :
                       pour les éléments préfabriqués, le ciment utilisé est conforme à la norme NF P 15-319 (ES) avec,
                        dans le cas des CEM I et CEM II/A, une limitation à 3 kg/m3 de la teneur en alcalins équivalents actifs
                        du béton ;
                       pour les bétons de pièces critiques coulées en place, utilisation d’un ciment conforme à la norme NF
                        P 15-319 (ES) excepté les ciments CEM I, CEM II/A-L et CEM II/A-LL.

  3.7.6    Épreuves de convenance
  (norme NF EN 13670/CN, art. 8.2.3 du fasc. 65 du CCTG)


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                                                               83




       3.7.6.1     Dispositions générales
  Les épreuves de convenance sont réalisées dans le cadre du contrôle intérieur et sont à la charge du titulaire.
  Un essai de rendement doit être effectué. Il doit permettre de vérifier l’inégalité suivante : 0,975 < r          /r        <
                                                                                                          théorique    réelle
  1,025
  Le titulaire doit réaliser un élément de béton témoin afin d’apprécier les difficultés de mise en place du béton.
  Si l’élément témoin est accepté par le maître d’œuvre, le point d’arrêt est levé ; l’élément témoin est alors démoli et
  évacué, conformément aux prescriptions du PRE, dans un lieu de stockage ou de regroupement, ou dans une unité de
  recyclage aux frais du titulaire.
  Si cet élément témoin est refusé par le maître d’œuvre, le titulaire l’évacue, conformément aux prescriptions du PRE,
  dans un lieu de stockage ou de regroupement, ou dans une unité de recyclage et le recommence à ses frais, autant de
  fois que nécessaire.
  En complément des exigences du fascicule 65 et en référence à l’article 7.2 de la norme NF EN 206+A2/CN, l’épreuve
  de convenance doit comporter des mesures de la résistance en compression à 2 jours. Ceci permet d’anticiper
  l’évolution de la montée en résistance du béton pour déterminer la durée de cure.

  3.7.7    Fabrication, transport et manutention des bétons
  (norme NF EN 13670/CN, chap. 8 et annexe B du fasc. 65 du CCTG, norme NF EN 206+A2/CN)
  La fabrication, le transport et la manutention des bétons sont conformes aux exigences générales de la norme NF EN
  13670/CN et du chapitre 8 et de l’annexe B du fascicule 65 du CCTG.
  Pour l’application du 8.1 (1) de la norme NF EN 13670/CN, les bétons sont fabriqués en conformité avec la norme NF
  EN 206+A2/CN.
  Pour l’application du 8.3 (5) de la norme NF EN 13670/CN, le contact du béton frais avec un alliage d’aluminium est
  interdit.

       3.7.7.1     Généralités
  Le béton est fabriqué par le titulaire soit dans une centrale de chantier, soit dans une centrale de béton prêt à l’emploi
  (BPE), soit dans une usine de préfabrication.
  Dans tous les cas, il doit respecter la norme NF EN 206+A2/CN et l’unité de fabrication est soumise à l’acceptation du
  maître d’œuvre. Cette dernière s’effectue sur la base du respect des caractéristiques détaillées précisées dans
  l’annexe B du fascicule 65 du CCTG. Il est notamment tenu compte de l’existence d’une capacité de stockage des
  ciments et des granulats et d’une capacité de production compatibles avec les exigences du chantier.
  Les bétonnières portées sont des cuves agitatrices et non des camions malaxeurs. De ce fait, la vérification des
  tolérances de dosage sur chaque constituant doit être réalisée sur chaque gâchée. Les exigences concernant les
  rapports maxi E / Liant doivent être respectées pour chaque gâchée.
                 eff     eq
  Si le béton provient d’une centrale de BPE, il doit être titulaire de la marque NF-BPE. Ainsi, soit la centrale est titulaire
  de la marque NF-BPE (procédure conventionnelle), soit le béton est certifié pour le chantier (procédure particulière).
  En complément du 8.3 (1) de la norme NF EN 13670/CN, chaque livraison de béton de structure est accompagnée du
  bordereau d’impression des pesées qui est visé par le titulaire dans le cadre du contrôle interne. Ce document est
  également tenu à la disposition du maître d’œuvre.
  Il est également demandé que l’évolution de la résistance du béton soit indiquée sur le bon de livraison ou le bordereau
  d’impression des pesées, afin qu’il n’y ait aucun doute sur la durée de cure nécessaire.

       3.7.7.2     Contrôle interne à la charge du titulaire lors du processus de fabrication
  Le titulaire doit contrôler les conditions de stockage et de transport des granulats aux emplacements réservés dans le
  cas de recours à une centrale alimentée par des granulats provenant de gisements ou d’identités différents. Il doit
  s’assurer que toutes les dispositions sont prises pour éviter les mélanges inopportuns.
       3.7.7.2.1-Dispositions particulières liées aux réactions « d’alcali-silice » RAG
  En l’absence de granulats titulaires de la marque NF-Granulats et d’un dossier carrière approuvé par le maître d’œuvre,
  le titulaire doit réaliser sur chaque dépôt de granulats et à chaque renouvellement de stock, des essais rapides

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                                                              84




  permettant la qualification des granulats conformément aux prescriptions du fascicule de documentation FD P 18-542.
  Les résultats de ces essais sont fournis au maître d’œuvre avant chaque phase de bétonnage. Le nombre de ces essais
                                                      3                                        3
  doit être au moins de trois pour un tas de 1 000 m et au moins de deux pour un tas de 500 m .
  L’acceptation des résultats de ces essais par le maître d’œuvre est une condition nécessaire à la levée des points
  d’arrêt avant bétonnage.

       3.7.7.3    Épreuve de contrôle
  (norme NF EN 13670/CN, art. 8.3.2 et annexe B du fasc. 65 du CCTG)
  Les essais réalisés dans le cadre de celle-ci ne relèvent pas des spécifications de la norme NF EN 206+A2/CN qui
  s’appliquent aux contrôles de production et de conformité de l’installation de fabrication. Ils sont effectués par un
  laboratoire de contrôle qui doit, soit être accrédité COFRAC, soit avoir subi, avec succès et moins d’un an avant le
  premier essai, un audit basé sur un référentiel d’accréditation équivalent. Ils font l’objet de rapports qui doivent être
  transmis au maître d’œuvre au fur et à mesure de l’obtention des résultats.
  Le laboratoire de contrôle est soumis à l’agrément du maître d’œuvre.
  Le lotissement et le nombre de prélèvements sont indiqués dans le tableau ci-dessous :

                                     Lot                                      Nombre de prélèvements


                           Fondations profondes                    3 par groupe de pieux fabriqués dans la journée


                                   Appuis                           3 par appuis et au moins un prélèvement par
                                                                                phase de bétonnage


                           Murs de soutènement                     3 pour l’ensemble et au moins un prélèvement
                                                                              par phase de bétonnage


                              Dalle d’ouvrage                       3 (+1 par 100 m3 supplémentaires au-delà de
                                                                         300 m3 ou par phase de bétonnage)

                                           Tableau 11 : épreuves de contrôle par lot

  De plus, il est effectué par le titulaire au minimum deux essais de consistance de béton frais sur chaque camion de
  livraison (un essai avant la mise en œuvre et un essai au cours de la mise en œuvre) ou dans le cas de fabrication du
  béton sur chantier, un essai par heure de bétonnage.
  Les éprouvettes de béton, dont la fourniture est à la charge du titulaire, doivent être transportées au laboratoire et
  démoulées dans les trois jours suivant leur confection et être placées en atmosphère normalisée dans les trois heures
  suivant leur démoulage.
  Par partie d’ouvrage, il est demandé un prélèvement supplémentaire aux nombres de prélèvements définis dans le
  tableau ci-dessus, afin de réaliser des essais en compression à 2 jours. Ceci permettra éventuellement d’adapter la
  durée de cure déduite des épreuves de convenance.
  Les dispositions pour obtenir les conditions de conservation normalisées sont à la charge du titulaire, qui doit les
  préciser dans son Plan Qualité. Le respect de la fourchette des températures rappelées ci-dessus est notamment
  contrôlé obligatoirement avec un thermomètre mini/maxi maintenu à proximité des éprouvettes.

       3.7.7.4    Équipements des centrales à béton
  Il est rappelé que les centrales à béton, quel que soit leur type, doivent être équipées conformément aux exigences du
  fascicule 65 du CCTG.




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                                                                 85




  3.8     PROTECTION ANTICORROSION DES PARTIES MÉTALLIQUES :
          SPÉCIFICATIONS COMMUNES
  (art. 5.8 et 10 du fasc. 66 du CCTG et les préconisations de la Note d’information CEREMA n°7, fasc. 56 du CCTG)

  3.8.1    Processus de mise en œuvre de type industriel
  Le présent sous-article concerne les procédés de type industriel tels que définis par l’article 1.6.1.1 du fascicule 56 du
  CCTG et notamment les procédés de galvanisation à chaud et de galvanisation à chaud suivie de mise en peinture avec
  application automatisée.
  Pour ces procédés, les spécifications d’assurance qualité du fascicule 56 du CCTG sont applicables, notamment :
                        article 1.6 : Assurance de la qualité ;
                        chapitre 2 : Provenance, qualité et contrôle des matériaux, article 2.1 : Métaux (y compris zinc pour
                         galvanisation à chaud) et article 2.2 : Peinture ;
                        chapitre 3, article 3.1 : Mode d’exécution des travaux, ouvrages neufs, cas des processus de type
                         industriel.

        3.8.1.1        Généralités
  Les stipulations du présent sous-article sont applicables à toutes les pièces galvanisées ou galvanisées et peintes avec
  application automatisée, prévues au présent marché. La catégorie ouvrage au sens de l’article 1.3 du fascicule 56 du
  CCTG, à laquelle appartiennent les éléments, est donnée dans les articles du présent CCTP relatifs à ces éléments.

        3.8.1.2        Acceptation des lots de peinture
  Pour l’acceptation des lots de peinture, il est précisé qu’en plus des dispositions d’assurance qualité prévues par le
  fascicule 56 du CCTG (voir ci-dessus pour les références des chapitres et des articles), le maître d’œuvre se réserve le
  droit de faire procéder à une analyse chimique complète du produit chaque fois qu’il le juge nécessaire et en particulier
  chaque fois que les résultats des essais de vérification qualitative sortent des tolérances prévues par les fiches de
  certification, lorsque ces essais ont une signification pour la peinture envisagée.
  Les peintures ou produits rendus inutilisables à la suite des opérations de contrôle de conformité sont à la charge du
  titulaire, si le lot n’est pas admis.

        3.8.1.3        Garanties
  Pour les procédés de protection par galvanisation, le tableau applicable des durées de garantie du fascicule 56 du
  CCTG est le tableau 6 : Protection des ouvrages neufs par galvanisation.
  Selon ce tableau, la durée de la garantie anticorrosion de la galvanisation dépend de :
                        la catégorie de l’ouvrage ou de l’élément d’ouvrage au sens de l’article 1.3 du fascicule 56 du
                         CCTG : cette catégorie est précisée dans l’article du présent CCTP concernant cet ouvrage ou cet
                         élément d’ouvrage ;
                        la catégorie de l’acier utilisée : pour cela et conformément à l’article 3.1.2. du fascicule 56 du CCTG,
                         le titulaire est tenu de fournir le certificat de réception 3.1.B des aciers utilisés montrant leur
                         conformité à la norme NF A 35-503 et précisant leur catégorie (A, B ou C) au sens de cette norme ;
                        la classe d’environnement, ou catégorie de corrosivité, dans laquelle se trouve l’ouvrage ou l’élément
                         d’ouvrage ; celle-ci est précisée dans le paragraphe intitulé « Classe d’environnement/Catégorie de
                         corrosivité pour la protection anticorrosion des parties métalliques » du chapitre 1 du présent CCTP.
  Pour les procédés de protection par galvanisation suivie de mise en peinture, le tableau applicable des durées de
  garantie du fascicule 56 du CCTG est le tableau 7 : Protection des ouvrages neufs par galvanisation suivie de mise en
  peinture.

        3.8.1.4        Garanties de stabilité des couleurs
  Les garanties du système de protection contre la corrosion (garantie anticorrosion et garantie d’aspect) des dispositifs
  de retenue n’incluent pas la garantie contre les altérations de la couleur précisée dans l’article 1.5 du fascicule 56 du
  CCTG.




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                                                                 86




        3.8.1.5        Autres exigences
  Il est rappelé que les différentes couches du système de protection anticorrosion doivent être de couleurs nettement
  différentes.

  3.8.2     Processus de mise en œuvre de type génie civil
  Le présent sous-article concerne les procédés de type génie civil tels que définis par l’article 1.6.1.2 du fascicule 56 du
  CCTG et notamment les procédés par mise en peinture ou métallisation suivie de mise en peinture sur acier nu et de
  mise en peinture de l’acier galvanisé.
  Pour ces procédés, les spécifications d’assurance qualité du fascicule 56 du CCTG sont applicables, notamment :
                        article 1.6 : Assurance de la qualité ;
                        chapitre 2 : Provenance, qualité et contrôle des matériaux, article 2.1 : Métaux (y compris zinc pour
                         métallisation) et article 2.2 : Peinture ;
                        chapitre 3, article 3.2 : Mode d’exécution des travaux, ouvrages neufs, cas des processus de type
                         génie civil.

        3.8.2.1        Généralités
  Les stipulations du présent sous-article sont applicables à toutes les pièces peintes, galvanisées peintes ou métallisées
  peintes prévues au présent marché. Les systèmes de peinture mis en œuvre sont indiqués dans les articles du présent
  CCTP relatifs à ces parties.

        3.8.2.2        Acceptation des lots de peinture
  Pour l’acceptation des lots de peinture, il est précisé qu’en plus des dispositions d’assurance qualité prévues par le
  fascicule 56 du CCTG (voir ci-dessus pour les références des chapitres et des articles), le maître d’œuvre se réserve le
  droit de faire procéder à une analyse chimique complète du produit chaque fois qu’il le juge nécessaire et en particulier
  chaque fois que les résultats des essais de vérification qualitative sortent des tolérances prévues par les fiches de
  certification, lorsque ces essais ont une signification pour la peinture envisagée.
  Les peintures ou produits rendus inutilisables à la suite des opérations de contrôle de conformité sont à la charge du
  titulaire, si le lot n’est pas admis.

        3.8.2.3        Garanties
  Les garanties du système de protection contre la corrosion de la charpente sont conformes aux spécifications de
  l’article 1.5 du fascicule 56 du CCTG appliquées avec les hypothèses suivantes :
                        tout élément de la charpente métallique est considéré comme appartenant à la catégorie 1 définie par
                         l’article 1.3 du fascicule 56 du CCTG, et reçoit un système de peinture certifié par l’ACQPA (marque
                         ACQPA-Systèmes anticorrosion par peinture) ; avec finition certifiée stabilité de couleur
                        la garantie inclut toujours la garantie de tenue (anticorrosion et aspect (cloquage, craquelage et
                         écaillage)) ;
                        la garantie n’inclut pas la garantie contre les altérations de la couleur précisée dans l’article 1.5 du
                         fascicule 56 du CCTG.
  Selon le procédé de protection et les modalités de mise en œuvre, les tableaux applicables des durées de garantie du
  fascicule 56 du CCTG sont donc les suivants :
                        tableau 1 : travaux de protection sur ouvrage neuf en acier dont la ou les premières couches sont
                         appliquées en atelier et la couche de finition sur site ou la totalité sur site ;
                        tableau 2 : travaux de protection sur ouvrage neuf en acier dont la totalité du système est appliqué en
                         atelier ;
                        tableau 3 : travaux de métallisation plus peinture sur acier mis à nu ;
                        tableau 7 : protection des ouvrages neufs par galvanisation suivie de mise en peinture.

        3.8.2.4        Autres exigences
  Il est rappelé que les différentes couches du système de protection anticorrosion doivent être de couleurs nettement
  différentes.
  La finition doit avoir la certification stabilité de couleur


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                                                               87




  3.9     OSSATURE MÉTALLIQUE
  (art. 5 du fasc. 66 du CCTG et les préconisations de la Note d’information CEREMA n°7, normes NF EN 1090-2+A1 ET
  NF EN 1090-2/CN et NF P EN 1090-2/CN /CN)

  3.9.1    Qualité des matériaux
  (art. 5.1 à 5.4, 5.6 et annexes A et B du fasc. 66 du CCTG et les préconisations de la Note d’information CEREMA n°7,
  normes NF EN 1993-2/NA et NF EN 1993-1-10, normes NF EN 10025-1, NF EN 10025-2, NF EN 10025-3 et NF EN
  10025-4)
  Les désignations utilisées ci-dessous s’entendent au sens des normes NF EN 10025-1, NF EN 10025-2, NF EN 10025-
  3 et NF EN 10025-4.
  Les aciers des charpentes reconstituées soudées sont les suivants :
                      éléments d’épaisseur comprise < 80 mm : acier S355N, M ou N ;
                      éléments d’épaisseur ≥ 80 mm : acier S355NL ou S355ML ;
  La protection anti-corrosion de la charpente en acier est assuré par un système de peinture certifié ACQPA. Le système
  anticorrosion respectera une catégorie de corrosivité C4VH ANV toute longueur hors extremités.
  La protection anti-corrosion aux extrémités des poutres situées proches des joints de dilatation est assuré par une
  métallisation suivie d’une mise en peinture (subjectile noté Z suivant la certification ACQPA). Le système de protection
  anti-corrosion certifié C4VH ZNV.
  Peinture : couleur RAL 7001, gris argent, la couleur reste à valider par la maitrise d’ouvrage. Finition certifié stabilité de
  couleur
  En outre, les épaisseurs mises en œuvre pour un acier de nuance et de qualité données doivent être conformes aux
  exigences données par le tableau 2.1 de la norme NF EN 1993-1-10 en fonction du niveau de contrainte et de la
  température minimale.
  Les aciers des poutrelles laminées sont les suivants :
                      poutrelles laminées: acier S355K2+N, N, NL, M ou ML ;
  Les tôles constitutives des ailes des PRS sont des tôles d’épaisseurs variables conformes à la norme NF A 36-270.
  Comme contribution à la réduction du risque d’arrachement lamellaire, les pièces fortement sollicitées en traction
  perpendiculairement à leur plan de laminage, seront fabriquées à partir d’aciers conformes à la norme NF EN 10164
  avec la classe de qualité déterminée à partir des règles de l’Eurocode 3 Ces pièces seront repérées sur les plans de
  l’ossature.
  Les tôles constitutives de la charpente doivent avoir les garanties de striction calculées conformément à l’EN 1993-1-10
  et dans tous les cas cette garantie de striction est Z15 minimum au sens de la norme NF EN 10164 dans le sens travers
  court.
  Les précautions à prendre durant les phases de soudage pour réduire les contraintes de traction dans le sens de
  l’épaisseur de matière seront décrites en détail dans le Programme de Fabrication et d’Assemblage
  Les matériaux de l’ossature métallique doivent respecter les exigences liées aux classes d’exécution EXC3 ou EXC4
  de la norme NF EN 1090-2+A1 ET NF EN 1090-2/CN suivant les cas définis à l’article « Exécution des charpentes
  métalliques » du chapitre 4 du présent CCTP.
  Les tôles destinées à la construction de la charpente sont marquées de façon à permettre leur identification et à
  constituer le plan de mise en tôle. Les profilés mis en œuvre doivent pouvoir être identifiés dans l’usine de construction.
       Les goujons d’ancrage faisant office de connecteurs et leurs bagues réfractaires sont conformes aux articles 9.6,
  10.3 et 11.2 de la norme NF EN ISO 13918 et à la Note d'information CEREMA n°7 "Exécution des structures en acier,
  compléments techniques transitoires pour la bonne application du fascicule 66 du CCTG.
  Pour les éléments provisoires de contreventement, les caractéristiques des produits laminés sont soumises à
  l’acceptation du maître d’œuvre.
  Il est rappelé que les aciers définis ci-dessus doivent être titulaires de la marque NF-Acier.




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  3.9.2    Conditions techniques de livraison
  Les conditions de commande, de contrôle de production et de livraison des aciers de l’ossature métallique sont
  conformes aux stipulations de la norme NF EN 1090-2+A1, du Note d’information CEREMA n°7 «Exécution des
  structures en acier, compléments techniques transitoires pour la bonne application du fascicule 66 du CCTG» et de la
  norme NF EN 10021.

  3.9.3    Organes d’assemblage

       3.9.3.1    Boulons
  (art. 5.6 du fasc. 66 du CCTG et les préconisations de la Note d’information CEREMA n°7, normes NF EN 14399-1, NF
  EN 14399-2, NF EN 14399-3, NF EN 14399-5, NF EN 14399-6, NF EN 14399-10 et NF EN ISO 898-1)
  L’utilisation des boulons de construction destinés à des applications non précontraintes est limitée aux conditions
  précisées dans l’article 5.6.1 du Note d’information CEREMA n°7 «Exécution des structures en acier, compléments
  techniques transitoires pour la bonne application du fascicule 66 du CCTG».
  Les boulons de construction aptes à la précontrainte sont conformes à l’article 5.6.2 du Note d’information CEREMA
  n°7 «Exécution des structures en acier, compléments techniques transitoires pour la bonne application du fascicule 66
  du CCTG».
  Il est rappelé que les boulons doivent être marqués CE et être titulaires de la marque NF-Boulonnerie ou équivalent.
  Ce sont des boulons galvanisés du système HR au sens de la norme NF EN 14399-1. Toutefois, des boulons du
  système HRC (norme NF EN 14399-10) peuvent être acceptés. Dans ce cas, après le serrage, la zone non revêtue
  apparaissant à l’extrémité de la vis suite à la rupture de l’embout fusible doit être protégée contre la corrosion par un
  traitement de protection efficace (par une peinture complémentaire à haute teneur en zinc, par exemple) soumis à
  l’acceptation du maître d’œuvre.
  Ils ne peuvent être utilisés que dans le cadre d’assemblages par couvre-joints, les assemblages par platines d’about
  étant interdits.
  Leur étanchéité est assurée par un mastic adapté, compatible avec les produits entrant dans la composition du
  dispositif de protection anticorrosion.

       3.9.3.2    Produits d’apport de soudage
  (art. 5.5 du fasc. 66 du CCTG et les préconisations de la Note d’information CEREMA n°7, normes NF EN ISO 18275,
  NF EN ISO 18276, NF EN ISO 14341, NF EN ISO 2560, NF EN ISO 14171, NF EN ISO 17632)
  Les produits d’apport de soudage sont conformes aux préconisations de la Note d’information CEREMA n°7 «Exécution
  des structures en acier, compléments techniques transitoires pour la bonne application du fascicule 66 du CCTG».

  3.9.4    Détail de la protection anticorrosion
  Le système de protection contre la corrosion est un système par métallisation et peinture (subjectile noté Z suivant la
  certification ACQPA) pour des ouvrages neufs (travaux notés N suivant la certification ACQPA).
  Le système de peinture est un système titulaire de la marque ACQPA-Systèmes anticorrosion par peinture, de
  catégorie de corrosivité C5Ma V.


  3.10 APPAREILS D’APPUI EN ÉLASTOMÈRE FRETTÉ
  (normes NF EN 1337-1, NF EN 1337-2 et NF EN 1337-3)

  3.10.1 Généralités
  Les appareils d’appui en élastomère fretté bénéficient du marquage CE sur la base de la norme NF EN 1337-3. La
  constance des performances est certifiée par un organisme notifié dans le cadre du système 1 d’évaluation et de
  vérification de la constance des performances.
  Les normes NF EN 1337-1, NF EN 1337-2 et NF EN 1337-3 s’appliquent avec les précisions de la note technique n°27
  du Sétra.


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  Conformément aux paragraphes 4.4.1 et 4.3.6 de la norme NF EN 1337-3, ces appareils d’appui sont en
  polychloroprène et la concentration d’ozone prévue pour leur test de tenue à l’ozone est de 50 ppcm.
  La position des dispositifs de mesure et les modalités de protection contre les souillures sont proposées par le titulaire
  et soumises à l’acceptation du maître d’œuvre. Il en est de même pour le mode de fixation des plaques de glissement
  en acier inoxydable sur les tôles support.

  3.10.2 Caractéristiques des appareils d’appui
  Les appareils d’appui en élastomère fretté sont de type C au sens de la norme NF EN 1337-3.
  Leurs dimensions sont indiquées sur les plans joints aux pièces du marché.
  Leurs dimensions sont définies par le titulaire suite aux calculs d’exécution.
  Ils sont munis de dispositifs anticheminement.

  3.10.3 Conditions de livraison et de stockage
  Les appareils d’appui sont livrés sur chantier sous emballage protecteur puis stockés dans un local clos et couvert.


  3.11 ÉTANCHÉITÉ PRINCIPALE
  (fasc. 67 titre I du CCTG)

  3.11.1 Généralités
  L’étanchéité du tablier est réalisée conformément au fascicule 67 titre I du CCTG par :
                      une feuille préfabriquée d’environ 0.5 cm, adhérente à base de bitume modifié par un polymère avec
                       une armature en non tissé de polyester soudée à chaud avec couche d’accrochage sur support en
                       béton de ciment préalablement préparé.
                      un enrobé bitumineux de protection d’environ 2.5 cm destiné à protéger mécaniquement la feuille
                       préfabriquée d’étanchéité et repartir les charges de trafic.
  La protection des relevés d’étanchéité est assurée par un enduit de ciment grillagé.
  Pour l’élaboration de son offre, le titulaire utilise les plans joints aux pièces du marché comme hypothèses de base
  complétés par les conditions de services suivantes :
                      Conditions climatiques définies au sous-article intitulé « Actions thermiques » de l’article « actions et
                       sollicitations » du chapitre II du présent CCTP) ;
                      En phase de chantier, circulation (avant mise en œuvre des enrobés) d’engins de chantier légers.
  Le système mis en œuvre doit être titulaire d’un avis technique sur les étanchéités des ponts-routes avec support en
  béton, délivré par le CEREMA.
  Entre la mise en place de l’étanchéité et la mise en place des enrobés, l’entrepreneur met en place une protection
  provisoire lourde de la chape d’étanchéité qui est constituée d’un film mince synthétique (film plastique de type
  Polyane®, géotextile…) recouvert d’une couche de grave ou de sable. Les caractéristiques de cette protection sont
  proposées par le titulaire et soumises à l’acceptation du maître d’œuvre.

  3.11.2 Assurance de la qualité
  Les épreuves de contrôle sont réalisées suivant les stipulations de l’article 8 du fascicule 67 titre I du CCTG.
  Contrôles entreprise par arrachement et par passage caméra infrarouge.


  3.12 ÉTANCHÉITÉ LATÉRALE
  (fasc. 67 titre I du CCTG) Se référer à l’article 10.2.17 du fascicule 67 du CCTG – SEL type C




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                                                                                                     ED2
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  3.12.1 Généralités
  L’étanchéité latérale est réalisée conformément au fascicule 67 titre I du CCTG par une chape en film mince adhérant
  au support, traitée anti-ozone et anti-UV, titulaire d’un avis technique sur les étanchéités des ponts-routes avec support
  en béton, délivré par le CEREMA. SEL type C

  3.12.2 Assurance de la qualité
  Les épreuves de contrôle sont réalisées suivant les stipulations du fascicule 67 titre I du CCTG.


  3.13 JOINTS DE DILATATION

  3.13.1 Généralités
  Les joints de dilatation mis en œuvre doivent être titulaires d’un avis technique sur les joints de chaussée des ponts-
  routes délivré par le CEREMA.

  3.13.2 Solins
  Le béton du solin du joint est de même nature et de même qualité que celui du tablier adjacent.

  3.13.3 Liaison du joint à l’étanchéité générale

       3.13.3.1 Liaison par fermeture de l’étanchéité
  La fermeture de l’étanchéité est réalisée par une feuille de bitume armée conforme à la norme NF P 84-316 (type
  40 T.V.-th à autoprotection métallique par feuille d’aluminium) ou à bitume armé. Cette feuille est collée
  horizontalement sur le support béton sur quelques centimètres et est appliquée sur la tranche du revêtement en
  insérant le drain quand celui-ci est requis.
  Cette fermeture de l’étanchéité est systématique au droit du trait de scie régnant sur le tablier du pont.

       3.13.3.2 Liaison par collage d’un élément du joint à la tranche de l’étanchéité
  Cette disposition fait partie intrinsèque de la technique du joint. Elle est donc réalisée conformément à l’avis technique
  sur les joints de chaussée des ponts-routes délivré par le CEREMA, tant pour la fermeture de l’étanchéité que pour la
  mise en place du drain éventuel.

  3.13.4 Évacuation des eaux

       3.13.4.1 Dispositions générales
  Des dispositifs de collecte et d’évacuation des eaux qui percolent au travers des joints de chaussée, sont prévus sous
  les joints de dilatation de l’ouvrage. Ces dispositifs sont conformes à l’avis technique du joint et aux plans joints aux
  pièces du marché.

       3.13.4.2 Bavettes de récupération des eaux
  Si les bavettes sont décrites dans l’avis technique du joint, celles-ci doivent respecter les caractéristiques fixées par ce
  document.
  Si les bavettes ne sont pas décrites dans l’avis technique du joint, celles-ci sont en élastomère et doivent avoir une
  épaisseur au moins égale à 1,5 mm et les caractéristiques suivantes :
                      dureté Shore A : 60 ± 5 ;
                      résistance à la rupture supérieure à 12 MPa ;
                      variation des caractéristiques mécaniques après vieillissement à l’étuve suivant la norme NF ISO 188
                       et comportant un séjour de 72 heures à 100 °C ± 1 °C, inférieure à +15 pour la dureté Shore A, ±
                       15 % pour la résistance à la rupture et -40 % pour l’allongement à la rupture ;
                      bonne résistance à l’action des sels de déverglaçage, des huiles des véhicules routiers et des
                       conditions climatiques.



                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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  3.14 DISPOSITIFS DE RETENUE MARQUES CE
  (norme NF EN 1317-5+A2)

  3.14.1 Généralités
  Les essais de choc normalisés, nécessaires à l’obtention du marquage CE, doivent avoir été réalisés dans des
  conditions représentatives d’un tablier d’ouvrage d’art (implantation, ancrage…).
  Le dispositif de retenue doit rompre (pièces fusibles) ou se plastifier pour ne pas endommager la structure en lui
  transmettant des efforts trop importants. Le titulaire fournit les efforts maximaux susceptibles d’être transmis à la
  structure. Ces efforts doivent pouvoir être repris sans modifier la géométrie de la structure représentée sur les plans
  joints au présent CCTP, moyennant un ferraillage déterminé selon les conditions du sous-article « Ancrage des
  dispositifs de retenue » de l’article « Justification des équipements » du chapitre 2 du présent CCTP.
  Suite à un choc, les ancrages doivent pouvoir être réparés en place, pour éviter toute modification du calepinage.
  Le projet ayant fait l’objet d’une étude architecturale, le parti choisi dans celle-ci doit être respecté au niveau des
  dispositifs.

  3.14.2 Caractéristiques des dispositifs en bord libre d’ouvrage
  Le dispositif de retenue routier marqué CE en bord libre d’ouvrage doit avoir les performances suivantes :
                      niveau de retenue : H2-W3(0.80) ;
                      la déflexion dynamique est inférieure à la distance entre le nu avant du dispositif de retenue 0.80m ;
                      le niveau d’intrusion du véhicule normalisé est tel que, dans les conditions d’un essai normalisé, le
                       véhicule n’entre pas en contact avec les écrans de protection des chiroptères (démontables et
                       sécurisés) ou le garde-corps architecturé : VI3<1.0m ;

  3.14.3 Caractéristiques des dispositifs de terre-plein central sur ouvrage
  Le dispositif routier marqué CE en terre-plein central et de type balises J11 qui représentent une séparation physique
  des 2 sens de circulation sans fonction de retenue. Le mode de fixation sera compatible avec l’épaisseur de la structure
  mise en œuvre sans impacter l’étanchéité (faible hauteur de scellement ou colle de l’embase).

  3.14.4 Qualité des matériaux
  Toutes les pièces en acier, y compris les pièces d’ancrage entrant dans la constitution des dispositifs de retenue, sont
  aptes à la galvanisation et de classe A selon la norme NF A 35-503. Un certificat de réception « 3.1 » au sens de la
  norme NF EN 10204 avec indication de l’analyse chimique du lot sera fourni.
  Pour les pièces en alliages d’aluminium il sera fait usage d’aluminium anodisé. Les alliages sont conformes à la norme
  NF EN 755-1 et sont de la série 6000 au sens de la norme NF EN 573-3. Un certificat de réception « 3.1 » au sens de la
  norme NF EN 10204 avec indication de l’analyse chimique du lot sera fourni.

  3.14.5 Protection contre la corrosion
  La protection contre la corrosion, y compris celle des pièces d’ancrage, est assurée par galvanisation à chaud,
  conformément à la norme NF EN ISO 1461, dans un atelier accepté préalablement par le maître d’œuvre, suivie d’une
  mise en peinture avec application automatisée (thermolaquage ou équivalent) d’un système titulaire de la marque
  ACQPA-Systèmes anticorrosion par peinture, de classe de certification C4VH ANV ou C4AVH ZNV. Elle fait l’objet des
  garanties découlant de l’application des tableaux 6 et 7 du fascicule 56 du CCTG. Les trous évents nécessaires pour la
  libre circulation des bains de galvanisation devront être hors des cordons de soudures.
  L’attention du titulaire est attirée sur le fait que les zones de glissement entre les éléments du dispositif de retenue ne
  doivent pas être mises en peinture.
  Les fixations de ces équipements à l’ouvrage seront protégées par des capsules de mastic Capsigum® ou similaires,
  permettant leur démontage.




                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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  3.14.6 Produits de scellement des fixations dans la longrine
  En cas de scellement chimique, les produits utilisés doivent bénéficier d’une Évaluation Technique Européenne (ETE)
  selon le Document d’Évaluation Européen (anciennement Guide d’Agrément Technique Européen) n°001 partie 5.


  3.15 GLISSIÈRES DE SÉCURITÉ
  (normes NF P98-416, NF P98-415)

  3.15.1 Généralités
  Les glissières de sécurité sont conformes à la norme NF P98-416.
  Elles doivent être titulaires de la marque NF-Équipements de la route – Éléments de DR génériques.

  3.15.2 Qualité des matériaux
  Les éléments constitutifs des glissières sont conformes aux prescriptions de la norme NF P 98-412 et du règlement
  particulier de la marque NF-Équipements de la route – Éléments de DR génériques.

  3.15.3 Protection contre la corrosion
  (fasc. 56 du CCTG)
  La protection contre la corrosion, y compris celle de la boulonnerie, est assurée par galvanisation à chaud dans un
  atelier accepté préalablement par le maître d’œuvre, suivie d’une mise en peinture à l’aide d’un système titulaire de la
  marque ACQPA-Systèmes anticorrosion par peinture, de classe de certification C4VH ANV et C4VH ZNV.


  3.16 ESCALIERS
  Les escaliers seront en béton préfabriqué ou coulé en place et comporteront une largeur utile conforme aux plans joints
  au présent CCTP.
  En cas d’utilisation d’éléments préfabriqués, ceux-ci d’une fiche d’agrément soumise à validation du maître d’œuvre.
  Les marches et contremarches des escaliers de service sont sablées / grenaillées.
  Les nez de marches sont arrondis R = 1.5 cm
  Les marches ont une pente de 1 cm pour l’évacuation des eaux de pluie.
  Les escaliers sont munis de garde-corps de service et/ou main courante


  3.17 DISPOSITIF DE RECUEIL ET D’ÉVACUATION DES EAUX SOUS LES JOINTS
  Les tuyaux, ainsi que l’ensemble des produits utilisés pour les travaux d’assainissement, sont des produits normalisés
  au sens de l’article 2.1.1 du fascicule 70 du CCTG.
  Les tuyaux d’évacuation sont des canalisations en polychlorure de vinyle.
  Les assemblages éventuels comportent des joints à bague d’étanchéité en élastomère.
  Les pièces constitutives en acier, y compris la boulonnerie, doivent être protégées contre la corrosion par galvanisation
  à chaud.
  La masse minimale est celle définie par l’article 6.2.3 de la norme NF EN ISO 1461 pour les produits en acier
  d’épaisseur supérieure à 3 mm et inférieure ou égale à 6 mm.
  Les inserts de fixation dans la structure sont en acier inoxydable de nuance X6CrNiMoTi17-12-2 telle que définie dans
  le tableau 3 de la norme NF EN 10088-1.
  L’ensemble des éléments est en matériau présentant une bonne compatibilité évitant la formation de couple de
  corrosion galvanique ou comportent des dispositions particulières efficaces d’isolement.


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  3.18 AVALOIRS
  Pour diriger l’eau vers les corniches-caniveaux, des avaloirs seront réalisés dans les longrines latérales, orientés à
  environ 45° par rapport au sens découlement longitudinal de l’ouvrage et présentant un retour en « V » au niveau de
  l’intérieur de la longrine.
  Chacun d’eux doit comporter à la partie basse, un dispositif « goutte d’eau ».
  Ces avaloirs se composent de :
                      Une tôle en aluminium plié en U, avec à son extrémité un pli formant goutte d’eau ;
                      Un prolongement de la chape d’étanchéité sur tablier, avec un bourrelet en aval
                      La sortie du drain longitudinal


  3.19 FOURREAUX
  Les fourreaux dans le caniveau sont en PVC et leurs lance-câbles en matériaux imputrescibles ou inoxydables.
  Les fourreaux comportent des dispositifs permettant d’assurer des possibilités de dilatation correspondant au souffle du
  joint de chaussée.
  La quantité des fourreaux sera a valider en phase de préparation


  3.20 ENSEMBLE CORNICHES CANIVEAUX ET SUPPORT DES ÉCRANS
  Avant tout commencement de fabrication, le titulaire soumet au maître d’œuvre, à titre de convenance, un éléments
  témoin.
  L’ensemble corniches caniveaux et support des écrans doivent faire l’objet de plans d’exécution et des notes de calcul
  de justification des épaisseurs, ancrages, liaisons, soudures, encastrements. L’ensemble doit être justifié et
  dimensionné par l’entrepreneur et soumis à validation du contrôle interne, intérieur, extérieur, contrôle externe et VISA
  du MOE. Ces documents établis par l’entrepreneur sont soumis au visa du maître d’œuvre dans les mêmes conditions
  que les plans et notes d’exécution de l’ouvrage.
  Les pièces constitutives en acier de l’ensemble corniche caniveau et support des écrans en structure métallique (y
  compris la boulonnerie) doivent être protégées contre la corrosion par galvanisation à chaud exécutée conformément
  aux indications du sous-article « Prescriptions concernant les protections anticorrosion mises en œuvre selon un
  processus de type génie civil tel que défini par l’article 1.6.1.2. du fascicule 56 du CCTG » de l’article « Protection
  anticorrosion des parties métalliques : spécifications communes » du chapitre 3 du présent CCTP.
  La masse minimale est celle définie par l’article 6.2.3 de la norme NF EN ISO 1461 pour les produits en acier.
  Afin d’éviter des déformations, des dispositions spéciales sont prises en accord avec l’usine de galvanisation.
  Quelle que soit la partie de l’ensemble corniche caniveau support des écrans concerné, l’état métallurgique est défini
  par le fabricant en fonction des contraintes de service et des techniques de formage des pièces.
  L’épaisseur minimale nominale de la tôle de bardage est strictement supérieure à 1,5 mm. Les tolérances sur
  l’épaisseur sont celles définies par les normes NF EN 485-3 et NF EN 485-4.
  Les tôles de bardage en alliage d’aluminium reçoivent une couche de peinture à base de poudre polyester/TGIC cuite
  au four. La peinture et son applicateur sont détenteurs du label QUALILAQUAGE. L’épaisseur de la couche de peinture
  est de 50 µm au moins.
  Tous les éléments de la corniche caniveau en bardage métallique sont munis de dispositifs d’isolement particuliers
  permettant d’empêcher la formation de couple de corrosion galvanique.
  Tous les éléments structurels de l’ensemble métallique sont munis de dispositifs d’isolement particuliers permettant
  d’empêcher la formation de couple de corrosion galvanique.
  Les inserts de fixation dans la structure sont en acier inoxydable de nuance X6CrNiMoTi17-12-2 telle que définie dans
  le tableau 3 de la norme NF EN 10088-1. Les autres éléments de la corniche sont en matériau présentant une bonne
  compatibilité évitant la formation de couple de corrosion galvanique ou comportent des dispositions particulières
  efficaces d’isolement.



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CCTP- Fasc. B       Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté        Rév.        3129/0309/20265
                                                                                                 ED2
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  Les travaux de soudure sur acier sont conformes aux prescriptions des normes NF EN 1090-2+A1 ET NF EN
  1090-2/CN et NF P EN 1090-2/CN, tous les assemblages relevant de la classe EXC2 au sens de ces normes.
  La boulonnerie doit être, au moins, de la classe de qualité 5.6 telle que définie à l’article 3 de la norme NF EN ISO 898-1.
  Le dispositif de liaison à la structure doit pouvoir donner des degrés de liberté pour le montage de :
                      ± 8 cm en x ;
                      ± 15 mm en y ;
                      ± 25 mm en z.
  Les raccords éventuels permettent d’assurer une continuité parfaite de l’étanchéité depuis le fil d’eau en bordure de
  chaussée jusqu’au déversoir dans la corniche caniveau.

  3.20.1 Garde-corps

       3.20.1.1 Exigences minimales de garde-corps
  Les exigences minimales de l’aspect garde-corps avec ou sans les écrans de protection chiroptères (démontables et
  sécurisés) sont les exigences d’un garde-corps de service, ils sont rigides, fixés solidement, doivent résister aux efforts
  statiques et dynamiques normalement engendrés par le déplacement horizontal d’une personne et leurs dimensions
  sont telles qu’ils constituent un obstacle physique. La justification de la structure sera réalisée par le calcul et par des
  essais physiques sur les éléments témoin.

       3.20.1.2 Exigences architecturales
  Les exigences de l’aspect visuel des garde-corps sont les exigences indiqués dans l’étude architectural, l’élément
  témoin sera soumis à la validation de l’architecte.

  3.20.2 Corniches
  Les corniches doivent faire l’objet de plans d’exécution établis et soumis au visa du maître d’œuvre dans les mêmes
  conditions que les plans d’exécution de l’ouvrage.
  Avant tout commencement de fabrication des corniches en bardage métallique, le titulaire soumet au maître d’œuvre, à
  titre de convenance, un élément témoin (point d’arrêt).
  Les pièces constitutives en acier (y compris la boulonnerie) doivent être protégées contre la corrosion par galvanisation
  à chaud exécutée conformément aux indications du sous-article « Prescriptions concernant les protections
  anticorrosion mises en œuvre selon un processus de type industriel tel que défini par l’article 1.6.1.1. du fascicule 56 du
  CCTG » de l’article « Protection anticorrosion des parties métalliques : spécifications communes » du chapitre 3 du
  présent CCTP.
  La masse minimale est celle définie par l’article 6.2.3 de la norme NF EN ISO 1461 pour les produits en acier
  d’épaisseur supérieure à 3 mm et inférieure ou égale à 6 mm.
  Afin d’éviter des déformations, des dispositions spéciales sont prises en accord avec l’usine de galvanisation.
  L’alliage d’aluminium est du type EN AW-6060, EN AW-6082 ou EN AW-5754 au sens des normes NF EN 485-2+A1 et
  NF EN 573-3 pour les supports à base de profilés et du type EN AW-5754, EN AW-5083, EN AW-5086 ou EN AW-4015
  au sens des mêmes normes pour les tôles des bardages. Quelle que soit la partie de corniche concernée, l’état
  métallurgique est défini par le fabricant en fonction des contraintes de service et des techniques de formage des pièces.
  L’épaisseur minimale nominale de la tôle de bardage est strictement supérieure à 1,5 mm. Les tolérances sur
  l’épaisseur sont celles définies par les normes NF EN 485-3 et NF EN 485-4.
  Les tôles de bardage en alliage d’aluminium reçoivent une couche de peinture à base de poudre polyester/TGIC cuite
  au four. L’applicateur de cette couche est détenteur du label QUALILAQUAGE. L’épaisseur de la couche de peinture
  est de 50 µm au moins.
  Tous les éléments de la corniche en bardage métallique sont munis de dispositifs d’isolement particuliers permettant
  d’empêcher la formation de couple de corrosion galvanique.
  Les inserts de fixation dans la structure sont en acier inoxydable de nuance X6CrNiMoTi17-12-2 telle que définie dans
  le tableau 3 de la norme NF EN 10088-1. Les autres éléments de la corniche sont en matériau présentant une bonne
  compatibilité évitant la formation de couple de corrosion galvanique ou comportent des dispositions particulières
  efficaces d’isolement.


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CCTP- Fasc. B       Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté          Rév.        3129/0309/20265
                                                                                                   ED2
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  Les travaux de soudure sur acier sont conformes aux prescriptions des normes NF EN 1090-2+A1 ET NF EN
  1090-2/CN et NF P EN 1090-2/CN, tous les assemblages relevant de la classe EXC2 au sens de ces normes.
  La boulonnerie doit être, au moins, de la classe de qualité 5.6 telle que définie à l’article 3 de la norme NF EN ISO 898-1.
  Le dispositif de liaison à la structure doit pouvoir donner des degrés de liberté pour le montage de :
                      ± 8 cm en x ;
                      ± 15 mm en y ;
                      ± 25 mm en z.

       3.20.2.1 Exigences architecturales
  Les exigences de l’aspect visuel des corniches sont les exigences indiquées dans l’étude architectural, l’élément
  témoin sera soumis à la validation de l’architecte.



  3.20.3 Caillebotis

       3.20.3.1 Généralités
  La grille servant à couvrir le vide du caniveau est un caillebotis autoporteur. Le type est défini au sous-article
  « Caillebotis » de l’article « Équipements de l’ouvrage » du chapitre 1 du présent CCTP.

       3.20.3.2 Qualité des matériaux
  Les caillebotis ainsi que toutes les pièces d’attache sont en acier S235J0 tel que défini par les normes NF EN 10025-1
  et NF EN 10025-2. Cet acier est apte à la galvanisation conformément aux prescriptions de l’article 7.4.3 de la norme
  NF EN 10025-2.

       3.20.3.3 Protection contre la corrosion
  (fasc. 56 du CCTG)
  La protection contre la corrosion, y compris celle de la boulonnerie, est assurée par galvanisation à chaud dans un
  atelier accepté préalablement par le maître d’œuvre. Elle fait l’objet des garanties découlant de l’application du tableau
  6 du fascicule 56 du CCTG.

  3.20.4 Ancrages pour garde-corps et écrans de protection chiroptères (démontables et
         sécurisés)
  (normes NF EN 10025-1 et NF EN 10025-2)
  La fixation des écrans sur la structure support est assurée par des tiges filetées en acier S355J2+N tel que défini par les
  normes NF EN 10025-1 et NF EN 10025-2. Leur protection anticorrosion est assurée par galvanisation à chaud. Leur
  filetage est obligatoirement exécuté en usine et du type roulé.
  La fixation de la structure support est assurée par tiges d’ancrage ou par des pré-scellés dans la structure en béton du
  tablier

  3.20.5 Élément témoin ensemble structurel pour corniche caniveau, garde-corps et écran

       3.20.5.1 Dispositions générales
  L’élément témoin est réalisée dans le cadre du contrôle intérieur et est à la charge du titulaire.
  Le titulaire doit réaliser un élément de béton témoin monté sur un support indépendant afin de recréer le support définitif
  et pouvoir apprécier les difficultés de mise en place de l’ensemble structurel en encorbellement.
  Si l’élément témoin est accepté par le maître d’œuvre, le point d’arrêt est levé ; l’élément témoin est alors démoli et
  évacué, conformément aux prescriptions du PRE, dans un lieu de stockage ou de regroupement, ou dans une unité de
  recyclage aux frais du titulaire.




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                                                                                                   ED2
                                                               96




  Si cet élément témoin est refusé par le maître d’œuvre, le titulaire l’évacue, conformément aux prescriptions du PRE,
  dans un lieu de stockage ou de regroupement, ou dans une unité de recyclage et le recommence à ses frais, autant de
  fois que nécessaire.
  L’épreuve de convenance doit comporter des mesures de la résistance et de la déformation de l’ensemble structurel
  avec les charges des essais dynamiques de choc garde-corps selon les préconisations de la norme NF P 98-405.
  Les dimensions de l’élément témoin sont celles définies par les plans, l’étude architecturale et validé par les études de
  phase exécution. La longueur de l’élément témoin est de 4m mini avec au moins 3 montants des écrans de protection
  de chiroptères, les garde-corps et toutes les parties de l’ensemble en encorbellement intégrant :
                      la corniche architecturée ;
                      le caniveau avec les supports des fourreaux
                      le caillebotis,
                      le garde-corps de service respectant l’étude architecturale et les prescriptions architecturales,
                      l’écran vertical de protection des chiroptères (démontables et sécurisés)


  3.21 BÉTON BITUMINEUX
  (fasc. 23, 24 et 27 du CCTG, normes NF EN 13043, NF P 18-545, NF EN 13108-1 et NF P 98-150-1)

  3.21.1 Type d’enrobé
      La couche de roulement de l’ouvrage est constituée par un BBSG 0/14 de classe 3 de 6.0cm d’épaisseur qui sera
  recouverte d’une couche de BBTM0.10 de 2.5cm d’épaisseur.

  3.21.2 Caractéristiques des granulats
  (NF EN 13043 et norme NF P 18-545)

       3.21.2.1 Caractéristiques des gravillons pour les enrobés de classe 3
  La couche de roulement étant un BBSG + BBTM sous classe de trafic cumulé supérieure ou égale à TC3 ou TC3
                                                                                                          20        30
  (TMJA PL/sens > 150), les caractéristiques minimales des granulats sont celles définies dans le tableau ci-dessous :


       Résistance mécanique au sens                          Caractéristiques de fabrication au sens de
        de la norme NF EN 13043 (*)
                                                                        la norme NF EN 13043 (*)

            LA20 MDE15 PSV50 (**)                      Granularité Gc85/20 ; Tamis intermédiaire : G20/15 ;
                                                    Aplatissement : Fl25, Fl30 si D ≤ 6,3 mm ; Teneur en fines :
                                                         f1, f2 si MBF10 ; Angularité des gravillons d’origine
                                                                         alluvionnaire : C95/1

                                   Tableau 12 : caractéristiques des gravillons pour enrobés

  (*) Pour information, ces exigences sont équivalentes à celles du code Bnc III Ang 1 défini dans la norme NF P 18-545.

       3.21.2.2 Caractéristiques des fillers, sables et graves
  (norme NF EN 13043 et article 8 de la norme NF P 18-545)
       3.24.2.2.1-Fillers
  Les fillers sont de catégorie MB 10 pour les fines nocives, v      pour la porosité Rigden et D     8/25 pour le delta de
                                  F                            28/45                              TBA
  température bille-anneau, au sens de la norme NF EN 13043.
       3.24.2.2.2-Sables et graves 0/4

                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                                                                    ED2
                                                              97




  Les sables et graves 0/4 ont les caractéristiques minimales suivantes au sens de la norme NF EN 13043 :
                      Granularité : GF85 ou GA85 ; GTC10 ;
                      Qualité des fines : MBF10 (MB2 admis sur la fraction 0/2) ;
                      Angularité des sables et graves d’origine alluvionnaire : ECS38.


  3.21.3 Liant hydrocarboné
  (normes FD T 65-000, NF EN 13808, NF EN 12591, NF EN 14023)
  Le liant hydrocarboné utilisé est soit un bitume de grade routier usuel conforme à la norme NF EN 12591, soit un bitume
  modifié par des polymères conforme à la norme NF EN 14023 pour les liants modifiés par des polymères.
  Pour les couches d’accrochage à mettre en œuvre hors ouvrage, le liant utilisé est une émulsion cationique de bitume
  pur à rupture rapide conforme à la norme NF EN 13808 et dosée à 300 g/m² de bitume résiduel.

  3.21.4 Composition et spécifications du béton bitumineux
       (NF EN 13108-1 et NF P 98-150-1)
  La formule de composition du BBSG doit être conforme aux spécifications de la norme NF EN 13108-1 et doit mettre en
  évidence la composition du mélange, notamment la teneur en liant et en fines, et les performances obtenues à partir de
  cette composition.
  L’épreuve de formulation est de niveau 2 au sens de la norme NF P 98-150-1. Elle date de moins de 5 (cinq) ans.
  Les performances à obtenir au sens de la norme NF EN 13108-1 sont les suivantes :

      Appellation           Appellation          TLmin (%)            % de vide           Tenue à l’eau        Résistance à
       française            européenne                                                                          l’orniérage

     BBSG3 0/14          EB 14 roulement             5,0           Vmin 4 à Vmax             ITSR70           P5 ( ≤ 5 % –
                                                                   9 (80 girations)                          60 °C et 30 000
                                                                                                             cycles) Vi=5 %
                                                                                                                 et Vs=8 %


     BBTM3 0/10               BBTM10                 5.4           Vmin 10 à Vmax            ITSR75           P15 ( ≤ 15 % –
                                                                   17 (25 girations)                            et 30 000
                                                                                                              cycles) Vi=9 %
                                                                                                                et Vs=18 %

                                       Tableau 13 : composition des bétons bitumineux


  3.22 DISPOSITIF DE DRAINAGE
  Le dispositif de drainage prévu derrière les murs est constitué d’un géotextile composite. Celui-ci est constitué, coté
  remblais, d’un géotextile non tissé titulaire d’un certificat de qualité pour les géotextiles, délivré par l’ASQUAL, et coté
  mur, d’une âme drainante en matériau imputrescible. La perméabilité normale au plan, la capacité de débit dans le plan
  et l’ouverture de filtration caractéristique du géotextile sont proposées par le titulaire au vu des éléments du mémoire
  géotechnique de synthèse joint au présent CCTP et des caractéristiques des remblais contigus. Ce dispositif de
  drainage est complété par un tuyau collecteur en PVC situé au pied du mur.
  Le dispositif de drainage est constitué d’un matériau de type D31 selon la norme NF P 11-300 dont le passant à 80 mm
  est inférieur ou égal à 5 % et dont la VBS est inférieure à 0,1 g de bleu pour 100 g de sol, mis en œuvre entre le remblai
  contigu et les murs. La couche de drainage est reliée à l’exutoire par un tuyau collecteur en PVC, situé au pied du mur.




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                                                                                                   ED2
                                                               98




  3.23 TUYAUX D’ÉVACUATION D’EAU – REGARDS
  (fasc. 70 du CCTG, normes NF EN 476, NF P 16-351 et NF EN 1401-1)
  Les tuyaux, ainsi que l’ensemble des produits utilisés pour l’évacuation des eaux aux extrémités de l’ouvrage, sont :
                      soit titulaires de la marque NF-Éléments en béton pour réseaux d’assainissement sans pression, de
                       la marque NF-Tubes et raccords en PVC non plastifié rigide ou de la marque NF-Tubes en
                       polyéthylène ;
                      soit des produits normalisés au sens de l’article 2.1.1 du fascicule 70 du CCTG ;
                      soit des produits non normalisés, mais ayant fait l’objet d’un Avis Technique Favorable délivré par la
                       Commission Interministérielle instituée à cet effet par l’arrêté interministériel du 2 décembre 1969.
                      Les assemblages comportent des joints à bague d’étanchéité en élastomère.


  3.24 PERRÉS
  (normes NF EN 1338, NF EN 1340, fasc. 31 et 64 du CCTG)
  L’entrepreneur propose un produit de protection des perrés en maçonnerie ou en pavés en béton. Si en pavés en béton,
  ils sont conformes à la norme NF EN 1338 et aux spécifications portées sur les plans joints au marché et sont titulaires
  de la marque NF-Pavés en béton.
  Le titulaire présente cinq échantillons au vu desquels le maître d’œuvre prononce son acceptation ou non du produit
  proposé.
  Les bordures latérales des perrés et les cunettes de pied de perrés doivent présenter les mêmes caractéristiques
  physiques et mécaniques qu’une bordure de trottoir conforme à la norme NF EN 1340 et de classes de résistance à la
  flexion, de résistance aux agressions climatiques et de résistance à l’abrasion respectivement égales à U, et F.
  Les perrés incluent des descentes d’eau pluviales enterrées ainsi que des fossés d’infiltration pour décantation de ces
  eaux


  3.25 ENROCHEMENTS
  (chap. I du fasc. 64 du CCTG, NF P 95-107, NF EN 771-1+A1/CN, NF EN 771-6, NF B 10-601
  Les matériaux utilisés doivent répondre aux spécifications de la norme NF P 95-107.
  En ce qui concerne la fourniture de ces matériaux pour les pierres des enrochements, le titulaire doit établir, en liaison
  avec le maître d’œuvre, les caractéristiques de ces pierres et rechercher la provenance la mieux adaptée. Ces
  éléments doivent présenter des teintes et des caractéristiques les plus proches possibles de celles de la zone. Le choix
  de ces éléments doit être soumis à l’agrément du maître d’œuvre.
  Il est fait application du fascicule 64 chapitre I du CCTG et des normes citées.

  3.25.1 Provenance des enrochements
  Les enrochements issus de carrière de roches schisteuses, ou les sites sur lesquels la stratification peut conduire à des
  blocs d'enrochements aplatis sont interdits.
  L'entrepreneur devra fournir au Maître d'Œuvre une fiche de carrière contenant les éléments suivants :
                      Renseignements administratifs : nom et localisation de l'exploitation,
                      Raison sociale de l'exploitant et copie de l'autorisation d'exploiter.
                      Renseignement sur le gisement : description de la géologie du site d'extraction
                      Résultats des essais : identification, masse volumique, indice de continuité, densité de fracturation,
                       Deval Humide, porosité, résultat du test de gélivité et de dégradabilité.
  Les enrochements devront être amenés et stockés à proximité immédiate du site des travaux. Le contrôle des
  fournitures aura lieu sur ces stocks.
  En cas d'une provenance issue de plusieurs sites les différents enrochements devront être identifiés et stockés
  séparément.



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                                                                                                   ED2
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  Le maître d'œuvre se réservera la possibilité d'effectuer des essais et contrôles de la fourniture. En cas de non-
  conformité le Maître d'Œuvre pourra exiger le contrôle de l'ensemble des stocks à la charge de l'entrepreneur. Il pourra
  également exiger la démolition de l'ensemble ou partie de l'ouvrage réalisé avec des blocs antérieurs au contrôle non
  conforme. Les frais de démolition et de reconstruction de l'ouvrage seront à la charge de l'entrepreneur
  La forme des enrochements et les caractéristiques physiques, chimiques et de durabilité doivent être conformes à la
  norme NF EN 13383-1 et EN 13383-2.
  Tous les enrochements doivent provenir de roches pures et saines exemptes de fissures et de corps nuisibles (gangue
  de terre, produits friables, etc.).
  Tous les enrochements doivent provenir de roches pures et saines exemptes de fissures et de corps nuisibles (gangue
  de terre, produits friables, etc.).

  3.25.2 Dimensions des enrochements
  Les enrochements seront à angles marqués, de forme voisine du tétraèdre.
  Les "plaques" et "barres" seront rejetées.
  Les critères de sélections seront les suivants : moins de 25% de pierres de longueur supérieure à 2 fois la largeur ou
  l'épaisseur, les blocs offrant ce rapport ne devront pas être disposés à "plat" mais devront être encastrés.
  Les blocs de longueur supérieure à 3 fois la largeur ou l'épaisseur seront rejetés.
  Les blocs dont les dimensions ne rentrent pas dans les limites de tolérance ci-dessus seront éliminés soit au tri en
  carrière, soit avant la mise en place.
  Les enrochements devront provenir de roches saines, non gélives et avoir une bonne résistance au fractionnement
  (absence de diaclases). Les blocs refusés après contrôle qualitatif, sur le chantier ou sur le lieu d'approvisionnement,
  seront retirés et évacués par l'Entrepreneur, à ses frais.

  3.25.3 Poids volumique des enrochements
  Les enrochements devront avoir un poids volumique minimal de 27KN/m3. La mesure du poids volumique sera
  conforme à la norme NF-P18-554.
  La résistance à l’abrasion (Los Angeles) mesurée selon la norme NF EN 1097-2 est inférieure à 35.

  3.25.4 Géotextile
  Les géotextiles employés seront conformes à la NF-EN 13 251 et NF-EN 13 252. Ils seront disposés en arrières des
  enrochements et des ouvrages de protection des berges, dans le but d'éviter toute contamination ou lessivage des
  terrains constituant le talus situé en arrière des ouvrages.


  3.26 DISPOSITIF ANTI-INTRUSION
  Un dispositif anti-intrusion sera disposé afin d’interdire l’accès entre les poutres et les culées, tout en permettant un
  éclairage naturel suffisant. Il sera composé d’un grillage soutenu par des piquets métalliques
  Le grillage retenu est du double torsion, maille hexagonale 60x80 mm,
                      Diamètre du fil : Ø 2,7 mm
                      Tolérance sur fil : 0,06 mm
                      Section fil - calcul 5,47 mm²
                      Resistance fil : 2,38 kN
                      Resistance d'un nœud : 3,37 kN
                      Espacement fil moyen longitudinal : 6 cm
                      Espacement fil moyen transversal : 8 cm
                      Nombre de nœuds au mètre longitudinal : 17
                      Nombre de nœuds au mètre transversal : 13
                      Résistance longitudinale : 57,22 kN/m
                      Résistance transversale : 43,76 kN/m
                      Nappes : 2
                      Finition : Galva classe A

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                                                                101




  4     EXÉCUTION DES TRAVAUX

  4.1     TRAVAUX PRÉPARATOIRES

  4.1.1    Installations de chantier
  L’installation du chantier comprend les travaux suivants, qui sont déjà indiquées et chiffrés au fascicule A et rappelés ci-
  dessous :
                      les prestations définies à l’article D1.1 de l’annexe D du fascicule 65 du CCTG, ainsi le texte
                       « Définition technique des prestations » du fascicule 68 du CCTG, hormis celles faisant l’objet d’un
                       prix particulier et qui concernent l’aménagement de zones de réalisation et l’installation du matériel
                       de réalisation des fondations ;
                      les installations et baraquements nécessaires à l’entreprise de constructions métalliques,
                       conformément à l’article 9.2 de la norme NF EN 1090-2+A1 ET NF EN 1090-2/CN;
                      la réalisation de clôtures périphériques du chantier ;
                      la dépose des clôtures traversant l’emprise du chantier ;
                      les travaux d’assainissement relatifs aux installations de chantier ;
                      les dispositifs de recueil et de traitement des eaux usées et polluées en provenance des installations
                       du chantier ;
                      l’atelier météo ;
                      une salle de réunion mise à la disposition du maître d’œuvre, y compris le chauffage éventuel,
                       l’éclairage, le téléphone et l’entretien ;
                      la mise en place des panneaux de chantier, lestés et menottés, selon les dimensions imposées par le
                       maitre d’ouvrage

  4.1.2    Clôtures
  Le chantier est clôturé ou clos. Les clôtures sont constituées de poteaux de 2 mètres de hauteur placés tous les deux
  mètres. Les mailles du grillage employé ont pour dimensions maximales 40 mm x 40 mm. Une fois les clôtures
  périphériques du chantier réalisées, toute clôture traversant l’emprise du chantier est déposée et évacuée,
  conformément aux prescriptions du PRE, dans un lieu de stockage ou de regroupement, ou dans une unité de
  recyclage.

  4.1.3    Repères de nivellement
  La fixation des repères de nivellement s’effectue par scellement ou par collage.
  En cas de scellement, le repère est fixé dans un trou réalisé mécaniquement à un emplacement préservant les aciers
  de l’ouvrage de tout endommagement. Après nettoyage de ce trou par soufflage, il est scellé à l’aide d’un produit de
  scellement titulaire de la marque NF-Produits spéciaux destinés aux constructions en béton hydraulique. Les repères
  mis en œuvre avec des chevilles autoforeuses ou à expansion sont interdits.

  4.1.4    Implantation, piquetage
  (art. 27 du CCAG-t)
  Des repères fixes maçonnés et protégés par une clôture sont mis en place par le titulaire. Leur implantation est soumise
  à l’acceptation du maître d’œuvre.
  Ces repères servent au contrôle de la géométrie de l’ouvrage, aux piquetages complémentaires ainsi qu’à la
  conservation des piquets.
  Les dispositions de l’article 27 du CCAG-T sont complétées comme suit :
                      le plan d’implantation général et le piquetage général sont vérifiés par le titulaire qui fait part de ses
                       observations, par écrit, au maître d’œuvre. Ils sont, le cas échéant, modifiés contradictoirement.
                       Cette opération doit avoir lieu avant tout début des travaux.
                      les piquetages complémentaires sont vérifiés par le maître d’œuvre.
  Les tolérances d’implantation des piquets sont de ± 50 mm.



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                                                                                                      ED2
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  4.1.5    Fouilles et pistes d’accès
  La réalisation des fouilles et pistes d’accès doit respecter les préconisations du chapitre 1 de ce CCTP

  4.1.6    Reconnaissance géotechnique complémentaire
  (NF EN 1997-2, NF EN ISO 22475-1, NF EN ISO 22476-4, NF P 94-113)
  La réalisation d’une campagne de reconnaissance complémentaire dans le cadre d’une étude géotechnique
  d’exécution (mission G3) est soumise au visa préalable du maître d’œuvre (nature, profondeur des sondages, types
  d’essais in situ ou en laboratoire).
  Les sondages sont réalisés dès le début de la période de préparation du chantier.
  La mission G3 doit permettre de valider le modèle géotechnique tout en apportant les mesures correctives émanant des
  risques résiduels au projet. Elle se compose de deux phases interactives :
  ✓ La phase Étude : basée sur l’étude géotechnique de conception G2, elle a pour but d’étudier dans le détail les
  ouvrages géotechniques afin d’élaborer des notes d’études d’exécution des ouvrages géotechniques en établissant la
  note d’hypothèses géotechniques
  ✓ La phase suivi : elle suit en continu la bonne exécution des ouvrages géotechniques en s’appuyant sur le suivi du
  programme d’auscultation notamment :
  • Vérifier que les ouvrages géotechniques sont exécutés dans le respect des règles de l’art
  • Contribuer à la maîtrise des risques géotechniques
  • Vérifier la conformité et le contexte géotechnique avec celui pris en compte initialement.
  • Suivre le programme initial : Si dépassement(s) de valeurs seuils, faire appliquer les dispositions
  conservatoires nécessaires. Dans cette observation, faire appliquer les dispositions constructives prédéfinies dans la
  phase Étude (voir mesures correctives prévues).
  • Si les conditions géotechniques et le comportement de l’ouvrage et des avoisinants observés seraient plus favorables
  que ceux prévus initialement, proposer la mise en œuvre des mesures d’optimisation. Établir un programme
  d’investigations complémentaires si nécessaire, le réaliser ou en assurer le suivi technique et en exploiter les résultats
  • Établir au fur et à mesure les documents synthétiques précisant les conditions géotechniques rencontrées, le
  comportement de la (les) constructions et l’impact sur les avoisinants, sans rémunération complémentaires.
  • Établir la prestation géotechnique du dossier des ouvrages exécutés (DOE) et du dossier d’interventions ultérieures
  sur l’ouvrage (DIUO).
  La phase Suivi de la mission G3 peut éventuellement être séparée de la phase Étude sous la condition suivante : «
  L’ingénierie en charge de cette mission d’étude et suivi géotechniques d’exécution peut sous-traiter la phase Étude à
  une autre ingénierie mais elle garde l’entière responsabilité de la réalisation de cette mission et a à sa charge les
  obligations résultant du caractère interactif de ces deux phases […] » (NF P 94-500 §9.2).


  Les sondages destructifs avec enregistrement des paramètres de forage sont effectués au droit des appuis suivants :
                      appuis culées C0 et C3 : tous les 5m² au droit de l’emplacement des semelles superficielles ;
                      appuis piles P1 et P2 : au droit de l’emplacement de chaque pieu

  Les sondages sont poursuivis 5 m en dessous de la cote de fondation prévue.
  Les sondages destructifs font l’objet de l’enregistrement des paramètres de forage suivants (liste non exhaustive) :
                      vitesse d’avancement ;
                      pression sur l’outil ;
                      couple de rotation ;
                      pression d’injection.
  Le titulaire rédige une note de synthèse qui comprend :
                      un plan de repérage des essais effectués ;



                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                                                                  ED2
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                      le log stratigraphique de chacun des sondages sur lequel sont reportés les profondeurs et les natures
                       des formations rencontrées, la cote (dans le repère défini au chapitre « Altimétrie » du chapitre 1 du
                       présent CCTP) de début de forage et les résultats des essais ;
                      les résultats des essais ;
                      au droit de chaque zone sondée, un récapitulatif des principaux résultats obtenus (nature et
                       caractéristiques des sols rencontrés), avec leur interprétation vis-à-vis de la valeur de la cote de
                       fondation à atteindre, et vis-à-vis des hypothèses de calcul à prendre en compte.
  Les résultats de cette reconnaissance géotechnique complémentaire doivent obligatoirement être pris en compte dans
  la conception et la justification des appuis concernés.

  4.1.7    Atelier météo
  Le chantier est équipé d’un thermomètre hygromètre et d’un anémomètre enregistreurs fonctionnant en permanence.
  En outre, le titulaire prend tous les contacts nécessaires auprès d’un organisme compétant (par exemple abonnement à
  un site internet) pour bénéficier de prévisions de variations du niveau des eaux du Goberté
  Les conditions météorologiques prévues à 5 jours doivent être affichées et corrigées 24 heures à l’avance.
  L’atelier météo compte avec un abonnement à un service pour s’informer sur les crues « vigicrues » et « vigicrues-
  flash ».

  4.1.8    Laboratoire de chantier
  (art. 17.2 du fasc. 2 du CCTG)
  Le laboratoire de chantier est constitué d’une salle, éclairée, chauffée, pourvue d’une ligne téléphonique et nettoyée
  selon une fréquence identique aux autres locaux de l’installation de chantier. Il comporte au moins :
                      pour la conservation des éprouvettes de béton, soit une enceinte isotherme à hygrométrie contrôlée
                       (100 %), soit un bac à immersion à température contrôlée (20 °C) ;
                      le matériel nécessaire à la réalisation des essais granulométriques (tamis, four, balance…) ;
                      le matériel nécessaire à la réalisation des essais d’équivalent en sable SE(10) ;
                      le matériel nécessaire à la réalisation des essais de propreté des granulats ;

  4.1.9    Plate-forme d’assemblage de l’ossature métallique
  Les emplacements disponibles pour réaliser la plate-forme d’assemblage sont précisés sur les plans joints au présent
  CCTP.
  La réalisation de la plate-forme d’assemblage comprend les installations suivantes :
                      les travaux de terrassement et d’assainissement nécessaires à la réalisation de la plate-forme
                       d’assemblage y compris toute sujétion de fourniture (matériaux de remblais, fourniture pour
                       assainissement…) ;
                      toutes les réalisations de génie civil (longrine, fondation des appuis provisoires nécessaires à la
                       réalisation des assemblages et manutentions sur le site).

  4.1.10 Contrôle externe des études d’exécution et des études géotechniques
  Ce contrôle doit être effectué par un organisme complètement externe à la chaine de production des documents, doit
  être formalisé et joint à chaque document contrôlé et quel qu’elle soit la quantité des indices des documents émis.
  En aucun cas l’entreprise en charge de l’étude, de la production documentaire ou du suivi géotechnique ne peut assurer
  elle-même ce contrôle externe.
  Le contrôle doit être formalisé par un document spécifique, joint systématiquement à chaque livrable contrôlé, quel que
  soit l’indice ou le nombre de révisions du document.
  Cette mission a pour finalité d’examiner la conformité de l’étude et du suivi géotechnique et les études d’exécution des
  travaux. Elle est composée, de deux phases interactives :
                      La phase Supervision de l’étude d’exécution afin de vérifier l’adéquation entre les objectifs du projet
                       et des livrables documentaires remis



                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                                                                    ED2
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                      La phase Supervision du suivi d’exécution qui permet d’assurer la supervision du suivi par des
                       interventions régulières sur le chantier, assurer les visites et donner un avis sur le contexte
                       géologique et géotechnique, le comportement des ouvrages géotechniques et des ouvrages
                       avoisinants et sur toutes les solutions d’optimisation du chantier


  4.2     DÉBROUSSAILLEMENT – DÉMOLITIONS – DÉCAPAGE
  (fasc. 2 du CCTG)

  4.2.1    Zone d’évitement
  Dans le cadre des interventions de travaux du viaduc de Goberté, l’entreprise devra respecter la ripisylve et la zone
  d’évitement, dans cette zone les travaux, le stockage et le stationnement des engins est interdite.
  Pour tous les travaux dans cette zone d’évitement (élagage, recépage, étêtage ; débroussaillage…,) l’utilisation de
  matériels lourds est exclue. Au regard des prescriptions définies dans les dossiers règlementaires, les interventions
  seront réalisées manuellement. En l’absence d’arbres à gîtes potentiels et sous réserve d’une expertise écologique
  réalisée 10 jours avant intervention et concluant à l’absence d’espèces protégées, les travaux de défrichement e
  d’abatage seront réalisées de début aout à fin février (c’est-à-dire en dehors de la période allant de début mars à fin
  juillet)



  4.2.2    Débroussaillement, abattage d’arbres, essouchement, étêtage
  (art. N.2.3.1.2. et E.4 du fasc. 35 du CCTG)
  Pour la préparation du terrain, le titulaire est chargé d’arracher ou d’abattre puis de débiter et d’emmétrer tous les arbres
  que lui indique le maître d’œuvre. Il doit également arracher les taillis, les haies et les broussailles et extraire les
  souches sur l’ensemble de la zone définie par le maître d’œuvre.
  Les moyens utilisés pour l’essouchement sont proposés par le titulaire dans le cadre de son PAQ.
  Tous les produits faisant l’objet du débroussaillement sont évacués par le titulaire selon les modalités arrêtées dans le
  SOGED.
  Les travaux dans la zone d’évitement seront réalisés manuellement sans engins lourds

  4.2.3    Scarification de chaussée
  (art. 6.3 du fasc. 2 du CCTG)
  La chaussée existante, dans l’emprise de l’ouvrage à réaliser, est scarifiée sur 0,50 m de profondeur. Les produits de
  cette scarification sont évacués, conformément aux prescriptions du SOGED, dans un lieu de stockage ou de
  regroupement, ou dans une unité de recyclage.

  4.2.4    Décapage de terre végétale
  (art. 5.3 et 6.4.1 du fasc. 2 du CCTG)
  Après purge des racines, souches et débris de toute sorte, le titulaire décape la terre végétale puis la met en dépôt
  provisoire.

  4.2.5    Étêtage des arbres
  L’étêtage des arbres est indiqué dans un autre fascicule de ce marché.
  Il est rappelé ici que l’entrepreneur doit prendre en compte dans son planning et dans ses méthodes l’étêtage des
  arbres avant le début du lançage, prendre en compte la coactivité et les mesures de sécurité nécessaires. Les travaux
  dans la zone d’évitement seront réalisés manuellement sans engins lourds
  En l’absence d’arbres à gîtes potentiels et sous réserve d’une expertise écologique réalisée 10 jours avant intervention
  et concluant à l’absence d’espèces protégées, les travaux de défrichement e d’abatage seront réalisées de début aout
  à fin février (c’est-à-dire en dehors de la période allant de début mars à fin juillet)


                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                                                                    ED2
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  4.3     SEMELLES ET RADIERS DE FONDATION
  (fasc. 68 du CCTG)

  4.3.1    Fouilles pour fondations

        4.3.1.1        Généralités
  Sont considérés comme fouilles pour fondations, tous les déblais exécutés au droit des semelles, radiers, massifs, qu’il
  s’agisse de fondations directes sur le sol, ou d’éléments de liaison de fondations profondes.
  Pour les fouilles réalisées sans blindage, le volume pris en compte est celui d’une pyramide tronquée définie comme
  suit :
                        la surface de la petite base est l’emprise en plan théorique du fond de fouille ;
                        la surface de la grande base est définie à partir de la surface de la petite base en considérant une
                         pente de talus égale à 3/2 ;
                        la hauteur est la différence entre le niveau du terrain naturel et la cote de fond de fouille.
  Pour les fouilles réalisées avec blindage, le volume pris en compte est celui d’un parallélépipède défini comme suit :
                        la surface de base est l’emprise en plan théorique des fouilles ;
                        la hauteur est la différence entre le niveau du terrain naturel et la cote de fond de fouille.
  Il n’est pas tenu compte des suppléments de terrassement exécutés dans le simple but de donner plus de commodité
  au chantier.
  Tous les produits des fouilles sont récupérés et transportés pour être soit mis en dépôt en un lieu désigné par le maître
  d’œuvre, soit évacués, conformément aux prescriptions du SOGED, dans un lieu de stockage ou de regroupement, ou
  dans une unité de recyclage.

        4.3.1.2        Fouilles courantes
  L’emprise en plan des fouilles est celle des semelles de fondation augmentée de 20cm pour chacune des faces. Le
  coffrage des semelles est donné sur les plans joints au présent CCTP.
  Compte tenu de la profondeur des terrassements, les parois des fouilles sont blindées et protégées contre les eaux de
  ruissellement ou les eaux d’infiltration par un procédé soumis à l’acceptation du maître d’œuvre.
  Le niveau du fond de fouilles est le niveau inférieur du massif de substitution de gros béton d’épaisseur variable sous les
  semelles des culées.

        4.3.1.3        Fouilles à l’intérieur des enceintes étanches
  L’emprise en plan des fouilles est celle du plan moyen des rideaux de palplanches. Le profil des semelles est donné sur
  les plans joints aux documents du marché.
  Les terrassements dans les enceintes étanches sont exécutés hors de l’eau, avec une distance à respecter de 5m par
  rapport au cours d’eau. Afin d’éviter les chocs de l’engin de terrassements sur les parois des enceintes étanches, les
  creux des ondes des palplanches et les recoins sont terrassés à l’aide d’un engin léger soumis à l’acceptation du maître
  d’œuvre. Le réglage et le contrôle du fond de fouille sont effectués après nettoyage des palplanches par un outil ne
  risquant pas de remanier le terrain de fondation.
  Le niveau du fond de fouilles est le niveau inférieur du béton de propreté de 10 centimètres d’épaisseur minimale.
  L’eau des fonds de fouille à l’intérieur des enceintes étanches doit être enlevé par un système de pompage. Les eaux
  pompées doivent être traitées dans un système provisoire (bassin ou fossé) de décantation et filtration. Le rejet de ces
  eaux dans le Goberté avec un niveau de qualité des eaux équivalent à celui des eaux du Goberté

  4.3.2    Remblaiement des fouilles
  (normes NF P 94-093 et NF P 98-331, fasc. 68 du CCTG et art. 5.8 du fasc. 2 du CCTG)
  Le titulaire propose dans le cadre de son PAQ les moyens et méthodes qu’il envisage de mettre en œuvre pour la
  réalisation des remblais des fouilles, en précisant notamment les dispositions qu’il compte prendre aux abords
  immédiats des semelles des appuis (engins de compactage lourd, plaques vibrantes, etc.).


                                     RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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  Les conditions de mise en œuvre doivent être conformes aux documents intitulés « Réalisation des remblais et des
  couches de forme – Guide technique » et « Remblayage des tranchées et réfection des chaussées – Guide
  technique » édités par le Sétra respectivement en juillet 2000 et mai 1994. Elles sont soumises au visa du maître
  d’œuvre.
  Le niveau de densification que le titulaire doit atteindre est le niveau q3 au sens de l’article 6.2.5 de la norme NF P 98-
  331.
  Le volume du remblai des fouilles est le volume des fouilles diminué du volume des maçonneries.

  4.3.3    Tolérances
  (fasc. 68 du CCTG)
  La fouille libère l’espace fixé par les plans. Aucun écart par défaut n’est admis. Les sur-profondeurs des divers points du
  fond de fouille par rapport aux niveaux fixés sont inférieures à 5 cm. Les écarts en plan par excès doivent être inférieurs
  à 10 cm.

  4.3.4    Spécifications particulières relatives aux fondations directes sur le sol
  (fasc. 68 du CCTG)

        4.3.4.1        Généralités
  Les niveaux pour le fond de fouille portés sur les plans joints au présent marché n’ont qu’un caractère indicatif. Les
  niveaux définitifs sont arrêtés en tenant compte :
                        des niveaux déterminés par les études d’exécution ;
                        en cas de particularités géotechniques rencontrées pendant les travaux, des propositions du titulaire
                         acceptées par le maître d’œuvre.

        4.3.4.2        Essais et contrôles
  (fasc. 68 du CCTG)
  Des essais sont prévus en fond de fouille. Ces essais sont effectués au titre du contrôle interne.
  Le nombre, la nature et les modalités d’exécution des essais effectués au titre du contrôle extérieur sont fixés par le
  maître d’œuvre en cours d’exécution.

  4.3.5    Spécifications particulières relatives aux éléments de liaison de fondations profondes
  Les articles du fascicule 68 du CCTG sont rendus applicables également aux éléments de liaison de fondations
  profondes (semelles ou radiers).


  4.4     FONDATIONS PAR PIEUX EXÉCUTÉS EN PLACE ET PUITS
  (chapitre 3 du fasc. 68 du CCTG, norme NF EN 1536+A1)

  4.4.1    Dispositions constructives
  (fasc. 68 du CCTG)

  4.4.2    Pieux forés tubés
  Les pieux sont réalisés à partir d’un forage dont les parois sont maintenues par un tubage. Ils sont remplis de béton et
  armés. Voir prescriptions du rapport géotechnique
  Si les pieux ne sont pas tubés toute hauteur, sur la partie non tubée, les pieux sont réalisés à partir d'un forage dont les
  parois sont maintenues par un fluide stabilisateur.
  Sur toute la hauteur, les pieux sont remplis de béton et armés.



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                                                                                                    ED2
                                                                  107




  4.4.3    Implantation
  L’implantation des pieux est donnée sur les plans joints aux documents du marché.
  Les tolérances d’implantation maximales sont les suivantes :

                                     Pieux en béton armé                               À terre


                         En plan                                                       10 cm


                         Pieux verticaux, défaut de verticalité                        2 cm/m

                                              Tableau 14 : tolérances d’implantation

  La tolérance de profondeur d’exécution est de 0,25 m. Si la profondeur réelle dépasse la base de pieu théorique de plus
  de 0,25 m, le titulaire propose au visa du maître d’œuvre les dispositions techniques permettant le contrôle d’intégrité
  jusqu’à la base du pieu.

  4.4.4    Mise en œuvre
  Les niveaux de pied des pieux portés sur les plans joints au présent CCTP n’ont qu’un caractère indicatif. Les niveaux
  définitifs sont arrêtés en tenant compte :
                       des niveaux déterminés par les études d’exécution et les essais définis ci-après ;
                       en cas de particularités géotechniques rencontrées pendant les travaux, des propositions du titulaire
                        acceptées par le maître d’œuvre.

       4.4.4.1        Forage
  Les engins de forage doivent avoir une capacité de forage supérieur de 3 m à la profondeur des pieux.
  Une rallonge sans pales pénétrant sur une longueur maximale de 3 m dans le sol est autorisée en tête. Dans ce cas, le
  titulaire soumet au visa du maître d’œuvre les dispositions qu’il compte prendre vis-à-vis des paramètres de
  dimensionnement sur la hauteur de rallonge.

       4.4.4.2        Armatures
  Les armatures sont préfabriquées en cages. Les cages sont raboutées par recouvrement ou par procédés mécaniques
  type manchons de raboutage, le procédé sera soumis au visa du maitre d’œuvre.
  Les armatures sont entreposées et manipulées de façon à éviter leur pollution et des déformations susceptibles de
  porter atteinte à l’usage prévu tant lors de la mise en œuvre que lors du bétonnage.
  Des dispositifs de calage sont prévus sous forme d’écarteurs rigides fixés sur les armatures longitudinales. Quatre (4)
  écarteurs sont disposés par niveaux, espacés au maximum de deux (2) mètres.

       4.4.4.3        Tubes d’auscultation
  Les tubes d’auscultation sont nettoyés avec un produit de dégraissage. Ils sont ensuite fixés à la cage d’armatures par
  un dispositif empêchant tout déplacement et toute déformation pendant la descente de la cage puis pendant le
  bétonnage. En haut, ils dépassent de 0,50 m l’arase de bétonnage. En bas, les tubes de diamètres 50/60 mm
  descendent jusqu’en fond de pieu, les tubes de diamètres 102/114 mm étant eux arrêtés à 0,20 m du fond de pieu.

       4.4.4.4        Bétonnage
  Lors de bétonnage à l’aide d’un tube plongeur, l’amorçage est l’opération qui consiste à introduire les premières
  gâchées de béton dans le forage. Pour cette phase particulière, le titulaire soumet au visa du maître d’œuvre une
  procédure permettant de favoriser l’effet de chasse et de se prémunir de la ségrégation, du délavage et de la pollution
  du premier béton.
  Dans le cas d’utilisation de plusieurs tubes plongeurs :
                       l’amorçage doit être simultané dans chacun des tubes ;



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                                                                108




                       les tubes plongeurs doivent être disposés et alimentés de manière à assurer une remontée et un
                        écoulement du béton raisonnablement uniformes.
  Le bétonnage de la totalité de chaque pieu doit être possible avant tout début de prise du béton déjà mis en œuvre. Si le
  volume des pieux est trop important pour que cette exigence puisse être satisfaite, le titulaire justifie auprès du maître
  d’œuvre les modalités adoptées pour le bétonnage.
  Lors du bétonnage d’un pieu, le niveau de béton frais dans le pieu et dans les pieux voisins doit être vérifié.
  La hauteur de garde minimale de 2 m doit être respectée entre le niveau de béton frais et la base du tubage provisoire.
  En dehors de la phase d’amorçage, l’immersion d’un tube plongeur dans le béton frais ne doit jamais être inférieure à
  1,5 m. C’est le cas en particulier lors du démontage des éléments du tube, et lors de la récupération et du démontage
  des éléments d’un tubage provisoire.
  Une courbe de bétonnage, donnant le volume de béton consommé avec un pas maximal de 2 m, est établie pour
  chaque pieu.

       4.4.4.5        Curage du fond de pieu
  Le forage du pieu est arrêté au-dessus de la cote prévue. Le curage du fond de pieu est alors réalisé immédiatement
  avant l’équipement et le bétonnage pour atteindre la cote prévue. Si cette condition n’est pas satisfaite, le titulaire
  soumet au visa du maître d’œuvre les dispositions adaptées qu’il compte prendre.

       4.4.4.6        Recépage
  Le recépage comporte :
                       une phase obligatoire d’enlèvement du béton durci au terme de laquelle le titulaire vérifie la qualité du
                        béton sur la totalité de la section à la cote d’arase ;
                       éventuellement une purge par débordement ou enlèvement directement dans le forage de béton
                        frais.
  Le volume total recépé ne peut être inférieur à celui correspondant à un diamètre de hauteur de pieu ou largeur B de
  barrette.
  Si l’élimination du béton de qualité insuffisante amène le niveau réel de recépage au-dessous du niveau théorique, le
  titulaire soumet au visa du maître d’œuvre la procédure de reprise (reconstitution du pieu jusqu’au niveau d’arase par
  exemple).

  4.4.5    Surveillance, essais et contrôles
  (fasc. 68 du CCTG, norme NF EN 1536+A1)
  En complément des constats d’exécution et des essais d’information menés suivant les stipulations du fascicule 68 du
  CCTG, il est observé les modalités de surveillance et les essais et contrôles ci-dessous.

       4.4.5.1        Surveillance
  Pour chaque pieu, le titulaire remet au maître d’œuvre un compte rendu intégré au journal de chantier et conforme à la
  norme NF EN 1536+A1, dont la liste des éléments est précisée comme suit :
                       pour les techniques de tarière continue creuse, un enregistrement graphique des paramètres de
                        forage et de bétonnage ;
                       pour les autres techniques la courbe de bétonnage ;
                       l’altimétrie du béton et des armatures en fin de bétonnage par rapport à un repère altimétrique fixe et
                        clairement identifié.
  La liste des éléments composant le compte rendu est non exhaustive. Elle est adaptée aux techniques mises en œuvre
  et aux conditions de sols.
  Ces différentes observations doivent faire l’objet d’un compte-rendu comprenant un dépouillement et une analyse. En
  cas d’écarts importants vis-à-vis des procédures d’exécution, le titulaire soumet au visa du maître d’œuvre les
  dispositions qu’il compte prendre et met à jour la procédure d’exécution.

       4.4.5.2        Essais de contrôle sur les pieux définitifs
  (norme NF P 94-160-1)

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                                                                 109




       4.5.5.2.1-Auscultation sonique
  Les pieux font l’objet d’un contrôle par auscultation sonique effectué par un laboratoire choisi et rémunéré par le maître
  de l’ouvrage. Ce contrôle est exécuté conformément à la norme NF P 94-160-1, avant recépage et dès que l’âge du
  béton des pieux est supérieur à 7 jours.
  Pendant ce contrôle, il est procédé à une vérification des longueurs de pieux et à une identification des zones à recéper.
  Il est d’autre part recherché toute singularité du béton conformément à la norme NF P 94-160-1.
  Si aucune singularité n’est rencontrée, ce contrôle est considéré comme satisfaisant.
  Si une singularité est détectée, le titulaire ouvre une fiche de non-conformité et procède à des investigations
  complémentaires (études, essais, etc.). Si celles-ci ne permettent pas de lever la non-conformité, il est procédé à un
  carottage et à un examen du béton de la zone litigieuse. Si celle-ci est située à la pointe du pieu, au voisinage d’un tube
  de diamètre 102/114 mm, le carottage est effectué à partir de ce tube. Dans le cas contraire, le carottage est effectué
  sur toute la hauteur du pieu située au-dessus de la zone singulière. Si le béton extrait est conforme aux exigences du
  présent CCTP, les frais correspondants à ces contrôles sont pris en charge par le maître de l’ouvrage. Dans le cas
  contraire, ils sont à la charge du titulaire, de même que toutes les mesures qu’il est nécessaire de prendre pour pallier
  ce défaut (investigations, études complémentaires, pieu supplémentaire, etc.).


       4.5.5.2.2-Carottages des pointes de pieux
  Le maître d’œuvre se réserve la possibilité de faire effectuer, au titre du contrôle extérieur, des carottages des pointes
  de pieux, afin de vérifier la qualité du contact en pointe entre le béton et le sol. Si l’examen de ces carottes met en valeur
  la présence de malfaçons (béton délavé, poches de boue ou de sédiments, desserrage ou remaniement du terrain,
  etc.), le titulaire procède à ses frais à une injection des pointes de pieux défectueuses. Il soumet au préalable au visa du
  maître d’œuvre une procédure de réparation précisant :
                       la composition du coulis d’injection ;
                       le mode opératoire des travaux ;
                       les contrôles d’efficacité de la réparation.

  4.4.6    Palplanches et rideaux de palplanches
  (chapitre VI du fasc. 68 du CCTG, normes NF EN 1090-2+A1, NF EN 1090-2/CN et NF EN 12063)
  Les dispositions de la norme NF EN 12063 s’appliquent dans la mesure où elles ne sont pas contradictoires avec le
  chapitre VI du fascicule 68 du CCTG et avec les dispositions du présent article.

       4.4.6.1        Généralités
  Les quantités de palplanches sont calculées à partir des hypothèses suivantes :
                       le poids est le poids surfacique théorique des palplanches ;
                       la surface est la surface théorique mise en œuvre.
  Les surfaces sont calculées à partir de la géométrie en plan des palplanches et des côtes théoriques supérieures et
  inférieures de celles-ci conformément aux plans d'exécution.
  Il n’est pas tenu compte des sur-longueurs de palplanches utilisées pour faciliter leur mise en œuvre.

       4.4.6.2        Dispositions constructives de palplanches
  (fasc. 68 du CCTG)
  Les palplanches formant soutènement provisoire sont raidies par des dispositifs de liernes et/ou butons.
  Le nombre et le positionnement des lits de butons sont portés à titre indicatif sur les plans joints au présent marché.
  Le titulaire détermine et soumet à l’acceptation du maître d’œuvre la géométrie et les caractéristiques mécaniques
  exactes du butonnage qu’il envisage de mettre en œuvre.
  L’eau des fonds de fouille à l’intérieur des enceintes étanches doit être enlevé par un système de pompage. Les eaux
  pompées doivent être traitées dans un système provisoire (bassin ou fossé) de décantation et filtration. Le rejet de ces
  eaux dans le Goberté avec un niveau de qualité des eaux équivalent à celui des eaux du Goberté



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                                                                110




        4.4.6.3        Implantation
  (fasc. 68 du CCTG)
  L’implantation des palplanches est donnée sur les plans joints au présent marché.
  Les tolérances d’implantation maximales sont les suivantes :

                  Batardeaux                                                   À terre


                  En plan                                                      5 cm


                  Verticalité dans le plan de l’ouvrage (déviation)            1 cm/m de hauteur libre


                  Verticalité dans le plan perpendiculaire (déversement)       1 cm/m de hauteur libre

                                                 Tableau 15 : tolérances implantation palplanches

        4.4.6.4        Mise en œuvre
  (fasc. 68 du CCTG)
  Les niveaux de pied des palplanches portés sur les plans joints au présent CCTP n’ont qu’un caractère indicatif. Les
  niveaux définitifs sont arrêtés en tenant compte :
                        des niveaux déterminés par les études d’exécution ;
                        en cas de particularités géotechniques rencontrées pendant les travaux, des propositions du titulaire
                         acceptées par le maître d’œuvre.

        4.4.6.5        Palplanches
  Après exécution des terrassements, l’enceinte étanche est vidangée puis maintenue à sec pendant toute l’exécution
  des appuis.
  Après achèvement des travaux, les palplanches sont recépées au niveau de l’arase inférieure des semelles et la partie
  restante dans le sol est maintenue de façon définitive.
  L’eau des fonds de fouille à l’intérieur des enceintes étanches doit être enlevé par un système de pompage. Les eaux
  pompées doivent être traitées dans un système provisoire (bassin ou fossé) de décantation et filtration. Le rejet de ces
  eaux dans le Goberté avec un niveau de qualité des eaux équivalent à celui des eaux du Goberté

        4.4.6.6        Essais et contrôles
  (fasc. 68 du CCTG)
  Un relevé de fonçage est établi pour chacune des enceintes étanches de palplanches.


  4.5     OUVRAGES PROVISOIRES AUTRES QUE LES COFFRAGES ET DISPOSITIFS
          SPÉCIAUX
  (norme NF EN 13670/CN, chapitre 5 du fasc. 65 du CCTG)
  Les ouvrages provisoires doivent respecter les exigences définies dans le chapitre 5 du fascicule 65 du CCTG et
  complétées ci-dessous.

  4.5.1    Classement des ouvrages provisoires
  (5.1.2 du fasc. 65 du CCTG)
  Les cintres sont classés en première catégorie d’ouvrages provisoires.
  Pour les ouvrages provisoires et dispositifs de protection de seconde catégorie, les attestations du contrôle intérieur
  effectué par le COP sont transmises au maître d’œuvre avant tout début des opérations correspondantes.

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                                                               111




  4.5.2    Exécution des ouvrages provisoires
  (art. 5.3.1 du fasc. 65 du CCTG)
  Les dispositifs spéciaux suivants doivent faire l’objet d’une pesée afin de garantir les hypothèses du calcul : coffrage
  glissant et équipage mobile .
  En cas de dépassement du poids théorique de plus de 5%, une nouvelle note de calcul doit être établie avec le poids
  réel mesuré.
  Le titulaire veille particulièrement à n’omettre aucune des précautions suivantes :
                        les pièces horizontales successives sont arrimées l’une à l’autre d’une manière continue jusqu’à
                         leurs deux extrémités où elles sont butées sur les maçonneries en place ;
                        aux points où des actions concentrées s’exercent sur des pièces non pleines, des calages assurent
                         l’étaiement de ces actions et empêchent le déversement ;
                        aucune tige destinée à être utilisée en traction ou en compression ne doit travailler en flexion,
                         notamment à ses attaches ;
                        tous les vides qui se produisent entre des pièces réputées jointives jusqu’au jour du bétonnage sont
                         bourrés de mortier.

  4.5.3    Flèches et déformations
  (art. 5.34 du fasc. 65 du CCTG)

        4.5.3.1        Étaiements
  Les étaiements ne doivent pas subir de déplacement excédant 2 cm en quelque point que ce soit, depuis le début du
  bétonnage jusqu’au décintrement.

        4.5.3.2        Cintres
  Les flèches maximales des cintres sous l’action du béton frais doivent être inférieures à l/2000 + 2 cm où l désigne la
  portée du cintre, exprimée en centimètres. Cette valeur peut toutefois être augmentée, sans toutefois dépasser l/300,
  sous réserve de justifier les efforts dans le béton suivant les stipulations du chapitre 2 du présent CCTP.

        4.5.3.3        Équipages mobiles


  4.6     MATÉRIELS SPÉCIAUX

  4.6.1    Matériels spéciaux de lançage
  Tous les appuis provisoires de lançage sont munis de dispositifs de guidages latéraux permettant d’assurer dans toutes
  les phases la stabilité transversale de la structure (effet dû au vent).
  Le système de lançage est assisté d’un système de retenue dimensionné sous les mêmes efforts que le dispositif de
  lançage.
  Le dispositif de lançage est équipé d’un système permettant de connaître en continu la force exercée sur la structure
  pour assurer son déplacement.
  La procédure de lançage doit indiquer la fourchette admissible pour l’effort de poussage et la conduite à tenir en cas
  d’immobilité de l’ouvrage pour un effort atteignant la limite supérieure des valeurs admissibles.


  4.7     COFFRAGES
  (norme NF EN 13670/CN, FD P 18-503, 5.8 du fasc. 65 du CCTG)

  4.7.1    Procédures
  (art. 5.8.3 du fasc. 65 du CCTG)



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                                                             112




  La procédure prévue au 5.8.3 du fascicule 65 du CCTG est complétée par une description des conditions de réparation
  (traitements de surface, produits, etc.) des principales imperfections possibles.
  Les trous résultant de la présence des tiges ou supports de coffrage ne sont rebouchés que si cette action est
  indispensable soit au fonctionnement d’un système de drainage ou d’étanchéité placé derrière le parement concerné
  soit à la durabilité du parement (cas d’une pièce de fixation métallique abandonnée dans le béton).

  4.7.2    Épreuve de convenance
  (art. 8.8.4.1 du fasc. 65 du CCTG)
  Le titulaire doit effectuer à ses frais une épreuve de convenance destinée à contrôler la régularité et l’aspect des
  parements fins et ouvragés. Cette épreuve nécessite la réalisation dans les conditions du chantier, des éléments
  témoins précisés au sous-article intitulé « Épreuves de convenance » de l’article intitulé « Bétons et mortiers
  hydrauliques » du chapitre 3 du présent CCTP.
  Cette épreuve de convenance nécessite la réalisation dans les conditions du chantier, des éléments témoins précisés
  au sous-article intitulé « Épreuves de convenance » de l’article intitulé « Bétons et mortiers hydrauliques » du chapitre 3
  du présent CCTP.

       4.7.2.1     Obligation de résultats
  (FD P 18-503)
  Chaque parement doit respecter les exigences du 8.8.2.1 du fascicule 65 du CCTG pour la classe de parement qui lui
  est affectée par le sous-article « Traitement des parties vues » du chapitre 1 du présent CCTP. Pour l’appréciation du
  critère de texture E, tel que défini à l’article 5.2 du FD P 18-503, la distance d’observation est de 2 m.
  Pour les parements fins et les parements ouvragés non revêtus, l’homogénéité de la teinte et de la texture est appréciée
  par rapport à l’élément témoin de l’étude de convenance ou par rapport au premier élément coulé.

       4.7.2.2     Coffrages pour parements fins
  (art. 5.4.5 et 8.8.2.1.4 du fasc. 65 du CCTG)
  Les parements fins doivent satisfaire aux prescriptions portées sur les éléments de l’étude architecturale joints au
  présent CCTP.
  Les constituants du coffrage doivent être acceptés par le maître d’œuvre et faire l’objet d’essais de convenance.
  Dans le cas d’utilisation de contre-plaqué non peint, le nombre de réemploi des panneaux est soumis à l’acceptation du
  maître d’œuvre.
  Les systèmes d’attache nécessitant un ragréage ne sont pas autorisés.
  Les arêtes de bétonnage sont traitées de la façon suivante : en chanfrein.

       4.7.2.3     Coffrages pour parements ouvragés
  (art. 5.4.6 et 8.8.2.1 du fasc. 65 du CCTG)
  Les parements ouvragés doivent satisfaire aux prescriptions portées sur les éléments de l’étude architecturale joints au
  présent CCTP.
  Les constituants du coffrage doivent être acceptés par le maître d’œuvre et faire l’objet d’essais de convenance.
  Dans le cas d’utilisation de contre-plaqué non peint, le nombre de réemploi des panneaux est soumis à l’acceptation du
  maître d’œuvre.
  Les arêtes de bétonnage sont traitées de la façon suivante : rectifiés et dressés.

  4.7.3    Protections des parements
  Le titulaire prend toutes les dispositions nécessaires (passivation des aciers en attente, protections provisoires,
  gardiennage, etc.) pour assurer la protection des parements de l’ouvrage jusqu’à la réception des travaux.
  D’autre part, compte tenu des risques de salissures inhérents au chantier, les parements des appuis sont protégés
  pendant toute la durée du chantier par un revêtement provisoire synthétique (film plastique de type Polyane® de forte



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  épaisseur, bâches renforcées, etc.). Le titulaire soumet à l’acceptation du maître d’œuvre la nature de ce revêtement et
  son mode de fixation sur les parties à protéger.

  4.7.4    Réparations d’imperfections et de non-conformités
  (norme NF EN 13670/CN, 8.8.4 du fasc. 65 du CCTG)
  Dans le cadre de la préparation du chantier, le titulaire doit fournir une note précisant les conditions de réparation
  (traitements de surface, produits, etc.) des principales imperfections possibles.
  Pendant le chantier, le titulaire est tenu de signaler au maître d’œuvre tous les défauts qu’il constate au moment du
  décoffrage. Pour ceux pour lesquels une réparation est décidée, cette dernière est mise en œuvre conformément à la
  note évoquée ci-dessus à l’aide d’un produit de réparation titulaire de la marque NF-Produits spéciaux destinés aux
  constructions en béton hydraulique, offrant un aspect proche de celui du parement à réparer.


  4.8     TRAITEMENTS DE SURFACE

  4.8.1    Badigeon pour parois en contact avec les terres
  Les produits sont préparés et mis en œuvre conformément aux indications de la fiche technique du fabricant.

  4.8.2    Produit anti-graffiti et anti-affiches
  La mise en œuvre du produit anti-graffiti et anti-affiches s’effectue conformément aux recommandations du fabricant et
  aux conclusions de l’épreuve de convenance. Les parements à traiter, qui doivent avoir au moins vingt-huit jours,
  bénéficient au minimum d’un nettoyage au jet à haute pression. Les graffitis éventuels sont enlevés. Le traitement est
  arrêté sur un joint de coffrage horizontal, sur une cannelure s’il en est prévu ou sur un profilé horizontal provisoire
  garantissant une limite supérieure nette.


  4.9     ARMATURES DE BÉTON ARME
  (norme NF EN 13670/CN, 6.2, 6.3, 6.4, 6.5 et 6.6 du fasc. 65 du CCTG, norme NF A 35-027)
  La mise en œuvre des armatures de béton armé utilisées pour la construction de l’ouvrage doit respecter les exigences
  définies dans la norme NF EN 13670/CN et dans les chapitres 6.2, 6.3, 6.4 et 6.5 du fascicule 65 du CCTG .

  4.9.1    Fabrication des armatures
  (norme NF EN 13670/CN, chapitres 6.2, 6.3 et 6.5 du fasc. 65 du CCTG, norme NF A 35-027)
  Pour l’application du 6.3 (1) de la norme NF EN 13670/CN, les nomenclatures de coupe et de façonnage des aciers
  doivent être établies par le titulaire et le façonnage des armatures à chaud ou à des températures inférieures à – 5 °C
  est interdit.
  Pour l’application des 6.3 (2) et 6.3 (3) de la norme NF EN 13670/CN, le titulaire doit respecter les diamètres des
  mandrins précisés dans le tableau 8.1(N) de la norme NF EN 1992-1-1.
  Pour l’application du 6.3 (4) de la norme NF EN 13670/CN, le transport, le stockage et la manutention des armatures
  sont effectués conformément au chapitre 6.2.3 du fascicule 65 du CCTG et les armatures font l’objet d’un contrôle de
  réception conformément au chapitre 6.2.4 du fascicule 65 du CCTG.
  Pour l’application du 6.3 (5) de la norme NF EN 13670/CN, le redressage d’armatures pliées accidentellement est
  interdit. Cependant, pour les armatures laissées en attente et pliées accidentellement ou volontairement pliées dans les
  boîtes d’attente, le redressage est autorisé sous réserve de respecter les exigences du chapitre 6.5.5 du fascicule 65 du
  CCTG.
  Pour l’application du 6.3 (6) de la norme NF EN 13670/CN, le façonnage sur chantier d’aciers livrés en couronne ou en
  fardeau n’est admis que si l’atelier forain est certifié NF-Armatures. Toutefois, le façonnage dans les coffrages peut être
  admis sous réserve de respecter les exigences fixées au chapitre 6.3.3 du fascicule 65 du CCTG.

  4.9.2    Soudage
  (norme NF EN 13670/CN et chapitre 6.4 du fasc. 65 du CCTG, norme NF A 35-027)

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  Pour l’application du 6.4 (2) de la norme NF EN 13670/CN, il est rappelé tous les aciers utilisés pour la confection des
  armatures de béton armé utilisées sont soudables.
  Pour l’application du 6.4 (4) de la norme NF EN 13670/CN, les armatures faisant l’objet d’une certification NF-Armatures
  ou équivalente couvrant l’opération d’assemblage par soudage permettent de satisfaire les exigences relatives au
  soudage par point. Par ailleurs, les soudures exécutées sur chantier doivent être effectuées conformément au chapitre
  6.4 du fasc. 65 du CCTG.
  Pour l’application du 6.5 (1) de la norme NF EN 13670/CN, les armatures faisant l’objet d’une certification NF-Armatures
  ou équivalente couvrant l’opération d’assemblage par soudage précisant la mention « assemblage par soudage
  transmettant les efforts » permettent de satisfaire les exigences relatives à la jonction d’armatures par soudage. Par
  ailleurs, les jonctions d’armatures par soudage exécutées sur chantier doivent être effectuées conformément au
  chapitre 6.4 du fasc. 65 du CCTG.

  4.9.3    Pose des armatures
  (norme NF EN 13670/CN, chapitre 6.5 et 6.6 du fasc. 65 du CCTG, norme NF A 35-027, norme NF P18-711-1, norme
  NF EN 1992-1-1)
  La pose d’armatures pour béton est effectuée par des entreprises certifiées AFCAB-Pose. Toutefois, il est admis que la
  pose puisse également être assurée par le titulaire dans les conditions définies au chapitre 6.5.1 du fascicule 65 du
  CCTG.
  Conformément à la clause 8.7.2 (2) de l’Eurocode 2, il est recommandé de décaler les recouvrements et de ne pas les
  disposer dans des zones fortement sollicitées.
  Pour l’application du 6.5 (1) de la norme NF EN 13670/CN, la position des armatures et des recouvrements doit
  impérativement être indiquée sur les plans d’exécution que doit fournir le titulaire.
  Pour l’application du 6.5 (2) de la norme NF EN 13670/CN, l’utilisation de barres filantes est soumise à l’accord du
  maître d’œuvre et, le cas échéant, fait l’objet d’un traitement particulier dans le Plan Qualité.
  Le façonnage dans les coffrages n’est admis que dans les conditions fixées au chapitre 6.3.3 du fascicule 65 du CCTG.
  L’assemblage et la jonction des armatures sont exécutés conformément aux chapitres 6.5.2 et 6.5.3 du fascicule 65 du
  CCTG.
  Les écarts admissibles sur la position des armatures sont définis au chapitre 10.6.2 du fascicule 65 du CCTG.

  4.9.4    Enrobage des armatures
  (NF EN 13670/CN, chapitre 6.5.4 du fasc. 65 du CCTG)
  Les enrobages des aciers passifs de l’ouvrage sont définis dans les articles du chapitre 2 du présent CCTP précisant
  les justifications par le calcul de chaque partie d’ouvrage.
  Le respect des exigences du chapitre 4 du présent CCTP autorise l’adoption d’une tolérance d’exécution Dc             de
                                                                                                                  dev
  5 mm sous respect des conditions des normes Eurocodes.
  Si, de plus, les exigences complémentaires figurant à la clause 4.4.1.3 (3) de la norme NF EN 1992-1-1 et de son
  annexe nationale la norme NF EN 1992-1-1/NA sont également respectées (les ferraillages sensibles font l’objet de
  dessins de détail à grande échelle précisant les enrobages et les façonnages et des éléments témoin sont
  confectionnés en tant que de besoin), il est autorisé d’adopter une tolérance d’exécution Dc     de 0 mm.
                                                                                               dev
  Les écarts admissibles sur l’enrobage des armatures sont définis au chapitre 10.6.2 du fascicule 65 du CCTG.

  4.9.5    Maîtrise de la conformité
  (NF EN 13670/CN et chapitre 6.6 du fasc. 65 du CCTG
  Le contenu des procédures d’exécution est conforme aux exigences du chapitre 6.6.1 du fascicule 65 du CCTG.
  Le contrôle intérieur est exécuté conformément aux exigences du chapitre 6.6.2 du fascicule 65 du CCTG.
  Le titulaire met le maître d’œuvre en mesure de s’assurer du bon déroulement du contrôle intérieur des armatures
  posées, avec un préavis suffisant pour lui permettre d’assurer un contrôle extérieur.



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  Ce contrôle extérieur porte sur l’ensemble des opérations nécessaires à la mise en œuvre des armatures : de la
  conformité des produits approvisionnés (aciers, armatures, dispositif de raboutage…), à la vérification de la conformité
  de la pose vis-à-vis des plans d’exécution, jusqu’au contrôle de l’enrobage après bétonnage, le maître d’œuvre se
  réservant le droit d’effectuer ses propres mesures et contrôles.


  4.10 BÉTONS
  (norme NF EN 13670/CN, 8.4 et 8.5 du fasc. 65 du CCTG)

  4.10.1 Béton de propreté
  L’épaisseur minimale du béton de propreté est de dix centimètres.

  4.10.2 Bétonnage sous conditions climatiques extrêmes
  (norme NF EN 13670/CN, 8.5.4 du fasc. 65 du CCTG)
  L’application des articles 8.2 (9) et 8.2 (10) de la norme NF EN 13670/CN s’effectue selon les modalités décrites ci-
  dessous.
  Les résultats des mesures de températures sur chantier sont corrélés par le titulaire avec ceux de la station
  météorologique la plus proche afin de dégager des tendances et, en cas de température inférieur à 5 °C ou
  durablement supérieure à 30 °C, procéder dès la veille du bétonnage à la mise en place des dispositions du Plan
  Qualité relatives au bétonnage sous conditions climatiques extrêmes.
  Le bétonnage ne peut pas avoir lieu sans un abri si la température extérieure mesurée sur le chantier est inférieure à
  5 °C.
  Le recours au béton chauffé nécessite la mise en œuvre de moyens particuliers complémentaires destinés à limiter
  l’écart de température entre le béton et le métal, comme le calorifugeage et le chauffage de la charpente.
  Des dispositions particulières sont prises pour éviter un refroidissement brutal de la dalle.

       4.10.2.1 Bétonnage par temps froid
  (norme NF EN 13670/CN, 8.5.4.1 du fasc. 65 du CCTG)
  Lorsque la température mesurée sur chantier est comprise entre -5 °C et +5 °C, la mise en place du béton n’est
  autorisée que sous réserve de l’emploi de moyens efficaces pour prévenir les effets dommageables du froid, proposés
  par le titulaire dans son programme de bétonnage et soumis à l’acceptation du maître d’œuvre. Lorsque la température
  mesurée sur chantier est inférieure à -5 °C, la mise en place du béton n’est pas autorisée.
  Après une interruption de bétonnage due au froid, le béton éventuellement endommagé est démoli et repris selon les
  mêmes précautions qu’en cas de reprises accidentelles.

       4.10.2.2 Bétonnage par temps chaud
  L’effet nocif de certains facteurs atmosphériques (vent, ensoleillement, hygrométrie basse, etc.) est considérablement
  accru par temps chaud. Ces facteurs peuvent notamment compromettre l’obtention des résistances requises,
  augmenter le retrait, provoquer des fissurations superficielles nuisibles à l’aspect et à la durabilité du béton. En
  l’absence de choix d’un liant approprié (faibles teneurs en sulfates, aluminate tricalcique et alcalins), l’atteinte de
  températures dans le béton supérieures ou égales à +65 °C accroît les risques de développement de réactions
  sulfatiques internes.
  Dans le cas où le programme d’exécution des travaux prévoit des bétonnages de parties d’ouvrage à des périodes où la
  température ambiante mesurée sur chantier est susceptible de dépasser durablement 30 °C, le titulaire soumet à
  l’acceptation du maître d’œuvre les dispositions qu’il propose pour limiter la température maximale du béton frais en
  complément de celles qui résultent du sous-article « Cure » du présent article du présent CCTP (la note du 8.5.4.2 du
  fascicule 65 du CCTG donne quelques dispositions envisageables). L’efficacité des dispositions adoptées doit être
  contrôlée au moyen d’enregistrement de la température au sein du béton.
  En l’absence de telles dispositions, la température du béton au moment de sa mise en œuvre doit être inférieure à
  32 °C et à la valeur limite nécessaire à la prévention de la réaction sulfatique interne.




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  De même, des dispositions particulières telles que l’emploi de circuits de refroidissement dans la masse du béton,
  peuvent devoir être nécessaires, quel que soit le temps, pour du béton exécuté en grande masse, en raison du risque
  de fissuration due aux gradients thermiques.

  4.10.3 Reprises de bétonnage
       (art. 8.4.1.2 du fasc. 65 du CCTG)
  Les reprises de bétonnage non prévues sur les plans d’exécution sont interdites. Les reprises de bétonnage des parties
  visibles doivent faire l’objet de la part du titulaire d’une étude spécifique et ne sont tolérées qu’aux conditions
  suivantes :
                      exécution de stries ou indentations diverses ;
                      les reprises doivent se confondre rigoureusement avec les joints de coffrage.

  4.10.4 Cure
  (norme NF EN 13670/CN, 8.5.2 et 8.5.3 du fasc. 65 du CCTG)
  La cure est indispensable et doit être appliquée par le titulaire le plus tôt possible après la mise en œuvre du béton. Les
  méthodes autorisées sont définies au 8.5.2 du fascicule 65 du CCTG.
  La durée de cure est définie au 8.5.3 du fascicule 65 du CCTG. Elle est réputée conforme aux exigences de la classe 2
  de la norme NF EN 13670/CN.
  Il est rappelé que les produits de cure doivent être compatibles avec les revêtements définitifs prévus au marché.

  4.10.5 Dispositions particulières liées à la réaction sulfatique interne
  Le titulaire met en œuvre toutes les dispositions prévues dans le cadre de l’étude des bétons pour que la température
  maximale dans les parties d’ouvrage soumises à un risque de réaction sulfatique interne n’excède pas les températures
  maximales données dans le sous-article « Étude des bétons » de l’article « Bétons et mortiers hydrauliques » du
  chapitre 3 du présent CCTP.

  4.10.6 Décoffrage de la dalle du tablier
  Le décoffrage ne peut pas avoir lieu moins de 24 heures après la fin du bétonnage de la dalle.
  La résistance du béton au décoffrage est d’au moins 18 MPa.


  4.11 EXÉCUTION DES CHARPENTES MÉTALLIQUES

  4.11.1 Documents remis par le titulaire

       4.11.1.1 Généralités
  Le titulaire fourni tous les documents nécessaires à l'intelligence du projet selon la norme NF EN 1090- 2+A 1 article 4-2
  et annexe C.
  L'article 4.2.1 de la NF EN 1090-2+A 1 définit le contenu d'un dossier qualité. Le titulaire doit constituer un plan qualité
  selon l'article 4.2.2. NF EN 1090-2+A 1 complété par les indications du CCTP et de la Note d’information CEREMA n°7
  «Exécution des structures en acier, compléments techniques transitoires pour la bonne application du fascicule 66 du
  CCTG».
  Les paragraphes suivants fixent, par ailleurs, les clauses propres aux travaux de la charpente métallique, comprenant
  les poutres du tablier et la structure de l’encorbellement.

       4.11.1.2 Programme de soudage
  Se référer aux articles 7.2 à 7.4 de la norme NF EN 1090-2+A1 ET NF EN 1090-2/CN et à la Note d’information
  CEREMA n°7 «Exécution des structures en acier, compléments techniques transitoires pour la bonne application du
  fascicule 66 du CCTG» (notamment §7et§12 du fascicule 66).



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  Le constructeur soumet à l'accord du Maître d'Œuvre, au moins 2 mois avant le début des travaux, deux programmes
  de soudage détaillés, l'un d’atelier, l'autre de chantier, établis suivant les directives de la norme NF EN ISO 9606-1 "
  Épreuve de qualification des soudeurs - Soudage par fusion - Partie 1 aciers" mentionnant en particulier pour tous les
  éléments :
                        L'énumération des moyens et équipements de soudage, les détails des joints,
                        Les tolérances de l'article 7.3 du fascicule 66 et selon les préconisations de la note d’information N°7
                         du CEREMA
                        Les DMOS avec les références QMOS, les préparations effectuées,
                        Les séquences de soudages prévues,
                        Les types d'électrodes, fils et flux envisagés, le mode opératoire de soudage,
                        La nature, l'étendue, l'intensité des contrôles des préparations et des soudures en respectant les
                         directives du présent CCTP,
                        La qualification des soudeurs et opérateurs suivant norme NF EN ISO 9606-1,
                        Une fiche récapitulative de l'ensemble des soudeurs avec les références de leurs certificats de
                         qualification.
  Les programmes de soudage comprennent notamment les éléments de cette liste et un tableau récapitulatif des joints
  soudés.
  Ce document, établi de façon définitive et soumis à l'agrément du Maître d'Œuvre fait partie intégrante du plan
  d'assurance qualité.
  Le titulaire fournit un cahier de joints soudés précisant les types et mode d'exécution des joints en les numérotant pour
  pouvoir indiquer sur les plans d'exécution les références de toutes les soudures présentes.
  Les procédés par protection sous gaz sont interdits pour le chantier.

        4.11.1.3 Programme de montage provisoire en atelier
  Se référer à l'article 6.10 de la norme NF EN 1090-2+A1.
  Si l’entrepreneur le considère nécessaire, il procédera en atelier à un montage à blanc des tronçons successifs de
  l’ossature métallique, avant expédition sur le chantier d'assemblage. Ces assemblages devront également intégrer les
  éléments transversaux.
  Le titulaire fournit au plus tard deux mois après la notification du marché un programme de montage en atelier.
  Ce programme précise :
                        Les éléments concernés par le montage à blanc en atelier,
                        Les séquences de montage prévues,
                        Les transferts de parties d'ouvrages dans l'atelier, le conditionnement et le chargement pour le
                         transport,
                        Les présentations de pièces avec les pièces voisines,
                        Le montage d'éléments complets ou partiels en position, etc.,
                        Le planning général des montages en atelier.

  Étant donné qu’il ne semble y avoir de difficultés particulières ni pour la structure de l’ouvrage ni pour les conditions de
  montage, le montage à blanc n’est pas obligatoire.


        4.11.1.4 Programme de transport de l’atelier au site
  Se référer à l'article 6.3 de la norme NF EN 1090-2+A 1.
  Le titulaire fournit :
                        Pendant la période de préparation un programme prévisionnel de transport précisant la taille des
                         éléments préfabriqués en usine et le moyen de transport de l'atelier jusqu'au site.
                        Au plus tard trois mois avant les premières expéditions :
                             -    Les sites de fabrication et d'assemblages intermédiaires des sous-ensembles, le planning
                                  détaillé des opérations de transport,
                             -    Les moyens de transport mis en œuvre en fonction de la taille et du poids des éléments
                                  transportés,



                                     RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B         Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté           Rév.       3129/0309/20265
                                                                                                      ED2
                                                                118




                           -    Les moyens mis en œuvre pour éviter les dommages de tous ordres lors du chargement, du
                                transport et du déchargement des pièces,
                           -    Des plans de pose avec la position des grues y/c calages.

       4.11.1.5 Programme de montage sur le chantier
  Se référer aux articles 9.3 et 9.6 de la norme NF EN 1090-2+A 1.
  Le constructeur fournit obligatoirement :
     Pendant la période de préparation, un programme prévisionnel de montage détaillé sur le site qui précise en outre
                      La méthodologie générale de montage,
                      La nature et les caractéristiques du matériel utilisé sur le chantier,
                      L'emplacement des voies de circulation des grues et engins de chantier et les charges supportées
                       par les voies de roulement,
                      La nature et l'emplacement des échafaudages,
                      Les aires de stockage, de pré-assemblage et de montage et les accès envisagés, les effectifs prévus
                       par catégorie : monteurs et soudeurs, etc.,
                      Les besoins en eau, électricité ...,
                      Le planning général de fabrication et de montage,
                      Le responsable des opérations de montage (ROM).
     Au plus tard, trois mois après la notification, un programme de montage détaillé qui confirme en particulier pour
      chaque semaine du planning :
                      Les séquences de montage envisagées, en particulier pour l'assemblage et la préfabrication des
                       ossatures principales,
                      Les contrôles prévus,
                      La vérification de la résistance et de la stabilité de l'ossature au fur et à mesure de la construction, un
                       état récapitulatif des efforts développés au cours du montage sur l'ouvrage et son environnement,
                      Les effectifs prévus, monteurs et soudeurs, avec décomposition par zones de montage et
                       préfabrication,
                      La définition précise des aires de stockage et préfabrication.
  Ce programme de montage est remis à jour tous les quinze (15) jours . Le constructeur a à supporter l'incidence sur le
  montage de difficultés résultant d'opérations non prévues dans son programme.

       4.11.1.6 Surface d’appui par contact
  Les surfaces d'assemblages assurant la transmission d'efforts par contact devront être réalisées soigneusement, en
  respectant les tolérances qui seront impérativement précisées sur les plans d'exécution. Si les tolérances ne sont pas
  précisées sur les plans d’exécution ils seront conformes à l’article 11 de la norme NF EN 1090-2+A1.
  Les assemblages comprimés faisant appel à un appui par contact seront réalisés de façon à ce que les forces soient
  systématiquement uniformément réparties sur la totalité de la section. Il faudra avoir recours à l'usinage si besoin est
  pour satisfaire à ces exigences.

       4.11.1.7 Cahier des consignes de montage
  Ce cahier devra avoir été visé par le Maître d'œuvre avant le commencement des opérations, l'Entrepreneur devant
  tenir compte des délais d'examen prévus au marché pour ne pas retarder l'exécution.
  Il décrira, sous forme de plans ou de schémas, toutes les phases de montage et d'assemblage successives, en
  indiquant en particulier les déplacements longitudinaux et transversaux, les lestages, les changements d'appuis, les
  ajouts ou les déposes d'éléments provisoires (contreventements) ou définitifs (rallongement de l'ossature).
  Il traitera également de la mise en place du tablier sur ses appuis définitifs.
  Les schémas seront dessinés à l'échelle sans négliger la pente longitudinale de l'ouvrage. Ils indiqueront clairement les
  états (ou positions) de l'ossature au début et à la fin de chaque phase, afin qu'il soit impossible d'oublier une phase
  intermédiaire éventuellement plus critique vis-à-vis de l'équilibre statique ou de la stabilité de forme des éléments.
  La position transversale de l'ossature sur ses appuis sera dessinée. Des vues en plan permettront d'apprécier
  l'influence de la courbure du tablier.
  Les phases justifiées dans les notes de calculs de l'ossature et des ouvrages provisoires seront signalées.

                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                                                                     ED2
                                                                 119




  Les réactions d'appui et les valeurs extrêmes des efforts internes ou des contraintes seront reportées sur des schémas.
  Les phases nécessitant des mesures de réactions d'appuis pour prévenir tout décollement seront précisées.
  Le nombre des points levés lors du suivi géométrique, lié en toute rigueur au degré du polynôme d'approximation de la
  déformée, devra être suffisant pour assurer un bon contrôle des déformations de l'ossature. Le contrôle des tassements
  éventuels d'appuis ne sera pas oublié

  4.11.2 Classes d’exécution
  En complément de l’article 4.1 du fascicule 66 et la Note d’information CEREMA n°7 «Exécution des structures en acier,
  compléments techniques transitoires pour la bonne application du fascicule 66 du CCTG», les classes d’exécution des
  éléments de charpente métallique sont choisies comme suit :
                         la classe d’exécution EXC3 est requise de façon générale pour tous les éléments de l’ossature autre
                          que ceux relevant de la classe d’exécution EXC4, quel que soit le mode d’assemblage ;
                         la classe d’exécution EXC4 est requise pour tous les joints transversaux tendus en situation
                          d’exploitation, sous charge d’état limite de service des membrures de poutres principales de la
                          structure soudée ou boulonnée ;
                         la classe d’exécution EXC2 peut être admise pour les assemblages soudés ou boulonnés d’éléments
                          accessoires ne participant pas à la résistance ni à la stabilité de l’ossature en service ou en cours de
                          montage.

  4.11.3 État de surface
  Pour les classes d’exécution EXC3 et EXC4 :
                         la classe C2 d’état de surface définie dans la norme NF EN 10163-3 est exigée pour les profiles
                         la classe A2 d’état de surface définie dans la norme NF EN 10163-2 est exigée pour les tôles.

  4.11.4 Usinage
  (art. 6 du fasc. 66 du CCTG et les préconisations de la Note d’information CEREMA n°7, normes NF EN 1090-2+A1 ET
  NF EN 1090-2/CN et NF EN 1090-2/CN)

       4.11.4.1 Généralités
  La méthode de construction retenue est l'assemblage des éléments de charpente (PRS) à l'avancement sur supports
  provisoires ou appuis définitif dans la position définitive pour l’ossature métallique de la console.
  Le titulaire doit se conformer au Plan Général de Coordination en Matière de Sécurité et de Protection de la Santé et doit
  tous les ouvrages provisoires de protection ou de signalisation des voies franchies.

       4.11.4.2 Assurance de la qualité
       4.12.4.2.1-Contrôle intérieur
  Le PAQ précise les modalités du contrôle intérieur relatif à l'exécution des charpentes métalliques et ce pendant toutes
  les phases de la réception des produits, des travaux en atelier, du montage à blanc, de la manutention et du transport,
  de la réception sur le site, du montage, de la pose et de la mise sur appuis définitifs.
  Les missions du contrôle intérieur font l'objet d'une description notamment dans les domaines suivants :
  En atelier :
                         Réception, identification, contrôle, stockage des métaux de base, produits d'apport pour soudage,
                         Produits de traitement de surface, peinture,
                         Traçage, débitage, découpage des métaux de base,
                         Assemblage par soudage,
                         Assemblage par boulonnage,
                         Contrôles géométriques lors du montage à blanc,
                         Contrôles des traitements de surface,
                         Contrôle de la mise en œuvre des couches de peintures et mesures des épaisseurs,
                         Contrôle du conditionnement des éléments de structure pour expédition ou stockage,
  Sur chantier :


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                                                              120




                      Examen des éléments de structure à la suite du transport,
                      Déchargement des éléments de structure,
                      Moyens de levage et des opérations de levage des éléments de structures,
                      Montage des éléments et exécution des joints soudés,
                      Contrôle du soudage,
                      Contrôle du décapage pour les reprises du traitement anticorrosion,
                      Contrôle des couches de peinture mises en œuvre et contrôle des épaisseurs,
                      Opérations de mise en place de la structure,
                      Opérations de mise sur appuis définitifs,
                      Contrôles géométriques et topographiques en fin de mise en place,
                      Contrôles du scellement, du calage et de la fixation des appareils d'appui,
  Le PAQ doit bien préciser suivant quel calendrier doivent être remis les documents visés dans le cadre du PAQ
  (documents préalables à l'exécution et documents d'exécution et de suivi) et quels sont les points critiques et d'arrêts
  correspondants.
  Le titulaire fournit au maitre d'œuvre un plan de montage à blanc s’il choisit de le faire.
       4.12.4.2.2-Tolerance d’épaisseur
  La classe de tolérance d’épaisseur B de la norme NF EN 10029 est requise pour les tôles relevant des classes
  d’exécution EXC3 et EXC4


       4.12.4.2.3-Contrôle extérieur
  Le Maître d'Œuvre se réserve le droit d'exercer tout contrôle qu'il juge nécessaire.
  Le titulaire est tenu d'informer par écrit le Maître d'Œuvre de la date des montages provisoires en usine et d'arrivée des
  pièces sur le chantier au moins dix jours à l'avance.

       4.11.4.3 Préparation des pièces
  La préparation des pièces doit être conduite conformément aux stipulations de la norme NF EN 1090- 2+A 1 en
  appliquant la classe la plus sévère de cette norme.
  Il est rappelé que les arêtes des tôles doivent être meulées en arrondi (rayon de 1 à 2 mm) avant la mise en œuvre de la
  protection contre la corrosion. Les cordons de soudure doivent être également arasés à la meule.
  la structure doit être décapée à l'abrasif en usine. Le degré de soin du décapage est de niveau Sa2112 sans exigence
  sur la rugosité.
  Le développement de la patine démarre en usine avec contrôle des conditions atmosphériques liées à sa formation.
  Une qualité minimale de la patine est exigée avant transport et livraison de la charpente sur site. L'évaluation de la
  qualité de la patine fera l'objet d'un point d'arrêt.
  L'utilisation d'accélérateurs de formation de patine est interdite

       4.11.4.4 Coupage
  Le coupage est réalisé conformément aux préconisations de la Note d’information CEREMA n°7 «Exécution des
  structures en acier, compléments techniques transitoires pour la bonne application du fascicule 66 du CCTG».
  Les défauts d’oxycoupage, proprement dits, ne doivent pas dépasser 0,5 mm de profondeur.
  Les arêtes des pièces destinées à être peintes sont arrondies.
  Le coupage par cisaillage est interdit.
  Dans le cas où l’oxycoupage fait apparaître un défaut interne à la tôle ou au profilé, cet élément est refusé. L’utilisation
  des éléments provenant de la même coulée peut néanmoins être autorisée, moyennant l’acceptation d’une
  méthodologie de contrôle étendue à l’ensemble de la coulée, visant à assurer la qualité nécessaire à l’exécution de la
  charpente.
  Dans le cas d’une classe d’exécution EXC4 :
                      les angles rentrants et les grugeages doivent être arrondis avec un rayon minimal de 10 mm ; voir la
                       figure 2 du paragraphe 6.7 de la norme NF EN 1090-2 version 2011.

                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                                                                   ED2
                                                              121




                      les découpes obtenues par poinçonnage sont interdites.

       4.11.4.5 Organes accessoires
  Tous les organes, ou usinages accessoires, destinés à assurer le levage, la manutention, le coffrage, le soudage sur
  site ou l’adjonction de pièces secondaires, sont représentés sur les plans d’exécution et justifiés. Ils doivent être
  déposés par le titulaire avant la mise en service, sauf justification par le titulaire de leur absence de nocivité, notamment
  vis-à-vis de la fatigue et de la corrosion.

       4.11.4.6 Traitement des surfaces
  Les chants des tôles sont meulés.
  Le degré de préparation des arêtes est de degré P3 (article 10.2 de la NF EN 1090-2+A 1). La dureté de chant est
  inférieure à 380 (article 6.4.4 de la NF EN 1090-2+A 1).

       4.11.4.7 Perçage
        Tous les perçages d’éléments structuraux sont effectués en respectant les stipulations de l’annexe D de la norme
  NF EN 1090-2+A1. Les arêtes des trous sont arrondies pour assurer une bonne tenue de la protection anticorrosion.
  Les trous sont obturés après usage par un dispositif accepté par le maître d’œuvre, offrant des conditions de durabilité
  suffisantes et dont les composants sont compatibles avec le dispositif de protection anticorrosion.
  Pour les aciers de nuances supérieures ou égales à S355, dans le cas d’une classe d’exécution EXC3, les découpes
  par poinçonnage sont obligatoirement suivies d’un réalésage.
  La vérification de la validité des procédés de perçage prévue par l’article 6.2 du fascicule 66 selon les préconisations de
  la Note d’information CEREMA n°7 «Exécution des structures en acier, compléments techniques transitoires pour la
  bonne application du fascicule 66 du CCTG» a lieu en début de chantier.
  Pour les classes d’exécution EXC3 et EXC4, le poinçonnage sans alésage n’est pas autorisé si l’épaisseur de la tôle est
  supérieure à 3 mm. Pour une épaisseur de tôle supérieure à 3 mm, les trous doivent être poinçonnés à un diamètre
  inférieur d’au moins 2 mm au diamètre définitif. Pour une épaisseur de tôle inférieure ou égale à 3 mm, les trous peuvent
  être poinçonnés directement à la dimension finale.
  La validité des procédés de perçage doit être vérifiée au moins une fois par chantier.
  Les perçages non portés sur les plans d’exécution de la charpente visés par le maître d’œuvre sont strictement interdits.

  4.11.5 Soudage
  (Note d’information CEREMA n°7 «Exécution des structures en acier, compléments techniques transitoires pour la
  bonne application du fascicule 66 du CCTG», normes NF EN 1090-2+A1 ET NF EN 1090-2/CN et NF EN 1090-2/CN)
  Le niveau de qualité B+ est requis, en plus des assemblages visés par la classe d’exécution EXC4.

       4.11.5.1 Dispositions constructives
  Les soudures à pleine pénétration sont exigées pour :
                      les assemblages bout à bout des semelles et des âmes des poutres principales ;
  Le choix du type des autres cordons de soudage est effectué conformément aux dispositions de la norme NF EN 1090-
  2+A1 ET NF EN 1090-2/CN en prenant en compte les justifications de la résistance à la fatigue des assemblages (voir
  le paragraphe intitulé « Vérification de la charpente en fatigue » du sous-article intitulé « Justification du tablier de
  l’ouvrage mixte acier-béton » de l’article intitulé « Justification du tablier » du chapitre 2 du présent CCTP) .
  Les montants d’appui sont ajustés sur la membrure inférieure de la charpente. Les sujétions de préparation qui en
  résultent et la dimension de l’ensemble des soudures sont portées sur les plans de fabrication.
  Tous les assemblages nécessaires à l’exécution de la charpente métallique sont des assemblages soudés. Pour des
  raisons de maintenance et d’esthétique, leur substitution par des assemblages par boulons HR est interdite.

       4.11.5.2 Préparation des soudures
  (Note d'information CEREMA n°7 "Exécution des structures en acier, compléments techniques transitoires pour la
  bonne application du fascicule 66 du CCTG)


                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
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                                                                                                    ED2
                                                              122




  En cas d’utilisation d’aciers grenaillés prépeints, il est procédé à l’élimination systématique de la peinture primaire dans
  les zones d’assemblage.
  Les tolérances sur l’écartement des pièces assemblées bout à bout sont selon de l’article 7.3 du fascicule 66 et selon
  les préconisations de la Note d’information CEREMA n°7 «Exécution des structures en acier, compléments techniques
  transitoires pour la bonne application du fascicule 66 du CCTG».

       4.11.5.3 Généralités
  Se référer à la norme NF EN 1090-2+A1.
  Les assemblages « hybrides » employant pour un même joint, des cordons de soudure et d'autres procédés comme le
  boulonnage sont interdits.
          Soudures à pleine pénétration
  Les assemblages suivants sont obligatoirement à pleine pénétration :
                      Assemblages bout à bout des membrures et des âmes des poutres principales (poutre de rive),
                      Assemblages bout à bout des semelles supérieures des pièces de ponts sur les semelles des
                       poutres principales,
                      Assemblage des goussets pour liaison des membrures inférieures de pièces de ponts, sur les
                       semelles inférieures des poutres latérales,
                      Assemblage des consoles transversales sur les platines et la poutre de rive.
          Soudures d’angle
  Sauf nécessité locale particulière de soudure à pleine pénétration de simples cordons d'angle, ou des cordons à
  pénétration partielle conviennent pour:
                      Assemblages des âmes sur les membrures des poutres latérales,
                      Assemblage des raidisseurs sur les âmes et semelles,
                      Assemblages des montants d'appui sur les semelles inférieures des poutres à condition qu'ils soient
                       ajustés.
  Tous les travaux de soudage sont exécutés à l'abri de la pluie, de la neige et du vent ; de plus, la température des pièces
  à souder au voisinage de l'assemblage doit être maintenue au-dessus de 0°C lorsqu'aucun préchauffage n'est
  envisagé.
  Le constructeur prévoit toutes les installations nécessaires pour permettre le soudage sur chantier quelles que soient
  les conditions météorologiques extérieures et dans les limites d'intempéries définies par le CCAP.
  Lorsque la température des éléments à souder est comprise entre 0°C et +5°C. la zone de soudage est chauffée dans
  un rayon de 400 mm à une température voisine de 50°C. Dans tous les cas, les travaux de soudage sont interrompus si
  la température au poste de travail est inférieure à - 5°C.

       4.11.5.4 Préparation des assemblages
  Les préparations de bord des pièces à assembler et leur présentation doivent correspondre aux valeurs de procédé de
  soudage qualifié pour l'assemblage considéré. Elles sont conçues en respectant les recommandations du document
  XV -374/75 de l'Institut International de la Soudure et conformément à la norme NF EN 1090-2+A 1 et à la NF EN ISO
  9692-2 "Soudage et techniques connexes - Préparation de joints- Partie 2 : soudage à l'arc sous flux en poudre des
  aciers".
  Le pointage des pièces doit être fait conformément à la norme NF EN 1011-1 "Soudage - Recommandations pour le
  soudage des matériaux métalliques - Partie 1 : lignes directrices générales pour le soudage à l'arc".
  Les amorces des cordons sur les tôles sont interdites.

       4.11.5.5 Qualification des modes opératoires de soudage
  Le soudage doit être réalisé selon des modes opératoires de soudage qualifiés qui sont contenus dans le DMOS en
  application de l'article 7.4 de la norme NF EN 1090-2+A1 ET NF EN 1090-2/CN et au §7.2 du fascicule 66 selon les
  préconisations de la Note d’information CEREMA n°7 «Exécution des structures en acier, compléments techniques
  transitoires pour la bonne application du fascicule 66 du CCTG».
  Le soudage des connecteurs sur la structure doit être effectué suivant un mode opératoire qualifié.



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                                                             123




       4.11.5.6 Qualification des soudeurs et opérateurs soudeurs
  Se référer à l'article 7.4.2 de la norme NF EN 1090-2+A1).
  Tous les soudeurs désignés pour une opération de soudage manuel ou à la machine doivent être agréés selon les
  normes :
                      NF EN ISO 9606-1 " Épreuve de qualification des soudeurs - Soudage par fusion - Partie 1 : aciers"
                       pour les soudeurs
                      NF EN ISO 14732 "Personnel en soudage- Épreuve de qualification des opérateurs soudeurs et des
                       régleurs en soudage pour le soudage mécanisé et le soudage automatique des matériaux
                       métalliques" pour les opérateurs soudeurs pour le soudage mécanique
  Et ceux pour les différentes procédés, types d'assemblage, positions et épaisseurs à souder. Tous les frais d'agrément
  sont à la charge du titulaire qui prévoit les matières nécessaires aux procédures d'agrément.
  Les procédures de chaude de retrait doivent être qualifiées avec la définition des opérateurs.

       4.11.5.7 Coordination de soudage
  Une coordination en soudage est à prévoir selon l'article 7.4.3 de la norme NF EN 1090-2+A1.

       4.11.5.8 Défauts – tolérances - réparations
  Les critères d'acceptation des éléments soudés sont, selon la NF EN 1090-2+A1 ET NF EN 1090-2/CNarticle 7.6.
  Les différents défauts rencontrés dans les soudures par fusion des métaux sont désignés, commentés, et illustrés dans
  la norme NF EN ISO 6520-1 « Soudages et techniques connexes - Classification des défauts géométriques dans les
  soudures des matériaux métalliques - Partie 1 : soudage par fusion ». Les critères d'acceptation des défauts sont définis
  dans la norme.
  Le titulaire doit soumettre obligatoirement à l'accord du Maître d'Œuvre le processus de réparation envisagé, qui est
  conforme aux directives de la norme. Après réparation, par meulage, soudage ou toute combinaison des deux
  procédés, la zone réparée doit être contrôlée.
  Les points durs doivent être évités. Le titulaire procède à des contrôles de duretés localisées. Les reprises de soudage
  sur les connecteurs sont interdites par soudage à la baguette.

       4.11.5.9 Autres spécifications
  Tous les espaces confinés présentant une impossibilité d'accès pour inspection ou protection anti-corrosion doivent
  être hermétiquement clos.

       4.11.5.10 Exécution des soudures
  (Note d'information CEREMA n°7 "Exécution des structures en acier, compléments techniques transitoires pour la
  bonne application du fascicule 66 du CCTG)
  L’exécution des soudures est conforme aux dispositions de l’article 7 du fascicule 66 et les préconisations de la Note
  d’information CEREMA n°7 «Exécution des structures en acier, compléments techniques transitoires pour la bonne
  application du fascicule 66 du CCTG».
  Si un préchauffage est utilisé, il doit s’étendre à une zone d’au moins 75 mm sur chaque élément du métal de base.
  Les fixations provisoires soudées sont autorisées. Elles doivent figurer sur les plans d’exécution. Elles sont conformes
  à l’article 7.4 du fascicule 66 et les préconisations de la note d’information CEREMA n°7 «Exécution des structures en
  acier, compléments techniques transitoires pour la bonne application du fascicule 66 du CCTG». La dépose par
  burinage est interdite.
  L’utilisation d’un support envers permanent en acier est proscrite sauf justification.
  Il est rappelé que le titulaire doit effectuer les essais de production prévus par l’article 7.6 du fascicule 66 et les
  préconisations de la Note d’information CEREMA n°7 «Exécution des structures en acier, compléments techniques
  transitoires pour la bonne application du fascicule 66 du CCTG».
  Tous les éléments de montage fixés par soudage doivent être déposés avant la mise en service, sauf justification de
  leur absence de nocivité, notamment vis-à-vis de la fatigue et de la corrosion.



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                                                                                                   ED2
                                                           124




  Pour les classes d’exécution EXC3 et EXC4, la dépose des fixations provisoires par découpage ou burinage est
  interdite.
  La dépose des fixations provisoires soudées doit être suivie d’un contrôle à 100 % par magnétoscopie.
  Les dispositifs d’obturation des trous de montage doivent présenter des conditions de durabilité suffisantes et des
  composants compatibles avec le dispositif de protection anticorrosion.
  L’entrepreneur doit effectuer les essais de production prévus par l’article 12.4.4 de la norme NF EN 1090-2
  Pour les classes d’exécution EXC3 et EXC4, les projections de soudure doivent être éliminées.
       Niveau de qualité B+ des soudures relevant de la classe d’exécution EXC4
  Les soudures de classe d’exécution EXC4 seront de niveau de qualité B+. Ce dernier correspond au niveau de qualité
  B de la norme NF EN ISO 5817, assorti des exigences complémentaires du tableau suivant :




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                                                            125




       4.11.5.11 Pose des connecteurs
  (normes NF EN 1090-2+A1, et NF EN 1090-2/CN, NF EN ISO 14555)
  Les connecteurs sont posés en usine sur les membrures supérieures des éléments de charpente, sauf acceptation
  préalable du maître d’œuvre.
  Le soudage des goujons est conduit conformément aux dispositions de la norme NF EN ISO 14555.
  Après repérage lors du traçage, et avant pose des connecteurs, il est procédé à un meulage systématique de la zone de
  fixation, qui a pour but d’éliminer toute trace de rouille ou de calamine. Dans le cas d’utilisation d’aciers grenaillés
  prépeints, ce meulage vise à éliminer les traces de rouille ou de calamine, mais aussi celles de peinture primaire
  d’attente.

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                                                             126




       4.11.5.12 Contrôle des soudures
  (art. 12 du fasc. 66 du CCTG et les préconisations de la Note d’information CEREMA n°7 et normes NF EN 1090-2+A1
  ET NF EN 1090-2/CN et NF EN 1090-2/CN)
       4.12.5.12.1 Généralités
  Le contrôle intérieur du titulaire est assuré par du personnel certifié de niveau 2 au sens de la norme NF EN ISO 9712
  (Cofrend niveau 2 ou équivalent).
  L’étendue du contrôle après soudage est conforme à l’article 12.4.2.2 de la norme NF EN 1090-2+A1 ET NF EN 1090-
  2/CN complété par l’article 12.2.2 du fascicule 66 et les préconisations de la Note d’information CEREMA n°7
  «Exécution des structures en acier, compléments techniques transitoires pour la bonne application du fascicule 66 du
  CCTG».
  Le caractère nouveau des DMOS au sens de l’article 12.4.2.2 de la norme NF EN 1090-2+A1 ET NF EN 1090-2/CN est
  relatif à l’exécution de l’ensemble des ouvrages construits par une même usine dans le cadre du présent dossier.
  Le contrôle visuel est effectué conformément à l’article 12.4.2.3 de la norme NF EN 1090-2+A1.
  Les contrôles par ressuage, par magnétoscopie, par radiographie et par ultrasons sont effectués conformément à
  l’article 12.4.2.4 de la norme NF EN 1090-2+A1 ET NF EN 1090-2/CN complété par les articles 12.2.1.1 et 12.2.1.2 du
  fascicule 66 et les préconisations de la Note d’information CEREMA n°7 «Exécution des structures en acier,
  compléments techniques transitoires pour la bonne application du fascicule 66 du CCTG».
  Aucun cordon de soudure ne doit être peint avant d’avoir été contrôlé et accepté.
  Le taux de contrôle d’une soudure bout-à-bout de semelle tendue en situation d’exploitation aux ELS1, avec un taux de
  travail supérieur à 50 %, est de 100 % selon la norme NF EN 1090-2 (soudure obligatoirement et intégralement
  contrôlée par CND) ;
       4.12.5.12.2 Contrôles par ultrasons
  (art. 12.2.1.1 du fasc. 66 du CCTG et les préconisations de la Note d’information CEREMA n°7, normes NF EN 1090-
  2+A1, NF EN ISO 17640, NF EN ISO 23279 et NF EN ISO 11666)
  Par complément à la norme NF EN ISO 17640, toute utilisation d’ultrasons pour le contrôle de tôles d’épaisseur
  inférieure à 14 mm doit être motivée par le titulaire et soumise à l’acceptation du maître d’œuvre.
  La production d’une procédure de contrôle, établie par du personnel certifié Cofrend niveau 3 et soumise à l’acceptation
  du maître d’œuvre, est obligatoire. Cette procédure reprend les techniques décrites dans la norme NF EN ISO 17640
  avec les compléments et dérogations fixés par l’article 12.2.1.1 du fasc. 66 du CCTG et les préconisations de la Note
  d’information CEREMA n°7 et avec les prescriptions complémentaires suivantes :
          les couplants gras (tels que graisse, huile…) sont interdits ; seuls les couplants solubles à l’eau (tels que colle
           de tapissier, gel spécifique …) sont autorisés ;
          en complément du Note d’information CEREMA n°7 «Exécution des structures en acier, compléments
           techniques transitoires pour la bonne application du fascicule 66 du CCTG», le niveau de contrôle C (arasage
           des cordons) est prescrit pour les assemblages bout à bout interpénétrés d’épaisseurs strictement inférieures
           à 20 mm ;
          la détection des indications transversales doit être réalisée sur les assemblages contrôlés ;
          les critères d’acceptation sont ceux de la norme NF EN 11666 pour les épaisseurs ≤ à 100 mm. Pour les
           épaisseurs supérieures à 100 mm, il convient d’appliquer les critères que donne la norme pour une épaisseur
           fixée à t = 100 mm ;
          le rapport de contrôle reprend l’ensemble des prescriptions du paragraphe 14 de la norme NF EN ISO 17640
           et précise les points suivants :
                      la correction transfert appliquée pour chaque type de palpeur utilisé ;
                      le seuil d’enregistrement ;
                      le positionnement et la dimension des défauts supérieurs au seuil d’enregistrement ;
                      la ou les soudures contrôlées conformément au plan des contrôles non destructifs ;
                      la position et la longueur des zones contrôlées ;
                      la position et la dimension des défauts hors tolérances à réparer ;
                      la mention R1 ou R2 pour les rapports de contrôle après réparation.
  Pour les tolérances géométriques, les valeurs tabulées précisées dans la norme NF EN 1090-2 s’appliquent
       4.12.5.12.3 Contrôles par radiographie

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                                                              127




  (art. 12.2.1.1 du fasc. 66 du CCTG et les préconisations de la Note d’information CEREMA n°7, normes NF EN ISO
  17636-1 et NF EN ISO 17636-2)
  La procédure de contrôle par radiographie, qui doit être soumise à l’approbation de l’inspecteur, est établie par le
  titulaire. Elle est conforme aux normes NF EN ISO 17636-1 et NF EN ISO 17636-2, à l’article 12.2.1.2 du fasc. 66 du
  CCTG et les préconisations de la Note d’information CEREMA n°7 et aux prescriptions complémentaires suivantes :
                      l’indicateur de qualité d’image est toujours placé côté source, sauf impossibilité physique ;
                      la qualité d’image des radiogrammes respecte les exigences de la norme NF EN ISO 19232-2.
        L’origine de la bande chiffrée prévue par l’article 12.2.1.2 du fasc. 66 du CCTG et les préconisations de la Note
  d’information CEREMA n°7, aussi appelée zéro bande, est indiquée sur un plan de tir, de même que tous les
  renseignements nécessaires au bon positionnement des radiogrammes dans l’ouvrage et des défauts dans la soudure
  contrôlée.
       Les contrôles par radiographie sont limités à des épaisseurs nominales t ≤ 30 mm.
       4.12.5.12.4 -Autres points
  Par complément à la norme NF EN ISO 5817, la concomitance de caniveaux et d’inclusions en ligne n’est acceptée que
  si la longueur cumulée de ces deux défauts est inférieure ou égale à la plus petite longueur acceptable de l’un des
  défauts pris isolément.
  L’étendue de contrôle définie par la norme NF EN 1090-2+A1 ET NF EN 1090-2/CN est définie par rapport à chaque
  partie de soudure présentant les mêmes critères vis-à-vis des seuils indiqués. Ainsi, en classe d’exécution EXC4, pour
  chaque soudure tendue, la partie avec U < 0,5 est contrôlée sur 50 % de sa longueur et la partie avec U supérieur ou
  égal à 0,5 sur 100 % de sa longueur.
  Par ailleurs, les prescriptions de la norme NF EN 1090-2+A1 ET NF EN 1090-2/CN concernant les pourcentages de
  contrôle des soudures en traction s’appliquent dans toutes les zones de l’ouvrage qui sont en traction, soit pendant la
  mise en place de la charpente (par exemple au lançage), soit en service sous les combinaisons aux états limites de
  service.
  Pour l’application de la norme NF EN 1090-2+A1, le coefficient U définissant l’étendue du contrôle des soudures bout à
  bout est remplacé par un coefficient U' = max (U, k') dans lequel U est le coefficient défini dans la norme NF EN 1090-
  2+A1 ET NF EN 1090-2/CN et k' le rapport entre l’étendue de contrainte totale résultant du passage du convoi de
  fatigue et la limite de troncature de l’assemblage divisée par le coefficient partiel de sécurité. Les différentes valeurs de
  U' prises en compte figurent sur le plan des contrôles non destructifs ou sur un document spécifique.
  Par complément au tableau 24 de la norme NF EN 1090-2+A1 ET NF EN 1090-2/CN et à l’article 12.2.2 du fascicule 66
  et les préconisations de la Note d’information CEREMA n°7 «Exécution des structures en acier, compléments
  techniques transitoires pour la bonne application du fascicule 66 du CCTG», les soudures bout à bout des semelles
  réalisées sur site qui sont en compression sous les combinaisons aux états limites de service sont contrôlées sur 20 %
  de leur longueur.
  Par complément au tableau 24 de la norme NF EN 1090-2+A1, les soudures d’angle devenant inaccessibles par la suite
  sont systématiquement contrôlées à 100 % par magnétoscopie ou ressuage.
       4.12.5.12.5-Étendue des contrôles
  L’étendue des contrôles non destructifs supplémentaires de la classe d’exécution EXC4 est définie comme suit:




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                                                               128




  En complément des dispositions de la norme NF EN 1090-2, les soudures bout-à-bout des semelles qui sont en
  compression sous les combinaisons aux états limites de service doivent être contrôlées sur 10 % de leur longueur.
  En complément des dispositions de la norme NF EN 1090-2, les soudures d’angle des platines d’appui et de vérinage
  doivent être systématiquement contrôlées à 100 % par magnétoscopie ou ressuage.

       4.11.5.13 Contrôle goujons de connexion
  (Se référer à l'article 12.4.3 de l'EN 1090-2+A 1 et à l'article 5 .6.4 du fascicule 66).
  Les modalités à appliquer sont définies par la norme NF EN ISO 14555 «Soudage- Soudage à l'arc des goujons sur les
  matériaux métalliques ».
  En complément de la norme, il est demandé un contrôle au maillet de 25% des connecteurs.

       4.11.5.14 Contrôles dimensionnels
  (art. 11 du fasc. 66 du CCTG et les préconisations de la Note d’information CEREMA n°7)
  Avant la sortie de l’atelier de chaque tronçon de charpente, le titulaire effectue des relevés de cotes et de géométrie (en
  particulier de contreflèches et de cotes aux appuis) de ce tronçon.
  Une fois l’ossature métallique totalement en place, le titulaire effectue et enregistre un relevé final de la géométrie,
  conformément au 12.7.3.1 de la norme NF EN 1090-2+A1, puis fournit au maître d’œuvre un enregistrement des
  vérifications des dimensions comprenant les valeurs relevées et leur comparaison aux valeurs théoriques.

       4.11.5.15 Autres spécifications
  Pour des raisons esthétiques, le titulaire doit araser les cordons de soudures bout à bout.

  4.11.6 Montage à blanc
  (art. 6.3 du fasc. 66 du CCTG et les préconisations de la Note d’information CEREMA n°7, art. 6.10 de la norme NF EN
  1090-2+A1)

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                                                              129




  Le titulaire doit effectuer un montage à blanc s’il choisit de le faire pour toutes les parties d’ouvrage métallique.
  L’opération consiste à présenter les éléments dans les positions relatives assignées par les dessins d’exécution, et à
  les ajuster de façon à ce que les bords à souder des joints de chantier présentent bien la forme et les dimensions
  prévues (jeux, angles et talons de chanfreins notamment). L’accès pour l’examen des éléments sur toutes leurs faces
  doit être possible. Aucun élément ne doit être expédié sans que cet examen ait été effectué.
  Le titulaire doit produire des plans explicitant la méthode adoptée pour la conservation de l’état des pièces et du joint
  pendant le transport et le réglage sur site.

  4.11.7 Conditions d’emploi des chaudes de retrait
  Les chaudes de retrait sont à réserver aux opérations de remise en conformité et ne peuvent en aucun cas rentrer dans
  les processus initiaux de fabrication. Elles font l’objet d’une procédure préalablement mise au point par le titulaire dans
  le cadre du Plan Qualité établi selon le 6.5.3 de la norme NF EN 1090-2+A1, validée par un essai et qui n’est valable que
  pour l’opérateur ayant exécuté cet essai. Ce dernier fait l’objet d’un PV indiquant notamment la valeur de la température
  effectivement atteinte et le nom de l’opérateur.
  Pour EXC3 et EXC4, l’alignement des trous par brochage doit être réalisé de manière à éviter une ovalisation
  supérieure aux valeurs données pour la classe 2 du tableau B.8 de la norme NF EN 1090-2. Dans le cas où ces valeurs
  seraient dépassées, les trous doivent être corrigés par alésage.

  4.11.8 Dispositions relatives aux aciers thermomécaniques

       4.11.8.1 Exécution des chaudes de retrait sur les aciers thermomécaniques
  Pour les aciers thermomécaniques, les chaudes de retrait sont autorisées dans les conditions formulées au sous-article
  « Chaudes de retrait » ci-dessus et sous réserve du non dépassement d’une température fixée à 750 °C pour les tôles
  jusqu’à 25 mm d’épaisseur en acier S 460 (M ou N) et 40 mm en acier S 355 (M ou N) et à 600 °C pour les tôles
  d’épaisseur supérieure.

       4.11.8.2 Formage à chaud des aciers thermomécaniques
  Le formage à des températures supérieures à 580 °C (température maximale admise pour le recuit de
  détensionnement avec maintien, est interdit. Par contre, le formage à froid, c’est-à-dire à des températures inférieures à
  580 °C, est autorisé.

  4.11.9 Dispositions particulières pour les profilés du commerce
        Si le titulaire utilise des profilés laminés pour réaliser des éléments structuraux nécessitant des assemblages bout
  à bout, ces profilés doivent impérativement provenir du même train de laminage. En outre, avant soudage, il doit
  effectuer un contrôle de présentation pour vérifier la géométrie des éléments à rabouter. Par ailleurs, dans le cas
  d’assemblage bout à bout entre profilés laminés tubulaires, les éléments à rabouter sont débités à partir du même
  profilé et le titulaire met en œuvre un système de repérage permettant de réaliser les accostages.

  4.11.10           Dispositions particulières pour les assemblages boulonnés
  (norme NF EN 1090-2+A1 ET NF EN 1090-2/CN et annexe A de la norme NF EN 1090-2/CN)
  Pour chaque type d’assemblage, le programme de pose des boulons comporte au minimum les informations
  suivantes : la classe de l’assemblage, la classe de qualité des boulons, leur nombre, diamètre et longueur, leur état de
  protection, la précontrainte minimale ou de calcul, l’aire des surfaces de contact, la valeur du coefficient conventionnel
  de frottement, l’état de surface des zones d’assemblage et leurs conditions de préparation, le plan et la méthode de
  serrage adoptée ainsi que la méthode de contrôle.
  Le titulaire doit fournir un plan de serrage. Celui-ci doit être conforme à l’annexe A de la norme NF EN 1090-2/CN.
  La préparation des surfaces des assemblages boulonnés doit permettre l’obtention des exigences figurant sur les plans
  d’exécution (états de surface, coefficients de frottement, etc.) dans le respect des exigences du tableau 18 de la norme
  NF EN 1090-2+A1.
  Dans le cas de serrage par contrôle du couple, la vérification du sur-serrage est effectuée en s’assurant qu’une rotation
  minimale de 5° est obtenue sous l’application du couple requis pour obtenir la précontrainte minimale spécifiée. Dans le
  cas contraire, les boulons concernés doivent être rebutés.


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  Pour l’application de l’article 12.5.2.3 de la norme NF EN 1090-2+A1, un groupe de boulons ne peut pas concerner plus
  d’un lot de boulons.
  Sauf exception dûment justifiée, le contrôle des assemblages boulonnés précontraints de classe d’exécution EXC3 doit
  être réalisé selon le type séquentiel B (article 12.5.2.3 et annexe M de la norme NF EN 1090-2+A1).

       4.11.10.1 Assemblage par boulons d’usage général
  Les assemblages par boulons d'usage général sont exécutés conformément aux dispositions de la norme NF EN 1090-
  2+A 1 en appliquant les stipulations propres à la classe 2.
  Les boulons utilisés sont munis d'écrous garantissant l'assemblage contre tout desserrage éventuel (par exemple:
  écrous type PAL).

       4.11.10.2 Assemblage par boulons a serrage contrôlé
  Les assemblages par boulons à serrage contrôlé sont exécutés conformément aux stipulations des normes NF EN
  1090-2+A1.
  Les coefficients de frottement pris en compte dans le calcul des assemblages sont pris dans le tableau 18 de la NF EN
  1090-2+A1.
  La valeur du coefficient K permettant de déterminer les couples de serrage en fonction du diamètre des boulons et de la
  précontrainte nominale doit figurer sur les plans d'exécution. Ce coefficient dépend de l'état de surface et de la
  protection des filets de la vis et de l'écrou.
          Serrage des boulons
  Le serrage des boulons est effectué soit par application du couple de serrage à l'aide d'une clé dynamométrique réglée
  selon les spécifications de la norme NF EN 1090-2+A 1, soit par rotation contrôlée de la tête de l'écrou après application
  d'un couple de pré-serrage défini dans cette même norme.
          Réception des boulons
  Le contrôle du serrage est réalisé conformément à la norme NF EN 1090-2+A 1 (tableau 20), soit par desserrage-
  resserrage de l'écrou, soit par sur-serrage des écrous.
  10 % de boulons sont contrôlés par assemblage. Si un boulon est défectueux, l'ensemble de l'assemblage est
  entièrement contrôlé.


  4.12 OUVRAGES PROVISOIRES POUR CHARPENTES MÉTALLIQUES
  (art. 9.2 du fasc. 66 du CCTG et les préconisations de la Note d’information CEREMA n°7)
  Le présent article concerne les dispositifs provisoires visés par l’article 9.2 du Note d’information CEREMA n°7
  «Exécution des structures en acier, compléments techniques transitoires pour la bonne application du fascicule 66 du
  CCTG».

  4.12.1 Palées provisoires
  (art. 9.2 du fasc. 66 du CCTG et les préconisations de la Note d’information CEREMA n°7)
  Le titulaire s’assure que la portance réelle du sol, sans tassement appréciable, est suffisante au droit de chaque appui
  prévu. De plus, dans tous les cas, en l’absence de sondages menés par un laboratoire préalablement accepté par le
  maître d’œuvre, la contrainte maximale supportée par le sol de fondation (quel qu’il soit) ne doit pas dépasser 0,1 MPa.

  4.12.2 Éléments provisoires d’ossature
  Le titulaire réalise, à ses frais et sous le contrôle du maître d’œuvre, une série d’épreuves visant à tester :
                      la rigidité des avant-becs et arrière-becs dans le but de connaître la flèche maximale en cours de
                       construction avant abordage d’un appui ;
                      la résistance des attaches sur le tablier ;
                      le positionnement des dispositifs servant à la mise en place du tablier.
  La tolérance d’implantation des dés d’appui est fixée par le titulaire. Toute tolérance ou défaut d’implantation supérieur
  à 0,5 cm fait l’objet d’une justification de l’intégrité de la structure.

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  4.13 MONTAGE DES CHARPENTES MÉTALLIQUES
  (art. 9.1 du fasc. 66 du CCTG et les préconisations de la Note d’information CEREMA n°7)

  4.13.1 Plateforme
  L'aménagement de la plate-forme de montage de l’ossature est à la charge de l'Entreprise. Elle est implantée dans
  l’emprise définie du chantier.
  Les déblais éventuellement nécessaires dans la plateforme existante devront respecter les limitations spécifiées dans
  les plans type.
  Des matériaux peuvent si nécessaire être mis en œuvre pour assurer la portance. La réalisation de l'aire de montage
  comprend les installations suivantes :
                      Les travaux de terrassement et d'assainissement nécessaires à la réalisation de l’aire de montage y
                       compris toute sujétion de fourniture (déblais, matériaux de remblais, fourniture pour
                       assainissement...),
                      Toutes les réalisations de génie civil (longrine, fondation des appuis provisoires nécessaires à la
                       réalisation des assemblages et manutentions sur le site, soutènements éventuels),
                      L'étude et l'exécution des ouvrages provisoires nécessaires à l'assemblage et à la mise en place de
                       la structure par lançage.
  L'Entrepreneur assure toutes les reprises et tous les terrassements complémentaires nécessaires à la mise à niveau et
  à l'installation de l'aire de montage et du matériel de pose des éléments de charpente.
  La plate-forme est protégée du ravinement dû aux eaux pluviales.
  Après remise à niveau de la plate-forme, les opérations de contrôle de portance et de topographie sont réalisées dans
  les conditions définies au présent marché.
  En référence à la Recommandation pour les Terrassements Routiers (RTR) les matériaux destinés à la confection des
  remblais nécessaires à la réalisation de l'aire de montage des tabliers sont soumis à l'agrément du Maître d'Œuvre.
  La procédure de mise en place des tabliers est à proposer par le titulaire et à faire valider par le maitre d'œuvre.
  Le responsable des opérations de montage (ROM) de l'entreprise supervise l'opération.

  4.13.2 Stockage et assemblage définitif sur le site
  Lors des différentes opérations de transport, de manutention, de montage et de levage, la stabilité des éléments de
  charpente doit être assurée et justifiée par le titulaire.
  Un contreventement est mis en œuvre par le titulaire pour assurer la stabilité de l’ossature en phase provisoire. Ce
  contreventement est maintenu jusqu’à achèvement complet de la dalle.

  4.13.3 Matériels de montage
  (art. 9.1 du fasc. 66 du CCTG et les préconisations de la Note d’information CEREMA n°7)
  Pour les engins de manutention, non classés dans les ouvrages provisoires, le titulaire fournit au maître d’œuvre un
  rapport de vérification émis par un organisme de contrôle habilité et attestant du respect de la législation en vigueur.
  Rentrent dans cette catégorie, les grues, portiques, bardeurs, etc.
  Tout aménagement de la piste de chantier ou du sol en place dû au type de montage retenu est à la charge du titulaire.

  4.13.4 Mise en place de la charpente
  La charpente sera mise en place par lançage. Obligation d’avoir un treuil de retenue.
  Le passage de l’agriculteur sous l’ouvrage est à surveiller et éventuellement à interdire particulièrement pendant les
  phases de lançage.


  4.14 PROTECTION ANTICORROSION
  (art. 10 et 14 du fasc. 66 du CCTG et les préconisations de la Note d’information CEREMA n°7, fasc. 56 du CCTG)

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  4.14.1 Programme d’exécution des protections anticorrosion – Cas d’un processus de type
         industriel
  Il s’agit des procédés suivants :
                      galvanisation à chaud ;
                      galvanisation à chaud suivie de mise en peinture avec application automatique.
  Pour ces procédés, outre les dispositions fixées par le PAQ conforme à l’article 3.1.2 du fascicule 56 du CCTG, le
  programme d’exécution comporte la fourniture des documents de suivi d’exécution des éléments terminés avant leur
  départ de l’usine de fabrication.
  Il est précisé que dans le cadre du contrôle extérieur, le maître d’œuvre se réserve le droit d’effectuer un contrôle
  statistique du revêtement (épaisseur et accrochage).

  4.14.2 Programme d’exécution des protections anticorrosion – Cas d’un processus de type
         génie civil
  Il s’agit des procédés suivants :
                      mise en peinture ou métallisation suivie de mise en peinture sur acier nu ;
                      mise en peinture de l’acier galvanisé.

  4.14.3 PAQ
  Le programme d’exécution de ces procédés est précisé par le PAQ qui est conforme aux dispositions de l’article 3.2.1.2.
  du fascicule 56 du CCTG. En outre, il précise également :
                      les dispositions concernant les installations de travail, tant en atelier que sur chantier ;
                      les délais partiels nécessaires à chacune des phases d’exécution, compte tenu des durées de
                       séchage et des délais de recouvrement des couches fixées par les fiches descriptives et d’emploi du
                       système titulaire de la marque ACQPA-Systèmes anticorrosion par peinture.
  Pour ce qui concerne les phases d’application du système de peinture, il est en outre précisé par rapport au fascicule 56
  du CCTG :
                      pour les pièces métallisées et peintes, la métallisation, le « bouche-pore », les couches primaires et
                       de renforcement sont appliqués en atelier, la couche de finition n’étant mise en œuvre qu’après
                       montage et achèvement total des ouvrages ;
                      pour les pièces mises en peinture sur acier mis à nu, les couches primaires et de renforcement sont
                       appliquées en atelier, la couche de finition n’étant mise en œuvre qu’après montage et achèvement
                       total des ouvrages.
  Pour l’application en atelier, les peintures sont obligatoirement exécutées dans un atelier spécial séparé des autres
  ateliers par un cloisonnement étanche.

  4.14.4 Plan d’Assurance de la Protection de l’Environnement
  Les dispositions de l’article 3.2.1.3 du fascicule 56 du CCTG sont applicables aux travaux intervenants sur site.
  Le PRE précise les dispositions prévues pour la protection du public contre les projections de toutes natures.

  4.14.5 Ouvrages provisoires
  Les ouvrages provisoires nécessaires à la réalisation de la protection anticorrosion comprennent :
                      un échafaudage clos destiné à la mise en peinture ;
                      des moyens de visite.

       4.14.5.1 Référence au fascicule 56 du CCTG
  Outre les précisions données ci-dessus, toutes les dispositions de l’article 3.2 du fascicule 56 du CCTG relatives à la
  mise en œuvre d’une protection par un processus de type génie civil sont applicables.




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       4.14.5.2 Contrôle extérieur
  Dans le cadre de son contrôle extérieur, le maître d’œuvre se réserve le droit d’auditer, à tout moment de la mise en
  œuvre et en atelier comme sur site, le bon fonctionnement du système qualité du titulaire et le respect du PAQ et du
  PRE.
  La coordination des actions des différents intervenants, et notamment des contrôles intérieur et extérieur, est mise au
  point lors des réunions préalables prévues par l’article 3.2.2 du fascicule 56 du CCTG. Lors de ces réunions préalables,
  les délais de préavis à respecter par le titulaire pour les points critiques et les délais de réponse à respecter par le maître
  d’œuvre pour la levée des points d’arrêts, sont précisément et contradictoirement définis et/ou affinés par rapport à
  ceux figurant dans les pièces du marché.


  4.15 BOSSAGES D’APPUI

  4.15.1 Généralités
  L’exécution des bossages d’appui inférieurs en micro-béton respecte les prescriptions du document « Environnement
  des appareils d’appui en élastomère fretté – Règles de l’art » édité par le Sétra et le LCPC en octobre 1978
  (réimpression de juin 90).
  Des connecteurs verticaux doivent lier le bossage au couronnement des appuis.
  Les bossages doivent déborder d’au moins 5 cm des bords des appareils d’appui (à porter à 10 cm si le dé dépasse
  10 cm de hauteur) et d’au moins 10 cm du parement vertical le plus voisin.

  4.15.2 Tolérances
  Les tolérances sur l’implantation et la géométrie des bossages sont les suivantes :
                      planéité et horizontalité : 1 mm sur la surface des bossages ;
                      implantation en plan : + 10 mm ;
                      nivellement : + 10 mm par rapport aux bases d’implantation et + 3 mm par rapport aux bossages de
                       la même ligne d’appui.


  4.16 APPAREILS D’APPUI EN ÉLASTOMÈRE FRETTÉ

  4.16.1 Généralités
  Le titulaire propose à l’acceptation du maître d’œuvre :
                      la nature et la méthodologie de pose des appareils d’appui provisoires nécessaires à la reprise des
                       déformations pendant les opérations de bétonnage de la dalle de couverture de l’ouvrage mixte
                       acier-béton ;
                      la procédure de pose des appareils d’appui définitifs en élastomère fretté qui est basée sur le principe
                       de la fixation de l’appareil d’appui et de ses équipements (cale biaise, dispositifs anticheminement
                       éventuels) sous la charpente et du matage de la plaque inférieure de l’appareil d’appui sur le
                       bossage, l’ossature étant soutenue par des vérins.

  4.16.2 Épreuve de convenance de pose des appareils d’appui
  Dans le cas d’injection, de coulage par gravité ou de matage, une épreuve de convenance est réalisée. À cet effet, un
  bossage et une plaque de platine sont réalisés, tous deux similaires en dimensions et en nature au bossage d’appui et à
  la platine de l’appareil d’appui pour lesquels est prévu l’injection, le coulage par gravité ou le matage.
  Le coffrage puis l’injection, le coulage par gravité ou le matage de l’essai sont réalisés dans les mêmes conditions que
  celles prévues pour l’ouvrage et la platine est enlevée avant la prise du coulis.
  L’épreuve de convenance est considérée comme réussie s’il n’y a ni vides, ni bulles d’air dans le produit et tout
  particulièrement sur la surface de contact avec la platine. Dans le cas contraire, l’épreuve doit être recommencée et aux
  frais du titulaire.




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  4.17 ÉTAT DE SURFACE DU TABLIER
  (fasc. 67 titre I du CCTG)
  L’état de surface fait l’objet d’une acceptation du maître d’œuvre par référence à une plaquette étalon, et selon le mode
  d’utilisation défini au fascicule 67 du CCTG titre I.


  4.18 ÉTANCHÉITÉ PRINCIPALE
  (fasc. 67 titre I du CCTG)

  4.18.1 Généralités
  La mise en œuvre de la chape d’étanchéité est conforme aux stipulations du fascicule 67 titre I du CCTG.
  Se référer à l’article 10.2.17 du fascicule 67 du CCTG

  4.18.2 Protection provisoire de l’étanchéité principale
  Après achèvement et jusqu’à exécution des enrobés, la chape est protégée par une protection provisoire lourde.
  Sa dépose est effectuée par le titulaire, dans le cadre du présent marché.


  4.19 ÉTANCHÉITÉ LATÉRALE
  (fasc. 67 titre I du CCTG) Se référer à l’article 10.2.17 du fascicule 67 du CCTG – SEL type C
  La mise en œuvre de l’étanchéité latérale est conforme aux stipulations du fascicule 67 titre I du CCTG.
  L’étanchéité par film mince adhérant au support est remontée verticalement d’une trentaine de millimètres, sur toutes
  les pièces métalliques ancrées dans les parties latérales de la dalle. SEL type C


  4.20 JOINTS DE DILATATION

  4.20.1 Matérialisation du vide
  Si le vide du joint entre l'about du tablier et le mur garde-grève est inférieur ou égal à 6 cm, il est matérialisé par du
  polystyrène expansé EPS – EN 13163 – T(1) – L(2) – W(1) – S(1) – P(3) – BS150 – CS(10)100 – DS(N)2 – DLT(2)5 –
  TR50 – WL(T)1 – WD(V)3 et de type EPS 90 au minimum au sens du tableau C.1 de la norme NF EN 13163+A2.
  Si ce vide est supérieur à 6 cm, le coffrage du vide du joint est réalisé par un sandwich contre-plaqué / polystyrène /
  contre-plaqué dans lequel le polystyrène est du type défini ci-dessus.
  Ce matériau est déposé après la prise du béton.

  4.20.2 Surface de reprise
  Une surface de reprise est ménagée par le titulaire à l'about du tablier et du mur garde-grève (pose en feuillure). Des
  aciers de couture en nombre suffisant sont prévus pour assurer la liaison entre la structure et le béton d’ancrage du
  joint.

  4.20.3 Sciage du tapis
  Le complexe étanchéité-couche de roulement est scié sur une épaisseur au moins égale à 3 cm mais sans que le béton
  du tablier soit attaqué (tout autre procédé de coupe du tapis est interdit). Le complexe est alors déposé entre les traits
  de scie, sans détérioration des arêtes, puis évacué, conformément aux prescriptions du SOGED, dans un lieu de
  stockage ou de regroupement, ou dans une unité de recyclage.




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  4.20.4 Mise en place des ancrages

       4.20.4.1 Cas d’une pose sans réalisation de trous forés
  Durant la prise du béton de reprise, les ancrages sont maintenus en place solidement. Le dispositif de maintien est
  laissé à l’initiative du titulaire sous réserve de respecter les conditions suivantes :
                       assurer un bon maintien des ancrages pendant les opérations de bétonnage ;
                       ne pas gêner la mise en œuvre du béton, sa vibration et son surfaçage ;
                       permettre, à tout moment, une libre dilatation de la structure, surtout pendant la prise du béton, sans
                        risquer de désorganiser le béton autour des ancrages.

       4.20.4.2 Cas d’une pose comportant la réalisation de trous forés
  Les trous sont forés à l’aide d’un outil adapté (roto-percussion ou carottage).
  L’outil doit permettre la réalisation du trou perpendiculairement au plan défini par la surface du tablier. La tolérance pour
  faux aplomb est de 3 degrés.
  Les trous doivent être :
                       propres, c’est-à-dire exempts de poussières, cailloux, débris de toutes sortes, etc ;
                       d’une humidité compatible avec le produit de scellement défini dans l’avis technique.
  Dans le cas d’une rencontre avec un obstacle rendant le forage impossible (armatures, ancrage de précontrainte, etc.),
  l’emplacement du trou est déplacé, mais non supprimé, à une valeur au plus égale à celle précisée dans l’avis
  technique du joint.

  4.20.5 Réglage des joints

       4.20.5.1 Réglage de l’ouverture pour les joints autres que ceux sous revêtement
  L’ouverture du joint est à ± 2 mm près celle définie dans la procédure de pose du joint.

       4.20.5.2 Réglage en nivellement
  La partie supérieure du joint est à (0,-2) mm près dans le plan défini par les arêtes sciées du tapis.

  4.20.6 Serrage de la boulonnerie
  Dans le cas où le joint comporte une boulonnerie de liaison des éléments à la structure, cette boulonnerie est serrée aux
  valeurs précisées dans le manuel de pose et rappelées dans l’avis technique du joint. Cette opération est effectuée
  avec les moyens définis dans le manuel de pose du fabricant/installateur du joint.

  4.20.7 Étanchéité dans le vide du joint
  Dans le cas où le modèle de joint impose une étanchéité dans le vide du joint par une bavette en élastomère, celle-ci est
  fixée sur les parties verticales du vide entre maçonneries, sous les éléments du joint. Cette bavette a la forme donnée
  par les plans joints au présent CCTP.

  4.20.8 Drains

       4.20.8.1 Position
  Dans le cas où l’étanchéité régnant sur l’ouvrage à proximité du joint est à base d’asphalte ou constituée par une feuille
  préfabriquée, le titulaire établit, pour éviter que l’eau ne s’infiltre sous la chape, une liaison entre l’étanchéité et la feuille
  ci-dessus. Cette liaison est obtenue en coulant du bitume sur une épaisseur de 1 à 2 cm et sur 2 cm de large.
  Si le drain est rectangulaire, il est mis en place au droit du trait de scie :
                       verticalement pour une étanchéité à base d’asphalte, en feuilles préfabriquées ou en feuilles
                        préfabriquées protégées par une couche d’asphalte gravillonné ;
                       horizontalement pour une étanchéité par film mince (à base de résine).
  Dans ce cas, les fentes sont respectivement placées en bas et dans le plan vertical du trait de scie.

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                                                              136




  Si le drain est rond, il est mis en place au droit du trait de scie, au niveau de l’interface étanchéité/couche de roulement.

       4.20.8.2 Juxtaposition
  Les éléments de drain sont juxtaposés sans autre liaison particulière qu’une bande de papier autocollant pour les drains
  rectangulaires et par raboutage pour les drains ronds.

       4.20.8.3 Évacuation
  Les eaux drainées sont conduites jusqu’au point bas du profil en travers où un ajutage d’évacuation est ménagé
  conformément aux indications des plans joints au présent CCTP.

  4.20.9 Évacuation des eaux collectées par les dispositifs de recueil sous les joints
  Le dispositif de recueil des eaux sous le joint est raccordé au réseau d’évacuation général comme défini sur les plans
  joints au présent CCTP.

  4.20.10             Remplissage entre le trait de scie et le joint

       4.20.10.1 Principe général
  La zone de pose du joint est délimitée par un trait de scie donnant une arête nette facilitant le réglage du joint et la tenue
  de l’arête du tapis. Un produit de remplissage comble le vide entre le flanc scié du tapis et les éléments métalliques.

       4.20.10.2 Béton d’ancrage constituant le solin
  Le béton de remplissage est mis en œuvre sans reprise jusqu’au niveau du plan défini par les arêtes sciées du tapis
  avec les tolérances indiquées au paragraphe ci-dessus intitulé « Réglage en nivellement ». La surface supérieure du
  béton est talochée.
  Pour harmoniser sa couleur avec celle du revêtement adjacent, ce béton est teinté en noir dans la masse, tout autre
  procédé de coloration (enduction de film époxy noir par exemple) étant interdit.
  Outre les éprouvettes classiques de l’épreuve de contrôle, le titulaire réalise à ses frais trois éprouvettes d’information
  dont les résultats permettent d’autoriser ou non le serrage des ancrages.


  4.21 DISPOSITIFS DE RETENUE MARQUES CE
  (norme NF EN 1317-5+A2)

  4.21.1 Dessins d’exécution
  Les documents d’exécution des dispositifs de retenue comprennent :
                      les dessins d’exécution des dispositifs de retenue ;
                      le détail des dispositifs d’extrémités et les liaisons éventuelles avec les dispositifs de retenue des
                       accès ;
                      un plan définissant de façon précise les emplacements prévus pour les pièces d’ancrage.

  4.21.2 Fabrication et montage
  La fabrication et le montage des barrières sont réalisés conformément aux prescriptions de la notice de montage.
  En cas de courbe de rayon inférieur à 100 m, les lisses sont cintrées de manière à respecter la tolérance de pose
  prévue ci-après.
  Les montants des dispositifs de retenue sont verticaux, c’est-à-dire perpendiculaires au plan défini par la platine qui est
  horizontal à ± 1 mm près, mesuré sur sa surface. La tolérance pour faux aplomb est de 0,5 cm sur la hauteur.
  Le scellement des pièces d’ancrage et la fixation définitive des montants des barrières n’interviennent qu’après
  vérification par le maître d'œuvre du parfait positionnement de ces parties.
  La longueur des ancrages dans le béton doit tenir compte des calages et des renformis de toute nature pour respecter
  les profondeurs d’ancrage données par le fournisseur.

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                                                              137




  La tolérance pour faux alignement en plan ou en hauteur est de 1 cm par rapport à la ligne idéale tout le long de
  l’ouvrage intéressé, quelles que puissent être les irrégularités de l’assise.
  Le béton de longrine est fabriqué, transporté et mis en œuvre dans les mêmes conditions que le béton de la structure.
  Son surfaçage est soigné de telle sorte que l’eau ne puisse séjourner au pied des montants.

  4.21.3 Reconditionnement des surfaces protégées
  Les surfaces à reconditionner au droit des blessures, des coupes ou des soudures exécutées sur chantier sont
  convenablement dégraissées, décalaminées ou dérouillées s’il y a lieu, puis reçoivent, en l’absence d’humidité,
  l’application de peinture riche en zinc.
  L’épaisseur de la peinture mise en œuvre est supérieure ou égale à celle du revêtement adjacent.
  Lorsque la surface des défauts à reconditionner dépasse 20 % de la surface totale des barrières, la peinture de
  reconditionnement est généralisée pour donner une homogénéité de teinte.
  La mise en peinture est effectuée par un applicateur titulaire de la marque ACQPA-Peinture anticorrosion/Certification
  des opérateurs.

  4.21.4 Ancrage en cas de fixation par scellement chimique

       4.21.4.1 Généralités
  Les forages et les scellements sont fonctions du cahier des charges du produit de scellement spécifié dans le sous-
  article « Produits de scellement des fixations dans la longrine » de l’article « Dispositifs de retenue marqués CE » du
  chapitre 3 du présent CCTP.
  La mise en œuvre du scellement est conforme à l'ETE et soumise à l’acceptation du maître d’œuvre.

       4.21.4.2 Épreuves de convenance
  Préalablement aux travaux, des épreuves de convenance doivent être réalisées en présence du maître d’œuvre dans
  le but de déterminer et valider la procédure d’exécution.
  Un essai de convenance doit concerner deux (2) fixations au minimum.
  Les essais de convenance englobent l’essai d’arrachement afin de s’assurer que la rupture de la partie fusible de la
  fixation se produit avant son arrachement.


  4.22 GLISSIÈRES DE SÉCURITÉ
  (normes NF P 98-415, NF P 98-416, FD P 98-417)

  4.22.1 Dessins d’exécution des ouvrages
  Les documents d’exécution des glissières de sécurité comprennent :
                      les dessins d’exécution des glissières ;
                      le détail des dispositifs d’extrémités et les liaisons éventuelles avec les dispositifs de retenue des
                       accès ;
                      un plan définissant de façon précise les emplacements prévus pour les pièces d’ancrage.

  4.22.2 Fabrication et montage
  La fabrication et la mise en œuvre des ancrages sont réalisées conformément aux prescriptions de la norme FD P 98-
  417.
  La tolérance pour faux alignement des ancrages est de :
                      1 cm en plan ;
                      2 cm en hauteur ;
                      1 % en inclinaison.
  La fabrication et le montage des glissières sont réalisés conformément aux prescriptions de la norme FD P 98-417

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                                                              138




  Le scellement des pièces d’ancrage et la fixation définitive des montants des glissières n’interviennent qu’après
  vérification par le maître d’œuvre du parfait positionnement de ces parties.
  La tolérance pour faux alignement en plan ou en hauteur est de 1 cm par rapport à la ligne idéale tout le long de
  l’ouvrage intéressé, quelles que puissent être les irrégularités de l’assise.
  Le béton de scellement des pièces d’ancrage est fabriqué, transporté et mis en œuvre dans les mêmes conditions que
  le béton de la structure. Son surfaçage est soigné de telle sorte que l’eau ne puisse séjourner au pied des montants.

  4.22.3 Reconditionnement des surfaces protégées
  Les surfaces à reconditionner au droit des blessures, des coupes ou des soudures exécutées sur chantier sont
  convenablement dégraissées, décalaminées ou dérouillées s’il y a lieu, puis reçoivent, en l’absence d’humidité,
  l’application de peinture riche en zinc.
  L’épaisseur de la peinture mise en œuvre est supérieure ou égale à celle du revêtement adjacent.
  Lorsque la surface des défauts à reconditionner dépasse 20 % de la surface totale des glissières, la peinture de
  reconditionnement est généralisée pour donner une homogénéité de teinte.
  La mise en peinture est effectuée par un applicateur titulaire de la marque ACQPA-Peinture anticorrosion/Certification
  des opérateurs.


  4.23 DISPOSITIFS DE RECUEIL ET D’ÉVACUATION DES EAUX SOUS LES JOINTS
  La mise en place et la fixation des systèmes d’évacuation sont exécutées suivant les indications portées sur les plans
  d’exécution correspondants et suivant la procédure prévue au PAQ.


  4.24 AVALOIRS
  La mise en œuvre des avaloirs se fait conformément au document « Assainissement des ponts-routes – Guide
  technique » édité par le Sétra en 1989.


  4.25 FOURREAUX
  Les fourreaux devant recevoir des câbles sont munis d’un lance-câble en attente. La quantité de fourreaux devra être
  validée pendant la période de préparation.
  Les fourreaux comportent des dispositifs permettant d’assurer des possibilités de dilatation correspondant au souffle du
  joint de chaussée.


  4.26 CORNICHES
  La mise en place et la fixation des corniches sont exécutées suivant les indications portées sur les plans d’exécution
  correspondants et suivant la procédure prévue au PAQ.
  Les tolérances sur les éléments en place des corniches métallique sont les suivantes :
                      tolérances de forme relatives aux parements : ± 5 mm de planéité d’ensemble sous la règle de 2 m,
                       et ± 2 mm de planéité locale sous la règle de 20 cm ;
                      tolérances sur les dimensions extérieures : ± 1 cm ;
                      écarts dans le profil en long de la ligne supérieure de la corniche : ± 5 mm sur 10 m par rapport à une
                       parallèle à la ligne rouge du projet.


  4.27 CORNICHES CANIVEAUX
  La mise en place et la fixation des corniches caniveaux sont exécutées suivant les indications portées sur les plans
  d’exécution correspondants et suivant la procédure prévue au PAQ.
  Les tolérances sur les éléments en place des corniches caniveaux métalliques sont les suivantes :

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                                                              139




                      tolérances de forme relatives aux parements : ± 5 mm de planéité d’ensemble sous la règle de 2 m,
                       et ± 2 mm de planéité locale sous la règle de 20 cm ;
                      tolérances sur les dimensions extérieures : ± 1 cm ;
                      écarts dans le profil en long de la ligne supérieure de la corniche : ± 5 mm sur 10 m par rapport à une
                       parallèle à la ligne rouge du projet.


  4.28 CAILLEBOTIS
  Pour assurer l’évacuation de l’eau qui risque de stagner dans la feuillure ménagée pour les caillebotis, une pente de
  2 % vers le vide est prévue.
  Afin que ces eaux ne viennent pas souiller l’intrados des tabliers, il faut ménager un larmier.
  Si la pente transversale est élevée, c’est-à-dire supérieure à 15 %, des plats boulonnés sont fixés pour maintenir la
  grille en place.
  Des dispositifs, correctement protégés contre la corrosion, réunissent les éléments entre eux pour empêcher le vol. Ces
  dispositifs sont proposés par le titulaire et soumis à l’acceptation du maître d’œuvre.


  4.29 ANCRAGES POUR GARDE-CORPS ET ÉCRANS CHIROPTÈRES
       (DÉMONTABLES)
  Le bon positionnement des tiges d’ancrage est garanti par un gabarit de pose. Ce dernier est conçu pour que l’erreur
  entre la position réelle de chaque tige et sa position théorique au sein du carré ou rectangle d’ancrage soit inférieure à ±
  1 mm sur toute la hauteur de la tige. L’erreur entre l’inclinaison réelle de la tige et son inclinaison théorique est en outre
  limitée à ± 3°.
  En outre, la tolérance sur l’entraxe de deux groupes d’ancrage consécutifs est limitée à ± 5 mm.


  4.30 BÉTON BITUMINEUX
  (normes NF EN 13108-1, NF EN 13036-1 et NF P 98-150-1)

  4.30.1 Transport
  Les camions sont équipés en permanence d’une bâche recouvrant entièrement la benne dès la fin du chargement.
  Cette bâche demeure en place jusqu’à l’achèvement du déchargement des enrobés.

  4.30.2 Mise en œuvre
  Les bétons bitumineux sont mis en place au moyen d’un finisseur à chenilles équipées de patins de caoutchouc, afin de
  ne pas poinçonner la chape d’étanchéité de l’ouvrage d’art. Leur température de mise en œuvre est celle précisée au
  tableau 4 de la norme NF P 98-150-1.
  L’épaisseur de mise en œuvre est conforme à l’annexe A de la norme NF P 98-150-1. Par ailleurs, l’étanchéité de
  l’ouvrage étant du type Feuille Préfabriquée Monocouche.
  Le complexe d’étanchéité prévu est de type FPM composé d’une feuille préfabriquée d’environ 0,5 cm.
  L’épaisseur de la couche de béton bitumineux ne peut être inférieur à 7cm



  4.30.3 Contrôles effectués par le maître d’œuvre
  Au titre du contrôle extérieur, le maître d’œuvre peut effectuer des contrôles de teneur en vide et de macro-texture.

       4.30.3.1 Contrôle de fabrication
  Le maître d’œuvre peut effectuer un contrôle extérieur adapté au PAQ du titulaire. Pour ce contrôle, un lot de contrôle
  correspond à une journée de fabrication.


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                                                             140




  Les contrôles sont réalisés par des séries d’au moins quatre prélèvements.
  Pour les granulats, la valeur moyenne des résultats obtenus sur ces prélèvements est comparée aux seuils suivants :




                                  Tamisat à :                                Tolérance en pourcentage


                                       D                                                 ±4


                                    6,3 mm                                               ±4


                                     2 mm                                                ±3


                                  0,063 mm                                               ±1

                                           Tableau 16 : contrôles béton bitumineux



  Pour le liant soluble, la tolérance est fixée à ± 0,3 %.
  Si l’écart constaté est supérieur aux limites ci-dessus, le maître d’œuvre peut prescrire l’arrêt de la fabrication et
  demander au titulaire de procéder à la vérification du réglage de la centrale.

       4.30.3.2 Pourcentages de vides
  Les masses volumiques réelles prises en compte pour le calcul des pourcentages de vide sont mesurées en respectant
  la méthode A à l’eau de la norme NF EN 12697-5. Les masses volumiques apparentes sont déterminées à partir
  d’essais réalisés au moyen d’appareils de mesures en rétrodiffusion de type Troxler ou GMPV.
  L’intervalle de pourcentages de vides (V , V ) est défini conformément aux dispositions de la norme XP P 98-151 et la
                                          i s
  moyenne de pourcentage de vides obtenus doit être conforme au tableau 8 de la norme NF P 98-150-1.

       4.30.3.3 Macro-texture
  Le titulaire doit effectuer des contrôles de macro-texture du béton bitumineux comme prévu par la norme NF EN 13036-
  1. Ces contrôles sont effectués à raison d’un par voie de circulation de chaque ouvrage (largeur du lot égale à la largeur
  de la voie et longueur du lot égale à la longueur de chaque ouvrage).
  La macro-texture peut être évaluée au cours d’une épreuve d’information avec des appareils de mesure dynamique en
  utilisant une méthode profilométrique conforme aux normes NF EN ISO 13473-1 ou NF P 98-216-2. À cet effet, les
  profils de texture du revêtement sont relevés en continu le long de deux lignes de mesure (axe et bande de roulement)
  et une valeur moyenne en millimètres est déterminée par segment de 20 m.
  Le niveau minimal de macro-texture PMT au sens de la norme NF EN 13036-1 et après mise en œuvre est de 0,4 mm
  pour 90 % des points contrôlés pour un enrobé BBSG 0/10 et de 0,5 mm pour 90 % des points contrôlés pour un enrobé
  BBSG 0/14, conformément à l’annexe B de la norme NF P 98-150-1.
  Si les valeurs obtenues avec les appareils de mesure en continu ne satisfont pas les seuils PMT spécifiés, les mesures
  doivent être refaites conformément à la norme NF EN 13036-1.


  4.31 DISPOSITIF DE DRAINAGE
  Les dispositifs de drainage constitués de géotextiles composites sont mis en œuvre conformément aux
  recommandations du fabricant et aux stipulations des « Recommandations pour l’emploi des géosynthétiques pour les
  systèmes de drainage et de filtration », éditées par le « Comité Français des Géosynthétiques » en janvier 2014
  concernant la mise en œuvre des géotextiles. Le maître d’œuvre se réserve le droit de refuser tout dispositif de fixation
  susceptible d’endommager les armatures et l’enrobage du béton.


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                                                             141




  Le dispositif de drainage est mis en œuvre entre le remblai contigu et les murs. Il est mis en place mètre par mètre au fur
  et à mesure de la mise en œuvre des remblais contigus. Un géotextile est intercalé entre le matériau drainant et
  l’étanchéité de l’ouvrage. La couche de drainage est reliée à l’exutoire par un tuyau collecteur en PVC situé au pied du
  mur.


  4.32 REMBLAIS CONTIGUS
  (fasc. 2 du CCTG)

  4.32.1 Volume des remblais contigus
  Le volume des remblais contigus est calculé d’après leur définition donnée dans les plans joints aux documents du
  marché.

  4.32.2 Mise en œuvre des remblais contigus
  (art. 5.8 et 6.9 du fasc. 2 du CCTG)
  Le titulaire propose dans le cadre de son PAQ les moyens et méthodes qu’il envisage de mettre en œuvre pour la
  réalisation des remblais contigus, en précisant notamment les dispositions qu’il compte prendre aux abords immédiats
  de l’ouvrage (engins de compactage lourds, plaques vibrantes, etc.). Dans le cas d’un sol traité, le titulaire prendra en
  compte les délais de maniabilité et de remise sous circulation pour le phasage de la réalisation des remblais contigus.
  Les conditions de mise en œuvre doivent être conformes aux documents intitulés « Construire des remblais contigus
  aux ouvrages d’art – Murs de soutènement et culées de pont », « Réalisation des remblais et des couches de forme –
  Guide technique » et « Remblayage des tranchées et réfection des chaussées – Guide technique » édités par le Sétra
  respectivement en janvier 2012, juillet 2000 et mai 1994. Elles sont soumises au visa du maître d’œuvre.
  Les niveaux de densification que le titulaire doit atteindre est le niveau q pour l’ensemble des remblais contigus défini
                                                                              3
  par l’article 6.2.3 de la norme NF P 98-331.
  Dans le cas d’un matériau non-traité, cet objectif de compactage devra être vérifié au moyen d’un pénétro-
  densitographe au moins à la fin de la mise en œuvre.
  En cas de sols traités, cet objectif de compactage devra être vérifié au moyen d’un gamma-densitomètre pour chaque
  couche élémentaire.


  4.33 PERRÉS
  (fasc. 64 du CCTG)
  Les perrés sont mis en œuvre conformément aux dispositions de l’article 26 du fascicule 64 du CCTG.
  La tolérance d’exécution par rapport au profil théorique est de ± 3 cm en tout point.
  Le maître d’œuvre se réserve la possibilité de différer l’exécution des perrés pour attendre la stabilisation complète des
  terres à protéger.


  4.34 ENROCHEMENTS
  (fasc. 64 du CCTG)
  Les pistes de chantier sont remodélisées en phase finale afin de définir les chemins de service pour faciliter l’accès aux
  piles de l’ouvrage. Des enrochements au droit de ces chemins seront nécessaires afin de ne pas dépasser les limites du
  projet et de la superficie établie dans la DUP.
  L’emplacement des enrochements sont schématisés sur les plans joints aux documents du marché. Il est toutefois
  précisé que les emplacements et dimensions indiqués sur ces documents n’ont qu’un caractère indicatif et sont fixés
  définitivement lors de l’exécution par les plans d’exécution du titulaire et soumis au visa du maître d’œuvre.
  Les enrochements sont mis en place au grappin.
  La proportion des vides subsistant dans la masse doit être aussi faible que possible et ne doit pas excéder 35 %.

                                RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B    Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté             Rév.       3129/0309/20265
                                                                                                   ED2
                                                                142




  Les saillies ou creux ne doivent pas dépasser le diamètre d’un demi-bloc.
  Le titulaire doit poser tous les gabarits et repères nécessaires pour indiquer le tracé et les limites des enrochements à
  construire.
  Le titulaire doit contrôler l’évolution et le tassement des enrochements et procéder aux enrochements nécessaires
  jusqu’à la réception des travaux.
  Les tolérances admises sur les profils réels par rapport aux profils théoriques sont de ± 10 cm.


  4.35 TOLÉRANCES GÉOMÉTRIQUES DE L’OUVRAGE FINI
  (chapitre 10 du fasc. 65 du CCTG, art. 11 du fasc. 66 du CCTG et les préconisations de la Note d’information CEREMA
  n°7)

  4.35.1 Tolérances générales sur l’implantation et les dimensions générales des ouvrages
  La tolérance des ouvrages en état définitif par rapport à leur profil en long théorique est limitée à +/- 10 mm en tout point.
  La conformité du nivellement des ouvrages est appréciée après la mise en œuvre des superstructures, en tenant
  compte des déformations complémentaires liées aux effets différés dans le tablier.
  La tolérance d'implantation des ouvrages en état définitif par rapport à leur tracé en plan théorique est limitée à +/- 10
  mm en tout point.
  La tolérance d'implantation des axes d'appuis est limitée à +/- 10 mm, par rapport à leur implantation théorique.
  L'erreur de positionnement d'un appui quelconque par rapport à un autre appui est limitée à +/- 10 mm.

  4.35.2 Tolérances élémentaires
  Les tolérances élémentaires finales pour les ouvrages en métal ou à ossature mixte sont conformes à celles définies
  dans l’article 11 du fascicule 66 et les préconisations de la Note d’information CEREMA n°7 «Exécution des structures
  en acier, compléments techniques transitoires pour la bonne application du fascicule 66 du CCTG» complétées par les
  restrictions suivantes :
                      la tolérance sur l’écart de tracé en plan est la même que pour le profil en long (critère n°2 de l’annexe
                       D.2.15 de la norme) ;
                      la tolérance sur l’écart de profil en long (Cf) et de tracé en plan (Cp) est vérifiée en relatif entre deux
                       points quelconques, c’est-à-dire que le titulaire doit vérifier les tolérances indiquées du critère n°2 de
                       l’annexe D.2.15 de la norme avec les écarts suivants : Cf = 2(Cf2 - Cf1) et Cp = 2(Cp2 - Cp1)

  C et C étant l'écart de profil en long respectivement des points 1 et 2 ;
   f1   f2
  C et C étant l'écart de tracé en plan respectivement des points 1 et 2 ;
   p1   p2
  en prenant comme longueur de référence L la distance entre les points 1 et 2.
  Pour les ouvrages mixtes, les tolérances précédentes s’appliquent à la fois à l’achèvement de l’ossature avant coulage
  de la dalle, et à l’achèvement complet de la structure après coulage de la dalle et mise en œuvre des superstructures.


  4.36 REMISE EN ÉTAT DES LIEUX ET NETTOYAGE FINAL
  (art. 37 du CCAG-T, 4.5 du fasc. 65 du CCTG)
  Outre la remise en état des lieux conformément à l’article 37 du CCAG-T, le titulaire est tenu d’assurer le nettoyage de
  l’ouvrage défini à l’article 4.5 du fascicule 65 du CCTG.




                                   RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B       Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté             Rév.        3129/0309/20265
                                                                                                      ED2
                                                               143




  4.37 ÉPREUVES DE L’OUVRAGE

  4.37.1 Généralités
  Les épreuves de chargement de l’ouvrage sont organisées et exécutées selon les modalités précisées dans l’annexe 1
  du guide technique « Épreuves de chargement des ponts-routes et passerelles piétonnes » édité par le Sétra en mars
  2004. Elles ne sont réalisées qu’après mise en place complète de la chaussée et des voies d’accès et pose des joints
  de chaussée éventuels.

       4.37.1.1 Épreuves par poids mort et poids roulant
  L’ouvrage viaduc de Goberté subit les épreuves de chargement définies à l’article 2 « Ouvrage pour lequel des mesures
  de différentes natures sont requises » de l’annexe 1 du guide technique « Épreuves de chargement des ponts-routes et
  passerelles piétonnes » édité par le Sétra en mars 2004.
  Le titulaire établit la note de calcul des épreuves 2 mois avant la date prévue pour celles-ci. Cette note est soumise au
  visa du maître d’œuvre qui dispose d’un délai de 10 jours ouvrés pour faire ses remarques éventuelles.
  Le titulaire propose le programme des épreuves 1 mois avant la date prévue pour celles-ci. Cette note est soumise au
  visa du maître d’œuvre qui dispose d’un délai de 10 jours ouvrés pour faire ses remarques éventuelles.
  Postérieurement aux essais, dans un délai de 10 jours ouvrés après les essais, le titulaire fournit le procès-verbal des
  essais et la note d’interprétation prévue à l’article 2.5 de l’annexe 1 du guide technique « Épreuves de chargement des
  ponts-routes et passerelles piétonnes » édité par le Sétra en mars 2004.
  Si des défauts concernant certains éléments sont constatés lors des essais, les épreuves les concernant doivent être
  refaites à la charge du titulaire, après réparations éventuelles. Une nouvelle note de calcul est alors soumise au visa du
  maître d’œuvre qui dispose d’un délai de 10 jours ouvrés pour faire ses remarques éventuelles.
  La mesure des flèches s’effectue sur chaque rive de l’ouvrage en 3 points dans les différentes travées.
  Des repères de nivellement sont placés sur chaque rive de l’ouvrage, à chaque point de mesure et au droit de chaque
  ligne d’appui. Ils sont destinés à réaliser les épreuves et à suivre l’évolution de l’ouvrage dans le futur. Ils sont nivelés ou
  mesurés avant et après épreuves et sont reportés sur un plan coté.
  En plus des mesures effectuées sur le tablier, un nivellement du sommet de chaque appui est effectué dans les trois
  directions avant et après les épreuves. Ceux-ci sont réalisés avec une précision d’un millimètre, contradictoirement par
  le maître d’œuvre et le titulaire.
  Le titulaire doit fournir et installer à ses frais en se conformant aux prescriptions du maître d’œuvre, les échafaudages et
  passerelles nécessaires pour visiter les différentes parties des ouvrages au cours des essais (appuis, faces latérales et
  intrados du tablier).
  Le maître d’œuvre assure les inspections des ouvrages de manière contradictoire avec le titulaire.
  La mesure des flèches est à la charge du titulaire. Celui-ci approvisionne donc tous les matériels et personnels
  nécessaires. Le maître d’œuvre se réserve le droit de contrôler son travail.
  La fourniture des charges de chaussée est à la charge du titulaire.
  Les véhicules constituant ces charges doivent présenter leur fiche de pesée avant le démarrage des épreuves.

       4.37.1.2 Charges et mesures particulières
  L’attention du titulaire est attirée sur le fait que l’ouvrage viaduc de Goberté, étant un bipoutre mixte, ses épreuves
  doivent tenir compte des prescriptions de l’article 2.7 de l’annexe 1 du guide technique « Épreuves de chargement des
  ponts-routes et passerelles piétonnes » édité par le Sétra en mars 2004 concernant les tabliers souples en torsion et
  rigides transversalement.




                                 RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B     Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté               Rév.         3129/0309/20265
                                                                                                      ED2
                                                           144




  5     ANNEXE

  5.1     ANNEXE NORMATIVE

  5.1.1    Textes législatifs et réglementaires cités par le présent CCTP :
                                                    Titre et date du texte

    Loi n°93-1418 du 31-12-1993 et ses décrets
    Décret n° 2010-1254 du 22 octobre 2010 relatif à la prévention du risque sismique
   Décret n° 2010-1255 du 22 octobre 2010 portant délimitation des zones de sismicité du territoire français, modifié par
   décret n°2015-5 du 6 janvier 2015
    Décret n° 2012-970 du 20 août 2012
    Décret n° 2015-5 du 6 janvier 2015 portant modification de l’article D563-8-1 du code de l’environnement
    Règlement UE n°305/2011


  5.1.2    Normes contractualisées par les fascicules du CCTG et rappelées par ce CCTP
                   Indice et date                                Statut                  Fascicule du CCTG concerné
                    de la norme
   FD P 15-010 d’octobre 1997                             fascicule de doc.                Fascicule 65 du CCTG
   NF A 35-080-2 de décembre 2013                       norme homologuée                   Fascicule 65 du CCTG
   NF EN 1008 de juillet 2003                           norme homologuée                   Fascicule 65 du CCTG
   NF EN 10080 de septembre 2005                        norme homologuée                   Fascicule 65 du CCTG
   NF EN 12390-1 de juillet 2021                        norme homologuée                   Fascicule 65 du CCTG
   NF EN 12591 de décembre 2009                         norme homologuée                   Fascicule 24 du CCTG
   NF EN 12620+A1 de juin 2008                          norme homologuée                   Fascicule 65 du CCTG
   NF EN 13043 d’août 2003                              norme homologuée                   Fascicule 23 du CCTG
   NF EN 13108-1 de mai 2017                            norme homologuée                   Fascicule 27 du CCTG
   NF EN 13263-1+A1 de mai 2009                         norme homologuée                   Fascicule 25 du CCTG
   NF EN 13670/CN de février 2013                       norme homologuée                   Fascicule 65 du CCTG
   NF EN 197-1 d’avril 2012                             norme homologuée                   Fascicule 65 du CCTG
   NF EN 1990/NA de décembre 2011                       norme homologuée                   Fascicule 65 du CCTG
   NF EN 1991-1-6 de novembre 2005                      norme homologuée                   Fascicule 65 du CCTG
   NF EN 1991-1-6/NA de mars 2009                       norme homologuée                   Fascicule 65 du CCTG
   NF EN 1992-1-1 d’octobre 2005                        norme homologuée                   Fascicule 65 du CCTG
   NF EN 1992-1-1/A1 de février 2015                    norme homologuée                   Fascicule 65 du CCTG
   NF EN 206+A2/CN de novembre 2022                     norme homologuée                   Fascicule 65 du CCTG
   NF EN 934-2+A1 d’août 2012                           norme homologuée                   Fascicule 65 du CCTG
   NF P 15-318 de novembre 2023                         norme homologuée                   Fascicule 65 du CCTG
   NF P 15-319 de novembre 2023                         norme homologuée                   Fascicule 65 du CCTG
   NF P 18-545 d’octobre 2021                           norme homologuée                Fascicules 25 et 65 du CCTG
   NF EN 1090-2/CN de novembre 2020                     norme homologuée                   Fascicule 65 du CCTG

                                RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B    Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté         Rév.       3129/0309/20265
                                                                                               ED2
                                                       145




   NF P 94-160-1 d’octobre 2000                     norme homologuée                    Fascicule 68 du CCTG
   NF P 94-261 de juin 2013                         norme homologuée                    Fascicule 68 du CCTG
   NF P 94-262 de juillet 2012                      norme homologuée                    Fascicule 68 du CCTG
   NF P 94-281 d’avril 2014                         norme homologuée                    Fascicule 68 du CCTG
   NF P 94-282 de mars 2009                         norme homologuée                    Fascicule 68 du CCTG
   NF P 98-150-1 de juin 2010                       norme homologuée                    Fascicule 27 du CCTG


  5.1.3    Normes visées par le présent CCTP sans lien avec le CCTG
             Indice et date de la norme                                       Statut
   arrêté du 26 octobre 2011                                                  arrêté
   Arrêté du 5 mars 2019                                                      arrêté
   Décret n° 2019-165 du 5 mars 2019                                          décret
   FD A 45-025 de décembre 1999                                          fascicule de doc.
   FD P 18-464 d’avril 2014                                              fascicule de doc.
   FD P 18-541 de mai 2023                                               fascicule de doc.
   FD P 18-542 de mai 2023                                               fascicule de doc.
   Méthode d'essai LPC n°37 de février 1993                                  méthode
   NF DTU 60.2 d’octobre 2007                                           norme homologuée
   NF EN 10021 de mars 2007                                             norme homologuée
   NF EN 10025-1 de mars 2005                                           norme homologuée
   NF EN 10025-2 de mars 2005                                           norme homologuée
   NF EN 10025-3 d’aout 2019                                            norme homologuée
   NF EN 10025-4+A1 de décembre 2022                                    norme homologuée
   NF EN 10088-1 de décembre 2023                                       norme homologuée
   NF EN 10204 de janvier 2005                                          norme homologuée
   NF EN 10218-2 de février 2012                                        norme homologuée
   NF EN 10223-3 d’avril 2014                                           norme homologuée
   NF EN 10223-4 de janvier 2013                                        norme homologuée
   NF EN 10244-2 d’août 2009                                            norme homologuée
   NF EN 10245-3 de décembre 2011                                       norme homologuée
   NF EN 10248-1 de mars 2023                                           norme homologuée
   NF EN 10248-2 de juillet 2024                                        norme homologuée
   NF EN 1097-2 de juin 2010                                            norme homologuée
   NF EN 1097-6 de janvier 2014                                         norme homologuée
   NF EN 12063 de mai 2024                                              norme homologuée
   NF EN 12697-5 de décembre 2018                                       norme homologuée
   NF EN 13036-1 de septembre 2010                                      norme homologuée
   NF EN 13139 de janvier 2003                                          norme homologuée
   NF EN 13163+A2 de janvier 2017                                       norme homologuée


                               RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B   Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté     Rév.      3129/0309/20265
                                                                                          ED2
                                                       146




   NF EN 1317-5+A2 de juin 2012                                         norme homologuée
   NF EN 13251 de mai 2017                                              norme homologuée
   NF EN 1337-1 de décembre 2000                                        norme homologuée
   NF EN 1337-2 de décembre 2004                                        norme homologuée
   NF EN 1337-3 de septembre 2005                                       norme homologuée
   NF EN 1337-5 de septembre 2005                                       norme homologuée
   NF EN 1338 de février 2004                                           norme homologuée
   NF EN 1340 de février 2004                                           norme homologuée
   NF EN 13562 d’octobre 2000                                           norme homologuée
   NF EN 1367-1 d’août 2007                                             norme homologuée
   NF EN 1401-1 de juillet 2019                                         norme homologuée
   NF EN 14023 de juin 2010                                             norme homologuée
   NF EN 14399-1 d’août 2005                                            norme homologuée
   NF EN 14399-10 de mai 2018                                           norme homologuée
   NF EN 14399-2 de mai 2015                                            norme homologuée
   NF EN 14399-3 de mai 2015                                            norme homologuée
   NF EN 14399-5 de mai 2015                                            norme homologuée
   NF EN 14475 de janvier 2007                                          norme homologuée
   NF EN 14647 de décembre 2006                                         norme homologuée
   NF EN 1744-1+A1 de février 2014                                      norme homologuée
   NF EN 196-7 de juillet 2008                                          norme homologuée
   NF EN 1990 de mars 2003                                              norme homologuée
   NF EN 1990/A1 de juillet 2006                                        norme homologuée
   NF EN 1990/A1/NA de décembre 2007                                    norme homologuée
   NF EN 1991-1-1 de mars 2003                                          norme homologuée
   NF EN 1991-1-3 d’avril 2004                                          norme homologuée
   NF EN 1991-1-3/A1 d’octobre 2015                                     norme homologuée
   NF EN 1991-1-3/NA de mai 2007                                        norme homologuée
   NF EN 1991-1-3/NA/A1 de juillet 2011                                 norme homologuée
   NF EN 1991-1-4 de novembre 2005                                      norme homologuée
   NF EN 1991-1-4/A1 de octobre 2010                                    norme homologuée
   NF EN 1991-1-4/NA de mars 2008                                       norme homologuée
   NF EN 1991-1-4/NA/A1 de juillet 2011                                 norme homologuée
   NF EN 1991-1-4/NA/A2 de septembre 2012                               norme homologuée
   NF EN 1991-1-4/NA/A3 d’avril 2019                                    norme homologuée
   NF EN 1991-1-5 de mai 2004                                           norme homologuée
   NF EN 1991-1-5/NA de février 2008                                    norme homologuée
   NF EN 1991-1-7 de février 2007                                       norme homologuée
   NF EN 1991-1-7/A1 d’août 2014                                        norme homologuée


                               RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B   Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté   Rév.   3129/0309/20265
                                                                                        ED2
                                                       147




   NF EN 1991-1-7/NA de septembre 2008                                  norme homologuée
   NF EN 1991-2 de mars 2004                                            norme homologuée
   NF EN 1991-2/NA de mars 2008                                         norme homologuée
   NF EN 1992-2 de mai 2006                                             norme homologuée
   NF EN 1992-2/NA d’avril 2007                                         norme homologuée
   NF EN 1993-1-1 d’octobre 2005                                        norme homologuée
   NF EN 1993-1-1/A1 de juillet 2014                                    norme homologuée
   NF EN 1993-1-1/NA d’août 2013                                        norme homologuée
   NF EN 1993-1-10 de décembre 2005                                     norme homologuée
   NF EN 1993-1-10/NA d’avril 2007                                      norme homologuée
   NF EN 1993-1-5 de mars 2007                                          norme homologuée
   NF EN 1993-1-5/A1 de juillet 2017                                    norme homologuée
   NF EN 1993-1-5/A2 de juillet 2019                                    norme homologuée
   NF EN 1993-1-5/NA d’octobre 2007                                     norme homologuée
   NF EN 1993-1-8 de décembre 2005                                      norme homologuée
   NF EN 1993-1-8/NA de juillet 2007                                    norme homologuée
   NF EN 1993-1-9 de décembre 2005                                      norme homologuée
   NF EN 1993-1-9/NA d’avril 2007                                       norme homologuée
   NF EN 1993-2 de mars 2007                                            norme homologuée
   NF EN 1993-2/NA de décembre 2007                                     norme homologuée
   NF EN 1994-1-1 de juin 2005                                          norme homologuée
   NF EN 1994-1-1/NA d’avril 2007                                       norme homologuée
   NF EN 1994-2 de février 2006                                         norme homologuée
   NF EN 1994-2/NA de mai 2007                                          norme homologuée
   NF EN 1997-1 de juin 2005                                            norme homologuée
   NF EN 1997-1/A1 d’avril 2014                                         norme homologuée
   NF EN 1997-1/NA de septembre 2018                                    norme homologuée
   NF EN 1997-2 de septembre 2007                                       norme homologuée
   NF EN 1998-1 de septembre 2005                                       norme homologuée
   NF EN 1998-1/A1 de mai 2013                                          norme homologuée
   NF EN 1998-1/NA de décembre 2013                                     norme homologuée
   NF EN 1998-2 COMPIL 2 de septembre 2012                              norme homologuée
   NF EN 1998-2/NA d’avril 2013                                         norme homologuée
   NF EN 1998-5 de septembre 2005                                       norme homologuée
   NF EN 1998-5/NA d’octobre 2007                                       norme homologuée
   NF EN 450-1 d’octobre 2012                                           norme homologuée
   NF EN 476 de mars 2011                                              norme hom. en aide
   NF EN 476 de mars 2011                                               norme homologuée
   NF EN 485-2+A1 d’octobre 2018                                        norme homologuée


                               RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B   Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté   Rév.   3129/0309/20265
                                                                                        ED2
                                                       148




   NF EN 485-3 de juin 2003                                             norme homologuée
   NF EN 485-4 de juin 1994                                             norme homologuée
   NF EN 573-3+A2 de décembre 2023                                      norme homologuée
   NF EN 598+A1 d’août 2009                                             norme homologuée
   NF EN 755-1 de juillet 2016                                          norme homologuée
   NF EN 771-3+A1 d’octobre 2015                                        norme homologuée
   NF EN 771-3+A1/CN de décembre 2017                                   norme homologuée
   NF EN 877 de novembre 1999 + A1                                      norme homologuée
   NF EN 933-1 de mai 2012                                              norme homologuée
   NF EN 933-3 de mars 2012                                             norme homologuée
   NF EN 933-7 d’août 1998                                              norme homologuée
   NF EN 933-8+A1 de juillet 2015                                       norme homologuée
   NF EN 933-9+A1 de juin 2013                                          norme homologuée
   NF EN ISO 10319 de juillet 2015                                      norme homologuée
   NF EN ISO 11058 de juin 2019                                         norme homologuée
   NF EN ISO 11666 de février 2018                                      norme homologuée
   NF EN ISO 12236 de décembre 2006                                     norme homologuée
   NF EN ISO 12956 de janvier 2020                                      norme homologuée
   NF EN ISO 13473-1 de mars 2019                                       norme homologuée
   NF EN ISO 13918 de janvier 2018                                      norme homologuée
   NF EN ISO 14171 d’octobre 2016                                       norme homologuée
   NF EN ISO 14341 de septembre 2020                                    norme homologuée
   NF EN ISO 14555 d’août 2017                                          norme homologuée
   NF EN ISO 15630-2 de mars 2019                                       norme homologuée
   NF EN ISO 17632 de février 2016                                      norme homologuée
   NF EN ISO 17636-1 d’août 2022                                        norme homologuée
   NF EN ISO 17636-2 d’octobre 2022                                     norme homologuée
   NF EN ISO 18275 de septembre 2018                                    norme homologuée
   NF EN ISO 18276 de juin 2017                                         norme homologuée
   NF EN ISO 19232-2 d’août 2013                                        norme homologuée
   NF EN ISO 22475-1 d’octobre 2021                                     norme homologuée
   NF EN ISO 22476-4 de septembre 2021                                  norme homologuée
   NF EN ISO 22477-1 de décembre 2018                                   norme homologuée
   NF EN ISO 2560 de septembre 2020                                     norme homologuée
   NF EN ISO 5817 de mars 2023                                          norme homologuée
   NF EN ISO 898-1 de mai 2013                                          norme homologuée
   NF EN ISO 9712 d’août 2012                                           norme homologuée
   NF EN ISO/CEI 17025 de décembre 2017                                 norme homologuée
   NF EN ISO/CEI 17065 de décembre 2012                                 norme homologuée


                               RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B   Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté   Rév.   3129/0309/20265
                                                                                        ED2
                                                         149




   NF ISO 188 de décembre 2011                                           norme homologuée
   NF P 11-300 de septembre 1992                                         norme homologuée
   NF P 15-314 de février 1993                                           norme homologuée
   NF P 16-351 de novembre 2013                                          norme homologuée
   NF P 18-508 de janvier 2012                                           norme homologuée
   NF P 18-509 de septembre 2012                                         norme homologuée
   NF P 18-576 de février 2013                                           norme homologuée
   NF P 18-594 de juillet 2015                                           norme homologuée
   NF P 84-316 de juin 2010                                              norme homologuée
   NF P 94-093 de octobre 2014                                           norme homologuée
   NF P 94-113 de octobre 1996                                           norme homologuée
   NF P 98-216-2 de novembre 1994                                        norme homologuée
   NF P 98-331 d’août 2020                                               norme homologuée
   NF P 98-415 de février 2018                                           norme homologuée
   NF P 98-416 de juillet 2018                                           norme homologuée
   FD P 98-417 de juin 2018                                              norme homologuée
   NF P06-111-2 de juin 2004                                             norme homologuée
   NF P06-111-2/A1 de mars 2009                                          norme homologuée
   XP ENV 1317-4+A2 de juin 2012                                        norme expérimentale
   XP P 98-151 de février 1996                                          norme expérimentale


  5.1.4    Normes visées par le présent CCTP remplaçant des normes contractualisées par des
           fascicules du CCTG
          Indice et date de la norme            Statut                             Substitution
   FD P 18-011 de mars 2016              fascicule de doc.     remplace le document P18-011 de décembre 2009 visé
                                                               par le fascicule 65 du CCTG
   FD P 18-503 de décembre 2023          fascicule de doc.     remplace le FD P 18-503 de novembre 1989 visé par le
                                                               Fascicule 65 du CCTG
   FD T 65-000 de juillet 2024           fascicule de doc.      remplace la norme FD T 65-000 de décembre 2003
                                                               visée par le fascicule 24 du CCTG
   NF A 35-015 de juillet 2019           norme homologuée       remplace la norme NF A 35-015 de novembre 2009
                                                               visée par le fascicule 65 du CCTG
   NF A 35-020-1 de novembre 2017        norme homologuée      remplace la norme NF A 35-020-1 de juin 2011 visée
                                                               par le fascicule 65 du CCTG
   NF A 35-020-1/A1 d’avril 2020         norme homologuée      remplace la norme NF A 35-020-1 de juin 2011 visée
                                                               par le fascicule 65 du CCTG
   NF A 35-027 de décembre 2015          norme homologuée       remplace la norme NF A 35-027 de novembre 2009
                                                               visée par le fascicule 65 du CCTG
   NF A 35-080-1 de mai 2020             norme homologuée       remplace la norme NF A 35-080-1 de décembre 2013
                                                               visée par le fascicule 65 du CCTG
   NF A 35-503 de juin 2008              norme homologuée      remplace la norme NF A 35-503 de novembre 94 visée
                                                               par le fascicule 56 du CCTG



                                RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B    Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté    Rév.      3129/0309/20265
                                                                                          ED2
                                                           150




   NF EN 1090-2+A1 de novembre 2020 norme homologuée             remplace la norme NF EN 1090-2 de février 2009 visée
   et NF EN 1090-2/CN de mai 2024                                par le fascicule 66 du CCTG
   NF EN 12350-2 de juin 2019              norme homologuée      remplace la norme NF EN 12350-2 d’avril 2012 visée
                                                                 par le fascicule 65 du CCTG
   NF EN 12350-5 de juin 2009              norme homologuée      remplace la norme NF EN 12350-5 de juin 2009 visée
                                                                 par le fascicule 65 du CCTG
   NF EN 12699 de juillet 2015             norme homologuée      remplace la norme NF EN 12699 de mars 2001 visée
                                                                 par le fascicule 68 du CCTG version 1.0 décembre 2017
   NF EN 13808 d’août 2013                 norme homologuée      remplace la norme NF T 65-011 visée par le fascicule
                                                                 24 du CCTG
   NF EN 15167-1 de septembre 2006         norme homologuée      remplace la norme NF P18-506 visée par le fascicule
                                                                 65 du CCTG
   NF EN 15167-2 de septembre 2006         norme homologuée      remplace la norme NF P18-506 visée par le fascicule
                                                                 65 du CCTG
   NF EN 1536+A1 de novembre 2015          norme homologuée      remplace la norme NF EN 1536 d’octobre 2010 visée
                                                                 par le fascicule 68 du CCTG
   NF EN 1992-1-1/NA de mars 2016          norme homologuée       remplace la norme NF EN 1991-1-1/NA de mars 2007
                                                                 visée par le fascicule 65 du CCTG
   NF EN ISO 12944-2 de décembre           norme homologuée      remplace la norme NF EN ISO 12944-2 de septembre
   2017                                                          1998 visée par le fascicule 56 du CCTG
   NF EN ISO 1461 de juillet 2009          norme homologuée       remplace la norme NF EN ISO 1461 de juillet 1999
                                                                 visée par le fascicule 56 du CCTG
   NF EN ISO 17640 de novembre 2018        norme homologuée       remplace la norme NF EN ISO 17640 de mars 2011
                                                                 visée par le fascicule 66 du CCTG
   NF EN ISO 23279 de septembre 2017 norme homologuée             remplace la norme NF EN ISO 23279 de mai 2010
                                                                 visée par le fascicule 66 du CCTG
   NF P 15-302 d’août 2021                 norme homologuée       remplace la norme NF P 15-302 de septembre 2006
                                                                 visée par le fascicule 65 du CCTG
   NF P 94-261/A1 de février 2017          norme homologuée       modifie la norme NF P 94-261 de juin 2013 visée par le
                                                                 fascicule 68 du CCTG
   NF P 94-262/A1 de juillet 2018          norme homologuée       modifie la norme NF P 94-262 de juillet 2012 visée par
                                                                 le fascicule 68 du CCTG
   NF P 94-270 d’octobre 2020              norme homologuée       modifie la norme NF P 94-270 de juillet 2009 visée par
                                                                 le fascicule 68 du CCTG
   NF P 94-282/A1 de juillet 2018          norme homologuée       modifie la norme NF P 94-282 de mars 2009 visée par
                                                                 le fascicule 68 du CCTG
   NF P 94-282/A2 de juillet 2020          norme homologuée       modifie la norme NF P 94-282 de mars 2009 visée par
                                                                 le fascicule 68 du CCTG


  5.1.5     Qualifications particulières imposées par le présent CCTP :
    Qualification                                       Nom et date de publication
                                              du règlement de la marque ou de l’avis technique
   certification      Marque NF-Acier, délivrée par AFNOR CERTIFICATION (référentiel NF138 rév. 14+A1de mars 2020)
   certification      Marque NF-Aciers pour béton armé, délivrée par l'AFCAB mandatée par AFNOR CERTIFICATION
                     (référentiel NF139 rév. 11 de janvier 2020)
   certification     Marque NF-Adjuvants pour bétons, mortiers et coulis – produits de cure, délivrée par le CERIB
                     mandaté par AFNOR CERTIFICATION (référentiel NF085 rév. 7 de mars 2017)


                                  RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B      Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté      Rév.       3129/0309/20265
                                                                                              ED2
                                                           151




   certification     Marque NF-Armatures, délivrée par l'AFCAB mandatée par AFNOR CERTIFICATION (référentiel
                     NF254 rév. 7 de janvier 2020)
   certification     Marque AFCAB-Boîtes d’attente pour le béton armé, délivrée par l'AFCAB (référentiel RCC02 rév. 5
                     de octobre 2019)
   certification     Marque NF-Boulonnerie de construction métallique, délivrée par AFNOR CERTIFICATION (référentiel
                     NF070 rév. 10 de janvier 2020)
   certification     Marque NF-BPE, délivrée par AFNOR CERTIFICATION (référentiel NF033 rév. 24 de décembre 2016
                     et ses addenda de mars 2019 et mars 2020)
   certification      Marque AFCAB-Dispositifs de raboutage ou d’ancrage d’armatures du béton, délivrée par l'AFCAB
                     (référentiel RCC05 rév. 8 de octobre 2019)
   certification     Marque NF-Équipements de la route – Éléments de DR génériques, délivrée par l’ASCQUER
                     mandatée par AFNOR CERTIFICATION (référentiel NF058 rév. 10 de juin 2014 et annexe technique
                     n°7 Éléments de DR génériques rév. 7 de mars 2017)
   certification     Marque NF-Éléments en béton pour réseaux d’assainissement sans pression, délivrée par le CERIB
                     mandaté par AFNOR CERTIFICATION (référentiel NF120 rév. 6 de mars 2018
   avis technique     Avis techniques étanchéité des ponts-routes délivrés par le Cerema (06/2021)
   certification      Marque ASQUAL les géotextiles et produits apparentés, délivrée par l'ASQUAL (référentiel technique
                     rév. 9.1 de octobre 2019)
   certification     Marque NF-Granulats, délivrée par AFNOR CERTIFICATION (référentiel NF041 rév. 11 de janvier
                     2016)
   avis technique     Avis technique sur les joints de chaussée des ponts-routes délivré par le CEREMA (04/2021)
   certification     Marque NF-Pavés en béton, délivrée par le CERIB mandaté par AFNOR CERTIFICATION (référentiel
                     NF072 rév. 3 d’avril 2020)
   certification     Marque ACQPA-Systèmes anticorrosion par peinture, délivrée par l'ACQPA (règlement particulier rév.
                     24 de janvier 2019)
   certification     Marque ACQPA-Peinture anticorrosion/Certification des opérateurs, délivrée par l'ACQPA (règlement
                     particulier rév. 12 de juillet 2020
   certification     Marque AFCAB-Pose d'armatures du béton, délivrée par l'AFCAB (référentiel RCC04 rév. 8 de
                     octobre 2019)
   certification     Marque NF-Produits spéciaux destinés aux constructions en béton hydraulique, délivrée par AFNOR
                     CERTIFICATION (référentiel NF030 rév. 11 de mars 2015)
   certification     Label QUALILAQUAGE délivré par l'ADAL-ALUMINIUM (référentiel de certification rév. 3 de janvier
                     2020)
   certification      Marque NF-Équipements de la route – Raccordement de dispositifs de retenue, délivrée par
                     l'ASCQUER mandatée par AFNOR CERTIFICATION (référentiel NF058 rév. 10 de juin 2014 et
                     annexe 8 rév. 4 de mars 2017)
   certification      Marque NF-Tubes en polyéthylène, délivrée par le LNE mandaté par AFNOR CERTIFICATION
                     (référentiel NF114 rév. 36 de janvier 2020)

   certification     Marque NF-Tubes et raccords en PVC non plastifié rigide, délivrée par le CSTB mandaté par AFNOR
                     CERTIFICATION (référentiel NF055 rév. 20 de novembre 2019)



  5.1.6     Autres documents particuliers contractualisés par le présent CCTP :
                                                          Document
    Document du Sétra de juillet 2007 : « Appareils d’appui en élastomère fretté »
    Document du CEREMA : « Assainissement des ponts routes. Évacuation des eaux, perrés, drainage, corniches-
   caniveaux»


                                  RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B      Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté      Rév.       3129/0309/20265
                                                                                              ED2
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   Document Carte des transports exceptionnels – Définition des convois types pour l’évaluation et le dimensionnement
   des ouvrages d’art édité par le CEREMA en octobre 2016
    Guide du Sétra et du LCPC de décembre 1994 : « Conception et dimensionnement des structures de chaussée »
   Document du Sétra « Guide méthodologique – Diffusion des efforts concentrés, efforts de précontrainte et des
   appareils d’appui » de novembre 2006, modifié en octobre 2008
   Document de LCPC et du Sétra d’octobre 1978, réimpression de juin 1990 : « Environnement des appareils d’appui en
   élastomère fretté – Règles de l’art »
    Guide du Sétra de mars 2004 : « Épreuves de chargement des ponts-routes et passerelles piétonnes
    Document du CEREMA de 2016 : « Joints de chaussée des ponts routes – Conception, exécution et maintenance »
   Note d’information CEREMA n°7 «Exécution des structures en acier, compléments techniques transitoires pour la
   bonne application du fascicule 66 du CCTG», voir aussi la version révisée du fascicule 66 du CCTG
   Note d’information n°27 du Sétra : « Note technique sur l’application nationale de la norme NF EN 1337 (appareils
   d’appui structuraux) » de décembre 2006
   Document du CEREMA édité en 2015 « Ponts en zone sismique : conception et dimensionnement selon l'Eurocode
   8 : guide méthodologique»
   Document édité par le Comité Français des Géosynthétiques en janvier 2014 : « Recommandations pour l’emploi des
   géosynthétiques pour les systèmes de drainage et de filtration » et « Recommandations pour la protection contre le
   poinçonnement des géomembranes » édition 2021
    Document de l’IFSTTAR d’octobre 2017 « Recommandations pour la prévention des désordres dus à la réaction
   sulfatique interne »
    Guide CEREMA 2023 : « Guide des terrassements des remblais et des couches de forme (2 fascicules) »
   Guide du Sétra de mai 1994 : « Remblayage des tranchées et réfection des chaussées » et note d’information n°117
   de juin 2007
    Instruction technique pour la surveillance et l’entretien des ouvrages d’art du 16 février 2011
   Document du CEREMA de décembre 2022 « Transports exceptionnels – Guide pour le franchissement des ouvrages
   d’art »
                                        Tableau 17 : tableaux de l’annexe normative




                                RN147 Déviation de Lussac et Mazerolles
CCTP- Fasc. B    Cahier de Clauses Techniques Particulières (CCTP) – Viaduc de Goberté            Rév.   3129/0309/20265
                                                                                                  ED2


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