Pièce
DAE-Volet-E-Autorisation-DLE.pdf · 46 990 mots · du marché « Construction du viaduc du Goberté sur la RN 147 - Déviation de Lussac-les-Châteaux et Mazerolles », dossier de consultation officiel.
RN 147
DÉVIATION DE LUSSAC-LES-
CHÂTEAUX
DOSSIER D’AUTORISATION ENVIRONNEMENTALE
VOLET E – CHAPITRES SPECIFIQUES A LA DEMANDE
D’AUTORISATION DE LA LOI SUR L’EAU
Guide de lecture du dossier d’autorisation environnementale Chapitre IV : Etude d’impact
Chapitre V : Déclaration du demandeur sur les éventuels incendies
Le guide de lecture présente l’ensemble des pièces de la demande d’autorisation environnementale Unique (DAEU).
Chapitre VI : Compensation et évolution du projet
Le volet B « Chapitres communs » du DAEU, comporte les éléments transversaux aux volets loi sur l’eau,
Volet E : Chapitres spécifiques à la demande d’autorisation de la loi sur l’eau
défrichement, dossier de demande de dérogation « espèces et habitats protégés » et incidences Natura 2000, afin
Chapitre I : Présentation du volet loi sur l’eau
d’éviter les redondances et assurer la cohérence des éléments présentés.
Chapitre II : Résumé non technique (renvoi vers le volet A)
Chapitre III : Nom et adresse du demandeur (renvoi vers le volet B)
Volet défrichement Volet loi sur l’eau Volet Natura 2000 Volet espèces protégées Chapitre IV : Emplacement du projet
Chapitre V : Nature des travaux et rubriques de la nomenclature
De plus, le volet B – chapitre 4 « Contexte règlementaire » présente, pour chaque volet, des tableaux de Chapitre VI : Incidences et mesures relatives aux eaux souterraines
correspondance détaillés entre les articles de contenu réglementaire et la localisation de l’information dans le dossier. Chapitre VII : Incidences et mesures relatives aux eaux superficielles
Chapitre VIII : Incidences et mesures relatives aux zones humides (renvoi vers le volet F)
Volet A : Résumé non technique Chapitre IX : Incidences et mesures relatives aux milieux naturels liés à l'eau (hors zones humides)
Chapitre X : Incidences et mesures sur les sites Natura 2000 (renvoi vers le volet Fbis)
Volet B : Chapitres communs Chapitre XI : Compatibilité avec les documents de planification
Chapitre I : Identification du demandeur Chapitre XII : Moyens de surveillance, d'entretien et d'intervention
Chapitre II : Formulaire Cerfa 15964*1 Chapitre XIII : Annexes
Volet F : Chapitres spécifiques à la demande de dérogation « espèces et habitats protégés »
Chapitre III : Plan de situation Chapitre I : Cadre règlementaire et objet de la demande
Chapitre II : Rappel des enjeux écologiques
Chapitre IV : Le contexte technique et géographique Chapitre III : Analyse des impacts
Chapitre IV : Présentation des mesures
Chapitre V : Le contexte règlementaire Volet F bis : Dossier d’incidences Natura 2000
Chapitre I : Législation en vigueur
Chapitre VI : Maîtrise foncière Chapitre II : Evaluation préliminaire
Chapitre III : Analyse des incidences du projet sur le réseau Natura 2000
Chapitre VII : Notice explicative du projet Volet G : Atlas cartographique
Rappel des décisions antérieures Volet H : Annexes
Etude d’impact du projet relative à la DUP de 2018
Objectifs et justification du projet Résultats des Campagnes de mesures de la qualité des eaux superficielles réalisées dans le cadre du
projet
Description des solutions de substitutions raisonnables et indication des Rapport de modélisation hydraulique du Goberté
principales raisons du choix effectué Rapport de modélisation hydraulique de la Vienne
Rapport de modélisation hydraulique du ruisseau des Ages
Présentation du projet retenu Résultats de pêche
Classification des sondages pédologiques selon les classes GEPPA
Appréciation sommaire des dépenses Synthèse du travail de recherche des sites de mesure compensatoire
Liste des espèces observées au sein des sites de mesure compensatoire
Calendrier prévisionnel du projet Eléments justificatifs liés aux mesures compensatoires
Maîtrise foncière
Chapitre VIII : Diagnostic environnemental Avis hydrogéologue
Chapitre IX : Lexique et glossaire des termes techniques
Volet C : Actualisation des incidences notables relatives à l’évolution du projet depuis la
Déclaration d’Utilité Publique
Chapitre I : Préambule
Chapitre II : Evolutions du projet
Chapitre III : Détail des incidences liées aux évolutions du projet
Chapitre IV : Incidences liées aux évolutions du projet sur la prise en compte des engagements de l’Etat
Chapitre V : Evolution des coûts des mesures environnementales
Volet D : Chapitres spécifiques à la demande d’autorisation de défrichement
Chapitre I : Préambule
Chapitre II : Extrait du plan cadastral
Chapitre III : Localisation et caractérisation des terrains à défricher
RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
ING DPR ENV PR N147 9004 : Volet E Chapitres spécifiques à la demande d’autorisation de la loi sur l’eau
Rév Date Descriptions Établi par Vérifié par Approuvé par
A 07/05/2021 Première émission EFY ARU EBD
B 01/07/2021 Deuxième émission EFY ARU EBD
C 22/07/2021 Troisième émission EFY ARU EBD
D 27/01/2022 Quatrième émission FLE PCS ARU/EBD
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
SOMMAIRE 3.6. Construction de l’OH du ruisseau de Fonliasmes ........................................................................................27
3.7. Les besoins en eau du chantier ...................................................................................................................27
3.8. Les rubriques de la nomenclature Loi sur l’Eau concernées en phase d’investigation et travaux ..............29
CHAPITRE VI - INCIDENCES ET MESURES RELATIVES AUX EAUX SOUTERRAINES ..... 31
CHAPITRE I - PRESENTATION DU VOLET LOI SUR L’EAU .................................................... 5
1. Les incidences ...................................................................................................................................................31
1. Objet du Volet Loi sur l’Eau ................................................................................................................................ 5 1.1. Phase exploitation ........................................................................................................................................31
1.1.1. La qualité des eaux .............................................................................................................................. 31
2. Contexte réglementaire du Volet loi sur l’eau .................................................................................................. 5 1.1.2. Les niveaux piézométriques ................................................................................................................. 31
1.1.3. Les usages ........................................................................................................................................... 32
CHAPITRE II - RESUME NON TECHNIQUE ................................................................................ 6 1.2. Phase travaux ..............................................................................................................................................32
1.2.1. La qualité des eaux .............................................................................................................................. 32
1.2.2. Les niveaux piézométriques ................................................................................................................. 33
CHAPITRE III - NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR ............................................................ 6 1.2.3. Les usages ........................................................................................................................................... 33
2. Les mesures .......................................................................................................................................................33
CHAPITRE IV - EMPLACEMENT DU PROJET .......................................................................... 7
2.1. Les mesures générales sur les eaux souterraines ......................................................................................33
2.2. Mesures particulières relatives à la présence du captage d’eau potable de Lussac ...................................34
CHAPITRE V - NATURE DES TRAVAUX ET RUBRIQUES DE LA NOMENCLATURE ............ 10 2.3. Mesure spécifique pour la réalisation des appuis en bordure de cours d’eau .............................................35
1. Phase exploitation ............................................................................................................................................. 10
1.1. Les rejets d’eaux pluviales ........................................................................................................................... 10
CHAPITRE VII - INCIDENCES ET MESURES RELATIVES AUX EAUX SUPERFICIELLES ... 35
1.1.1. Le réseau de collecte ............................................................................................................................ 10
1. Les incidences ...................................................................................................................................................35
1.1.2. Les ouvrages de traitement des eaux pluviales ................................................................................... 10
1.1. Phase exploitation ........................................................................................................................................35
1.2. Le rétablissement des écoulements superficiels ......................................................................................... 15
1.1.1. Les incidences quantitatives ................................................................................................................ 35
1.2.1. Le franchissement de la Vienne ........................................................................................................... 15
1.1.2. Les incidences qualitatives .................................................................................................................. 36
1.2.2. Le franchissement du Goberté ............................................................................................................. 16
1.1.3. Les incidences sur les usages ............................................................................................................. 36
1.2.3. Le franchissement du ruisseau des Ages ............................................................................................. 16
1.2. Phase travaux ..............................................................................................................................................36
1.2.4. Le franchissement du Fonliasmes ........................................................................................................ 20
1.2.1. Les incidences quantitatives ................................................................................................................ 36
1.2.5. Franchissements des autres écoulements ........................................................................................... 22
1.2.2. Les incidences qualitatives .................................................................................................................. 36
1.3. Les remblais de zone inondable .................................................................................................................. 23
1.2.3. Les incidences sur les usages ............................................................................................................. 37
1.3.1. La Vienne .............................................................................................................................................. 23
1.3.2. Le Goberté ............................................................................................................................................ 23
2. Les mesures .......................................................................................................................................................38
1.3.3. Le ruisseau des Ages ........................................................................................................................... 23
2.1. Phase exploitation ........................................................................................................................................38
1.4. Les remblais de zones humides et destruction de frayères ........................................................................ 23
2.1.1. Les mesures quantitatives ................................................................................................................... 38
1.5. Les rubriques de la nomenclature Loi sur l’Eau concernées en phase définitive ....................................... 24
2.1.2. Les mesures qualitatives ...................................................................................................................... 48
2.1.3. Les mesures sur les usages ................................................................................................................ 51
2. Phase d’investigation liée aux études de conception ................................................................................... 25
2.2. Phase travaux ..............................................................................................................................................52
3. Phase travaux .................................................................................................................................................... 26 2.2.1. Les mesures quantitatives ................................................................................................................... 52
3.1. La gestion des eaux pluviales durant le chantier......................................................................................... 26 2.2.2. Les mesures qualitatives ...................................................................................................................... 53
3.2. Les installations de chantier ........................................................................................................................ 26 2.2.3. Les mesures sur les usages ................................................................................................................ 64
3.3. La construction du viaduc sur la Vienne ...................................................................................................... 26
3.3.1. Accès aux appuis .................................................................................................................................. 26 CHAPITRE VIII - INCIDENCES ET MESURES RELATIVES AUX ZONES HUMIDES ............... 65
3.3.2. Construction des appuis ....................................................................................................................... 26
3.3.3. Construction et mise en place du tablier .............................................................................................. 27 1. Les incidences ...................................................................................................................................................65
3.4. La construction du viaduc sur le Goberté .................................................................................................... 27
3.4.1. Accès aux appuis .................................................................................................................................. 27 2. Les mesures d’évitement, de réduction et les impacts résiduels directs et indirects ...............................65
3.4.2. Construction des appuis ....................................................................................................................... 27 2.1. Impacts résiduels directs ..............................................................................................................................65
3.4.3. Construction et mise en place du tablier .............................................................................................. 27 2.2. Impacts résiduels indirects ...........................................................................................................................66
3.5. La construction du viaduc sur les Ages ....................................................................................................... 27
3.5.1. Accès aux appuis .................................................................................................................................. 27 3. Mesures de compensation liées aux zones humides ....................................................................................66
3.5.2. Construction des appuis ....................................................................................................................... 27 3.1. Les carrières.................................................................................................................................................66
3.5.3. Construction et mise en place du tablier .............................................................................................. 27 3.2. Plan d’eau du Bois de Chênet......................................................................................................................67
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CHAPITRE IX - INCIDENCES ET MESURES RELATIVES AUX MILIEUX NATURELS LIES A 2.1. Méthodologie ................................................................................................................................................85
L’EAU (HORS ZONES HUMIDES).............................................................................................. 67 2.2. Résultats en sortie des bassins ...................................................................................................................85
2.3. Résultats dans le milieu naturel ...................................................................................................................87
1. Les incidences ................................................................................................................................................... 67 2.3.1. Les débits des exutoires ...................................................................................................................... 87
2.3.2. Les débits de rejets des bassins .......................................................................................................... 87
2. Les mesures ....................................................................................................................................................... 67 2.3.3. Les valeurs seuils à respecter .............................................................................................................. 87
2.1. La conception du système d’assainissement des eaux pluviales ............................................................... 67 2.3.4. Les concentrations résultantes comparées aux valeurs seuils ............................................................ 87
2.2. Le franchissement des cours d’eau ............................................................................................................. 67
2.2.1. Par viaducs ........................................................................................................................................... 67 3. Dimensionnement des ouvrages hydrauliques ..............................................................................................90
2.2.2. Par ouvrage cadre ................................................................................................................................ 68 3.1. Hydrologie ....................................................................................................................................................90
2.2.3. Le rescindement du ruisseau du Fonliasmes ....................................................................................... 68 3.1.1. Méthode rationnelle .............................................................................................................................. 90
2.3. Lutte contre les espèces envahissantes ...................................................................................................... 68 3.1.2. Méthode Crupédix ................................................................................................................................ 91
2.4. Phase travaux sur les cours d’eau .............................................................................................................. 68 3.1.3. Méthode de transition ........................................................................................................................... 91
3.1.4. Résultats .............................................................................................................................................. 92
3.2. Dimensionnement hydraulique.....................................................................................................................94
CHAPITRE X - INCIDENCES ET MESURES SUR LES SITES NATURA 2000 ......................... 68 3.2.1. Méthodologie ........................................................................................................................................ 94
3.2.2. Calculs de lignes d’eau ........................................................................................................................ 94
CHAPITRE XI - COMPATIBILITE AVEC LES DOCUMENTS DE PLANIFICATION ................ 69 3.2.3. Caractéristiques des ouvrages ............................................................................................................. 97
1. Le Plan de Gestion du Risque Inondation Loire Bretagne ............................................................................ 69
2. Le Plan de Prévention du Risque Inondations de la vallée de la Vienne Section Availles Limouzine-
Valdivienne ................................................................................................................................................................. 69
3. Le SDAGE Loire-Bretagne ................................................................................................................................ 70
4. Le SAGE de la Vienne ....................................................................................................................................... 75
CHAPITRE XII - MOYENS DE SURVEILLANCE, D’ENTRETIEN ET D’INTERVENTION ........ 76
1. L’entretien et la surveillance des ouvrages .................................................................................................... 76
1.1. Les opérations d’entretien courantes et de surveillance ............................................................................. 76
1.1.1. L’entretien régulier ................................................................................................................................ 76
1.1.2. La surveillance courante ....................................................................................................................... 76
1.2. Les opérations d’entretien non courantes ................................................................................................... 76
2. Les moyens d’intervention ............................................................................................................................... 76
3. Les mesures de suivi des cours d’eau pérennes ........................................................................................... 77
4. Mesure d’intervention en phase chantier liée à la présence du captage d’eau potable de Lussac ......... 77
5. Les opérations de suivi des compensations des zones humides après travaux ....................................... 78
CHAPITRE XIII - ANNEXES ........................................................................................................ 78
1. Méthodologie de conception pour l’assainissement des eaux pluviales .................................................... 78
1.1. Le réseau de collecte ................................................................................................................................... 78
1.2. Les ouvrages de traitement ......................................................................................................................... 79
1.2.1. Aspect quantitatif .................................................................................................................................. 79
1.2.2. Aspect qualitatif..................................................................................................................................... 80
1.2.1. Graphiques de dimensionnement des ouvrages de traitement ............................................................ 81
1.2.2. Fiches de calculs pour le dimensionnement des ouvrages de traitement ............................................ 82
2. Calculs de pollution des eaux pluviales .......................................................................................................... 85
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N° Régime du
Intitulé Critère d’évaluation
CHAPITRE I - PRESENTATION DU VOLET LOI SUR L’EAU rubrique projet
Superficie totale du projet de 33,87 ha (>
2.1.5.0 Rejets d’eaux pluviales Autorisation
20 ha)
1. OBJET DU VOLET LOI SUR L’EAU
Le présent dossier porte sur la Demande d’Autorisation Environnementale (DAEU) pour le projet de la déviation de Modification du profil en long ou en Linéaire de 107 m sur le ruisseau de
3.1.2.0 Autorisation
Lussac-les-Châteaux (département de la Vienne). Le projet a fait l’objet d’une DUP parue au JORF le 23 avril 2019, travers du lit mineur Fonliasmes
statuant sur une route express à 2x1 voie à chaussées séparées, avec créneau de dépassement, compatible avec
une mise à 2x2 voies ultérieure. Un créneau de dépassement dans chaque sens seront créés entre le carrefour
Linéaire de 72 m sur le ruisseau de
RN147-RD13 et le carrefour giratoire RN147-RD727b, soit une longueur de tracé d’environ 8km. 3.1.3.0 Impact sensible sur la luminosité Déclaration
Fonliasmes
La présente pièce constitue le volet Loi sur l’Eau du dossier DAEU.
Linéaire de 55 m sur le ruisseau de
3.1.4.0 Consolidation ou protection des berges Déclaration
Fonliasmes
2. CONTEXTE REGLEMENTAIRE DU VOLET LOI SUR L’EAU Modification du lit mineur du ruisseau de
Le contexte réglementaire relatif à la protection de l’eau et des milieux aquatiques est issu de l’application de la 3.1.5.0 Destruction de frayères ou autres cas Fonliasmes Déclaration
directive cadre sur l’eau (DCE), adoptée par le Conseil et par le Parlement européen le 23 octobre 2000 et publiée le Pas de destruction de frayères
22 décembre 2000. 3.2.2.0 Remblai en zone inondable 56 m² Exonération
La DCE définit un cadre pour la gestion et la protection des eaux par grand bassin hydrographique sur le plan 0,69 ha (< 1 ha) de destruction dans la
européen. Cette directive joue un rôle stratégique et fondateur en matière de politique de l’eau. Elle fixe en effet des 3.3.1.0 Remblai de zone humide Déclaration
zone des carrières
objectifs ambitieux pour la préservation et la restauration de l’état des eaux superficielles (eaux douces et eaux Rubriques de la nomenclature loi sur l'eau concernées en phase définitive
côtières) et pour les eaux souterraines.
La mise en œuvre de la directive cadre sur l’eau à l’échelon national est intervenue par la promulgation le 30 Régime du
décembre 2006 de la nouvelle loi n°2006-1772 sur l’eau et les milieux aquatiques (LEMA), qui remplace la loi n°92-3 N° rubrique Intitulé Critère d’évaluation
projet
du 3 janvier 1992. Elle a fait l’objet d’une retranscription dans le Code de l’Environnement – Livre II – Titre Ier – Eau et
1.1.1.0 Sondage, forage Investigations géotechniques Déclaration
Milieux Aquatiques.
Pompages possibles dans la
Selon les articles L.214-1, L.214-2 et L.214-3 du Code de l'Environnement, sont soumis à « autorisation de l'autorité Prélèvements dans un cours d’eau ou nappe
1.2.1.0 Vienne pour les besoins en eau du Exonération
administrative, les installations, ouvrages, travaux et activités susceptibles de présenter des dangers pour la santé et d’accompagnement
chantier, limités à 110 l/s.
la sécurité publique, de nuire au libre écoulement des eaux, de réduire la ressource en eau, d'accroître notablement le
2.1.5.0 Rejets d’eaux pluviales Superficie totale > 20 ha Autorisation
risque d'inondation, de porter gravement atteinte à la qualité ou à la diversité du milieu aquatique, notamment aux
Intervention dans le lit mineur du
peuplements piscicoles ». Obstacle aux crues ou à la continuité
3.1.1.0 ruisseau de Fonliasmes Autorisation
Ces installations, ouvrages, travaux et activités sont définis dans une nomenclature dans l’article R.214-1 du Code de écologique
(batardeaux et conduite)
l’Environnement.
Modification du profil en long ou en travers du Linéaire de plus de 100 m sur le
Il s’avère que d’après la nomenclature Loi sur l’eau présentée au Chapitre V -1.5 et Chapitre V -3.8 dans la présente 3.1.2.0 Autorisation
lit mineur ruisseau de Fonliasmes
pièce, le projet de déviation de Lussac-les-Châteaux relève du régime de l’Autorisation.
Linéaire de plus de 100 m sur le
3.1.3.0 Impact sensible sur la luminosité ruisseau de Fonliasmes et du Autorisation
Faiteroux
Les rubriques de la loi sur l’eau visées en phase définitive et travaux sont les suivantes :
Modification du lit mineur du
3.1.5.0 Destruction de frayères ou autres cas ruisseau de Fonliasmes Déclaration
Pas de destruction de frayères
3.2.2.0 Remblai en zone inondable 8000 m² environ (<10 000 m2) Déclaration
0,69 ha (< 1 ha) de destruction
3.3.1.0 Remblai de zone humide Déclaration
dans la zone des carrières
Rubriques de la nomenclature loi sur l'eau concernées en phase travaux
Des pompages dans un système aquifère en phase travaux sont possibles, pour répondre aux besoins en eau du
chantier, mais leur nécessité n’est pas avérée à ce stade des études. La rubrique 1.1.2.0 « Prélèvements dans un
système aquifère » n’est donc pas visée et fera l’objet d’un Porter à Connaissance, le cas échéant.
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CHAPITRE II - RESUME NON TECHNIQUE
Le Résumé Non Technique (RNT) de la déviation de Lussac-les-Châteaux est présenté dans le volet A du présent
DAEU. Le lecteur pourra se reporter à ce volet pour prendre connaissance des éléments.
CHAPITRE III - NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR
Le lecteur pourra se reporter au volet B chapitres communs pour prendre connaissance des éléments.
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CHAPITRE IV - EMPLACEMENT DU PROJET
Le projet se situe dans le département de la Vienne (86), à environ 40km au Sud de Poitiers. Il s’étend sur les
communes de Lussac-les-Châteaux, Mazerolles, Persac, Gouex et Civaux.
Le projet concerne la RN147 qui traverse actuellement les agglomérations de Lussac-les-Châteaux et Mazerolles,
implantées de part et d’autre de la rivière la Vienne. Le projet correspond à la création d’une déviation permettant à la
RN147 de contourner ces agglomérations.
Les travaux consistent à :
• Créer une nouvelle infrastructure à 2x1 voie à chaussée séparée sur environ 8 km, avec un créneau de
dépassement dans chaque sens, et qui pourra permettre le passage à 2x2voies en conservant l’axe du tracé
en plan de la 2x1 voie uniquement sur la section entre RD13 et RD11,
• Créer une aire de contrôle des poids lourds (sans dispositif de pesage),
• Créer deux carrefours giratoires cacahuètes (avec la RN147 existante/RD13 et avec la RN147
projetée/RD11),
• Se raccorder sur le carrefour giratoire existant RN147 / RD727b à l’extrémité Est de l’agglomération de
Lussac-les-Châteaux,
• Créer un dispositif d’assainissement de la voie nouvelle,
• Mettre en place les équipements de sécurité et d’exploitation de la nouvelle infrastructure,
• Créer les franchissements de la voie nouvelle pour rétablir les circulations existantes (voies de circulation,
chemin et passage grande faune) par sept ouvrages d’art courants de type PS ou PI,
• Construire trois viaducs pour le franchissement des vallées du Goberté, de la Vienne et du ruisseau des
Ages,
• Mettre en place des mesures d’insertion paysagère et environnementale.
La carte ci-après localise l’emplacement du projet, entre le carrefour giratoire RN147-RD13, à créer l’Ouest, et le
carrefour giratoire RN147-RD727b, à l’Est :
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L’étanchéité du réseau est définie par la vulnérabilité des eaux souterraines du secteur, vulnérabilité caractérisée
CHAPITRE V - NATURE DES TRAVAUX ET RUBRIQUES DE LA dans le chapitre VIII Diagnostic environnemental du Volet B. La perméabilité nécessaire à mettre en place en
conséquence est de 1.10-7 m/s pour les réseaux de collecte, à l’exception du linéaire en extrémité Ouest du projet,
NOMENCLATURE permettant ainsi une infiltration facilitée sur ce secteur moins vulnérable et moins penté.
La présentation du projet dans son ensemble est Les eaux des bassins versants naturels sont collectées dans des fossés de pieds de remblai ou de crête de déblai,
dans un réseau séparatif de celui de la plateforme de la RN147. Les eaux recueillies sont dirigées vers le même
1. PHASE EXPLOITATION exutoire qu’actuellement.
Seuls quatre bassins versants extérieurs, de faibles surfaces, sont captés par le réseau de collecte de la plateforme,
Les plans des aménagements liés à l’assainissement et aux rétablissements d’écoulements superficiels sont
évitant ainsi un double réseau sur une longueur très importante. La création d’un double réseau spécifiquement pour
présentés dans le Volet G Atlas cartographique chapitre I.
ces faibles surfaces génère des coûts disproportionnés par rapport aux enjeux. Les bassins versants concernés
sont localisés sur l’extrait suivant.
1.1. Les rejets d’eaux pluviales
Le projet appartient au bassin hydrographique Loire Bretagne, il se soumet donc au SDAGE Loire Bretagne
(Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux). De même, le projet se situe dans le département de la
Vienne (86) et sur le territoire du SAGE (Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux) Vienne, dans lequel le
règlement est applicable. Les préconisations à respecter sont :
• SAGE « RÈGLE N°5 – Mise en place d’une gestion des eaux pluviales : l’infiltration des eaux pluviales doit
être privilégiée. Dans le cas où le projet ne prévoit pas d’infiltrer les eaux pluviales, il faudra pouvoir justifier
la non-faisabilité de l’infiltration ».
• SDAGE : en cas d’impossibilité d’infiltration, les rejets d’eaux pluviales sont limités à 3 l/s/ha jusqu’à un
temps de retour 10 ans.
• SDAGE : Les masses d’eau concernées par le projet ont un objectif d’atteinte de Bon état (qualitatif).
Localisation des petits bassins versants raccordés au réseau d’eaux pluviales de l’infrastructure
Les essais de perméabilité réalisés sont présentés au chapitre VIII.I.4 du Diagnostic environnemental du Volet B.
Le projet se situe sur un sol de nature argileuse, qui ne permet pas une infiltration pérenne des rejets d’eaux
La méthodologie de dimensionnement du réseau de collecte est présentée en annexe au Chapitre XIII -1.1.
pluviales. De plus, la majorité du linéaire du projet a été catégorisée comme étant fortement vulnérable vis-à-vis des
eaux souterraines (voir chapitre VIII Diagnostic environnemental du Volet B) en raison des nappes de calcaires
sous-jacentes, du caractère karstique et fissuré du sol ainsi que la présence du captage d’eau potable de Lussac. 1.1.2. Les ouvrages de traitement des eaux pluviales
C’est pourquoi la conception des systèmes d’assainissement n’a pas considéré ce principe d’infiltration comme étant
viable, et en particulier pour les événements dimensionnants (pluie de temps de retour 10 ans). ❖ Principes de dimensionnement et équipements
En revanche, il est prévu une favorisation de l’infiltration en aval des bassins, au sein des fosses de diffusion créées, Afin de répondre aux exigences réglementaires, les eaux pluviales collectées par le réseau d’assainissement de la
permettant un étalement de la lame d’eau vers l’exutoire. plateforme sont dirigées vers 5 bassins multifonctions positionnés selon le profil en long routier de la RN147.
Ils sont prévus pour assurer :
Le système d’assainissement projeté s’attache à respecter les autres préconisations : rejet limité à 3 l/s/ha jusqu’au • une maîtrise quantitative des débits d’eaux pluviales de la zone par écrêtement des débits de pointe
temps de retour décennal et traitement qualitatif de l’eau polluée. Pour cela, il est prévu la mise en place d’un avant rejet dans le milieu naturel en respectant le débit de 3 l/s/ha pour l’évènement décennal fixé par le
réseau de collecte et de bassins de traitement des eaux pluviales de l’infrastructure. Les exutoires des SDAGE Loire Bretagne.
bassins multifonctions sont des thalwegs ou des cours d’eau. • une maîtrise de la qualité des rejets d’eaux pluviales : traitement de la pollution chronique par décantation
des particules fines sur lesquelles se fixent les polluants d’origine routière (métaux lourds, hydrocarbures) ;
grâce à un volume mort en fond de bassin ;
1.1.1. Le réseau de collecte • une dilution de la pollution saisonnière due à l’utilisation de sels de déverglaçage ;
• un confinement des éventuelles pollutions accidentelles grâce à un dispositif de fermeture des bassins
Le réseau d’assainissement proposé est de type séparatif : les eaux pluviales routières sont collectées par un (vannes) et de bypass permettant de protéger le milieu naturel dans le cas le plus défavorable :
déversement d’un camion-citerne (50 m3) par temps de pluie de fréquence de retour de 2 ans pour une
réseau de collecte distinct des eaux pluviales extérieures à la route.
durée de 2 heures. La mise en place d’une surprofondeur (volume mort) dans chaque bassin permet de
disposer d’un temps d’intervention d’une heure minimum entre le moment de l’accident et la fermeture
Les eaux de chaussée sont collectées par un réseau d’assainissement (fossés, cunettes, caniveaux à fente, des vannes ;
corniches caniveaux ou collecteurs) bordant la future déviation de part et d’autre de la chaussée. Le réseau est • En termes d’aménagement, les bassins auront des niveaux d’étanchéités définis selon la forte vulnérabilité
dimensionné pour contenir une pluie de fréquence de retour 10 ans. des eaux souterraines. La perméabilité nécessaire à mettre en place en conséquence est de 1.10-9 m/s pour
les bassins de traitement.
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Le volume mort est essentiel car il : Les autres équipements des bassins sont :
• Confère au bassin de l’inertie qui diminue la vitesse de propagation d’un polluant,
• des moyens d’accès : escalier, garde-corps,
• Maintient en eau la cloison siphoïde qui empêchera l’évacuation d’un polluant non miscible et moins dense
• une piste d’entretien
que l’eau,
• Favorise le développement de la végétation qui accroît l’inertie de l’ouvrage, • une clôture afin d’éviter tout vandalisme et assurer la sécurité des personnes
• Permet le piégeage systématique d’un polluant non miscible et plus dense que l’eau, • une rampe d’accès au fond du bassin est également mise en place.
• Favorise l’abattement des pollutions chroniques liées aux matières en suspension,
• Permet la dilution de la pollution saisonnière (sels de déverglaçage).
Le schéma page suivante illustre un bassin type.
Le volume mort est calculé pour correspondre au volume d’une pluie de 10 mm, et aura une hauteur minimale de 50
cm sur une surface permettant l’abattement de la pollution chronique selon une vitesse de décantation des
matières en suspension de 1 m/h.
En effet en fixant la vitesse de sédimentation à 1m/h les taux d’abattement obtenus sont les plus performantes
(Valeurs du Guide Technique de la Pollution d’Origine Routière) :
• 85 % pour les matières en suspension (MES),
• 80 % pour les métaux lourds,
• 75% pour la DCO, et la DBO5,
• 65 % pour les hydrocarbures et les HAP (Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques).
Pour chaque bassin, la chaine de traitement des eaux avant rejet comporte :
• un ouvrage de régulation du débit (orifice calibré) de sortie du bassin ;
• un voile siphoïde disposé en amont de l’ouvrage de régulation pour retenir les surnageants ;
• un dispositif de vannage à fermeture manuelle en amont de l’orifice de sortie pour le piégeage dans le
bassin de rétention d’une éventuelle pollution accidentelle ;
• une surverse pour l’évacuation des écoulements excédentaires ;
• un dispositif by-pass en amont du bassin de rétention permettant d’isoler une pollution dans le bassin en
période pluvieuse concomitante ;
• un voile béton encore appelé mur de séparation des eaux lorsque le ratio Longueur / largeur ≥ 6 n’est pas
respecté (cas pour les bassins avec entrée et sortie proches l’une de l’autre).
Pour le bassin 5, dont l’exutoire est dirigé vers le ruisseau des Ages et vers le captage d’eau potable de Lussac, il
est prévu l’ajout d’un filtre à sable en complément de traitement pour les rejets du bassin. Bien que le bassin ne soit
pas situé dans le périmètre de protection de captage, et que l’exutoire ne soit pas la même ressource que celle
utilisée pour l’eau potable, il a été choisi de renforcer le traitement par ce dispositif complémentaire, d’autant que le
débit naturel du cours d’eau est faible.
Le bassin 2 sera également équipé d’un filtre à sable en sortie de l’ouvrage en raison de son faible débit naturel et
des habitats naturels présents.
Le filtre à sable permet un abattement supplémentaire de la pollution résiduelle en sortie de bassin de :
• 13,5 % des matières en suspension,
• 18 % pour les métaux lourds,
• 18,75 % pour la DCO, et la DBO5,
• 33,25 % pour les hydrocarbures et les HAP (Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques).
En aval de chaque bassin (et éventuellement filtre à sable), le rejet s’effectue dans une fosse de diffusion décrite
dans un paragraphe dédié en page 15.
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Volet loi sur l’eau
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❖ Les caractéristiques des bassins de traitement Les bassins sont dimensionnés pour une période de retour de 10 ans et pour contenir une pluie de temps de retour
2 ans de durée 2 heures + un volume de pollution accidentelle de 50 m 3. Ainsi, le volume le plus contraignant des
Le nombre et la position des bassins de traitement ont été déterminés pour réduire au maximum leurs impacts deux événements est retenu.
(emprise, nombre de rejets, etc.), tout en tenant compte du profil en long routier du projet, qui contraint forcément le
système d’assainissement. Les volumes de rétention sont calculés selon la méthode des pluies. La méthodologie de dimensionnement des
bassins est présentée en annexe au Chapitre XIII -1.1.
Le nombre de rejets, et donc de bassins a pu être limité à 5 au droit des vallées principales traversées et équilibrant
le linéaire collecté, pour éviter un réseau de collecte trop conséquent.
La limitation du nombre de points de rejets permet également une meilleure efficacité lors de l’exploitation de
l’infrastructure, y compris en cas de nécessité d’intervention lors d’une éventuelle pollution accidentelle. Bassin 1 2 3 4 5
Période de retour de
10 ans 10 ans 10 ans 10 ans 10 ans
dimensionnement
Surface d’apport totale (ha) 7.59 8.48 6.03 4.20 7.57
Surface imperméabilisée
(Chaussée + assainissement) 4.70 5.00 4.31 3.06 4.04
(ha)
Surface enherbée / talus (ha) 2.31 2.63 1.11 1.14 3.53
Surface Bassin Versant
0.58 0.85 0.61 0 0
extérieur (ha)
Surface active (ha) 5.79 6.31 4.94 3.52 5.45
Débit de fuite moyen (l/s) 23 25 18 13 23
Volume 10 ans (m3) 2300 2500 2050 1450 2150
Profil en long du giratoire RD 13 jusqu’au giratoire RD11
Volume pollution accidentelle 2
1319 1432 1131 820 1244
ans / 2h + 50 m3 (m3)
Volume retenu (m3) 2300 2500 2050 1450 2150
Surface minimale du bassin –
680 740 560 400 650
V décantation < 1 m/h (m²)
Ru de
Ruisseau du Ruisseau le Thalweg de Ruisseau
Exutoire Faiteroux /
Fonliasmes Goberté Mauvillant des Ages
Vienne
Profil en long du giratoire RD 11 jusqu’au giratoire RN147
Synthèse des caractéristiques de chaque bassin de rétention
Des mesures d’évitement et de réduction ont fait partie intégrante des évolutions dans la conception et le La surface totale collectée est de 33,87 ha.
positionnement des systèmes d’assainissement.
❖ Les caractéristiques des fosses de diffusion
En sortie des bassins de traitement, la chaîne de traitement est prolongée par une fosse de diffusion avant rejet au
milieu naturel.
Il s’agit d’un aménagement creusé dans le sol, qui a pour objectif de répartir les écoulements sur une grande largeur
et permet d’infiltrer une partie du rejet directement dans le sol. Ce dispositif permet de limiter l’érosion à leur aval et
également une certaine dilution naturelle des rejets routiers avec les écoulements du bassin versant extérieur
d’origine.
La zone en sortie de l’ouvrage ainsi que la lame déversante est enrochée. La vue en plan type est illustrée ci-après.
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1.2. Le rétablissement des écoulements superficiels
Remblai routier
Compte-tenu de l’enjeu inondation des cours d’eau, de leurs intérêts écologiques et de la préservation de leurs
berges, les principes de franchissement retenus sont :
Tableau 1 : Type de franchissement par écoulement
La Vienne Viaduc ; permettant de conserver les berges existantes
Le Goberté et de ne pas impacter les zones inondables
Le ruisseau des Ages Fonction hydraulique + transparence écologique
Cadre à radier enterré ; Barrettes en fond pour retenir les sédiments du fond du lit
Fonliasmes Enrochements en entrée et sortie pour casser les vitesses
Fonction hydraulique
Ouvrage d’art ; ouverture 5 m en largeur et hauteur pour le passage des chiroptères
Thalweg du Logis
Fonction hydraulique et écologique
Cadre à radier enterré ; Cadre légèrement enterré pour garder un fond naturel
Thalweg de Mauvillant Fosse de diffusion en aval
Fonction hydraulique et écologique
Dalots, section rectangulaire ; rétablissement des continuités écologiques spécifiques aux
Carrières / vallée des
Schéma d’une fosse de diffusion amphibiens dans la carrière d’Irribaren
Souilles
Fonction écologique
Dans le cas du bassin 5, cette fosse de diffusion permet dans le même temps le rétablissement en nappe de
l’écoulement du thalweg de Mauvillant, en aval de son rétablissement hydraulique par un ouvrage cadre (voir
chapitre suivant).
1.2.1. Le franchissement de la Vienne
Les dimensions de ces fosses de diffusion sont les suivantes :
Un nouvel ouvrage d’art sera construit sur la Vienne. Il est prévu la mise en place de 6 piles dont 4 en zone
inondable, dans le lit majeur du cours d’eau, soit 7 travées pour un ouvrages long de 620 m. L’ouvrage est en
- profondeur approximative = 0,5 à 1 m
caisson mixte permettant un intervalle de 112 m entre les 2 piles qui encadrent le lit mineur de la Vienne. Cet
- largeur au fond = 2 m
intervalle permet de ne pas impacter les berges, avec une distance entre les semelles et le haut de berge
- Largeur face à zone déversante = 10 m pour les rejets des bassins seuls (bassin 1, 2, 3 et 5)
supérieure à 5 m.
- Largeur face à zone déversante = 30 sauf pour le rejet du bassin 4 + rétablissement en nappe du thalweg
Le viaduc possède une hauteur de plus de 35 m par rapport au fond de vallée. Sa largeur est de 14,1 m, en profil
de Mauvillant.
1x1 voie.
Les caractéristiques de la Vienne au droit du franchissement sont :
Les taux d’abattement obtenus par la fosse de diffusion sont (Valeurs du Guide Technique de la Pollution d’Origine
Routière) : - Niveau d’eau d’une crue centennale : 77.85 m NGF au droit du franchissement,
• 65 % pour les matières en suspension (MES), - Débit d’une crue centennale : 1680 m3/s,
• 65 % pour les métaux lourds,
- Débit d’une crue décennale : 940 m3/s,
• 50 % pour la DCO, et la DBO5,
• 50 % pour les hydrocarbures et les HAP (Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques). - Module : 78,5 m3/s,
- QMNA5 : 15 m3/s.
Les vues en plan et profil en long du viaduc sont présentés sur la figure page suivante.
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1.2.2. Le franchissement du Goberté
Un nouvel ouvrage d’art sera construit sur le Goberté. Il est prévu la mise en place de 2 piles, en dehors de la zone
inondable du cours d’eau. L’ouvrage en bipoutre mixte sera long de 170 m avec une hauteur de pratiquement 20 m
par rapport au fond de vallée. Sa largeur est de 11 m en profil réduit 1x1 voie.
Les caractéristiques du Goberté au droit du franchissement sont :
- Niveau d’eau d’une crue centennale : 88.70 m NGF à l’amont du viaduc,
- Débit d’une crue centennale : 20.8 m3/s,
- Débit d’une crue décennale : 10.4 m3/s,
- Module : 226 l/s,
- QMNA5 : 29 l/s.
Les vues en plan et profil en long du viaduc sont présentés dans les pages suivantes.
1.2.3. Le franchissement du ruisseau des Ages
Un nouvel ouvrage d’art sera construit sur le ruisseau des Ages. Il est prévu la mise en place de 2 piles, en dehors
de la zone inondable du cours d’eau. L’ouvrage en bipoutre sera long de 114 m avec une hauteur de plus de 15 m
par rapport au fond de vallée. Sa largeur est de 11 m en profil réduit 1x1 voie.
Les caractéristiques du ruisseau des Ages au droit du franchissement sont :
- Niveau d’eau d’une crue centennale : 90.96 m NGF à l’amont du viaduc,
- Débit d’une crue centennale : 13 m3/s,
- Débit d’une crue décennale : 6.3 m3/s,
- Module : 141 l/s,
- QMNA5 : 6 l/s.
Les vues en plan et profil en long du viaduc sont présentés dans les pages suivantes.
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100 m
90 m 112 m 90 m 70 m
70 m 90 m
Iit mineur
Profils et vue en plan du viaduc de la Vienne
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Profils et vue en plan du viaduc du Goberté
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Profils et vue en plan du viaduc du ruisseau des Ages
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1.2.4. Le franchissement du Fonliasmes
L’écoulement de Fonliasmes n’est pas identifié comme un cours d’eau sur la cartographie des cours d’eau DDT
Police de l’eau de la Vienne. Cependant, il été considéré comme un cours d’eau, par précaution, dans le cadre de
son franchissement par le projet. Pour mémoire, l’écoulement de Fonliasmes présente un tracé rectiligne, au fond
d'un thalweg encaissé, boisé.
Les calculs de débits (hydrologie) et de ligne d’eau de l’ouvrage sont placés au Chapitre XIII -3.
Le Fonliasmes présente une forte pente naturelle (2 %). La pente de l’ouvrage suit la pente naturelle et engendre
nécessairement de fortes vitesses. Le régime hydraulique étant torrentiel, il est prévu des aménagements
spécifiques : il est prévu des barrettes, pour casser les vitesses et surtout retenir au maximum le substrat du fond du
lit. Elles s’accompagnent d’enrochements en entrée et en sortie d’ouvrage.
Coupe transversale type d’un ouvrage avec barrettes en fond de lit
Les têtes amont et aval sont de type murs en aile.
De plus, l’ouvrage hydraulique sera aménagé de manière à assurer la transparence sédimentaire.
Il est prévu l’enrochement des berges en amont et en aval de l’ouvrage sur un linéaire de 55 m de part et d’autre du
Pour se faire, les principes d’aménagement suivants ont été retenus :
rétablissement (20 m en amont et 35 m en aval), afin de préserver les berges des érosions, compte-tenu des fortes
➢ Largeur en fond de l’ouvrage identique à la largeur du fond du lit du cours d’eau au plat fond ; vitesses de l’écoulement aux abords et dans l’ouvrage : de l’ordre de 2 à 3 m/s.
➢ Pente de l’ouvrage sensiblement identique à la pente naturelle du cours d’eau ;
La longueur de l’ouvrage définitif est de 72 m. Le franchissement nécessite le rescindement du cours d’eau sur sa
➢ Absence de chute en entrée et en sortie d’ouvrage ;
partie aval sur un linéaire de 35 m pour rejoindre le lit mineur existant. La section rescindée possèdera les mêmes
➢ Aménagements spécifiques aux extrémités de l’ouvrage pour limiter la longueur couverte (pose de murs en caractéristiques géométriques que le lit actuel.
aile).
Il est prévu dans le cadre du franchissement du Fonliasmes :
- Mise en place en fond d’ouvrage d’un radier enterré, avec une reconstitution du lit naturel sur une épaisseur
de 50 cm minimum ; lorsque les matériaux du fond du lit actuel sont de bonne qualité (granulométrie
hétérogène, avec présence de cailloux, graviers, sable), ils sont lavés et réutilisés dans le nouveau lit. Dans
le cas contraire (granulométrie homogène, présence de vase, colmatage), les matériaux du lit actuel ne sont
pas réemployés et un apport de type graviers roulés (diamètre 0 à 30 mm, hétérogène) est mis en place
dans le nouveau lit ;
- Mise en place de barrettes en raison des vitesses d’écoulement fortes, et fonctionnant en régime torrentiel.
Ces barrettes permettent de retenir les matériaux du fond de lit (voir schéma de principe suivant). Elles sont
échancrées en forme de V. Le long de l’ouvrage, les échancrures sont disposées en alternance côté droit et
côté gauche dans la largeur de l’ouvrage.
Profil en travers de l’ouvrage sur le ruisseau de Fonliasmes, avec radier enterré et barrettes en fond de lit
échancrées en V
Profil en long avec barrettes dans l’ouvrage de Fonliasmes
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Vue en plan du rétablissement du Fonliasmes
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1.2.5. Franchissements des autres écoulements
1.2.5.3 Les carrières
Les calculs de débits (hydrologie) et de ligne d’eau de l’ouvrage sont placés au Chapitre XIII -3. Dans la zone des carrières, l’eau s’infiltre aujourd’hui, sans réseau d’évacuation. Ce fonctionnement est prévu
Les autres écoulements qui sont le thalweg du Logis, le thalweg de Mauvillant et le bassin versant des carrières sont équivalent à l’état projet. Trois ouvrages hydrauliques à fonction écologique seule sont prévus dans cette zone pour
déconnectés du réseau d’eaux pluviales de l’infrastructure, qui est séparatif. Les eaux de ces thalwegs ne sont pas permettre la circulation faunistique d’une mare à l’autre (mares créées dans le cadre du projet). Ces ouvrages sont
mélangées aux eaux de pluie qui ruissellent sur l’infrastructure. Des ouvrages de franchissement sont prévus pour le des dalots, qui ne sont pas dimensionnés pour la fonction hydraulique mais en cas de pluie exceptionnelle,
rétablissement sous l’infrastructure vers l’aval. permettront tout de même une communication de l’eau d’un côté à l’autre de la RN147.
Le lecteur pourra se reporter aux chapitres 3 et 4 du Volet F : Chapitres spécifiques à la demande de
dérogation « espèces et habitats protégés » du présent DAEU pour plus d’informations sur ces ouvrages.
1.2.5.1 Le thalweg du Logis
Le thalweg du Logis présente une forte pente naturelle (3,5 %). La pente de l’ouvrage suit la pente naturelle et
engendre nécessairement de fortes vitesses. Le régime hydraulique étant torrentiel, il est prévu des aménagements
spécifiques : un profil en V sera dessiné en fond d’ouvrage afin de concentrer l’écoulement pour les pluies courantes.
Ce profil en V sera constitué d’enrochements liaisonnés au vu de la forte pente du thalweg naturel. Des enrochements
sont prévus en amont et aval de l’ouvrage. Une grande largeur est nécessaire pour permettre le passage des
chiroptères dans l’ouvrage. A cet effet, il sera large 5 m et haut de 5 m également.
1.2.5.2 Le thalweg de Mauvillant
Le thalweg de Mauvillant est rétabli par un cadre enterré, permettant la reconstitution d’un sol naturel en fond
d’ouvrage sur 20 cm d’épaisseur qui le rendra attractif pour la faune. La configuration de ce thalweg (très large) et la
faible pente naturelle n’impose aucun aménagement particulier à l’intérieur de ce dernier. Les têtes amont et aval sont
de type murs en aile.
En sortie des ouvrages, l’écoulement du thalweg de Mauvillant se retrouve concentré, contrairement à l’écoulement
en nappe en conditions actuelles.
Ainsi, afin de rétablir les conditions initiales, une fosse de diffusion est prévue côté aval. Il s’agit d’un aménagement
creusé dans le sol, qui a pour objectif de répartir les écoulements sur toute la largeur du thalweg naturel existant. Il est
important d’adapter cette largeur L à la taille de la vallée, pour le bon fonctionnement de l’aménagement. La zone en
sortie de l’ouvrage ainsi que la lame déversante est enrochée. La vue en plan type est illustrée ci-après.
Remblai routier
Schéma d’une fosse de diffusion
La fosse de diffusion permet selon les configurations, de collecter également le rejet de certains bassins de
traitement, pour en constituer l’exutoire. Ceci permet de limiter l’érosion à leur aval et également une certaine dilution
naturelle des rejets routiers avec les écoulements du bassin versant extérieur d’origine.
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1.3. Les remblais de zone inondable 1.4. Les remblais de zones humides et destruction de frayères
Des études hydrauliques ont été réalisées pour modéliser les écoulements en cas de crue sur la Vienne, le Goberté et Les zones humides sont définies dans le Code de l’Environnement par l’article R211-108. Cet article indique que les
le ruisseau des Ages. Elles sont présentées dans le Volet H Annexes. critères à retenir pour la définition des zones humides ne sont pas applicables aux cours d'eau, plans d'eau et canaux,
ainsi qu'aux infrastructures créées en vue du traitement des eaux usées ou des eaux pluviales.
1.3.1. La Vienne Les zones humides identifiées au sein du périmètre du projet sont présentées au volet B Chapitre communs au
Quatre des six piles du viaduc de la Vienne se trouvent en zone inondable. Chaque pile mesure environ 14 m² à sa
chapitre VIII Diagnostic environnemental du présent dossier.
base. En lit majeur, la hauteur d’eau est comprise entre 1,80 m et 2,30 m lors d’une crue centennale. Nous
retiendrons 2,30 m pour le calcul des volumes remblayés.
En tout, 3,08 ha de zones humides sont identifiés dans le périmètre du chantier. Après la mise en place de mesures
d’évitement et de réduction, seuls 0,69 ha de zones humides sont impactés directement par le projet (surface en
rouge sur la figure suivante), en phase travaux comme en phase exploitation. Le reste de la zone humide, soit 0,51 ha
Aménagements réalisés Remblais en lit majeur Total par aménagement (1,2 ha de surface humide au total), est considéré comme impacté indirectement par le projet, par précaution.
Surface 56 m² 56 m² L’ensemble des surfaces impactées directement et indirectement sera compensé. Deux zones de compensation sont
Piles
Volume 129 m3 129 m3 prévues : au sein du site compensatoire « Les carrières et ses abords » attenant à l’infrastructure dans le secteur des
Bilan des surfaces et volumes de perte de zone inondable de la Vienne
carrières (se référer au Volet F : Chapitres spécifiques à la demande de dérogation « espèces et habitats protégés » ;
et sur un autre site compensatoire dont la localisation est en cours de recherche. Les mesures d’évitement, de
La Vienne est concernée par un aménagement dans sa zone inondable représentant 129 m 3 de volume et 56 m² de
réduction et compensatoires des impacts sur les zones humides sont présentées au Chapitre VIII -.
surface.
1.3.2. Le Goberté
Ce cours d’eau est franchi par un viaduc, évitant la problématique des remblais en zone inondable. Son ouverture
enjambe le lit mineur et les berges du cours d’eau.
A partir de la modélisation hydraulique du cours d’eau, une enveloppe des zones inondables pour les crues de
période de retour 10 ans et 100 ans a été approchée.
Il a été vérifié que les piles du viaduc évitaient tout remblai en lit majeur. Ces dernières se trouvent donc à l’extérieur
de la zone inondable. La position des piles du viaduc du Goberté permet par ailleurs une revanche d’environ 58 cm
par rapport à la ligne d’eau de la crue centennale.
Il n’est créé aucun remblai en zone inondable du Goberté.
1.3.3. Le ruisseau des Ages
Ce cours d’eau est franchi par un viaduc, évitant la problématique des remblais en zone inondable. Son ouverture
enjambe le lit mineur et les berges du cours d’eau.
A partir de la modélisation hydraulique du cours d’eau, une enveloppe des zones inondables pour les crues de
période de retour 10 ans et 100 ans a été approchée.
Il a été vérifié que les piles du viaduc évitaient tout remblai en lit majeur. Ces dernières se trouvent donc à l’extérieur
de la zone inondable. La position des piles du viaduc du ruisseau de Ages permet par ailleurs une revanche d’environ
80 cm par rapport à la ligne d’eau de la crue centennale.
Il n’est créé aucun remblai en zone inondable du ruisseau des Ages.
Zone humide impactée par le projet
Aucune frayère à brochet n’a été constatée d’après les données bibliographiques et les investigations de terrain. Les
sites de franchissement des cours d’eau (Vienne, Goberté et ruisseau des Ages) ne constituent pas des sites de
reproduction favorables au brochet.
Des frayères à truites sont potentiellement présentes dans le Goberté, mais hors de la zone d’étude, comme
l’attestent les investigations de terrain détaillées au volet F Chapitres spécifiques à la demande de dérogation
« espèces et habitats protégés ».
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1.5. Les rubriques de la nomenclature Loi sur l’Eau concernées 3-2-2-0. Installations, ouvrages, remblais dans le lit majeur d’un cours d’eau :
en phase définitive 1° Surface soustraite supérieure ou égale à 10 000 m 2 : Autorisation
2
2° Surface soustraite supérieure ou égale à 400 m et inférieure à 10 000 m 2 : Déclaration
❖ Rubriques de rejets d’eaux pluviales Au sens de la présente rubrique, le lit majeur du cours d’eau est la zone naturellement inondable par la plus forte crue
2-1-5-0 : Rejets d’eaux pluviales dans les eaux douces superficielles ou sur le sol ou dans le sous-sol dans un bassin connue ou par la crue centennale si celle-ci est supérieure. La surface soustraite est la surface soustraite à
d’infiltration, la superficie totale du projet étant : l’expansion des crues du fait de l’existence de l’installation ou ouvrage, y compris la surface occupée par l’installation,
1° supérieure ou égale à 20 ha : Autorisation l’ouvrage ou le remblai dans le lit majeur.
2° supérieure à 1 ha mais inférieure à 20 ha : Déclaration La zone inondable de la Vienne est impactée par la création de 4 piles en lit majeur de base octogonale de 14 m²
Dans le cas présent, la surface totale contrôlée dans les bassins de rétention est de 33,87 ha. Il s’agit uniquement des chacune. Les autres cours d’eau ne sont pas concernés par un impact sur leur zone inondable.
surfaces de la plateforme et des talus attenants le cas échéant. Les bassins versants extérieurs ne sont pas captés La présente rubrique est exonérée puisque la surface totale remblayée est de 56 m².
par le réseau de collecte routier.
Le projet est soumis à autorisation pour cette rubrique. 3-2-3-0. Plans d’eau, permanents ou non :
1° Dont la superficie est supérieure ou égale à 3 ha : Autorisation
2° Dont la superficie est supérieure à 0,1 ha mais inférieure à 3 ha : Déclaration
❖ Rubriques de cours d’eau et milieux aquatiques
Ne constituent pas des plans d'eau au sens de la présente rubrique les étendues d'eau réglementées au titre des
3-1-2-0 : Installations, ouvrages, travaux ou activités conduisant à modifier le profil en long ou le profil en travers du lit rubriques 2.1.1.0., 2.1.5.0. et 3.2.5.0. de la présente nomenclature, ainsi que celles demeurant en lit mineur
mineur d'un cours d'eau, à l'exclusion de ceux visés à la rubrique 3.1.4.0, ou conduisant à la dérivation d'un cours réglementées au titre de la rubrique 3.1.1.0.
d'eau : Les bassins d’eaux pluviales ne sont pas considérés comme des plans d’eau. La rubrique 3-2-3-0 n’est donc pas
1° Sur une longueur de cours d'eau supérieure ou égale à 100 m : Autorisation visée.
2° Sur une longueur de cours d'eau inférieure à 100 m : Déclaration A titre indicatif, l’emprise du projet intègre deux plans d’eau (1397 et 2045) dont l’un deux (2045) possède une surface
supérieure à 1000 m² et fait l’objet d’une déclaration d’antériorité distincte du présent dossier. Ces deux plans d’eau
Le lit mineur d'un cours d'eau est l'espace recouvert par les eaux coulant à pleins bords avant débordement. sont antérieurs à la loi sur l’eau de 1992 et à ses décrets d’application.
Le ruisseau de Fonliasmes est concerné exclusivement, les autres cours d’eau étant franchis en viaduc. Le linéaire de
cours d’eau impacté est de 107 m. La rubrique est visée en autorisation. 3-3-1-0. Assèchement, mise en eau, imperméabilisation, remblais de zones humides ou de marais, la zone asséchée
ou mise en eau étant :
3-1-3-0 : Installations ou ouvrages ayant un impact sensible sur la luminosité nécessaire au maintien de la vie et de la 1° Supérieure ou égale à 1 ha : Autorisation
circulation aquatique dans un cours d’eau sur une longueur : 2° Supérieure à 0,1 ha, mais inférieure à 1 ha : Déclaration
1° Supérieure ou égale à 100 m : Autorisation La surface de zones humides détruite par le projet de 0,69 ha en phase définitive. La présente rubrique est visée en
2° Supérieure ou égale à 10 m et inférieure à 100 m : Déclaration déclaration.
Le linéaire concerné correspond à la largeur des futurs ouvrages de franchissement sur la Vienne, le Goberté et le
ruisseau des Ages. Compte-tenu de leur hauteur au-dessus des cours d’eau (> 15 m) et de leur nature (viaduc), ces
ouvrages n’ont pas un impact sensible sur la luminosité nécessaire au maintien de la vie et de la circulation aquatique.
Le ruisseau de Fonliasmes est franchi par un ouvrage hydraulique de 72 m de longueur.
La rubrique est concernée pour le ruisseau de Fonliasmes selon le régime de déclaration.
3-1-4-0. Consolidation ou protection des berges, à l'exclusion des canaux artificiels, par des techniques autres que
végétales vivantes :
1° Sur une longueur supérieure ou égale à 200 m : Autorisation
2° Sur une longueur supérieure ou égale à 20 m mais inférieure à 200 m : Déclaration.
Le linéaire de berges protégé par des enrochements est de 55 m au total de part et d’autre sur le ruisseau du
Fonliasmes. Aucun autre cours d’eau du projet n’est concerné. La rubrique est visée en déclaration.
3-1-5-0 : Installations, ouvrages, travaux ou activités dans le lit mineur d’un cours d’eau, étant de nature à détruire les
frayères, les zones de croissance ou les zones d’alimentation de la faune piscicole, des crustacés et des batraciens :
1° Destruction de plus de 200 m² de frayères : Autorisation,
2° Dans les autres cas : Déclaration.
Le seul cours d’eau dont le lit mineur est modifié est le ruisseau de Fonliasmes. Il n’héberge pas de population
piscicole et donc pas de zone de frayère. La rubrique est concernée en déclaration.
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2. PHASE D’INVESTIGATION LIEE AUX ETUDES DE CONCEPTION
Les coordonnées des piézomètres sont les suivants (système Lambert 93).
Dans le cadre de l’étude géotechnique (G2 AVP) menée en 2019 et 2020 (CEREMA), trois piézomètres ont été posés
pour suivre le niveau de la nappe par rapport au terrain naturel, en bleu sur la figure suivante (PZ1, PZ2 et PZ3). Il
Piézomètre X Y
existe un quatrième piézomètre, déjà existant sur le site, en noir sur la figure suivante (PZ0). Le PZ105 a été posé en
PZ0 520910.77 6591772.44
2020 sur la carrière en fin d’exploitation. PZ1 520962.11 6591790.87
Ensuite, pour le suivi piézométrique nécessaire des études de conception en 2021, d’autres piézomètres ont été PZ2 522915.07 6590215.53
posés : PZ101 à 107, en bleu également. PZ3 525065.41 6590074.20
PZ101 520062.52 6592815.37
PZ102 520423.95 6592557.84
PZ103 520475.83 6592312.73
PZ104 521615.07 6591149.91
PZ105 522465.58 6590560.48
PZ106 524217.53 6589584.44
PZ107 525093.01 6590223.95
D’autres sondages et essais liées aux caractéristiques du sol ont été réalisées (CEREMA) pour les besoins des
études de conception (G2 AVP et G2 PRO).
L’ensemble de ces points d’eau respectera les préconisations de l’arrêté du 11 septembre 2003.
Localisation des piézomètres
Les relevés concernent :
- PZ0, PZ1, PZ2 et PZ3 (G2-AVP) avec relevés mensuels depuis janvier 2019 à avril 2022
- PZ 101 à 107 (G2-PRO) avec relevés mensuels de février 2021 à avril 2022
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3.3. La construction du viaduc sur la Vienne
3. PHASE TRAVAUX
3.3.1. Accès aux appuis
3.1. La gestion des eaux pluviales durant le chantier Les accès aux appuis pour la phase de construction de l’ouvrage nécessitent la création de pistes spécifiques.
Compte tenu de la nature forestière du site, les accès provisoires sont très contraints. Il peut être envisagé de réaliser
Durant le chantier, les bassins définitifs seront réalisés en premier dans la mesure du possible de façon à récupérer des pistes à partir de la trace de la future RN147, de la RD25 et de la voie communale de Mauvillant. Un accès par le
les eaux pluviales ruisselant sur les zones terrassées. sud, longeant le Faiteroux est également envisagé, permettant d’accéder à la pile 2. Cet accès nécessite un
Des bassins provisoires seront mis en place en aval de toutes les zones terrassées ne pouvant être raccordées aux franchissement provisoire du Faiteroux pour le passage d’engins de chantier de la pile 1 à la pile 2.
bassins définitifs.
Ces derniers sont dimensionnés pour un temps de retour de 5 ans minimum. Le dimensionnement des ouvrages Dans la zone inondable, les pistes d’accès seront construites au niveau du terrain naturel. Seule une exception est
provisoires d’assainissement situé en amont du Goberté, de la Vienne et du ruisseau des Ages sera réalisé sur un faite à l’interface du coteau pour accéder à la pile P1 et à la culée C0. Le remblai portera sur une dizaine de mètres
temps de retour de 10 ans. environ.
Ces bassins provisoires seront en tous les cas munis en sortie de filtre à graviers ou à paille. Pour le rétablissement du ruisseau de Faiteroux, cet ouvrage doit impérativement enjamber le lit mineur.
Les fossés ne pouvant être raccordés provisoirement aux bassins créés seront eux-mêmes munis à leur extrémité de L’ouvrage provisoire sera réalisé sans remblai. Ce dernier permettra un tirant d’air minimum au cours d’eau et la
filtres à sable ou à gravier. franchissabilité par les engins de chantier.
Ces filtres positionnés en aval des bassins provisoires ou en aval des fossés non raccordés à un bassin permettront Ce franchissement consiste en un tablier béton ou métallique isostatique reposant de part et d’autre du cours d’eau
de : sur des appuis.
Ces derniers impliqueront, selon les caractéristiques géotechniques du sol (portance), soit la réalisation d’une semelle
➢ Ralentir les vitesses d’écoulement et favoriser la décantation dans les bassins ;
(appuis superficiels) ou la mise en œuvre de pieux métalliques (appuis profonds).
➢ Assurer une filtration des effluents rejetés.
De plus, immédiatement en aval des rejets des bassins et en amont du milieu naturel exutoire, il sera mis place un
fossé, permettant de tamponner les débits en cas de forte pluie, et de finaliser le traitement qualitatif des eaux
rejetées.
A noter que les bassins provisoires seront nécessairement « mobiles » au fur et à mesure de l’avancement des
travaux. Cet assainissement provisoire et changeant fera donc l’objet d’une attention soutenue de la part des
entreprises.
Ainsi, les eaux pluviales tombées au droit des zones terrassées subiront systématiquement, durant toute la
durée du chantier, un traitement préalable à tout rejet.
3.2. Les installations de chantier
Elles sont décrites dans le Volet B Chapitres communs dans la partie VI.
Les emprises chantier sont localisées sur le plan des emprises au Volet G Atlas cartographique, chapitre III.
Notons que l’ensemble des installations de chantier sont prévues dans les emprises et qu’elles disparaitront à terme,
en phase définitive, ne laissant aucune trace dans le paysage, ou sur les abords de la déviation.
Type de franchissement provisoire à réaliser sur le Faiteroux
3.3.2. Construction des appuis
La construction des appuis en béton armé nécessitera la création de plateforme au droit et à proximité de chaque
appui. L’emprise de ces plateformes est de l’ordre de 1 000 à 1 200 m² permettant l’évolution des engins lors des
travaux de fondations et le stockage de matériels lors des travaux de réalisation de l’appui.
La réalisation des piles et des culées fait appel à des techniques courantes (coffrages grimpants et/ou cintres depuis
le sol).
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3.5. La construction du viaduc sur les Ages
3.3.3. Construction et mise en place du tablier
La mise en place de structure de charpente métallique est réalisée couramment suivant deux méthodes :
- Le grutage,
3.5.1. Accès aux appuis
- Le lançage. Les accès aux appuis pour la phase de construction de l’ouvrage nécessitent la création de pistes spécifiques.
Le montage de la charpente par grutage est adapté à des hauteurs d’ouvrage n’excédant pas 10 m et pour des Comme pour les autres viaducs, compte tenu de la nature forestière du site, les accès provisoires sont très contraints.
travées relativement modestes pour limiter le nombre d’appuis provisoires. Dans le cas présent, la longueur des Il peut être envisagé de réaliser des pistes à partir de la trace de la future RN147 ou de la RD11 passant à proximité.
travées et les hauteurs des appuis ne permettent pas d’envisager une mise en place par grutage de parties de la
structure métallique.
3.5.2. Construction des appuis
Le tablier sera donc vraisemblablement monté par lançage. La construction des appuis en béton armé nécessitera la création de plateforme au droit et à proximité de chaque
appui. L’emprise de ces plateformes est de l’ordre de 1 000 à 1 200 m² permettant l’évolution des engins lors des
Cette technique nécessite de prévoir l’implantation d’une aire d’assemblage sur une des rives permettant de réaliser
l’assemblage de la structure avant les opérations de lançage. Les dimensions de cette aire doivent être adaptée à la travaux de fondations et le stockage de matériels lors des travaux de réalisation de l’appui.
taille de l’ouvrage et aux dispositions prises pour le lançage du tablier (palées provisoires, …) afin de conserver La réalisation des piles et des culées fait appel à des techniques courantes (coffrages grimpants et/ou cintres depuis
l’équilibre statique de la structure. le sol).
L’aire d’assemblage sera inscrite dans la trace du futur aménagement de la RN147. L’ouvrage étant en alignement
droit, cette dernière devra également être en alignement droit par rapport à l’implantation future du tablier et de 3.5.3. Construction et mise en place du tablier
préférence dans le sens montant de la pente du profil en long. De ce fait, la plateforme d’assemblage sera réalisée La mise en place du tablier est identique à la méthode décrite pour le viaduc de la Vienne. Pour le viaduc du ruisseau
préférentiellement du côté de la culée C0 du viaduc de la Vienne. des Ages, la plateforme d’assemblage sera réalisée préférentiellement du côté de la culée C0 du viaduc des Ages.
Ainsi l’accès principal au chantier du viaduc se fera à partir de la RD11 et de la trace de la future RN147.
Ainsi l’accès principal au chantier du viaduc se fera à partir de la RD25 et de la trace de la future RN147.
Compte-tenu des dimensions de la plus grande travée, les dimensions de la plateforme d’assemblage et de lançage Compte-tenu des dimensions de la plus grande travée, les dimensions de la plateforme d’assemblage et de lançage
du tablier sont d’environ 140 m x 30 m. du tablier sont d’environ 65 m x 25 m.
3.4. La construction du viaduc sur le Goberté
3.6. Construction de l’OH du ruisseau de Fonliasmes
3.4.1. Accès aux appuis Les travaux de construction de l’ouvrage hydraulique du Fonliasmes seront réalisés dans la mesure du possible par
Les accès aux appuis pour la phase de construction de l’ouvrage nécessitent la création de pistes spécifiques. temps sec, lors de ses assecs fréquents.
Comme pour la Vienne, compte tenu de la nature forestière du site, les accès provisoires sont très contraints. Il peut Pour travailler à sec, et en cas de venue d’eau, il sera posé un batardeau sur l’amont et aval de la zone de travaux.
être envisagé de réaliser des pistes à partir de la trace de la future RN147 et de la RD727. L’écoulement sera permis de part et d’autre de ces batardeaux par une conduite étanche (souple ou rigide, en PEHD
par exemple) sur la durée de réalisation de l’ouvrage.
3.4.2. Construction des appuis
La construction des appuis en béton armé nécessitera la création de plateforme au droit et à proximité de chaque
appui. L’emprise de ces plateformes est de l’ordre de 1 000 à 1 200 m² permettant l’évolution des engins lors des 3.7. Les besoins en eau du chantier
travaux de fondations et le stockage de matériels lors des travaux de réalisation de l’appui. Les besoins en eau du chantier seront couverts par :
La réalisation des piles et des culées fait appel à des techniques courantes (coffrages grimpants et/ou cintres depuis
le sol). - En priorité les bassins d’eaux pluviales et les plans d’eau existants ;
3.4.3. Construction et mise en place du tablier - En second recours, des pompages superficiels dans la Vienne : hors période d’étiage (voir ci-dessous) ;
- le réseau AEP.
La mise en place du tablier est identique à la méthode décrite pour le viaduc de la Vienne. Pour le viaduc du Goberté,
la plateforme d’assemblage sera réalisée préférentiellement du côté de la culée C3 du viaduc de Goberté. Les eaux pluviales seront utilisées en priorité, ce qui réduit l’impact sur la ressource en eau dans l’environnement.
Ainsi l’accès principal au chantier du viaduc se fera à partir de la RD727 et de la trace de la future RN147. En dehors des eaux pluviales, la grande majorité des écoulements franchis par le projet ayant des débits d’étiages et
modules faibles, seuls des prélèvements dans la Vienne sont susceptibles d’être une ressource potentielle pour le
Compte-tenu des dimensions de la plus grande travée, les dimensions de la plateforme d’assemblage et de lançage chantier. Cependant, la Vienne connait des étiages sévères, période durant laquelle cette ressource ne sera pas
du tablier sont d’environ 100 m x 25 m. privilégiée.
L’article L214-18 du Code de l’Environnement précise que le débit minimal à maintenir dans le lit du cours d’eau « ne
doit pas être inférieur au dixième du module du cours d’eau en aval immédiat ou au droit de l’ouvrage ». Les
prélèvements dans la Vienne devront respecter ce débit plancher.
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Les remblais de zones humides et destruction de frayères
Les zones humides identifiées au sein du périmètre du projet sont présentées au volet B Chapitres communs au
Les débits caractéristiques de la Vienne sont les suivants (source Banque Hydro à la station de Lussac-les- chapitre VII dans le 2.5.4.6.
Châteaux) :
- QMNA5 : 15 m3/s ; En tout, 3,08 ha de zones humides sont identifiés dans le périmètre DUP (déclaré d’Utilité Publique) du chantier.
- Module : 78,5 m3/s. Après la mise en place de mesures d’évitement et de réduction, seuls 0,69 ha de zones humides sont impactés par le
projet, en phase travaux comme en phase exploitation, et seront compensés au sein du site compensatoire « Les
Ainsi le débit minimum réservé dans la Vienne est de : 7,85 m3/s. carrières et ses abords » attenant à l’infrastructure dans le secteur des carrières (se référer au Volet F : Chapitres
Les débits maximaux de prélèvement sont déterminés comme étant inférieurs à 5 % du QMNA5 et inférieurs à 400 spécifiques à la demande de dérogation « espèces et habitats protégés » au chapitre III). La compensation a lieu sur
m3/h. Le plus contraignant des deux débits est le débit de 400 m 3/h (2 % de 15 m3/s = 0,3 m3/s soit 1080 m3/h). Les place quasiment, puisqu’elle s’opère sur le site des carrières même (zone impactée), selon un ratio de 1 pour 1.
débits maximaux de prélèvement sont limités à 400 m3/h, c’est-à-dire à 110 l/s.
Les débits seront contrôlés par la régulation des pompes et la pose d’un débitmètre au niveau du rejet de pompage.
Si durant les travaux, la ressource en eaux pluviales apparait insuffisante, et dans l’hypothèse où le seuil de
prélèvement indiqué soit dépassé, une demande de prélèvement en cours d’eau sera réalisée précisant la période et
la durée nécessaires de pompage. De plus, le chantier se conformera aux restrictions de prélèvement d’eaux
imposées par la Préfecture de la Vienne, et en particulier en période estivale.
Outre les ressources en eaux pluviales et en cours d’eau, les besoins seront couverts par le réseau de distribution
d’Alimentation en Eau Potable local.
Aucun forage ne sera réalisé dans le cadre du projet.
Zone humide impactée par le projet
Aucune frayère à brochet n’a été constatée d’après les données bibliographiques et les investigations de terrain. Les
sites de franchissement des cours d’eau (Vienne, Goberté et ruisseau des Ages) ne constituent pas des sites de
reproduction favorables au brochet.
Des frayères à truites sont potentiellement présentes dans le Goberté, mais hors de la zone d’étude, comme
l’attestent les investigations de terrain détaillées au volet F Chapitres spécifiques à la demande de dérogation
« espèces et habitats protégés ».
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3.8. Les rubriques de la nomenclature Loi sur l’Eau concernées 3-1-2-0. Installations, ouvrages, travaux ou activités conduisant à modifier le profil en long ou le profil en travers du lit
mineur d'un cours d'eau, à l'exclusion de ceux visés à la rubrique 3.1.4.0, ou conduisant à la dérivation d'un cours
en phase d’investigation et travaux d'eau :
1° Sur une longueur de cours d'eau supérieure ou égale à 100 m : Autorisation
❖ Rubriques de prélèvements d’eau superficielle et/ou souterraine 2° Sur une longueur de cours d'eau inférieure à 100 m : Déclaration
1-1-1-0 : Sondage, forage, y compris les essais de pompage, création de puits ou d'ouvrage souterrain, non destiné à
un usage domestique, exécuté en vue de la recherche ou de la surveillance d'eaux souterraines ou en vue d'effectuer Le lit mineur d'un cours d'eau est l'espace recouvert par les eaux coulant à pleins bords avant débordement.
un prélèvement temporaire ou permanent dans les eaux souterraines, y compris dans les nappes d'accompagnement
de cours d'eau : Déclaration. Le ruisseau de Fonliasmes est concerné par la pose de batardeaux et conduite, mis en place durant les travaux de
construction de l’ouvrage hydraulique, sur une longueur supérieure à 100 m. Les autres cours d’eau sont franchis en
Les investigations géotechniques préliminaires nécessaires aux études de conception ont nécessité divers forages et
viaduc donc non concernés. Le Faiteroux est franchi temporairement par un ouvrage qui enjambe ses berges et le lit
pose de onze piézomètres au total, entrent dans le champ de cette rubrique.
mineur, il n’est donc pas concerné.
La rubrique est visée en phase travaux en autorisation pour le seul ruisseau de Fonliasmes.
1-2-1-0 : A l’exception des prélèvements faisant l’objet d’une convention avec l’attributaire du débit affecté prévu par
l’article L. 214-9 du code de l’environnement, prélèvements et installations et ouvrages permettant le prélèvement, y
compris par dérivation, dans un cours d’eau, dans sa nappe d’accompagnement ou dans un plan d’eau ou canal 3-1-3-0 : Installations ou ouvrages ayant un impact sensible sur la luminosité nécessaire au maintien de la vie et de la
circulation aquatique dans un cours d’eau sur une longueur :
alimenté par ce cours d’eau ou cette nappe :
1° D’une capacité totale maximale supérieure ou égale à 1 000 m3/heure ou à 5 % du débit du cours d’eau ou, à 1° Supérieure ou égale à 100 m : Autorisation
défaut, du débit global d’alimentation du canal ou du plan d’eau : Autorisation 2° Supérieure ou égale à 10 m et inférieure à 100 m : Déclaration
2° D’une capacité totale maximale comprise entre 400 et 1 000 m3/heure ou entre 2 et 5 % du débit du cours d’eau
ou, à défaut, du débit global d’alimentation du canal ou du plan d’eau : Déclaration Le linéaire concerné correspond à la largeur des futurs ouvrages de franchissement sur la Vienne, le Goberté et le
Dans le cas où les eaux pluviales ne suffisent pas à satisfaire les besoins en eau, un pompage temporaire dans la ruisseau des Ages. Compte-tenu de leur hauteur au-dessus des cours d’eau (> 15 m) et de leur nature (viaduc), ces
Vienne est envisagé. Il sera limité à 110 l/s. A ce titre, la rubrique n’est pas concernée, il y a exonération. ouvrages n’ont pas un impact sensible sur la luminosité nécessaire au maintien de la vie et de la circulation aquatique.
Dans tous les cas, une demande de prélèvement en cours d’eau sera réalisée précisant la période et la durée Le franchissement du ruisseau de Faiteroux par un ouvrage provisoire couvre le ruisseau sur un linéaire d’environ 15
nécessaires de pompage. Le chantier se conformera aux restrictions de prélèvement d’eaux imposées par la m au maximum. Le rétablissement du ruisseau de Fonliasmes est concerné sur une longueur supérieure à 100 m.
Préfecture de la Vienne, et en particulier en période estivale. La rubrique est donc concernée en autorisation en cumulant les deux cours d’eau.
3-1-5-0 : Installations, ouvrages, travaux ou activités dans le lit mineur d’un cours d’eau, étant de nature à détruire les
frayères, les zones de croissance ou les zones d’alimentation de la faune piscicole, des crustacés et des batraciens :
❖ Rubriques de rejets d’eaux pluviales 1° Destruction de plus de 200 m² de frayères : Autorisation,
2° Dans les autres cas : Déclaration.
2-1-5-0 : Rejets d’eaux pluviales dans les eaux douces superficielles ou sur le sol ou dans le sous-sol dans un bassin
d’infiltration, la superficie totale du projet étant :
Le seul cours d’eau dont le lit mineur est modifié est le ruisseau de Fonliasmes, temporairement rétabli par une
1° supérieure ou égale à 20 ha : Autorisation
conduite entre deux batardeaux. Il n’héberge pas de population piscicole et donc pas de zone de frayère. La rubrique
2° supérieure à 1 ha mais inférieure à 20 ha : Déclaration
est concernée en déclaration.
Comme pour la phase d’exploitation, les surfaces de projet concernées en phase travaux dépassent la limite
déclarative des 20 ha. Le projet est soumis à autorisation pour cette rubrique.
3-2-2-0. Installations, ouvrages, remblais dans le lit majeur d’un cours d’eau :
❖ Rubriques de cours d’eau et milieux aquatiques 1° Surface soustraite supérieure ou égale à 10 000 m 2 : Autorisation
2
2° Surface soustraite supérieure ou égale à 400 m et inférieure à 10 000 m 2 : Déclaration
Au sens de la présente rubrique, le lit majeur du cours d’eau est la zone naturellement inondable par la plus forte crue
3-1-1-0 : Installations, ouvrages, remblais et épis, dans le lit mineur d'un cours d'eau, constituant :
connue ou par la crue centennale si celle-ci est supérieure. La surface soustraite est la surface soustraite à
1° Un obstacle à l'écoulement des crues : Autorisation l’expansion des crues du fait de l’existence de l’installation ou ouvrage, y compris la surface occupée par l’installation,
2° Un obstacle à la continuité écologique : l’ouvrage ou le remblai dans le lit majeur.
a) Entraînant une différence de niveau supérieure ou égale à 50 cm, pour le débit moyen annuel de la ligne
d'eau entre l'amont et l'aval de l'ouvrage ou de l'installation : :
Le chantier nécessite une emprise d’environ 8000 m² dans la zone inondable de la Vienne, constituée des pistes
Autorisation
d’accès et des plateformes pour la création des piles. Seul le franchissement provisoire du Faiteroux engendre de
b) Entraînant une différence de niveau supérieure à 20 cm mais inférieure à 50 cm pour le débit moyen annuel faibles remblais .
de la ligne d'eau entre l'amont et l'aval de l'ouvrage ou de l'installation : Déclaration
La présente rubrique est visée en déclaration en phase travaux.
Au sens de la présente rubrique, la continuité écologique des cours d'eau se définit par la libre circulation des
espèces biologiques et par le bon déroulement du transport naturel des sédiments.
En phase travaux, durant l’intervention pour l’ouvrage hydraulique du Fonliasmes, des batardeaux et une conduite
seront mis en place sur le ruisseau, faisant obstacle à son écoulement pour cette durée. La rubrique est concernée en
phase travaux en autorisation pour ce seul ruisseau.
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3-2-3-0. Plans d’eau, permanents ou non :
1° Dont la superficie est supérieure ou égale à 3 ha : Autorisation
2° Dont la superficie est supérieure à 0,1 ha mais inférieure à 3 ha : Déclaration
Ne constituent pas des plans d'eau au sens de la présente rubrique les étendues d'eau réglementées au titre des
rubriques 2.1.1.0., 2.1.5.0. et 3.2.5.0. de la présente nomenclature, ainsi que celles demeurant en lit mineur
réglementées au titre de la rubrique 3.1.1.0.
Les bassins d’eaux pluviales, provisoires ou non, ne sont pas considérés comme des plans d’eau. La rubrique
3-2-3-0 n’est donc pas visée.
3-3-1-0. Assèchement, mise en eau, imperméabilisation, remblais de zones humides ou de marais, la zone asséchée
ou mise en eau étant :
1° Supérieure ou égale à 1 ha : Autorisation
2° Supérieure à 0,1 ha, mais inférieure à 1 ha : Déclaration
La surface maximale d’impact est celle de l’emprise travaux croisée à la surface de zones humides, c’est-à-dire 0,69
ha. La rubrique est concernée en déclaration en phase travaux.
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CHAPITRE VI - INCIDENCES ET MESURES RELATIVES AUX EAUX Le seul impact possible est lié à un effet de drainage. Cet effet existe lorsque le niveau piézométrique de la nappe se
trouve au-dessous de la cote projet la plus basse. Plus le déblai est important, et plus le drainage de la nappe par le
SOUTERRAINES projet pourrait être important.
La distance jusqu’à laquelle l’incidence du drainage se fera sentir dépend de la perméabilité du milieu et du sens
d’écoulement de la nappe.
1. LES INCIDENCES
Les incidences sur les eaux souterraines peuvent être directes ou indirectes. Les eaux souterraines sont alimentées Dans le cadre du projet, c’est au niveau des déblais routiers, des déblais de creusement de bassins et au niveau des
par infiltration des précipitations, par échange avec un cours d’eau ou drainage d’un autre aquifère. Les incidences fouilles pour la création d’appuis en bordure de cours d’eau (Vienne, Goberté et ruisseau des Ages), que le risque
peuvent donc se situer au droit du projet, que l’on soit en phase chantier ou en phase d’exploitation, par infiltration d’interface avec un niveau piézométrique est le plus probable. La réalisation de remblais en zone inondable de la
directe des précipitations ou drainage de nappes superficielles. Vienne peut engendrer également, par tassement du sous-sol, la modification des écoulements de la nappe alluviale.
Les incidences peuvent également se produire en dehors du projet par l’infiltration d’un cours d’eau contribuant à Cependant, les remblais étant limités aux seules piles du viaduc, ce phénomène de tassement, s’il existe, sera très
l’alimentation d’un aquifère. réduit et ponctuel.
Pour rappel, la vulnérabilité des eaux souterraines est moyenne à forte sur l’ensemble du projet. Concernant les zones de déblai routier, il y a un risque d’intercepter et de modifier un niveau piézométrique. A cet
effet, un réseau et des systèmes de drainage sont prévus.
1.1. Phase exploitation
L’implantation de nouveaux appuis dans le lit majeur de la Vienne présente un risque évident d’interception de la
1.1.1. La qualité des eaux nappe alluviale.
❖ Les impacts directs potentiels Enfin, la réalisation de remblais dans la zone inondable de la Vienne peut engendrer, par tassement du sous-sol
La pollution chronique provient des eaux de lessivage de la chaussée sur laquelle se sont accumulés les résidus liés composé d’horizons compressibles, la modification des écoulements de la nappe alluviale du cours d’eau. Ces
à la circulation (carburants, huiles, pneumatiques, corrosion véhicules, usure de la chaussée et des équipements modifications pourraient entrainer une augmentation des niveaux piézométriques en amont et un abaissement de ces
routiers, …). La pollution saisonnière résulte de l’utilisation de fondants en hiver et de produits phytosanitaires mêmes niveaux en aval. Cependant, les surfaces concernées sont ponctuelles : de l’ordre de 14 m² par pile soit 56 m²
d’entretien. Rappelons que ces derniers sont interdits et utilisés strictement par dérogation dans les seuls cas des en tout (4 piles). Les autres piles ne sont pas dans la zone inondable de la Vienne. Cette surface parait donc infime
secteurs dangereux ou inaccessibles. par rapport à la zone d’alimentation alluviale de la Vienne, qui présente une surface d’apport de plusieurs km². De
Ces pollutions liées à l’exploitation d’une route sont lessivées par les pluies. Compte-tenu de la pente des chaussées, plus, les écoulements seront simplement déviés très localement au droit des piles, mais cela ne portera pas
les eaux pluviales ruissellent vers les fossés longeant la route. C’est donc sur le bas-côté que la pollution peut conséquence sur le fonctionnement et l’alimentation de la nappe alluviale ni du cours d’eau.
s’infiltrer et contaminer les eaux souterraines. Mais, des réseaux de collecte vont récupérer les eaux pluviales de la
chaussée. Les impacts potentiels sur les niveaux de nappe existent, ils sont essentiellement liés aux linéaires de déblais
routiers.
La pollution accidentelle survient à la suite d’un accident de la circulation avec déversement de matières polluantes
voire dangereuses avec des conséquences variables selon d’une part, la nature et la qualité du produit déversé, et
d’autre part des caractéristiques du milieu récepteur. Le déversement accidentel de produits toxiques sur la chaussée
peut se produire sur les voies ou en dehors des voies. Lorsque le déversement se produit sur les voies, le polluant
atteindra les fossés soit par ruissellement direct du produit s’il est liquide soit par lessivage par les eaux pluviales.
Dans les deux cas, le point d’entrée vers les eaux souterraines sera le fossé bordant la chaussée.
Lorsque le véhicule accidenté quitte la chaussée et que son chargement se déverse sur le bas-côté, l’infiltration se
fera directement sur le terrain naturel. C’est le cas le plus défavorable. Le véhicule peut quitter la voie et déverser son
chargement le long du remblai. Dans ce cas-là, il y a possibilité d’infiltration directe de produits polluants dans les
formations superficielles.
En l’absence de dispositifs spécifiques, l’ensemble des nappes superficielles sont sensibles aux éventuelles pollutions
de surface. Cette sensibilité est néanmoins variable en fonction des caractéristiques du projet (déblais/remblais) et de
la nature des terrains non saturés disposés entre la surface du sol et le toit de la nappe.
Dans le projet de déviation, la vulnérabilité est classée moyenne sur l’extrémité Ouest et forte sur le reste du linéaire.
Ainsi, sur le reste du linéaire, les réseaux de collecte seront étanches, présentant une perméabilité égale à 10-7m/s.
Les bassins de traitement présenteront une perméabilité de 1.10-9 m/s, selon les recommandations du GTPOR. Le
risque d’infiltration sera quasiment nul.
❖ Les impacts indirects potentiels
Pour qu’une pollution chronique, saisonnière ou accidentelle puisse atteindre de façon indirecte une nappe d’eau
souterraine, il faut que le flux polluant s’échappe de l’emprise routière et atteigne un ruisseau contribuant à
l’alimentation d’une nappe.
Dans ce cas, les mesures prises sont les mêmes que celles prises pour la protection des eaux superficielles :
Chapitre VII -2.1.2.
1.1.2. Les niveaux piézométriques
En phase exploitation, le projet ne prévoit, à ce stage des études, aucun forage ni aucun prélèvement dans les eaux
souterraines.
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1.1.3. Les usages 1.2. Phase travaux
Les usages d’eaux souterraines sont présentés au paragraphe Les usages des eaux souterraines du Volet B 1.2.1. La qualité des eaux
Chapitres communs au chapitre VII du présent DAEU.
❖ Les impacts directs
Plusieurs captages d’eau potable sont présents à proximité du projet : Lors des travaux, la principale cause de dégradation de la qualité des eaux souterraines provient d’une modification
- Les captages du Pont à Lussac-les-Châteaux, de la vulnérabilité intrinsèque de l’aquifère par l’altération des propriétés filtrantes de la couverture pédologique voire
- Les captages de Monas à Civaux, de la partie supérieure de la zone non saturée des aquifères.
- Le captage de la source (dogger) Fontjoin à Verrières, Le relief est assez marqué le long du projet routier (tracé vert). Le tracé (en rouge) est majoritairement en déblai sauf
- Le captage « Les Petites Rivières » à Valdivienne. au droit des vallées, franchies nécessairement en remblai ou par des viaducs.
Cependant le projet n’intercepte pas leurs périmètres de protection. Les aménagements objet du projet ne sont pas de
nature à modifier les conditions d’écoulement des eaux souterraines de ces captages. Concernant toute propagation
d’une pollution durant la phase exploitation, les mesures prises sont décrites dans le Chapitre VII -2.1.2.
Il existe également sept forages et puits à proximité du projet.
Profondeur
Nom Commune Lieu-Dit Nature Usage
(m)
RESERVOIR D'EAU -
LUSSAC-LES-
BSS001PQXJ FERME DE PUITS 45 EAU
CHATEAUX
MAUVILLANT
AU NORD DU LIEU
BSS001PQZC GOUEX DIT LES BORDES - FORAGE 40.3 EAU
LES SOUILLES
BSS001PRAD GOUEX LES SOUCHEAUX FORAGE 48.5 EAU
LES ORS (LA
BSS001PRWD PERSAC FORAGE 93.7 EAU+Irrigation
BARONNERIE)
LUSSAC-LES-
BSS001PRYE ROUTE DE PERSAC FORAGE 50 EAU
CHATEAUX
LUSSAC-LES-
BSS001PRYF ROUTE DE PERSAC FORAGE 50 EAU
CHATEAUX
BSS003GNJE MAZEROLLES JOHANISBERG FORAGE 70 EAU
LA CROIX Profil en long du projet et points de rejet
MAILLOCHEAU, LES EXCAVATION-CIEL- GRAVIER-
BSS001PRAV MAZEROLLES nc
SOUCHAUX, LA OUVERT SABLE
CROIX BARDIN Ces déblais s’opèrent dans des terrains de nature argileuse mais localement à caractère calcaire et karstique.
BSS001PRAW MAZEROLLES COUCHEBERT
EXCAVATION-CIEL-
nc
GRAVIER- Dans les zones d’argile, compte-tenu de la nature assez imperméable du sol, les vitesses de percolation sont faibles.
OUVERT SABLE Les matières en suspension qui vont souiller les eaux des précipitations ne pourront pas pénétrer dans le sous-sol.
BSS001PRCA GOUEX FOSSE BRUGNOUX CAVITE-NATURELLE nc nc Toute fuite d’huile ou de carburant serait également diffusée de manière limitée en profondeur, en raison des faibles
Inventaire des usages en eau souterraine vitesses de percolation.
Dans les zones de karst ou de calcaire, le projet en déblai représente un risque d’impact sur les nappes d’eaux
Pour les puits et forages situés en amont par rapport au projet, il n’est attendu aucun impact de ce dernier sur souterraines.
l’alimentation en eau des usages.
Pour les autres puits et forages, un impact quantitatif est possible, par rabattement de nappe par exemple. ❖ Les impacts indirects
Une éventuelle pollution se produisant sur le chantier pourrait être entraînée par les eaux de ruissellement et s’infiltrer
vers une nappe sous-jacente, en dehors de l’emprise du chantier.
Les dispositions prévues pour empêcher toute propagation de la pollution en phase travaux sont identiques entre les
eaux souterraines et superficielles. Elles sont présentées dans le Chapitre VII -2.2.2 vers lequel nous renvoyons le
lecteur.
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1.2.2. Les niveaux piézométriques
En phase travaux, le projet ne prévoit, à ce stage des études, aucun forage ni aucun prélèvement dans les eaux 2. LES MESURES
souterraines. 2.1. Les mesures générales sur les eaux souterraines
Comme indiqué pour la phase exploitation, le projet pourrait avoir un effet drainant en déblai notamment. Une mesure
Pour supprimer tout impact potentiel sur la qualité des eaux souterraines et les niveaux piézométriques des nappes
est nécessaire pour contrôler cet impact potentiel en déblai.
d’eaux souterraines, les mesures suivantes seront réalisées :
Au droit de la construction des viaducs et de leurs appuis, les eaux pompées dans la nappe alluviale de la Vienne, ou
- Tous les réseaux de collecte des eaux pluviales et produits épanchés sur la chaussée en zone de
du Goberté, ou du ruisseau des Ages sont rejetées, après traitement, vers le cours d’eau. Dans la mesure du
vulnérabilité forte, c’est-à-dire sur la majorité du linéaire, présenteront une perméabilité faible (vérification
possible, les eaux pompées lors de la construction des appuis pourront être utilisées pour les besoins en eau du d’une perméabilité inférieure ou égale à 1.10-7 m/s) ou dans le cas contraire, les réseaux seront soit bétonnés
chantier, après décantation. (contrainte de pente en sus) soit équipés d’une géomembrane, soit étanchés à l’argile ;
L’eau pompée dans la nappe, non utilisée pour les besoins du chantier, rejoindra donc immédiatement après
- Les bassins de traitement des eaux pluviales et produits éventuellement épanchés sur la chaussée
traitement, son milieu d’origine, puisque la nappe et le cours d’eau sont en communication perpétuelle. Il n’y a donc présenteront une perméabilité quasi-nulle par mise en place d’une géomembrane/ ou étanchéité à l’argile sur
pas d’impact quantitatif sur la ressource en eau souterraine vis-à-vis des travaux sur les appuis des viaducs. l’ensemble du linéaire du projet afin d’atteindre une perméabilité de 1.10-9 m/s. ; Le bassin 5 vers le ruisseau
des Ages est conçu avec un filtre à sable en sortie de l’ouvrage et une étanchéité par géomembrane et
recouvrement de terre végétale ;
1.2.3. Les usages
- Un Plan d’Intervention et de Secours est mis en place par l’exploitant. Celui-ci précise les procédures à suivre
en cas de situation anormale comme précisé au Chapitre XII -.
Sur l’aspect qualitatif des eaux souterraines potentiellement exploitées, les mesures sont identiques à celles prévues
pour la protection des eaux superficielles, au Chapitre VII -2.2.2. - En phase travaux, les installations de chantier seront disposées en dehors des zones en bordure des cours
d’eau et en dehors des zones humides ou sensibles. Quoi qu’il en soit, pour ces installations, les risques
seront minimisés par la mise en place d’une bonne étanchéité des zones de stockage des produits et
Sur l’aspect quantitatif, certains points d’eau présentant un impact quantitatif possible, par rabattement de nappe par
d’entretien des engins. Des fossés étanches périphériques aux zones de stockage permettront de recueillir
exemple. les produits ruisselés et de les évacuer vers des centres de traitement spécialisés. Les terres souillées seront
également évacuées en fin de chantier vers ces centres ;
- Pour satisfaire les besoins en eau durant la phase chantier, la ressource en eau utilisée est en priorité l’eau
pluviale collectée dans les bassins, puis l’eau superficielle de la Vienne, selon les restrictions qui seront
déterminées au moment des besoins. Ce dernier sera, dans tous les cas, effectué dans la limite des
restrictions d’usage déterminées par la Police de l’eau et fera l’objet d’un dossier de régularisation avant tout
prélèvement. Il n’est pas prévu de forage dans les eaux souterraines pour le chantier ;
- Les autres mesures concernant l’aspect qualitatif des eaux pluviales potentiellement infiltrées dans le sol ; ces
mesures sont communes aux eaux superficielles et sont exposées au Chapitre VII -2.1.2 pour la phase
exploitation et Chapitre VII -2.2.2 pour la phase travaux.
- Concernant les incidences piézométriques, les mesures constructives sont prises suite aux études
géotechniques. On peut citer la réalisation de fossés de pied captant les éventuelles arrivées d’eau des talus ;
cette mesure sera prise dès la phase travaux. De plus, des éperons, ou masques drainants, pourront être
réalisés lorsque des circulations d’eau seraient recoupées (voir schémas de principe suivants). Aussi, en cas
de présence d’une nappe d’eau permanente, un système de couche drainante ou de drains transversaux sera
mis en place pour intercepter ces remontées d’eau, notamment à la base de la chaussée. Les eaux de
drainage récupérées sont de faibles quantités étant donné le caractère argileux et donc peu perméable du
sol. Ces eaux sont dirigées vers le milieu naturel (cours d’eau, fossé ou thalweg le plus proche).
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Le point d’eau « PQXJ » est situé à 50 m au sud de l’axe du projet, et hors projet en phase exploitation (figure de
Principe du masque drainant gauche). Cependant, il se trouve dans la base chantier prévue pour la durée des travaux (figure de droite). Il sera
donc détruit comme le point d’eau précédent, selon les préconisations de l’arrêté du 11 septembre 2003.
Principe des éperons drainants
- Pour les puits et forages proches du projet et situés en aval hydraulique, un état zéro de chaque point d’eau
est réalisé sur la piézométrie. Ainsi, grâce à cette mesure de suivi, et en cas d’impact avéré sur un ou des Dans les deux cas de ces points d’eau, les mesures prévues au DAE s’appliqueront : compensation en concertation
points d’eau identifiés, des mesures compensatoires sont alors proposées en concertation avec le(s) avec le propriétaire.
propriétaire(s) telles que l’approfondissement du forage ou du puits, ou création d’un nouveau point de
prélèvement ou encore le raccordement au réseau d’alimentation d’eau potable le plus proche.
Les deux points d’eau les plus proches du projet, qui sont les « PQZC » sur la commune de Gouex au Nord
du lieu-dit Les Bordes les Souilles et « PQXJ » sur la commune de Lussac au lieu-dit Mauvillant, sont 2.2. Mesures particulières relatives à la présence du captage
localisés en bleu avec le plan du tracé routier ci-après.
d’eau potable de Lussac
Le point d’eau « PQZC » se trouve sur la trace du projet et sera donc détruit, selon les prescriptions en vigueur (arrêté
du 11 septembre 2003). Pour pallier à un événement pluvieux d’occurrence exceptionnelle (cumul de pluviométrie important ou phénomène
intense), pouvant dépasser les capacités de stockage des dispositifs d’assainissement réalisés, il est prévu de mettre
en œuvre un système d’alerte à destination du syndicat des eaux.
Dès prévision d’un tel événement, l’entreprise en charge des travaux devra procéder, de manière préventive, à un
pompage des différents bassins dont elle a la charge, et à la vérification du bon état des dispositifs mis en œuvre.
Elle informera le maître d’œuvre de la bonne réalisation de ces opérations préventives, de dernier ayant la charge de
prévenir le numéro d’appel d’astreinte du syndicat des eaux pour informer ce dernier des risques de débordement des
bassins mis en œuvre, afin qu’il puisse procéder aux opérations nécessaires.
L’efficacité de ce dispositif sera intrinsèquement liée à la bonne anticipation de ces phénomènes.
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2.3. Mesure spécifique pour la réalisation des appuis en
bordure de cours d’eau
Les piles du viaduc sur la Vienne se trouvent en lit majeur, hors écoulement. Néanmoins, les semelles de ces piles
doivent s’enfoncer dans le sol, et atteindront la nappe alluviale à faible profondeur.
Pour la réalisation des appuis, il est prévu :
- la pose d’un rideau de palplanches ceinturant la zone de la semelle ;
- le pompage des eaux en fond de fouille ;
- le traitement de ces eaux dans un bassin provisoire de décantation et filtration ;
- le rejet de ces eaux dans la Vienne.
La fondation de l’ouvrage est réalisée au sec par pompage et donc par rabattement de la nappe éventuelle (le débit
de rabattement ne peut être estimé à ce stade des études).
Afin de supprimer les venues d’eau durant la réalisation des travaux, un bouchon en béton immergé peut être coulé
en fond de fouille et assure une étanchéité du batardeau (solution retenue dans l’hypothèse de venue d’eau
importante). La réalisation ou non d’un bouchon en béton immergé dépendra des conclusions d’une étude spécifique
travaux.
Il est précisé qu’en période de non intervention uniquement, et en cas de remontée d’eaux claires dans les fouilles, les Schéma de principe d’un batardeau pour réalisation d’appuis d’ouvrage au droit d’une nappe superficielle
eaux pompées pourront être dirigées directement dans la Vienne, sans nécessiter de traitement. Cette démarche
permettra de ne pas engorger inutilement les bassins, et inversement, de ne pas souiller les eaux claires pompées par
les eaux sales du bassin provisoire. L'eau pompée dans les fouilles est traitée puis retourne au cours d'eau de manière continue, et à proximité du lieu de
Un exemple d’intervention en cours d’eau avec le rideau de plaplanches est illustré ci-après. Il faut préciser que ce pompage. Il ne peut y avoir assèchement, puisque l'eau retourne au milieu naturel "en circuit fermé".
cas illustré concerne la réalisation d’une pile en lit mineur, c’est-à-dire à proximité immédiate du niveau d’eau, ce qui Compte-tenu des débits de la Vienne et de son grand BV, il n'est pas attendu d'impact des travaux sur son débit.
n’est pas le cas des appuis des ouvrages de la Vienne.
Pour ce qui est du Goberté et du ruisseau des Ages, afin de surveiller l’absence d’impact des pompages en fond de
fouille sur le niveau d’eau des cours d’eau, il est prévu un suivi de la hauteur d’eau en amont et en aval du chantier.
Barrage flottant Fouille L’objectif de cette surveillance sera de vérifier que le débit des cours d’eau ne se « perde » pas dans les eaux de fond
de fouille. Le cas échéant, des mesures seront prises pour corriger l’impact (adaptation de la méthode de travaux,
renfort de l’étanchéité du fond de fouille, adaptation du calendrier de travaux, etc.).
CHAPITRE VII - INCIDENCES ET MESURES RELATIVES AUX EAUX
SUPERFICIELLES
1. LES INCIDENCES
Rideau de
1.1. Phase exploitation
palplanches 1.1.1. Les incidences quantitatives
Les incidences quantitatives en phase d’exploitation sont les suivantes :
Création d’une pile en cours d’eau
Source Ingerop - Le ruissellement issu des eaux de plateforme nouvellement créée ; cette augmentation est susceptible de
générer l’aggravation des débits en aval du projet ;
- La création d’obstacle aux écoulements des crues dans la plaine inondable de la Vienne, du Goberté et du
ruisseau des Ages par la réalisation des appuis des nouveaux viaducs. Ces travaux peuvent avoir un impact
négatif sur l’écoulement des crues en entraînant des pertes de charges et une réduction de la capacité
hydraulique du cours d’eau. Cela peut se traduire par une augmentation des niveaux d’eau en crue du cours
d’eau.
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1.1.2. Les incidences qualitatives Les risques d’impact sont
1.1.2.1 La pollution chronique - soit direct : le tracé occupe la parcelle où se situe l’usage ;
Cette pollution est engendrée, entre autres, par la circulation automobile, l’usure des revêtements, etc. Elle est - soit indirect : lié à un potentiel rejet ayant des répercussions négatives sur la qualité de l’eau en aval (pollution
entraînée par les intempéries. Les charges en pollution ainsi entraînées peuvent être importantes. D’une manière chronique, accidentelle, saisonnière).
générale, on retiendra comme charge annuelle par hectare imperméabilisé les valeurs de la figure ci-après, tirée du
GTPOR :
1.2. Phase travaux
Charges
Charges en Charges unitaires annuelles pour 1000 véh/jour
supplémentaires 1.2.1. Les incidences quantitatives
annuelles pour Les conditions d’écoulement et les régimes hydrologiques pourront être modifiés lors de la réalisation des travaux.
kg/ha/1000 véh
+ de 10 0000 véh/jour Ainsi des mesures devront être prises pour limiter ces impacts.
Site ouvert Site ouvert ou restreint Ouverts et restreints La nature des impacts potentiels présente plusieurs origines distinctes :
MES 40 60 10
- La protection des milieux extérieurs (cours d’eau exutoire) contre l’entrainement des fines (matières en
DCO 40 60 4 suspension) nécessite de mettre en place un réseau de collecte des eaux pluviales, définitif ou provisoire
Zn 0,4 0,2 0,0125 (fossés en terre). Ces derniers auront pour effet de concentrer les écoulements en des points précis et
Cu 0,02 0,02 0,011 d’augmenter les vitesses de transfert. Ces deux points sont favorables à l’aggravation des débits ruisselés et
Cd 0,002 0,001 0,0003 donc à l’augmentation des débits de pointe au droit des exutoires ;
HC totaux 0,6 0,9 0,4 - Les éventuels besoins en eau du chantier ;
HAP 0,00008 0,00015 0,00005
- La réalisation du viaduc de la Vienne dans le lit majeur nécessite de travailler à sec. Des mesures de
Charges unitaires et supplémentaires annuelles par ha imperméabilisé pour différents polluants protection sont à prévoir. Pour cela, la méthode de construction du viaduc est décrite au Chapitre VI -2.3. En
effet, sur cette intervention, les eaux superficielles et souterraines sont en communication, les mesures sont
Des évènements « chocs » peuvent intervenir après une pluie de 10 mm de durée 15 min, faisant suite à une période donc communes. De plus, pour la réalisation du viaduc de la Vienne et de ses appuis, la réalisation d’une
de temps sec de 15 jours. Dans ce cas de figure, les charges entraînées durant cet évènement correspondent à 2,3 % piste de chantier en remblai provisoire peut avoir des impacts en cas de crue durant les travaux, sur les
des charges annuelles pour chaque paramètre. niveaux d’eau de la plaine inondable.
Dans le cas présent, le trafic moyen journalier annuel (TMJA) attendu est estimé en tenant compte du présent projet à - La réalisation de l’ouvrage hydraulique du ruisseau de Fonliasmes qui nécessitera de travailler à sec pour des
l’horizon 2042, c’est-à-dire environ 20 ans après la mise en service de la déviation. Le TMJA attendu est entre 10 800 raisons pratiques et qui impose d’isoler l’ouvrage des écoulements, durant la période de chantier.
et 11 000 véhicules par jour. La valeur moyenne, 10 900 véhicules par jour, est utilisée pour les calculs de pollution
détaillés au Chapitre XIII -2.
1.2.2. Les incidences qualitatives
1.1.2.2 La pollution accidentelle Les risques de pollution durant la phase travaux concernent : les rejets et la réalisation des ouvrages hydrauliques.
Le développement d’activités humaines, la réalisation d’infrastructures de transport, etc., sont sources de pollutions
accidentelles telles que le renversement d’un camion contenant des produits toxiques ou polluants. La fréquence de
ce type de pollution est souvent très faible mais il est très difficile de l’évaluer, elle est en relation, par exemple, avec
1.2.2.1 Les rejets :
Tous les écoulements (cours d’eau ou non) interceptés par le projet autoroutier sont susceptibles de recevoir des
le nombre de véhicules et la présence de situations accidentogènes.
rejets en phase travaux. Le risque de pollution est principalement de quatre ordres :
1.1.2.3 La pollution saisonnière - Les rejets d’eaux pluviales des zones de travaux autres que les installations de chantier :
Deux types de pollution saisonnière peuvent intervenir. La première concerne le salage des voies. D’une manière L’augmentation des fines en suspension liées aux terrassements (drainage des eaux de déblai, lessivage de dépôt,
générale, les quantités utilisées, suivant les traitements (préventif ou curatif) varient entre 4 et 30 g/m². Une grande terrassement, etc.), risque de provoquer l’asphyxie de poissons, par effet de colmatage, la destruction des herbiers,
partie se retrouve dans le sol aux alentours de la voirie salée à cause du vent, de la circulation, etc., le reste est de la faune d’invertébrés indispensable à la vie piscicole et de frayères. Leur quantification dépend des surfaces
récupéré dans les eaux de ruissellement. terrassées, de la fréquence et de l’intensité des pluies dans le cas des matières en suspension ;
- Les rejets des installations de chantier :
La seconde concerne l’épandage de produits phytosanitaires. Des risques de contamination des milieux récepteurs
existent, notamment lorsqu’une pluie imprévue intervient quelques heures seulement après l’épandage des pesticides Ces rejets concernent éventuellement des eaux pluviales, des eaux de lavage et des produits accidentellement
(limité aux seules zones inaccessibles). déversés ;
- Les rejets accidentels de polluants toxiques :
1.1.3. Les incidences sur les usages Le déversement accidentel de polluants, principalement d’hydrocarbures, imputable à une défaillance du matériel
Les usages liés aux eaux superficielles recensés à proximité du projet sont : (rupture de réservoir, de conteneur, …) à la conduite du chantier (accident d’engins ou de camions, déversement
- des plans d’eau, accidentel lors des transports) ou encore à l’entretien du matériel (déversement à partir des opérations de
- des pompages en rivière, ravitaillement, de vidange des engins) sont susceptibles de perturber gravement l’équilibre du milieu récepteur ;
- des captages d’eau potable,
- des forages liés à l’irrigation (voir Chapitre VI -1.1.3 sur les eaux souterraines).
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- Les rejets d’eaux usées : 1.2.3. Les incidences sur les usages
Les installations de chantier présentes en phase travaux entraînent des rejets d’eaux usées à forte charge organique. Les usages liés aux eaux superficielles recensés à proximité du projet sont :
La charge de pollution produite pour 1 équivalent habitant est de : - des plans d’eau,
- des pompages en rivière,
▪ 150 l/j d’eaux usées, - des captages d’eau potable,
▪ 45 g/j de matières en suspension,
- la pêche de loisirs sur les cours d’eau.
▪ 60 g/j de demande biochimique en oxygène pendant 5 jours.
Précisons toutefois que plus le rejet est effectué loin d’un cours d’eau, plus l’impact sur ce milieu et ses peuplements Les risques d’impact sont
est faible (phénomène d’autoépuration). - soit direct : le tracé occupe la parcelle où se situe l’usage ;
- soit indirect : lié à un potentiel rejet ayant des répercussions négatives sur la qualité de l’eau en aval (pollution
chronique, accidentelle, saisonnière).
D’une manière générale, les effets sont d’autant plus ressentis que la qualité de l’eau est bonne, que le milieu
présente un intérêt écologique et que les possibilités de dilution sont faibles (période d’étiage, zone humide).
Ces impacts potentiels sont susceptibles de porter atteinte au bon état des cours d’eau dont l’objectif est fixé par le
SDAGE Loire-Bretagne. Par ailleurs, ces dégradations peuvent être véhiculées jusque dans des plans d’eau disposés
en aval. Ces milieux, très vulnérables, car faiblement renouvelés en termes de volume d’eau, peuvent s’avérer très
sensibles à ce type de pollution.
1.2.2.2 La réalisation des ouvrages hydrauliques :
La réalisation de l’ouvrage hydraulique du ruisseau de Fonliasmes, et des trois viaducs sur la Vienne, le Goberté et le
ruisseau des Ages, permettant de rétablir les écoulements naturels (cours d’eau) sous l’infrastructure, est de nature à
perturber significativement les milieux en aval principalement par colmatage des fonds et des herbiers. En effet, ces
ouvrages, en contact direct avec les écoulements peuvent générer lors de leur mise en place, un entraînement très
important de matières en suspension.
Ces impacts potentiels sont susceptibles de porter atteinte au bon état des cours d’eau dont l’objectif est fixé par le
SDAGE Loire-Bretagne.
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2. LES MESURES
2.1. Phase exploitation
2.1.1. Les mesures quantitatives
2.1.1.1 Mesures contre l’imperméabilisation et pour favoriser l’infiltration
Afin de corriger les effets de l’imperméabilisation liés au projet de déviation, les eaux pluviales sont collectées et
écrêtées dans des bassins de rétention puis rejetées dans les exutoires présents.
❖ Sur le réseau de collecte
Quelle que soit la perméabilité du sol, l’infiltration sur place des eaux pluviales routières n’a pas été retenue en raison
du caractère polluant des surfaces circulées (hydrocarbures, MES, risque de pollution accidentelle). Ce choix Descente d’eau protégée des érosions
s’appuie sur l’étude de vulnérabilité menée selon le guide du SETRA (référence en la matière), notamment en raison Source Ingerop
des nappes de calcaires sous-jacentes, du caractère karstique et fissuré du sol ainsi que la présence du captage
d’eau potable de Lussac. L’étude de vulnérabilité est placée au chapitre VIII Diagnostic environnemental du Volet B.
Elle conclut à une vulnérabilité moyenne sur le linéaire Ouest sur 250 m et une vulnérabilité forte sur le reste du
linéaire.
Selon le profil en long routier, les dispositifs de traitement des eaux pluviales ont été répartis aux points bas. Les
essais de perméabilité au droit de ces points bas ont été établis (voir chapitre VIII.I.4 du Diagnostic environnemental
du Volet B). Les résultats sont présentés sur la figure page suivante, avec leur profondeur, déterminée de façon
pertinente par rapport aux futurs bassins et exutoires.
Les résultats montrent des valeurs hétérogènes, en lien avec la nature des terrains : argiles imperméables, calcaires
fissurés, et même karsts, lesquels sont prohibitifs pour l’infiltration.
Le guide technique "Gestion des eaux pluviales dans les projets d’aménagement ; conception des projets et
constitution des dossiers d’autorisation et de déclaration au titre de la police de l’eau " de décembre 2008 préconise
une perméabilité du sol K ≥ 10-5 m/s de préférence, et 10-6 m/s minimum pour entreprendre l’infiltration des rejets.
Les données montrent deux valeurs à 10-5 m/s, mais associées à un contexte karstique, et les autres valeurs allant de
10-6 m/s à 10-8 m/s confirment l'hypothèse prise, que l'infiltration n'est pas techniquement viable.
En conséquence de ces contraintes, sur le réseau de collecte, l’infiltration est permise par les fossés enherbés
sur la zone de vulnérabilité moyenne, soit 250 m de part et d’autre de l’infrastructure. Ils permettront aussi une
dépollution décrite au chapitre VII. 2.1.2.1. sur l’aspect qualitatif. Du point de vue quantitatif, compte-tenu de la
perméabilité à cet endroit, et de la surface d’infiltration, on a :
Surface infiltrante = 250 m linéaire x 0,5 m de largeur au fond du fossé x 2 sens de circulation = 250 m²
Débit infiltré = 3.10-7 m/s (perméabilité) x 250 m² = débit d'infiltration de 0,075 l/s.
Cependant, pour l’infiltration des eaux sur le réseau de collecte, un autre facteur est à considérer, même si la
vulnérabilité permet l'infiltration en théorie : la contrainte de la pente du réseau reste entière.
En cas de forte pente, il est impossible de mettre en place des fossés infiltrants, en raison du fort risque d'érosion qui
mettrait en péril la pérennité du réseau ; les ouvrages en béton sont alors incontournables pour la durabilité du
système d'assainissement, ce qui est le cas sur une majeure partie du projet.
A partir et au-delà d’une pente de 3 %, il est préconisé un bétonnage du réseau longitudinal. Pour illustrer le cas du
projet, la pente moyenne par tronçon figure sur les plans des aménagements, présentés au chapitre I du Volet G. Les
pentes sont assez fortes en moyenne.
Enfin, le réseau s’accompagne de descentes d’eau enrochées tel qu’illustré, pour éviter les érosions lorsque
nécessaire.
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❖ Sur les systèmes d’écrêtement 2.1.1.2 Mesures concernant le franchissement de la Vienne et les
Le projet se situe dans un environnement très rural, ou l’enjeu inondation n’est pas fort, ni contraint comme c’est le
aménagements dans sa zone inondable
cas en agglomération par exemple. Il a donc été choisi de dimensionner les bassins de rétention pour l’occurrence
Une réflexion sur la conception du franchissement de la Vienne a été menée tout au long de l’avant-projet pour
décennale pour l’ensemble du linéaire projeté.
trouver la solution la moins impactante pour l’environnement et pour les écoulements de la Vienne.
Le débit de rejet de ces bassins respectera le ratio de 3 l/s/ha contrôlés au maximum, avec une limite inférieure fixée
à 10 l/s au minimum en sortie de bassin (pour éviter tout risque de colmatage).
La longueur initiale de ce viaduc était de 559 m, intégrant 7 à 8 piles situées environ de 70 à 90 m les unes des
Dans ces conditions, les rejets effectués en sortie de bassin ne seront pas supérieurs, pour l’évènement décennal,
autres. L’inter-distance des piles encadrant le lit mineur était de 80 m.
aux débits de ruissellement des surfaces équivalentes dans l’état actuel.
Le ruisseau de Faiteroux était franchi entre les deux premières piles du viaduc côté Ouest.
Cette première conception impactait les berges de la Vienne, comme le montre la figure page suivante.
En cas de rejet d’un bassin dans un thalweg, l’effet est différent du phénomène actuel, puisque le rejet en sortie du
bassin est concentré, contrairement à l’écoulement en nappe initial. Sur le linéaire du projet, seul le bassin n°4 se
La solution prévue, à savoir un viaduc de type caisson mixte long de 622 m avec un enjambement du lit mineur de
trouve dans ce cas. Il se rejette vers le « thalweg de Mauvillant » à l’est de la Vienne.
112 m permet de préserver les berges de la Vienne, en phase exploitation aussi bien qu’en phase travaux. Les
semelles des piles concernées sont en effet localisées à plus de 5 m du haut de berge, préservant ainsi le caractère
Ainsi, à l’aval de ce bassin n°4, mais aussi en aval de tous les autres bassins, il est prévu une fosse de
morpho-dynamique de la Vienne et sa ripisylve. Par ailleurs, cette conception permet de limiter les impacts du viaduc
diffusion.
en cas de crue de la Vienne (voir Etude hydraulique de la Vienne dans le Volet H – Annexe).
Les figures pages suivantes permettent de constater l’évolution de la conception du franchissement et le non-impact
Cet aménagement est présenté et illustré ci-après. Il permet de limiter l’effet concentrateur du rejet et d’infiltrer une
des berges de la Vienne.
partie des eaux, une fois traitées.
Le franchissement du Faiteroux entre les deux premières piles du viaduc côté Ouest reste inchangé car il n’impacte
pas le cours d’eau : le lit mineur, les berges et la ripisylve sont largement évités.
Remblai routier
Le viaduc comptera ainsi 6 piles dont 4 en zone inondable. En tenant compte de la surface définitive des piles soit 14
m² chacune, une surface de 56 m² est retirée à la zone inondable locale de la Vienne. En tenant compte d’une
hauteur d’eau maximale de 2,30 m durant une crue centennale, 129 m 3 environ sont retirés au volume d’expansion de
la crue. Ce volume est dérisoire en comparaison avec la surface totale de la plaine inondable de la Vienne qui est de
43 millions de mètres cubes au total. En effet, la perte de volume inondable représente moins de 0,001 % du volume
existant en crue de référence.
Les remblais de zone inondable de la Vienne liés à la création de piles sont négligeables.
Schéma d’une fosse de diffusion
Ces fosses de diffusion se placent en aval du bassin de traitement et permettent de favoriser l’infiltration d’une partie
du rejet, et de diffuser le rejet sur une lame d’eau élargie, évitant les érosions.
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Appuis du viaduc de la Vienne : solution non optimisée
Extrait de la vue en plan et du profil en long du viaduc de la Vienne : solution optimisée
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❖ Présentation et hypothèses de l’étude hydraulique en phase définitive ❖ Résultats de l’étude hydraulique
Une étude hydraulique spécifique à la phase définitive du nouveau viaduc sur le cours d’eau a été réalisée par Les figures suivantes détaillent les différences de hauteurs d’eau et vitesses entre l’état de référence et l’état projet,
Ingérop en 2020. Cette étude est placée dans le Volet H Annexe du présent DAEU. permettant ainsi de mettre en évidence les écarts à l’état de référence. Les résultats sont présentés pour une crue
centennale et une crue décennale.
Pour les besoins de l’étude, un modèle à maille triangulaire 2D Telemac été réalisé. La limite amont du modèle se
situe juste après la confluence entre les 2 bras de la Vienne, à environ 200 m en aval de la station de pompage. La
limite aval du modèle est au niveau de la confluence avec le ruisseau des Ages, soit un linéaire de plus de 3 km
modélisés.
Ainsi, le maillage construit compte environ 90 000 points de calcul formant environ 180 000 éléments triangulaires. La
taille des éléments varie de 30 cm au niveau des piles du viaduc de la RN147 à 20 m dans le lit majeur éloigné de la
zone d’étude.
La phase définitive est modélisée en considérant les piles du futur franchissement de la Vienne.
Les crues modélisées sont de type centennale et décennale.
Incidences de l’ouvrage de franchissement sur les niveaux d’eau - Crue centennale
(différence de hauteur d’eau exprimée en m)
Maillage du modèle Telemac – vue globale
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Incidences de l’ouvrage de franchissement sur les vitesses d’écoulement – crue centennale (différence de Incidences de l’ouvrage de franchissement sur les niveaux d’eau - crue décennale
vitesses exprimées en m/s) (différence de hauteurs d’eau exprimée en m)
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2.1.1.3 Mesures concernant le franchissement du Goberté
Parmi les types de franchissement envisageables, le choix de franchir le Goberté par viaduc n’est pas un choix pris à
la légère. Contrairement aux autres solutions envisageables comme un franchissement par ouvrage hydraulique de
type cadre ou buse, le franchissement par viaduc permet de réduire, et dans le cas présent annuler, les impacts du
franchissement sur les écoulements du Goberté.
Les berges et la ripisylve sont également préserver, comme le montrent les figures suivantes. La zone inondable du
cours d’eau pour une crue centennale est également évitée.
Le choix d’un ouvrage de grande ampleur est donc une mesure d’évitement forte. L’impact du projet est donc évité sur
ce cours d’eau à fort enjeu écologique, qui est notamment un des lieux de reproduction du chabot.
❖ Présentation et hypothèses de l’étude hydraulique en phase définitive
Une étude hydraulique spécifique à la phase définitive du nouveau viaduc sur le cours d’eau a été réalisée par
Ingérop en 2020. Elle se base sur l’étude Ingérop réalisée en 2013. Cette étude est placée dans le Volet H Annexe du
présent DAEU.
Pour les besoins de l’étude, un modèle HEC-RAS basé sur 13 profils en travers et 4 ouvrages hydrauliques a été
réalisé. La zone d’étude s’étend sur un linéaire d’environ 3 km, du « lieu-dit » Le Paradis au nord de la commune de
Gouex jusqu’au village de Mazerolles.
La phase définitive est modélisée en considérant les piles du futur franchissement du Goberté.
Les crues modélisées sont de type centennale et décennale.
Incidences de l’ouvrage de franchissement sur les vitesses d’écoulement – crue décennale (différence de
vitesses exprimées en m/s)
La configuration du viaduc entraine une distance d’amortissement moindre dans le lit mineur. L’incidence est localisée
autour des piles. Les écoulements dans le lit mineur sont faiblement impactés. Par ailleurs, elle n’impacte pas les
berges du lit mineur, ce qui en fait une solution écologiquement et hydromorphologiquement intéressante.
Au niveau des enjeux, au lieu-dit Les Varennes, les impacts de la mise en place du franchissement ne sont pas
significatifs :
Niveau d’eau au droit des enjeux Vitesses d’écoulement au droit des enjeux
Période de [m NGF] [m /s]
retour de la crue Etat final Etat final
Etat initial Etat initial
caisson caisson
10 ans 77.08 77.08 <0,01 <0,01
100 ans 78.31 78.31 0,52 0,52
Niveaux d’eau et vitesses d’écoulement au droit des enjeux
L’incidence de l’état projet définitif est négligeable pour la crue centennale et décennale.
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Modélisation de la crue décennale au droit du projet
Modélisation de la crue centennale au droit du projet
Localisation des différentes sources de données topographiques et bathymétriques pour la construction du
modèle HEC-RAS
❖ Résultats de l’étude hydraulique
Les figures suivantes détaillent le niveau d’eau et la zone inondable du cours d’eau au droit du franchissement pour
une crue centennale et une crue décennale.
Visualisation des zones inondables modélisées et des piles de l’ouvrage
L’absence d’appui du viaduc dans le lit mineur et dans le plan d’eau ainsi que dans les zones inondables des crues
modélisées rend l’ouvrage transparent hydrauliquement. Il n’impacte pas les écoulements du Goberté.
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2.1.1.4 Mesures concernant le franchissement du ruisseau des Ages
Parmi les types de franchissement envisageables, comme pour le Goberté et la Vienne, le choix de franchir le
ruisseau des Ages par viaduc n’est pas un choix pris à la légère. Contrairement aux autres solutions envisageables
comme un franchissement par ouvrage hydraulique de type cadre ou buse, le franchissement par viaduc permet de
réduire, et dans le cas présent annuler, les impacts du franchissement sur les écoulements du ruisseau.
Les berges et la ripisylve sont également préservées, comme le montrent les figures suivantes. La zone inondable du
cours d’eau pour une crue centennale est également évitée.
Le choix d’un ouvrage de grande ampleur est donc une mesure d’évitement forte. L’impact du projet est donc évité sur
ce cours d’eau à fort enjeu écologique.
❖ Présentation et hypothèses de l’étude hydraulique en phase définitive
❖ Résultats de l’étude hydraulique – 1ère modélisation
Une étude hydraulique spécifique à la phase définitive du nouveau viaduc sur le cours d’eau a été réalisée par
Ingérop en 2020. Cette étude est placée dans le Volet H Annexe du présent DAEU.
Les figures suivantes détaillent le niveau d’eau au droit du franchissement pour une crue centennale le résultat de la
1ère modélisation du viaduc tel qu’il était conçu initialement.
Pour les besoins de l’étude, un modèle HEC-RAS basé sur 17 profils en travers et de 2 ouvrages hydrauliques
existants. Un linéaire d’environ 500 m est étudié pour modéliser l’impact de l’implantation du futur franchissement sur
le comportement de la rivière.
Le modèle s’étend du lieu-dit « l’Age » jusqu’au franchissement de la RD11.
La phase définitive est modélisée en considérant les piles du futur franchissement du ruisseau des Ages.
Les crues modélisées sont de type centennale et décennale.
Modélisation de la crue centennale au droit du projet – 1ère modélisation
Il résulte de cette modélisation le constat que l’une des piles du viaduc est légèrement dans la zone inondable du
cours d’eau.
Zoom sur la pile droite du viaduc – crue centennale
Cet impact a pu être évité par une mesure d’évitement. Les appuis du viaduc ont été décalés vers le nord pour ne plus
Localisation des différents profils issus des données topographiques et bathymétriques impacter les écoulements en crue centennale, offrant ainsi une revanche minimum de plus de 80 cm par rapport à la
hauteur d’eau de la crue centennale.
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❖ Résultats de l’étude hydraulique – après mesure d’évitement L’ouvrage hydraulique créé est dimensionné pour une crue d’occurrence centennale.
Les figures suivantes détaillent le niveau d’eau au droit du franchissement pour une crue centennale et une crue
décennale. L’ouvrage est calé de façon à respecter le profil en long actuel du cours d’eau. Il a été vérifié la capacité de l’ouvrage
et la ligne d’eau à l’entrée de l’ouvrage (remous). L’hydrologie et les calculs hydrauliques de ligne d’eau dans
l’ouvrage sont présentés en annexe au Chapitre XIII -3.
Les divers aménagements associés à l’ouvrage hydraulique permettent de réduire les impacts de ce franchissement.
Dans ce sens, les mesures de réduction sont :
- Enfoncement de l’ouvrage de 50 cm sous le fond du cours d’eau afin d’assurer la continuité sédimentaire du
ruisseau,
- Pose de barrettes en fond d’ouvrage pour retenir le substrat naturel
- Profil des barrettes en V pour marquer des sinuosités longitudinales,
- Pose de linéaire d’enrochements en amont et en aval de l’ouvrage pour éviter l’érosion des berges,
Les protections latérales de berges sont justifiées compte-tenu des vitesses d'écoulement excessives (induites par la
pente naturelle conservée) qui peuvent nuire à la stabilité des talus et des têtes d'ouvrage en amont et en aval de la
route. Les vitesses calculées en aval de l’ouvrage sont de l’ordre de 2 à 3 m/s.
Le bassin d’assainissement 1 se rejetant dans le Fonliasmes, à proximité de l’ouvrage hydraulique, le linéaire
d’enrochement peut être complété de façon à l’intégrer au linéaire (voir cas illustré ci-après).
Modélisation de la crue décennale au droit du projet avec mesure d’évitement
Modélisation de la crue centennale au droit du projet avec mesure d’évitement
Les piles de l’ouvrage retenu sont hors d’eau pour des crues de période de retour 10 ans et 100 ans. A noter que la
revanche entre le niveau d’eau centennal et la première pile est de plus de 80 cm de revanche. L’implantation de
l’ouvrage n’a donc pas d’impact sur les écoulements du ruisseau des Ages.
Exemple de rétablissement de cours d’eau et exutoire d’un rejet latéral à droite
2.1.1.5 Le Fonliasmes
- Pose de murs en aile en amont et en aval pour favoriser l’entonnement de l’écoulement en crue notamment,
L’écoulement de Fonliasmes n’est pas identifié comme un cours d’eau sur la cartographie des cours d’eau DDT
Police de l’eau de la Vienne. Cependant, il été considéré comme un cours d’eau, par précaution, dans le cadre de son - Pente de l’ouvrage sensiblement identique à la pente naturelle du cours d’eau ;
franchissement par le projet. Pour mémoire, l’écoulement de Fonliasmes présente un tracé rectiligne, au fond d'un - Absence de chute en entrée et en sortie d’ouvrage ;
thalweg encaissé, boisé et est un écoulement intermittent. Il n'est pas favorable au développement de la vie piscicole,
c'est pourquoi aucune mesure n'a été prise autre que la renaturation du lit dans l'ouvrage de rétablissement.
Les aménagements projetés ne modifient pas de manière conséquente les conditions d’écoulement en crue du cours
d’eau et n’engendrent pas d’augmentation du risque inondation. Ainsi, le projet est transparent du point de vue
La longueur de l’ouvrage définitif est de 72 m. Le franchissement nécessite le rescindement du cours d’eau sur sa
hydraulique.
partie aval sur un linéaire de 35 m pour rejoindre le lit mineur existant.
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2.1.2. Les mesures qualitatives
2.1.1.6 Les autres écoulements
2.1.2.1 La pollution chronique
Les bassins de rétention des eaux pluviales réalisés dans le cadre du projet jouent un rôle quantitatif mais aussi
Le projet franchit également 2 thalwegs, dont les bassins versants sont déconnectés du réseau d’eaux pluviales de
qualitatif. Ces ouvrages de contrôle, de par leur conception (grande superficie, surprofondeur, débit de fuite faible),
l’infrastructure créée.
permettent la décantation des particules selon une vitesse de sédimentation maximale de 1m/h.
Les ouvrages hydrauliques de rétablissement de ces thalwegs sont dimensionnés pour la crue d’occurrence 100 ans.
De plus, dans la mesure du possible, les réseaux de collecte seront enherbés en aval des bassins de rétention, ce qui
Pour les deux, il a été vérifié la capacité de l’ouvrage et la ligne d’eau à l’entrée de l’ouvrage (remous). L’hydrologie et
augmente l’efficacité des dispositifs globalement et donc améliore la filtration des particules polluantes. Ainsi, ces
les calculs hydrauliques de ligne d’eau dans les ouvrages sont présentés en annexe au Chapitre XIII -3.
ouvrages permettent de retenir au minimum :
Dans le cas où l’écoulement actuel du thalweg est laminaire, l’ouvrage de rétablissement est accompagné en aval
Tableau 2 : Taux d’abattement des polluants dans les bassins multifonctions
d’une fosse de diffusion. C’est le cas du thalweg de Mauvillant.
Cette fosse est creusée dans le sol. Elle a pour objectif de répartir les écoulements sur toute la largeur du thalweg Taux d’abattement sans Taux d’abattement avec
Paramètres
naturel existant. La zone en sortie de l’ouvrage ainsi que la lame déversante est enrochée. filtre à sable filtre à sable
Ainsi, en aval de la fosse de diffusion, l’écoulement retrouve son fonctionnement d’origine, en nappe. Matières En Suspension (MES) 85 % 98,5%
Demande Chimique en Oxygène (DCO) 75 % 93,75%
Métaux lourds : Cuivre, Cadmium et Zinc
80 % 98%
Pour les deux ouvrages prévus, il y a absence de chute en entrée comme en sortie d’ouvrage, et la pente de l’ouvrage (Cu, Cd, Zn)
est sensiblement identique à la pente naturelle de l’écoulement. Hydrocarbures et Hydrocarbures
65 % 98,25%
Aromatiques Polycycliques (Hc et HAP)
Concernant le rétablissement dans la zone des carrières, aucune fosse de diffusion n’est prévue. En effet, ces
rétablissements ont une fonction écologique, permettant la circulation faunistique d’une mare à l’autre (créées dans le
cadre du projet). En cas de pluie exceptionnelle, ces rétablissements permettront d’équilibrer les écoulements d’un Les taux de dépollution permis dans les fosses de diffusion en aval des bassins et en amont immédiat des rejets sont
côté à l’autre de la RN147. les suivants :
Tableau 3 : Taux d’abattement des polluants dans les fosses de diffusion
Taux d’abattement
Paramètres
Les aménagements projetés ne modifient pas de manière conséquente les conditions d’écoulement et n’engendrent Fosse diffusion seule
pas d’augmentation du risque inondation. Ainsi, le projet est transparent du point de vue hydraulique. Matières En Suspension (MES) 65 %
Demande Chimique en Oxygène (DCO) 50 %
Métaux lourds : Cuivre, Cadmium et Zinc (Cu, Cd, Zn) 65 %
Hydrocarbures et Hydrocarbures Aromatiques
50 %
Polycycliques (Hc et HAP)
Ces taux de dépollution sont considérés dans les calculs suivants, ils s’ajoutent à la dépollution réalisée dans les
bassins (et filtre à sable le cas échéant).
Les 5 ouvrages sont dimensionnés quantitativement pour la pluie décennale. Ils peuvent donc traiter une pluie de 10
mm de durée 15 min, tombée sur les surfaces contrôlées après 15 jours de temps sec : pluie la plus pénalisante d’un
point de vue qualitatif et possédant un temps de retour de 2 ans environ. En effet, la pollution accumulée sur une
surface augmente peu après 15 jours de temps sec. Une pluie de 10 mm et de durée 15 min est la pluie de plus faible
intensité qui permet de lessiver la chaussée de toute la pollution. Les concentrations en pollution sont donc maximales
pour cette pluie. Une pluie avec une intensité supérieure a pour effet de diluer la pollution.
Le bassin 5, dont l’exutoire est le ruisseau des Ages, est conçu avec un filtre à sable en sortie de l’ouvrage. En effet,
la proximité avec le champ captant des captages du Pont à Lussac-les-Châteaux rend la zone plus sensible vis-à-vis
des polluants et le débit naturel faible du cours d’eau ne permet pas une dilution des rejets satisfaisante pour
respecter les objectifs de qualité en particulier à l’étiage.
Le bassin 2, dont l’exutoire est le Goberté, est également conçu avec un filtre à sable en sortie de l’ouvrage puisque le
cours d’eau présente des habitats naturels remarquables, avec un débit naturel faible également en particulier à
l’étiage.
Les 3 autres bassins sont conçus sans filtre à sable en sortie d’ouvrage.
Les tableaux présentés ci-après indiquent les concentrations rejetées à la sortie des ouvrages de dépollution (bassin
+ fosse de diffusion) et par effet de dilution, les concentrations obtenues dans le milieu récepteur en moyenne dans
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l’année et pour un évènement « choc » (2,3 % de la charge annuelle). Parfois, la dilution n’est pas possible en Bassin 2 vers Ruisseau le Goberté - événement moyen annuel
l’absence de débit dans l’exutoire en présence (fossé, thalweg). La méthode utilisée est basée sur la note du SETRA Rejet Milieu récepteur Dilution
Valeurs seuil
datée de juillet 2006 : « Calcul des charges de pollution chronique des eaux de ruissellement issues des plateformes du Bon état
Paramètres
routières ». Pour une meilleure compréhension de ces calculs, le lecteur se reportera aux calculs détaillés au Chapitre Concentration Concentration Concentration Concentration
Débit en m3/s Débit en m3/s Débit en m3/s
XIII -2. (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l)
MES 0 25,000 23 50
Les valeurs seuils à respecter : DCO 3 15,000 14 30
Les concentrations moyennes annuelles des eaux pluviales et les concentrations de l’évènement choc doivent Zn 0,0026 0,004 0,0038 0,0078
Cu 0,025 0,0002 0,226 0,001 0,2510 0,000 0,001
respecter le bon état écologique et chimique des cours d’eau défini par l’arrêté du 27 juillet 2018, après toute dilution
Cd 0,0000 0,00004 0,00004 0,00008
dans le milieu récepteur. HC totaux 0,01
Pour les MES et la DCO, en l’absence de ces paramètres dans l’arrêté de 2018, il a été considéré les seuils de bon HAP 0,00000 0,000000 0,00000026 0,00000017
état définis dans la grille du SEQ’Eau et également dans la circulaire DCE 2005/12 à adopter pendant la phase
transitoire (2005-2007), puisque les seuils y sont identiques.
Pour le cadmium, les valeurs seuils annoncées correspondent aux concentrations maximales admissibles dans le Bassin 2 vers Ruisseau le Goberté - événement de pointe
cours d’eau pour le respect du bon état chimique des cours d’eau suivant l’événement moyen annuel et l’événement Valeurs seuil
Rejet Milieu récepteur Dilution
de pointe. Elles correspondent à la classe de dureté 2 (eau douce) applicable dans le département. du Bon état
Pour les HAP, en l’absence de valeur seuil globale correspondant à ce paramètre, la valeur seuil du benzo(a)pyrène, Paramètres
Concentration Concentration Concentration Concentration
Débit en m3/s Débit en m3/s Débit en m3/s
qui constitue le marqueur des HAP, est choisie pour ce paramètre. (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l)
En ce qui concerne les HC totaux, il n’existe pas de valeurs seuils disponibles dans l’arrêté du 25 juillet 2018 MES 1 25 14 50
définissant le bon état des cours d’eau. DCO 4 15 10 30
Les tableaux suivants indiquent les concentrations rejetées à la sortie de l’ouvrage de dépollution et par effet de Zn 0,0039 0,0039 0,0039 0,0078
dilution, les concentrations obtenues dans le milieu récepteur en moyenne dans l’année et pour un évènement « de Cu 0,025 0,0003 0,029 0,0005 0,054 0,0004 0,001
Cd 0,0000 0,0002 0,00013 0,00045
pointe ».
HC totaux 0,0176
HAP 0,0000 0,00014 0,00007 0,00027
Tableaux 4 : Concentrations résultantes dans le milieu naturel, au regard des seuils du bon état
Bassin 3 vers La Vienne - événement moyen annuel
Bassin 1 vers Ruisseau du Fonliasmes - événement moyen annuel Valeurs seuil
Valeurs seuil Rejet Milieu récepteur Dilution
Rejet Milieu récepteur Dilution du Bon état
du Bon état Paramètres
Paramètres Concentration Concentration Concentration Concentration
Concentration Concentration Concentration Concentration Débit en m3/s Débit en m3/s Débit en m3/s
Débit en m3/s Débit en m3/s Débit en m3/s (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l)
(mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l)
MES 4 25 25 50
MES 4,87 5 50 DCO 9 15 15 30
DCO 11,50 11 30 Zn 0,0343 0,0039 0,0039 0,0078
Zn 0,0215 0,0215 0,0078 Cu 0,018 0,0022 78,5000 0,0005 78,5180 0,0005 0,001
pas de dilution (cours d'eau
Cu 0,023 0,0022 0,0230 0,0022 0,001 Cd 0,0002 0,00004 0,00004 0,00008
intermittent)
Cd 0,00011 0,00011 0,00008 HC totaux 0,20
HC totaux 0,25 HAP 0,00003 0,00000 0,00000009 0,00000017
HAP 0,00004 0,00004 0,00000017
Bassin 3 vers La Vienne - événement de pointe
Bassin 1 vers Ruisseau du Fonliasmes - événement de pointe Valeurs seuil
Rejet Milieu récepteur Dilution
Valeurs seuil du Bon état
Rejet Milieu récepteur Dilution
du Bon état Paramètres
Paramètres Concentration Concentration Concentration Concentration
Concentration Concentration Concentration Concentration Débit en m3/s Débit en m3/s Débit en m3/s
Débit en m3/s Débit en m3/s Débit en m3/s (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l)
(mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l)
MES 6 25 25 50
MES 7 7 50 DCO 14 15 15 30
DCO 17 17 30 Zn 0,0517 0,0039 0,0040 0,0078
Zn 0,0324 0,0324 0,0078 Cu 0,018 0,0034 15,000 0,0005 15,018 0,0005 0,001
pas de dilution (cours d'eau
Cu 0,023 0,0034 0,023 0,0034 0,001 Cd 0,0003 0,0002 0,00023 0,00045
intermittent)
Cd 0,0002 0,00017 0,00045 HC totaux 0,3
HC totaux 0,38 HAP 0,0000 0,00014 0,00013 0,00027
HAP 0,0001 0,00006 0,00027
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Bassin 4 vers Thalweg de Mauvillant - événement moyen annuel Taux d’abattement des
Valeurs seuil Paramètres
Rejet Milieu récepteur Dilution fossés enherbés
du Bon état
Paramètres
Matières En Suspension (MES) 65 %
Concentration Concentration Concentration Concentration Demande Chimique en Oxygène (DCO) 50 %
Débit en m3/s Débit en m3/s Débit en m3/s
(mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l)
Métaux lourds : Cuivre, Cadmium et Zinc (Cu, Cd, Zn) 65 %
MES 3 3 50 Hydrocarbures et Hydrocarbures Aromatiques
DCO 8 8 30 50 %
Polycycliques (Hc et HAP)
Zn 0,0428 0,0428 0,0078
Cu 0,013 0,0022 pas de dilution (thalweg sec) 0,0130 0,0022 0,001
Cd 0,00022 0,00022 0,00008 Il ressort de ces tableaux que malgré l’abattement fort obtenu dans les bassins de rétention, les valeurs seuils de bon
HC totaux 0,17 état sont dépassées pour les métaux lourds (Zinc, Cuivre et Cadmium) concernant les rejets des bassins 1 et 4 pour
HAP 0,00002 0,00002 0,00000017
les 2 types d’évènements. Ceci s’explique par le fait que les rejets de ces 2 bassins ne sont pas dilués dans le calcul,
en l’absence de débit pérenne dans l’exutoire (ruisseau intermittent et thalweg sec).
Bassin 4 vers Thalweg de Mauvillant - événement de pointe
Valeurs seuil
Rejet Milieu récepteur Dilution Le bassin 2 présente des rejets bons avec seulement un déclassement pour les HAP pour un évènement moyen
du Bon état
Paramètres annuel. Ces bonnes concentrations s’expliquent par un taux d’abattement des pollutions plus important du fait de
Concentration Concentration Concentration Concentration
Débit en m3/s
(mg/l)
Débit en m3/s
(mg/l)
Débit en m3/s
(mg/l) (mg/l)
l’ajout d’un filtre à sable en sortie d’ouvrage. Ce dispositif est mis en place par précaution pour prévenir les
éventuelles pollutions vers les habitats naturels d’intérêt dans le Goberté et compte-tenu de son faible débit naturel.
MES 5 5 50
DCO 12 12 30
Zn 0,065 0,0646 0,0078 Le bassin 3 présente des concentrations en dessous des valeurs seuil de bon état, permises par une forte dilution des
Cu 0,013 0,003 pas de dilution (cours d'eau à sec) 0,013 0,0034 0,001 rejets dans la Vienne.
Cd 0,000 0,00033 0,00045
HC totaux 0,26 Le bassin 5 présente des concentrations en dessous des valeurs seuil de Bon état (excepté pour les HAP en
HAP 0,0000 0,00003 0,00027
évènement moyen annuel). Ces bonnes concentrations s’expliquent par un taux d’abattement des pollutions plus
important du fait de l’ajout d’un filtre à sable en sortie d’ouvrage. Ce dispositif est mis en place par précaution pour
Bassin 5 vers Ruisseau les Ages - événement moyen annuel
prévenir les éventuelles pollutions diffuses vers le champ captant des captages du Pont à Lussac-les-Châteaux mais
Valeurs seuil
Rejet Milieu récepteur Dilution
du Bon état aussi pour tenir compte du faible débit naturel du cours d’eau exutoire.
Paramètres
Concentration Concentration Concentration Concentration
Débit en m3/s Débit en m3/s Débit en m3/s Les dépassements s’expliquent essentiellement par la faible dilution dans les milieux récepteurs : Les cours d’eau
(mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l)
et thalwegs, exutoires des bassins, possèdent un débit d’étiage très faible à l’exception de la Vienne.
MES 0 25 22 50
Or, pour tout évènement pluvieux générant des ruissellements sur les bassins versants naturels environnants, des
DCO 2 15 13 30
Zn 0,0043 0,0039 0,0040 0,0078 rejets s’effectuent également et conduisent à augmenter les débits des cours d’eau, thalwegs etc. ce qui n’est pas pris
Cu 0,023 0,0002 0,141 0,0005 0,164 0,000 0,001 en compte dans les calculs (hypothèse volontairement pénalisante). Ce phénomène naturel est favorable car permet
Cd 0,00002 0,00004 0,00004 0,00008 une meilleure dilution et contribue à diminuer les concentrations résultantes dans les cours d’eau en aval.
HC totaux 0,01
HAP 0,00000 0,00000 0,00000023 0,00000017
De plus, il faut rappeler que les débits de rejet dans les cours d’eau sont réduits au strict minimum (3 l/s/ha) par
bassin pour une occurrence de pluie décennale.
Bassin 5 vers Ruisseau les Ages - événement de pointe
Enfin, le calcul ne considère pas l’effet bénéfique des fossés enherbés en amont et en sortie des bassins, qui
Valeurs seuil
Rejet Milieu récepteur Dilution permet de réduire encore les concentrations en éléments résiduels, par rapport aux calculs ci-dessus.
du Bon état
Paramètres
Concentration Concentration Concentration Concentration
Débit en m3/s
(mg/l)
Débit en m3/s
(mg/l)
Débit en m3/s
(mg/l) (mg/l)
La présence du paramètre Zinc en particulier, dépend principalement de la mise en place de glissières métalliques de
sécurité. Or, sur le projet, un effort a été fourni pour limiter l’implantation de glissières métalliques. Les dispositifs de
MES 0 25 6 50
séparation (sur le terre-plein central) seront en béton armé essentiellement. Les réelles charges de pollution pour le
DCO 3 15 5 30
Zn 0,006 0,0039 0,0059 0,0078 Zinc seront donc forcément inférieures à celles annoncées dans les tableaux précédents.
Cu 0,023 0,0003 0,006 0,0005 0,029 0,0004 0,001
Cd 0,0000 0,00023 0,00007 0,00045 Pour l’évènement de pointe, les conditions retenues sont extrêmement pénalisantes dans la mesure où l’évènement
HC totaux 0,01 climatique considéré (pluie de 10 mm après 15 jours de beau temps) présente un temps de retour proche de 2 ans.
HAP 0,00000 0,00014 0,00003 0,00027
Dans ces conditions, cet évènement ne peut être retenu comme représentatif de la qualité générale des cours
d’eau et ne peut être considéré dans l’évaluation du bon état des cours d’eau.
Enfin, les résultats montrent tous, avant la moindre dilution, un respect de la concentration maximale en
Les taux de dépollution permis sur les linéaires à faible pente dans les fossés enherbés, qu’ils soient perméables matières en suspension. Ce paramètre est le plus révélateur de la pollution générée par l’infrastructure dans le sens
(250 m sur l’extrémité Ouest) ou non (sur le reste du linéaire) sont les suivants : où ce sont les matières en suspension qui concentrent la majorité des particules polluantes. Le fait de ne pas
dépasser le seuil de 50 mg/l quel que soit le point de rejet et quel que soit l’événement pluvieux considéré, avant toute
dilution dans le milieu récepteur est révélateur d’une bonne performance des ouvrages de dépollution.
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Pour rappel, dans la conception du projet, les principes d’assainissement retenus sont :
- Contrôle de la totalité des eaux routières par un réseau de collecte dirigé vers des bassins de rétention ; 2.1.2.3 La pollution saisonnière
Les sels dissous dans les eaux pluviales ne peuvent être piégés dans un quelconque dispositif d’assainissement. Par
- Création d’un volume mort, avec une cloison siphoïde et une surface minimale pour garantir une vitesse de
sédimentation maximale de 1 m/h ; conséquent, les mesures compensatoires seront en réalité des précautions d’usage à respecter, en particulier :
- Dimensionnés avec le volume maximal obtenu entre le volume à T=10 ans ou T=2 ans pluie 2h + 50m 3 - Priorité aux salages préventifs (environ 10 g/m²) déclenchés en fonction des prévisions météorologiques
vanne fermée ; locales ;
- Débit de fuite des bassins faibles : 3 l/s/ha selon le SDAGE Loire-Bretagne ; - Utilisation de sels en solution sous forme de saumure.
- Mise en place d’un filtre à sable au bassin 5 dont l’exutoire est le ruisseau des Ages du fait de la localisation Les surprofondeurs présentent dans chaque bassin de rétention et toujours en eau permettent une petite dilution
en aval hydraulique du champ des captages du Pont à Lussac-les-Châteaux et de son faible débit ; avant rejet aux milieux naturels.
- Mise en place d’un filtre à sable au bassin 2, dont l’exutoire est le Goberté, puisque des habitats naturels Les produits phytosanitaires, comme les sels, ne peuvent être récupérés après utilisation.
d’intérêt sont présents dans le Goberté et au vu de son faible débit ;
L’emploi des pesticides sera limité en faveur d’un entretien mécanique des ouvrages de collecte et de traitement des
- Ouvrages étanches et équipés d’une vanne à fermeture manuelle ;
eaux pluviales.
- Temps de séjour dans le bassin de 1h minimum : Intervention depuis le centre d’exploitation de Lussac les La loi de transition énergétique pour une croissance verte (22 juillet 2015) interdit au 01/01/2017 l’utilisation des
Châteaux en seulement 30 à 45 min ; produits phytosanitaires par l’Etat, les collectivités territoriales et les établissements publics pour l’entretien des
- By pass en cas de pollution accidentelle concomitante avec une pluie. espaces verts, promenades, forêts et voiries (alinéa II de l’article L.253-7 du Code Rural et de la Pêche maritime
- Fosse de diffusion avant rejet. applicable au 01/01/2017). L'utilisation des produits phytopharmaceutiques est autorisée pour l'entretien des voiries
dans les zones étroites ou difficiles d'accès, telles que les bretelles, échangeurs, terre-pleins centraux et ouvrages,
dans la mesure où leur interdiction ne peut être envisagée pour des raisons de sécurité des personnels chargés de
l'entretien et de l'exploitation ou des usagers de la route, ou entraîne des sujétions disproportionnées sur l'exploitation
Enfin, en sortie des bassins, le rejet dans le milieu naturel en aval de la fosse de diffusion visera à se faire dans les routière (alinéa II bis de l’article L.253-7 du Code Rural et de la Pêche maritime applicable au 01/01/2017).
thalwegs naturels éloignés des zones de dépression présentant des faciès de roches fracturées, et particulièrement L’utilisation de produit phytosanitaire sera donc réduite à son maximum.
au niveau des deux rives du ruisseau des Ages. Il sera choisi les secteurs avec colluvions ou alluvions ou horizons
tertiaires en recouvrement des calcaires jurassiques.
Ces principes permettent une bonne réduction des impacts qualitatifs du projet au niveau de la pollution
chronique et accidentelle, et une bonne réduction des impacts quantitatifs via l’écrêtement des crues.
2.1.2.2 La pollution accidentelle 2.1.3. Les mesures sur les usages
Bien que très faible, la probabilité d’un déversement de matières dangereuses consécutif à un incident ou accident en
phase d’exploitation doit être prise en compte.
Les usages liés recensés à proximité du projet pour lesquels il y a un impact direct : le tracé occupe la parcelle où se
Dans ce but, l’exploitant a mis en place un Plan d’Intervention et de Secours (PIS) précisant les procédures à suivre
situe l’usage ; correspondent au plan d’eau à Fonliasmes au sud du tracé. Cette parcelle a fait l’objet d’un accord par
en cas de situation anormale. Quoi qu’il en soit, un certain nombre de dispositions a été retenu pour permettre le
acquisition foncière avec le propriétaire. Aucune autre mesure n’est nécessaire.
piégeage d’une pollution accidentelle :
- Tout le linéaire routier est contrôlé dans des bassins multifonctions possédant un volume mort Les autres impacts du projet sur les usages superficiels de l’eau sont indirects et correspondent à d’éventuelles
- Toutes les zones de forte vulnérabilité présentent une étanchéité comme préconisé par le GTPOR (réseau et répercussions négatives du projet sur la qualité de l’eau utilisée, ou sur sa disponibilité.
bassin) ; Les prélèvements existants en cours d’eau (Vienne, Ages) pour l’irrigation sont localisés en amont du projet et ne sont
donc pas soumis à son impact.
- Tous les bassins multifonctions sont équipés de vanne de fermeture sur l’ouvrage de régulation en sortie de
bassin ; Les captages d’eau potable situés à Lussac les Châteaux en aval du projet font l’objet d’une attention particulière : le
système d’assainissement des eaux pluviales qui se rejette dans le ruisseau des Ages est complété par un filtre à
- Tous les bassins multifonctions sont munis d’un by-pass pour permettre l’optimisation du volume piégé en cas
sable, d’autant que son débit naturel est faible.
de pluie concomitante ;
Le bassin 2, dont l’exutoire est le Goberté, est également conçu avec un filtre à sable en sortie de l’ouvrage puisque
- Les bassins créés permettront un temps d’intervention de 1 heure après l’accident ; des habitats naturels d’intérêt sont présents dans le Goberté et au vu de son faible débit naturel.
- Tous les bassins présentent un volume total capable de contenir au minimum 50 m 3 plus la totalité d’une pluie
de temps de retour 2 ans de durée 2 heures vannes fermées ; De plus, pour le captage de Lussac les Châteaux et pour les autres usages liés à l’eau situés en aval (pêche de
- En remblai ou sur les viaducs, tout le linéaire routier est équipé de glissières pour empêcher les véhicules de loisirs), les mesures prises par le projet sont identiques à celle prises en faveur des eaux superficielles, aspect
sortir de l’emprise de la déviation et de son assainissement. qualitatif, présentées au Chapitre VII -2.1.2. Il s’agit en particulier du traitement systématique des eaux pluviales dans
des bassins étanches avec volume mort, volume de piégeage de la pollution accidentelle jusqu’à une pluie de temps
Ainsi, les ouvrages en place offriront une efficacité maximale pour le piégeage d’une pollution accidentelle.
de retour 2 ans et de durée 2h (by-pass), voile siphoïde, avec rejet au milieu naturel selon un débit limité et
restrictions d’utilisation des pesticides.
Les mesures prises pour respecter l’aspect qualitatif des eaux superficielles permettent l’absence d’impact
résiduel sur les usages liés aux eaux superficielles.
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2.2. Phase travaux
2.2.1. Les mesures quantitatives
2.2.1.1 L’imperméabilisation des terrains
Les eaux ruisselant sur les différentes zones des installations de chantier seront collectées et transférées vers des
bassins de rétention provisoires dédiés à ces installations, selon les possibilités techniques de raccordement. Ces
éventuels bassins provisoires sont réalisés en premier. Ils sont prévus pour stocker les eaux et écrêter des débits
jusqu’à un temps de retour 10 ans si situés en amont du Goberté, de la Vienne et du ruisseau des Ages, 5 ans dans
les autres cas.
Sur les zones imperméables du tracé de la déviation, les bassins définitifs sont réalisés en premier dans la mesure du
possible.
L’aggravation des débits générée par les modifications des conditions d’écoulement est alors compensée par le
stockage obtenu dans les bassins. De cette façon, les milieux en aval de l’infrastructure sont protégés de toutes
perturbations quantitatives, jusqu’à l’occurrence 5 ans ou 10 ans selon les exutoires au minimum, et 10 ans dans le
cas des bassins définitifs.
2.2.1.2 Les besoins en eau du chantier
Les prélèvements d’eau seront réalisés prioritairement et majoritairement dans les bassins d’eaux pluviales aménagés
dès le début du chantier. Interception des écoulements avec boudins
Des prélèvements seront également possibles dans la Vienne. Ils feront l’objet d’une demande auprès de la DDT 86, Source : AFB
qui arbitrera les débits prélevables au regard des possibilités du cours d’eau et des autres usages de la Vienne
(irrigation, etc.). Dans tous les cas, le débit maximum pompé dans la Vienne n’excédera pas 110 l/s, c’est-à-dire un A la fin des travaux, les bassins feront l’objet d’un nettoyage et éventuellement d’un curage en fonction des niveaux
débit inférieur à 2 % du QMNA5 et à 400 m3/h, ce qui correspond à l’hypothèse la plus sécuritaire vis-à-vis de atteints par les boues dans les volumes morts.
l’environnement et la plus contraignante pour les travaux.
En cas de forte pente sur certains fossés, des blocs disposés en cascade peuvent être mis en place (voir illustration
2.2.1.3 La mise en place d’un assainissement provisoire suivante).
La mise en place d’un assainissement provisoire (fossés de collecte des eaux pluviales tombées sur le chantier) est
nécessaire pour sécuriser le chantier et permettre l’accès en tout temps. Les fossés ainsi réalisés seront raccordés
aux bassins nouvellement créés, afin de garantir un écrêtement de toutes les eaux avant rejet aux milieux naturels.
Dans le phasage des travaux, la création des bassins multifonctions pour la phase d’exploitation seront réalisés en
premier dans la mesure du possible. Ainsi, ces derniers présenteront rapidement leurs caractéristiques définitives
(volume de stockage décennal et débit de fuite faible ce qui garantira un écrêtement efficace, y compris durant la
période des travaux.
Certains fossés provisoires ne pourront vraisemblablement pas, pour des raisons topographiques, être raccordés aux
bassins de rétention définitifs. Les surfaces concernées seront très limitées. A l’extrémité de ces fossés provisoires
seront placés des dispositifs de ralentissement des écoulements et de filtration qualitative.
Comme le montre la figure ci-après, des dispositifs pourront être mis en place « à la parcelle » pour ralentir très en
amont les écoulements et éviter les phénomènes de concentration. Ces dispositifs sont des boudins ou la création de
sillons, d’empreintes, de ruptures de pentes en escalier.
Fossés de collecte des eaux de chantier, avec dispositif de réduction de la vitesse (blocs en cascade) pour
les fortes pentes
Source : Guide CEREMA
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2.2.1.4 La construction des viaducs
2.2.2. Les mesures qualitatives
Pour ce qui concerne les cours d’eau franchis par viaduc (Vienne, Goberté et ruisseau des Ages) aucun travail en lit
mineur ne sera nécessaire. Aucune dérivation provisoire ni définitive n’est prévue. Les ouvrages sont réalisés depuis
les berges (sans les impacter), sans intervention en lit mineur.
2.2.2.1 Les rejets d’eaux pluviales des zones de travaux hors installations
de chantier
Les mesures constructives permettant de travailler à sec au droit de la construction des piles en lit majeur, y compris Il ne peut être évacué les eaux de ruissellement chargées de matières en suspension sans traitement préalable. Pour
en tenant compte des arrivées d’eau de la nappe alluviale (Vienne en particulier), sont données dans le chapitre dédié ce faire, les bassins définitifs dans la mesure du possible et des bassins provisoires seront aménagés en premier ce
aux eaux souterraines au Chapitre VI -2.3. qui assurera un traitement des eaux avant rejet.
L’impact potentiel des travaux de fond de fouille pour la création des appuis du futur viaduc sur le cours d’eau sera Les bassins provisoires seront en tous les cas munis en sortie de filtre à sable et graviers ou à paille.
surveillé par un suivi amont + aval au chantier sur le Goberté et le ruisseau des Ages. La Vienne n’est pas concerné, Les fossés ne pouvant être raccordés provisoirement aux bassins créés pour des raisons topographiques seront eux-
puisqu’elle possède des débits importants, et moins sensible aux étiages. mêmes munis à leur extrémité de filtres à sable ou à gravier (voir exemple illustré ci-après).
Ces filtres positionnés en aval des bassins provisoires ou en aval des fossés non raccordés à un bassin permettront
de :
Dans les zones inondables, les pistes d’accès aux piles des viaducs à construire seront réalisées au niveau du terrain
➢ Ralentir les vitesses d’écoulement et favoriser la décantation dans les bassins ;
naturel.
Seule une exception est faite pour le viaduc de la Vienne à l’interface du coteau Ouest pour l’accès entre P1 et P2. Le ➢ Assurer une filtration des effluents rejetés.
remblai nécessaire de la piste de chantier portera sur quelques dizaines de mètres linéaire environ.
De plus, l’ouvrage doit impérativement enjamber le lit mineur du Faiteroux. En partant de cette hypothèse de travail,
un pont provisoire est réalisé. Pour ce dernier, des remblais constituant des rampes de faible longueur sont mises en
œuvre de part et d’autre du Faiteroux pour permettre un tirant d’air minimum au cours d’eau et la franchissabilité par
les engins de chantier. Les impacts de ces remblais sont faibles et temporaires.
Enfin, précisons que durant la phase travaux, un dispositif d’alerte aux crues est mis en place. Au-delà d’un certain
temps de retour de crue, il y a évacuation du matériel et des personnes dans les zones potentiellement inondables Le
niveau d’eau déclenchant reste à définir dans les phases d’études ultérieures et en concertation avec le Service de
Prévision des Crues.
2.2.1.5 La construction des ouvrages hydrauliques
Pour la construction de l’ouvrage hydraulique du Fonliasmes mais aussi des autres thalwegs, les mesures prises
sont :
- Travaux réalisés dans la mesure du possible par temps sec, lors des assecs fréquents,
- Pour travailler à sec, et en cas de venue d’eau, il sera posé un batardeau sur l’amont et aval de la zone de Assainissement provisoire en pied de talus
travaux, avec une conduite reliant les deux batardeaux, afin de rétablir l’écoulement en aval de la zone de Source : Guide CEREMA
travaux.
Les filtres à sable et gravier seront préférés aux filtres à paille étant donné leur meilleure longévité et leur entretien
moins contraignant. Le sable est contenu dans un grillage, entouré de géotextile. Les graviers sont disposés en amont
et en aval immédiat de ce grillage.
Dans le cas de filtres à paille, il sera veillé pour leur mise en place à ce que l’eau ne puisse pas le contourner et que
celle-ci ne soit pas trop dense, pour ne pas faire effet de bouchon. Les bottes de paille déposée en l’état dans
l’écoulement ne sont pas efficaces. La paille doit être disposée dans un cadre, elle doit être décompactée. Pour les
zones pentues et érosives, la paille est répartie sur une longueur d’écoulement de 2 m de long minimum
(contrairement aux cas de filtres à paille illustrés ci-après).
Lorsque le filtre à paille est colmaté, ou après une grosse pluie par exemple, son remplacement est nécessaire.
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Filtres à paille
efficaces
Botte de paille inutile (non
décompactée, et
contournée par
l’écoulement)
Exemple de protection contre la diffusion des boues et poussières de chantier en bordure de piste
Exemples de filtre à paille
Sources : Guide CEREMA et Ingerop
De plus, immédiatement en aval des rejets des bassins et en amont du milieu naturel exutoire (cours d’eau), il sera
mis place un fossé, permettant de tamponner les débits en cas de forte pluie, et de finaliser le traitement qualitatif des
eaux rejetées.
Diverses mesures de protection seront mises en place, telles que l’arrosage des pistes de chantier pour éviter les
poussières, et/ou la protection des boues et poussières en bordure de piste de chantier (illustration suivante).
Contre le relargage de matières en suspension, des barrages biodégradables posés en phase chantier dans les talus,
et laissés en place permettront de créer des redans, afin de réduire les pentes et vitesses d’écoulement vers le milieu
récepteur. L'opportunité de les laisser en place après travaux sera évaluée selon le risque de relargage de pollution
en les retirant, et du risque de pollution conservé s’ils en contiennent.
De plus, un chenillage longitudinal pourra être mis en place dans les talus, afin de ralentir les écoulements pluvieux.
Enfin, en sortie des bassins, le rejet dans le milieu naturel en aval de la fosse de diffusion visera à se faire dans les
thalwegs naturels éloignés des zones de dépression présentant des faciès de roches fracturées, et particulièrement
au niveau des deux rives du ruisseau des Ages. Il sera choisi les secteurs avec colluvions ou alluvions ou horizons
tertiaires en recouvrement des calcaires jurassiques. Exemple de fosse de diffusion en enrochements non bétonnés phase travaux qui sert de piégeage des
sédiments
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❖ Cas du viaduc de la Vienne :
L’assainissement au droit du viaduc de la Vienne repesctera ces principes, comme les autres viaducs.
Le plan de la phase travaux du viaduc est présenté page suivante. A proximité des piles bordant le cours d’eau, sur la
partie la plus en aval de la zone de travaux, aucun bassin provisoire ne peut être mis en place compte tenu de la
proximité immédiate avec le cours d’eau. Néanmoins, des fossés d’assainissement provisoires à très faible pente ou à
pente nulle seront positionnés en bordure de cours d’eau et des semelles des piles, pour traiter et filtrer les rejets
d’eaux pluviales.
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❖ Cas du viaduc du Goberté :
L’assainissement au droit du viaduc du Goberté repesctera ces principes, comme les autres viaducs.
Le plan de la phase travaux du viaduc est présenté page suivante. A proximité des piles bordant le cours d’eau, sur la
partie la plus en aval de la zone de travaux, aucun bassin provisoire ne peut être mis en place compte tenu de la
proximité immédiate avec le cours d’eau. Néanmoins, des fossés d’assainissement provisoires à très faible pente ou à
pente nulle seront positionnés en bordure du cours d’eau et des semelles des piles, pour traiter et filtrer les rejets
d’eaux pluviales.
Mesure d’évitement sur le Goberté
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❖ Cas du viaduc des Ages :
L’assainissement au droit du viaduc des Ages repesctera ces principes, comme les autres viaducs.
Le plan de la phase travaux du viaduc est présenté page suivante. A proximité des piles bordant le cours d’eau, sur la
partie la plus en aval de la zone de travaux, aucun bassin provisoire ne peut être mis en place compte tenu de la
proximité immédiate avec le cours d’eau. Néanmoins, des fossés d’assainissement provisoires à très faible pente ou à
pente nulle seront positionnés en bordure du cours d’eau et des semelles des piles, pour traiter et filtrer les rejets
d’eaux pluviales.
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• règles pour le ravitaillement des engins sur le chantier : sur zones étanches (bac, tapis filtrant) et de
2.2.2.2 Les rejets d’eaux pluviales des installations de chantier : préférence dans un secteur éloigné des berges. L’utilisation de matériel mobile tel que compresseur et groupe
électrogène se fera également sur zones étanches type tapis filtrant ;
Le stockage des liants (en silo ou banane) est éloigné des zones sensibles, à savoir les zones à proximité des cours • règles de stockage des produits polluants sur le chantier (sur surfaces étanches, hors zones inondables et
d’eau et les zones éventuellement identifiées par le Volet F : Chapitres spécifiques à la demande de dérogation AEP). La substitution des produits habituellement utilisés par des produits moins dangereux pour
« espèces et habitats protégés. La chaux et la centrale de traitement des sols au liant sont situées dans une zone l’environnement sera étudiée par les entreprises (ex : huiles de décoffrage végétales, huiles biodégradables
étanche reliée à un réseau de fossés. pour les marteaux de battage…) ;
Les principales préconisations à prendre pour les ateliers d’enrobage relevant de la législation des ICPE sont les • règles pour l’entretien du matériel (sur surfaces étanches et disposant d’un dispositif d’assainissement
suivantes : provisoire avec déshuileur permettant la rétention des polluants et interdiction d’entretien sur le chantier,
• installations en dehors des zones sensibles, à savoir les zones à proximité des cours d’eau et les zones notamment sur les berges) ;
éventuellement identifiées par le dossier CNPN, • règles de gestion des déchets, notamment des déchets dits dangereux car polluants (bombes de
• récupération des « fonds d’enrobés » et des déchets d’enrobés après les découpes, peinture, bidons d’huile usagés…) ; Les déchets de chantiers seront collectés quotidiennement
• obturation du réseau d’assainissement afin de récupérer les « jus » de l’émulsion, sur la zone de travaux, triés, stockés dans des contenants adéquates, puis ramenés
régulièrement aux installations pour stockage avant évacuation vers les filières agréées.
• prévision d’un mode de récupération de ces « jus »,
• purge de la lance d’épandage sur la partie du rétablissement devant recevoir l’émulsion.
Chaque entreprise ou groupement d’entreprise devra fournir un Plan de Respect de l’Environnement (PRE)
L’ensemble des mesures sera particulièrement décrit dans le dossier de déclaration ou de demande d’autorisation au présentant les mesures concrètes qu’ils ou elles mettront en œuvre pour assurer la protection de l’environnement au
titre des ICPE. sens large et des eaux en particulier pendant le chantier.
Ce document sera réalisé sur la base des mesures prescrites dans le présent dossier DAEU.
D’autres mesures sont adoptées :
• Implantation judicieuse des aires de chantier et des zones de dépôt et de stockage de matériau et de produits La mise en œuvre des mesures de protection de l’environnement se fera sous la responsabilité d’un chargé
polluants : en dehors des zones humides, sensibles, inondables et suffisamment éloignée de tout cours d’eau environnement missionné par les entreprises ou le groupement d’entreprises et seront vérifiées par les services de
ou écoulement superficiel notoire (à 5 m minimum du haut de berge, avec mise en défens) ; l’Etat qui pourront être amenés à se déplacer sur le chantier.
• Collecte et évacuation des eaux pluviales des aires de lavage ou de stockage de produits potentiellement • Présence des kits antipollution (feuilles absorbantes, boudins, gants, essuyeurs, sacs de récupération…)
polluants (zones de maintenance, de ravitaillement d’engins, aires de stockage des carburants et d’entretien dans les engins et directement sur berges et formation du personnel à leur utilisation.
des engins) dans un réseau étanche vers un bassin de rétention étanche ou vers un séparateur à • Mesures spécifiques à la construction des viaducs et ouvrages d’art :
hydrocarbures directement ; o des fosses de rinçage des goulottes des toupies de béton seront mises en place au niveau des
• Maîtrise de la qualité des rejets d’eaux pluviales dans un bassin de rétention étanche muni d’un séparateur chantiers ouvrage d’art. Elles pourront prendre la forme d’une fosse à béton (avec géotextile pour la
d’hydrocarbures, respectant la norme de rejet de 5 mg/l ; filtration de l’eau) ou de « big bag » couplés avec un système de filtration tel que sable ou géotextile.
• Stockage des hydrocarbures dans des cuves à doubles parois ou équipées de bacs de rétention étanches Elles seront balisées et situées en dehors de la zone inondable. Le lavage complet des toupies ne
dont le volume est au moins égal à l’ensemble du volume stocké ; sera pas réalisé sur le chantier, ni dans les cours d’eau. Seul le nettoyage de la goulotte est autorisé
• Huiles de vidange et autres polluants collectés, stockés et évacués en fût fermé régulièrement par une dans un bassin de décantation équipé d’un film plastique type polyane en dehors des zones
entreprise agréée vers des centres de tri agréés ; sensibles.
Le dispositif d’assainissement des centrales à béton (ICPE), si localisées dans l’emprise même du chantier,
respectera les mêmes règles de dimensionnement que les installations de chantier. Elles comprendront, en plus, des
bassins permettant la décantation des eaux de lavage du malaxeur de l’unité et des camions toupies. Son
dimensionnement se fera en fonction de la cadence de production du béton. Toutes les mesures seront indiquées
dans le dossier de déclaration ou de demande d’autorisation au titre des ICPE.
NB : Ce paragraphe précise l’ensemble des mesures pour divers types d’installations de chantier, mais il n’est pas
certain, à ce jour, que toutes ces installations seront nécessaires (ex : centrale à béton, ateliers d’enrobage,
remplacés par un approvisionnement extérieur).
2.2.2.3 Les rejets accidentels de polluants toxiques
Fosse à béton
Source : Ingérop
Le dispositif de protection des eaux superficielles est principalement axé sur des mesures d’évitement des pollutions
o un dispositif de protection sera mis en place pour la phase de traitement anticorrosion des
accidentelles. Ces mesures seront également favorables à la protection des eaux souterraines et superficielles :
charpentes métalliques : les stocks de produits seront équipés de bacs de rétention et localisés
• règles de circulation pour éviter les collisions et des renversements d’engins ;
hors zones inondables. Des kits antipollution seront disponibles dans les nacelles et une
• règles de manœuvres pour les zones de chantier situées en bord de cours d’eau pour éviter les pollutions sur
étanchéification au sol aux pieds des nacelles sera mise en œuvre pour éviter la dispersion des
berges et dans l’eau ;
produits.
• règles de stationnement des engins le soir et le week-end (hors zone inondable) ;
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En cas de pollution, le dispositif de protection des eaux superficielles et souterraines est basé sur un plan 2.2.2.6 Les mesures de suivi des cours d’eau pérennes
d’intervention permettant une maitrise rapide des pollutions superficielles. Les entreprises intervenant sur le chantier
Un suivi qualitatif des cours d’eau pérennes et exutoires des rejets est mis en place avant, pendant et après les
devront élaborer un plan d’organisation et d’intervention en cas de pollution qui détaillera précisément les actions à
travaux, de façon à surveiller et à contrôler les potentiels impacts du projet.
mener en cas de pollution (alerte, suppression de l’origine de la pollution, modalités de confinement de la pollution,
gestion des matériels souillés et sols pollués) et le matériel qui sera utilisé (kit antipollution classique et spécifique
pour les pollutions en cours d’eau : barrage flottant pour les fuites de produits non miscibles à l’eau telles que les
Cours Point de
hydrocarbures). Période Paramètres Fréquence
d’eau prélèvement
Physico-chimie : T°, pH,
Conductivité, O2, % saturation en
Ces actions seront déclinées pour différents niveaux de pollution, notamment pour :
O2, MES, Carbone oranique,
• les pollutions maîtrisables avec les kits antipollution présents sur le chantier,
Avant travaux Faiteroux, DBO5, DCO, NO3, NO2, NH4, PO4,
• les pollutions de plus grande envergure qui nécessiteraient l’intervention extérieure des services de secours. (état de Goberté,
A proximité du
Chlorures, Sulfates.
2 campagnes : Basses eaux
projet et moyennes eaux
référence) Ages Sédiments : Pb, Zn, Cu, Cd, Ni, Cr,
Que ce soit dans les installations fixes ou mobiles, l’ensemble des consignes environnement seront affichées afin que hydrocarbures totaux, HAP
chacun puisse les appliquer de manière autonome en cas d’urgence. Une sensibilisation des personnels de chantier Biologie : MPCE (macro
aux enjeux environnementaux et aux mesures à mettre en œuvre sera réalisée. invertébrés), IBD (diatomés)
Prélèvements hebdomadaires
2.2.2.4 Les rejets d’eaux usées Faiteroux,
en période de travaux sur les
Goberté, MES
La collecte des eaux usées des installations de chantier se fait dans des dispositifs étanches. Ces derniers seront bassins versants orientés vers
Ages
vidangés par des entreprises spécialisées. Pendant Amont et aval les 3 cours d’eau
travaux au projet
Faiteroux, DCO, DBO5, MES, NH4+, O2
Goberté, dissous, Taux de saturation en O2, Un prélèvement mensuel
2.2.2.5 Les mesures de protection retenues lors de la réalisation de Ages Hydrocarbures, conductivité, pH, T
l’ouvrage hydraulique du Fonliasmes
L’objectif premier des modes opératoires retenus est de réaliser les travaux à sec afin de limiter l’entraînement des DCO, DBO5, MES, NH4+, O2
Faiteroux,
fines vers l’aval. dissous, Taux de saturation en O2,
Goberté, 1 prélèvement unique
La période de travaux est de préférence réalisée à l’étiage. Le ruisseau du Fonliasmes étant à sec à cette période, Hydrocarbures, conductivité, pH, T°,
Ages Amont et aval
l’impact du chantier sera notablement évité. Après travaux IBGN ;
au projet
Faiteroux,
Le rétablissement du Fonliasmes durant la réalisation de l’ouvrage hydraulique définitif sera permis par des Goberté, MPCE 1,3 et 5 ans
batardeaux de part et d’autre de l’ouvrage et rétablis entre eux par une conduite étanche (souple ou rigide, en PEHD Ages
par exemple) sur la durée de réalisation de l’ouvrage. Mesures de surveillance de la qualité des cours d’eau en phase travaux
Le mode de réalisation intégrant les mesures de précaution sera le suivant, en cas de présence d’eau dans le
ruisseau : 2.2.2.7 Les mesures concernant les travaux des viaducs
➢ La mise en place d’un filtre à paille ou à graviers/sable en aval de tout le linéaire en travaux ; ce filtre doit être
Les piles des trois viaducs sont hors zones inondables, à l’exception de 4 piles dans le lit majeur de la Vienne.
mis en place sur toute la largeur de l’écoulement ;
En cas de crue, les travaux seront stoppés à proximité de la Vienne, pour raisons d’intempéries.
➢ Pose des batardeaux et de la conduite rétablissant l’écoulement ;
➢ Réalisation de l’ouvrage hydraulique et de la dérivation définitive du cours d’eau en aval de l’OH ; Pour les trois viaducs, un barrage flottant sera mis en place en bordure du lit mineur, de façon à prévenir tout risque
de pollution accidentelle par exemple.
➢ Matériaux étanches disposés en fond du lit du ruisseau naturel ;
➢ Remplissage du radier enterré de l’OH : la récupération des matériaux du lit mineur n’est à prévoir qu’en Pour la réalisation des appuis en zone inondable, pour les 4 piles de la Vienne les plus proches du lit mineur, il est
présence de substrat de bonne qualité. L'acceptation du matériau du site sera soumise à l'approbation du
prévu :
Coordinateur environnement ;
➢ Arrosage du lit créé et dans l’OH ; - La pose d’un rideau de palplanches ceinturant la zone de la semelle ; l’ouvrage est donc réalisé dans une
enceinte séparée des écoulements du lit mineur ;
➢ Mise en eau par dépose des batardeaux ; la dépose sera réalisée très progressivement et non brutalement,
limitant les départs de fines ; - Les terrassements sous l’eau et la pose d’un bouchon hydraulique,
➢ Une fois les fines retenues, le filtre peut être retiré en veillant à ne pas libérer dans le cours d’eau les matières - Le pompage des eaux au-dessus du bouchon ;
piégées à l’intérieur. - Le traitement de ces eaux dans un bassin provisoire de décantation et filtration ;
- Le rejet de ces eaux traitées dans la Vienne.
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La mesure d’évitement des contours d’emprise sur la ripisylve est illustrée ci-après. Deux cas sont possibles :
- Cas contraint ;
- Cas avec zone tampon lorsque la distance le permet.
Le cas contraint correspond à une distance entre le haut de berge et le bord de la semelle strictement de 5m. Dans ce
cas, le bord de la future semelle est délimité par l’enceinte étanche elle-même, qui constitue alors la limite de la zone
de travaux. La bande des 5 m bordant la berge est préservée de toute circulation d’engins.
Le cas contraint correspond aux piles :
- P1 (rive gauche) sur les Ages, à 5 m en bordure de l’étang
- P4 et P5 sur la Vienne de part et d’autre du lit mineur
Les autres piles : P2 sur les Ages, P1 et P2 sur le Goberté et les piles du lit majeur de la Vienne ; permettront soit un
terrassement autour des semelles à construire (dans la limite de la distance au-delà des 5m), soit la mise en place
d’une enceinte étanche. Pour ces cas, il est prévu une zone tampon entre la fouille du futur appui et la limite des 5m.
Cette zone tampon est délimitée côté cours d’eau par une clôture permettant une mise en défens de la zone des 5m.
Au sol, un géotextile est posé, surmonté d’une couche de cailloux. La protection du cours d’eau contre les départs de
MES ou d’éventuelles pollutions sera assurée par le système d’assainissement provisoire, constitué d’un filtre à paille
et géotextile, appuyé contre la clôture. Le dispositif est complété par des panneaux « Zones sensibles » et « Défense
de pénétrer ». Le système de protection paille + géotextile est maintenu jusqu’à l’achèvement du chantier des appuis
du viaduc.
Le renouvellement des filtres à paille est réalisé après chaque épisode pluvieux ou dès que la paille est usagée.
Le cas pratique décliné pour chaque cours d’eau est également illustré pages suivantes.
Il est prévu sur les schémas des enceintes étanches, mais cela pourra être adapté selon les données géotechniques
à venir (possibilité de terrassements en remplacement).
P1
P2
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2.2.3. Les mesures sur les usages
Les usages liés recensés à proximité du projet pour lesquels il y a un impact direct : le tracé occupe la parcelle où se
situe l’usage ; correspondent au plan d’eau à Fonliasmes au sud du tracé. Cette parcelle a fait l’objet d’un accord par
acquisition foncière avec le propriétaire. Aucune autre mesure n’est nécessaire y compris en phase travaux.
Les autres impacts du projet sur les usages superficiels de l’eau sont indirects et correspondent à d’éventuelles
P2 répercussions négatives du projet sur la qualité de l’eau utilisée, ou sur sa disponibilité en phase travaux.
P1
Les prélèvements existants en cours d’eau (Vienne, Ages) pour l’irrigation sont localisés en amont du projet et ne sont
donc pas soumis à son impact.
Pour les usages liés à l’eau situés en aval (captage d’eau potable, pêche de loisirs), les mesures prises par le projet
sont identiques à celle prises en faveur des eaux superficielles, aspect qualitatif, présentées au Chapitre VII -2.2. Il
s’agit en particulier du traitement systématique de l’ensemble des eaux pluviales du chantier dans des filtres à paille
ou à graviers, ou dans des bassins de rétention provisoire ou encore définitifs avant rejet.
Les mesures prises pour respecter les eaux superficielles permettent l’absence d’impact résiduel sur les
usages.
P5
P4
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CHAPITRE VIII - INCIDENCES ET MESURES RELATIVES AUX ZONES Mesures d’évitement et de réduction Impacts de l’infrastructure
HUMIDES Chantier Exploitation
Impact Appréciation de l’impact
brut N° Libellé Rupture résiduel (avec mesures)
Les éléments de ce chapitre sont communs à ceux du Volet F Chapitres spécifiques à la demande de Destruction Risque
des
dérogation « espèces et habitats protégés ». de zones de
continuités
humides pollution
écologiques
1. LES INCIDENCES Négligeable
Franchissement des principaux
Les impacts sur les zones humides sont liés aux emprises des ouvrages en tant que tels ainsi qu’aux emprises des ME3 X X X
cours d’eau par viaducs
travaux. Les risques de pollution constituent par ailleurs un facteur d’altération éventuelle de ces zones humides. Evitement des zones
Le tracé de de la déviation et les emprises chantier ont été pensés pour limiter l’impact sur les milieux naturels et riveraines des cours
Mesures environnementales
notamment les zones humides autant que possible. Cette réflexion présente dès la conception du projet permet de
génériques en phase chantier d’eau, des étangs et
limiter fortement les impacts sur l’environnement. MR1 - X - mares
(protection des eaux
superficielles)
Impacts de l’infrastructure Faible
Appréciation de l’impact brut (sans mesures)
Phases Nature Portée / Durée
Des zones humides réglementaires sont identifiées au droit de Fort Création de mares temporaires Phase Travaux :
chaque cours d’eau, représentées par la ripisylve (aulnaie et d’habitats favorables à - Destruction de 0,69 ha
MR7 X - X
rivulaire). En outre, une aulnaie marécageuse dans la vallée du l’accueil et la reproduction des de saulaie pionnière à
Goberté, une saulaie blanche au sein des carrières, ainsi qu’une amphibiens Salix alba dans une fosse
Destruction de partie de la ceinture d’hélophytes du plan d’eau du bois de au sein des carrières
Locale / Définitive
zones humides Chênet représentent les habitats de zones humides inventoriés.
Chantier
Chacun de ces habitats de zones humides est partiellement Restauration des continuités - Impact indirect sur le
détruits par le projet MR10 X - X reste de la zone humide
écologiques de l’infrastructure
soit 0,51 ha
Impact modéré
La toxicité de divers polluants est avérée sur les zones humides. Impact résiduel du projet sur les zones humides, après mise en œuvre de mesures d’évitement et de
En l’absence de mesure, un risque de pollution accidentelle des réduction
Risque de Locale /
milieux aquatiques n’est pas à exclure.
pollution Temporaire
La mise en œuvre des mesures d’évitement et de réduction permet au projet d’avoir un impact résiduel non significatif
Impact modéré
sur :
Le projet intercepte des continuités hydrauliques représentées - l’altération des continuités écologiques ;
Exploitation
par les 4 vallées (Goberté, Faiteroux, Vienne, Âges). Ces
Rupture des - la pollution des milieux aquatiques.
continuités sont entravées dans leur traversée par l’infrastructure
continuités Locale / Définitive
routière. - Les zones humides délimités lors de l’état initial excepté celle présente sur le site des carrières.
hydrauliques
Impact fort
Les zones humides liées aux ripisylves de la Vallée Goberté, du Faiteroux, de la Vienne et du ruisseau des Ages sont
évitées par le passage de l’infrastructure en viaduc. Les zones de travaux sont limitées de manière à éviter totalement
Impacts bruts du projet sur les zones humides les lits mineurs des cours d’eau et les ripisylves. Des mises en défens seront installées avant le démarrage des
travaux et les abords seront remis en état après travaux.
2. LES MESURES D’EVITEMENT, DE REDUCTION ET LES IMPACTS RESIDUELS 2.1. Impacts résiduels directs
DIRECTS ET INDIRECTS
La zone humide des carrières a une surface d’environ 1,2 ha, le projet impacte directement 0,69 ha. Un impact
Au sein de l’emprise DUP, la surface d’habitats caractéristiques des zones humides au sens du Code de résiduel significatif subsiste donc du fait de la perte de 0,69 ha de saulaie pionnière à Salix alba (code Eunis G1.111)
l’environnement est de 3,08 ha. Au sein de l’emprise travaux retenue la surface de zone humide directement impacté au sein des carrières, l’impact indirect doit aussi être pris en compte. Cette fosse sera compensée (MC5) au sein du
s’élève à 0,69 ha et 0,51 ha de façon indirecte. site compensatoire « Les Carrières » attenant à l’infrastructure dans le secteur des carrières. Ce dernier est contigu,
Le tableau ci-dessous présente l’impact résiduel du projet du sur les zones humides, après mise en œuvre des il intègre la création de nouvelles zones humides et permettra également de restaurer et de valoriser les extrémités
mesures d’évitement et de réduction des impacts. On se reportera au Erreur ! Source du renvoi introuvable.. « nord et sud de la zone humide existante non directement impactées par le projet. Un deuxième site de compensation
Erreur ! Source du renvoi introuvable. » pour la présentation plus spécifique des Mesures d’Evitement et Mesures est en étude pour permettre une compensation totale de la perte due au projet.
de Réduction associées.
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2.2. Impacts résiduels indirects
Le détail est présenté au chapitre III. 11.3. du volet F Chapitres spécifiques à la demande de dérogation « espèces et
habitats protégés ».
Les bordures humides liés à l’étang Fonliasmes, l’étang Chênet et la mare Johannisberg sont proches de l’emprise de
travaux mais sont évitées. Des mises en défens seront installées avant le démarrage des travaux et les abords seront
remis en état après travaux.
Les alimentations des zones humides en eau superficielles météoriques (bassin versant) ne sont pas impactées par le
projet. En effet, à proximité des zones humides, la géométrie de l’infrastructure se situe au niveau du terrain naturel
ou en remblai. Aucun risque de drainage ou de perte d’alimentation en eau de ces zones n’est attendu.
Les écoulements des cours d’eau qui alimentent les zones humides qui les bordent ne sont pas impactés par le projet
(franchissement en viaduc) que ce soit de manière directe ou indirecte.
Aucune incidence indirecte négative liée à la présence de l’infrastructure n’est attendue sur les zones
humides
3. MESURES DE COMPENSATION LIEES AUX ZONES HUMIDES
3.1. Les carrières
Le site de compensation correspond aux emprises situées entre la zone de projet et les limites de la DUP au droit de
la carrière et aux délaissés de culture encadrant le bosquet au Sud-Est de la carrière. Une compensation de ratio 2
pour 1 sera suffisante car la compensation sera partagée entre le site actuel des carrières, à hauteur de 0,4 ha de
zones humides recrées, et sur un site distinct en cours de recherche sur 2 ha minimum.
La compensation sur le site d’origine, à proximité sera favorable à l’environnement grâce à la diversification des
habitats. En outre, la restauration globale du milieu couplé à la création de mares temporaires favorisera la
diversification des habitats. Aménagements de renaturation des carrières
Conformément aux dispositions du SDAGE Loire-Bretagne et du SAGE Vienne, il a été appliqué la méthode
nationale.
Pour plus de renseignements, le lecteur pourra se reporter au Volet F : Chapitres spécifiques à la demande de
dérogation « espèces et habitats protégés.
Mesure compensatoire de la zone humide réglementaire sur le site des carrières
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3.2. Plan d’eau du Bois de Chênet
A l’occasion du projet, et des mesures compensatoires écologiques, le plan d’eau existant dans le Bois de Chênet, au CHAPITRE IX - INCIDENCES ET MESURES RELATIVES AUX MILIEUX
Puits de Châtaignier, situé près du ruisseau de Fonliasmes sera remplacé par une renaturation du site. Il s’agit du site NATURELS LIES A L’EAU (HORS ZONES HUMIDES)
2bis de compensation, pour lequel l’aménagement prévu est illustré ci-après.
Ce chapitre reprend les conclusions du Volet F : Chapitres spécifiques à la demande de dérogation « espèces et
habitats protégés », vers lequel nous renvoyons le lecteur pour davantage de détails. Les incidences et mesures sur
les espèces faunistiques liées à l’eau sont présentées dans ce Volet F.
1. LES INCIDENCES
Les impacts sur les cours d’eau sont faibles puisque les franchissements se font principalement par viaducs, évitant
ainsi le lit mineur et les berges des cours d’eau (Vienne, Goberté, ruisseau des Ages). Seul le Fonliasmes voit une
partie de son lit mineur impacté par le projet (ouvrage cadre à radier). Cependant les mesures décrites dans le
chapitre ci-après expliquent les choix de conception pris pour limiter l’impact résiduel du projet sur ce cours d’eau.
2. LES MESURES
L’intégralité des mesures ERC (Evitement, Réduction, Compensation) est décrit dans le Volet F : Chapitres
spécifiques à la demande de dérogation « espèces et habitats protégés ». Les mesures reprises et étayées ci-après
sont celles liées à l’eau.
2.1. La conception du système d’assainissement des eaux
pluviales
Lors de la conception des bassins d’assainissement et du choix de leur localisation précise, il a été réalisé des
optimisations permettant l’évitement de parcelles boisées, d’intérêt écologique. Ces mesures d’évitement ont
concerné :
- Le bassin 1 vers le ruisseau de Fonliasmes, pour le Bois de Chênet,
- Le bassin 3 vers la Vienne, pour le Bois de Ragot.
Nous renvoyons le lecteur vers la partie 5.4 du chapitre IV du Volet F : Chapitres spécifiques à la demande de
dérogation « espèces et habitats protégés.
Les mesures d‘évitement correspondent aux ME4 et ME5 décrites et illustrées dans le Volet F : Chapitres spécifiques
à la demande de dérogation « espèces et habitats protégés ».
2.2. Le franchissement des cours d’eau
2.2.1. Par viaducs
La Vienne, le Goberté et le ruisseau des Ages sont franchis par la déviation via des viaducs. Ce type de
franchissement constitue une mesure d’évitement puisque les berges et le lit mineur des cours d’eau sont conserver.
Les profils en long et en travers sont donc également préservés. La transparence écologique et sédimentaire est
aussi préservée.
Concernant la Vienne, de nombreuses espèces protégées et à enjeux vivent dans ses eaux, la Bouvière et des
espèces de moules d’eau douce protégées notamment. L’impact initialement prévu se montant à 5510m² d’habitats
détruits est donc supprimé.
Sur le Goberté, les habitats du Chabot, espèce patrimoniale, et de la Bouvière, considérée comme vulnérable, sont
conservés. 2100m² d’habitats sont évités.
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Le milieu aquatique du ruisseau des Ages abrite le Chabot, espèce à enjeu modéré. Aucun impact n’est occasionné
au ruisseau et à la ripisylve grâce au franchissement par viaduc et 1870 m² d’habitat sont ainsi préservés.
2.4. Phase travaux sur les cours d’eau
2.2.2. Par ouvrage cadre
L’écoulement de Fonliasmes n’est pas identifié comme un cours d’eau sur la cartographie des cours d’eau DDT Police Afin de préserver les cours d’eau durant le chantier, les mesures de protection suivantes sont prises. Elles font écho
de l’eau de la Vienne. Cependant, il été considéré comme un cours d’eau, par précaution, dans le cadre de son aux mesures présentées pour préserver la qualité de la ressource en eau superficielle (Chapitre VII -2.2.2).
franchissement par le projet. Pour mémoire, l’écoulement de Fonliasmes présente un tracé rectiligne, au fond d'un
o Implantation des pistes, des installations de chantier et des zones de dépôts en dehors des zones les plus
thalweg encaissé, boisé et est un écoulement intermittent. sensibles ;
Le rétablissement du Fonliasmes par un ouvrage cadre à radier enterré permet de conserver la fonction hydraulique,
la transparence sédimentaire. Il n’est par ailleurs pas recensé de faune terrestre associée au cours d’eau, lequel est o Délimitation précise et respect des emprises travaux. Sensibilisation des entreprises au respect des limites du
chantier pour éviter des dégradations sur la végétation, hors emprise. Protection préalable par marquage, et
intermittent. La transparence écologique est assurée près du ruisseau de Fonliasmes par un ouvrage d’art de grandes
mise en défens (voir illustration) ;
dimensions, situé à 50 m de distance : CR des Bœufs, de 5m de hauteur et de largeur.
o Protection du milieu aquatique par les dispositifs de traitement et d’assainissement des eaux de chantier ;
Des mesures de réduction de l’impact du franchissement sont tout de même prises et sont listées ici : o Arrosage des pistes de chantier en période sèche ;
- Mise en place d’ouvrage possédant un radier enterré, avec une reconstitution du lit naturel sur une épaisseur o Restauration des milieux dégradés par la phase chantier ;
de 30 cm minimum ; lorsque les matériaux du fond du lit actuel sont de bonne qualité (granulométrie o Démarrage des travaux en dehors de la période favorable à la reproduction et à l’hivernage des espèces pour
hétérogène, avec présence de cailloux, graviers, sable), ils sont lavés et réutilisés dans le nouveau lit. Dans le leur permettre de trouver des habitats de substitution ;
cas contraire (granulométrie homogène, présence de vase, colmatage), les matériaux du lit actuel ne sont pas
réemployés et un apport de type graviers roulé (diamètre 0 à 30 mm, hétérogène) est mis en place dans le o Présence d’un coordinateur environnement sur toute la durée du chantier pour la surveillance,
nouveau lit ; l’accompagnement et la vérification de la bonne mise en œuvre des mesures.
- Mise en place de barrettes pour les cours d’eau possédant des vitesses d’écoulement fortes, ou fonctionnant
en régime torrentiel. Ces barrettes permettent de retenir les matériaux du fond de lit. Elles sont échancrées en
forme de V. le long de l’OH, les échancrures sont disposées en alternance côté droit et côté gauche dans la
largeur de l’ouvrage.
- Pose de linéaire d’enrochements en amont et en aval de l’ouvrage pour éviter l’érosion des berges.
Au regard des mesures de réduction prises, l’impact du projet sur le substrat en fond de lit, sur l’hydraulique et sur la
continuité écologique est donc nul.
2.2.3. Le rescindement du ruisseau du Fonliasmes
Le franchissement nécessite le rescindement du ruisseau de Fonliasmes sur sa partie aval sur un linéaire de 35 m
pour rejoindre le lit mineur existant.
Exemple de mise en défens à réaliser
Le projet de rescindement s’attache à recréer ce linéaire pour qu’il soit hydromorphologiquement fonctionnel et pour
favoriser la biodiversité : largeur et profondeur du lit en accord avec les débits d’étiage et module, granulométrie
adaptée, plantation des berges, etc. Des mini seuils sont envisagés sur son lit recréé.
Il n’y aura donc pas d’impact résiduel.
2.3. Lutte contre les espèces envahissantes CHAPITRE X - INCIDENCES ET MESURES SUR LES SITES NATURA 2000
La mesure de réduction MR4 consiste à tenir compte des contraintes liées aux Espèces Végétales Exotiques
Envahissantes (EVEE) sur la zone d’étude. Elle est détaillée dans le Volet F : Chapitres spécifiques à la demande de Les sites Natura 2000 susceptibles d’être concernés par le projet et les incidences du projet sur ces sites sont
dérogation « espèces et habitats protégés ». détaillés dans le Volet F bis : Dossier d’incidence Natura 2000.
Les principales actions de cette mesure sont les suivantes : Le lecteur pourra se reporter à ce volet pour prendre connaissance des éléments.
- Suppression des stations d’espèces invasives au démarrage des travaux, sur les zones de travaux, de
stockage, d’implantation de base vie ;
- Surveillance des stations traitées ;
- Remise en état des stations traitées avec un ensemencement adapté ;
- Stockage des déchets verts en dehors de l’emprise chantier ;
- Filières spécifiques d’élimination des déchets verts ;
- Protocole particulier pour certaines espèces.
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Les résultats montrent l’absence d’impact en phase définitive (remous < 1cm). L’impact est donc faible, notamment en
l’absence d’enjeu à proximité immédiate du projet.
CHAPITRE XI - COMPATIBILITE AVEC LES DOCUMENTS DE
Enfin, précisons que durant la phase travaux, un dispositif d’alerte aux crues est mis en place. Au-delà d’un certain
PLANIFICATION temps de retour de crue, il y a évacuation du matériel et des personnes dans les zones potentiellement inondables Le
niveau d’eau déclenchant reste à définir dans les phases d’études ultérieures et en concertation avec le Service de
1. LE PLAN DE GESTION DU RISQUE INONDATION LOIRE BRETAGNE Prévision des Crues.
Le PGRI est présenté au paragraphe 1.7.3.2 du chapitre VII du Volet B chapitres communs.
2. LE PLAN DE PREVENTION DU RISQUE INONDATIONS DE LA VALLEE DE LA
Les principales dispositions susceptibles de s’appliquer au projet sont listées dans le tableau suivant (les VIENNE SECTION AVAILLES LIMOUZINE-VALDIVIENNE
numérotations des dispositions sont celles utilisées dans le PGRI).
Le PPRI est présenté au paragraphe 1.7.3.3 du chapitre VII du Volet B chapitres communs.
Le règlement du PPRI a été modifié et approuvé le 18 septembre 2012.
OBJECTIFS FONDAMENTAUX OBJECTIFS ENVIRONNEMENTAUX
Le site d’étude se situe en partie en zone rouge et en zone blanche. La zone rouge concerne les zones urbanisées,
- Disposition 1-1 : Préservation des zones inondables non
Objectif n°1 : Préserver les capacités urbanisées présentant un aléa fort, et les zones non ou peu urbanisée, correspondant aux champs d'expansion des crues, quel
d’écoulement des crues ainsi que les - Disposition 1-2 : Préservation de zones d'expansion des crues et que soit l'aléa. Le franchissement de la Vienne est localisé en zone rouge. La zone blanche n’est à ce jour concernée
zones d’expansion des crues et les capacités de ralentissement des submersions marines par aucun risque inondation.
capacités de ralentissement des - Disposition 1-6 : Gestion de l'eau et projets d'ouvrages de
submersions marines
protection (Sdage 2016-2021) La zone rouge est réglementée par le PPRI.
Objectif n°2 : Planifier l’organisation et - Disposition 2-1 : Zones potentiellement dangereuses Les éléments présentés ci-après sont issus du règlement du PPRI et applicables au projet.
l’aménagement du territoire en tenant - Disposition 2-7 : Adaptation des nouvelles constructions
compte du risque Sont interdits :
- Disposition 3-1 : Priorités dans les mesures de réduction de
« Toutes les nouvelles réalisations de constructions, d’ouvrages, d’installations, de travaux sont interdites et en
vulnérabilité
- Disposition 3-4 : Réduction de la vulnérabilité des services utiles à particulier :
Objectif n°3 : Réduire les dommages aux la gestion de crise ou nécessaires à la satisfaction des besoins o Les constructions nouvelles à l'exception de celles visées au 2.1.1.2, les ouvrages ou obstacles de toute
personnes et aux biens implantés en prioritaires à la population nature pouvant ralentir l'écoulement de la crue (y compris les clôtures qui ne permettent pas le libre
zone inondable - Disposition 3-5 : Réduction de la vulnérabilité des services utiles à écoulement de l’eau), les exhaussements de sol, à l'exception de ceux visés au 2.1.1.2 ;
un retour à la normale rapide o Tout stockage au-dessous de la cote de sécurité de produits dangereux ou polluants susceptibles de générer
- Disposition 3-6 : Réduction de la vulnérabilité des installations des risques ou des nuisances incompatibles avec le voisinage de la rivière et/ ou les nappes phréatiques ;
pouvant générer une pollution ou un danger pour la population o Tout dépôt au-dessous de la cote de sécurité de produits ou matériaux susceptibles de flotter ou de faire
- Disposition 4-1 : Écrêtement des crues (Sdage 2016-2021) obstacle à l'écoulement des eaux, même stockés de façon temporaire.
- Disposition 4-2 : Études préalables aux aménagements de
o Les aménagements et les protections de berge autres que les enrochements grossiers non maçonnés et les
Objectif n°4 : Intégrer les ouvrages de protection contre les inondations
protection contre les inondations dans - Disposition 4-3 : Prise en compte des limites des systèmes de techniques de génie végétal et autre que ceux autorisés dans le cadre du Code de l’Environnement. »
une approche globale protection contre les inondations
- Disposition 4-5 : Unification de la maîtrise d’ouvrage et de la Sont autorisées et soumises à conditions particulières :
gestion des ouvrages de protection o « Les travaux de voirie et d’infrastructures publiques devront être dotés de dispositifs permettant d’assurer la
Objectif n°5 : Améliorer la connaissance libre circulation des eaux et de ne pas modifier significativement les périmètres exposés »
/
et la conscience du risque d’inondation Ces travaux devront « être conçus de façon à assurer la stabilité de l’équipement, la transparence hydraulique
- Disposition 6-4 : Retour d’expérience ou la compensation de l’obstacle ».
- Disposition 6-5 : Continuité d'activités des services utiles à la
Objectif n°6 : Se préparer à la crise et gestion de crise ou nécessaires à la satisfaction des besoins
favoriser le retour à la normale prioritaires à la population La RN147 entre donc bien dans le champ d’application de l’exception autorisée concernant les infrastructures,
- Disposition 6-7 : Mise en sécurité des services utiles à un retour laquelle est prévue en viaduc au-dessus de la Vienne. La transparence hydraulique est bien assurée dans la
rapide à une situation normale conception du projet.
Dispositions du PGRI applicables au projet
Il est à rappeler qu’aucun stockage ne devra s'effectuer dans l’ensemble de la zone rouge, y compris en phase
Le projet prévoit la perte d’une surface inondable de 56 m² et 129 m3 environ de volume inondable. Ces surfaces sont travaux.
nécessaires pour la construction du nouveau franchissement sur la Vienne, dont 4 de ses 6 piles sont localisées en lit
majeur
Au regard du volume global de la vallée qui est de 43 millions de mètres cubes, l’impact du projet est négligeable.
Afin de quantifier l’impact des nouvelles piles du viaduc sur les crues de la Vienne, une modélisation hydraulique a été
réalisée par Ingérop. Cette étude est placée dans le volet H Annexe du présent dossier DAEU.
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Le projet doit également respecter les règles de construction établies dans le PPRI :
o « Les remblais nécessaires à l’édification de constructions nouvelles seront limités à l’emprise de la
construction majorée d’une bande de circulation de 3 mètres ; 3. LE SDAGE LOIRE-BRETAGNE
o Les réseaux techniques (eau, gaz, électricité) seront équipés d’un dispositif de mise hors service automatique
Le SDAGE Loire-Bretagne est présenté au paragraphe 1.7.3.1 du chapitre VII du Volet B chapitres communs.
ou seront installés au-dessus de la cote de sécurité ;
o Le risque d’inondation sera pris en compte durant le chantier en étant intégré aux documents de prévention
Le tableau suivant précise les dispositions concernées par le projet et, le cas échéant, les mesures apportées dans le
du chantier ;
cadre du projet.
o Toute partie de la construction située au-dessous de la cote de sécurité sera réalisée dans les conditions
suivantes :
▪ l’isolation thermique et phonique utilisera des matériaux insensibles à l’eau,
▪ les matériaux putrescibles ou sensibles à la corrosion seront traités avec des produits
hydrofuges ou anti-corrosifs,
▪ les revêtements de sols et murs et leurs liants seront constitués de matériaux non sensibles à
l’action de l’eau,
▪ les fondations doivent être conçues de façon à résister à des affouillements, à des
tassements ou à des érosions locales,
o Les ouvrages de franchissement des cours d’eau destinés aux piétons et aux deux-roues doivent être conçus
pour résister à des affouillements et résister à la pression de la crue de référence pour ne pas être emportés ;
o Les réseaux d’eaux pluviales et d’assainissement seront équipés de clapets anti-retours. Afin d’éviter le
soulèvement des tampons des regards, il sera procédé à leur verrouillage ;
o Les captages d’eau devront être protégés de façon à prévenir tout risque de pollution. En particulier, les têtes
de forage devront être étanches. »
Le règlement rappelle que « l’attention des maîtres d’ouvrage est attirée sur l’intérêt de fournir aux autorités
compétentes, tout élément d’information permettant d’identifier et de vérifier d’une part le respect des cotes
de sécurité (cf. plan de zonage avec cotes IGN69) et d’autre part la faisabilité et la pérennité des dispositifs à
mettre en œuvre afin d’assurer la stabilité de l'équipement, la transparence hydraulique, ou la compensation
de l'obstacle. »
Le projet respecte la règlementation du PPRI.
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Pièce(s) décrivant les
Orientation Dispositions Mesures prévues par le projet
mesures prévues
La Vienne, le Goberté et le ruisseau des Ages sont franchis par viaduc. Ce type de franchissement permet de préserver le
milieu naturel sur les aspects écologique, hydraulique, transport sédimentaire, luminosité, etc. Seul le viaduc de la Vienne a 4
de ses 6 piles en lit majeur. Les 2 autres sont en-dehors des zones inondables. Tous préservent donc les berges et le lit
Chapitre VI -2 et Chapitre
1A - Prévenir toute nouvelle dégradation des milieux mineur des cours d’eau. Le Fonliasmes est considéré comme un cours d’eau sur cette opération. Le rétablissement par un
VII -2
ouvrage cadre à radier enterré permet de conserver la fonction hydraulique et la transparence sédimentaire. La transparence
écologique est assurée près du ruisseau de Fonliasmes par un ouvrage d’art situé à 50 m de distance (CR des Bœufs).
Concernant les rejets, les dispositifs de traitement des eaux pluviales sont systématiques (bassins multifonctions).
Seul le viaduc de la Vienne a 4 de ses 6 piles en lit majeur et impacte donc la plaine inondable d’un cours d’eau.
La zone d’expansion de crues a été très largement préservée, sauf sur une surface de 56 m² correspondant à un volume de
1B - Préserver les capacités d’écoulement des crues 129 m3, en raison de la construction des nouveaux appuis du viaduc. Cette surface représente une part infime de la zone
Chapitre VII -2.1.1 et
ainsi que les zones d’expansion des crues et des inondable de la Vienne, qui est de 43 millions de mètres cubes. Ce remblai en zone inondable est tout à fait négligeable
Chapitre VII -2.2.1
submersions marines compte tenu du volume global de la crue et sans conséquence sur les enjeux présents.
De plus, les résultats de la modélisation hydraulique montrent l’absence d’impact en phase définitive (remous < 1cm) sur les
1. Repenser les
enjeux à proximité, éloignés de la zone de franchissement à l’amont comme à l’aval.
aménagements
Le rétablissement du Fonliasmes par un ouvrage cadre à radier enterré permet de conserver la fonction hydraulique, la
des cours d’eau 1C - Restaurer la qualité physique et fonctionnelle des
transparence sédimentaire. Il n’est pas recensé de faune terrestre associée au cours d’eau (intermittent). Cependant, la
cours d’eau, des zones estuariennes et des annexes Chapitre IX -2
transparence écologique est assurée près du ruisseau de Fonliasmes par un ouvrage d’art situé à 50 m de distance (CR des
hydrauliques
Bœufs).
La Vienne, le Goberté et le ruisseau des Ages sont franchis par viaduc. Ce type de franchissement permet de ne pas impacter
la continuité longitudinale des cours d’eau. Le rétablissement du Fonliasmes conserve la pente existante du cours. Les
Chapitre V -1.2.1 et
1D - Assurer la continuité longitudinale des cours d’eau impacts sur le profil en long du cours d’eau sont donc limités.
Chapitre V -3.3
Les franchissements prévus permettent donc de préserver le milieu naturel sur les aspects écologique, hydraulique, transport
sédimentaire, etc. en phase exploitation.
1E - Limiter et encadrer la création de plans d’eau
1F - Limiter et encadrer les extractions de granulats
Les bassins d’eaux pluviales ne sont pas considérés comme des plans d’eau.
alluvionnaires en lit majeur /
Le projet n’est pas concerné par ces dispositions
1G - Favoriser la prise de conscience
1H - Améliorer la connaissance
2A - Lutter contre l’eutrophisation marine due aux apports
du bassin versant de la Loire
2. Réduire la
2B - Adapter les programmes d'actions en zones
pollution par les Non concerné /
vulnérables sur la base des diagnostics régionaux
nitrates
2C - Développer l’incitation sur les territoires prioritaires
2D - Améliorer la connaissance
3A - Poursuivre la réduction des rejets directs des
polluants organiques et notamment du phosphore Non concerné /
3B - Prévenir les apports de phosphore diffus
Toutes les eaux pluviales tombant sur la nouvelle déviation feront l'objet d’une collecte systématique puis d'un traitement
Chapitre VII -2.1.2 et
3C - Améliorer l’efficacité de la collecte des effluents avant rejet, en phase exploitation et chantier.
Chapitre VII -2.2.2
En phase chantier, toutes les eaux usées feront également l’objet d’un traitement avant rejet.
3. Réduire la L'ensemble des eaux pluviales de la plateforme sera traité et contrôlé par des bassins multifonctions créés pour le projet.
pollution Ces ouvrages sont dimensionnés pour l'occurrence décennale et présentent un débit de fuite limité à 3 l/s/ha pour
Chapitre VII -2.1.1 en
organique l’occurrence décennale. Ils sont complétés par une fosse de diffusion en aval, permettant l’infiltration d’une partie du rejet
3D - Maîtriser les eaux pluviales par la mise en place phase exploitation
traité.
d’une gestion intégrée Chapitre VII -2.2.1 en
En phase travaux, la mise en place d’un assainissement provisoire permettra de gérer les eaux pluviales du chantier ; les
phase travaux
bassins provisoires seront dimensionnés pour l’occurrence 10 ans si situé en amont du Goberté, de la Vienne et du ruisseau
des Ages, 5 ans dans les autres cas.
3E - Réhabiliter les installations d’assainissement non
Non concerné /
collectif non conformes 4
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Pièce(s) décrivant les
Orientation Dispositions Mesures prévues par le projet
mesures prévues
L’emploi des pesticides sera limité en faveur d’un entretien mécanique des ouvrages de collecte et de traitement des eaux
4A - Réduire l’utilisation des pesticides Chapitre VII -2.1.2
pluviales.
4B - Aménager les bassins versants pour réduire le
Non concerné /
transfert de pollutions diffuses
4. Maîtriser la
pollution par les 4C - Promouvoir les méthodes sans pesticides dans les L’emploi des pesticides sera limité en faveur d’un entretien mécanique des ouvrages de collecte et de traitement des eaux
Chapitre VII -2.1.2
pesticides collectivités et sur les infrastructures publiques pluviales.
4D - Développer la formation des professionnels
4E - Accompagner les particuliers non agricoles pour
Non concerné /
supprimer l’usage des pesticides
4F - Améliorer la connaissance
5A - Poursuivre l’acquisition et la diffusion des
5. Maîtriser les connaissances
pollutions dues 5B - Réduire les émissions en privilégiant les actions
Non concerné /
aux substances préventives
dangereuses 5C - Impliquer les acteurs régionaux, départementaux et
les grandes agglomérations
6A - Améliorer l’information sur les ressources et
équipements utilisés pour l’alimentation en eau potable
Non concerné /
6B - Finaliser la mise en place des arrêtés de périmètres
de protection sur les captages
Le projet se trouve à proximité de 4 champs de captage pour l’alimentation en eau potable. Le bassin de traitement 5, dont
l’exutoire est le ruisseau des Ages, est conçu avec un filtre à sable en sortie de l’ouvrage et une étanchéité par géomembrane
6C - Lutter contre les pollutions diffuses, nitrates et
et recouvrement de terre végétale. La proximité avec le champ captant des captages du Pont à Lussac-les-Châteaux rend la Chapitre VII -2.1.2
6. Protéger la pesticides dans les aires d’alimentation des captages
zone plus sensible vis-à-vis des polluants. L’emploi des pesticides sera limité en faveur d’un entretien mécanique des
santé en ouvrages de collecte et de traitement des eaux pluviales.
protégeant 6D - Mettre en place des schémas d’alerte pour les
l’environnement captages
6E - Réserver certaines ressources à l’eau potable
Non concerné /
6F - Maintenir et/ou améliorer la qualité des eaux de
baignade et autres usages sensibles en eaux
continentales et littorales
6G - Mieux connaître les rejets et le comportement dans Chapitre XII -Chapitre XII -
Suivi de la qualité des cours d’eau (Faiteroux, Goberté et Ages) avant / pendant / après projet
l’environnement et l’impact sanitaire des micropolluants 3
Aucun prélèvement n'est prévu en phase exploitation.
Eaux superficielles :
7A - Anticiper les effets du changement climatique par En phase travaux, les besoins en eau seront couverts pour l’essentiel par les bassins de rétentions d’eaux pluviales. Des
Chapitre VII -2.2.1 et eaux
une gestion équilibrée et économe de la ressource en prélèvements dans la Vienne pourront être envisagés si nécessaire mais ils seront limités et effectués dans le respect de
souterraines : Chapitre VI -
eau l’équilibre du cours d’eau et de la réglementation. En dernier choix, les besoins seront couverts par le réseau d’adduction en
2.1
eau potable.
Le cas échéant, le prélèvement dans la Vienne n'aura lieu qu'en phase travaux. Les précautions sont les suivantes :
7B - Assurer l’équilibre entre la ressource et les besoins - prélèvement maximum à 110 l/s.
7. Maîtriser les Chapitre V -3.7
à l’étiage - prélèvement interdit lorsque le débit d'étiage QMNA5 est atteint par la Vienne ou par respect des contraintes règlementaires
prélèvements
(arrêté préfectoral en situation de crise).
en eau
7C - Gérer les prélèvements de manière collective dans
les zones de répartition des eaux et dans le bassin Non concerné : l’implantation du projet n’est concernée par aucune ZRE. /
concerné par la disposition 7B-4
7D - Faire évoluer la répartition spatiale et temporelle des
Non concerné /
prélèvements, par stockage hivernal
En phase travaux, si des pompages sont réalisés dans la Vienne, il y aura arrêt du prélèvement pour un débit d'étiage
7E - Gérer la crise Chapitre V -3.7
inférieur ou égal au QMNA5.
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Pièce(s) décrivant les
Orientation Dispositions Mesures prévues par le projet
mesures prévues
8A - Préserver les zones humides pour pérenniser leurs
Les seules surfaces de zones humides impactées en phase définitive et phase travaux (0,69 ha) concernent le linéaire
fonctionnalités
présent dans les carrières. Des mesures d’évitement et de réduction ont permis de préserver une grande partie des zones
Chapitre VIII -
humides localisées à proximité du projet. Des mesures de compensation sont également prévues pour compenser la perte de
8. Préserver les
8B - Préserver les zones humides dans les projets cette surface de zone humide.
zones humides
d’installations, ouvrages, travaux et activités
8C - Préserver les grands marais littoraux
8D - Favoriser la prise de conscience Non concerné /
8E - Améliorer la connaissance
9A - Restaurer le fonctionnement des circuits de Le franchissement de la Vienne, du Goberté et du ruisseau des Ages par viaduc permet de conserver toutes les
0
migration fonctionnalités migratoires potentiellement présentes sur ces cours d’eau.
Des mesures d’évitement, de réduction et de compensation sont prises concernant les zones humides mais aussi sur les
9B - Assurer une gestion équilibrée des espèces
espèces patrimoniales inféodées aux milieux aquatiques, directement ou indirectement. En effet, il est recensé par exemple le
patrimoniales inféodées aux milieux aquatiques et de 0 et Chapitre IX -2
Chabot dans le ruisseau du Goberté. Le franchissement par viaduc sans impact sur le cours d’eau en phase exploitation
leurs habitats
comme en phase chantier permet de préserver son habitat.
9. Préserver la
biodiversité
aquatique 9C - Mettre en valeur le patrimoine halieutique Non concerné /
Plusieurs mesures de réduction (dans le cadre de la méthode ERC) concernent la gestion des espèces envahissantes :
MR1 – Mesures environnementales génériques en phase chantier : l’un des points de ces mesures cible les espèces
envahissantes : Les remblais et déblais seront végétalisés au plus tôt afin d’éviter le développement d’espèces végétales
invasives
9D. Contrôler les espèces envahissantes Chapitre IX -2.3
MR4 – Prise en compte des espèces végétales exotiques envahissantes
MR9 – Mise en valeur écologique des délaissés et dépendances vertes : l’un des points de ces mesures cible les espèces
envahissantes : l’ensemble des aménagements paysagers prévus, l’apport de terre végétale exogène sera proscrit afin de
limiter le risque d’introduction d’espèces invasives.
10A - Réduire significativement l’eutrophisation des eaux
côtières et de transition
10B - Limiter ou supprimer certains rejets en mer
10C - Restaurer et / ou protéger la qualité sanitaire des
eaux de baignade
10D - Restaurer et / ou protéger la qualité sanitaire des
eaux des zones conchylicoles et de pêche à pied
professionnelle
10. Préserver le
10E - Restaurer et / ou protéger la qualité sanitaire des Non concerné /
littoral
eaux des zones de pêche à pied de loisir
10F - Aménager le littoral en prenant en compte
l’environnement
10G - Améliorer la connaissance des milieux littoraux
10H - Contribuer à la protection des écosystèmes
littoraux
10I - Préciser les conditions d’extraction de certains
matériaux marins
11. Préserver Dans le cadre du projet, les rejets n’ont pas lieu en tête de bassin versant à l’exception du thalweg de Mauvillant. Une fosse Chapitre VII -2.1.2 et
11A - Restaurer et préserver les têtes de bassin versant
les têtes de de diffusion est mise en place au droit des rejets dans ce thalweg, permettant une bonne dilution des eaux. Chapitre VII -2.2.2
bassins
11B - Favoriser la prise de conscience et la valorisation
versants Non concerné /
des têtes de bassin versant
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Pièce(s) décrivant les
Orientation Dispositions Mesures prévues par le projet
mesures prévues
12A - Des Sage partout où c’est « nécessaire »
12. Facilité la
12B - Renforcer l’autorité des commissions locales de
gouvernance
l’eau
locale et
12C - Renforcer la cohérence des politiques publiques
renforcer la
12D - Renforcer la cohérence des Sage voisins Non concerné /
cohérence des
12E - Structurer les maîtrises d’ouvrage territoriales dans
territoires et des
le domaine de l’eau
politiques
12F - Utiliser l’analyse économique comme outil d’aide à
publiques
la décision pour atteindre le bon état des eaux
13. Mettre en
13A - Mieux coordonner l'action réglementaire de l'État et
place des outils
l'action financière de l'agence de l'eau Non concerné /
réglementaires
13B - Optimiser l'action financière de l’agence de l’eau
et financiers
14. Informer, 14A - Mobiliser les acteurs et favoriser l’émergence de
sensibiliser, solutions partagées
Non concerné /
favoriser les 14B - Favoriser la prise de conscience
échanges 14C - Améliorer l’accès à l’information sur l’eau
Le projet est compatible avec le SDAGE Loire-Bretagne.
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Toutefois, un projet susceptible de faire disparaître tout ou partie d'une ZHIEP peut être réalisé dans les cas visés à
4. LE SAGE DE LA VIENNE la disposition 8A-3 du SDAGE »
Les communes de Lussac-les-Châteaux et Persac sont concernées par la ZHIEP 7 : les Grands Moulins. Son
Le projet est concerné par le SAGE de la Vienne, présenté au paragraphe 1.7.3.2 du chapitre VI du Volet B enveloppe fait 11 494 ha pour une surface de 653 ha de zones humides.
chapitres communs. Les emprises du projet sont dans l’enveloppe de la ZHIEP, dans la partie Sud du centre-ville de Lussac-les-
Les règles du SAGE applicable au projet sont les suivantes : Châteaux. Aucune zone humide n’est recensée par le SAGE à cet endroit. Néanmoins, dans le cadre du projet, les
investigations de terrain ont montré l’existence de zones humides au droit des carrières franchies par le projet. Les
5. Mise en place d’une gestion des eaux pluviales mesures compensatoires associées sont indiquées au Volet F : Chapitres spécifiques à la demande de
dérogation « espèces et habitats protégés », en respect du SDAGE Loire Bretagne.
8. Encadrement de la création d'ouvrages hydrauliques
10. Gestion des Zones Humides d'Intérêt Environnemental Particulier (ZHIEP) Règle 11 :
« Afin de maintenir l’intégrité des zones stratégiques pour la gestion de l’eau (ZSGE) et de contribuer à l’objectif de
11. Gestion des Zones Stratégiques pour la Gestion de l'Eau (ZSGE) préservation des zones humides sur l’ensemble du bassin, toute opération envisagée concernant les ZSGE telles
qu’identifiées sur la carte et les fiches figurant en annexe 23 du PAGD et sur la carte n°11 ci-jointe, ne peut
conduire à la réalisation de drainage, de remblaiement, de plantations. De plus, les opérations de dessouchage et
Règle 5 : d’andainage susceptibles de porter atteinte à la fonctionnalité de ces zones sont interdites »
« Compte tenu de la nécessité d'optimiser la gestion quantitative des eaux et d'assurer la bonne qualité des eaux
superficielles et souterraines, sur l'ensemble du périmètre du SAGE représenté sur la carte n°5 ci-jointe, tout Les communes de Lussac-les-Châteaux et Persac sont concernées par les ZSGE 2 (les Ages) et 7(les Grands
nouveau projet d’aménagement (infrastructure, voirie, zone d’activités,…) caractérisé par une emprise et un bassin Moulins) :
d’alimentation dont les surfaces cumulées sont supérieures à 1 hectare, soumis à déclaration ou à autorisation au - ZSGE les Ages : enveloppe de 1967 ha et 103 ha de zones stratégiques
titre de l’article L. 214-1 du Code de l’environnement, doit intégrer, si l'aptitude des sols le permet, la mise en place - ZSGE les Grands Moulins : enveloppe de 2 935 ha et 230 ha de zones stratégiques
de techniques favorisant l’infiltration (toiture végétalisée, noues enherbées, maintien de zones humides…) et/ou des
dispositifs de collecte, de rétention et de traitement (MES, hydrocarbures) des eaux pluviales. En outre, les projets
Les emprises du projet sont en dehors des enveloppes des ZSGE les Ages et les Grands Moulins. Le projet n’est
doivent, dans leur conception, privilégier le maintien des zones naturelles d'infiltration existantes ».
donc pas concerné par la règle 11.
Le projet de déviation encadre la gestion des eaux pluviales et prévoit l’assainissement routier de tout le linéaire. La
vulnérabilité y est moyenne sur un faible linéaire et forte sur le reste, avec notamment la présence d’un sous-sol
argileux mais possédant des fissurations localement avec zones de karst, de calcaires fracturés hébergeant des
nappes souterraines. Le projet présente un risque avéré de pollution routière chronique, avec risque de
déversement accidentel. C’est pourquoi des bassins multifonctions sont prévus, pour répondre à ces risques et
traiter qualitativement et quantitativement les rejets d’eaux pluviales. Compte-tenu de la nature argileuse du sol, les
rejets dont prévus en surface, dans les exutoires naturels des bassins versants routiers collectés et contraints par le Les autres règles du SAGE ne concernent pas le projet. Le projet est compatible avec le SAGE de la Vienne.
profil en long du projet. Toutefois, en aval de chaque bassin de traitement, il a été mis en place une fosse de
diffusion, permettant de ralentir le rejet traité et d’en infiltrer une partie dans le sol.
Règle 8 :
« Afin d’assurer la restauration de la continuité écologique, les ouvrages hydrauliques respectent de manière
cumulative :
- la continuité écologique du cours d’eau en permettant la circulation des espèces aquatiques (amontaison et
dévalaison) et le transit régulier des matériaux solides.
- pour la masse d’eau concernée, les taux d’étagement fixés en disposition n°58 et en annexe 27 du PAGD (objectif
2015, objectif 2018, objectif 2021). »
Les franchissements des cours d’eau Vienne, Goberté et ruisseau des Ages n’engendrent pas la création de seuil
ou d’étagement puisqu’ils sont franchis par viaducs. Leur conception est donc en accord avec les principes de la
règle 8. Le ruisseau de Fonliasmes, dont le statut de cours d’eau a été attribué par mesure de sécurité en l’absence
de catégorisation à la rédaction du présent dossier, est franchi par un ouvrage hydraulique. Cet ouvrage est prévu
avec un radier enterré permettant la continuité sédimentaire de part et d’autre de la déviation. Ce cours d’eau est
intermittent et n’héberge aucune population piscicole. Il ne fait pas l’objet d’un étagement compte-tenu de son
enfoncement sous le fil d’eau du ruisseau.
Règle 10 :
« Dans le but d’atteindre l’objectif de préservation des zones humides sur l’ensemble du bassin, les Zones Humides
d'Intérêt Environnemental Particulier (ZHIEP) telles qu’identifiées sur la carte et les fiches en annexe 23 du PAGD
et sur la carte n°10 ci-jointe, sont préservées de toute destruction même partielle ou altération de leur
fonctionnement.
RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
- L’hydrocurage en assainissement (drains, canalisation de traversée, caniveaux, corniches
caniveaux, etc.) ;
- La réparation de l’étanchéité des bassins ;
CHAPITRE XII - MOYENS DE SURVEILLANCE, D’ENTRETIEN ET - Le curage mécanique des bassins de rétention ;
D’INTERVENTION
L’Exploitant enlève les matières sédimentées dans les bassins, par pompage ou curage en fonction de la
consistance des boues (degré de dessiccation). Le curage d’un bassin est déclenché quand 25 % de la
1. L’ENTRETIEN ET LA SURVEILLANCE DES OUVRAGES surprofondeur destinée au stockage des boues décantées est comblée par les sédiments. Précisons que les
matériaux éliminés feront l’objet d’analyses afin de déterminer leur avenir, en concertation avec les services
chargés de la police de l’eau (épandage, mise en décharge, incinération, etc.).
L’ensemble des activités d’exploitation de la route RN147 sera géré par le centre d’exploitation de Lussac-les-
Châteaux, actuellement situé sur la RN 147, à l’entrée Ouest de l’agglomération. Cas de l’entretien des filtres à sable :
Ainsi, l’exploitation, l’entretien et la surveillance des ouvrages du présent dossier seront réalisés par ce centre
d’exploitation. Les bassins d’assainissement 2 et 5 sont équipés de filtres à sable en sortie d’ouvrage.
L’ensemble des ouvrages hydrauliques et du réseau d’assainissement est facilement accessible afin de faciliter les L’entretien prévu est le suivant :
opérations d’entretien : piste d’accès aux bassins, regards visitables pour les collecteurs, etc.
L’entretien des ouvrages et aménagements hydrauliques commence par une formation du personnel en charge de
ces opérations afin que ce dernier puisse connaître et comprendre le fonctionnement des équipements Végétation Enlèvement 1 fois par an
hydrauliques et des dispositifs de traitement et de contrôle des eaux (bassins), et être ainsi capable de déceler tout
dysfonctionnement nécessitant une intervention. Ensuite, un calendrier des visites de contrôle, des interventions Nettoyage 1 fois par an
d’entretien et des vérifications complètes suivies de réparation est fixé pour les différentes opérations d’entretien.
Perméabilité Contrôle tous les 5 ans
1.1. Les opérations d’entretien courantes et de surveillance
Ces opérations sont à la charge de l’Exploitant et réalisées par celui-ci. Curage ou scarification Si la perméabilité est insuffisante
Modalités d’entretien du filtre à sable du bassin 2 vers le Goberté et du bassin 5 vers le ruisseau des Ages
1.1.1. L’entretien régulier
L’Exploitant effectue les travaux de fauchage (tonte des abords des ouvrages, etc.) et notamment des dispositifs de
collecte des eaux pluviales enherbés.
2. LES MOYENS D’INTERVENTION
Il nettoie également les réseaux d’assainissement en béton et ouvrages hydrauliques, y compris grilles et fossés :
enlèvement des engravements, des embâcles, des débris et des déchets provenant de l’usage normal. Bien que très faible, la probabilité d’un déversement de matières dangereuses consécutif à un incident ou accident
en phase exploitation ne peut absolument pas être négligée.
1.1.2. La surveillance courante Dans ce but, l’Exploitant mettra en place un Plan d’Intervention et de Secours (PIS) précisant les procédures à
Un contrôle et une manipulation des organes de fermeture des ouvrages est effectué systématiquement deux fois suivre en cas de situation anormale (voir ci-après).
par an minimum. De même, des visites spécifiques des ouvrages hydrauliques et d’assainissement permettent de
juger de la nécessité de leur entretien et de leur nettoyage afin d’assurer leur bon fonctionnement. Pour permettre l’intervention des Services d’Incendie et de Secours (cellule spécialisée), la procédure de diffusion
Ces visites sont effectuées en fin d’hiver après une période climatique souvent difficile (gel-dégel) pour les de l’alerte doit rester conforme à un schéma en lien avec plusieurs autorités. Dès l’intervention des Services
ouvrages, et en fin d’été, période durant laquelle les ouvrages sont le plus sollicités (trafic plus important, orages, d’Incendie et de Secours, les actions menées sur les lieux doivent s’effectuer en concertation avec le commandant
etc.). des opérations de secours.
Une visite annuelle de contrôle est effectuée pour évaluer la tenue générale des ouvrages (bassin, etc.) et observer Un retour d’expérience est réalisé avec les personnes témoins de la pollution et acteurs de son traitement, après la
tout risque d’altération ou de non-fonctionnement. clôture de l’évènement.
Le dimensionnement des bassins a été réalisé pour permettre un temps d’intervention en cas de pollution
1.2. Les opérations d’entretien non courantes accidentelle de 1 heure minimum avant fermeture de la vanne en sortie de bassin et actionnement du by-pass en
cas de pluie concomitante.
Ces opérations sont à la charge de l’Exploitant. Ces opérations sont liées soit à :
- Des événements particuliers, tels que les orages violents, pollution accidentelle, … qui nécessiteront le
nettoyage et le curage de tout ou d’une partie des ouvrages d’assainissement ainsi que l’enlèvement de
potentiels embâcles au niveau des ouvrages de franchissement des écoulements ;
- L’entretien des ouvrages à très long terme. Cet entretien comprend notamment :
- La réparation de l’étanchéité des fossés ou cunettes ;
- La réfection des ouvrages en béton (canalisation de traversée, caniveaux, corniches caniveaux,
etc.)
- La réfection des drains ;
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3. LES MESURES DE SUIVI DES COURS D’EAU PERENNES
Un suivi qualitatif des cours d’eau pérennes et exutoires des rejets est mis en place avant, pendant et après les
travaux, de façon à surveiller et à contrôler les potentiels impacts du projet.
Cours Point de
Période Paramètres Fréquence
d’eau prélèvement
Physico-chimie : T°, pH,
Conductivité, O2, % saturation en
O2, MES, Carbone oranique, DBO5,
Avant Faiteroux, DCO, NO3, NO2, NH4, PO4,
A proximité du 2 campagnes : Basses eaux
travaux (état Goberté, Chlorures, Sulfates.
projet et moyennes eaux
Plan d’Intervention et de Secours (PIS) Source : Ingérop de référence) Ages Sédiments : Pb, Zn, Cu, Cd, Ni, Cr,
En cas de pollution, les mesures curatives suivantes sont mises en œuvre. hydrocarbures totaux, HAP
Biologie : MPCE (macro
1. Neutralisation de la pollution. invertébrés), IBD (diatomés)
Il s’agira, en prenant certaines précautions d’approche suivant la nature du produit déversé (toxiques, corrosifs, Prélèvements
...), de : Faiteroux, hebdomadaires en période
Goberté, MES de travaux sur les bassins
Stopper le déversement ;
Ages versants orientés vers les 3
- Recueillir les liquides et les produits contaminants au niveau de la plate-forme routière et des réseaux Pendant Amont et aval cours d’eau
d’assainissement (pompage) ; travaux au projet
- Prendre les mesures contre la propagation de la pollution dans le milieu naturel superficiel : l’intervention Faiteroux, DCO, DBO5, NH4+, O2 dissous,
consiste à fermer les vannes du bassin concerné en aval, pour piéger la pollution dans l’ouvrage et éviter Goberté, Taux de saturation en O2, Un prélèvement mensuel
tout déversement. ; Ages Hydrocarbures, conductivité, pH, T
- Neutraliser le produit avec l’assistance de spécialistes appelés dès le début de l’alerte, car l’emploi de DCO, DBO5, MES, NH4+, O2
certains produits est dangereux et le respect des consignes de sécurité est impératif. Faiteroux,
dissous, Taux de saturation en O2,
Goberté, 1 prélèvement unique
Hydrocarbures, conductivité, pH, T°,
Après Ages Amont et aval
2. Traitement de la pollution. IBGN ;
Il s’agira de faire appel à une entreprise spécialisée pour : travaux au projet
Faiteroux,
- Evacuer le produit déversé vers une filière de traitement agréée, Goberté, Suivi Hydromorphologie 1,3 et 5 ans
Ages
- Organiser le nettoyage des surfaces polluées et évacuer les terres souillées,
Mesures de surveillance de la qualité des cours d’eau en phase travaux
- Eventuellement effectuer des traitements sur place (injection de bactéries par exemple contre les
hydrocarbures). A noter que les résultats des analyses d’eau et de sédiments déjà réalisées sont présentées dans le Volet H :
Annexes au chapitre II.
3. Remise en état des milieux et ouvrages atteints.
- Après les interventions de première urgence, il s’agira d’évaluer au plus vite l’état du milieu atteint afin de le
réhabiliter : traitement des sols, décapage, remise en végétation, ... 4. MESURE D’INTERVENTION EN PHASE CHANTIER LIEE A LA PRESENCE DU
- Enfin, une remise en état de tous les ouvrages concernés par la pollution sera effectuée : réseaux de
collecte et d’évacuation, bassins, ouvrages d’art, plateforme routière, ...
CAPTAGE D’EAU POTABLE DE LUSSAC
- En particulier, tous les équipements seront vérifiés, nettoyés et remis en mode de fonctionnement normal.
Pour pallier à un événement pluvieux d’occurrence exceptionnelle (cumul de pluviométrie important ou phénomène
intense), pouvant dépasser les capacités de stockage des dispositifs d’assainissement réalisés, il est prévu de
mettre en œuvre un système d’alerte à destination du syndicat des eaux.
Dès prévision d’un tel événement, l’entreprise en charge des travaux devra procéder, de manière préventive, à un
pompage des différents bassins dont elle a la charge, et à la vérification du bon état des dispositifs mis en œuvre.
Elle informera le maître d’œuvre de la bonne réalisation de ces opérations préventives, de dernier ayant la charge
de prévenir le numéro d’appel d’astreinte du syndicat des Eaux de Vienne (SIVEER) pour informer ce dernier des
risques de débordement des bassins mis en œuvre, afin qu’il puisse procéder aux opérations nécessaires.
L’efficacité de ce dispositif sera intrinsèquement liée à la bonne anticipation de ces phénomènes.
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5. LES OPERATIONS DE SUIVI DES COMPENSATIONS DES ZONES HUMIDES CHAPITRE XIII -ANNEXES
APRES TRAVAUX
La compensation de la perte de zone humide se fait au sein du site des carrières. Il est prévu une mesure de suivi
spécifique aux zones humides, la MS8 : Suivi des habitats naturels, de la flore et des zones humides (végétation) : 1. METHODOLOGIE DE CONCEPTION POUR L’ASSAINISSEMENT DES EAUX
o Au droit des mesures compensatoires, un suivi phytosociologique des habitats concernés, une PLUVIALES
quantification surfacique des espèces indicatrices de zones humide (selon l'arrêté de 2008) et un inventaire
des espèces patrimoniales sera réalisé. 1.1. Le réseau de collecte
o Un suivi spécifique selon la méthode nationale sera également réalisé dans les 5 ans suivant la restauration
du site compensatoire. Le réseau de collecte des eaux pluviales est dimensionné suivant les préconisations des :
o Période : Inventaires à réaliser entre avril et juillet à raison de deux passages minimums.
- Le Guide Technique assainissement Routier (SETRA – octobre 2006), appelé GTAR,
Le suivi de la mesure de compensation sera réalisé à n+1, n+2, n+3, n+5 et n+10, n+15, n+20, n+25 et n+30. - Le Guide Technique Pollution d’Origine routière (SETRA – août 2007), appelé GTPOR,
- La Note d’information n°1 intitulée « Méthode de hiérarchisation de la vulnérabilité de la ressource en eau »
(CEREMA, Août 2014).
Les débits sont calculés à partir de la méthode rationnelle pour le calcul du débit à évacuer et de la formule de
Manning Strickler pour le calcul du débit capable du réseau projeté.
Comme préconisé par le GTAR, le diamètre minimal des ouvrages de traversée sous la chaussée est de 600 mm
pour des raisons d’entretien mais également pour répondre à des problèmes de tassement. En effet, ces ouvrages
qui reposent généralement sur le terrain naturel, subissent des charges importantes (remblais, trafics, …) et
peuvent prendre des flèches.
Les coefficients de Strickler considérés sont les suivants pour les ouvrages de collecte :
- Canalisation, fossé ou cadre en béton : Ks = 70
- Caniveau : Ks = 65
- Fossé ou cunette enherbée : Ks = 25
Le coefficient de ruissellement est retenu en cohérence avec les préconisations du GTAR, à savoir :
- Cr = 1 pour les chaussées et parties revêtues (assainissement étanche par exemple),
- Cr = 0,4 pour la terre végétale ne recevant pas l’eau de la chaussée et les talus
- Cr = 0,3 pour le bassin versant extérieur capté par le réseau de collecte de la plateforme.
Les paramètres météorologiques utilisés sont ceux issus de la station de Poitiers à 40 km environ au Nord-Ouest du
site d’étude.
Les coefficients de Montana, fournis par Météo France, ont été décomposés en 2 plages de validité (6-30min ;
30min–24h).
Pour les périodes de retour de 5 ans à 100 ans, la période d’observation la plus récente disponible s’étend de 1982
à 2016.
La formule de Montana permet, de manière théorique, de relier une intensité de pluie i(t) recueillie au cours d’un
épisode pluvieux avec sa durée t :
i(t) = a x t(-b)
Les quantités de pluie i(t) s’expriment en mm/h et les durées t en minutes.
Les coefficients de Montana (paramètres a et b) ainsi retenus sont les suivants, selon la durée de la pluie (de 6 min
à 30 min et de 30 min à 24h) :
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1.2. Les ouvrages de traitement
1.2.1. Aspect quantitatif
1.2.1.1 Détermination du volume de stockage
Le calcul du volume de rétention des bassins a été effectué à l’aide de la méthode dite « des pluies », à partir
des coefficients de Montana de Poitiers (voir chapitre précédent). Cette méthode est basée sur la comparaison
des volumes d’eau entrant dans le bassin et les volumes d’eau en sortant.
Les paramètres de Montana permettent d'inclure une enveloppe de toutes les pluies de T=10 ans enregistrées
localement. La méthode des pluies permet, pour chaque bassin, de tester toutes les pluies de cette enveloppe et
de retenir la plus contraignante. Les durées de pluies retenues sont visibles sur les fiches de calcul des bassins
en pages suivantes et vont de 337 min à 404 min soit 5 à 7 heures environ, selon les bassins. Les autres durées
de pluies génèrent une différence de volume (volume entrant moins volume sortant) inférieur. Les autres durées
de pluies ne sont donc pas « dimensionnantes » et pourront être écrêtées par les bassins. Les volumes des
bassins tiennent compte de la plus grande différence possible entre le volume entrant et sortant pour le temps de
retour 10 ans.
La courbe des volumes entrant est construite à l’aide de la loi pluviométrique reconstituée à partir du pluviographe
de Poitiers.
La courbe des volumes sortants est calculée à partir d’un débit de fuite considéré comme constant.
Le graphique suivant permet de visualiser ces deux courbes.
Coefficients de Montana à la station de Poitiers (Source : Météo France 1982-2016)
Le profil en travers est déversé en toit, avec un réseau de collecte sur chaque rive. Le réseau de collecte est équipé
de cunettes en déblai, de caniveaux ou caniveau à fente en remblai et de fossés dans les zones intermédiaires. Les
viaducs sont équipés d’une corniche caniveau dans les deux sens.
L’étanchéité du réseau de collecte à respecter est assurée par des fossés / cunettes en priorité en argile, à partir
des matériaux trouvés sur site.
Le réseau est prévu en béton lorsque la pente du profil en long est de 4 % ou supérieure, pour éviter le risque
Visualisation de la méthode des pluies
d’érosion ainsi que pour les pentes faibles ≤ 0,5 % de pente du profil en long.
La différence maximale en ordonnée entre le volume sortant et le volume entrant (indiqué ΔV sur le graphique ci-
dessus) représente le volume à stocker dans le bassin pour la pluie critique. Des pluies plus courtes ou plus
longues conduiraient à des volumes inférieurs.
Le plus grand volume entre le dimensionnement décennal ou le volume d’une pluie de temps de retour 2 ans de
durée 2h vanne fermée, augmenté de 50 m3 de polluant accidentel, est retenu.
Il est vérifié que le temps d’intervention en cas de pollution accidentelle soit supérieur à 1h, à partir de la formule du
GTPOR :
Vm = 7.2 * Qf * Tp
Avec :
• Qf en l/s (débit de fuite moyen)
• Tp en h (temps de propagation d’une pollution miscible)
• Vm en m³ (volume mort)
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Le débit de fuite n’est pas constant, il augmente avec la hauteur d’eau dans le bassin. Le diamètre de l’orifice est
1.2.2. Aspect qualitatif
calculé pour une hauteur d’eau maximale dans le bassin (plein remplissage). Conformément à la méthode du 1.2.2.1 Surface minimale de décantation
CEREMA, pour tenir compte de ce principe, le volume calculé à l’aide de la méthode des pluies est majoré suivant
la formule : La surface théorique minimale à donner à la surprofondeur du bassin pour obtenir une vitesse de sédimentation de
1 m/h au maximum est obtenue par la formule suivante :
(Qe − Qs).100
S>
Qe
Vs. ln
Avec : Qs
- α : coefficient caractéristique du dispositif de sortie de bassin, ici α = 0,5 pour un orifice circulaire Avec :
- b : coefficient de Montana de période retour 10 ans = 0,802
- S : surface minimale nécessaire du bassin, en m2,
- Vs : vitesse de sédimentation en m/s,
Soit ici 11 % de volume à rajouter.
- Qe : débit d’entrée de période de retour T, en m3/s,
- Qs : débit de fuite, en m3/s.
1.2.1.2 Détermination de la surverse
Les dimensions de la surverse sont calculées à partir d’une loi de seuil. Le débit d’entrée maximal considéré pour respecter une vitesse de sédimentation de 1m/h est une pluie de 10 mm
La formule utilisée est la suivante : de durée 15 min après 15 jours de temps sec (pluie la plus pénalisante qualitativement), c’est-à-dire pluie proche
𝑄 = 𝑚 × 𝐿 × √2 × 𝑔 × 𝐻2/3 d’un temps de retour de 2 ans.
Avec :
- Q : Débit capable en m3/s ; 1.2.2.2 Temps d’intervention
- m : Coefficient de contraction latérale, fixé à 0,429 ;
Le temps d’intervention correspond à la durée maximale entre la survenue d’une pollution accidentelle dans le
- L : La largeur de la lame déversante en m ;
- H : La charge (hauteur d’eau) sur la surverse, en m ; bassin et la fermeture de la vanne en sortie du bassin par un agent routier, de façon à piger cette pollution.
- g : L’accélération de la pesanteur en m/s². Ce temps d’intervention est fonction du volume de la surprofondeur et du débit de fuite du bassin. Il est déterminé
par la formule suivante :
Le débit capable pris en compte par sécurité correspond au débit décennal entrant dans le bassin. 𝑉𝑚
𝑇=
𝑄𝑓 × 7,2
Avec :
- T : temps d’intervention en h ;
1.2.1.3 Détermination du débit de fuite - Vm : volume de la surprofondeur, en m³ ;
- Qf : débit de fuite du bassin, en l/s.
Ils sont fixés à partir de la surface brute collectée et du ratio de 3 l/s/ha fixé par le SDAGE Loire Bretagne. La valeur
obtenue est arrondie à l’inférieur et n’est pas inférieure à 8 l/s, pour limiter le risque d’obstruction de l’orifice. La durée minimale du temps d’intervention recherché est de 1 heure minimum.
Le dimensionnement de l’orifice de vidange est calculé à partir d’une loi d’orifice en considérant un bassin à mi
remplissage. La formule utilisée est la suivante :
𝑄 = 𝜇 × 𝑆 × √2 × 𝑔 × 𝐻
Avec :
- Q : Débit capable en m3/s ;
- μ : Coefficient de débit ;
- S : La section de l’orifice en m² ;
- H : La charge (hauteur d’eau) sur le centre de gravité de l’orifice à mi remplissage du bassin, en m ;
- g : L’accélération de la pesanteur en m/s².
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Bassin 3 Méthode des pluies
1.2.1. Graphiques de dimensionnement des ouvrages de
4500
traitement
4000
Bassin 1 Méthode des pluies 3500
4500 3000
Volume en m3
4000 2500
3500 2000 V entrant m3
Vsortant m3
3000 1500
Volumes en m3
2500 1000
2000 V entrant m3 500
Vsortant m3
1500 0
1
501
1001
1501
2001
2501
1000
Temps en min
500
0
1
501
1001
1501
2001
2501
Temps en min Bassin 4 Méthode des pluies
4500
4000
V entrant m3
Bassin 2 Méthode des pluies
3500
4500 Vsortant m3
3000
4000
Volume en m3
2500
3500
2000
3000
Volume en m3
2500 1500
2000 V entrant m3 1000
Vsortant m3 500
1500
1000 0
1
501
1001
1501
2001
2501
500
Temps en min
0
1
501
1001
1501
2001
2501
Temps en minutes
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1.2.2. Fiches de calculs pour le dimensionnement des ouvrages
Bassin 5 Méthode des pluies
4500
de traitement
4000
3500 CALCUL D'UNE CAPACITE DE STOCKAGE
(selon la méthode des pluies)
3000
Volume en m3
2500 Bassin 1 vers le thalweg du Chemin aux Bœufs
2000
V entrant m3
1500 VOLUME ENTRANT 10 ans DETAILS
Vsortant m3
Station Poitiers Biard - 1982-2016
1000 paramètres de montana i=at-b Surfaces raccordées
a= 197 a= 816 Type Surface C
500
b= 0.383 b= 0.802 Chaussée 3.5150 1
0 temps de la cassure : 30.00 mn Assainissement 1.1800 1
1
501
1001
1501
2001
2501
Surface active (ha) Talus 2.310 0.4
Sa= 5.79 BV_exterieur 0.580 0.3
Temps en min
Total 7.585 0.76
VOLUME SORTANT Surface totale raccordée : 7.59 ha
Débit de fuite (l/s) Surface active raccordée : 5.79 ha
Qf= 23
Débit de fuite spécifique : 3 l/s/ha
VOLUME A STOCKER
Temps de séjour : 6.9 h
(pour un remplissage au
demi volume du bassin)
durée de la pluie
t(min)= 363 i(mm/h)= 7.22 Surface nécessaire pour une
décantation à : 1 m/h
volume de stock age Qentrée 644 l/s
V(m3)= 2 030 m3 Intensité considérée 40 mm/h
Coef - majoration 1.11 S minimale nécessaire 671 m²
V retenu (m3) = 2 300 m3 S minimale retenue 680 m²
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CALCUL D'UNE CAPACITE DE STOCKAGE CALCUL D'UNE CAPACITE DE STOCKAGE
(selon la méthode des pluies) (selon la méthode des pluies)
Bassin 2 vers le Goberté Bassin 3 vers la Vienne
VOLUME ENTRANT 10 ans DETAILS VOLUME ENTRANT 10 ans DETAILS
Station Poitiers Biard - 1982-2016 Station Poitiers Biard - 1982-2016
paramètres de montana i=at-b Surfaces raccordées paramètres de montana i=at-b Surfaces raccordées
a= 197 a= 816 Type Surface C a= 197 a= 816 Type Surface C
b= 0.383 b= 0.802 Chaussée 3.6533 1 b= 0.383 b= 0.802 Chaussée 3.4900 1
temps de la cassure : 30.00 mn Assainissement 1.3500 1 temps de la cassure : 30.00 mn Assainissement 0.8200 1
Surface active (ha) Talus 2.6300 0.4 Surface active (ha) Talus 1.1100 0.4
Sa= 6.31 BV_exterieur 0.8500 0.3 Sa= 4.94 BV_exterieur 0.6100 0.3
Total 8.4833 0.74 Total 6.0300 0.82
VOLUME SORTANT Surface totale raccordée : 8.48 ha VOLUME SORTANT Surface totale raccordée : 6.03 ha
Débit de fuite (l/s) Surface active raccordée : 6.3103 ha Débit de fuite (l/s) Surface active raccordée : 4.94 ha
Qf= 25 Qf= 18
Débit de fuite spécifique : 3 l/s/ha Débit de fuite spécifique : 3 l/s/ha
VOLUME A STOCKER VOLUME A STOCKER
Temps de séjour : 6.9 h Temps de séjour : 7.9 h
(pour un remplissage au (pour un remplissage au
demi volume du bassin) demi volume du bassin)
durée de la pluie durée de la pluie
t(min)= 364 i(mm/h)= 7.21 Surface nécessaire pour une t(min)= 404 i(mm/h)= 6.63 Surface nécessaire pour une
décantation à : 1 m/h décantation à : 1 m/h
volume de stock age Qentrée 701 l/s volume de stock age Qentrée 549 l/s
V(m3)= 2 213 m3 Intensité considérée 40 mm/h V(m3)= 1 767 m3 Intensité considérée 40 mm/h
Coef - majoration 1.11 S minimale nécessaire 730 m² Coef - majoration 1.11 S minimale nécessaire 559 m²
V retenu (m3) = 2 500 m3 S minimale retenue 740 m² V retenu (m3) = 2 050 m3 S minimale retenue 560 m²
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CALCUL D'UNE CAPACITE DE STOCKAGE CALCUL D'UNE CAPACITE DE STOCKAGE
(selon la méthode des pluies) (selon la méthode des pluies)
Bassin 4 vers le thalweg de Mauvillant Bassin 5 vers le ruisseau des Ages
VOLUME ENTRANT 10 ans DETAILS VOLUME ENTRANT 10 ans DETAILS
Station Poitiers Biard - 1982-2016 Station Poitiers Biard - 1982-2016
paramètres de montana i=at-b Surfaces raccordées paramètres de montana i=at-b Surfaces raccordées
a= 197 a= 816 Type Surface C a= 197 a= 816 Type Surface C
b= 0.383 b= 0.802 Chaussée 2.49000 1 b= 0.383 b= 0.802 Chaussée 2.92000 1
temps de la cassure : 30.00 mn Assainissement 0.57000 1 temps de la cassure : 30.00 mn Asainissement 1.12000 1
Surface active (ha) Talus 1.14000 0.4 Surface active (ha) Talus 3.53000 0.4
Sa= 3.52 BV_Exterieur 0.00000 0.3 Sa= 5.45 BV_Exterieur 0.00000 0.3
Total 4.20000 0.84 Total 7.57000 0.72
VOLUME SORTANT Surface totale raccordée : 4.20000 ha VOLUME SORTANT Surface totale raccordée : 7.57000 ha
Débit de fuite (l/s) Surface active raccordée : 3.52 ha Débit de fuite (l/s) Surface active raccordée : 5.4520 ha
Qf= 13 Qf= 23
Débit de fuite spécifique : 3 l/s/ha Débit de fuite spécifique : 3 l/s/ha
VOLUME A STOCKER VOLUME A STOCKER
Temps de séjour : 7.7 h Temps de séjour : 6.5 h
(pour un remplissage au (pour un remplissage au
demi volume du bassin) demi volume du bassin)
durée de la pluie durée de la pluie
t(min)= 397 i(mm/h)= 6.72 Surface nécessaire pour une t(min)= 337 i(mm/h)= 7.67 Surface nécessaire pour une
décantation à : 1 m/h décantation à : 1 m/h
volume de stock age Qentrée 391 l/s volume de stock age Qentrée 606 l/s
V(m3)= 1 254 m3 Intensité considérée 40 mm/h V(m3)= 1 882 m3 Intensité considérée 40 mm/h
Coef - majoration 1.11 S minimale nécessaire 400 m² Coef - majoration 1.11 S minimale nécessaire 641 m²
V retenu (m3) = 1 450 m3 S minimale retenue 400 m² V retenu (m3) = 2 150 m3 S minimale retenue 650 m²
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Les calculs ont été réalisés par exutoire. Les caractéristiques des linéaires considérés (surfaces de chaussée ; site
2. CALCULS DE POLLUTION DES EAUX PLUVIALES ouvert ou restreint) sont les suivantes :
Tableau 6 : Caractéristiques des bassins de traitement
2.1. Méthodologie Surfaces chaussée Site majoritairement
Bassins Exutoires
(ha) Ouvert ou Restreint
La méthode utilisée est basée sur la note du SETRA datée de juillet 2006 : « Calcul des charges de pollution Bassin 1 Ruisseau du Fonliasmes 3,40 R
chronique des eaux de ruissellement issues des plateformes routières ». Bassin 2 Ruisseau le Goberté 3,49 80% R 20% O*
Le site étant alternativement ouvert et restreint (c’est-à-dire en remblai / profil rasant puis en déblai), les charges
Bassin 3 La Vienne 3,36 40% R 60% O*
unitaires annuelles (Cu) par ha pour 1 000 à 10 000 véh/j et les charges supplémentaires annuelles (Cs) au-delà de
Bassin 4 Thalweg de Mauvillant 2,22 O
10 000 véh/j, sont les suivantes :
Bassin 5 Ruisseau les Ages 2,78 O
Tableau 5 : Charges unitaires et supplémentaires annuelles par ha imperméabilisé pour différents polluants *Il est considéré que la déviation se trouve en situation intermédiaire entre O et R, les charges polluantes sont
Charges moyennées entre celles d’un site ouvert et d’un site restreint
supplémentaires
Charges en Charges unitaires annuelles pour 1000 véh/jour Pour les bassins avec volume mort, le taux d’abattement dépend de la vitesse de sédimentation. Le taux maximal
annuelles pour
kg/ha/1000 véh est obtenu lorsque cette vitesse est inférieure ou égale à 1 m/h, ce qui est le cas de tous bassins à l’état projet.
+ de 10 0000 véh/jour
Site ouvert Site ouvert ou restreint Ouverts et restreints
Les taux d’abattements sont donc les plus performants. Ils correspondent au tableau ci-dessous :
MES 40 60 10
DCO 40 60 4
Tableau 7 : Taux d’abattement des polluants dans les bassins de rétention
Zn 0,4 0,2 0,0125
Paramètres Taux Taux d’abattement supplémentaire
Cu 0,02 0,02 0,011
d’abattement (filtre à sable)
Cd 0,002 0,001 0,0003
Matières En Suspension (MES) 85 % 13,5%
HC totaux 0,6 0,9 0,4
Demande Chimique en Oxygène (DCO) 75 % 18,75%
HAP 0,00008 0,00015 0,00005
Métaux lourds : Cuivre, Cadmium et Zinc (Cu, Cd, 80 % 18%
Zn)
La charge annuelle est déterminée par la formule suivante :
Hydrocarbures et Hydrocarbures Aromatiques 65 % 33,25%
T − 10000
Ca = (10 xCu ) + Cs S Polycycliques (Hc et HAP)
1000
S représente la surface d’apport (surface de chaussée seule)
Tableau 8 : Taux d’abattement des polluants dans la fosse de diffusion
T représente le trafic environ 20 ans après la mise en circulation du linéaire étudié. Ce trafic est estimé à l’horizon Paramètres Taux d’abattement
2042 entre 10 800 et 11 000 véhicules/jour dans les 2 sens de circulation. Le trafic moyen journalier (TMJA) retenu Matières En Suspension (MES) 65 %
est 10 900 véhicules/jour. Cette estimation maximise les résultats. En effet, T est souvent associé au trafic 15 ans Demande Chimique en Oxygène (DCO) 50 %
après la mise en circulation. En prenant la valeur de trafic 20 ans après la mise en service, les résultats sont plus
Métaux lourds : Cuivre, Cadmium et Zinc (Cu, Cd, Zn) 65 %
pessimistes.
Hydrocarbures et Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (Hc et HAP) 50 %
La concentration (Ce) émise par un évènement pluvieux de pointe est fournie par la relation :
2,3.Ca.(1 − t )
Ce = , où t représente le taux d’abattement.
105 Pour caractériser les concentrations en polluants résultant dans les cours d’eau, on considère la formule :
Pour un évènement moyen annuel, la pluviométrie moyenne considérée est de 729,1 mm (pluviomètre de Poitiers- Cr = Ci.Qi + Ce.Qe
Biard). Qi + Qe
Avec : Cr : concentration résultante après rejet en mg/l
Ci : concentration initiale dans le cours d’eau, prise égale à la moyenne des classes bleues et vertes
Qe : débit du rejet du bassin
Ce : concentration en sortie du bassin
Qi : débit d’étiage pour le calcul en évènement de pointe (QMNA5)
Module : débit moyen annuel pour le calcul en évènement moyen annuel
2.2. Résultats en sortie des bassins
Les résultats sont donnés par exutoire.
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Bassin 1 (avec V = 1 m/h) Bassin 3 (avec V = 1 m/h)
Evènement moyen annuel Evènement moyen annuel
concentration concentration
charges brutes concentration du charges brutes concentration du
du rejet sans charges avec du rejet sans charges avec
sans rejet avec sans rejet avec
traitement traitement (kg) traitement traitement (kg)
traitement (kg) traitement (mg/l) traitement (kg) traitement (mg/l)
(mg/l) (mg/l)
MES 2070,60 83,53 108,71 4,87 MES 1643,04 67,07 86,26 3,91
DCO 2052,24 82,79 256,53 11,50 DCO 1624,90 66,33 203,11 9,21
Zn 6,84 0,2759 0,4787 0,0215 Zn 10,79 0,4404 0,7553 0,0343
Cu 0,71 0,0288 0,0500 0,0022 Cu 0,71 0,0288 0,0494 0,0022
Cd 0,03 0,00141 0,00244 0,00011 Cd 0,05 0,00223 0,00383 0,00017
HC totaux 31,82 1,2838 5,5692 0,2496 HC
HAP totaux 25,40 1,0369 4,4453 0,2016
0,01 0,000212 0,000919 0,000041
HAP 0,00 0,000154 0,000662 0,000030
Bassin 1 avec V = 1 m/h
Evènement de pointe Bassin 3 (avec V = 1 m/h)
concentration Evènement de pointe
charges brutes concentration du
du rejet sans charges avec concentration
sans rejet avec charges brutes concentration du
traitement traitement (kg) du rejet sans charges avec
traitement (kg) traitement (mg/l) sans rejet avec
(mg/l) traitement traitement (kg)
traitement (kg) traitement (mg/l)
MES 47,62 140,07 2,500 7,35 (mg/l)
DCO 47,20 138,83 5,900 17,35 MES 37,79 112,47 1,984 5,90
Zn 0,16 0,463 0,011 0,032 DCO 37,37 111,23 4,672 13,90
Cu 0,02 0,048 0,0011 0,003 Zn 0,25 0,739 0,017 0,052
Cd 0,00 0,0024 0,0001 0,000 Cu 0,02 0,048 0,0011 0,003
HC totaux 0,73 2,153 0,1281 0,377 Cd 0,00 0,0037 0,0001 0,000
HAP 0,00 0,00036 0,00002 0,00006 HC totaux 0,58 1,739 0,1022 0,304
HAP 0,00 0,00026 0,00002 0,00005
Bassin 2 (avec V = 1 m/h)
Evènement moyen annuel Bassin 4 (avec V = 1 m/h)
concentration Evènement moyen annuel
charges brutes concentration du concentration
du rejet sans charges avec charges brutes concentration du
sans rejet avec du rejet sans charges avec
traitement traitement (kg) sans rejet avec
traitement (kg) traitement (mg/l) traitement traitement (kg)
(mg/l) traitement (kg) traitement (mg/l)
MES 1985,81 78,04 10,43 0,46 (mg/l)
DCO MES 907,98 56,10 47,67 3,27
1966,96 77,30 61,47 2,68
Zn DCO 895,99 55,36 112,00 7,69
8,42 0,3307 0,0589 0,0026
Cu Zn 8,90 0,5502 0,6233 0,0428
0,73 0,0288 0,0051 0,0002
Cd Cu 0,47 0,0288 0,0326 0,0022
0,04 0,00168 0,00030 0,00001
HC Cd 0,04 0,00278 0,00315 0,00022
totaux 30,57 1,2015 0,2675 0,0117 HC
HAP 0,00 0,000193 0,000043 0,000002 totaux 14,12 0,8723 2,4709 0,1696
HAP 0,00 0,000116 0,000328 0,000023
Bassin 2 (avec V = 1 m/h) Evènement de pointe
concentration Bassin 4 (avec V = 1 m/h) Evènement de pointe
charges brutes concentration du concentration
du rejet sans charges avec charges brutes concentration du
sans rejet avec du rejet sans charges avec
traitement traitement (kg) sans rejet avec
traitement (kg) traitement (mg/l) traitement traitement (kg)
(mg/l) traitement (kg) traitement (mg/l)
(mg/l)
MES 45,67 130,87 0,240 0,69
MES 20,88 94,07 1,096 4,94
DCO 45,24 129,63 1,414 4,05
DCO 20,61 92,83 2,576 11,60
Zn 0,19 0,555 0,001 0,004
Zn 0,20 0,923 0,014 0,065
Cu 0,02 0,048 0,0001 0,000
Cu 0,01 0,048 0,0008 0,003
Cd 0,00 0,0028 0,0000 0,000
Cd 0,00 0,0047 0,0001 0,000
HC totaux 0,70 2,015 0,0062 0,018
HC totaux 0,32 1,463 0,0568 0,256
HAP 0,00 0,00032 0,00000 0,00000
HAP 0,00 0,00019 0,00001 0,00003
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Bassin 5 (avec V = 1 m/h)
Evènement moyen annuel
2.3.2. Les débits de rejets des bassins
concentration Les débits en sortie des bassins sont les suivants, quel que soit l’événement pluvieux considéré (pluie de 10 mm ou
charges brutes concentration du rejet moyen annuel) :
du rejet sans charges avec
sans rejet avec
traitement traitement (kg)
traitement (kg) traitement (mg/l)
(mg/l)
MES 1137,02 56,10 5,97 0,33 Débits de rejet (en l/s)
DCO 1122,01 55,36 35,06 1,92
Zn 11,15 0,5502 0,0781 0,0043 Bassin 1 23
Cu 0,58 0,0288 0,0041 0,0002 Bassin 2 25
Cd 0,06 0,00278 0,00039 0,00002 Bassin 3 18
HC Bassin 4 13
totaux 17,68 0,8723 0,1547 0,0085 Bassin 5 23
HAP 0,002 0,000116 0,000021 0,000001 Débits de rejet des bassins de traitement
Bassin 5 (avec V = 1 m/h)
Evènement de pointe 2.3.3. Les valeurs seuils à respecter
concentration Les concentrations moyennes annuelles des eaux pluviales et les concentrations de l’évènement choc doivent
charges brutes concentration du
sans
du rejet sans charges avec
rejet avec respecter le bon état écologique et chimique des cours d’eau défini par l’arrêté du 27 juillet 2018, après toute
traitement traitement (kg) dilution dans le milieu récepteur.
traitement (kg) traitement (mg/l)
(mg/l)
MES 26,15 94,07 0,137 0,49
Pour les MES et la DCO, en l’absence de ces paramètres dans l’arrêté de 2018, il a été considéré les seuils de bon
DCO 25,81 92,83 0,806 2,90 état définis dans la grille du SEQ’Eau et également dans la circulaire DCE 2005/12 à adopter pendant la phase
Zn 0,26 0,923 0,002 0,006 transitoire (2005-2007), puisque les seuils y sont identiques.
Cu 0,01 0,048 0,0001 0,000
Cd 0,00 0,0047 0,0000 0,000 Pour le cadmium, les valeurs seuils annoncées correspondent aux concentrations maximales admissibles dans le
HC totaux 0,41 1,463 0,0036 0,013 cours d’eau pour le respect du bon état chimique des cours d’eau suivant l’événement moyen annuel et
HAP 0,00 0,00019 0,00000 0,00000 l’événement de pointe. Elles correspondent à la classe de dureté 2 (eau douce) applicable dans le département.
Pour les HAP, en l’absence de valeur seuil globale correspondant à ce paramètre, la valeur seuil du
benzo(a)pyrène, qui constitue le marqueur des HAP, est choisie pour ce paramètre.
En ce qui concerne les HC totaux, il n’existe pas de valeurs seuils disponibles dans l’arrêté du 25 juillet 2018
2.3. Résultats dans le milieu naturel définissant le bon état des cours d’eau.
2.3.1. Les débits des exutoires
Les concentrations en polluants obtenues précédemment rejoignent un exutoire, qui est soit un thalweg, soit un Evénement moyen annuel Evénement de pointe
fossé, soit un cours d’eau. MES 50
Les débits des cours d’eau ont été obtenus à partir de la cartographie des débits d’étiage et modules réalisé par DCO 30
l’IRSTEA en partenariat avec l’ONEMA en 2013 via une combinaison multi-modèles.
Zc 0.0078
Cu 0.001
Tableau 9 : Débits des exutoires
Cd 0.00008 0.00045
Débits moyens annuels Débits d'étiage
Exutoires HC totaux -
(modules) en m3/s (QMNA5) en m3/s
Bassin 1 Ruisseau du Fonliasmes à sec à sec HAP 0.0000017 0.00027
Bassin 2 Ruisseau le Goberté 0,226 0,029 Valeurs seuil du Bon état considérées
Bassin 3 La Vienne 78,5 15
Bassin 4 Thalweg de Mauvillant à sec à sec 2.3.4. Les concentrations résultantes comparées aux valeurs
Bassin 5 Ruisseau les Ages 0,141 0,006
seuils
Les tableaux suivants indiquent les concentrations rejetées à la sortie de l’ouvrage de dépollution et par effet de
dilution, les concentrations obtenues dans le milieu récepteur en moyenne dans l’année et pour un évènement « de
pointe ».
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Bassin 3 vers La Vienne - événement moyen annuel
Valeurs seuil
Rejet Milieu récepteur Dilution
Bassin 1 vers Ruisseau du Fonliasmes - événement moyen annuel du Bon état
Paramètres
Valeurs seuil Concentration Concentration Concentration Concentration
Rejet Milieu récepteur Dilution Débit en m3/s Débit en m3/s Débit en m3/s
du Bon état (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l)
Paramètres
Concentration Concentration Concentration Concentration MES 4 25 25 50
Débit en m3/s Débit en m3/s Débit en m3/s
(mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) DCO 9 15 15 30
Zn 0,0343 0,0039 0,0039 0,0078
MES 4,87 5 50
Cu 0,018 0,0022 78,5000 0,0005 78,5180 0,0005 0,001
DCO 11,50 11 30
Cd 0,0002 0,00004 0,00004 0,00008
Zn 0,0215 0,0215 0,0078
pas de dilution (cours d'eau HC totaux 0,20
Cu 0,023 0,0022 0,0230 0,0022 0,001
intermittent) HAP 0,00003 0,00000 0,00000009 0,00000017
Cd 0,00011 0,00011 0,00008
HC totaux 0,25
HAP 0,00004 0,00004 0,00000017 Bassin 3 vers La Vienne - événement de pointe
Valeurs seuil
Rejet Milieu récepteur Dilution
du Bon état
Bassin 1 vers Ruisseau du Fonliasmes - événement de pointe
Paramètres
Valeurs seuil Concentration Concentration Concentration Concentration
Rejet Milieu récepteur Dilution Débit en m3/s Débit en m3/s Débit en m3/s
du Bon état (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l)
Paramètres
Concentration Concentration Concentration Concentration MES 6 25 25 50
Débit en m3/s Débit en m3/s Débit en m3/s
(mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) DCO 14 15 15 30
Zn 0,0517 0,0039 0,0040 0,0078
MES 7 7 50
Cu 0,018 0,0034 15,000 0,0005 15,018 0,0005 0,001
DCO 17 17 30
Cd 0,0003 0,0002 0,00023 0,00045
Zn 0,0324 0,0324 0,0078
pas de dilution (cours d'eau HC totaux 0,3
Cu 0,023 0,0034 0,023 0,0034 0,001
intermittent) HAP 0,0000 0,00014 0,00013 0,00027
Cd 0,0002 0,00017 0,00045
HC totaux 0,38
HAP 0,0001 0,00006 0,00027 Bassin 4 vers Thalweg de Mauvillant - événement moyen annuel
Valeurs seuil
Rejet Milieu récepteur Dilution
du Bon état
Bassin 2 vers Ruisseau le Goberté - événement moyen annuel
Paramètres
Valeurs seuil Concentration Concentration Concentration Concentration
Rejet Milieu récepteur Dilution Débit en m3/s Débit en m3/s Débit en m3/s
du Bon état (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l)
Paramètres
Concentration Concentration Concentration Concentration MES 3 3 50
Débit en m3/s Débit en m3/s Débit en m3/s DCO 8 8 30
(mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l)
Zn 0,0428 0,0428 0,0078
MES 0 25,000 23 50 Cu 0,013 0,0022 pas de dilution (thalweg sec) 0,0130 0,0022 0,001
DCO 3 15,000 14 30 Cd 0,00022 0,00022 0,00008
Zn 0,0026 0,004 0,0038 0,0078 HC totaux 0,17
Cu 0,025 0,0002 0,226 0,001 0,2510 0,000 0,001 HAP 0,00002 0,00002 0,00000017
Cd 0,0000 0,00004 0,00004 0,00008
HC totaux 0,01
Bassin 4 vers Thalweg de Mauvillant - événement de pointe
HAP 0,00000 0,000000 0,00000026 0,00000017
Valeurs seuil
Rejet Milieu récepteur Dilution
du Bon état
Paramètres
Concentration Concentration Concentration Concentration
Bassin 2 vers Ruisseau le Goberté - événement de pointe Débit en m3/s Débit en m3/s Débit en m3/s
(mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l)
Valeurs seuil
Rejet Milieu récepteur Dilution MES 5 5 50
du Bon état
Paramètres DCO 12 12 30
Concentration Concentration Concentration Concentration Zn 0,065 0,0646 0,0078
Débit en m3/s Débit en m3/s Débit en m3/s
(mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) Cu 0,013 0,003 pas de dilution (cours d'eau à sec) 0,013 0,0034 0,001
MES 1 25 14 50 Cd 0,000 0,00033 0,00045
DCO 4 15 10 30 HC totaux 0,26
Zn 0,0039 0,0039 0,0039 0,0078 HAP 0,0000 0,00003 0,00027
Cu 0,025 0,0003 0,029 0,0005 0,054 0,0004 0,001
Cd 0,0000 0,0002 0,00013 0,00045
HC totaux 0,0176
HAP 0,0000 0,00014 0,00007 0,00027
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Bassin 5 vers Ruisseau les Ages - événement moyen annuel
Valeurs seuil La présence du paramètre Zinc en particulier, dépend principalement de la mise en place de glissières métalliques
Rejet Milieu récepteur Dilution
du Bon état
de sécurité. Or, sur le projet, un effort a été fourni pour limiter l’implantation de glissières métalliques. Les dispositifs
Paramètres
Débit en m3/s
Concentration
Débit en m3/s
Concentration
Débit en m3/s
Concentration Concentration de séparation (sur le terre-plein central) seront en béton armé essentiellement. Les réelles charges de pollution
(mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) pour le Zinc seront donc forcément inférieures à celles annoncées dans les tableaux précédents.
MES 0 25 22 50
DCO 2 15 13 30 Pour l’évènement de pointe, les conditions retenues sont extrêmement pénalisantes dans la mesure où l’évènement
Zn 0,0043 0,0039 0,0040 0,0078 climatique considéré (pluie de 10 mm après 15 jours de beau temps) présente un temps de retour proche de 2 ans.
Cu 0,023 0,0002 0,141 0,0005 0,164 0,000 0,001
Cd 0,00002 0,00004 0,00004 0,00008
Dans ces conditions, cet évènement ne peut être retenu comme représentatif de la qualité générale des cours
HC totaux 0,01 d’eau et ne peut être considéré dans l’évaluation du bon état des cours d’eau.
HAP 0,00000 0,00000 0,00000023 0,00000017
Enfin, les résultats montrent tous, avant la moindre dilution, un respect de la concentration maximale en
Bassin 5 vers Ruisseau les Ages - événement de pointe matières en suspension. Ce paramètre est le plus révélateur de la pollution générée par l’infrastructure dans le
Valeurs seuil sens où ce sont les matières en suspension qui concentrent la majorité des particules polluantes. Le fait de ne pas
Rejet Milieu récepteur Dilution
du Bon état
dépasser le seuil de 50 mg/l quel que soit le point de rejet et quel que soit l’événement pluvieux considéré, avant
Paramètres
Débit en m3/s
Concentration
Débit en m3/s
Concentration
Débit en m3/s
Concentration Concentration toute dilution dans le milieu récepteur est révélateur d’une bonne performance des ouvrages de dépollution.
(mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l)
MES 0 25 6 50
DCO 3 15 5 30
Zn 0,006 0,0039 0,0059 0,0078
Cu 0,023 0,0003 0,006 0,0005 0,029 0,0004 0,001
Cd 0,0000 0,00023 0,00007 0,00045
HC totaux 0,01
HAP 0,00000 0,00014 0,00003 0,00027 Pour rappel, dans la conception du projet, les principes d’assainissement retenus sont :
- Contrôle de la totalité des eaux routières par un réseau de collecte dirigé vers des bassins de rétention ;
Il ressort de ces tableaux que malgré l’abattement fort obtenu dans les bassins de rétention, les valeurs seuils de - Création d’un volume mort, avec une cloison siphoïde et une surface minimale pour garantir une vitesse de
sédimentation maximale de 1 m/h ;
bon état sont dépassées pour les métaux lourds (Zinc, Cuivre et Cadmium) concernant les rejets des bassins 1 et 4
pour les 2 types d’évènements. Ceci s’explique par le fait que les rejets de ces 2 bassins ne sont pas dilués dans le - Dimensionnés avec le volume maximal obtenu entre le volume à T=10 ans ou T=2 ans pluie 2h + 50m 3
calcul, en l’absence de débit pérenne dans l’exutoire (ruisseau intermittent et thalweg sec). vanne fermée ;
- Débit de fuite des bassins faibles : 3 l/s/ha selon le SDAGE Loire-Bretagne ;
Le bassin 2 présente des rejets bons avec seulement un déclassement pour les HAP pour un évènement moyen
- Mise en place d’un filtre à sable au bassin 5 dont l’exutoire est le ruisseau des Ages du fait de la localisation
annuel. Ces bonnes concentrations s’expliquent par un taux d’abattement des pollutions plus important du fait de en aval hydraulique du champ des captages du Pont à Lussac-les-Châteaux et de son faible débit ;
l’ajout d’un filtre à sable en sortie d’ouvrage. Ce dispositif est mis en place par précaution pour prévenir les
- Mise en place d’un filtre à sable au bassin 2, dont l’exutoire est le Goberté, puisque des habitats naturels
éventuelles pollutions vers les habitats naturels d’intérêt dans le Goberté et compte-tenu de son faible débit naturel.
d’intérêt sont présents dans le Goberté et au vu de son faible débit ;
Le bassin 3 présente des concentrations en dessous des valeurs seuil de bon état, permises par une forte dilution - Ouvrages étanches et équipés d’une vanne à fermeture manuelle ;
des rejets dans la Vienne. - Temps de séjour dans le bassin de 1h minimum : Intervention depuis le centre d’exploitation de Lussac les
Châteaux en seulement 30 à 45 min ;
Le bassin 5 présente des concentrations en dessous des valeurs seuil de Bon état (excepté pour les HAP en - By pass en cas de pollution accidentelle concomitante avec une pluie.
évènement moyen annuel). Ces bonnes concentrations s’expliquent par un taux d’abattement des pollutions plus
- Fosse de diffusion avant rejet.
important du fait de l’ajout d’un filtre à sable en sortie d’ouvrage. Ce dispositif est mis en place par précaution pour
prévenir les éventuelles pollutions diffuses vers le champ captant des captages du Pont à Lussac-les-Châteaux
mais aussi pour tenir compte du faible débit naturel du cours d’eau exutoire.
Les dépassements s’expliquent essentiellement par la faible dilution dans les milieux récepteurs : Les cours
d’eau et thalwegs, exutoires des bassins, possèdent un débit d’étiage très faible à l’exception de la Vienne.
Or, pour tout évènement pluvieux générant des ruissellements sur les bassins versants naturels environnants, des
rejets s’effectuent également et conduisent à augmenter les débits des cours d’eau, thalwegs etc. ce qui n’est pas
pris en compte dans les calculs (hypothèse volontairement pénalisante). Ce phénomène naturel est favorable car
permet une meilleure dilution et contribue à diminuer les concentrations résultantes dans les cours d’eau en aval.
De plus, il faut rappeler que les débits de rejet dans les cours d’eau sont réduits au strict minimum (3 l/s/ha) par
bassin pour une occurrence de pluie décennale.
Enfin, le calcul ne considère pas l’effet bénéfique des fossés enherbés en amont et en sortie des bassins, qui
permet de réduire encore les concentrations en éléments résiduels, par rapport aux calculs ci-dessus.
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Période de retour T = 10 ans Période de retour T >10 ans
3. DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES HYDRAULIQUES
𝑃
Coefficient de Terrain 𝐶100 = 0.8 × (1 − 0 ) si C10 < 0.8
Couverture sable Terrain Terrain 𝑃(𝑡)
ruissellement
[-] végétale Pente grossier limoneux argileux C100 = C10 si C10 > 0.8
< 5% 0.10 0.30 0.40
3.1. Hydrologie 5<p< Avec
La méthodologie utilisée est celle préconisée par le GTAR (Guide Technique de l’Assainissement Routier). Bois 10% 0.25 0.35 0.50 P0 : Rétention initiale [mm] (i.e
Cette méthode de calcul fait intervenir les formules « rationnelle » et « Crupédix », ainsi qu’une formule de transition 10 < p < hauteur de pluie minimale pour
permettant de faire le lien entre ces 2 formules.
30 % 0.30 0.50 0.60 générer un ruissellement)
< 5% 0.10 0.30 0.40 𝐶10
Selon la taille des bassins versants concernés, le guide technique de l’assainissement routier préconise l’emploi de 5<p<
𝑃0 = 0.8 × (1 − ) × 𝑃10
0.8
la méthodologie suivante pour la détermination des débits de crue décennal et centennal. Pâturage 10% 0.15 0.36 0.55 P10 : Hauteur de pluie journalière
En France, hors façade Méditerranéenne, les domaines de validité des différentes méthodes hydrologiques du 10 < p < décennale [mm]
Sétra sont synthétisés dans le tableau ci-après. 30 % 0.22 0.42 0.60 P(T) [mm] : Hauteur de pluie
< 5% 0.30 0.50 0.60 journalière à la période de retour T
5<p<
Méthodologie Surface du bassin versant [km²] Culture 10% 0.40 0.60 0.70
Formule rationnelle SBV < 1 10 < p <
Formule de transition 1 < SBV < 10 30 % 0.53 0.72 0.82
Formule Crupédix 10 < SBV < 100
Les différentes méthodes hydrologiques précitées sont décrites ci-après.
Vitesse 𝟏
Ecoulement en nappe : 𝑽𝟏𝟎 = 𝟏, 𝟒 × 𝒑 ⁄𝟐
d’écoulement 𝟏 𝟐
3.1.1. Méthode rationnelle [m/s] Ecoulement concentré : 𝑽𝟏𝟎 = 𝒌 × 𝒑 ⁄𝟐 × 𝑹𝒉 ⁄𝟑
Avec :
Le formalisme général de la méthode rationnelle est déterminé ci-après. k [m1/3/s] : Rugosité Strickler de la portion
Q(T) [m³/s]: Débit de projet de période de retour d’écoulement considérée
C(T) [-] : Coefficient de ruissellement du bassin versant pour la période de p [m/m]: Pente de la portion d’écoulement -
retour T considéré
i(T) [mm/h] : intensité moyenne de la pluie pour la période de retour T pendant Rh [m] : Rayon hydraulique de la section
le temps de concentration tc mouillée d’écoulement
a(T), b(T) : paramètres pluviométriques de
Montana à la période de retour T
𝑄(𝑇) = 𝐶(𝑇). 𝑖(𝑇). 𝑆𝐵𝑉 −𝑏(𝑡) tc [mn] : temps de concentration du bassin
𝑖(𝑇) = 𝑎(𝑇). 𝑡𝑐
versant pour la période de retour Temps de 𝐿𝑗 𝑃(𝑇) − 𝑃0 −0.23
concentration 𝑡𝑐,10 = ∑ 𝑡𝑐,𝑇 = 𝑡𝑐,10 . [ ]
𝑉𝑗 𝑃10 − 𝑃0
Avec
tc,10 [mn]: temps de concentration du bassin Avec
versant pour la période de retour décennale tc,T [mn]: temps de concentration du
Lj [m] : Longueur d’écoulement sur un tronçon bassin versant pour la période de
où la vitesse est Vj [m/s] retour T
P0 : Rétention initiale [mm] (i.e hauteur
de pluie minimale pour générer un
ruissellement)
P(T) [mm] : Hauteur de pluie journalière
à la période de retour T
P10 : Hauteur de pluie journalière
décennale [mm]
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3.1.2. Méthode Crupédix
La méthode Crupédix permet l'estimation du débit de pointe décennal sur la base d’une analyse statistique de 630
bassins versants de moins de 2000 km². Le formalisme est décrit ci-après.
Q10 [m³/s]: Débit journalier de pointe
0.8
𝑃𝐽,10 2 S [m²] : Superficie du bassin versant
𝑄10 = 𝑆 ( ) .𝑅 Pj,10 [mm] : Pluie maximale sur 24 h décennale
80
R : coefficient régional
L’évaluation du débit centennal est obtenue à partir du débit décennal de la formule Crupédix en appliquant un
coefficient de corrélation : Q_100=b'×Q_10. Jusqu’à 20 km², b' est déterminé en appliquant la formule rationnelle,
au-delà, il est déterminé à partir des données provenant des cours d’eau jaugés sur des bassins versants
représentatifs à proximité du projet. A défaut, b' = 2.
3.1.3. Méthode de transition
3.1.3.1 Formules Le ruisseau de Fonliasmes en amont du projet
En théorie, la formule rationnelle reste valable pour des bassins dont la superficie est comprise entre 1 km² et 10
km². Cependant l’expérience montre que la formule rationnelle appliquée à un bassin versant de superficie 9,9 km² Le thalweg de Mauvillant est très large, avec un écoulement en nappe étalé sur plusieurs dizaines voire centaines
donne un débit très supérieur à celui obtenu par la formule Crupédix pour un bassin de superficie 10,1 km². de mètres.
Pour supprimer ce hiatus, on adopte une formule de transition pour les bassins versants dont la superficie est
comprise entre 1 km² et 10 km². Le formalisme de la méthode mixte est :
Q(T),R : débit décennal obtenu par la méthode
Rationnelle
Q(T),C : débit décennal obtenu par la formule
Crupédix.
𝑸(𝑻) = 𝜶. 𝑸(𝑻),𝑹 + 𝜷 × 𝑸(𝑻),𝑪 𝟏𝟎−𝑺
𝜶=
𝟗
𝜷=𝟏−𝜶
Rq : « α » varie linéairement de 1 à 0 lorsque la
superficie croît de 1 à 10 km², à l’inverse de « β »
3.1.3.2 Analyse du terrain et paramètres considérés
Les paramètres P10 et P100 (pluie maximale sur 24 h décennale et centennale) considérés sont ceux mesurés au
pluviomètre de Lussac-les-Châteaux : P10 = 47 mm : P100 = 63 mm.
Le ruisseau de Fonliasmes présente un écoulement marqué à partir du franchissement de la route communale en
amont du projet. Il présentait lors de la visite de terrain (avec forte pluviométrie), un écoulement marqué et un lit
comparable à un cours d’eau. Il en a été tenu compte dans le calcul de son temps de concentration.
Le thalweg de Mauvillant en amont du projet
Le thalweg du Logis est intermédiaire par rapport aux deux précédents : il ne présente pas d’écoulement marqué,
mais son caractère est resté naturel avec un boisement de type frênes.
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Ruisseau de Fonliasmes - BV n°1
Fiche hydrologique
M étho de de calcul issue du « Guide technique de l'assainissement ro utier » - SETRA – o cto bre 2006
1 – Paramètres hydrologiques
Méthode rationnelle Méthode CRUPEDIX
Coefficients de Montana Pluies
a b journalières Coefficient Régional
T = 10 ans – Tc < 30 mn 197 0,383 P10 = 47 mm R =1,00
T = 10 ans – Tc > 30 mn 816 0,802 Rapport Q100/Q10
T = 100 ans – Tc < 30 mn 284 0,33 S < 20 km² 1,95
T = 100 ans – Tc > 30 mn 1822 0,873 P100 =63 mm S > 20 km² 2
2 – Etat du bassin versant
Surface Coefficient de
ruissellement C
pour T = 10 ans
Routes 0,0 km² soit 0% 1
Zones urbanisées 0 km² soit 0% 0,6
Le thalweg du Logis cultures - bois forte pente 4,193 km² soit 78% 0,5
prairies 0 km² soit 0% 0,3
zones boisées 1,176 km² soit 22% 0,3
Caractéristiques du bassin
versant total 5,369 km² 0,46
3.1.4. Résultats
Les fiches hydrologiques des bassins versants sont présentées ci-après. Les débits obtenus sont : 3 – Caractéristiques de l'écoulement principal
Altitude du point haut 151,00 mNGF
Ecoulements Surface du BV (km²) Débit décennal (m3/s) Débit centennal (m3/s) Altitude du point bas 104,50 mNGF
Pente moyenne 0,013 m/m
Ruisseau de Fonliasmes 5,37 3,8 7,4 Longueur totale 3,484 km
Vitesse moyenne d'écoulement 0,21 m/s
Thalweg du Logis 0,55 1,6 3,4
Thalweg de Mauvillant 0,47 1,2 2,3 Temps de concentration Tc
Débits de crues obtenus pour les thalwegs et ruisseau de Fonliasmes pour T = 10 ans 278 mn
Le ruisseau de Faiteroux n’est pas concerné ici car il est rétabli par le viaduc de la Vienne. 4 – Calcul des débits de pointe
T = 10 ans T = 20 ans T = 50 ans T = 100 ans
Tc =278 mn - C = 0,46 Tc =250 mn - C = 0,55
- Ic = 9 mm/h # NOM B RE! # NOM B RE! - Ic = 15 mm/h
Formule rationnelle 6,136 m3/s 11,981 m3/s
Formule CRUPEDIX 1,324 m3/s 2,582 m3/s
Formule de transition 3,800 m3/s 7,418 m3/s
Débits de crue retenus
Q10 = 3,8 m3/s
Q100 = 7,4 m3/s
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Thalweg de Mauvillant - BV n°3
Thalweg du Logis - BV n°2 Fiche hydrologique
Fiche hydrologique M étho de de calcul issue du « Guide technique de l'assainissement ro utier » - SETRA – o cto bre 2006
M étho de de calcul issue du « Guide technique de l'assainissement ro utier » - SETRA – o cto bre 2006
1 – Paramètres hydrologiques
1 – Paramètres hydrologiques
Méthode rationnelle Méthode CRUPEDIX
Méthode rationnelle Méthode CRUPEDIX Coefficients de Montana Pluies
Coefficients de Montana Pluies
a b journalières Coefficient Régional
a b journalières Coefficient Régional
T = 10 ans – Tc < 30 mn 197 0.383 P10 = 47 mm R =1.00
T = 10 ans – Tc < 30 mn 197 0.383 P10 = 47 mm R =1.00
T = 10 ans – Tc > 30 mn 816 0.802 Rapport Q100/Q10
T = 10 ans – Tc > 30 mn 816 0.802 Rapport Q100/Q10
T = 100 ans – Tc < 30 mn 284 0.33 S < 20 km² 1.98
T = 100 ans – Tc < 30 mn 284 0.33 S < 20 km² 2.17
T = 100 ans – Tc > 30 mn 1822 0.873 P100 =63 mm S > 20 km² 2 T = 100 ans – Tc > 30 mn 1822 0.873 P100 =63 mm S > 20 km² 2
2 – Etat du bassin versant 2 – Etat du bassin versant
Surface Coefficient de Surface Coefficient de
ruissellement C ruissellement C
pour T = 10 ans pour T = 10 ans
Routes 0.007 km² soit 1% 1 Routes 0.010 km² soit 2% 1
Zones urbanisées 0 km² soit 0% 0.6 Zones urbanisées 0 km² soit 0% 0.6
cultures - bois forte pente 0.366 km² soit 67% 0.5 cultures - bois forte pente 0.455 km² soit 98% 0.5
prairies 0 km² soit 0% 0.3 prairies 0 km² soit 0% 0.3
zones boisées 0.175 km² soit 32% 0.3
zones boisées 0.000 km² soit 0% 0.3
Caractéristiques du bassin
versant total 0.548 km² 0.44
Caractéristiques du bassin
versant total 0.465 km² 0.51
3 – Caractéristiques de l'écoulement principal
3 – Caractéristiques de l'écoulement principal
Altitude du point haut 147.00 mNGF
Altitude du point bas 109.00 mNGF Altitude du point haut 134.00 mNGF
Pente moyenne 0.027 m/m Altitude du point bas 108.30 mNGF
Longueur totale 1.430 km Pente moyenne 0.025 m/m
Vitesse moyenne d'écoulement 0.29 m/s Longueur totale 1.027 km
Vitesse moyenne d'écoulement 0.15 m/s
Temps de concentration Tc
pour T = 10 ans 84 mn
Temps de concentration Tc
pour T = 10 ans 117 mn
4 – Calcul des débits de pointe
T = 10 ans T = 20 ans T = 50 ans T = 100 ans
4 – Calcul des débits de pointe
Tc =84 mn - C = 0.44 - Tc =75 mn - C = 0.53 -
Ic = 23 mm/h # NOM B RE! # NOM B RE! Ic = 42 mm/h T = 10 ans T = 20 ans T = 50 ans T = 100 ans
Formule rationnelle 1.564 m3/s 3.393 m3/s Tc =117 mn - C = 0.51 - Tc =106 mn - C = 0.58 -
Formule CRUPEDIX - - Ic = 18 mm/h # NOM B RE! # NOM B RE! Ic = 31mm/h
Formule de transition - - Formule rationnelle 1.180 m3/s 2.342 m3/s
Formule CRUPEDIX - -
Formule de transition - -
Débits de crue retenus
Q10 = 1.6 m3/s Débits de crue retenus
3
Q100 = 3.4 m /s
Q10 = 1.2 m3/s
Q100 = 2.3 m3/s
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3.2. Dimensionnement hydraulique Coefficient de Manning : 0.028
3.2.1. Méthodologie Configuration de la route franchissante :
Profil de la route : Route droite
Le dimensionnement des ouvrages de rétablissement hydraulique est réalisé à l’aide du logiciel HY-8. Ce logiciel
permet de modéliser avec précision le comportement hydraulique d’ouvrages complexes, à l’aide des lois de Cote de la route : 124.03 m
l’hydraulique en charge et à surface libre. Il est édité par la FHWA (Federal Highway Administration, Administration Type de surface : Enrobé
fédéral des autoroutes) et permet le calcul de lignes d’eau dans des ouvrages de rétablissement à géométrie
complexe. Largeur de la route : 16.85 m
Il a été recherché les dimensions des ouvrages à mettre en place afin de respecter :
- Un dimensionnement centennal ; Débit entrant Q100 7.4 m3/s
- Un niveau d’eau à l’amont de l’ouvrage de maximum 1,2 fois la hauteur de l’ouvrage pour les ouvrages de 0
2000 mm x 2000 mm
à2m; Diamètre ouvrage (H x L)
(Pour le calcul)
- Une vitesse maximale dans l’ouvrage de 4 m/s ;
- Un remplissage maximum de l’ouvrage de 75 %. Niveau d’eau à l’amont de l’OH 106.06
Vitesse dans l’ouvrage 2.42 m/s
Les coefficients de rugosité en fond d’ouvrage considérés sont de :
- 70 en fond béton ; Vitesse en aval de l’OH 3.31 m/s
- 40 en fond naturel.
Hauteur d’eau dans l’OH Environ 1.17m
3.2.2. Calculs de lignes d’eau Remplissage dans ouvrage 58 %
Ecoulement Surface libre
3.2.2.1 Ruisseau de Fonliasmes
Données du site :
Cote amont Fil d’eau (entrée de l’OH) : 104.18 m
Cote aval Fil d’eau (sortie de l’OH) : 103.15 m
Longueur ouvrage : 72 m
Pente de l’ouvrage : 0.015 m/m => 1.5%
Caractéristique de l’ouvrage :
Forme d’ouvrage : Dalot / Cadre
Hauteur : 2500.00 mm (Le radier sera enterré de 500 mm pour restaurer le lit naturel. Pour le calcul du
modèle, on implémentera une hauteur de cadre de 2000 mm)
Largeur / envergure : 2000.00 mm
Matériaux : Béton
Coefficient de Manning's n: 0.025 (Manning correspondant au lit d’une rivière pour correspondre au
matériel solide déposé au fond du cadre)
Type d’ouvrage : Droit
Configuration entrée : Square Edge (30-75º flare) Wingwall
Configuration sortie d’ouvrage, à l’interface entre ouvrage et ruisseau :
Type de chenal : Fossé Trapézoïdal
Largeur fond de fossé : 0.60 m
Pente/fruit des talus du fossé (H:V) : 2 :1
Pente fossé : 0.01 => 1%
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3.2.2.2 Thalweg du Logis
Données du site :
Cote amont Fil d’eau (entrée de OH) : 107.89 m
Cote aval Fil d’eau (sortie de OH) : 107.15 m
Longueur ouvrage : 37 m
Pente ouvrage : 0.020 m/m => 2.0%
Caractéristique de l’ouvrage :
Forme : Défini par l’utilisateur
Hauteur : 5000.00 mm
Largeur / envergure : 5000.00 mm
Matériaux : Béton
Coefficient de Manning's n au fond : 0.025 (Manning’s correspondant au lit d’une rivière correspondant au
matériel solide déposé au fond du cadre)
Coefficient de Manning's n sur parois et plafond : 0.014 (Manning’s correspondant au béton)
Genre ouvrage : Droit
Configuration entrée : Square Edge with Headwall (coefficient engouffrement Ke : 0.5)
Configuration sortie d’ouvrage, à l’interface entre ouvrage et le fossé vers la fosse de diffusion :
Type de chenal : Fossé Triangulaire
Pente/fruit des talus du fossé (H:V) : 4 :1
Pente fossé : 0.045=> 4.5%
Coefficient de Manning : 0.028
Configuration de la route franchissante :
Profil de la route : Route droite
Cote de la route : 115.570 m
Type de surface : Enrobé
Largeur de la route : 21.70 m
Débit entrant Q100 3.4 m3/s
5000 mm x 5000 mm
Diamètre ouvrage (H x L)
(Pour le calcul)
Niveau d’eau à l’amont de l’OH 108.67
Vitesse dans l’ouvrage 2.41 m/s
Vitesse en aval de l’OH 3.05 m/s
Hauteur d’eau dans l’OH Environ 0.55 m
Remplissage dans ouvrage 11 %
Ecoulement Surface libre
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3.2.2.3 Thalweg de Mauvillant
Données du site :
Cote amont Fil d’eau (entrée de OH) : 107.90 m
Cote aval Fil d’eau (sortie de OH) : 107.70 m
Longueur ouvrage : 25 m
Pente ouvrage : 0.008 m/m=> 0.8%
Caractéristique de l’ouvrage :
Type / forme : Dalot / Cadre
Hauteur : 1500.00 mm (Le radier sera enterré de 200 mm pour restaurer le lit naturel. Pour le calcul du
modèle, on implémentera une hauteur de cadre de 1300 mm)
Largeur / envergure : 1500.00 mm
Matériaux : Béton
Coefficient de Manning's n: 0.025 (Manning correspondant au lit d’une rivière pour correspondre au
matériel solide déposé au fond du cadre)
Genre ouvrage : Droit
Configuration entrée : Square Edge (30-75º flare) Wingwall (coefficient engouffrement Ke : 0.4)
Configuration sortie d’ouvrage, à l’interface entre ouvrage et le fossé vers la fosse de diffusion :
Type de chenal : Fossé Trapézoïdal
Largeur fond de fossé : 1 m
Pente/fruit des talus du fossé (H:V) : 2 :1
Pente fossé : 0.005 => 0.5%
Coefficient de Manning : 0.04
Configuration de la route franchissante :
Profil de la route : Route droite
Cote de la route : 110.27 m
Débit entrant Q100 2.3 m3/s
Type de surface : Enrobé 1300 mm x 1500 mm
Diamètre ouvrage (H x L)
Largeur de la route : 17.56 m (Pour le calcul)
Niveau d’eau à l’amont de l’OH 108,97
Vitesse dans l’ouvrage 1.87 m/s
Vitesse en aval de l’OH 1.06 m/s
Hauteur d’eau dans l’OH Environ 0.90 m
Remplissage dans ouvrage 65 % de 1,3 m
Ecoulement Surface libre
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3.2.3. Caractéristiques des ouvrages
Les ouvrages ont été conçus pour assurer la fonction hydraulique, ou écologique, ou mixte (les deux à la fois). Les
caractéristiques des ouvrages sont les suivantes.
Ouvrage
Nature de l'ouvrage Dimensions Longueur Aménagements
hydraulique
Barrettes dans
l'OH en fond
pour retenir les
2000 mm de large x 2500 mm de sédiments du
Ouvrage
Cadre à radier enterré à hauteur dont 500 mm de radier fond du lit
hydraulique de 72 m
fonction hydraulique enterré Enrochements
Fonliasmes
(ouverture hydraulique 2 x 2 m) en entrée et
sortie pour
casser les
vitesses
Ouvrage d’art mixte à
Ouvrage mixte
fonction écologique et 5 m x 5m 37 m Fond en V
du Logis
hydraulique
Cadre
légèrement
1500 mm de large x 1500 mm de
enterré pour
Cadre à radier enterré à hauteur dont 200 mm de radier
Ouvrage mixte garder un fond
fonction écologique et enterré 25 m
de Mauvillant naturel
hydraulique (ouverture hydraulique 1,3 x 1,5
Fosse de
m)
diffusion en
aval
Caractéristiques des ouvrages hydrauliques et écologiques
Les thalwegs de Fonliasmes et du Logis présentent de fortes pentes naturelles (respectivement 2 % et 3,5 %). La
pente des ouvrages suit la pente naturelle et engendre nécessairement de fortes vitesses. Le régime hydraulique
étant torrentiel pour ces deux ouvrages, il est prévu des aménagements spécifiques.
Pour le thalweg de Fonliasmes, il est prévu des barrettes, pour casser les vitesses et surtout retenir au maximum
le substrat du fond du lit. Elles s’accompagnent d’enrochements en entrée et en sortie d’ouvrages.
Pour le thalweg du Logis, compte-tenu de sa grande largeur nécessaire pour le passage des chiroptères (5 m), un
profil en V sera dessiné en fond d’ouvrage afin de concentrer l’écoulement pour les pluies courantes.
Le thalweg de Mauvillant est rétabli par un cadre enterré, permettant la reconstitution d’un sol naturel en fond
d’ouvrage sur 20 cm d’épaisseur et son attractivité pour la faune. La configuration de ce thalweg (très large) et la
faible pente naturelle n’impose aucun aménagement particulier à l’intérieur de ce dernier. Une fosse de diffusion en
aval est prévue afin de rétablir le thalweg sur toute sa largeur actuelle en aval du franchissement routier.
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