Pièce
DAE-Volet-F-Dossier-CNPN.pdf · 151 165 mots · du marché « Construction du viaduc du Goberté sur la RN 147 - Déviation de Lussac-les-Châteaux et Mazerolles », dossier de consultation officiel.
RN 147
DÉVIATION DE LUSSAC-LES-
CHÂTEAUX
DOSSIER D’AUTORISATION ENVIRONNEMENTALE
VOLET F – CHAPITRE SPECIFIQUE A LA DEMANDE DE
DEROGATION « ESPECES ET HABITATS PROTEGES »
RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Guide de lecture du dossier d’autorisation environnementale Chapitre I : Préambule
Chapitre II : Extrait du plan cadastral
Chapitre III : Localisation et caractérisation des terrains à défricher
Le guide de lecture présente l’ensemble des pièces de la demande d’autorisation environnementale (DAE). Le volet B
Chapitre IV : Etude d’impact
« Chapitres communs » du DAE, comporte les éléments transversaux aux volets loi sur l’eau, défrichement, dossier de
Chapitre V : Déclaration du demandeur sur les éventuels incendies
demande de dérogation « espèces et habitats protégés » et incidences Natura 2000, afin d’éviter les redondances et
Chapitre VI : Compensation et évolution du projet
assurer la cohérence des éléments présentés.
Volet E : Chapitres spécifiques à la demande d’autorisation de la loi sur l’eau
Chapitre I : Présentation du volet loi sur l’eau
Volet défrichement Volet loi sur l’eau Volet Natura 2000 Volet espèces protégées Chapitre II : Résumé non technique (renvoi vers le volet A)
Chapitre III : Nom et adresse du demandeur (renvoi vers le volet B)
De plus, le Volet B – Chapitre 4 « Contexte règlementaire » présente, pour chaque volet, des tableaux de Chapitre IV : Emplacement du projet
correspondance détaillés entre les articles de contenu réglementaire et la localisation de l’information dans le dossier. Chapitre V : Nature des travaux et rubriques de la nomenclature
Chapitre VI : Incidences et mesures relatives aux eaux souterraines
Volet A : Résumé non technique Chapitre VII : Incidences et mesures relatives aux eaux superficielles
Chapitre VIII : Incidences et mesures relatives aux zones humides (renvoi vers le volet F)
Volet B : Chapitres communs Chapitre IX : Incidences et mesures relatives aux milieux naturels liés à l'eau (hors zones humides)
Chapitre I : Identification du demandeur Chapitre X : Incidences et mesures sur les sites Natura 2000 (renvoi vers le volet Fbis)
Chapitre II : Formulaire Cerfa 15964*1 Chapitre XI : Compatibilité avec les documents de planification
Chapitre XII : Moyens de surveillance, d'entretien et d'intervention
Chapitre III : Plan de situation Chapitre XIII : Annexes
Volet F : Chapitres spécifiques à la demande de dérogation « espèces et habitats protégés »
Chapitre IV : Le contexte technique et géographique Chapitre I : Cadre règlementaire et objet de la demande
Chapitre II : Rappel des enjeux écologiques
Chapitre V : Le contexte règlementaire Chapitre III : Analyse des impacts
Chapitre IV : Présentation des mesures
Chapitre VI : Maîtrise foncière Volet F bis : Dossier d’incidences Natura 2000
Chapitre I : Législation en vigueur
Chapitre VII : Notice explicative du projet Chapitre II : Evaluation préliminaire
Chapitre III : Analyse des incidences du projet sur le réseau Natura 2000
Rappel des décisions antérieures Volet G : Atlas cartographique
Objectifs et justification du projet Volet H : Annexes
Etude d’impact du projet relative à la DUP de 2018
Description des solutions de substitutions raisonnables et indication des principales Résultats des Campagnes de mesures de la qualité des eaux superficielles réalisées dans le cadre du projet
raisons du choix effectué Rapport de modélisation hydraulique du Goberté
Rapport de modélisation hydraulique de la Vienne
Présentation du projet retenu Rapport de modélisation hydraulique du ruisseau des Ages
Résultats de pêche
Appréciation sommaire des dépenses Classification des sondages pédologiques selon les classes GEPPA
Synthèse du travail de recherche des sites de mesure compensatoire
Calendrier prévisionnel du projet Liste des espèces observées au sein des sites de mesure compensatoire
Eléments justificatifs liés aux mesures compensatoires
Chapitre VIII : Diagnostic environnemental Maîtrise foncière
Avis hydrogéologue
Chapitre IX : Lexique et glossaire des termes techniques
Volet C : Actualisation des incidences notables relatives à l’évolution du projet depuis la Déclaration
d’Utilité Publique
Chapitre I : Préambule
Chapitre II : Evolutions du projet
Chapitre III : Détail des incidences liées aux évolutions du projet
Chapitre IV : Incidences liées aux évolutions du projet sur la prise en compte des engagements de l’Etat
Chapitre V : Evolution des coûts des mesures environnementales
Volet D : Chapitres spécifiques à la demande d’autorisation de défrichement
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
ING DPR ENV PR N147 9005 : Volet F Chapitres spécifiques à la demande de dérogation « espèces et habitats protégés
Rév Date Descriptions Établi par Vérifié par Approuvé par
A 07/05/2021 Première émission MTE/FLE PCS ARU/EBD
B 01/07/2021 Deuxième émission MTE/FLE PCS ARU/EBD
C 22/07/2021 Troisième émission MTE/FLE PCS ARU/EBD
D 27/01/2022 Quatrième émission FLE PCS ARU/EBD
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SOMMAIRE Etude des cortèges ................................................................................................................................ 29
Recherche spécifique d’espèces à haute valeur patrimoniale ............................................................... 29
• Pic noir ................................................................................................................................................ 29
CADRE REGLEMENTAIRE ET OBJET DE LA DEMANDE ................................. 9 • Chevêche d’Athéna ............................................................................................................................ 29
• Engoulevent d’Europe ........................................................................................................................ 29
1. Préambule ............................................................................................................................................................. 9
• Œdicnème criard ................................................................................................................................ 29
2. Rappel de la réglementation ............................................................................................................................... 9 1.1.3.5 Méthode d’étude des insectes............................................................................................................ 29
2.1. Principe d’interdiction de destruction d’espèces protégées ........................................................................... 9 1.1.3.6 Méthode d’étude des mammifères (hors chiroptères)........................................................................ 30
2.2. Désignation du demandeur .......................................................................................................................... 10 ADN Environnemental (ADNe) – Recherche spécifique des mammifères semi-aquatiques................. 30
2.3. Justification de l’intérêt public du projet ....................................................................................................... 10 Pièges photographiques ......................................................................................................................... 30
2.3.1. Synthèse de l’analyse multicritère ......................................................................................................... 10 1.1.3.7 Méthode d’étude des chiroptères ....................................................................................................... 30
2.3.1.1 Usages et fonctionnalités ................................................................................................................... 10 1.1.3.8 Méthodologie d’étude des poissons ................................................................................................... 31
2.3.1.2 Milieu humain et cadre de vie ............................................................................................................ 10 1.1.3.9 Méthodologie d’étude des crustacés (écrevisses) ............................................................................. 32
2.3.1.3 Milieu physique .................................................................................................................................. 10 1.1.3.10 Méthodologie d’étude des bivalves ................................................................................................... 32
2.3.1.4 Milieu naturel ...................................................................................................................................... 10 1.1.3.11 Méthodologie d’étude des zones humides ........................................................................................ 32
2.3.1.5 Paysage, patrimoine, tourisme et loisirs ............................................................................................ 10 Cadre règlementaire ............................................................................................................................... 32
2.3.2. Justification de l’absence d’alternative au projet ................................................................................... 12 Démarche de mise en œuvre ................................................................................................................. 32
2.3.3. Bilan de l’analyse ................................................................................................................................... 12 Protocole de délimitation ........................................................................................................................ 33
2.4. Eligibilité du projet à la demande de dérogation à l’article L.411-1 du Code de l’Environnement .............. 12 Analyse bibliographique ......................................................................................................................... 33
Caractérisation des zones humides sur le critère de la végétation........................................................ 33
3. Espèces retenues dans le cadre de la demande de dérogation ................................................................... 13 Caractérisation des zones humides sur le critère pédologique ............................................................. 34
3.1. Espèces floristiques ..................................................................................................................................... 13 1.1.4. Dates et conditions d’inventaires............................................................................................................ 35
3.2. Amphibiens .................................................................................................................................................. 13 1.1.5. Méthodologie d’évaluation des enjeux écologiques ............................................................................... 36
3.3. Reptiles ........................................................................................................................................................ 13 1.2. Espaces naturels soumis à inventaire ou bénéficiant de protections réglementaires ................................ 38
3.4. Avifaune ....................................................................................................................................................... 14 1.2.1. Espaces naturels protégés ..................................................................................................................... 38
3.5. Mammifères (hors chiroptères) .................................................................................................................... 16 1.2.1.1 Les sites Natura 2000 ........................................................................................................................ 38
3.6. Chiroptères .................................................................................................................................................. 16 1.2.1.2 Les Arrêtés de Préfectoraux de protection de Biotope (APPB) ......................................................... 38
3.7. Insectes ........................................................................................................................................................ 18 1.2.1.3 Les Réserves Naturelles .................................................................................................................... 39
3.8. Poissons....................................................................................................................................................... 19 1.2.2. Autres espaces Naturels ........................................................................................................................ 39
3.9. Formulaires CERFA ..................................................................................................................................... 20 1.2.2.1 Les Espaces Naturels Sensibles (ENS) ............................................................................................. 39
3.10. Présentation et justification du projet d’Aménagement de la RN147 .......................................................... 25 1.2.2.2 Les Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) ............................... 39
1.3. Continuités écologiques .............................................................................................................................. 45
1.3.1. La Trame Verte et bleue ......................................................................................................................... 45
RAPPEL DES ENJEUX ECOLOGIQUES ........................................................... 26 1.3.2. Schéma Régional de Cohérence Ecologique (SRCE) Poitou-Charentes .............................................. 45
1.3.3. Réservoirs de biodiversité, sous-trames et corridors écologiques de la verte et bleue de la région Poitou-
1. Etat initial ............................................................................................................................................................ 26 Charentes ............................................................................................................................................................... 46
1.1. Méthodologie ............................................................................................................................................... 26 1.3.3.1 Réservoirs de biodiversité .................................................................................................................. 46
1.1.1. Historique des études et données bibliographiques .............................................................................. 26 1.3.3.2 Sous-trames ....................................................................................................................................... 46
1.1.1.1 Etudes LGV « Poitiers Limoges » ...................................................................................................... 26 1.3.3.3 Corridors écologiques ........................................................................................................................ 46
1.1.1.2 Etudes spécifiques RN147................................................................................................................. 26 1.3.4. Continuité écologique au niveau de l’aire d’étude.................................................................................. 47
1.1.1.3 Consultation des structures locales ................................................................................................... 26 1.3.5. Synthèse des enjeux liés aux continuités écologiques .......................................................................... 47
1.1.1.4 Choix des espèces retenues dans le cadre de l’état initial ................................................................ 27 1.4. Description de l’état initial de la faune et de la flore .................................................................................... 48
1.1.2. Justification des Aires d’études.............................................................................................................. 27 1.4.1. Habitats naturels..................................................................................................................................... 48
1.1.3. Méthodologie d’inventaire ...................................................................................................................... 27 1.4.1.1 Habitats naturels et cortège floristique des formations aquatiques et humides ................................. 49
1.1.3.1 Méthode d’étude des habitats naturels et de la flore ......................................................................... 27 1.4.1.2 Habitats naturels et cortège floristiques des formations ouvertes (formations pionnières, pelouses et
Habitats naturels .................................................................................................................................... 27 prairies) 51
Flore ....................................................................................................................................................... 28 1.4.1.3 Habitats naturels et cortège floristique des formations ligneuses (pionnières et climaciques) .......... 53
1.1.3.2 Méthode d’étude des amphibiens ...................................................................................................... 28 1.4.1.4 Synthèse des enjeux relatifs aux habitats naturels ............................................................................ 54
Prospections actives .............................................................................................................................. 28 1.4.2. Flore ....................................................................................................................................................... 54
ADN Environnemental (ADNe) .............................................................................................................. 28 1.4.2.1 Etude de la bibliographie .................................................................................................................... 54
1.1.3.3 Méthode d’étude des reptiles ............................................................................................................. 28 Données bibliographiques ...................................................................................................................... 54
Prospection active et plaques à reptiles ................................................................................................ 28 Espèces retenues ................................................................................................................................... 55
ADN Environnemental (ADNe) - Recherche spécifique de la Cistude d’Europe (Emys orbicularis)..... 29 1.4.2.2 Espèces végétales remarquables ...................................................................................................... 55
1.1.3.4 Méthode d’étude des oiseaux ............................................................................................................ 29
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1.4.2.3 Espèces végétales invasives ............................................................................................................. 56 Synthèse des enjeux sur les insectes .................................................................................................... 77
1.4.2.4 Synthèse des enjeux floristiques ....................................................................................................... 56 1.4.3.7 Poissons ............................................................................................................................................. 77
1.4.3. Faune ..................................................................................................................................................... 57 Espèces inventoriées ............................................................................................................................. 77
1.4.3.1 Amphibiens ........................................................................................................................................ 57 Recherche de sites de reproduction (frayères) pour les espèces piscicoles patrimoniales .................. 79
Etude de la bibliographie ....................................................................................................................... 57 Synthèse des enjeux sur les poissons ................................................................................................... 81
• Données bibliographiques ................................................................................................................. 57 1.4.3.8 Ecrevisses .......................................................................................................................................... 82
• Espèces retenues .............................................................................................................................. 57 Espèces inventoriées ............................................................................................................................. 82
Espèces inventoriées ............................................................................................................................. 57 Synthèse des enjeux sur les écrevisses ................................................................................................ 82
Fonctionnalités des milieux .................................................................................................................... 58 1.4.3.9 Bivalves .............................................................................................................................................. 82
Synthèse des enjeux relatifs aux amphibiens........................................................................................ 58 Espèces inventoriées ............................................................................................................................. 82
1.4.3.2 Reptiles .............................................................................................................................................. 58 Synthèse des enjeux sur les bivalves .................................................................................................... 82
Etude de la bibliographie ....................................................................................................................... 58 1.4.3.10 Synthèse des enjeux faunistiques ..................................................................................................... 82
• Données bibliographiques ................................................................................................................. 58 1.4.4. Zones humides ....................................................................................................................................... 83
• Cas de la Cistude d’Europe : ............................................................................................................. 58 1.4.4.1 Contexte topographique ..................................................................................................................... 83
• Espèces retenues .............................................................................................................................. 59 Échelle régionale .................................................................................................................................... 83
Espèces inventoriées ............................................................................................................................. 59 Échelle locale ......................................................................................................................................... 83
Fonctionnalités des milieux .................................................................................................................... 60 • Vallée du Bois de Chenet ................................................................................................................... 83
Synthèse des enjeux écologiques relatifs aux reptiles .......................................................................... 60 • Vallée de Goberté .............................................................................................................................. 83
1.4.3.3 Oiseaux .............................................................................................................................................. 61 • Vallée de la Vienne ............................................................................................................................ 83
Etude de la bibliographie ....................................................................................................................... 61 • Vallée du ruisseau des Ages .............................................................................................................. 83
• Données bibliographiques ................................................................................................................. 61 • Plateau ............................................................................................................................................... 83
• Espèces retenues .............................................................................................................................. 61 1.4.4.2 Réseau hydrographique ..................................................................................................................... 84
Espèces nicheuses – Approche par cortèges ....................................................................................... 63 Le Goberté.............................................................................................................................................. 84
Espèces strictement migratrices, hivernantes ....................................................................................... 67 La Vienne ............................................................................................................................................... 84
Fonctionnalités des milieux .................................................................................................................... 67 Le ruisseau des Ages ............................................................................................................................. 84
Synthèse des enjeux ornithologiques .................................................................................................... 67 1.4.4.3 Géologie ............................................................................................................................................. 84
1.4.3.4 Mammifères (hors chiroptères) .......................................................................................................... 67 Contexte géologique .............................................................................................................................. 84
Etude de la bibliographie ....................................................................................................................... 67 Nature des sols en place ........................................................................................................................ 84
• Données bibliographiques ................................................................................................................. 67 • LP : Limon des plateaux, d’origine éolienne pour partie .................................................................... 84
• Espèces retenues .............................................................................................................................. 67 • F : Formations alluviales .................................................................................................................... 85
Espèces inventoriées ............................................................................................................................. 68 • m-pQ : Formations détritiques des plateaux – Facies à galets de quartz .......................................... 85
Fonctionnalités des milieux .................................................................................................................... 69 • e-g : Formations lacustres à marnes et calcaires .............................................................................. 85
Synthèse des enjeux sur les mammifères (hors chiroptères)................................................................ 69 • A e-g S : Formation des argiles à meulières ...................................................................................... 85
1.4.3.5 Chiroptères......................................................................................................................................... 69 • eAB : Formation de Brenne ................................................................................................................ 85
Etude de la bibliographie ....................................................................................................................... 69 • j : Formation calcaire .......................................................................................................................... 85
• Données bibliographiques ................................................................................................................. 69 1.4.4.4 Pré-localisation des zones humides ................................................................................................... 87
• Espèces retenues .............................................................................................................................. 69 1.4.4.5 Résultats de la délimitation ................................................................................................................ 88
Espèces inventoriées ............................................................................................................................. 70 Caractérisation des habitats naturels ..................................................................................................... 88
Fonctionnalités des milieux .................................................................................................................... 72 Caractérisation de l’hydromorphie des sols ........................................................................................... 90
Synthèse des enjeux sur les chiroptères ............................................................................................... 72 • Zones de culture et de prairie............................................................................................................. 90
1.4.3.6 Insectes .............................................................................................................................................. 72 • Pentes des vallées ............................................................................................................................. 91
Etude de la bibliographie ....................................................................................................................... 72 • Zone des carrières ............................................................................................................................. 91
• Données bibliographiques ................................................................................................................. 72 • Vallée de la Vienne ............................................................................................................................ 91
• Espèces retenues .............................................................................................................................. 73 • Vallée du ruisseau des Ages .............................................................................................................. 92
Espèces inventoriées ............................................................................................................................. 73 • Vallée du Goberté .............................................................................................................................. 92
• Papillons diurnes ................................................................................................................................ 73 1.4.4.6 Conclusion : délimitation des zones humides .................................................................................... 93
• Papillons nocturnes ............................................................................................................................ 74 1.5. Synthèse des enjeux écologiques ............................................................................................................... 99
• Odonates............................................................................................................................................ 75
• Orthoptères ........................................................................................................................................ 76
ANALYSE DES IMPACTS............................................................................. 101
• Coléoptères ........................................................................................................................................ 77
• Autres insectes .................................................................................................................................. 77
1. Méthode de l’évaluation des impacts ............................................................................................................ 101
Fonctionnalités des milieux .................................................................................................................... 77
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2. Impacts génériques de l’infrastructure linéaire ............................................................................................ 102 PRESENTATION DES MESURES ................................................................ 141
3. Impacts sur les Habitats naturels et la flore ................................................................................................. 103 1. Mesures d’évitement ....................................................................................................................................... 141
3.1. Impacts bruts sur les habitats naturels et la flore ...................................................................................... 103 1.1. ME1 - Choix des variantes ........................................................................................................................ 141
3.2. Mesures d’évitement et de réduction et impacts résiduels ........................................................................ 105 1.2. ME2 - Optimisation des emprises travaux ................................................................................................ 141
1.2.1. ME2.1 - Vallon du ruisseau des Ages .................................................................................................. 141
4. Impacts sur les Amphibiens ........................................................................................................................... 107 1.2.2. ME2.2 – Carrière d’Irribaren ................................................................................................................. 142
4.1. Impacts bruts sur les amphibiens .............................................................................................................. 107 1.2.3. ME2.3 – Optimisations complémentaires ............................................................................................. 142
4.2. Mesures d’évitement et de réduction et impacts résiduels ........................................................................ 108 1.3. ME3 - Franchissement des principaux cours d’eau par viaducs............................................................... 142
1.3.1. ME3.1 – Franchissement du ruisseau de Goberté............................................................................... 142
5. Impacts sur les Reptiles .................................................................................................................................. 111
1.3.2. ME3.2 – Franchissement du ruisseau du Faiteroux............................................................................. 143
5.1. Impacts bruts sur les reptiles ..................................................................................................................... 111
1.3.3. ME3.3 – Franchissement de la Vienne ................................................................................................ 143
5.2. Mesures d’évitement et de réduction et impacts résiduels ........................................................................ 112
1.3.4. ME3.4 – Franchissement du ruisseau des Ages .................................................................................. 144
1.4. ME4 - Evitement du Bois de Chênet ......................................................................................................... 145
6. impacts sur les Oiseaux .................................................................................................................................. 114
1.5. ME5 - Evitement des boisements du bois Ragot ...................................................................................... 145
6.1. Impacts bruts sur les oiseaux du cortège des milieux agricoles ouverts à semi-ouverts .......................... 114
6.2. Mesures d’évitement et de réduction et impacts résiduels sur les oiseaux du cortège des milieux agricoles
2. Mesures de réduction ..................................................................................................................................... 146
ouverts à semi-ouverts........................................................................................................................................... 115
2.1. MR1 : Mesures environnementales génériques en phase chantier .......................................................... 146
6.3. Impacts bruts sur les oiseaux du cortège des milieux boisés.................................................................... 116
2.2. MR2 : Adaptation des périodes de travaux selon le calendrier biologique ............................................... 147
6.4. Mesures d’évitement et de réduction et impacts résiduels sur les oiseaux du cortège des milieux boisés117
2.3. MR3 : Délimitation des emprises chantier et mise en défens des habitats sensibles .............................. 148
6.5. Impacts bruts sur les oiseaux du cortège des milieux aquatiques et humides.......................................... 118
2.4. MR4 : Prise en compte des espèces végétales exotiques envahissantes pendant les travaux et en phase
6.6. Mesures d’évitement et de réduction et impacts résiduels sur les oiseaux du cortège des milieux aquatiques
exploitation ............................................................................................................................................................ 149
et humides ............................................................................................................................................................. 119
2.5. MR5 : Mesures favorables au maintien des stations d’espèces végétales patrimoniales ........................ 150
6.7. Impacts bruts sur les oiseaux du cortège des milieux urbains .................................................................. 120
2.6. MR6 : Mise en place de barrières à amphibiens en phase chantier, à proximité du site de reproduction 151
6.8. Mesures d’évitement et de réduction et impacts résiduels sur les oiseaux du cortège des milieux urbains
2.7. MR7 : Création de mares temporaires et d’habitats favorables à l’accueil et la reproduction des amphibiens
121
152
2.8. MR8 : Protocole d’abattage spécifique pour les arbres gîtes potentiels à chiroptères ............................. 154
7. Impacts sur les Mammifères (hors chiroptères) ........................................................................................... 124
2.9. MR9 : Mise en valeur écologique des délaissés et dépendances vertes ................................................. 154
7.1. Impacts bruts sur les mammifères (hors chiroptères) ............................................................................... 124
2.10. MR10 : Restauration des continuités écologiques de l’infrastructure ....................................................... 156
7.2. Mesures d’évitement et de réduction et impacts résiduels ........................................................................ 125
2.11. MR11 : Sécurisation du franchissement de l’infrastructure par la faune .................................................. 161
2.12. MR12 : Aménagements anticollisions au niveau des viaducs .................................................................. 162
8. Impacts sur les Chiroptères ........................................................................................................................... 128
2.13. MR13 : Création de gites à Effraie des clochers ....................................................................................... 163
8.1. Impacts bruts sur les chiroptères ............................................................................................................... 128
2.14. Coût des mesures de réduction ................................................................................................................ 164
8.2. Mesures d’évitement et de réduction et impacts résiduels ........................................................................ 129
3. Mesures d’accompagnement ......................................................................................................................... 165
9. Impacts sur les Insectes ................................................................................................................................. 132
3.1. MA1 : Gestion écologique du corridor entre Bois de Chênet et Bois des Renaudières ........................... 165
9.1. Impacts bruts sur les insectes ................................................................................................................... 132
3.2. MA2 : Gestion écologique des Prairies calcicoles du vallon des Âges ..................................................... 165
9.2. Mesures d’évitement et de réduction et impacts résiduels ........................................................................ 133
4. Synthèse des impacts résiduels et identification des besoins compensatoires ..................................... 173
10. Impacts sur les Poissons et mollusques ...................................................................................................... 135
4.1. Guildes des milieux ouverts a semi-ouverts .............................................................................................. 174
10.1. Impacts bruts sur les poissons et mollusques ........................................................................................... 135
4.2. Guildes des milieux forestiers ................................................................................................................... 176
10.2. Mesures d’évitement et de réduction et impacts résiduels ........................................................................ 135
4.3. Guildes des milieux steppiques et humides temporaires .......................................................................... 179
11. impacts sur les Zones humides ..................................................................................................................... 136 4.4. Guilde des milieux humides ...................................................................................................................... 181
11.1. Impacts bruts directs sur les zones humides ............................................................................................. 136 4.5. Guilde des milieux anthropiques ............................................................................................................... 181
11.2. Mesures d’évitement et de réduction et impacts résiduels ........................................................................ 136
5. Présentation des mesures compensatoires ................................................................................................. 182
11.3. Impacts bruts indirects sur les zones humides .......................................................................................... 137
5.1. Niveau surfacique des compensations nécessaires ................................................................................. 182
11.3.1. Etang de Fonliasmes ........................................................................................................................... 137
5.1.1. Boisements ........................................................................................................................................... 182
11.3.2. Etang de Chênet .................................................................................................................................. 137
5.1.2. Milieux ouverts à semi-ouverts (Bocage) ............................................................................................. 182
11.3.3. Mare de Johannisberg ......................................................................................................................... 138
5.1.3. Prairies calcicoles ................................................................................................................................. 182
11.3.4. Vallée du Goberté et des Ages, Ripisylve du Faiteroux et de la Vienne ............................................. 138
5.1.4. Milieux steppiques (Carrière) ............................................................................................................... 182
11.3.5. Les Carrières........................................................................................................................................ 138
5.1.5. Zone humide (carrière) ......................................................................................................................... 182
11.3.6. Vallées des thalwegs et zones humides potentielles associées ......................................................... 139
5.1.6. Conclusion du niveau surfacique des compensations nécessaires ..................................................... 185
11.3.7. Synthèse des impacts bruts indirects .................................................................................................. 140
5.2. Niveau surfacique des compensations prévues........................................................................................ 185
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
5.3. Site n°1 : Fonliasmes ................................................................................................................................. 188 5.6.1.3 Description des milieux .................................................................................................................... 245
5.3.1. Diagnostics écologiques, valeur patrimoniale et enjeux ...................................................................... 188 5.6.1.4 Enjeux faunistiques et floristiques .................................................................................................... 248
5.3.1.1 Eléments de localisation .................................................................................................................. 188 5.6.1.5 Facteurs d’influence sur l’état de conservation ................................................................................ 250
Localisation du site .............................................................................................................................. 188 5.6.1.6 Surface et linéaire de compensation ................................................................................................ 250
Localisation des parcelles .................................................................................................................... 189 5.6.2. Gestion du site...................................................................................................................................... 250
5.3.1.2 Contexte environnemental ............................................................................................................... 190 5.6.2.1 Description des objectifs du site ....................................................................................................... 250
5.3.1.3 Description des milieux .................................................................................................................... 190 5.6.2.2 Opérations techniques ..................................................................................................................... 252
5.3.1.4 Enjeux faunistiques et floristiques ................................................................................................... 193 Suivi écologique ................................................................................................................................... 261
5.3.1.5 Facteurs d’influence sur l’état de conservation................................................................................ 195 5.6.3. Calendrier opérationnel et estimation des coûts .................................................................................. 262
5.3.1.6 Surface et linéaire de compensation ............................................................................................... 195 5.7. Site n°5 : Vallon de Chantegros ................................................................................................................ 263
5.3.2. Gestion du site ..................................................................................................................................... 195 5.7.1. Diagnostics écologiques, valeur patrimoniale et enjeux ...................................................................... 263
5.3.2.1 Description des objectifs du site ...................................................................................................... 195 5.7.1.1 Eléments de localisation ................................................................................................................... 263
5.3.2.2 Opérations techniques ..................................................................................................................... 197 Localisation du site ............................................................................................................................... 263
Gestion des habitats et des espèces ................................................................................................... 197 Localisation des parcelles .................................................................................................................... 264
Suivi écologique ................................................................................................................................... 204 5.7.1.2 Contexte environnemental ............................................................................................................... 265
5.3.3. Calendrier opérationnel et estimation des coûts.................................................................................. 205 5.7.1.3 Description des milieux .................................................................................................................... 265
5.4. Site n°2bis : Puits de Châtaignier .............................................................................................................. 206 5.7.1.4 Enjeux faunistiques et floristiques .................................................................................................... 267
5.4.1. Diagnostics écologiques, valeur patrimoniale et enjeux ...................................................................... 206 5.7.1.5 Facteurs d’influence sur l’état de conservation ................................................................................ 269
5.4.1.1 Eléments de localisation .................................................................................................................. 206 5.7.1.6 Surface et linéaire de compensation ................................................................................................ 269
Localisation du site .............................................................................................................................. 206 5.7.2. Gestion du site...................................................................................................................................... 269
Localisation des parcelles .................................................................................................................... 207 5.7.2.1 Description des objectifs du site ....................................................................................................... 269
5.4.1.2 Contexte environnemental ............................................................................................................... 208 5.7.2.2 Opérations techniques ..................................................................................................................... 271
5.4.1.3 Description des milieux .................................................................................................................... 208 Gestion des habitats et des espèces ................................................................................................... 271
5.4.1.4 Enjeux faunistiques et floristiques ................................................................................................... 211 Suivi écologique ................................................................................................................................... 275
5.4.1.5 Facteurs d’influence sur l’état de conservation................................................................................ 213 5.7.3. Calendrier opérationnel et estimation des coûts .................................................................................. 276
5.4.1.6 Surface et linéaire de compensation ............................................................................................... 213 5.8. Site n°6 : La Roche Dubois-Durand .......................................................................................................... 277
5.4.2. Gestion du site ..................................................................................................................................... 213 5.8.1. Diagnostics écologiques, valeur patrimoniale et enjeux ...................................................................... 277
5.4.2.1 Description des objectifs du site ...................................................................................................... 213 5.8.1.1 Eléments de localisation ................................................................................................................... 277
5.4.2.2 Opérations techniques ..................................................................................................................... 215 Localisation du site ............................................................................................................................... 277
Gestion des habitats et des espèces ................................................................................................... 215 Localisation des parcelles .................................................................................................................... 278
Suivi écologique ................................................................................................................................... 227 5.8.1.2 Contexte environnemental ............................................................................................................... 279
5.4.3. Calendrier opérationnel et estimation des coûts.................................................................................. 228 5.8.1.3 Description des milieux .................................................................................................................... 279
5.5. Site n°3 : Bois des Renaudières ................................................................................................................ 229 5.8.1.4 Enjeux faunistiques et floristiques .................................................................................................... 282
5.5.1. Diagnostics écologiques, valeur patrimoniale et enjeux ...................................................................... 229 5.8.1.5 Facteurs d’influence sur l’état de conservation ................................................................................ 284
5.5.1.1 Eléments de localisation .................................................................................................................. 229 5.8.1.6 Surface et linéaire de compensation ................................................................................................ 284
Localisation du site .............................................................................................................................. 229 5.8.2. Gestion du site...................................................................................................................................... 284
Localisation des parcelles .................................................................................................................... 230 5.8.2.1 Description des objectifs du site ....................................................................................................... 284
5.5.1.2 Contexte environnemental ............................................................................................................... 231 5.8.2.2 Opérations techniques ..................................................................................................................... 286
5.5.1.3 Description des milieux .................................................................................................................... 231 Gestion des habitats et des espèces ................................................................................................... 286
5.5.1.4 Enjeux faunistiques et floristiques ................................................................................................... 233 Suivi écologique ................................................................................................................................... 289
5.5.1.5 Facteurs d’influence sur l’état de conservation................................................................................ 235 5.8.3. Calendrier opérationnel et estimation des coûts .................................................................................. 290
5.5.1.6 Surface et linéaire de compensation ............................................................................................... 235 5.9. Site n°7 : Haras de la Vienne .................................................................................................................... 291
5.5.2. Gestion du site ..................................................................................................................................... 235 5.9.1. Diagnostics écologiques, valeur patrimoniale et enjeux ...................................................................... 291
5.5.2.1 Description des objectifs du site ...................................................................................................... 235 5.9.1.1 Eléments de localisation ................................................................................................................... 291
5.5.2.2 Opérations techniques ..................................................................................................................... 237 Localisation du site ............................................................................................................................... 291
Gestion des habitats et des espèces ................................................................................................... 237 Localisation des parcelles .................................................................................................................... 292
Suivi écologique ................................................................................................................................... 241 5.9.1.2 Contexte environnemental ............................................................................................................... 293
5.5.3. Calendrier opérationnel et estimation des coûts.................................................................................. 242 5.9.1.3 Description des milieux .................................................................................................................... 293
5.6. Site n°4 : Les carrières............................................................................................................................... 243 5.9.1.4 Enjeux faunistiques et floristiques .................................................................................................... 295
5.6.1. Diagnostics écologiques, valeur patrimoniale et enjeux ...................................................................... 243 5.9.1.5 Facteurs d’influence sur l’état de conservation ................................................................................ 297
5.6.1.1 Eléments de localisation .................................................................................................................. 243 5.9.1.6 Surface et linéaire de compensation ................................................................................................ 297
Localisation du site .............................................................................................................................. 243 5.9.2. Gestion du site...................................................................................................................................... 297
Localisation des parcelles .................................................................................................................... 244 5.9.2.1 Description des objectifs du site ....................................................................................................... 297
5.6.1.2 Contexte environnemental ............................................................................................................... 245 5.9.2.2 Opérations techniques ..................................................................................................................... 300
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Gestion des habitats et des espèces ................................................................................................... 300
Suivi écologique ................................................................................................................................... 306
Contrôle du bon respect des engagements ......................................................................................... 306
5.9.3. Calendrier opérationnel et estimation des coûts.................................................................................. 307
5.10. Estimatif financier par site compensatoire ................................................................................................. 308
6. Mesures de suivi .............................................................................................................................................. 309
6.1. Suivi du chantier par un écologue référent ................................................................................................ 309
6.2. Suivi des mesures de réduction ................................................................................................................. 309
6.3. Suivi des mesures de compensation ......................................................................................................... 309
6.4. Estimation des coûts des mesures de suivi ............................................................................................... 310
7. Planning de mise en œuvre des mesures ..................................................................................................... 311
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
4° La destruction des sites contenant des fossiles permettant d'étudier l'histoire du monde vivant ainsi que les premières
CADRE REGLEMENTAIRE ET OBJET DE LA DEMANDE activités humaines et la destruction ou l'enlèvement des fossiles présents sur ces sites.
1. PREAMBULE II. - Les interdictions de détention édictées en application du 1° ou du 2° du I ne portent pas sur les spécimens détenus
Le présent dossier constitue la demande de dérogation à l’article L.411-1 du Code de l’Environnement dans le cadre régulièrement lors de l'entrée en vigueur de l'interdiction relative à l'espèce à laquelle ils appartiennent. ».
du projet d’aménagement de la RN147, ou déviation de Lussac-les-Châteaux. Les caractéristiques du projet sont
consultables au sein du Volet B Chapitre 6 « Notice explicative du projet ».
Toutefois au-delà des espèces et habitats protégés, le dossier porte également sur les aspects liés à la prise Les espèces concernées par ces interdictions sont fixées par des listes nationales, prises par arrêtés conjoints du
en compte de la biodiversité dans son ensemble et les zones humides au sens du code de l’environnement. ministre chargé de la protection de la nature et du ministre chargé de l’agriculture, soit, lorsqu’il s’agit d’espèces
Concernant les incidences du projet sur le réseau Natura 2000, celles-ci peuvent être retrouvées au sein du marines, du ministre chargé des pêches maritimes (article R. 411-1 du code de l’environnement), et éventuellement
Volet F bis. Les méthodologies d’inventaire, d’analyse des impacts et de définition des mesures et l’état initial par des listes régionales.
des milieux naturels sont détaillés au Volet B Chapitre VII, ainsi qu’au Chapitre III Rappel des enjeux écologique
de ce présent volet. Une espèce protégée est une espèce pour laquelle s’applique une réglementation contraignante particulière.
Groupes Arrêtés de protection de la faune et de la flore
Arrêté du 20 janvier 1982 (modifié par l’arrêté du 31 août 1995) fixant la liste
Cette pièce constitue le Volet F : Chapitres spécifiques à la demande de dérogation "espèces et habitats protégés" des espèces végétales protégées sur l’ensemble du territoire national.
Flore
du présent dossier de Demande d’Autorisation Environnementale relatif à l’aménagement de la RN147. Arrêté du 19 avril 1988 relatif à la liste des espèces végétales protégées en
Pays de la Loire complétant la liste nationale
2. RAPPEL DE LA REGLEMENTATION
Arrêté du 23 avril 2007 modifiant l'arrêté du 22 juillet 1993 fixant la liste des
2.1. Principe d’interdiction de destruction d’espèces protégées Insectes
insectes protégés sur le territoire national et les modalités de leur protection.
La réglementation française pour la préservation de la biodiversité repose sur le code de l’environnement, et notamment
sur : Reptiles- Arrêté du 8 janvier 2021 fixant la liste des amphibiens et reptiles protégés sur
Amphibiens l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection.
- le titre 1er (protection de la faune et de la flore) du livre IV de la partie législative (art. L.411-1 et suivants) ;
Arrêté du 8 décembre 1988 fixant la liste des poissons protégés sur
- le titre 1er (protection de la faune et de la flore sauvage) du livre IV de la partie règlementaire (art. R. 411-1 et
l’ensemble du territoire national.
suivants). Poissons
Arrêté du 23 avril 2008 fixant la liste des espèces de poissons et de crustacés
Adopté en 2000 (JORF 21 septembre 2000), le code de l'environnement reprend les dispositions de la loi n° 76-629 du et la granulométrie caractéristique des frayères.
10 juillet 1976 relative à la protection de la nature codifiées en 1989 dans le Livre II du code rural relatif à la protection
Mollusques Arrêté du 23 avril 2007 modifiant l’arrêté du 7 octobre 1992 fixant la liste des
de la nature. Cette réglementation décline en droit français la réglementation communautaire (directives dites
continentaux mollusques protégés en France.
« oiseaux » et « Habitat/faune/flore » de l'Union Européenne) et internationale (conventions, en particulier la convention
de Berne).
Arrêté du 29 octobre 2009 modifiant l’arrêté du 17 avril 1981 fixant la liste des
oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur
Afin d'éviter la disparition d'espèces animales et végétales, un certain nombre d'interdictions sont édictées par l’article
protection.
L. 411-1 du code de l’environnement, qui dispose que : Oiseaux
Arrêté du 9 juillet 1999 fixant la liste des espèces de vertébrés protégées
« I. - Lorsqu'un intérêt scientifique particulier ou que les nécessités de la préservation du patrimoine biologique justifient menacées d'extinction en France et dont l'aire de répartition excède le territoire
la conservation d'espèces animales non domestiques ou végétales non cultivées, sont interdits : d'un département.
Arrêté du 15 septembre 2012 modifiant l’arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste
1° La destruction ou l'enlèvement des œufs ou des nids, la mutilation, la destruction, la capture ou l'enlèvement, la Mammifères
des mammifères protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur
perturbation intentionnelle, la naturalisation d'animaux de ces espèces ou, qu'ils soient vivants ou morts, leur transport, terrestres
protection.
leur colportage, leur utilisation, leur détention, leur mise en vente, leur vente ou leur achat ; Arrêté du 9 juillet 1999 fixant la liste des espèces de vertébrés protégées
Chiroptères menacées d'extinction en France et dont l'aire de répartition excède le territoire
2° La destruction, la coupe, la mutilation, l'arrachage, la cueillette ou l'enlèvement de végétaux de ces espèces, de d'un département.
leurs fructifications ou de toute autre forme prise par ces espèces au cours de leur cycle biologique, leur transport, leur Synthèse des arrêtés de protection de la faune et de la flore applicables sur l’aire d’étude
colportage, leur utilisation, leur mise en vente, leur vente ou leur achat, la détention de spécimens prélevés dans le
milieu naturel ;
3° La destruction, l'altération ou la dégradation du milieu particulier à ces espèces animales ou végétales ;
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2.2. Désignation du demandeur - Il génère moins d’emprises foncières (expropriations potentielles) que le tracé V2006.
Le lecteur se reportera au Chapitre I du Volet B « Chapitres communs ».
2.3. Justification de l’intérêt public du projet
2.3.1. Synthèse de l’analyse multicritère 2.3.1.3 Milieu physique
La comparaison multicritère s’est effectuée en phase d’étude préliminaire, sur la base de projets non optimisés, c’est-
Le tracé de moindre impact vis-à-vis du milieu physique est le tracé VJLGV car :
à-dire que les détails du projet pourront être modifiés et affinés en phase d’étude ultérieure. Les variantes comparées
- Il présente des effets négatifs plus faibles en termes de déblai / remblai que le tracé V2006 ;
ont donc été volontairement constituées d’enveloppes géographiques larges, calibrées de façon à couvrir le projet le
- Il ne franchit aucun périmètre de captage AEP ;
plus défavorable (majoration des emprises au sol, variations du profil en long ...). Les enveloppes sont localisées sur
la figure page suivante : en bleu la V2006 (à 2x2 voies et à 2x1 voie) et en rouge la VJLGV (à 2x2 voies et à 2x1 voie). - Il nécessite moins de création de bassins de rétention que le tracé V2006.
L’analyse multicritère s’est attachée à tendre vers deux objectifs : Le parti d’aménagement à 2x1 voies (phase 1) élargissable à 2x2 voies (phase 2) est défavorable puisqu’il nécessite
le remplacement du réseau d’assainissement insuffisamment dimensionné pour le passage de la plate-forme routière
- Aux besoins identifiés lors du diagnostic du territoire, à savoir améliorer la fluidité des déplacements (trafic de
à 2x2 voies.
transit et trafic d’échange local) et sécuriser le centre-ville de Lussac-les-Châteaux et les zones périurbaines
(zone de Mazerolles et hameaux diffus en bordure de voie),
- Privilégier une solution d’aménagement respectueuse de l’environnement dans l’esprit de la mise en œuvre du 2.3.1.4 Milieu naturel
Grenelle de l’environnement en appliquant dès le stade d’étude amont, les deux premiers items de la séquence L’analyse multicritères conduit à privilégier le tracé VJLGV.
« Eviter, Réduire, Compenser ». Bien que les différences soient faibles, le tracé VJLGV est favorable de par ses partis d’aménagement en 2x1 voies
2.3.1.1 Usages et fonctionnalités avec créneaux de dépassement ayant une emprise moins large, présentant moins d’impact sur les milieux naturels que
les variantes à 2x2 voies. Les différences ne sont cependant pas suffisamment significatives pour passer d’un niveau
Les tracés V2006 et VJLGV de la déviation permettent :
d’impact « moyen » à un niveau d’impact « faible ».
- De répondre à l’objectif de fluidification du trafic en traversée de Lussac-les-Châteaux,
- De répondre à l’objectif de mise en sécurité du centre-bourg de Lussac-les-Châteaux ainsi que des zones
d’habitat diffus de Mazerolles et des hameaux traversés en reportant le trafic de transit et notamment le trafic 2.3.1.5 Paysage, patrimoine, tourisme et loisirs
lourd en dehors de ces zones, Le tracé VJLGV est préféré car il permet :
- De réduire voire de supprimer les nuisances (bruit, vibrations, qualité de l’air dégradée) actuellement subies - De limiter les impacts sur les structures paysagères,
par les riverains, - De générer des impacts positifs au niveau de la requalification paysagère des carrières,
- De générer une circulation apaisée sans conflit d’usage entre le trafic de transit et le trafic local, ainsi qu’une - De limiter son impact sur le patrimoine archéologique.
meilleure qualité des modes de déplacement doux dans le centre-ville de Lussac-les-Châteaux.
La VJLGV à 2x1 voie avec créneaux de dépassement est favorisée car elle montre les avantages suivants :
- Son coût d’investissement est moindre,
- Elle présente une meilleure rentabilité.
2.3.1.2 Milieu humain et cadre de vie
Le tracé VJLGV est de moindre impact pour les raisons suivantes :
- Il permet de générer des effets positifs sur l’organisation de l’espace en offrant la possibilité d’une
réappropriation de la traversée de Lussac-les-Châteaux par les déplacements doux et locaux, et en améliorant
l’attractivité pour les activités économiques et les nouveaux résidents ;
- Il permet de réduire voire de supprimer le trafic de transit dans le centre-ville de Lussac-les-Châteaux, et
d’améliorer ainsi le cadre de vie des riverains ;
- Il permet de réduire voire de supprimer les nuisances sonores dans la traversée des zones urbaines, tout en
limitant le report de la gêne en secteur rural ;
- Il permet de supprimer la gêne liée aux émissions de polluants inhérentes au trafic routier en reportant le trafic
vers des secteurs peu ou pas urbanisés ;
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Enveloppes de tracés possibles du projet RN147 (extrait de l’étude d’impact, partie E5)
Représentation des enveloppes d’analyse de la V2006 (à 2x2 voies et à 2x1 voie) et de la VJLGV (à 2x2 voies et à 2x1 voie)
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
2.4. Eligibilité du projet à la demande de dérogation à l’article
2.3.2. Justification de l’absence d’alternative au projet L.411-1 du Code de l’Environnement
La variante de référence V0 est apparue comme la moins impactante sur plusieurs thématiques environnementales (le
Les autorisations de destruction d’espèces protégées présentent toutes un caractère exceptionnel, puisque
milieu naturel, le paysage, la géographie...), cependant elle n’apporte pas de réponse aux dysfonctionnements
l’interdiction est la règle (code de l’environnement, art. L. 411-1).
actuellement constatés. Au regard de l’augmentation du trafic aux horizons étudiés (2020 et 2040), ces
dysfonctionnements ne feraient que s’accroitre si aucun aménagement de type contournement d’agglomération n’était
Toutefois, l’article L. 411-2 du code de l’environnement décliné par l’article R.411-6 prévoit la possibilité d’autorisations
mis en place.
préfectorales à titre exceptionnel et dérogatoire à l’interdiction de destruction d’espèces protégées.
Le fait de dévier la RN 147 au droit du bourg de Lussac-les-Châteaux en le contournant par le Sud permet :
L’article L.411-2 précise les deux conditions pour lesquelles la demande de dérogation aux interdictions se justifie et
− De résoudre les problématiques de sécurité par report du trafic de transit hors de Lussac-les-Châteaux et du
énonce les 5 motifs d’éligibilité d’un projet à une dérogation à la réglementation nationale relative aux espèces
Pont (commune de Mazerolles) actuellement traversées par la RN 147,
protégées :
− De réduire fortement le caractère accidentogène des virages de Mazerolles,
− De réduire voire supprimer les nuisances (bruit, vibrations, qualité de l’air dégradée) subies par les riverains, « 4° La délivrance de dérogation aux interdictions mentionnées aux 1°, 2° et 3° de l'article L. 411-1, [peut être accordée]
par déviation du trafic de transit et notamment du trafic lourd, à condition qu'il n'existe pas d'autre solution satisfaisante […] et que la dérogation ne nuise pas au maintien, dans un
− D’augmenter le niveau de confort et la sécurité des usagers, état de conservation favorable, des populations des espèces concernées dans leur aire de répartition naturelle :
− D’améliorer la desserte du territoire.
Les considérations socio-économiques, environnementales et d’ordre technique plaident en faveur de la variante a) Dans l'intérêt de la protection de la faune et de la flore sauvages et de la conservation des habitats naturels ;
VJLGV qui, à long terme, constitue le choix le plus raisonnable (coût d’investissement acceptable) et n’obère pas
l’avenir quant à un développement harmonieux des communes traversées. b) Pour prévenir des dommages importants notamment aux cultures, à l'élevage, aux forêts, aux pêcheries, aux eaux
et à d'autres formes de propriété ;
Enfin, les études de modélisation du trafic aux horizons de mise en service et 20 ans plus tard (soit 2022 et 2042) ont
montré qu’un parti d’aménagement à 2x2 voies serait largement surdimensionné par rapport aux évolutions de trafic c) Dans l'intérêt de la santé et de la sécurité publiques ou pour d'autres raisons impératives d'intérêt public majeur, y
prévisibles. De plus, les recommandations géométriques pour un profil en travers à 2x1 voie étant moins contraignantes compris de nature sociale ou économique, et pour des motifs qui comporteraient des conséquences bénéfiques
que celles utilisées dans le cadre des 2x2 voies, ceci laisse plus de marge d’adaptation lors des études ultérieures pour primordiales pour l'environnement ;
approfondir la démarche itérative d’évitement et de réduction des impacts.
d) A des fins de recherche et d'éducation, de repeuplement et de réintroduction de ces espèces et pour des opérations
de reproduction nécessaires à ces fins, y compris la propagation artificielle des plantes ;
2.3.3. Bilan de l’analyse e) Pour permettre, dans des conditions strictement contrôlées, d'une manière sélective et dans une mesure limitée, la
La variante VJLGV à 2x1 voie avec créneau de dépassement présente un intérêt majeur par la réduction de l’ampleur prise ou la détention d'un nombre limité et spécifié de certains spécimens. »
des travaux et les possibilités d’adaptation qu’elle permet, tout en répondant aux objectifs fonctionnels et financiers du
projet. Elle constitue donc la solution de moindre impact environnemental, à un coût économique acceptable, parmi les Le présent projet répond aux conditions d’éligibilité nécessaires à une dérogation à l’article L411-1 du code de
différentes variantes et les critères étudiés. l’Environnement :
• Le projet présente un intérêt public majeur de nature sociale, économique, et pour des motifs qui
comportent des conséquences bénéfiques primordiales pour l'environnement (détaillé dans le
Chapitre I -2.3),
• Il n’existe pas d’autre solution permettant d’éviter la destruction d’espèces protégées : le projet
dans sa conception (notamment en phase travaux) a cherché à limiter les impacts sur le milieu
naturel et les espèces protégées. Dans le cadre des études et de la concertation préalables à la
Déclaration d’Utilité Publique, le choix du projet a été fait au regard d’un ensemble de critères
environnementaux dont la prise en en compte des milieux naturels. Cette analyse est détaillée dans
le Chapitre I -2.3. Cette recherche d’optimisation pour limiter l’impact du projet a aussi été effectuée
dans le cadre d’évitements secondaires sous la forme des mesures techniques d’évitements
(détaillé au sein du présent Volet dans le Chapitre IV -1 « Mesures d’évitement »),
• Le projet ne nuit pas au maintien dans un état de conservation favorable des populations des
espèces concernées grâce à l’intégration de mesures d’évitement, de réduction et de compensation
des impacts. Les impacts et les mesures prises pour dans le cadre du projet sont détaillés dans les
chapitres suivants.
Ainsi, dans le cadre de l’article L.411-2, le projet d’aménagement de la RN147 est éligible à une dérogation à la
réglementation nationale relative aux espèces protégées sur la base du c) pour des raisons impératives
d'intérêt public majeur de nature notamment sociale et économique.
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Le tableau suivant présente les espèces retenues dans le cadre de la présente demande de dérogation :
Nécessité d’une
Enjeu Mesures d’évitement et de dérogation
Espèce Impact attendu
écologique réduction
3. ESPECES RETENUES DANS LE CADRE DE LA DEMANDE DE DEROGATION Habitat Individu
Alyte accoucheur
Préalablement, le projet a fait l’objet d’un inventaire écologique détaillé : Modéré Oui Oui
(Alytes obstetricans)
Voir Volet B « Chapitres communs » au Chapitre VII « Diagnostic environnemental » ou Chapitre III « Rappel Crapaud calamite ME2 : Optimisation des
Modéré Oui Oui
des enjeux écologique » de ce volet du présent DAE. (Epidalea calamita) emprises travaux
ME3 : Franchissement des
Crapaud commun
Ce chapitre présente et justifie les espèces qui sont retenues pour la présente demande de dérogation. Faible cours d’eau par viaducs Oui Oui
(Bufo spinosus)
ME4 : Evitement du Bois de
Parmi l’ensemble des espèces protégées présentes ou potentiellement présentes au sein de l’aire d’étude, les impacts Grenouille verte Chênet Phase aquatique :
résiduels du projet ont été évalués en prenant en considération les mesures d’évitement et de réduction intégrées au (Pelophylax kl. Modéré MR2 : Adaptation des Non significatif, les Oui Oui
projet. Le détail de cette analyse est présenté au Chapitre IV. Les chapitres ci-après expliquent la nécessité ou non de Esculentus) périodes de travaux ; milieux de
retenir les espèces protégées précédemment évoquées. Grenouille agile MR3 : Délimitation des reproduction sont
Faible Oui Oui
(Rana dalmatina) emprises chantier et mise en évités
Pélodyte ponctué défens des habitats
3.1. Espèces floristiques (Pelodytes Modéré sensibles ; Phase terrestre : Oui Oui
Aucune espèce végétale protégée n’est concernée par le projet. punctatus) MR6 : Mise en place de Impact résiduel
barrières à amphibiens en modéré
Rainette verte (Hyla
Modéré phase chantier Destruction de 5.6 ha Oui Oui
3.2. Amphibiens arborea)
MR7 : Création de mares d’habitat terrestre
Triton marbré temporaires et d’habitats forestier
Les espèces d’amphibiens inventoriées au niveau de l’aire d’étude présentent des enjeux écologiques faibles (Triturus Modéré favorables à l’accueil et la Oui Oui
(Grenouille agile, Crapaud commun, Grenouille rieuse, Triton palmé, Salamandre tachetée), ou moyens (Alyte marmoratus) reproduction des amphibiens
accoucheur, Crapaud calamite, Grenouille verte, Pélodyte ponctué, Rainette verte, Triton marbré). Triton palmé MR10 : Restauration des
(Lissotriton Faible continuités écologiques de Oui Oui
Toutes les espèces bénéficient néanmoins d’une protection au titre de l’arrêté du 8 janvier 2021. helveticus) l’infrastructure.
Salamandre tachetée MR11 : Sécurisation du
(Salamandra Faible franchissement de Oui Oui
salamandra) l’infrastructure par la faune
Grenouille rieuse
Pas d’impact sur les
(Pelophylax Faible Non Non
habitats naturels
ridibundus)
Espèces d’amphibiens retenues dans le cadre de la demande de dérogation
3.3. Reptiles
Parmi les espèces de reptiles inventoriées au niveau de l’aire d’étude, toutes présentent des enjeux écologiques faibles.
Toutes les espèces bénéficient néanmoins d’une protection au titre de l’arrêté du 8 janvier 2021 : cette protection
concerne les habitats et les individus.
Le tableau suivant présente les espèces retenues dans le cadre de la présente demande de dérogation :
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Nécessité d’une Cortège des milieux boisés
Enjeu Mesures d’évitement et de dérogation
Espèce Impact attendu
écologique réduction Nécessité d’une
Habitat Individu Enjeu Mesures d’évitement et de dérogation
Espèce Impact attendu
ME2 : Optimisation des écologique réduction
emprises travaux Habitat Individu
Couleuvre verte et
jaune (Hierophis Faible ME3 : Franchissement des Oui Oui Pic vert (Picus
principaux cours d’eau par Faible Oui Non
viridiflavus) viridis)
viaducs
Pinson des arbres
ME4 : Evitement du Bois de Faible Oui Non
(Fringilla coelebs)
Chênet
ME5 : Evitement du Bois de Pipit des arbres ME2 : Optimisation des
Faible Oui Non
Lézard à deux raies Ragot (Anthus trivialis) emprises travaux
Faible Oui Oui
(Lacerta bilineata) MR2 : Adaptation des Impact résiduel ME3 : Franchissement des
périodes de travaux ; faible Pouillot de Boneli principaux cours d’eau par
Modéré Oui Non
(Phylloscopus boneli) viaducs
MR3 : Délimitation des Risque de
emprises chantier et mise en destruction Pouillot fitis ME4 : Evitement du Bois de
défens des habitats accidentelle (Phylloscopus Majeur Chênet Oui Non
MR7 : Création de mares d’individus trochilus) ME5 : Evitement du Bois de
Couleuvre helvetique temporaires et d’habitats Destruction Pouillot véloce Ragot
Faible Oui Oui
(Natrix helvetica) favorables à l’accueil et la d’habitats non (Phylloscopus Faible MR2 : Adaptation des Oui Non
Impact résiduel
reproduction des amphibiens évitables collybita) périodes de travaux ;
modéré
MR9 : Mise en valeur Roitelet à triple MR3 : Délimitation des
Destruction définitive
écologique des délaissés et bandeau (Regulus Faible emprises chantier et mise en Oui Non
de 8.9 ha de milieux
dépendances vertes ; ignicapilla) défens des habitats
boisés favorables
MR10 : Restauration des sensibles ;
continuités écologiques de Roitelet huppé MR9 : Mise en valeur
Lézard des murailles Fort Oui Non
Faible l’infrastructure. Oui Oui (Regulus regulus) écologique des délaissés et
(Podarcis muralis)
MR11 : Sécurisation du dépendances vertes ;
Rossignol philomèle
franchissement de MR10 : Restauration des
(Luscinia Faible Oui Non
l’infrastructure par la faune continuités écologiques de
megarhynchos)
l’infrastructure ;
Espèces de reptiles retenues dans le cadre de la demande de dérogation Rougegorge familier MR12 : Aménagements
Faible Oui Non
(Erithacus rubecula) anticollisions au niveau des
viaducs.
3.4. Avifaune Sittelle torchepot
Faible Oui Non
(Sitta europaea)
La majorité des espèces d’oiseaux inventoriées au niveau de l’aire d’étude présente des enjeux écologiques faibles. Troglodyte mignon
On note un total de 12 espèces possédant un enjeu modéré, 16 à enjeu fort et une à enjeu majeur. (Troglodytes Faible Oui Non
troglodytes)
Parmi ces espèces, 16 ne bénéficient pas d’un statut de protection des individus et de leur habitat.
Le tableau suivant présente les espèces retenues dans le cadre de la présente demande de dérogation :
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Cortège des milieux agricoles ouverts à semi-ouverts
Cortège des milieux humides
Nécessité d’une
dérogation Nécessité d’une
Enjeu Mesures d’évitement et de
Espèce Impact attendu Enjeu Mesures d’évitement et de dérogation
écologique réduction Espèce Impact attendu
Habitat Individu écologique réduction
Habitat Individu
Alouette lulu (Lullula
Fort Oui Non Bergeronnette des
arborea)
ruisseaux (Motacilla Faible Non Non
Bergeronnette grise cinerea)
Faible Oui Non
(Motacilla alba) Bihoreau gris
Bruant jaune (Nycticorax Faible Non Non
Fort Oui Non ME2 : Optimisation des
(Emberiza citrinella) nycticorax)
Grand Cormoran emprises travaux
Bruant zizi (Emberiza
Faible Oui Non (Phalacrocorax Faible ME3 : Franchissement des Non Non
cirlus)
carbo) principaux cours d’eau par
Bruant proyer
Fort Oui Non viaducs
(Emberiza calandra) Grande Aigrette
Faible MR2 : Adaptation des Impact résiduel Non Non
Busard cendré (Ardea alba)
Modéré Oui Non périodes de travaux ; faible
(Circus pygargus) Guêpier d’Europe MR3 : Délimitation des Destruction définitive
ME2 : Optimisation des
Busard Saint-Martin (Phylloscopus Fort emprises chantier et mise en de 1.5 ha de milieux Oui Non
Modéré emprises travaux Oui Non
(Circus cyaneus) trochilus) défens des habitats pionniers steppiques
MR2 : Adaptation des
Buse variable (Buteo Héron cendré (Ardea sensibles ; favorables au sein
périodes de travaux ;
Faible Oui Non Faible MR10 : Restauration des des carrières Oui Non
buteo) MR3 : Délimitation des cinerea)
continuités écologiques de
Chardonneret emprises chantier et mise en Impact résiduel
Hirondelle de rivage l’infrastructure ;
élégant (Carduelis Fort défens des habitats faible Oui Non Modéré Oui Non
(Riparia riparia) MR12 : Aménagements
carduelis) sensibles ; Destruction définitive
anticollisions au niveau des
Huppe fasciée MR9 : Mise en valeur de 4,8 km de haies,
Faible Oui Non Locustelle tachetée viaducs
(Upupa epops) écologique des délaissés et soit 13.3 ha de Fort Oui Non
(Locustella nævia)
dépendances vertes ; milieux ouverts
Faucon crécerelle
Modéré MR10 : Restauration des favorables Oui Non Martin-pêcheur
(Falco tinnunculus)
continuités écologiques de d’Europe (Alcedo Fort Non Non
Fauvette grisette l’infrastructure.
Modéré Oui Non atthis)
(Sylvia communis) MR12 : Aménagements
Hypolaïs polyglotte anticollisions au niveau des
Faible Oui Non
(Hippolais polyglotta) viaducs
Linotte mélodieuse
Fort Oui Non
(Linaria cannabina)
Œdicnème criard
(Burhinus Modéré Oui Non
oedicnemus)
Pie-grièche
écorcheur (Lanius Modéré Oui Non
collurio)
Tarier pâtre
Modéré Oui Non
(Saxicola rubicola)
Verdier d’Europe
Fort Oui Non
(Chloris cloris)
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Cortège des milieux urbains 3.5. Mammifères (hors chiroptères)
Nécessité d’une
Les espèces de mammifères inventoriées au niveau de l’aire d’étude présentent des enjeux faibles à majeurs. Parmi
Enjeu Mesures d’évitement et de dérogation
Espèce Impact attendu ces espèces, on notera néanmoins que 6 espèces bénéficient d’un statut d’une protection de leur habitat et de leurs
écologique réduction
Habitat Individu individus au titre de l’arrêté du 23 avril 2007.
Chouette effraie ME2 : Optimisation des Le tableau suivant présente les espèces retenues dans le cadre de la présente demande de dérogation :
Fort emprises travaux Oui Non
(Tyto alba)
MR2 : Adaptation des Non significatif à Nécessité d’une
périodes de travaux ; faible
Moineau domestique Enjeu Mesures d’évitement et de dérogation
Modéré MR3 : Délimitation des Destruction des Oui Non Espèce Impact attendu
(Passer domesticus) écologique réduction
emprises chantier et mise en bâtiments agricoles Habitat Individu
défens des habitats de Mauvillant
Rougequeue noir sensibles ; ME2 : Optimisation des
Campagnol amphibie
(Phoeicurus Faible MR10 : Restauration des Oui Non Majeur emprises travaux Non Non
(Arvicola sapidus)
ochrurus) continuités écologiques de ME3 : Franchissement des
Hirondelle des l’infrastructure ; principaux cours d’eau par
fenêtres (Delichon Faible MR12 : Aménagements Non Non Castor d’Europe viaducs
Pas d’impact sur les Majeur Non Non
urbicum) anticollisions au niveau des (Castor fiber) ME4 : Evitement du Bois de
habitats naturels Chênet
Hirondelle rustique viaducs
Faible Non Non ME5 : Evitement du Bois de
(Hirundo rustica)
Crossope aquatique Ragot Impact résiduel
Fort Non Non
Espèces d’oiseaux retenues dans le cadre de la demande de dérogation (Neomys fodiens) MR2 : Adaptation des faible
périodes de travaux ; Destruction de 11,5
MR3 : Délimitation des ha de milieux boisés
Ecureuil roux emprises chantier et mise en favorables
Faible Oui Non
(Sciurus vulgaris) défens des habitats
sensibles ;
Hérisson d’Europe MR10 : Restauration des
(Erinaceus Faible continuités écologiques de Oui Oui
europaeus) l’infrastructure ;
MR11 : Sécurisation du
Loutre d’Europe
Modéré franchissement de Non Non
(Lutra lutra)
l’infrastructure par la faune ;
Espèces de mammifères retenues (hors chiroptères) dans le cadre de la demande de dérogation
3.6. Chiroptères
En ce qui concerne les espèces de chiroptères, toutes protégées au niveau national, les enjeux écologiques sont
présents de faible à majeur.
Le tableau suivant présente les espèces retenues dans le cadre de la présente demande de dérogation :
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Nécessité d’une Nécessité d’une
Enjeu Mesures d’évitement et de dérogation Enjeu Mesures d’évitement et de dérogation
Espèce Impact attendu Espèce Impact attendu
écologique réduction écologique réduction
Habitat Individu Habitat Individu
Barbastelle d’Europe
(Barbastella Modéré Oui Non Oreillard roux
Faible Oui Non
barbastellus) (Plecotus auritus)
Sérotine d’Europe Grand rhinolophe
Fort Oui Non
(Eptesicus serotinus) (Rhinolophus Fort Oui Non
ferrumequinum)
Murin d’Alcathoe
Faible Oui Non Petit rhinolophe
(Myotis alcathoe)
(Rhinolophus Fort Oui Non
Murin de Bechstein hipposideros)
Fort Oui Non
(Myotis bechsteinii)
Espèces de chiroptères retenues dans le cadre de la demande de dérogation
Murin de Brandt ME2 : Optimisation des
Faible Oui Non
(Myotis brandtii) emprises travaux
ME3 : Franchissement des
Murin de Daubenton
Majeur principaux cours d’eau par Oui Non
(Myotis daubentonii)
viaducs
Murin à oreilles ME4 : Evitement du Bois de
échancrées (Myotis Modéré Chênet Oui Non
emarginatus) ME5 : Evitement du Bois de
Ragot
Grand Murin (Myotis MR2 : Adaptation des
Modéré Oui Non
myotis) périodes de travaux ; Impact résiduel
MR3 : Délimitation des faible
Murin à moustaches emprises chantier et mise en Destruction de 11,5
Faible Oui Non
(Myotis mystacinus) défens des habitats ha de milieux boisés
Murin de Natterer sensibles favorables
Faible MR8 : Protocole d’abattage Oui Non
(Myotis nettereri)
spécifique pour les arbres
Grande Noctule gîtes potentiels à chiroptères
(Nyctalus Fort ; Oui Non
lasiopterus) MR10 : Restauration des
Noctule de Leisler continuités écologiques de
Fort Oui Non
(Nyctalus leisleri) l’infrastructure ;
MR12 : Aménagements
Noctule commune anticollisions au niveau des
Fort Oui Non
(Nyctalus noctula) viaducs.
Pipistrelle de Kuhl
Modéré Oui Non
(Pipistrellus kuhlii)
Pipistrelle de
Nathusius Fort Oui Non
(Pipistrellus nathusii)
Pipistrelle commune
(Pipistrellus Fort Oui Non
pipistrellus)
Pipistrelle pygmée
(Pipistrellus Faible Oui Non
pygmaeus)
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3.7. Insectes
Parmi les espèces d’insectes inventoriées au niveau de l’aire d’étude, toutes présentent des enjeux écologiques faibles,
Nécessité d’une
hormis le Miroir, l’Azuré du serpolet et 8 espèces d’odonates à l’enjeu modéré, la Cordulie à corps fin et de Gomphe
Enjeu Mesures d’évitement et de dérogation
de Graslin à l’enjeu fort, ainsi que l’Argus frêle et la Bacchante à l’enjeu majeur. Espèce Impact attendu
écologique réduction
Habitat Individu
Au sein de ces espèces, on notera que quatre bénéficient d’une protection au titre de l’arrêté du 23 avril 2007, pour
leurs habitats et leurs individus. Papillon diurne
ME2 : Optimisation des
Le tableau suivant présente les espèces retenues dans le cadre de la présente demande de dérogation : emprises travaux
ME3 : Franchissement des
principaux cours d’eau par
Bacchante (La) viaducs
Majeur ME4 : Evitement du Bois de Oui Oui
(Lopinga achine) Impact résiduel
Chênet
faible
ME5 : Evitement du Bois de
Destruction définitive
Ragot
d’1 ha d’habitats
MR2 : Adaptation des
forestiers favorables
périodes de travaux ;
à la Bacchante
MR3 : Délimitation des
Destruction de 0,6 ha
emprises chantier et mise en
d’ourlet à origan
défens des habitats
favorable à l’Azuré
sensibles ;
Azuré du Serpolet du serpolet
Modéré MR9 : Mise en valeur Oui Oui
(Pjengaris arion) écologique des délaissés et
dépendances vertes
MR10 : Restauration des
continuités écologiques de
l’infrastructure
Odonate
ME2 : Optimisation des
emprises travaux
ME3 : Franchissement des
principaux cours d’eau par
viaducs
Cordulie à corps fin ME4 : Evitement du Bois de
Fort Non Non
(Oxygastra curtisii) Chênet
ME5 : Evitement du Bois de
Ragot
MR2 : Adaptation des Non significatif
périodes de travaux ; Evitement des lits
MR3 : Délimitation des mineurs
emprises chantier et mise en
défens des habitats
sensibles ;
MR9 : Mise en valeur
Gomphe de Graslin
Fort écologique des délaissés et Non Non
(Gomphus graslinii)
dépendances vertes
MR10 : Restauration des
continuités écologiques de
l’infrastructure
Espèces d’insectes retenues dans le cadre de la demande de dérogation
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
3.8. Poissons
Parmi les espèces de poissons inventoriées au niveau de l’aire d’étude, toutes présentent des enjeux écologiques
faible hormis l’Anguille d’Europe, la Bouvière et le Chabot commun qui sont des espèces à enjeu Modéré et Majeur
pour l’Anguille d’Europe. En outre la Vienne est axe de passage pour les poissons migrateurs comme le Saumon
atlantique, les Aloses, les Lamproies.
Concernant les espèces pouvant se reproduire dans la zone d’étude, on notera que seule la Bouvière bénéficie d’une
protection des frayères et des pontes (œufs) au titre de l’arrêté du 8 décembre 1988.
Le tableau suivant présente l’espèce retenue dans le cadre de la présente demande de dérogation :
Nécessité d’une
Enjeu Mesures d’évitement et de dérogation
Espèce Impact attendu
écologique réduction Habitat Individu
(frayère) (ponte)
ME3 : Franchissement des
Bouvière (Rhodeus
Faible principaux cours d’eau par Non significatif Non Non
amarus)
viaducs
Espèce de poissons évaluée dans le cadre de la demande de dérogation
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3.9. Formulaires CERFA
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3.10. Présentation et justification du projet d’Aménagement de la
RN147
La description détaillée et la justification du projet est disponible Chapitre VI du Volet B, chapitres communs du présent
dossier.
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RAPPEL DES ENJEUX ECOLOGIQUES
1.1.1.3 Consultation des structures locales
1. ETAT INITIAL
Afin de compléter les données à disposition obtenues lors des précédentes études écologiques, la consultation des
structures ressources suivantes a été menée :
1.1. Méthodologie
- Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) Nouvelle-Aquitaine :
1.1.1. Historique des études et données bibliographiques demande et consultation de données relatives au SRCE, listes rouges faune/flore et milieux naturels ;
Le fuseau d’aménagement de la déviation de Lussac-les-Châteaux par la RN147 a fait l’objet de nombreuses études - Conservatoire Botanique National Sud Atlantique (CBNSA) : consultation de la liste des espèces déterminantes
faunistiques et floristiques dans le cadre des projets d’aménagements du territoire décrits ci-après ce qui garantit une ZNIEFF de Poitou-Charentes, de la liste rouges des espèces menacées de Poitou-Charentes ;
bonne connaissance des enjeux écologiques du territoire. - Observatoire Régional de la Biodiversité (né de la récente fusion de l’Observatoire Régional de
l’Environnement (ORE) Poitou-Charentes au sein de l’Agence Régionale de la Biodiversité Nouvelle-Aquitaine
1.1.1.1 Etudes LGV « Poitiers Limoges » (ARB NA)) ;
- Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN) : zones réglementaires et d’inventaires, listes rouges
Le projet de Ligne à Grande Vitesse entre Poitiers et Limoges a fait l’objet d’une déclaration d‘utilité publique, prononcée faune/flore, liste espèces déterminantes de ZNIEFF Poitou-Charentes.
par le décret n°2015-18 du 10 janvier 2015. Celle-ci a cependant été annulée le 15 avril 2016 suite à un recours en
Conseil d’Etat. La zone d’étude est située dans un secteur connu pour sa richesse patrimoniale biologique et écologique. Des
demandes de données ont également été adressées aux associations locales de protection de la nature et de
Pour rappel, dans le cadre de la déviation de Lussac les Châteaux par la RN147 il avait été retenue la variante en l’environnement détentrices d’informations complémentaires :
jumelage avec la LVG afin de minimiser les impacts cumulés des deux infrastructures. Aussi, l’ensemble des inventaires
écologiques menées entre 2009 et 2012 (bureaux d’études Biotope et Ecosphère) relatifs à la LGV dans le secteur du - Vienne Nature, membre de l’union régionale Poitou-Charentes Nature (PCN), fédérée au réseau national
jumelage ont été repris et synthétisés dans le cadre de l’étude d’impact de 2018 (cf. infra). France Nature Environnement (FNE) ; l’association a été contactée par mail et par téléphone afin d’obtenir des
informations complémentaires et des données naturalistes sur la zone d’étude, or aucunes données récentes
sont enregistrées dans leur base et le secteur reste globalement peu prospecté. La présence du Castor
1.1.1.2 Etudes spécifiques RN147 d’Europe est par ailleurs confirmée sur le Goberté, en aval du projet ;
- Antenne Vienne de la Ligue pour la protection des Oiseaux (LPO) Poitou-Charentes ; l’association dispose
Dans le cadre de la précédente étude d’impact (2018) relative à la déviation de Lussac-les-Châteaux, en plus des d’un large réseau de bénévoles générateur de données d’observation ornithologiques sur tout le territoire
données « LGV », des inventaires écologiques ont été réalisés par le bureau d’étude Ecosphère en 2015 sur un cycle départemental. En outre, la région de Lussac-les-Châteaux est régulièrement suivi sur les sites les plus
annuel complet. Les groupes étudiés ainsi que le nombre de jour de terrain sont synthétisés dans le tableau suivant ci- remarquables. La LPO a fourni un export depuis leur base de données comprenant toutes les données sur la
après). zone d’étude depuis 2015, soit 1 067 données ornithologiques ;
- Antenne Vienne du Conservatoire d’espaces naturels (CEN) Nouvelle-Aquitaine (né de la fusion récente entre
L’aire d’étude écologique retenue dans le cadre de la précédente étude suit globalement les mêmes contours que l’aire le CREN Poitou-Charentes et le CEN Aquitaine) : les Conservatoires d’espaces naturels possèdent des
d’étude rapprochée retenue dans la présente étude (cf. chapitre 1.1.2). données naturalistes quasi exclusivement sur leur réseau de site. Aucune donnée n’a été collectée mais des
informations ont été obtenues sur le volet mesures compensatoires et notamment en faveur de l’Azuré du
Le tableau suivant synthétise les inventaires réalisés dans le cadre du jumelage LGV-RN147 (2009-2012) et dans le Serpolet, ces informations ont permis d’enrichir la réflexion autour du sujet afin de mieux l’appréhender ;
cadre de la précédente étude d’impact de la déviation de Lussac-les-Châteaux (2015).
Groupes
2009 2010 2011 2012 2015 En complément, les dispositifs publics et collaboratifs dédiés à l’Inventaire du patrimoine naturel de la Nouvelle-
J F M A M J J A S O N D J F M A M J J A S O N D J F M A M J J A S O N D J F M A M J J A S O N D J F M A M J J A S O N D
Amphibiens 5 7 11 4 3 4 5 5 5 2 1 1 2 2 Aquitaine ont également été consultés :
Reptiles 2 2 2 2 2
Avifaune 10 9 8 9 1 5 2 6 4 1 2 1 2 2 2 2 2
Poissons/Ecrevisses/mollusques
Mollusques
5 1
2
- L’Observatoire de la biodiversité végétale (OBV), animé par les conservatoires botaniques nationaux, vise à
Flore/habitats 2 4 7 12 5 3 4 5 4 1 2 1 1 2 2 2 rassembler et diffuser les informations sur la flore et les habitats : une extraction par maille de 5 km x 5 km sur
Chiroptères 10 N 1N 1N 1N 1N 1N
Mammifères 7 +piégeage direct/indirect 5 12 10 10 8 7 2 2 2 2 2 les communes de Lussac-les-Châteaux et Mazerolles a été effectuée (figure ci-après), correspondant à 2701
Odonates 4 3 3
Lépidoptères 3 9 5 5 5 5 5 8 4
1 1 2 2 données floristiques brutes. Cela permet d’identifier les principaux enjeux floristiques et de corroborer les
2 2
Orthoptères 1 données d’observation issues des inventaires récents avec la bibliographie ;
Coléoptères Recherche spécifique Pique prune
- L’Observatoire de la faune sauvage de Nouvelle-Aquitaine (FAUNA) constitue une plateforme hébergée par
Légende:
N nuit l’université de Bordeaux, la DREAL Nouvelle-Aquitaine et la Région Nouvelle-Aquitaine. Il s’agit du pôle de
5 Nombre de jours de terrain --> ce chiffre ne correspond pas au nombre de jours/Homme qui peut ête plus élevé
gestion de données et d’expertises collaboratives sur la faune sauvage de Nouvelle-Aquitaine : une extraction
Synthèse récapitulative de la pression d'inventaires écologiques des précédentes études LGV et RN147 par maille 5 km x 5 km sur les communes de Lussac-les-Châteaux et Mazerolles a été effectué, correspondant
à 165 données faunistiques brutes aux abords de la zone d’étude.
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
intégrant une bande tampon de 15 m dans les milieux ouverts, une bande tampon de 20 m au droit des
boisements et une bande tampon de 30 m au droit des culées des viaducs. L’état initial y a été établi le plus
exhaustivement possible pour l’ensemble des groupes sur la base de prospections de terrain. Les inventaires
ont été menés aussi bien sur la biodiversité « ordinaire » que sur les espèces protégées et « patrimoniales ».
- Aire d’étude floristique : L’aire d’étude floristique correspond au fuseau d’utilité publique (DUP) au sein duquel
des aménagements provisoires telles que des bases vies en phase travaux peuvent être réalisées. Cette aire
d’étude englobe l’aire d’étude immédiate. Les habitats naturels y ont été cartographiées sur la base de relevés
floristiques et la flore remarquable a fait l’objet d’une recherche avancée.
- Aire d’étude rapprochée : L’aire d’étude rapprochée (= aire d’étude faunistique) correspond à une zone tampon
d’environ 250 m de part et d’autre des emprises du projet. Cette aire d’étude présente une emprise proche de
l’aire d’étude rapprochée défini dans le cadre de l’étude d’impact de 2018 ce qui permet d’assurer une
cohérence dans les données des inventaires réalisés. La bande tampon retenue permet d’intégrer des milieux
connexes à la future infrastructure et de prendre en compte les espèces faunistiques dont les déplacements et
les corridors écologiques sont susceptibles d’être affectés par l’infrastructure. Localement cette aire d’étude a
pu être étendue dans les secteurs présentant des potentialités écologiques plus importantes (vallées,
boisements, secteur des carrières…) ou a contrario réduite dans les secteurs urbanisés ou au droit des
traversées en viaduc où les impacts sur les continuités écologiques seront a priori plus faibles.
- Aire d’étude éloignée : Il s’agit de l’aire d’une aire d’étude qui permet d’appréhender les fonctionnalités
écologiques à l’échelle de l’éco paysage. Elle intègre les données bibliographiques, les données du SRCE et
l’analyse des orthophotographies dans un rayon jusqu’à 10 km autour du projet.
La cartographie des aires d’étude est présentée Volet G Chapitre II. 1.
Localisation des mailles 5 km x 5 km dont ont été extraites les données OBV et FAUNA
1.1.3. Méthodologie d’inventaire
1.1.1.4 Choix des espèces retenues dans le cadre de l’état initial
1.1.3.1 Méthode d’étude des habitats naturels et de la flore
De manière générale, l’ensemble des espèces mentionnées dans la bibliographie (cf. chapitres 1.1.1.1, 1.1.1.2, et
La localisation de l’ensemble des transects et points de relevés floristiques est reprise en Volet G Atlas cartographique
1.1.1.3) sont réputées comme potentiellement toujours présentes au sein des aires d’études immédiates ou
au Chapitre II.2 à II.6.
rapprochées (cf. chapitre 1.1.2).
Toutefois, certaines espèces ont pu être exclues si leur mention répond aux critères suivants : Habitats naturels
- Espèces non revues en 2019-2020 ET dont les habitats ont disparu ou montrent des signes de dégradation Chaque habitat a été délimité, cartographié et caractérisé d’un point de vue floristique. Son état de conservation et ses
importants. caractéristiques ont été précisés.
- Espèces d’observation ancienne (> 5 ans) ou récente ET observée à l’écart de la zone d’étude rapprochée
ET/OU espèce sténoèce fréquentant des habitats absents de l’aire d’étude. Les habitats remarquables ont fait l’objet de relevés de type phytosociologiques (de type synusiale) afin de préciser la
caractérisation des formations végétales (base Catminat de P. Julve) en présence. Les relevés ont été réalisés au sein
de milieux homogènes d’un point de vue floristique. Le cas échéant, un rattachement aux référentiels EUNIS et Cahier
1.1.2. Justification des Aires d’études d’habitat a été réalisé. Chaque habitat remarquable a été décrit et illustré de photographies représentatives.
L’analyse des relevés et de la carte des habitats a permis de présenter les points suivants :
L’étude de la faune et de la flore a été réalisée à différentes échelles afin d’appréhender les sensibilités écologiques
tant au niveau des emprises directes du projet qu’au sein de son aire d’influence potentielle. - Description des facteurs écologiques de la zone d’étude ;
La délimitation des périmètres d’études a été guidé par le type de groupe inventorié ainsi que par l’historique des études - Détermination écologique des formations végétales ;
réalisées afin de garder une cohérence, une continuité et une comparabilité dans les inventaires réalisés.
Quatre aires d’études sont distinguées : - Cartographie exhaustive des habitats au droit de la zone d’étude ;
- Liste des habitats recensés et leur détermination selon les différentes nomenclatures ;
- Aire d’étude immédiate : L’aire d’étude immédiate correspond aux emprises attendues du projet (rabattements - Description des habitats.
et rétablissements routiers compris) au sein desquelles les impacts directs sont attendus. Ces emprises se
basent sur l’Avant-Projet routier défini en novembre 2019 et correspondent aux entrées en terre du projet
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La patrimonialité des habitats a été déterminée selon le Guide des habitats naturels du Poitou-Charentes (Poitou
Charentes Nature, 2012). ADN Environnemental (ADNe)
Les prospections visuelles actives ont été complétées par la détection des espèces via l’ADN environnemental
Flore (Metabarcoding). Cette méthode se base sur le postulat suivant : tous les organismes vivants laissent dans les milieux
qu’ils fréquentent des traces d’ADN témoignant de leur présence actuelle ou passée. Dans le cas des amphibiens, cet
La flore a été inventoriée au cours de plusieurs campagnes de terrain avec des relevés qualitatifs sur l’ensemble de ADN est libéré dans l’environnement aquatique par l’intermédiaire de mucus, de peau, de gamètes… Cet ADN permet
l’aire d’étude immédiate et rapprochée. Afin d’avoir une vision représentative de la flore de l’aire d’étude et d’observer la détection d’une espèce quel que soit son stade de vie ou son sexe. L’approche du Metabarcoding est basée sur
le plus grand nombre d’espèces, des transects parcourant l’ensemble des grands types de milieux présents sur le l’utilisation de couples d’amorces universels (VALENTINI et al., 2016). Cette méthode non-invasive permet une
secteur ont été réalisés. L’ensemble des espèces présentes sur ces transects a été noté. En outre, des relevés détection en aveugle de l’ensemble des espèces d’un groupe cible. Par ailleurs, cette méthode présente l’avantage de
floristiques ont été effectués au sein de chacun des habitats interceptés. Bien que l’ensemble de l’aire d’étude ait été limiter l’introduction de pathogènes (chytridiomycose).
prospectée, les habitats présentant un intérêt floristique potentiel ont fait l’objet d’une pression d’inventaire plus
importante. Au total 7 pièces d’eau ont fait l’objet de de prélèvements à des fins de recherche d’ADN d’amphibiens. Ces pièces
d’eau sont les suivantes :
Les inventaires floristiques ont été menés en périodes optimales pour l’étude de la végétation (entre mars et
septembre). Toutefois certaines espèces comme les espèces à éclipse, les espèces discrètes (de petite taille) ou les - Pièces d’eau temporaire de la carrière à la Croix Maillocheau
stations très isolées peuvent échapper à la détection malgré le nombre de passages conséquent. - Mare de Chenet
Une recherche spécifique des taxons patrimoniaux a été réalisée, notamment sur la base des espèces connues dans - Mare de Johanisberg
la bibliographie (cf. chapitre 1.1.1). Une évaluation de la patrimonialité des espèces inventoriées a été réalisée sur la - Etang de l’Age
base de la liste Rouge de la Flore Vasculaire de Poitou Charentes (CBNSA, 2018) et de La Liste rouge de la Flore - Etang du Logis
vasculaire de France métropolitaine (UICN, FCBN, AFB, MNHN, 2018). - Mare de Mauvillant
- Etang du Puits de Châtaigner
Une attention particulière a été portée sur la présence d’espèces invasives.
Les prélèvements ont été réalisés les 28-29/05/2019 et le 18/06/2019.
Toutes les stations d’espèces remarquables ont été précisément localisées avec un GPS. L’importance numérique de
la station a également été appréciée ainsi que son état général. La localisation des points de prélèvement ADNe est reprise Volet G Atlas cartographique Chapitre II.2 à II.6.
1.1.3.2 Méthode d’étude des amphibiens 1.1.3.3 Méthode d’étude des reptiles
Prospections actives Prospection active et plaques à reptiles
Les prospections ont été réalisées sur l’aire d’étude rapprochée pendant la période favorable d’observation Les prospections ont été réalisées sur la zone d’étude rapprochée pendant la période favorable d’observation entre
(reproduction) avec un minimum de deux passages par site potentiellement favorable. Elles consistent en la réalisation mai et septembre 2019 et entre mars et mai 2020 avec un contrôle des plaques posées à chaque passage.
d’inventaires diurnes des zones potentiellement favorables (milieux aquatiques et humides) par observations des L’inventaire des reptiles a été réalisé suivant deux méthodes :
adultes, des pontes ou des larves.
- Prospection visuelle active en période favorable au niveau des zones propices à ce groupe (lisières, talus
Ces prospections ont été complétées par des inventaires visuels (phare) et des écoutes nocturnes sur l’ensemble des d’empierrement, murs de pierre, affleurement rocheux, coteaux thermoxérophiles, gravats, etc.). Cette
secteurs favorables identifiés. technique permet d’observer un grand nombre d’espèces (CARON et al., 2010). Les prospections sont menées
en parallèle des investigations sur les autres groupes ;
Lors des prospections nocturnes, durant les phases de migration, les axes de déplacement reliant les sites d’hivernage - Pose de « plaques à reptiles » (ou « plaques « refuges ») au niveau des zones favorables pour ce groupe.
aux sites de ponte ont été notés et cartographiés le cas échéant afin d’identifier les corridors et barrières existants. Cette méthode consiste à déposer à même le sol de grands objets plats, de natures diverses, qui accumulent
Dans la mesure du possible, les observations ont été quantifiées et les populations ont été qualifiées. la chaleur, tout en servant d’abris et qui sont très prisés par les reptiles (GRAITSON et NAULLEAU, 2005). Au
total, 11 plaques bitumées ondulées ont été mises en place. Cette technique offre des résultats
complémentaires aux prospections à vue (CARON et al., 2010).
La principale limite de cette méthode réside dans le faible taux de maintien du dispositif en place durant la saison
d’inventaire. En effet, seulement 1/3 des plaques ont été retrouvées en fin de campagne d’inventaire en juin 2020, la
plupart ayant disparu ou ayant été retrouvée gyro broyées.
La localisation des plaques à reptiles est reprise sur la cartographie dans le Volet G Atlas cartographique Chapitre II.2
à II.6.
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ADN Environnemental (ADNe) - Recherche spécifique de la Cistude d’Europe • Chevêche d’Athéna
(Emys orbicularis) Ces inventaires sont réalisés sur les zones bocagères (plateau des Ages notamment) les plus propices à la Chevêche
La Cistude d’Europe a fait l’objet de recherches spécifiques à vue sur les sites d’insolation potentiel (branches/troncs d’Athéna (Athene noctua) au sein de la zone d’étude, en période favorable, selon la méthode de la repasse. Les
semi immergés, berges, touradons) au niveau de l’étang des Logis (sur le cours du Goberté) et sur la Vienne. inventaires sont réalisés entre une demi-heure et 3 heures après le coucher de soleil. Sur chacun des points de
Les prospections visuelles actives ont été complétées par la détection de l’espèce via l’ADN environnemental repasse, une écoute de 5 minutes pour localiser les éventuels chanteurs spontanés est réalisée. La bande est passée
(Metabarcoding). Les prélèvements spécifiques à la recherche de l’espèce ont eu lieu sur la Vienne et le Goberté. une première fois sur une durée de 45 secondes, suivie d’une seconde écoute de 5 minutes. En l’absence de réponse,
En parallèle, l’analyse des habitats aquatiques et terrestres aux alentours a été menée afin de définir les potentialités la bande est passée une seconde fois.
de présence de l’espèce.
• Engoulevent d’Europe
Des points spécifiques à l’Engoulevent d’Europe (Caprimulgus europaeus) ont été réalisés au droit des éclaircies
1.1.3.4 Méthode d’étude des oiseaux forestières occupées par de la lande, en particulier au niveau du bois de Chênet et du bois des Renaudières sur la
commune de Mazerolles. Les inventaires ont été réalisés au crépuscule et en début de nuit, selon la même méthode
La méthodologie mise en œuvre pour l’inventaire de l’avifaune consiste, d’une part, à identifier les cortèges d’espèces que pour la Chevêche d’Athéna.
nicheuses ou potentiellement nicheuses par grand type de milieux, ainsi que toutes autres espèces susceptibles d’avoir
recours à l’utilisation des habitats de la zone d’étude pour la réalisation de tout ou partie de leur cycle biologique. • Œdicnème criard
D’autre part, la recherche spécifique d’espèces à haute valeur patrimoniale au sein du périmètre d’investigations. Des points spécifiques à l’Œdicnème criard (Burhinus oedicnemus) ont été réalisés dans les secteurs agricoles de l’aire
Des points d’écoutes ont été réalisés et la technique dite de la « repasse » a été utilisée pour mener cet inventaire. d‘étude. Les inventaires ont été réalisée au crépuscule et en début de nuit, selon le même procédé que précédemment.
Etude des cortèges
1.1.3.5 Méthode d’étude des insectes
L’état des lieux de l’avifaune est mené de jour et l’identification réalisée par reconnaissance visuelle et auditive.
L’ensemble de l’aire d’étude rapprochée a été parcourue au cours de la période de reproduction des oiseaux ainsi
qu’en période hivernale. Les prospections visuelles ont ciblé l’ensemble des espèces. Puis, les inventaires concernant les habitats, les plantes
hôtes et les chenilles pour les lépidoptères ont visé particulièrement les espèces d’insectes à statut règlementaire et/ou
Au total, 15 points d’écoute de 10 minutes ont par ailleurs été réalisés, se calquant sur le protocole STOC-EPS (Suivi relevant de la directive européenne 92/43 « Habitats ».
temporel des oiseaux communs par échantillonnage ponctuel simple). L’emplacement des points d’écoute a été fait de Parallèlement, les inventaires se sont attachés à rechercher les espèces d’intérêt patrimonial dans les groupes
manière à couvrir tous les habitats en présence. En outre, le parcours de l’ensemble de la zone d’étude permet de entomofaunistiques suivants :
noter au fil du terrain, l’ensemble des espèces contactées par observation visuelle directe ou détection auditive par le
chant et les cris sociaux. - Coléoptères saproxyliques : habitats forestiers et bocagers ;
- Lépidoptères rhopalocères : milieux ouverts et semi-ouverts ;
Les espèces rares, souvent plus discrètes, ont fait l’objet de prospections spécifiques en période favorable (cas du - Lépidoptères hétérocères : tous les milieux, recherche spécifique du Sphynx de l’Epilobe (Proserpinus
Pipit rousseline au niveau des carrières, par exemple). proserpina) et de la Laineuse du prunellier (Eriogaster catax) ;
- Orthoptères : milieux ouverts ;
La localisation des points d’écoutes STOC est reprise sur la cartographie dans le Volet G Atlas cartographique Chapitre - Odonates : milieux aquatiques et humides.
II.2 à II.6.
Etant donné la diversité des biologies et écologies des groupes et familles concernés par cette étude, différentes
méthodes d’inventaires et de prospections ont été mises en œuvre (tableau ci-après).
Recherche spécifique d’espèces à haute valeur patrimoniale
La localisation des points d’inventaire spécifique à l’avifaune à haute valeur patrimoniale est reprise dans le Volet G
Atlas cartographique Chapitre II.2 à II.6.
• Pic noir
Une attention particulière a été apportée sur la recherche des pics en début de printemps au droit des boisements
situés à l’ouest de la zone d’étude (Bois de Chênet, Mazerolles), et spécifiquement le Pic noir (Dryocopus martius).
Pour ce faire, la technique de la repasse a été utilisée tôt le matin. Cette méthode consiste à reproduire le chant de
l’espèce recherchée avec un magnétophone dans le but de faire réagir les individus présents alentour. Sur chaque
point de repasse, une écoute de 5 minutes pour localiser les éventuels chanteurs spontanés est d’abord réalisée. La
bande est passée une première fois sur une durée de 45 secondes suivie d’une seconde écoute de 5 minutes. En
l’absence de réponse, la bande est passée une seconde fois. Cette méthode permet est particulièrement efficace pour
l’inventaire des espèces territoriales.
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Synthèse des méthodes d'inventaire et calendrier par groupe entomofaunistique de traces et d’indices de présence (empreintes, fèces, sentes, terriers…). En outre, les prospections nocturnes
Groupe Méthodologie Période réalisées dans le cadre des études chiroptérologiques et batrachologiques ont été mises à profit pour l’observation des
mammifères.
Prospection des milieux aquatiques et humide. Entre avril et juillet (à
Odonates Identification à vue ou après capture au filet pour les espèces de affiner en fonction de la
Le site étant traversé par plusieurs éléments de la trame verte et bleue d’importance locale et régionale, des dispositifs
(libellules et détermination délicate. phénoménologie des
complémentaires ont été déployés pour identifier la présence et caractériser l’utilisation des espaces par les petits et
demoiselles) Recherche et détermination des exuvies sur les milieux les plus espèces patrimoniales à
les grands mammifères.
favorables. rechercher).
Prospection des différents types de milieux favorables (prairies, ADN Environnemental (ADNe) – Recherche spécifique des mammifères semi-
landes, haies, lisières, bord de culture, zones humides…). Entre mai et août (à affiner aquatiques
Identification à vue ou après capture au filet pour les espèces de en fonction de la
Rhopalocères Il est important de considérer que le franchissement des 4 cours d’eau de la zone d’étude est sans destruction définitive
détermination délicate phénoménologie des
(papillons de jour) de milieux humides puisqu’il s’effectue systématiquement par l’intermédiaire de viaducs dont les piles restent éloignées
Collecte et détermination complémentaire des chenilles dans les espèces patrimoniales à
des berges. De ce fait, les techniques d’inventaires traditionnellement utilisés pour les micromammifères semi
milieux les plus sensibles (présence d’espèces patrimoniales) rechercher).
aquatiques tels que la Crossope aquatique et le Campagnol amphibie (pièges à crottes, pièges à poils…), n’ont pas
Recherche des plantes hôtes des espèces protégées
été mise en œuvre pour les besoins du projet, car trop coûteuses en temps et en moyen humain au regard de leur
efficacité.
Fauchage de la végétation au filet ;
Orthoptères Battage des arbres et arbustes ;
Les mammifères semi-aquatiques (Castor d’Europe, Campagnol amphibie, Crossope aquatique et Loutre d’Europe)
(criquets et Détermination à vue après capture au filet si besoin au chant Entre août et septembre
ont donc fait l’objet de recherches spécifiques complémentaires par la technique de l’ADN environnemental. Ce nouvel
sauterelles) (stridulations des mâles), (uniquement pour les fréquences
outil biotechnologique offre des alternatives aux techniques souvent beaucoup plus lourdes à mettre en œuvre qui
audibles)
étaient jusqu’à présent utilisées. L’approche « metabarcoding » connaît un essor considérable grâce à l’utilisation de
Coléoptères
Recherche à vue d’indices au droit des arbres (trous de sortie Hiver / Printemps pour nouvelles techniques de séquençage et de la bio-informatique. C’est désormais une alternative efficace pour décrire la
saproxylophages
des imagos, élytres, fèces) ; l’expertise de l’arbre ; biodiversité à partir d’échantillons environnementaux dans les nombreux cas où les méthodes classiques s’avèrent peu
protégées ou
Prélèvement de terreau dans les cavités des vieux arbres et Eté pour la recherche résolutives et fastidieuses, notamment les techniques d’inventaires des mammifères semi-aquatiques.
d’intérêt
recherche de larves, loges nymphales et autres indices d’individus (ou restes). Des échantillons d’eau ont été prélevés le 18/06/2019 sur les 4 cours d’eau de l’aire d’étude et ont ensuite été analysés
communautaire
par la société SPYGEN :
Recherche à vue d’indices au droit des arbres (trous de sortie
des imagos, élytres, fécès) ;
- Le Goberté ;
Recherche de chenilles et de plantes le long du parcours type
- Le Faiteroux ;
des espèces protégées potentiellement présentes dans la région Recherche de chenilles et
Hétérocères : de plantes hôtes couplée - La Vienne ;
(papillons de nuit) Sphinx de l'Epilobe : recherches d’habitats favorables pour les avec d’autres inventaires - Les Ages.
chenilles avec la présence d’Epilobes (surtout Epilobium (cf. point suivant)
hirsutum et E. angustifolium), La localisation des points de prélèvements ADNe est reprise sur la cartographie en Volet G Atlas cartographique
Laineuse du Prunellier : recherche des nids sur les Prunelliers, Chapitre II.2 à II.6.
Aubépines.
Pièges photographiques
Inventaire spécifique hétérocères : En complément des observations directes et indirectes réalisées au cours des investigations de terrain, la pose de
Deux campagnes d’inventaire basée sur l’attraction lumineuse des papillons de nuit, dits Hétérocères a été réalisée pièges photographiques a été menée. Ils ont été positionnés de part et d’autre de l’itinéraire du projet au niveau du
sur la zone d’étude. Bois de Chênet (Mazerolles), pour mettre en évidence les axes de déplacements de la grande faune (cerf élaphe,
sanglier, chevreuil) qui s’appuient sur le continuum boisé du secteur d’étude.
La technique utilisée consiste à positionner un drap blanc (3 X 4 m) éclairé par une source lumineuse la LepiLED (LEDs
émettant uniquement des UV (368nm), deux LEDs émettant dans le bleu (450nm), une LED émettant dans le vert Cette technique d’inventaire passive offre la possibilité d’apprécier l’importance des routes de passage empruntées par
(530nm) et une LED émettant une lumière blanche (550nm). Cette technique permet une mise en place rapide, avec la faune pendant ses déplacements et d’identifier les continuités écologiques terrestres majeures.
un faible dérangement et une faible consommation d’énergie. Ces émissions lumineuses sont suffisamment fortes sans La localisation des pièges photographiques est reprise en Volet G Atlas cartographique Chapitre II.2 à II.6.
être trop puissantes pour attirer la plupart des espèces d’hétérocères. Cette technique nécessite la présence du
lépidoptériste pendant toute la durée de la prospection, la détermination des espèces se faisant sur site et au fur et à 1.1.3.7 Méthode d’étude des chiroptères
mesure de l’arrivée des papillons sur et autour du drap.
Les recherches ont été menées par des écoutes nocturnes. Cette technique est basée sur le repérage et l’identification
1.1.3.6 Méthode d’étude des mammifères (hors chiroptères) des chauves-souris d’après leurs émissions ultrasonores grâce à l’utilisation d’un appareil capable de transcrire les
ultrasons émis par les chiroptères en sons audibles par l’oreilles humaine.
L’inventaire des mammifères vise l’ensemble des espèces de mammifères, hormis les chiroptères, susceptibles Les relations écologiques fonctionnelles entre habitats (gîtes potentiels et sites de chasse) ont fait l’objet d’un pré-
d’occuper le site. Il s’est appuyé sur les données bibliographiques, des observations directes ainsi que sur la recherche diagnostic à partir de la BD Ortho.
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Les arbres pouvant être détruits par les travaux font l’objet d’une expertise pour définir les potentialités d’accueil de La localisation des points d’enregistrements automatiques de chiroptères est reprise en Annexe 2 à 6, les zones finales
chacun. La recherche d’indices de présence (trace de guano sur les branches et au pied des arbres) est également choisies pour l’exploitation des résultats étant présent dans la carte présentant ces derniers.
menée.
Une recherche des gites hivernaux a de plus été menée au sein des bâtiments de la zone d’étude.
1.1.3.8 Méthodologie d’étude des poissons
Critères d'évaluation des potentialités d'accueil pour les chiroptères
L’inventaire de l’ichtyofaune a été mené par le Bureau d’études RIVE. La méthode utilisée est celle de la pêche
Potentialités Critères électrique. Cette méthode consiste à générer un champ électrique dans l’eau entre deux électrodes (la cathode :
Arbres présentant des cavités, notamment des loges creusées par les pics, des fentes ou des électrode statique / l'anode : électrode mobile manipulée par un opérateur). Les poissons se trouvant dans un rayon
Élevées fissures étroites, des espaces sous écorce décollée en nombre important et/ou de bonne qualité d’environ 2 mètres autour de l’anode sont attirés vers celle-ci ("nage-forcée" / "comportement de galvanotaxie"). Ils
apparente. peuvent alors être capturés à l’aide d'épuisettes, réceptionnés dans des bacs puis régulièrement transférés vers le
poste de biométrie.
Arbres présentant quelques fentes ou fissures étroites et des espaces sous écorce décollée de
Modérées
qualité indéterminée. De manière à assurer une attractivité efficace sur le poisson sans le blesser, le générateur de courant fait
systématiquement l'objet d'un préréglage (tension) en fonction des conditions de milieu au droit de chaque station :
Arbres remarquables pouvant présenter des caches au regard de sa taille, de son port et/ou de
Faibles conductivité, température, etc.
son état sanitaire mais qui ne sont pas visible du sol.
L’échantillonnage piscicole est réalisé, en fonction des caractéristiques hydromorphologiques et des conditions
Après analyse des potentialités, l’inventaire est réalisé en fin de printemps et en fin d’été sur les zones à potentiel, à d’accès, via un générateur d’électricité stationnaire (EL64 II de Hans grassl) ou portatif (Martin pêcheur de Dream
l’aide d’enregistreurs automatiques de dernière génération (SM4BAT) sur une ou plusieurs nuits consécutives. Ces électronique). Ces générateurs sont conformes aux prescriptions de l'Arrêté du 2 février 1989 relatif à l'utilisation des
appareils sont posés au droit des secteurs les plus sensibles du tracé. Les enregistrements sont ensuite analysés et installations de pêche à l'électricité, à la norme CEI 60335-2-86 et à la norme AFNOR T90-344 de mai 2004. Ils font
identifiés sur ordinateur avec le logiciel « SONOCHIRO », puis une méthode dite « à dire d’expert » avec le logiciel l'objet de contrôles annuels par un organisme agréé (APAVE).
« Batsound ». À noter que même si la détermination par les méthodes acoustiques permet d’identifier un grand nombre
d’espèces, elles ne permettent pas encore de toutes les identifier. On parle de pêche électrique complète (exhaustive) lorsque la totalité de la station est prospectée (prospectable) à
pied (profondeur moyenne inférieur à 0.70 m et/ou largeur mouillée moyenne inférieur à 8 m +/- 1 m).
La première méthode permet un traitement automatique et rapide d’importants volumes d’enregistrements et de réaliser
une prédétermination des enregistrements On parle de pêche « partielle » pour les « grands » cours d’eau où l’exhaustivité est impossible, soit en raison de
profondeurs excessives (la pêche électrique n’étant plus efficace au-delà de 1,50m), soit parce que la station atteint
La deuxième est une analyse manuelle basée sur la représentation graphique du son transmise par des logiciels (ici une dimension (largeur) telle qu’une prospection complète nécessiterait le déploiement de moyens considérables,
BatSound). Elle s’appuie sur l’étude des variations de fréquence, de la durée du signal, des variations d’amplitude et l’alternative est de réaliser un sondage qui doit permettre d’obtenir un échantillon représentatif du peuplement réel en
du rythme. termes de richesse, de composition en espèces et d’abondance.
Enfin, pour évaluer l’activité et la fréquentation du site par les chauves-souris, une analyse comprenant les périodes Recherche de sites de reproduction pour les espèces piscicoles patrimoniales :
suivantes est réalisée : migration printanière (session d’avril), estivage (sessions de mai et juin) et reproduction (session
de septembre). Pour la session d’estivage composée de deux passages, ceux-ci vont être couplé pour former un seul En complément des inventaires piscicoles, des prospections ont été menées sur les quatre hydrosystèmes afin
pool de données. Pour ce faire, on prendra la moyenne de relevé des deux relevés arrondis au supérieur, et ce, pour d‘identifier la présence de frayères potentielles pour les espèces piscicoles patrimoniales et/ou protégées
chaque espèce. Cela permet d’avoir une vision de synthèse sur ces deux sessions, tout en gardant une logique réglementairement.
écologique. Pour comptabiliser les relevés, on note le nombre contact via l’enregistrement d’une séquence acoustique
bien différenciée par tranche de 5 secondes. Chaque espèce ayant une détectabilité différente, la comparaison de La prospection des sites de reproduction a été réalisé sur un linéaire de 200 mètres centré sur la zone de
l’activité entre espèce est rendue possible par l’application d’un coefficient multiplicateur. Nommé coefficient de franchissement.
détectabilité, celui-ci est appliqué au nombre de séquences enregistrées (Barataud et Tupinier, MNHN, 2012). De cette
manière, les différentiels de détectabilité entre espèce, qui varient selon l’intensité du signal ultrasonore émis, sont La recherche s’est faite consécutivement à l’inventaire piscicole, ce qui est certes en dehors des périodes clés de
alors corrigés et rendent plus juste l’analyse de la fréquentation et de l’utilisation du site par les chauves-souris. On reproduction de la truite Fario (Novembre à Février) et de la lamproie de Planer (Février à Mai). La présence des zones
obtient grâce à cela un indice d’activité pour chaque espèce. de reproduction peut s'observer, au-delà de la présence des géniteurs, par la présence des conditions mésologiques
et habitationnelles nécessaires à la reproduction de l'espèce, ce qui a été le choix fait pour cette étude.
Les principales limites de cette méthode d’identification sont les suivantes :
- Difficulté de détection des espèces émettant des cris de faible intensité. Certaines espèces ne peuvent être Dans le cas de la truite fario et de la lamproie de Planer, les conditions habitationnelles pour que ces taxons puissent
détectées que si elles passent à quelques mètres de l’appareil (Petit Rhinolophe par exemple), se reproduire sont bien spécifiques. La truite fario a besoin d'un substrat graveleux (10 - 40 mm), non colmaté, et sur
- Difficulté d’identification de certaines espèces, notamment du groupe des Murins (genre Myotis). un faciès lotique (radier). La lamproie de planer a quant à elle besoin d'une matrice sédimentaire sable/gravier (2-10
mm) peu colmaté et soumise à des écoulements lotiques.
Un total de 17 enregistrements aura été fait sur cette période d’étude, ceux-ci étant regroupés en 6 zones pour plus de
lisibilité et une meilleure compréhension des résultats. Ces zones sont comprises au sein d’un contexte forestier,
souvent lié à la présence proche de milieux aquatiques.
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La période d’inventaire des sites de reproduction retenus garantie des conditions d’observations des habitats dépendant de la nature granulométrique des substrats et de leur cohésivité avec le substratum sous-jacent.
aquatiques optimaux, ce qui n’est pas le cas dans la période de reproduction des espèces visées (Novembre à Mai, Sur La Vienne, une drague cylindro-conique a été employée ;
périodes des hautes eaux).
• En berge, les prélèvements ont été réalisés à l’aide d’un filet surber (500μm de vide de maille) ou d’un filet
La recherche d’habitat de reproduction a donc été réalisée à l’étiage dans des conditions de basses eaux avec une surber emmanché de type Haveneau ;
visibilité suffisante pour assurer l’observation de la mosaïque d’habitat du fond du cours d’eau. Pour ce faire, les
opérateurs de terrain étaient équipés de lunettes polarisantes et d’un bathyscope pour permettre une meilleure visibilité • Sur les ruisseaux étudiés, étant donné la très faible lame d’eau, un filet surber et un haveneau ont été suffisant
du fond, ainsi que d’une mire et d’un topofil pour caractériser les surfaces des différents couples substrat/vitesse. La pour réaliser les prélèvements.
prospection s’est faite de l’aval vers l’amont.
Une cartographie des couples substrat/vitesse a été réalisée sur l’ensemble de la zone prospectée. Cette cartographie De façon générale, les prélèvements ont été répartis sur l'ensemble de la station de façon à obtenir une image
a servi de base à l’identification des zones de reproduction potentielle des espèces piscicoles ciblées. représentative des habitats présents. Un bathyscope a également été employé sur La Vienne afin d’identifier de visu
certains individus de grande taille. La prospection s’est faite d’aval vers l’amont. Une recherche a également été
réalisée en berge afin d’identifier d’éventuelles coquilles déposées par leurs prédateurs (ragondins, héron, etc.).
1.1.3.9 Méthodologie d’étude des crustacés (écrevisses)
L’inventaire des écrevisses a été mené par le Bureau d’études RIVE. Le protocole qui a été mis en œuvre se base sur 1.1.3.11 Méthodologie d’étude des zones humides
une prospection estivale (période comprise entre Juin et Octobre) nocturne à la lampe torche frontale (entre 22h à 1h
du matin) sur des secteurs préalablement identifiés et caractérisés de jour. De nuit, la prospection a été conduite par Cadre règlementaire
deux opérateurs, d’aval vers l’amont. La prospection s’est faite à vue et la capture a été réalisée à l’aide d’épuisettes.
La définition des zones humides répond à des critères à la fois botaniques et pédologiques, fixés par les textes suivants
Le matériel employé comprend principalement : un pied à coulisse, des épuisettes, une mire (pour la mesure des (et leurs annexes) :
largeurs et profondeurs d’eau), des appareils photo numériques, des bottes / cuissardes / waders, un désinfectant, et
de puissantes lampes frontales. Les individus ont été identifiés à l’espèce (écrevisses à pattes blanches, espèces - L’arrêté du 24 juin 2008 (et annexes) précisant les critères de définition des zones humides en application des
invasives), mesurés et sexés. Au droit de chaque capture/observation d’individus, l’environnement proche a été décrit. articles L.214-7-1 et R.211-108 du code de l’environnement,
- L’arrêté du 1er octobre 2009 (et annexes) modifiant l’arrêté du 24 juin 2008 précisant les critères de définition
Enfin, ces inventaires nocturnes ont été confortés par des prospections diurnes associées à la mise en place de nasses et de délimitation des zones humides en application des articles L.214-7-1 et R.211-108 du code de
à écrevisses. l’environnement,
- La circulaire du 18 janvier 2010 relative à la délimitation des zones humides en application des articles L.214-
Une désinfection de l’ensemble du matériel de prospection avant et après les campagnes de terrain et entre chaque 7-1 et R.211-108 du code de l’environnement,
station est systématiquement réalisé : équipements (bottes, cuissardes…), sceaux, matériel de capture, matériel de - L’article 23 de la loi n°2019-773 du 24 juillet 2019, qui précise l’article L.211-1 du code l’environnement.
mesure, etc… Ces précautions sont indispensables pour prévenir toute contamination des écrevisses autochtones par
le transport de pathogènes (par exemple, spores d’Aphanomyces astaci, le champignon responsable de la peste des
écrevisses). Le VIRKON a été employé pour cette désinfection. Démarche de mise en œuvre
1.1.3.10 Méthodologie d’étude des bivalves L’arrêté du 24 juin 2008 du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de l’Aménagement du
Territoire (MEEDDAT), modifié par l’arrêté du 1er octobre 2009, établit les critères de définition et de délimitation des
zones humides au sens de la loi sur l’eau : un espace sera considéré comme une zone humide s’il présente des critères
Les inventaires malacologiques ont été réalisés par le Bureau d’études RIVE. Ils ont été menés à l’étiage dans des
de sol (pédologie) ou de végétation (habitat naturel et flore) définis précisément.
conditions de basses eaux avec une visibilité suffisante.
Ainsi, un espace peut être considéré comme zone humide au sens du code de l'environnement dès qu'il présente l'un
Dans le cas particulier de La Vienne, la caractérisation des populations de mollusques dulçaquicoles n’est pas une
des critères suivants (critères alternatifs).
chose aisée. En effet, la surface à prospecter est très importante et la turbidité et/ou profondeur de La Vienne peut
rendre difficile (voir impossible) une évaluation visuelle des peuplements. De plus, notons que la « faible » densité des
Sa végétation, si elle existe, est caractérisée :
populations et leur répartition de façon non homogène dans les milieux aquatiques (population en agrégats) rend
difficile la mise en place d’un protocole d’échantillonnage stratifié simple.
- Soit par des habitats, caractéristiques de zones humides, identifiés selon la méthode et la liste correspondante
figurant à l'annexe 2.2 de l’arrêté du 24 juin 2008 modifié en 2009,
Si aucun protocole normalisé n’existe pour l’échantillonnage des mollusques dulçaquicoles, différentes techniques
permettent toutefois de les inventorier. Ainsi, suivant la configuration des milieux prospectés, les techniques suivantes - Soit par des espèces indicatrices de zones humides, la liste des espèces figurant à l'annexe 2.1 de l’arrêté du
ont été employées pour collecter les mollusques : 24 juin 2008. Cette liste peut être complétée par une liste additive d'espèces arrêtée par le préfet si elle existe.
Ses sols correspondent à un ou plusieurs types pédologiques parmi ceux mentionnés dans la liste figurant à l'annexe
• Sur les zones les plus profondes du chenal (à l’image des prélèvements réalisés dans le cadre d’inventaires
1.1 et identifiés selon la méthode figurant à l'annexe 1.2. de l’arrêté du 24 juin 2008.
macro-benthiques en milieu profond – IBGA : Indice Biologique Global Adapté), en fonction de la profondeur
d’eau, les prélèvements ont été réalisés à l’aide d’un filet surber emmanché (500μm de vide de maille) ou à
l’aide d’une drague. La drague est tractée à partir d’un bateau motorisé. Le type de drague employé est
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Il est cependant important de rappeler que suivant la circulaire du 18 janvier 2010 et en application des Articles L.214- - La topographie et le contexte local.
7-1 et R.211-108 du Code de l’environnement, l’arrêté du 24 juin 2008 modifié par l’arrêté du 1er octobre 2009 stipule
que : « Dans tous les cas, lorsque le critère relatif à la végétation n’est pas vérifié, il convient d’examiner le critère On rappellera que les zones humides constituent des espaces de transition dont la limite n’est pas aussi tranchée qu’un
pédologique ; de même, lorsque le critère pédologique n’est pas vérifié, le critère relatif à la végétation doit être trait sur une carte. L’expertise du chargé d’étude quant à la situation globale de la zone humide dans le paysage, son
examiné. » origine, son fonctionnement hydrologique… sont également nécessaire pour apprécier les limites de cette dernière.
La note technique du 26 juin 2017, publiée par le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire indique qu’en Analyse bibliographique
l’absence de végétation liée à des conditions naturelles (conditions anthropiques telles que pelouses de jardin par
exemple) ou bien dans le cas de végétation non spontanée (cultures, prairies artificielles, plantations forestières
Le travail bibliographique a pour but de dresser un état des lieux des connaissances liées aux zones humides au sein
dépourvues de strate herbacée…), seul le critère pédologique est nécessaire pour définir une zone humide. Cette note
et à proximité de l’aire d’étude immédiate. Cette analyse vise également à appréhender le contexte environnemental
précise également qu’en présence d’une végétation spontanée, les critères végétation et sol cumulés sont nécessaires
de la zone d’étude et de ses abords, notamment la connaissance des conditions topographiques et géologiques, ainsi
pour définir une zone humide.
que du réseau hydrographique existant. Ces différents éléments peuvent être des indicateurs quant à la potentialité
d’apparition de zones humides.
La notion de cumul des critères de végétation et de sol évoquée ci-dessus est maintenant annulée par l’article 23 de
la loi n°2019-773 du 24 juillet 2019.
Ainsi, en première approche les données bibliographiques consultées sont les suivantes :
Ainsi, la démarche de détermination d’un site en tant que zone humide peut être synthétisée selon le schéma ci-
- Carte géologique nationale vectorisée 1/50 000 (BRGM),
dessous.
- Réseau hydrographique (BD Carthage, IGN),
- Topographie (BD Alti, IGN),
- RN 147 – Déviation de Lussac-les-Châteaux - Etude d’impact – Pièce E4 : Analyse de l’état initial,
- RN 147 – Déviation de Lussac-les-Châteaux - Etude d’impact – Pièce E411 : Dossier des annexes à l’étude
d’impact,
- Données SIG habitats naturels et zones humides produites par Ecosphère (2015).
Caractérisation des zones humides sur le critère de la végétation
La définition d’une zone humide au sens de la loi sur l’eau mentionne la présence d’une végétation dominée par des
plantes hygrophiles, c’est-à-dire des plantes plus compétitives que les autres dans des milieux engorgés et où la
présence de l’eau est déterminante.
La liste des taxons considérés comme hygrophiles et indicateurs de zones humides en France Métropolitaine est
inscrite à l’annexe II table A de l’arrêté du 24 juin 2008 précisant les critères de définition et de délimitation des zones
humides. L’annexe II table B présente quant à elle la liste des habitats indicateurs de zones humides.
Les premières prospections de terrain ont donc pour objectif d’inventorier les différents habitats et espèces floristiques
et de déterminer si le critère de végétation permet d’indiquer ou non le caractère humide de la zone d’étude.
La présente étude tient compte des inventaires floristiques et d’habitats naturels réalisés durant la campagne 2019
(mai à octobre 2019).
Cette caractérisation consiste à parcourir la zone d’étude à pied. La méthode n’est pas invasive et se limite à
d’éventuels prélèvements pour détermination de la flore en laboratoire, ainsi que de nombreux clichés afin d’illustrer
les rapports et documents d’étude.
Démarche d’identification des zones humides (Ingérop Conseil & Ingénierie, 2019)
Cette étape permettra d’aboutir à une classification des habitats naturels en présence, tout en précisant le libellé de
Protocole de délimitation l’habitat, le code EUNIS associé, sa classification au regard de l’annexe II de la table B de l’arrêté du 24 juin 2008 et la
présence ou non de végétation spontanée.
La démarche d’identification et de délimitation des zones humides est un processus itératif se déclinant en quatre
étapes, détaillées ci-après. Trois modalités d’habitat sont répertoriées par l’annexe II de la table B :
- Habitat pro parte : habitat nécessitant une expertise pédologique,
- La délimitation globale des zones humides est fondée sur : - Habitat humide : habitat caractéristique des zones humides,
- Les habitats caractéristiques des zones humides (frontières de l’habitat « humide »), - Non concerné : habitat non référencé.
- Les résultats des sondages pédologiques,
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Le critère pédologique permet de définir la présence régulière ou non d’eau dans le sol à partir de prélèvements
Caractérisation des zones humides sur le critère pédologique effectués à la tarière. Certains types de sols comme les histosols et réductisols se caractérisent par un engorgement
permanent ou quasi-permanent. D’autres sols, soumis à engorgement temporaire, se caractérisent par la présence de
Préalablement à la mise en œuvre des sondages pédologiques, les DT/DICT ont été demandées et analysées. Les traces d’oxydation et de réduction qui varient et s’intensifient selon la saturation du milieu en eau. C’est notamment le
sondages nécessaires ne présentent aucune contrainte par rapport aux réseaux connus. cas des sols rédoxiques, qui présentent des degrés d’hydromorphie variables. Ainsi les critères à observer pour qualifier
un sol de zone humide sont les suivants :
L’ensemble des habitats naturels identifiés feront l’objet d’analyses pédologiques, avec au minimum une analyse par
entité homogène (parcelle en culture ou en prairie, boisement homogène, etc.). - Horizons histiques (tourbeux) débutant à moins de 50 cm de la surface du sol et d’une épaisseur d’au moins
50 cm,
- De traits réductiques débutant à moins de 50 cm de la surface du sol,
- De traits rédoxiques débutant à moins de 25 cm de la surface du sol et se prolongeant ou s’intensifiant en
profondeur,
Les investigations pédologiques sont réalisées à
l’aide d’une tarière manuelle (Ø 7 cm). En l’absence - De traits rédoxiques débutant à moins de 50 cm de la surface du sol, se prolongeant ou s’intensifiant en
de refus, les profondeurs de sondages sont profondeur, et de traits réductiques apparaissant entre 80 et 120 cm de profondeur.
échelonnées entre 1 et 1,2 mètre. La méthode
d’analyse pédologique est réalisée selon la La présence de ces caractéristiques permet de classifier le sol concerné comme sol de zone humide. Les sols
procédure décrite ci-après. La technique utilisée hydromorphes ont par ailleurs été classifiés suivant le tableau du Groupe d’Etude des Problèmes de Pédologie
n’est pas invasive et ne nécessite que l’intervention
Appliquée (GEPPA ,1981) adapté à la réglementation en vigueur.
d’un opérateur (évoluant à pied) équipé d’une tarière
et d’une gouttière. Sur les cultures en place, le
cheminement se fait dans la mesure du possible au
niveau des inter-rangs, sans incidence sur la On notera qu’un horizon de sol est qualifié de rédoxique lorsqu’il est caractérisé par la présence de traits rédoxiques
végétation. Le trou formé dans le sol fait 7 cm de couvrant plus de 5 % de la surface de l’horizon observé sur une coupe verticale (MEDDE, GIS Sol, 2013). La principale
diamètre. limite de la méthodologie tient dans l’appréciation du seuil des 5 % qui peut être variable suivant l’opérateur, les
conditions d’humidité du sol, la teneur en fer du sol…
La localisation des points de sondage est présentée sur les cartes du Volet G Atlas cartographique Chapitre II.7 à 10.
L'intégralité de la première carotte stockée dans la tête
de la tarière est prélevée. Le prélèvement est déposé
dans une gouttière en veillant à ne pas déstructurer la
carotte.
L’opération est renouvelée en ne conservant que
les 10 cm de sol situés dans la partie basse de la
tête de la tarière. Le reste correspond à du
matériau qui a été remanié lors de la manipulation
de la tarière.
La carotte est déposée dans la gouttière à la suite
du prélèvement précédent.
L'opération est répétée jusqu'à avoir mis bout à
bout 1,00 à 1,20 mètre de sol.
Classification des sols selon les classes d’hydromorphies (GEPPA, 1981)
Les analyses pédologiques ont été réalisées durant l’hiver 2019-2020. Les points d’analyse pédologique seront géo-
référencés à l’aide GPS Trimble Juno series. 152 sondages pédologiques ont été réalisés au niveau de l’aire d’étude.
La présente étude ne vise pas à classifier les solums mais bien à déterminer si ces derniers sont caractéristiques ou
non des zones humides au sens réglementaire du terme.
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Conditions
Date / Horaire Observateurs Groupes étudiés
1.1.4. Dates et conditions d’inventaires météorologiques
Chiroptères (pose des SM4) / Flore /
21/06/2019 09h – 18h Mathieu TROUVÉ Ensoleillé - 22°C
Avifaune
Les investigations de terrain ont été réalisées de mai 2019 à juin 2020, lors de conditions météorologiques favorables Mathieu TROUVÉ Chiroptères (pose des SM4) / Reptiles
à l’observation de la faune et de la flore. Des journées ensoleillées avec peu de vent, ont été privilégiée pour mener à Ensoleillé - vent faible - 32
24/06/2019 09h – 18h Vivien / Avifaune / Flore / Insectes /
bien les protocoles d’inventaires spécifiques à chacun des groupes taxonomiques étudiés. °C
SOTTEJEAU Prélèvements ADNe
Des sessions d’inventaires de nuit ont été menées à 5 reprises afin d’inventorier la faune nocturne et crépusculaire :
Mathieu TROUVÉ
les amphibiens, l’avifaune (Engoulevent d’Europe, Œdicnème criard, Chevêche d’Athéna), les hétérocères (papillons Amphibiens
24/06/2019 21h30 – 02h Vivien Dégagé - vent nul - 28 °C
de nuit). Avifaune (Engoulevent & Œdicnème)
SOTTEJEAU
Les observateurs de terrain présentent des compétences spécifiques dans plusieurs groupes taxonomiques. Le
Mathieu TROUVÉ
déploiement de chacune des compétences à des périodes bien précises au cours des inventaires permet une Ensoleillé - vent faible - 32
25/06/2019 13h – 18h Vivien Reptiles / Avifaune / Flore / Insectes
complémentarité favorisant la connaissance la plus exhaustive possible de la composition spécifique et la juste °C
SOTTEJEAU
appréhension des fonctionnalités écologiques du secteur étudié.
Sylvain Ensoleillé - vent faible -
10/07/2019 09h – 18h Insectes
DURENDEAU 25°C
Qualification et compétences naturalistes des observateurs Ensoleillé - Quelques
Mathieu
Botanique Ornithologie Herpétologie Entomologie Mammalogie Chiroptérologie 17/07/2019 09h – 18h nuages Vent faible - 22°C- Flore / Avifaune / Insectes
JAUNEAU
Paul 31°C
X - X - X
CASSAGNES Sylvain Ciel dégagé puis orageux
Kévin COLIN - - - X - - 08/08/2019 21h – 02h DURENDEAU en milieu de nuit, 23°C, Papillons Hétérocères
Sylvain Kévin COLIN vent faible
- - X X - X
DURENDEAU Sylvain
Mathieu
X X - X X - DURENDEAU Ciel dégagé, 12 à 15°C,
JAUNEAU 22/08/2019 21h – 02h Papillons Hétérocères
Vivien vent faible
Mathieu
X X X X - - SOTTEJEAU
TROUVÉ
Vivien Ensoleillé, vent faible,
- X X - X X 09/09/2019 09h – 18h Mathieu TROUVÉ Flore / Chiroptères
SOTTEJEAU 20°C
Sylvain
Ensoleillé, vent faible, 8 à
La fréquence des prospections et le nombre d’investigateurs par session conduit à la définition d’une pression 10/09/2019 09h – 18h DURENDEAU Flore / Orthoptères / Chiroptères
24°C
d’inventaire équivalente à 32 jours-hommes d’investigations de terrain. Mathieu TROUVÉ
La synthèse des prospections est reprise dans le tableau ci-dessous : date, observateurs, conditions météorologiques Sylvain Ensoleillé, vent faible, 12 à
11/09/2019 09h-18h Orthoptères
et groupes taxonomiques étudiés. DURENDEAU 25°C
Vivien Ensoleillé, vent modéré, 5-
12/02/2020 9h-18h Recherche de Gites hivernaux
Synthèse des prospections faune-flore et conditions d’inventaires 2019-2020 SOTTEJEAU 10°C
Conditions Ensoleillé, passages
Date / Horaire Observateurs Groupes étudiés
météorologiques 20/02/2020 09h-17h30 Mathieu TROUVÉ nuageux, vent modéré, 5- Avifaune hivernante
Mathieu 10°C
28/05/2019 09h – 18h JAUNEAU Eclaircies - Averses Flore / Avifaune / Insectes 24 et Ensoleillé, vent faible, 10-
07h – 11h Mathieu TROUVÉ Avifaune - IPA 1er passage
Mathieu TROUVÉ orageuses - Vent faible - 25/03/2020 15°C
Sylvain 20°C Pose des plaques reptiles / 08 et Paul Ensoleillé, vent faible, 11- Flore / Reptiles / Avifaune /
28/05/2019 09h – 18h 10h – 20h
DURENDEAU Prélèvements ADNe 09/04/2021 CASSAGNES 15°C Chiroptères
Mathieu Ensoleillée, vent faible 11-
Amphibiens 22/04/2020 09h – 18h Mathieu TROUVÉ Flore / Habitats / Reptiles
28/05/2019 21h00 – 00h JAUNEAU Averses - 11°C 23°C
Avifaune (Engoulevent & Œdicnème)
Mathieu TROUVÉ Mathieu Ensoleillée, vent faible 11-
22/04/2020 09h-18h Reptiles / Flore / Avifaune
Mathieu JAUNEAU 23°C
29/05/2019 11h – 18h JAUNEAU Flore / Avifaune / Insectes Ensoleillée, passages
Mathieu Reptiles / Flore / Avifaune /
Mathieu TROUVÉ Ensoleillé - 19°C 23/04/2020 09h – 18h nuageux, vent faible 12-
JAUNEAU Chiroptères
Sylvain Pose des plaques reptiles / 21°C
29/05/2019 09h – 18h
DURENDEAU Prélèvements ADNe Amphibiens / Avifaune (Chevêche &
Paul
Mathieu Ciel dégagé, 17_18°C, vent Œdicnème)
23/04/2020 20h30 – 01h CASSAGNES
JAUNEAU faible à nul Mammifères (pièges
18/06/2019 09h – 18h Ensoleillé 20-30°C Flore / Insectes / Prélèvement ADNe Mathieu TROUVÉ
Paul photographiques)
CASSAGNES
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Conditions Groupe Echelle européenne Echelle nationale Echelle régionale
Date / Horaire Observateurs Groupes étudiés
météorologiques
27 et Ciel dégagé, 15-20°C, vent territoire national (modifié par AM complétant la liste
07h – 11h Mathieu TROUVÉ Avifaune - IPA 2e passage
28/05/2020 faible à nul 15/09/82 et AM 31/08/95). nationale.
10/06/2020 10h – 14h Mathieu TROUVÉ Ciel dégagé, 28°C, vent nul Insecte (recherche de la Baccante)
Arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste
des mollusques protégés sur
Mollusques
1.1.5. Méthodologie d’évaluation des enjeux écologiques l’ensemble du territoire et les
modalités de leur protection.
Statut réglementaire Arrêté du 8 décembre 1988 fixant la
liste des espèces de poissons
Certaines espèces animales et végétales peuvent bénéficier d’un statut de protection à l’échelle européenne, nationale, Poissons
protégés sur l’ensemble du territoire
régionale voire départementale (voir Tableau 5). Suivant le statut de protection propre à chaque espèce, uniquement national.
les individus ou les individus ET leurs habitats peuvent faire l’objet d’une protection.
Règlement (UE) n°1143/2014 Décret n° 2017-595 du 21 avril 2017
Le statut de protection induit nécessairement une contrainte d’ordre réglementaire. Toutefois, le caractère protégé Espèces du 22 octobre 2014 relatif à la relatif au contrôle et à la gestion de
d’une espèce n’implique pas nécessairement que cette dernière soit vulnérable ou qu’elle présente une valeur exotiques prévention et à la gestion de l’introduction et de la propagation de -
patrimoniale exceptionnelle. En effet, certaines espèces protégées peuvent s’avérer communes et présenter un état envahissantes l’introduction et de la certaines espèces animales et
de conservation favorable. propagation des EEE végétales.
A contrario, des espèces non protégées peuvent présenter un état de conservation défavorable et présenter un enjeu Outil de bio-évaluation
de sauvegarde important. Ces espèces doivent donc être prises en considération dans l’évaluation des enjeux
écologiques de la zone d’étude. Compte tenu de l’inadéquation pouvant exister entre le statut réglementaire d’une espèce et sa sensibilité, une série
d’outils, au premier rang desquels la liste rouge, permet d’évaluer l’enjeu de conservation réel d’une espèce.
Texte réglementaire concernant la protection des espèces et des habitats Une liste rouge est un inventaire de l’état de conservation global des espèces végétales et animales qui, s’appuyant
Groupe Echelle européenne Echelle nationale Echelle régionale sur une série de critères précis, permet d’évaluer le risque d’extinction de ces espèces. Elles sont établies à l’échelle
nationale et régionale pour certains groupes. Les listes dressent un état des lieux actualisé qui traduit une meilleure
Arrêté du 29 octobre 2009 fixant la réalité de l’état des populations. Par ailleurs, elles sont régulièrement révisées.
Directive 79/409/CEE du 2
liste des oiseaux protégés sur
Oiseaux avril 1979, directive « Oiseaux - Tableau 1 : Références des outils de bio-évaluation utilisés
l’ensemble du territoire et les
»
modalités de leur protection. Groupe Echelle européenne Echelle nationale Echelle régionale
Arrêté du 15 septembre 2012 - Liste rouge du Poitou-
modifiant l'arrêté du 23 avril 2007 Charentes : chapitre Oiseaux
fixant la liste des mammifères Birds in the European La liste rouge des espèces menacées nicheurs. Poitou-Charentes
Mammifères - Union – a status en France – chapitre Oiseaux de Nature, 2018.
terrestres protégés sur l'ensemble Oiseaux
du territoire et les modalités de leur assessment BirdLife, France métropolitaine. UICN et al., - Espèces animales
protection 2004 2016. déterminantes de ZNIEFF
Poitou-Charentes. Poitou-
Arrêté du 19 novembre 2007 fixant Charentes Nature, 2018.
les listes des amphibiens et des - Liste rouge du Poitou-
Amphibiens - The status and
Reptiles Directive 92/43/CEE du 21 reptiles protégés sur l’ensemble du - Charentes : chapitre
distribution of
mai 1992, directive « Habitats territoire et les modalités de leur La Liste rouge des espèces Mammifères. Poitou-Charentes
protection. European Mammals.
/ Faune / Flore » menacées en France – Chapitre Nature, 2018.
Mammifères Temple H.J et al., 2007
Mammifères de France - Espèces animales
Arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste - Cahier d’habitats,
métropolitaine. UICN et al., 2017. déterminantes de ZNIEFF
des insectes protégés sur Tome 7. Espèces
Insectes - Poitou-Charentes. Poitou-
l’ensemble du territoire et les animales
Charentes Nature, 2018.
modalités de leur protection.
- European Red list of La Liste rouge des espèces - Liste rouge du Poitou-
Arrêté du 19 avril 1988 amphibians. Temple menacées en France – Chapitre Charentes : chapitre Amphibiens
Arrêté du 20 janvier 1982 relatif à la Amphibiens
relatif à la liste des espèces H.J. and Cox N.A., Reptiles et Amphibiens de France et Reptiles. Poitou-Charentes
Flore/Habitats liste des espèces végétales
végétales protégées en 2009. métropolitaine. UICN et al., 2015. Nature, 2016.
protégées sur l’ensemble du
région Poitou-Charentes
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Groupe Echelle européenne Echelle nationale Echelle régionale Les critères de discrimination sont présentés dans le Tableau 7 ci-après. La satisfaction d’un seul des critères permet
de déterminer le niveau de patrimonialité d’un taxon. Le niveau supérieur est toujours prioritaire.
- Cahier d’habitats, - Espèces animales
Tome 7. Espèces déterminantes de ZNIEFF
animales Poitou-Charentes. Poitou- Critères de discrimination pour hiérarchiser le niveau de patrimonialité
Charentes Nature, 2018. Patrimonialité de
- European Red List of Critères retenus
l’espèce/habitat
Reptiles. Cox N.A. and
- Espèce végétale ou animale en danger critique d’extinction (CR) ou en danger (EN) selon les
Temple H.J., 2009.
Reptiles listes rouges nationales et/ou locales et/ou espèces extrêmement rares nationalement et/ou Majeure
- Cahier d’habitats,
localement ;
Tome 7. Espèces
- Espèce végétale ou animale vulnérable (VU) selon les listes rouges nationales et/ou locales
animales
et/ou espèces très rares nationalement et/ou localement ;
- Liste rouge du Poitou- - Habitat naturel rare et/ou menacé à l’échelle nationale et/ou régional ;
Charentes : chapitre Odonates. - Habitat naturel ou espèce d’intérêt communautaire menacé ou d’intérêt prioritaire (annexe II
Poitou-Charentes Nature, 2018. Forte
de la Directive « Habitat », annexe I de la Directive « Oiseaux ») ;
- Liste rouge du Poitou- -
- European Red List of
- La Liste rouge des espèces Charentes : chapitre - Espèce animale ou végétale bénéficiant d’un Plan National d’Action ;
Butterflies, Chris van
menacées en France – Chapitre Rhopalocères. Poitou- - Axe de déplacement de la faune d’intérêt national ou régional.
Swaay et al., 2010.
Papillons de jour de France Charentes Nature, 2018.
- European Red List of - Espèce végétale ou animale quasi-menacée (NT) selon les listes rouges nationales et/ou
métropolitaine. UICN et al., 2012 - Liste rouge du Poitou-
Dragonflies. Kalkman locales et/ou espèces rares nationalement et/ou localement ; Modérée
- La Liste rouge des espèces Charentes : chapitre
V.J., 2010. - Axe de déplacement d’intérêt local pour la faune ;
menacées en France – Chapitre Orthoptères. Poitou-Charentes
Insectes - European Red List of
Libellules de France métropolitaine. Nature, 2018. - Autres espèces ou habitats. Faible
Saproxylic Beetles.
UICN et al., 2016. - Liste rouge du Poitou-
Nieto and Alexander,
- Les Orthoptères menacés en Charentes : chapitre Cigales,
2010.
France. LR nationale et listes rouges Mantes, Ascalaphes et
- Cahier d’habitats,
par domaines biogéographiques. Phasmes. Poitou-Charentes Définition du niveau d’enjeu écologique
Tome 7. Espèces
Sardet et Defaut, 2004. Nature, 2018.
animales
- Espèces animales
L’enjeu de préservation résulte du croisement entre le degré de patrimonialité de l’espèce, de son statut réglementaire
déterminantes de ZNIEFF
et de son état de conservation à l’échelle locale ainsi que de la sensibilité de l’espèce. La sensibilité d’une espèce est
Poitou-Charentes. Poitou-
définie comme la combinaison de sa capacité à tolérer une pression externe (notion de résistance) et du temps
Charentes Nature, 2018.
nécessaire à sa récupération suite à une dégradation (notion de résilience). Les caractéristiques pouvant influencer la
- Liste rouge de la flore résistance et/ou la résilience (et donc la sensibilité) des espèces peuvent être la taille (de l’habitat et/ou des individus),
-European Red List of
vasculaire du Poitou-Charentes. la mobilité et la capacité de fuite, la dépendance au substrat (flore), la durée de vie, la vitesse de croissance, l’âge de
Vascular Plants. Bilz et La Liste rouge des espèces
SBCO, 1998. la maturité sexuelle, le mode et le taux de reproduction, la capacité de dispersion etc. etc. La sensibilité d’une espèce,
al., 2011. menacées en France – Flore
Flore/Habitats - Espèces déterminantes vis-à-vis d’un projet ou au regard d’impacts potentiels, correspond également à l’utilisation des espaces auxquels elle
-Cahiers d’habitats vasculaire de France métropolitaine.
ZNIEFF, de la flore vasculaire. a recours (habitat de reproduction, site d’alimentation, station de repos…).
Natura 2000. Tome I à UICN et al., 2018
Actualisation de la liste Poitou-
VI.
Charentes. CBNSA, 2017. Pour chaque taxon, le niveau d’enjeu écologique a donc été déterminé sur la base d’une analyse multi critère et
- Liste provisoire des Espèces confronté aux connaissances actuelles sur l’écologie, la biologie et les statuts des espèces considérées. Dans les faits,
Espèces
exotiques envahissantes de il s’appuie largement sur les statuts de menace des espèces identifiés sur les listes rouges nationales et régionales.
exotiques - -
Poitou-Charentes. CBNSA, En fonction du contexte local et des connaissances sur les espèces, l’expertise de l’écologue permet de moduler le
envahissantes
2015. niveau d’enjeu (à la hausse ou à la baisse).
Les enjeux écologiques n’ont été évalués que pour les espèces effectivement observées et parfois pour les espèces
Patrimonialité des espèces et des habitats
potentiellement présentes.
La patrimonialité d’une espèce ne présente pas un caractère systématique, c’est pourquoi en fonction du contexte local
Un enjeu écologique faible n’est pas synonyme d’absence d’enjeu.
et des connaissances relatives à chaque espèce/habitat, une expertise peut être nécessaire pour moduler le niveau de
patrimonialité des espèces inventoriées.
A partir des outils de bio-évaluation présentés dans le chapitre précédent, une hiérarchisation du niveau de
patrimonialité des espèces rencontrées sur la zone d’étude a été établie.
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Synthèse et description des sites Natura 2000 à proximité du projet
Distance
Type Dénomination Description succincte
au projet
1.2. Espaces naturels soumis à inventaire ou bénéficiant de Site éclaté en onze noyaux disjoints, de surfaces très disparates, séparés
protections réglementaires par un tissu assez fortement anthropisé, de nature urbaine ou agricole :
au sud, chapelet de buttes de sables dolomitiques portant des pelouses
sèches ; au nord et à l’ouest plateau argileux boisé (Forêt de Lussac)
1.2.1. Espaces naturels protégés bordé sur sa lisière est de landes et de mares résultant d’une ancienne
La cartographie des zonages réglementaires et d’inventaire des milieux naturels est reprise Volet G Atlas extraction de meulière. Un étang mésotrophe avec des îles boisées
cartographique Chapitre II. 2à 6 et 11 à 12. flottantes, des escarpements rocheux calcaires ainsi que quelques zones
de bas-marais alcalins et une grotte naturelle viennent compléter une
mosaïque très diversifiée.
1.2.1.1 Les sites Natura 2000
Grand intérêt phytocénotique et floristique des pelouses sèches sur
Le réseau Natura 2000 comprend des sites naturels contenant des habitats et des espèces d’importance européenne FR5400457
calcaires sableux dolomitiques : présence de pelouses calcicoles
en application des directives européennes 2009/147/CE dite Directive « Oiseaux » et 92/43/CEE modifiée dite Directive
xérophiles très originales dans le contexte régional, hébergeant plusieurs
« Habitats Faune Flore ». « Forêt et
ZSC 2 km espèces rares/menacées, voire en station unique (présence de
pelouses de
l’endémique française Arenaria controversa, de Spiraea hypericifolia
L’objectif de ces directives est l’établissement d’un réseau européen de sites concentrant l’essentiel du patrimoine Lussac-les-
proche de sa limite nord-occidentale, d’Alyssum montanum dans son
naturel. Au sein de ces sites, le programme vise la mise en œuvre d’un développement durable conciliant la Châteaux »
unique localité régionale, etc.). Si les boisements du plateau ne sont pâs
préservation de la nature et les enjeux sociaux, économiques, humains et culturels. Ce maillage doit permettre la
concernés directement par la diretive Habitats (divers faciès de forêt
préservation des espèces par leur libre circulation tout en permettant la continuité d’un brassage génétique nécessaire
caducifoliée), ils constituent néanmoins un habitat essentiel pour
à leur survie. De plus, une action de préservation des habitats naturels est réalisée de manière à pouvoir préserver ces
plusieurs espèces menacées ; vers l’est, ils assurent la transition avec
espèces directement dans leur environnement naturel.
des surfaces significatives de lande ligérienne à « brande » (Ulici minoris-
Ericetum scopariae), ponctuée de mares oligotrophes hébergeant la
Deux types de sites ont été créés, en fonction de la nature du patrimoine naturel remarquable qu’ils contiennent :
Fougère menacée Pilularia globulifera et plusieurs autres plantes rares.
Enfin, quelques bas-marias alcalins situés dans les thalwegs de ruisseaux
- les Zones Spéciales de Conservation (ZSC) : il s’agit de zones où les habitats et espèces originaux, spécifiques
affluents du ruisseau des Grands Moulins se signalent par la présence
ou rares d’une zone biogéographique de l’Europe sont présents. Ces sites sont désignés au titre de la directive
d’orchidées rares.
« Habitat » (Directive 92/43/CEE du Conseil européen du 21 mai 1992). Les ZSC seront désignées sur la base
Bocage humide à maillage globalement ouvert et localement serré
des SIC (Sites d’Intérêt Communautaire) actuels lorsqu’ils seront validés par l’Europe ;
associé à un massif forestier caducifolié et à une zone humide principale.
- les Zones de Protection Spéciale (ZPS) : il s’agit de zones où la conservation des oiseaux sauvages in situ est
Présence de nombreuses haies attrayantes pour l’avifaune. La zone
une forte priorité. Ces sites sont désignés au titre de la directive « Oiseaux » (Directive 2009/147/CE du 30
occupe un plateau interfluvial d’origine sédimentaire, aux sols argilo-
novembre 2009).
sableux plus ou moins hydromorphes, devenant calcaires et secs au nord-
FR5412017
ouest.
La zone d’étude ne recoupe aucun périmètre Natura 2000. Toutefois, dans un rayon proche se situe la ZSC FR5400457
Site intéressant pour la qualité de son bocage entretenu par un système
« Forêt et pelouses de Lussac-les-Châteaux » et la ZPS FR5412017 « Bois de l’Hospice, étang de Beaufour et « Bois de
ZPS 4 km d’élevage ovin sur prairie temporaire, allant en s’intensifiant. La zone
environs ». l’Hospice, étang
humide de Beaufour et les petits étangs alentours sont pourvus de
de Beaufour et
roselières et de ripisylves très attrayantes pour l’avifaune. Le bois de
environs »
l’Hospice est dominé par des peuplements de feuillus, en particulier de
chênes rouges. La zone accueille une densité importante d’espèces
d’intérêt communautaire, inféodées aux milieux bocagers, aquatique et
forestier. Située sur un axe migratoire majeur, elle sert de zone
d’alimentation et de repos pour de nombreux oiseaux de passage.
1.2.1.2 Les Arrêtés de Préfectoraux de protection de Biotope (APPB)
L’arrêté préfectoral de protection de biotope (APPB) a pour objectif la préservation des milieux naturels nécessaires à
l’alimentation, à la reproduction, au repos ou à la survie des espèces animales ou végétales protégées par la loi. Un
biotope est une aire géographique bien délimitée, caractérisée par des conditions particulières (géologiques,
hydrologiques, climatiques, sonores, ...).
Il peut arriver que le biotope soit constitué par un milieu artificiel (combles des églises, carrières), s’il est indispensable
à la survie d’une espèce protégée. Cette réglementation vise donc le milieu de vie d’une espèce et non directement les
espèces elles-mêmes.
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Régis par les articles L 411-1 et L. 411-2 et la circulaire du 27 juillet 1990 relative à la protection des biotopes
nécessaires aux espèces vivant dans les milieux aquatiques, les arrêtés de protection de biotope sont pris par le Préfet.
Cet arrêté établit, de manière adaptée à chaque situation, les mesures d’interdiction ou de réglementation des activités
1.2.2. Autres espaces Naturels
pouvant porter atteinte au milieu.
1.2.2.1 Les Espaces Naturels Sensibles (ENS)
Aucun APPB n’est directement intercepté par le projet. Toutefois, 7 APPB sont recensés aux alentours, décrits dans
le tableau ci-dessous :
Le schéma départemental des espaces naturels sensibles (ENS) du département de la Vienne a recensé 20 000 ha
d’espaces naturels que le Département entend préserver en intervenant par le soutien des porteurs de projets engagés
Synthèse et description des arrêtés de protection de biotope à proximité du projet dans la préservation et la valorisation des sites ou de façon directe sur les 40 espaces les plus remarquables, soit
Distance environ 1 200 ha. La mise en œuvre du programme d’actions sur ces territoires associe les acteurs locaux, les élus,
Dénomination Description succincte
au projet les associations d’usagers, les propriétaires.
Les mesures déterminées aux articles de l’arrêté sont applicables en vue de
FR3800275
prévenir la disparition de la station botanique d’Arenaria controversa, cantonnée Les ENS ont pour objectif de préserver la qualité des paysages, des milieux naturels et de les ouvrir au public. Ces
« Coteau de la 1 km
sur le biotope constitué par le Coteau de la Léproserie situé sur le territoire de sites sont gérés avec les communes et les associations locales, en pérennisant les activités existantes, en particulier
Léproserie »
la commune de Lussac-les-Châteaux. l’élevage. Les ENS sont au cœur de la politique environnementale du Département.
Les mesures déterminées aux articles de l’arrêté sont applicables en vue de
FR3800281 prévenir la disparition de la station botanique d’Arenaria controversa, cantonnée L’aire d’étude éloignée intercepte 9 ENS. Parmi eux, aucun n’est actuellement aménagé et ouvert au public. Seule la
1,5 km
« La Garenne » sur le biotope constitué par l’ensemble des pelouses-bois de la Garenne situé zone humide du Domaine de Léché, à Saulgé, est en cours d’aménagements.
sur le territoire de la commune de Lussac-les-Châteaux.
Les mesures déterminées aux articles de l’arrêté sont applicables en vue de Les ENS recensés dans l’aire d’étude éloignée sont listées et décrites dans le tableau ci-dessous.
FR3800283
prévenir la disparition de la station botanique d’Arenaria controversa, cantonnée
« Coteau des 2 km
sur le biotope constitué par le Coteau des Grands Moulins situé sur le territoire Synthèse et description des ENS aux abords du projet
Grands Moulins »
de la commune de Lussac-les-Châteaux. Distance au
Les mesures déterminées aux articles de l’arrêté sont applicables en vue de Dénomination Type de milieux
FR3800282 projet
prévenir la disparition de la station botanique d’Arenaria controversa, cantonnée Coteau des Grands Pelouses sèches sur sables et îlots boisés (Cf. description de la
« La Croix de l’Âge 3 km 2 km
sur le biotope constitué par la pelouse de la Croix de l’Âge Boué située sur le Moulins ZNIEFF éponyme)
de Boué »
territoire de la commune de Lussac-les-Châteaux.
Coteau des Rosieres 2,5 km Boisements frais et humides (Cf. description de la ZNIEFF éponyme)
Les mesures déterminées aux articles de l’arrêté sont applicables en vue de
FR3800276 Coteau des Cordeliers 4,5 km Boisements frais et humides (Cf. description de la ZNIEFF éponyme)
prévenir la disparition de la station botanique d’Arenaria controversa, cantonnée
« Pelouses des 4 km Vallée de l’Aubineau 6.5 km Boisements feuillus variés (Cf. description de la ZNIEFF éponyme)
sur le biotope constitué par la pelouse des pièces de la Loeuf située sur le
pièces de la Loeuf » Les Bouillons 6,5 km Tourbière
territoire de la commune de Sillars.
Domaine du Léché 7 km Etang (Cf. description de la ZNIEFF « Etangs de Beaufour »)
FR3800277 Les mesures déterminées aux articles de l’arrêté sont applicables en vue de
Etangs et prairies humides (Cf. description de la ZNIEFF « Etang de
« Pelouses des prévenir la disparition de la station botanique d’Arenaria controversa, cantonnée Etang de la Roche 7.5 km
4 km Clossac »)
pièces de la sur le biotope constitué par la pelouse des pièces de la Bassetière située sur le
Brandes du Plasteau 9 km Landes
Bassetière » territoire de la commune de Sillars.
Tourbière du Pont 9 km Tourbière (Cf. description de la ZNIEFF éponyme)
FR3800468 Les dispositions de l’arrêté sont applicables en vue de préserver les populations
Marais et tourbière (Cf. description de la ZNIEFF « Les Vieilles
« Etangs de animales et végétales protégées présentes sur le biotope que constituent les La Vieille vigne 11,5 km
7 km Vignes »)
Beaufour et du étangs de Beaufour et de Léché situés sur le territoire de la commune de
Léché » Saulgé.
1.2.1.3 Les Réserves Naturelles 1.2.2.2 Les Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique
(ZNIEFF)
Une réserve naturelle est une partie du territoire où la conservation de la faune, de la flore, du sol, des eaux, des
gisements de minéraux et de fossiles et, en général, du milieu naturel présente une importance particulière. Il convient S’il n’existe aucune contrainte règlementaire au sens strict sur ces espaces, leur prise en compte est obligatoire. Ces
de soustraire ce territoire à toute intervention artificielle susceptible de le dégrader. inventaires donnent de précieuses indications sur la qualité des milieux naturels et sur les espèces patrimoniales.
On distingue les réserves naturelles nationales (RNN), les réserves naturelles de la collectivité territoriale de Corse L’inventaire des ZNIEFF est un inventaire national établi à l’initiative et sous le contrôle du Ministère en charge de
(RNC) et les réserves naturelles régionales (RNR). Leur gestion est confiée à des associations de protection de la l’Environnement. Il est mis en œuvre dans chaque région par les Directions Régionales de l’Environnement.
nature dont les conservatoires d’espaces naturels, à des établissements publics et à des collectivités locales. Un plan
de gestion rédigé par l’organisme gestionnaire de la réserve pour cinq ans, prévoit les objectifs et les moyens à mettre Une ZNIEFF constitue un outil de connaissance du patrimoine national de la France. Il ne constitue pas une mesure
en œuvre sur le terrain afin d’entretenir ou de restaurer les milieux. de protection juridique directe. L’inventaire identifie, localise et décrit les territoires d’intérêt patrimonial pour les espèces
vivantes et les habitats.
Aucune réserve naturelle n’est présente à proximité de l’aire d’étude.
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Une ZNIEFF est un secteur du territoire particulièrement intéressant sur le plan écologique, participant au maintien des Distance au
Dénomination Description succincte
grands équilibres naturels ou constituant le milieu de vie d’espèces animales et végétales rares, caractéristiques du projet
patrimoine naturel régional. Secteur de la région naturelle des « Brandes du Montmorillonnais » centré sur
un massif forestier de 400ha et son étang attenant (étang de Beaufour), entouré
On distingue deux types de ZNIEFF : d’un bocage ouvert où l’élevage – essentiellement ovin – domine largement. Les
sols argilo-sableux et localement hydromorphes dans une grande partie sud,
- les ZNIEFF de type 1, d’une superficie généralement limitée, sont définies par la présence d’espèces, deviennent progressivement calcaires et secs au nord-est.
d’associations d’espèces ou de milieux rares, remarquables ou caractéristiques du patrimoine naturel national 31 espèces d’intérêt communautaire ont été observées sur le site à différentes
ou régional ; périodes de leur cycle biologique. Parmi les espèces nicheuses, les plus
540007650
- les ZNIEFF de type 2 sont des grands ensembles naturels riches et peu modifiés ou qui offrent des potentialités remarquables sont : divers rapaces, le Héron pourpré, l’Engoulevent d’Europe,
« Bois de
biologiques importantes. Les zones de type II peuvent inclure une ou plusieurs zones de type I. 3,5 km la Pie-grièche écorcheur, l’Alouette lulu, l’Œdicnème criard, le Pic noir…
l’hospice, étang
Les 36 espèces végétales déterminantes présentes témoignent de l’importante
de Beaufour et
Au total, 2 ZNIEFF de type 2 et pas moins de 37 ZNIEFF de type 1 ont été recensées dans un rayon de 12 km autour diversité écosystémique de la zone, avec plusieurs micro-habitats de caractère
environs »
de la zone d’étude. Seule la ZNIEFF de type 1 n°540015633 « Le Logis » est attenante au projet, au niveau du relictuel, ne couvrant que de faibles surfaces mais hébergeant de nombreuses
raccordement de la D727. plantes rares/menacées : sources tourbeuses à Linaigrette à feuilles étroites et
Toutes les ZNIEFF présentes à proximité du projet sont listées et décrites dans le tableau ci-dessous : Rhynchospore blanchâtre, cariçaie de l’étang de Beaufour à Laîche filiforme (une
des 2 stations régionales), landes à Avoine de Thore (limite nord-est de
Synthèse et description des ZNIEFF aux abords du projet répartition) et Calamagrostide des bois (montagnarde en aire disjointe) etc…
Distance au Présence de la Grenouille rousse et du Lézard des souches.
Dénomination Description succincte
projet ZNIEFF de type 1
ZNIEFF de type 2 Carrière de sable en exploitation. Sablière exploitée en front de taille, de petite
540015633
ZNIEFF II dont le cœur patrimonial est constitué d’une douzaine de noyaux Attenant surface, où nichent deux espèces d’oiseaux remarquables : le Guêpier d’Europe
« Le Logis »
disjoints (tous traités en ZNIEFF I), de surfaces très disparates, séparés par un et l’Hirondelle de rivages.
tissu assez fortement anthropisé, de nature urbaine ou agricole : au sud, chapelet Chênaie-charmaie et chênaie-frênaie de pente. Vallon ignoré des botanistes
de buttes de sables dolomitiques portant des pelouses sèches ; au nord et à jusqu’à la découverte de 3 taches de Lilium martagon en 1977 par JC.
l’ouest plateau argileux boisé (Forêt de Lussac) bordé sur sa lisière est de landes Thiaudière, alors étudiant en biologie habitant Lussac. L’inventaire se compléta
et de mares résultant d’une ancienne extraction meulière. Un étang mésotrophe ensuite lors des visites du 28 mai 1992 (pour un groupe de Lussacois, découverte
avec des îles boises flottantes, des escarpements rocheux calcaires ainsi que de Scilla bifolia), du 16 septembre 1998 (dans le cadre d’un projet de parc
quelques zones de bas-marais alcalins viennent compléter une mosaïque très 540004631 paléontologique du Conseil Général, Lussac étant célèbre par ses grottes
diversifiée. Au nord-ouest, la ZNIEFF II englobe également le lit mineur, en « Vallon de 200 m préhistoriques), du 8 mai 1999 (sortie SBCO, découverte de Stachys alpinus et
tresse, de la Vienne, sur un faible parcours où des îles ainsi délimitées sont Chantegros » d’un ensemble de fougères dont Cystopteris fragilis, première station de la
occupée par une forêt-galerie hébergeant plusieurs espèces végétales à Vienne à l’époque récente), et du 14 mai 2000 (sortie SBCO, taches de Lis de
540007649
tendance montagnarde en station « abyssale ». 11, 16, 25 et 15 pousses, dont environ 17 hampes, Scirpus silvaticus).
« Forêt et
1 km Grand intérêt phytocénotique et floristique des pelouses sèches sur calcaires La pression déjà due à la pratique occasionnelle du tout-terrain risque de prendre
pelouses de
sableux dolomitiques : présence de pelouses calcicoles xérophiles très originales une autre dimension si le projet de parcours paléontologique se concrétise : une
Lussac »
dans le contexte régional, hébergeant plusieurs espèces rares/menacées, voire canalisation rigoureuse du public serait alors condition impérative.
en station unique (présence de l’endémique française Arenaria controversa, de Etang méso-eutrophe à îles flottantes boisées, bordé de pelouses sèches sur
Spiraea hispanica proche de sa limite nord-occidentale, d’Alyssum montanum sables dolomitiques et escarpements. Site exceptionnel, sur le plan pittoresque,
dans son unique localité régionale, etc.). les boisements du plateau (divers faciès archéologique, historique et naturel : étang créé en 1492 sur le ruisseau de
de forêt caducifoliée), constituent un habitat essentiel pour plusieurs espèces l’Hermitage, bordé de coteaux et d’une falaise (à vue panoramique), autour du
menacées ; vers l’est, ils assurent la transition avec des surfaces significatives pont-levis de l’ancien château-fort. La grotte de la Marche a livré d’importants
de lande ligérienne à « brande » (Ulici minoris-Ericetum scopariae), ponctuée de vestiges préhistoriques de – 12000 ans, présentés au musée de Lussac. A l’est
mares oligotrophes hébergeant la Fougère menacée Pilularia globulifera et l’ancienne léproserie est une curiosité non datée. Ruisseau à résurgences
540004629
plusieurs autres plantes rares. Enfin, quelques bas-marais alcalins situés dans (Fontserein, la Roche) et pertes (Fontserein, la Marche).
« Etang de 1 km
les thalwegs de ruisseaux affluents du ruisseau des Grands Moulins se signalent Des îles boisées flottantes (à Alnus, Thelypteris, Carex paniculata, Cladium)
l’Hermitage »
par la présence d’orchidées rares. développées au fil du temps, 2 seulement ont été conservées lors de
l’aménagement de 1978, et la vase retirée du fond a été étalée sur le coteau
nord, à la demande du propriétaire, ensevelissant l’essentiel des pelouses
maigres dolomitiques à Arenaria controversa et Ranunculus gramineus au profit
d’une prairie mésophile à Poa, Bromus etc… enfermée d’une clôture. Quelques
plages du milieu d’origine y subsistent cependant.
Nidification du grèbe castagneux, espèce déterminante en Vienne.
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Distance au Distance au
Dénomination Description succincte Dénomination Description succincte
projet projet
Grotte naturelle. La grotte de Font Serin fut considérée par Brosset notamment Pelouses sèches et îlots boisés sur sables dolomitiques. Site célèbre sur sables
comme l’une des grottes à chiroptères les plus importantes de l’ouest de la dolomitiques, déjà connu de Delastre et Souché, qui n’a pas su y retrouver
France, ceci dans les années 50-60. Depuis, la cavité a subi des modifications cependant l’Alyssum montanum, régulièrement visité depuis, notamment en
thermiques, conséquences d’une ouverture supplémentaire créée par les 1927, même lacune mais le site indiqué comme « à l’est de Lussac »
spéléologues. correspondrait mieux à celui de l’Hermitage.
540014391
Terrain d’initiation privilégié des centres de loisirs, cette grotte souffre depuis trop Seule station régionale pour l’Alyssum, Arenaria controversa, Ranunculus
« Grotte de Font 1,2 km
longtemps de surfréquentation.la colonie de reproduction de chiroptères (Grand 540004626 gramineus, Carex humilis, Inula montana etc… communes à la plupart des autres
Serin »
Murin, Minioptère, Rhinolophe euryale, entre autres) a disparu et il ne subsiste « Coteau des 2 km sites sur sables dolomitiques. L’Ophrys sphegodes, tardif, haut de tige et à labelle
plus qu’une petite population hivernante. Seul le rétablissement du Grands Moulins » court a été décrit récemment sous le nom d’Ophrys argensonensis.
fonctionnement initial de la cavité (circulation de l’air) et l’interdiction durant Site fortement décapé depuis sa transformation en enclos de chasse en 1989,
plusieurs années des visites pourraient favoriser la recolonisation par les hampes de R. gramineus tondues méthodiquement, Inula montana raréfié,
chiroptères. L’aspect géomorphologique est par ailleurs très intéressant. Carduncellus et Micropus introuvables… seuls Arenaria controversa et Carex
Pré-bois calcicole et prairie marécageuse. Site naturel remarquable par la humilis profitaient des vides. Taches importantes d’Ajuga genevensis,
résurgence de Font-Serein, sa perte dans la grotte (à chauve-souris), la seconde récemment apparu.
résurgence de la Roche, le marais qui l’entoure et le magnifique pré-bois sur le Lilium martagon, au nord, victime du fouissage des sangliers.
plateau, à Buis et Helianthemum apenninum dominants, avec diverses Pelouse xérophile sur calcaires dolomitiques. Pelouse calcicole surpâturée
540004630
orchidées, dont Ophrys fusca, Carduncellus mitissimus, Bupleurum baldense, abritant des espèces protégées tant sur le plan national que sur le plan régional :
« Coteau de la
1,2 km Veronica prostrata. Dans le marais, Dactylorhiza incarnata, Coeloglossum viride, Sabline des chaumes, Renoncule à feuilles de graminée…
Roche et grotte de
Gymnadenia conopsea, Orchis laxiflora, Ophioglossum vulgatum, Valeriana 540120088 Actuellement, la parcelle est pâturée par des moutons, ce qui en assure la
Font Serin »
dioica. Curieusement, manque ici Arenaria controversa, présente dans les sites Pelouse du 2 km gestion ; mais un surpâturage, notamment au printemps, menace la reproduction
alentour, mais le calcaire est ici compact. Ribalon de beaucoup d’espèces végétales.
L’éventuelle conversion de la prairie sommitale éliminerait la station d’Ophrys Une exploitation des sables dolomitiques est toujours possible ; un sondage, en
fusca. limite de parcelle, est de mauvais augure. Un inventaire faunistique, notamment
Pré-bois de Chêne pubescent à Buis abondant, et petites clairières de pelouses. entomologique, devrait être entrepris.
Magnifique pré-bois en pente assez forte au sud, modérée à l’ouest et au nord, Pelouse aride sur calcaire, passant à la lande à Buis et Genévrier. Station isolée
sur sables dolomitiques, aux espèces caractéristiques : Arenaria controversa, de Sedum sediforme avec celle de la ZNIEFF 540004584 « Coteau de Torfou »,
endémique du sud-ouest connu seulement dans la Vienne, hors de ce secteur, à plus de 200 km de la limite nord de l’aire continue. Principales autres espèces :
540004628 à Château-Larcher, Ranunculus gramineus, seul secteur dans la Vienne. En Lactuca perennis, Carduncellus mitissimus, Cephalanthera longifolia, Fumana
540004632
« Coteau de la 1,3 km propre, ce coteau possède une touffe de Spiraea obovata, quelques pieds de procumbens.
« Coteau de 2,3 km
Barbotterie » Rhamnus alaternus, et une petite colonie de Silene conica, seule station Le site, visité les 5 avril 1977 et 25 juin 1995, très isolé et difficile d’accès, n’est
Bagneux »
régionale continentale avec celle de Laloeuf. pas soumis à des menaces évidentes. Il ne devait servir que de pâturage de
Site encore intact, à part l’amputation de la station de la station de Silene conica parcours, et le seul risque serait la fermeture du milieu, qui paraît toutefois difficile
par l’élargissement du virage en sifflet donnant accès aux jardins de la dans les parties les plus arides, au sol rudimentaire, où se tient précisément le
Barbotterie, vers 1983. Sedum.
Pelouses sèches sur sables dolomitiques. Cette ZNIEFF englobe les coteaux de Pelouses xérophiles sur calcaires dolomitiques. Pelouses calcicoles relictuelles
l’Arrault objets de la ZNIEFF 323 et leur extension à l’est de la D11, non abritant des espèces végétales protégées (protection nationale et régionale) :
prospectée alors (à cause d’un surpâturage ?), mais actuellement dans un état Sabline des chaumes, Anémone pulsatille, Renoncule à feuilles de graminée,
540120089
favorable à la flore caractéristique des sables dolomitiques de ce secteur : 2,5 km notamment.
« La Borlière »
Ranunculus gramineus, abondant sur le coteau ouest plus pentu, mais non revu Ces pelouses sont actuellement menacées par l’abandon du pâturage et par une
540004627 le 14 mai 2000, est plus rare à l’est de la D11, mais Arenaria controversa, Carex reconquête forestière naturelle. Des mises en culture ont séparé les trois îlots
« Coteau de 2 km humilis, Ajuga genevensis y abondent, dans les vides laissés par un tapis dense restants.
l’Arrault » de Teucrium chamaedrys ou Potentilla tabernaemontani. Les terriers de lapins Chênaie-charmaie de pente. Site connu au XIXème siècle pour Lilium martagon
de garenne criblent la partie basse, favorisant les espèces pionnières (Vulpia et Scilla bifolia, retrouvées au XXème. 65 pousses de Lis ont été comptées le 21
unilatéralis, Cerastium pumilum, Myosotis collina, Ajuga chamaepitys, Sherardia mars 2000, plus les germinations, sur une centaine de mètres en bas de coteau,
arvensis, mais aussi Arenaria controversa tandis que l’Ailanthe, à l’est du 540003509 dans les espaces entre les buis, la Scille étant dispersée sur toute la surface du
plateau, et la Saponaire, par tâches ici ou là, sont envahissants et demanderaient « Coteau des 2,5 km bois et débordant même dans le pré au nord (plusieurs milliers de pieds).
à être contrôlés (la prise en charge par le CREN est envisagée). Rosières » La densité de l’embroussaillement actuel en pied de coteau, au point d’interdire
l’accès par le bas pourrait compromettre la floraison du Lis dont la colonie est
ainsi intercalée entre le roncier et une population de buis suffisamment fournie
pour rendre difficile al progression sur la pente.
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Distance au Distance au
Dénomination Description succincte Dénomination Description succincte
projet projet
Chênaie sessiliflore passant à la chênaie-charmaie sur les pentes. Ensemble Bois de pente (chênaie-charmaie). Cette station de Lis martagon a été
remarquable, apparemment ignoré au XIXème siècle centré sur un réseau de découverte lors de l’étude d’impact du gisement des sables dolomitiques pour le
vallons où circulent des ruisseaux temporaires avec dolines et pertes alimentant SIDEM de Montmorillon en 1983. Elle consistait alors en un tapis sur l’essentiel
la source de Font Chrétien au bord de la D754 (principal réseau souterrain de la de la pente à sous-bois clair. Elle s’ajoute aux nombreuses autres stations de
540004622
Vienne). l’espèce centrées autour de Lussac dont elle était peut-être la plus importante.
« Bois des 3,2 km
Intérêt floristique concentré dans le vallon principal : Lilium martagon à St Hubert Le boisement a dû être exploité depuis, car il se présente actuellement comme
Chirons »
(mais aussi en bas du vallon et sur le versant dominant la D749), cette dernière un taillis en fourrés plus ou moins impénétrables, avec pour conséquence une
seule connue dès 1927, Scilla bifolia, Corydalis solida, Carex montana et Carex rupture de la colonie en plusieurs taches, la plus basse auprès du ruisseau, soit
umbrosa découvert et redécouvert respectivement le 4 avril 1998, tapis plus de 200 pieds dont 10% environ à hampe florifère.
considérables de Muguet. Sur le plateau, s’ajoutent sporadiquement Une importante colonie de Carex pendula a été découverte le long du ruisseau.
Calamgrostis argentea, Vicia cassubica, Hypochaeris maculata et, dans les Pelouses rases xérophiles sur sables dolomitiques. L’un des sites majeurs sur
mares des Grandes Brandes, anciennes fosses à meulière avec Pilularia sables dolomitiques, avec buttes-témoins de bancs calcaires ayant résisté à
globulifera. La colonie de Tanacetum corymbosum au bord de la D749 se l’érosion, sans doute connu au XIXème, mais non nommé, souvent visité depuis ;
maintient depuis sa découverte en 1927. 3 espèces protégées : Arenaria controversa, Ranunculus gramineus, Pulsatilla
Ensemble en situation écartée, peu fréquenté, en parfait état, mais victime depuis vulgaris, localisées dans la région, et que les sites de Sillards sont les seuls à
l’inventaire précédent de plusieurs défrichements en enclave ne concernant réunir. Nombreuses autres espèces remarquables : Ajuga genevensis,
540004620
heureusement que des secteurs d’intérêt secondaire, dont la mise en vente Bupleurum baldense, Carduncellus mitissimus, Hornungia petraea, Veronica
« Forêt de 3 km
actuelle offre au Conservatoire régional l’occasion de devenir partie prenante. prostrata, Ophrys fusca, Spiranthes spiralis, Anthericum ramosum.
Lussac » 540004624
Intérêt géomorphologique (karst) et paysager : coteau abrupt sur la D749, tapis La butte nord-est a été arasée de façon intempestive par un exploitant du
« Buttes de la
fleuri à St Hubert… 3,5 km gisement, peu après remise de l’étude d’impact, celle des Roches plantée de
Bastière et de la
Riche communauté de rapaces forestiers : Busard saint-Martin, Busard cendré, résineux, et un chemin d’exploitation aménagé en entaille au sud-ouest de la
Borlière »
Faucon hobereau, Bondrée apivore… 3ème butte, mais recolonisé depuis par une trentaine de Pulsatilles ! la flore
Riche cortège de passereaux forestiers et landicoles nicheurs, certains peu spécifique se maintient assez bien pour l’instant sur les marges escarpées, mais
répandus ou rares au niveau régional : Grosbec casse-noyaux, Fauvette pitchou, une gestion conservatoire doit être mise en place d’urgence, ce que devrait
Mésange huppée, Pouillot siffleur etc… permettre le statut Natura 2000.un drainage de la zone humide séparant la butte
Le site des Grandes Brandes compte plus de 500 excavations issues de des Roches des suivantes a éliminé le Dactylorhiza elata.
l’exploitation de la pierre meulière. Ces excavations se sont remplies d’eau Nidification d’espèces à affinités « steppiques », en très fort déclin au niveau
naturellement, ce qui en fait un site d’un grand intérêt batrachologiques puisque régional : Outarde canepetière, Œdicnème criard, Pipit rousseline, Traquet
ces mares sont des sites de prédilection pour la reproduction des amphibiens. motteux.
Ces mares sont entourées de landes humides et de zones boisées propices à Pelouse calcicole sur flanc de vallée en adret ; ancien parcours à moutons,
l’estivage des amphibiens. On peut observer 12 espèces d’amphibiens, dont 6 parsemé de rochers calcaires. Unique station pour la région de l’Orpin de Nice
inscrites sur la liste rouge régionale. Le Triton marbré, le Triton crêté (ainsi que 540004584 Sedum sediforme, en limite nord absolue. Présence également d’un cortège
leur hybride le Triton de Blasius) sont présents sur le site. En outre, 6 espèces « Coteau de 3,5 km d’espèces rares/menacées au niveau régional : Hélianthème à feuilles de saule
de reptiles y ont été observés. Torfou » (Helianthemum salicifolium), laitue pérenne (Lactuca perennis) etc…
Lit mineur, en tresse, de la Vienne, sur un faible parcours. Les îles ainsi Avec la déprise agricole, l’embroussaillement s’accélère et menace d’envahir
délimitées sont occupées par une forêt-galerie diversifiée selon l’élévation des toute la parcelle.
rives au-dessus du niveau d’étiage.
540004595 Quelques espèces végétales à tendance montagnarde sont trouvées ici.
« Îles de la Tour 3 km La vallée, orientée Nord-Sud, sert de couloir migratoire aux oiseaux. Les îles et
au Cognum » les rives servent de lieu d’alimentation et de repos pour les migrateurs.
Une populiculture extensive n’a pas altéré la végétation forestière originelle.
Un inventaire de la faune entomologique (notamment pour les insectes
aquatiques) devrait être entreprise.
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Distance au Distance au
Dénomination Description succincte Dénomination Description succincte
projet projet
Pelouses rases sur sables dolomitiques. L’un des sites importants sur sables Landes à bruyères relictuelles, actuellement fortement boisées depuis l’abandon
dolomitiques propres aux communes de Lussac et de Sillards, correspondant à des pratiques agricoles traditionnelles : écobuage et pâturage.
un promontoire à l’intérieur du confluent des ruisseaux d’Artiges et de Villeneuve, Des plantations d’essences en sylviculture ont altéré la végétation forestière
540003247
objet d’un Arrêté de Biotope en 1988, et faisant partie du site Natura 2000. naturelle. Un vaste enclos de chasse dénature l’ensemble.
« Bois de 6 km
Présence de 3 espèces protégées (Arenaria controversa, Ranunculus Malgré tout, ce site est important pour son avifaune nicheuse (rapaces), sa flore
l’Hospice »
gramineus, Pulsatilla vulgaris), les deux premières connues dans ce secteur au et sa population de cerfs qui continue à occuper le site.
XIXème, sans mention de ce site précis, et de nombreuses autres espèces peu En limite du site, près de l’étang de Beaufour (ZNIEFF 540003228), une colonie
courantes (Ajuga genevensis, Hornungia petraea, Bulpeurum baldense, de Héron cendré occupe une plantation de pins maritimes.
540004623 Carduncellus mitissimus, Veronica prostrata…). Quelques pieds de Silene Chênaie pubescente clairiérée (pelouses sèches), passant à une chênaie-
« Buttes de 3,8 km conica ont été vus en 1991 dans la partie est. Biotope à Œdicnème criard. charmaie en fond de vallée. ensemble remarquable découvert à l’occasion de la
Laloeuf » L’exploitation des sables dans la partie est a supprimé les petites buttes témoins pré-étude d’impact de la centrale de Civaux en 1980 : sur les hauteurs de Coupe-
et, peut-être, la station de Silene conica. La parcelle ouest, où sont les pulsatilles, Gorge, pelouses calcaires à Inula montana, Anthericum ramosum, Linum
en Arrêté de protection de biotope, subit une forte pression de pâturage bovin, a tenuifolium, chênaies pubescentes à Acer monspessulanum – proche de sa
été fertilisée par un épandage de fumier sur le plateau, et épais dépôt organique limite nord -, Cephalanthera rubra, Geranium sanguineum, boisements méso-
540004616
au pied. Un réseau de terriers de lapin de garenne occupe la partie intermédiaire hygrophiles sur les pentes moins ensoleillées, à Epipactis microphylla,
« Vallée de 6,5 km
où prolifère le Marrube. Quelques pulsatilles y survivent. La parcelle est, détenant Astragalus gllycyphyllos, et fond de vallon, près des Plaudes, à boisement frais
l’Aubineau »
Arenaria controversa, Ranunculus gramineus et peut-être encore Silene conica, à Lilium martagon et Nectaroscordum siculum, dont les 3 stations actuellement
gérée par le CREN, a été incluse dans la ZNIEFF, mais la parcelle ouest réclame connues en France tempérée sont dans la Vienne.
une prise de contrôle d’urgence. Milieux en général bien conservés, sauf le pré-bois du versant de la vallée du
Flanc de vallée orienté au nord-est et rive inondable. Puits, aux Coudrières, où un terrain de moto-cross a été aménagé à la fin des
Chênaie-charmaie de bas de pente et chênaie-frênaie des rives abritant un années 80, au mépris de la ZNIEFF, et le parcours occasionnel d’ovins venant
cortège de plantes hygro-sciaphiles. La présence de la Pivoine coralline, plante piétiner et brouter Lis martagon et Ail de Sicile.
540004582
à aire disjointe, fonde en grande partie la valeur de cette zone. De nombreuses Etang artificiel ceinturé par une roselière, une cariçaie et une saulaie. Placé au
« Coteau des 4,5 km
sources complètent l’ensemble. Un sentier de grande randonnée longe la rive de centre d’une plaine agricole (cultures, élevages bovin et ovin), en bordure d’une
Cordeliers »
la Vienne et menace la flore des rives. zone boisée et de landes, cet étang est très attractif pour les oiseaux migrateurs
Nidification du Grosbec casse-noyaux, passereau forestier localisé en région (hivernants ou de passage) qui trouvent là les conditions alimentaires
Poitou-Charentes. acceptables (oies, grues, canards, vanneaux, pluviers).
Pelouses xéro-thermophiles calcicoles. Nouvelle ZNIEFF, au bénéfice d’un Une roselière héberge encore une avifaune palustre intéressante malgré les
coteau déjà connu depuis 1980, mais dont l’intérêt est passé au premier plan ravages causés par ragondins sur les phragmites et malgré la progression de la
avec la découverte, en 1988, de 2 pieds d’Ophrys lutea, espèces 540003228 saulaie.
méditerranéennes à protection régionale dont la limite nord se situait jusqu’à « Etang de 7 km Un bois de pins riverain héberge une colonie de hérons cendrés.
présent dans le sud des Charentes. Ce fait est un exemple de plus de l’extension Beaufour » Malheureusement, cet étang a été clos pour les besoins d’un élevage extensif de
vers le nord de la flore méridionale, connue notamment chez les orchidées daims et une chasse intensive aux oiseaux d’eau y est pratiquée par le
(Ophrys fusca, Ophrys scopolax, Serapias lingua…) et à mettre en rapport avec propriétaire.
540120056
le réchauffement climatique. L’espèce, par ailleurs célèbre pour sa pollinisation La carpiculture a ravagé les herbiers aquatiques.
« Coteau du 5,5 km
obligatoire par un petit hyménoptère (« pseudocopulation »), est peu susceptible Présence d’une des 2 stations régionales connues de la Laîche filiforme (Carex
Peu »
de se maintenir en l’absence de l’insecte (non observé pour l’instant). filiformis). Groupements amphibies à Oseille maritime (Rumex maritimus), Scirpe
Le coteau est forte pente ouest, et sa flore diversifiée : Inula montana, Fumana ovale (Eleocharis ovata) etc… Eaux acides à Potamot hétérophylle
procumbens, Ophrys sphegodes, O. insectifera (et hybirdes), Aceras (Potamogeton gramineus) et Utriculaire citrine (Utricularia australis).
anthropophora, Anacamptis pyramidalis, les 2 Cephalanthera, les 2 Prairies naturelles à maillage bocager lâche, croissant sur sol pauvre et à
Helianthemum (et hybrides), et probablement des truffes. 540003256 engorgement hivernal important. Présence de plusieurs espèces nicheuses rares
La centrale nucléaire, au sud-ouest immédiat, en activité depuis 1999, pourrait « Brandes de la 7 km en Poitou-Charentes : Courlis cendré, Busard cendré. Site de halte migratoire
humidifier le coteau par son panache. Fourgonnière » pour les grues cendrées et les pluviers dorés. Site d’alimentation pour plusieurs
Dernières prairies silicoles proches de 2 étangs mésotrophes. Présence d’une rapaces peu communs : Busard cendré, Busard St Martin, Autour des palombes
maille bocagère encore assez fournie mais gravement menacée par
540014460 l’intensification des pratiques agricoles.
« Les Champs 6 km Zone de nidification de plusieurs espèces rares en Poitou-Charentes : Courlis
des Brandes » cendré, Fuligule milouin, Busard cendré, Grèbe huppé.
Zone d’alimentation pour plusieurs espèces de rapaces nicheurs dans les
environs : Busard St Martin par exemple.
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Distance au Distance au
Dénomination Description succincte Dénomination Description succincte
projet projet
Chênaie-charmaie, aulnaie ripariale. Zone agricole présentant une forte densité de mares issues de l’exploitation de
Section sauvage où la Grande Blourde traverse en torrent un chaos granitique la marne. Présence de nombreuses prairies pâturées et de haies (bocage).
bordé d’aconits, d’osmondes, d’Impatiente. Flore riche, avec de nombreuses Le site de Fontcoudreau abrite de nombreuses mares (>6/km²) situées au milieu
espèces rares ou caractéristiques : Euphorbia serrulata, Myosotis sylvatica, de prairies pâturées ou fauchées et entourées de haies ou de zones boisées,
540004633
Stachys alpina, Epilobium montanum, Adoxa moschatellina, Symphytum tous les éléments favorables à la présence d’une riche faune d’amphibiens : 12
« Basse vallée de 7 km
tuberosum, Lathraea clandestina… Site connu au XIXème siècle pour l’Aconit, espèces y ont été observées (dont 5 inscrites sur la liste rouge régionale).
la Blourde » 540120096
souvent visité depuis, en parfait état malgré un sentier de randonnée en aval du 8,5 km Parmi celles-ci, le Triton crêté, espèce inscrite à l’Annexe II de la Directive
« Fontcoudreau »
pont de Cliel. Le propriétaire actuel se montre tolérant et ouvert. Quelques habitats est particulièrement remarquable puisqu’il est présent sur la quasi-
espèces naturalisées. Une quinzaine de Serapias lingua sur le parking au bord totalité des mares, et parfois avec de fortes densités (plus de 10 individus sur
de la D11. des mares de quelques km²).
Landes relictuelles, fortement menacées par l’agriculture et certaines activités de On trouve également dans la zone bocagère de grosses populations de Rainette
loisirs (enclos de chasse). arboricole et de Crapaud calamite qui se reproduit au niveau des prairies et
540014444 Le cortège floristique des landes est encore en place et abrite des espèces à jachères inondées.
« La Pierre 7,2 km aires dispersée ou en limite d’aire. Niveau de sources avec micro-tourbière bombée.
Aiguise Couteau » Elles sont encore le lieu de reproduction de certaines espèces protégées, comme Niveau de sources diffuses, tourbeuses, abritant une végétation rare en plaine
le Busard cendré. Elles servent de zone de passage et d’échange pour le Cerf (Rhynchosporion) ainsi que des espèces très localisées en Poitou-Charentes :
élaphe. Grassette du Portugal, Linaigrette à feuilles étroites, Rhynchospore blanc etc.
Etang qui, malgré sa faible superficie, abrite une grande diversité d’habitats. En Une parcelle est complètement envahie par les aulnes et les saules, une autre
540004581
effet, les marges du plan d’eau sont soit colonisées par de grands hélophytes est comblée de gravats petit à petit, une autre a été partiellement creusée d’un
« Zone humide 9 km
(roseaux ou touradons de laîches), soit par un hallier de saules. étang ; toutes sont drainées sur leur côté aval.
des Mottes »
540003510 Le fort marnage de l’étang dégage en été de petites vasières et inonde en hiver Aucune espèce déterminante n’a été revue mais l’ouverture du milieu et un
« Etang de 7,5 km le bas des prairies voisines. étrépage de surface permettront, sans aucun doute de voir ces plantes annuelles
Clossac » Nidification d’espèces peu communes en région Poitou-Charentes, comme le rares réapparaître grâce à la banque de semences contenue dans le sol.
Grèbe huppé, le Phragmite des joncs ou le Courlis cendré. Présence de la Grenouille rousse.
Halte migratoire pour de nombreux échassiers (Grue cendrée ou limicoles). Un arrêt des dégradations en cours est urgent.
Site d’alimentation pour des rapaces nichant à proximité (Milan noir, busards…). Micro-tournière bombée. Niveau de source tourbeuse permettant le
Chênaie acidiphile (dont une grande partie est close) avec développement de développement d’une végétation rare en plaine (Rhynchosporion) : Drosera
quelques zones de landes sèches. Présence de 2 étangs artificiels et de zones rotundifolia, Eriophorum angustifolium, Rhynchospora alba etc.
540014458 plus humides (développement local de landes humides et de moliniaies). 540004580 La parcelle est actuellement complètement envahie par les saules et les aulnes.
« Bois de la 8 km Présence de plusieurs espèces nicheuses rares en Poitou-Charentes : Pic noir, « La Font de la 9 km Toutes les espèces déterminantes ont disparu. Cependant, une réouverture du
Bougrière » Busard St Martin, Bondrée apivore, Fauvette pitchou. Fièvre » milieu et un léger étrépage de la zone centrale de la parcelle permettra sans
Présence de plusieurs espèces de chauves-souris intéressantes, dont la aucun doute à toutes ces plantes annuelles de milieux tourbeux de réapparaître
Barbastelle. à partir de la banque de semences présente dans le sol.
Tourbière acide à sphaignes, dans une mare, elle-même inscrite dans un Présence de la Grenouille rousse.
lambeau relictuel de lande à bruyères, témoin de grands massifs défrichés. Landes à bruyères plus ou moins boisées, sur un relief de côte. Plantations de
540014464
Quatre mares oligotrophes complètent l’ensemble, dont une tourbeuse abritant résineux par taches.
« Tourbière du 8 km
la Linaigrette à feuilles étroites. Ces mares sont envahies par le Saule roux (Salix Nidification d’oiseaux rares au niveau régional : Circaète, Busard cendré, Busard
Pont »
atrocinerea) qui ferme complétement le milieu et empêche la flore aquatique St Martin, Fauvette pitchou, Locustelle tachetée. Cortège complet des oiseaux
héliophile de végéter. 540014453 de landes.
« Les Grandes La zone sert de corridor écologique pour le Cerf.
10 km
Brandes du Les landes abritent un cortège floristique devenu rare par les défrichements
Greffe » incessants : Anthericum liliago, Laserpitium latifolium etc.
Une carrière d’argile (Montmorillonite) en expansion menace toute la zone à long
terme.
Une décharge d’ordures ménagères en limite de zone menace le réseau
hydrographique.
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Distance au • Les documents de planification et projets de l’État, des collectivités territoriales et de leurs groupements, en
Dénomination Description succincte
projet matière d’aménagement de l’espace et d’urbanisme (PLU, SCOT, carte communale), qui prennent en compte
Lande relictuelle, fortement menacée par les défrichements incessants. les SRCE au niveau local.
Cette lande abrite une population conséquente d’Avoine de Thore
540003230 (Pseudarrhenatherum longifolium), proche ici de sa limite nord-est de répartition.
« Le Fay »
11 km
Un enclos de chasse englobe la moitié de la zone.
1.3.2. Schéma Régional de Cohérence Ecologique (SRCE)
Cette lande se boise rapidement par abandon des pratiques traditionnelles : Poitou-Charentes
écobuage et pâturage.
Micro-tourbière topogène. Flanc de vallon présentant un niveau de sources
A l’échelle régionale, l’article L.371-3 du code de l’environnement prévoit l’élaboration de schémas régionaux de
tourbeuses et diffuses permettant le développement d’une végétation très rare et
cohérence écologiques (SRCE). L’élaboration du SRCE est encadré par le décret relatif à la trame verte et bleue portant
très ponctuelle en plaine (Rhynchosporion).
adoption des orientations nationales pour la préservation et la remise en bon état des continuités écologiques. Il donne
Le ruisseau émissaire a été calibré asséchant une partie du site et favorisant de
un cadre régional de mise en œuvre de la Trame Verte et Bleue.
540003233 ce fait une végétation ligneuse sans valeur. Un fossé a éventré la zone tourbeuse
« Les Vieilles 11,5 km principale.
Le SRCE constitue un document de connaissance sur les continuités écologiques et a pour objectif de faciliter la prise
Vignes » Cette ZNIEFF a été délibérément saccagée ; cependant, presque toutes les
en compte de la biodiversité dans les plans, programmes et projets en adéquation avec les enjeux et les orientations
espèces déterminantes sont encore présentes. Une restauration écologique est
régionales énoncées. Le SRCE Poitou-Charentes a été adopté par arrêté préfectoral de Madame la Préfète de Région
toujours possible.
le 3 novembre 2015.
Présence de trois espèces d’Odonates rares/menacées en Poitou-Charentes :
Cordulegaster boltonii, Coenagrion mercuriale et Orthetrum caerulescens.
La région Poitou-Charentes se caractérise par une grande diversité de paysages, associée à des habitats variés
Chênaie-charmaie sur flanc abrupt de vallée, avec pointements rocheux et grotte.
accueillant une richesse faunistique et floristique remarquable. Entre îles et continent, élevage et grandes cultures,
540004586 Bois de ravin au-dessus de la Gartempe, abritant une flore sciaphile sub-
bocages et plaines ouvertes, vallées et plateaux, Poitou-Charentes est une terre de contrastes, qu’il est essentiel de
« Rocher 11,5 km montagnarde avec, notamment, la présence du Lis martagon.
préserver. La diversité des productions agricoles notamment participe grandement à la spécificité paysagère du
Bibocher » La présence de falaises calcaires percées de quelques grottes augmente l’intérêt
territoire. Toutefois, une forte tendance à l’homogénéisation et à l’intensification des productions agricoles est
du site.
actuellement constatée avec notamment le recul de l’élevage extensif, menaçant ainsi cette diversité, propre à la région.
Réparti sur sept bassins versants principaux, le réseau hydrographique du territoire picto-charentais est très dense et
présente une longueur cumulée de 7260 km de cours d’eau, 17074 km avec le petit chevelu, les têtes de bassins et
1.3. Continuités écologiques les ruisseaux. La région se caractérise également par la présence de marais littoraux. Cette particularité confère à la
région une responsabilité concernant la préservation des zones humides. De par sa géologie, sous-sol majoritairement
karstique et fracturé des massifs cristallins, la région est confrontée à un déficit structurel de ressources en eau tant
1.3.1. La Trame Verte et bleue souterraines que superficielles.
La région Poitou-Charentes accueille une faune variée. Les vertébrés comptent des mammifères emblématiques, tels
La Trame Verte et Bleue (TVB) codifiée dans le code de l’urbanisme (art. L110 et suivants et L121 et suivants) et dans
que le Vison d’Europe, la Loutre d’Europe ou le Grand rhinolophe, pour lesquels la région possède une responsabilité
le code de l’environnement (art.et L371 et suivants), trouve son origine dans :
particulière vis-à-vis de leur conservation. Les oiseaux, notamment les oiseaux d’eau, sont bien représentés, sur le
littoral ou dans les marais, tandis que l’Outarde canepetière est présente en plaines ouvertes. De nombreux poissons
- La loi du 3 août 2009 relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement (Grenelle 1), qui instaure
protégés au niveau national sont présents dans les cours d’eau et sur la façade littorale, l’Anguille européenne et
dans le droit français la création de la trame verte et bleue,
l’Esturgeon européen par exemple. La région est également remarquable pour sa population de reptiles : la Cistude
- La loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’Environnement (Grenelle 2) qui précise ce projet,
d’Europe est encore bien présente dans la région. Enfin, les amphibiens représentent un enjeu de préservation à
notamment les modalités d’élaboration et le contenu des Schémas Régionaux de Cohérence Ecologique
travers des espèces menacées telles que le triton crêté, le Crapaud calamite ou encore le Sonneur à ventre jaune. Les
(SRCE), parmi un ensemble de mesures destinées à préserver la biodiversité.
invertébrés comprennent les mollusques d’eau douce (Grande mulette) ou marine, les crustacées, dont l’Ecrevisse à
pattes blanches, les arachnides et les insectes. La région accueille une grande part des populations de Lest à grands
La TVB est un outil d’aménagement du territoire qui vise à (re)constituer un réseau écologique cohérent, à l’échelle du
stigmas et d’Œdipode des salines. Côté flore, elle est remarquable par sa diversité : on trouve en Poitou-Charentes
territoire national, pour permettre aux espèces animales et végétales, de circuler, de s’alimenter, de se reproduire, de
des espèces méditerranéennes (Ciste de Montpellier), montagnardes (Lis martagon) ou encore boréales (Iris de
se reposer. Elle a pour objectif « d’enrayer la perte de biodiversité en participant à la préservation, à la gestion et à la
Sibérie). Près d’un tiers des espèces floristiques sont menacées, mais la région possède encore de belles populations
remise en état des milieux nécessaires aux continuités écologiques, tout en prenant en compte les activités humaines,
de fleurs rares à l’échelle nationale : Renoncule à feuilles d’ophioglosse, Euphraise de Jaubert, Littorelle des étangs.
et notamment agricole en milieu rural » (art. L371-1 du Code de l’Environnement).
Une partie importante du territoire héberge des espaces reconnus pour leur biodiversité. Ces espaces bénéficient de
statuts juridiques différents (ZNIEFF, Réserve naturelle, Natura 2000, Arrêté de biotope, etc.).
La TVB s’articule sur 3 niveaux :
• Des orientations nationales adoptées par décret en Conseil d’État consécutivement aux lois Grenelle I et II ;
• Des Schémas Régionaux de Cohérence Ecologique (SRCE) élaborés conjointement par la Région et l’État, en
concertation avec l’ensemble des acteurs locaux et soumis à enquête publique. Ces schémas respectent les
orientations nationales et identifient la Trame Verte et Bleue à l’échelle régionale ;
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La région Poitou-Charentes est une région dynamique, et les activités qui s’y développent ont potentiellement des
1.3.3.2 Sous-trames
impacts sur la biodiversité et les milieux naturels. Ce constat met en évidence l’importance d’identifier les réseaux
La cartographie globale des réseaux écologiques doit résumer en quelques planches le fonctionnement des
écologiques. Leur préservation permettra en outre de répondre aux enjeux actuels et futurs de développement
populations de centaines d’espèces animales et végétales, dépendant de milieux différents et disposant de capacités
économique, dans un contexte où le changement climatique pourrait entrainer des évolutions conséquentes sur le
de déplacement très variées. Une cartographie globale des réseaux écologiques à l’échelle régionale ne peut être
territoire régional. L’artificialisation du territoire est une problématique importante en Poitou-Charentes. L’urbanisation
fondée sur la connaissance du terrain, le degré de précision de celle-ci étant très hétérogène selon les territoires et
s’étend aux dépens des terres agricoles et les axes ferroviaires et routiers qui quadrillent la région peuvent entraîner
selon les espèces considérées. Dans ces conditions, il est nécessaire de simplifier la réalité, en considérant que les
une mortalité importante de la faune. Les dispositifs de passage à faune et les dépendances vertes, qui contribuent à
espèces utilisant un même type de milieu (forêts, prairies…) vivent globalement dans les mêmes réservoirs de
réduire l’impact des infrastructure linéaires de transport sur la biodiversité, restent encore à développer.
populations et utilisent les mêmes corridors pour leurs déplacements et donc leurs échanges. Chaque région travaille
donc selon la méthode la plus adaptée aux spécificités de son territoire pour élaborer son SRCE.
Il est important de garder à l’esprit que le SRCE est élaboré à une échelle régionale et doit rester homogène à cette
échelle. Il n’a pas vocation à recenser tous les corridors potentiels présents dans la région, mais à identifier ceux qui
Sur un territoire donné, une sous-trame représente l’ensemble des espaces composés par un même type de milieu et
présentent un enjeu majeur à l’échelle régionale. Ainsi, certaines propositions n’ont pu être intégrées à cette échelle
le réseau que constituent ces espaces plus ou moins connectés. Ils sont composés de réservoirs de biodiversité, de
de travail, sans que leur fondement ne soit remis en cause. Ces informations auront notamment toute leur importance
corridors et autres espaces fréquentés régulièrement par les espèces typiques des espaces considérés.
pour les déclinaisons infrarégionales de la trame verte et bleue.
En Poitou-Charentes, cinq sous-trames ont été retenues afin de mieux identifier le réseau écologique régional. Elles
1.3.3. Réservoirs de biodiversité, sous-trames et corridors sont représentatives des entités paysagères régionales et se rattachent aux grandes continuités nationales. Elles ont
été définies sur la base du diagnostic régional, et avec l’aide des acteurs du territoire réunis en séminaire régional en
écologiques de la verte et bleue de la région Poitou-Charentes septembre 2011 :
1.3.3.1 Réservoirs de biodiversité - Milieux aquatiques : cours d’eau, zones humides, milieux littoraux ;
Les réservoirs de biodiversité sont des espaces dans lesquels la biodiversité est la plus riche ou la mieux représentée, - Systèmes bocagers : réseaux de haies, mares, arbres isolés, landes, prairies, boqueteaux ;
où les espèces peuvent effectuer tout ou partie de leur cycle de vie et où les habitats naturels peuvent assurer leur - Forêts et landes : forêts de feuillus, forêts de conifères, forêts mixtes… ;
fonctionnement en ayant notamment une taille suffisante, qui abritent des noyaux de populations d’espèces à partir - Plaines ouvertes : zones cultivées, prairies, éléments du maillage bocager… ;
desquels les individus se dispersent ou qui sont susceptibles de permettre l’accueil de nouvelles populations d’espèces - Pelouses sèches calcicoles : milieux ouverts thermophiles.
(article R371-19 du code l’environnent).
1.3.3.3 Corridors écologiques
Le guide méthodologique des « orientations nationales pour la préservation et la remise en bon état des continuités
Après identification des réservoirs de biodiversité, les corridors écologiques, couloirs empruntés par la faune et la flore
écologiques » demande l’intégration automatique aux réservoirs de biodiversité les espaces déjà protégés tels que :
pour se déplacer entre les réservoirs, doivent être mis en évidence.
En fonction des sous-trames, les corridors ont été obtenus de différentes manières :
- Les cœurs de parcs nationaux ;
- Les réserves naturelles nationales ou régionales ; • Par la modélisation cartographique pour les sous-trames « Forêts et landes » et « Systèmes bocagers » ;
- Les arrêtés préfectoraux de protection de Biotope (APPB) • Par la prise en compte des inventaires naturalistes pour la sous-trame « Pelouses sèches calcicoles » ;
• Par la prise en compte des cours d’eau dans leur intégralité pour la sous-trame « Milieux aquatiques ».
Basée sur l’analyse de l’occupation du sol et complétée par la prise en compte de la localisation des espèces, la Finalement, trois types de corridors ont été représentés en Poitou-Charentes :
méthodologie mise en œuvre pour identifier les réservoirs de biodiversité à l’échelle de la région Poitou-Charentes vise
• Corridors linéaires, obtenus par la méthode du chemin de moindre coût, qui relient des groupes de réservoirs
l’identification objective, homogène et standardisée du réseau écologique du territoire. de biodiversité entre eux. Ce travail fait notamment ressortir des corridors à l’échelle de représentation
régionale ;
La méthode mise en œuvre s’articule en 4 étapes principales, différentes selon les sous-trames : • Zones de corridors diffus, qui sont les zones favorables au déplacement des espèces entre réservoirs de
biodiversité. Ce travail permet de faire ressortir les zones potentielles de corridors à l’échelle de l’Atlas au 1/
• Identification des territoires de plus fortes potentialités : selon les sous-trames, cela se fait à partir de 100000 ;
l’occupation des sols, ou bien des pré-localisations disponibles ou réalisées spécifiquement pour le SRCE ; • Corridors en pas japonais, qui ne concernent que la sous-trame « Pelouses sèches calcicoles ».
• Qualification des objets cartographiques repérés à l’étape précédente en prenant en compte d’autres Les corridors diffus et les chemins de moindre coût sont « multi-trames » et ont été déterminés à partir de carte de
informations : données naturalistes faune flore, zonages ou inventaires réglementaires, etc. Ces données ont frictions, modélisant les potentiels de déplacement des espèces, établis pour les sous-trames 3forêt et Landes » et
ensuite permis de hiérarchiser les territoires précédents à l’aide d’une analyse multicritères ; « Systèmes bocagers ». Ces cartes ont été enrichies par la prise en compte des secteurs humides les plus favorables,
• Présentation des réservoirs de biodiversité pré-identifiés ainsi obtenus et discussions en groupe de issus de l’analyse multicritères menée dans le cadre du SRCE (à partir des pré-localisations des SDAGE). Les corridors
travail, permettant ainsi d’ajuster les résultats obtenus au regard de la connaissance des partenaires identifiés s’affranchissent donc de la notion de sous-trame.
régionaux ;
• Travaux complémentaires : vérification de la bonne prise en compte des zonages et inventaires obligatoires
aux termes de la loi Grenelle et ajustement si nécessaire. Ajustement des contours de chaque réservoir pour
assurer la cohérence avec le rendu au 1/100 000e, affectation de nom, et constitution d’une base de données
SIG.
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L’analyse des continuités écologiques au niveau de l’aire d’étude confirme la richesses biologique et écologique du
secteur, en termes de qualité de milieu pour l’accueil des espèces d’une part, et de possibilité d’échanges et de
1.3.4. Continuité écologique au niveau de l’aire d’étude déplacements des individus entre ces divers milieux d’autres part.
L’extrait de la cartographie du SRCE Poitou-Charentes au niveau du secteur de Lussac-Les-Châteaux permet
d’apprécier les enjeux relatifs aux composantes de la TVB.
1.3.5. Synthèse des enjeux liés aux continuités écologiques
A l’échelle régionale, la zone d’étude du projet de déviation intercepte plusieurs éléments fonctionnels constitutifs de
la TVB : Les enjeux relatifs aux continuités écologiques concernent principalement les corridors de déplacement d’importance
régionale identifiés au niveau de la zone d’étude. Les continuités terrestres correspondent essentiellement à la trame
• Des corridors écologiques d’importance régionale qu’il convient de préserver ou de renforcer : 2 axes des milieux boisés. Un corridor d’importance régionale relie la Forêt de Lussac à la Forêt de Gouex en passant par la
majeurs de déplacement des espèces sont entravés par le projet :
o La vallée de la Vienne constitue un important corridor écologique du compartiment aquatique mais vallée du Goberté et le Bois des Renaudières d’une part, ainsi que par le Bois de Chênet. Les continuités aquatiques
également un couloir aérien pour l’avifaune migratrice et les chiroptères en transit ; d’importance régionale sont représentées par la Vienne. Ce corridor est utilisé par la faune aquatique (poissons,
o La vallée du Goberté, associée aux bois de Chênet et des Renaudières représente, d’après le SRCE, mammifères semi-aquatiques) mais également par la faune terrestre volante (oiseaux, chauves-souris).
une vallée humide au sein d’une zone de corridor diffus pour les espèces terrestres. Un corridor Les enjeux associés aux continuités écologiques locales concernent le plateau de Johanisberg assurant la liaison entre
écologique est représenté ici et correspond à un axe majeur de déplacement de la grande faune (Cerf le Bois de Chênet et le Bois des Renaudières et constituant parallèlement un noyau de biodiversité des systèmes
élaphe). Il assure notamment la connexion entre la forêt de Lussac au nord et la forêt de Gouex au bocagers (haies, mares, fossés…). Le secteur des carrières et l’organisation spatiale des milieux, articulés en 3 sites
sud ;
(carrière de Mazerolles, ancienne carrière CMGO, sablière de Gouex) gravitant autour d’un noyau central (carrières
o Dans une moindre mesure et de façon un peu isolé, le secteur des carrières est identifié comme un
corridor de pelouses sèches calcicoles (en pas japonais). Irribaren) constituent à la fois un noyau de biodiversité majeur et un corridor écologique à l’échelle locale.
Ces composantes fonctionnelles de la trame verte et bleue sont des éléments de continuités écologiques qu’il convient
• Des réservoirs de biodiversité d’importance régionale à préserver : 1 sous-trame concernée : de préserver.
o L’est de la zone d’étude recoupe un réservoir de biodiversité d’importance régionale des systèmes
bocagers. Il s’agit du Plateau et du vallon des Ages qui débute sur la commune de Lussac-les-
Châteaux puis qui s’étend vers Persac et Sillars ;
o Dans une bien moindre mesure, l’échelle régionale de restitution du SRCE Poitou-Charentes permet
également de distinguer un petit réservoir de biodiversité des forêts et des landes, sur la commune de
Mazerolles.
Plusieurs éléments représentant un risque de fragmentation pour ces continuités sont identifiés. Il s’agit, pour la trame
bleue, d’obstacles à l’écoulement, principalement relevés sur le Goberté et la Vienne (seuils, moulins, écluses…). La
continuité biologique de la Vienne dans sa traversée de l’urbanisation Lussacoise reste fragile.
Enfin, concernant la trame verte, une zone de conflit potentiel est identifiée sur la RN147 à l’ouest de la commune, à
l’intersection avec le corridor écologique régionale représenté par la vallée du Goberté.
Une approche plus centrée à l’échelle de l’aire d’étude permet d’affiner l’analyse de ces composantes des continuités
écologiques et leur fonctionnalité. Il en ressort que la zone d‘étude se compose de nombreux réservoirs de biodiversité
locaux joints entre eux par des corridors écologiques locaux :
• Les réservoirs de biodiversité d’importance locale sont représentés en premier lieu par les boisements de
l’aire d’étude (Bois de Chênet, Bois des Renaudières, Bois Ragot, Coteau de la Vienne et vallée des Ages).
Chacun de ces ensembles boisés représente un véritable noyau de biodiversité (avifaune, chiroptères,
mammifères, amphibiens, insectes…). De plus, les milieux ouverts pionniers et steppiques du secteur des
carrières constitue un important réservoir à l’échelle locale (avifaune, amphibiens, insectes, mammifères…).
En outre, les cours d’eau représentent également un noyau de biodiversité pour la faune aquatique (poissons,
mammifères semi-aquatiques, odonates…) ;
• Les corridors écologiques d’importance locale permettent d’interconnecter ces espaces « source » de
biodiversité par l’intermédiaire de différents éléments paysagers supports des déplacements de la petite faune.
En effet, le réseau de haies, de fossés, et de bandes enherbées du plateau de Johanisberg est empruntés par
les amphibiens, les petits mammifères, les reptiles, les oiseaux et les insectes pour rejoindre les abords du
Bois de Chênet et ceux du Bois des Renaudières. A noter que, selon le groupe taxonomique considéré, ces
corridors peuvent jouer simultanément le rôle de réservoir (amphibiens, insectes, reptiles…). La carrière
traversée par la future déviation est le point central d’un réseau de plusieurs entités interconnectées fournissant
des milieux favorables à l’accueil de populations reproductrices (avifaune, amphibiens, insectes, mammifères).
Ces entités sont composées de la carrière de Mazerolles, de l’ancienne carrière CMGO et de la sablière de
Gouex. Les connexions entre chaque site sont plutôt diffuses et s’appuient sur des fragments discontinus de Insertion du projet au sein des composantes de la Trame Verte et Bleue
haies relictuelles, de chemins agricoles et de cultures. Enfin, en rive droite de la Vienne, le coteau boisé et la
vallée des Ages forment un continuum boisé permettant de desservir la Vienne (avifaune, chiroptères,
mammifères).
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1.4. Description de l’état initial de la faune et de la flore
1.4.1. Habitats naturels
L’aire d’étude présente une grande variété de milieux. Elle comprend des milieux naturels aquatiques et humides, des milieux agricoles ouverts à semi-ouverts, des milieux herbacés, des milieux boisés de différentes natures et structures, ainsi
que des milieux anthropiques. En effet, la zone d’étude se caractérise par une alternance marquée entre plateaux agricoles et vallées boisées. La traversée de la zone d‘étude par quatre cours d’eau confère un intérêt certain à la mosaïque
d’habitats en présence. L’ensemble des habitats naturels identifiés est repris dans le tableau ci-dessous.
La cartographie des habitats est présentée au sein Volet G Atlas cartographique Chapitre II.14 à 18.
Liste des habitats naturels identifiés dans la zone d'étude
Rareté Enjeu
Type Dénomination Code EUNIS Intitulé EUNIS
régionale* écologique
Mares forestières C1.21 Mares mésotrophes permanentes Ø Faible
Tapis de Nénuphar C1.2411 Tapis de Nénuphar AR Faible
Mares bocagères C1.33 Végétations enracinées des plans d’eau eutrophes AR Faible
Mares temporaires C1.6 Mares temporaires Ø Faible
Eaux courantes eutrophes C2.34 Végétations eutrophes des cours d’eau à débit lent AR Faible
Milieux aquatiques et humides
Ceintures d’hélophytes C3.24 Communautés de moyenne-haute taille bordant l’eau AR Faible
Prairies humides oligotrophes E3.5 Prairies oligotrophes humides ou mouilleuses AR Faible
Saulaies pionnières à Salix alba G1.111 Saulaies à Salix alba médio européennes Ø Faible
Aulnaies-frênaies rivulaires G1.21 Forêts riveraines à Fraxinuns et Alnus, sur sols inondables C Faible
Aulnaies marécageuses G1.41 Aulnaies marécageuses ne se trouvant pas sur tourbe acide TR Modéré
Prairies calcicoles E1.26 Pelouses semi-sèches calcaires subatlantiques AR Faible
Communautés d’espèces rudérales des sites industriels extractifs récemment Faible
Communautés d’annuelles et pluriannuelles sur sables E5.14 C
abandonnés
Pâtures mésophiles E2.11 Pâturage ininterrompus AR Faible
Milieux ouverts Prairies mésophiles de fauche E2.22 Prairies de fauche planitiaires subatlantiques AR Faible
Ourlets forestiers thermophiles E5.22 Ourlets mésophiles TR Modéré
Vignes FB.41 Vignobles traditionnels AR Faible
Cultures I1.1 Monocultures intensives C Faible
Friches I1.53 Jachères non inondées avec communautés annuelles ou vivaces C Faible
Fourrés mésophiles F3.11 Fourrés médio-européens sur sols riches C Faible
Fourrés pionniers F3.14 Fourrés tempérés à Cytisius scoparius C Faible
Landes mésophiles à Erica scoparia F4.23 Landes atlantiques à Erica et Ulex AR Faible
Haies FA Haies C Faible
Chênaies sessiliflores G1.87 Chênaies acidophiles médio-européennes AR Faible
Milieux semi-ouverts et forestiers
Boisements sur sols eutrophes à mésotrophes à Quercus, Fraxinus et Carpinus Faible
Chênaies-charmaies G1.A1 AR
betulus
Alignements d’arbres et haies ornementales G5.1 Alignements d’arbres Ø Faible
Bosquets G5.2 Petits bois anthropiques de feuillus caducifoliés C Faible
Recolonisation forestière G5.6 Stade initiaux et régénération des forêts naturelles et semi-naturelles C Faible
Jardins potagers privés I2.22 Jardins potagers de subsistance Ø Faible
Milieux anthropiques et artificiels Tissu urbain et voies de communication J1 x J4 Bâtiments des villes et des villages x Réseau de transport Ø Faible
Bassin de gestion des eaux J5.3 Eaux stagnantes très artificielles non salées Ø Faible
*Guide des habitats naturels du Poitou-Charentes : C : commun / AR : assez rare à assez commun / TR : très rare à assez rare / Ø : non applicable
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1.4.1.1 Habitats naturels et cortège floristique des formations aquatiques et Les communautés végétales amphibies associées
correspondent à des espèces annuelles pionnières et
humides éphémères des berges périodiquement inondées, notamment la
Renouée persicaire Persicaria maculosa, qui se développent de
C1.21 Mares forestières Statut régional : Ø façon éparse pendant la phase d’asséchement. On y observe
Plusieurs mares forestières sont présentes au sein des boisements inclus dans l’aire d’étude. C’est notamment le également la reprise de ligneux tels que le Saule blanc Salix
cas dans le Bois de Chenet, ainsi que dans le Bois des Renaudières à proximité de la clairière en « U », sur la alba, le Saule roux Salix atrocinerea et ou encore de Peuplier
commune de Mazerolles. noir Populus nigra.
Il s’agit de mares qui s’assèchent en période estivale, compte La valeur intrinsèque de l’habitat floristique est faible. Cet
tenu de leur situation plutôt en haut de plateau et l’origine de habitat pionnier représente le milieu de prédilection de plusieurs
leur alimentation en eau (ruissellement, précipitations). amphibiens pour y effectuer leur reproduction, notamment le
En contexte boisé, la surface de l’eau se trouve Crapaud calamite Bufo calamita et l’Alyte accoucheur Alytes obstetricans. En outre, ces masses d’eau constituent
majoritairement à l’abri des rayonnements solaires (entourée des abreuvoirs (temporaires) pour la faune terrestre et volante.
d’une strate arborescente développée) et la végétation
aquatique est de ce fait peu abondante. L’absence de C1.2411 Tapis de Nénuphar Statut régional : Assez rare
végétation aquatique engendre une faible concentration en Cet habitat est identifié dans plusieurs secteurs au sein de la zone d’étude. Il s’établit sur les eaux faiblement
oxygène, ce qui a pour conséquence de limiter les processus courantes des marécages du Goberté, sur l’étang de loisir du vallon des Ages ainsi que ponctuellement sur les faciès
de dégradation des feuilles et autres débris végétaux qui d’écoulement les plus lenthiques de la Vienne.
s’accumulent au fond de la mare et contribuent à son La physionomie de cet habitat correspond à une formation plus
atterrissement progressif. Quelques Saules roux Salix ou moins dense constituée par une espèce typique de plante
atrocinerea et pieds de Jonc aggloméré Juncus conglomeratus composent la végétation de ceinture. En outre, la aquatique fixée sur le fond de façon permanente ou temporaire,
forte fréquentation des mares par le grand gibier (Cerfs, chevreuil, sangliers) et le piétinement associé limite le totalement ou partiellement étalée en surface. Il s’agit de
développement de la flore aquatique. Toutefois, une espèce végétale aquatique est observée : la Renoncule à formations souvent très recouvrante de Nénuphar blanc
feuilles capillaires Ranunculus trichophyllus. Nymphea alba et/ou de Nénuphar jaune Nuphar lutea colonisant
La valeur intrinsèque de l’habitat floristique est faible. L’intérêt écologique des mares forestières réside dans le fait les zones les plus profondes des étangs et des rivières à débit
qu’elles abritent des communautés benthiques animales et algales relativement riches, qu’elles constituent un lieu lent et affectionnant les milieux ouverts.
de reproduction pour plusieurs espèces d’amphibiens (Triton palmé, Salamandre tachetée et Grenouille agile) et Le Nénuphar blanc Nymphea alba fréquente préférentiellement
jouent le rôle d’abreuvoir pour l’ensemble de la faune forestière. les eaux de la Vienne tandis que le Nénuphar jaune Nuphar
lutea, supportant une eutrophisation périodique plus importante,
C1.33 Mares bocagères Statut régional : Assez rare se développe dans les marécages du Goberté.
Une mare bocagère est présente au sein de l’aire d’étude sur le plateau de Johanisberg, sur la commune de La valeur intrinsèque de l’habitat floristique est faible. Outre le fait qu’il peut potentiellement abriter des espèces
Mazerolles à l’ouest de l’aire d’étude. Elle est localisée au sein d’une haie délimitant une parcelle cultivée et une végétales protégées, la valeur patrimoniale de l’habitat est très élevée puisqu’il joue un rôle fondamental dans
prairie pâturée. l’écosystème des eaux calmes en participant activement au maintien de la biodiversité des milieux aquatiques en
Creusées autrefois pour stocker l’eau de pluie et servir de fournissant cache et refuge.
point d’abreuvement aux animaux, les mares bocagères sont
les témoins d’une vie passée dans les campagnes. Il s’agit ici
d’une mare eutrophe permanente dont la strate ligneuse est
représentée par le Saule roux Salix atrocinerea, tandis que
les hélophytes de bordures sont représentés par le Jonc
glauque Juncus inflexus, le Jonc diffus Juncus effusus ou
encore le Lycope d’Europe Lycopus europaeus. La
végétation aquatique, rattachable à l’alliance du Potamion
lucentis, y est dominée par la Glycérie flottante Glyceria
fluitans. Une roselière à Massettes Typha latifolia occupe
également une partie de la mare.
La valeur intrinsèque de l’habitat floristique est faible. Cette mare de bocage joue un rôle d’abreuvoir et constitue un
site de reproduction pour plusieurs espèces d’amphibiens, notamment le Pélodyte ponctué Pelodytes punctatus et
le Triton marbré Triturus marmoratus.
C1.6 Pièces d’eau temporaires Statut régional : Ø
Les mares temporaires au sein de l’aire d’étude sont liées à l’activité d’exploitation des carrières. Elles se
développent sur des sols tassés qui retiennent l’eau temporairement.
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C2.34 Eaux courantes eutrophes Statut régional : Assez rare vulgaire Filipendula vulgaris, la Gesse de Nissole Lathyrus nissolia, le Gaillet grateron Galium aparine ou encore la
Ce milieu, correspondant au cours de la Vienne, est conditionnée par plusieurs facteurs abiotiques et la végétation Vesce hirsute Ervilia hirsuta.
se distribue notamment en fonction du courant, des conditions de trophie et d’acidité des eaux. On notera qu’une station de Simethis à feuilles planes Simethis mattiazzii, indicatrice des milieux pauvres en
La communauté végétale en présence est rattachable au nutriments et déterminante de ZNIEFF en Poitou-Charentes, est installée dans la chênaie claire acidiphile du bois
Nymphaeion albae. Il s’agit d’une végétation eutrophe des cours des Renaudières à moins de 300 m à vol d’oiseau de la prairie.
d’eau à débit lent notamment représentée par le Potamot luisant La valeur intrinsèque de l’habitat floristique est faible.
Potamogeton lucens, le Potamot à feuilles crépues Potamogeton
crispus, le Myriophylle en épi Myriophyllum spicatum ou encore le G1.111 Saulaie arbustives à Salix alba Statut régional : Ø
Nénuphar blanc Nymphea alba. On retrouve cet habitat au niveau des carrières où il se développe dans les fosses récupératrices des boues de
On y retrouve également des espèces exotiques envahissantes telles rinçage des matériaux d’extraction.
que la Jussie à grandes fleurs Ludwigia grandiflora et l’Elodée de Le régime hydrique de ce milieu particulièrement irrégulier, et son
Nutall Elodea nuttallii dans le lit du cours d’eau, ainsi que la Balsamine substrat meuble et sableux offrent des conditions peu favorables
de l’Himalaya Impatiens Glandulifera et le Solidage du Canada à la plupart des espèces végétales, l’eau s’y accumule
Solidago canadensis sur ses rives. temporairement avant de s’infiltrer assez rapidement.
La valeur intrinsèque de l’habitat floristique est faible. Les rivières hébergent une faune riche et variée suivant le Le peuplement floristique est représenté par une saulaie non
zonage auquel appartient la rivière. De la ripisylve au fond du lit, chaque compartiment joue un rôle prépondérant riveraine correspondant à une formation pionnière de boisement
dans le maintien de la biodiversité et l’équilibre de l’écosystème. quasi monospécifique de Saule blanc Salix alba, ponctuellement
accompagné du Saule roux Salix atrocinerea pour la strate
C3.24 Ceintures d’hélophytes Statut régional : Assez rare arbustive. La strate herbacée, au recouvrement partiel, est
Cet habitat est présent et se développe de façon localisée autour de l’étangs du Puits de Châtaigner ou Bois de représentée par le Jonc diffus Juncus effusus, la Menthe à feuilles
Chênet, sur la commune de Mazerolles. rondes Mentha suaveolens, l’Epilobe hirsute Epilobium hirsutum
Il s’agit d’une communauté des zones de marnage des bords d’étangs et mares et l’Epilobe ciliée Epilobium ciliatum ainsi que la Grande prêle
aux eaux peu profondes et dominées par des hélophytes de moyenne taille. Le Equisetum telmateia.
peuplement floristique y est caractérisé par la domination du Choin noirâtre La valeur intrinsèque de l’habitat floristique est faible. L’intérêt écologique de cet habitat réside dans son potentiel
Schoenus nigricans, accompagné du Jonc glauque Juncus inflexus, la Laîche d’accueil de la faune, notamment les oiseaux.
glauque Carex flacca, du Lycope d’Europe Lycopus europaeus, de la Pulicaire
dysentérique Pulicaria dysenterica, de la Menthe odorante Mentha suaveolens ou G1.21 Aulnaies-frênaies rivulaires Statut régional : Commun
encore de la Laîche jaunâtre Carex flava sur les vases exondées. L’aulnaie-frênaie rivulaire se maintient, de façon discontinue, sur les rives de l’ensemble des cours d’eau de la zone
Il est à noter qu’une partie du cortège végétal dominant est indicateur des milieux d’étude. L’habitat est ainsi identifié sur le Goberté, sur le Faiteroux, le long de la Vienne et sur le ruisseau des Ages.
oligotrophes de bas-marais calcaire (Choin noirâtre, Laîche jaunâtre). En outre, Cet habitat s’établit dans le lit majeur des plaines alluviales
les landes humides présentent à moins de 300 m à vol d’oiseau abrite la quasi- sur des sols périodiquement inondés par les crues
menacée (NT) et déterminante de ZNIEFF Laîche puce Carex pulicaris, annuelles et bien drainés aux basses eaux, le plus souvent
également indicatrice de ce type de milieu. au contact immédiat du lit mineur du cours d’eau. Etabli en
La valeur intrinsèque de l’habitat floristique est faible. Cette ceinture d’hélophytes cordon rivulaire parfois étroit, il constitue alors la ripisylve
et d’hydro-hélophytes joue un rôle d’épuration des eaux et d’abri pour la microfaune, il héberge notamment une et n’occupe jamais de grands ensembles spatiaux.
population de Grillon des marais Pteronemobius heydenii. Il s’agit de forêts riveraines de l’Alnion incanae, en
configuration linéaire, largement dominées par le Frêne
E3.51 Prairies humides oligotrophes Statut régional : Assez rare commun Fraxinus excelsior et l’Aulne glutineux Alnus
Cette prairie humide sur sol relativement pauvre en nutriments se forme ici en haut de pente de la clairière en « U » glutinosa, ponctuellement accompagnés de l’Erable champêtre Acer campestre et du Chêne pédonculé Quercus
du bois des Renaudières. robur. La strate arbustive est représentée par la Viorne obier Viburnum opulus et le Noisetier Corylus avellana. Dans
Positionnée en lisière de boisement, elle est notamment la strate herbacée, la Laîche espacée Carex remota, parfois très recouvrante, est accompagnée de la Laîche des
alimentée à la faveur des eaux de débordement de la mare rives Carex riparia, de la Reine-des-prés Filipendula ulmaria, du Liseron des haies Convolvulus sepium ou encore
forestière de plateau. de la Salicaire commune Lythrum salicaria.
Le cortège floristique, rattachable à l’alliance du Junco-molinion, Sur les berges et au sein de la ripisylve, des espèces exotiques envahissantes sont également inventoriées :
se développe sur des sols mixtes neutro-basophiles à Renouée du Japon Reynoutria japonica, Balsamine de Balfour Impatiens balfourii et Balsamine de l’Himalaya
acidophiles. Le cortège d’espèce, représentatif des variations de Impatiens glandulifera
pH du sol, est notamment caractérisé par la Molinie bleue Molinia La valeur intrinsèque de l’habitat floristique est faible.
caerulae, la Danthonie retombante Danthonia decumbens, la
Laîche tomenteuse Carex tomentosa, le Jonc aggloméré Juncus
conglomeratus, la Houlque laineuse Holcus lanatus ou encore la G1.411 Aulnaies marécageuses Statut régional : Très rare
Menthe à feuilles rondes Mentha suaveolens. Ce milieu abrite une station de Sérapias langue Serapias lingua, L’aulnaie marécageuse est présente dans la vallée du Goberté.
orchidée quasi-menacée (NT) et déterminante de ZNIEFF en Poitou Charentes. Les espèces accompagnatrices Il s’agit d’un boisement de l’Alnion glutinosae occupant des zones dont le sol est engorgé en permanence.
sont représentées par le Fromental Arrhenaterum elatius, le Dactyle aggloméré Dactylis glomerata, la Filipendule
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L’Aulne glutineux Alnus glutinosa est l’essence Au niveau des pâtures à moutons du plateau des Ages à
dominante, accompagnée du Saule roux Salix atrocinerea l’ouest de la zone d’étude, les prairies calcicoles expriment
pour la strate arbustive. Son faciès méso-eutrophe un faciès plus ras. Le cortège floristique relativement
favorise la présence et permet l’observation, dans la appauvri y est notamment caractérisé par le Brome erigé
strate herbacée, de la Laîche des marais Carex Bromopsis erecta, le Thym faux-pouliot Thymus pulegioides,
acutiformis, de la Laîche des rives Carex riparia, de la l’Origan Origanum vulgare, la Séséli des montagnes Seseli
Laîche faux-souchet Carex peudocyperus, du Galéopsis montanum, le Gaillet jaune Galium verum, l’Hippocrépide à
tétrahit Galeopsis tetrahit, du Gaillet des marais Galium toupet Hippocrepis commosa, le Silène penché Silene
palustre, de la Véronique des ruisseaux Veronica nutans ou encore le Cirse acaule Cirsium acaulon. En lisière,
beccabunga, accompagnés de la Rorippe amphibie quelques pieds de Céphalanthère à longues feuilles
Rorripa amphibia, de l’Iris faux acores Iris pseudacorus, Cephalanthera longifolia trouvent les conditions nécessaires
de la Lysimaque nummulaire Lysimachia nummularia, de à leur développement.
la Douce-amère Solanum dulcamara, de la Renoncule La valeur intrinsèque de l’habitat floristique est faible. L’intérêt écologique des prairies calcicoles réside dans la
scélérate Ranunculus sceleratus ou encore de la Scrofulaire à oreillettes Scrophularia auriculata. grande diversité floristique et entomofaunistiques qu’elles accueillent.
La valeur intrinsèque de l’habitat floristique constitue un enjeu écologique modéré. Toutefois, la valeur écologique
des aulnaies marécageuses est élevée compte tenu des nombreuses fonctions écologiques exercées. Cet habitat E5.14 Communautés d’annuelles et pluriannuelles sur sables Statut régional : Ø
joue un rôle de filtre et d’autoépuration des eaux superficielles et des eaux d’alimentation des nappes, agit pour la Cet habitat est localisé au niveau des carrières, sur les communes de Mazerolles et Gouex. Il correspond aux
rétention des crues, régule l’apport de matière organique, stabilise les berges le cas échéant et représente un anciennes zones d’extraction, soumises à recolonisation végétale naturelle et spontanée dès lors que l’activité
corridor écologique de déplacement de la faune. s’interrompt. Plusieurs stades d’implantation et degré de colonisation végétale sont discernables, selon l’ancienneté
des dernières extractions. Le peuplement floristique en présence est rattachable à l’ordre du Trifolio striati –
Vulpietum myuri de l’alliance du Thero-Airion.
1.4.1.2 Habitats naturels et cortège floristiques des formations ouvertes
Le premier faciès, au recouvrement plus ou moins lâche, se
(formations pionnières, pelouses et prairies) développe sur des sols sablo-caillouteux récemment
abandonnés et se caractérise par la présence d’annuelles
E1.26 Prairies calcicoles Statut régional : Assez rare pionnières telles que la Spergulaire rouge Spergularia rubra,
Les prairies calcicoles sont présentes sur deux secteurs au sein de l’aire d’étude : autour de l’étang artificiel du Puits l’Herniaire glabre Herniaria glabra, la Petite centaurée
de Châtaigner (ou Bois de Chênet) sur la commune de Mazerolles, ainsi qu’au niveau des pâtures à moutons du Centaurium erythraea, l’Inule foetide Ditrichia graveolens, la
plateau des Ages sur la commune de Lussac-les-Châteaux. Cotonnière naine Logfia minima et la Cotonnière commune
Le milieu calcicole mésophile présent au Puits de Filago germanica, le Trèfle raide Trifolium strictum, la Petite
Châtaigner se caractérise par la présence d’un cortège oseille Rumex acetosella, le Plantain corne-de-cerf Plantago
floristique rattachable au Mesobromion erecti avec des coronopus ou encore l’œillet prolifère Petrorhagia prolifera..
faciès plus mésophiles intégrant également des espèces Les espaces délaissés depuis plus longtemps laisse apparaitre
des prairies de fauche de l’Arrhenaterion elatioris. La une communauté d’annuelles et de bisannuelles au
communauté végétale y est caractérisée par la dominance recouvrement plus dense, notamment composée de graminées
de graminées telles que le Brachypode penné telles que la Vulpie faux-brome Vulpia bromoides, le Polypogon
Brachypodium pinnatum, accompagnés du Fromental de Montpellier Polypogon monspeliensis et la Flouve odorante
Arrhenaterum elatius, de la Brize intermédiaire Briza media, Anthoxanthum odoratum. Le cortège floristique se compose
de la Houlque laineuse Holcus lanatus ou encore du également de la Porcelle enracinée Hypochaeris radicata, le
Dactyle aggloméré Dactylis glomerata. Le cortège Trèfle strié Trifolium striatum, le Lotier à feuilles étroites Lotus
floristique est également caractérisé par la Petit sanguisorbe Poterium sanguisorba, la Renoncule bulbeuse glaber ou encore la Potentille argentée Potentilla argentea.
Ranunculus bulbosus, la Filipendule vulgaire Filipendula vulgaris, le Lin purgatif Linum catharticum, le Géranium Les espèces des friches thermophiles parsèment également cet
colombin Geranium columbinum, la Chlore perfoliée Blacksotnia perfoliata, la Bugrane épineuse Ononis spinosa habitat telles que la Vipérine commune Echium vulgare, la
ainsi que deux espèces d’orchidées : l’Orchis homme-pendu Orchis antropophora et l’Orchis bouc Himantoglossum Chicorée amère Cichorium intybus, le Mélilot blanc Melilotus
hircinum. Les espèces accompagnatrices sont notamment représentées par le Plantain lancéolé Plantago albus ou encore la Picride fausse vipérine Picris echioides et le Réséda jaune Reseda lutea.
lanceolata, la Potentielle rampante Potentilla reptans, le Liseron des champs Convolvulus arvensis ou encore le Les secteurs plus rudéraux voient s’exprimer une végétation vivace pionnière représentée par le Tussilage Tussilago
Lotier corniculé Lotus corniculatus. farfara, ainsi que par une végétation ligneuse telle que le Robinier faux-acacia Robinia pseudoacacia, la Ronce
Ponctuellement, quelques espèces de landes sèches s’expriment telles que la Bruyère cendrée Erica cinerea, le Rubus sp et le Genêt à balai Cytisius scoparia.
Genet des teinturiers Genista tinctoria ou la Véronique officinale Veronica officinalis. La présence de ces espèces On soulignera la présence du Spirante d’automne Spirantes spiralis, dont plusieurs stations y ont été observées.
peut s’expliquer par le fait que du substrat acide a été régalé, à l’époque, lors de la création de l’étang. Au sein de Au sein de ce grand complexe de milieux, à divers stades de succession de végétation, se développe également
l’aire d’étude, la lande est identifiée à moins de 300 m à vol d’oiseau. des espèces exotiques envahissantes : Sporobole d’Inde Sporobolus indicus, Séneçon du Cap Senecio inaequidens,
Robinier faux-acacia Robinia pseudoacacia et Vergerette du Canada Conyza canadensis.
La valeur intrinsèque de l’habitat floristique est faible.
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Ces milieux sont présents le long du chemin aux bœufs qui traverse le
E2.11 Pâtures mésophiles Statut régional : Assez rare Bois de Chênet, sur la commune de Mazerolles, ainsi que dans la vallée
Les prairies pâturées sont disséminées un peu partout sur l’aire d’étude. Elles se localisent principalement sur les des Ages, sur la commune de Lussac-les-Châteaux.
plateaux, et sont particulièrement présentes à l’est de la zone d’étude. Le pâturage ovin sur ces prairies est parfois Il s’agit de végétations des lisières forestières (ourlets) composées
pratiqué en alternance avec la fauche, ce qui tend à conférer à ces milieux une diversité floristique intéressante. Le d’herbacées et d’arbustes pérennes thermophiles, résistant à la
peuplement végétal est rattachable à l’alliance du Cynosurion cristati, accueillant localement des espèces des sécheresse, constituant habituellement une ceinture entre les pelouses
alliances de l’Arrhenaterion elatioris et du Mesobromion erecti. sèches ou mésophiles et le manteau forestier arbustif. Ils représentent un
Le cortège floristique y est caractérisé par la présence de habitat de transition et constituent le stade pionnier de la colonisation
graminées telles que la Crételle Cynosurus cristatus, le Ray- forestière des pelouses.
grass anglais Lolium perenne et le Brome mou Bromus
- Le groupement végétal en présence est rattachable à l’alliance du
hordeaceus observés aux côtés du Fromental Arrhenaterum Geranion sanguinei avec des déclinaisons selon les conditions locales d’exposition et de fraicheur, intégrant
elatius, du Pâturin des prés Poa pratensis ou encore l’Avoine des espèces de plusieurs sous-alliances. La communauté végétale inventoriée est caractérisée par la
dorée Trisetum flavescens. La flore inventoriée se compose présence de l’Ancolie vulgaire Aquilegia vulgaris, l’Origan Origanum vulgare, le Brachypode penné
également du Lotier corniculé Lotus corniculatus, du Géranium Brachypodium pinnatum, le Brachypode des bois Brachypodium sylvaticum, le Pâturin des bois Poa
découpé Geranium dissectum, du Compagnon rouge Silene nemoralis, le Silène penché Silene nutans ou encore le Grand basilic Clinopodium vulgare. D’autre part, les
dioica, de la Luzerne cultivée Medicago sativa, du Trèfle blanc espèces accompagnatrices y sont notamment représentées par la Stellaire holostée Stellaria holostea, le
Mélampyre des bois Melampyrum sylvaticum, la Germandrée scorodoine Teucrium scorodonia, la Fougère
Trifolium repens, de la Knautie des champs Knautia arvensis,
aigle Pteridium aquilinum, l’Aigremoine eupatoire Agrimonia eupatorium, la Knautie des champs Knautia
de la Centaurée Centaurea sp, de la Pâquerette Bellis arvensis, le Fraisier des bois Fragaria vesca ou encore la Vesce de haies Vicia sepium.
perennis ou encore du Plantain lancéolé Plantago lanceolata et de la Patience à feuilles obtuses Rumex Ces ourlets herbacés et le boisement clair adjacent abritent une population de Baccante Lopinga achine,
obstusifloius. papillon protégé au niveau national et vulnérable (VU) sur la liste rouge des rhopalocères du Poitou-
Sur les pâtures du plateau calcicole des Ages à l’ouest de l’aire d’étude a été observé une petite station d’Adonis Charentes.
annuel Adonis annua, espèce messicole quasi menacée (NT) en Poitou Charentes.
La valeur intrinsèque de l’habitat floristique est faible. - Ces ourlets sont également observables dans la vallée des Ages. En effet, une parcelle anciennement
pâturée est en cours d’ourléification et largement dominée par l’Origan Origanum vulgare.
E2.22 Prairies mésophiles de fauche Statut régional : Assez rare Cette parcelle abrite une population d’Azuré du serpolet Phengaris arion, papillon protégé au niveau national
Les milieux herbacés entretenus et exploités par fauche, à l’instar des pâtures, sont présents de façon disséminée, et quasi menacé (NT) sur la liste rouge des rhopalocères du Poitou-Charentes.
avec une intensification croissante vers l’ouest de l’aire d’étude au niveau du plateau des Ages.
Il s’agit de prairies de fauche mésophiles, neutres à calcaires, La valeur intrinsèque de l’habitat floristique constitue un enjeu écologique modéré.
de l’Arrhenaterion elatioris. Le peuplement végétal y est
notamment caractérisé par un cortège diversifié de graminées FB.41 Vignes Statut régional : Assez rare
telles que le Fromental Arrhenaterum elatius, le Vulpin des Au sein de l’aire d’étude, cet habitat est présent à proximité des carrières ainsi que sur le plateau de Chantegros à
prés Alopecurus pratensis, la Houlque laineuse Hoclus l’ouest.
lanatus, ainsi que la Dactyle aggloméré Dactylis glomerata, la Il s’agit des petits vignobles traditionnels de petites surfaces soumis à un traitement très léger. Ils ont conservé leur
Fétuque faux-roseau Schedonorus arundinaceus ou encore la flore accompagnatrice, notamment caractérisée par des espèces des friches thermophiles du Dauco-carotae et du
Pâturin commun Poa trivialis. Les espèces floristiques Panico crus-galli-Setarion viridis. On y recense ainsi la Carotte sauvage Daucus carota, le Mélilot blanc Melilotus
accompagnatrices sont représentées par la Carotte sauvage albus, l’Armoise commune Artemisia vulgaris, l’Amarante réfléchie Amaranthus retroflexus, le Chénopode blanc
Daucus carota, la Marguerite commune Leucanthemum Chenopodium album, notamment accompagnées de la Mauve musquée Malva moschata, l’Andryale à feuilles
vulgare, le Panais cultivé Pastinaca sativa, la Picris fausse- entières Andryala integrifolia, le Bouillon-blanc Verbascum thaspsus ou encore le Millepertuis perforé Hypericum
épervière Picris hieracioides, la Berce sphondyle Heracleum perforatum.
sphondylium, le Salsifi des prés Tragopogon pratensis, le Gaillet mou Gallium mollugo, la Vesce hirsute Ervilia La valeur intrinsèque de l’habitat floristique est faible.
hirsuta, le Myosotis des champs Myosotis arvensis et le Céraiste commun Cerastium fontanum. Localement, on note
également la présence de 3 espèces d’orchidées : l’Orchis pyramidal Anacamptis pyramidalis, l’Orchis bouc I1.1 Cultures Statut régional : Commun
Himantoglossum hircinum et l’Ophrys abeille Ophrys apifera. Les cultures représentent l’occupation du sol majoritaire au sein de l’aire d’étude. Les zones de cultures dominent le
Cette typologie d’habitat intègre également les prairies-pelouses urbaines et plus largement les espaces herbacées paysage des plateaux, à l’exception de celui des Ages dominé
artificiels et perturbés par une forte pression d’entretien ou un environnement anthropique. Il s’agit de communautés par les prairies.
végétales appauvries d’espèces à tendances eutrophes adaptées à une forte pression de tonte ou de piétinement, Il s’agit de monocultures intensives de céréales (blé, orge,
mais non pâturées, rattachables à l’alliance phytosociologique du Lolio perrenis-plantaginion majoris. Le peuplement maïs…) sur de grandes parcelles très ouvertes. La
floristique est ici caractérisé par des espèces telles que le Ray-grass anglais Lolium perenne, le Pâturin annuel Poa communauté végétale qui s’y développe est représentée par
annua, le Grand plantain Plantago major, la Pâquerette Bellis perennis, le Pissenlit Taraxacum officinalis, le Trèfle une flore dite messicole, accompagnatrice des cultures. On y
blanc Trifolium repens ou encore l’Achillée millefeuille Achillea millefolium. recense notamment la Folle avoine Avena fatua, la Rubéole
La valeur intrinsèque de l’habitat floristique est faible. des champs Sherardia arvensis, le Mouron rouge Lysimachia
arvensis, l’Alchémille des champs Aphanes arvensis, le
E5.22 Ourlets forestiers thermophiles Statut régional : Très rare Coquelicot Papaver rhoeas ou encore la Linaire élatine
Kickxia elatine et la Linaire bâtarde Kickxia spuria. On
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observe, sur certaines parcelles notamment à l’ouest de l’aire d‘étude, une densité importante de Vesce craque Vicia F4.23 Landes mésophiles à Erica scoparia Statut régional : Assez rare
cracca, de Pois mange-tout cultivé Pisum sativum subsp. sativum et de Coquelicot argémone Papaver argemone, Cet habitat est identifié à l’ouest de la zone d’étude, dans le Bois de Chenet
espèce menacée inscrite sur la liste rouge régionale. sur la commune de Mazerolles.
La valeur intrinsèque de l’habitat floristique est faible. D’un point de vue écologique, les cultures représentent un Il s’agit de landes atlantiques mésophiles localement plus fraiches sur sols
habitat de reproduction et un territoire de chasse et d’alimentation, notamment pour l’avifaune de plaine. semi-tourbeux, d’aspects plutôt dégradées, et dont la structuration et la
composition spécifique est largement dominée par la Bruyère à balai Erica
I1.53 Friches Statut régional : Commun scoparia et la Bruyère cendrée Erica cinerea. On constate la fermeture du
Les zones en friche sont localisées autour du bassin de gestion des eaux à l’entrée ouest de la future déviation, ainsi milieu par la colonisation ligneuse notamment du Bouleau verruqueux Betula
que disséminées çà et là aux abords des carrières. pendula, de l’Ajonc nain Ulex minor et de la Bourdaine Frangula alnus. La
Cet habitat se présente sous la forme d’une friche herbacée plus ou moins dense, dont la physionomie est marquée strate herbacée est notamment caractérisée par la Molinie bleue Molinia caerulae, la potentielle dressée Potentilla
par l’abondance d’espèces végétales bisannuelles assez hautes et souvent épineuse, accompagnées en sous-strate erecta ou encore la Fougère aigle Pteridium aquilinum qui envahit la lande par patchs denses. Cet habitat abrite sur
par un mélange discontinu d’annuelles et de vivaces plus basses. Les friches se développent sur des sols récemment ses franges une espèce patrimoniale déterminante de ZNIEFF et « quasi menacée » (NT) en Poitou-Charentes : la
remués, secs et bien éclairés. Laîche puce Carex pulicaris.
Ce groupement pionnier, rattachable à l’alliance du Dauco carotae-Melilotion albae, est caractérisée par la présence La valeur intrinsèque de l’habitat floristique est faible compte tenu de la dynamique de fermeture de milieu par les
de la Carotte sauvage Daucus carota, du Mélilot blanc Melilotus albus, de la Molène fausse-blattaire Verbascum ligneux et l’envahissement par la Fougère.
virgatum, du Millepertuis perforé Hypericum perforatum, de la Chicorée Cichorium intybus, de l’Armoise commune
Artemisia vulgaris ou encore de la Vipérine commune Echium vulgare. Ces espèces sont accompagnés de la Picris FA Haies Statut régional : Commun
fausse épervière Picris hieracioides, du Chardon commun Cirsium vulgare, du Réséda jaune Reseda lutea, de la Les haies champêtres sont un marqueur fort du paysage au niveau de l’aire d’étude. Elles occupent toute l’aire
Porcelle enracinée Hypochaeris radicata, du trèfle des champs Trifolium arvense, ou encore du Séneçon de Jacob d’étude mais se concentrent en majorité au niveau des plateaux cultivées et pâturés. Il existe différents types de
Jacobaea vulgaris et du Plantain lancéolé Plantago lanceolata. haies selon l’entretien, l’usage et les fonctions qu’elles remplissent :
La valeur intrinsèque de l’habitat floristique est faible. - La haie basse arbustive, composée d’arbustes à feuilles caduques
ou persistantes, se taille sur ses trois faces et sa hauteur ne dépasse
jamais 2 mètres. Ce type de haies est observable à l’ouest de la
1.4.1.3 Habitats naturels et cortège floristique des formations ligneuses
zone d’étude (Fontliasmes, Johanisberg) pour délimiter les parcelles
(pionnières et climaciques) agricoles.
F3.11 Fourrés mésophiles Statut régional : Commun - La haie arbustive est constitué d’arbustes développés en cépée (un
Cet habitat est présent ponctuellement en deux points au sein de la zone pied et plusieurs troncs) dont la hauteur varie de 3 à 8 mètres. Elle
d’étude : aux Puits de Châtaigner sur la commune de Mazerolles et dans le offre un abri efficace contre les vents dominants.
secteur de la vallée des Ages.
Il s’agit de fourrés caducifoliés de l’ordre des Prunetalia spinosae, largement - La haie arborée possède trois strates de végétation : outre la strate
dominés par Prunus spinosa, accompagné de l’Eglantier Rosa canina et herbacée, les arbustes et les arbres conduits en cépée
l’Aubépine monogyne Crataegus monogyna. De manière plus sporadique, accompagnent des arbres menés en haut jet dont la hauteur peut
on y recense également le Cornouiller sanguin Cornus sanguinea, l’Erable atteindre 30 mètres. Les « brise-vents », petits ou grands, se
champêtre Acer campestre, le Troène Ligustrum vulgare ou encore le maintiennent principalement à l’est de la zone d’étude sur le plateau
Noisetier Corylus avellana. Cette formation végétale et sa composition des Ages.
floristique correspond également à la majorité des haies (FA) délimitant les parcelles agricoles de la zone d’étude. Quelle que soit la physionomie de la haie, la communauté végétale associée est majoritairement rattachable aux
En outre, en sous-bois du Carpinion betuli du vallon des Ages se développe une communauté de substitution quasi Prunetalia spinosae et se compose d’essences arbustives et buissonnantes telles que le Prunellier Prunus spinosa,
monospécifique dominée par le Buis toujours vert Buxus sempervirens. l’Aubépine Crataegus monogyna, l’Eglantier Rosa canina, le Cornouiller sanguin Cornus sanguinea. Les essences
La valeur intrinsèque de l’habitat floristique est faible. arborescentes peuvent être représentées par l’Erable champêtre Acer campestre, le Chêne pédonculé Quercus
robur, le Chêne pubescent Quercus pubescens, le Charme Carpinus betulus, le Noyer Juglans regia, le Pommier
F3.14 Fourrés pionniers Statut régional : Commun sauvage Malus sylvestris, le Châtaigner Castanea sativa voire encore le Frêne commun Fraxinus exclesior.
Ils sont localisés au niveau des carrières, sur les hauts de talus, les pentes La valeur intrinsèque de l’habitat floristique est faible. D’un point de vue écologique, les haies remplissent des
et les espaces délaissés post-exploitation et correspondent à un stade fonctions écologiques multiples : elles représentent un intérêt pour la gestion de l’eau et des sols, constitue un abri
avancé de la dynamique de recolonisation végétale spontanée. favorable à la biodiversité (chiroptères, oiseaux, insectes saproxyliques), possède une grande valeur paysagère et
Il s’agit de stades pionniers évoluant vers un développement forestier, sont également très utiles en agriculture (brise-vent, infiltration de l’eau, stabilisation des sols et diminution des
possédant une diversité végétale faible, voire quasiment mono-spécifique. risques d’érosion…).
La formation en présence est exclusivement constituée d’arbustes,
massivement dominées par le Genêt à balais Cytisus scoparius et la Ronce G1.87 Chênaies sessiliflores Statut régional : Assez rare
commune Rubus sp. Cet habitat forme de grandes étendues et présentent La chênaie sessiliflore est identifiée à l’ouest du Goberté, au sein du massif boisé des Renaudières, globalement
une densité d’individus qui rend le milieu difficile à pénétrer. dominé par la chênaie-charmaie eutrophe.
La valeur intrinsèque de l’habitat floristique est faible. Il s’agit d’une forêt sur substrats secs et acides dont la strate arborée est dominée par le Chêne sessile Quercus
petraea accompagné du Chêne pédonculé Quercus robur. La strate arbustive est relativement riche et irrégulière,
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caractérisée par la présence de l’Alisier torminal Sorbus torminalis,
de la Bourdaine Frangula alnus, du Chèvrefeuille des bois Lonicera
periclimenum, de l’Ajonc d’Europe Ulex europaeus, de l’Ajonc nain G5.6 Recolonisation forestière Statut régional : Commun
Ulex minor ou encore de la Bruyère à balai Erica scoparia. La strate Les dynamiques de recolonisation forestière s’observent ponctuellement au sein des Bois de Chenet et du Bois
herbacée est ici représentée par la Canche flexueuse Deschmapsia ragot.
flexuosa, le Millepertuis élégant Hypericum pulchrum, la Les clairières sont liées l’exploitation humaine et la gestion sylvicole
Germandrée scorodoine Teucrium scorodonia ou encore la Callune des forêts, davantage qu’à la régénération naturelle provoquée par les
vulgaire Calluna vulgaris. Une espèce déterminante de ZNIEFF en catastrophes naturelles. Il s’agit d’un habitat temporaire qui est en
Poitou-Charentes a été inventorié en limite d’aire d’étude : la concurrence avec les jeunes pieds des espèces arbustives du stade
Siméthis à feuilles planes Simethis mattiazzii. dynamique suivant. Ces arbustes prennent le pas assez rapidement
La valeur intrinsèque de l’habitat floristique est faible. La valeur biologique de cet habitat réside dans son potentiel (2 ou 3 ans après la coupe) en formation dense étouffant la strate
d’accueil pour la faune en général, et particulièrement les oiseaux et les chiroptères inféodés aux milieux forestiers. herbacée.
Les broussailles sont composées principalement du Chêne pédonculé
G1.A1 Chênaies-charmaies Statut régional : Assez rare Quercus robur et du Châtaignier Castanea sativa, accompagnés du Robinier faux-acacia Robinia pseudoacaica. La
La chênaie-charmaie est l’« habitat générique » correspondant aux milieux boisés au sein de l’aire d’étude. L’habitat strate arbustive est représentée par le Noisetier Corylus avellana, le Genêt à balai Cytisius scoparia, l’Ajonc d’Europe
est identifié au niveau des Bois du Chenet, du Bois des Renaudières, du Bois Ragot, du coteau boisé rive droite de Ulex europaeus, la Ronce commune Rubus sp et ponctuellement le Genévrier commun Juniperus communis. La
la Vienne ainsi qu’au sein des boisement du vallon des Ages. strate herbacée, relativement appauvrie, est notamment représentée par la Garance voyageuse Rubia peregrina, la
Il s’agit de boisements caducifoliés sur sols eutrophes ou mésotrophes dont la strate arborescente est représentée Laîche divergente Carex divulsa, le Brachypode des bois Brachypodium sylvaticum, le Fraisier des bois Fragaria
par le Chêne pédonculé Quercus robur, le Charme Carpinus vesca ou encore la Fougère aigle Pteridium aquilinum.
betulus et localement le Frêne élevé Fraxinus excelsior dans ses La valeur intrinsèque de l’habitat floristique est faible. Cependant, il peut constituer des milieux refuges pour diverses
parties les plus fraiches. A la strate inférieure, on retrouve le espèces animales (oiseaux, reptiles, mammifères).
Noisetier Corylus avellana, l’Érable champêtre Acer campestre et
l’Orme champêtre Ulmus minor. La strate arbustive se compose de
1.4.1.4 Synthèse des enjeux relatifs aux habitats naturels
l’Aubépine Crataegus monogyna, du Troêne Ligustrum vulgaris,
du Fusain d’Europe Euonymous europaeus et parfois du Fragon
Ruscus aculeatus et du Chèvrefeuille des haies Lonicera L’aire d’étude présente une diversité d’habitat intéressante et très variée. Elle comprend des milieux ouverts agricoles
xylosteum. La strate herbacée y est notamment représentée par le et pionniers peu végétalisés, des milieux herbacés, des milieux boisés et des milieux aquatiques et humides.
Brachypode des bois Brachypodium sylvaticum, la Laîche des bois
Carex sylvatica, la Mélique à une fleur Melica uniflora, l’Hellébore fétide Helleborus foetidus, l’Anémone des bois Intrinsèquement, la valeur patrimoniale des habitats naturels en présence ne revêt de pas de caractère remarquable
Anemone nemorosa, l’Arum d’Italie Arum italicum, l’Ancolie vulgaire Aquilegia vulgaris, l’Ornithogale des Pyrénées et aucun habitat d’intérêt communautaire n’a été identifié, au regard de leur état de conservation. En effet, la structure,
Loncomelos pyrenaicus, la Vesce des haies Vicia sepium ou encore la Pulmonaire à longues feuilles Pulmonaria la physionomie et la composition spécifique de chaque habitat naturel ont été comparés aux situations de référence
longifolia. décrites dans le Guide des habitats naturels de Poitou-Charentes produit par Poitou-Charentes Nature. En outre, les
Le fond de vallon du Bois de Chenet abrite une station de Colchique d’automne Colchicum automnale, espèce « espèces indicatrices témoins de la qualité des milieux remarquables sont absentes de l’aire d’étude ou en trop faible
quasi menacée » (NT) sur la liste rouge régionale Poitou-Charentes. abondance pour considérer les habitats comme remarquables ou d’intérêt patrimonial.
La situation en pente et l’exposition sud du boisement situé en rive droite de la Vienne, au niveau de l’ancienne voie
ferrée aménagée en voie verte, offrent des conditions propices au développement d’un faciès thermophile à Chêne Toutefois, malgré un faciès relativement dégradé, des milieux présentent un certain statut de rareté d’après le Guide
pubescent Quercus pubescens . On note la présence de l’Erable de Montpellier Acer monspessulanum en lisière. des habitats naturels de Poitou-Charentes : il s’agit spécifiquement l’aulnaie marécageuse du Goberté ainsi que des
Au tout début du printemps, la Jacinthe des bois Hyacinthoides non-scripta ainsi que la Scille à deux feuilles Scilla ourlets forestiers du chemin aux bœufs (Bois de Chênet) et du vallon des Ages.
bifolia, espèce déterminante de ZNIEFF et « quasi menacée » (NT) sur la liste rouge régionale, tapissent le sous-
bois. Ces deux habitats, l’aulnaie marécageuse (G1.41) et les ourlets mésophiles (E5.22), représentent un enjeu
Enfin, le fond de vallon des Ages et ses conditions fraîches permettent le développement la chênaie-frênaie à Ail écologique modéré.
des ours Allium ursinum (EUNIS G1.A133).
La valeur intrinsèque de l’habitat floristique est faible. 1.4.2. Flore
G5.1 Alignement d’arbres Statut régional : Ø
Des alignements d’arbres à vocation ornementale et paysagère sont présent le long de la RN147 à la sortie de
1.4.2.1 Etude de la bibliographie
Lussac-Les-Châteaux en direction de Limoges. Il s’agit, entre autres, de plantation de Tilleul Tilia cordata.
La valeur intrinsèque de l’habitat floristique est faible. Il constitue toutefois un habitat refuge et un corridor pour les Données bibliographiques
espèces fréquentant les milieux urbanisés, en particulier la faune volante (oiseaux, chiroptères, insectes).
Les données bibliographiques disponibles sont extraites de l’Observatoire de la biodiversité végétale (OBV) de
Nouvelle-Aquitaine. Les données sont géolocalisées à l’échelle de la maille 5 km x 5 km sur la commune de Lussac-
les-Châteaux incluant la zone projet. Elles font état de 10 espèces remarquables mentionnées depuis 2015 par le
Conservatoire Botanique National Sud-Atlantique (CBN SA) et Vienne Nature, sur la maille considérée.
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- L’Adonis d’automne, la Laîche puce, le Colchique d’automne, le Bleuet, la Scille à deux feuilles et la Sérapias
langue sont considérées quasi menacés (NT) ;
Espèces retenues
- Le Potamot luisant est considéré vulnérable (VU).
- Le Coquelicot argémone est considéré en danger (EN) ;
La bibliographie mentionne 10 espèces végétales remarquables, protégées et/ou menacées, inventoriées par le CBN
En outre, il est intéressant de souligner la présence de 7 espèces déterminantes ZNIEFF en région Poitou-Charentes :
SA et Vienne Nature depuis 2015.
la Laîche puce, le Bleuet, le Coquelicot argémone, le Saule à trois étamines, la Scille à deux feuilles, la Sérapias langue
Parmi les 10 espèces citées, 7 sont inventoriées sur les zonages ZNIEFF interceptés par la maille 5 km x 5 km, telles
et la Siméthis à feuilles aplaties.
que précisées dans les bases. Il s’agit de la ZNIEFF n°540004626 « Coteau des Grands Moulins » et de la ZNIEFF
Compte tenu de ces différents statuts de patrimonialité (ZNIEFF) et de menace (listes rouges), 10 espèces végétales
n°540004627 « Coteau de l’Arrault », composées de pelouses sèches sur sables. Cet habitat remarquable abrite des
patrimoniales sont identifiées dans le tableau ci-après.
stations de Bugle de Genève, d’Alysson à calice persistant, de Sabline des chaumes, de Petite amourette, de
La localisation des observations et des habitats de la flore patrimoniale est présentée de Volet G Atlas cartographique
Renoncule à feuilles de graminée, de Germandrée botryde et de Vulpie unilatérale. Toutefois, l’aire d’étude n’inclut pas
Chapitre II.19 à 23.
ce type d’habitat et les potentialités de présence de ces espèces au droit du projet sont nulles : ces espèces ne sont
pas retenues.
Le Potamot à feuilles de graminée est cité sans localités précises. Cette espèce affectionne les mares oligotrophes. Espèces végétales remarquables présentes au sein de la zone d’étude et de ses abords immédiats
Ce type de milieux est présent au sein de la forêt de Lussac, mais est absent de l’aire d’étude. Les potentialités de Enjeu
P P LR LR ZNIEF
Nom latin Nom français DH écologiq
présence de l’espèce au droit du projet sont nulles : l’espèce n’est pas retenue. N R N R F
ue
Une mention d’Ophrys de l’Argenson, par un observateur anonyme et dont la validité est non-évaluée par le CBN SA,
Adonis annua L., 1753 Adonis d'automne - - - LC NT - Modéré
pose question. En tout état de cause, l’espèce affectionnant les milieux thermophiles calcaires à végétation rase ne
présente aucune potentialité de présence dans les emprises projet et ses abords compte tenu de l’absence de ce type Carex pulicaris L., 1753 Laîche puce - - - LC NT X Modéré
de milieu dans l’aire d’étude rapprochée. L’Ophrys de l’Argenson n’est pas retenue. Colchicum autumnale L., 1753 Colchique d'automne - - - LC NT - Modéré
La Scille à deux feuilles est citée dans les chênaie-charmaie de pente de plusieurs ZNIEFF à proximité. L’habitat Cyanus segetum Hill, 1762 Bleuet - - - LC NT X Modéré
correspondant est bien présent au sein de l’aire d’étude ; l’espèce est retenue. Papaver argemone L., 1753 Coquelicot Argémone - - - LC EN X Majeur
Potamot luisant, Potamot
Données bibliographiques floristiques de la zone d'étude et ses abords Potamogeton lucens L., 1753 - - - LC VU - Fort
brillant
Espèc Salix triandra L., 1753 Saule à trois étamines - - - LC LC X Faible
D P P LR LR ZNIEF e
Nom latin Nom français Scilla bifolia L., 1753 Scille à deux feuilles - - - LC NT X Modéré
H N R N R F retenu
e Serapias lingua L., 1753 Sérapias langue - - - LC NT X Modéré
Ajuga genevensis L., 1753 Bugle de Genève - - - LC NT X Non Simethis mattiazzii (Vand.) G.López & Jarvis,
Simethis à feuilles aplaties - - - LC LC X Faible
Alyssum alyssoides (L.) L., 1759 Alysson à calice persistant - - - LC NT - Non 1984
DH : Directive Habitats-Faune-Flore 92/43/CEE du 21 mai 1992 – Annexe II : espèce d’intérêt communautaire
Arenaria controversa Boiss., 1840 Sabline des chaumes - X - LC NT X Non PN : Protection nationale au titre de l’arrêté du 20 janvier 1982 fixant la liste des espèces végétales protégées sur l’ensemble du territoire
Briza minor L., 1753 Petite amourette - - - LC NT X Non PR : Protection régionale au titre de l’arrêté du 19 avril 1988 relatif à la liste des espèces végétales protégées en région Poitou-Charentes
LRN/LRR : Listes rouges nationale/régionale : LC non menacé – NT quasi menacé – VU vulnérable – EN en danger
Ophrys argensonensis Guérin & Merlet,
Ophrys de l’Argenson - - - EN EN - Non
1998
Potamogeton gramineus L., 1753 Potamot à feuilles de graminée - - - LC NT X Non o L’Adonis d’automne, espèce messicole (accompagnatrice des cultures) présente une petite station d’une
Renoncule à feuilles de dizaine de pieds localisée dans les bordures des pâtures à moutons du plateau des Ages, à la faveur du
- - X LC VU X Non piétinement ovin qui crée des conditions favorables à son développement.
Ranunculus gramineus L., 1753 graminée
Considéré quasi menacée (NT), l’Adonis d’automne représente un enjeu écologique modéré ;
Scilla bifolia L., 1753 Scille à deux feuilles - - - LC NT X Oui
Teucrium botrys L., 1753 Germandrée botryde - - - LC NT X Non o La Laîche puce est observé en faible densité (quelques pieds) dans les franges les plus humides de la lande
Vulpia unilateralis (L.) Stace, 1978 Vulpie unilatérale - - - LC NT - Non localisée dans le Bois de Chênet, sur la commune de Mazerolles.
DH : Directive Habitats-Faune-Flore 92/43/CEE du 21 mai 1992 – Annexe II : espèce d’intérêt communautaire Déterminante de ZNIEFF et considéré quasi menacée (NT), la Laîche puce représente un enjeu
PN : Protection nationale au titre de l’arrêté du 20 janvier 1982 fixant la liste des espèces végétales protégées sur l’ensemble du territoire écologique modéré ;
PR : Protection régionale au titre de l’arrêté du 19 avril 1988 relatif à la liste des espèces végétales protégées en région Poitou-Charentes
LRN/LRR : Listes rouges nationale/régionale : LC non menacé – NT quasi menacé – VU vulnérable – EN en danger o Le Colchique d’automne est identifié au sein du talweg de Fontliasmes, dans le Bois de Chênet. En effet, le
boisement s’éclairci en fond de talweg, offrant des conditions d’hygrométrie et d’ensoleillement favorable à sa
1.4.2.2 Espèces végétales remarquables présence, où une dizaine d’individus sont observés.
Considéré quasi menacé (NT), le Colchique d’automne représente un enjeu écologique modéré ;
La diversité d’habitats présents dans la zone d’étude se manifeste par une richesse floristique importante. En effet, o Le Bleuet, espèce messicole stricte, est observé dans les bords de cultures sur le plateau agricole au niveau
près de 400 espèces végétales ont pu être déterminées. des carrières. La station est localisée le long de la D727.
Aucune espèce végétale réglementairement protégée au niveau national et/ou régional n’a été recensée lors des Déterminante de ZNIEFF et considéré quasi menacé (NT), le Bleuet représente un enjeu écologique
inventaires. modéré ;
En revanche, 8 espèces présentent un statut défavorable sur la liste rouge de la flore vasculaire du Poitou-Charentes :
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o Le Coquelicot argémone, espèce messicole, est observé en effectif relativement important sur une grande - Quatre espèces des milieux perturbés pionniers : le Sporobole d’Inde Sporobolus indicus, la Vergerette du
parcelle à l’entrée ouest de la zone d’étude, sur la commune de Mazerolles. Plusieurs centaines d’individus Canada Erigeron canadensis, le Sénecon du Cap Senecio inaequidens ainsi que l’Ambroisie à feuilles
sont recensés à l’échelle de la parcelle. d’armoise Ambrosia artemisiifolia. Les trois premières sont localisées au niveau des carrières. L’Ambroisie est
Déterminant de ZNIEFF et considéré en danger (EN), le Coquelicot argémone représente un enjeu observée sur les bords de la D25, à proximité des carrières.
écologique majeur ;
- Une espèce ligneuse des milieux pionniers également : le Robinier faux acacia Robinia pseudoacacia.
o Le Potamot luisant est identifié sur les herbiers aquatiques des bords de Vienne. La station est localisée L’espèce est identifiée dans le bosquet à l’entrée ouest du projet.
légèrement au nord de l’aire d’étude immédiate. Une attention toute particulière devra être portée à l’Ambroisie à feuilles d’armoise. En effet, l’espèce est très allergène
Considéré vulnérable (VU), le Potamot luisant représente un enjeu écologique fort ;
et fait l’objet d’une réglementation spécifique. En effet, suite à la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre
système de santé, un nouveau dispositif réglementaire national spécifique à la lutte contre les ambroisies a été intégré
o Le Saule à trois étamines est également associé à la Vienne. Plusieurs sujets sont observés dans la ripisylve
en 2017 dans le code de la santé publique (CSP). Parmi les grands types de mesures à mettre en œuvre : la
en rive droite, légèrement au nord de l’aire d’étude immédiate. Déterminant de ZNIEFF et non menacé (LC)
d’après la liste rouge régionale, le Saule à trois étamines représente un enjeu écologique faible ; surveillance, la prévention de la prolifération, la gestion et l’entretien des espaces susceptibles d’être colonisé et la
destruction de spécimens observés. Lors de la phase chantier, les terres mises à nu peuvent être rapidement et
o La Scille à deux feuilles est représentée par une importante station approchant le millier de pieds sur la chênaie- largement colonisées par l’Ambroisie et ce genre de mesures devront être déployées afin de contrecarrer son
charmaie de pente entre la vallée de la Vienne et le plateau de Mauvillant. expansion.
Déterminante de ZNIEFF et considérée quasi menacé (NT), la Scille à deux feuilles représente un enjeu
écologique modéré ;
o La Sérapias langue présente une petite station de plusieurs dizaines d’individus sur la prairie humide
interceptée par la zone d’étude au niveau du Bois des Renaudières, juste sous la mare forestière de lisière.
Déterminante de ZNIEFF et considérée quasi menacé (NT), la Sérapias langue représente un enjeu
écologique modéré ;
o La Siméthis à feuilles aplaties est ponctuellement observée dans la chênaie acidiphile du Bois des
Renaudières, en bordure de l’aire d’étude immédiate.
Déterminante de ZNIEFF et non menacée (LC) d’après la liste rouge régionale, la Siméthis à feuilles
aplaties représente un enjeu écologique faible.
Ambroisie à feuilles d’armoise Balsamine de l’Himalaya
1.4.2.4 Synthèse des enjeux floristiques
Aucun enjeu réglementaire n’est associé à la flore remarquable de l’aire d’étude.
Toutefois, plusieurs espèces patrimoniales ont été inventoriées. Les enjeux floristiques de la zone d‘étude concernent
Coquelicot argémone Laîche puce Scille à deux feuilles Adonis d’automne Sérapias langue en premier lieu la flore messicole patrimoniale et menacée recensée au sein des espaces agricoles :
Papaver argemone Carex pulicaris Scilla bifolia Adonis annua Serapias lingua
- Le Coquelicot argémone, le Bleuet et l’Adonis d’automne.
1.4.2.3 Espèces végétales invasives Dans une moindre mesure, les autres espèces végétales remarquables distillées sur divers habitats interceptés par
l’aire étude représentent également un enjeu écologique avéré :
Plusieurs espèces végétales exotiques envahissantes ont été identifiées çà et là au sein de la zone d’étude. Il s’agit - La Laîche puce, le Colchique d’automne, le Potamot luisant, le Saule à trois étamines, la Scille à deux feuilles,
principalement d’espèces invasives largement réparties sur l’ensemble du territoire et pour lesquelles des actions la Sérapias langue et la Siméthis à feuilles aplaties.
d’éradication serait vaines. L’objectif pour ces espèces est de ne pas participer à leur propagation. La présence devra
Une attention toute particulière devra être porté sur l’apparition et la prolifération de l’Ambroisie à feuilles d’armoise au
être prise en compte afin de ne pas contribuer à leur dissémination en phase chantier (délimitation des stations, suivi
niveau des carrières, et de manière générale sur l’ensemble du chantier.
de chantier et post-chantier…).
Au total, 9 espèces invasives sont présentes, associées à divers milieux :
- Deux espèces strictement aquatiques : la Jussie à grandes fleurs Ludwigia grandiflora et l’Elodée de Nuttall
Elodea nuttallii sont présentes sur les bords de la Vienne ;
- Trois espèces des berges de cours d’eau : La Renouée du Japon Reynoutria japonica sur les bords du chemin
au bœufs. Non observé en 2019, il semble probable que les engins étant intervenus dans les coupes forestières
attenantes soit à l’origine de la présence de la Renouée du Japon ici. La Balsamine de Balfour Impatiens
balfourii et la Balsamine de l’Himalaya Impatiens glandulifera occupe une partie des berges du ruisseau du
Faiteroux ;
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observé au sein du Bois de Chênet et du Bois des Renaudières, sur la commune de Mazerolles. Toutes
protégées, ces espèces présentent un statut favorable sur les listes rouges nationales et régionales.
1.4.3. Faune La Grenouille agile, la Salamandre tachetée et le Triton palmé représentent un enjeu écologique faible ;
1.4.3.1 Amphibiens
- La mare bocagère à proximité du lieu-dit Johanisberg, sur la commune de Mazerolles, correspond à une mare
Etude de la bibliographie abreuvoir attenante à une pâture à moutons, à une culture et à un réseau de haies basses. Elle abrite le
• Données bibliographiques peuplement le plus étoffé de l’aire d’étude. En effet, 6 espèces y ont été inventoriées : la Grenouille agile, la
Grenouille rieuse, le Triton palmé, le Pélodyte ponctué, la Rainette verte et le Triton marbré. Parmi elles, la
Les données bibliographiques relatives aux amphibiens sur la zone d’étude sont issues de la base FAUNA de Rainette verte, le Pélodyte ponctué et le Triton marbré sont les espèces caractéristiques de l’habitat en
l’Observatoire de la faune sauvage de Nouvelle-Aquitaine (3 espèces) ainsi que des inventaires écologiques menés présence.
La Grenouille rieuse présente un statut favorable sur les listes rouges et constituent un enjeu écologique faible.
par Ecosphère en 2015 (9 espèces). L’aire d’étude élargie avait fait l’objet de prospections spécifiques à ce groupe. La
Le Pélodyte ponctué, la Rainette verte et le Triton marbré sont « NT » quasi-menacés sur les listes
bibliographe fait mention de la présence de 10 espèces d’amphibiens (tableau ci-après).
rouges nationales et/ou régionales, ils représentent un enjeu écologique modéré ;
• Espèces retenues
- Les milieux pionniers et temporaires, correspondant aux carrières en cours ou en fin d’exploitation, sont les
habitats de prédilection de deux espèces de crapaud observés de nombreuses fois au cours des inventaires :
Parmi les 9 espèces inventoriées, une l’avait été dans l’aire d’étude élargie, soit en dehors de l’aire d’étude immédiate. il s’agit de l’Alyte accoucheur et du Crapaud calamite. Ils sont accompagnés dans le secteur des carrières par
Il s’agit du Triton crêté, observées dans des réseaux de mares bocagères au sud-ouest de l’aire d‘étude, sur la le Pélodyte ponctué et la Rainette verte. Ponctuellement, à proximité des boisements alentours, le Crapaud
commune de Persac. Ces milieux n’étant pas inclus dans l’aire d’étude immédiate concernée par les emprises projet, commun et la Grenouille agile effectue leur reproduction sur les pièces d’eau temporaires des carrières.
l’espèce n’est pas retenue dans le cadre de la présente étude. Le Crapaud commun présente un statut favorable sur les listes rouges, il constitue un enjeu écologique faible.
L’Alyte accoucheur et le Crapaud calamite sont « NT » quasi-menacés sur la liste rouge régionale des
amphibiens de Poitou-Charentes, ils représentent un enjeu écologique modéré ;
Données bibliographiques des amphibiens observés sur la zone d’étude (Ecosphère, 2015)
Espèce
Nom latin Nom français DH LRN LRR ZNIEFF - Enfin, les « étangs » poissonneux (étang du Logis, étang des Ages…) abritent la Grenouille verte. Cette espèce
retenue est considérée quasi-menacée sur la liste rouge nationale, alors que les données sont insuffisantes pour
Alytes obstetricans (Laurenti, 1768) Alyte accoucheur (L') - LC NT - Oui déterminer son statut régional. La Grenouille verte correspond en réalité à un groupe complexe dont
Epidalea calamita (Laurenti, 1768) Crapaud calamite (Le) - LC NT X Oui l’identification est souvent difficile (genre Pelophylax). Ce groupe est soumis à des phénomènes d’hybridation
naturelle stabilisée et nécessite, dans la majorité des cas, une confirmation génétique. Comme toutes les
Bufo spinosus (Linnaeus, 1758) Crapaud commun (Le) - LC LC - Oui espèces d’amphibiens, les grenouilles vertes sont tributaires de la qualité de leur milieu de vie et de la
Pelophylax ridibundus (Pallas, 1771) Grenouille rieuse (La) - LC NA - Oui diminution en nombre et en surfaces des zones humides, mais présentent bien souvent des exigences
Rana dalmatina Fitzinger in Bonaparte, 1838 Grenouille agile (La) - LC LC - Oui écologiques moindre que la plupart des autres espèces d’amphibiens, qui ne tolèrent que très peu la présence
de poissons notamment. La Grenouille verte est souvent accompagnée de la Grenouille rieuse.
Pelodytes punctatus (Daudin, 1803) Pélodyte ponctué (Le) - LC NT X Oui Compte tenu de son statut sur la liste rouge nationale, la Grenouille verte représente un enjeu modéré.
Triturus cristatus (Laurenti, 1768) Triton crêté (Le) X NT NT X Non
Triturus marmoratus (Latreille, 1800) Triton marbré (Le) - NT NT X Oui Amphibiens présents et potentiellement présents au sein de la zone d'étude
Lissotriton helveticus (Razoumowsky, 1789) Triton palmé (Le) - LC LC - Oui Enjeu
Nom latin Nom français DH PN LRN LRR ZNIEFF
Salamandra salamandra (Linnaeus, 1758) Salamandre tachetée (La) - LC LC - Oui écologique
DH : Directive Habitats-Faune-Flore 92/43/CEE du 21 mai 1992 – Annexe II : espèce d’intérêt communautaire Alytes obstetricans (Laurenti, 1768) Alyte accoucheur (L') - X LC NT - Modéré
LRN/LRR : Listes rouges nationale/régionale : LC non menacé – NT quasi menacé – NA non applicable
Epidalea calamita (Laurenti, 1768) Crapaud calamite (Le) - X LC NT X Modéré
Bufo spinosus (Linnaeus, 1758) Crapaud commun (Le) - X LC LC - Faible
Espèces inventoriées Rana dalmatinaFitzinger in Bonaparte, 1838 Grenouille agile (La) - X LC LC - Faible
Pelophylax ridibundus (Pallas, 1771) Grenouille rieuse (La) - X LC NA - Faible
L’aire d’étude se compose de plusieurs zones humides propices à l’établissement de populations d’amphibiens. On
Pelophylax kl. Esculentus (Linnaeus, 1758) Grenouille verte (La) - X NT DD - Modéré
distingue plusieurs compartiments écologiques fonctionnels utilisés par les amphibiens au cours de leur cycle
Pelodytes punctatus (Daudin, 1803) Pélodyte ponctué (Le) - X LC NT X Modéré
biologique. L’habitat aquatique de reproduction est représenté par les mares forestières, les étangs, les mares
temporaires et les mares bocagères et les fossés, tandis que l’habitat terrestre des individus en dehors de la phase Hyla arborea (Linnaeus, 1758) Rainette verte (La) - X NT NT X Modéré
aquatique de reproduction et de croissance des larves est représenté par les boisements, les haies et les pierriers. Salamandra salamandra (Linnaeus, 1758) Salamandre tachetée (La) - X LC LC - Faible
Les inventaires de terrain, par prospections diurnes et nocturnes ainsi que par la technique de l’ADN environnemental, Triturus marmoratus (Latreille, 1800) Triton marbré (Le) - X NT NT X Modéré
ont permis d’identifier la présence de 11 espèces d’amphibiens (tableau suivant). Lissotriton helveticus (Razoumowsky, 1789) Triton palmé (Le) - X LC LC - Faible
En effet, le Triton crêté, mention bibliographique non retenue n’a pas été observé dans le cadre des inventaires 2019- DH : Directive Habitats-Faune-Flore 92/43/CEE du 21 mai 1992 – Annexe II : espèce d’intérêt communautaire
2020. En outre, le Triton marbré n’a pas non plus été détecté par les différentes techniques d’inventaire déployées. En PN : Protection nationale au titre de l’arrêté du 19 novembre 2007 fixant la liste des amphibiens protégés sur l’ensemble du territoire
LRN/LRR : Listes rouges nationale/régionale : LC non menacé – NT quasi menacé – DD données insuffisantes – NA non applicable
revanche, et à la différence du Triton crêté, le Triton marbré avait été identifié en 2015 sur une mare qui a conservé
toute son attractivité pour l’espèce. Sa présence, bien que non confirmée en 2019-2020, demeure fortement probable
au sein de cet habitat.
- Les mares forestières et les boisements attenants constituent l’habitat préférentiel de la Grenouille agile et de
la Salamandre tachetée, systématiquement accompagnées du plus ubiquiste Triton palmé. Ce peuplement est
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1.4.3.2 Reptiles
Fonctionnalités des milieux Etude de la bibliographie
• Données bibliographiques
Les fonctionnalités écologiques concernant les amphibiens ont traits aux connexions inter-habitats permettant de relier
les différents habitats aquatiques de reproduction aux habitats terrestres. Pour ce faire les individus ont recours, entre Les données bibliographiques relatives aux reptiles sur la zone d’étude sont issues de la base FAUNA de l’Observatoire
autres, à l’utilisation du réseau de haies et de fossés, principaux supports de leur déplacement. de la faune sauvage de Nouvelle-Aquitaine (3 espèces) ainsi que des inventaires écologiques menés par Ecosphère
Ces éléments supports des continuités écologiques à l’échelle locale pour les amphibiens sont particulièrement bien en 2015. L’aire d’étude élargie avait fait l’objet de prospections spécifiques à ce groupe. Ces inventaires avaient révélé
représentés en deux localités de l’aire d’étude : la présence de 2 espèces de reptiles. La base FAUNA mentionne par ailleurs une donnée de Trachémyde écrite (=
- sur le plateau de Johanisberg, entre le Bois de Chênet et le Bois des Renaudières, sur la commune de Tortue de Floride), espèce exotique envahissante.
Mazerolles, les haies basses et arbustives associés aux fossés longeant les routes communales offre la
possibilité aux amphibiens de regagner chacun des habitats nécessaires (mares, haies, lisières, boisements…) D’après des communications personnelles de riverains, la Cistude d’Europe est présente sur l’étang du Goberté, en
à l’accomplissement de leur cycle de reproduction. La présence de plusieurs mares en dehors de l’aire d’étude amont du Moulin du Logis. Aucune donnée d’observation ne permet cependant de confirmer sa présence. En outre,
contribue à l’intérêt bioécologique du secteur pour les amphibiens. C’est spécifiquement le cas du Crapaud les inventaires écologiques 2019-2020 ont eu recours à la technique de l’ADN environnemental sur cette pièce d’eau,
commun, de la Grenouille agile, de la Rainette verte, du Triton palmé, de la Salamandre tachetée, du Triton pour détecter spécifiquement la présence de l’espèce. Les échantillons se sont révélés négatifs à la Cistude d’Europe.
marbré et du Pélodyte ponctué ;
- au niveau des carrières, les éléments supports du déplacement des individus sont moins lisibles et plus diffus
(haies discontinues, chemins agricoles, cultures…). Toutefois, le tracé de la future déviation recoupe en son • Cas de la Cistude d’Europe :
centre un réseau de sites interconnectés où les populations d’amphibiens forment une métapopulation (carrière
de Mazerolles, anciennes carrières CMGO, sablière de Gouex). Les habitats aquatiques de reproduction et les Comme énoncé ci-avant, la Cistude d’Europe est mentionnée sur l’étang du Logis (Goberté), issue d’une
habitats terrestres (haies, fourrés, pierriers...) sont systématiquement présents à proximité. Chaque site
communication personnelle de riverains (Moulin du Logis). Il s’agit de définir si cette donnée est de propos, en
héberge un noyau de populations dont les individus dispersent vers les autres sites alentours. C’est
spécifiquement le cas des espèces inféodées aux milieux pionniers et pièces d’eau temporaires que sont le confrontant d’une part les informations obtenues de la consultation des structures détentrices de données naturalistes,
Crapaud calamite, l’Alyte accoucheur ainsi que le Pélodyte ponctué et dans une moindre mesure, la Rainette et d’autre part en analysant les potentialités d’accueil pour l’espèce et la fonctionnalité des habitats autour de cet étang.
verte. Le projet de déviation pourrait être à l’origine d’une altération de ces fonctionnalités, dont la fragmentation
provoquerait une rupture de nombreux échanges et compartimenterait ces habitas en ensembles disjoints. Bases de données naturalistes :
Il convient, en premier lieu, de prendre en considération que la Cistude d’Europe ne présente pas de données sur la
commune de Lussac-les-Châteaux sur les bases consultées (FAUNA). En effet, d’après le 1er PNA Cistude d’Europe
2011-2015, l’espèce n’est présente en Vienne que dans le Montmorillonnais ainsi que sur le Clain en amont de Poitiers.
En outre, la présence de la Trachémyde écrite (= Tortue de Floride) Trachemys scripta (espèce exotique envahissante)
est mentionnée sur une maille couvrant la commune de Lussac-les-Châteaux.
Compte-tenu de la distance géographique des données de Cistude d’Europe en Vienne par rapport à la zone d’étude,
couplée à la mention de la Trachémyde écrite sur une maille communale de Lussac-les-Châteaux corroborée avec les
Alyte accoucheur Crapaud commun
observations de terrain 2019-2020, la présence de la Cistude d’Europe sur l’étang du Logis semble très peu probable.
Analyse des habitats et des potentialités d’accueil de l’espèce :
Synthèse des enjeux relatifs aux amphibiens
Les connaissances actuelles de la Cistude d’Europe, résumées dans le 2e PNA Cistude d’Europe 2020- 2029, précisent
La zone d’étude se compose d’une diversité intéressante de milieux aquatiques et humides permanents ou que les habitats utilisés par l’espèce au cours de son cycle de vie sont extrêmement variés : eaux libres, roselières,
temporaires. Ces milieux abritent des espèces relativement ubiquistes (Grenouille verte, Triton palmé…) et des cariçaies, saulaies, mares, fossés, prairies, etc. et constituent une mosaïque dont chaque élément est indispensable
espèces plus spécialistes (Crapaud calamite, Alyte accoucheur…). pour assurer l’accomplissement de son cycle biologique. Particulièrement inféodée au milieu aquatique, elle est
Toutes les espèces d’amphibiens sont protégées au niveau national, bien que des nuances soient observées. Selon capable de déplacements terrestres parfois importants lors de la recherche de sites de ponte ou de la dispersion des
les espèces, seuls les individus sont protégés, ou les individus ET leurs habitats sont protégés. Les amphibiens mâles. La Cistude d’Europe régule sa température interne par le comportement de « basking » (insolation). Cette
patrimoniaux recensés constituent un enjeu écologique modéré. activité s’effectue hors de l’eau, sur divers supports abrités surplombant la zone en eau : souches, arbres morts,
Les principaux enjeux liés aux amphibiens sont : touradons de carex, pierres, etc. Les milieux aquatiques accueillant l’espèce présentent donc une caractéristique
constante : des lieux émergés au soleil. Lors de la ponte, les femelles quittent le milieu aquatique à la recherche de
- la mare bocagère de Johanisberg, les connexions inter-habitats et les espèces associées : Pélodyte ponctué, milieux ouverts de nature sableuse à argilo-limoneuse. Le recouvrement végétal s’y limite généralement à une strate
Rainette verte et Triton marbré ;
herbacée relativement rase. Pelouses sèches et prairies à végétation basses constituent des habitats particulièrement
- les milieux pionniers temporaires des carrières, les connexions inter-habitats et les espèces associées : Alyte
accoucheur, Crapaud calamite, Pélodyte ponctué et Rainette verte ; favorables à la ponte.
- dans une moindre mesure, les pièces d’eau eutrophes poissonneuses abritant la Grenouille verte.
La localisation des observations et des habitats des amphibiens est présentée au sein du Volet G Atlas cartographique
Chapitre II.24 à 25.
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L’analyse succincte des habitats présents aux abords de l’étang du Logis (dans un rayon d’1 km) révèlent la dominance
de boisements (Bois des Renaudières) attenants à l’étang, non favorable à l’espèce qui affectionne davantage les • Espèces retenues
milieux ouverts. Bien que des souches et arbres morts soient présents sur le pourtour de l’étang, ce premier élément
permet d’identifier un défaut potentiel d’insolation des berges du plan d’eau lié à l’ombre portée des arbres. L’Aulnaie
Les données recueillies concernent 3 espèces de reptiles : la Couleuvre helvétique, la Vipère aspic et la Trachémyde
marécageuse constitue cependant un habitat propice à l’hivernage. Les habitats terrestres, outre les boisements, sont écrite, espèce exotique envahissante.
composés de cultures et de prairies à végétation haute de type prairies de fauche. La nature sableuse des sols, La Couleuvre helvétique est relativement commune et non menacée sur la liste rouge régionale de Poitou-Charentes.
favorable à la ponte, se retrouve principalement concentrée au niveau de la carrière de Mazerolles. Elle est observée dans l’aire d’étude au droit d’habitats qui lui sont favorables. La donnée bibliographique de Vipère
aspic est localisée dans l’aire d’étude élargie, non concernée par les emprises projet. Une donnée de Trachémyde
écrite, espèce exotique envahissante, est également mentionnée sur la base FAUNA.
La Couleuvre helvétique est retenue dans le cadre de la présente étude. La Vipère aspic, qui plus est non observée au
cours des inventaires 2019-2020 malgré un dispositif spécifique (pose de plaques), n’est pas retenue.
Données bibliographiques de reptiles observés sur la zone d'étude et ses abords
Espèce
Nom latin Nom français DH LRN LRR ZNIEFF
retenue
Natrix helvetica (Lacepède, 1789) Couleuvre helvétique (La) - LC LC - Oui
Trachemys scripta (Thunberg in Schoepff, 1792) Trachémyde écrite - - - - Oui
Vipera aspis (Linnaeus, 1758) Vipère aspic (La) - LC VU X Non
DH : Directive Habitats-Faune-Flore 92/43/CEE du 21 mai 1992 – Annexe II : espèce d’intérêt communautaire
LRN/LRR : Listes rouges nationale/régionale : LC non menacé – VU Vulnérable
Espèces inventoriées
L’aire d’étude offre des potentialités intéressantes et intègre une diversité d’habitats propice à la présence de reptiles.
En effet, de nombreux éléments support pour la réalisation du cycle de vie des reptiles sont identifiés : lisières
forestières, haies, mares et autres milieux caillouteux thermophiles jonchent la zone d’étude et forment une mosaïque
Analyse des habitats potentiellement favorables à la Cistude d'Europe autour de l'étang du Logis de milieux favorables aux reptiles.
La mosaïque d’habitats en présence ne semble offrir que très peu de potentialités d’accueil pour la Cistude d’Europe. Le peuplement inventorié, grâce au dispositif d’inventaires spécifique (plaque) et aux observations directes sur le terrain
La dominance des boisements autour du plan d’eau induit un faible ensoleillement des berges, et les habitats terrestres lors de chaque sortie, est relativement faible. Il se compose de 5 espèces : deux lézards, deux serpents et une espèce
favorables à la ponte sont peu nombreux et se concentrent principalement au niveau de la carrière de Mazerolles, exotique envahissante.
actuellement en cours d’exploitation. Les fonctionnalités des habitats nécessaire à la Cistude d’Europe pour la
réalisation de son cycle biologique, ainsi que les conditions de quiétude requises pour un site de ponte, ne sont donc Les lisières forestières et les haies sont prisées du Lézard à deux raies, tandis que les abords des mares sont
vraisemblablement pas réunies. De plus, l’analyse de l’ADN environnemental sur des échantillons d’eau prélevés sur préférentiellement occupés par la Couleuvre à collier. Les milieux plus thermophiles de boisements pionniers et de
l’étang du Logis s’est révélé négative, tout comme sur la Vienne. lisières bien exposées offrent également des conditions idéales à la présence de la Couleuvre verte et jaune, observée
aux abords des anciennes carrières CMGO à proximité de l’aire d‘étude, et au niveau du Bois ragot en rive gauche de
Enfin, il est légitime de penser qu’une confusion a pu avoir lieu lors de l’observation de tortues sur l’étang du Logis. En la Vienne. Le Lézard des murailles, espèce ubiquiste, est présent un peu partout sur la zone d’étude.
effet, non seulement l’espèce est citée sur la commune de Lussac-les-Châteaux (l’étang du Logis est situé sur la Toutes ces espèces sont protégées au niveau national. Toutefois, elles présentent un statut favorable sur les listes
commune de Mazerolles), mais elle a été à plusieurs reprises directement observée sur ledit étang lors des inventaires rouges régionales et nationales. De fait, elles constituent un enjeu écologique faible.
2019-2020.
Les inventaires de terrain ont permis l’observation d’une espèce exotique envahissante au niveau du Goberté : la
Enfin, on peut observer que, compte tenu des enjeux de préservation associés à l’espèce et de son niveau de Tortue de Floride. L’espèce figure sur la liste européenne des espèces dite préoccupantes pour l’union européenne
sensibilité, si l’espèce était effectivement présente, cela serait fort probablement connu de la communauté scientifique dans le cadre du règlement (UE) N° 1143/2014 du Parlement européen et du Conseil du 22 octobre 2014 relatif à la
et naturaliste locale, départementale et régionale et des données d’observation validées seraient consultables dans les prévention et à la gestion de l'introduction et de la propagation des espèces exotiques envahissantes (EEE).
bases.
La confrontation de la donnée de présence de la Cistude d’Europe avec les bases de données naturalistes
régionales, ainsi que l’analyse des potentialités de la mosaïque de milieux en présence ne permettent pas de
confirmer sa légitimité. En outre, les prélèvement ADNe se sont révélés négatifs à la Cistude d’Europe et les
inventaires 2019-2020 ont permis l’observation directe de la Trachémyde écrite sur l’étang du Logis.
A ce titre, ni la Cistude d’Europe ni son habitat potentiel ne peuvent être considérés comme effectivement
présents. L’espèce ne constitue donc pas un enjeu écologique spécifique.
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Synthèse des enjeux écologiques relatifs aux reptiles
Reptiles présents au sein de la zone d'étude
Enjeu La zone d’étude comprend des potentialités intéressantes pour les reptiles. Toutefois, bien que règlementairement
Nom latin Nom français DH PN LRN LRR ZNIEFF
écologique protégée, aucune espèce recensée ne revêt de caractère remarquable.
Hierophis viridiflavus (Lacepède, 1789) Couleuvre verte et jaune (La) - X LC LC - Faible
Lacerta bilineata Daudin, 1802 Lézard à deux raies (Le) - X LC LC - Faible A l’exception de la Tortue de Floride, les 4 espèces recensées sont strictement protégées d’un point de vue
Natrix helvetica (Lacepède, 1789) Couleuvre helvétique (La) - X LC LC - Faible réglementaire : Lézard à deux raies, Lézard des murailles, Couleuvre helvétique et Couleuvre verte et jaune.
Podarcis muralis (Laurenti, 1768) Lézard des murailles (Le) - X LC LC - Faible Néanmoins, leur statut favorable sur les listes rouges nationales et régionales leur confère un enjeu écologique faible.
Trachemys scripta (Thunberg in Schoepff, 1792) Tortue de Floride (La) - - NA NA - Nul (EEE) Enfin, des fonctionnalités écologiques avérées pour les reptiles sont identifiées et particulièrement bien représentées
DH : Directive Habitats-Faune-Flore 92/43/CEE du 21 mai 1992 - Annexe II : espèce d’intérêt communautaire sur le plateau de Johanisberg (Couleuvre helvétique et Lézard à deux raies) ainsi que le secteur entre les carrières et
PN : Protection nationale au titre de l’arrêté du 19 novembre 2007 fixant la liste des reptiles protégés sur l’ensemble du territoire le Bois Ragot (Couleuvre verte et jaune).
LRN/LRR : Listes rouges nationale/régionale : LC non menacé – NT quasi menacé – DD données insuffisantes – NA non applicable
La localisation des observations et des habitats des reptiles est présentée au sein du Volet G Atlas cartographique
Fonctionnalités des milieux Chapitre II.24 à 25.
Les fonctionnalités écologiques concernant les reptiles ont traits aux connexions inter-habitats permettant de relier les
habitats de reproduction et de gîte aux habitats de nourrissage. Les lisières sont les habitas principalement utilisés par
les reptiles. Ces écotones sont d’autant plus intéressants lorsqu’ils sont stratifiés (zone herbacée, zone arbustive et
zone arborée) avec des caches (tas de pierres, terriers, souches, etc.) à proximité. Les milieux ouverts (prairies, friches
et pelouses) représentent l’habitats d’alimentation. L’interface entre ces deux milieux, importants et nécessaires pour
la réalisation du cycle biologique des reptiles, est représenté par le réseau de haies. Pour le déplacement des individus,
les haies constituent également un support de choix. Elles peuvent également être utilisées, selon leur qualité et leur
structuration, pour le nourrissage voire la reproduction et le gîte.
Ces éléments supports des fonctionnalités écologiques à l’échelle locale pour les reptiles sont particulièrement bien
représentés en deux localités de l’aire d’étude :
- sur le plateau de Johanisberg, entre le Bois de Chênet et le Bois des Renaudières, sur la commune de
Mazerolles, les lisières forestières attenantes à des milieux herbacés ouverts sont importantes et présentent
de belles potentialités pour les reptiles. Les haies basses et arbustives offrent la possibilité d’atteindre chacun
des habitats présents alentours nécessaires à l’accomplissement de leur cycle de reproduction et permet en
outre la dispersion des individus. Enfin, la présence de mares çà et là sur ce secteur est particulièrement
attractif pour la Couleuvre helvétique ;
- à l’est des carrières aux abords du Bois Ragot, le réseau de lisières forestières thermophiles et de haies
attenantes à des friches et pâtures constituent un milieu de vie propice à la Couleuvre verte et jaune ;
Dans une moindre mesure, le secteur des carrières reste très attractif et offre des conditions très favorables à
l’établissement de populations de reptiles, notamment la Couleuvre verte et jaune. Toutefois, seul le lézard des
murailles y a été observé. Le milieu en présence regroupe à la fois les habitats de reproduction, d’alimentation et
de gîte. En outre, il semble être au centre d’un réseau de sites interconnectés avec la carrière de Mazerolles au
nord, les anciennes carrières CMGO à l’est et la sablière de Gouex au sud.
La structuration des habitats favorables aux reptiles à l’est de la zone d’étude, sur le plateau de Chantegros et des
Ages, semble moins évidente et révèlent des fonctionnalités écologiques bien moins opérationnelles.
Lézard à deux raies Couleuvre helvétique Couleuvre verte et jaune
Lacerta bilineata Natrix helvetica Hierophis viridiflavus
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1.4.3.3 Oiseaux
Etude de la bibliographie • Espèces retenues
• Données bibliographiques
La base de données LPO fait état de 34 espèces patrimoniales détectées sur la zone d’étude durant la période de
nidification, d’hivernage ou de migration, susceptibles d’occuper les milieux de la zone d’étude et représentant un enjeu
La quasi-intégralité des données bibliographiques relatives à l’avifaune est issue de la base LPO Vienne, sur la période
potentiel.
2015-2020. Cette extraction fournit 1067 données ornithologiques au droit du projet et de ses abords. La répartition
des données liée aux facilités d’accès montre qu’il s’agit de données collectées dans des contextes variés. Elles sont
Parmi ces 34 espèces mentionnées dans la bibliographie, 4 n’ont pas été retenues dans le cadre de la présente étude.
inégalement réparties sur la zone d’étude, avec des amas sur certains secteurs, comme le long des axes routiers ou
En effet, les données collectées sur la base LPO pour la période 2015-2020 ne font mention que d’une unique
sur des sites faisant l’objet de suivis réguliers comme la carrière de Mazerolles. Ces données font état de 106 espèces
observation pour les espèces considérées, d’individus isolés ou d’un couple en période de nidification mais sans preuve
observées, dont 66 nicheuses. Dans cette liste, 22 espèces d’intérêt communautaire figurent à l’annexe 1 de la Directive
avérée de reproduction. Les données bibliographiques non-retenues dans le cadre de la présente étude sont :
« Oiseaux ».
La bibliographie avifaunistique tient compte également des espèces observées et considérées dans le cadre des - Courlis cendré : l’espèce a été observé à deux reprises sur le même secteur la même année,
inventaires menés par le bureau d’études Ecosphère en 2015, incluses dans la base LPO. en avril et juin 2015. Malgré l’observation d’un couple présent en période de reproduction,
aucune nidification certaine n’a été prouvée ;
- Élanion blanc : l’espèce est en expansion en Poitou-Charentes et colonise peu à peu la région.
Actuellement, l’espèce n’est pas considérée nicheuse en Vienne. Dans la zone d’étude,
L’Élanion blanc a été observé à deux reprises sur les communes de Civaux et Mazerolles au
cours du printemps 2019 ;
- Petit gravelot : l’unique observation de l’espèce se localise au niveau de la carrière de Gouex, un individu
détecté en période de reproduction ;
- Pipit rousseline : un unique individu a été observé 1 seule fois au niveau des carrières lors des inventaires
écologiques menés par Ecosphère en 2015.
Les espèces patrimoniales mentionnées dans la bibliographie, mais non-observées lors des inventaires écologiques
complémentaires 2019-2020, ont par ailleurs été retenues dans le cadre de la présente étude. Les milieux en présence
sont susceptibles d’accueillir ces espèces pour tout ou partie de la réalisation de leur cycle biologique. Il s’agit de :
- Busard Saint-Martin : les paysages agricoles et la mosaïque d’habitats ouverts de la zone
d’étude constituent l’habitat de l’espèce, nicheuse probable dans les secteurs alentours ;
- Faucon hobereau : l’espèce, très discrète, est fréquemment observée au niveau de la carrière
de Mazerolles en chasse active sur les groupes d’Hirondelle de rivage ;
- Pluvier doré : l’espèce fréquente la zone d’étude par petit groupe (max. 3 individus observés)
en période hivernale sur les parcelles agricoles en labour avec peu de végétation ;
- Vanneau huppé : l’espèce fréquente les mêmes espaces que le Pluvier doré, en période hivernale également,
par groupe parfois beaucoup plus important (450 individus en mars 2015 à Mazerolles).
Finalement, 30 espèces issues de la bibliographie sont retenues dans le cadre de la présente étude. (Tableau 19).
Répartition des données bibliographiques avifaunistiques extraites de la base LPO Vienne (2015-2020)
La base FAUNA de l’Observatoire de la faune sauvage de Nouvelle-Aquitaine fait également mention d’une unique
observation de Balbuzard pêcheur (septembre 2019) sur la maille 5 km x 5 km de Lussac-les-Châteaux, localisée en
dehors de l’aire d’étude rapprochée.
La période d’observation (migration post-nuptial), le caractère unique de l’observation et l’absence d’habitats favorables
à l’espèce au sein de la zone d’étude amènent à ne pas intégrer le Balbuzard pêcheur aux enjeux avifaunistiques
identifiés sur le secteur.
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Données bibliographiques de l’avifaune patrimoniale observée sur la zone d'étude
LRN LRR ZNIEFF Ecosphère LPO 2015-2020 Espèce
Nom latin Nom français DO
Nicheurs Nicheurs Nicheurs 2015 (nb de données) retenue
Alauda arvensis Linnaeus, 1758 Alouette des champs - NT VU - X 24 Oui
Lullula arborea (Linnaeus, 1758) Alouette lulu X LC NT X X 6 Oui
Pandion haliaetus (Linaeus, 1758) Balbuzard pêcheur X VU - X - (base FAUNA) Non
Pernis apivorus (Linnaeus, 1758) Bondrée apivore X LC VU X X 3 Oui
Emberiza citrinella Linnaeus, 1758 Bruant jaune - VU NT - X 3 Oui
Emberiza calandra Linnaeus, 1758 Bruant proyer - LC VU - X 15 Oui
Circus cyaneus (Linnaeus, 1766) Busard Saint-Martin X LC NT X X 7 Oui
Coturnix coturnix (Linnaeus, 1758) Caille des blés - LC VU - X 3 Oui
Carduelis carduelis (Linnaeus, 1758) Chardonneret élégant - VU NT - X 26 Oui
Tyto alba (Scopoli, 1769) Chouette effraie, Effraie des clochers - LC VU - X 12 Oui
Numenius arquata (Linnaeus, 1758) Courlis cendré - VU EN X - 1 Non
Elanus caeruleus (Desfontaines, 1789) Élanion blanc X VU - X - 2 Non
Falco subbuteo Linnaeus, 1758 Faucon hobereau - LC NT X X 5 Oui
Phalacrocorax carbo (Linnaeus, 1758) Grand Cormoran - LC VU - - 4 Oui
Ardea alba Linnaeus, 1758 Grande Aigrette X NT - X - 65 Oui
Coccothraustes coccothraustes (Linnaeus, 1758) Grosbec casse-noyaux - LC NT - X 2 Oui
Merops apiaster Linnaeus, 1758 Guêpier d'Europe - LC VU X X 23 Oui
Nycticorax nycticorax (Linnaeus, 1758) Héron bihoreau, Bihoreau gris X NT VU X - 2 Oui
Ardea cinerea Linnaeus, 1758 Héron cendré - LC LC X - 24 Oui
Riparia riparia (Linnaeus, 1758) Hirondelle de rivage - LC NT X X 37 Oui
Linaria cannabina (Linnaeus, 1758) Linotte mélodieuse - VU NT - X 20 Oui
Alcedo atthis (Linnaeus, 1758) Martin-pêcheur d'Europe X VU NT - X 3 Oui
Milvus migrans (Boddaert, 1783) Milan noir X LC LC - X 13 Oui
Burhinus oedicnemus (Linnaeus, 1758) Œdicnème criard X LC NT X X 15 Oui
Charadrius dubius Scopoli, 1786 Petit Gravelot - LC VU X - 1 Non
Dryocopus martius (Linnaeus, 1758) Pic noir X LC VU X X 1 Oui
Lanius collurio Linnaeus, 1758 Pie-grièche écorcheur X NT NT X X 4 Oui
Anthus pratensis (Linnaeus, 1758) Pipit farlouse - VU EN X - - Oui
Anthus campestris (Linnaeus, 1758) Pipit rousseline X LC EN X X 1 Non
Pluvialis apricaria (Linnaeus, 1758) Pluvier doré - - - X - 2 Oui
Saxicola rubicola (Linnaeus, 1766) Tarier pâtre - NT NT - X 7 Oui
Streptopelia turtur (Linnaeus, 1758) Tourterelle des bois - VU VU - X 15 Oui
Oenanthe oenanthe (Linnaeus, 1758) Traquet motteux - NT EN X - 4 Oui
Vanellus vanellus (Linnaeus, 1758) Vanneau huppé - NT VU X X 7 Oui
Chloris chloris (Linnaeus, 1758) Verdier d'Europe - VU NT - X 20 Oui
DO : Directive européenne 2009/147/CE pour la conservation des oiseaux sauvages, dite Directive « Oiseaux » - Annexe I, espèce d’intérêt communautaire
LRN/LRR : Liste rouge nationale/régionale des oiseaux nicheurs : LC non menacé ; NT quasi-menacé ; VU vulnérable ; EN en danger.
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Espèces nicheuses – Approche par cortèges Une espèce de ce cortège a été « déclassée » malgré un statut défavorable sur la liste rouge régionale de Poitou-
Charentes : il s’agit du Faucon hobereau. En effet, l’espèce est régulièrement observée au niveau des carrières, en
Le peuplement nicheur recensé sur l’aire d’étude est relativement diversifié. Il compte 77 espèces potentiellement comportement de chasse sur les Hirondelles de rivage, nicheuses dans les carrières. L’espèce n’étant pas nicheuse
nicheuses (possible, probable ou certain) dont 60 sont strictement protégées ainsi que leurs habitats de reproduction de façon avérée sur la zone d’étude et ses abords proches, et fréquentant le secteur quasi exclusivement pour les
et de repos. Une trentaine d’espèces patrimoniales (quasi-menacées ou menacées sur les listes rouges régionales colonies nicheuses d’Hirondelles de la carrière de Mazerolle, il n’est pas considéré comme représentant un enjeu
et/ou nationales) sont incluses dans ces effectifs. En outre, 11 espèces d’intérêt communautaire listées à l’annexe I de écologique notoire. Le Faucon hobereau représente un enjeu écologique faible.
la Directive « Oiseaux » sont également observées au sein de la zone d‘étude : l’Alouette lulu, le Bihoreau gris, la
Bondrée apivore, le Busard cendré, le Busard Saint-Martin, la Grande aigrette, le Martin-pêcheur d’Europe, le Milan • Cortège des milieux agricoles ouverts à semi-ouverts
noir, l’Œdicnème criard, le Pic noir et la Pie-grièche écorcheur.
Les milieux ouverts et semi-ouverts sont très représentés au sein de la zone d’étude, avec des parcelles de cultures
intensives et d’autres plus extensives avec de pâturage et de zones de bocage au maillage plus ou moins serré. De
Le peuplement avifaunistique recensé peut être réparti en 4 cortèges distincts, représentatifs des milieux de la zone
nombreuses espèces utilisant ce type d’habitats présentent un caractère patrimonial remarquable car il s’agit de milieux
d’étude :
subissant de nombreuses pressions anthropiques et soumis à de perpétuels changements (modification des pratiques
- 33 espèces inféodées aux milieux boisés ; agricoles, arrachage des haies, utilisation de pesticides…).
- 25 espèces inféodés aux milieux agricoles ouverts à semi-ouverts ; Les espèces réglementairement protégées associées à ce cortège sont au nombre de 18. Toutefois, parmi les 25
- 10 espèces inféodées aux milieux aquatiques et humides ; espèces inventoriées, 16 d’entre elles revêtent un caractère patrimonial remarquable : l’Alouette des champs,
- 9 espèces inféodées aux milieux anthropiques. l’Alouette lulu, le Bruant jaune, le Bruant proyer, le Busard cendré, le Busard Saint-Martin, la Caille des blés, le
Chardonneret élégant, le Faucon crécerelle, la Fauvette grisette, la Linotte mélodieuse, l’Œdicnème criard, la
Les enjeux ornithologiques du secteur étudié sont avant tout liés aux milieux agricoles ouverts à semi-ouverts Pie-grièche écorcheur, le Tarier pâtre, la Tourterelle des bois et le Verdier d’Europe.
et aux boisements. Ces habitats forment une mosaïque fonctionnelle nécessaire à la réalisation du cycle
- L’Alouette des champs, les Bruants jaune et proyer, la Caille des blés, le Chardonneret élégant, la Linotte
biologique de nombreuses espèces patrimoniales, communes à remarquables. mélodieuse, la Tourterelle des bois et le Verdier d’Europe sont considérées « VU » vulnérable sur la liste rouge
La localisation des observations et des habitats d’espèces par cortège avifaunistique est présentée. des oiseaux nicheurs de France et/ou de Poitou-Charentes. La Caille des blés a été spécifiquement observé
au sein des cultures du plateau entre les carrières. Les autres espèces, nécessitant la présence d’arbres ou
d’arbustes pour nicher, sont observées un peu partout où le bocage subsiste sous forme de haies basses carré
• Cortège des milieux boisés ou du haies arborées anciennes et denses.
Les milieux boisés sont bien représentés au sein de la zone d’étude. Ils présentent différents faciès, différentes L’Alouette des champs, les Bruants jaune et proyer, la Caille des blés, le Chardonneret élégant, la
structures et se composent en majorité de boisements matures caducifoliés, ponctuellement en mélange avec des Linotte mélodieuse, la Tourterelle des bois et le Verdier d’Europe représentent un enjeu écologique
résineux. Les entités boisées particulièrement intéressantes pour l’avifaune patrimoniale correspondent au Bois de fort ;
Chênet et au Bois de Renaudières. Associés aux milieux ouverts agricoles et zones humides, ils sont particulièrement
attractifs pour de nombreuses espèces forestières patrimoniales, comme certains passereaux, rapaces et pics. - L’Alouette lulu, les Busards cendré et Saint-Martin, le Faucon crécerelle, la Fauvette grisette, l’Œdicnème
Les espèces règlementairement protégées appartenant à ce cortège sont au nombre de 29. Toutefois, parmi les 33 criard, la Pie-grièche écorcheur et le Tarier pâtre sont « NT » quasi-menacés sur la liste rouge des oiseaux
nicheurs de France et/ou de Poitou-Charentes. L’Alouette lulu et le Tarier pâtre accompagnent l’Alouette des
espèces inventoriées, 7 d’entre elles revêtent un caractère patrimonial remarquable : la Bondrée apivore, le Grosbec
champs et fréquentent la majeure partie des zones de cultures et de fourrés de la zone d’étude, tant en période
casse-noyaux, la Mésange nonette, le Pic noir, le Pouillot de Bonelli, le Pouillot fitis et le Roitelet huppé. de reproduction qu’en période d’hivernage. La Fauvette grisette apprécie les fourrés pionniers à Ronce et
- Le Pouillot fitis est listé « CR » en danger critique sur la liste rouge régionale des oiseaux nicheurs de Poitou- Genêts des carrières ainsi que les haies bocagères du plateau des Ages. Le Faucon crécerelle est
Charentes. Un mâle chanteur a été détecté dans le secteur du Bois de Chênet à Mazerolles, au niveau des régulièrement observé en chasse sur l’ensemble de l’aire d’étude, et particulièrement au niveau des carrières.
Puits de Châtaigner, où un couvert lâche arboré associé à des milieux herbacés à proximité de boisement et L’Œdicnème criard est contacté à proximité immédiate de l’aire d’étude, principalement dans les cultures de
de lissières plus denses constituent son habitat préférentiel. Mazerolles au nord-ouest du secteur. La bibliographie LPO fait mention de rassemblements post-nuptiaux
Le Pouillot fitis représente un enjeu écologique majeur ; parfois en effectifs importants au niveau des parcelles ouvertes de « La Pièce des sapins ». Des couples de
Pie-grièche écorcheur sont observés régulièrement sur toutes les zones bocagères relictuelles ou plus denses
de zone d’étude : Johanisberg, entre les carrières, ou encore les Ages. Enfin, les busards cendré et Saint-
- La Bondrée apivore, la Mésange nonette, le Pic noir et le Roitelet huppé sont « VU » vulnérable sur la liste Martin, non nicheurs sur la zone d‘étude ou à proximité (nicheurs certains dans les ZNIEFFs alentours, cf.
rouge des oiseaux nicheurs de France et/ou de Poitou-Charentes. Des individus en période de reproduction chapitre 1.2.2.2), utilisent les espaces ouverts comme territoire de chasse pour la recherche alimentaire.
ont été observés à vue et au chant dans les massifs boisés de l’aire d’étude. La Bondrée apivore et le Pic noir L’Alouette lulu, les Busards cendré et Saint-Martin, le Faucon crécerelle, la Fauvette grisette,
fréquentent les habitats forestiers du Bois de Chênet et du Bois des Renaudières. Le Roitelet huppé a été
l’Œdicnème criard, la Pie-grièche écorcheur et le Tarier pâtre représentent un enjeu écologique modéré.
contacté seulement au niveau du Bois de Chenêt. La Mésange nonette fréquente les boisement frais et
humides du Bois Ragot (ruisseau du Faiteroux), en rive de gauche de la Vienne.
La Bondrée apivore, la Mésange nonette, le Pic noir et le Roitelet huppé représentent un enjeu • Cortège des milieux aquatiques et humides
écologique fort ;
La zone d’étude est constituée de plusieurs entités aquatiques et humides. En effet, le tracé de la future déviation
intercepte 4 cours d’eau : le Goberté, le Faiteroux, la Vienne et les Ages. En outre, des étangs et des mares ponctuent
- Le Grosbec casse-noyaux et le Pouillot de Bonelli sont « NT » quasi menacés sur la liste rouge des oiseaux
nicheurs de France et/ou de Poitou-Charentes. Le Grosbec casse-noyaux fréquente les boisements du Bois également l’aire d’étude, offrant des conditions propices à la présence d’espèces associées à ce cortège.
de Chênet et du Bois des Renaudières en période de reproduction. Il est également observé en période Les espèces de ce cortège réglementairement protégées sont au nombre de 9. Toutefois, parmi les 10 espèces
hivernale dont une donnée bibliographique LPO en fait mention dans les parcs et jardins de Lussac-les- inventoriées, 4 d’entre elles présentent un caractère patrimonial remarquable : le Guêpier d’Europe, l’Hirondelle de
Châteaux. Le Pouillot de Bonelli a été contacté en lisières forestières du Bois de Chênet. rivage, la Locustelle tachetée et le Martin-Pêcheur d’Europe.
Le Grosbec casse-noyaux et le Pouillot de Bonelli représentent un enjeu écologique modéré.
- Le Guêpier d’Europe, la Locustelle tachetée et le Martin-pêcheur d’Europe sont considérés « VU » vulnérables
sur la liste rouge des oiseaux nicheurs de France et/ou de Poitou-Charentes. Une petite colonie de Guêpier
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d’Europe est établie de longue date sur la carrière de Mazerolles, dont la ZNIEFF correspondante a été
spécifiquement délimitée et aménagé (création d’un étang) pour la nidification de l’espèce. Des observations
ont également été réalisées au niveau des carrières CMGO/Irribaren de la zone d’étude et il semblerait qu’un
couple s’y soit reproduit pour la première fois au printemps 2020 (données LPO). La Locustelle tachetée a été
contacté au chant lors de sorties nocturnes, au sein de la clairière du talweg frais du Bois des Renaudières. La
zone d’observation de l’espèce est attenante à la zone d’étude. Le Martin-pêcheur est principalement observé
sur le cours de la Vienne dont les berges abruptes sont favorables au creusement de son terrier et à sa
nidification.
Le Guêpier d’Europe, la Locustelle tachetée et le Martin-Pêcheur d’Europe représentent un enjeu
écologique fort ;
- L’Hirondelle de rivage est considéré « NT » quasi-menacée sur la liste rouge régionale de Poitou-Charentes.
A l’instar du Guêpier d’Europe, elle est établie en colonie nicheuse sur la carrière de Mazerolles, mais
également sur un front de taille des carrières CMGO/Irribaren.
L’Hirondelle de rivage représente un enjeu écologique modéré.
Au sein de ce cortège, certaines espèces ont été « déclassées » en raison d’une utilisation occasionnelle des habitats
de l’aire d’étude en période de reproduction : il s’agit du Bihoreau gris et de la Grande aigrette. En effet, aucune
héronnière n’est connue alentour et les individus ont recours au site pour l’alimentation. Le Bihoreau gris fréquente la
ripisylve de la Vienne et la Grande aigrette s’alimente dans les grandes cultures et les prairies.
• Cortège des milieux anthropiques
L’aire d’étude se compose ponctuellement de milieux anthropiques dont la présence du bâti rend propice la nidification
de certaines espèces patrimoniales, notamment la ferme de Mauvillant, sur la commune de Lussac-les-Châteaux.
Les espèces réglementairement protégées de ce cortège sont au nombre de 5. Toutefois, parmi les 9 espèces
inventoriées rattachables au cortège des milieux bâtis, 2 présentent un caractère patrimonial remarquable : l’Effraie
des clochers et le Moineau domestique.
- L’Effraie des clochers est considérée « VU » vulnérable d’après la liste rouge régionale des oiseaux nicheurs
de Poitou-Charentes. L’espèce a été régulièrement observé çà et là sur l’aire d’étude lors de sessions
d’inventaires nocturnes : au lieu-dit le Chênet à Mazerolles, sur les carrières CMGO/Irribaren, ainsi qu’au lieu-
dit Mauvillant à Lussac-les-Châteaux où l’espèce est également observée de jour, dans le bâti.
L’Effraie des clochers représente un enjeu écologique fort.
- Le Moineau domestique est considéré « NT » quasi-menacé sur la liste rouge régionale des oiseaux nicheurs
de Poitou-Charentes. Il fréquente divers habitats à proximité de l’urbanisation. L’espèce est notamment
observée au nord-ouest de l’aire d’étude à proximité des bassins de rétention, ainsi que sur les lieux-dits
Mauvillant et Chantegros à Lussac-les-Châteaux.
Le Moineau domestique représente un enjeu écologique modéré.
Au sein de ce cortège, certaines espèces ont été « déclassées », c’est le cas des Hirondelles rustique et de fenêtre,
malgré un statut défavorable sur les listes rouges. En effet, il est considéré que la reproduction de ces espèces est liée
à la présence de bâti, or elles n’ont été observées qu’en comportement de chasse et d’alimentation au sein des habitats
de l’aire d’étude. L’Hirondelle rustique et l’Hirondelle de fenêtre représentent un enjeu écologique faible.
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Avifaune nicheuse présente et potentiellement présente au sein de l'aire d'étude et de ses abords immédiats
LRN LRR ZNIEFF Enjeu Milieux aquatiques Milieux ouverts à
Nom latin Nom français DO PN Activité Milieux anthropiques Milieux boisés
Nicheurs Nicheurs Nicheurs écologique et humides semi-ouverts
Tyto alba (Scopoli, 1769) Chouette effraie, Effraie des clochers - X R LC VU - Fort X
Sturnus vulgaris Linnaeus, 1758 Étourneau sansonnet - - R LC LC - Faible X
Delichon urbicum (Linnaeus, 1758) Hirondelle de fenêtre - X A NT NT - Faible* X
Hirundo rustica Linnaeus, 1758 Hirondelle rustique, Hirondelle de cheminée - X R NT NT - Faible* X
Turdus merula Linnaeus, 1758 Merle noir - - R LC LC - Faible X
Passer domesticus (Linnaeus, 1758) Moineau domestique - X R LC NT - Modéré X
Pica pica (Linnaeus, 1758) Pie bavarde - - R LC LC - Faible X
Phoenicurus ochruros (S. G. Gmelin, 1774) Rougequeue noir - X R LC LC - Faible X
Streptopelia decaocto (Frivaldszky, 1838) Tourterelle turque - - R LC LC - Faible X
Prunella modularis (Linnaeus, 1758) Accenteur mouchet - X R LC LC - Faible X
Pernis apivorus (Linnaeus, 1758) Bondrée apivore X X R LC VU X Fort X
Strix aluco Linnaeus, 1758 Chouette hulotte - X R LC LC - Faible X
Cuculus canorus Linnaeus, 1758 Coucou gris - X R LC LC - Faible X
Accipiter nisus (Linnaeus, 1758) Épervier d'Europe - X R LC LC - Faible X
Falco subbuteo Linnaeus, 1758 Faucon hobereau - X A LC NT X Faible* X
Sylvia atricapilla (Linnaeus, 1758) Fauvette à tête noire - X R LC LC - Faible X
Garrulus glandarius (Linnaeus, 1758) Geai des chênes - - R LC LC - Faible X
Certhia brachydactyla C.L. Brehm, 1820 Grimpereau des jardins - X R LC LC - Faible X
Turdus viscivorus Linnaeus, 1758 Grive draine - - R LC NT - Faible X
Turdus philomelos C. L. Brehm, 1831 Grive musicienne - - R LC LC - Faible X
Coccothraustes coccothraustes (Linnaeus, 1758) Grosbec casse-noyaux - X R LC NT - Modéré X
Oriolus oriolus (Linnaeus, 1758) Loriot d'Europe, Loriot jaune - X R LC LC - Faible X
Aegithalos caudatus (Linnaeus, 1758) Mésange à longue queue, Orite à longue queue - X R LC LC - Faible X
Cyanistes caeruleus (Linnaeus, 1758) Mésange bleue - X R LC LC - Faible X
Parus major Linnaeus, 1758 Mésange charbonnière - X R LC LC - Faible X
Poecile palustris (Linnaeus, 1758) Mésange nonnette - X R LC VU X Fort X
Milvus migrans (Boddaert, 1783) Milan noir X X A LC LC - Faible X
Dendrocopos major (Linnaeus, 1758) Pic épeiche - X R LC LC - Faible X
Dryocopus martius (Linnaeus, 1758) Pic noir X X R LC VU X Fort X
Picus viridis Linnaeus, 1758 Pic vert, Pivert - X R LC LC - Faible X
Columba palumbus Linnaeus, 1758 Pigeon ramier - - R LC LC - Faible X
Fringilla coelebs Linnaeus, 1758 Pinson des arbres - X R LC LC - Faible X
Anthus trivialis (Linnaeus, 1758) Pipit des arbres - X R LC LC - Faible X
Phylloscopus bonelli (Vieillot, 1819) Pouillot de Bonelli - X R LC NT - Modéré X
Phylloscopus trochilus (Linnaeus, 1758) Pouillot fitis - X R NT CR X Majeur X
Phylloscopus collybita (Vieillot, 1887) Pouillot véloce - X R LC LC - Faible X
Regulus ignicapilla (Temminck, 1820) Roitelet à triple bandeau - X R LC LC - Faible X
Regulus regulus (Linnaeus, 1758) Roitelet huppé - X R NT VU - Fort X
Luscinia megarhynchos C. L. Brehm, 1831 Rossignol philomèle - X R LC LC - Faible X
Erithacus rubecula (Linnaeus, 1758) Rougegorge familier - X R LC LC - Faible X
Sitta europaea Linnaeus, 1758 Sittelle torchepot - X R LC LC - Faible X
Troglodytes troglodytes (Linnaeus, 1758) Troglodyte mignon - X R LC LC - Faible X
Motacilla cinerea Tunstall, 1771 Bergeronnette des ruisseaux - X R LC LC - Faible X
Nycticorax nycticorax (Linnaeus, 1758) Bihoreau gris X X A NT VU X Faible* X
Anas platyrhynchos Linnaeus, 1758 Canard colvert - - A LC LC X Faible X
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LRN LRR ZNIEFF Enjeu Milieux aquatiques Milieux ouverts à
Nom latin Nom français DO PN Activité Milieux anthropiques Milieux boisés
Nicheurs Nicheurs Nicheurs écologique et humides semi-ouverts
Phalacrocorax carbo (Linnaeus, 1758) Grand Cormoran - X A LC VU - Faible X
Ardea alba Linnaeus, 1758 Grande Aigrette X X A NT - X Faible X
Merops apiaster Linnaeus, 1758 Guêpier d'Europe - X R LC VU X Fort X
Ardea cinerea Linnaeus, 1758 Héron cendré - X A LC LC X Faible X
Riparia riparia (Linnaeus, 1758) Hirondelle de rivage - X R LC NT X Modéré X
Locustella naevia (Boddaert, 1783) Locustelle tachetée - X R NT VU X Fort X
Alcedo atthis (Linnaeus, 1758) Martin-pêcheur d'Europe X X R VU NT - Fort X
Alauda arvensis Linnaeus, 1758 Alouette des champs - - R NT VU - Fort X
Lullula arborea (Linnaeus, 1758) Alouette lulu X X R LC NT X Modéré X
Motacilla alba Linnaeus, 1758 Bergeronnette grise - X R LC LC - Faible X
Emberiza citrinella Linnaeus, 1758 Bruant jaune - X R VU NT - Fort X
Emberiza cirlus Linnaeus, 1758 Bruant zizi - X R LC LC - Faible X
Emberiza calandra Linnaeus, 1758 Bruant proyer - X R LC VU - Fort X
Circus pygargus (Linnaeus, 1758) Busard cendré X X A NT NT X Modéré X
Circus cyaneus (Linnaeus, 1766) Busard Saint-Martin X X A LC NT X Modéré X
Buteo buteo (Linnaeus, 1758) Buse variable - X R LC LC - Faible X
Coturnix coturnix (Linnaeus, 1758) Caille des blés - - R LC VU - Fort X
Carduelis carduelis (Linnaeus, 1758) Chardonneret élégant - X R VU NT - Fort X
Corvus frugilegus Linnaeus, 1758 Corbeau freux - - R LC LC - Faible X
Corvus corone Linnaeus, 1758 Corneille noire - - R LC LC - Faible X
Upupa epops Linnaeus, 1758 Huppe fasciée - X R LC LC - Faible X
Falco tinnunculus Linnaeus, 1758 Faucon crécerelle - X R NT NT - Modéré X
Sylvia communis Latham, 1787 Fauvette grisette - X R LC NT - Modéré X
Hippolais polyglotta (Vieillot, 1817) Hypolaïs polyglotte, Petit contrefaisant - X R LC LC - Faible X
Linaria cannabina (Linnaeus, 1758) Linotte mélodieuse - X R VU NT - Fort X
Burhinus oedicnemus (Linnaeus, 1758) Œdicnème criard X X R LC NT X Modéré X
Perdix perdix (Linnaeus, 1758) Perdrix grise - - R LC DD - Faible X
Alectoris rufa (Linnaeus, 1758) Perdrix rouge - - R LC DD - Faible X
Lanius collurio Linnaeus, 1758 Pie-grièche écorcheur X X R NT NT X Modéré X
Saxicola rubicola (Linnaeus, 1766) Tarier pâtre - X R NT NT - Modéré X
Streptopelia turtur (Linnaeus, 1758) Tourterelle des bois - - R VU VU - Fort X X
Chloris chloris (Linnaeus, 1758) Verdier d'Europe - X R VU NT - Fort X
DO : espèce d’intérêt communautaire listée à l’annexe I de la Directive européenne 2009/147/CE pour la conservation des oiseaux sauvages = Directive « Oiseaux »
PN : Protection nationale d’après l’arrêté du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection
Activité : R reproduction (possible, probable et certain) ; A alimentation
LRN/LRR : Listes rouges nationale/régionale des oiseaux nicheurs : LC non menacé ; NT quasi-menacé ; VU vulnérable ; CR en danger critique d’extinction ; DD données insuffisantes
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Espèces strictement migratrices, hivernantes Il est intéressant de souligner l’importance du corridor représenté par la Vienne, constituant un axe migratoire majeur
emprunté par l’avifaune en déplacement.
Les espèces sédentaires ou migratrices partielles sont présentes en période de reproduction mais également en
déplacement ainsi qu’en période hivernale. Certains passereaux nicheurs se regroupent parfois en grand nombre pour Synthèse des enjeux ornithologiques
passer l’hiver au niveau des habitats agricoles ouverts de l’aire d’étude et de ses abords proches.
On observe ainsi des groupes mélangés en effectif important d’Alouette des champs, d’Alouette lulu et de Bruant proyer L’aire d’étude présente une diversité d’habitats particulièrement intéressante pour l’avifaune. L’alternance de milieux
souvent accompagnés du Bruant jaune d’une part, et de Linotte mélodieuse, de Chardonneret élégant et de Verdier agricoles ouverts à semi-ouverts proposant un paysage bocager plus ou moins serré, de boisements matures et de
d’Europe d’autre part. vallées humides, offrent des conditions favorables à la reproduction de nombreuses espèces à haute valeur
En outre, certaines espèces ne sont observées uniquement durant cette période et sont absentes en période de patrimoniale.
nidification : il s’agit du Pipit farlouse, du Pluvier doré, du Traquet motteux et du Vanneau huppé. Les principaux enjeux ornithologiques identifiés sont liés à chacun des cortèges en présence :
- Le Pipit farlouse est contacté avec les Alouettes et les Bruants en période hivernale. Quelques individus ont - Le cortège avifaunistique des milieux boisés constitue un enjeu majeur avec comme espèces repères le
été observés sur la ligne électrique traversant les cultures au nord de l’aire d’étude, sur la commune de Pouillot fitis, le Pic noir et la Bondrée apivore au niveau du Bois de Chênet et du Bois des Renaudières ;
Mazerolles ;
- Le Pluvier doré est mentionné dans la bibliographie et a été plusieurs fois observé en période hivernale dans - Le cortège avifaunistique des milieux agricoles ouverts à semi-ouverts constitue un enjeu fort avec comme
des parcelles en labour avec peu de végétations ; espèces repères l’Alouette lulu, le Bruant jaune, la Linotte mélodieuse la Tourterelle des bois et la Pie-
- Le Traquet motteux, mentionné dans la bibliographie LPO, a également été contacté lors des inventaires 2019- grièche écorcheur sur le secteur des carrières, ainsi que sur les plateaux bocagers de Johanisberg et des
2020 au niveau des carrières CMGO/Irribaren (1 individu contacté début avril 2020). L’espèce est par ailleurs Ages ;
nicheuse certaine dans quelques ZNIEFF alentours (chapitre 1.2.2.2)
- Le Vanneau huppé, à l’instar du Pluvier doré, est présent dans la zone d’étude en période hivernale et fréquente - Le cortège avifaunistique des milieux aquatiques et humides constitue un enjeu fort avec comme espèces
les mêmes types de parcelles agricoles. Les groupes de vanneaux peuvent être important. L’ensemble des repères le Guêpier d’Europe, l’Hirondelle de rivage et le Martin-pêcheur d’Europe, sur les secteurs des
données recueillies depuis 2015 sont localisées sur la commune de Mazerolles avec le groupe le plus important carrières ainsi que sur la Vienne.
comptabilisant 450 individus en mars 2015.
La Vienne constitue, par ailleurs, un important axe de déplacement pour l’avifaune en période migratoire.
Ces 4 espèces ne sont pas menacées d’après les listes nationales des oiseaux hivernants et de passage. L’avifaune La localisation des observations et des habitats de l’avifaune est présentée au sein du Volet G Atlas cartographique
migratrice et de passage ayant recours à l’utilisation des habitats de l’aire d’étude au cours de leur cycle de vie
Chapitre II.27 à 31.
représente un enjeu écologique faible.
Avifaune hivernante et migratrice présente et potentiellement présente au sein de l'aire d'étude et de ses
abords immédiats 1.4.3.4 Mammifères (hors chiroptères)
INGEROP LPO
LRN LRN de Enjeu Ecosphère
Nom latin Nom français DO PN 2019- 2015-2020
Hivernants passage écologique
2020
2015
(nb données)
Etude de la bibliographie
Anthus pratensis
Pipit farlouse - X DD - Faible X - 1
(Linnaeus, 1758) • Données bibliographiques
Pluvialis apricaria
Pluvier doré - - LC - Faible - X 2
(Linnaeus, 1758) Les données bibliographiques relatives aux mammifères (hors chiroptères) sur la zone d’étude sont issues des
Oenanthe oenanthe inventaires écologiques menés par Ecosphère en 2015. L’aire d’étude élargie avait fait l’objet de prospections
Traquet motteux - X - DD Faible X - 4
(Linnaeus, 1758) spécifiques à ce groupe. Ces inventaires avaient révélé la présence d’une mammalofaune relativement diversifiée.
Vanellus vanellus
Vanneau huppé - - LC - Faible - X 7
(Linnaeus, 1758) • Espèces retenues
DO : Directive « Oiseaux » / PN : Protection nationale / LRN : Liste rouge nationale – LC : non menacé – DD : données insuffisantes
Parmi les espèces mentionnées dans la bibliographie, certaines ne sont pas identifiées aux abords proches des
Fonctionnalités des milieux emprises projet. En effet, la Genette et le Putois fréquentent notamment la vallée des Ages, bien en amont du projet :
ces deux espèces ne sont pas retenues dans le cadre du présent diagnostic.
La mosaïque paysagère de la zone d’étude, regroupant des zones forestières et des milieux agricoles à végétation
herbacée plus ou moins ouverte, ainsi que de milieux humides (mares, étangs, cours d’eau), est particulièrement
favorables aux oiseaux. Ces grands types de milieux sont interconnectés par un maillage bocager parfois relictuel,
constitué d’un réseau de haies très diversifié en termes de structure, d’entretien et de hauteur de végétation.
L’identification de plusieurs cortèges spécifiques témoigne de la richesse, de la qualité et de la fonctionnalité des
milieux. Les boisements, les milieux ouverts (cultures, prairies, friches) et semi-ouverts (fourrés, haies), couplés à la
présence de 4 cours d’eau et de milieux aquatiques et humides tels que des mares et des étangs sont autant
d’arguments favorables à l’établissement d’un peuplement avifaunistique tout aussi riche que varié.
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Le Lapin de Garenne représente un enjeu écologique modéré.
Données bibliographiques de mammifères (hors chiroptères) observés sur la zone d'étude et ses abords
immédiats Il est important de souligner l’importance des boisements de la zone d’étude dans la biologie des mammifères
Espèce terrestres. En effet, ces boisements abritent des populations de grands gibiers, et notamment du Cerf élaphe, qui
Nom latin Nom français DH LRN LRR ZNIEFF
retenue utilisent les boisements comme corridor écologique. Le Bois de Chênet et le Bois des Renaudières constituent un axe
Meles meles (Linnaeus, 1758) Blaireau européen - LC LC - Oui majeur de déplacement reliant la Forêt de Lussac à la Forêt de Gouex notamment.
Castor fiber Linnaeus, 1758 Castor d'Eurasie, Castor d'Europe - LC EN X Oui
Enfin, la présence d’espèces exotiques envahissantes est également à préciser. Le Ragondin, le Rat musqué et le Rat
Cervus elaphus Linnaeus, 1758 Cerf élaphe - LC LC - Oui
noir ont été inventoriés à plusieurs reprises dans les vallées des cours d’eau.
Capreolus capreolus (Linnaeus, 1758) Chevreuil européen, Chevreuil - LC LC - Oui La localisation des observations et des habitats de mammifères protégés et patrimoniaux est présentée au sein du
Sciurus vulgaris Linnaeus, 1758 Écureuil roux - LC LC - Oui Volet G Atlas cartographique Chapitre II.32 à 34.
Genetta genetta (Linnaeus, 1758) Genette commune, Genette - LC LC - Non
Erinaceus europaeus Linnaeus, 1758 Hérisson d'Europe - LC LC - Oui Mammifères (hors chiroptères) présents dans la zone d'étude et ses abords immédiats
Oryctolagus cuniculus (Linnaeus, 1758) Lapin de garenne - NT NT - Oui Enjeu
Nom latin Nom français DH PN LRN LRR ZNIEFF
- écologique
Lepus europaeus Pallas, 1778 Lièvre d'Europe - LC LC Oui
Meles meles (Linnaeus, 1758) Blaireau européen - - LC LC - Faible
Lutra lutra (Linnaeus, 1758) Loutre d'Europe, Loutre commune X LC LC X Oui
Campagnol amphibie, Rat
Martes martes (Linnaeus, 1758) Martre des pins, Martre - LC LC X Oui Arvicola sapidus Miller, 1908 - X NT EN X Majeur
d'eau
Mustela putorius Linnaeus, 1758 Putois d'Europe, Furet - NT VU - Non Castor d'Eurasie, Castor
- Castor fiber Linnaeus, 1758 - X LC EN X Majeur
Vulpes vulpes (Linnaeus, 1758) Renard roux - LC LC Oui d'Europe
Sus scrofa Linnaeus, 1758 Sanglier - LC LC - Oui Cervus elaphus Linnaeus, 1758 Cerf élaphe - - LC LC - Faible
Talpa europaea Linnaeus, 1758 Taupe d'Europe - LC LC - Oui Capreolus capreolus (Linnaeus,
Chevreuil européen, Chevreuil - - LC LC - Faible
DH : Directive Habitats-Faune-Flore 92/43/CEE du 21 mai 1992 – Annexe II : espèce d’intérêt communautaire 1758)
LRN/LRR : Listes rouges nationale/régionale : LC non menacé – NT Quasi menacé – VU Vulnérable – EN en danger Neomys fodiens (Pennant, 1771) Crossope aquatique, - X LC VU X Fort
Sciurus vulgaris Linnaeus, 1758 Écureuil roux - X LC LC - Faible
Espèces inventoriées Erinaceus europaeus Linnaeus,
Hérisson d'Europe - X LC LC - Faible
1758
L’aire d’étude est constituée d’une variété d’habitat en juxtaposition dont la structuration et la configuration est très Oryctolagus cuniculus (Linnaeus,
Lapin de garenne - - NT NT - Modéré
intéressante pour les mammifères semi-aquatiques et terrestres. Les espèces y effectuent leur reproduction, s’y 1758)
alimentent ou bien utilisent ses espaces pour leur déplacement. Lepus europaeus Pallas, 1778 Lièvre d'Europe - - LC LC - Faible
Le peuplement mammalogique inventorié (hors chiroptères) est assez riche et plutôt bien diversifié. Il est composé Loutre d'Europe, Loutre
Lutra lutra (Linnaeus, 1758) X X LC LC X Modéré
d’insectivores (Taupe, Hérisson…), de rongeurs (Ecureuil roux…), de petits carnivores (Blaireau, Renard …), de commune
lagomorphes (Lièvre d’Europe…) et d’ongulés (Chevreuil, Sanglier…). A noter que les micromammifères n’ont pas fait Martes martes (Linnaeus, 1758) Martre des pins, Martre - - LC LC X Faible
l’objet d’inventaires spécifiques. Myocastor coypus (Molina, 1782) Ragondin - - NA NA - Nul (EEE)
Au total, 18 espèces ont été recensées au cours des investigations écologiques de terrain. Parmi elles, 6 sont Ondatra zibethicus (Linnaeus, 1766) Rat musqué - - NA NA - Nul (EEE)
réglementairement protégées sur le territoire national : le Campagnol amphibie, le Castor d’Europe, la Crossope
Rattus norvegicus (Berkenhout,
aquatique, l’Ecureuil roux, le Hérisson d’Europe et la Loutre d’Europe. En outre, la Loutre d’Europe est une espèce Rat noir - - NA NA - Nul (EEE)
1769)
d’intérêt communautaire et figure à l’annexe II de la Directive « Habitats ». Enfin, 4 espèces présentent un statut
Vulpes vulpes (Linnaeus, 1758) Renard roux - - LC LC - Faible
défavorable sur les listes rouges nationale et/ou régionale : le Lapin de Garenne est considéré « NT » quasi menacé,
la Crossope aquatique est « VU » vulnérable, le Campagnol amphibie et le Castor d’Europe sont quant à eux Sus scrofa Linnaeus, 1758 Sanglier - - LC LC - Faible
considérés « EN » en danger. Talpa europaea Linnaeus, 1758 Taupe d'Europe - - LC LC - Faible
DH : Directive Habitats-Faune-Flore 92/43/CEE du 21 mai 1992 – Annexe II : espèce d’intérêt communautaire
Les espèces à hautes valeurs patrimoniales sont identifiées au sein de deux grand types de milieux :
PN : protection nationale d’après l’arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des mammifères protégés sur l’ensemble du territoire
- Les cours d’eau concentrent les principaux enjeux écologiques de la zone d’étude liés au groupe des LRN/LRR : Listes rouges nationale/régionale : LC non menacé – NT Quasi menacé – VU Vulnérable – EN en danger – NA non applicable
mammifères. Au sein du Faiteroux ont été identifiées les 4 espèces semi-aquatiques protégées : Campagnol EEE : Espèce exotique envahissante
amphibie, Castor d’Europe, Crossope aquatique et Loutre d’Europe. La Vienne est également largement
fréquentée par le Campagnol amphibie, le Castor d’Europe ainsi que la Loutre d’Europe. Enfin, le ruisseau des
Ages abrite le Campagnol amphibie.
Le Campagnol amphibie et le Castor d’Europe représentent un enjeu écologique majeur.
La Crossope aquatique représente une enjeu écologique fort.
La Loutre d’Europe représente un enjeu écologique modéré ;
- Les milieux pionniers ouverts au niveau des carrières représentent également un milieu d’intérêt car ils offrent
des conditions propices à l’établissement de populations de Lapin de Garenne.
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Fonctionnalités des milieux • Espèces retenues
La moyenne et grande faune (sanglier, chevreuil, cerf…) fréquente les massifs forestiers de l’aire étude, en particulier Dix-huit espèces de chiroptères sont mentionnées au sein de l’aire d’étude, ce qui constitue donc une importante
le Bois de Chênet et le Bois des Renaudières. Chacun de ses deux boisements est situé sur un corridor d’importance diversité spécifique au regard des 21 espèces répertoriées dans le département.
régional pour le Cerf élaphe, qui joint la Forêt de Lussac à la forêt de Gouex.
Les milieux de vie favorables aux chiroptères et les grands ensembles fonctionnels intervenant dans la réalisation de
En outre, la petite faune forestière et des milieux semi-ouverts qui fréquente ces boisements utilise les composants leur cycle de vie sont toujours présents au sein de l’aire d’étude et de ses abords. Les cours d’eau, ripisylve, réseau
paysagers constitutifs des fonctionnalités écologiques locales pour rejoindre les différents habitats nécessaires à leur de haies arborées et arbustives, chemins intra-forestiers ainsi que les lisières boisées sont utilisées pour les
cycle de vie. Les lisières forestières, les haies, les fossés et les mares du plateau de Johanisberg sont autant de milieux déplacements et l’activité de chasse, tout comme les prairies, les étangs, les hameaux et villages. Les boisements et
et de connexions entre ces milieux dont la mammalofaune a recours tout au long de son cycle de reproduction. les haies arborées matures représentent des habitats favorables aux chiroptères arboricoles qui peuvent y trouver des
gîtes pour se reproduire
Pour les espèces de milieux pionniers et ouverts, notamment le Lapin de Garenne, le secteur des carrières offre un
ensemble de plusieurs entités d’habitas interconnectés. En effet, le peuplement est ici organisé en métapopulation Les 18 espèces de chauves-souris citées dans la bibliographie sont retenues et considérées présentes ou
établie sur les carrières voisines et le projet de déviation pourrait être à l’origine d’une altération des fonctionnalités, potentiellement présentes au sein de l’aire d’étude.
dont la fragmentation provoquerait une rupture de nombreux échanges et compartimenterait ces habitas en ensembles
disjoints.
Données bibliographiques de chiroptères observés sur la zone d'étude et ses abords immédiats
Enfin, les mammifères semi-aquatiques, inféodés au cours d’eau que sont la Vienne, le Faiteroux et le ruisseau des Espèce
Nom latin Nom français DH PN LRN LRR PNA ZNIEFF
Ages, utilisent ces mêmes cours d’eau pour rejoindre leurs habitats d’alimentation, de reproduction et de gîte. retenue
Barbastella barbastellus (Schreber,
Barbastelle d'Europe X X LC LC - X Oui
Synthèse des enjeux sur les mammifères (hors chiroptères) 1774)
Eptesicus serotinus (Schreber, 1774) Sérotine commune - X NT NT X - Oui
L’aire d’étude présente une diversité d’habitats et de milieux très attractive pour les mammifères. L’alternance de Myotis brandtii (Eversmann, 1845) Murin de Brandt - X LC DD - - Oui
milieux agricoles ouverts à semi-ouverts, de boisements matures et de cours d’eau, offrent des conditions favorables Myotis daubentonii (Kuhl, 1817) Murin de Daubenton - X LC EN - X Oui
à la présence de nombreuses espèces de mammifères, dont certaines à haute valeur patrimoniale, pour la réalisation Myotis emarginatus (É. G. Saint-Hilaire, Murin à oreilles
- X LC LC - X Oui
de tout ou partie de leur cycle biologique : 1806) échancrées
- Les cours d’eau (Faiteroux, Vienne, Ages) représentent un enjeu écologique majeur compte tenu de la Myotis myotis (Borkhausen, 1797) Grand Murin X X LC LC - X Oui
présence de mammifères semi-aquatiques protégés et menacés à hautes valeur patrimoniales : le Campagnol Myotis mystacinus (Kuhl, 1817) Murin à moustaches - X LC LC - - Oui
amphibie, le Castor d’Europe, la Crossope aquatique et la Loutre d’Europe ; Myotis nattereri (Kuhl, 1817) Murin de Natterer - X LC LC - - Oui
Nyctalus leisleri (Kuhl, 1817) Noctule de Leisler - X NT NT X X Oui
- Le secteur des carrières et les milieux pionniers ouverts associés représentent un enjeu écologique modéré :
le Lapin de Garenne ; Nyctalus noctula (Schreber, 1774) Noctule commune - X VU VU X X Oui
Pipistrellus kuhlii (Kuhl, 1817) Pipistrelle de Kuhl - X LC NT - - Oui
- Les boisements et les fonctionnalités écologiques associées représentent un enjeu écologique avéré pour le Pipistrellus nathusii (Keyserling, 1839) Pipistrelle de Nathusius - X NT NT X - Oui
Cerf élaphe, indépendamment du niveau d’enjeu écologique attribué à l’espèce.
Pipistrellus pipistrellus (Schreber, 1774) Pipistrelle commune - X NT NT X - Oui
Pipistrellus pygmaeus (Leach, 1825) Pipistrelle pygmée - X LC DD - - Oui
L’aire d’étude présentent des fonctionnalités écologiques effectives interconnectant les différents milieux de vie (habitat
de reproduction, alimentation, repos, déplacement…) des petits et grands mammifères, terrestres et aquatiques. Plecotus auritus (Linnaeus, 1758) Oreillard roux - X LC LC - - Oui
Plecotus austriacus (J.B. Fischer, 1829) Oreillard gris, - X LC LC - - Oui
Rhinolophus ferrumequinum (Schreber,
1.4.3.5 Chiroptères 1774)
Grand rhinolophe X X LC VU X X Oui
Rhinolophus hipposideros (Bechstein,
Petit rhinolophe X X LC NT X X Oui
Etude de la bibliographie 1800)
DH : Directive Habitats-Faune-Flore 92/43/CEE du 21 mai 1992 – Annexe II : espèce d’intérêt communautaire
PN : protection nationale d’après l’arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des mammifères protégés sur l’ensemble du territoire
• Données bibliographiques
LRN/LRR : Listes rouges nationale/régionale : LC non menacé – NT Quasi menacé – VU Vulnérable – EN en danger – DD données insuffisantes
Les données bibliographiques relatives aux hors chiroptères sur la zone d’étude sont issues de la base FAUNA de
l’observatoire de la faune sauvage de Nouvelle-Aquitaine et surtout des inventaires écologiques menés par Ecosphère
en 2015. L’aire d’étude élargie avait fait l’objet de prospections spécifiques à ce groupe. Ces inventaires avaient révélé
la présence d’une diversité spécifique particulièrement riche avec 18 espèces de chauves-souris contactées sur les 21
que compte le département.
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Espèces inventoriées Chiroptères présents dans la zone d'étude et ses abords immédiats
D LR ZNIEF Enjeu
Nom latin Nom français PN LRR PNA
L’ensemble des espèces de chauves-souris présentes en France sont intégralement protégées par l’arrêté ministériel H N F écologique
du 17 avril 1981 relatifs aux mammifères protégés sur l’ensemble du territoire, modifié par l’arrêté ministériel du 23 avril Barbastella barbastellus (Schreber,
Barbastelle d'Europe X X LC LC - X Modéré
2007 relatif à la protection des mammifères selon l’article L411.1 du Code de l’Environnement. Durant la phase d’étude 1774)
de 2020, 20 espèces auront été contactées, représentant 65% des 31 espèces se retrouvant en région Nouvelle- Eptesicus serotinus (Schreber, 1774) Sérotine commune - X NT NT X - Fort
Aquitaine. Myotis alcathoe (von Helversen &
Murin d’Alcathoe - X LC DD - - Faible
La localisation des corridors et arbres gites à chiroptères est présentée au sein du Volet G Atlas cartographique Heller, 2001)
Chapitre II.35 à 36. La synthèse des observations est, elle, mise en avant dans les Chapitre X.37 à 39 de ce même Myotis bechsteinii (Kuhl, 1817) Murin de Bechstein X X NT NT X X Fort
Volet. Myotis brandtii (Eversmann, 1845) Murin de Brandt - X LC DD - - Faible
Myotis daubentonii (Kuhl, 1817) Murin de Daubenton - X LC EN - X Majeur
Myotis emarginatus (É. G. Saint- Murin à oreilles
- X LC LC - X Modéré
Hilaire, 1806) échancrées
Myotis myotis (Borkhausen, 1797) Grand Murin X X LC LC - X Modéré
Myotis mystacinus (Kuhl, 1817) Murin à moustaches - X LC LC - - Faible
Myotis nattereri (Kuhl, 1817) Murin de Natterer - X LC LC - - Faible
Nyctalus lasiopterus (Schreber, 1780) Grande Noctule - X VU DD X - Fort
Nyctalus leisleri (Kuhl, 1817) Noctule de Leisler - X NT NT X X Fort
Nyctalus noctula (Schreber, 1774) Noctule commune - X VU VU X X Fort
Pipistrellus kuhlii (Kuhl, 1817) Pipistrelle de Kuhl - X LC NT - - Modéré
Pipistrelle de
Pipistrellus nathusii (Keyserling, 1839) - X NT NT X - Fort
Nathusius
Pipistrellus pipistrellus (Schreber,
Pipistrelle commune - X NT NT X - Fort
1774)
Pipistrellus pygmaeus (Leach, 1825) Pipistrelle pygmée - X LC DD - - Faible
Plecotus auritus (Linnaeus, 1758) Oreillard roux - X LC LC - - Faible
Rhinolophus ferrumequinum
Grand rhinolophe X X LC VU X X Fort
(Schreber, 1774)
Rhinolophus hipposideros (Bechstein,
Petit rhinolophe X X LC VU X X Fort
1800)
DH : Directive Habitats-Faune-Flore 92/43/CEE du 21 mai 1992 – Annexe II : espèce d’intérêt communautaire
PN : protection nationale d’après l’arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des mammifères protégés sur l’ensemble du territoire
LRN/LRR : Listes rouges nationale/régionale : LC non menacé – NT Quasi menacé – VU Vulnérable – EN en danger – DD données insuffisantes
Au vu des statuts de protections et des critères définis précédemment, une espèce présente un enjeu majeur :
• Le Murin de Daubenton (Myotis daubentonii) est une espèce très liée aux zones humides et pièces d’eau ;
Neuf espèces présentent un enjeu écologique fort :
• La Sérotine commune (Eptesicus serotinus), espèce de haut vol, se retrouve majoritairement en plaine ou dans
des milieux mixtes ;
• Le Murin de Bechstein (Myotis bechsteinii) est une espèce strictement forestière affectionnant les massifs
d’anciens feuillus ;
• La grande Noctule (Nyctalys lasiopterus) est une espèce arboricole se retrouvant majoritairement en milieu
forestier, mais aussi potentiellement en milieu urbain.
• La Noctule de Leisler (Nyctalus leisleri), espèce essentiellement sylvicole même si ses habitats de chasse
peuvent être plus variés ;
• La Noctule commune (Nyctalus noctula), espèce de haut vol, présente un panel d’utilisation d’habitat
majoritairement liés aux boisements, se retrouvant aussi au sein des tissus urbains ;
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• La Pipistrelle de Nathusius (Pipistrellus nathusii) est une espèce migratrice, plutôt forestière, se retrouvant
généralement à proximité des points d’eau ;
• La Pipistrelle commune (Pipistrellus pipistrellus), espèce ubiquiste, se retrouvant aussi bien en milieux forestier Nom latin Nom vernaculaire Cortège
ou ouverts qu’en milieu urbain ; Barbastella barbastellus Barbastelle d'Europe Forestier
• Le Grand rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum) est une chauve-souris affectionnant les milieux mixtes Eptesicus serotinus Sérotine commune Lisière
formant une mosaïque d’habitats naturels, constituée de prairies pâturées, haies, lisières forestières,
Myotis alcathoe Murin d’Alcathoe Forestier
boisements ou vergers ;
Myotis bechsteinii Murin de Bechstein Forestier
• Le Petit rhinolophe (Rhinolophus hipposideros), chauve-souris affectionnant les paysages semi-ouverts où
Myotis brandtii Murin de Brandt Forestier
alternent bocage et forêt avec des corridors boisés, où toute continuité écologique est primordiale.
Myotis daubentonii Murin de Daubenton Forestier
Quatre espèces présentent un enjeu écologique modéré : Myotis emarginatus Murin à oreilles échancrées Forestier
Myotis myotis Grand Murin Forestier
• La Barbastelle d’Europe (Barbastella barbastellus) se retrouve au niveau d’une large gamme de milieux Myotis mystacinus Murin à moustaches Forestier
forestiers, pouvant se retrouver jusque dans un contexte agricole dégradé ; Myotis nattereri Murin de Natterer Forestier
• Le Grand murin (Myotis myotis) est une espèce forestière, se retrouvant tout de même dans des ensembles Nyctalus lasiopterus Grande Noctule Aérien
mixtes couplant haies, prairies et boisements ; Nyctalus leisleri Noctule de Leisler Aérien
• Le Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus) est une espèce de milieux boisés pouvant se retrouver Nyctalus noctula Noctule commune Aérien
au sein de zones rurales telles les parcs et jardins. Pipistrellus kuhlii Pipistrelle de Kuhl Lisière
• La Pipistrelle de Kuhl (Pipistrellus kuhlii), espèce anthropophile est l’espèce la plus représentée sur la zone Pipistrellus nathusii Pipistrelle de Nathusius Lisière
d’étude après la Pipistrelle commune ; Pipistrellus pipistrellus Pipistrelle commune Lisière
Pipistrellus pygmaeus Pipistrelle pygmée Lisière
On a enfin 6 espèces possédant un enjeu faible : Plecotus auritus Oreillard roux Forestier
Rhinolophus ferrumequinum Grand Rhinolophe Forestier
• Le Murin d’Alcathoe (Myotis alcathoe), espèce liée aux milieux présentant une forte concentration de zones Rhinolophus hipposideros Petit Rhinolophe Forestier
humide, potentiellement boisé ;
• Le Murin de Brandt (Myotis brandtii), présent majoritairement dans des milieux forestiers ouverts comprenant La localisation « Bois de Chênet » présente un total de 11 espèces, dont une à l’enjeu majeur (Murin de Daubenton),
des zones d’eau ; 4 espèces à enjeu fort (Sérotine commune, Murin de Bechstein, Pipistrelle commune et Grand Rhinolophe), 3 à enjeu
• Le Murin à moustaches (Myotis mystacinus) est une espèce ubiquiste occupant des milieux ouverts à semi modéré (Murin à oreilles échancrées, Grand Murin et Pipistrelle de Kuhl) et 3 à enjeu faible (Murin d’Alcathoe, Murin
ouvert, forestiers voir anthropiques ; de Brandt et Murin à moustaches). Le cortège des espèces forestières est majoritaire avec 8 espèces contre 3 du
• Le Murin de Natterer (Myotis nattereri), s’adapte relativement bien, permettant de la retrouver des milieux cortège de lisière. L’activité est relativement répartie de façon équitable entre les espèces, les deux à l’indice d’activité
forestiers aux plaines agricoles et constructions humaines liées à celles-ci ; (Ia) les plus importants étant la Pipistrelle commune (Ia = 8) et les Murins de Brandt et Murin à moustaches (Ia = 5).
• La Pipistrelle pygmée (Pipistrellus pygmaeus) se retrouve généralement en milieux boisés, proches de zones L’indice d’activité total de la zone est de 35.46.
d’eau où elle a tendance à chasser ;
• L’Oreillard roux (Plecotus auritus) est une espèce relativement flexible, se retrouvant surtout au niveau de La Localisation « Bois des Renaudières (1) » cumul de 12 espèces, comprenant une espèce à enjeu majeur (Murin de
zones forestières et vallées alluviales. Daubenton), 4 espèces à enjeu fort (Sérotine commune, Noctule de Leisler, Noctule commune et Pipistrelle commune),
4 espèces à enjeu modéré (Barbastelle commune, Murin à oreilles échancrées, Grand Murin et Pipistrelle de Kuhl) et
Comme présenté plus tôt, on peut mettre en avant des similarités d’exploitation d’environnement au sein des différentes 3 à enjeu faible (Murin de Brandt, Murin à moustaches et Oreillard roux). Le cortège forestier est le plus présent avec
espèces. On gardera ici 3 catégories basées sur les travaux de Barataud (2012) : le cortège des espèces forestières, 7 espèces contre 3 du cortège de lisière et 2 du cortège aérien. Les espèces aux indices d’activités les plus importants
exploitant majoritairement les boisements ; le cortège des espèces de lisière, présentes surtout en bordure de milieux sont la Pipistrelle commune (Ia = 118) et la Pipistrelle de Kuhl (Ia = 26). L’indice d’activité total est de 189.44.
fermés à semi ouverts et ayant une chasse majoritairement de poursuite ; le cortège des espèces aériennes,
présentant des espèces se retrouvant majoritairement au-dessus de la cime des arbres et/ou plus en altitude que les La troisième localisation, « Bois des Renaudières (2) », présente 10 espèces dont 4 espèces à enjeu fort (Sérotine
autres espèces. Celles-ci sont alors regroupées en cortèges comme suit : commune, Noctule de Leisler, Noctule commune et Pipistrelle commune), 3 à enjeu modéré (Barbastelle d’Europe,
Murin à oreilles échancrées et Pipistrelle de Kuhl) et 3 à enjeu faible (Murin de Brandt, Murin à moustaches et Murin
de Natterer). On retrouve ici majoritairement le cortège forestier avec 5 espèces, suivi du cortège de lisière avec 3
espèces et 2 du cortège aérien. Les espèces aux indices les plus élevés sont la Pipistrelle commune (Ia = 48) et le
Murin à moustaches (Ia = 3.1). L’indice d’activité de la zone est alors de 66.55.
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Fonctionnalités des milieux
Les six milieux présentent une bonne diversité spécifique aux enjeux relativement forts. La plupart des espèces se
retrouve tout au long de la zone d’étude, les espèces présentent sur chacune des zones étant la Sérotine commune,
le Murin de Brandt, la Pipistrelle de Kuhl et la Pipistrelle commune, Les zones présentent toutes une espèce à enjeu
majeur, excepté « Bois des Renaudières (2) », ainsi que 4 espèces à enjeu fort, excepté la zone « Rive droite de la
Vienne » et « Les Ages » en présentant 6, ainsi que le « Bois Ragot » qui en présente 5. Cette zone est alors celle
présentant les enjeux les plus forts, sans tout de même sortir fortement du lot. La zone « Les Ages » est celle présentant
le plus d’espèces.
Quatre points d’enregistrement peuvent être couplé deux à deux par leur appartenance à de mêmes zones forestières.
Les zones « Bois des Renaudière (1) » et « Bois des Renaudière (2) » présentent 9 espèces en commun sur leurs 12
et 10 espèces respectives. Concernant les zones du « Bois Ragot » et « Rive droite de la Vienne », 8 espèces sont
communes sur les 12 et 11 espèces respectives. On note par cela des mouvements importants au sein de la zone,
mettant en avant un enjeu fort concernant ces ensembles forestiers qui seront fragmentés et scindé par le projet. Des
La zone de « Bois Ragot » amène à considérer la présence de 11 espèces, avec 5 espèces à enjeu fort (Sérotine
zones de reports sont tout de même présentes, les zones boisées alentours étant encore bien conservées.
commune, Grande Noctule, Noctule de Leisler, Pipistrelle commune et Petit Rhinolophe), 3 à enjeu moyen (Barbastelle
d’Europe, Murin à oreilles échancrées et Pipistrelle de Kuhl) et 3 à enjeu faible (Murin de Brandt, Murin à moustaches
et Murin de Natterer). Le cortège le plus présent est le cortège forestier avec 6 espèces contre 3 espèces de lisière et Synthèse des enjeux sur les chiroptères
2 du cortège aérien. Les indices d’activité les plus importants sont présents pour la Pipistrelle commune (Ia = 13) et le Au sein de l’emprise de ce projet d’aménagement, on note une diversité forte concernant les espèces de chiroptères,
Murin de Brandt (Ia = 10). L’indice d’activité totale de la zone est de 48.94. ainsi que des enjeux non négligeables. Cette diversité peut mettre en avant un contexte de swarming au sein de zones
de l’aire d’étude, soit des espaces de rassemblement pré nuptial pour les espèces du groupe. Sur les 14 espèces
La localisation « Rive droite de la Vienne » présente 11 espèces, comprenant une espèce à enjeu majeur (Murin de présentes, une possède un enjeu écologique majeur (Murin de Daubenton), et 9 espèces à l’enjeu écologique fort
Daubenton), 6 à enjeu fort (Sérotine commune, Grande Noctule, Noctule de Leisler, Noctule commune, Pipistrelle (Sérotine commune, Murin de Bechstein, Grande Noctule, Noctule de Leisler, Noctule commune, Pipistrelle de
commune et Petit Rhinolophe), 3 à enjeu modéré (Barbastelle d’Europe, Grand Murin et Pipistrelle commune) et une Nathusius, Pipistrelle commune, Grand Rhinolophe et Petit Rhinolophe).
à enjeu faible (Murin de Brandt). Le cortège le plus présent est le forestier avec 5 espèces, les cortèges suivant étant La continuité écologique présente sous la forme des continuités forestières mises en avant joue un rôle non négligeable
celui de lisière et aérien avec respectivement 3 espèces. Les espèces aux indices d’activité majoritaires sont la pour ce groupe d’espèces. Il est alors indispensable de prendre celui-ci en compte dans la mise en place du projet et
Pipistrelle commune (Ia = 84) et le Murin de Brandt (Ia = 7.5). L’indice d’activité totale est de 109.22. des mesures en découlant.
La localisation « Les Ages » cumul un total de 14 espèces, avec une composition d’une espèce à enjeu majeur (Murin 1.4.3.6 Insectes
de Daubenton), 6 espèces à enjeu fort (Sérotine commune, Grande Noctule, Noctule de Leisler, Pipistrelle de
Nathusius, Pipistrelle commune et Petit Rhinolophe), 3 à enjeu modéré (Barbastelle d’Europe, Murin à oreilles
Etude de la bibliographie
échancrées et Pipistrelle de Kuhl) et 4 à enjeu faible (Murin de Brandt, Murin à moustaches, Murin de Natterer,
Pipistrelle pygmée). Le cortège forestier est majoritaire avec 7 espèces, 4 autres étant comprises au sein du cortège • Données bibliographiques
de lisière et 3 au sein du cortège aérien. Les indices d’activité les plus grand sont présents chez le Murin de Daubenton
(Ia = 162.5) et la Pipistrelle commune (Ia = 119). L’indice d’activité totale est ici de 552.38. Les données bibliographiques relatives aux insectes sur la zone d’étude sont issues de la base FAUNA de
l’Observatoire de la faune sauvage de Nouvelle-Aquitaine ainsi que des inventaires écologiques menés par Ecosphère
en 2015. L’aire d’étude élargie avait fait l’objet de prospections spécifiques à ce groupe. Ces inventaires avaient révélé
la présence d’une entomofaune relativement diversifiée, dont certaines espèces dotées d’un caractère patrimonial
remarquable.
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
• Espèces retenues Espèce
Groupe Nom latin Nom français DH LRN LRR ZNIEFF
retenue
Parmi les espèces entomofaunistiques mentionnées dans la bibliographie, certaines ont été observées dans des Sympetrum striolatum (Charp.,
- LC LC - Oui
milieux absent de la zone d’étude actuelle et de ses abords immédiats. D’autres, parfois d’intérêt patrimonial, voient 1840) Sympétrum fascié (Le)
leurs habitats présents au sein de l’aire d’étude. Sympetrum sanguineum (Müller,
- LC LC - Oui
1764) Sympétrum sanguin (Le)
Pour le groupe des odonates, le Leste des bois et le Leste sauvage sont présents en dehors de l’aire d’étude Chorthippus dorsatus (Zetterstedt,
Criquet verte-échine - - - - Oui
concernées par les emprises projet. Le Leste des bois n’est pas retenu dans le cadre du présent diagnostic. En 1821)
revanche, les milieux de vie de l’Agrion délicat, de l’Agrion jouvencelle, du Leste sauvage et du Sympétrum strié sont Orthoptères Pteronemobius heydenii (Fischer,
Grillon des marais - - LC - Oui
présents. Ces quatre espèces sont prises en compte dans la présente étude 1853)
Pour le groupe des orthoptères, le Tétrix des carrières a été identifié sur des milieux absents de la zone d’étude actuelle. Tetrix tenuicornis (Sahlberg, 1891) Tétrix des carrières - - - - Non
L’espèce n’est pas retenue dans le cadre du présent diagnostic. Cupido alcetas (Hoffmannsegg,
Azuré de la Faucille (L') - LC LC - Non
1804)
Pour le groupe des papillons de jour, l’Azuré des Anthyllides, l’Azuré de la Faucille et le Grand mars changeant ont été Cyaniris semiargus (Rottemburg,
inventoriées en dehors de la zone d’étude. Concernant le Cuivré des marais, des individus erratiques ont été observés Azuré des Anthyllides (L') - LC NT X Non
1775)
en divers secteurs de la zone d’étude. Toutefois, l’habitat de reproduction de l’espèce est absent de la zone d’étude et Lycaena dispar (Haworth, 1802) Cuivré des marais (Le) - LC VU X Non
de ses abords immédiats. L’Azuré des Anthyllides, l’Azuré de la Faucille, le Grand mars changeant et le Cuivré des Papillons de
Aporia crataegi (Linnaeus, 1758) Gazé (Le), - LC LC - Oui
marais ne sont pas retenues dans le cadre du présent diagnostic. jour
Grand mars changeant
Apatura iris (Linnaeus, 1758) - LC NT X Non
(Le)
Données bibliographiques de l'entomofaune observée sur la zone d'étude et ses abords immédiats Melitaea didyma (Esper, 1778) Mélitée orangée (La) - LC LC X Oui
Espèce
Groupe Nom latin Nom français DH LRN LRR ZNIEFF Quercusia quercus (Linnaeus,
retenue Thécla du Chêne (La) - LC LC - Oui
1758)
Lucanus cervus (Linnaeus, 1758) Cerf-volant X - - - Oui DH : Directive Habitats-Faune-Flore 92/43/CEE du 21 mai 1992 – Annexe II : espèce d’intérêt communautaire
Coléoptères
Cerambyx cerdo Linnaeus, 1758 Grand Capricorne (Le) X - - - Oui LRN/LRR : Listes rouges nationale/régionale : LC non menacé – NT Quasi menacé – VU Vulnérable – EN en danger
Aeshna affinis Vander Linden, 1820 Aeschne affine - LC NT - Oui
Platycnemis pennipes (Pallas,
Agrion à larges pattes - LC LC - Oui
Espèces inventoriées
1771)
Ceriagrion tenellum (Villers, 1789) Agrion délicat - LC NT - Oui
• Papillons diurnes
Coenagrion puella (Linnaeus,
Agrion jouvencelle - LC LC - Oui
1758)
La grande diversité de milieux naturels et leur juxtaposition formant une mosaïque variée d’habitats se traduit par une
Anax imperator Leach, 1815 Anax empereur (L') - LC LC - Oui
diversité spécifique importante. La composition floristique riche en espèces mellifères est particulièrement attractive
Calopteryx splendens (Harris, pour les pollinisateurs naturels que ce sont les Papilionoidea (ex-rhopalocères, ou « papillons de jour »).
Caloptéryx éclatant - LC LC - Oui
1780) Les investigations de terrain ont permis l’observation de 45 espèces. Parmi elles, 2 sont réglementairement protégés
Calopteryx virgo (Linnaeus, 1758) Caloptéryx vierge - LC LC - Oui au niveau national : la Baccante et l’Azuré du serpolet. En outre, 4 espèces présentent un statut défavorable sur les
Coenagrion scitulum (Rambur, listes rouges nationale et/ou régionale : l’Argus frêle et la Baccante sont considérés « EN » en danger, le Miroir et
Agrion mignon (L') - LC NT - Oui
1842) l’Azuré du serpolet sont considérés « NT » quasi menacés sur la liste rouge régionale des papillons de jour de Poitou-
Crocothemis erythraea (Brullé, Charentes.
- LC LC - Oui
Odonates 1832) Crocothémis écarlate (Le)
- L’Argus frêle est observé sur les prairies calcicoles en bordure du Bois des Renaudières, rive droite du Goberté.
Oxygastra curtisii (Dale, 1834) Cordulie à corps fin (La) - LC NT X Oui
Classé « EN » sur la liste rouge régionale, l’Argus frêle constitue un enjeu écologique majeur ;
Gomphus graslinii Rambur, 1842 Gomphe de Graslin (Le) - LC NT X Oui
Gomphus simillimus Selys, 1840 Gomphe semblable (Le) - LC NT - Oui - La Baccante est observée au niveau du bois Chênet, et plus précisément au niveau des bords du chemin au
Gomphus vulgatissimus (Linnaeus, bœufs, formant un ourlet herbacé thermophile recherché par l’espèce. Espèce très discrète, une petite
Gomphe vulgaire (Le) - LC LC - Oui
1758) population semble bien installée dans ce secteur puisque 2 individus y ont été observés : l’un en 2019, l’autre
Leste des bois, Leste en 2020, et à deux endroits différents distants d’une centaine de mètre. Ces deux observations permettent
Lestes dryas Kirby, 1890 - LC EN X Non d’affirmer la présence d’une métapopulation dans ce secteur.
dryade
Protégée au niveau national et « EN » en danger sur la liste rouge régionale, la Baccante constitue un enjeu
Chalcolestes viridis (V. Linden,
- LC LC - Oui écologique majeur ;
1825) Leste vert
Lestes barbarus (Fabricius, 1798) Leste sauvage - LC LC - Oui
- Le Miroir est également recensé au niveau du Bois de Chênet, dans des milieux forestiers comparables à la
Libellula depressa Linnaeus, 1758 Libellule déprimée (La) - LC LC - Oui Baccante.
Orthetrum cancellatum (Linnaeus, Considéré « NT » quasi menacé sur la liste rouge régionale, le Miroir constitue un enjeu écologique modéré ;
- LC LC - Oui
1758) Orthétrum réticulé (L')
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- L’Azuré du serpolet est présent dans les prairies calcicoles et ourlets thermophiles du vallon des Ages ou sa Enjeu
Nom latin Nom français DH PN LRN LRR ZNIEFF
plante hôte, l’Origan Origanum vulgare, est présente en très forte densité. écologique
Protégé au niveau national et « NT » quasi menacé d’après la liste rouge régionale, l’Azuré du serpolet Papilio machaon Linnaeus, 1758 Machaon (Le) - - LC LC - Faible
représente un enjeu écologique modéré.
Pararge aegeria (Linnaeus, 1758) Tircis (Le) - - LC LC - Faible
Phengaris arion (Linnaeus, 1758) Azuré du Serpolet (L') - X LC NT X Modéré
Papillons diurnes inventoriés au sein de l’aire d'étude et de ses abords immédiats
Pieris brassicae (Linnaeus, 1758) Piéride du Chou (La) - - LC LC - Faible
Enjeu
Nom latin Nom français DH PN LRN LRR ZNIEFF Pieris napi (Linnaeus, 1758) Piéride du Navet (La) - - LC LC - Faible
écologique
Pieris rapae (Linnaeus, 1758) Piéride de la Rave (La) - - LC LC - Faible
Aglais io (Linnaeus, 1758) Paon-du-jour (Le) - - LC LC - Faible
Gamma (Le), Robert-le-
Anthocharis cardamines (Linnaeus, Polygonia c-album (Linnaeus, 1758) - - LC LC - Faible
Aurore (L') - - LC LC - Faible diable (Le)
1758)
Apatura ilia (Denis & Schiffermüller, Polyommatus icarus (Rottemburg, 1775) Azuré de la Bugrane (L') - - LC LC - Faible
Petit Mars changeant (Le) - - LC LC - Faible Pyronia tithonus (Linnaeus, 1771) Amaryllis (L') - - LC LC - Faible
1775)
Aporia crataegi (Linnaeus, 1758) Gazé (Le) - - LC LC - Faible Quercusia quercus (Linnaeus, 1758) Thécla du Chêne (La) - - LC LC - Faible
Argynnis paphia (Linnaeus, 1758) Tabac d'Espagne (Le) - - LC LC - Faible Satyrium ilicis (Esper, 1779) Thécla de l'Yeuse (La) - - LC LC - Faible
Aricia agestis (Denis & Schiffermüller, Thymelicus lineola (Ochsenheimer,
Collier-de-corail (Le) - - LC LC - Faible Hespérie du Dactyle (L') - - LC LC - Faible
1775) 1808)
Boloria dia (Linnaeus, 1767) Petite Violette (La) - - LC LC - Faible Vanessa atalanta (Linnaeus, 1758) Vulcain (Le), Amiral (L') - - LC LC - Faible
Brenthis daphne (Denis & Schiffermüller, Vanessa cardui (Linnaeus, 1758) Belle-Dame (La) - - LC LC - Faible
Nacré de la Ronce (Le) - - LC LC - Faible DH : Directive Habitats-Faune-Flore 92/43/CEE du 21 mai 1992 – Annexe II : espèce d’intérêt communautaire
1775)
PN : Protection nationale au titre de l’arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des insectes protégés sur le territoire national
Brintesia circe (Fabricius, 1775) Silène (Le), Circé (Le) - - LC LC - Faible LRN/LRR : Listes rouges nationale/régionale : LC non menacé – NT Quasi menacé – EN en danger
Callophrys rubi (Linnaeus, 1758) Thécla de la Ronce (La) - - LC LC - Faible
Carcharodus alceae (Esper, 1780) Hespérie de l'Alcée (L') - - LC LC - Faible • Papillons nocturnes
Celastrina argiolus (Linnaeus, 1758) Azuré des Nerpruns (L') - - LC LC - Faible Les prospections via la mise en œuvre de dispositifs attractifs lumineux a permis de recenser 58 espèces de papillons
Coenonympha pamphilus (Linnaeus, Fadet commun (Le), nocturnes (correspondant globalement à l’ancienne dénomination « hétérocères », qui n’est plus utilisée aujourd’hui
- - LC LC - Faible
1758) Procris (Le) dans la classification moderne des lépidoptères).
Colias crocea (Geoffroy in Fourcroy,
Souci (Le) - - LC LC - Faible
1785) Il n’existe pas de liste rouge nationale ou régionale pour ces taxons. De même, l’ex-région Poitou-Charentes
Cupido minimus (Fuessly, 1775) Argus frêle (L') - - LC EN X Majeur (maintenant Nouvelle Aquitaine) ne dispose pas de liste d’espèces de papillons nocturnes déterminantes de ZNIEFF.
Gonepteryx rhamni (Linnaeus, 1758) Citron (Le) - - LC LC - Faible Toutefois, la répartition et la rareté de chaque espèce recensée a été appréhendée selon les données bibliographiques
Heteropterus morpheus (Pallas, 1771) Miroir (Le) - - LC NT - Modéré disponibles. Ainsi, il n’apparait qu’aucune des espèces figurant dans la liste ci-après n’est menacée d’extinction, toutes
ces espèces étant largement réparties en France et/ou communes régionalement.
Iphiclides podalirius (Linnaeus, 1758) Flambé (Le) - - LC LC - Faible
Issoria lathonia (Linnaeus, 1758) Petit Nacré (Le) - - LC LC - Faible
Proserpinus proserpina (le Sphinx de l’épilobe) n’a pas été contacté. Son habitat n’est d’ailleurs pas représenté au sein
Lasiommata megera (Linnaeus, 1767) Mégère (La), Satyre (Le) - - LC LC - Faible de l’aire d’étude. Ainsi, aucun des papillons nocturnes recensés lors de cet inventaire n’est protégé.
Leptidea sinapis (Linnaeus, 1758) Piéride du Lotier (La) - - LC LC - Faible De même, aucune espèce d’intérêt communautaire n’est inventoriée. Le classement d’Euplagia quadripunctaria (Ecaille
Limenitis camilla (Linnaeus, 1764) Petit Sylvain (Le) - - LC LC - Faible chinée) en tant qu’espèce d’intérêt communautaire ne concerne, en effet, que la sous-espèce endémique des îles
Lopinga achine (Scopoli, 1763) Bacchante (La) - X NT EN X Majeur grecques.
Lycaena phlaeas (Linnaeus, 1760) Cuivré commun (Le) - - LC LC - Faible
Macroglossum stellatarum (Linnaeus, Moro-Sphinx (Le), Sphinx Ainsi, aucun enjeu écologique notable n’est associé aux papillons nocturnes au sein de l’aire d’étude.
- - - - - Faible
1758) du Caille-Lait
Maniola jurtina (Linnaeus, 1758) Myrtil (Le) - - LC LC - Faible Papillons nocturnes inventoriés au sein de l'aire d'étude et de ses abords immédiats
Melanargia galathea (Linnaeus, 1758) Demi-Deuil (Le) - - LC LC - Faible Enjeu
Nom latin Nom français DH PN
Melitaea cinxia (Linnaeus, 1758) Mélitée du Plantain (La) - - LC LC - Faible écologique
Melitaea didyma (Esper, 1778) Mélitée orangée (La) - - LC LC X Faible Acontia trabealis (Scopoli, 1763) Arlequinette jaune - - Faible
Mélitée des Scabieuses Agapeta zoegana (Linnaeus, 1767) Euxanthie de la Scabieuse - - Faible
Melitaea parthenoides Keferstein, 1851 - - LC LC - Faible Agrotis bigramma (Esper, 1790) Noctuelle trapue - - Faible
(La)
Melitaea phoebe (Denis & Schiffermüller, Mélitée des Centaurées Agrotis exclamationis (Linnaeus, 1758) Point d'Exclamation - - Faible
- - LC LC - Faible Agrotis segetum (Denis & Schiffermüller, Faible
1775) (La) Noctuelle des Moissons - -
Nymphalis polychloros (Linnaeus, 1758) Grande Tortue (La) - - LC LC - Faible 1775)
Arctia villica (Linnaeus, 1758) Ecaille fermière (L'), Ecaille villageoise - - Faible
Ochlodes sylvanus (Esper, 1777) Sylvaine (La), Sylvain (Le) - - LC LC - Faible
Arctornis l-nigrum (O.F. Müller, 1764) L-noir - - Faible
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Enjeu Enjeu
Nom latin Nom français DH PN Nom latin Nom français DH PN
écologique écologique
Carcina quercana (Fabricius, 1775) Phibalocère du Hêtre - - Faible Pheosia tremula (Clerck, 1759) Porcelaine - - Faible
Chiasmia clathrata (Linnaeus, 1758) Réseau (Le), Géomètre à barreaux - - Faible Phragmatobia fuliginosa (Linnaeus, 1758) Ecaille cramoisie - - Faible
Craniophora ligustri (Denis & Schiffermüller, Faible Pseudopanthera macularia (Linnaeus, 1758) Panthère - - Faible
Troënière - -
1775) Scopula tessellaria (Boisduval, 1840) Acidalie tesselée - - Faible
Phalène de la Mancienne (La), Crocalle Faible Spargania luctuata (Denis & Schiffermüller, Faible
Crocallis elinguaria (Linnaeus, 1758) - - Mélanippe affligée - -
commune 1775)
Cryphia algae (Fabricius, 1775) Bryophile vert-mousse - - Faible Sphinx pinastri Linnaeus, 1758 Sphinx du Pin - - Faible
Cyclophora punctaria (Linnaeus, 1758) Ephyre ponctuée (L'), Soutenue - - Faible Thalpophila matura (Hufnagel, 1766) Noctuelle cythérée - - Faible
Diaphora mendica (Clerck, 1759) Ecaille mendiante - - Faible Timandra comae Schmidt, 1931 Timandre aimée - - Faible
Drepana curvatula (Borkhausen, 1790) Incurvé - - Faible Tyta luctuosa (Denis & Schiffermüller, 1775) Noctuelle en deuil - - Faible
Dysgonia algira (Linnaeus, 1767) Passagère - - Faible Xestia c-nigrum (Linnaeus, 1758) C-noir - - Faible
Eilema complana (Linnaeus, 1758) Manteau à tête jaune (Le), Lithosie aplatie - - Faible Zeuzera pyrina (Linnaeus, 1760) Zeuzère du Marronnier - - Faible
Eilema sororcula (Hufnagel, 1766) Manteau jaune - - Faible DH : Directive Habitats-Faune-Flore 92/43/CEE du 21 mai 1992 – Annexe II : espèce d’intérêt communautaire
PN : Protection nationale au titre de l’arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des insectes protégés sur le territoire national
Elophila nymphaeata (Linnaeus, 1758) Pyrale du Nénuphar - - Faible
Ennomos quercinaria (Hufnagel, 1767) Ennomos du Chêne - - Faible
Epirrhoe galiata (Denis & Schiffermüller, Faible
Mélanthie du Caille-Lait - -
1775) • Odonates
Eublemma purpurina (Denis & Schiffermüller, Faible
Noctuelle purpurine - -
1775) Les milieux aquatiques de la zone d’étude se composent d’eaux stagnantes (mares, étangs…) et d’eaux courantes
Euphyia biangulata (Haworth, 1809) Cidarie-Pivert - - Faible (ruisseaux, rivières…). La richesse spécifique observée n’est pas très diversifiée, mais comprend toutefois des espèces
Euplagia quadripunctaria (Poda, 1761) Écaille chinée - - Faible à hautes valeur patrimoniale.
Hemistola chrysoprasaria (Esper, 1795) Hémithée printanière - - Faible Au total, 30 espèces d’odonates ont été inventoriées au sein de la zone d ‘étude. Parmi elles, 2 sont protégées au
Herminia tarsicrinalis (Knoch, 1782) Herminie de la Ronce - - Faible niveau national : la Cordulie à corps fin et le Gomphe de Graslin. En outre, le Gomphe de Graslin est d’intérêt
Horisme tersata (Denis & Schiffermüller, Faible communautaire puisqu’il figure à l’annexe I de la Directive « Habitats ». Par ailleurs, la liste rouge régionale des
Horisme élégant (L'), Essuyée - - odonates de Poitou-Charentes fait état de 10 espèces considérées « NT » quasi menacées : l’Aeschne affine, l’Agrion
1775)
Hypomecis punctinalis (Scopoli, 1763) Boarmie pointillée - - Faible mignon, l’Agrion délicat, le Cordulégastre annelé, la Cordulie à corps fin, le Gomphe de Graslin, le Gomphe semblable,
Hypomecis roboraria (Denis & Schiffermüller, Faible la Libellule à quatre tâches, la Libellule fauve et l’Orthétrum bleuissant.
Boarmie du Chêne - -
1775) - La Vienne, ses herbiers aquatiques, ses berges et ses abords, représentent l’habitat préférentiel de plusieurs
Idaea aversata (Linnaeus, 1758) Impolie (L), l'Acidalie détournée - - Faible espèces à haute valeur patrimoniale : la Cordulie à corps fin, le Gomphe de Graslin et le Gomphe semblable
Idaea degeneraria (Hübner, 1799) Acidalie dégénérée - - Faible sont inféodés aux grands cours d’eau.
Jodis lactearia (Linnaeus, 1758) Hémithée éruginée (L') - - Faible La Cordulie à corps fin et le Gomphe de Graslin constituent un enjeu écologique fort.
Bombyx du Chêne (Le), Minime à bandes Faible Le Gomphe semblable constitue un enjeu écologique modéré ;
Lasiocampa quercus (Linnaeus, 1758) - -
jaunes
Lasiocampa trifolii (Denis & Schiffermüller, Faible - Le ruisseau du Faiteroux abrite le plus discret Cordulégastre annelé, inféodé au ruisseau frais et ombragé.
Petit minime à bande (Le), Bombyx du Trèfle - - L’espèce fréquente également la ripisylve de la Vienne durant sa croissance.
1775)
Le Cordulégastre annelé constitue un enjeu écologique modéré ;
Laspeyria flexula (Denis & Schiffermüller, Faible
Crochet - -
1775)
- Les mares représentent l’habitat de l’Aeschne affine et de l’Orthétrum bleuissant, tandis que les étangs abritent
Ligdia adustata (Denis & Schiffermüller, 1775) Phalène du Fusain - - Faible la Libellule à quatre tâches et la Libellule fauve. Non observée au cours des inventaires 2019-2020, l’Agrion
Macroglossum stellatarum (Linnaeus, 1758) Moro-Sphinx (Le), Sphinx du Caille-Lait - - Faible délicat fréquente également ce type de milieu.
Menophra abruptaria (Thunberg, 1792) Boarmie pétrifiée - - Faible L’Aeschne affine, l’Orthétrum bleuissant, l’Agrion délicat, la Libellule à quatre tâches et la Libellule
Miltochrista miniata (Forster, 1771) Rosette - - Faible fauve constituent un enjeu écologique modéré ;
Mythimna pallens (Linnaeus, 1758) Leucanie blafarde - - Faible
Noctua fimbriata (Schreber, 1759) Frangée - - Faible - Les milieux aquatiques pionniers et temporaires (carrières) ne représentent pas nécessairement le milieu de
Noctua janthe (Borkhausen, 1792) Collier soufré - - Faible prédilection de l’Agrion mignon, pourtant l’espèce y a été abondamment observée.
L’agrion mignon constitue un enjeu écologique modéré.
Ochropleura plecta (Linnaeus, 1760) Cordon blanc - - Faible
Opisthograptis luteolata (Linnaeus, 1758) Citronnelle rouillée - - Faible
Ostrinia nubilalis (Hübner, 1796) - - - Faible
Peribatodes ilicaria (Geyer, 1833) Boarmie de l'Yeuse - - Faible
Peribatodes rhomboidaria (Denis & Faible
Boarmie rhomboïdale (La), Boarmie commune - -
Schiffermüller, 1775)
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Odonates observés au sein de la zone d'étude et ses abords immédiats Les enjeux écologiques associés aux orthoptères se localisent en trois secteurs distincts :
Enjeu
Nom latin Nom français DH PN LRN LRR ZNIEFF - Le secteur des carrières concentre les enjeux les plus fort avec la présence du Caloptène ochracé, de
écologique
l’Œdipode soufré et de l’Œdipode aigue-marine.
Aeshna affinis Vander Linden, 1820 Aeschne affine - - LC NT - Modéré
L’Œdipode soufré constitue un enjeu écologique majeur compte tenu de son statut sur la liste rouge
Platycnemis pennipes (Pallas, 1771) Agrion à larges pattes - - LC LC - Faible régionale.
Ceriagrion tenellum (Villers, 1789) Agrion délicat - - LC NT - Modéré Le Caloptène ochracé et l’Œdipode aigue-marine constitue un enjeu écologique modéré au regard de
Coenagrion puella (Linnaeus, 1758) Agrion jouvencelle - - LC LC - Faible leur statut sur la liste rouge national par pour le domaine némoral ;
Ischnura elegans (Vander Linden, 1820) Agrion élégant - - LC LC - Faible
Coenagrion scitulum (Rambur, 1842) Agrion mignon (L') - - LC NT - Modéré - La végétation de ceinture des mares de la zone d’étude héberge le Grillon des marais et le Criquet tricolore.
Considérant leur statut sur les listes rouges, le Grillon des marais et le Criquet tricolore constituent un
Platycnemis acutipennis Selys, 1841 Agrion orangé - - LC LC - Faible
enjeu fort.
Enallagma cyathigerum (Charpentier, 1840) Agrion porte-coupe - - LC LC - Faible
Anax imperator Leach, 1815 Anax empereur (L') - - LC LC - Faible
Orthoptères inventoriés au sein de la zone d'étude et de ses abords
Calopteryx splendens (Harris, 1780) Caloptéryx éclatant - - LC LC - Faible
Enjeu
Calopteryx virgo (Linnaeus, 1758) Caloptéryx vierge - - LC LC - Faible Nom latin Nom français DH PN LRN LRDN LRR ZNIEFF
écologique
Cordulegaster boltonii (Donovan, 1807) Cordulégastre annelé (Le) - - LC NT X Modéré
Aiolopus strepens (Latreille, 1804) Œdipode automnale - - 4 4 LC - Faible
Oxygastra curtisii (Dale, 1834) Cordulie à corps fin (La) X X LC NT X Fort
Aiolopus thalassinus (Fabricius, 1781) Œdipode émeraudine - - 4 4 - - Faible
Crocothemis erythraea (Brullé, 1832) Crocothémis écarlate (Le) - - LC LC - Faible
Calliptamus barbarus (O.G. Costa, 1836) Caloptène ochracé - - 4 3 LC - Modéré
Onychogomphus forcipatus (Linnaeus, 1758) Gomphe à pinces (Le) - - LC LC - Faible
Chorthippus biguttulus (Linnaeus, 1758) Criquet mélodieux - - 4 4 LC - Faible
Gomphus graslinii Rambur, 1842 Gomphe de Graslin (Le) - X LC NT X Fort
Gomphus pulchellus Selys, 1840 Gomphe joli (Le) - - LC LC - Faible Chorthippus brunneus (Thunberg, 1815) Criquet duettiste - - 4 4 - - Faible
Gomphus simillimus Selys, 1840 Gomphe semblable (Le) - - LC NT - Modéré Chorthippus dorsatus (Zetterstedt, 1821) Criquet verte-échine - - 4 4 - - Faible
Gomphus vulgatissimus (Linnaeus, 1758) Gomphe vulgaire (Le) - - LC LC - Faible Conocephalus fuscus (Fabricius, 1793) Conocéphale bigarré - - 4 4 LC - Faible
Lestes barbarus (Fabricius, 1798) Leste sauvage - - LC LC - Faible Euchorthippus declivus (Brisout de Barneville, 1848) Criquet des mouillères - - 4 4 LC - Faible
Chalcolestes viridis (Vander Linden, 1825) Leste vert - - LC LC - Faible Euchorthippus elegantulus Zeuner, 1940 Criquet blafard - - 4 4 LC - Faible
Libellula quadrimaculata Linnaeus, 1758 Libellule à quatre taches (La) - - LC NT - Modéré Gomphocerippus rufus (Linnaeus, 1758) Gomphocère roux - - 4 4 LC - Faible
Libellula depressa Linnaeus, 1758 Libellule déprimée (La) - - LC LC - Faible Gryllus campestris Linnaeus, 1758 Grillon champêtre - - 4 4 LC - Faible
Libellula fulva O.F. Müller, 1764 Libellule fauve (La) - - LC NT - Modéré Leptophyes punctatissima (Bosc, 1792) Leptophye ponctuée - - 4 4 LC - Faible
Orthetrum albistylum (Selys, 1848) Orthétrum à stylets blancs (L') - - LC LC - Faible Meconema meridionale A. Costa, 1860 Méconème fragile - - 4 4 LC - Faible
Orthetrum coerulescens (Fabricius, 1798) Orthétrum bleuissant (L') - - LC NT X Modéré - - 4 4 - -
Nemobius sylvestris (Bosc, 1792) Grillon des bois Faible
Orthetrum cancellatum (Linnaeus, 1758) Orthétrum réticulé (L') - - LC LC - Faible - - 4 4 - -
Oecanthus pellucens (Scopoli, 1763) Grillon d'Italie Faible
Pyrrhosoma nymphula (Sulzer, 1776) Petite nymphe au corps de feu (La) - - LC LC - Faible
Oedaleus decorus (Germar, 1825) Œdipode soufrée - - 4 1 EN X Majeur
Sympetrum sanguineum (O.F. Müller, 1764) Sympétrum sanguin (Le) - - LC LC - Faible
Oedipoda caerulescens (Linnaeus, 1758) Œdipode turquoise - - 4 4 - - Faible
Sympetrum striolatum (Charp., 1840) Sympétrum fascié (Le) - - LC LC - Faible
Omocestus rufipes (Zetterstedt, 1821) Criquet noir-ébène - - 4 4 LC - Faible
DH : Directive Habitats-Faune-Flore 92/43/CEE du 21 mai 1992 – Annexe II : espèce d’intérêt communautaire
PN : Protection nationale au titre de l’arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des insectes protégés sur le territoire national Paracinema tricolor (Thunberg, 1815) Criquet tricolore - - 3 2 NT X Fort
LRN/LRR : Listes rouges nationale/régionale : LC non menacé – NT Quasi menacé - - 4 4 LC -
Pezotettix giornae (Rossi, 1794) Criquet pansu Faible
Phaneroptera nana Fieber, 1853 Phanéroptère méridional - - 4 4 LC - Faible
• Orthoptères - - 4 4 LC -
Pholidoptera griseoaptera (De Geer, 1773) Decticelle cendrée Faible
Platycleis albopunctata (Goeze, 1778) Decticelle grisâtre - - 4 4 - - Faible
La variété de milieux thermophiles observés au sein de l’aire d’étude offre des conditions favorables à la présence de
Pseudochorthippus parallelus (Zetterstedt, 1821) Criquet des pâtures - - 4 4 - - Faible
nombreuses espèces d’orthoptères. Les habitats herbacés, pionniers, humides, buissonnants ainsi que les lisières
forestières attirent de nombreux criquets, grillons et sauterelles. Pteronemobius heydenii (Fischer, 1853) Grillon des marais - - 4 2 LC - Fort
Au total, 29 espèces d’orthoptères ont été inventoriées au cours des investigations écologiques de terrain. Parmi elles, Sphingonotus caerulans (Linnaeus, 1767) Œdipode aigue-marine - - 4 3 LC X Modéré
1 présente un statut défavorable sur la liste rouge nationale : le Criquet tricolore est considéré comme une « espèce Tessellana tessellata (Charpentier, 1825) Decticelle carroyée - - 4 4 - - Faible
menacée, à surveiller ». Tetrix subulata Tétrix riverain - - 4 4 LC - Faible
Sur la déclinaison de cette même liste par domaine biogéographique, 5 espèces présentes un statut défavorable sur
Tettigonia viridissima (Linnaeus, 1758) Grande Sauterelle verte - - 4 4 LC - Faible
le domaine némoral : le Caloptène ochracé et l’Œdipode aigue-marine sont considérés comme « espèces menacées,
DH : Directive Habitats-Faune-Flore 92/43/CEE du 21 mai 1992 – Annexe II : espèce d’intérêt communautaire
à surveiller », le Criquet tricolore et le Grillon des marais sont considérés comme « espèces fortement menacées PN : Protection nationale au titre de l’arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des insectes protégés sur le territoire national
d’extinction », et l’Œdipode soufré est quant à lui considéré comme « espèce proche de l’extinction, ou déjà éteinte ». LRN/LRDN : Liste rouge nationale/domaine némoral : 4 espèce non menacée – 3 espèce menacée – 2 espèce fortement menacée – 1 espèce
La liste rouge régionale des orthoptères de Poitou-Charentes mentionne l’Œdipode soufré « EN » en danger et le proche de l’extinction ou déjà éteinte
LRR : Liste rouge régionale : LC non menacé – NT quasi menacé – EN en danger
criquet tricolore « NT » quasi menacé.
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Pour les orthoptères et les lépidoptères, le réseau de haies, de lisières forestières, de bandes enherbées (pieds de
• Coléoptères haies, bords de routes, chemins…) ainsi que les prairies et milieux pionniers thermophiles permet à l’entomofaune de
fréquenter et de disperser sur chacun des habitats propices à l’accomplissement de leur cycle biologique. Cette
interconnexion est rendue possible grâce à une organisation en « pas japonais » des milieux intermédiaires et
La présence de boisements matures et de haies arborées composées de vieux chênes sont des milieux propices à la
transitoires. Ce constat s’opère principalement sur le secteur des carrières.
présence de coléoptères remarquables saproxyliques. Deux espèces d’intérêt communautaire ont été recensées : le
Lucane cerf-volant et le Grand capricorne. Parmi ces deux espèces, seul le Grand capricorne est protégé au niveau
Enfin, la présence ponctuelle de gros bois sur pieds (chênes) au sein des boisements matures, ou des haies arborées
national.
du plateau de Chantegros offre des conditions d’accueil favorables aux espèces de ce groupe. Les liaisons entre milieux
- Le Lucane cerf-volant est observé au sein du Bois ragot, mais sa présence est plus que probable sur l’ensemble sont plus difficiles à distinguer mais s’appuient vraisemblablement sur le réseau de haies arborées et de bosquets
des massifs forestiers de la zone d‘étude. présent au sein de l’aire d’étude.
Le Lucane cerf-volant représente un enjeu écologique modéré ;
Synthèse des enjeux sur les insectes
- Le Grand capricorne est localisé sur les haies de vieux chênes à proximité du lieu-dit Chantegros, sur la
commune de Lussac-les-Châteaux.
Le Grand capricorne constitue un enjeu écologique fort. Les espèces bénéficiant d’un statut de protection réglementaire sont au nombre de 5. Il s’agit de la Baccante, de l’Azuré
du serpolet, de la Cordulie à corps fin, du Gomphe de Graslin et du Grand capricorne
Coléoptères remarquables inventoriés au sein de la zone d'étude Les secteurs à fort enjeux sont représentés par la Vienne et son affluent le Faiteroux (odonates), par le Bois de Chênet
(papillons de jour), les haies de vieux chênes de Chantegros (coléoptères) ainsi que les ourlets et prairies calcicoles à
Nom latin Nom français DH PN ZNIEFF Enjeu Origan du plateau des Ages (papillons de jour).
Les enjeux écologiques relatifs aux insectes se concentrent également au niveau des carrières (orthoptères, odonates,
Lucanus cervus (Linnaeus, 1758) Cerf-volant (mâle), Biche (femelle), Lucane X - - Modéré
ascalaphe).
Cerambyx cerdo Linnaeus, 1758 Grand Capricorne (Le) X X - Fort La localisation des observations et des habitats d’espèce est présentée au sein du Volet G Atlas cartographique
DH : Directive Habitats-Faune-Flore 92/43/CEE du 21 mai 1992 – Annexe II : espèce d’intérêt communautaire Chapitre II.41 à 43.
PN : Protection nationale au titre de l’arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des insectes protégés sur le territoire national
• Autres insectes 1.4.3.7 Poissons
D’autres insectes potentiellement patrimoniaux ont été recensés lors des inventaires de terrain. Il s’agit notamment de Espèces inventoriées
l’Ascalaphe ambré et de la Mante religieuse.
Ces espèces fréquentent préférentiellement les friches herbacées thermophiles. La mante religieuse est largement Les inventaires de la faune piscicole mené par le bureau d‘études RIVE, suivant les conditions méthodologiques
observée sur la plupart des milieux herbacés prairiaux, tandis que l’Ascalaphe ambré n’a été observé qu’au sein des adaptées à cette recherche mise en avant au sein du Chapitre 2.2.33.8 « Méthodologie d’étude des poissons », a
friches thermophiles à proximité des carrières. permis de mettre en évidence la présence de 16 espèces de poissons sur l’ensemble des 4 cours d’eau prospectés.
Compte tenu de son statut « VU » vulnérable sur la liste rouge régionale des cigales, ascalaphes, mantes et phasmes
- La Vienne (fiche « résultats » dans le Volet H Annexes Chapitre VI.1 et 2) : Le peuplement piscicole capturé
de Poitou-Charentes, l’Ascalaphe ambré constitue un enjeu écologique fort.
est composé de 14 espèces comprenant des cyprinidés d’eaux vives (Barbeau fluviatile, Chevaine, Goujon,
Spirlin) et des cyprinidés d’eaux calmes (Carpe, Ablette, Gardon, Rotengle, Bouvière). Les carnassiers sont
Autres insectes inventoriés au sein de la zone d'étude également représentés avec la Perche commune, le Silure et l’Anguille. Au sens de l’Indice Poisson Rivière
(IPR), le peuplement piscicole de la station est qualifié de « Médiocre ». L’altération du peuplement s’explique
Nom latin Nom français LRR ZNIEFF Enjeu principalement par l’absence ou la trop faible représentativité de certaines espèces rhéophiles et/ou
lithophiles. Parmi les espèces absentes, on peut plus particulièrement citer le Hotu (espèce lithophile - L et
Libelloides longicornis (Linnaeus, 1764) Ascalaphe ambré VU X Fort rhéophile – R) et la Vandoise (R). Parmi les espèces en nette sous-abondance, on peut citer le Barbeau
Mantis religiosa (Linnaeus, 1758) Mante religieuse LC - Faible fluviatile (R et L) avec seulement 1 juvénile capturé. Cette carence en espèces lithophiles et/ou rhéophiles
LRR : Liste rouge régionale : LC non menacé – VU vulnérable est essentiellement liée à l’impact du seuil des Aubeniaux (situé à environ 1.3 km en aval de la station) qui
altère la dynamique hydro-sédimentaire de la Vienne. Enfin, il est important de préciser qu’une Anguille
(espèce en danger critique d’extinction) a été capturée au sein des blocs situés en rive droite de la Vienne
(au sein du fuseau). Ces blocs offrent en effet des abris interstitiels occasionnels ;
Fonctionnalités des milieux
Les fonctionnalités écologiques pour le groupe des insectes sont moins évidentes à analyser tant la diversité des
biologies des espèces de ce groupe est variée et que leur écologie n’est pas toujours savamment connue.
Pour les odonates, le réseau de mares et de fossés semble être particulièrement intéressant et permet de relier les
différents milieux aquatiques de reproduction, aux milieux de croissance et habitat d’alimentation tels que les haies, les
prairies et les friches. Cette observation est particulièrement éloquente sur le plateau de Johanisberg. En outre, la
Vienne constitue à la fois l’habitat de reproduction et le corridor vers les milieux annexes de croissance et d’alimentation
pour les espèces inféodées aux grands cours d‘eau.
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- Les Ages (fiche « résultats » dans le Volet H Annexes Chapitre VI.5 et 6) : En situation de référence, un
peuplement salmonicole est attendu sur la station c’est-à-dire un peuplement constitué pour l’essentiel de la
Truite fario (espèce repère) et d’espèces accompagnatrices que sont le Chabot, le Vairon, la Loche franche et
la Lamproie de planer. Parmi ces espèces, seul le Chabot est retrouvé sur la station. Il constitue l’espèce
dominante du peuplement piscicole. Le Chabot profite du matelas granulométrique grossier de la station
(associé aux faciès lotiques) qui lui procure des zones d’abris et de reproduction. Autre espèce litho-rhéophile,
le Spirlin a été ponctuellement observé sur la station. Cette espèce présente une faible probabilité théorique
de présence. Le Spirlin est davantage caractéristique de niveau biotypologique de type B6 à B7 : la proximité
de la Vienne peut donc expliquer sa présence sur le ruisseau des Ages. Au sens de l’Indice Poisson Rivière,
la station présente une qualité « Bonne » mais tend vers une qualité « Médiocre » en raison principalement
d’une richesse spécifique insuffisante dont plus particulièrement l’absence de certaines espèces lithophiles
(Lamproie de planer, Truite fario). En sus de la station IPR, le fuseau de la déviation au droit du ruisseau des
Ages a été prospecté dans son intégralité par pêche électrique (points de sondage sur des habitats
complémentaires). Cette prospection complémentaire a permis la capture de 6 autres espèces dans de faibles
abondances (1 à 2 individus par espèce) qui sont :
o la Carpe commune, la Tanche et le Poisson chat : les nombreux étangs sur le bassin versant du
ruisseau des Ages expliquent la présence de ces espèces à tendance limnophile,
o le Gardon : espèce ubiquiste,
o le Hotu : espèce litho-rhéophile qui, à l’image du Spirlin, occupe habituellement des hydrosystèmes de
niveau biotypologique plus élevés, de type B6. La proximité de la Vienne explique donc sa présence
sur le site.
o Le Goujon : cette espèce fouisseuse profite des faciès sablo-limoneux du site
Localisation de la station d'étude sur la Vienne (Fond de carte
orthophotographique : géoportail ; Source : RIVE)
- Le Faiteroux (fiche « résultats » dans le Volet H Annexes Chapitre VI.3 et 4) : Le peuplement piscicole de la
station présente une très faible richesse spécifique puisque seulement 2 espèces piscicoles y ont été
observées : le Chevaine et l’Epinochette. Au sens de l’Indice Poisson Rivière (IPR), le peuplement piscicole
de la station est qualifié de « Mauvais » et fleurte
avec la classe de qualité « Très mauvaise ». Cet
état d’altération s’explique principalement par
l’absence d’individus invertivores mais également
par l’absence d’individus rhéophiles et/ou
lithophiles en lien avec la qualité
hydromorphologique très dégradée de la station.
En effet, le ruisseau de Faiteroux présente des
caractéristiques habitationnelles peu biogènes
étant donné d’une part, l’absence d’habitats
structurants (de type graviers, cailloux, pierres…)
pouvant profiter aux espèces lithophiles (telles que
le chabot) et d’autre part, la présence d’un unique
faciès lenthique non favorable aux espèces
rhéophiles. Cette dégradation hydromorphologique
du milieu est le résultat des anciens travaux de
rectification et de recalibrage du ruisseau de Localisation de la station d'étude sur le ruisseau des Ages (Fond de carte
Faiteroux. En sus de la station IPR, le fuseau de la orthophotographique : géoportail ; Source : RIVE)
déviation au droit du ruisseau de Faiteroux a été
prospecté dans son intégralité par pêche électrique
(points de sondage) ;
Localisation de la station d'étude sur le
ruisseau de Faîteroux (Fond de carte
orthophotographique : géoportail ;
Source : RIVE)
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Deux espèces possèdent un statut de protection réglementaire au niveau national : la Bouvière et le Chabot. En outre
- Le Goberté (fiche « résultats » dans le Volet H Annexes Chapitre VI.7 et 8) : En situation de référence, un ces deux espèces sont d’intérêt communautaire puisqu’elles figurent à l’annexe II de la Directive « Habitats ».
peuplement salmonicole est attendu sur la station c’est-à-dire un peuplement constitué pour l’essentiel de La Bouvière et le Chabot représente un enjeu écologique modéré.
la Truite fario (espèce repère) et de ces espèces accompagnatrices que sont le Chabot, le Vairon, la Loche
franche et la Lamproie de planer et, dans une moindre mesure, la présence du Goujon et du Chevaine. On soulignera également la présence de l’Anguille d’Europe, dont un individu a été capturé sur la Vienne. L’espèce est
Parmi ces espèces, seul le Chabot est retrouvé sur la station, et avec une abondance très faible (2 individus considérée en danger critique d’extinction (CR) sur la liste rouge nationale.
capturés). Par ailleurs, le peuplement piscicole est dominé par la Bouvière dont le préférendum typologique
(B8) est très éloigné du niveau typologique théorique de la station (B4). La dominance d’un substrat L’Anguille européenne représente un enjeu écologique majeur.
limoneux et la proximité du plan d’eau connecté est favorable à la présence de moules d’eau douce, hôte
nécessaire à la reproduction de la Bouvière. Nous pouvons également constater que le peuplement Poissons inventoriés au sein des cours d'eau de l'aire d'étude
piscicole est principalement composé d’espèces limnophiles (Bouvière, Gardon, Ablette, Perche soleil) Enjeu
Nom latin Nom français DH PN LRN
et/ou ubiquistes (Chevaine, Gardon). Cette forte dérive typologique est à mettre en relation avec la qualité écologique
très dégradée de la station dont la dynamique hydro-sédimentaire est influencée par l’ouvrage Alburnus alburnus (Linnaeus, 1758) Ablette - - LC Faible
hydraulique du moulin du Logis. Ces conditions de milieu ne permettent pas ou peu l’implantation des Anguilla anguilla (Linnaeus, 1758) Anguille d’Europe, Anguille européenne - - CR Majeur
espèces rhéophiles et/ou lithophiles attendues en situation de référence, mais profitent en revanche aux
Barbus barbus (Linnaeus, 1758) Barbeau fluviatile - - LC Faible
espèces limnophiles. En sus de la station IPR, le fuseau de la déviation au droit du ruisseau de Goberté a
Rhodeus amarus (Bloch, 1782) Bouvière X X LC Modéré
été prospecté dans son intégralité par pêche électrique (point de sondage sur des habitats
complémentaires). Lors de ces prospections, une seule espèce complémentaire, le Poisson chat, a été Cyprinus carpio Linnaeus, 1758 Carpe commune - - LC Faible
observée. Cette espèce invasive et susceptible de provoquer des déséquilibres biologiques a été détruite Cottus gobio Linnaeus, 1758 Chabot, Chabot commun X X LC Modéré
en fin de pêche, à l’image de la Perche soleil. Squalius cephalus (Linnaeus, 1758) Chevaine - - LC Faible
Pungitius pungitius (Linnaeus, 1758) Épinochette - - DD Faible
Rutilus rutilus (Linnaeus, 1758) Gardon - - LC Faible
Gobio gobio (Linnaeus, 1758) Goujon - - LC Faible
Perca fluviatilis Linnaeus, 1758 Perche - - LC Faible
Lepomis gibbosus (Linnaeus, 1758) Perche-soleil, - - NA Nul (EEE)
Scardinius erythrophthalmus (Linnaeus, 1758) Rotengle - - LC Faible
Silurus glanis Linnaeus, 1758 Silure glane - - NA Nul (EEE)
Alburnoides bipunctatus (Bloch, 1782) Spirlin - - LC Faible
Phoxinus phoxinus (Linnaeus, 1758) Vairon - - LC Faible
DH : Directive Habitats-Faune-Flore 92/43/CEE du 21 mai 1992 – Annexe II : espèce d’intérêt communautaire
PN : Protection nationale au titre de l’arrêté du 8 décembre 1988 fixant la liste des poissons protégés sur le territoire national
LRN : Liste rouge nationale : LC non menacé – CR en danger critique – DD données insuffisantes – NA non applicable
Recherche de sites de reproduction (frayères) pour les espèces piscicoles
patrimoniales
Pour rappel, la méthodologie d’inventaire complète est décrite au Erreur ! Source du renvoi introuvable.Erreur !
Source du renvoi introuvable.. Il est rappelé que les cours d’eau ont été inventoriés sur un linéaire de 200 m centré
sur le projet. Les dates de passage des inventaires sont les 24 et 25 juin 2019. La recherche des sites de reproduction
s’est faite consécutivement à l’inventaire piscicole.
Elle a donc été réalisée à l’étiage dans des conditions de basses eaux avec une visibilité suffisante pour assurer
l’observation de la mosaïque d’habitats du fond du cours d’eau.
Une cartographie des couples substrat/vitesse a été réalisée sur l’ensemble de la zone prospectée. Cette cartographie
a servi de base à l’identification des zones de reproduction potentielle des espèces piscicoles ciblées.
A titre d’exemple, quelques illustrations sur le Goberté sont données ci-après.
Localisation de la station d'étude sur le ruisseau du Goberté (Fond de carte
orthophotographique : géoportail ; Source : RIVE)
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Station et substrat limono-vaseux ou pierre colmatée sur le Goberté Substrats identifiés sur le Goberté : Partie Nord et partie Sud entre les limites d’étude (en rose)
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Résultats
Le Goberté :
En lien avec la chenalisation du cours d’eau (bief d’amené à un ancien moulin) et l’influence d’un ouvrage transversal
aval, le Goberté présente sur le site une très faible dynamique hydrosédimentaire se traduisant par des écoulements
lenthiques et un substrat essentiellement limoneux.
Ainsi, les caractéristiques hydro-sédimentaires du site ne sont pas favorables à la reproduction des espèces lithophiles
et/ou rhéophiles ciblées attendues en situation de référence (Truite fario, Chabot, Lamproie de planer…) ; en témoigne
les résultats de l’inventaire piscicole dont le Chabot constitue le seul représentant des espèces patrimoniales.
En revanche, on peut noter que le substrat de la station est favorable à l’implantation de moules d’eau douce dont la
Bouvière a besoin pour assurer sa reproduction : celle-ci constitue d’ailleurs l’espèces dominante du peuplement
piscicole du site.
Le Faiteroux :
Le ruisseau de Faiteroux se caractérise par un tracé rectiligne, des écoulements lenthiques uniformes et un substrat
constitué pour l’essentiel de limons. Ces caractéristiques mésologiques ne sont donc pas favorables à la reproduction
des espèces lithophiles et/ou rhéophiles patrimoniales attendues en situation de référence que sont la Truite fario, le
Chabot ou la Lamproie de planer.
La Vienne :
Etant donné le caractère lenthique de l’ensemble du site, le milieu n’est pas ou très peu propice à la reproduction des
espèces piscicoles patrimoniales litho-rhéophiles attendues en situation de référence que sont le Barbeau fluviatile, le
Hotu, le Spirlin ou encore la Lamproie de rivière et la Lamproie marine.
Les banquettes limoneuses sont en revanche potentiellement favorable à la présence de moules d’eau douce dont la
Bouvière a besoin pour assurer sa reproduction.
Enfin, concernant le Brochet, la configuration des berges (abruptes pour l’essentiel), la faible représentativité des
hélophytes et l’absence d’annexes hydrauliques ne sont pas favorables à la reproduction de cette espèce et/ou à la
viabilité de fraye.
Les Ages :
Le ruisseau des Ages présente une diversité hydromorphologique significativement plus attractive comparativement
aux autres cours d’eau étudiées. Ces caractéristiques de milieu sont particulièrement favorables à la reproduction de
certaines espèces litho-rhéophiles (Chabot notamment).
Synthèse des enjeux sur les poissons
Sur la Vienne, l’Anguille est particulièrement concernée par le projet en raison du caractère défavorable de son état de
conservation. Par ailleurs, des habitats potentiellement favorables à la reproduction de la Bouvière ont été observé sur
le site.
Sur le Goberté, il est important de noter la prédominance de la Bouvière, bien que son préférendum typologique soit
très éloigné du niveau typologique théorique du site
Le ruisseau des Ages accueille le chabot et présente des habitats favorables à sa reproduction.
Aucun enjeu identifié sur le ruisseau Faiteroux
La localisation des observations et des habitats d’espèce est présentée au sein du Volet G Atlas cartographique
Chapitre II.44.
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1.4.3.8 Ecrevisses - Anodonta anatina a été retrouvée sur le ruisseau de Goberté. Ce mollusque de la famille des unionidés est
une espèce commune des eaux stagnantes ou à faible courant.
Espèces inventoriées
Synthèse des enjeux sur les bivalves
L’inventaire de la faune astacicole des cours d’eau de la zone d’étude a été mené par le bureau d‘études RIVE.
In fine, seules des écrevisses invasives (3 taxons) ont été observées sur les différentes stations. Aucune écrevisse à Concernant les bivalves, au vu des résultats des inventaires, aucun enjeu significatif n’a été identifié sur l’aire d’étude.
pattes blanches (Austropotamobius pallipes / espèce autochtone) n’a donc été observée, conséquence de la
pression/prédation engendrée par les écrevisses invasives et/ou d’une qualité de milieu (physico-chimique et/ou 1.4.3.10 Synthèse des enjeux faunistiques
habitationnelle) non conforme aux exigences de cette espèce sensible. On précisera par ailleurs que ces trois taxons
exogènes sont porteurs sain de la « Peste de l’écrevisse », maladie quasi systématiquement mortelle pour les
écrevisses autochtones. Les enjeux écologiques et réglementaires associés à la faune recensée sur le site sont les suivants :
La forte agressivité de l’écrevisse de Louisiane et sa grande plasticité écologique expliquent sa présence et sa
prédominance sur la majorité des hydrosystèmes étudiés. Amphibiens : présence de 11 espèces d’amphibiens protégées. Bien qu’associées à des enjeux écologiques faible à
L’écrevisse signale a uniquement été capturé sur le ruisseau des Ages. Cette espèce est considérée la plus dangereuse modéré, les individus ET les habitats de l’Alyte accoucheur, du Crapaud calamite, de la Grenouille agile de la Rainette
pour les écrevisses à pattes blanches dans la mesure où elle occupe la même niche écologique. verte et du Triton marbré, sont protégés. Seuls les individus sont protégés en ce qui concerne le Crapaud commun, la
L’écrevisse américaine, espèce la plus représentée en France, a uniquement été capturée sur la Vienne. Grenouille rieuse, la Grenouille verte, le Pélodyte ponctué, la Salamandre tachetée et le Triton palmé.
Enfin, ces trois espèces sont susceptibles de créer des déséquilibres biologiques. Aussi, conformément à l’arrêté
préfectoral en vigueur, l’ensemble de ces individus a été détruit en fin d’inventaire. Reptiles : présence de 4 espèces de reptiles protégées. Bien qu’associées à un enjeu écologique faible, ces espèces
représentent une contrainte réglementaire. Les individus de Couleuvre verte et jaune, Lézard à deux raies, Couleuvre
helvétique et Lézard des murailles ainsi que leur habitat, sont protégés.
Ecrevisses inventoriées au sein des cours d'eau de la zone d'étude
Nom latin Nom français La Vienne Le Faiteroux Le Goberté Les Âges Oiseaux : présence de 60 espèces protégées dont 11 d’intérêt communautaire constituant une contrainte
Orconectes limosus Ecrevisse américaine X - - - réglementaire. Des espèces à enjeux écologiques fort à majeur sont identifiées au sein de chaque cortège :
Pacifastacus - Milieux boisés : Bondrée apivore, Pic noir, Roitelet huppé, Pouillot fitis ;
Ecrevisse signal - - - X
leniusculus - Milieux ouverts à semi-ouverts : Alouette lulu, Bruant proyer, Linotte mélodieuse, Chardonneret élégant,
Ecrevisse de Verdier d’Europe, Pie-grièche écorcheur ;
Procambarus clarkii X X X X
Louisiane - Milieux humides : Guêpier d’Europe, Hirondelle de rivage, Locustelle tachetée, Martin pêcheur d’Europe ;
- Milieux anthropiques : Effraie des clochers.
Synthèse des enjeux sur les écrevisses
Mammifères (hors chiroptères) : présence de 6 espèces protégées constituant une contrainte réglementaire. Associés
à un enjeu écologique modéré à majeur, il s’agit des mammifères semi-aquatiques : Campagnol amphibie, Castor
Concernant les écrevisses, au vu des résultats des inventaires, aucun enjeu significatif n’a été identifié sur l’aire d’étude. d’Europe, Crossope aquatique et Loutre d’Europe. Le Hérisson d’Europe et l’Ecureuil roux, bien qu’associé à un enjeu
écologique faible, sont également protégés. Quasi-menacé, le Lapin de Garenne constitue un enjeu écologique
1.4.3.9 Bivalves modéré. On soulignera la présence du Cerf élaphe dans les boisements, qui représente un enjeu avéré d’un point de
vue fonctionnalités écologiques.
Espèces inventoriées Chiroptères : présence de 18 espèces, toutes protégées, constituant une contrainte réglementaire.
Les inventaires malacologiques des cours d’eau de la zone d’étude ont été mené par le bureau d‘études RIVE. Insectes : présence de 5 espèces protégées constituant une contrainte réglementaire : la Baccante, l’Azuré du
Les inventaires malacologiques n’ont révélé la présence d’aucune espèce patrimoniale sur les cours d‘eau étudiés. Un serpolet, la Cordulie à corps fin, le Gomphe de Graslin et le Grand capricorne. Des enjeux écologiques fort à majeur
total de 5 espèces a été collecté. Parmi ces espèces, nous pouvons noter la présence de deux taxons invasifs : sont également attribués à l’Argus frêle, à l’Œdipode soufré, au criquet tricolore, au grillon des marais et à l’Ascalaphe
ambré.
- Potamopyrgus antipodarum a été collecté avec une forte abondance et il prédomine sur les ruisseaux de
Faiteroux et des Ages. C’est une espèce invasive originaire de Nouvelle-Zélande que l’on rencontre très
souvent avec une forte abondance dans des milieux riches en végétaux aquatiques dont il se nourrit. Poissons : présence de 2 espèces protégées constituant une contrainte réglementaire : la Bouvière et le Chabot. Un
- Corbicula fluminea a été collectée en forte abondance sur la Vienne et de façon moindre sur le Goberté. enjeu écologique majeur est également attribué à l’Anguille d’Europe.
L’expansion de Corbicula fluminea est internationale. Cette espèce invasive originaire d’Asie colonise en
abondance les grands fleuves de plaine. Ecrevisses : aucun enjeu réglementaire ni écologique n’est associé à ce groupe.
Les autres taxons collectés sont les suivants :
Bivalves : aucun enjeu réglementaire ni écologique n’est associé à ce groupe.
- Pisidium amnicum a été retrouvé sur le ruisseau des Ages. Ce bivalve aquatique de la famille des Sphaeriidae
est relativement commun et affectionne un substrat sableux fin.
- Ancylus fluviatilis a uniquement été retrouvé sur le ruisseau des Ages. Ce petit mollusque gastéropode est
uniquement retrouvé sur un substrat de type minéral. Sa forme dite « en chapeau chinois » lui permet de
résister aux vitesses d’écoulement soutenues.
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- Un fond plat de 500 à 800 mètres de large et évoluant entre 94 et 95 mètres d’altitude, occupé par la Vienne,
Les enjeux écologiques relatifs aux fonctionnalités écologiques sont les suivants : de petits ruisseaux affluents et la plaine alluviale,
- Des versants en pentes raides comprises entre 16 et 26% en rive droite et entre 4 et 12,5% en rive gauche.
Corridors d’importance régionale : axe de déplacement de la grande faune terrestre sur la vallée du Goberté et les Sur le secteur étudié, la vallée de la Vienne est incisée par une unique vallée secondaire : la vallée du ruisseau des
boisements associés (Bois de Chênet et Bois des Renaudières), et axe de déplacement de la faune aquatique, de Ages.
l’avifaune migratrice et des chiroptères en transit sur la vallée de la Vienne.
• Vallée du ruisseau des Ages
Corridors d’importance locale et connexions inter-habitats : réseau de haies, fossés et milieux herbacées
constitutifs du bocage, assurant la connexion entre le Bois de Chênet et le Bois des Renaudières par le plateau de
Cette petite vallée présente un profil en V avec un fond très étroit occupé par le ruisseau. Les versants boisés sont très
Johanisberg. En outre, la carrière joue un rôle central à la fois de réservoir de biodiversité local et de corridor
pentus dans la partie aval de la vallée (12% au droit du lieu-dit Les Gardes). Le fond de la vallée évolue autour de 94
écologique local reliant les autres carrières attenantes pour former un ensemble écologiquement fonctionnel.
mètres d’altitude.
La synthèse des enjeux faunistique est présentée au sein du Volet G Atlas cartographique Chapitre II.45 et 46.
• Plateau
1.4.4. Zones humides Entre ces vallées, le plateau est plus ou moins ondulé selon les secteurs :
‒ Au croisement de la RD13 et de la RN 147 (extrémité ouest de la zone d’étude), le projet évolue au niveau d’un
1.4.4.1 Contexte topographique plateau qui culmine entre 140 et 146 mètres d’altitude,
‒ Entre la RD 83 et la vallée de Goberté, les altitudes rencontrées sont les plus hautes de l’aire d’étude (140 à
147 m). Le relief est plus plan que sur la section précédente,
Échelle régionale
‒ Entre la vallée de Goberté et celle de la Vienne, le plateau culmine à 112 m et présente une surface assez
homogène. Elle est toutefois marquée par une ancienne carrière,
L’aire d’étude est localisée dans la partie Est du vaste plateau calcaire du Seuil du Poitou, qui s’étend jusqu’à 30 km ‒ A l’Est de la vallée de la Vienne, l’altitude oscille aux alentours de 115 à 120 m. La partie Sud de l’aire d’étude
au Sud de Poitiers. Cette unité topographique marque la limite entre les bassins sédimentaires du bassin Parisien au est marquée par une ligne de crêtes culminant à 134 m. Au Nord de la vallée des Ages, le relief est plus doux
Nord-Est et le bassin Aquitain au Sud-Ouest, ainsi qu’entre les bassins versants hydrographiques de la Loire, de la qu’au Sud.
Charente et de la Sèvre Niortaise. Le Seuil du Poitou sépare également les entités géologiques du Massif Armoricain
au Nord-Ouest et du Massif Central au Sud-Est, dont les premiers reliefs sont perceptibles dès Persac. L’aire d’étude
est de ce fait localisée aux pieds du Massif Central.
Échelle locale
L’aire d’étude s’étend perpendiculairement au relief. Elle se caractérise donc par une succession de bandes de plateau
plus ou moins ondulés et de vallées plus ou moins encaissées. Du Nord-Ouest au Sud-Est on retrouve les éléments
topographiques suivants.
• Vallée du Bois de Chenet
D’une largeur d’un kilomètre, cette vallée sèche traverse l’aire d’étude au Nord-Est de Mazerolles. Ses versants boisés
présentent d’importants dénivelés (6 à 8%) sur la totalité de la longueur de la vallée. La vallée du Bois de Chenet
conflue avec celle de Goberté, au Sud de la RN 147 existante.
• Vallée de Goberté
La vallée de Goberté, née de l’érosion due au ruisseau éponyme, traverse l’aire d’étude à hauteur de Mazerolles.
Entaillée par de nombreux talwegs secs, la largeur de cette vallée varie de 500 à 2000 m. Le fond, plutôt étroit, s’élargit
au niveau de la confluence avec la vallée du Bois de Chenet, permettant le développement du bourg de Mazerolles de
part et d’autre du ruisseau. Les pentes y sont globalement fortes à très fortes (entre 5 et 13%).
• Vallée de la Vienne
D’une largeur moyenne de 1,5 km dans la traversée de la zone d’étude, elle présente un profil en U avec :
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La Vienne
Au droit de la zone d’étude, cette masse d’eau est identifiée comme étant « La Vienne depuis le complexe de Chardes
jusqu’à sa confluence avec le Clain » (code : FRGR0360b).
Le lit mineur de la Vienne dans le secteur du projet a une géométrie assez uniforme : celle-ci est globalement
trapézoïdale, avec une largeur de l’ordre de 80 m, une largeur à plein bord comprise entre 90 et 100 m. Dans le
périmètre d’étude, la Vienne présente une plaine alluviale bien marquée d’environ 400 mètres de largeur. La plaine
alluviale apparait relativement « perchée » par rapport au lit mineur du cours d’eau. On peut supposer que la nappe
d’accompagnement de la Vienne n’est pas très affleurante. Ainsi, l’apparition de zones humides en lien avec la Vienne,
ne semble pas favorable.
Le ruisseau des Ages
Aussi appelé le Ruisseau des Aubières, ce cours d’eau est le résultat de la confluence de plusieurs ruisseaux
temporaires à l'Est des Aubières, il se jette dans la Vienne sur la commune de Lussac après son passage dans un
vallon encaissé. Cette masse d’eau est identifiée comme étant « Les Ages et ses affluents depuis la source jusqu’à sa
confluence avec la Vienne » (code : FRGR1817) dans le SDAGE Loire-Bretagne
1.4.4.3 Géologie
Contexte géologique
Le secteur étudié se trouve dans la partie Est du seuil du Poitou. Ce seuil est constitué par une zone d’environ 55 km
de large qui met en relation les bassins aquitains et parisiens. Elle correspond à un plateau constitué de terrains
sédimentaires calcaires d’âge Jurassique (Bajocien/Bathonien) sur lesquels reposent des formations discordantes qui
se sont déposées au Tertiaire et au Quaternaire.
Contexte topographique zones humides
Les terrains Tertiaires sont représentés par des argiles, puis des sables et graviers attribués à l’Eocène qui ont rempli
les poches karstiques et les dépressions des calcaires Jurassiques. Des formations lacustres (marnes et calcaires
L’aire d’étude est organisée en une succession de vallons, plus ou moins marqués, entrecoupés de pulvérulents, argiles à meulières) ou argileuses (formation de Brenne au Sud de Lussac les Châteaux) se superposent
zones relativement plates (plateau ou fond de vallée). Les coteaux des différentes vallées sont aux dépôts précédents. L’ensemble est généralement recouvert par des dépôts argilo-sableux renfermant des silex
globalement peu propices à l’apparition de zone humides (effet de drainage par gravité). remaniés ou des galets de quartz blanc. Ces épandages détritiques d’âge post-Oligocène ont remanié les terrains
En revanche, les zones planes peuvent être favorables à la stagnation de l’eau au niveau de Tertiaires sous-jacents ce qui rend difficile la distinction entre les formations.
mouillères ou légères dépressions, pouvant ainsi former des zones humides. Aussi, les talwegs
Les plateaux les plus élevés sont tapissés de limons fins d’origine éolienne. Au niveau de la vallée de la Vienne, les
parcourus par les cours d’eau, temporaires ou permanents, peuvent également constituer des zones
cours d’eau sont jalonnés par des alluvions récentes. Au Sud de Lussac, de part et d’autre de la Vienne des alluvions
humides, du fait de la potentielle présence de nappes d’accompagnement des cours d’eau.
anciennes de hautes terrasses sont présentes.
Nature des sols en place
1.4.4.2 Réseau hydrographique
Les formations rencontrées sur la zone d’étude sont les suivantes.
La zone d’étude est située en totalité dans le bassin hydrographique « Loire-Bretagne ». L’aire d’étude intercepte les
cours d’eau suivant (d’Ouest en Est). • LP : Limon des plateaux, d’origine éolienne pour partie
Le Goberté Au niveau des plateaux les plus élevés situés sur la commune de Mazerolles, des limons argileux et sableux sont
présents sur une faible épaisseur comprise entre 0,5 et 2,0 m. Il s’agit de sols fins peu plastiques, sensibles à l’eau.
On peut retrouver en profondeur un petit cordon de graviers ferrugineux et quartzeux ainsi que des nodules noirs
Ce cours d’eau appartient à la masse d’eau « Le Goberté et ses affluents depuis sa source jusqu’à sa confluence avec
d’oxyde de manganèse.
la Vienne » (code : FRGR1811).
Le lit mineur du Goberté a une géométrie assez uniforme, de 3 à 5 mètres de largeur et présente un tracé plutôt
rectiligne. On peut supposer que celui-ci a été rectifié, voire recalibré. Au droit de la zone d’étude, le Goberté est situé
en contexte forestier. La morphologie du lit majeur du cours d’eau est favorable à l’apparition de zones humides.
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‒ j2 : Calcaires du Bathonien. On retrouve dans cette formation des calcaires bioclastiques, des calcaires à
• F : Formations alluviales ooïdes rouille et des silex à points rouille (Bajocien). Superficiellement, c’est formation est constituée de
calcaire graveleux dépourvue de silex.
‒ j3 : Calcaires du Callovien. Ce sont des matériaux calcaires fins et tendres (calcaire noduleux fins) à silex,
On retrouve au niveau de la vallée de la Vienne et ses alentours les dépôts alluvionnaires suivants : composés également de calcaires oolithiques et d’insertions de calcaires graveleux (Bathonien).
‒ Fw : Alluvions anciennes de la haute terrasse de la Vienne. Cette formation s’étend sur les hauteurs de la
Vienne, du Goberté (en rive droite) à l’Ouest jusqu’au ruisseau des Ages (rive gauche) à l’Est. Ce sont des
sables argileux à galets de quartz et de roches éruptives, formant une strate supérieure à 4 mètres. Ces
matériaux sont extraits dans des carrières localisées sur le territoire communal de Mazerolles.
‒ Fy : Alluvions anciennes de la basse terrasse. Ce sont des sables et graviers quartzeux, faiblement argileux,
à galets de quartz et de silex. On retrouve cette formation au niveau du lit majeur de la Vienne et constituent
la phase de transition entre les alluvions actuelles et les alluvions anciennes de la haute terrasse. Cette
formation n’est que très peu représentée au niveau de la zone d’étude.
‒ Fz : Alluvions actuelles. Ces alluvions récentes jalonnent la Vienne et sont limitées à sa plaine d’inondation.
Les alluvions sont essentiellement sableuses et localement graveleuses. La partie supérieure est en général
plus fine (1 à 2 mètres de limons sablo-argileux). L’épaisseur des alluvions peut atteindre 4 à 5 mètres.
• m-pQ : Formations détritiques des plateaux – Facies à galets de quartz
On retrouve cette formation à l’ouest de la vallée du Goberté, en retrait des surfaces apicales des plateaux. Ce faciès
est constitué par des argiles bariolées et des sables argileux plus ou moins grossiers, rougeâtres ou grisâtres,
contenant des galets de quartz laiteux, rosâtres ou grisâtres, fortement usés et de tailles très variées (entre 1 et plus
de 15 cm).
• e-g : Formations lacustres à marnes et calcaires
Les formations lacustres datées de l’Oligocène reposent sur les formations détritiques Eocène ou directement sur les
calcaires du Jurassique. On retrouve, de manière indifférenciée sur cette formation :
‒ Faciès à marnes et argiles marneuses. Ces matériaux sont passagèrement sableux et peuvent renfermer des
petits éléments de calcaire. Ils présentent une plasticité moyenne à élever.
‒ Faciès calcaires. Ce faciès est constitué de calcaires tendres et altérés. Les matériaux de ces formations ont
fait l’objet d’extractions en carrières à ciel ouvert aujourd’hui abandonnées.
• A e-g S : Formation des argiles à meulières
Cette formation est rencontrée de manière très ponctuelle à l’extrémité ouest de la zone d’étude. Il s’agit de formations
lacustres similaire à celles décrites ci-avant (e-g), à la différence que celles-ci sont silicifiées. Les produits de cette
altération sont des argiles gris bleuté à verdâtres.
• eAB : Formation de Brenne
La formation de Brenne datée de l’Eocène est très peu recouvrante et concerne l’extrémité Est de la zone d’étude.
Cette formation est caractérisée par des argiles sableuses bariolées, des argiles rouges à minerai de fer pisolithique
et des grès quartzeux.
• j : Formation calcaire
La caractéristique de cette formation géologique est de posséder une morphologie karstique, héritée de la dissolution
de la phase carbonatée de la roche par les eaux météoriques. Ce phénomène entraîne la formation de poches et de
fissures colmatées par la phase argileuse résiduelle. Ces formations sont ceinturées par les formations lacustres à
marnes et calcaires (e-g) à l’Ouest et par les alluvions anciennes de la haute terrasse à l’Est (Fw).
Cartes des formations géologiques
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Les affleurements géologiques se composent essentiellement d’éléments limoneux et argileux,
entrecoupés de faciès riches en calcaire au niveau des vallées et à l’extrémité ouest du tracé.
La présence de matériaux limoneux et argileux offre des conditions favorables à la présence et la formation
de zones humides, en raison de la propension des argiles à retenir l’eau.
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1.4.4.4 Pré-localisation des zones humides
La pré-localisation des zones humides est issue de l’étude d’impact du projet de déviation de Lussac-les-Châteaux,
2015 (pièce E4 – Analyse de l’état initial environnemental).
Cette étude fait la synthèse de données quant à l’identification des zones humides potentielles :
‒ Les données faune/flore/habitats provenant de l’étude d’impact de la LGV Poitiers-Limoges,
‒ L’Inventaire et caractérisation des zones à dominante humide du territoire de la Région Limousin (partie du
bassin Loire-Bretagne) et du SAGE Vienne,
‒ Le pré-diagnostic des zones humides du territoire d’action du Syndicat Mixte R.I.V.E.,
‒ Le recoupement des données précédentes avec des observations de terrain effectuées par le bureau d’étude
Ecosphère.
La pré-localisation des zones humides fait état de l’existence de différents sites (voir cartes de pré-localisation des
zones humides ci-après) :
‒ A l’intersection de la RD 13 et de la RN 147 : un fragment de parcelle boisée est identifié comme zone humide
potentiel. Ce constat peut résulter de la proximité avec un bassin de traitement adjacent, bien qu’il ne semble
y avoir aucun lien entre ces deux zones.
‒ Au niveau du bois de Chenet, on retrouve deux sites indiqués comme potentiellement humides. D’abord en
amont du bois, une habitat naturel correspondant à une lande à Bruyère et Petit ajonc présente une potentialité
selon les observations d’Ecosphère. Enfin, en sortie du bois, l’existence d’un petit étang suggère l’apparition
de milieux probablement humides. Cependant, aucune identification n’a été réalisée selon la règlementation
en vigueur.
‒ A proximité du hameau Le Bergault, une mare est implantée à la pointe d’une parcelle au bord d’une route.
L’existence de cette pièce d’eau suggère l’apparition de milieux probablement humides. Là aussi, aucune
identification n’a été réalisée selon la règlementation en vigueur.
‒ Au niveau du talweg de la vallée du Goberté, les habitats naturels en présence (forêt riveraine, végétation
enracinée flottante, tapis de Nénuphars et aulnaie marécageuse) suggère la présence de zones humides. Pour
certains de ces habitats, leur seule présence permet de définir règlementairement la présence de zone humide
(habitat caractéristique listés par l’annexe II table B de l’arrêté du 24 juin 2008). C’est le cas du tapis de
Nénuphar. Pour les autres habitats, soit la véracité des données n’est pas suffisante, soit des compléments
pédologiques sont nécessaires.
‒ Le lit majeur de la Vienne constitue un secteur favorable à l’apparition de zones humides en raison de la
proximité avec le cours d’eau. Les berges de la Vienne sont identifiées comme zone humide avérée en raison
de la présence d’un habitat naturel caractéristique (aulnaie-frênaie alluviale). Le reste de la plaine alluviale,
constituée de cultures, peut présenter des conditions pédologiques caractéristiques des zones humides.
Aucune vérification en ce sens n’a été réalisée.
‒ Au niveau du talweg de la vallée du ruisseau des Ages, les habitats naturels en présence (forêt riveraine, prairie
humide eutrophe, mégaphorbiaie eutrophe et prairie mésophile) suggère la présence potentielle de zones
humides. Également, l’existence d’un petit étang en fond de vallon permet l’apparition d’une ceinture de
végétation caractéristique des zones humides (mégaphorbiaie eutrophe).
L’analyse de pré-localisation des zones humides fait état de l’existence de 770 m² de zone humide
« avérée » selon l’étude menée par Ecosphère. On retrouve également une surface cumulée de 2,65 ha de
surface potentiellement humide au droit de l’aire d’étude.
Pour les différents sites évoqués ci-dessus, des vérifications de terrain seront effectuées sur la base de
critères floristiques (habitats naturels) et pédologiques, afin d’infirmer, de confirmer, d’actualiser et de
préciser le caractère humide de ces zones, notamment en termes de surface et de fonctionnalité. La
présente étude s’attache également à identifier les éventuelles zones humides non pré-identifiées à ce
jour.
Les cartes présentées ci-après localisent les différents sites évoqués par le présent chapitre.
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1.4.4.5 Résultats de la délimitation
Caractérisation des habitats naturels
La variété des habitats rencontrés lors des prospections de terrain est assez limitée, puisque les cultures dominent le
paysage de la zone d’étude. Les sondages pédologiques ont été réalisés, par grand type de milieu, selon les
proportions suivantes :
- Milieu ouvert à couvert végétal non permanent : culture → 60 %,
- Milieu fermé à couvert végétal arborescent : boisement → 22 %,
- Milieu ouvert à couvert végétal permanent et herbacé : prairie → 14 %,
- Sol nu → 2 %,
- Milieu ouvert à couvert végétal permanent et herbacé à arbustif : friche → 1 %,
- Milieu semi ouvert à couvert végétal permanent et herbacé à arborescent : fourré → 1 %.
Le tableau suivant présente la liste des habitats naturels recensés et leur analyse vis-à-vis de la table B de l’annexe II
de l’arrêté du 24 juin 2008.
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Code Code Habitat
Type Dénomination Intitulé EUNIS Phytosociologie
EUNIS CCB ZH
Mares forestières C1.21 Mares mésotrophes permanentes 22.12 - n.c.
Tapis de Nénuphar C1.2411 Tapis de Nénuphar 22.43 Nymphaeion albae H
Mares bocagères C1.33 Végétations enracinées des plans d’eau eutrophes 22.42 Potamion lucentis H
Milieux aquatiques et
Mares temporaires C1.6 Mares temporaires 22.5 - n.c.
Eaux courantes eutrophes C2.34 Végétations eutrophes des cours d’eau à débit lent 24.44 Ranunculion fluitantis H
Mentho longifoliae–Juncion
Ceintures d’hélophytes C3.24 Communautés de moyenne-haute taille bordant l’eau 53.14 H
inflexi
humides
Prairies humides oligotrophes E3.51 Prairies à Molinia caerulae et communautés apparentées 37.31 Junco-Molinion H
Saulaies pionnières à Salix alba G1.111 Saulaies à Salix alba médio européennes 44.13 Salicion albae H
Aulnaies-frênaies rivulaires G1.21 Forêts riveraines à Fraxinuns et Alnus, sur sols inondables 44.3 Alnion incanae H
Aulnaies marécageuses G1.411 Aulnaies marécageuses ne se trouvant pas sur tourbe acide 44.91 Alnion glutinosae H
Prairies calcicoles E1.26 Pelouses semi-sèches calcaires subatlantiques 34.22 Mesobromion erecti n.c.
Communautés d’annuelles et pluriannuelles sur Communautés rudérales d’annuelles et pluriannuelles sur
E5.14 87.2 Thero-Airion n.c.
sables sables
Pâtures mésophiles E2.11 Pâturage ininterrompus 38.11 Cynosurion cristati p
Prairies mésophiles de fauche E2.22 Prairies de fauche planitiaires subatlantiques 38.22 Arrhenaterion elatioris p
Milieux ouverts
Prairies améliorées, pelouses ornementales et terrains de Lolio perennis-Plantaginion
Prairies-pelouses urbaines E2.6 85.12 n.c.
sport majoris
Ourlets forestiers thermophiles E5.22 Ourlets mésophiles 34.42 Trifolion medii n.c.
Vignes FB.41 Vignobles traditionnels 83.21 Panico crus-galli-Setarion viridis n.c.
Cultures I1.1 Monocultures intensives 82.11 Centauretalia cyani p
Jachères non inondées avec communautés annuelles ou
Friches I1.53 87.1 Dauco carotae-Melilotion albae p
vivaces
Fourrés mésophiles F3.11 Fourrés médio-européens sur sols riches 31.81 Prunetalia spinosae p
Fourrés pionniers F3.14 Fourrés tempérés à Cytisius scoparius 31.84 Cytisetalia scopario-striati n.c.
Milieux semi-ouverts et
Landes F4.1 Landes naines aquitano-ligériennes à Ajoncs 31.239 Ulici minoris-Ericenion cinereae n.c.
Haies FA Haies 84.2 Prunetalia spinosae n.c.
Chênaies sessiliflores G1.87 Chênaies acidophiles médio-européennes 41.57 Quercion roboris-petraeae n.c.
Chênaies-charmaies G1.A1 Boisements à Quercus, Fraxinus et Carpinus betulus 41.2 Carpinion betuli p
forestiers
Chênaies-frênaies à Ail des ours G1.A133 Frênaies-chênaies à Ail des ours 41.233 Carpinion betuli p
Alignements d’arbres et haies ornementales G5.1 Alignements d’arbres 84.1 - n.c.
Bosquets G5.2 Petits bois anthropiques de feuillus caducifoliés 84.3 Carpinion betuli p
Recolonisation forestière G5.6 Prébois caducifoliés 31.8D - p
Milieux Jardins potagers privés I2.22 Jardins potagers de subsistance 85.32 - n.c.
anthropiques Tissu urbain et voies de communication J1 x J4 Bâtiments des villes et des villages x Réseau de transport 86 - n.c.
et artificiels Bassin de gestion des eaux J5.3 Eaux stagnantes très artificielles non salées 89.23 - n.c.
Habitat ZH : (annexe II table B de l’arrêté du 24 juin 2008)
H : Habitat caractéristique des zones humides
p : habitat pro parte
n.c. : habitat non listé par l’arrêté du 24 juin 2008
Pour les habitats cotés p (pro parte), de même que pour les habitats qui ne figurent pas dans ces listes (c'est-à-dire ceux qui ne sont pas considérés comme caractéristiques de zones humides) (n.c.), il n'est pas possible de conclure sur la nature humide de la zone à
partir de la seule lecture des données ou cartes relatives aux habitats. Une expertise des sols ou des espèces végétales s’avère donc nécessaire.
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Caractérisation de l’hydromorphie des sols
Pour rappel, 152 sondages pédologiques ont été réalisés au niveau de l’aire d’étude. La liste des sondages réalisés ainsi
que leur classification au regard des classes d’hydromorphie du GEPPA est précisé dans le Volet H « Annexe » Chapitre
VII avec pour chaque sondage, le profil pédologique en présence. On se reportera aux cartes du chapitre Volet G « Atlas
cartographique » Chapitre II. du 2.7 au 2.11 pour la localisation des sondages.
La zone d’étude a été découpée selon les unités pédo paysagères suivantes :
- Zones de culture et de prairie,
- Pentes des vallées,
- Zone des carrières,
- Vallée de la Vienne,
- Vallée du ruisseau des Ages,
- Vallée du Goberté. Culture au-dessus du Bois Ragot, proche de la Vienne Zone culturale au bord de la RD727, près du Goberté
• Zones de culture et de prairie
Compte tenu du contexte agricole dans lequel s’inscrit le projet de déviation de Lussac-les-Châteaux, la majorité des
sondages a été réalisé au sein de grandes cultures ou de prairies.
Sur les plateaux agricoles deux grands types sols qui diffèrent selon leur degré d’hydromorphie sont à noter :
• A l’ouest de la Vallée du Goberté, on retrouve plutôt des sols de type « luvisols ». Dans ces sols, les argiles sont Profil pédologique caréctéristique des zones de culutre
lessivées des horizons superficiels (horizon d’éluviation) vers les horizons plus profonds (formation d’un horizon
plus riche en argiles - horizon d’illuviation). Compte tenu du relief plat et de la faible perméabilité de l’argile, Illustrations de l’ensemble pédologique des zones de culture et de prairie
l’horizon d’illuviation est le siège de processus d’hydromorphie. Ce phénomène est particulièrement marqué sur
le plateau à l’Ouest du lieu-dit « Joahnisberg » où l’horizon redoxique apparaît entre 30 et 50 cm de profondeur.
Ces sols rentrent dans la catégorie III b ou IV c mais ne constituent pas des sols de zones humides au sens de
l’arrêté du 24 juin 2008 modifié. On note par ailleurs une forte rétention d’eau en surface en hiver, qui est
probablement accentuée par un horizon de labour que l’on retrouve vers 50/60 cl de profondeur.
• A l’Est de la vallée du Goberté on trouve globalement des sols bruns se développant tantôt sur des alluvions
anciennes tantôt sur une roche mère carbonatée dont la profondeur d’apparition diffère selon les sondages. Ces
sondages ne présentent pas de traces d’hydromorphie.
Rétention d’eau superficielle
Horizon redoxique
Couvert végétal interculture à proximité du hameau des Bergault Restes de la précédente culture proche des Pièces des Sapins,
à l’extrémité ouest du projet de dérivation
Profil pédologique complet avec horizon redoxique dès 40 cm
Illustrations du faciès pédologique
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• Pentes des vallées
La zone d’étude est cisaillée par 4 vallées (vallée du Bois Chenet, du Goberté, de la Vienne et du ruisseau des Ages) qui
possèdent des caractéristiques pédologiques relativement similaires au niveau des pentes des différentes vallées. On
retrouve au niveau de ces zones des sols limono-argileux, relativement riche en matière organique (présence de
boisements) et implanté sur une roche mère calcaire désagrégée plus ou moins superficiellement. La topographie n’est
pas favorable à la stagnation de l’eau, ni en surface, ni en profondeur. On ne retrouve au droit de ces surfaces aucun sol
caractéristiques des zones humides.
Zone de stockage des matériaux non valorisés Zone de décantation des boues
Profil pédologique au niveau de la carrière avec fragments calcaires altérés (taches blanches)
Pente ouest de la vallée du ruisseau des Ages Roche calcaire affleurante à proximité du ruisseau des Ages
Illustrations de l’ensemble pédologique de la zone des carrières
• Vallée de la Vienne
Le lit majeur de la Vienne est occupé quasi-exclusivement par des grandes cultures. En rive droite, on retrouve un sol
fluvial, profond sablo-limoneux avec une fraction alluvionnaire grossière (galets) importante. En rive gauche, on retrouve
le même type de sol, mais dépourvu de la fraction alluvionnaire grossière.
Pente en rive droite du ruisseau du Goberté Pente en rive droite de la Vienne
Illustrations de l’ensemble pédologique des pentes des vallées
• Zone des carrières
Sur le sommet du plateau entre le Goberté et la Vienne, on retrouve une zone de carrières. Au droit de ces surfaces, les
sols sont entièrement remaniés. On retrouve essentiellement des zones d’extraction (non accessibles) et des zones de
stockage de la fraction non valorisée des matériaux (boues, particules grossières, etc.). Lit mineur de la Vienne depuis la rive gauche Lit majeur en rive gauche
Les sols sont particulièrement compactés et ne permettent pas de réaliser systématiquement de sondages pédologiques.
Les quelques sondages réalisés révèlent la présence importante de limons et particules argileuses, formant une matrice
renfermant des particules calcaires grossières. Au niveau des points bas, on observe des zones favorables au stockage
superficiel de l’eau.
Les sols sondés ne sont pas caractéristiques des zones humides.
Profil pédologique sablo-limoneux, en rive gauche
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Pente douce en rive gauche Etang longeant le ruisseau des Ages en rive gauche
Rive droite, riche en matériaux alluvionaires Rive droite, dépourvue de matériaux alluvionaires Illustrations de l’ensemble pédologique de la vallée du ruisseau des Ages
Illustrations de l’ensemble pédologique de la vallée de Vienne
Les sondages pédologiques réalisés révèlent la présence d’un sol limono-sablo-argileux, vraisemblablement d’origine
On observe une certaine indépendance entre le lit mineur et le lit majeur en termes d’échanges d’eau (tout du moins sur alluvial. Les sols sondés ne présentent pas de traces d’hydromorphie. Aucun sondage réalisé n’est caractéristique des
le premier mètre de sol). En effet, on remarque que le lit mineur de la Vienne est particulièrement encaissé par rapport au sols des zones humides.
fond de la vallée, aussi bien en rive droite qu’en rive gauche. La nappe d’accompagnement de la Vienne est donc trop
profonde et ne dirige pas le fonctionnement des sols au droit de la vallée. Aucun sol caractéristique des zones humides • Vallée du Goberté
n’est identifié. Le fond de la vallée du Goberté est majoritairement occupé par une étendue marécageuse boisée. Cette pièce d’eau est
permanente et correspond à la queue d’un étang située en aval. Un ouvrage contrôle cet ensemble.
• Vallée du ruisseau des Ages
Au niveau du ruisseau des Ages, le fond de vallée est relativement encaissé et peu étendu. Le ruisseau s’écoule au pied
du coteau en rive droite. On retrouve en rive gauche une pente moyennement prononcée avec un sol profond et riche en
matière organique. On relève la présence d’une petite pièce d’eau en rive gauche, creusée le long du ruisseau des Ages. Les sondages pédologiques réalisés sur l’ensemble de l’aire d’étude n’ont pas révélé la présence de sol
caractéristiques des zones humides au sens réglementaire du terme.
Fond de la vallée en rive gauche
Ruisseau des Ages depuis la rive droite
Ruisseau du Goberté depuis la rive droite Risberme en rive droite
Profil pédologique limono-sablo-argileux, en rive gauche
Profil pédologique limono-argileux, en rive droite
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Pied du coteau en rive gauche
Illustrations de l’ensemble pédologique de la vallée du Goberté
En rive gauche, le pied de la pente du coteau ouest se jette dans le ruisseau, alors qu’en rive droite, on retrouve une
risberme plate d’une dizaine de mettre. Les sondages pédologiques réalisés au droit de cette risberme ont révélés la
présence d’un sol riche en matière organique et à dominante argilo-limoneuse. Aucun sondage réalisé n’est caractéristique
des sols des zones humides.
1.4.4.6 Conclusion : délimitation des zones humides
La caractérisation des sols n’a pas permis d’identifier de surfaces de zones humides complémentaires. Par conséquent la
surface des zones humides correspond aux secteurs définis selon le critère « habitats » (cf. chapitre 5.4.4.1)
Au sein de l’emprise DUP, la surface d’habitats caractéristiques des zones humides au sens de l’arrêté du 24 juin 2008
est de 3,08 ha.
Les surfaces de zones humides sont synthétisées dans le tableau suivant :
Surface « aire d’étude
Zone humide
rapprochée »
Etang Fonliasmes 159 m²
Etang Chenet 1966 m²
Mare Johanisberg 295 m²
Vallée Goberté 5323 m²
Carrière 11962 m²
Ripisylve Faiteroux 2584 m²
Ripisylve Vienne 4932 m²
Vallée les Ages 3555 m²
TOTAL 30776 (3,08 ha)
Les cartes suivantes présentent la localisation des zones humides délimitées.
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1.5. Synthèse des enjeux écologiques
La zone d’étude se compose de milieux riches et variés formant une mosaïque d’habitats structurellement fonctionnelle
en termes de continuités écologiques. La diversité et la qualité des milieux offrent de très bonnes potentialités d’accueil Groupe Nom latin Nom français DH/DO PN LRN LRR ZNIEFF
propices à l’établissement d’une faune et d’une flore remarquable. L’intérêt bioécologique de la zone d‘étude réside Flore Cyanus segetum Bleuet - - LC NT X
également dans l’alternance des milieux ouverts et fermés et l’organisation paysagère. En effet, la zone d’étude est Flore Colchicum autumnale Colchique d'automne - - LC NT -
caractérisée par la présence de vallée boisées et de plateaux agricoles plus ou moins ouverts, et ponctuée de milieux Flore Adonis annua Adonis d'automne - - LC NT -
humides et aquatiques. Flore Carex pulicaris Laîche puce - - LC NT X
Flore Papaver argemone Coquelicot Argémone - - LC EN X
La qualité et la richesse des milieux de l’aire d’étude se traduit par une longue liste d’espèces remarquables dans Flore Potamogeton lucens Potamot luisant - - LC VU -
chacun des groupes taxonomiques étudiés, se retrouvant de façon détaillée au sein du Volet B Chapitre 7 : « Diagnostic Flore Scilla bifolia Scille à deux feuilles - - LC NT X
environnemental » ou du Chapitre III « Rappel des enjeux écologique » de ce présent volet. La flore est représentée Flore Serapias lingua Sérapias langue - - LC NT X
par 8 espèces sensibles inféodées à divers habitats naturels, 5 espèces pour les amphibiens, 29 oiseaux, 5 Amphibiens Alytes obstetricans Alyte accoucheur - X LC NT -
mammifères, 20 chiroptères, 20 insectes et 3 poissons. Amphibiens Epidalea calamita Crapaud calamite - X LC NT X
Amphibiens Pelodytes punctatus Pélodyte ponctué - X LC NT X
Ces espèces, présentées dans le tableau ci-après, représentent les espèces à enjeu écologique prononcé Amphibiens Hyla arborea Rainette verte - X NT NT X
(correspondant aux espèces à enjeu écologique « modéré », « fort » et « majeur ») et pour lesquelles la mise en œuvre Amphibiens Triturus marmoratus Triton marbré - X NT NT X
de mesures ciblées sera favorable et bénéfique à l’ensemble des autres espèces constituant la biodiversité dite Oiseaux Alauda arvensis Alouette des champs - - NT VU -
« commune ». Oiseaux Lullula arborea Alouette lulu X X LC NT X
Oiseaux Pernis apivorus Bondrée apivore X X LC VU X
Outre des enjeux réglementaires et écologiques associés aux espèces inventoriées, des fonctions écologiques Oiseaux Emberiza citrinella Bruant jaune - X VU NT -
d’importance régionale et des axes majeur de déplacement de la faune aquatique, terrestre et volante sont à prendre Oiseaux Emberiza calandra Bruant proyer - X LC VU -
en considération et permettent d’affirmer le rôle important de l’échelle locale dans la conservation de la biodiversité à Oiseaux Circus pygargus Busard cendré X X NT NT X
l’échelle globale. Il s’agit en particulier de la vallée de la Vienne et de la vallée du Goberté et boisements associés (Bois Oiseaux Circus cyaneus Busard Saint-Martin X X LC NT X
de Chênet et Bois des Renaudières). Oiseaux Coturnix coturnix Caille des blés - - LC VU -
A l’échelle de la zone d’étude, le secteur des carrières et le continuum boisé de la vallée des âges et du coteau de la Oiseaux Carduelis carduelis Chardonneret élégant - X VU NT -
Vienne sont des éléments importants constitutifs des fonctionnalités écologiques locales. Oiseaux Tyto alba Effraie des clochers - X LC VU -
Oiseaux Falco tinnunculus Faucon crécerelle - X NT NT -
Des enjeux réglementaires et écologiques sont donc identifiés au sein de chaque groupe taxonomique. Les principaux Oiseaux Sylvia communis Fauvette grisette - X LC NT -
milieux à enjeux sont : Oiseaux Coccothraustes coccothraustes Grosbec casse-noyaux - X LC NT -
• Les vallées et cours d’eau : la Vienne, le Goberté, le Faiteroux et les Ages (mammifères semi-aquatiques, Oiseaux Merops apiaster Guêpier d'Europe - X LC VU X
odonates, poissons et corridor écologique d’importance régional) ; Oiseaux Riparia riparia Hirondelle de rivage - X LC NT X
Oiseaux Linaria cannabina Linotte mélodieuse - X VU NT -
• Les boisements : Bois de Chênet, Bois des Renaudières, Bois Ragot, Coteau de la Vienne et vallée des Âges Oiseaux Locustella naevia Locustelle tachetée - X NT VU X
(chiroptères, oiseaux, papillons et corridor écologique d’importance régionale) ; Oiseaux Alcedo atthis Martin-pêcheur d'Europe X X VU NT -
Oiseaux Poecile palustris Mésange nonnette - X LC VU X
• Les carrières : carrières Irribaren traversée par le projet (amphibiens, oiseaux, orthoptères, mammifères) Oiseaux Passer domesticus Moineau domestique - X LC NT -
fonctionnant en réseau écologique avec les carrières voisines de Mazerolles, la sablière de Gouex, ainsi que Oiseaux Burhinus oedicnemus Œdicnème criard X X LC NT X
les anciennes carrières CMGO ;
Oiseaux Dryocopus martius Pic noir X X LC VU X
Oiseaux Lanius collurio Pie-grièche écorcheur X X NT NT X
• Les plateaux agricoles et le bocage : plateau de Johanisberg, plateau des Âges (flore, oiseaux, amphibiens,
papillons, odonates). Oiseaux Phylloscopus bonelli Pouillot de Bonelli - X LC NT -
Oiseaux Phylloscopus trochilus Pouillot fitis - X NT CR X
Oiseaux Regulus regulus Roitelet huppé - X NT VU -
Oiseaux Saxicola rubicola Tarier pâtre - X NT NT -
Oiseaux Streptopelia turtur Tourterelle des bois - - VU VU -
Oiseaux Chloris chloris Verdier d'Europe - X VU NT -
Synthèse des espèces remarquables inventoriées sur l'aire d'étude
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DH : Directive Habitats-Faune-Flore 92/43/CEE du 21 mai 1992 – Annexe II : espèce d’intérêt communautaire
Groupe Nom latin Nom français DH/DO PN LRN/LRNDM LRR ZNIEFF DO : Directive Oiseaux 2009/147/CE du 30 novembre 2009 – Annexe I : espèce d’intérêt communautaire
PN : Protection nationale
Mammifères Arvicola sapidus Campagnol amphibie - X NT EN X
LRN : Liste rouge nationale : LC non menacé – CR en danger critique – DD données insuffisantes – NA non applicable
Mammifères Castor fiber Castor d'Europe - X LC EN X LRDN : Liste rouge domaine némoral (orthoptères) : 2 espèce fortement menacée – 1 espèce proche de l’extinction ou déjà éteinte
Mammifères Neomys fodiens Crossope aquatique - X LC VU X LRR : Liste rouge régionale : NT quasi menacé – VU vulnérable – EN en danger – CR en danger critique d’extinction
Mammifères Oryctolagus cuniculus Lapin de garenne - - NT NT -
Mammifères Lutra lutra Loutre d'Europe X X LC LC X
Chiroptères Barbastella barbastellus Barbastelle d'Europe X X LC LC X
Chiroptères Eptesicus serotinus Sérotine commune - X NT NT -
Chiroptères Myotis alcathoe Murin d’Alcathoe - X LC DD -
Chiroptères Myotis bechsteinii Murin de Bechstein X X NT NT X
Chiroptères Myotis brandtii Murin de Brandt - X LC DD -
Chiroptères Myotis daubentonii Murin de Daubenton - X LC EN X
Chiroptères Myotis emarginatus Murin à oreilles échancrées - X LC LC X
Chiroptères Myotis myotis Grand Murin X X LC LC X
Chiroptères Myotis mystacinus Murin à moustaches - X LC LC -
Chiroptères Myotis nattereri Murin de Natterer - X LC LC -
Chiroptères Nyctalus lasiopterus Grande Noctule - X VU DD X
Chiroptères Nyctalus leisleri Noctule de Leisler - X NT NT X
Chiroptères Nyctalus noctula Noctule commune - X VU VU X
Chiroptères Pipistrellus kuhlii Pipistrelle de Kuhl - X LC NT -
Chiroptères Pipistrellus nathusii Pipistrelle de Nathusius - X NT NT -
Chiroptères Pipistrellus pygmaeus Pipistrelle pygmée - X LC DD -
Chiroptères Pipistrellus pipistrellus Pipistrelle commune - X NT NT -
Chiroptères Plecotus auritus Oreillard roux - X LC LC -
Chiroptères Rhinolophus ferrumequinum Grand rhinolophe X X LC VU X
Chiroptères Rhinolophus hipposideros Petit rhinolophe X X LC NT X
Insectes Aeshna affinis Aeschne affine - - LC NT -
Insectes Ceriagrion tenellum Agrion délicat - LC NT -
Insectes Coenagrion scitulum Agrion mignon - - LC NT -
Insectes Cupido minimus Argus frêle - - LC EN X
Insectes Libelloides longicornis Ascalaphe ambré - - - VU X
Insectes Phengaris arion Azuré du Serpolet - X LC NT X
Insectes Lopinga achine Baccante - X NT EN X
Insectes Lucanus cervus Cerf-volant X - - - -
Insectes Cordulegaster boltonii Cordulégastre annelé - - LC NT X
Insectes Oxygastra curtisii Cordulie à corps fin X X LC NT X
Insectes Paracinema tricolor Criquet tricolore - - 2 NT X
Insectes Gomphus graslinii Gomphe de Graslin - X LC NT X
Insectes Gomphus simillimus Gomphe semblable - - LC NT -
Insectes Cerambyx cerdo Grand Capricorne X X - - -
Insectes Pteronemobius heydenii Grillon des marais - - 2 LC -
Insectes Libellula fulva Libellule fauve - - LC NT -
Insectes Libellula quadrimaculata Libellule à quatre taches - - LC NT -
Insectes Heteropterus morpheus Miroir - - LC NT -
Insectes Oedaleus decorus Œdipode soufrée - - 1 EN X
Insectes Orthetrum coerulescens Orthétrum bleuissant - - LC NT X
Poissons Anguilla anguilla Anguille européenne - - CR - -
Poissons Rhodeus amarus Bouvière X X LC - -
Poissons Cottus gobio Chabot X LC - -
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Impact Nul Impact Faible Impact Modéré Impact Fort
ANALYSE DES IMPACTS
L’impact occasionne des
L’impact occasionne des
répercussions non
répercussions réduites sur L’impact occasionne des
Le projet n’occasionne négligeables sur l’espèce
l’espèce concernée : elle répercussions fortes sur
pas d’impact sur concernée : elle engendre
1. METHODE DE L’EVALUATION DES IMPACTS l’espèce concernée, ne
engendre une altération
une altération partielle des
l’espèce concernée,
non significative des correspondant à une
remettant pas en populations à l’échelle
populations et ne remet pas altération importante des
L’évaluation de l’impact du projet a été réalisée selon la méthode suivante : cause la conservation d’étude considérée, sans
en cause la conservation populations et pouvant
de celle-ci quel que toutefois remettre en cause
de l’espèce quel que soit remettre en cause sa
soit l’échelle spatio- son maintien ou sa
1- Dans un premier temps, la nature de l’impact du projet sur les espèces et milieux a été déterminée. Elle s’est l’échelle spatio-temporelle pérennité, dû à une
temporelle pérennité dans la zone
fondée sur une étude bibliographique qui a permis de dégager les principaux impacts de l’aménagement : considérée dû à une sensibilité forte de celle-ci,
considérée ; ou à une étudiée, dû à une sensibilité
• Destruction d’habitat d’espèces (effet d’emprise direct sur les habitats des espèces) ; sensibilité faible ou nul de un impact fort et/ou
absence d’atteintes modérée de celle-ci, un
celle-ci, un impact présente sur une longue
• Rupture des corridors de déplacements ; aux particularités impact modéré et/ou en
négligeable et/ou limité période, ou à une présence
éthologiques ou partie restreinte dans le
• Dérangement/perturbations et pollution du milieu de vie. dans le temps, ou à une forte d’atteintes aux
écologiques de temps, ou à une présence
absence d’atteintes aux particularités éthologiques
l’espèce. modérée d’atteintes aux
particularités éthologiques ou écologiques de l’espèce.
2- Pour ces différents types d’impacts, l’intensité des répercussions sur les espèces a été évaluée suivant 4 particularités éthologiques
ou écologiques de l’espèce.
critères explicités ci-après : ou écologiques de l’espèce.
L’évaluation de l’intensité des différents types d’impact a été réalisée suivant une méthode pré établie et en se basant
o Sensibilité de l’espèce considérée : Pour chaque espèce, un niveau de sensibilité a été évalué en
sur l’état des connaissances actuelles des espèces considérées. Toutefois cette analyse ne peut s’affranchir d’une part
fonction de sa vulnérabilité et/ou de son statut de rareté (étude des listes rouges locales et nationales).
d’expertise de la part du bureau d’étude. Cette expertise est menée grâce à la connaissance du contexte écologique
local, la connaissance de l’écologie des espèces traitées et le retour d’expérience sur des projets équivalents.
o Durée de l’impact : Cette notion fait référence à la dimension temporelle de l’impact et permet d’évaluer
la période pendant laquelle les effets du projet seront ressentis sur l’espèce considérée ou son milieu.
Cette notion intègre également le temps de récupération de l’espèce affectée. Deux niveaux de durée 4- L’impact global du projet est évalué en prenant en considération l’impact le plus discriminant pour l’espèce.
sont considérés : Ainsi, si pour un taxon donné, le projet engendre un impact faible en termes de pollution du milieu de vie, de
Permanent : L’impact se fait ressentir de façon permanente pendant toute la durée de vie du dérangement et de rupture des corridors mais un impact fort pour la destruction d’habitat, alors l’impact du
projet sur l’espèce sera considéré comme fort.
projet et/ou est irréversible ;
Temporaire : L’impact se fait ressentir de façon continue ou discontinue pendant la phase de
5- Si l’analyse révèle l’existence d’impacts significatifs, les mesures environnementales prises sont
construction du chantier et cesse dès la fin de ce dernier.
proportionnées à l’intensité de l’impact dans le but de garantir un projet dont les effets résiduels sur les espèces
protégées sont limités au maximum voir supprimées.
o Portée de l’impact : Cette notion exprime la portée des effets engendrés par le projet et fait référence
à la distance sur laquelle sera ressenti l’impact. Deux niveaux d’étendues ont été distingués :
6- Réévaluation de l’impact en considérant l’effet des mesures prises. Cet impact final est nommé « impact
Portée régionale : l’étendue est régionale si le projet est ressenti sur un vaste territoire ou à résiduel », amenant par la suite la mise en place de mesures compensatoires proportionnées à ces « impacts
résiduels », visant à s’affranchir de tout impact.
une distance importante du projet ;
Portée locale : l’étendue est locale si le projet affecte une espèce localisée à l’intérieur ou à
Le synoptique suivant résume la méthodologie employée pour évaluer l’incidence du projet sur la faune, la flore et les
proximité directe des emprises. milieux naturels :
o Particularité éthologique ou écologique de l’espèce permettant de moduler l’impact : chaque espèce
présente des particularités comportementales ou écologiques, tel son cycle biologique, la rendant plus
ou moins sensible à chaque type d’impact. A titre d’exemple, une espèce euryèce sera moins affectée
par la destruction de son biotope qu’une espèce sténoèce dont le même projet affecterait directement
son habitat.
3- Le croisement des critères exposés précédemment permet d’évaluer l’intensité de chaque nature d’impact
selon 4 niveaux :
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Ces différents points sont repris au sein d’un tableau de synthèse.
Exemple de tableau de synthèse
Impacts de l’infrastructure
Appréciation de l’impact brut (sans mesures)
Phases Nature Portée / Durée
Les travaux vont entrainer la disparition définitive des habitats
sous l’infrastructure routière. Une destruction de 495m²
d’Aulnaie marécageuse et de 1850m² (séparés en 1322m² et
Destruction Locale /
528m²) d’Ourlet forestier thermophile est visualisée avant mise
d’habitats naturels Permanent
en place des mesures.
Impact modéré
Un risque de destruction d’individus existe lors des travaux
Chantier
s’effectuant à proximité des stations d’espèces patrimoniales
Risque de (Coquelicot argémone, Scille à deux feuilles), par écrasement
Locale /
destruction direct ou par recouvrement et/ou remaniement des sols
Temporaire
d’individus contenant les graines et les bulbes.
Impact modéré
Pollution accidentelle des sols pouvant conduire à un
Pollution
2. IMPACTS GENERIQUES DE L’INFRASTRUCTURE LINEAIRE accidentelle des
Locale /
appauvrissement de la flore et la dégradation des habitats
naturels en place.
Temporaire
sols
Les impacts d’une infrastructure de transport linéaire sur les habitats, la flore et la faune peuvent être résumés en 5 Impact faible
points principaux. Il s’agit là des impacts potentiels « bruts » d’une infrastructure n’intégrant aucune mesure de prise Entretien intensif Une trop forte pression d’entretien conduira à un
Exploitation
en compte de l’environnement. des dépendances appauvrissement de la flore et une dégradation des habitat
Locale /
vertes naturels en place.
Permanent
1- Perte d’habitat : l’implantation d’une route induit une perte nette d’habitat d’espèce (habitat de repos et/ou nouvellement
Impact modéré
de reproduction pour la faune, substrat propice au développement de la végétation) : disparition définitive des créées
habitats sous l’asphalte, les remblais et les merlons. Cet impact est particulièrement préjudiciable pour les
espèces sténoèces et/ou pour les espèces possédant un petit territoire ;
2- Rupture de corridors : l’infrastructure constitue une barrière physique linéaire empêchant sa traversée pour
certaines espèces. Cette rupture induit une perte d’habitat nette pour les espèces nécessitant un grand
territoire, un isolement des différents compartiments de l’habitat (préjudiciable aux espèces utilisant différents
milieux pour effectuer leur cycle biologique), un isolement des populations et des métapopulations
(appauvrissement génétique) ;
3- Mortalité liée au trafic : le trafic routier est une source de mortalité par écrasement ou collisions pour les
espèces traversant les voies ou utilisant les abords immédiats de l’infrastructure comme milieu de vie ;
4- Pollution et dérangement : le chantier de construction, le trafic, les accidents, l’entretien des voies etc.
peuvent être sources de pollution des milieux aquatiques, des sols et de l’air, de pollutions sonores ou
olfactives préjudiciables à la flore et à la faune ;
5- Modifications des régimes hydrauliques globaux : l’implantation de l’infrastructure routière, en déblai ou en
remblai, modifie ou perturbe les écoulements superficiels et souterrains ce qui a un impact direct sur la
flore et la faune inféodées aux milieux aquatiques et humides.
Ces différents impacts peuvent être appréhendés sous un angle temporel et spatial :
• Impacts en phase de préparation des travaux, en phase chantier, en phase d’exploitation ;
• Impact de portée locale ou globale
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3. IMPACTS SUR LES HABITATS NATURELS ET LA FLORE Type Dénomination
Code
Intitulé EUNIS
Rareté Enjeu Surface
EUNIS régionale* écologique impactée
Jachères non inondées
3.1. Impacts bruts sur les habitats naturels et la flore Friches I1.53 avec communautés C Faible 0.15 ha
annuelles ou vivaces
Fourrés Fourrés médio-européens
Tous les habitats naturels déterminés dans la zone d‘étude sont interceptés par les emprises travaux et concernés par F3.11 C Faible 0.27 ha
mésophiles sur sols riches
les impacts induits. Les habitats mis en avant au sein de l’air d’étude ainsi que leur superficie impactée par le projet
sont mises en avant dans le tableau suivant : Fourrés Fourrés tempérés à
F3.14 C Faible 1.83 ha
pionniers Cytisius scoparius
Landes
Code Rareté Enjeu Surface Landes atlantiques à Erica
Type Dénomination Intitulé EUNIS mésophiles à F4.23 AR Faible 2 m²
EUNIS régionale* écologique impactée et Ulex
Erica scoparia
Mares Mares mésotrophes
C1.21 Ø Faible NA Haies FA Haies C Faible 2.7 ha
forestières permanentes
Chênaies Chênaies acidophiles
Tapis de G1.87 AR Faible 1.3 ha
C1.2411 Tapis de Nénuphar AR Faible 0.16 ha sessiliflores médio-européennes
Nénuphar
Milieux semi- Boisements sur sols
Mares Végétations enracinées des
C1.33 AR Faible NA ouverts et Chênaies- eutrophes à mésotrophes à
bocagères plans d’eau eutrophes G1.A1 AR Faible 9.7 ha
forestiers charmaies Quercus, Fraxinus et
Mares
C1.6 Mares temporaires Ø Faible 0.14 ha Carpinus betulus
temporaires
Alignements
Eaux courantes Végétations eutrophes des
C2.34 AR Faible 0.42 ha d’arbres et haies G5.1 Alignements d’arbres Ø Faible 30 m²
eutrophes cours d’eau à débit lent
ornementales
Communautés de
Milieux Ceintures Petits bois anthropiques de
C3.24 moyenne-haute taille AR Faible 55 m² Bosquets G5.2 C Faible 0.89 ha
aquatiques d’hélophytes feuillus caducifoliés
bordant l’eau
et humides Stade initiaux et
Prairies humides Prairies oligotrophes
E3.5 AR Faible NA Recolonisation régénération des forêts
oligotrophes humides ou mouilleuses G5.6 C Faible 0.92 ha
forestière naturelles et semi-
Saulaies
Saulaies à Salix alba médio naturelles
pionnières à G1.111 Ø Faible 0.69 ha
européennes Jardins potagers Jardins potagers de
Salix alba I2.22 Ø Faible 0.22 ha
privés subsistance
Aulnaies- Forêts riveraines à
Tissu urbain et Bâtiments des villes et des
frênaies G1.21 Fraxinuns et Alnus, sur sols C Faible 0.35 ha Milieux
voies de J1 x J4 villages x Réseau de Ø Faible 4.2 ha
rivulaires inondables anthropiques
communication transport
Aulnaies marécageuses ne et artificiels
Aulnaies Bassin de
G1.41 se trouvant pas sur tourbe TR Modéré 495 m² Eaux stagnantes très
marécageuses gestion des J5.3 Ø Faible NA
acide artificielles non salées
eaux
Prairies Pelouses semi-sèches
E1.26 AR Faible 1,29 ha
calcicoles calcaires subatlantiques *Guide des habitats naturels du Poitou-Charentes : C : commun / AR : assez rare à assez commun / TR : très rare à assez rare / Ø : non
Communautés Communautés d’espèces applicable
d’annuelles et rudérales des sites
E5.14 C Faible 1.5 ha
pluriannuelles industriels extractifs Les habitats naturels à enjeu susceptibles d’être impactées par les emprises travaux concernent :
sur sables récemment abandonnés
- L’Aulnaie marécageuse (Code EUNIS G1.41) ;
Pâtures - L’Ourlet forestier thermophile (Code EUNIS E5.22).
E2.11 Pâturage ininterrompus AR Faible 5,39 ha
Milieux mésophiles
Les stations d’espèces végétales à enjeu inventoriées dans l’aire d’étude, décrites au sein du Volet B – Chapitre 2.5.2
ouverts Prairies
Prairies de fauche « Flore » et du Chapitre III de ce volet, et susceptibles d’être impactées par les emprises travaux concernent :
mésophiles de E2.22 AR Faible 3.73 ha
planitiaires subatlantiques
fauche - Le Coquelicot argémone Papaver argemone (Enjeu majeur) ;
Ourlets - La Scille à deux feuilles Scilla bifolia (Enjeu modéré).
forestiers E5.22 Ourlets mésophiles TR Modéré 0.18 ha
thermophiles Le tableau ci-dessous présente les impacts bruts du projet sur les habitats naturels et la flore. La localisation des
Vignes FB.41 Vignobles traditionnels AR Faible 542 m² impacts est reprise sur la figure page suivante.
Cultures I1.1 Monocultures intensives C Faible 37.12 ha
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Impacts de l’infrastructure
Appréciation de l’impact brut (sans mesures)
Phases Nature Portée / Durée
Les travaux vont entrainer la disparition définitive des habitats
sous l’infrastructure routière. Une destruction de 495m²
d’Aulnaie marécageuse et de 1850m² (séparés en 1322m² et
Destruction Locale /
528m²) d’Ourlet forestier thermophile est visualisée avant mise
d’habitats naturels Permanent
en place des mesures.
Impact modéré
Un risque de destruction d’individus existe lors des travaux
Chantier
s’effectuant à proximité des stations d’espèces patrimoniales
Risque de (Coquelicot argémone, Scille à deux feuilles), par écrasement
Locale /
destruction direct ou par recouvrement et/ou remaniement des sols
Temporaire
d’individus contenant les graines et les bulbes.
Impact modéré
Pollution accidentelle des sols pouvant conduire à un
Pollution appauvrissement de la flore et la dégradation des habitats
Locale /
accidentelle des naturels en place.
Temporaire
sols
Impact faible
Entretien intensif Une trop forte pression d’entretien conduira à un
Exploitation
des dépendances appauvrissement de la flore et une dégradation des habitat
Locale /
vertes naturels en place.
Permanent
nouvellement
Impact modéré
créées
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3.2. Mesures d’évitement et de réduction et impacts résiduels
Le tableau ci-dessous présente l’impact résiduel du projet du sur les habitats naturels et la flore, après mise en œuvre des mesures d’évitement et de réduction des impacts. On se reportera au Chapitre IV -. « Présentation des mesures » pour la
présentation plus spécifique des Mesures d’Evitement et Mesures de Réduction associées.
Mesures d’évitement et de réduction Impacts de l’infrastructure
Chantier Exploitation
Entretien intensif
Impact des Appréciation de l’impact
Destruction Risque de Pollution
brut N° Libellé dépendances résiduel (avec mesures)
d’habitats destruction accidentelle des
vertes
naturels d’individus sols
nouvellement
créées
ME2 Optimisation des emprises travaux X X X X
ME3 Franchissement des principaux cours d’eau par viaducs X X X X
ME4 Evitement du Bois de Chênet X X X X
ME5 Evitement des boisements du Bois Ragot X X X X
Mesures environnementales génériques en phase
MR1 - X X -
chantier
Adaptation des périodes de travaux selon le calendrier
MR2 - X - -
Modéré biologique Non significatif
Délimitation des emprises chantier et mise en défens des
MR3 X X - -
habitats sensibles
Prise en compte des espèces végétales exotiques
MR4 envahissantes pendant les travaux et en phase X - X X
exploitation
Mesures favorables au maintien des stations d’espèces
MR5 X X - -
végétales patrimoniales
La mise en œuvre des mesures d’évitement et de réduction permet au projet d’avoir un impact résiduel non significatif sur les habitats naturels et la flore concernant :
- La destruction d’habitats naturels ;
- La destruction d’individus ;
- La pollution accidentelle des sols en phase chantier ;
- L’entretien intensif des dépendances vertes nouvellement créées en phase d’exploitation.
En effet l’évitement des milieux, leur mise en défens et le déplacement des espèces ciblées permet de supprimer les impacts du projet sur les habitats et la flore.
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Figure 1 : Carte des milieux impactés pour le groupe de la flore
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Impacts de l’infrastructure
Appréciation de l’impact brut (sans mesures)
4. IMPACTS SUR LES AMPHIBIENS Phases Nature Portée / Durée
Le projet intercepte des connexions inter-habitats et engendre
une rupture de corridor écologique pour les déplacements des
4.1. Impacts bruts sur les amphibiens Rupture des
Locale /
amphibiens (plateau de Johanisberg, carrières). Un risque
continuités d’écrasement et de collision des individus traversant les voies
Permanent
écologiques est également à craindre.
Le tableau ci-dessous présente les impacts bruts du projet sur les amphibiens.
Impact modéré
Impacts de l’infrastructure
Appréciation de l’impact brut (sans mesures)
Phases Nature Portée / Durée
Les travaux nécessiteront la reprise d’un étang (Bois de Chênet)
constituant un site de reproduction du Crapaud commun et de la
Grenouille agile, les travaux impactant 80 m² de celui-ci.
Plusieurs espèces se retrouvent au niveau des cours d’eau
coupés par le tracé du projet, tel la Grenouille rieuse (Pelophylax
ribundus).
Destruction
Locale / Les travaux vont entrainer le comblement et la disparition
d’habitat de
Permanent définitive d’un réseau de mares temporaires sur les carrières,
reproduction
représentant un total de 570 m² impacté, habitat constituant un
site de reproduction pour le Crapaud calamite (Epidalea
calamita), le Pélodyte ponctué (Pelodytes punctatus) et pour
l’Alyte accoucheur (Alytes obstetricans).
Impact fort
Par effet d’emprise directe, des habitats terrestres favorables
aux amphibiens (haies, boisements, fourrés, pierriers…) seront
Destruction Locale /
détruits.
Chantier
d’habitat terrestre Permanent
Impact fort
Du fait de leur rythme biologique biphasique (cycles terrestre et
aquatique), un risque de destruction d’individus par écrasement
Risque de
Locale / existe lors des travaux s’effectuant à proximité du site de
destruction
Temporaire reproduction, lors des périodes pré et post-nuptiales.
d’individus
Impact localement fort
La toxicité de divers polluants est avérée sur les amphibiens. En
Pollution des l’absence de mesure, un risque de pollution accidentelle des
Locale /
milieux milieux aquatiques n’est pas à exclure.
Temporaire
aquatiques
Impact modéré
Les couloirs de déplacement des amphibiens peuvent être
impactés par les travaux, ceux-ci pouvant par exemple ne pas
Perturbation des
Locale / se rendre de leur lieu de repos à celui de reproduction dans le
couloirs de
Temporaire cas où le projet séparerait les deux.
déplacement
Impact modéré
Chez les amphibiens, le bruit peut induire une modification dans
le comportement du chant et réduire la capacité des femelles à
Dérangement et
Exploitation
localiser les mâles chanteurs.
nuisance Locale / L’exposition à la lumière artificielle peut également induire des
(vibrations, bruit, Permanent modifications du comportement alimentaire des amphibiens
lumières) nocturnes.
Impact faible
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4.2. Mesures d’évitement et de réduction et impacts résiduels
Le tableau ci-dessous présente l’impact résiduel du projet du sur les amphibiens, après mise en œuvre des mesures d’évitement et de réduction des impacts. On se reportera au Chapitre IV -. « Présentation des mesures » pour la présentation
plus spécifique des Mesures d’Evitement et Mesures de Réduction associées.
Mesures d’évitement et de réduction Impacts de l’infrastructure
Chantier Exploitation
Impact Dérangement Appréciation de l’impact
Destruction Destruction Risque de Pollution des Perturbation Rupture des
brut N° Libellé et nuisance résiduel (avec mesures)
d’habitat de d’habitat destruction milieux des couloirs de continuités
(vibrations,
reproduction terrestre d’individus aquatiques déplacement écologiques
bruit, lumières)
ME2 Optimisation des emprises travaux X X X - X X X
Modéré
ME3 Franchissement des principaux cours d’eau par viaducs X X X X X X X Phase Travaux :
- Destruction 3.8 ha d’habitats
ME4 Evitement du Bois de Chênet - X X - X X X terrestres et de 570m² de
complexe de mares temporaires
Mesures environnementales génériques en phase favorables à l’Alyte accoucheur et
MR1 - - - X - - - au Crapaud calamite au sein des
chantier
carrières
Adaptation des périodes de travaux selon le calendrier
MR2 - - X - X - - - Destruction de 5.6 ha d’habitats
biologique
terrestres forestiers
Fort
Délimitation des emprises chantier et mise en défens des
MR3 - - X X - - - - Perte d’habitat pour une partie
habitats sensibles
des individus des espèces
Mise en place de barrières à amphibiens en phase présentes
MR6 - - X - - - -
chantier à proximité du site de reproduction
- Risque faible de destruction
d’individus des espèces
Création de mares temporaires et d’habitats favorables à
MR7 X X - - X - X présentes
l’accueil et la reproduction des amphibiens
Phase d’Exploitation :
Restauration des continuités écologiques de
MR10 X X - - X - X - Risque faible de destruction
l’infrastructure
d’individus des espèces
Sécurisation du franchissement de l’infrastructure par la présentes
MR11 - - X - X - X
faune
La mise en œuvre des mesures de réduction permet au projet d’avoir un impact résiduel non significatif sur :
- les corridors écologiques des amphibiens.
Toutefois, il subsiste un impact résiduel significatif sur :
- la destruction 5.6 ha d’habitats terrestres (boisement), principalement pour le Triton palmé, la Grenouille agile et la Salamandre tachetée ;
- la destruction de 3.8 ha d’habitats et de 570m² de complexe de mares temporaires favorables aux espèces parapluies que sont l’Alyte accoucheur et au Crapaud Calamite au niveau des carrières ;
- perte d’habitat pour une partie des individus des espèces présentes ;
- risque faible de destruction d’individus des espèces présentes.
Ces surfaces et fonctionnalités seront compensées par la création de boisements et de milieux pionniers steppiques favorables à la biodiversité en général (MC 1, MC 4).
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Figure 2 : Carte des milieux impactés pour le groupe amphibien (1/2)
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Figure 3 : Carte de milieux impactés pour le groupe amphibien (2/2)
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5. IMPACTS SUR LES REPTILES
5.1. Impacts bruts sur les reptiles
Le tableau ci-dessous présente les impacts bruts du projet sur les reptiles.
Impacts de l’infrastructure
Appréciation de l’impact brut (sans mesures)
Phases Nature Portée / Durée
Le Lézard à deux raies (Lacerta bilineata) fréquente les zones
de fourrés, les haies et les lisières forestières. Plus ubiquiste
encore, le Lézard des murailles (Podarcis muralis) est réparti sur
l’ensemble de la zone d’étude. La Couleuvre helvétique (Natrix
helvetica) affectionne les mares et étangs du plateau de
Johanisberg tandis que la Couleuvre verte et jaune (Hierophis
viridiflavus) apprécie les lisières thermophiles aux abords du
Bois Ragot et les milieux secs des anciennes carrières CMGO.
Destruction Locale /
On note une destruction de 0.6 ha de lisière, 2.7 ha de Haies et
d’habitat Permanent
Fourrés, 0.4 ha d’espaces prairiaux, 93 m² de Pièce d’eau
temporaire et 1.4 ha de Communautés d'annuelles à
Chantier
pluriannuelles rudérales sur sables présent au sein de la
carrière.
Ces espèces étant communes et mobile, la fraction d’habitat
impacté reste faible vis-à-vis e la surface d’habitat disponible.
Impact faible
La circulation d’engins de chantier et les mouvements de terre
pourront engendrer la destruction d’individus des espèces citées
plus haut lors des travaux. Le risque est toutefois limité en
Risque de
Locale / période d’activité des reptiles au regard de leur capacité à
destruction
Temporaire ressentir les vibrations (et donc le danger) et leur capacité de
d’individus
fuite.
Impact faible
Les reptiles sont réputés pour leur sensibilité aux vibrations. Les
Dérangement et nuisances générées par le trafic routier conduiront les individus
nuisance Locale / à déserter les habitats favorables de la zone d’étude pour se
(vibrations, bruit, Permanent reporter sur des milieux propices adjacents.
lumières)
Exploitation
Impact faible
Le projet intercepte des connexions inter-habitats et engendre
une altération des corridors écologiques pour les déplacements
Rupture des des reptiles. Toutefois les reptiles occupent généralement de
Locale /
continuités petits territoires et se déplacent rarement sur des distances
Permanent
écologiques importantes.
Impact faible
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
5.2. Mesures d’évitement et de réduction et impacts résiduels
Le tableau ci-dessous présente l’impact résiduel du projet du sur les reptiles, après mise en œuvre des mesures d’évitement et de réduction des impacts. On se reportera au Chapitre IV -. « Présentation des mesures » pour la présentation plus
spécifique des Mesures d’Evitement et Mesures de Réduction associées.
Mesures d’évitement et de réduction Impacts de l’infrastructure
Chantier Exploitation
Impact Dérangement Appréciation de l’impact
Risque de Rupture des
brut N° Libellé Destruction et nuisance résiduel (avec mesures)
destruction continuités
d’habitat (vibrations,
d’individus écologiques
bruit, lumières)
ME2 Optimisation des emprises travaux X X X X Faible
ME3 Franchissement des principaux cours d’eau par viaducs X X X X
Phase Travaux :
ME4 Evitement du Bois de Chênet X X X X - Destruction de 0.6 ha de lisière,
ME5 Evitement des boisements du Bois Ragot X X X X 2.7 ha de Haies et Fourrés, 0.4
ha d’espaces prairiaux et 1.4 ha
Adaptation des périodes de travaux selon le calendrier
MR2 - X - - de Communautés d'annuelles à
biologique
pluriannuelles rudérales sur
Délimitation des emprises chantier et mise en défens des sables présent au sein de la
MR3 - X - - carrière.
habitats sensibles
Faible Création de mares temporaires et d’habitats favorables à - Perte d’habitat pour une partie
MR7 X - - X
l’accueil et la reproduction des amphibiens des individus des espèces
Mise en valeur écologique des délaissés et dépendances présentes
MR9 X - - X
vertes
- Risque faible de destruction
Restauration des continuités écologiques de d’individus des espèces
MR10 X - - X
l’infrastructure présentes
Phase d’Exploitation :
Sécurisation du franchissement de l’infrastructure par la - Risque faible de destruction
MR11 - X - X
faune d’individus des espèces
présentes
La mise en œuvre des mesures d’évitement et de réduction ne permet pas d’avoir un impact résiduel nul sur :
- le risque de destruction d’individus ;
- perte d’habitat pour une partie des individus des espèces présentes ;
- la destruction d’habitats favorables aux reptiles.
Il subsiste donc un impact résiduel faible. Les surfaces et fonctionnalités seront compensées par la création d’habitats de lisière, de fourrés et steppiques dans le cadre de l’ensemble des mesures compensatoires.
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Figure 4 : Carte des milieux impactés pour le groupe des reptiles
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
6. IMPACTS SUR LES OISEAUX
6.1. Impacts bruts sur les oiseaux du cortège des milieux
agricoles ouverts à semi-ouverts
Le tableau ci-dessous présente les impacts bruts du projet sur les oiseaux de ce cortège.
Impacts de l’infrastructure
Appréciation de l’impact brut (sans mesures)
Phases Nature Portée / Durée
Les travaux nécessiteront le terrassement et la destruction de
milieux ouverts favorables à l’avifaune patrimoniale (Bruant
jaune, Bruant proyer, Alouette lulu, Chardonneret élégant,
Linotte mélodieuse, Verdier d’Europe, Tarier pâtre, Pie-grièche
écorcheur, Tourterelle des bois et Fauvette grisette). Parmi ces
Destruction Locale /
milieux ouverts, une proportion non négligeable est constituée
d’habitat Permanent
de bocage, le reste étant principalement composé de cultures.
Cette part de bocage, présentant un intérêt non négligeable pour
le groupe, représente une surface de 14.5 ha.
Impact fort
Chantier
La destruction de nichées est possible si les travaux
Risque de préparatoires (libération des emprises) coïncident avec la saison
Locale /
destruction de de reproduction (mars – août).
Temporaire
nichées
Impact fort
Les travaux sont susceptibles d’induire un dérangement (bruits,
vibrations, lumières) en période de reproduction et par voie de
conséquence de provoquer l’abandon de nichées, si le
Dérangement lié Locale /
calendrier des travaux préparatoires (libération des emprises)
au chantier Temporaire
coïncide avec la saison de reproduction (mars – août).
Impact modéré
Aucun éclairage des voies n’est prévu dans le cadre du projet
(absence de pollution lumineuse due à l’infrastructure).
Dérangement et La circulation routière est susceptible d’engendrer un
nuisance Locale / dérangement dû aux émissions sonores et aux vibrations. Les
(vibrations, bruit, Permanent individus ont toutefois la capacité de se déplacer vers des
Exploitation
lumières) habitats connexes.
Impact faible
La traversée des espaces ruraux par l’infrastructure linéaire
Altération des engendre une rupture des continuités écologiques liées aux
Locale /
continuités milieux ouverts.
Permanent
écologiques
Impact modéré
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6.2. Mesures d’évitement et de réduction et impacts résiduels sur les oiseaux du cortège des milieux agricoles ouverts à semi-ouverts
Le tableau ci-dessous présente l’impact résiduel du projet du sur les oiseaux du cortège des milieux agricoles ouverts à semi-ouverts, après mise en œuvre des mesures d’évitement et de réduction des impacts. On se reportera au Chapitre IV -.
« Présentation des mesures » pour la présentation plus spécifique des Mesures d’Evitement et Mesures de Réduction associées.
Mesures d’évitement et de réduction Impacts de l’infrastructure
Chantier Exploitation
Impact Dérangement et Appréciation de l’impact
Risque de Altération des
brut N° Libellé Destruction Dérangement lié au nuisance résiduel (avec mesures)
destruction de continuités
d’habitat chantier (vibrations, bruit,
nichées écologiques
lumières)
ME2 Optimisation des emprises travaux X X X X X
Faible
Adaptation des périodes de travaux selon le calendrier
MR2 - X X - -
biologique
Phase Travaux :
Délimitation des emprises chantier et mise en défens des
MR3 X X X - - - Destruction de 4,8 km de
habitats sensibles
haies, soit 14,6 ha de milieux
Fort Mise en valeur écologique des délaissés et dépendances
MR9 - - - - X ouverts à semi-ouverts
vertes
Restauration des continuités écologiques de
MR10 - - - X - Perte d’habitat pour une
l’infrastructure
partie des individus des
MR12 Aménagements anticollisions au niveau des viaducs - - - X X espèces présentes
La mise en œuvre des mesures d’évitement et de réduction permet au projet d’avoir un impact résiduel non significatif sur :
- le risque de destruction de nichées et d’individus ;
- le risque de collision.
Toutefois, il subsiste un impact résiduel significatif du fait de la destruction de 4,8 km de haies correspondant à 14,6 ha de milieux ouverts à semi-ouverts, ainsi que de la perte d’habitat pour une partie des individus des espèces présentes.
Cela concerne les espèces suivantes, dont l’espèce « parapluie » est la Pie-grièche écorcheur :
- la Pie-grièche écorcheur ;
- les Bruants jaune et proyer ;
- le Chardonneret élégant ;
- la Linotte mélodieuse ;
- le Verdier d’Europe ;
- l’Alouette lulu.
Ces milieux (prairies et haies) seront compensés par la création et la restauration de milieux bocagers favorables à l’avifaune nicheuse ciblée ainsi qu’à la biodiversité en général (MC 2).
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6.3. Impacts bruts sur les oiseaux du cortège des milieux boisés
Le tableau ci-dessous présente les impacts bruts du projet sur les oiseaux de ce cortège.
Impacts de l’infrastructure
Appréciation de l’impact brut (sans mesures)
Phases Nature Portée / Durée
Les travaux nécessiteront le terrassement et la destruction de
9.3 ha surfaces boisés et de fourrés arbustifs favorables à
Destruction Locale / l’avifaune forestière patrimoniale (Bondrée apivore, Pic noir,
d’habitat Permanent Grosbec casse-noyau, Roitelet huppé, Pouillots fitis).
Impact fort
La destruction de nichées est possible si les travaux
Risque de préparatoires (libération des emprises) coïncident avec la saison
Locale /
Chantier
destruction de de reproduction (mars – août).
Temporaire
nichées
Impact fort
Les travaux sont susceptibles d’induire un dérangement (bruits,
vibrations, lumières) en période de reproduction et par voie de
conséquence de provoquer l’abandon de nichées, si le
Dérangement lié Locale /
calendrier des travaux préparatoires (libération des emprises)
au chantier Temporaire
coïncide avec la saison de reproduction (mars – août).
Impact modéré
Aucun éclairage des voies n’est prévu dans le cadre du projet
(absence de pollution lumineuse due à l’infrastructure).
Dérangement et La circulation routière est susceptible d’engendrer un
nuisance Locale / dérangement dû aux émissions sonores et aux vibrations. Les
(vibrations, bruit, Permanent individus ont toutefois la capacité de se déplacer vers des
Exploitation
lumières) habitats connexes.
Impact faible
La traversée des boisements et des zones de fourrés par
Altération des l’infrastructure linéaire engendre une rupture des continuités
Locale /
continuités écologiques liées à ces milieux.
Permanent
écologiques
Impact modéré
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6.4. Mesures d’évitement et de réduction et impacts résiduels sur les oiseaux du cortège des milieux boisés
Le tableau ci-dessous présente l’impact résiduel du projet du sur les oiseaux du cortège des milieux boisés, après mise en œuvre des mesures d’évitement et de réduction des impacts. On se reportera au Chapitre IV -. « Présentation des
mesures » pour la présentation plus spécifique des Mesures d’Evitement et Mesures de Réduction associées.
Mesures d’évitement et de réduction Impacts de l’infrastructure
Chantier Exploitation
Impact Dérangement et Appréciation de l’impact
Risque de Altération des
brut N° Libellé Destruction Dérangement lié au nuisance résiduel (avec mesures)
destruction de continuités
d’habitat chantier (vibrations, bruit,
nichées écologiques
lumières)
ME2 Optimisation des emprises travaux X X X X X
ME3 Franchissement des principaux cours d’eau par viaducs X X X X X
ME4 Evitement du Bois de Chênet X X X X X
Modéré
ME5 Evitement des boisements du Bois Ragot X X X X X
Adaptation des périodes de travaux selon le calendrier
MR2 - X X - - Phase Travaux :
biologique
- Destruction de 8.9 ha
Délimitation des emprises chantier et mise en défens des
Fort MR3 X X X - - d’habitats forestiers
habitats sensibles
Mise en valeur écologique des délaissés et dépendances
MR9 - - - - X - Perte d’habitat pour une
vertes
partie des individus des
Restauration des continuités écologiques de espèces présentes
MR10 - - - X
l’infrastructure
MR12 Aménagements anticollisions au niveau des viaducs - - - X X
La mise en œuvre des mesures d’évitement et de réduction permet au projet une réduction de la surface forestière impactée et d’avoir un impact résiduel non significatif sur :
- le risque de destruction de nichées ;
- le risque de collision.
Toutefois, il subsiste un impact résiduel significatif du fait de la destruction de 8.9 ha d’habitats forestiers et de la perte d’habitat pour une partie des individus des espèces présentes. Cela concerne les espèces suivantes :
- la Bondrée apivore ;
- le Pic noir ;
- le Pouillot fitis ;
- le Roitelet huppé ;
- le Grosbec casse-noyau.
Ces boisements seront compensés par la création (plantation) de boisement et la mise en place d’ilots de sénescence favorables à l’avifaune nicheuse ciblée ainsi qu’à la biodiversité forestière en général (MC 1).
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6.5. Impacts bruts sur les oiseaux du cortège des milieux
aquatiques et humides
Le tableau ci-dessous présente les impacts bruts du projet sur les oiseaux de ce cortège.
Impacts de l’infrastructure
Appréciation de l’impact brut (sans mesures)
Phases Nature Portée / Durée
Les travaux peuvent nécessiter le terrassement et la destruction
définitive de 0.5 ha de berges et de ripisylves favorables à
l’avifaune inféodée aux milieux aquatiques (Martin-pêcheur
d’Europe), et peuvent présenter un dérangement notable pour
les espèces de ces milieux. En outre, ces mêmes travaux au
Destruction Locale /
niveau des carrières peuvent engendrer la destruction de fronts
d’habitat Permanent
de taille favorable à la nidification et d’1.5 ha d’habitats
d’alimentation d’espèces patrimoniales (Guêpier d’Europe et
Hirondelle de rivage).
Impact fort
Chantier
La destruction de nichées est possible si les travaux
Risque de préparatoires (libération des emprises) coïncident avec la saison
Locale /
destruction de de reproduction (mars – août).
Temporaire
nichées
Impact fort
Les travaux sont susceptibles d’induire un dérangement (bruits,
vibrations, lumières) en période de reproduction et par voie de
conséquence de provoquer l’abandon de nichées, si le
Dérangement lié Locale /
calendrier des travaux préparatoires (libération des emprises)
au chantier Temporaire
coïncide avec la saison de reproduction (mars – août).
Impact modéré
Aucun éclairage des voies n’est prévu dans le cadre du projet
(absence de pollution lumineuse due à l’infrastructure).
Dérangement et La circulation routière est susceptible d’engendrer un
nuisance Locale / dérangement dû aux émissions sonores et aux vibrations. Les
(vibrations, bruit, Permanent individus ont toutefois la capacité de se déplacer vers des
lumières) habitats connexes.
Exploitation
Impact faible
La traversée des vallées par l’infrastructure linéaire, notamment
la Vienne, engendre une rupture des continuités écologiques
liées à ces milieux. Des risques de collision lors de la migration
Altération des
Locale / des oiseaux suivant ce corridor existent. Il en est de même au
continuités
Permanent niveau des carrières où la destruction de fronts de taille propice
écologiques
à la nidification d’espèces patrimoniales est inévitable.
Impact modéré
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6.6. Mesures d’évitement et de réduction et impacts résiduels sur les oiseaux du cortège des milieux aquatiques et humides
Le tableau ci-dessous présente l’impact résiduel du projet du sur les oiseaux du cortège des milieux boisés, après mise en œuvre des mesures d’évitement et de réduction des impacts. On se reportera au Chapitre IV -. « Présentation des
mesures » pour la présentation plus spécifique des Mesures d’Evitement et Mesures de Réduction associées.
Mesures d’évitement et de réduction Impacts de l’infrastructure
Chantier Exploitation
Impact Dérangement et Appréciation de l’impact
Risque de Altération des
brut N° Libellé Destruction Dérangement lié au nuisance résiduel (avec mesures)
destruction de continuités
d’habitat chantier (vibrations, bruit,
nichées écologiques
lumières)
ME2 Optimisation des emprises travaux X X X X X Faible
ME3 Franchissement des principaux cours d’eau par viaducs X X X X X
Adaptation des périodes de travaux selon le calendrier Phase Travaux :
MR2 - X X - -
biologique - Destruction de 1.5 ha
Délimitation des emprises chantier et mise en défens des d’habitats favorables au
Fort MR3 X X X - -
habitats sensibles niveau des carrières
Restauration des continuités écologiques de
MR10 - - - X - Perte d’habitat pour une
l’infrastructure
partie des individus des
MR12 Aménagements anticollisions au niveau des viaducs - - - X X espèces présentes
La mise en œuvre des mesures d’évitement et de réduction permet au projet d’avoir un impact résiduel non significatif sur :
- le risque de destruction de nichées ;
- le risque de collision ;
- la destruction d’habitats du Martin-pêcheur.
Toutefois, il subsiste un impact résiduel significatif du fait de la destruction de 1.5 ha d’habitats favorables au niveau des carrières et de la perte d’habitat pour une partie des individus des espèces présentes, concernant les espèces suivantes :
- le Guêpier d’Europe ;
- l’Hirondelle de rivage.
Ces milieux seront compensés par la création, le rafraîchissement et la gestion de milieux favorables sur les espaces délaissés des carrières non incluses dans les emprises travaux (MC 4).
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6.7. Impacts bruts sur les oiseaux du cortège des milieux
urbains
Le tableau ci-dessous présente les impacts bruts du projet sur les oiseaux de ce cortège.
Impacts de l’infrastructure
Appréciation de l’impact brut (sans mesures)
Phases Nature Portée / Durée
Les travaux nécessiteront la destruction définitive de bâtis,
habitat favorable à la nidification potentielle de l’avifaune
patrimoniale inféodée aux milieux anthropiques (Effraie des
Destruction Locale / clochers, Moineau domestique). En outre, la proximité du bourg
d’habitat Permanent de Lussac-les-Châteaux et la présence de vieux bâtiments aux
alentours constituent une solution de repli pour les individus.
Impact faible
Chantier
La destruction de nichées est possible si les travaux
Risque de préparatoires (libération des emprises) coïncident avec la saison
Locale /
destruction de de reproduction (mars – août).
Temporaire
nichées
Impact fort
Les espèces du cortège des milieux urbains sont habituées aux
activités humaines et aux nuisances potentielles qui en
Dérangement lié Locale / découlent. Elles sont donc, par définition, peu sensibles au
au chantier Temporaire dérangement.
Impact faible
Aucun éclairage des voies n’est prévu dans le cadre du projet
(absence de pollution lumineuse due à l’infrastructure).
Dérangement et La circulation routière est susceptible d’engendrer un
nuisance Locale / dérangement dû aux émissions sonores et aux vibrations. Les
(vibrations, bruit, Permanent individus ont toutefois la capacité de se déplacer vers des
Exploitation
lumières) habitats connexes.
Impact faible
Sans aménagements paysagers adaptés, le raccordement de
l’infrastructure linéaire aux milieux urbains et péri-urbains peut
Altération des
Locale / engendrer une fragmentation des habitats favorables à ces
continuités
Permanent espèces.
écologiques
Impact modéré.
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6.8. Mesures d’évitement et de réduction et impacts résiduels sur les oiseaux du cortège des milieux urbains
Le tableau ci-dessous présente l’impact résiduel du projet du sur les oiseaux du cortège des milieux boisés, après mise en œuvre des mesures d’évitement et de réduction des impacts. On se reportera au Chapitre IV -. « Présentation des
mesures » pour la présentation plus spécifique des Mesures d’Evitement et Mesures de Réduction associées.
Mesures d’évitement et de réduction Impacts de l’infrastructure
Chantier Exploitation
Impact Dérangement et Appréciation de l’impact
Risque de Altération des
brut N° Libellé Destruction Dérangement lié au nuisance résiduel (avec mesures)
destruction de continuités
d’habitat chantier (vibrations, bruit,
nichées écologiques
lumières)
ME2 Optimisation des emprises travaux X X X X X Faible
Adaptation des périodes de travaux selon le calendrier
MR2 - X X - -
biologique Phase Travaux :
Délimitation des emprises chantier et mise en défens des - Destruction des bâtiments
MR3 X X X - -
Fort habitats sensibles agricoles de Mauvillant
Restauration des continuités écologiques de
MR10 - - - X -
l’infrastructure - Perte d’habitat pour une
partie des individus des
MR12 Aménagements anticollisions au niveau des viaducs - - - X X
espèces présentes
La mise en œuvre des mesures d’évitement et de réduction permet au projet d’avoir un impact résiduel non significatif sur les oiseaux du cortège des milieux urbains concernant :
- le risque de destruction de nichées ;
- le risque de collision.
La destruction des bâtiments agricoles favorables aux espèces du cortège des milieux urbains sera compensée au sein de la mesure MC2 via la conservation de bâtis agricoles au sein du site compensatoire de Fonliasmes (site n°1).
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Figure 5 : Carte milieux impactés pour le groupe avifaune (1/2)
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Figure 6 : Milieux impactés pour le groupe avifaune (2/2)
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7. IMPACTS SUR LES MAMMIFERES (HORS CHIROPTERES) Impacts de l’infrastructure
Appréciation de l’impact brut (sans mesures)
Phases Nature Portée / Durée
7.1. Impacts bruts sur les mammifères (hors chiroptères) En l’absence d’aménagements adaptés, l’infrastructure linéaire
engendre une fragmentation des habitats favorables aux
Le tableau ci-dessous présente les impacts bruts du projet sur les mammifères. Rupture des mammifères terrestres et semi-aquatiques.
Locale /
Impacts de l’infrastructure continuités En outre, le corridor régional de déplacement de la grande faune
Appréciation de l’impact brut (sans mesures) Permanent
Phases Nature Portée / Durée écologiques (Cerf élaphe) est largement entravé.
Les travaux nécessiteront la destruction de 60 m² boisements et Impact fort
de milieux adjacents constituant l’habitat de l’Ecureuil roux, du
Hérisson d’Europe et de la Martre des pins. On supposera que
les boisements impactés le long du projet, soit environ 11.6 ha,
sont exploités par une majorité des espèces de petits et grands
mammifères.
Le passage des carrières entraine la suppression définitive de
Destruction Locale / 2.9 ha de milieux pionniers favorable au Lapin de Garenne.
d’habitats Permanent L’espèce aura par ailleurs la capacité de recoloniser les espaces
nouvellement créés (talus, merlon…).
Le franchissement des cours d’eau entraine la dégradation de
7700 m² de berges et l’élimination de la ripisylve, propices aux
mammifères semi-aquatiques (Campagnol amphibie, Crossope
aquatique, Castor d’Europe et Loutre d’Europe).
Impact localement fort
Les effets dus au risque de destruction d’individus concernent
principalement le Hérisson d’Europe, dans la mesure où les
Chantier
autres espèces présente des capacités de fuite plus
importantes. En effet, le réveil d’un individu en hibernation peut
Risque de être létal. Hors période d’hibernation, l’espèce est inactive
Locale /
destruction durant la journée (tas de feuilles, de branches…). Pour les
Temporaire
d’individus autres espèces à capacité de fuite plus importante, le risque de
destruction est faible, que ce soit au niveau forestier ou des
zones d’eau courantes et stagnantes.
Impact modéré
Le dérangement temporaire en phase travaux va se traduire par
une désertion des habitats de la zone d‘étude vers des milieux
Dérangement lié Locale /
connexes adjacents.
au chantier Temporaire
Impact faible
Le chantier lié à l’infrastructure linéaire est susceptible de
constituer un obstacle aux déplacements des mammifères par
Interruption des l’interruption dans la continuité des boisements, fourrés arbustifs
Locale /
corridors de et milieux pionniers d’une part, dans la continuité aquatique
Temporaire
déplacement d’autre part.
Impact fort
Aucun éclairage des voies n’est prévu dans le cadre du projet
(absence de pollution lumineuse due à l’infrastructure).
Dérangement et
Exploitation
La circulation routière est susceptible d’engendrer un
nuisance Locale / dérangement dû aux émissions sonores et aux vibrations. Les
(vibrations, bruit, Permanent individus ont toutefois la capacité de se déplacer vers les
lumières) habitats connexes adjacents.
Impact faible
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7.2. Mesures d’évitement et de réduction et impacts résiduels
Le tableau ci-dessous présente l’impact résiduel du projet du sur les mammifères (hors chiroptères), après mise en œuvre des mesures d’évitement et de réduction des impacts. On se reportera au Chapitre IV -. « Présentation des mesures »
pour la présentation plus spécifique des Mesures d’Evitement et Mesures de Réduction associées.
Mesures d’évitement et de réduction Impacts de l’infrastructure
Chantier Exploitation
Impact Dérangement et Appréciation de l’impact
Risque de Interruption des Rupture des
brut N° Libellé Destruction Dérangement lié nuisance résiduel (avec mesures)
destruction corridors de continuités
d’habitat au chantier (vibrations, bruit,
d’individus déplacement écologiques
lumières)
ME2 Optimisation des emprises travaux X X X X X X Faible
ME3 Franchissement des principaux cours d’eau par viaducs X X X X X X
Phase Travaux :
ME4 Evitement du Bois de Chênet X X X X X X
- Destruction de 11,5 ha
ME5 Evitement des boisements du Bois Ragot X X X X X X d’habitats boisés favorables
Adaptation des périodes de travaux selon le calendrier - Perte d’habitat pour une
MR2 - X X X - - partie des individus des
biologique
espèces présentes
- Risque faible de destruction
Fort Délimitation des emprises chantier et mise en défens
MR3 X X X X - - d’individus des espèces
des habitats sensibles présentes (Hérisson)
Phase d’Exploitation :
Restauration des continuités écologiques de - Impact sur les corridors de
MR10 - - - - X X
l’infrastructure déplacement
- Risque faible de destruction
Sécurisation du franchissement de l’infrastructure par la d’individus des espèces
MR11 - X - - X X
faune présentes (Hérisson)
Il subsiste un impact résiduel significatif, du fait de la destruction définitive de 11,5 ha de boisements favorables aux mammifères terrestres, un impact sur les corridors de déplacement, de la perte d’habitat pour une partie des individus des
espèces présentes et du risque faible de destruction d’individus des espèces présentes (Hérisson) impactant les espèces suivantes possédant un enjeu important :
- Ecureuil roux ;
- Hérisson d’Europe ;
- Martre des pins.
Ces boisements seront compensés par la création (plantation) de boisement et la mise en place d’ilots de sénescence favorable à l’avifaune nicheuse ciblée ainsi qu’à la biodiversité forestière en général (MC 1). Cette mesure viendra
de plus renforcer et compenser l’impact sur les corridors écologiques utilisés par les mammifères de grande taille.
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Figure 7 : Milieux impactés pour le groupe des mammifères (1/2)
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Figure 8 : Milieux impactés pour le groupe des mammifères (2/2)
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8. IMPACTS SUR LES CHIROPTERES
8.1. Impacts bruts sur les chiroptères
Le tableau ci-dessous présente les impacts bruts du projet sur les chauves-souris.
Impacts de l’infrastructure
Appréciation de l’impact brut (sans mesures)
Phases Nature Portée / Durée
Dans le cas de la proximité du chantier avec des gîtes potentiels
pour les chauves-souris, la lumière, les odeurs et les bruits émis
Dérangement et
par un chantier peuvent retarder, voire décourager la sortie des
nuisance (bruit, Locale /
gîtes. Cet impact demeure toutefois faible en raison du caractère
vibrations, Temporaire
diurne du chantier.
lumière)
Impact faible
Sur la zone d’étude, les gîtes potentiels recensés sont
exclusivement des gîtes arboricoles. Les chauves-souris
susceptibles d’utiliser ce type de gîtes (trous de pics, fente,
écorce décollée) en période de mise bas, d’hivernage ou comme
Risque de
Locale / zone de repos temporaire sont particulièrement sensibles aux
Chantier
destruction
Temporaire opérations de déboisement. Ainsi, l’ensemble des espèces
d’individus
recensées sont potentiellement concernées par ce risque lors
des abattages d’arbres.
Impact modéré
36 arbres recensés au sein des boisements présentent un
Destruction potentiel d’accueil pour les chauves-souris et seront impactés
Locale /
d’arbres gîtes par le projet.
Permanent
potentiels
Impact faible
11.6 ha de boisements et lisières utilisés en tant que zone de
Destruction
Locale / chasse par les chiroptères seront impactés par les travaux.
d’habitats de
Permanent
chasse => Impact modéré
Aucun éclairage des voies n’est prévu dans le cadre du projet
Dérangement et (absence de pollution lumineuse due à l’infrastructure).
nuisance Locale / La circulation routière est susceptible d’engendrer un
(vibrations, bruit, Permanent dérangement dû aux émissions sonores.
lumières)
Impact faible
Le projet intercepte des corridors de déplacement
Exploitation
d’importance régionale : les vallées de la Vienne et du Goberté,
ainsi que leurs boisements associés (Bois des Renaudières,
Bois Ragot, rive droite de la Vienne, vallon des Âges).
Rupture des
Locale / En outre, l’infrastructure linéaire intercepte également des
continuités
Permanent corridors secondaires d’importance locale (haies, lisières de
écologiques
fourrés et bosquets) et peut entrainer un impact négatif sur le
déplacement des chiroptères.
Impact fort
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8.2. Mesures d’évitement et de réduction et impacts résiduels
Le tableau ci-dessous présente l’impact résiduel du projet du sur les chiroptères, après mise en œuvre des mesures d’évitement et de réduction des impacts. On se reportera au Chapitre IV -. « Présentation des mesures » pour la présentation
plus spécifique des Mesures d’Evitement et Mesures de Réduction associées.
Mesures d’évitement et de réduction Impacts de l’infrastructure
Chantier Exploitation
Impact Dérangement et Dérangement et Appréciation de l’impact
Risque de Destruction Rupture des
brut N° Libellé nuisance Destruction d’arbres nuisance résiduel (avec mesures)
destruction d’habitats de continuités
(vibrations, bruit, gîtes potentiels (vibrations, bruit,
d’individus chasse écologiques
lumières) lumières)
ME2 Optimisation des emprises travaux X X X X X X
Franchissement des principaux cours d’eau par X X
ME3 X X X X
viaducs
ME4 Evitement du Bois de Chênet X X X X X X Faible
ME5 Evitement des boisements du Bois Ragot X X X X X X
Adaptation des périodes de travaux selon le calendrier Phase Travaux :
MR2 X X - - - -
biologique - Destruction de 11,5 ha
Fort Délimitation des emprises chantier et mise en défens d’habitats boisés favorables
MR3 - X X - - -
des habitats sensibles
Protocole d’abattage spécifique pour les arbres gîtes - Perte d’habitat pour une
MR8 X X X - - -
potentiels à chiroptères partie des individus des
Restauration des continuités écologiques de espèces présentes
MR10 - - - - X X
l’infrastructure
MR12 Aménagements anticollisions au niveau des viaducs - - - - X X
La mise en œuvre des mesures d’évitement et de réduction ne permet pas au projet d’avoir un impact résiduel non significatif sur :
- le risque de destruction d’individus ;
- la rupture des axes de déplacement.
Il subsiste un impact résiduel significatif, du fait de la destruction définitive de 11,5 ha de boisements favorables aux chiroptères et de la perte d’habitat pour une partie des individus des espèces présentes, impactant les espèces suivantes
possédant un enjeu important :
- Sérotine commune ;
- Murin de Bechstein ;
- Murin de Daubenton ;
- Noctule de Leisler ;
- Noctule commune ;
- Pipistrelle de Kuhl ;
- Pipistrelle de Nathusius ;
- Pipistrelle commune ;
- Grand rhinolophe ;
- Petit rhinolophe.
Ces boisements seront compensés par la création / restauration de milieux boisés (MC 1) favorables aux chauves-souris avec mise en place d’une gestion permettant la sénescence des arbres et donc le développement de leur potentiel
d’accueil, ainsi qu’à la biodiversité en général.
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Figure 9 : Carte des milieux impactés pour le groupe des chiroptères (1/2)
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Figure 10 : Carte des milieux impactés pour le groupe des chiroptères (2/2)
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9. IMPACTS SUR LES INSECTES
9.1. Impacts bruts sur les insectes
Le tableau ci-dessous présente les impacts bruts du projet sur les insectes.
Impacts de l’infrastructure
Appréciation de l’impact brut (sans mesures)
Phases Nature Portée / Durée
L’habitat de la Baccante, soit des milieux boisés clairs, sera
impacté sur une surface de 1 ha.
Les friches à origan localisé au sein de l’emprise du projet,
habitat de l’Azuré du serpolet, seront impactés à hauteur de
6 300m².
Les berges, le lit mineur et la ripisylve de la Vienne et du
Faiteroux, constituant les habitats du Gomphe de Graslin et de
la Cordulie à corps fin, sont susceptibles d’être impactés par le
Destruction franchissement des cours d‘eau sur une surface de 1.8 ha.
Locale / Définitive
d’habitats Le projet impacte l’habitat du Grillon des marais (ceinture de
Chantier
végétation de l’étang du Bois de Chênet) sur 1 900m²
1.2 ha de l’habitat de l’Œdipode soufré, milieux sableux
pionniers des carrières, seront impactés.
Enfin, des vieux chênes supports de la reproduction du Lucane
Cerf-volant et du Grand Capricorne sont susceptibles d’être
abattus (Chantegros).
Impact fort
L’impact concerne principalement le risque de destruction
Risque de d’individus (pontes, larves, chenilles et chrysalides) pendant les
Locale /
destruction phases de terrassement impactant l’habitat.
Temporaire
d’individus
Impact fort
Le projet intercepte des corridors écologiques liés aux milieux
Exploitation
herbacés, aquatiques et forestiers. Ces corridors sont
Rupture des
favorables à la dispersion des espèces concernées et aux
continuités Locale / Définitive
relations entre populations locales et régionales.
écologiques
Impact modéré
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9.2. Mesures d’évitement et de réduction et impacts résiduels
Le tableau ci-dessous présente l’impact résiduel du projet du sur les insectes, après mise en œuvre des mesures d’évitement et de réduction des impacts. On se reportera au Chapitre IV -. « Présentation des mesures » pour la présentation plus
spécifique des Mesures d’Evitement et Mesures de Réduction associées.
Mesures d’évitement et de réduction Impacts de l’infrastructure
Chantier Exploitation
Impact Appréciation de l’impact résiduel (avec
Risque de Rupture des
brut N° Libellé Destruction mesures)
destruction continuités
d’habitat
d’individus écologiques
X Faible
ME2 Optimisation des emprises travaux X X
Franchissement des principaux cours d’eau par X Phase Travaux :
ME3 X X - Destruction de 1 ha de boisements
viaducs
favorables à la Baccante
X
ME4 Evitement du Bois de Chênet X X
- Destruction de 0,6 ha d’ourlet à origan
X favorable à l’Azuré du serpolet
ME5 Evitement des boisements du Bois Ragot X X
- Destruction de 1.2 ha favorables à
Adaptation des périodes de travaux selon le calendrier l’Œdipode soufré au niveau des carrières
Fort MR2 - X -
biologique
- Perte d’habitat pour une partie des
Délimitation des emprises chantier et mise en défens individus des espèces présentes
MR3 - X -
des habitats sensibles
- Risque faible de destruction d’individus
Mise en valeur écologique des délaissés et des espèces présentes
MR9 - X -
dépendances vertes
Phase d’Exploitation :
- Risque faible de destruction d’individus
Restauration des continuités écologiques de
MR10 - - X des espèces présentes
l’infrastructure
La mise en œuvre des mesures d’évitement et de réduction ne permet pas au projet d’avoir un impact résiduel non significatif sur :
- le risque de destruction d’individus ;
- le dérangement en phases chantier et exploitation ;
- la rupture des axes de déplacement.
Il subsiste un impact résiduel significatif, du fait de la destruction définitive de 1 ha de boisements favorables à la Baccante, de 0,6 ha d’ourlets à Origan favorables à l’Azuré du serpolet et 1.2 ha de milieux sableux pionnier favorable à l’Œdipode
soufré, ainsi qu’à la perte d’habitat pour une partie des individus des espèces présentes et le risque faible de destruction d’individus des espèces présentes.
Ces milieux seront compensés par la gestion de milieux boisés favorables à la Baccante (MC 1), la restauration de friches calcicoles à Origan favorables à l’Azuré du serpolet (MC 3), et la création/gestion de milieux pionniers
sablonneux favorables à l’Œdipode soufré (MC 4).
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Figure 11 : Carte des milieux impactés pour le groupe des insectes
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10. IMPACTS SUR LES POISSONS ET MOLLUSQUES 10.2. Mesures d’évitement et de réduction et impacts résiduels
10.1. Impacts bruts sur les poissons et mollusques Le tableau ci-dessous présente l’impact résiduel du projet du sur les poissons, après mise en œuvre des mesures
d’évitement et de réduction des impacts. On se reportera au Chapitre IV -. « Présentation des mesures » pour la
présentation plus spécifique des Mesures d’Evitement et Mesures de Réduction associées.
Le tableau ci-dessous présente les impacts bruts du projet sur les mollusques et les poissons.
Mesures d’évitement et de réduction Impacts de l’infrastructure
Impacts de l’infrastructure Appréciation
Appréciation de l’impact brut (sans mesures)
Phases Nature Portée / Durée Chantier Exploitation de l’impact
Les berges et le lit mineur de la Vienne, du Faiteroux et des Âges Impact
résiduel
constituant les habitats de la Bouvière, du Chabot et de brut N° Libellé Risque de Rupture des
Destruction (avec
Destruction l’Anguille européenne, sont susceptibles d’être impactés par le destruction continuités mesures)
Locale / Définitive d’habitat
d’habitat projet, soit une surface de 1.5 ha. d’individus écologiques
Chantier
Franchissement des principaux Non
Impact modéré Modéré ME3 X X X
cours d’eau par viaducs significatif
L’impact concernant le risque de destruction d’individus est très
Risque de
Locale / limité compte-tenu de la capacité de fuite des individus. La mise en œuvre des mesures d’évitement et de réduction permet au projet d’avoir un impact résiduel non significatif
destruction
Temporaire sur :
d’individus Impact faible
- le risque de destruction d’individus ;
Le projet intercepte des corridors écologiques aquatiques. Ces
- la destruction d’habitats aquatiques ;
Exploitation
corridors sont favorables à la dispersion des espèces
Rupture des
concernées et aux relations entre populations locales et - l’altération des continuités écologiques.
continuités Locale / Définitive
régionales.
écologiques
Impact modéré Aucune mesure de compensation n’est nécessaire vis-à-vis des poissons et des mollusques dont les habitats sont
évités par le franchissement des cours d’eau par viaducs.
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11. IMPACTS SUR LES ZONES HUMIDES
11.2. Mesures d’évitement et de réduction et impacts résiduels
Au sein de l’emprise DUP, la surface d’habitats caractéristiques des zones humides au sens du Code de
11.1. Impacts bruts directs sur les zones humides l’environnement est de 3,08 ha. Au sein de l’emprise travaux retenue la surface de zone humide directement impacté
s’élève à 0,69 ha et 0,51 ha de façon indirecte.
Le tableau ci-dessous présente les impacts bruts du projet sur les zones humides suivant les emprises travaux
Le tableau ci-dessous présente l’impact résiduel du projet du sur les zones humides, après mise en œuvre des mesures
actuelles.
d’évitement et de réduction des impacts. On se reportera au Chapitre IV -. « Présentation des mesures » pour la
présentation plus spécifique des Mesures d’Evitement et Mesures de Réduction associées.
Impacts de l’infrastructure
Appréciation de l’impact brut (sans mesures)
Phases Nature Portée / Durée
Des zones humides réglementaires sont identifiées au droit de Mesures d’évitement et de réduction Impacts de l’infrastructure
chaque cours d’eau, représentées par la ripisylve (aulnaie
rivulaire). En outre, une aulnaie marécageuse dans la vallée du Chantier Exploitation
Appréciation de
Goberté, une saulaie blanche au sein des carrières, ainsi qu’une Impact
Destruction de Rupture l’impact résiduel (avec
partie de la ceinture d’hélophytes du plan d’eau du bois de brut N° Libellé
Locale / Définitive Destruction Risque mesures)
zones humides Chênet représentent les habitats de zones humides inventoriés. des
de zones de
continuités
Chantier
Chacun de ces habitats de zones humides est partiellement humides pollution
détruits par le projet écologiques
Franchissement des principaux Négligeable
Impact fort ME3 X X X
cours d’eau par viaducs
La toxicité de divers polluants est avérée sur les zones humides. Evitement des zones
En l’absence de mesure, un risque de pollution accidentelle des riveraines des cours
Risque de Locale / Mesures environnementales
milieux aquatiques n’est pas à exclure. d’eau, des étangs et
pollution Temporaire génériques en phase chantier
MR1 - X - mares
Impact modéré (protection des eaux
Le projet intercepte des continuités hydrauliques représentées superficielles)
Faible
Exploitation
par les 4 vallées (Goberté, Faiteroux, Vienne, Âges). Ces
Rupture des
continuités sont entravées dans leur traversée par Création de mares temporaires Phase Travaux :
continuités Locale / Définitive Fort
l’infrastructure routière. et d’habitats favorables à - Destruction de 0,69 ha
hydrauliques MR7 X - X
Impact fort l’accueil et la reproduction des de saulaie pionnière à
amphibiens Salix alba dans une
fosse au sein des
carrières
Restauration des continuités - Impact indirect sur le
MR10 X - X
écologiques de l’infrastructure reste de la zone humide
soit 0,51 ha
La mise en œuvre des mesures d’évitement et de réduction permet au projet d’avoir un impact résiduel non significatif
sur :
- l’altération des continuités écologiques ;
- la pollution des milieux aquatiques.
- Les zones humides délimités lors de l’état initial excepté celle présente sur le site des carrières.
La zone humide des carrières a une surface d’environ 1,2 ha, le projet impacte directement 0,69 ha. Un impact résiduel
significatif subsiste donc du fait de la perte de 0,69 ha de saulaie pionnière à Salix alba (code Eunis G1.111) au sein
des carrières, l’impact indirect doit aussi être pris en compte. Cette fosse sera compensée (MC5) au sein du site
compensatoire « Les Carrières » attenant à l’infrastructure dans le secteur des carrières. Ce dernier est contigu, il
intègre la création de nouvelles zones humides et permettra également de restaurer et de valoriser les extrémités nord
et sud de la zone humide existante non directement impactées par le projet. Un deuxième site de compensation est en
étude pour permettre une compensation totale de la perte due au projet.
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11.3. Impacts bruts indirects sur les zones humides
11.3.2. Etang de Chênet
Les zones humides à proximité du projet peuvent être potentiellement impactés par le projet, majoritairement suite à
une rupture des continuités hydrologiques. Pour visualiser les impacts, on se basera sur les zones humides
limitrophes mises en avant au sein de l’Etat initial présent au sein du Volet B Chapitre 1.4.4.6 « Conclusion : délimitation
des zones humides », présent aussi Chapitre III « Rappel des enjeux écologique » de ce présent volet. L’Etang du Chênet est alimenté par le
ruissellement, le sens d’écoulement des
11.3.1. Etang de Fonliasmes eaux en direction de l’étang n’est pas
impacté par le projet. Il n’y a donc pas
La modification du tracé n’amène pas d’impact sur les
d’impact indirect à son niveau.
alentours proches de l’étang, aucune modification
Cet étang à faible valeur écologique ne
topologique n’étant prévue au droit du raccordement
subit pas d’impact direct du projet, au
routier sur l’existant.
contraire, il est concerné par une mesure
compensatoire zones humides pour être
De plus, le plan ci-dessous indique en orange les zones
revalorisé : création d’un chapelet de
humides potentielles, qui existent au-delà de l’emprise
mares à plus-value importante par
projet. Compte-tenu du sens d’écoulement, de la
rapport à son état actuel. Des mises en
position amont de ces zones humides potentielles, il
défens seront installées avant le
n’est attendu aucun impact indirect du projet sur celles-
démarrage des travaux et les abords
ci. La figure détaille également la localisation des
seront remis en état après travaux, dans le cadre de la mesure compensatoire Etang de Chênet, au même
sondages pédologiques de reconnaissance zones
emplacement.
humides réalisés dans l’emprise projet.
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11.3.4. Vallée du Goberté et des Ages, Ripisylve du Faiteroux et
11.3.3. Mare de Johannisberg de la Vienne
Les zones humides liées aux ripisylves de la Vallée Goberté, du Faiteroux, de la Vienne et du ruisseau des Ages sont
La mare de Johannisberg, présente au sein de l’aire d’étude, se retrouve
évitées par le passage de l’infrastructure en viaduc. Les zones de travaux sont limitées de manière à éviter totalement
au nord du projet, hors et éloignée de son emprise et ne sera donc pas
les lits mineurs des cours d’eau et les ripisylves. Des mises en défens seront installées avant le démarrage des travaux
impactée. Cette mare et la zone humide associée sont évitées.
et les abords seront remis en état après travaux. Les zones mises en défens seront « sanctuarisées ».
Le projet se situe sur la crête du bassin versant topographique. Le reste
Le détail des mesures ME3.1 à ME3.4 est donné dans le chapitre Chapitre IV -1.3 page 142.
du BV est préservé et continuera à alimenter la mare. Présente au niveau
Ces mesures feront partie du CCTP à respecter par l'entreprise de travaux.
d’une plaine, elle se remplit via les précipitations et ne subira donc aucune
influence des terrassements du projet.
Les autres mares compensatoires (au titre des habitats naturels) sont
voisines et permettront un maintien de la biodiversité associée.
11.3.5. Les Carrières
La zone humide des carrières a une surface d’environ 1,2 ha, le projet impacte directement 0,69 ha. Il est considéré
un impact indirect sur la totalité du reste de la surface, par sécurité, soit 0,51 ha, portant l’impact à 1,2 ha au total. Ces
zones seront altérées durant les travaux. La zone humide est un ancien bassin de stockage des matériaux
principalement limono-argileux et non valorisables de la carrière (cuvette hydromorphe colonisée par un boisement
pionnier constitué principalement par Saules blanc). Celle-ci ne possède pas d’autre source d’eau que les averses.
Lors des travaux, les terrains situés en bordure du futur remblai vont être perturbés par les travaux préliminaires de
purge des matériaux argileux. C’est pourquoi, après stabilisation du remblai routier, les zones humides périphériques
seront remises en état (micro-terrassement des limons argileux, remise en place de la terre végétale, plantations
complémentaires de saules blancs par bouturage). L’alimentation de la zone humide est actuellement météorique et
limitée à la surface de la zone et de ses abords immédiats (effet cuvette). Les différents sondages réalisés n’ont pas
mis en évidence de nappe de surface en lien avec la zone humide. Après remise en état des zones humides non
directement touchées, aucune incidence négative liée à la présence de l’infrastructure n’est attendue sur leur
alimentation.
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Le ruisseau de Fonliasmes
Pour le thalweg du Logis, le cas est similaire, mais à la différence près que l’ouvrage de rétablissement est un ouvrage
d’art de 5 m de largeur, par 5 m de hauteur. De la même façon, il ne peut y avoir concentration de l’écoulement, ni
rupture de l’alimentation en eau des potentielles zones humides associées à la vallée.
Enfin, pour le thalweg de Mauvillant, qui s’étale sur plusieurs dizaines de mètres de large dans une vallée agricole,
Figure 12 : Localisation de la zone humide et des sondages associés l’ouvrage hydraulique est complété en aval par une fosse de diffusion. Celle-ci permet de rétablir l’écoulement sur toute
la largeur initiale du thalweg, afin de maintenir un écoulement laminaire, tel qu’il existe actuellement.
11.3.6. Vallées des thalwegs et zones humides potentielles
associées
En dehors des principaux cours d’eau franchis, le projet traverse d’Ouest en Est, les vallées de Fonliasmes, du Logis
et de Mauvillant. Ces écoulements peuvent être associés à des zones humides situées hors du périmètre du projet et
qui sont potentiellement impactées indirectement par ce dernier.
Or, les ouvrages de rétablissement de ces écoulements ont été choisis en adéquation avec le caractère de
l’écoulement.
L’écoulement de Fonliasmes est rétabli par un ouvrage cadre de 2m x 2,5m dont substrat enterré de 50 cm. L’incision
du terrain naturel dans le sol au niveau de cet écoulement est aujourd’hui très marquée. L’ouvrage hydraulique mis en
place pour son rétablissement ne concentrera pas davantage son écoulement ni l’alimentation vers d’éventuelles zones
humides associées au thalweg, hors du périmètre d’étude.
Fosse de diffusion
Davantage de détail sur les ouvrages hydrauliques sont présentés dans le Volet E Loi sur l’eau.
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11.3.7. Synthèse des impacts bruts indirects
Les alimentations des zones humides en eau superficielles météoriques (bassin versant) ne sont pas impactées par le
projet. En effet, à proximité des zones humides, la géométrie de l’infrastructure se situe au niveau du terrain naturel ou
en remblai. Aucun risque de drainage ou de perte d’alimentation en eau de ces zones n’est attendu.
Les écoulements des cours d’eau qui alimentent les zones humides qui les bordent ne sont pas impactés par le projet
(franchissement en viaduc).
Aucune incidence indirecte négative liée à la présence de l’infrastructure n’est attendue sur les zones humides
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PRESENTATION DES MESURES
1. MESURES D’EVITEMENT
Les mesures d’évitement constituent la première étape dans la conception technique du projet selon la doctrine ERC.
Les mesures d’évitement permettent d’éviter le dommage dès la conception du projet, impliquant parfois une
modification du projet initial. Elles sont à privilégier, tout particulièrement lorsqu’on site à enjeu environnemental majeur
ou fort est concerné. Il peut s’agir par exemple de modifier l’implantation du projet lors de sa conception pour éviter une
zone humide, une pelouse sèche, la population d’une espèce protégée, etc…
Les mesures d’évitement envisagées dans le cadre de la présente étude sont listées dans le tableau ci-dessous :
1.2. ME2 - Optimisation des emprises travaux
N° Intitulé
ME 1 Choix des variantes Le choix d’implantation et d’équipement des accès et bases travaux ont été étudiés et ont fait office d’un travail de
concertation entre écologues chargés de l’étude sur les milieux naturels, la flore et la faune, et les concepteurs.
ME 2 Optimisation des emprises travaux
Des dispositifs de mise en défens seront réalisés pour limiter les emprises impactées et protégées les zones naturelles
Franchissement des principaux cours d’eau par viaducs :
sensibles. Les cahiers des charges à destination des entreprises qui réaliseront les travaux indiqueront les zones à
- M3.1 – Franchissement du ruisseau de Goberté mettre en défens, les dispositifs préconisés et les périodes adaptées pour les mettre en œuvre. Cette organisation
ME 3 - M3.2 – Franchissement du ruisseau du Faiteroux permettra de respecter les enjeux écologiques et notamment les travaux préparatoires à réaliser en période de moindre
- M3.3 – Franchissement de la Vienne impact écologique. Cette optimisation sera présentée sous la forme de mesures de réduction (MR2 et MR3).
- M3.4 – Franchissement du ruisseau des Âges Les optimisations des emprises suivantes ont ainsi pu permettre de limiter les impacts sur deux secteurs à enjeux
particulièrement important :
ME 4 Evitement du Bois de Chênet • Vallon du ruisseau des Ages ;
• Milieux steppiques des carrières de Mazerolles.
ME 5 Evitement des boisements du Bois Ragot
Mesures d'évitement (ME) 1.2.1. ME2.1 - Vallon du ruisseau des Ages
L’évitement d’une partie du boisement et de la zone d’Ourlet thermophile au niveau du ruisseau des Ages, permettant
l’évitement de 1300m² de l’habitat Ourlet forestier thermophile.
1.1. ME1 - Choix des variantes
Six variantes ont été étudiées sur la base de 2 tracés différents : le tracé V2006, présentant un total de 8.7 km et étant
en partie couplé à la ligne LGV ; le tracé VJLGV, long de 8.1 km et étant jumelé au tracé de la LGV. Ces deux tracés
présentent alors trois variantes, soit une proposition de 2x1 voie avec créneau de dépassement, une variante 2x1 voie
avec élargissement 2x2 voies et une dernière en 2x2 voies.
Au sein de ces variantes, la VJLGV en 2x1 voie avec créneau de dépassement a été conservée pour sa meilleur
fonctionnalité, son coût plus bas mais aussi son impact écologique plus limité que les autres variantes. Possédant une
emprise moins large que les potentiels tracés en 2x2 voies, cela permet de limiter l’emprise travaux lié au chantier, et
ainsi l’impact direct sur la zone affiliée aux travaux.
Le bilan de l’analyse multicritère issus de l’étude d’impact de 2017 est présenté ci-après, permettant de synthétiser les
différentes variables prises en compte ainsi que leur niveau, ayant permis la prise de décision quant au choix du tracé
retenu.
L’analyse des variantes peut se retrouver Volet H Chapitre 1 « Etude d'impact du projet relatif à la DUP de 2018 »
partie E5 ou Chapitre I -2.3 de ce présent volet, présentant plus en détail ce travail de choix des variantes.
Zones d’optimisation des emprises chantiers du Ruisseau des Ages. Le trait jaune représente l’emprise
travaux actuelle, le rouge pointillé l’emprise travaux avant optimisation.
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Concernant le Ruisseau des Ages, l’habitat à enjeu qu’est l’Ourlet forestier thermophile sera, pour sa partie impactée,
majoritairement restauré (environ 600 m²). Cette diminution d’emprise permet :
1.3. ME3 - Franchissement des principaux cours d’eau par
• une réduction des impacts sur l’habitats à Azuré du serpolet sous la forme de l’Ourlet forestier thermophile, lui-
même habitat à enjeux ; viaducs
• la diminution d’impact sur les boisements amenant de plus une diminution des dégâts sur la ripisylve, et donc
sur les espèces exploitant les milieux tels les mammifères, amphibiens et l’avifaune. Les principales vallées traversées par le projet sont toutes franchies en viaduc ce qui permet de conserver les fonctions
de ces dernières. Au niveau des principaux cours d’eau, les berges, la ripisylve et le lit mineur sont strictement évités
y compris lors des travaux (restriction des emprises travaux). Leurs piliers seront placés hors de ces milieux pour
1.2.2. ME2.2 – Carrière d’Irribaren permettre un impact minimum. Les mesures suivantes présentes les sensibilités écologiques évitées dans le cadre du
franchissement des différents cours d’eau et justifiant sa nécessité. Les caractéristiques techniques des différents
viaducs peuvent être retrouvé Volet B Chapitre 3.2.2 « Les viaducs » et au Volet E au chapitre V au 1.2.
Les hauteurs maximales des viaducs sont de 12 à 13 m au-dessus de la vallée des Ages, 14 à 16m au-dessus de la
vallée du Goberté et 30 m au-dessus de la vallée de la Vienne.
Elles se réduisent jusqu'à 0 et selon la pente naturelle au raccordement au terrain naturel aux extrémités. En ces
endroits, les viaducs sont équipés de filets pour diriger, orienter les chiroptères et ainsi éviter les collisions avec les
usagers de la route (MR 12)
1.3.1. ME3.1 – Franchissement du ruisseau de Goberté
Le ruisseau de Goberté présente plusieurs enjeux écologiques d’importance. La zone présente une Aulnaie
marécageuse, habitat naturel à enjeu modéré. Concernant la faune, on retrouve la présence du Castor d’Europe,
espèce à enjeu écologique majeur, l’Argus frêle à enjeu majeur, le Chabot qui est une espèce patrimoniale, et enfin la
Bouvière, espèce au statut VU. Cette dernière espèce amène à voir un enjeu supplémentaire vis-à-vis des espèces de
Zones d’optimisation des emprises chantiers au droit de la carrière de Mazerolles. Le trait jaune représente bivalves qu’elle va utiliser pour son cycle biologique, ces espèces potentiellement présentes ayant aussi un statut de
l’emprise travaux actuelle, le rouge pointillé l’emprise travaux avant optimisation. protection et des enjeux écologiques fort. Aucun impact n’est alors occasionné au ruisseau et à la ripisylve et espèces
associées grâce à cette mesure, supprimant l’impact initialement prévu de 1320m², dont 495 m² d’Aulnaie
L’évitement d’une grande partie de la carrière où des stockages de matériaux étaient prévues permet : marécageuse.
• l’évitement d’environ 8 ha d’habitats favorables aux amphibiens, à l’avifaune et aux insectes, possédant un
enjeu majoritairement fort, exemple fait du Crapaud calamite et de l’Alyte accoucheur pour les amphibiens, le Le franchissement par viaduc du ruisseau de Goberté permet :
Guêpier d’Europe et l’Hirondelle de rivage pour l’avifaune, ou encore l’Œdipode soufré pour les insectes ; • le maintien de la transparence écologique des habitats et pour l’ensemble de la faune ;
• une diminution de l’impact sur la zone humide de saulaie pionnière à Salix alba présente au sein des carrières. • l’évitement d’une aulnaie marécageuse méso-eutrophe (enjeu modéré) et de la végétation de nénuphars du
cours d’eau (enjeu faible mais un habitat assez rare dans la région) ;
• l’évitement des boisements et des zones humides rivulaires, constituant des habitats favorables à la présence
1.2.3. ME2.3 – Optimisations complémentaires de la Loutre, de la Musaraigne aquatique et du Campagnol amphibie ;
L’optimisation du tracé de façon général va permettre de limiter l’impact du projet de différentes manières, tel une • l’évitement du cours d’eau (absence de piles dans le lit mineur) et d’atteintes aux habitats d’espèces de
diminution de l’emprise liée au giratoire localisé au niveau de Mauvillant, une modification amenant un évitement des poissons à enjeu patrimonial présentes (Chabot, Bouvière) ;
mares de Fonliasmes et de Johanisberg, la mise en place des bases de vie et chemins d’accès dans des zones ne • la préservation d’un corridor de déplacement des chiroptères (Noctule commune, Noctule de Leisler, Grand
présentant pas de sensibilités notables ainsi que le choix d’implantation des piles des viaducs. Ces choix, de moins murin, Grand rhinolophe, Murin à oreilles échancrées, Barbastelle d’Europe, Petit Rhinolophe, Murin à
grande taille que les parties présentées au sein des ME2.1 et ME2.2, permettent de retenir les solutions techniques les moustaches, Murin de Daubenton, Pipistrelle de Kuhl, Pipistrelle commune) et des grands et petits
moins impactantes possibles sur les habitats naturels et les espèces, tout en tenant compte des contraintes techniques mammifères ;
et organisationnelles du chantier, et ce, de manière générale tout le long de celui-ci. • la préservation de la zone humide.
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Il est prévu sur le schéma des enceintes étanches, mais cela pourra être adapté selon les données géotechniques à
venir (possibilité de terrassements en remplacement). Cette sanctuarisation des bords de ripisylves constituera une
contrainte connue et à considérer par les entreprises de travaux.
1.3.2. ME3.2 – Franchissement du ruisseau du Faiteroux
Le ruisseau de Faiteroux présente un enjeu faunistique fort avec plusieurs espèces d’intérêt. On y retrouve une espèce
d’oiseau à enjeu fort, la Mésange nonette, quatre espèces de mammifères protégés que sont le Campagnol Amphibie
et le Castor d’Europe, possédant tous deux un enjeu majeur, la Crossope aquatique à enjeu fort et la Loutre d’Europe
à enjeu modéré. Ces espèces sont complétées par une Odonate, le Cordulégastre annelé, présentant un enjeu modéré.
On note ici l’importance de la préservation des abords du cours d’eau. Aucun impact n’est alors occasionné au lit du
ruisseau et à la ripisylve grâce à cette mesure, Seulement un passage par pont provisoire enjambera le ruisseau sur
un largeur limitée. La localisation précise de la traversée provisoire du cours d’eau sera définie lors des travaux
conjointement avec un écologue. La largeur de celle-ci n’excédera pas plus de 5 m pour éviter les impacts sur la
ripisylve. Cette limite constituera une contrainte connue et à considérer par les entreprises de travaux.
Le franchissement par viaduc du Faiteroux permet :
• le maintien de la transparence écologique des habitats et pour l’ensemble de la faune du ruisseau en tant que
tel mais également de la vallée de la Vienne dans son ensemble ;
• de préserver le corridor écologique de la vallée de la Vienne ;
• la préservation de la zone humide.
1.3.3. ME3.3 – Franchissement de la Vienne
Le cours d’eau comprend de nombreuses espèces à enjeu. Pour l’avifaune, le Martin pêcheur, espèce patrimoniale à
enjeu fort, est présent dans la zone. Celle-ci joue un rôle de corridor pour de nombreuses espèces de ce groupe, mais
aussi pour les populations de chiroptères, comprenant entre autres le Murin de Daubenton à enjeu majeur et la Sérotine
commune, la Grande Noctule, la Noctule de Leisler, la Pipistrelle de Nathusius, la Pipistrelle commune et le Petit
Rhinolophe, toutes à enjeu fort. Concernant les mammifères, le Campagnol amphibie (enjeu majeur), le Castor
Coupe Pile du viaduc sur le ruisseau de Goberté (ME3.1) d’Europe (enjeu majeur) et la Loutre d’Europe (enjeu modéré) sont aussi présents. La Cordulie à corps fin (enjeu fort),
le Gomphe de Graslin (enjeu fort), le Cordulégastre annelé (enjeu modéré) et le Gomphe semblable (enjeu modéré)
sont présents au sein du milieu. Concernant les espèces piscicoles, la Vienne présente de nombreuses espèces
protégées et à enjeux, nous pourrons mettre en avant la présence de la Bouvière et d’espèces de moules d’eau douce
protégées indispensables à son cycle biologique. Aucun impact n’est alors occasionné au ruisseau et à la ripisylve
grâce à cette mesure, supprimant l’impact initialement prévu se montant à 5510m² d’habitats détruits.
Le franchissement par viaduc de la Vienne permet :
• le maintien de la transparence écologique des habitats et pour l’ensemble de la faune ;
• de préserver ce secteur identifié partiellement au Plan Local d’Urbanisme de Lussac-les-Châteaux en tant que
« secteur à protéger contribuant aux continuités écologiques et à la trame bleue au titre du 4) de l’article R151-
43 du code de l’urbanisme » ;
• la préservation de la zone humide.
Il est prévu sur le schéma des enceintes étanches, mais cela pourra être adapté selon les données géotechniques à
venir (possibilité de terrassements en remplacement). Cette sanctuarisation des bords de ripisylves constituera une
contrainte connue et à considérer par les entreprises de travaux.
ME3.1 sur le Goberté
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1.3.4. ME3.4 – Franchissement du ruisseau des Ages
Le ruisseau des Ages présente une diversité de mammifères à enjeu notable, via la présence du Campagnol amphibie
et du Castor d’Europe, tous deux à enjeu fort, ainsi que les espèces de chiroptères que sont le Murin de Daubenton à
l’enjeu majeur et la Sérotine commune, la Grande Noctule, la Noctule de Leisler, la Noctule commune, la Pipistrelle
commune et le Petit Rhinolophe, toutes à enjeu fort. On a donc un corridor important pour ces espèces. Le milieu
aquatique présente quant à lui le Chabot, espèce à enjeu modéré. Aucun impact n’est alors occasionné au ruisseau et
à la ripisylve grâce à cette mesure, 1870m² d’habitat étant ainsi conservé.
Le franchissement par viaduc du Ruisseau des Ages permet :
• le maintien de la transparence écologique pour l’ensemble de la faune (absence de piles dans le lit mineur) ;
• de préserver ce secteur identifié partiellement au Plan Local d’Urbanisme de Lussac-les-Châteaux en tant que
« secteur à protéger contribuant aux continuités écologiques et à la trame bleue au titre du 4) de l’article R151-
43 du code de l’urbanisme » ;
• l’évitement du cours d’eau et d’atteintes aux habitats d’espèces de poissons à enjeu patrimonial comme le
Chabot ;
• la préservation de la zone humide.
Il est prévu sur le schéma des enceintes étanches, mais cela pourra être adapté selon les données géotechniques à
venir (possibilité de terrassements en remplacement). Cette sanctuarisation des bords de ripisylves constituera une
contrainte connue et à considérer par les entreprises de travaux.
Coupe Pile du viaduc bordant le lit mineur de la Vienne (ME3.3)
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1.4. ME4 - Evitement du Bois de Chênet
Au niveau de la zone du Bois de Chênet, une zone de boisement devait être initialement impactée pour permettre
l’installation d’un bassin de rétention. La zone retenue a été modifiée et se tiendra au niveau de la prairie comprise au
sein du boisement et en lisière du projet, permettant de diminuer l’impact sur la zone et surtout de ne pas impacter le
boisement en lui-même. L’impact sur le boisement initialement prévu est alors évité dans son ensemble, et ce, à hauteur
de 3400 m² d’habitat favorable à l’avifaune et aux chiroptères.
Position initiale du bassin de rétention Position du bassin après optimisation
1.5. ME5 - Evitement des boisements du bois Ragot
Au niveau de la rive gauche de la Vienne, sur la localisation du Bois Ragot, une zone de boisement devait être
initialement impactée pour permettre l’installation d’un bassin de rétention. La zone retenue a été modifiée et se tiendra
au sein d’une zone agricole sans enjeux écologiques en bordure du boisement, permettant de diminuer l’impact sur la
zone et surtout de ne pas impacter le boisement en lui-même. Cette modification permet l’évitement de 3400 m² de
boisement favorable à l’avifaune, aux chiroptères et aux insectes
Position initiale du bassin de rétention Position du bassin après optimisation
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2. MESURES DE REDUCTION
2.1. MR1 : Mesures environnementales génériques en phase
Lorsque des impacts négatifs sur l’environnement n’ont pu être pleinement évités, il convient de réduire les
dégradations restantes par la mise en œuvre de mesures techniques de minimisation dites mesures de réduction. Ces
chantier
mesures de réduction peuvent concerner :
Le tableau suivant présente la mesure de réduction n°1 (MR1), consistant à mettre en place des actions en faveur de
- La phase de chantier (par exemple : adaptation de la période de réalisation des travaux pour réduire les impacts la protection de l’environnement en phase chantier.
sur la reproduction ou l’hibernation de certaines espèces) ;
- L’ouvrage ou le projet lui-même (par exemple : la mise en place de dispositifs de franchissement de route par
la faune, ou encore le choix de réaliser un ouvrage d’art plutôt qu’un remblai). MR1 – Mesures environnementales génériques en phase chantier
Le tableau ci-dessous reprend les différentes mesures de réduction envisagées afin de limiter les impacts du projet sur
le milieu naturel : Espèces
Flore terrestre et aquatique, faune aquatique
cibles
N° Intitulé Autres
MR 1 Mesures environnementales génériques en phase chantier espèces Tous groupes
bénéficiaires
MR 2 Adaptation des périodes de travaux selon le calendrier biologique Objectifs
Préserver les habitats terrestres et aquatiques
recherchés
MR 3 Délimitation des emprises chantier et mise en défens des habitats sensibles
Le chantier sera suivi depuis son démarrage jusqu’à réception des travaux par une équipe
Prise en compte des espèces végétales exotiques envahissantes pendant les travaux et en phase d’écologues, afin de s’assurer de la mise en œuvre de l’ensemble des mesures préconisées.
MR 4 exploitation
Le Maître d’ouvrage s’engage à mettre en œuvre les mesures suivantes sur le chantier :
Mesures favorables au maintien des stations d’espèces végétales patrimoniales :
• Les remblais et déblais seront végétalisés au plus tôt afin de limiter l’entrainement de MES et
MR 5 - MR5-1 : Collecte de graines de Coquelicot argémone et semis (Papaver argemone)
d’éviter le développement d’espèces végétales invasives ;
- MR5-2 : Prélèvement et transplantation de bulbes de Scille à deux feuilles (Scilla bifolia)
• Le réseau d’assainissement provisoire sera réalisé dès le début des terrassements ;
MR 6 Mise en place de barrières à amphibiens en phase chantier à proximité des sites de reproduction • Si possible, les bassins définitifs seront réalisés en tout début de chantier afin d’être intégrés en
complément des bassins provisoires prévus dans le dispositif de gestion des eaux de ruissellement
MR 7 Création de mares temporaires et d’habitats favorables à l’accueil et la reproduction des amphibiens
de chantier ;
• Si nécessaire, les pistes d’accès seront arrosées afin d’éviter la formation de poussières ;
MR 8 Protocole d’abattage spécifique pour les arbres gîtes potentiels à chiroptères
• Les véhicules et engins utilisés respecteront les normes en vigueur (niveau sonore, émission de
MR 9 Mise en valeur écologique des délaissés et dépendances vertes
particules dans l’atmosphère) ;
Restauration des continuités écologiques de l’infrastructure : Description • Maintenance préventive du matériel et des engins.
- MR10-1 : Création d’un passage à grande faune et d’ouvrages hydrauliques mixtes de la mesure
• Diminution des vitesses de circulation des engins.
MR 10
- MR10-2 : Mise en place d’éléments de guidage de la faune
- MR10-3 : Création de mares permanentes De plus, différentes mesures seront mises en œuvre sur les aires de chantier pour réduire les risques
de rejets de matières polluantes hors de ces aires :
Sécurisation du franchissement de l’infrastructure par la faune • Etanchéification des aires de ravitaillement, de lavage et d’entretien des engins et interdiction de
MR 11 - MR11-1 : Pose de clôtures à gibiers tout au long de l’infrastructure tout entretien en dehors ;
- MR11-2 : Pose de grillage à amphibiens sur zones sensibles • Fossés ceinturant les aires de stationnement des engins ;
MR 12 Aménagements anticollisions au niveau des viaducs • Stockage des produits polluants et du matériel sur des aires aménagées à cet effet. Des rétentions,
Création de gites à Effraie des clochers si possible placées sous abri, seront prévues pour le stockage des produits polluants (carburant,
MR 13
Mesures de réduction (MR) huiles neuves et usagées ...) ;
• Le matériel à disposition sur le chantier permettra d’intervenir rapidement et de limiter la diffusion
d’une éventuelle pollution. Les matériaux pollués seront excavés et récupérés avant élimination
via la filière agréée ;
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MR1 – Mesures environnementales génériques en phase chantier MR2 – Adaptation des périodes de travaux selon le calendrier biologique
• Information, voire formation, des personnels de chantier sur les mesures à mettre en œuvre en cas Des défrichements au mois d’août peuvent être envisagés, à condition qu’une expertise ornithologique
de pollution ; soit réalisée en amont sur le site concerné et qu’elle ait démontré l’absence d’enjeux.
Pour les chiroptères, la destruction des boisements doit être impérativement évitée durant les mois de
• Traitement/stockage des eaux usées sanitaires : fosses toutes eaux ou WC chimiques (pompage mai à août.
puis traitement en station d’épuration) ; Pour les arbres gîtes potentiels, l’abattage se fera en septembre/octobre selon le protocole d’abattage
• Collecte et évacuation des déchets du chantier selon les filières agréées. spécifique relatif aux arbres gîtes potentiels (Cf. MR9).
Pour les reptiles, les périodes préférentielles sont l’automne et l’hiver pour éviter un dérangement lors
Le maître d’ouvrage désignera un écologue référent qui aura pour mission de vérifier la bonne mise en des périodes d’activité.
œuvre des mesures et devra sensibiliser le personnel de chantier à la prise en compte de Ainsi, les opérations de défrichement seront à privilégier sur la période allant de début septembre et fin
l’environnement et de la biodiversité. octobre (période évitant les principaux enjeux).
En l’absence d’arbres gîtes potentiels pour les chauves-souris et d’enjeux liés au Hérisson d’Europe, les
Un engagement est de plus pris quant à la mise en place d’un « Etat avant travaux », engagé entre défrichements peuvent être réalisés de septembre à février.
Octobre et Mars 2022/2023, pour mettre à jour les connaissances sur les frayères du Goberté et des Pour les amphibiens, la destruction de mare se fera préférentiellement hors de la période d’occupation
Ages à proximité du projet avant le début des travaux. En cas de présence avérée, une surveillance de celle-ci (période de sortie d’hivernage à période de reproduction) pour limiter l’impact sur les individus.
renforcée des pollutions chantier et des colmatages des frayères sera mise en place.
Localisation Ensemble des zones de travaux, zones de stockages, bases vie, etc.. Groupes concernés J F M A M J J A S O N D
Chiroptères (gîtes potentiels pour
Suivi Suivi des travaux par un écologue colonies)
Un plan de respect de l’environnement devra être mis en œuvre (PRE) par l’entreprise en charge des Entomofaune (risque de mortalité de
travaux. Ce plan détaillera les enjeux et les impacts, ainsi que les moyens mis en œuvre concrètement papillons au stade larvaire)
Gestion
par l’entreprise pour atteindre les objectifs fixés conformément aux exigences de la réglementation et
Entomofaune – Avifaune (Azuré du
aux engagements pris par le Maître d’ouvrage
serpolet, Pie-grièche écorcheur,
Partenaires
Suivi du chantier : Bureau d’études spécialisé (MOE, environnement) Alouette lulu)
potentiels
Présence d’un écologue pour le suivi du chantier : 10 000 € / année de travaux Oiseaux du cortège des milieux
Coût
Mesures environnementales génériques : Intégrées au projet cultivées et herbacées (Œdicnème
criard, Vanneau huppé)
Amphibiens (comblement de mares)
2.2. MR2 : Adaptation des périodes de travaux selon le Reptiles
calendrier biologique
Période d’intervention proscrite
Le tableau suivant présente la mesure de réduction n°2 (MR2), consistant à adapter la période de certains travaux face
aux contraintes du calendrier biologique. Période d’intervention à éviter
Période d’intervention à favoriser
MR2 – Adaptation des périodes de travaux selon le calendrier biologique
Périodes de travaux à privilégier par groupe d’espèces
Espèces
Oiseaux, Chiroptères, Amphibiens et Reptiles
cibles Il est à noter que des mesures préventives seront mises en œuvre si la période de réalisation des
Autres travaux ne peut être intégralement comprise dans la période identifiée comme favorable.
espèces
Tous groupes
bénéfici Localisa
aires Ensemble des secteurs naturels sensibles au sein des emprises travaux.
tion
Objectif
s Suivi Suivi des travaux par un écologue
Préserver les individus notamment d’espèces sensibles en phase chantier
recherc Gestion -
hés
Partenai
Descript Travaux préparatoires (libérations d’emprises, défrichements) :
res
ion de la Pour les oiseaux, les défrichements doivent être réalisés en dehors de la période de reproduction : les Suivi du chantier : Bureau d’études spécialisé (écologues)
potentie
mesure mois de mars à juillet doivent donc être impérativement évités.
ls
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MR2 – Adaptation des périodes de travaux selon le calendrier biologique MR3 – Délimitation des emprises chantier et mise en défens des habitats sensibles
Coût Intégré au projet Le responsable environnement de l’entreprise travaux s’assurera de la bonne tenue des
clôtures de mise en défens pendant toute la durée des travaux.
2.3. MR3 : Délimitation des emprises chantier et mise en défens
des habitats sensibles
Le tableau suivant présente la mesure de réduction n°3 (MR3) consistant à réaliser un suivi du chantier par une équipe
d’écologues, limiter les emprises chantier au strict nécessaire, ainsi que repérer et baliser les secteurs sensibles situés
à proximité immédiate des travaux.
MR3 – Délimitation des emprises chantier et mise en défens des habitats sensibles
Clôture de mise en défens doublée d’une
Mise en défens
clôture amphibiens
Espèces cibles Flore, Amphibiens, Oiseaux, Mammifères
Autres espèces
Tous groupes Des panneaux de sensibilisation lisible de l’extérieur de la zone mise en défens sera planté de
bénéficiaires
manière à alerter le personnel de chantier. La mention suivante : « ZONE SENSIBLE (NE PAS
Objectifs PENETRER) » y sera apportée sur un format minimal A4 (21 x 29,7), avec une police minimale
Préserver les habitats d’espèces patrimoniales situés à proximité immédiate du chantier
recherchés de taille 82 soit 3 cm minimum.
La d’élimination des emprises chantier et la mise en défens des habitats sensibles lors des Le support sera résistant et imperméable et assurera une pérennité jusqu’à la fin des travaux
travaux vies à préserver les haies, lisières, mares permanentes et autres habitats d’intérêt pour d’archéologie préventive. Il sera fixé sur un piquet bois ou métal d’un minimum de 1 m sous
la faune et la flore. panneau. Il sera solidement fiché dans le sol de manière à résister au vent.
Les accès au chantier, les zones de stockage des matériaux polluants et le remisage des engins
de chantier seront implantés hors des sites sensibles où les espèces patrimoniales sont
présentes.
Les pistes d’accès seront localisées de manière à éviter les espèces patrimoniales et seront
définies précisément afin de limiter la divagation des engins.
Les provenances des matériaux autres que celles définies par le paragraphe ci-dessous devront
être soumises à l’agrément du Maître d’œuvre en temps utile, pour respecter le délai d’exécution
Description de la contractuel et au maximum dans un délai de dix (10) jours ouvrables à compter de la notification
mesure du marché.
La clôture sera constituée d’un grillage avertisseur de couleur orange en matière plastique non
dégradable et d’une largeur minimum de 100 cm.
La clôture sera fixée sur des piquets bois préférentiellement de 1,30 mètre de hauteur au
minimum, fichés solidement dans le sol sur 30 centimètres au moins et espacés de 2 mètres.
Si ces piquets sont de nature métallique, ces derniers seront coiffés d’un capuchon protecteur.
La clôture sera rigidifiée en tête à l’aide d’un fil métallique tendu entre les piquets et relié à ces
derniers à l’aide de ligatures en fil de fer au minimum tous les 1 mètre. Des ligatures seront
également positionnées en pied de clôture au niveau de la base des piquets.
La clôture sera maintenue en place et entretenue jusqu’à la fin des travaux. Exemple de panneau de sensibilisation
Localisation Zones sensibles identifiées et zones humides réglementaires
Suivi Suivi des travaux par un écologue
Un plan de respect de l’environnement devra être mis en œuvre (PRE) par l’entreprise en
Gestion
charge des travaux. Ce plan détaillera les enjeux et les impacts, ainsi que les moyens mis en
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MR3 – Délimitation des emprises chantier et mise en défens des habitats sensibles MR4 – Prise en compte des espèces végétales exotiques envahissantes
œuvre concrètement par l’entreprise pour atteindre les objectifs fixés conformément aux Concernant plus particulièrement les espèces ligneuses invasives (Ailante glanduleux,
exigences de la réglementation et aux engagements pris par le Maître d’ouvrage Robinier faux-acacia), ces dernières seront dessouchées et broyées (outil type rogneuse
Partenaires de souche pour détruire la souche). Les copeaux seront réutilisés pour réaliser un paillage
Suivi du chantier : Bureau d’études spécialisé (écologues) in-situ.
potentiels
Coût Mise en défens (8 500 ml) et panneaux : 75 000 € En cas de stockage temporaire des déchets verts avant destruction en dehors de l’emprise
du chantier, le lieu de stockage devra être défini préalablement avec l’environnementaliste
en charge du suivi du chantier. Les filières d’élimination retenues pour ces espèces :
• export vers une filière d’incinération (après broyage sur place),
• export vers une filière de compostage (après broyage sur place).
2.4. MR4 : Prise en compte des espèces végétales exotiques
Protocole ligneux (Robinier faux-acacia, Ailante, Arbre à papillons…) :
envahissantes pendant les travaux et en phase exploitation Le développement de cette invasive doit être surveillé pendant la durée du chantier. Avant
la mise en place de la terre végétale et l’ensemencement, la procédure suivante doit être
Le tableau suivant présente la mesure de réduction n°4 (MR4) consistant à tenir compte des contraintes liées aux respectée :
Espèces Végétales Exotiques Envahissantes (EVEE) sur la zone d’étude. • coupe avec arrachage et broyage des souches (ou évacuation vers filière adaptée
pour incinération),
MR4 – Prise en compte des espèces végétales exotiques envahissantes • afin de limiter le développement de l’espèce, un ensemencement sera réalisé (cf.
chapitre ci-après),
• arrachage manuel des jeunes plantules (mis en incinération).
Espèces cibles Flore
Cette procédure doit être menée avec l’avancement du chantier.
Autres espèces
-
bénéficiaires B – Remise en état des surfaces traitées
Objectifs Éviter la dissémination et la prolifération d’espèces végétales exotiques envahissantes le
recherchés long de l’infrastructure pendant les travaux ainsi que la phase d’exploitation Les surfaces traitées seront ensemencées avec un mélange grainier adapté, à raison de
A – Traitement des espèces invasives 30 g de mélange / m².
Cet ensemencement a pour objectif de limiter le développement d’espèces invasives.
Sont définies comme espèces invasives, les espèces inscrites à la Liste des plantes La composition souhaitée pour le mélange est indiquée dans le tableau ci-après.
invasives en Poitou-Charentes – Poitou-Charentes Nature 2011.
L’entreprise marquera les stations d’espèces végétales invasives en présence de Espèces végétales à privilégier pour l'ensemencement des surfaces terrassées et talus
l’écologue référent au démarrage des travaux, sur les zones de travaux, de stockage, Nom français Nom latin Proportion massique
d’implantation de base vie… de chaque espèce
Les éventuelles espèces invasives seront supprimées et la surveillance des stations et le
traitement si nécessaire seront réalisés par l'Entreprise. L’entreprise soumettra au visa du Achillée millefeuille Achillea millefolium 3%
Maître d’œuvre la procédure d’élimination en fonction des espèces rencontrées.
L’Entreprise veillera à ne pas favoriser la dissémination de ces espèces (nettoyage Agrostide Agrostis capillaris 3%
minutieux du matériel de coupe, brulage des résidus, les végétaux comprenant des
Description de Fromental* Arrhenatherum 7%
espèces invasives ne seront pas compostés). Si un herbicide est utilisé, l’application sera
la mesure elatius
réalisée très localement et de manière soignée dans le respect des doses prescrites et
dans des conditions climatiques favorables. L’utilisation de méthodes alternatives est Dactyle vulgaire* Dactylis glomerata 7%
toutefois fortement conseillée.
Des mesures seront mises en œuvre lors du transfert des déchets verts : Fétuque des roseaux Festuca arundinacea 15 %
• transport en bennes étanches bâchées,
• avant départ du chantier, contrôle et élimination des fragments dépassant des Fétuque rouge Festuca rubra 10 %
bennes et sur les engins,
Houlque laineuse Holcus lanatus 10 %
• nettoyage des outils et équipements ayant été au contact des plantes (godets,
griffes de pelleteuses, broyeurs, débroussailleuses, outils manuels, bottes). Les équipes
Ray-grass* Lolium perenne 10 %
de chantier seront équipées du matériel de nettoyage nécessaire (par exemple
génératrice portable, pompe à eau portable, nettoyeur haute pression portable).
Lotier corniculé* Lotus corniculatus 3%
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MR4 – Prise en compte des espèces végétales exotiques envahissantes MR5 – Mesures favorables au maintien des stations d’espèces végétales patrimoniales
Fléole des prés Phleum pratensis 3%
Autres espèces
-
bénéficiaires
Plantin lancéolé Plantago lanceolata 5%
Objectifs
Pâturin des prés Poa pratensis 4% Conserver les stations d’espèces végétales patrimoniales impactées par le tracé du projet
recherchés
Ces mesures sont à mettre en place en amont du commencement des travaux. La
Pâturin commun Poa trivialis 4% conservation des graines et bulbes recueillis sera effectuée par le conservatoire
botanique le plus proche après établissement d’une convention.
Trèfle rampant* Trifolium repens 3%
MR5-1 : Coquelicot argémone (Papaver argemone)
Brome dressé Bromus erectus 5%
Protocole :
Fétuque des prés Festuca pratensis 8%
- Repérage de la station par un écologue et récolte des graines en période de
fructification (mai / août) l’année précédant les travaux, puis conservation ex-situ
La composition du mélange grainiers est donnée à titre indicatif et pourra être adaptée en dans un lieu sec, frais et obscur, de préférence à basse température (environ
fonction des disponibilités du fournisseur. La collecte de fleur de foin ou un rapprochement
10/15°c).
avec des organismes locaux, tel que Pictagraine, outil encourageant la préservation et la
création de prairies naturelles par la réimplantation de plantes garanties 100% locales, - Compte tenu de la variabilité dans les dates de montée en graine de l’espèce,
sera privilégié. plusieurs passages seront prévus pour récolter un maximum de graines.
En tout état de cause, la composition et le détail des mélanges grainiers devront être
- Les graines seront ensuite semées sur un site de réception au niveau du site
validé par le Maître d’œuvre. La plus grande attention devra être portée sur l’origine des
graines. Les semences devront être issues de pépinières locales. Les cultivars et variétés compensatoire « Les Carrières ». La nature des sols sablo-calcaire est
hybrides sont proscrits. particulièrement propice aux messicoles. En vue des travaux présents au sein de
L’ensemencement sera réalisé sur un support propre, nivelé et exempt de mauvaises la zone, les graines seront préférentiellement semées lors des entretiens des sols
herbes et de pierres et à l’aide des moyens mécaniques et manuels adapté.
par scarification et griffage. L’entretien et la gestion se fera naturellement,
Localisation Ensemble des zones de travaux
notamment par le grattage par les lapins. En outre, la concurrence végétale est
Suivi des travaux par un écologue Description de
la mesure faible sur ces milieux.
Suivi Suivi après travaux : Suivi des habitats restaurés de la flore et des zones humides
(végétation) (MS1)
En phase exploitation, une attention particulière sera portée sur les EVEE au sein des
Gestion
emprises et leur développement sera limité mécaniquement (arrachage, fauche, etc.)
Partenaires
Suivi du chantier : Bureau d’études spécialisé
potentiels
Coût Traitement des espèces invasives sur le chantier : 40 000 €
2.5. MR5 : Mesures favorables au maintien des stations
d’espèces végétales patrimoniales
Le tableau suivant présente la mesure de réduction n°5 (MR5) consistant à mettre en œuvre des déplacements de
stations d’espèces patrimoniales impactées par le projet.
MR5 – Mesures favorables au maintien des stations d’espèces végétales patrimoniales
Carte de localisation des plants de Coquelicot argémone (Car) (« Bois de Chênet »)
Espèces cibles Coquelicot argémone (Papaver argemone) et Scille à deux feuilles (Scilla bifolia)
MR5-2 : Scille à deux feuilles (Scilla bifolia)
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MR5 – Mesures favorables au maintien des stations d’espèces végétales patrimoniales
La station de Scille à deux feuilles est présente au sein du boisement de la Rive droite de
la Vienne. L’impact directe de se boisement par le projet amène une nécessité de
2.6. MR6 : Mise en place de barrières à amphibiens en phase
récupérer les pieds de l’espèces présents dans la zone. chantier, à proximité du site de reproduction
Protocole : Le tableau suivant présente la mesure de réduction n°6 (MR6) consistant à mettre en place des barrières à amphibiens
- Repérage et balisage de la station par un écologue, l’année précédant les travaux le long des travaux situés non loin du site de reproduction des amphibiens.
durant la période de floraison (mars / mai) ;
- Récupération des bulbes hors de la période de floraison et conservation ex-situ ; MR6 – Mise en place de barrières à amphibiens en phase chantier, à proximité du site de
reproduction
- Préparation de la zone d’accueil via débroussaillage (si nécessaire) et griffage
des sols de façon localisée. Les bulbes seront replantés dans le boisement de Espèces cibles Amphibiens
pente, au sein du Vallon de Chantegros.
Autres espèces
-
bénéficiaires
Objectifs Protéger les amphibiens à proximité du site de reproduction (mares de l’A19) lors des
recherchés migrations pré et postnuptiales durant la période des travaux
Les clôtures amphibiens seront composées d’un grillage métallique à petite section (type
grillage à poule par exemple), présentant une hauteur hors sol de 50 à 60 cm et un
maillage de 6,3 mm x 6,3 mm environ.
Ce grillage sera enterré sur 20 à 30 cm, puis replié à 90° sur la partie supérieure vers
l’extérieur de façon à former un bas-volet sur 10 centimètres pour empêcher le passage
des espèces grimpantes garantissant une hauteur minimale de protection de 50 à 60 cm
au-dessus du terrain naturel.
Le grillage sera maintenu sur des poteaux en bois de type « piquet de chantier » de 80
cm de hauteur de section 5 cm x 5 cm minimum, fichés solidement dans le sol sur 20
centimètres au minimum et espacés tous les 1,5 mètre.
À chaque extrémité ou interruptions de clôture, un retour en « U » d’un minimum de 1
mètre par 1 mètre sera façonné pour inciter les individus à faire demi-tour.
Localisation de la station de Scille à deux feuilles (Sdf) (« Rive droite de la Vienne »)
La clôture sera maintenue en place et entretenue jusqu’à la fin des travaux.
Description de
Ces deux mesures restent expérimentales, les transplantations de plantes étant la mesure
généralement à prendre au cas par cas, d’où un choix de zone précise de transplantation
correspondant au mieux aux besoin de l’espèces déplacée. Ce genre de mesure reste
tout de même couramment utilisé lorsque des espèces végétales d’intérêt sont impactées
par des travaux, les résultats obtenus étant alors concluants.
Plateau agricole de Chênet à l’entrée ouest du projet (Coquelicot argémone) et rive droite
Localisation
de la Vienne (Scille à deux feuilles)
Suivi Suivi des stations végétales transplantées (MS1).
Gestion -
Retour en « U » à une extrémité
Partenaires Repérage préalable des stations et suivi du chantier :
potentiels Bureau d’études spécialisé (écologue)
Intervention écologue :
- MR 5-1 Collecte de graines de Coquelicot argémone et semis : 10 000 €
- MR 5-2 Prélèvement et transplantation de bulbes de Scille à deux feuilles : 10 000
Coût €
Préparation des sols :
- MR 5-1 : Couplée aux travaux du site « Les Carrières »
- MR 5-2 : Débroussaillage et griffage localisé : 15 000 €
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MR6 – Mise en place de barrières à amphibiens en phase chantier, à proximité du site de MR6 – Mise en place de barrières à amphibiens en phase chantier, à proximité du site de
reproduction reproduction
Clôture à amphibiens
A proximité directe des mares et au niveau des lisières forestières associées (Bois de
Localisation
Chênet, plateau de Johanisberg, carrières)
Suivi Vérification régulière du bon état du dispositif pendant toute la durée du chantier
Gestion -
Partenaires
Des échappatoires orientées vers l’extérieur des emprises seront mises en œuvre pour Suivi du chantier : Bureau d’études spécialisé (écologue)
potentiels
permettre aux individus de sortir de la zone chantier ; il s’agit d’un « tremplin » constitué
intégralement en bois de première qualité et recouvert de terre végétale. On veillera à ce Mise en place clôtures à amphibiens (6 500 ml) avec échappatoires et panneaux : 130
Coût
que la clôture amphibien soit plaquée de façon permanente à l’échappatoire, empêchant 000 €
toute intrusion par l’extérieur.
Leur localisation précise est soumise à validation du Maitre d’œuvre.
2.7. MR7 : Création de mares temporaires et d’habitats
favorables à l’accueil et la reproduction des amphibiens
Le tableau suivant présente la mesure de réduction n°7 (MR7) consistant à réaliser des mares et des habitats terrestres
destinées à l’accueil des amphibiens.
MR7 – Création de mares temporaires et d’habitats favorables à l’accueil et la reproduction des
amphibiens
Espèces cibles Amphibiens
Autres espèces
Tous groupes
bénéficiaires
Dispositif d’échappatoire avec la clôture amphibiens plaquée
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MR7 – Création de mares temporaires et d’habitats favorables à l’accueil et la reproduction des MR7 – Création de mares temporaires et d’habitats favorables à l’accueil et la reproduction des
amphibiens amphibiens
Disposer d’un habitat favorable aux amphibiens avant la destruction effectuée lors des
Objectifs
travaux, ainsi que multiplier les sites potentiels de reproduction des amphibiens sur la
recherchés
zone d’étude.
Il s’agit dans cette mesure de créer 6 mares présentant des variations annuelles de niveau
d’eau alternant périodes d’assec et périodes en eau durant la période de reproduction.
Les conditions permettant la reproduction et l’accomplissement du stade larvaire des
amphibiens (d’avril à août) seront mise en place tout en limitant les possibilités de
colonisation par les indésirables. Ces mares seront mises en place dans le cadre du site
compensatoire « Les Carrières ». Mares temporaires en réseau et étanchéification à l’argile.
Principe d’aménagement Principe d’encensement
- Créer des mares de 0,5 à 25 m² en variant les paramètres de surface, profondeur L’ensemencement avec un mélange grainier adapté permettra de limiter le
(de 10 à 60 cm) et exposition afin d’optimiser le taux de succès de reproduction, développement d’espèces rudérales ou invasives et de favoriser à moyen termes le
pour une surface totale en eau de minimum 100 m² ; développement d’espèces végétales spontanées caractéristiques des milieux mésophiles
- Choisir des lieux ensoleillés où l’eau se réchauffera vite afin de permettre aux et mésohygrophiles (milieux plus humides).
larves de se développer rapidement ; La plus grande attention devra être portée sur l’origine des graines. La méthode
- Aménager des berges en pentes douces et créer des rives les plus irrégulières d’ensemencement et le mélange grainier devront être validés par l’ingénieur écologue.
possibles ;
- Aménager des zones surcreusées à 1 m (refuge en cas d’asséchement précoce). Il sera fait le choix de procéder à un ensemencement léger de l’aménagement afin d’offrir
- Etanchéification par mise en place d’une couche d’argile d’environ 40 cm, en 2 une couverture au sol visant à empêcher le développement d’espèces végétales rudérales
couches lissées dans des directions différentes, ou déstructuration par et optimiser la fonctionnalité de la mare compensatoire.
tassement. Le semis sera effectué en début de printemps de manière à ce que les espèces rudérales
pionnières voire invasives et envahissantes ne rentrent pas en compétitivité avec les
espèces prairiales semées.
Description de
la mesure Création d’hibernaculum
La mise en place d’hibernaculum garantira des abris et gîtes de substitution permanents
en milieu ouvert ou fermé reproduisant l’habitat traditionnel des amphibiens. La mise en
œuvre concerne le décaissement d’½ m3 de terre une profondeur de 50 cm et une surface
de 1 m². Ces dépressions seront ensuite comblées et recouverte (+30 cm par rapport au
TN) d’un amalgame de terre végétale décaissées, de branchages et de blocs (50-150
mm). Ce mélange assez lâche fournissant de nombreuses anfractuosités offrira des
caches potentielles pour les amphibiens en période de reproduction mais aussi lors de la
migration des jeunes vers leur site d’hivernage.
Exemple d’hibernaculum
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MR7 – Création de mares temporaires et d’habitats favorables à l’accueil et la reproduction des
MR8 – Protocole d’abattage spécifique pour les arbres gîtes potentiels à chiroptères
amphibiens
Cette mesure sera accompagnée de la création d’andains définitifs ou de pierriers sur des - L’arbre sera stocké sur place pendant 48 h, cavités orientées vers le haut afin de laisser
sites favorables (ensoleillement, abris de dissimulation, présence d’espaces dénudés), de potentiels individus présents en son sein en sortir, celui-ci étant ensuite débité et
tas de bois et de branches recouverts de terre végétale, bois mort au sol, trous dans le évacué.
sol…
Ils seront localisés en bordure ou à l’intérieur des haies et boisement existants ou à créer. L’abattage sera réalisé en dehors de la période de mise bas et d’élevage des jeunes et
en dehors de la période d’hibernation. Ainsi, la période d’abattage favorable s’étend sur
les mois de septembre et octobre.
Localisation Voir carte : Localisation des mesures en phase d'exploitation (1/3)
Suivi Suivi des amphibiens (MS2)
Un plan de gestion sera élaboré pour planifier les travaux initiaux et les opérations
Gestion
d’entretien (Cf. MA1).
Partenaires Conception : Bureau d’études spécialisé (paysagiste, écologue)
potentiels Suivi du chantier : Bureau d’études spécialisé (écologue)
Création de mares temporaires (6) : 30 000 €
Coût
Création d’habitats terrestres (3x6) : 10 000 €
2.8. MR8 : Protocole d’abattage spécifique pour les arbres gîtes
potentiels à chiroptères
Le tableau suivant présente la mesure de réduction n°8 (MR8) consistant à mettre en œuvre des mesures générales
de chantier en faveur des chiroptères, ainsi qu’un protocole d’abattage spécifique pour les arbres présentant un
potentiel de gîte à chiroptères.
MR8 – Protocole d’abattage spécifique pour les arbres gîtes potentiels à chiroptères
Espèces cibles Chiroptères
Chocs successifs sur l’arbre, coupe et accompagnement de l’arbre dans sa chute
Autres espèces pour une expertise chiroptérologique au sol
-
bénéficiaires
Localisation Ensemble de l’emprise travaux incluant des arbres gîtes potentiels
Objectifs Éviter la destruction d’individus en repos au sein des cavités arboricoles lors de l’abattage
recherchés des arbres gîte potentiels durant les travaux
Suivi Suivi des travaux d’abattage des arbres gîte potentiels par un chiroptérologue
L’ensemble des arbres présentant des potentialités d’accueil pour les chauves-souris
feront l’objet d’un marquage préalable par l’écologue référent.
Gestion -
En cas de cavités occupées par des chiroptères ou de fortes présomptions ne pouvant
être levées, l’entreprise procèdera à l’abattage en dehors de la période de mise bas et Partenaires
Suivi du chantier : Bureau d’études spécialisé (écologue)
d’élevage des jeunes et en dehors de la période d’hibernation. potentiels
Ainsi, la période d’abattage favorable s’étendra sur les mois de Septembre et Octobre Coût Intervention écologue / chiroptérologue : 1 200 €
(jeunes émancipés, période de migration vers les sites de swarming et d’hivernation).
Description de
L’abattage des arbres sera réalisé selon le protocole spécifique détaillé ci-après :
la mesure
- L’arbre sera choqué avant toute action d’abattage à l’aide d’une pince mécanique pour
effaroucher tout individu potentiel ;
2.9. MR9 : Mise en valeur écologique des délaissés et
- Abattage de l’arbre par tronçonnage à la base ou à l’aide d’une pince mécanique avec dépendances vertes
coupe à la base (matériel forestier) sans élaguer l’arbre afin que les branches ralentissent Le tableau suivant présente la mesure de réduction n°9 (MR9) consistant à valoriser et gérer écologiquement
la chute lors de l’abattage ; l’ensemble des délaissés et dépendances vertes de l’infrastructure.
- L’arbre sera par ailleurs élingué pour être ralenti dans sa chute à l’aide d’un engin de
chantier ;
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MR9 – Mise en valeur écologique des délaissés et dépendances vertes MR9 – Mise en valeur écologique des délaissés et dépendances vertes
les oiseaux et les chiroptères venant s’alimenter le long de ces arbres, soit
Espèces cibles Flore, oiseaux, insectes, reptiles
principalement au niveau des bassin de rétention dans le cas présent.
Autres espèces • Les essences implantées devront être certifiées d’origine locale et toute espèce
Petits mammifères
bénéficiaires exogène sera proscrite. La filière « Végétal local » sera privilégiée. Les espèces
Profiter de la création de délaissés et dépendances vertes pour favoriser l’insertion de végétales suivantes sont envisageables (liste non exhaustive) :
Objectifs
l’infrastructure dans son environnement naturel et aménager des milieux favorables à la
recherchés
biodiversité Strate arborescente Strate arbustive
Afin de valoriser écologiquement les accotements, bermes, déblais-remblais et délaissés, Alisier torminal (Sorbus torminalis) Aubépine (Crataegus monogyna)
la conception a été établie conjointement entre le paysagiste et l’écologue, notamment Aulne glutineux (Alnus glutinosa) Bourdaine (Frangula alnus)
concernant la localisation dans l’environnement des éléments structurants (arbres, haies), Bouleau verruqueux (Betula pendula) Cornouiller sanguin (Cornus sanguinea)
le type de structure végétale (strates) et le choix des espèces. Charme (Carpinus betulus) Fusain d’Europe (Euonymus europaeus)
Chêne sessile (Quercus petraea) Nerprun purgatif (Rhamnus cathartica)
Chêne pédonculé (Quercus robur) Noisetier (Corylus avellana)
Ensemencement des bernes et talus
Erable champêtre (Acer campestre) Prunellier (Prunus spinosa)
Les accotements de talus ainsi que toutes les zones à réensemencer feront l’objet d’un Frêne commun (Fraxinus excelsior) Rosier des chiens (Rosa canina)
protocole spécifique portant le label local. Hêtre (Fagus sylvatica) Saule cendré (Salix cinerea)
Merisier (Prunus avium) Saule marsault (Salix caprea)
La collecte de fleur de foin ou un rapprochement avec des organismes locaux, tel que
Orme champêtre (Ulmus minor) Saule roux (Salix atrocinerea)
Pictagraine, outil encourageant la préservation et la création de prairies naturelles par la Peuplier tremble (Populus tremula) Sureau noir (Sambucus nigra)
réimplantation de plantes garanties 100% locales, sera privilégié Poirier commun (Pyrus communis) Troène commun (Ligustrum vulgare)
Pommier sauvage (Malus sylvestris)
Dans les emprises proches des voies de circulation (généralement jusqu’à 5 m minimum
de la chaussée) : Dans tous les cas et sur l’ensemble des aménagements paysagers prévus, l’apport de
terre végétale exogène sera proscrit afin de limiter le risque d’introduction d’espèces
• Les bermes et talus seront ensemencés avec des mélanges grainiers adaptés à
invasives.
l’exposition des talus et aux conditions édaphiques et seront exclusivement L’entretien de l’ensemble de ces espaces sera exclusivement mécanique. Aucun produit
constitués d’espèces autochtones ; phytosanitaire ne sera utilisé.
Le développement des espèces végétales exotiques envahissantes fera l’objet d’une
• La gestion de cette végétation herbacée permettra de limiter le potentiel de surveillance, particulièrement le Robinier faux acacia, déjà très présent sur l’aire d’étude
Description de
la mesure collision avec la faune en maintenant la strate herbacée haute le plus longtemps et dont le développement devra être maîtrisé.
Les milieux herbeux sur bermes et talus seront entretenus par fauche rase annuelle, afin
possible au cours de l’année (au-delà de la fauche de sécurité). En effet, une
de favoriser le maintien de la strate herbacée et empêcher l’apparition des ligneux sur ces
végétation basse favoriserait la chasse des rapaces (capture de secteurs destinés à demeurer ouverts.
micromammifères) et une végétation buissonnante favoriserait la nidification des
Insertion paysagère par plantation de haies et bosquets
passereaux.
A – Plantation de haies
Dans les emprises éloignées : Ces haies seront composées d’espèces arborescentes et arbustives. Deux types de
• L’aménagement des limites de l’emprise contribuera à maintenir une zone tampon plants seront utilisés :
de protection. Ainsi, dans la mesure du possible, une végétation arbustive sera - baliveau : jeune arbre, non ébranché âgé de 2 à 3 ans ;
implantée le long de l’infrastructure, à environ 20 m des voies de circulation - scion : jeune sujet âgé de 1 à 2 ans.
lourdes, afin de guider la faune (oiseaux, petits mammifères) longitudinalement. Trois mélanges d’espèces seront ainsi utilisés. L’entreprise devra impérativement
Une haie arbustive d’environ 5 m de large sur 4,5 m de hauteur est en mesure de répondre sur les compositions et les proportions suivantes, sans possibilité de variante,
sauf accord écrit du Maître d’Œuvre. Un paillis sera étendu au pieds des plants avec un
contribuer à l’effet d’écran et de guidage recherché en zone de plaine.
minimum de 30 cm d’épaisseur.
• Les plantations d’arbres de haut jet seront réservées aux zones d’emprises les
plus éloignées de l’infrastructure (> 20 m des voies de circulation), lorsque la
largeur d’emprise disponible le permet, afin de limiter les risques de collision avec
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MR9 – Mise en valeur écologique des délaissés et dépendances vertes MR9 – Mise en valeur écologique des délaissés et dépendances vertes
Fusain d’Europe Euonymus europaeus 10%
Concernent la plantation de ripisylve, à l’interface entre les cours d’eau et les milieux
terrestres, sa reconstitution conduit ainsi à la connexion latérale entre le cours d’eau et
ses berges, entre l’amont et l’aval du cours d’eau, avec les composantes de la trame verte
et bleue puis entre l’eau et les matériaux du fond du cours d’eau.
Le mélange d’espèces composant les ripisylves sera planté sur les linéaires prévus pour
Principe de structuration d’une haie l’implantation des « ripisylves », selon la composition suivante :
Baliveau 125/150 Scions
Nom français Nom latin Proportion
Arbres de taille moyenne : 20 %
Prunellier Prunus spinosa 10%
10 % Meriser (Prunus avium)
5 % Pommier sauvage (Malus sylvestris) Sureau noir Sambucus nigra 20%
Arbres de grande taille
5 % Alisier torminal (Sorbus torminalis)
40 % Chêne pédonculé (Quercus robur) Fusain d'Europe Euonymus europaeus 10%
Arbustes : 80 %
40 % Erable champêtre (Acer
20 % Charme (Carpinus betulus) Aubépine monogyne Crataegus monogyna 10%
campestre)
20 % Noisetier (Coryllus avellana)
20 % Érable sycomore (Acer
10 % Prunellier (Prunus spinosa) Cornouiller sanguin Cornus sanguinea 10%
pseudoplatanus
10 % Troène (Ligustrum vulgare)
Saule roux Salix atrocinerea 20 %
10 % Cornouiller sanguin (Cornus
sanguinea) Saule cendré Salix cinerea 20 %
10 % Sureau noir (Sambucus nigra)
Les plants seront espacés de 1,5 m, avec la présence d’un Baliveau tous les 10 et un
paillis sera étendu au pieds des plants sur un minimum de 30 cm d’épaisseur.
B – Restauration de lisières de boisements Localisation L’ensemble des délaissés et dépendances vertes de l’infrastructure
Suivi de l’avifaune – MS4
De manière générale, les boisements seront défrichés à une distance minimum de 20 m Suivi
Suivi des chiroptères – MS6
de la bande de roulement pour créer un effet de dissuasion pour les chiroptères. Au droit
Un plan d’entretien sera élaboré, afin de tenir compte des sensibilités écologiques de
des viaducs, cette distance sera accrue, avec une zone de défrichement de 30 m par Gestion
chaque site situé à proximité immédiate de l’infrastructure
rapport à la plateforme, de manière à créer une zone d’évitement. Des travaux consistant
Partenaires
alors en la création et la restauration des lisières structurées en interface entre les zones Conception : Bureau d’études spécialisé (paysagiste, écologue)
potentiels
défrichées et les massifs boisés seront nécessaires. Ces lisières freineront la croissance
Ensemencement de bernes et talus (38 ha) : 760 000 €
des arbres de grande taille, limiteront les dégâts à l’intérieur du boisement occasionnés
Renforcement des lisières de boisements (3 600 ml) : 144 000 €
par le vent et viendront diversifier les habitats pour la biodiversité. Le bois mort, des Coût
Reconstitution de la ripisylve (900 ml) : 31 500 €
souches et branchages issus des travaux de défrichement seront disposés au sein de ces
Plantation de haies : (8 700 ml) : 304 500 €
lisières, permettant d’améliorer la reconquête du milieu par de nombreuses espèces.
Les espèces préconisées seront de nature arbustives et densifiées. Les plants seront
plantés à raison d’un plant/mètre sur une rangée, un paillis sera étendu au pieds des 2.10. MR10 : Restauration des continuités écologiques de
plants sur un minimum de 30 cm d’épaisseur.
l’infrastructure
Le mélange d’espèce composant les lisières est disponible ci-après :
Le tableau suivant présente la mesure de réduction n°10 (MR10) consistant à restaurer les continuités écologiques au
travers de l’infrastructure via divers aménagements (passages à faune, éléments de guidage, restauration des
Nom français Nom latin Proportion ripisylves et lisières de boisements).
Houx Ilex aquifolium 10%
Prunelier Prunus spinosa 30%
Néflier Mespilus germanica 20%
Noisetier Corylus avellana 15%
Cornouiller Cornus sanguinea 15%
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MR10 – Restauration des continuités écologiques au droit de l’infrastructure MR10 – Restauration des continuités écologiques au droit de l’infrastructure
Espèces cibles Oiseaux, chiroptères, mammifères terrestres
Autres espèces
Insectes, reptiles, amphibiens, poissons
bénéficiaires
Objectifs Favoriser le déplacement de la faune au travers d l’infrastructure, entre le nord et le sud
recherchés de l’ouvrage en phase d’exploitation
MR10-1 : Création de passages à faune et ouvrages hydrauliques mixtes
Plusieurs passages à faune utiles à un large panel d’espèces seront mis en œuvre le long
de l’infrastructure : Barrière métallique anti-intrusion (source : VINCI autoroutes)
A – Passage à grande faune – Bois de Chênet : Ce dispositif viendra en complément d’une ligne de bloc d’un diamètre compris entre 0,8
et 1,2 m de diamètre (masse comprise entre 1 et 2 t) et interdistant d’environ 1m.
Le Passage Grande Faune construit à proximité du Bois de Chênet sera équipé
d’éléments biogènes (blocs, souches, branchages disposés en andain ou amas ponctuels Un panneau d’information à destination des usagers des parcelles limitrophes sera
en pas japonais) et de haies guidage arbustives pour améliorer son attractivité et les déployé au droit des entonnements de l’ouvrage. Les informations traiteront notamment
dispositifs de guidage. des règles de respect à mettre en pratique « vous êtes dans un espace à préserver » avec
les interdictions et les pictogrammes respectifs annotés.
Ce panneau sera accompagné d’un second affichage avec pour objectif la sensibilisation
des usagers quant à la justification du passage à grande faune sur ce site.
Ces panneaux seront lisibles de l’extérieur de l’ouvrage, Le texte devra être lisible sur un
format minimal A1 (59,4 x 84,1 cm), avec une police minimale de taille 82 soit 3 cm
Passage grande faune – andain minimum.
d’éléments biogènes ; plantation d’une Le support sera résistant et imperméable et assurera une pérennité. Il sera fixé sur la
haie de guidage clôture ou les écrans d’occultation.
Description de
la mesure
Un dispositif anti-intrusion visant à empêcher l’accès des véhicules motorisés sur
l’ouvrage sera mis en œuvre.
Le dispositif mis en œuvre sera de type « filtre à faune » (Brevet INPI n°1259754 /
1000166528 du 12/10/2012).
Il s’agit d’une succession d’arches métalliques de hauteurs différentes permettant un Exemple de panneau d’affichage « espace à préserver » et de sensibilisation des
franchissement par-dessus ou par le dessous des animaux. usagers des parcelles limitrophes
Chaque module présente une dimension de 2,6 m x 1,2 m et comprend 2 arches de
750x900 mm + 2 arches de 500 mm x 500 mm. La pièce d’eau impactée par les travaux en sortie de l’ouvrage sera reprise en lien avec
Les modules seront implantés en nasse (voir pièce graphique) à chaque entrée de le site de mesure compensatoire « Puits de Châtaigner ». Les berges seront travaillées
l’ouvrage. L’ancrage des modules sera réalisé via des plots bétons. en pente douce, et feront l’objet d’un ensemencement et plantées d’hélophytes pour
améliorer l’attractivité et la fonctionnalité du site pour les amphibiens.
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MR10 – Restauration des continuités écologiques au droit de l’infrastructure MR10 – Restauration des continuités écologiques au droit de l’infrastructure
Une mare sera terrassée dans la prairie en sortie d’ouvrage opposée au nord. Cette mare
permettra d’assurer la transparence écologique de l’ouvrage.
Des hibernaculums seront disposés autour de chacune des pièces d’eau.
Les prescriptions techniques relatives au terrassement de mare et la création
d’hibernaculum est disponible au sein de la MR10-3.
Interstices entre éléments
B – Passages Petite Faune (PPF) chiroptères – Chemin aux Bœufs et Thalweg du Logis : préfabriqués favorables
aux chiroptères
(©INGEROP)
Le chemin au Bœufs et le thalweg du Logis seront rétablis pour restituer un axe de vol
favorable au groupe des chiroptères. Par ailleurs, ces ouvrages seront favorables au
franchissement de l’infrastructure pour les autres taxons (Grande faune, mésofaune,
herpétofaune). Ces passages inférieurs présenteront une ouverture 5 m en largeur et
hauteur, Ces ouvrages seront équipés d’un dispositif d’entonnement de type auvent en
tête d’ouvrage permettant d’augmenter l’efficacité de guidage pour les chiroptères. Il s’agit
de la pose d’une grille souple à maille fine tendue en auvent au-dessus des entrées de la
tête d’ouvrage. Des grilles rigides à maille fine d’une hauteur de 2 mètres surmonteront C – Crapauduc – VC3 de l’Aubergère et de Bergault
les murs en aile ; la plateforme sera bordée de grilles rigides à mailles fines possédant
une hauteur de 4 m au droit de l’ouvrage.
Au droit du rétablissement de la VC 3 de l’Aubergère, deux crapauducs sont préconisés.
La conception de cet ouvrage intègrera des travaux de plantation de type massifs arbustifs
Ces derniers seront localisés au droit de la portion en remblais du rétablissement de la
partant des lisières boisées vers l’entonnement de l’ouvrage pour optimiser l’attractivité.
VC3 de part et d’autre de la déviation. Il s’agira d’un tube de type PEHD (tuyaux
Ces massifs seront plantés sur deux rangs, sur une longueur de 20 mètres, de part et
polyethylène) lisse de diamètre Ø400.
d’autre de chacune des têtes d’ouvrage.
Chacune des ouvertures seront équipées de têtes d’aqueduc à angle ouvert, de manière
Les prescriptions techniques relatives aux travaux de plantation est disponible dans le
à optimiser le guidage de l’herpétofaune.
chapitre « Plantation d’espèces ligneuses).
Dans la mesure du possible, il sera laissé des disjointoiements entre les éléments
préfabriqués de 2 à 3 cm de large pour créer des interstices favorables au chiroptères. Un crapauduc sera nécessaire pour la sécurisation de la traversée de la route communale
au droit du rétablissement près du lieu-dit le Bergault par les amphibiens et reconnecter
les habitats de reproductions et les habitats terrestres.
Il s’agira d’un tunnel à section rectangulaire, de 1 m de largeur pour 0,75 m de hauteur.
D – Passages Petite Faune Amphibiens – Carrière Irribaren
Dispositif de type auvent et
grillage de guidage en tête
d’ouvrage (©INGEROP) Trois passages petite faune favorables à la progression des amphibiens, de type dalot ou
cadre ouvert de type II b, section 1,20 m x 80 cm de haut sont préconisés pour le
rétablissement des continuités écologiques spécifiques aux amphibiens dans la carrière
d’Irribaren. Une section rectangulaire étant plus fonctionnel contrairement à une section
circulaire (buse) dans laquelle une partie des animaux escalade les parois et finit par
s'épuiser. Les têtes d’ouvrage devront être équipées de murs en ailes pour optimiser
l’attractivité et la fonctionnalité du passage, et surmontées de clôture à faune, dont
l’étanchéité sera assurée avec les clôtures à faune de la plateforme. De part et d’autre du
passage petite faune, les clôtures à faune seront doublées avec de la clôture amphibiens,
de manière à guider les individus vers l’entrée de l’ouvrage et réduire les risques
d’écrasement.
La conception de cet ouvrage intègrera des travaux de plantation (massifs arbustifs) pour
optimiser l’attractivité. Ces massifs seront plantés sur deux rangs, sur une longueur de 20
mètres, de part et d’autre de chacune des têtes d’ouvrage.
Cet aménagement restera favorable à la mésofaune et la petite faune des plaines
agricoles.
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MR10 – Restauration des continuités écologiques au droit de l’infrastructure MR10 – Restauration des continuités écologiques au droit de l’infrastructure
Les massifs arbustifs permettant de guider les animaux vers l’entrée des passages à
faune et offrir des abris supplémentaires seront disposés de la façon suivante :
- Le choix des essences à planter se fera à partir d’essences autochtones. Ainsi,
les espèces suivantes pourront être plantées : Charme Carpinus betulus, Cornouiller
sanguin Cornus sanguinea, Noisetier Coryllus avellana, Prunelier Prunus spinosa ;
- Les massifs seront plantés sur deux rangs sur une longueur de 20 mètres de part
et d’autre des têtes d’ouvrage ; à raison d’un plant tous les 50 cm :
Passage de type Il b (guide du Cerema)
Deux mares seront terrassées, chacune de part et d’autre de chacun des ouvrages, pour
optimiser l’efficacité et l’effet de transparence écologique attendu pour le groupe des
amphibiens. Les travaux relatifs à ces deux mares sont détaillés dans le chapitre
« Reconstitution de sites de reproduction et d’habitats terrestres pour les amphibiens).
Principe de
E – Passage Petite Faune standard – Mauvillant structuration d’une haie arbustive de guidage
Au droit de Mauvillant, un ouvrage cadre d’ouverture 1,5 m x 1,5, dont 20cm seront B – Création de haies arborescentes de guidage
enfouis, sera disposé pour permettre le franchissement de la RD par la mésofaune et la
petite faune des plaines agricole. Les têtes d’ouvrage seront équipées de mur en aile, Les structures végétales caractérisent des corridors écologiques pour la plupart des
surmontées de clôture à faune, dont l’étanchéité sera assurée avec les clôtures à faune groupes faunistiques, et notamment pour les chiroptères. Ces travaux consistent en la
de la plateforme. La conception de cet ouvrage intègrera les travaux de plantation (massifs
plantation de haies arborescentes de guidage pour restaurer les axes de transit pour les
arbustifs) pour optimiser l’attractivité de l’ouvrage et le guidage de la faune vers le viaduc
de la Vienne. chiroptères. Ces haies, une fois mâtures, assureront aussi un rôle de protection des
terrains contre l’érosion éolienne et le ruissèlement des eaux de pluie.
Ces haies seront composées d’espèces arborescentes et arbustives. Deux types de
plants seront utilisés :
- baliveau : jeune arbre, non ébranché âgé de 2 à 3 ans ;
- scion : jeune sujet âgé de 1 à 2 ans.
Trois mélanges d’espèces seront ainsi utilisés. L’entreprise devra impérativement
répondre sur les compositions et les proportions suivantes, sans possibilité de variante,
sauf accord écrit du Maître d’Œuvre. Un paillis sera étendu au pieds des plants avec un
minimum de 30 cm d’épaisseur.
Exemple de conception d’une entrée de passage inférieur pour la petite faune
(Source : Faune et trafic, SETRA, septembre 2007)
Principe de structuration d’une haie arborescente de guidage
Un suivi des passages à faune sera réalisé après la mise en service de l’infrastructure.
MR10-2 : Mise en place d’éléments de guidage de la faune
A – Plantation de massifs arbustifs de guidage
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MR10 – Restauration des continuités écologiques au droit de l’infrastructure MR10 – Restauration des continuités écologiques au droit de l’infrastructure
Les mares seront alimentées par le ruissellement et l’hydromorphie naturelle des terrains
ou en dérivation de fossé de collecte des eaux pluviales existant. Elles seront
Baliveau 125/150 Scions
déconnectées du système de collecte des eaux de chaussées de la déviation.
Arbres de taille moyenne : 20 % Les mares seront curées par tiers tous les 10 ans (en automne). Ces opérations se feront
sous le contrôle d’un écologue. Le plan de gestion sera actualisé en fonction des résultats
10 % Meriser (Prunus avium)
des suivis scientifiques.
5 % Pommier sauvage (Malus sylvestris)
Arbres de grande taille
5 % Alisier torminal (Sorbus torminalis)
40 % Chêne pédonculé (Quercus robur)
Arbustes : 80 % Concernant la renaturation de la mare en tête d’ouvrage du passage grande faune,
40 % Erable champêtre (Acer
20 % Charme (Carpinus betulus) celle-ci sera reprise en lien avec le site de mesure compensatoire « Puits de
campestre) Châtaigner ».
20 % Noisetier (Coryllus avellana)
20 % Érable sycomore (Acer
10 % Prunellier (Prunus spinosa) Cet ensemble de mares permet de restaurer et de renforcer les continuités
pseudoplatanus
10 % Troène (Ligustrum vulgare) écologiques impactées par l’infrastructure au droit du bois de Chenet et de sa liaison
10 % Cornouiller sanguin (Cornus avec le Bois des Renaudières, et de rendre le plus attractif possible le passage à grande
sanguinea) faune aménagé sur ce secteur.
10 % Sureau noir (Sambucus nigra)
MR10-3 : Création de mares permanentes
L’altération de corridors écologiques entre sites de reproduction et habitats terrestres pour
les amphibiens, lorsqu’elle n’a pu être évitée en phase de conception du projet, entraîne
la création de sites de substitution, dont la réalisation sera engagée préalablement au
démarrage des travaux.
Dans tous les cas, les modalités de réalisation détaillée de ces sites seront adaptées à la
biologie des espèces d’amphibiens présentes. En particulier les abords de ces sites seront
aménagés de façon à offrir des habitats d’hivernage satisfaisants. Les sites d’implantation
de ces habitats feront l’objet d’une sécurisation foncière assortie d’une gestion adaptée
afin de garantir leur pérennité.
Il s’agit de créer 3 mares permanentes propice à la reproduction du Pélodyte ponctué et
d’en renaturer une 4ème partiellement impactée par les travaux.
Les mares présenteront les caractéristiques suivantes :
Exemple d’aménagement de mare (perspective)
- Distance minimale avec la bande roulante: 20 m
- Superficie avoisinant 300m² ;
- Profondeur de 20 à 50 cm sur l’essentiel de la surface et zone de sur-profondeur
de 1,20 m sur quelques dizaines de m². Cette configuration permettra un
assèchement estival de la mare sur la plupart de sa surface, favorisant le
développement des hélophytes et des végétaux hydrophiles annuels pionniers.
La sur-profondeur permettra un maintien en eau de la mare sur une petite surface
tout au long de l’année ;
- Configuration des berges en pente douce sur une grande partie de la mare pour
favoriser l’accès aux amphibiens ;
- Profils des berges diversifiés ;
- Compactage du fond ;
- Aménagements d’abris à amphibiens aux abords des mares (souches, rondins en
putréfaction, tas de pierres).
Les mares seront préférentiellement terrassées au début de l’automne, afin de garantir
leur remplissage par les précipitations hivernales.
Exemple d’aménagement de mare (coupe type)
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MR10 – Restauration des continuités écologiques au droit de l’infrastructure MR10 – Restauration des continuités écologiques au droit de l’infrastructure
Plantation d’hélophytes Cette mesure sera accompagnée de la création d’andains définitifs ou de pierriers sur des
sites favorables (ensoleillement, abris de dissimulation, présence d’espaces dénudés),
Afin d’améliorer la biodiversité, de créer rapidement des micro-habitats et de stabiliser les tas de bois et de branches recouverts de terre végétale, bois mort au sol, trous dans le
berges, des plantations d’hélophytes seront prévues sur le pourtour des mares sol…
nouvellement crées, aux cotes de plus hautes eaux. La provenance des plants se fera in-
situ, par bouturage et transfert. Ils seront localisés en bordure ou à l’intérieur des haies et boisement existants ou à créer.
La plantation sera réalisée au printemps et l’entretien se fera durant les trois premiers
mois.
En cas d’un envahissement par les hélophytes, les mares feront l’objet d’un faucardage
tous les 5 ans.
Localisation Sites multiples
Principe d’encensement
Suivi amphibiens – MS2
L’ensemencement avec un mélange grainier adapté permettra de limiter le Suivi phytosociologique des mares – MS3
développement d’espèces rudérales ou invasives et de favoriser à moyen termes le
Suivi Suivi des oiseaux – MS4
développement d’espèces végétales spontanées caractéristiques des milieux mésophiles
et mésohygrophiles (milieux plus humides). Suivi du franchissement des ouvrages par piège photographique – MS5
Suivi des chiroptères – MS6
La plus grande attention devra être portée sur l’origine des graines. La méthode
d’ensemencement et le mélange grainier devront être validés par l’ingénieur écologue. Un plan d’entretien sera élaboré, afin de tenir compte des sensibilités écologiques de
Gestion
Il sera fait le choix de procéder à un ensemencement léger de l’aménagement afin d’offrir chaque site situé à proximité immédiate de l’infrastructure
une couverture au sol visant à empêcher le développement d’espèces végétales rudérales
et optimiser la fonctionnalité de la mare compensatoire.
Partenaires Conception : Bureau d’études spécialisé (paysagiste, écologue)
Le semis sera effectué en début de printemps de manière à ce que les espèces rudérales potentiels Suivi du chantier : Bureau d’études spécialisé (écologue)
pionnières voire invasives et envahissantes ne rentrent pas en compétitivité avec les
espèces prairiales semées. MR 10-1 Création de passages à faune : mutualisé avec les ouvrages hydrauliques
- Portiques anti-intrusion Passage à Grande Faune (x20) : 20 000 €
Habitats terrestres - Panneaux de sensibilisation Passage à Grande Faune (x4) : 400 €
- Création de Crapauduc : 31 500 €
La mise en place d’hibernaculum garantira des abris et gîtes de substitution permanents Coût
MR 10-2 Éléments de guidage aux abords des passages à faune : 110 000 €
en milieu ouvert ou fermé reproduisant l’habitat traditionnel des amphibiens. La mise en
MR 10-3 Création de mare permanente :
œuvre concerne le décaissement d’½ m3 de terre une profondeur de 50 cm et une surface
de 1 m². Ces dépressions seront ensuite comblées et recouverte (+30 cm par rapport au - Création de 3 mares : 33 000€
TN) d’un amalgame de terre végétale décaissées, de branchages et de blocs (50-150 - Mise en place d’habitats terrestres (3x3) : 5 000 €
mm). Ce mélange assez lâche fournissant de nombreuses anfractuosités offrira des
caches potentielles pour les amphibiens en période de reproduction mais aussi lors de la
migration des jeunes vers leur site d’hivernage. 2.11. MR11 : Sécurisation du franchissement de l’infrastructure
par la faune
Le tableau suivant présente la mesure de réduction n°11 (MR11) consistant limiter les collisions entre la faune (grande
faune et amphibiens) et les usagers.
MR11 – Sécurisation du franchissement de l’infrastructure par la faune
Espèces cibles Mammifères et Amphibiens
Autres espèces
-
bénéficiaires
Exemple d’hibernaculum Objectifs
Éviter la destruction d’individus dû à la collision avec des usagers du nouvel axe routier
recherchés
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MR11 – Sécurisation du franchissement de l’infrastructure par la faune MR11 – Sécurisation du franchissement de l’infrastructure par la faune
MR11-1 : Pose de clôtures à gibiers tout au long de l’infrastructure
Des passes à grandes faunes servant d’échappatoires aux individus bloqués au sein de
L’infrastructure venant interférer avec les corridors de déplacement des grands
l’emprise routière seront installés soit tous les 2 kilomètres soit au niveau de boisements,
mammifères, il est nécessaire de bloquer l’accès à la route pour limiter au maximum les
au droit des grillages grande faune. Ces échappatoires sont composées d’une trappe à
collisions entre cette partie de la faune et les automobilistes.
ouverture unidirectionelle.
L’ensemble de l’infrastructure se verra clôturée à l’aide de clôture à gibier, sur une hauteur
minimum de 2m et une partie enterrée d’au moins 50cm.
MR11-2 : Pose de grillage à amphibiens sur zones sensibles
Au niveau du Bois de Chênet et du corridor à amphibiens présent au sein des carrières,
soit les zones de reproductions et sensibles vis-à-vis des amphibiens, les clôtures à gibier
seront doublées via la mise en place à leur base d’un grillage à mailles fines permettant
d’empêcher l’accès à la route pour les amphibiens et autres petites espèces.
Ce grillage sera enterré sur 20 à 30 cm, puis replié à 90° sur la partie supérieure vers
l’extérieur de façon à former un bas-volet sur 10 centimètres pour empêcher le passage
des espèces grimpantes garantissant une hauteur minimale de protection de 50 à 60 cm
au-dessus du terrain naturel.
Exemple de mise en place d’échappatoire unidirectionnel (source : Cofiroute)
Exemple de retour empêchant l’escalade Localisation -
et le passage des amphibiens
Suivi Suivi de la mortalité – MS7
Description de
la mesure Gestion -
Partenaires
Suivi du chantier : Bureau d’études spécialisé (écologue)
potentiels
Clôture de type Grande Faune : 335 000€
Coût Clôture anti-intrusion Amphibiens : 95 000€
Pose d’échappatoires unidirectionnels (x10) : 30 000 €
2.12. MR12 : Aménagements anticollisions au niveau des
viaducs
Le tableau suivant présente la mesure de réduction n°12 (MR12) consistant limiter les collisions entre la faune (avifaune
et chiroptères) et les usagers.
MR12– Aménagements anticollisions au niveau des viaducs
Espèces cibles Oiseaux et Chiroptères
Autres espèces
-
Exemple de grillage à grande faune permanent doublée d’un grillage de protection pour bénéficiaires
les amphibiens
Objectifs
Éviter la destruction d’individus dû à la collision avec des usagers du nouvel axe routier
recherchés
MR11-3 : Passe à grande faune
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MR12– Aménagements anticollisions au niveau des viaducs 2.13. MR13 : Création de gites à Effraie des clochers
Grillages anticollisions :
Les chiroptères utilisant les structures végétales pour se déplacer, un système Le tableau suivant présente la mesure consistant à recréer des gites à Effraie des clochers suite à la destruction
anticollision devra être déployé dès lors que la plateforme roulante est à champs avec la d’habitats lors des travaux.
canopée.
Au vu de la hauteur préconisée, et comme indiqué au sein de la note d’information « MR13 – Création de gites à Effraie des clochers
Chiroptères et infrastructures de transport » de 2018 du CEREMA, des grillages sont
préconisés comme choix technique de conception, et non des écrans opaques. La pose
Espèces cibles Effraie des clochers
d'écrans opaques de grande hauteur pose des problèmes de prise au vent et oblige des
ancrages spéciaux et renforcés sur les viaducs.
Ainsi, au droit des viaducs, des grillages anticollisions seront déployés dès lors que le TN Autres espèces
Chiroptères, Oiseaux
du coteau n’atteindra pas une altitude négative de 15 par rapport à la bande de roulement. bénéficiaires
Ces dispositifs anticollisions dissuaderont la traversée du viaduc par les chiroptères au
Objectifs Compenser les pertes potentielles de gites de l’espèces au sein et aux alentours de la
niveau de la plateforme sur les premières dizaines de mètres en extrémité de
recherchés zone impactée pendant et à la suite des travaux
l’infrastructure. Il s’agira d’un grillage à maille fine (30 x 30 mm) déployé sur une hauteur
La mise en place de nichoir pour l’Effraie des clochers vise à diminuer l’impact de la perte
de 4 mètres.
potentielles de gites au sein des boisements impactés. Ceux-ci doivent alors suivre
plusieurs critères pour pouvoir être optimaux :
1) Se retrouver à une distance préférentielle d’un ou plusieurs km d’une route a trafic
important pour limiter les risques de collision ;
Description de 2) Le nichoir doit être disposé au sein d’un bâtiment où l’activité humaine est nulle
Description de ou restreinte, tel des fermes, hangars, clochers, greniers ou autre grand bâtiments
la mesure
la mesure potentiellement désaffectés ;
3) Le bâtiment doit présenter un espace dégagé à l’abri des intempéries ;
4) L’ouverture de la cavité doit être hors d’atteinte de prédateur potentiels que
peuvent représentés chat, fouines ou visiteurs indésirables.
Un nichoir peut être ajouté pour maximiser l’attrait du site et augmenter sa probabilité
d’occupation.
Site pressenti : MC1 Fonliasme, MC7 Haras de la Vienne, ou autres sites si nécessaire
Localisation
(clochers d’église)
Suivi des travaux par un écologue
Suivi
Suivi de l’avifaune au sein des sites compensatoires – MS12
Gestion -
Exemple de dispositif anticollisions sur viaduc (autoroute A1)
Partenaires
Suivi du chantier : Bureau d’études spécialisé
potentiels
Ecrans anticollisions :
Fourniture et pose : 2 000 €
Le viaduc traversant la vallée du Ruisseau des âges est équipé de panneaux acoustiques. Coût
Intervention écologue : 1 200 €
Ces derniers seront surmontés d’un grillage anticollision pour dissuader la traversée des
chiroptères par la plateforme. Ce grillage possèdera des mailles fines (30 x 30 mm) et
atteindra une hauteur finie de 4 m.
Localisation -
Suivi Suivi de la mortalité – MS7
Gestion -
Partenaires
Suivi du chantier : Bureau d’études spécialisé (écologue)
potentiels
Grillage anticollision : 385 000€
Coût
Ecrans anticollision : 770 000€
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2.14. Coût des mesures de réduction
N° Opérations Quantité Coût total (€ HT)
MR 1 Suivi chantier par un écologue 5 ans 50 000 €
MR 2 - - -
MR 3 Mise en défens + panneaux 8 500 ml 75 000 €
MR 4 Traitement espèces invasives - 40 000 €
MR 5 Transfert espèces végétales 2 20 000 €
MR 6 Clôtures à amphibiens, échappatoire et panneaux 6 500 ml 130 000 €
- Création de mares temporaires 6 mares temporaires - 30 000 €
MR 7
- Création d’habitats terrestres 3x6 habitats terrestres créés - 10 000 €
MR 8 Intervention écologue 1 1 200 €
- Ensemencement de bernes et talus - 760 000 €
- Renforcement des lisières de - 144 000 €
MR 9 Aménagement paysagers boisements : 3 600 ml
- 31 500 €
- Reconstitution de la ripisylve : 900 ml
- Plantation de haies : 8 700 ml - 304 500 €
- Mutualisé avec ouvrages hydrauliques
1) Portique anti-intrusion Passage à Grande Faune (x20) : 20 000 €
- Passages à faune 2) -Panneaux de sensibilisation Passage à Grande Faune (x4) : 400 €
MR 10 - Eléments de guidage - 3) Création de Crapauduc : 31 500 €
- Création de mares - 110 000 €
1) Création de mare : 33 000 €
2) Mise en place d’habitats terrestres (3x3) : 5 000 €
- Clôture Grande faune : Longueur projet
- Grande Faune : 335 000 €
- Clôture anti-intrusion amphibiens : 5000
MR 11 Clôtures permanentes - Anti-intrusion amphibiens : 92 000 €
ml
- Echappatoires : 30 000 €
- 10 échappatoires unidirectionnels
- 650 ml - Grillage anticollision : 385 000 €
MR 12 Grillage et écran anticollision
-800 ml - Ecran anticollision : 770 000 €
Nichoir 2 2 000 €
MR 13
Intervention écologue 1 1 200 €
TOTAL 3 411 300 €
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- Débroussaillage et/ou fauche sur tout ou partie des berges et de la bande enherbée en un seul passage annuel
3. MESURES D’ACCOMPAGNEMENT au maximum ;
Dans le cadre des mesures écologiques mises en place, une nécessité de mettre en place des mesures - Gestion différenciée des berges : possibilité de conserver quelques tas de branches, un tas de pierres… ;
d’accompagnement permettant une bonne gestion des espaces sensibles au sein et aux abords du projet est - Cas des mares forestières : retrait des branchages et feuillages ;
nécessaire. Les deux mesures suivantes vont permettre la conservation d’espaces sensibles. L’utilisation de produits - Exportation des végétaux, des produits de coupe et de décapage hors de la parcelle ;
phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides est proscrite pour l’ensemble de ces mesures d’aménagement. - N’introduire aucun poisson, aucune espèce animale et végétale exogène et lutter contre les espèces
indésirables susceptibles d’apporter un déséquilibre biologique, selon les préconisations du diagnostic
3.1. MA1 : Gestion écologique du corridor entre Bois de Chênet environnemental ;
- Un curage d’1/3 et reprofilage des mares si comblement sera effectué tous les 3 à 5 ans si jugé nécessaire par
et Bois des Renaudières l’écologue suivant la mesure.
Les conditions d’alimentation naturelle en eau de la mare ne seront en aucun cas modifiées.
Le corridor présent entre le Bois de Chênet et le Bois des Renaudières se présente sous la forme d’un contexte agricole
prairial, comprenant un ensemble de haies ainsi qu’une mare bocagère accueillant notamment des Pélodytes
ponctuées et plusieurs espèces de Tritons. La zone occupe une superficie totale de 3.8 ha.
3.2. MA2 : Gestion écologique des Prairies calcicoles du vallon
Une gestion de cet ensemble est nécessaire pour conserver ce contexte bocager. Plusieurs axes de gestion sont alors des Âges
à mettre en œuvre :
Les prairies calcicoles du vallon des Âges présentent un intérêt majeur pour l’Azuré du serpolet (Phengaris arion), ainsi
Fauchage annuelle des prairies : que pour l’habitat Ourlet forestier thermophile pour la zone au sud du Ruisseau des Âges. La gestion de ces milieux va
permettre de conserver cet écosystème et les espèces s’y retrouvant. Cet ensemble représente une zone de 8000 m²
Suite au réensemencement prairial de la zone (MR9), les milieux prairiaux crées seront entretenus par fauche, afin de (6170 m² et 1830 m²).
favoriser le maintien de la strate herbacée et empêcher l’apparition des ligneux sur ces secteurs destinés à demeurer
ouverts. Cet entretient sera limité à un fauchage annuel pour permettre le développement d’espèces d’insectes (ex.
orthoptères) qui viendront renforcer de façon générale les populations de proies des espèces de l’avifaune de plaine.
Celui-ci se fera après le mois de septembre pour limite l’impact sur les espèces utilisant la prairie comme gite. Un
entretient sur 30 an sera mis en place pour valoriser ce milieu d’environ 3.8 ha sur le long therme.
Cout de gestion : +/- 75€ / ha / année d’entretien, soit environ 285€ / an
Entretient du contexte bocager :
Le contexte bocager sera maintenu via le renforcement des haies si nécessaire, permettant de conserver un corridor
de déplacement pour les mammifères, amphibiens et autres espèces de la petite faune occupant la zone. Cet entretient
se fera de la façon suivante :
L’entreprise qui aura réalisé les travaux de plantation s’assurera de la bonne prise des plants grâce à un entretien et
un suivi annuel régulier les 3 premières années :
- Désherbage mécanique annuel au pied des plants à réaliser en fin de printemps (entre les 15 mai et le 20 juin)
Zones de gestion
- En cas de besoin, regarnir en paille la ligne de plantation et remplacer les plants morts) ; écologique des
- Retirer les protections anti-gibiers après 3 ans. Prairies calcicoles
favorable à l’Azuré du
Afin de limiter l’extension des haies sur les bandes enherbées adjacentes, un entretien mécanique au lamier à couteaux serpolet
ou à scies (et non à l’épareuse) sera réalisé sur les deux faces. Le recours à ce type matériel est essentiel pour une
bonne qualité de coupe et donc une bonne cicatrisation. Celui-ci se fera sur la période s’étalant du 31 octobre au 31
janvier pour prévenir tout dégâts sur la faune. Les produits de coupe seront exportés en dehors du site. L’utilisation de
produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides) pour l’entretien de la haie est proscrite. On retrouve ici un
total de 70 ml de haies et lisières.
Cout d’entretien des haies et lisières : 2,50 € / m.l. / année d’entretien, soit environ 175€ / an
Entretient des mares :
Un plan de gestion sera élaboré afin d’empêcher le comblement de la mare bocagère et des mares nouvellement crées
(MR7), ainsi que la fermeture de leurs abords directs sur la partie milieu ouvert. Ces interventions se feront sur une
période s’échelonnant du 1er Septembre au 31 Décembre.
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Pour ce faire, une fauche tardive annuelle, voire tous les deux ans, avec exportation est préconisée. Celle-ci permettra
d’empêcher la fermeture du milieu. Pour ne pas impacter la faune, et principalement les chenilles de l’espèces ciblée,
la fauche se fera après la date du 15 septembre.
Comme pour la mesure MA1, l’extension des haies jouxtant ces zones sera limité par un entretien mécanique au lamier
à couteaux ou à scies entre le 31 octobre et le 31 janvier. On retrouve ici un total de 270 ml de haies et lisières, soit
environ 675€ / an d’’entretien.
La gestion des mesures d’accompagnement est faite dans la gestion courante de l’exploitation et pour la durée de vie
normale de l’ouvrage soit 30 ans. Rappelons que celles-ci sont réalisées de la volonté de la DREAL d'améliorer le
projet sur le volet environnemental par la mise en œuvre de mesures d'accompagnement écologiques.
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Figure 16 : Localisation des mesures en phase d'exploitation (1/3)
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Figure 17 : Localisation des mesures écologique en phase d'exploitation (2/3)
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Figure 18 : Localisation des mesures écologiques en phase d'exploittation (3/3)
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4. SYNTHESE DES IMPACTS RESIDUELS ET IDENTIFICATION DES BESOINS
COMPENSATOIRES
Le besoin en mesure compensatoire est défini en fonction des impacts résiduels qui n’ont pas pu être réduits
significativement après mise en œuvre des mesures d’évitement et de réduction.
Est considéré comme impact définitif toutes les surfaces perdues par effet d’emprises de l’aménagement, ainsi que
les fonctionnalités écologiques ne pouvant plus être remplies par le site d’origine.
La compensation d’un habitat ou d’une fonctionnalité écologique consiste alors à créer ou restaurer une surface
d’habitat fonctionnel, c’est-à-dire offrant à la fois des milieux de reproduction, d’alimentation et de refuge.
Les besoins de compensation s’expriment à travers quatre guildes principales, qui correspondent à différents milieux
de vie :
- Guilde des milieux ouverts à semi-ouverts ;
- Guilde des milieux forestiers :
- Guilde des milieux steppiques et temporairement humides ;
- Guilde des milieux anthropiques.
Ainsi, les tableaux suivants présentent, par guilde, la synthèse des impacts résiduels du projet sur les habitats
d’espèces et les fonctionnalités et exprime la nécessité ou non de mettre en place une compensation.
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4.1. Guildes des milieux ouverts a semi-ouverts
Enjeu Impact
Guilde Espèces / Groupe d’espèces / Fonctionnalité Mesures de réduction Impact résiduel Compensation
écologique brut
MR3 : Délimitation des emprises chantier et mise en
Flore : défens des habitats sensibles ;
Majeur Modéré MR5 : Mesures favorables au maintien des stations Non significatif NON
Coquelicot argémone (Papaver argemone) d’espèces végétales patrimoniales (Coquelicot
argémone et Scille à deux feuilles) ;
Faible
Phase Travaux :
Destruction 2.7 ha de Haies et
Fourrés, 0.4 ha d’espaces
prairiaux et 1.4 ha de
Communautés d'annuelles à
MR2 : Adaptation des périodes de travaux ; pluriannuelles rudérales sur
MR7 : Création d’habitats favorables à l’accueil des sables présent au sein de la
Reptiles : amphibiens ; carrière.
OUI
MR9 : Mise en valeur écologique des délaissés et
Perte d’habitat pour une partie
Lézard des murailles (Podarcis muralis) Faible Faible dépendances vertes ;
des individus des espèces MC1, MC2, MC3, MC4,
Couleuvre helvétique (Natrix helvetica) MR10 : Restauration des continuités écologiques de
présentes MC5
Couleuvre verte et jaune (Hierophis viridiflavus) l’infrastructure.
MR11 : Sécurisation du franchissement de
Risque faible de destruction
l’infrastructure par la faune
d’individus des espèces
présentes
Milieux ouverts à Phase d’Exploitation :
semi-ouverts Risque faible de destruction
d’individus des espèces
présentes
Faible :
Oiseaux du cortège des milieux ouverts à semi-ouverts, MR2 : Adaptation des périodes de travaux ; Phase Travaux :
dont : MR3 : Délimitation des emprises chantier et mise en Destruction définitive de 4,8 km OUI
défens des habitats sensibles ; de haies, soit 14.5 ha de milieux
Linotte mélodieuse (Linaria cannabina) Fort Fort MR9 : Mise en valeur écologique des délaissés et ouverts favorables MC2 :
Bruant jaune (Emberiza citrinella) dépendances vertes ; - Fonliasmes
Pie-grièche écorcheur (Lanius colurio) MR10 : Restauration des continuités écologiques de Perte d’habitat pour une partie - Haras de la Vienne
Etc. l’infrastructure. des individus des espèces
présentes
Modéré :
Phase Travaux :
MR2 : Adaptation des périodes de travaux ; Destruction de 5.6 ha d’habitat
MR3 : Délimitation des emprises chantier et mise en terrestre forestier OUI
Amphibiens, dont :
défens des habitats sensibles ;
MR7 : Création de mares temporaires et d’habitats Perte d’habitat pour une partie MC1 :
Triton marbré (Triturus marmoratus)
Modéré Fort favorables à l’accueil et la reproduction des amphibiens des individus des espèces - Bois de Chênet
Pélodyte ponctué (Pelodytes punctatus)
MR10 : Restauration des continuités écologiques de présentes - Bois des Renaudières
Rainette verte (Hyla arborea)
l’infrastructure. - Rive droite de la
Etc.
MR11 : Sécurisation du franchissement de Risque faible de destruction Vienne
l’infrastructure par la faune d’individus des espèces
présentes
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Enjeu Impact
Guilde Espèces / Groupe d’espèces / Fonctionnalité Mesures de réduction Impact résiduel Compensation
écologique brut
Phase d’Exploitation :
Risque faible de destruction
d’individus des espèces
présentes
Faible :
Phase Travaux :
Destruction définitive d’environ
0,6 ha d’habitat favorable
Perte d’habitat pour une partie
MR2 : Adaptation des périodes de travaux ;
des individus des espèces
MR3 : Délimitation des emprises chantier et mise en OUI
présentes
Insectes (lépidoptères rhopalocères) : défens des habitats sensibles ;
Modéré Fort MR9 : Mise en valeur écologique des délaissés et MC3 :
Risque faible de destruction
Azuré du serpolet (Phengaris arion) dépendances vertes - La Roche Dubois-
d’individus des espèces
MR10 : Restauration des continuités écologiques de Durand
présentes des espèces
l’infrastructure
présentes
Phase d’Exploitation :
Risque faible de destruction
d’individus des espèces
présentes
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4.2. Guildes des milieux forestiers
Enjeu Impact Nécessité de
Guilde Espèces / Groupe d’espèces / Fonctionnalité Mesures de réduction Impact résiduel
écologique brut compensation
MR3 : Délimitation des emprises chantier et mise en
Flore : défens des habitats sensibles ;
Modéré Modéré MR5 : Mesures favorables au maintien des stations Non significatif NON
Scille à deux feuilles (Scilla bifolia) d’espèces végétales patrimoniales (Coquelicot
argémone et Scille à deux feuilles) ;
Faible
Phase Travaux :
Destruction de 0.6 ha de lisière
MR2 : Adaptation des périodes de travaux ; Perte d’habitat pour une partie
MR9 : Mise en valeur écologique des délaissés et des individus des espèces
Reptiles : présentes
dépendances vertes ; OUI
Faible Faible MR10 : Restauration des continuités écologiques de
Lézard des murailles (Podarcis muralis) Risque faible de destruction
l’infrastructure. MC1
Lézard à deux raies (Lacerta bilineata) d’individus des espèces
MR11 : Sécurisation du franchissement de
présentes
l’infrastructure par la faune
Phase d’Exploitation :
Risque faible de destruction
d’individus des espèces
présentes
MR2 : Adaptation des périodes de travaux ;
Modéré : OUI
Oiseaux du cortège des milieux forestiers, dont : MR3 : Délimitation des emprises chantier et mise en
Phase Travaux :
Milieux forestiers défens des habitats sensibles ;
Destruction définitive de 8.9 ha MC1 :
Pic noir (Dendrocopos martius) MR9 : Mise en valeur écologique des délaissés et
de milieux boisés favorables - Bois de Chênet
Pouillot fitis (Phylloscopus trochilus) Majeur Fort dépendances vertes ;
- Bois des Renaudières
Bondrée apivore (Pernis apivorus) MR10 : Restauration des continuités écologiques de
Perte d’habitat pour une partie - Rive droite de la
Grosbec casse-noyaux (Chloris chloris), l’infrastructure ;
des individus des espèces Vienne
Etc. MR12 : Aménagements anticollisions au niveau des
présentes
viaducs.
Modéré :
Phase Travaux :
Destruction de 5.6 ha d’habitat
terrestre forestier
MR2 : Adaptation des périodes de travaux ;
OUI
MR3 : Délimitation des emprises chantier et mise en Perte d’habitat pour une partie
Amphibiens, dont :
défens des habitats sensibles ; des individus des espèces
MC1 :
MR7 : Création de mares temporaires et d’habitats présentes
Triton palmé (Lissotriton helveticus) - Bois de Chênet
Modéré Modéré favorables à l’accueil et la reproduction des amphibiens
Salamandre tachetée (Salamandra salamandra) - Bois des Renaudières
MR10 : Restauration des continuités écologiques de Risque faible de destruction
Grenouille agile (Rana dalmatina) - Rive droite de la
l’infrastructure. d’individus des espèces
Etc. Vienne
MR11 : Sécurisation du franchissement de présentes
- Vallon de Chantegros
l’infrastructure par la faune
Phase d’Exploitation :
Risque faible de destruction
d’individus des espèces
présentes
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Enjeu Impact Nécessité de
Guilde Espèces / Groupe d’espèces / Fonctionnalité Mesures de réduction Impact résiduel
écologique brut compensation
Faible :
Phase Travaux :
Destruction définitive d’1 ha
d’habitats forestiers favorables
à la Baccante
MR2 : Adaptation des périodes de travaux ;
Perte d’habitat pour une partie
MR3 : Délimitation des emprises chantier et mise en OUI
des individus des espèces
Insectes (lépidoptères rhopalocères) : défens des habitats sensibles ;
présentes
Majeur Fort MR9 : Mise en valeur écologique des délaissés et MC1 :
Baccante (Lopinga achine) dépendances vertes - Bois de Chênet
Risque faible de destruction
MR10 : Restauration des continuités écologiques de - Vallon de Chantegros
d’individus des espèces
l’infrastructure.
présentes
Phase d’Exploitation :
Risque faible de destruction
d’individus des espèces
présentes
Faible :
Phase Travaux :
Destruction de 11,5 ha de
MR2 : Adaptation des périodes de travaux ; milieux boisés favorables
MR3 : Délimitation des emprises chantier et mise en
défens des habitats sensibles ; Perte d’habitat pour une partie
MR7 : Création de mares temporaires et d’habitats des individus des espèces
Mammifères, dont :
favorables à l’accueil et la reproduction des amphibiens présentes OUI
;
Ecureuil roux (Sciurus vulgaris)
MR8 : Protocole d’abattage spécifique pour les arbres Risque faible de destruction MC1 :
Murin de Daubenton (Myotis daubentonii) Majeur Fort
gîtes potentiels à chiroptères ; d’individus des espèces - Bois de Chênet
Grande noctule (Nyctalus lasiopterus)
MR10 : Restauration des continuités écologiques de présentes (Hérisson) - Bois des Renaudières
Barbastelle d’Europe (Barbastella barbastellus)
l’infrastructure ; - Rive droite
Etc.
MR11 : Sécurisation du franchissement de Phase d’Exploitation :
l’infrastructure par la faune Impact sur les corridors de
MR12 : Aménagements anticollisions au niveau des déplacement
viaducs.
Risque faible de destruction
d’individus des espèces
présentes (Hérisson)
Fonctionnalités écologiques : MR10 : Restauration des continuités écologiques de
l’infrastructure.
Majeur Modéré Non significatif NON
Interception d’un corridor terrestre d’importance MR11 : Sécurisation du franchissement de
régional l’infrastructure par la faune
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Enjeu Impact Nécessité de
Guilde Espèces / Groupe d’espèces / Fonctionnalité Mesures de réduction Impact résiduel
écologique brut compensation
Habitat naturel :
Aucune MR, l’impact étant majoritairement supprimé
Modéré Faible Non significatif NON
Ourlet forestier thermophile (Code EUNIS E5.22) par la ME2
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4.3. Guildes des milieux steppiques et humides temporaires
Enjeu Impact Mesures de
Guilde Espèces / Groupe d’espèces / Fonctionnalité Mesures de réduction Impact résiduel
écologique brut compensation
MR2 : Adaptation des périodes de travaux ;
MR9 : Mise en valeur écologique des délaissés et
Reptiles : dépendances vertes ;
Faible Faible MR10 : Restauration des continuités écologiques de Non significatif NON
Lézard des murailles (Podarcis muralis) l’infrastructure.
MR11 : Sécurisation du franchissement de
l’infrastructure par la faune
Faible :
MR2 : Adaptation des périodes de travaux ; Phase Travaux :
MR3 : Délimitation des emprises chantier et mise en Destruction définitive de 1.5 ha
Oiseaux du cortège des milieux humides : OUI
défens des habitats sensibles ; de milieux pionniers steppiques
Fort Fort MR10 : Restauration des continuités écologiques de favorables au sein des carrières
Guêpier d’Europe (Merops apiaster) MC4 :
l’infrastructure ;
Hirondelle de rivage (Riparia riparia) - Les carrières
MR12 : Aménagements anticollisions au niveau des Perte d’habitat pour une partie
viaducs des individus des espèces
présentes
Modéré :
Phase Travaux :
Destruction de 3.8 ha d’habitats
favorables au sein des carrières
MR2 : Adaptation des périodes de travaux ;
MR3 : Délimitation des emprises chantier et mise en Perte d’habitat pour une partie
défens des habitats sensibles ; des individus des espèces
Amphibiens : OUI
Milieux steppiques MR7 : Création d’habitats favorables à l’accueil des présentes
temporairement Modéré Fort amphibiens
Alyte accoucheur (Alytes obstetricans) MC4 :
humides MR10 : Restauration des continuités écologiques de Risque faible de destruction
Crapaud calamite (Salamandra salamandra) - Les carrières
l’infrastructure. d’individus des espèces
MR11 : Sécurisation du franchissement de présentes
l’infrastructure par la faune
Phase d’Exploitation :
Risque faible de destruction
d’individus des espèces
présentes
Faible :
Phase Travaux :
Destruction définitive d’environ
1.2 ha de milieux pionniers
steppiques favorables au sein
MR2 : Adaptation des périodes de travaux ;
des carrières
MR3 : Délimitation des emprises chantier et mise en
OUI
Insectes (orthoptères) : défens des habitats sensibles ;
Perte d’habitat pour une partie
Majeur Fort MR9 : Mise en valeur écologique des délaissés et
des individus des espèces MC4 :
Œdipode soufré (Oedalus decorus) dépendances vertes
présentes - Les carrières
MR10 : Restauration des continuités écologiques de
l’infrastructure
Risque faible de destruction
d’individus des espèces
présentes
Phase d’Exploitation :
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Enjeu Impact Mesures de
Guilde Espèces / Groupe d’espèces / Fonctionnalité Mesures de réduction Impact résiduel
écologique brut compensation
Risque faible de destruction
d’individus des espèces
présentes
MR2 : Adaptation des périodes de travaux ;
MR3 : Délimitation des emprises chantier et mise en
Mammifères : défens des habitats sensibles ;
Modéré Faible MR10 : Restauration des continuités écologiques de Non significatif NON
Lapin de Garenne (Oryctolagus cuniculus) l’infrastructure.
MR11 : Sécurisation du franchissement de
l’infrastructure par la faune
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4.4. Guilde des milieux humides
Enjeu Impact Mesures de
Guilde Espèces / Groupe d’espèces / Fonctionnalité Mesures de réduction Impact résiduel
écologique brut compensation
MR2 : Adaptation des périodes de travaux ;
MR3 : Délimitation des emprises chantier et mise en Négligeable à Faible
défens des habitats sensibles ; OUI
Amphibiens :
MR7 : Création de mares temporaires et d’habitats Phase travaux :
Modéré Fort favorables à l’accueil et la reproduction des amphibiens Destruction de 570m² de MC5 :
Alyte accoucheur (Alytes obstetricans)
MR10 : Restauration des continuités écologiques de complexe de mares - Les carrières et ses
Crapaud calamite (Salamandra salamandra)
l’infrastructure. temporaires au sein des abords
MR11 : Sécurisation du franchissement de carrières
l’infrastructure par la faune
MR2 : Adaptation des périodes de travaux ;
Milieux humides
Odonates : MR3 : Délimitation des emprises chantier et mise en
défens des habitats sensibles ;
Cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii) Fort Fort MR9 : Mise en valeur écologique des délaissés et Non significatif NON
Gomphe de Graslin (Gomphus graslinii) dépendances vertes
MR10 : Restauration des continuités écologiques de
l’infrastructure
Habitat naturel :
Modéré Faible Aucune MR, l’impact étant supprimé par la ME3.1 Non significatif NON
Aulnaie marécageuse (Code EUNIS G1.41)
4.5. Guilde des milieux anthropiques
Enjeu Impact Mesures de
Guilde Espèces / Groupe d’espèces / Fonctionnalité Mesures de réduction Impact résiduel
écologique brut compensation
MR2 : Adaptation des périodes de travaux ;
MR9 : en valeur écologique des délaissés,
Reptiles : dépendances vertes et création de milieux bocagers ;
Faible Faible MR10 : Restauration des continuités écologiques de Non significatif NON
Lézard des murailles (Podarcis muralis) l’infrastructure.
MR11 : Sécurisation du franchissement de
l’infrastructure par la faune
Milieux Faible
MR2 : Adaptation des périodes de travaux ;
anthropiques
MR3 : Délimitation des emprises chantier et mise en OUI
Phase Travaux :
Oiseaux (cortège des milieux urbains) : défens des habitats sensibles ;
Destruction des bâtiments
MR10 : Restauration des continuités écologiques de MC1 :
Fort Modéré agricoles de Mauvillant
Effraie des clochers (Tyto alba) l’infrastructure ; - Haras de la
Moineau domestique (Passer domesticus) MR12 : Aménagements anticollisions au niveau des Vienne
Perte d’habitat pour une partie
viaducs MC2
des individus des espèces
MR13 : Création de gites à Effraie des clochers
présentes
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5.1.3. Prairies calcicoles
Au droit du projet, 0.6 ha de prairies calcicoles à Origan, habitat de l’Azuré du Serpolet, sont impactés. La valeur
5. PRESENTATION DES MESURES COMPENSATOIRES intrinsèque de l’habitat floristique est faible. L’intérêt écologique des prairies calcicoles réside dans la grande diversité
floristique et entomofaunistiques qu’elles accueillent. Pour compenser cette perte d’habitat, on recherchera à recréer,
L’analyse des impacts résiduels du projet après mise en œuvre des mesures d’évitement et de réduction (cf. supra) dans le cadre de la MC3 : Restauration de praires calcicoles, une surface au moins équivalente.
a permis d’identifier les besoins de mesures compensatoires (MC) pour cinq guildes écologiques, déclinées en
différents milieux de vie distincts.
Boisements
5.1.4. Milieux steppiques (Carrière)
Milieux ouverts à semi-ouverts Au sein de la Carrière d’Irribaren, on note la destruction d’un ensemble d’habitats pionniers indispensable
Prairies calcicoles écologiquement à plusieurs espèces d’enjeu majeure (ex. Alyte accoucheur et Œdipode soufré). Un total de 3.8
Milieux steppiques (présents au sein de la carrière d’Irribaren) ha d’habitats sont impactés par le projet. Cette zone étant tout de même une zone initialement exploitée par l’Homme,
Zone humide (présente au sein de la carrière d’Irribaren) la recherche de compensation se fera dans une optique de 1.5 pour 1. Celle-ci devra de plus se faire au sein des
carrières même pour pouvoir recréer ou mettre en conservation des habitats identiques.
Pour ce faire, les mesures suivantes seront mises en place :
5.1. Niveau surfacique des compensations nécessaires MC 4.1 : Création de milieux aquatiques temporaires et de milieux terrestres favorables aux amphibiens ;
La nécessité de compensation de sites naturels a été mis en place dans une optique de compensation au minimum MC 4.2 : Conservation et rafraichissement du front de taille ;
de 1 pour 1 des surfaces détruites. On se penche tout de même sur les caractéristiques liées aux habitats impactés MC 4.3 : Conservation des milieux sablonneux thermophiles.
pour mettre en avant une possible nécessité d’augmenter ce ratio. La Surface compensée ne sera pas découpée entre les trois mesures dans le cadre du ratio, celle-ci visant à recréer
un complexe d’habitats interconnectés plutôt qu’un habitat unique.
5.1.1. Boisements
La majorité des boisements impactés présentent une strate arborée riche et diversifiée. Certains boisements sont
tout de même exploités pour le bois de chauffages, amenant une diminution de leur qualité. Une partie de ces zones 5.1.5. Zone humide (carrière)
impactées par l’activité humaine, soit une surface d’environ 1 ha, présente un intérêt pour la Baccante, espèce de La Zone humide présente au sein des carrières, une Saulaie arbustive à Salix alba, se retrouve impacté directement
papillon de jours affectionnant les boisements clairs. à une hauteur de 0.69 ha. Il est considéré par sécurité que le reste de la zone humide est impacté indirectement par
Diverses compensations sont alors nécessaires pour compenser la destruction de ces 11.5 ha de boisements. les travaux, soit 0,51 ha supplémentaire. Ainsi, la surface impactée totale (zone touchée directement et indirectement)
MC1.1 - Maintien d'îlots de sénescence : Une surface équivalente à la surface de boisement perdu sera est de 1.2 ha. Celle-ci est caractérisée comme Zone Humide réglementaire mais se trouve être un habitat très dégradé
recherchée pour prévoir la mise en place d’une gestion en îlot de sénescence. Cette gestion sera faite de et peu fonctionnel. Une compensation de ratio 2 pour 1 sera suffisante car la compensation sera partagée entre le
préférence sur des boisements jeunes. L’utilisation de boisement intermédiaire ou âgés peut tout de même site actuel des carrières, à hauteur de 0,4 ha de zones humides recrées, et sur un site distinct en cours de recherche
être valorisable, cette gestion permettant la conservation de ces vieux boisements ; sur 2 ha minimum.
MC1.2 - Gestion de boisements favorable à la Baccante : Affectionnant les boisements clairs présentant une La compensation sur le site d’origine, à proximité sera favorable à l’environnement grâce à la diversification des
strate herbacée, la Baccante se retrouve majoritairement aux environs du Bois de Chenêt. L’espèces peut habitats. En outre, la restauration globale du milieu couplé à la création de mares temporaires favorisera la
tout de même se retrouver au sein d’autres boisements aux conditions similaires. Pour recréer des habitats diversification des habitats.
favorables à l’espèce, on cherchera des boisements intermédiaires ou jeunes, de préférence aux alentours
des zones connues de présence de l’espèces. Ces boisements seront éclaircis pour permettre une pousse
facilitée de la strate herbacée. On recherchera une surface au moins égale à celle perdue pour cette
recréation d’habitat ;
MC1.3 - Création de boisements par plantation : La destruction de boisement entraine un impact non
négligeable sur les corridors et la trame verte locale. La création de boisements par plantation permet alors
de compenser cette perte en renforçant ces axes de déplacement pour la faune aux environs du projet. On
recherchera une surface au moins équivalente à la perte engendrée par celui-ci.
5.1.2. Milieux ouverts à semi-ouverts (Bocage)
Les milieux bocagers présents au droit du projets sont variés, présentant tout de même une majorité de cultures. On
retrouve tout de même des espaces de Pâtures et Prairies mésophiles possédant un enjeu non négligeable pour
l’environnement. Des ensembles bocagers sont aussi présents, amenant la destruction de 4.8 km linéaire de haie.
Pour compenser cette perte de 14.5 ha de milieux ouverts à semi-ouverts et de haies bocagères, on mettra en place
la mesure MC2 : Création et restauration de milieux bocagers.
S’insérant dans un contexte de culture et de bocages, les milieux ouverts sont présents aux alentours du projet. Il
conviendra alors de compenser cette perte au moins au double de la surface perdue pour protéger au mieux ces
espaces déjà existants et potentiellement déjà efficients ; concernant les haies bocagères, la création d’au moins 1.5
fois la surface perdue sera recherchée.
Figure 19 : Mesure compensatoire de la zone humide réglementaire
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Les graphiques suivants résument les pertes et gains de fonctionnalités obtenus par sous-fonctions :
FIGURE 1 : L'EVALUATION DE LA VRAISEMBLANCE D'UNE EQUIVALENCE FONCTIONNELLE POUR LES INDICATEURS MESURES SUR LE
COUVERT VEGETAL DU SITE IMPACTE ET DU SITE DE COMPENSATION FIGURE 3 : L'EVALUATION DE LA VRAISEMBLANCE D'UNE EQUIVALENCE FONCTIONNELLE POUR LES INDICATEURS MESURES
SUR L'EROSION DANS LE SITE IMPACTE ET LE SITE DE COMPENSATION
FIGURE 2 : L'EVALUATION DE LA VRAISEMBLANCE D'UNE EQUIVALENCE FONCTIONNELLE POUR LES INDICATEURS MESURES
SUR LES SYSTEMES DE DRAINAGE DU SITE IMPACTE ET DU SITE DE COMPENSATION FIGURE 4 : L'EVALUATION DE LA VRAISEMBLANCE D'UNE EQUIVALENCE FONCTIONNELLE POUR LES INDICATEURS MESURES
SUR LE SOL DANS LE SITE IMPACTE ET LE SITE DE COMPENSATION (1/2)
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FIGURE 5 : L'EVALUATION DE LA VRAISEMBLANCE D'UNE EQUIVALENCE FONCTIONNELLE POUR LES INDICATEURS MESURES
SUR LE SOL DANS LE SITE IMPACTE ET LE SITE DE COMPENSATION (2/2)
FIGURE 6 : L'EVALUATION DE LA VRAISEMBLANCE D'UNE EQUIVALENCE FONCTIONNELLE POUR LES INDICATEURS MESURES
SUR LES HABITATS DANS LE SITE IMPACTE ET LE SITE DE COMPENSATION
La synthèse des résultats obtenus par sous-fonctions est présentée dans le tableau suivant :
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Les résultats montrent 16 indicateurs sur 18 pour lesquels la méthode met en avant une équivalence fonctionnelle. Bois des
Sur cette base l’équivalence fonctionnelle de la mesure de compensation est garantie. Gestion de boisements Renaudières
MC 1.2 1 (n°3)
favorable à la Baccante
Au-delà des gains et des équivalences fonctionnelles traduits par la méthode nationale d’évaluation des fonctions Les Carrières
(n°4)
des zones humides (cf. ci-avant), la compensation des zones humides au sein du site retenu permettra :
Vallon de
MC 1.3 Création de boisements 11.5 Chantegros (n°5)
• D’offrir une compensation à proximité immédiate du site impacté ; La Roche Dubois-
Durand (n°6)
• D’intervenir sur des fonctions similaires à celles dégradées. Fonliasmes (n°1)
Milieux
14,5 ha Puits de
ouverts à
• De respecter les règles du SDAGE : même bassin versant, mêmes fonctionnalités. - Création et restauration de 29 Châtaigner
semi- MC 2
4,8 km de bocage 7.2 kml (n°2bis)
ouverts
En outre, ces habitats naturels reconstitués (saulaie arbustive à Salix alba), objets de la mesure compensatoire in haies Haras de la
(Bocage)
situ pour la zone humide, s’intègre au sein d’une espace majoritairement agricole et permet de varier les habitats Vienne (n°7)
dans l’aire d’étude. Restauration de prairies
Prairies La Roche Dubois-
0,6 ha MC 3 calcicoles à Origan / Azuré 0.6
calcicoles Durand (n°6)
du serpolet
Cette première compensation est complétée par la mise en place d’un deuxième site compensatoire ex situ Création de milieux
accueillant la recréation de zone humide. aquatiques temporaires et
Milieux MC 4.1
Ce deuxième site est en cours de recherche, trois sites ayant été prospectés dont deux présentant des de milieux terrestres Les Carrières
steppiques 3,5 ha 5.25
caractéristiques compatibles avec la mesure souhaitée. Les deux sites éligibles sont présents au sein des communes favorables aux amphibiens (n°4)
(Carrière)
de Lussac-les-châteaux et de Persac. Le premier est composé d’une zone de friche améliorée accueillant un cours Conservation des milieux
MC 4.2
sablonneux thermophiles
d’eau et sa ripisylve, cette dernière étant fortement dégradée et limitée à quelques mètres d’épaisseur. Concernant
Zone Les Carrières
le deuxième site, celui-ci présente une composition dominée par une prairie de fauche comprise au sein d’un humide 1.2 ha MC 5 Création de zones humides 2.4 (n°4)
complexe bocager. (carrière) En cours
Le premier site éligible est actuellement en cours de négociation, celui-ci ayant été précédemment identifié lors de la
première phase de recherche de sites de mesures compensatoires, son propriétaire s’étant montré enclin à la vente.
Celui-ci présente une surface supérieure à 2 ha, permettant la compensation complémentaire recherchée.
5.2. Niveau surfacique des compensations prévues
Au regard des mesures compensatoires prévues, celle-ci est compatible aux préconisations du SDAGE Loire
Bretagne et du SAGE Vienne. Au sein des sites mis en avant lors des recherches, on retrouve une diversité d’habitats et d’états de ces derniers.
Dans la majorité des cas, une compensation (bien) supérieure à 1 pour 1 a été trouvée, pouvant varier suivant l’état
initial des milieux d’accueils des MC. L’ensemble de ces mesures permet de justifier après application de la méthode
ERC d’une non-perte nette de biodiversité voire même d’un gain compte tenu de l’état dégradé des milieux à
5.1.6. Conclusion du niveau surfacique des compensations restaurer.
nécessaires Les Mesures Compensatoires sont alors réparties de la façon suivante :
MC1.1 - Maintien d'îlots de sénescence : cette mesure se retrouve au sein de 5 sites dans diverses mesures,
Suite à la recherche des sites pouvant accueillir les mesures compensatoires, on se retrouve avec sept sites cumulant une surface de 12.8 ha :
principaux retenues dans le cadre de la recherche de mesures compensatoires (figure page 187). Chaque site est o Puits de Châtaignier : une partie de la zone, composée de boisement d’âge variable, va être mise en
composé de plusieurs parcelles formant un ensemble cohérent et est susceptible d’accueillir une ou plusieurs sénescence. L’état intermédiaire va permettre une plus-value pour les espèces forestières. La
mesures. La localisation de ces sites compensatoires a été retenue pour favoriser et renforcer les fonctionnalités proximité directe du site avec le projet améliore sa valeur compensatoire.
écologiques locales relatives aux milieux boisés et ouverts à semi-ouverts. o Bois des Renaudières : cette ancienne culture, suite à la recréation de boisement, sera placée en
Ainsi, la surface de ces sites, leur localisation, les guildes d’espèces qu’ils concernent et les actions de restauration gestion par îlot de sénescence, permettant un gain très fort en comparaison du contexte initial peu
qui y sont nécessaires permettront d’obtenir un gain de biodiversité supérieur aux pertes induites par le projet. favorable à la faune et la flore. La proximité du site avec le projet (moins de 200m) améliore sa valeur
La synthèse du travail de recherche des sites compensatoire peut être consultable au sein du Volet H Chapitre 8 compensatoire.
« Synthèse du travail de recherche des sites de mesure compensatoire ». o Les Carrières : une petite bande de boisement d’âge intermédiaire va être placé en sénescence,
permettant de conserver un corridor au sein d’un boisement existant.
o Le Vallon de Chantegros : zone boisée vallonée présentant des boisements de tout âge, la mise en
Surface sénescence d’une majeure partie de la zone permettra la conservation de celle-ci et l’apport en bois
Surfaces N° de Site
Guilde Intitulé compensatoire
détruites mesure compensatoire morts pour les insectes xylophage. La plus-value est ici faible, on a tout de même un aspect de
recherchée (ha)
gestion important permettant de conserver la zone dans un bon état général.
Puits de
Maintien d’îlots de o La Roche-Dubois-Durand : une partie du boisement initial du site sera conservé tel quel, permettant
Boisements 11,5 ha MC 1.1 11.5 Châtaigner
sénescence son vieillissement. Malgré sa taille limitée, la présente de cette zone sera favorable à la biodiversité
(n°2bis)
forestière.
MC1.2 - Gestion de boisements favorable à la Baccante :
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
o Puits de Châtaignier : une partie des boisements du site, majoritairement jeunes, vont être éclaircis o Un deuxième site est en cours de négociation, permettant de compléter le besoin compensatoire en
pour devenir favorable à la Baccante. L’ouverture de clairières au sein de celui-ci va de plus permettre zone humide à hauteur d’un minimum de 2 ha recréés.
d’en augmenter l’attrait. On a ici une plus-value forte. La proximité directe du site avec le projet
améliore sa valeur compensatoire.
o Le Vallon de Chantegros : une partie du boisement attenant au cultures encadrant le boisement sera La synthèse des surfaces de compensation sont visible dans le tableau suivant :
éclaircis. Ce boisement étant d’âge intermédiaire, son ouverture partielle à l’aide de coupe et de mise
en place de clairière sera favorable à de nombreuses espèces en plus de la Baccante. On a ici une Objectif Surfaces compensées
Mesures compensatoires % de compensation
plus-value forte. minimum (ha) (ha)
MC1.3 - Création de boisements par plantation : MC1.1 : Maintien d'îlots de
11.5 12,8 111%
o Bois de Renaudière : comme mis en avant, cette zone de MC a pour but d’accueillir la plantation de sénescence
boisement. Cette action va permettre de densifier la trame verte à proximité du projet et d’ainsi MC1.2 : Gestion de boisements
1 3,9 390%
d’améliorer les corridors de déplacement des grand mammifères et autres espèces forestières. La favorable à la Baccante
plus-value est importante, passant d’un contexte de culture pauvre à un boisement possédant les MC1.3 : Création de boisements par
11.5 13 113%
interfaces avec des milieux ouverts en son sein. plantation
MC2 - Création et restauration de milieux bocagers : 3 sites permettent la mise en place de cette mesure, MC2 : Création et restauration de 29 46,1 158%
présentant un intérêt varié, sur une surface totale de 46.1 ha de bocage compensé, accueillant la création de milieux bocagers 7.2 kml de haies 8 kml de haies 111%
8 km linéaire de haies. : MC3 : Restauration de praires
0.6 1,5 250%
o Fonliasmes : cette ancienne exploitation d’élevage va être reprise avec la suppression des anciennes calcicoles
structures liées à l’activité humaine, puis replanté de haies pour créer un complexe bocager. On note MC4 : Création et restauration de
5.25 6,3 120%
ici une plus-value forte avec un fort développement de la zone vers un écosystème bocager favorable milieux pionniers steppiques
à la biodiversité. La proximité du site avec le projet (moins de 200m) améliore sa valeur 0,7 (+ site de 2 ha >200 % (dans le
MC5 : Zones humides
compensatoire. 1.2 minimum en cours de cadre de 2 ha
réglementaires
recherche) supplémentaires)
o Puits de Châtaigner : une partie de la zone, anciennement des cultures, vont être reprise avec la
plantation de haies et la gestion de clairière pour former un complexe de bocage. La zone ayant de
base une interface bocagère limitée, on aura une plus-value moins importante que pour le site
précédent. La proximité directe du site avec le projet améliore sa valeur compensatoire. La proximité
directe du site avec le projet améliore sa valeur compensatoire.
o Haras de la Vienne : ce site est le plus conservé des trois, présentant un contexte de bocage dégradé
qui va être renforcé par la plantation de haies supplémentaires. La plus-value est ici moins
importante, mais la conservation d’une surface de grande taille sera favorable à l’écosystème en
général.
MC3 - Restauration de praires calcicoles : localisée sur un site, cette compensation de 1.5 ha va permettre
de recréer un habitat favorable à l’Azuré du Serpolet dans un contexte proche de l’initial :
o La Roche Dubois-Durand : seul site accueillant cette mesure, celui-ci verra ses prairies calcicoles
renforcées par la suppression d’une partie des zones de friches, le milieu étant par la suite géré pour
éviter son fermement. On a ici une plus-value faible, d’où la nécessité de recréer une partie de
l’habitat.
MC4 - Création et restauration de milieux pionniers steppiques : cette mesure se retrouve via la gestion de
6.3 ha de milieux variés au sein de la carrière d’Irribaren :
o Les Carrières : au sein des carrières, une surface importante d’habitat va être mis en gestion pour
conserver le caractère jeune et pionnier des milieux steppiques et sablonneux. La création de mares
temporaires va de plus avoir un impact positif sur la biodiversité. La gestion de ce site par la suite va
permettre de conserver ces habitats dans un état favorable aux espèces pionnière, état qui aurait été
modifié naturellement au cours du temps par la fermeture des milieux. Malgré la reprise d’habitats
déjà existants, on a ici une plus-value intéressante sur le long therme. La proximité directe du site
avec le projet améliore sa valeur compensatoire.
MC5 - Zones humides réglementaires : une zone proche de la zone humide initiale a été trouvée pour
accueillir la nouvelle zone humide de 0.7 ha :
o Les Carrières : au sein du site, des terres agricoles (cultures) vont être reprises pour recréer une
zone humide de type Saulaie arbustive à Salix alba. Cette recréation, mise ensuite en gestion pour
conserver un bon état général du site, sera une plus-value intéressante de par la diversification des
milieux et la mise en place d’une zone humide en bon état fonctionnel. La proximité directe du site
avec le projet améliore sa valeur compensatoire.
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Il est localisé sur le corridor boisé du Bois de Chênet et de la Vallée de la Vienne à l’interstice des entités paysagères
de Poitou-Charentes des « Terres de brandes » et de « La Vienne ».
5.3. Site n°1 : Fonliasmes
Avant-propos
Afin de mettre en œuvre des mesures compensatoire environnementales dans le cadre de la déviation de Lussac-
les-Châteaux par la RN147, la DREAL Nouvelle-Aquitaine a missionné depuis avril 2019 INGEROP C&I pour la
recherche anticipée de sites pressentis à l’acquisition et au conventionnement pour la mise en place des mesures de
compensation
La démarche de recherche de sites compensatoires a imposé une réflexion pour la délimitation des zones de
prospections :
- La compensation doit apporter une plus-value pour le milieu (création et/ou restauration) ;
- La compensation est calculée en surface par espèces et/ou en mètre linéaire ;
Fonliasmes
- Les compensations par espèce sont mutualisables sur des mêmes sites ;
- La compensation doit se faire au plus proche des impacts du projet ;
- Les mesures compensatoires ne peuvent s’établir sur des secteurs faisant déjà l’objet de protection des
milieux.
Les premières prospections ont été réalisé au sein du stock foncier de la SAFER pour le compte de la DREAL NA
relatif au projet de LGV Poitiers-Limoges, aujourd’hui abandonné. L’intégralité des surfaces recherchée n’étant pas
garantie par ce stock foncier, des recherches complémentaires ont été menées grâce à l’animation foncière locale
menée par la SAFER.
La réalisation du présent plan de gestion s’inscrit dans les mesures compensatoires mises en œuvre dans le cadre
de la déviation de Lussac-les-Châteaux par la RN147.
Les objectifs du plan de gestion sont :
- Réaliser un état des lieux du site afin de définir son état initial global ; © Conservatoire d'Espaces Naturels de Poitou-Charentes, Aubel,
- Identifier les espèces pour lesquelles une compensation au titre des mesures compensatoires de la RN147 Bigot, Collin, Defrance, OUTSIDE (Service WFS CREN PC), 1999.
peut être réalisée ;
- Réaliser le diagnostic écologique initial nécessaire à la mise en œuvre des suivis d’espèces ciblées par les Région paysagère du site compensatoire (source : Atlas des paysages de Poitou-Charentes)
mesures compensatoires de la RN147 ;
- Evaluer les potentialités existantes du site, ainsi que les potentialités de restauration des habitats favorables
aux espèces ciblées par les mesures compensatoires de la RN147 (évaluation du gain écologique);
- Proposer une surface et/ou un linéaire de compensation pour les espèces pouvant être compensées sur ce
site ;
- Définir des opérations de restauration et de gestion du site permettant de restaurer les habitas favorables
aux espèces pouvant être compensées sur ce site ;
- Définir les protocoles de suivis des espèces impactées par la RN147 et compensées sur le site ;
- Proposer un calendrier d’action de réalisation du plan de gestion au maitre d’ouvrage.
5.3.1. Diagnostics écologiques, valeur patrimoniale et enjeux
5.3.1.1 Eléments de localisation
Localisation du site
Le site de Fonliasmes, sur la commune de Mazerolles dans la Vienne (86), est une grande parcelle en déprise agricole
depuis l’arrêt de l’exploitation d’élevage de canard. Le site se compose d’un hangar agricole et de bâtiments dégradés
dont seules les chappes béton sont encore visibles, ainsi que divers déchets et gravats aux alentours. La majeure
partie du site se compose de friches nitrophiles clôturées se développant sur des sols tassés par le piétinement et
enrichis par les excréments des canards, ainsi que de prairies en bords de boisements.
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Localisation de Fonliasmes
Localisation des parcelles
Département Commune Section Numéro Surface
Vienne (86) Mazerolles A 1631 130 316 m²
SUPERFICIE TOTALE ≈ 13 ha
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5.3.1.2 Contexte environnemental
Aucun zonage d’inventaire ou de protection réglementaire (ZNIEFF, N2000, ENS…) n’est présent sur le site ou
attenant au site. Les zonages les plus proches sont situés à environ 2 km au-delà de la vallée de la Vienne et sont
représentés par la Forêt de Lussac-les-Châteaux.
La mise en œuvre de travaux de restauration écologique et d’une gestion conservatoire adaptée dans ce type de
milieu assurerait la pérennisation de sites de reproduction et d’alimentation de nombreuses espèces de l’avifaune
des milieux ouverts et semi-ouverts. Le secteur est particulièrement favorable à la reproduction de la Pie-grièche
écorcheur, espèce parapluie de la mesure compensatoire relative au milieu bocager (MC2), ainsi qu’à l’ensemble des
espèces accompagnatrices (Linotte mélodieuse, Bruant jaune, Alouette lulu, Verdier d’Europe, Chardonneret élégant,
Tarier pâtre, Tourterelle des bois). Le contexte de lisière et fourrés présent au sein de la zone sera aussi favorable
aux reptiles.
Fonliasmes
Cette mesure pourra être couplé à l’installation de nichoir à Effraie des cloches comme prévu au sein de la MR13.
Trame verte et bleue du site de Fonliasmes (Source : Schéma régional de cohérence écologique de Poitou-
Charentes)
Zonages réglementaires et d'inventaire à proximité du site de Fonliasmes 5.3.1.3 Description des milieux
Le site est par ailleurs situé sur un corridor écologique d’importance régionale d’après le SRCE de Poitou-Charentes, Le site se compose d’une grande parcelle en déprise agricole majoritairement occupée par de la friche nitrophile. Cet
au sein d’un réservoir de biodiversité à préserver des systèmes bocagers. habitat s’est développé suite à l’abandon des pratiques agricoles sur la parcelle, sur des sols tassés et enrichis. De
la prairie mésophile borde l’ensemble de la friche et un faciès mésohygrophile s’exprime localement.
Des haies bordent le site sur sa partie nord et des lisières de boisement occupe le reste.
Une mare fermée est également présente.
Un hangar agricole sera maintenu sur le site afin d’envisager la possibilité d’une activité agricole à venir compatible
avec les enjeux de préservation du site relatifs aux milieux bocagers et à la biodiversité associée.
Les habitats sont en l’état peu attractif et de mauvaise qualité mais présente des potentialités d’accueil très
intéressantes, notamment pour l’avifaune. Le déploiement de mesures écologiques apporte une forte plus-value
écologique.
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Pour l’état de conservation des habitats, on tiendra compte de l’état du milieu, si celui-ci est détérioré ou non, et si il menacées : la Sérapias langue (Serapias lingua) et
est en capacité ou non de supporter un contexte écologique développé. On suivra donc un gradient pour mettre en l’Orchis à fleurs lâches (Anacamptis laxiflora).
avant si l’habitat est favorable à la biodiversité, ou au contraire défavorable à celle-ci. La perte du côté pâturé va alors amener un
La cartographie ci-après présente les habitats présents sur le site. appauvrissement progressif de la communauté
floristique.
Il s’agit d’une mare eutrophe fermée. Les berges ne sont
Description des habitats identifiés sur le site pas accessibles en raison du développement d’un gros
Milieux Description Etat de conservation roncier très dense.
Les haies sont composées de végétation ligneuse Le Saule roux (Salix atrocinerea) est également présent
formant des linéaires au sein d’une matrice de terrains Mare sur la mare et crée un fort ombrage.
herbeux. Elles remplissent originellement des fonctions La végétation aquatique, pour ce qui est possible Moyennement
de contrôle du bétail. CCB : 22.13 / d’observer, semble être représentée par des potamots favorable
Elle se composent principalement d’arbustes épineux EUNIS : C1.3 (Pomageton sp), de l’Iris des marais (Iris pseudoacorus)
Haies tels que le Prunellier (Prunus spinosa), l’Eglantier (Rosa et de la Massette à larges feuilles (Typha latifolia).
canina) et la Ronce (Rubus sp), et ponctuellement Cette mare représente un site de reproduction pour les
Très favorable
CCB : 84.2 / d’essences arborescentes telles que le Chêne amphibiens qu’il convient d’entretenir afin qu’elle
EUNIS : FA pédonculé (Quercus robur). Le Gênet à balai (Cytisus conserve toute son attractivité.
scoparius) et l’Ajonc d’Europe (Ulex europaeus) Un petit massif de Robinier faux-acacia (Robinia
complètent le cortège et sont largement présents au sein pseudoacacia), espèces exotique envahissante, est
des haies du site. présent au sein du site.
Ces haies sont très intéressantes en termes de Il s’agit d’un peuplement assez lâche de plusieurs
biodiversité (avifaune). individus adultes.
La friche représente la plus grande surface d’occupation Massif de
En l’état cette station ne pose pas de véritable problème.
du sol du site. Elle correspond à une jachère avec Robinier
Envisager son éradication pourrait engager une longue
communauté d’annuelles ou vivaces des sols riches et Défavorable
Jachère agricole lutte sans obtention de résultat sur le long terme. La
tassés dominée par le Chardon penché (Carduus CCB : 83.324 /
fauche annuelle des milieu prairiaux alentour suffira à
nutans), le Chardon des champs (Cirsium arvensis), le Défavorable EUNIS : G1.C3
CCB : 87.1 / contenir son expansion.
Gaillet gratteron (Galium aparine) ou encore l’Ortie A terme, lorsque les sujets seront plus âgés, il pourra
EUNIS : I1.53
dioïque (Urtica dioica). éventuellement être mise en place une lutte avec la
Intrinsèquement cet habitat est assez pauvre et ne méthode du cerclage des tronc afin de les laisser mourir
présente pas d’intérêt particulier. sur pied.
Il s’agit de prairies mésophiles sur des sols relativement
bien drainés et dont la fauche a été récemment
abandonnée. Le cortège floristique est caractérisé par
des graminées telles que le Brome stérile (Bromus
sterilis), le Ray-grass (Lolium perenne), la Vulpie faux-
brome (Vulpia bromoides), le Fromental (Arrhenaterum
Prairies fauche
elatius) ou encore la Dactyle aggloméré (Dactylis
Moyennement
glomerata). Ces espèces sont notamment
CCB : 38.22 / favorable
accompagnées de l’Andryale à feuilles entières
EUNIS : E2.22
(Andryala integrifolia), de la Campanule raiponce
(Campanula rapunculus), du plantain lancéolé (Plantago
lanceolata) du Trèfle blanc (Trifolium repens), du ou
encore la Vesce cultivé (Vicia sativa).
La communauté floristique à tendance à s’appauvrir en
l’absence de fauche régulière. Haie et Prairie de fauche Jachère agricole (Friche)
Il s’agit de prairies régulièrement pâturées à faciès
principalement mésophile et localement
mésohygrophile.
Sur ses faciès mésophiles, le cortège floristique y est
dominé par la Crételle (Cynosurus cristatus), le Pâturin
commun (Poa trivialis) et le paturin annuel (Poa annua)
Pâtures
ou encore la Flouve odorante (Anthoxanthum odoratum).
Les graminées sont notamment accompagnées de la Favorable
CCB : 38.11 /
Marguerite (Leucanthemum vulgare), du Millepertuis
EUNIS : E2.11
perforé (Hypericum perforatum) ou encore de la
Renoncule âcre (Ranunculus acris).
Sur les franges mésohygrophiles, on observe la
présence de l’Agrostide stolonifère (Agrostis stolonifera), Mare Pâture
du Jonc glauque (Juncus inflexus), de la Fleur de coucou
(Lychnis flos-cuculi) ainsi que deux orchidées
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Massif de Robinier Ensemble de bâtis agricoles
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5.3.1.4 Enjeux faunistiques et floristiques Au sein du site, aucun arbre gite n’est présent dû à
l’absence de boisements. Les boisements limitrophes
peuvent eux présenter un intérêt pour l’accueil des
Les investigations écologiques pour le diagnostic du site ont été réalisées aux dates suivantes : espèces. Sans gite au sein de la zone, les espèces
peuvent alors être vu comme exploitant l’interface
- 09/04/2020
prairie/boisement pour chasser.
- 11/05/2020
Le site abrite un cortège d’oiseaux nicheurs de milieux
- 22/06/2020
ouverts à semi-ouverts et constitue l’enjeu de
- 17/09/2020
conservation majeur et l’objet principal de la
On statuera sur l’enjeu de conservation des différents groupes, en lien avec la diversité et la rareté des espèces compensation du site.
présentes sur le site. Lors du diagnostic, de nombreuses espèces y ont été
observées. La Linotte mélodieuse (Linaria
cannabina), le Bruant jaune (Emberiza citrinella), le
Enjeux faunistiques Analyse et approche de terrain pour le site Enjeu de
Tarier pâtre (Saxicola rubetra), la Fauvette grisette
et floristiques conservation Avifaune Fort
(Sylvia communis), le Verdier d’Europe (Chloris
La communauté végétale identifié est banale et chloris) ou encore la Tourterelle des bois (Streptopelia
commune dans sa globalité voire relativement pauvre turtur) ont été contacté, à vue ou au chant au sein de
compte tenu de l’enrichissement du site mis en place la haie nord ainsi que dans les fourrés çà et là dans la
durant son exploitation. jachère agricole, ou bien dans le massif de robiniers.
Toutefois, 2 espèces patrimoniales ont été Espèce cible de la compensation, la Pie-grièche
observées : écorcheur (Lanius collurio) ne semble pas présente
- La Sérapia langue (Serapias lingua), espèce sur le site.
quais menacée (NT) et déterminante de Sur le secteur, deux espèces protégées ont été
ZNIEFF en Poitou-Charentes, dont une petite observées : le Lézard à deux raies (Lacerta bilineata)
station subsiste sur un suintement de la et le Lézard des murailles (Podarcis muralis). Compte
Reptiles Faible
prairie pâturée ; tenu des milieux en présence, la Couleuvre helvétique
- L’Orchis à fleurs lâches (Anacamptis (Natrix helvetica) est potentiellement présente sur le
Flore laxiflora), espèce vulnérable (VU) et Modéré site.
déterminante de ZNIEFF en Poitou- Le site présente une mare fermée à pentes raides,
Charentes, dont 3 individus ont été recensé constituant un milieu de reproduction pour les
dans un suintement de la prairie pâturée. amphibiens, qui plus est à proximité directe de
boisements. Toutefois, l’impossibilité d’accès à la
Ces deux espèces patrimoniales ont pu se maintenir mare n’a pas permis d’observation directe
dans un faciès prairial plus humide du site et témoigne d’amphibiens. On peut supposer la présence de
d’un niveau de pression de pâturage plutôt faible dans potentielle d’espèces communes comme la
ce secteur compte tenu de leur caractère Amphibiens Grenouille agile (Rana dalamatina), le Triton palmé Faible
oligotrophile. (Lissotriton helveticus) voire la Salamandre tachetée
Aucune espèce végétale n’est visée par les mesures (Salamandra salamandra). En outre, le Triton crêté
compensatoires, toutefois la présence de ces 2 (Triturus cristatus) ou encore la Rainette verte (Hyla
espèces représente un enjeu de conservation à arborea) peut également trouver ici des conditions
prendre en compte. propices à sa présence.
Aucun mammifère terrestre protégé n’a été observé Cette mare présente un potentiel très intéressant pour
lors des prospections sur le site. Toutefois, la les amphibiens.
Mammifères présence de milieux favorables (haies, fourrés, bâtis, Aucun invertébré visé par les mesures
Faible
terrestres proximité de boisements…) laisse présager de la compensatoires n’a été observé sur le secteur.
présence potentielle du Hérisson (Erinaceus Invertébrés Faible
Néanmoins, la diversité entomologique sur le site
europaeus) et de l’Ecureuil roux (Sciurus vulgaris). reste importante (papillons de jour, orthoptères…).
Aucun mammifère semi-aquatique n’a été contacté au
Mammifères semi- cours des inventaires sur le site et le site ne présente
Faible La Liste des espèces observée au sein du site peut être consultée au sein du Volet H Chapitre 9 « Listes des espèces
aquatiques pas de milieux potentiellement favorables à leur
présence. observées au sein des sites de mesure compensatoire ».
Plusieurs espèces de chiroptères ont pu être mises en
avant au niveau des lisières du site : la Sérotine
commune (Eptesicus serotinus), le Vespère de Savi
(Hypsugo savii), le Murin de Brandt (Myotis brandtii),
le Murin de Daubenton (Myotis daubentonii), le Murin
Chiroptères Fort
à moustaches (Myotis mystacinus), la Noctule
commune (Nyctalus noctula), la Pipistrelle de Kuhl
(Pipistrellus kuhlii), la Pipistrelle commune
(Pipistrellus pipistrellus) et la Pipistrelle pygmée
(Pipistrellus pygmaeus).
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5.3.1.5 Facteurs d’influence sur l’état de conservation importante plus-value écologique sera apportée et le site sera doté
d’importantes surfaces de prairies ainsi que d’un réseau de haies assez dense.
En effet, le site présente de très fortes potentialités et sa capacité d’accueil de
Les facteurs influant sur l’état de conservation des habitats et la fonctionnalité des populations d’espèces sont repris la faune est largement améliorable. Il s’agit notamment de recréer des prairies,
dans le tableau ci-dessous. Ils concernent principalement les pratiques agricoles en place sur le site depuis zone de nidification et d’alimentation pour de nombreuses espèces. En outre,
longtemps. la création d’un maillage bocager et le bon entretien de toutes ces haies
favoriseront la pérennité et l’attractivité des milieux pour les espèces à
Habitat/groupe Etat de conservation Facteurs influençant la conservation du compenser.
groupe/habitats Bien que l’avifaune soit la cible principale de la compensation sur le site, des
Flore Très favorable pour les Pâturage équin : Dégradation des habitats enjeux complémentaires ont été identifiés et c’est toute la biodiversité en
haies prairiaux (surpâturage local) général (tous groupes taxonomiques confondus) qui bénéficiera des mesures
Favorable pour les Antibiotiques, vermifuges : impacts sur qualité mise en place, notamment les amphibiens grâce à la réouverture de la mare.
prairies pâturées de l’eau et des sols
Moyennement Absence de gestion par fauche : Banalisation
favorable pour les
prairies de fauche et la
des habitats prairiaux et appauvrissement du
cortège floristique par dominance de certaines
5.3.2. Gestion du site
mare espèces
Défavorable pour les Usages des parcelles voisines : Utilisation de 5.3.2.1 Description des objectifs du site
Jachères agricoles produits phytosanitaires, d’insecticides et
(friches) et le Massif de autres intrants
Robinier Curage ou fauche intensive des fossés Le site de Fonliasmes a vocation à compenser une partie de la dette sur les milieux ouverts à semi-ouverts. L’objectif
est de déployer la mesure compensatoire MC2 « création et restauration de bocage », en créant des haies et en
La problématique des espèces exotiques envahissantes est représentée par deux espèces végétales sur le site : améliorant la qualité globale des milieux par une gestion conservatoire adaptée de chaque compartiment constitutif
des systèmes bocagers : haies, prairies et mares.
- L’Ailanthe glanduleux (Ailanthus altissima) présente quelques sujets dans la haie proche du portail au niveau
de l’entrée du site ;
Espèces cibles de
- Le Robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia) présente un petit massif des quelques individus au sein de Mesure la compensation
Objectifs Code Actions
la Jachère agricole ainsi qu’en bordure de boisement au sud du site.
MC2 – A.1 Suppression des clôtures
La mise en œuvre d’opérations de lutte serait chronophage et couteuse, c’est pourquoi il est préférable de ne pas
A - Retirer les éléments
intervenir. En effet, parfois la meilleure gestion est bien souvent l’absence de gestion. Si l’action n’est pas tenue dans délabrés indicateurs d’une Conservation du hangar, démolition
le temps, la situation peut finalement empirer par rapport à la situation initiale. La gestion des milieux ouverts activité agricole passée des anciennes chapes bétons,
Pie-grièche écorcheur, MC2 – A.2
permettra de contenir l’expansion de ces deux espèces au sein du site. Bruant jaune,
évacuation des gravats et remise
Linotte mélodieuse, en état
Selon leur évolution, il pourra le cas échéant être préconisé une intervention sur le Robinier par cerclage du tronc qui
Alouette lulu,
permet une mort sur pied des individus. Toutefois, cela induit une augmentation des rejets en souche et ne résout MC2 MC2 – B.1 Création de haies
Création et
Verdier d’Europe, B – Créer et restaurer les
pas le problème si le procédé est mal exécuté. Chardonneret élégant,
restauration habitats bocagers Restauration et réouverture de la
Tarier pâtre, MC2 – B.2
de bocage mare
Tourterelle des bois
Reptiles
5.3.1.6 Surface et linéaire de compensation Mammifères
terrestres C - Maintenir en bon état MC2 – C.1 Gestion des haies
de conservation le
Surface et système bocager
Groupe faunistique Présence avérée Présence potentielle linéaire de MC2 – C.2 Gestion des prairies
compensation MC2 – C.3 Gestion de la mare
Verdier d’Europe
Linotte mélodieuse Pie-grièche écorcheur
Avifaune Fauvette grisette Chardonneret élégant 13 ha
Tarier pâtre Alouette lulu
Bruant jaune
Lézard des murailles Couleuvre à collier
Reptiles 2 km linéaires
Lézard à deux raies Couleuvre verte et jaune
Mammifères Ecureuil roux
- 2 ha
terrestres Hérisson d’Europe
Le site est très intéressant car il couvre une superficie importante et est situé
dans une petite région bocagère favorable et en cohérence avec les enjeux
identifié et les objectifs de compensation, tout en respectant une véritable
Potentiel du site proximité des milieux impactés par le projet.
Il présente un intérêt majeur pour la conservation de l’avifaune des milieux
agricoles ouverts à semi-ouverts, représenté par la Pie-grièche écorcheur qui
constitue l’espèce chapeau de ce cortège. Une fois les travaux réalisés, une
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5.3.2.2 Opérations techniques Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Gestion des habitats et des espèces Fiche MC2 – A.1 : Suppression des clôtures
Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine Fonliasmes
Fiche MC2 – A.1 : Suppression des clôtures Indicateur de
Fréquentation du site par la grande faune
Fonliasmes suivi
Objectifs de l’action compensatoire : Modalité et
Suivi par piège photographique sur une durée de 1 mois tous les ans pendant 5 ans
Suppression des clôtures existantes anciennement utilisées pour diviser la parcelle. fréquence de
suivant la mesure
Règles générales : suivi
- La phase de suppression s’effectue sous la responsabilité de la DREAL NA. Le maitre
d’ouvrage contactera une entreprise pour la mise en place des travaux nécessaires à cette
mesure.
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec
possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par
le contractant. Sa fréquence et sa visée sont définis au sein de cette fiche de gestion. Ce
suivi est pris en charge par la DREAL NA ;
- Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement.
MC2 – A.1 : Suppression des clôtures
CAHIER DES CHARGES
Mesures Suppression de clôtures
Quantité ≈ 1500 mètres
Contexte
Suppression des entraves artificielles séparant les espaces prairiaux de la zone
paysager
Localisation
Période Travaux à réaliser dans l’année suivant la date d’engagement en amont des autres
d’intervention MC.
La suppression des clôtures sera effectuée pour permettre la mise en place des
autres mesures. Elle devra donc être faite En priorité.
Description
Les clôtures et supports liés seront retirés et exporté hors de la zone pour être traité
au sein d’une gestion des déchets adéquate.
Coût des
15 € / m.l.
travaux
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Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC2 – A.2 : Conservation du hangar, démolition des anciennes chapes
Fiche MC2 – A.2 : Conservation du hangar, démolition des anciennes chapes bétons, évacuation des gravats et remise en état
bétons, évacuation des gravats et remise en état Fonliasmes
Fonliasmes développement d’espèces invasives. La composition souhaitée pour le mélange est
Objectifs de l’action compensatoire : indiquée dans le tableau ci-après.
Destruction des zones de bâtis et autres structures découlant de l’ancienne activité humaine
du site. Espèces végétales à privilégier pour l'ensemencement des surfaces terrassées et
Remise en état des zones impactées. talus :
Règles générales :
Nom français Nom latin Proportion massique
- La phase de destruction s’effectue sous la responsabilité de la DREAL NA. Le contractant
de chaque espèce
autorise la réalisation des travaux par la DREAL NA, et s’engage à suivre la mesure de
gestion des éléments créés (fiche MC2 – G1 « Gestion des haies ») ;
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec Achillée millefeuille Achillea millefolium 3%
possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par
le contractant. Sa fréquence et sa visée sont définis au sein de cette fiche de gestion. Ce Agrostide Agrostis capillaris 3%
suivi est pris en charge par la DREAL NA ;
- Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement. Fromental* Arrhenatherum 7%
MC2 – A.2 : Conservation du hangar, démolition des anciennes chapes bétons, évacuation elatius
des gravats et remise en état
Dactyle vulgaire* Dactylis glomerata 7%
CAHIER DES CHARGES
Mesures Démolition d’anciennes zones découlant de l’activité humaine passée Fétuque des roseaux Festuca arundinacea 15 %
Quantité ≈ 7 400 m² Fétuque rouge Festuca rubra 10 %
Contexte Libération des emprises occupées par des constructions pour remettre en place un Houlque laineuse Holcus lanatus 10 %
paysager contexte naturel prairial.
Ray-grass* Lolium perenne 10 %
Lotier corniculé* Lotus corniculatus 3%
Fléole des prés Phleum pratensis 3%
Plantin lancéolé Plantago lanceolata 5%
Pâturin des prés Poa pratensis 4%
Localisation
Pâturin commun Poa trivialis 4%
Trèfle rampant* Trifolium repens 3%
Brome dressé Bromus erectus 5%
Fétuque des prés Festuca pratensis 8%
La composition du mélange grainiers est donnée à titre indicatif et pourra être
Période Travaux à réaliser dans l’année suivant la date d’engagement, en amont des adaptée en fonction des disponibilités du fournisseur. La collecte de fleur de foin ou
d’intervention travaux. un rapprochement avec des organismes locaux, tel que Pictagraine, outil
encourageant la préservation et la création de prairies naturelles par la
Les zones de bâtis non conservées seront démolies par une entreprise mandatée réimplantation de plantes garanties 100% locales, sera privilégié.
par le maitre d’ouvrage, les gravats et autres déchets devant être évacués et traités En tout état de cause, la composition et le détail des mélanges grainiers devront
via les filiales correspondantes. être validé par le Maître d’œuvre. La plus grande attention devra être portée sur
Description l’origine des graines. Les semences devront être issues de pépinières locales. Les
Remise en état des surfaces traitées cultivars et variétés hybrides sont proscrits.
Les surfaces traitées seront ensemencées avec un mélange grainier adapté, à
raison de 30 g de mélange / m². Cet ensemencement a pour objectif de limiter le
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Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC2 – A.2 : Conservation du hangar, démolition des anciennes chapes
bétons, évacuation des gravats et remise en état Fiche MC2 – B.1 : Création de haies
Fonliasmes Fonliasmes
L’ensemencement sera réalisé sur un support propre, nivelé et exempt de Objectifs de l’action compensatoire :
mauvaises herbes et de pierres et à l’aide des moyens mécaniques et manuels Créer des haies ;
adapté. Structurer le maillage bocager existant.
Règles générales :
La gestion sera ensuite effectuée dans le cadre de la MC2 – C.2 Gestion des - La phase de création s’effectue sous la responsabilité de la DREAL NA. Le contractant
prairies. autorise la réalisation des travaux par la DREAL NA, et s’engage à suivre la mesure de
gestion des éléments créés (fiche MC2 – G1 « Gestion des haies ») ;
Une mesure de réduction est associée à cette mesure de compensation : la MR13 - Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec
Création de gites à Effraie des clochers. Le but de cette mesure est d’installer possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par
un nichoir pour l’Effraie des clochers visant à diminuer l’impact de la perte le contractant. Sa fréquence et sa visée sont définis au sein de cette fiche de gestion. Ce
potentielles de gites au sein des boisements impactés par le projet. Ceux-ci doivent suivi est pris en charge par la DREAL NA ;
alors suivre plusieurs critères pour pouvoir être optimaux : - Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement.
1) Le nichoir doit être disposé au sein d’un bâtiment où l’activité humaine est MC2 – A.1 : Création de haies
nulle ou restreinte, tel un hangar, un grenier ou autre grand bâtiments CAHIER DES CHARGES
potentiellement désaffectés présent au sein du site compensatoire ;
2) Le bâtiment doit présenter un espace dégagé à l’abri des intempéries ; Mesures Plantation de haies
3) L’ouverture de la cavité doit être hors d’atteinte de prédateur potentiels que
peuvent représentés chat, fouines ou visiteurs indésirables.
Quantité ≈ 1 500 mètres
Un cout de 350€ pour le nichoir couplé à 1 200€ d’intervention d’un l’écologue est
nécessaire pour la mise en place de cette mesure. Ce coût est déjà prévu au sein Contexte Renforcement et structuration du maillage bocager existant : prolongation de haies
du budget lié aux mesures de réduction. paysager existantes ou création de nouveaux linéaires
Localisation
Gite à Effraie des clochers (Source : LPO)
Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides) ni
Traitements
engrais
Coût des Démolition et évacuation : 35 € / m3
travaux Ensemencement prairial : 2 € / m²
Indicateur de Fréquentation du site par des rapaces nocturnes et des espèces de l’avifaune des
suivi milieux anthropiques
Modalité et Du 15/09 au 15/03. On évitera les périodes de fortes précipitations, de vent fort et
Suivi avifaunistique basé sur 3 passages en période favorable sur une périodicité
fréquence de Période de gel.
n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
suivi d’intervention La plantation de haies doit intervenir au cours de l’année suivant la date
d’engagement.
PLANTATION :
La structure (entreprise ou association) qui aura la charge de la plantation des haies
Description
s’appuiera sur les préconisations suivantes :
- Création de haies simples :
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Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC2 – B.1 : Création de haies Fiche MC2 – B.1 : Création de haies
Fonliasmes Fonliasmes
Haie sur 2 lignes espacées de 1 m avec 1 plant tous les 2 mètres sur la ligne
(quinconce). - Mise en place de protection biodégradables (rongeurs, lapins, chevreuils)
On considère l’épaisseur de la haie, avec report anticipée de l’élargissement au
cours de la croissance des plants, équivalente à 2 m. - Pas d’utilisation de film plastique ni de désherbant chimique
Densité de 100 plants / 100 m – 1 haut-jet tous les 8 m environ - Prévoir la mise en place d’une bande enherbée de part et d’autre de la haie au
moment de son implantation. Cette bande équivaudra à une largeur minimale de 5
m depuis le pied de la haie.
Des associations locales, expertes dans la plantation et la promotion de la
haie et de l’arbre hors-forêt, le cas échéant fournissant des plants d’origine
locale, pourront être privilégiées pour assurer ou prodiguer des conseils à la
plantation (Prom’haies, les Croqueurs de pomme…).
ENTRETIEN les 3 premières années :
La structure (entreprise ou association) qui aura réalisé les travaux de plantation
s’assurera de la bonne prise des plants grâce à un entretien et un suivi annuel
régulier les 3 premières années :
1m - Désherbage mécanique annuel au pied des plants à réaliser en fin de printemps
(entre les 15 mai et le 20 juin)
2m - En cas de besoin, regarnir en paille la ligne de plantation et remplacer les plants
morts) ;
- Retirer les protections anti-gibiers après 3 ans.
Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides) ni
Traitements
engrais
Coût des
20 € / m.l.
Source : Prom’haies Nouvelle-Aquitaine (Fiche technique « Plantation d’une haie ») travaux
Indicateur de
- Travail indispensable du sol avant plantation (labour, sous-solage, décompactage) Bon développement des haies
suivi
- Paillage biodégradable (fibres, paille, copeaux) Modalité et
Suivi des habitats nouvellement créés (phytosociologique) basé sur 3 passages en
fréquence de
période favorable sur une périodicité n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
- Plantation d’essences locales et composites : suivi
• Multistrate (herbacée, arbustive, arborescente)
• Espèces à baies
• Espèces mellifères
• Espèces à feuillages persistant
• Arbres et arbustes à épines
• Arbres fruitiers (possibilité d’intégrer des arbres fruitiers tels que le
Pommier et le Noyer)
BUISSONS ARBUSTES ARBRES
Bourdaine Charme Chênes
Cornouiller sanguin Erable champêtre Frêne commun
Genêt à balais Fusain d’Europe Merisier
Groseiller à maquereau Noisetier Noyer commun
Prunellier Sorbier des oiseleurs Poirier
Troène vulgaire Sureau noir Pommier
Viorne lantane … …
…
Exemple d’essences pouvant être utilisées
- Proscrire strictement les espèces horticoles, d’ornement ou invasives
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Surface des mares : 1000 m² maximum
Fiche MC2 – B.2 : Restauration et réouverture de la mare Elément
Profondeur des mares : 2 m maximum
Fonliasmes concerné
En fonction du diagnostic écologique et de l’avis de l’expert environnemental :
Objectifs de l’action compensatoire : - Profilage des berges en pente douce afin de favoriser l’installation de la végétation ;
Restaurer des milieux aquatiques nécessaires à un grand nombre d’espèces dont le cycle biologique en - Décapage ponctuel possible en bord de mare pour créer des surfaces de sol nu
dépend pour tout ou partie ; propices à l’installation d’espèces pionnières ;
Recréer des zones favorables pour beaucoup d’espèces menacées par la disparition des milieux - N’introduire aucun poisson, aucune espèces animale et végétale exogène et lutter
aquatiques de zones rurales ; contre les espèces indésirables susceptibles d’apporter un déséquilibre biologique,
selon les préconisations du diagnostic environnemental ;
Recréer un maillage de mares et leur connections. - Création possible d’ornières complémentaires au bord des mares
Règles générales : Dans le cas d’une création :
Travaux
- Un diagnostic environnemental préalable est obligatoire et pris en charge financièrement par la DREAL - Exporter les matériaux de déblai ou de décapage à l’extérieur du site
NA, fait conjointement à l’ouverture des abords de la mare permettant d’y accèder.
Dans le cas d’une restauration :
- Un diagnostic hydrogéologique sera réalisé dans le cadre de la création de mares.
- Entretien par curage si nécessaire ;
La phase de restauration, dont les actions à mettre en œuvre seront définies lors du diagnostic environnemental, - Stocker les boues de curage 3 à 6 mois sur les berges de la mare (sauf en cas de
s’effectue sous la responsabilité de la DREAL NA. Le contractant autorise la réalisation des travaux par la DREAL présence d’espèces invasives), puis de les évacuer vers une zone de stockage ou
NA, et s’engage à suivre la mesure de gestion de la mare restaurée ou créée (cf. Fiche MC 3B « Gestion de d’épandage ;
mares »). Si la parcelle concernée par la création de la mare est située dans un périmètre d’aménagement foncier, Gestion de la végétation ligneuse présente sur les berges de la mare : dégagement des
une autorisation de la commission communale d’aménagement foncier est à obtenir et sera pris en charge par la ligneux ayant colonisé la mare, mise en lumière progressive de celle-ci.
DREAL NA.
MC2 – B.2 : restauration et réouverture de la mare Travaux pris en charge par la DREAL NA
Coût des travaux
CAHIER DES CHARGES
Fréquentation du site par des espèces liées aux mares (amphibiens)
Restauration et réouverture de la mare Indicateur de suivi
Mesure
Suivi des habitats nouvellement créés (amphibiens) basé sur 3 passages en période favorable
Modalité et
Contexte Restaurer la mare existante présente aux abords de la lisière forestière. sur une périodicité n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
fréquence de suivi
paysager
500 m²
Surface
Localisation
Période de
Travaux à réaliser dans l’année suivant la date d’engagement
réalisation de
l’action
Intervention pour la restauration : du 1er septembre au 31 décembre.
Période
Intervention pour la création : toute l’année selon l’avis de l’expertise environnementale.
d’intervention
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Fiche MC2 – C.1 : Gestion des haies existantes et nouvellement créées
Fiche MC2 – C.1 : Gestion des haies existantes et nouvellement créées Fonliasmes
Fonliasmes
Objectifs de l’action compensatoire : - La gestion des haies peut intervenir à t0 sur les haies existantes ainsi qu’en
Entretenir les haies ; entretien régulier tous les 3 ans. Pour les haies nouvellement créées : tous les 2
Favoriser la pérennité du maillage bocager renforcé. ans jusqu’à 10 ans puis tous les 3 ans ;
Règles générales : - Les produits de coupe seront exportés en dehors du site
- La phase de création s’est effectuée sous la responsabilité de DREAL NA. Le contractant a
autorisé la réalisation des travaux par la DREAL NA (fiche MC2 – A.1 « Création de haies ») ; Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides) pour
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec Traitements
l’entretien de la haie.
possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par le
contractant. Sa fréquence et sa visée sont définis au sein de cette fiche de gestion. Ce suivi est
pris en charge par la DREAL NA ; Coût /
2,50 € / m.l. / année d’entretien
- Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement. Indemnisation
MC2 – C.1 : Gestion des haies Indicateur de
CAHIER DES CHARGES Fréquentation du site par des espèces liées aux milieux bocagers
suivi
Gestion des haies engagées, existantes et nouvellement créées (fiche MC2 – A.1
Mesure Modalité et Suivi des habitats nouvellement créés (phytosociologique) et de l’avifaune basé sur
« Création de haies »).
fréquence de 3 passages en période favorable sur une périodicité
≈ 1 500 mètres linéaires de haies nouvellement créées suivi n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
Quantité
≈ 420 mètres linéaires de haies existantes
Localisation
Période
Entre le 1er octobre et le 31 janvier
d’intervention
- Afin de limiter l’extension des haies sur les bandes enherbées, un entretien
mécanique au lamier à couteaux ou à scies (et non à l’épareuse) sera réalisé sur
les deux faces. Le recours à ce type matériel est essentiel pour une bonne qualité
Engagements
de coupe et donc une bonne cicatrisation ;
- L’entretien des haies nouvellement créées est à réaliser au moins 3 ans après la
mise en œuvre de l’opération MC2 – B1 « Création de haies » ;
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Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC2 – C.2 : Gestion des prairies Fiche MC2 – C.2 : Gestion des prairies
Fonliasmes Fonliasmes
Opération liée à MC1.2-A.2 Opération liée à MC1.2-A.2
Objectifs de l’action compensatoire :
Maintenir l’ouverture des prairies ;
Renforcer la potentialité d’accueil et la fonctionnalité de l’écosystème prairial pour la Coût 550 € / ha / an
biodiversité des milieux ouverts à semi-ouverts en général.
Règles générales :
- La phase de création s’est effectuée sous la responsabilité de DREAL NA. Le contractant a Indicateur de
autorisé la réalisation des travaux par la DREAL NA (fiche MC1.2 – A.1 « Eclairci du Fréquentation du site par des espèces liées aux milieux bocagers et prairiaux
suivi
boisement ») ;
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec
possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par Modalité et Suivi des habitats nouvellement créés (phytosociologique) et de l’avifaune basé sur
le contractant. Sa fréquence et sa visée sont définis au sein de cette fiche de gestion. Ce fréquence de 3 passages en période favorable sur une périodicité
suivi est pris en charge par la DREAL NA ; suivi n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
- Les opérations d’entretien et de gestion sont effectués sous la responsabilité de la DREAL
NA. Le contractant autorise la réalisation des travaux d’entretien par la DREAL NA.
- Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement.
MC2– C.2 : Gestion des prairies
CAHIER DES CHARGES
Mesure Gestion des prairies
Surface ≈ 13 ha
Localisation
Période
Après le 1er septembre
d’intervention
Conserver et entretenir annuellement l’ouverture de la végétation herbacée des
Description
prairies par fauche tardive annuelle avec exportation.
Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides)
Traitements
pour l’entretien de la haie.
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Mesures compensatoires - RN147 – Déviation de Lussac-les-Châteaux - Cas des mares forestières : retrait des branchages et feuillages ;
- Exportation des végétaux, des produits de coupe et de décapage hors de la
Fiche MC 2 – C.3 : Gestion de mares parcelle ;
Fonliasmes - N’introduire aucun poisson, aucune espèce animale et végétale exogène et lutter
contre les espèces indésirables susceptibles d’apporter un déséquilibre
Objectifs de l’action compensatoire : biologique, selon les préconisations du diagnostic environnemental ;
Maintenir la fonctionnalité des milieux aquatiques nécessaires à un grand nombre d’espèces dont le cycle Ne pas modifier les conditions d’alimentation naturelle en eau de la mare ;
biologique en dépend pour tout ou partie. Respecter au minimum la Zone Non Traitée autour de la mare. Le diagnostic
environnemental devra déterminer la largeur adaptée au niveau de protection recherché
Règles générales : Traitements pour ces milieux, en fonction du contexte morpho-pédologique du site.
La largeur des bandes enherbées ou végétalisées sera toujours supérieure ou égale à 5
- Un diagnostic environnemental préalable est obligatoire et pris en charge financièrement par la DREAL
mètres.
NA. Ce diagnostic, accompagné d’un programme de gestion, sera remis au contractant et déclinera les
Enregistrements Pour chaque îlot ou parcelle engagé, enregistrer les interventions : date, nature de
différentes actions à mettre en place.
des pratiques l’intervention et matériel utilisé.
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec possibilité de
Coût 100 € / mare / an
réadapter le cahier des charges de la mesure par voie d’avenant, sous réserve d’accord du contractant et
Indicateur de suivi Fréquentation du site par des espèces liées aux mares (amphibiens)
de validation par les services compétents de l’Etat. Sa fréquence et sa visée sont définis au sein de cette
fiche de gestion. Ce suivi est pris en charge par la DREAL NA. Modalité et fréquence Suivi des habitats nouvellement créés (amphibiens) basé sur 3 passages en période
de suivi favorable sur une périodicité n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
- Un bilan intermédiaire est réalisé tous les 5 ans, avec possibilité de réadapter le cahier des charges de la
mesure par voie d’avenant, sous réserve d’accord du contractant et de validation par les services
compétents de l’Etat.
Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement.
MC 2 – C.3 : Gestion de mares Suivi écologique
CAHIER DES CHARGES
Au sein de cette mesure compensatoire, des suivis seront mis en place pour s’assurer de l’efficacité de la gestion mis
Mesure Restauration de mares
en place en leur sein, et ce, vis-à-vis de la biodiversité
Dans ce contexte, des suivis seront mis en place pour les groupes suivants :
• Suivi ornithologique (avifaune des milieux ouverts à semi-ouverts et anthropiques) ;
• Suivi mammifères terrestres ;
• Suivi des habitats nouvellement crées (prairie, haies, mare) :
o Habitats bocagers et prairiaux : Suivi phytosociologique
o Mare : Suivi des amphibiens
Ces suivis sont décrits au sein du dossier DAE, Volet F « Chapitre spécifique à la demande de dérogation « espèces
et habitats protèges », Chapitre 6. « Mesures de suivi ».
Localisation
Seuil d’engagement 30 ans minimum
Mare restaurée
Elément concerné
Bande enherbée ou végétalisée de 5 mètres minimum autour
Intervention du 1er septembre au 31 décembre.
Toute intervention sera différée si les conditions climatiques sont défavorables.
Période
En cas de parcelle cultivée : débroussaillage et/ou fauche au mois de juillet.
d’intervention
Les autres dates d’intervention sur la végétation devront être fixées lors du diagnostic
environnemental.
En fonction du diagnostic écologique et de l’avis de l’expert environnemental, une gestion
sera effectuée sur une périodicité de 1, 3, 5, 10, 15, 20, 25 et 30 ans minimum :
Description - Débroussaillage et/ou fauche sur tout ou partie des berges et de la bande
enherbée en un seul passage annuel au maximum ;
- Gestion différenciée des berges : possibilité de conserver quelques tas de
branches, un tas de pierres… ;
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5.3.3. Calendrier opérationnel et estimation des coûts
Années d’engagement
Actions 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034 2035 2036 2037 2038 2039 2040 2041 2042 2043 2044 2045 2046 2047 2048 2049 2050 2051 2052
MC2 – A.1 : « Suppression des clôtures » X - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Coût des travaux (€) 22 500 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
MC2 – A.2 : « Conservation du hangar, démolition des anciennes chapes
bétons, évacuation des gravats et remise en état
X - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Coût des travaux (€) 2 600 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Coût de l’ensemencement (€) 14 800 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
MC2 – B.1 « Création de haies » X - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Coût des travaux (€) 30 000 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
MC2 – B.2 « Restauration et réouverture de la mare » X - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Coût des travaux (€) NA - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
MC2 - C.1 « Gestion des haies » X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X
Coût (€) 4 800 4 800 4 800 4 800 4 800 4 800 4 800 4 800 4 800 4 800 4 800 4 800 4 800 4 800 4 800 4 800 4 800 4 800 4 800 4 800 4 800 4 800 4 800 4 800 4 800 4 800 4 800 4 800 4 800 4 800 4 800
MC2 – C.2 « Gestion de prairies » X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X
Coût (€) 7150 7150 7150 7150 7150 7150 7150 7150 7150 7150 7150 7150 7150 7150 7150 7150 7150 7150 7150 7150 7150 7150 7150 7150 7150 7150 7150 7150 7150 7150 7150
MC 2 – C.3 : Gestion de mares - X - X - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X
Coût (€) - 100 - 100 - 100 - - - - 100 - - - - 100 - - - - 100 - - - - 100 - - - - 100
MS7 – Suivi Flore et habitat - X X X - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X
Coût (€) - 2 200 2 200 2 200 - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200
MS9 – Suivi des amphibiens - X X X - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X
Coût (€) - 2 200 2 200 2 200 - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200
MS11- Suivi de l’avifaune - X X X - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X
Coût (€) - 2 200 2 200 2 200 - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200
MS13- Suivi des mammifères terrestres - X X X - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X
Coût (€) - 2 200 2 200 2 200 - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200
TRAVAUX & GESTION - Coût total (€) 81 850 11 950 11 850 11 950 11 850 11 950 11 850 11 850 11 850 11 850 11 950 11 850 11 850 11 850 11 850 11 950 11 850 11 850 11 850 11 850 11 950 11 850 11 850 11 850 11 850 11 950 11 850 11 850 11 850 11 850 11 950
Suivis - Montant total (€) - 8 800 8 800 8 800 - 8 800 - - - - 8 800 - - - - 8 800 - - - - 8 800 - - - - 8 800 - - - - 8 800
COUT TOTAL (€) Travaux initiaux et gestion (438 050) + Suivis (79 200) = 517 250
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5.4. Site n°2bis : Puits de Châtaignier
Avant-propos
Afin de mettre en œuvre des mesures compensatoire environnementales, la DREAL Nouvelle-Aquitaine a missionné
depuis avril 2019 INGEROP C&I pour la recherche anticipée de sites pressentis à l’acquisition et pour le
conventionnement.
La démarche de recherche de sites compensatoires a imposé une réflexion pour la délimitation des zones de
prospections : Puits de Châtaignier
- La compensation doit apporter une plus-value pour le milieu (création et/ou restauration) ;
- La compensation est calculée en surface par espèces et/ou en mètre linéaire ;
- Les compensations par espèce sont mutualisables sur des mêmes sites ;
- La compensation doit se faire au plus proche des impacts du projet ;
- Les mesures compensatoires ne peuvent s’établir sur des secteurs faisant déjà l’objet de protection des
milieux.
Les premières prospections ont été réalisé au sein du stock foncier de la SAFER pour le compte de la DREAL NA
relatif au projet de LGV Poitiers-Limoges, aujourd’hui abandonné. L’intégralité des surfaces recherchée n’étant pas
garantie par ce stock foncier, des recherches complémentaires ont été menées grâce à l’animation foncière locale
menée par la SAFER.
La réalisation du présent plan de gestion s’inscrit dans les mesures compensatoires mises en œuvre dans le cadre
de la déviation de Lussac-les-Châteaux par la RN147.
Les objectifs du plan de gestion sont :
© Conservatoire d'Espaces Naturels de Poitou-Charentes, Aubel,
- Réaliser un état des lieux du site afin de définir son état initial global ; Bigot, Collin, Defrance, OUTSIDE (Service WFS CREN PC), 1999.
- Identifier les espèces pour lesquelles une compensation au titre des mesures compensatoires de la RN147
peut être réalisée ; Région paysagère du site compensatoire (source : Atlas des paysages de Poitou-Charentes)
- Réaliser le diagnostic écologique initial nécessaire à la mise en œuvre des suivis d’espèces ciblées par les
mesures compensatoires de la RN147 ;
- Evaluer les potentialités existantes du site, ainsi que les potentialités de restauration des habitats favorables
aux espèces ciblées par les mesures compensatoires de la RN147 (évaluation du gain écologique);
- Proposer une surface et/ou un linéaire de compensation pour les espèces pouvant être compensées sur ce
site ;
- Définir des opérations de restauration et de gestion du site permettant de restaurer les habitas favorables
aux espèces pouvant être compensées sur ce site ;
- Définir les protocoles de suivis des espèces impactées par la RN147 et compensées sur le site ;
- Proposer un calendrier d’action de réalisation du plan de gestion au maitre d’ouvrage.
5.4.1. Diagnostics écologiques, valeur patrimoniale et enjeux
5.4.1.1 Eléments de localisation
Localisation du site
Le site du Puits de Châtaignier, sur la commune de Mazerolles dans la Vienne (86), est un lot de parcelles forestières
d’une superficie d’à peine 5 ha de boisements variés à tendance acidophiles en futaie irrégulière et taillis sous futaie,
ainsi que de zones prairiales et de deux pièces d’eau.
Cette partie de boisement s’insère dans un massif forestier établi au sein de l’entité paysagère de Poitou-Charentes
des « Terres de Brandes »
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Localisation des Bois de Châtaignier
Localisation des parcelles
Les parcelles retenues sont inscrites au sein de l’emprise DUP :
Département Commune Section Numéro Surface
A 920 810 m²
ZH 8 50 m²
ZH 9 12 100 m²
ZH 10 3250 m²
Vienne (86) Mazerolles ZH 11 4670 m²
ZH 13 22650 m²
ZH 14 2340 m²
ZH 20 620 m²
ZH 23 500 m²
SUPERFICIE TOTALE ≈ 4,7 ha
Page 207 sur 312
5.4.1.2 Contexte environnemental
Aucun zonage d’inventaire ou de protection réglementaire (ZNIEFF, N2000, ENS…) n’est présent sur le site ou
attenant au site. Le zonage le plus proche est situé à environ 2 km, il s’agit du Logis (ZNIEFF type 1 – 540015633).
Zonages réglementaires et d'inventaire à proximité du site du Puits de Châtaignier
Le site est par ailleurs situé à proximité d’un corridor d’importance régionale d’après le SRCE de Poitou-Charentes,
au sein d’une zone de corridor diffus.
La contractualisation dans le ce type de milieux permettrait de renforcer les continuités écologiques locales de la
trame verte tout en permettant l’établissement d’un réservoir de biodiversité local pour les milieux forestiers.
Trame verte et bleue du site du Puits de Châtaignier (Source : Schéma régional de cohérence écologique de
Poitou-Charentes)
5.4.1.3 Description des milieux
Le site se compose de plusieurs parcelles formant un seul ensemble au sein d’un massif forestier. Il s’agit de
boisement de feuillus acidophiles.
Il s’agit d’un boisement de faible valeur technique et économique et semble être exempt de toute intervention depuis
plusieurs années. Le peuplement est assez diversifié et structuré en plusieurs strates bien distinctes.
Un chemin rural borde le site au nord (CR aux bœufs) et une route communale l’intercepte côté ouest. Ces deux
voies permettent l’établissement d’ourlets herbacés thermophiles en lisières de boisement.
Pour l’état de conservation des habitats, on tiendra compte de l’état du milieu, si celui-ci est détérioré ou non, et si il
est en capacité ou non de supporter un contexte écologique développé. On suivra donc un gradient pour mettre en
avant si l’habitat est favorable à la biodiversité, ou au contraire défavorable à celle-ci.
La cartographie page suivante présente les habitats présents sur les parcelles proposées à la contractualisation.
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Description des habitats identifiés sur le site calciphiles. On retrouve les graminées telles que le
Brachypode des bois (Brachypodium sylvaticum) et
Milieux Description Etat de conservation le Trèfle intermédiaire (Trifolion medium)
Cet habitat de bord de points d’eau présente un Cet habitat thermophile est particulièrement
Ceintures intérêt pour la faune exploitant ceux-ci, fournissant favorable à l’entomofaune, en particulier la Baccante
d’hélophytes gite et zone de chasse à diverses espèces. L’habitat dont les plantes hôtes sont représenté ici par le
Favorable Brachypode des bois.
peut être vu comme favorable pour les amphibiens
EUNIS C3.2 exploitant la mare ou les insectes liés au milieux Cette prairie présente un contexte phytosociologique
aquatiques. de Mesobromion erecti, avec la présence par
Le boisement se compose principalement d’une exemple de Brome dressée (Bromus erectus).
Prairies calcicoles
chênaie-charmaie dominé par le Chêne sessile Le milieu est exploité par la Couleuvre helvétique
Très favorable
(Quercus petraea), le Chêne pédonculé (Quercus (Natrix helvetica), et présente un intérêt notable pour
EUNIS1.26
robur) et le Charme (Carpinus betulus) pour la strate de nombreuses autres espèces de l’avifaune, de
arborée. Il présente une structure irrégulière en l’entomofaune et pour les chiroptères chassant à
futaie irrégulière et en taillis sous futaie plus dense proximité de la mare.
par endroit. Ce milieu en plein développement fournit un couvert
La strate arbustive se compose principalement de Recolonisation forestier très peu dense, permettant le
l’Aubépine (Crataegus monogyna) et du Prunellier forestière développement de l’habitat favorable à la
Favorable
Chênaies-charmaies (Prunus spinosa). Bacchante. De nombreux autres espèces peuvent
La strate herbacée est parfois largement dominée Favorable EUNIS G5.6 elles aussi profiter de cet habitat en recolonisation,
EUNIS : G1.A1 par la Fougère aigle (Pteridium aquilinum) en amenant la présence de nombreux micro-habitats.
formation monospécifique. Ailleurs, les graminées La mare de tapis de nénuphar est un habitat ayant
telles que le Brachypode des bois (Brachypodium être repris à la suite de son impact par les travaux.
sylvaticum) et la laîche des bois (Carex sylvatica) Présentant un intérêt pour les amphibiens et
sont bien présentes, notamment accompagnées du l’entomofaune, sa reprise permettra d’améliorer son
Tapis de nénuphar
Lierre terrestre (Hedera helix). attractivité par le retrait des poissons présents en
Favorable
Ces boisements offrent des potentialités son sein.
EUNIS C1.2411
intéressantes pour l’avifaune forestière et les On y retrouve par exemple la Grenouille agile (Rana
chiroptères. En outre, le sous-bois herbacé est dalmatina) et plusieurs espèces d’Odonates. Le
favorable à la Baccante. milieu est aussi exploité par les chiroptères et phase
Cette zone de culture présente un attrait de par sa de chasse.
proximité avec les boisements, permettant la
Culture
présence d’une interface de lisière favorable au Moyennement
reptiles, chiroptères et à l’entomofaune. Le milieu est favorable
EUNIS I1.1
de plus exploité comme zone de chasse par les
rapaces, tel la Bondrée apivore (Pernis apivorus).
Ce milieu est majoritairement composé de fruticée
comprenant des Prunellier (Prunus spinosa) et le
Fourrés mésophiles
Troène commun (Ligustro vulgare).
Favorable
Cet habitat offre des potentialités intéressantes pour
EUNIS F3.14
l’avifaune, vis-à-vis de son apport en nourriture, mais
aussi pour les reptiles et insectes.
Les haies présentent au sein de la zone présente un
Haies intérêt pour la majeure des taxons visés par la
mesure de compensation. Couplées à la mise en Très favorables
EUNIS Fa place de nouveaux linéaire, un ensemble bocager Ceinture d’hélophytes Chênaies-charmaies
pourra ainsi être mis en place.
Urbanisation et Un chemin est présent au niveau de la zone.
réseau routier
Défavorable
EUNIS J1xJ4
Cette mare présente au sein du boisement présente
un intérêt considérable pour les espèces
Mare forestière
d’amphibiens de la zone l’utilisant comme lieu de
Très favorable
reproduction, tels le Triton palmé (Lissotriton
EUNIS C1.2
vulgaris), la Grenouille agile (Rana dalmatina) ou la
Salamandre tachetée (Salamandra salamandra).
Ourlets forestiers Les ourlets forestiers qui se développent en lisière Culture Fourrés mésophiles
thermophiles ont une composition spécifique assez variés dont la
Très favorable
nature des sols superficiels et profonds laisse
EUNIS : E5.2 s’exprimer un cortège mixte des sols acidophiles et
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Haies Mare forestière
Ourlet forestier thermophile Prairie calcicole
Recolonisation forestière Tapis de nénuphars
Page 210 sur 312
5.4.1.4 Enjeux faunistiques et floristiques (Lissotriton helveticus) et la Salamandre tachetée
(Salamandra salamandra). Seule la Grenouille agile
en phase terrestre a été directement observée lors du
Les investigations écologiques pour le diagnostic du site ont été réalisées aux dates suivantes : diagnostic.
- 14/04/2020 Le cortège entomologique est très intéressant en
particulier pour les papillons.
- 26/05/2020
Visée par les mesures compensatoires, la Baccante
- 22/06/2020
(Lopinga achine) est présente à proximité du. La
- 17/09/2020
Baccante est protégée au niveau national et en
Invertébrés danger d’extinction (EN) sur la iste rouge régionale de Majeure
On statuera sur l’enjeu de conservation des différents groupes, en lien avec la diversité et la rareté des espèces Poitou-Charentes. On notera également l’observation
présentes sur le site. du Miroir (Heteropterus morpheus), espèce quasi-
menacée sur la liste rouge régionale de Poitou-
Charentes, et du Grillon des marais (Pteronemobius
Enjeux faunistiques Analyse et approche de terrain pour le site Enjeu de heydenii).
et floristiques conservation
Le cortège floristique, représentatif des milieux en
présence, est globalement assez diversifié.
Flore Faible La Liste des espèces observée au sein du site peut être consultée au sein du Volet H Chapitre 9 « Listes des espèces
Aucune espèce végétale n’est visée par les mesures
compensatoires. observées au sein des sites de mesure compensatoire ».
Aucun mammifère terrestre protégé n’a été observé
lors des prospections sur le site. Toutefois, la
Mammifères
présence de milieux favorables laisse présager de la Faible
terrestres
présence potentielle du Hérisson (Erinaceus
europaeus) et de l’Ecureuil roux (Sciurus vulgaris).
Aucun mammifère semi-aquatique n’a été contacté
Mammifères semi-
au cours des inventaires sur le site en raison de -
aquatiques
l’absence de milieux favorables.
Plusieurs espèces de chiroptères ont pu être mises
en avant au niveau des lisières du site : le Minioptère
de Schreibers (Miniopterus schreibersii), le Vespère
de Savi (Hypsugo savii), le Murin à moustaches
(Myotis mystacinus), la Pipistrelle de Kuhl
Chiroptères Modéré
(Pipistrellus kuhlii) et la Pipistrelle commune
(Pipistrellus pipistrellus).
Les boisements présentes des arbres d’âges variés,
pouvant présenter une capacité de gite pour les
chiroptères.
Le site abrite un cortège d’oiseaux nicheurs des
milieux forestiers et constitue un des enjeux de
conservation et l’objet de la compensation du site.
Lors du diagnostic, de nombreuses espèces y ont été
observées. Espèce cible de la compensation
avifaunistique, le Pic noir (Dryocopus martius) est
observé au sein du site et plus largement dans le
massif boisé dans lequel il s’insère. En outre, la
Avifaune Fort
Sitelle torchepot (Sitta europaea), le Troglodyte
mignon (Troglodytes troglodytes), le Grimpereau des
jardins (Certhia brachydactyla), la Mésange
charbonnière (Parus major), la Mésange bleue
(Cyanistes caeruleus), le Rougegorge familier
(Erithacus rubecula) ou encore la Fauvette à tête
noire (Sylvia atricapilla) ont été largement contacté, à
vue ou au chant.
Sur le secteur, deux espèces protégées ont été
observées : la Couleuvre helvétique (Natrix helvetica)
Reptiles Faible
et la Couleuvre verte et jaune (Hierophis viridiflavus)
en lisière forestière.
Compte tenu de la proximité de milieux aquatique de
reproduction, les milieux boisés constituent l’habitat
Amphibiens Faible
terrestre pour les espèces forestières que sont la
Grenouille agile (Rana dalamatina), le Triton palmé
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Page 212 sur 312
5.4.1.5 Facteurs d’influence sur l’état de conservation Au moyen de travaux relativement léger de réouverture de clairières et
d’éclaircissement d’une partie des boisements afin de laisser les graminées de
sous-bois se développer, le site présente de très fortes potentialités et sa
Les facteurs influant sur l’état de conservation des habitats et la fonctionnalité des populations d’espèces sont repris capacité d’accueil de la faune est largement améliorable.
dans le tableau ci-dessous. Ils concernent principalement les pratiques agricoles en place sur le site depuis Il s’agit d’une part d’assurer une meilleure ouverture et éclairci des certaines
longtemps. parties du boisement, et d’en laisser une autre en sénescence. Dès lors,
Habitat/groupe Etat de conservation Facteurs influençant la conservation du l’ensemble du lot sera propice non seulement au maintien et au renforcement
groupe/habitats de la population de Baccante, mais sera également très attractif pour les
Flore Très favorable pour les Dynamique de végétation : Envahissement local chiroptères arboricoles et l’avifaune forestière compte tenu de la présence de
Ceintures d’hélophytes, par la Fougère aigle étouffant le sous-bois gros bois maintenu sur pied au sein de chacun des parcelles, y compris celles
les Haies, la Mare herbacé destinées à être éclaircies.
forestière, les Ourlets Fermeture des clairières
Absence d’exploitation du bois : Boisements
forestiers thermophiles fermés, non favorables à la Bacchante et aux
et les Priaires calcicoles espèces de bois clairs
5.4.2. Gestion du site
Favorable pour les Impacts négatifs poissons mare : présence de
Chênaies-charmaies, poissons dans la mare impactant les amphibiens et 5.4.2.1 Description des objectifs du site
les Fourrés mésophiles, insectes pouvant utiliser celle-ci
la Recolonisation
forestière et le Tapis de Le site du Puits de Châtaignier a vocation à compenser la dette sur les boisements matures favorables à la Baccante.
nénuphar En outre, il permet également de mutualiser une partie de la compensation pour les chiroptères et l’avifaune forestière.
Moyennement L’objectif premier est de déployer la mesure compensatoire MC1.2 « Gestion de boisements favorable à la Baccante »
favorable pour les par éclairci des boisements afin de permettre le développement de la strate herbacée en sous-bois, plantes hôtes du
Cultures papillon, ainsi que par la création de petites clairières. Par ailleurs, la mesure compensatoire MC1.1 « Maintien d’îlots
Défavorable pour les
de sénescence » se juxtapose et complète la précédente par le maintien et le vieillissement des arbres laissés sur
Réseaux routiers
pieds. Une gestion conservatoire adaptée de chaque entité fonctionnelle sera appliquée afin de garantir la pérennité
des milieux et habitats d’espèces et des populations qui y sont inféodées.
Il n’y a pas d’espèces exotiques envahissantes présente sur le site des Puits de Châtaignier susceptibles de
représenter un enjeu notable et trois facteurs d’influence négative sur les enjeux écologiques identifiés.
Espèces cibles de
Mesure la compensation
Objectifs Code Actions
Chiroptères
5.4.1.6 Surface et linéaire de compensation MC1.1
Maintien
forestiers
Pic noir, Bondrée,
A – Favoriser le
vieillissement des
MC1.1 – A.1 Mise en place d’ilots de sénescence
d’îlots de apivore, Roitelet boisements par évolution
Surface et sénescence huppé, Grosbec naturelle
Groupe faunistique Présence avérée Présence potentielle linéaire de casse-noyau, …
compensation MC1.2 – A.1 Eclairci du boisement
A – Restaurer les habitats
Bondrée apivore MC1.2
Pic noir favorables à la Baccante MC1.2 – A.2 Création de clairières
Grosbec casse-noyau Gestion de Baccante, Pouillot fitis
Avifaune (+ cortège de l’avifaune 3.8 ha boisements
Roitelet huppé Reptiles B - Maintenir en bon état de Gestion forestière en « futaie
forestière commune) favorable à la conservation la futaie MC1.2 – B.1
Pouillot fitis jardinée »
Baccante jardinée et le sous-bois
Mammifères Ecureuil roux Gestion des clairières et lisières
- 3.8 ha herbacé MC1.2 – B.2
terrestres Hérisson d’Europe
Chiroptères Etude en cours Etude en cours 3.8 ha A - Maintenir en bon état MC2 – A.1 Création de haie
de conservation le Gestion des haies existantes et
Lézard des murailles MC2 – A.2
Reptiles - 3 km linéaires système bocager nouvellement créées
Lézard à deux raies MC2 Amphibiens Pêche de sauvegarde des
Grenouille agile Création et Avifaune MC2 – B.1
amphibiens et faune piscicole
3.8 ha d’habitat
Amphibiens Triton palmé Triton crêté restauration Chiroptères
terrestre B – Renaturer et gérer un MC2 – B.2 Restauration écologique de l’étang
Salamandre tachetée de bocage Entomofaune
système de mares MC2 – B.3 Création d’un complexe de mares
Insectes Baccante - 3.8 ha
Les parcelles boisées du site, au sein du massif forestier du Bois de Chênet, MC2 – B.4 Gestion des mares
sont très intéressantes car elles représentent une surface importante à MC2 – B.5 Création d’hibernaculum
proximité des impacts et en cohérence avec les enjeux identifiés et les objectifs
de compensation, en particulier la Baccante.
En effet, le site présente un intérêt majeur pour la conservation de la population
Potentiel du site
de Baccante dans ce secteur. Le site est doté de boisements associés à un
sous-bois herbacé comprenant les graminées plantes-hôtes du papillon. La
faible valeur économique du boisement a considérablement contribué à réduire
son exploitation, ayant pour conséquence positive une évolution naturelle et
structuration intéressante des milieux, tout en impactant négativement la
Baccante qui voit le milieu forestier se refermer.
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5.4.2.2 Opérations techniques Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC1.2 – A.1 : Eclairci du boisement
Gestion des habitats et des espèces Puits de Châtaignier
de petites clairières, et comprenant des lisières herbacées riches en graminées. Le
Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine peuplement forestier doit être diversifié et présenter plusieurs strates.
Fiche MC1.2 – A.1 : Eclairci du boisement - Diversifier l’âge et la structure du peuplement par coupe sélective d’arbres
Puits de Châtaignier
et d’arbustes pour atteindre un couvert forestier de 50 à 70% ;
Objectif de l’action compensatoire :
- Les sujets à éliminer seront définis et marqués par l’expert
Recréer des habitats forestiers favorables à la Baccante en favorisant le développement
environnemental ;
d’une strate herbacée à la faveur d’un couvert forestier éclairci.
Règles générales : - Evacuation des rémanents vers les zones d’ilots de sénescence pour créer
- La phase de création s’effectue sous la responsabilité de la DREAL NA. Le contractant des micro-habitats pour la faune ;
autorise la réalisation des travaux par la DREAL NA ;
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec - Le procédé de débardage sera choisi de manière à être le moins perturbant
possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par possible pour les habitats et les espèces visées.
le contractant. Sa fréquence et sa visée sont définis au sein de cette fiche de gestion. Ce
suivi est pris en charge par la DREAL NA ; Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides) ni
- Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement. Traitements
engrais
MC1.2 – A.1 : Eclairci du boisement Coût des
CAHIER DES CHARGES 5 000 à 10 000 € pour les travaux d’ouverture
travaux
Mesures Coupe sélective d’arbres afin d’éclaircir le couvert forestier Indicateur de
Fréquentation du site par la Bacchante
suivi
Quantité ≈ 1.1 ha Modalité et
Suivi des insectes basé sur 3 passages en période favorable sur une périodicité
fréquence de
n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
suivi
Contexte Structuration de l’habitat existant afin de renforcer la population présente : éclairci
paysager des boisements et création de clarières.
Localisation
Période
Du 15/11 au 15/03
d’intervention
Il s’agit de boisements à orienter en futaie jardinée, c’est-à-dire une futaie irrégulière
Description
caractérisée par un mélange pied par pied d’arbres de toutes dimensions, ponctuée
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC1.2 – A.2 : Création de clairières Fiche MC1.2 – A.2 : Création de clairières
Puits de Châtaignier Puits de Châtaignier
Il s’agit de procéder à la création de 5 à 10 clairières.
Objectifs de l’action compensatoire :
Création de petites clairières ; La surface des trouées est de 100 à 500 m².
Favoriser des ouvertures forestières avec développement d’une strate herbacée.
La localisation des trouées sera définie par l’expert environnemental. L’ouvertures
Règles générales :
des milieux par la création de clairières sont réalisables par les moyens suivants :
- La phase de création s’effectue sous la responsabilité de la DREAL NA. Le contractant
autorise la réalisation des travaux par la DREAL NA ;
- Coupe d’arbres, abattage des végétaux ligneux ;
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec
possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par
- Evacuation des rémanents vers les zones d’ilots de sénescence pour créer
le contractant. Sa fréquence et sa visée sont définis au sein de cette fiche de gestion. Ce
des micro-habitats pour la faune ;
suivi est pris en charge par la DREAL NA ;
- Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement.
- Débroussaillage, broyage en vue de l’élimination de la végétation arbustive
présente au moment de l’ouverture ;
MC1.2 – A.2 : Création de clairières Description
CAHIER DES CHARGES
Le procédé de débardage sera choisi de manière à être le moins perturbant
possible pour les habitats et les espèces visées.
Mesures Ouverture du boisement par création de clairières
L’opération pourra être effectué en trois phases :
Quantité ≈ 1 500 m² 1- Coupe des arbres et évacuation vers les ilots de sénescence ;
2- Elimination des rejets pour obtenir un espace favorisant le développement
Structurer et diversifier les habitats en créant des ouvertures favorables au de la couverture herbacée ;
Contexte 3- Un passage en entretien par broyage ou fauche
développement d’une strate herbacée propice à la Baccante, ainsi qu’à la mise en
paysager
place d’un contexte de lisière favorable aux reptiles et autres taxons.
Engagement du propriétaire spécifique à l’action :
- Ne pas reboiser les clairières ;
- Ne pas valoriser les clairières dans un objectif cynégétique (mise en place
de miradors, de palombières, etc.)
Traitements Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides)
Coût des
5 000 € / ha
travaux
Localisation
Indicateur de
Fréquentation du site par la Bacchante
suivi
Modalité et
Suivi des insectes basé sur 3 passages en période favorable sur une périodicité
fréquence de
n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
suivi
Période
Du 15/11 au 15/03
d’intervention
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC1.1 – A.3 : Mise en place d’îlots de sénescence Fiche MC1.1 – A.3 : Mise en place d’îlots de sénescence
Puits de Châtaignier Puits de Châtaignier
Objectifs de l’action compensatoire :
Recréer des habitats nécessaires notamment aux chauves-souris, en favorisant la présence Un îlot de sénescence est un petit peuplement laissé en évolution libre et sans
/ le développement de gîtes dans les arbres ; aucune intervention d’exploitation et conservé jusqu’à son terme physique, c’est-à-
Pérenniser et encourager une gestion sylvicole adaptée aux enjeux biologiques propres aux dire jusqu’à l’effondrement des arbres. Les îlots sont composés d’arbres de faible
ilots sénescents, aux îlots de vieillissement et aux espèces de faune et de flore qui y sont valeur économique et qui présentent une valeur biologique particulière. Ils sont
associées. donc préférentiellement recrutés dans des peuplements de qualité technologique
Règles générales : moyenne à médiocre, des peuplements peu accessibles, des séries boisées
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec d’intérêt écologique…
possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par
le contractant. Sa fréquence et sa visée sont définis au sein de cette fiche de gestion. Ce Surface d’un îlot : entre 0,3 et 5 ha, idéalement 1 à 2 ha
suivi est pris en charge par la DREAL NA ;
- Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement prévu pour une durée de 50 ans ; Le choix des îlots est validé en accord avec le propriétaire suite au diagnostic
- Dans le cas où un Plan Simple de Gestion (PSG) est en place, il fera l’objet d’un avenant environnemental
pour prendre en compte cette mesure.
Les îlots délimités doivent répondre à des critères d’éligibilité dont le principal est
MC1.1 – A.3 : Mise en place d’îlots de sénescence d’inclure au moins une dizaine d’arbres d’un minimum de 50 cm de diamètre, me
CAHIER DES CHARGES Description sure à hauteur d’homme (environ 1,30 m de hauteur). La présence de bois mort est
également un critère important. La notion de naturalité du boisement est
recherchée.
Mesures Création d’îlots ne subissant aucune exploitation
Leur délimitation n’est pas nécessairement matérialisée physiquement sur le
Quantité ≈ 0.3 ha terrain. On peut toutefois envisager de baliser ou de borner l’îlot.
Application d’une gestion conservatoire sur des surfaces boisées et de les
Ces îlots de sénescence peuvent être localisés au cœur ou en bordure du massif
conserver ou les amener à maturité tout en favorisant la formation et la conservation
Contexte forestier dans lequel ils sont inclus. Leur localisation est inscrite dans le Plan Simple
d’éléments comme les chandelles, arbres morts sur pieds ou au sol, les cavités, les
paysager de Gestion.
tas de bois et chablis afin d’améliorer leur fréquentation par les oiseaux forestier,
pics, chiroptères et insectes saproxyliques.
Engagement du propriétaire :
- Interdiction stricte d’intervenir sur les îlots identifiés, pas d’exploitation du
bois, pas d’abattage d’arbres ;
- Conservation de bois mort sur pied et au sol ;
- Les activités de chasse, promenade, cueillette etc. restent autorisés.
Traitements Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides)
Coût -
Localisation Indicateur de
Fréquentation du site par l’avifaune et les chiroptères
suivi
Modalité et
Suivi de l’avifaune et des chiroptères basé sur 3 passages en période favorable sur
fréquence de
une périodicité n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
suivi
Période
-
d’intervention
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Fiche MC1.2 – B.1 : Gestion forestière en « futaie jardinée »
Fiche MC1.2 – B.1 : Gestion forestière en « futaie jardinée »
Puits de Châtaignier
Puits de Châtaignier Opération liée à MC1.2-A.1
Opération liée à MC1.2-A.1 Une opération de rafraîchissement par coupe sélective d’arbres et arbustes
Objectifs de l’action compensatoire : additionnelle aux travaux initiaux peut être envisagée tous les 10 ans.
Entretenir le boisement ;
Favoriser la pérennité de la structuration des habitats favorables à la Baccante. Un diagnostic de l’évolution du boisement sera réalisé par un expert
Règles générales : environnemental. Le cas échéant, le marquage des sujets à éliminer sera réaliser
- La phase de création s’est effectuée sous la responsabilité de DREAL NA. Le contractant a par l’expert et les travaux sont réalisés selon les mêmes modalités que sur la fiche
autorisé la réalisation des travaux par la DREAL NA (fiche MC1.2 – A.1 « Eclairci du MC1.2 – A.1
boisement ») ;
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides) pour
possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par le Traitements
l’entretien de la haie.
contractant. Sa fréquence et sa visée sont définis au sein de cette fiche de gestion. Ce suivi est
pris en charge par la DREAL NA ;
- Les opérations d’entretien et de gestion sont effectués sous la responsabilité de la DREAL NA. 1 000 à 5 000 € / année d’entretien (selon l’évolution des milieux et le nombre de
Coût
Le contractant autorise la réalisation des travaux d’entretien par la DREAL NA. sujets à éliminer)
- Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement.
MC1.2 – B.1 : Gestion forestière en « futaie jardinée » Indicateur de
Fréquentation du site par la Bacchante
CAHIER DES CHARGES suivi
Modalité et
Suivi des insectes basé sur 3 passages en période favorable sur une périodicité
fréquence de
Mesure Gestion du boisement clair en « futaie jardinée » n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
suivi
Quantité 1,1 ha
Localisation
Période
Entre le 1er octobre et le 31 janvier
d’intervention
Afin de favoriser le maintien des habitats renforcés par les travaux d’éclaircissement
du boisement, un état des lieux de l’évolution des milieux est réalisé lors des suivis
Description
scientifiques.
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Fiche MC1.2 – B.2 : Gestion des clairières et lisières Fiche MC1.2 – B.2 : Gestion des clairières et lisières
Puits de Châtaignier Puits de Châtaignier
Opération liée à MC1.2-A.2 Opération liée à MC1.2-A.2
Objectifs de l’action compensatoire :
Maintenir l’ouverture des clairières ;
Renforcer la potentialité d’accueil et la fonctionnalité de l’écosystème forestier pour la Coût 550 € / ha / an
Baccante et la biodiversité forestière en général.
Règles générales :
- La phase de création s’est effectuée sous la responsabilité de DREAL NA. Le contractant a Indicateur de
autorisé la réalisation des travaux par la DREAL NA (fiche MC1.2 – A.1 « Eclairci du Fréquentation du site par la Bacchante, l’avifaune et les chiroptères
suivi
boisement ») ;
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec
possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par Modalité et
le contractant. Sa fréquence et sa visée sont définis au sein de cette fiche de gestion. Ce Suivi des insectes, de l’avifaune et des chiroptères basé sur 3 passages en période
fréquence de
suivi est pris en charge par la DREAL NA ; favorable sur une périodicité n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
suivi
- Les opérations d’entretien et de gestion sont effectués sous la responsabilité de la DREAL
NA. Le contractant autorise la réalisation des travaux d’entretien par la DREAL NA.
- Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement.
MC1.2 – B.2 : Gestion des clairières et lisières
CAHIER DES CHARGES
Mesure Gestion des clairières et lisières
Surface ≈ 3,1 ha
Localisation
Période
Après le 1er septembre
d’intervention
Conserver et entretenir annuellement l’ouverture de la végétation herbacée des
Description
clairières par fauche tardive annuelle avec exportation.
Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides)
Traitements
pour l’entretien de la haie.
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Fiche MC2 – A.1 : Création de haies
Fiche MC2 – A.1 : Création de haies Puits de Châtaignier
Puits de Châtaignier Haie sur 2 lignes espacées de 1 m avec 1 plant tous les 2 mètres sur la ligne
Objectifs de l’action compensatoire : (quinconce).
Créer des haies ; On considère l’épaisseur de la haie, avec report anticipée de l’élargissement au
Structurer le maillage bocager existant. cours de la croissance des plants, équivalente à 2 m.
Règles générales :
- La phase de création s’effectue sous la responsabilité de la DREAL NA. Le contractant Densité de 100 plants / 100 m – 1 haut-jet tous les 8 m environ
autorise la réalisation des travaux par la DREAL NA, et s’engage à suivre la mesure de
gestion des éléments créés (fiche MC2 – G1 « Gestion des haies ») ;
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec
possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par
le contractant. Sa fréquence et sa visée sont définis au sein de cette fiche de gestion. Ce
suivi est pris en charge par la DREAL NA ;
- Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement.
MC2 – A.1 : Création de haies
CAHIER DES CHARGES
Mesures Plantation de haies
Quantité ≈ 710 mètres
1m
Contexte Renforcement et structuration du maillage bocager existant : prolongation de haies
paysager existantes ou création de nouveaux linéaires 2m
Source : Prom’haies Nouvelle-Aquitaine (Fiche technique « Plantation d’une haie »)
- Travail indispensable du sol avant plantation (labour, sous-solage, décompactage)
Localisation - Paillage biodégradable (fibres, paille, copeaux)
- Plantation d’essences locales et composites :
• Multistrate (herbacée, arbustive, arborescente)
• Espèces à baies
• Espèces mellifères
• Espèces à feuillages persistant
• Arbres et arbustes à épines
• Arbres fruitiers (possibilité d’intégrer des arbres fruitiers tels que le
Pommier et le Noyer)
BUISSONS ARBUSTES ARBRES
Du 15/09 au 15/03. On évitera les périodes de fortes précipitations, de vent fort et Bourdaine Charme Chênes
Période de gel. Cornouiller sanguin Erable champêtre Frêne commun
d’intervention La plantation de haies doit intervenir au cours de l’année suivant la date Genêt à balais Fusain d’Europe Merisier
d’engagement. Groseiller à maquereau Noisetier Noyer commun
PLANTATION : Prunellier Sorbier des oiseleurs Poirier
Troène vulgaire Sureau noir Pommier
Viorne lantane … …
La structure (entreprise ou association) qui aura la charge de la plantation des haies
Description …
s’appuiera sur les préconisations suivantes : Exemple d’essences pouvant être utilisées
- Création de haies simples : - Proscrire strictement les espèces horticoles, d’ornement ou invasives
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Fiche MC2 – A.1 : Création de haies
Puits de Châtaignier
- Mise en place de protection (rongeurs, lapins, chevreuils)
- Pas d’utilisation de film plastique ni de désherbant chimique
- Prévoir la mise en place d’une bande enherbée de part et d’autre de la haie au
moment de son implantation. Cette bande équivaudra à une largeur minimale de 5
m depuis le pied de la haie.
Des associations locales, expertes dans la plantation et la promotion de la
haie et de l’arbre hors-forêt, le cas échéant fournissant des plants d’origine
locale, pourront être privilégiées pour assurer ou prodiguer des conseils à la
plantation (Prom’haies, les Croqueurs de pomme…).
ENTRETIEN les 3 premières années :
La structure (entreprise ou association) qui aura réalisé les travaux de plantation
s’assurera de la bonne prise des plants grâce à un entretien et un suivi annuel
régulier les 3 premières années :
- Désherbage mécanique annuel au pied des plants à réaliser en fin de printemps
(entre les 15 mai et le 20 juin)
- En cas de besoin, regarnir en paille la ligne de plantation et remplacer les plants
morts) ;
- Retirer les protections anti-gibiers après 3 ans.
Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides) ni
Traitements
engrais
Coût des
20 € / m.l.
travaux
Indicateur de
Fréquentation du site par l’avifaune
suivi
Modalité et
Suivi de l’avifaune basé sur 3 passages en période favorable sur une périodicité
fréquence de
n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
suivi
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Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC2 – B.1 : Gestion des haies existantes et nouvellement créées Fiche MC2 – B.1 : Gestion des haies existantes et nouvellement créées
Puits de Châtaignier Puits de Châtaignier
Objectifs de l’action compensatoire : - La gestion des haies peut intervenir à t0 sur les haies existantes ainsi qu’en
Entretenir les haies ; entretien régulier tous les 3 ans. Pour les haies nouvellement créées : tous les 2
Favoriser la pérennité du maillage bocager renforcé. ans jusqu’à 10 ans puis tous les 3 ans. Cet entretient permet de favoriser l’effet
d’écotone au pied des haies, favorable à la Bacchante.
Règles générales :
- La phase de création s’est effectuée sous la responsabilité de DREAL NA. Le contractant a - Les produits de coupe seront exportés en dehors du site
autorisé la réalisation des travaux par la DREAL NA (fiche MC2 – A.1 « Création de haies ») ;
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec
Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides) pour
possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par le Traitements
l’entretien de la haie.
contractant. Sa fréquence et sa visée sont définis au sein de cette fiche de gestion. Ce suivi est
pris en charge par la DREAL NA ;
- Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement. Coût /
2,50 € / m.l. / année d’entretien
Indemnisation
MC2 – B.1 : Gestion des haies
Indicateur de
CAHIER DES CHARGES Fréquentation du site par l’avifaune
suivi
Modalité et
Gestion des haies engagées, existantes et nouvellement créées (fiche MC2 – A.1 Suivi de l’avifaune basé sur 3 passages en période favorable sur une périodicité
Mesure fréquence de
« Création de haies »). n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
suivi
≈ 710 mètres linéaires de haies nouvellement créées
Quantité
≈ 220 mètres linéaires de haies existantes
Localisation
Période
Entre le 1er octobre et le 31 janvier
d’intervention
- Afin de limiter l’extension des haies sur les bandes enherbées, un entretien
mécanique au lamier à couteaux ou à scies (et non à l’épareuse) sera réalisé sur
les deux faces. Le recours à ce type matériel est essentiel pour une bonne qualité
Engagements de coupe et donc une bonne cicatrisation ;
- L’entretien des haies nouvellement créées est à réaliser au moins 3 ans après la
mise en œuvre de l’opération MC2 – A1 « Création de haies » ;
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Mesures compensatoires - RN147 – Déviation de Lussac-les-Châteaux Cette méthode de sauvetage préalable permet de garantir la sauvegarde de la population
locale fragile au regard de ses faibles effectifs.
Fiche MC 2 – B.1 : Pêche de sauvegarde des amphibiens et faune piscicole
Puits de Châtaignier
Objectifs de l’action compensatoire :
Retirer du milieux les espèces animales pouvant être impactées par les travaux de revalorisation de l’étang.
Règles générales :
- Un diagnostic environnemental préalable est obligatoire et pris en charge financièrement par la DREAL
NA. Ce diagnostic, accompagné d’un programme de gestion, sera remis au contractant et déclinera les
différentes actions à mettre en place.
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec possibilité de
réadapter le cahier des charges de la mesure par voie d’avenant, sous réserve d’accord du contractant et
de validation par les services compétents de l’Etat. Sa fréquence et sa visée sont définis au sein de cette Exemples de déplacements d’amphibiens (Source : INGEROP)
fiche de gestion. Ce suivi est pris en charge par la DREAL NA.
- Un bilan intermédiaire est réalisé tous les 5 ans, avec possibilité de réadapter le cahier des charges de la
mesure par voie d’avenant, sous réserve d’accord du contractant et de validation par les services
compétents de l’Etat.
Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement.
MC 2 – B.1 : Pêche de sauvegarde des amphibiens et faune piscicole
CAHIER DES CHARGES
Mesure Protéger les espèces sensibles via leur déplacement du milieu ciblé
Localisation
Crapaud commun (Bufo bufo) capturé pour transfert (Source ; INGEROP)
Une fois la pêche de sauvegarde réalisée, les travaux de l’étang pourront démarrer
Le déplacement de la faune piscicole se fera lors du dernier passage durant lequel l’étang
sera vidé. Cette action sera menée en lien avec la fédération de pêche locale, permettant
une gestion de leur part vis-à-vis des poissons pêchés.
Déplacement des amphibiens : 3 000 €
Coût
Pêche électrique de sauvegarde : 3500 €
Elément concerné Etang préexistant sur le site.
Période
Intervention du 1er septembre au 31 décembre.
d’intervention
Une prospection préalable permettra d’estimer la taille des populations d’amphibiens à
déplacer et les capacités d’accueil des sites réceptacles (entre la période de février-mars
à mai-début juin précédent le démarrage des travaux).
Les amphibiens devront faire l’objet d’une capture et d’un déplacement vers les mares
existantes proches, telle la mare plus au nord présente au sein de la MC.
Ainsi, en période de reproduction, les individus seront pêchés et déplacés vers les milieux
Description d’accueil, de même que leurs pontes. Des passages réguliers (1 par mois de mi-février à
fin mai) devront permettre d’exercer une pression de capture suffisante. Lors du dernier
passage un pompage permettant d’abaisser le niveau d’eau sera réaliser pour augmenter
l’efficacité du sauvetage.
Après s’être assuré de l’absence d’amphibiens (individus et pontes), la pose d’une clôture
étanche aux amphibiens sera mise en place. Par la suite les premiers travaux pourront
débuter en privilégiant un démarrage en période de moindre impact (MR2).
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Mesures compensatoires - RN147 – Déviation de Lussac-les-Châteaux
Fiche MC 2 – B.2 : Restauration écologique de l’étang
Puits de Châtaignier Fiche MC 2 – B.3 : Création d’un complexe de mares
Puits de Châtaignier
Objectifs de l’action compensatoire :
Combler l’étang actuel en vue de recréer un nouveau complexe de mares. Objectifs de l’action compensatoire :
Créer un nouveau complexe de mares favorables à la faune.
Règles générales :
- Un diagnostic environnemental préalable est obligatoire et pris en charge financièrement par la DREAL Règles générales :
NA. Ce diagnostic, accompagné d’un programme de gestion, sera remis au contractant et déclinera les - Un diagnostic environnemental préalable est obligatoire et pris en charge financièrement par la DREAL
différentes actions à mettre en place. NA. Ce diagnostic, accompagné d’un programme de gestion, sera remis au contractant et déclinera les
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec possibilité de différentes actions à mettre en place.
réadapter le cahier des charges de la mesure par voie d’avenant, sous réserve d’accord du contractant et - Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec possibilité de
de validation par les services compétents de l’Etat. Sa fréquence et sa visée sont définis au sein de cette réadapter le cahier des charges de la mesure par voie d’avenant, sous réserve d’accord du contractant et
fiche de gestion. Ce suivi est pris en charge par la DREAL NA. de validation par les services compétents de l’Etat. Sa fréquence et sa visée sont définis au sein de cette
- Un bilan intermédiaire est réalisé tous les 5 ans, avec possibilité de réadapter le cahier des charges de la fiche de gestion. Ce suivi est pris en charge par la DREAL NA.
mesure par voie d’avenant, sous réserve d’accord du contractant et de validation par les services - Un bilan intermédiaire est réalisé tous les 5 ans, avec possibilité de réadapter le cahier des charges de la
compétents de l’Etat. mesure par voie d’avenant, sous réserve d’accord du contractant et de validation par les services
Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement. compétents de l’Etat.
MC 2 – B.2 : Restauration écologique de l’étang Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement.
CAHIER DES CHARGES MC 2 – B.3 : Création d’un complexe de mares
Mesure Modelage en pente douce des berges de l’étang existant CAHIER DES CHARGES
Mesure Créer de nouvelles mares
Localisation
Localisation
Elément concerné Etang préexistant sur le site.
Période Période
Intervention du 1er septembre au 31 décembre. Intervention du 1er septembre au 31 décembre.
d’intervention d’intervention
Le modelage en pente douce des berges de l’étang se fera à la suite des pêches de
sauvegarde effectuées en son sein. Il s’agit de créer 5 mares permanentes propice à la reproduction des amphibiens. Une de ces
Description mares est comprise dans le cadre de la mesure MR10 Restauration des continuités
Le modelage de la mare sera effectué durant les premières phases du chantier en utilisant
les terres issues de ce dernier. écologiques au droit de l’infrastructure.
Coût Intégré au projet. Les mares présenteront les caractéristiques suivantes :
Description
- Superficie avoisinant 200m² ;
- Profondeur de 20 à 50 cm sur l’essentiel de la surface et zone de sur-profondeur de
1,20 m sur quelques dizaines de m². Cette configuration permettra un assèchement
estival de la mare sur la plupart de sa surface, favorisant le développement des
hélophytes et des végétaux hydrophiles annuels pionniers. La sur-profondeur
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permettra un maintien en eau de la mare sur une petite surface tout au long de l’année
Afin d’améliorer la biodiversité, de créer rapidement des micro-habitats et de stabiliser les
;
berges, des plantations d’hélophytes seront prévues sur le pourtour des mares nouvellement
- Configuration des berges en pente douce sur une grande partie de la mare pour crées, aux cotes de plus hautes eaux. La provenance des plants se fera in-situ, par bouturage
favoriser l’accès aux amphibiens ; et transfert.
- Profils des berges diversifiés ; La plantation sera réalisée au printemps et l’entretien se fera durant les trois premiers mois.
- Compactage du fond ; En cas d’un envahissement par les hélophytes, les mares feront l’objet d’un faucardage tous
les 5 ans.
- Aménagements d’abris à amphibiens aux abords des mares (souches, rondins en
putréfaction, tas de pierres). Cette plantation, liée à une colonisation naturelle, va permettre de retrouver un contexte de
zone humide très favorable à la biodiversité.
Les mares seront préférentiellement terrassées au début de l’automne, afin de garantir leur
remplissage par les précipitations hivernales.
Principe d’encensement
Les mares seront alimentées par le ruissellement et l’hydromorphie naturelle des terrains ou
L’ensemencement avec un mélange grainier adapté permettra de limiter le développement
en dérivation de fossé de collecte des eaux pluviales existant. Elles seront déconnectées du
d’espèces rudérales ou invasives et de favoriser à moyen termes le développement
système de collecte des eaux de chaussées de la déviation.
d’espèces végétales spontanées caractéristiques des milieux mésophiles et mésohygrophiles
Les mares seront curées par tiers tous les 10 ans (en automne). Ces opérations se feront (milieux plus humides).
sous le contrôle d’un écologue. Le plan de gestion sera actualisé en fonction des résultats
La plus grande attention devra être portée sur l’origine des graines. La méthode
des suivis scientifiques.
d’ensemencement et le mélange grainier devront être validés par l’ingénieur écologue.
Il sera fait le choix de procéder à un ensemencement léger de l’aménagement afin d’offrir une
couverture au sol visant à empêcher le développement d’espèces végétales rudérales et
optimiser la fonctionnalité de la mare compensatoire.
Le semis sera effectué en début de printemps de manière à ce que les espèces rudérales
pionnières voire invasives et envahissantes ne rentrent pas en compétitivité avec les espèces
prairiales semées.
Respecter au minimum la Zone Non Traitée autour de la mare. Le diagnostic environnemental
devra déterminer la largeur adaptée au niveau de protection recherché pour ces milieux, en
Traitements fonction du contexte morpho-pédologique du site.
La largeur des bandes enherbées ou végétalisées sera toujours supérieure ou égale à 5
mètres.
Enregistrements Pour chaque îlot ou parcelle engagé, enregistrer les interventions : date, nature de
des pratiques l’intervention et matériel utilisé.
Coût 10 000 € / mare
Indicateur de suivi Fréquentation du site par les amphibiens
Modalité et Suivi des amphibiens basé sur 3 passages en période favorable sur une périodicité
fréquence de suivi n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
Exemple d’aménagement de mare (perspective)
Exemple d’aménagement de mare (coupe type)
Plantation d’hélophytes
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Mesures compensatoires - RN147 – Déviation de Lussac-les-Châteaux - Cas des mares forestières : retrait des branchages et feuillages ;
- Exportation des végétaux, des produits de coupe et de décapage hors de la
Fiche MC 2 – B.4 : Gestion des mares parcelle ;
Puits de Châtaignier - N’introduire aucun poisson, aucune espèce animale et végétale exogène et lutter
contre les espèces indésirables susceptibles d’apporter un déséquilibre
Objectifs de l’action compensatoire : biologique, selon les préconisations du diagnostic environnemental ;
Maintenir la fonctionnalité des milieux aquatiques nécessaires à un grand nombre d’espèces dont le cycle - Curage d’1/3 des mares tous les 3/5 ans.
biologique en dépend pour tout ou partie. Ne pas modifier les conditions d’alimentation naturelle en eau de la mare.
Respecter au minimum la Zone Non Traitée autour de la mare. Le diagnostic
Règles générales : environnemental devra déterminer la largeur adaptée au niveau de protection recherché
Traitements pour ces milieux, en fonction du contexte morpho-pédologique du site.
- Un diagnostic environnemental préalable est obligatoire et pris en charge financièrement par la DREAL
La largeur des bandes enherbées ou végétalisées sera toujours supérieure ou égale à 5
NA. Ce diagnostic, accompagné d’un programme de gestion, sera remis au contractant et déclinera les
mètres.
différentes actions à mettre en place.
Enregistrements Pour chaque îlot ou parcelle engagé, enregistrer les interventions : date, nature de
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec possibilité de
des pratiques l’intervention et matériel utilisé.
réadapter le cahier des charges de la mesure par voie d’avenant, sous réserve d’accord du contractant et
Coût 100 € / mare / an
de validation par les services compétents de l’Etat Sa fréquence et sa visée sont définis au sein de cette
fiche de gestion. Ce suivi est pris en charge par la DREAL NA. Indicateur de suivi Fréquentation du site par les amphibiens
- Un bilan intermédiaire est réalisé tous les 5 ans, avec possibilité de réadapter le cahier des charges de la Modalité et fréquence Suivi des amphibiens basé sur 3 passages en période favorable sur une périodicité
mesure par voie d’avenant, sous réserve d’accord du contractant et de validation par les services de suivi n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
compétents de l’Etat.
Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement.
MC 2 – B.4 : Gestion des mares
CAHIER DES CHARGES Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Mesure Gérer les mares existantes pour éviter leur comblement
Fiche MC2 – B.5 : Création d’hibernaculum
Puits de Châtaignier
Objectifs de l’action compensatoire :
Recréer des habitats nécessaires aux amphibiens durant leur phase terrestre.
Règles générales :
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec possibilité
de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par le contractant. Sa
fréquence et sa visée sont définies au sein de cette fiche de gestion. Ce suivi est pris en charge par
la DREAL NA ;
Localisation - Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement prévu pour une durée de 30 ans ;
- Dans le cas où un Plan Simple de Gestion (PSG) est en place, il fera l’objet d’un avenant pour prendre
en compte cette mesure.
MC2 – B.5 : Création d’hibernaculum
CAHIER DES CHARGES
Mesures Création de zones refuges pour les amphibiens en phase terrestre
Quantité 3
Contexte La mise en place d’hibernaculum permet de pallier l’absence ou la présence limitée de
paysager zone de refuge pour les amphibiens et la petite faune.
Localisation
Seuil d’engagement 30 ans minimum
Mares créées ou restaurées
Elément concerné
Bande enherbée ou végétalisée de 5 mètres minimum autour
Intervention du 1er septembre au 31 décembre.
Toute intervention sera différée si les conditions climatiques sont défavorables.
Période
En cas de parcelle cultivée : débroussaillage et/ou fauche au mois de juillet.
d’intervention
Les autres dates d’intervention sur la végétation devront être fixées lors du diagnostic
environnemental.
En fonction du diagnostic écologique et de l’avis de l’expert environnemental, une gestion
sera effectuée sur une périodicité de 1, 3, 5, 10, 15, 20, 25 et 30 ans minimum :
Description - Débroussaillage et/ou fauche sur tout ou partie des berges et de la bande
enherbée en un seul passage annuel au maximum ;
- Gestion différenciée des berges : possibilité de conserver quelques tas de
branches, un tas de pierres… ;
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC2 – B.5 : Création d’hibernaculum
Puits de Châtaignier Suivi écologique
Au sein de cette mesure compensatoire, des suivis seront mis en place pour s’assurer de l’efficacité de la gestion mis
en place en leur sein, et ce, vis-à-vis de la biodiversité
Dans ce contexte, des suivis seront mis en place pour les groupes suivants :
• Suivi chiroptères ;
• Suivi ornithologique ;
• Suivi des habitats nouvellement crées (prairie, haies, mare) :
o Habitats bocagers et prairiaux : Suivi phytosociologique
o Mare : Suivi des amphibiens
• Suivi baccante.
Ces suivis sont décrits au sein du dossier DAE, Volet F « Chapitre spécifique à la demande de dérogation « espèces
et habitats protèges », Chapitre 6. « Mesures de suivi ».
Période
Couplé à la création des mares temporaires.
d’intervention
La mise en place d’hibernaculum garantira des abris et gîtes de substitution permanents
en milieu ouvert ou fermé reproduisant l’habitat traditionnel des amphibiens. La mise en
œuvre concerne le décaissement d’½ m3 de terre une profondeur de 50 cm et une surface
de 1 m². Ces dépressions seront ensuite comblées et recouverte (+30 cm par rapport au
TN) d’un amalgame de terre végétale décaissées, de branchages et de blocs (50-150 mm).
Ce mélange assez lâche fournissant de nombreuses anfractuosités offrira des caches
potentielles pour les amphibiens en période de reproduction mais aussi lors de la migration
des jeunes vers leur site d’hivernage.
Description
Exemple d’hibernaculum
Cette mesure sera accompagnée de la création d’andains définitifs ou de pierriers sur des
sites favorables (ensoleillement, abris de dissimulation, présence d’espaces dénudés), tas
de bois et de branches recouverts de terre végétale, bois mort au sol, trous dans le sol…
Ils seront localisés à proximité des mares nouvellement créés et des fourrés.
Traitements Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides)
Coût 500 € / u
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5.4.3. Calendrier opérationnel et estimation des coûts
Années d’engagement
Actions 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034 2035 2036 2037 2038 2039 2040 2041 2042 2043 2044 2045 2046 2047 2048 2049 2050 2051 2052
MC1.1 – A.1 « Mise en place d’îlots de sénescence » - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Indemnisation propriétaire (€) - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
MC1.2 – A.1 « Eclairci du boisement » X - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Coût des travaux (€) 10 000 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
MC1.2 – A.2 « Création de clairières » X - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Coût des travaux (€) 750 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
MC1.2 – B.1 « Gestion forestière en futaie jardinée » - X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X
Coût des travaux (€) - 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000
MC1.2 – B.2 « Gestion des clairières et lisières » - X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X
Coût (€) - 1750 1750 1750 1750 1750 1750 1750 1750 1750 1750 1750 1750 1750 1750 1750 1750 1750 1750 1750 1750 1750 1750 1750 1750 1750 1750 1750 1750 1750 1750
MC2 – A.1 « Création de haies » X - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Coût (€) 1 400 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
MC2 – A.2 : « Gestion des haies existantes et nouvellement
crées »
X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X
Coût (€) 2 300 2 300 2 300 2 300 2 300 2 300 2 300 2 300 2 300 2 300 2 300 2 300 2 300 2 300 2 300 2 300 2 300 2 300 2 300 2 300 2 300 2 300 2 300 2 300 2 300 2 300 2 300 2 300 2 300 2 300 2 300
MC2 – B.1 « Pêche de sauvegarde des amphibiens et faune
piscicole » X - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Coût (€) 6 500 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
MC2 – B.2 « Revalorisation de l’étang » X - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Coût (€) - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
MC2 – B.3 « Création d’un complexe de mares » X - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Coût (€) 50 000 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
MC 2 – B.4 « Gestion des mares - X - X - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X
Coût (€) - 600 - 600 - 600 - - - - 600 - - - - 600 - - - - 600 - - - - 600 - - - - 600
MC2 – B.5 « Création d’hibernaculum » X - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Coût (€) 1 500 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
MS7 – Suivi Flore et habitat - X X X - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X
Coût (€) - 2 200 2 200 2 200 - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200
MS9 – Suivi des amphibiens - X X X - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X
Coût (€) - 2 200 2 200 2 200 - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200
MS11- Suivi de l’avifaune - X X X - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X
Coût (€) - 2 200 2 200 2 200 - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200
MS12- Suivi des chiroptères - X X X - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X
Coût (€) - 2 200 2 200 2 200 - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200
MS14- Suivi de la Bacchante - X X X - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X
Coût (€) - 2 200 2 200 2 200 - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200
TRAVAUX & GESTION - Coût total (€) 72 450 9 650 9 050 9 650 9 050 9 650 9 050 9 050 9 050 9 050 9 650 9 050 9 050 9 050 9 050 9 650 9 050 9 050 9 050 9 050 9 650 9 050 9 050 9 050 9 050 9 650 9 050 9 050 9 050 9 050 9 650
Suivis - Montant total (€) - 10 000 10 000 10 000 - 10 000 - - - - 10 000 - - - - 10 000 - - - - 10 000 - - - - 10 000 - - - - 10 000
COUT TOTAL (€) Travaux initiaux et gestion (348 750) + Suivis (99 000) = 447 750
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5.5. Site n°3 : Bois des Renaudières
Avant-propos
Afin de mettre en œuvre des mesures compensatoire environnementales dans le cadre de la déviation de Lussac-
les-Châteaux par la RN147, la DREAL Nouvelle-Aquitaine a missionné depuis avril 2019 INGEROP C&I pour la
recherche anticipée de sites pressentis à l’acquisition et au conventionnement pour la mise en place des mesures de
compensation
La démarche de recherche de sites compensatoires a imposé une réflexion pour la délimitation des zones de
prospections :
- La compensation doit apporter une plus-value pour le milieu (création et/ou restauration) ;
- La compensation est calculée en surface par espèces et/ou en mètre linéaire ;
- Les compensations par espèce sont mutualisables sur des mêmes sites ;
- La compensation doit se faire au plus proche des impacts du projet ;
- Les mesures compensatoires ne peuvent s’établir sur des secteurs faisant déjà l’objet de protection des
milieux.
Les premières prospections ont été réalisé au sein du stock foncier de la SAFER pour le compte de la DREAL NA
relatif au projet de LGV Poitiers-Limoges, aujourd’hui abandonné. L’intégralité des surfaces recherchée n’étant pas
garantie par ce stock foncier, des recherches complémentaires ont été menées grâce à l’animation foncière locale
menée par la SAFER.
La réalisation du présent plan de gestion s’inscrit dans les mesures compensatoires mises en œuvre dans le cadre
de la déviation de Lussac-les-Châteaux par la RN147.
© Conservatoire d'Espaces Naturels de Poitou-Charentes, Aubel,
Les objectifs du plan de gestion sont : Bigot, Collin, Defrance, OUTSIDE (Service WFS CREN PC), 1999.
- Réaliser un état des lieux du site afin de définir son état initial global ;
- Identifier les espèces pour lesquelles une compensation au titre des mesures compensatoires de la RN147 Région paysagère du site compensatoire (source : Atlas des paysages de Poitou-Charentes)
peut être réalisée ;
- Réaliser le diagnostic écologique initial nécessaire à la mise en œuvre des suivis d’espèces ciblées par les
mesures compensatoires de la RN147 ;
- Evaluer les potentialités existantes du site, ainsi que les potentialités de restauration des habitats favorables
aux espèces ciblées par les mesures compensatoires de la RN147 (évaluation du gain écologique);
- Proposer une surface et/ou un linéaire de compensation pour les espèces pouvant être compensées sur ce
site ;
- Définir des opérations de restauration et de gestion du site permettant de restaurer les habitas favorables
aux espèces pouvant être compensées sur ce site ;
- Définir les protocoles de suivis des espèces impactées par la RN147 et compensées sur le site ;
- Proposer un calendrier d’action de réalisation du plan de gestion au maitre d’ouvrage.
5.5.1. Diagnostics écologiques, valeur patrimoniale et enjeux
5.5.1.1 Eléments de localisation
Localisation du site
Le site des Bois des Renaudières, sur la commune de Mazerolles dans la Vienne (86), est une parcelle agricole de
presque 13 ha. Il s’agit précisément d’une parcelle intensément cultivée pour la production de céréales.
Attenante au massif forestier du Bois des Renaudières, le site s’insère dans l’entité paysagère de Poitou-Charentes
des « Terres de brandes ».
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Localisation du site compensatoire des Bois des Renaudières
Localisation des parcelles
Département Commune Section Numéro Surface
Vienne (86) Mazerolles ZE 36 128 380 m²
SUPERFICIE TOTALE ≈ 13 ha
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5.5.1.2 Contexte environnemental
Aucun zonage d’inventaire ou de protection réglementaire (ZNIEFF, N2000, ENS…) n’est présent sur le site ou
attenant au site. Le zonage le plus proche est situé à environ 2 km, il s’agit du Logis (ZNIEFF type 1 – 540015633).
Zonages réglementaires et d'inventaire à proximité du site des Bois des Renaudières
Le site est par ailleurs situé sur un corridor d’importance régionale d’après le SRCE de Poitou-Charentes, au sein
d’une zone de corridor diffus. Le massif forestier des Renaudières associé à la vallée du Goberté est un axe majeur
de déplacement de la faune.
La mise en œuvre de mesures environnementales dans ce type de milieux permettrait de renforcer les continuités Trame verte et bleue du site des Bois des Renaudières (Source : Schéma régional de cohérence écologique
écologiques locales, en particulier en faveur de la Baccante sur ce secteur, et de consolider le réservoir de biodiversité de Poitou-Charentes)
local pour la trame des milieux forestiers.
5.5.1.3 Description des milieux
Le site se compose d’une seule parcelle de grande superficie attenante au massif forestier des Renaudières.
Il s’agit d’une parcelle de grande culture, bordant des boisements à l’est, et incluant une haie au sud.
Pour l’état de conservation des habitats, on tiendra compte de l’état du milieu, si celui-ci est détérioré ou non, et s’il
est en capacité ou non de supporter un contexte écologique développé. On suivra donc un gradient pour mettre en
avant si l’habitat est favorable à la biodiversité, ou au contraire défavorable à celle-ci.
Description des habitats identifiés sur le site
Milieux Description Etat de conservation
Il s’agit d’une grande parcelle intensément cultivée pour
Cultures
la céréale. Lors des inventaires la parcelle était une Défavorable
chaume de maïs.
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
CCB : 82.11 / Dans ce contexte, la végétation spontanée y est très
EUNIS : I1.1 limitée.
En outre, la présence de graines de maïs attire les
oiseaux granivores qui trouvent une source
d’alimentation au sein de cette culture.
La haie est composée de végétation ligneuse formant
un linéaire en bordure de culture et relie le boisement.
Elle délimite la parcelle au sud.
Elle se composent principalement d’arbustes épineux
tels que le Prunellier (Prunus spinosa), l’Eglantier (Rosa
Haies
canina) et la Ronce (Rubus sp), mais également
Moyennement
d’essences arborescentes telles que le Chêne
CCB : 84.2 / favorable
pédonculé (Quercus robur) et le Chêne sessile
EUNIS : FA
(Quercus petraea) Le Gênet à balai (Cytisus scoparius)
et l’Ajonc d’Europe (Ulex europaeus) sont également
bien présents au sein de cette haie.
Intrinsèquement, cette haie ne présente pas de valeur
écologique particulière.
Cultures Haies
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5.5.1.4 Enjeux faunistiques et floristiques La Liste des espèces observée au sein du site peut être consultée au sein du Volet H Chapitre 9 « Listes des espèces
observées au sein des sites de mesure compensatoire ».
Date de passage sur site pour diagnostic :
- 08/04/2020
- 12/05/2020
- 23/06/2020
- 17/09/2020
On statuera sur l’enjeu de conservation des différents groupes, en lien avec la diversité et la rareté des espèces
présentes sur le site.
Enjeux faunistiques Analyse et approche de terrain pour le site Enjeu de
et floristiques conservation
Compte tenu du caractère cultivé de la parcelle, la
végétation spontanée y est très pauvre voire
Flore inexistante. Faible
Aucune espèce végétale n’est visée par les mesures
compensatoires.
Des traces gibier sont observées dans la culture
(chevreuil, sanglier).
Aucun mammifère terrestre protégé n’a été observé
Mammifères lors des prospections sur le site. Toutefois, la présence
Faible
terrestres de milieux favorables à proximité (haies, arbres de
haut-jet, boisements…) laisse présager de la présence
potentielle du Hérisson (Erinaceus europaeus) et de
l’Ecureuil roux (Sciurus vulgaris).
Aucun mammifère semi-aquatique n’a été contacté au
Mammifères semi-
cours des inventaires sur le site en raison de l’absence -
aquatiques
de milieux favorables.
Le cortège avifaunistique est relativement réduit.
Quelques espèces granivores sont observées dans la
culture en provenance du boisement attenant telles
que le Pinson des arbres (Fringilla coelebs) et le Pipit
des arbres (Anthus trivialis).
Des espèces des milieux agricoles ouvert à semi-
Avifaune ouverts sont également ponctuellement observées au Fort
sein de la culture telles que la Huppe fasciée (Upupa
epops), le Tarier pâtre (Saxicola rubicola) ou encore la
Linotte mélodieuse (Linaria cannabina).
Enfin, les haies sont fréquentées par des espèces plus
ubiquistes telles que la Mésange charbonnière (Parus
major) et le Moineau domestique (Passer domesticus).
Sur le site, une espèce protégée a été observée : le
Reptiles Lézard à deux raies (Lacerta bilineata), en lisière Faible
forestière.
Le secteur offre à proximité quelques milieux
aquatiques (mares, fossés) propices à la reproduction
des amphibiens. Toutefois, ces milieux ne sont pas
Amphibiens présents au sein du site compensatoire. En outre, Faible
aucun habitat terrestre, à l’exception de la haie dans
une moindre mesure, n’est présent sur le site.
Aucune espèce d’amphibiens n’a été observée.
Aucun invertébré visé par les mesures compensatoires
n’a été observé sur le secteur.
Invertébrés Néanmoins, la diversité entomologique sur le site reste Faible
assez faible compte tenu de la qualité des milieux en
présence.
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5.5.1.5 Facteurs d’influence sur l’état de conservation Le site du Bois des Renaudières a vocation à compenser la dette sur les boisements. L’objectif est de déployer la
mesure MC1.3 « Création de boisement par plantation » en faveur des chiroptères arboricoles et de l’avifaune
forestière, mais également renforcer les continuités écologiques favorables à la Baccante compte tenu de la proximité
Les facteurs influant sur l’état de conservation des habitats et la fonctionnalité des populations d’espèces sont repris
géographique du Bois de Chênet. Une gestion conservatoire adaptée sera appliquée afin de garantir la pérennité et
dans le tableau ci-dessous. Ils concernent principalement les pratiques agricoles en place sur le site depuis
la bonne évolution des milieux et habitats d’espèces ciblés.
longtemps.
Habitat/groupe Etat de conservation Facteurs influençant la conservation du
groupe/habitats Espèces cibles de
Mesure la compensation
Objectifs Code Actions
Flore Moyennement Exploitation agricole : Flore spontanée quasi
MC1.3 – A.1 Plantation de boisement
favorable pour les Haies inexistante A – Créer des habitats
Défavorable pour les Diminution drastique des bandes enherbées en pieds de forestiers Maintien de bandes enherbées
MC1.3 MC1.3 – A.2
haies et en lisières forestières. Chiroptères, avifaune intraforestières ouvertes
Cultures Création de
Usage des parcelles voisines : Utilisation de produits forestière, Baccante.
B – Garantir la bonne
boisement MC1.3 – B.1 Gestion forestière
phytosanitaires, d’insecticides et autres intrants évolution des milieux par une
Curage ou fauche intensive des fossés gestion adaptée MC1.3 – B.2 Gestion des bandes enherbées
Il n’y a pas d’espèces exotiques envahissantes présente sur le site des Bois des Renaudières susceptibles de
représenter un enjeu notable et deux facteurs d’influence négative sur les enjeux écologiques identifiés.
5.5.1.6 Surface et linéaire de compensation
Surface et
Groupe faunistique Présence avérée Présence potentielle linéaire de
compensation
Pic noir
Bondrée apivore
Avifaune - 13 ha
Roitelet huppé
Grosbec casse-noyau
Mammifères Ecureuil roux
- 13 ha
terrestres Hérisson d’Europe
Espèces de milieux ouverts à
Chiroptères - 13 ha
semi-ouverts et forestières
Lézard des murailles
Reptiles Lézard à deux raies 2.5 km linéaires
Couleuvre helvétique
Grenouille agile, Salamandre
13 ha d’habitat
Amphibiens - tachetée
terrestre
Triton palmé
En l’état le site ne présente peu voire pas d’intérêt écologique étant donné son
exploitation agricole intensive.
La conversion d’une grande culture en boisement est très intéressante et
garantie un gain écologique très important d’un point de vue biodiversité. Il
permet par ailleurs de répondre aux enjeux identifiés et aux objectifs de
compensation pour la guilde des milieux boisés.
Potentiel du site Par ailleurs, la localisation du site, attenante au massif forestier directement
impacté par le projet apporte un élément supplémentaire à l’intérêt du site.
Outre le fait que la création d’un boisement renforcera la superficie de milieu
potentiel favorables aux espèces ciblées par la compensation, il améliore les
éléments constitués de la trame verte locale, en termes de réservoir de
biodiversité et de corridor écologique.
5.5.2. Gestion du site
5.5.2.1 Description des objectifs du site
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5.5.2.2 Opérations techniques Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC1.3 – A.1 : Plantation de boisement
Gestion des habitats et des espèces Bois des Renaudières
Les plantations d’arbres et arbustes se feront sous la forme d’essences devant être
certifiées d’origine locale, toute espèce exogène étant proscrite. La filière « Végétal
Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
local » sera privilégiée (Guide de recommandation – Prescriptions techniques sur
l’achat de végétaux sauvages d’origine locale _- PROVENDIER D., 2017).
Fiche MC1.3 – A.1 : Plantation de boisement
Bois des Renaudières Cette création d’espaces boisés se fera par plantation de baliveaux et scions, avec
une densité d’environ 850 plants / ha, en vue de compléter la trame boisée locale.
Objectifs de l’action compensatoire :
Recréer un milieu boisé et compléter la trame bocagère locale. Les espèces végétales suivantes sont envisageables sur le site n°1 (liste non
exhaustive) :
Règles générales :
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec
possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par Strate arborescente Strate arbustive
le contractant. Sa fréquence et sa visée sont définis au sein de cette fiche de gestion. Ce
suivi est pris en charge par la DREAL NA ; Alisier torminal (Sorbus torminalis) Aubépine (Crataegus monogyna)
- Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement prévu pour une durée de 50 ans ;
- Dans le cas où un Plan Simple de Gestion (PSG) est en place, il fera l’objet d’un avenant Bouleau verruqueux (Betula pendula) Bourdaine (Frangula alnus)
pour prendre en compte cette mesure.
Charme (Carpinus betulus) Cornouiller sanguin (Cornus sanguinea)
MC1.3 – A.1 : Plantation de boisement
CAHIER DES CHARGES Chêne sessile (Quercus petraea)
Fusain d’Europe (Euonymus
europaeus)
Plantation de plants d‘arbres de diverses essences locales pour recréer un espace Chêne pédonculé (Quercus robur) Nerprun purgatif (Rhamnus cathartica)
Mesures
boisé.
Quantité ≈ 11.5 ha Erable champêtre (Acer campestre) Noisetier (Corylus avellana)
Hêtre (Fagus sylvatica) Prunellier (Prunus spinosa)
Contexte
Création d’un boisement lié à un contexte bocager existant. Description
paysager
Merisier (Prunus avium) Rosier des chiens (Rosa canina)
Orme champêtre (Ulmus minor) Sureau noir (Sambucus nigra)
Poirier commun (Pyrus communis) Troène commun (Ligustrum vulgare)
Pommier sauvage (Malus sylvestris)
Des associations locales, expertes dans la plantation et la promotion de la
haie et de l’arbre hors-forêt, le cas échéant fournissant des plants d’origine
locale, pourront être privilégiées pour assurer ou prodiguer des conseils à la
Localisation plantation (Prom’haies, les Croqueurs de pomme…).
ENTRETIEN les 3 premières années :
La structure (entreprise ou association) qui aura réalisé les travaux de plantation
s’assurera de la bonne prise des plants grâce à un entretien et un suivi annuel
régulier les 3 premières années :
- Désherbage mécanique annuel au pied des plants à réaliser en fin de printemps
(entre les 15 mai et le 20 juin)
- En cas de besoin, regarnir en paille la ligne de plantation et remplacer les plants
Du 15/09 au 15/03. On évitera les périodes de fortes précipitations, de vent fort et morts) ;
Période
de gel.
d’intervention - Retirer les protections anti-gibiers après 3 ans.
La plantation doit intervenir au cours de l’année suivant la date d’engagement.
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC1.3 – A.1 : Plantation de boisement Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Bois des Renaudières
Fiche MC1.3 – A.2 : Maintien de bandes enherbées intra forestières ouvertes
Traitements Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides) Bois des Renaudières
Objectifs de l’action compensatoire :
Coût 20 € pièce Conserver une bande de végétation herbacée entre les espaces forestiers pour favoriser les
espèces de sous-bois tel la Baccante.
Indicateur de Règles générales :
Bon développement des haies
suivi - Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec
Modalité et possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par
Suivi des habitats nouvellement créés (phytosociologique) basé sur 3 passages en
fréquence de le contractant. Sa fréquence et sa visée sont définis au sein de cette fiche de gestion. Ce
période favorable sur une périodicité n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
suivi suivi est pris en charge par la DREAL NA ;
- Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement prévu pour une durée de 30 ans ;
- Dans le cas où un Plan Simple de Gestion (PSG) est en place, il fera l’objet d’un avenant
pour prendre en compte cette mesure.
MC1.3 – A.2 : Maintien de bandes enherbées intra forestières ouvertes
CAHIER DES CHARGES
Mesures Débroussaillage amenant à la création de bandes enherbées
Quantité ≈ 1.3 ha
Contexte Ouverture du milieu pour amener à un contexte de bande herbacée qui sera ensuite
paysager géré pour conserver son ouverture.
Localisation
Période
Du 15/09 au 15/03.
d’intervention
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Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC1.3 – A.2 : Maintien de bandes enherbées intra forestières ouvertes
Bois des Renaudières Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC1.3 – B.1 : Gestion forestière
Le débroussaillage se fera par le biais d’un broyage en vue de l’élimination de la Bois des Renaudières
végétation arbustive présente au niveau de la zone à ouvrir. Objectifs de l’action compensatoire :
Description Maintenir les espaces prairiaux ;
Les déchets créés seront exportés pour libérer le sol de tout couvert, ne laissant Conserver un bon état de conservation des espaces prairiaux.
que la strate herbacée.
Règles générales :
- Un suivi de la gestion dans le respect des prescriptions du cahier des charges est réalisé par
un expert environnemental, avec possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure,
Traitements Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides) sous réserve de validation par le contractant. Ce suivi est pris en charge par la DREAL NA ;
- Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement prévu pour une durée de 50 ans.
Coût 2,50 € / m²
MC1.3 – B.1 : Gestion forestière
Indicateur de CAHIER DES CHARGES
Développement de la bande enherbée et fréquentation par la Bacchante
suivi
Modalité et Suivi des habitats nouvellement créés (phytosociologique) et Suivi de la Bacchante Mesure Gestion de la croissance des boisements nouvellement créés.
fréquence de basés sur 3 passages en période favorable sur une périodicité
suivi n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
Surface ≈ 11.5 ha
Localisation
Période
Entre le 1er octobre et le 31 janvier
d’intervention
Afin de favoriser le maintien des habitats créés par les travaux d’éclaircissement du
boisement, un état des lieux de l’évolution des milieux est réalisé annuellement.
Une opération de coupe sélective d’arbres et arbustes peut être envisagée tous les
Description 10 ans pour permettre un bon développement global.
Un diagnostic de l’évolution du boisement sera réalisé par un expert
environnemental. Le cas échéant, le marquage des sujets à éliminer sera réaliser
par l’expert et une coupe avec exportation des déchets. Après 20 ans, une partie
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC1.3 – B.1 : Gestion forestière
Bois des Renaudières Fiche MC1.3 – B.2 : Gestion des bandes enherbées
de ceux-ci pourront rester sur place pour ainsi former des refuges pour la Bois des Renaudières
biodiversité. Objectifs de l’action compensatoire :
Entretenir les bandes enherbées ;
Renforcer la potentialité d’accueil et la fonctionnalité du maillage bocager renforcé.
Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides) pour
Traitements
l’entretien de la haie. Règles générales :
- La phase de création de bandes enherbées s’est effectuée sous la responsabilité de DREAL
NA, dans le cadre de la fiche MC1.3 – A.2 : Maintien de bandes enherbées intra forestières
1 000 à 5 000 € / année d’entretien (selon l’évolution des milieux et le nombre de ouvertes.
Coût - Un suivi de la gestion dans le respect des prescriptions du cahier des charges est réalisé par
sujets à éliminer)
un expert environnemental, avec possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure,
sous réserve de validation par le contractant. Ce suivi est pris en charge par la DREAL NA ;
Indicateur de - Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement.
Fréquentation par l’avifaune et les chiroptères
suivi
Modalité et
Suivi de l’avifaune et Suivi des chiroptères basés sur 3 passages en période
fréquence de MC1.3 – B.2 : Gestion des bandes enherbées
favorable sur une périodicité n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
suivi CAHIER DES CHARGES
Mesure Gestion des bandes enherbées
Surface ≈ 1.3 ha
Localisation
Période
Après le 1er septembre
d’intervention
Conserver et entretenir annuellement la bande enherbée présente au sein des
Engagements
boisements nouvellement créés par fauche tardive avec exportation.
Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides) pour
Traitements
l’entretien de la haie.
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Fiche MC1.3 – B.2 : Gestion des bandes enherbées
Bois des Renaudières
Coût /
550 € / ha / an
Indemnisation
Indicateur de
Fréquentation par la Bacchante
suivi
Modalité et
Suivi de la Bacchante basés sur 3 passages en période favorable sur une périodicité
fréquence de
n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
suivi
Suivi écologique
Au sein de cette mesure compensatoire, des suivis seront mis en place pour s’assurer de l’efficacité de la gestion
mis en place en leur sein, et ce, vis-à-vis de la biodiversité
Dans ce contexte, des suivis seront mis en place pour les groupes suivants :
• Suivi phytosociologique ;
• Suivi chiroptères ;
• Suivi ornithologique ;
• Suivi de la Baccante.
Ces suivis sont décrits au sein du dossier DAE, Volet F « Chapitre spécifique à la demande de dérogation «
espèces et habitats protèges », Chapitre 6. « Mesures de suivi ».
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5.5.3. Calendrier opérationnel et estimation des coûts
Années d’engagement
Actions 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034 2035 2036 2037 2038 2039 2040 2041 2042 2043 2044 2045 2046 2047 2048 2049 2050 2051 2052
MC1.3 – A.1 : « Plantation de boisement » X - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Coût des travaux (€) 195 500 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
MC1.3 – A.2 : Maintien des bandes enherbées intra forestière
ouvertes » X - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Coût des travaux (€) 32 500 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
MC1.3 - B.1 « Gestion forestière » X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X
Coût (€) 5 800 5 800 5 800 5 800 5 800 5 800 5 800 5 800 5 800 5 800 5 800 5 800 5 800 5 800 5 800 5 800 5 800 5 800 5 800 5 800 5 800 5 800 5 800 5 800 5 800 5 800 5 800 5 800 5 800 5 800 5 800
MC1.3 – B.2 « Gestion des bandes enherbées » X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X
Coût (€) 750 750 750 750 750 750 750 750 750 750 750 750 750 750 750 750 750 750 750 750 750 750 750 750 750 750 750 750 750 750 750
MS7 – Suivi Flore et habitat - X X X - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X
Coût (€) - 2 200 2 200 2 200 - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200
MS11 – Suivi de l’avifaune - X X X - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X
Coût (€) - 2 200 2 200 2 200 - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200
MS12- Suivi des chiroptères - X X X - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X
Coût (€) - 2 200 2 200 2 200 - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200
MS14- Suivi de la Bacchante - X X X - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X
Coût (€) - 2 200 2 200 2 200 - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200
TRAVAUX & GESTION - Coût total (€) 334 550 6 550 6 550 6 550 6 550 6 550 6 550 6 550 6 550 6 550 6 550 6 550 6 550 6 550 6 550 6 550 6 550 6 550 6 550 6 550 6 550 6 550 6 550 6 550 6 550 6 550 6 550 6 550 6 550 6 550 6 550
INDEMNISATION - Montant total (€) - 8 800 8 800 8 800 - 8 800 - - - - 8 800 - - - - 8 800 - - - - 8 800 - - - - 8 800 - - - - 8 800
COUT TOTAL (€) Travaux initiaux et gestion (531 050) + Suivi (79 200) = 610 250
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5.6. Site n°4 : Les carrières
Avant-propos
Afin de mettre en œuvre des mesures compensatoire environnementales dans le cadre de la déviation de Lussac-
les-Châteaux par la RN147, la DREAL Nouvelle-Aquitaine a missionné depuis avril 2019 INGEROP C&I pour la
recherche anticipée de sites pressentis à l’acquisition et au conventionnement pour la mise en place des mesures de
compensation
La démarche de recherche de sites compensatoires a imposé une réflexion pour la délimitation des zones de
prospections :
- La compensation doit apporter une plus-value pour le milieu (création et/ou restauration) ;
- La compensation est calculée en surface par espèces et/ou en mètre linéaire ;
- Les compensations par espèce sont mutualisables sur des mêmes sites ;
- La compensation doit se faire au plus proche des impacts du projet ;
- Les mesures compensatoires ne peuvent s’établir sur des secteurs faisant déjà l’objet de protection des
milieux.
Les premières prospections ont été réalisé au sein du stock foncier de la SAFER pour le compte de la DREAL NA
relatif au projet de LGV Poitiers-Limoges, aujourd’hui abandonné. L’intégralité des surfaces recherchée n’étant pas
garantie par ce stock foncier, des recherches complémentaires ont été menées grâce à l’animation foncière locale
menée par la SAFER.
La réalisation du présent plan de gestion s’inscrit dans les mesures compensatoires mises en œuvre dans le cadre
© Conservatoire d'Espaces Naturels de Poitou-Charentes, Aubel,
de la déviation de Lussac-les-Châteaux par la RN147. Bigot, Collin, Defrance, OUTSIDE (Service WFS CREN PC), 1999.
Les objectifs du plan de gestion sont :
- Réaliser un état des lieux du site afin de définir son état initial global ;
- Identifier les espèces pour lesquelles une compensation au titre des mesures compensatoires de la RN147
peut être réalisée ; Région paysagère du site compensatoire (source : Atlas des paysages de Poitou-Charentes)
- Réaliser le diagnostic écologique initial nécessaire à la mise en œuvre des suivis d’espèces ciblées par les
mesures compensatoires de la RN147 ;
- Evaluer les potentialités existantes du site, ainsi que les potentialités de restauration des habitats favorables
aux espèces ciblées par les mesures compensatoires de la RN147 (évaluation du gain écologique);
- Proposer une surface et/ou un linéaire de compensation pour les espèces pouvant être compensées sur ce
site ;
- Définir des opérations de restauration et de gestion du site permettant de restaurer les habitas favorables
aux espèces pouvant être compensées sur ce site ;
- Définir les protocoles de suivis des espèces impactées par la RN147 et compensées sur le site ;
- Proposer un calendrier d’action de réalisation du plan de gestion au maitre d’ouvrage.
5.6.1. Diagnostics écologiques, valeur patrimoniale et enjeux
5.6.1.1 Eléments de localisation
Localisation du site
Le site des Carrières, sur la commune de Mazerolles dans la Vienne (86), est une ancienne carrière de sable pour
partie en fin d’exploitation, située dans les emprises du fuseau DUP. Il s’agit de parcelles en cours de recolonisation
par la végétation pionnière, sur des sols sableux et tassés laissant apparaitre çà et là quelques vasques d’eau
temporaires propices aux amphibiens.
Le site s’insère dans l’entité paysagère de Poitou-Charentes des « Terres de brandes », sur les anciennes terrasses
alluviales de la Vienne.
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
260 N 3 109 m²
260 S 2 043 m²
261 4 841 m²
SUPERFICIE TOTALE ≈ 6 ha
Localisation du Vallon de Chantegros
Localisation des parcelles
La situation cadastrale du site correspond au découpage des parcelles des carrières interceptées par le fuseau DUP.
Dans le tableau ci-dessous, l’extension N pour nord et S pour sud (position par rapport à la future déviation) sera
appliquée aux numéros de parcelles portant la même dénomination car originaire d’une seule et même parcelle.
.
Département Commune Section Numéro Surface
41 N 94 m²
41 S 475 m²
44 6 675 m²
38 N 404 m²
ZB
38 S 389 m²
184 N 1 448 m²
184 S 19 740 m²
185 262 m²
9 2 026 m²
Vienne (86) Mazerolles
10 N 5 292 m²
10 S 1 912 m²
11 2 180 m²
12 3 540 m²
ZD
177 N 80 m²
177 S 967 m²
235 25 m²
259 N 1 511 m²
259 S 3 337 m²
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5.6.1.2 Contexte environnemental
Aucun zonage d’inventaire ou de protection réglementaire (ZNIEFF, N2000, ENS…) n’est présent sur le site ou
attenant au site. Le zonage le plus proche est situé à environ 500 m au Nord, il s’agit du Logis (ZNIEFF type 1 –
540015633).
Zonages réglementaires et d'inventaire à proximité du site du site Les Carrières
Le site est par ailleurs situé entre deux corridors d’importance régionale d’après le SRCE de Poitou-Charentes, au
sein d’une zone diffuse plutôt agricole entre le massif forestier des Renaudières associé à la vallée du Goberté et la
Trame verte et bleue du site de Fonliasmes (Source : Schéma régional de cohérence écologique de Poitou-
Vallée de la Vienne.
Charentes)
La mise en œuvre de mesures environnementales dans ce type de milieux permettrait de renforcer les continuités
écologiques locales, en particulier en faveur des insectes et des amphibiens des milieux pionniers et de consolider le
réservoir de biodiversité local associé aux carrières en fin d’exploitation.
5.6.1.3 Description des milieux
Le site se compose de plusieurs fragments de parcelles correspondant aux carrières Irribaren interceptées par la
bande DUP. Ces carrières sont pour majeure partie en fin d’exploitation. Une petite proportion du site correspond à
une carrière encore en cours d’exploitation. Le site est découpé en deux parties, de part et d’autre de la future
déviation.
Il s’agit de milieux pionniers steppiques plutôt minéralisés, exprimant une végétation à différents stades de
colonisation. Des zones de fourrés à Genêt et des ronciers occupent les parties délaissées depuis de longues années.
Une végétation herbacée plus ou moins dense est observable sur certaines bandes laissées à l’abandon depuis un
peu moins longtemps. Enfin, une végétation diffuse et pionnière se développe sur la majeure partie du site sur les
sols sablo-argileux, caillouteux et tassés par le passage des engins. En outre, çà et là quelques dépressions sur ces
sols tassés et imperméables offrent des milieux aquatiques temporaires (non cartographiés compte tenu de leur
superficie très réduite) propices à la reproduction de certains amphibiens spécialistes.
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Deux zones humides réglementaires, représentées par de la saulaie pionnière à Salix alba sont également présentes. Saule blanc Salix alba, le Saule roux Salix atrocinerea
Cet habitat s’est développé au sein de fosse de récupération des boues de lessivage des matériaux excavés. et ou encore de Peuplier noir Populus nigra.
Le site s’étend légèrement au sud-est au-delà du périmètre initial des carrières, intégrant une portion de parcelle de Ils sont localisés sur les hauts de talus, les pentes et
pâtures à moutons et une bande étroite de boisement caducifolié à Quercus et Carpinus betulus. les espaces délaissés post-exploitation et
correspondent à un stade avancé de la dynamique de
Pour l’état de conservation des habitats, on tiendra compte de l’état du milieu, si celui-ci est détérioré ou non, et si il
Fourrés tempérés recolonisation végétale spontanée.
est en capacité ou non de supporter un contexte écologique développé. On suivra donc un gradient pour mettre en pionniers Il s’agit de stades pionniers évoluant vers un
avant si l’habitat est favorable à la biodiversité, ou au contraire défavorable à celle-ci. développement forestier, possédant une diversité Favorable
La cartographie page suivante présente les habitats présents sur le site. CCB : 31.8 / EUNIS : végétale faible, voire quasiment mono-spécifique. La
F3.1 formation en présence est exclusivement constituée
Description des habitats identifiés sur le site d’arbustes, massivement dominées par le Genêt à
balais Cytisus scoparius et la Ronce commune Rubus
sp.
Milieux Description Etat de conservation
Le régime hydrique de ce milieu particulièrement
Cet habitat dans sa globalité correspond aux irrégulier, et son substrat meuble et sableux offrent des
anciennes zones d’extraction soumises à conditions peu favorables à la plupart des espèces
recolonisation végétale naturelle et spontanée dès lors végétales, l’eau s’y accumule temporairement avant
que l’activité s’y est interrompue. Plusieurs stades de s’infiltrer assez rapidement.
d’implantation et degré de colonisation végétale sont Saulaies Le peuplement floristique est représenté par une
discernables, selon l’ancienneté des dernières pionnières à saulaie non riveraine correspondant à une formation
extractions. Salix alba pionnière de boisement quasi monospécifique de Moyennement
Le premier faciès, au recouvrement plus ou moins Saule blanc Salix alba, ponctuellement accompagné favorable
lâche, se développe sur des sols sablo-argileux CCB : 44.13 / du Saule roux Salix atrocinerea pour la strate
caillouteux récemment abandonnés et se caractérise EUNIS : G1.111 arbustive. La strate herbacée, au recouvrement partiel,
par la présence d’annuelles pionnières telles que la est représentée par le Jonc diffus Juncus effusus, la
Spergulaire rouge Spergularia rubra, l’Herniaire glabre Menthe à feuilles rondes Mentha suaveolens, l’Epilobe
Herniaria glabra, la Petite centaurée Centaurium hirsute Epilobium hirsutum et l’Epilobe ciliée Epilobium
erythraea, l’Inule foetide Ditrichia graveolens, le Trèfle ciliatum ainsi que la Grande prêle Equisetum
raide Trifolium strictum, la Petite oseille Rumex telmateia.
acetosella, le Plantain corne-de-cerf Plantago
Cet habitat n’est pas présent au sein des carrières
coronopus ou encore l’œillet prolifère Petrorhagia
mais sur des surfaces attenantes au sud-est. Le
prolifera.
cortège floristique est caractérisé par la présence de
Les espaces délaissés depuis plus longtemps laisse graminées telles que la Crételle Cynosurus cristatus,
apparaitre une communauté d’annuelles et de
le Ray-grass anglais Lolium perenne et le Brome mou
bisannuelles au recouvrement plus dense, notamment
Bromus hordeaceus observés aux côtés du Fromental
Milieux pionniers composée de graminées telles que la Vulpie faux-
Arrhenaterum elatius, du Pâturin des prés Poa
steppiques brome Vulpia bromoides, le Polypogon de Montpellier Pâtures
pratensis ou encore l’Avoine dorée Trisetum
Polypogon monspeliensis et la Flouve odorante Très favorable Moyennement
flavescens.
CCB : 87.2 / EUNIS : Anthoxanthum odoratum. Le cortège floristique se CCB : 38.11 / favorable
La flore inventoriée se compose également du Lotier
E5.14 compose également de la Porcelle enracinée EUNIS : E2.11
corniculé Lotus corniculatus, du Géranium découpé
Hypochaeris radicata, le Trèfle strié Trifolium striatum,
Geranium dissectum, du Compagnon rouge Silene
le Lotier à feuilles étroites Lotus glaber ou encore la
dioica, de la Luzerne cultivée Medicago sativa, du
Potentille argentée Potentilla argentea.
Trèfle blanc Trifolium repens, de la Knautie des
Les secteurs plus rudéraux voient s’exprimer une champs Knautia arvensis, de la Pâquerette Bellis
végétation vivace pionnière représentée par le
perennis ou encore du Plantain lancéolé Plantago
Tussilage Tussilago farfara, ainsi que par une
lanceolata.
végétation ligneuse telle que le Robinier faux-acacia
Cet habitat est présente sur des surfaces au sud-est
Robinia pseudoacacia, la Ronce Rubus sp et le Genêt
attenantes aux carrières. Il s’agit de boisements
à balai Cytisius scoparia.
rudéralisés caducifoliés sur sols eutrophes ou
On soulignera la présence du Spirante d’automne
mésotrophes dont la strate arborescente est
Spirantes spiralis.
représentée par le Chêne pédonculé Quercus robur et
Au sein de cet habitat pionniers se dessinent quelques
Chênaies- le Charme Carpinus betulus. A la strate inférieure, on
dépressions formant des milieux aquatiques
charmaies retrouve le Noisetier Corylus avellana et l’Érable
temporaires (non cartographiés) suite aux épisodes
champêtre Acer campestre. La strate arbustive se Favorable
pluvieux. Les communautés végétales amphibies
CCB : 41.2 / EUNIS : compose de l’Aubépine Crataegus monogyna, du
associées correspondent à des espèces annuelles
G1.A1 Troêne Ligustrum vulgaris et parfois du Fragon Ruscus
pionnières et éphémères des berges périodiquement
aculeatus et du Chèvrefeuille des haies Lonicera
inondées, notamment la Renouée persicaire
xylosteum. La strate herbacée y est notamment
Persicaria maculosa, qui se développent de façon
représentée par le Brachypode des bois
éparse pendant la phase d’asséchement. On y
Brachypodium sylvaticum, la Laîche des bois Carex
observe également la reprise de ligneux tels que le
sylvatica, la Mélique à une fleur Melica uniflora, l’Arum
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
d’Italie Arum italicum, ou encore le Coucou Primula
veris.
Milieux pionniers steppiques Fourrés tempérés pionniers
Saulaies pionnière à Salix alba Pâtures
Chênaies-charmaies
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5.6.1.4 Enjeux faunistiques et floristiques
Le site n’a pas fait l’objet d’un diagnostic spécifique dans le cadre de la recherche des mesures compensatoires,
puisque le secteur est directement inclus dans la zone d ‘étude sur le milieu naturel du projet et a fait l’objet de
nombreuses investigations écologiques depuis de Mai 2019 à Avril 2020.
On statuera sur l’enjeu de conservation des différents groupes, en lien avec la diversité et la rareté des espèces
présentes sur le site.
Enjeux faunistiques et Analyse et approche de terrain pour le site Enjeu de
floristiques conservation
Compte tenu du caractère rudéral et pionnier du site, la
diversité spécifique n’est pas très riche.
Aucune espèce végétale n’est visée par les mesures
compensatoires.
Flore On souligne toutefois la présence d’une orchidée peu Faible
commune : le Spiranthe d’Automne Spiranthes spiralis. Il
est également accompagné d’espèces plus communes
telles que l’Orchis pyramidal Anacamptis pyramidalis et
l’Ophrys abeille Ophrys apifera.
Des traces gibier sont observées çà et là dans les
carrières (chevreuil, sanglier). La présence du Renard
roux Vulpes vulpes et du Lapin de Garenne Oryctolagus
Mammifères terrestres Faible
cuniculus a également été mise en évidence.
Aucun mammifère terrestre protégé n’a été observé lors
des prospections sur le site.
Aucun mammifère semi-aquatique n’a été contacté au
Mammifères semi-
cours des inventaires sur le site en raison de l’absence -
aquatiques
de milieux favorables.
Le cortège avifaunistique est relativement diversifié. Il
correspond à des espèces inféodées aux milieux ouverts
à semi-ouverts, notamment la Linotte mélodieuse Linaria
cannabina, le Verdier d’Europe Chloris chloris, le
Chardonneret élégant Carduelis carduelis, l’Accenteur
mouchet Prunella modularis, l’Alouette des champs
Alauda arvensis ou encore la Tourterelle des bois
Avifaune Streptopelia turtur. Fort
On y observe également l’Hirondelle de rivage Riparia
riparia dont une population nicheuse est établie dans les
fronts de taille au sein de la partie en cours d’exploitation
au sud. Le Guêpier d’Europe Merops apiaster est
également observé en chasse sur le site, dont une
population nicheuse est établie dans la carrière de
Mazerolles au nord.
Sur le site, deux espèces protégées ont été observées :
Reptiles le Lézard des murailles Podarcis muralis et le Lézard à Faible
deux raies Lacerta bilineata.
Le secteur offre quelques milieux aquatiques temporaires
propices à la reproduction des amphibiens. On y recense
Amphibiens Modéré
des populations importantes de Crapaud calamite Bufo
calamita et d’Alyte accoucheur Alytes obstetricans.
Aucun invertébré visé par les mesures compensatoires
n’a été observé sur le secteur.
On souligne la présence d’orthoptères listés sur les listes
Invertébrés Majeure
rouges régionales, en particulier l’Œdipode soufré
Oedalus decorus et l’Œdipode aigue-marine
Sphingonotus caerulans.
La Liste des espèces observée au sein du site peut être consultée au sein du Volet H Chapitre 9 « Listes des espèces
observées au sein des sites de mesure compensatoire ».
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5.6.1.5 Facteurs d’influence sur l’état de conservation 5.6.2. Gestion du site
Les facteurs influant sur l’état de conservation des habitats et la fonctionnalité des populations d’espèces sont repris
dans le tableau ci-dessous. Ils concernent principalement les pratiques agricoles en place sur le site depuis
5.6.2.1 Description des objectifs du site
longtemps.
Le site « Les Carrières » a vocation à compenser la dette sur les milieux steppiques. L’objectif est de déployer la
mesure MC4 « Restauration et conservation de milieux steppiques » en faveur des amphibiens et de l’avifaune des
Habitat/groupe Etat de conservation Facteurs influençant la conservation du
groupe/habitats milieux ouverts à semi-ouverts. Une gestion conservatoire adaptée sera appliquée afin de garantir la pérennité et la
Flore Très favorable pour les Exploitation agricole adjacente : Flore bonne évolution des milieux et habitats d’espèces ciblés.
Milieux pionniers spontanée quasi inexistante
steppiques Diminution drastique des bandes enherbées Espèces cibles de
Favorable pour les en pieds de haies et en lisières forestières. Mesure Objectifs Code Actions
la compensation
Fourrés tempérés MC1.1
pionniers et les Usages des parcelles voisines : Utilisation de A – Garantir la bonne
Mise en place Avifaune
Chênaies-charmaies produits phytosanitaires, d’insecticides et évolution des milieux par MC1.1 – A.1 Mise en place d’ilots de sénescence
d’îlots de Chiroptères
Moyennement autres intrants une gestion adaptée
sénescence
favorable pour les Curage ou fauche intensive des fossés MC4.1 A – Créer des milieux
Saulaies pionnières à MC4.1 – A.1 Création d’hibernaculum
Création de terrestres favorables
Salix alba et les Pâtures milieux B – Créer des milieux
MC4.1 – B.1 Création de mares temporaires
aquatiques aquatiques temporaires
Amphibiens
temporaires et
Avifaune MC4.1 – C.1 Gestion des mares
Il n’y a pas d’espèces exotiques envahissantes présentes sur le site Les Carrières susceptibles de représenter un de milieux
Reptiles C – Maintenir en bon état
enjeu notable et deux facteurs d’influence négative sur les enjeux écologiques identifiés. terrestres
de conservation des
favorables
milieux MC4.1 – C.2 Gestion des milieux steppiques
aux
amphibiens
5.6.1.6 Surface et linéaire de compensation MC4.2 Scarification alternée (bis
Restauration MC4.1 – A.1
Insectes A – Restaurer des milieux annuelle) des sols
de milieux
Surface et Avifaune sablonneux thermophiles Gestion avec scarification
sablonneux MC4.1 – A.2
Groupe faunistique Présence avérée Présence potentielle linéaire de alternée (bis annuelle) des sols
thermophiles
compensation
Linotte mélodieuse Création de Saulaie pionnière à
MC5 MC5 – A.1
Chardonneret élégant A – Recréer une zone Salix alba
Création de -
Avifaune Verdier d’Europe Pie-grièche écorcheur 6 ha humide Restauration de Saulaie
zone humide MC5 – A.2
Hirondelle de rivage pionnière à Salix alba
Guêpier d’Europe
Alyte accoucheur
Amphibiens Pélodyte ponctué 4.8 ha
Crapaud calamite
Lézard des murailles
Reptiles - 6 ha
Lézard à deux raies
Œdipode soufré
Insectes - 3.5 ha
Œdipode aigue-marine
Le site présente un intérêt important pour de nombreuses espèces,
majoritairement des espèces de l’avifaune de la guilde des milieux ouverts à
semi-ouverts, présentant des affinités avec les fourrés et milieux steppiques de
la zone. On retrouve aussi des espèces utilisant le lieu comme zone de chasse,
tels les Hirondelles de rivage et Guêpier d’Europe nichant au niveau des front
de taille proche.
Les Amphibiens sont aussi bien présents dans la zone, affectionnant les milieux
Potentiel du site
pionniers qu’on y retrouve.
Une fois reliées par des passages à faune de type crapauduc, les deux zones
composant la MC, présentes de part et d’autre du projet, permettront la
conservation d’une continuité écologique et la conservation de milieux naturels
d’intérêt aux alentours du nouvel axe.
La zone sera de plus propice à d’autres espèces, tels des reptiles ou insectes
pouvant actuellement occuper la zone.
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5.6.2.2 Opérations techniques Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC1.1 – A.1 : Mise en place d’îlots de sénescence
Gestion des habitats et des espèces Les Carrières
Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Un îlot de sénescence est un petit peuplement laissé en évolution libre et sans
Fiche MC1.1 – A.1 : Mise en place d’îlots de sénescence aucune intervention d’exploitation et conservé jusqu’à son terme physique, c’est-à-
Les Carrières dire jusqu’à l’effondrement des arbres. Les îlots sont composés d’arbres de faible
valeur économique et qui présentent une valeur biologique particulière. Ils sont
Objectifs de l’action compensatoire :
donc préférentiellement recrutés dans des peuplements de qualité technologique
Recréer des habitats nécessaires notamment aux chauves-souris, en favorisant la présence
moyenne à médiocre, des peuplements peu accessibles, des séries boisées
/ le développement de gîtes dans les arbres ;
d’intérêt écologique…
Pérenniser et encourager une gestion sylvicole adaptée aux enjeux biologiques propres aux
ilots sénescents, aux îlots de vieillissement et aux espèces de faune et de flore qui y sont
Surface d’un îlot : entre 0,3 et 5 ha, idéalement 1 à 2 ha
associées.
Règles générales :
Le choix des îlots est validé en accord avec le propriétaire suite au diagnostic
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec
environnemental
possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par
le contractant. Sa fréquence et sa visée sont définis au sein de cette fiche de gestion. Ce
Les îlots délimités doivent répondre à des critères d’éligibilité dont le principal est
suivi est pris en charge par la DREAL NA ;
d’inclure au moins une dizaine d’arbres d’un minimum de 50 cm de diamètre, me
- Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement prévu pour une durée de 50 ans ;
Description sure à hauteur d’homme (environ 1,30 m de hauteur). La présence de bois mort est
- Dans le cas où un Plan Simple de Gestion (PSG) est en place, il fera l’objet d’un avenant
également un critère important. La notion de naturalité du boisement est
pour prendre en compte cette mesure.
recherchée.
MC1.1 – A.1 : Mise en place d’îlots de sénescence
CAHIER DES CHARGES Leur délimitation n’est pas nécessairement matérialisée physiquement sur le
terrain. On peut toutefois envisager de baliser ou de borner l’îlot.
Mesures Création d’îlots ne subissant aucune exploitation Ces îlots de sénescence peuvent être localisés au cœur ou en bordure du massif
forestier dans lequel ils sont inclus. Leur localisation est inscrite dans le Plan Simple
Quantité 270 m² de Gestion.
Application d’une gestion conservatoire sur des surfaces boisées et de les Engagement du propriétaire :
conserver ou les amener à maturité tout en favorisant la formation et la conservation - Interdiction stricte d’intervenir sur les îlots identifiés, pas d’exploitation du
Contexte
d’éléments comme les chandelles, arbres morts sur pieds ou au sol, les cavités, les bois, pas d’abattage d’arbres ;
paysager
tas de bois et chablis afin d’améliorer leur fréquentation par les oiseaux forestier, - Conservation de bois mort sur pied et au sol ;
pics, chiroptères et insectes saproxyliques. - Les activités de chasse, promenade, cueillette etc. restent autorisés.
Traitements Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides)
Coût -
Indicateur de
Fréquentation du site par l’avifaune et les chiroptères
suivi
Modalité et
Suivi avifaunistique et des chiroptères basés sur 3 passages en période favorable
fréquence de
sur une périodicité n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
suivi
Localisation
Période
-
d’intervention
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC4.1 – A.1 : Création d’hibernaculum Fiche MC4.1 – A.1 : Création d’hibernaculum
Les Carrières Les Carrières
Objectifs de l’action compensatoire : La mise en place d’hibernaculum garantira des abris et gîtes de substitution
Recréer des habitats nécessaires aux amphibiens durant leur phase terrestre. permanents en milieu ouvert ou fermé reproduisant l’habitat traditionnel des
amphibiens. La mise en œuvre concerne le décaissement d’½ m3 de terre une
profondeur de 50 cm et une surface de 1 m². Ces dépressions seront ensuite
Règles générales :
comblées et recouverte (+30 cm par rapport au TN) d’un amalgame de terre
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec
végétale décaissées, de branchages et de blocs (50-150 mm). Ce mélange assez
possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par
lâche fournissant de nombreuses anfractuosités offrira des caches potentielles pour
le contractant. Sa fréquence et sa visée sont définies au sein de cette fiche de gestion. Ce
les amphibiens en période de reproduction mais aussi lors de la migration des
suivi est pris en charge par la DREAL NA ;
jeunes vers leur site d’hivernage.
- Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement prévu pour une durée de 30 ans ;
- Dans le cas où un Plan Simple de Gestion (PSG) est en place, il fera l’objet d’un avenant
pour prendre en compte cette mesure.
MC4.1 – A.1 : Création d’hibernaculum
CAHIER DES CHARGES
Description
Mesures Création de zones refuges pour les amphibiens en phase terrestre
Quantité 5
Contexte La mise en place d’hibernaculum permet de pallier l’absence ou la présence limitée
paysager de zone de refuge pour les amphibiens et la petite faune.
Exemple d’hibernaculum
Cette mesure sera accompagnée de la création d’andains définitifs ou de pierriers
sur des sites favorables (ensoleillement, abris de dissimulation, présence
d’espaces dénudés), tas de bois et de branches recouverts de terre végétale, bois
mort au sol, trous dans le sol…
Ils seront localisés à proximité des mares nouvellement créés et des fourrés.
Localisation Traitements Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides)
Coût 500 € / u
Période
Couplé à la création des mares temporaires.
d’intervention
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC4.1 – B.1 : Création de mares temporaires Fiche MC4.1 – B.1 : Création de mares temporaires
Les Carrières Les Carrières
Cette création vient consolider la MR7 Création de mares temporaires et d’habitats
Objectifs de l’action compensatoire : favorables à l’accueil et la reproduction des amphibiens via la création d’un chapelet
Recréer des habitats nécessaires aux amphibiens durant leur phase aquatique. de mares complémentaires.
Principe d’aménagement
Règles générales :
- Créer 6 réseaux de mares regroupant 18 mares de 0,5 à 25 m² en variant
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec
les paramètres de surface, profondeur (de 10 à 50 cm) et exposition afin
possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par
d’optimiser le taux de succès de reproduction, pour une surface totale en
le contractant. Sa fréquence et sa visée sont définies au sein de cette fiche de gestion. Ce
eau de minimum 100 m² ;
suivi est pris en charge par la DREAL NA ;
- Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement prévu pour une durée de 30 ans ; - Choisir des lieux ensoleillés où l’eau se réchauffera vite afin de permettre
- Dans le cas où un Plan Simple de Gestion (PSG) est en place, il fera l’objet d’un avenant aux larves de se développer rapidement ;
pour prendre en compte cette mesure. - Aménager des berges en pentes douces et créer des rives les plus
irrégulières possibles ;
MC4.1 – B.1 : Création de mares temporaires - Aménager des zones surcreusées à 1 m (refuge en cas d’asséchement
CAHIER DES CHARGES précoce).
- Etanchéification par mise en place d’une couche d’argile d’environ 40 cm,
en 2 couches lissées dans des directions différentes, ou déstructuration par
Mesures Création de zone de reproduction pour les amphibiens tassement.
La localisation de ces mares sera précisée par l’écologue de la maitrise d’œuvre
Quantité 18 avant démarrage des travaux, permettant une optimisation de l’implantation en
fonction de la topographie et de l’évolution de la végétation sur site.
Contexte La mise en place de mares temporaires va permettre d’améliorer l’attractivité de la
paysager zone pour les amphibiens et recréer ce type d’habitat impacté par le projet.
Description
Localisation
Période
Du 15/09 au 15/03.
d’intervention
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Mesures compensatoires - RN147 – Déviation de Lussac-les-Châteaux
Fiche MC4.1 – B.1 : Création de mares temporaires
Les Carrières Fiche MC 4.1 – C.1 : Gestion des mares
Les Carrières
Objectifs de l’action compensatoire :
Maintenir la fonctionnalité des milieux aquatiques nécessaires à un grand nombre d’espèces dont le cycle
biologique en dépend pour tout ou partie.
Règles générales :
- Un diagnostic environnemental préalable est obligatoire et pris en charge financièrement par la DREAL
NA. Ce diagnostic, accompagné d’un programme de gestion, sera remis au contractant et déclinera les
différentes actions à mettre en place.
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec possibilité de
réadapter le cahier des charges de la mesure par voie d’avenant, sous réserve d’accord du contractant et
de validation par les services compétents de l’Etat. Sa fréquence et sa visée sont définis au sein de cette
fiche de gestion. Ce suivi est pris en charge par la DREAL NA.
- Un bilan intermédiaire est réalisé tous les 5 ans, avec possibilité de réadapter le cahier des charges de la
mesure par voie d’avenant, sous réserve d’accord du contractant et de validation par les services
compétents de l’Etat.
Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement.
Mares temporaires en réseau et étanchéification à l’argile.
MC 4.1 – C.1 : Gestion des mares
CAHIER DES CHARGES
Mesure Gérer les mares existantes pour éviter leur complément
Traitements Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides)
Coût 6 500 € / u
Indicateur de
Fréquentation du site par les amphibiens
suivi
Modalité et
Suivi des amphibiens basé sur 3 passages en période favorable sur une périodicité
fréquence de
n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
suivi
Localisation
Seuil d’engagement 30 ans minimum
Mares temporaires crées
Elément concerné
Bande enherbée ou végétalisée de 5 mètres minimum autour
Intervention du 1er septembre au 31 décembre.
Période Toute intervention sera différée si les conditions climatiques sont défavorables.
d’intervention Les autres dates d’intervention sur la végétation devront être fixées lors du diagnostic
environnemental.
En fonction du diagnostic écologique et de l’avis de l’expert environnemental, une gestion
sera effectuée sur une périodicité de 1, 3, 5, 10, 15, 20, 25 et 30 ans minimum :
Description
- Débroussaillage et/ou fauche sur tout ou partie des berges et de la bande
enherbée en un seul passage annuel au maximum si végétalisation spontanée ;
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
- Gestion différenciée des berges : possibilité de conserver quelques tas de
pierres… ; Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
- N’introduire aucun poisson, aucune espèce animale et végétale exogène et lutter
contre les espèces indésirables susceptibles d’apporter un déséquilibre Fiche MC4.1 – C.2 : Gestion des milieux steppiques
biologique, selon les préconisations du diagnostic environnemental ;
- Un curage d’1/3 et reprofilage des mares si comblement sera effectué tous les 3 Les Carrières
à 5 ans si jugé nécessaire par l’écologue suivant la mesure.
Ne pas modifier les conditions d’alimentation naturelle en eau de la mare ; Objectifs de l’action compensatoire :
Respecter au minimum la Zone Non Traitée autour de la mare. Le diagnostic Maintenir l’ouverture des zones steppiques
environnemental devra déterminer la largeur adaptée au niveau de protection recherché Règles générales :
Traitements pour ces milieux, en fonction du contexte morpho-pédologique du site. - La phase de création s’est effectuée sous la responsabilité de DREAL NA. Le contractant a
La largeur des bandes enherbées ou végétalisées sera toujours supérieure ou égale à 5 autorisé la réalisation des travaux par la DREAL NA (fiche MC1.2 – A.1 « Eclairci du
mètres. boisement ») ;
Enregistrements Pour chaque îlot ou parcelle engagé, enregistrer les interventions : date, nature de - Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec
des pratiques l’intervention et matériel utilisé. possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par
Coût 100 € / mare / an le contractant. Sa fréquence et sa visée sont définies au sein de cette fiche de gestion. Ce
Indicateur de suivi Fréquentation du site par les amphibiens suivi est pris en charge par la DREAL NA ;
Modalité et fréquence Suivi des amphibiens basé sur 3 passages en période favorable sur une périodicité - Les opérations d’entretien et de gestion sont effectués sous la responsabilité de la DREAL
de suivi n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30. NA. Le contractant autorise la réalisation des travaux d’entretien par la DREAL NA.
- Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement.
MC4.1 – C.2 : Gestion des milieux steppiques
CAHIER DES CHARGES
Mesure Gestion des milieux pionniers steppiques
≈ 3.5 ha
Surface
≈ 2 000 m²
Localisation
Période
Après le 1er septembre
d’intervention
Conserver et entretenir annuellement l’ouverture de la végétation herbacée des
milieux pionniers steppiques par fauche tardive annuelle avec exportation.
Description Un griffage des sols sera effectué en plus sur une cyclicité bisannuelle pour
permettre le rajeunissement de certaines zones. Celui-ci se fera sur un maximum
de 5 à 10 cm de profondeur, cette mesure étant définie en fonction du diagnostic
écologique et de l’avis de l’expert environnemental.
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC4.1 – C.2 : Gestion des milieux steppiques Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Les Carrières Fiche MC4.2 – A.1 : Scarification alternée (bis annuelle) des sols
Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides) Les Carrières
Traitements Objectifs de l’action compensatoire :
pour l’entretien de la haie.
Rajeunir les sols
550 € / ha / an Règles générales :
Coût
+1 an sur 2 : 2.50 € / m² / an (griffage) - Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec
possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par
Indicateur de le contractant. Sa fréquence et sa visée sont définies au sein de cette fiche de gestion. Ce
Fréquentation du site par les oiseaux et les insectes (Orthoptères)
suivi suivi est pris en charge par la DREAL NA ;
- Les opérations d’entretien et de gestion sont effectués sous la responsabilité de la DREAL
Modalité et NA. Le contractant autorise la réalisation des travaux d’entretien par la DREAL NA.
Suivi de l’avifaune et Suivi des insectes (Orthoptères) basé sur 3 passages en
fréquence de - Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement.
période favorable sur une périodicité n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
suivi
MC4.2 – A.1 : Scarification alternée (bis annuelle) des sols
CAHIER DES CHARGES
Mesure Scarification des sols pour les rajeunir
Surface ≈ 3 000 m²
Localisation
Période
Après le 1er septembre
d’intervention
Rajeunir les milieux pour recréer un habitat pionnier sableux via la scarification des
sols sur environ 20 cm de profondeur, afin de défavoriser les espèces en place au
Description profit des espèces pionnières.
La scarification se fera sur trois zones la première année et 3 zones sur l’année
suivante.
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC4.2 – A.1 : Scarification alternée (bis annuelle) des sols Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Les Carrières Fiche MC4.2 – A.2 : Gestion avec scarification alternée (bis annuelle) des
Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides) sols
Traitements Les Carrières
pour l’entretien de la haie.
Objectifs de l’action compensatoire :
Conserver un état pionnier des sols.
Coût 2.50 € / m²
Règles générales :
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec
Indicateur de possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par
Fréquentation du site par les insectes (Orthoptères)
suivi le contractant. Sa fréquence et sa visée sont définis au sein de cette fiche de gestion. Ce
Modalité et suivi est pris en charge par la DREAL NA ;
Suivi des insectes (Orthoptères) basé sur 3 passages en période favorable sur une - Les opérations d’entretien et de gestion sont effectués sous la responsabilité de la DREAL
fréquence de
périodicité n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30. NA. Le contractant autorise la réalisation des travaux d’entretien par la DREAL NA.
suivi
- Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement.
MC4.2 – A.2 : Gestion avec scarification alternée (bis annuelle) des sols
CAHIER DES CHARGES
Mesure Scarification des sols pour les rajeunir
Surface ≈ 3 000 m²
Localisation
Période
Après le 1er septembre
d’intervention
Maintenir le caractère pionnier sableux des milieux via la scarification des sols sur
environ 20 cm de profondeur, afin de défavoriser les espèces en place au profit des
Description espèces pionnières.
La scarification se fera sur trois zones la première année et 3 zones sur l’année
suivante. Elle se fera tous les 5 ans.
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Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC4.2 – A.2 : Gestion avec scarification alternée (bis annuelle) des
sols Fiche MC5 – A.1 : Création de Saulaies pionnières à Salix alba
Les Carrières Les Carrières
Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides) Objectifs de l’action compensatoire :
Traitements
pour l’entretien de la haie. Recréer des habitats nécessaires pour compenser la destruction d’une saulaie blanche dans
la carrière.
Coût 2.50 € / m² Règles générales :
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec
possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par
Indicateur de le contractant. Sa fréquence et sa visée sont définies au sein de cette fiche de gestion. Ce
Fréquentation du site par les insectes (Orthoptères)
suivi suivi est pris en charge par la DREAL NA ;
Modalité et - Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement prévu pour une durée de 30 ans ;
Suivi des insectes (Orthoptères) basé sur 3 passages en période favorable sur une - Dans le cas où un Plan Simple de Gestion (PSG) est en place, il fera l’objet d’un avenant
fréquence de
périodicité n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30. pour prendre en compte cette mesure.
suivi
MC5 – A.1 : Création de saulaies pionnières à Salix alba
CAHIER DES CHARGES
Mesures Création de saulaies blanches humides
Quantité 3 900 m²
Contexte La mise en place de saulaies blanches humides va permettre de recréer ce type
paysager d’habitat impacté par le projet.
Localisation
Période
Du 15/09 au 15/03, mutualisée avec la création des mares compensatoires.
d’intervention
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Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC5 – A.1 : Création de Saulaies pionnières à Salix alba Fiche MC5 – A.2 : Restauration de Saulaies pionnières à Salix alba
Les Carrières Les Carrières
Règles générales :
Principe d’aménagement - Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec
- Creuser des délaissés de prairie agricole pour atteindre une profondeur d’1 possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par
m – 1,2 m. le contractant. Sa fréquence et sa visée sont définies au sein de cette fiche de gestion. Ce
- Aménager des berges en pente douce (3 pour 2) et le plus irrégulières suivi est pris en charge par la DREAL NA;
possible. - Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement prévu pour une durée de 30 ans ;
- Etanchéification par mise en place d’une couche d’argile d’environ 40 cm, - Dans le cas où un Plan Simple de Gestion (PSG) est en place, il fera l’objet d’un avenant
en 2 couches lissées dans des directions différentes, ou déstructuration par pour prendre en compte cette mesure.
tassement.
- Implantation de Saules blancs (Salix alba) à raison d’une densité de 5 MC5 – A.2 : Restauration de saulaies pionnières à Salix alba
saules par m² sous forme de scions. CAHIER DES CHARGES
Mesures Restauration de saulaies blanches humides
Quantité 4 900 m²
Description
Contexte Restauration de la saulaies blanches humides au sein de sa zone de présence
paysager initiale.
Localisation
Saulaie pionnière à Salix alba (Source : INGEROP).
Traitements Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides)
Coût 135 000 €
Indicateur de
Evolution de la zone humide
suivi
Modalité et
Suivi de la Zone humide basé sur 3 passages en période favorable sur une
fréquence de
périodicité n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
suivi
Période Du 15/09 au 15/03, mis en place dès que possible après les travaux impactant la
Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine d’intervention zone.
Fiche MC5 – A.2 : Restauration de Saulaies pionnières à Salix alba
Les Carrières
Principe d’aménagement
Objectifs de l’action compensatoire :
Description - Etanchéification par mise en place d’une couche d’argile d’environ 40 cm,
Restaurer l’habitat de saulaie blanche impactée indirectement dans la carrière.
en 2 couches lissées dans des directions différentes, ou déstructuration par
tassement.
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC5 – A.2 : Restauration de Saulaies pionnières à Salix alba
Les Carrières
- Implantation de Saules blancs (Salix alba) à raison d’une densité de 5
saules par m² sous forme de scions.
Saulaie pionnière à Salix alba (Source : INGEROP).
Traitements Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides)
Coût 150 000 €
Indicateur de
Evolution de la zone humide
suivi
Modalité et
Suivi de la Zone humide basé sur 3 passages en période favorable sur une
fréquence de
périodicité n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
suivi
Suivi écologique
Au sein de cette mesure compensatoire, des suivis seront mis en place pour s’assurer de l’efficacité de la gestion mis
en place en leur sein, et ce, vis-à-vis de la biodiversité
Dans ce contexte, des suivis seront mis en place pour les groupes suivants :
• Suivi chiroptères ;
• Suivi ornithologique ;
• Suivi amphibiens.
• Suivi des insectes (Orthoptères)
• Suivi des Zones humides
Ces suivis sont décrits au sein du dossier DAE, Volet F « Chapitre spécifique à la demande de dérogation « espèces
et habitats protèges », Chapitre 6. « Mesures de suivi ».
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5.6.3. Calendrier opérationnel et estimation des coûts
Années d’engagement
Actions 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034 2035 2036 2037 2038 2039 2040 2041 2042 2043 2044 2045 2046 2047 2048 2049 2050 2051 2052
MC1.1 – A.1 « Mise en place d’îlots de sénescence » X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X
Indemnisation propriétaire (€) - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
MC4.1 – A.1 « Création d’hibernaculum » X - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Coût des travaux (€) 2 500 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
MC4.1 – B.1 « Création de mares temporaires » X - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Coût des travaux (€) 117 000 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
MC4.1 – C.1 « Gestion des mares » - X - X - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X
Coût des travaux (€) - 1 800 - 1 800 - 1 800 - - - - 1 800 - - - - 1 800 - - - - 1 800 - - - - 1 800 - - - - 1 800
MC4.1 – C.2 « Gestion des milieux steppiques » - X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X
Coût (€) - 1 925 6 925 1 925 6 925 1 925 6 925 1 925 6 925 1 925 6 925 1 925 6 925 1 925 6 925 1 925 6 925 1 925 6 925 1 925 6 925 1 925 6 925 1 925 6 925 1 925 6 925 1 925 6 925 1 925 6 925
MC4.1 – D.1 « Scarification alternée (bis annuelle) des sols » X X - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Coût (€) 3 750 3 750 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
MC4.1 – D.2 « Gestion avec scarification alternée (bis annuelle) des
sols »
- - - - X X - - - X X - - - X X - - - X X - - - X X - - - X X
Coût (€) - - - - 3 750 3 750 - - - 3 750 3 750 - - - 3 750 3 750 - - - 3 750 3 750 - - - 3 750 3 750 - - - 3 750 3 750
MC5 – A.1 « Création de Saulaie pionnière à Salix alba » X - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Coût (€) 135 000 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Fiche MC5 – A.2 : Restauration de Saulaies pionnières à Salix alba X - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Coût (€) 150 000 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
MS8- Suivi des Zones humides - X X X - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X
Coût (€) - 2 200 2 200 2 200 - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200
MS9- Suivi des amphibiens - X X X - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X
Coût (€) - 2 200 2 200 2 200 - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200
MS11- Suivi de l’avifaune - X X X - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X
Coût (€) - 2 200 2 200 2 200 - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200
MS12- Suivi des chiroptères - X X X - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X
Coût (€) - 2 200 2 200 2 200 - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200
MS14- Suivi des insectes (Orthoptères) - X X X - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X
Coût (€) - 2 200 2 200 2 200 - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200
TRAVAUX & GESTION - Coût total (€) 258 250 7 475 7 425 1 925 11 075 5 675 7 425 1 925 7 425 5 675 11 075 1 925 7 425 1 925 11 075 5 675 7 425 1 925 7 425 5 675 11 075 1 925 7 425 1 925 11 075 5 675 7 425 1 9255 7 425 5 675 11 075
Suivis - Montant total (€) 11 000 11 000 11 000 11 000 11 000 11 000 11 000 11 000 11 000
COUT TOTAL (€) Travaux initiaux et gestion (595 300) + Indemnisation propriétaire sur 30 ans (99 000) = 694 300
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5.7. Site n°5 : Vallon de Chantegros
Avant-propos
Afin de mettre en œuvre des mesures compensatoire environnementales dans le cadre de la déviation de Lussac-
les-Châteaux par la RN147, la DREAL Nouvelle-Aquitaine a missionné depuis avril 2019 INGEROP C&I pour la
recherche anticipée de sites pressentis à l’acquisition et au conventionnement pour la mise en place des mesures de
compensation
La démarche de recherche de sites compensatoires a imposé une réflexion pour la délimitation des zones de
prospections :
- La compensation doit apporter une plus-value pour le milieu (création et/ou restauration) ;
- La compensation est calculée en surface par espèces et/ou en mètre linéaire ;
- Les compensations par espèce sont mutualisables sur des mêmes sites ;
- La compensation doit se faire au plus proche des impacts du projet ;
- Les mesures compensatoires ne peuvent s’établir sur des secteurs faisant déjà l’objet de protection des
milieux.
Les premières prospections ont été réalisé au sein du stock foncier de la SAFER pour le compte de la DREAL NA
relatif au projet de LGV Poitiers-Limoges, aujourd’hui abandonné. L’intégralité des surfaces recherchée n’étant pas
garantie par ce stock foncier, des recherches complémentaires ont été menées grâce à l’animation foncière locale
menée par la SAFER.
La réalisation du présent plan de gestion s’inscrit dans les mesures compensatoires mises en œuvre dans le cadre
© Conservatoire d'Espaces Naturels de Poitou-Charentes, Aubel,
de la déviation de Lussac-les-Châteaux par la RN147. Bigot, Collin, Defrance, OUTSIDE (Service WFS CREN PC), 1999.
Les objectifs du plan de gestion sont :
- Réaliser un état des lieux du site afin de définir son état initial global ; Région paysagère du site compensatoire (source : Atlas des paysages de Poitou-Charentes)
- Identifier les espèces pour lesquelles une compensation au titre des mesures compensatoires de la RN147
peut être réalisée ;
- Réaliser le diagnostic écologique initial nécessaire à la mise en œuvre des suivis d’espèces ciblées par les
mesures compensatoires de la RN147 ;
- Evaluer les potentialités existantes du site, ainsi que les potentialités de restauration des habitats favorables
aux espèces ciblées par les mesures compensatoires de la RN147 (évaluation du gain écologique);
- Proposer une surface et/ou un linéaire de compensation pour les espèces pouvant être compensées sur ce
site ;
- Définir des opérations de restauration et de gestion du site permettant de restaurer les habitas favorables
aux espèces pouvant être compensées sur ce site ;
- Définir les protocoles de suivis des espèces impactées par la RN147 et compensées sur le site ;
- Proposer un calendrier d’action de réalisation du plan de gestion au maitre d’ouvrage.
5.7.1. Diagnostics écologiques, valeur patrimoniale et enjeux
5.7.1.1 Eléments de localisation
Localisation du site
Le site du Vallon de Chantegros, sur la commune de Lussac-les-Châteaux dans la Vienne (86), est un lot de parcelles
forestières d’une superficie avoisinant 4ha. Il s’agit de boisements variés à tendance acidophiles en futaie irrégulière
et de taillis sous futaie.
Ce boisement s’insère dans un massif forestier établi au sein de l’entité paysagère de Poitou-Charentes des « Terres
de Chantegros ».
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
34 AM 1548 m²
35 AM 1314 m²
36 AM 1002 m²
37 AM 835 m²
204 AM 5230 m²
259 AM 520 m²
260 AM 206 m²
305 AM 390 m²
SUPERFICIE TOTALE ≈ 12.6 ha
Localisation du Vallon de Chantegros
Localisation des parcelles
Les parcelles mises en avant sont celles interceptées par la DUP, représentant un découpé des parcelles existantes.
Département Commune N° Section Surface
53 AL 994 m²
273 AL 794 m²
275 AL 26390 m²
276 AL 5260 m²
277 AL 468 m²
278 AL 18510 m²
281 AL 3369 m²
461 AL 1678 m²
1 AM 3097 m²
2 AM 35320 m²
3 AM 552 m²
4 AM 576 m²
5 AM 915 m²
6 AM 780 m²
Vienne (86) Mazerolles
7 AM 862 m²
9 AM 3084 m²
10 AM 314 m²
11 AM 732 m²
12 AM 1478 m²
13 AM 3068 m²
14 AM 256 m²
15 AM 207 m²
16 AM 144 m²
17 AM 724 m²
18 AM 2620 m²
19 AM 434 m²
24 AM 244 m²
32 AM 2446 m²
Page 264 sur 312
5.7.1.2 Contexte environnemental
La mesure compensatoire se situe au sein de la ZNIEFF de type 1 « Vallon de Chantegros ». Celle-ci se trouve
catégorisée majoritairement par un contexte de boisement de différents âges et états. Son utilisation pour de
nombreuses activités extérieures de loisir a joué un rôle dans sa dégradation.
Deux espèces de plantes à statut règlementé sont présentes au sein de la ZNIEFF : le Buis commun (Buxus
sempervirens) et le Lis margaton (Lilium martagon).
Cette zone présente tout de même un intérêt pour la faune, tel l’avifaune, les chiroptères ou les mammifères, pouvant
utiliser ce milieu et cet ensemble forestier comme axe de déplacement.
Zonages réglementaires et d'inventaire à proximité du site du Vallon de Chantegros Trame verte et bleue du site du Vallon de Chantegros(Source : Schéma régional de cohérence écologique
de Poitou-Charentes)
Le site est par ailleurs situé à proximité d’un corridor d’importance régionale d’après le SRCE de Poitou-Charentes,
au sein d’une zone de corridor diffus. 5.7.1.3 Description des milieux
La contractualisation dans le ce type de milieux permettrait de renforcer les continuités écologiques locales de la
trame verte tout en permettant l’établissement d’un réservoir de biodiversité local pour les milieux forestiers. Le site se compose de plusieurs parcelles formant un seul ensemble au sein d’un massif forestier. Il s’agit de
boisement de feuillus, majoritairement de Charmes (Carpinus bettulus).
Il s’agit d’un boisement de faible valeur technique et économique et semble être exempt de toute intervention
importante depuis plusieurs années. Le peuplement est assez diversifié et structuré en plusieurs strates. On retrouve
de nombreux arbres morts au sein du boisement, favorable à la biodiversité.
Le Ruisseau des Ages coupe le boisement en deux, se retrouvant dans le fond du vallon. Ses abords diffèrent de la
structure générale de la forêt, présentant un faciès composé d’Aulnes glutineux (Alnus glutinosa) et de quelques
Frênes (Fraxinus excelsior). De nombreux chemin serpentent à travers le boisement.
Les habitats sont en l’état peu attractif et de mauvaise qualité mais présente des potentialités d’accueil très
intéressantes, notamment pour l’avifaune. Le déploiement de mesures écologiques apporte une forte plus-value
écologique.
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Pour l’état de conservation des habitats, on tiendra compte de l’état du milieu, si celui-ci est détérioré ou non, et si il morts, présentant un intérêt majeur pour les amphibiens et
est en capacité ou non de supporter un contexte écologique développé. On suivra donc un gradient pour mettre en insectes xylophages.
avant si l’habitat est favorable à la biodiversité, ou au contraire défavorable à celle-ci.
La cartographie ci-après présente les habitats présents sur le site.
Description des habitats identifiés sur le site
Milieux Description Etat de
conservation
Cet habitat de bord de cours d’eau se retrouve dans la zone
de divagation du ruisseau des Ages. Cette partie du
boisement est relativement claire, permettant le
développement d’une végétation basse, telle la Scolopendre
(Asplenium scolopendrium).
Cette zone semble servir de corridor de déplacement et de
Aulnaie-frênaie
chasse pour les chiroptères, une seule espèce ayant été
rivulaire
détecté lors de l’inventaire : la pipistrelle commune Très favorable Aulnaie-frênaie rivulaire Chênaies-Charmaies
(Pipistrellus pipistrellus).
EUNIS G1.21
On y retrouve plusieurs espèces de l’avifaune, tels le Bruant
zizi (Emberiza cirlus), le Grimpereau des jardins (Certhia
brachydactyla) ou le Rougegorge familier (Erithacus
rubecula).
Une espèce d’Odonate a été vue comme exploitant le cours
d’eau, le Calopteryx vierge (Calopterys virgo).
Le boisement se compose principalement d’une chênaie-
charmaie dominée par le Chêne pédonculé (Quercus robur)
et le Charme (Carpinus betulus) pour la strate arborée. Il
présente une structure irrégulière en futaie irrégulière et en
taillis sous futaie plus dense par endroit, tendant à une forme
de boisements plus anciens sur certaines parties.
La strate arbustive se compose principalement de l’Aubépine
Chênaies- Chênaie-charmaie et Forêts mixtes de pentes et ravins
(Crataegus monogyna).
charmaies
La strate herbacée est parfois largement dominée par la Favorable
Fougère aigle (Pteridium aquilinum) en formation
EUNIS : G1.A1
monospécifique. Ailleurs, les graminées telles que le
Brachypode des bois (Brachypodium sylvaticum) et la laîche
des bois (Carex sylvatica) sont bien présentes, notamment
accompagnées du Lierre terrestre (Hedera helix).
Ces boisements offrent des potentialités intéressantes pour
l’avifaune forestière et les chiroptères. En outre, le sous-bois
herbacé est favorable à la Baccante.
Composé d’un mélange de Chênaie-charmaie et d’un
ensemble forestier mixte en pente, ce milieu présente un
ensemble de strates arborées variées, allant d’un milieu
intermédiaire voir anciens, à un contexte de futaie irrégulière
et en taillis sous futaie. Celui-ci est dominé par le Chêne
pédonculé (Quercus robur) et le Charme (Carpinus betulus)
Chênaie-charmaie pour la strate arborée, couplé à des Buis (Buxus
et Forêts mixtes sempervirens) et à de l’Aubépine (Crataegus monogyna).
de pentes et Cet espace présente un intérêt pour l’avifaune, avec
ravins plusieurs espèces telles le Pic noir (Dryocopus martius), le Favorable
Grimpereau des jardins (Certhia brachydactyla), la Fauvette
EUNIS G1.A1 x à tête noire (Sylvia atricapilla), le Troglodyte mignon
G1.A4 (Troglodytes troglodytes) ou le Rougegorge familier
(Erithacus rubecula).
La zone semble propice aux espèces de Lépidoptère de
sous-bois et de milieux semi-ouverts, avec la présence de
Tircis (Pararge aegeria).
Proche du cours d’eau des Ages, le milieu présente de plus
de nombreux enrochements, amas de pierres et tas de bois
Page 266 sur 312
5.7.1.4 Enjeux faunistiques et floristiques musicienne (Turdus philomelos) contactées en moins
grand nombre.
Sur le secteur, aucune espèce de reptile n’a été
Les investigations écologiques pour le diagnostic du site ont été réalisées aux dates suivantes : contactée. Le Ruisseau des Ages présente tout de
Reptiles Faible
- 07/06/2021 même un fort potentiel d’accueil pour des espèces
telle la Couleuvre vipérine (Natrix maura).
- 08/06/2021
Compte tenu de la proximité de milieux aquatique de
On statuera sur l’enjeu de conservation des différents groupes, en lien avec la diversité et la rareté des espèces reproduction que représente le Ruisseau des Ages,
présentes sur le site. les milieux boisés constituent l’habitat terrestre pour
les espèces forestières que sont la Grenouille agile
Amphibiens Faible
Enjeux faunistiques Analyse et approche de terrain pour le site Enjeu de conservation (Rana dalamatina), le Triton palmé (Lissotriton
et floristiques helveticus) et la Salamandre tachetée (Salamandra
salamandra). Aucune espèce n’a toutefois été
Le cortège floristique, représentatif des milieux en
directement observée lors du diagnostic.
présence, est globalement assez caractéristique des
milieux de sous-bois. On y retrouve par exemple la Au sein du cortège entomologique deux espèces ont
Scolopendre (Asplenium scolopendrium), la Lanthrée été contactées : le Tircis (Pararge aegeria) et le
Flore clandestine (Lathraea clandestina), l’Ornithogla des Faible Calopteryx vierge (Calopterys virgo). Celles-ci ne
Pyrénées (Ornithogalum pyrenaicum) ou encore possèdent aucun statut particulier en Vienne.
l’Epiaire officinale (Betonica officinalis). Visée par les mesures compensatoires, la Baccante
Aucune espèce végétale n’est visée par les mesures (Lopinga achine) pourrait être présente au sein du
Invertébrés Faible
compensatoires. site de par la disponibilité d’une strate herbacée
favorable à sa reproduction : le Brachypode des bois,
Aucun mammifère terrestre protégé n’a été observé
espèce hôte de cette espèce, intègre le cortège
au sein du site lors des prospections sur le site.
végétal du sous-bois.). La Baccante est protégée au
Toutefois, la présence de milieux favorables laisse
Mammifères niveau national et en danger d’extinction (EN) sur la
présager de la présence potentielle du Hérisson Faible
terrestres liste rouge régionale de Poitou-Charentes.
(Erinaceus europaeus) et de l’Ecureuil roux (Sciurus
vulgaris). On notera de plus la présence de Lièvre
d’Europe (Lepus europaeus) à proximité. La Liste des espèces observée au sein du site peut être consultée au sein du Volet H Chapitre 9 « Listes des espèces
Aucun mammifère semi-aquatique n’a été contacté observées au sein des sites de mesure compensatoire ».
Mammifères semi- au cours des inventaires sur le site. Le Ruisseau des
-
aquatiques Âges peut tout de même présenter un ensemble de
milieux favorables.
Une espèce de chiroptère a pu être mise en avant aux
abords du Ruisseau des Ages au sein du site : la
Pipistrelle commune (Pipistrellus pipistrellus). Le
milieu semble tout de même propice à la présence
Chiroptères d’autres espèces forestières. Fort
La présence de vieux sujets d’arbres disséminé au
sein du boisement, couplé aux trous formés par les
Pic au sein de ceux-ci, présente un intérêt sous la
forme d’une capacité de gite pour les chiroptères.
Le site abrite un cortège d’oiseaux nicheurs des
milieux forestiers et constitue un des enjeux de
conservation et l’objet de la compensation du site.
Lors du diagnostic, de nombreuses espèces y ont été
observées. Espèce cible de la compensation
avifaunistique, le Pic noir (Dryocopus martius) est
observé au sein du site et plus largement dans le
massif boisé dans lequel il s’insère. En outre, la
Sitelle torchepot (Sitta europaea), le Bruant zizi
(Emberiza cirlus), l’Accenteur mouchet (Prunella
Avifaune Fort
modularis), le Troglodyte mignon (Troglodytes
troglodytes), le Grimpereau des jardins (Certhia
brachydactyla), la Mésange bleue (Cyanistes
caeruleus), le Pouillot véloce (Phylloscopus collybita),
le Rougegorge familier (Erithacus rubecula) ou
encore la Fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla) ont
été largement contacté, à vue ou au chant.
On note aussi la présence du Roitelet triple bandeau
(Regulus ignicapilla), du Coucou gris (Cuculus
canorus), de Merle noir (Turdus merula) et de Grive
Page 267 sur 312
Page 268 sur 312
5.7.1.5 Facteurs d’influence sur l’état de conservation identifiés et les objectifs de compensation, en particulier ceux attendus sur la
Baccante.
Les facteurs influant sur l’état de conservation des habitats et la fonctionnalité des populations d’espèces sont repris En effet, le site présente un intérêt pour la conservation de la population de
dans le tableau ci-dessous. Ils concernent principalement les pratiques agricoles en place sur le site depuis Baccante dans ce secteur, le Brachypode des bois étant composante de la
longtemps. strate herbacée. Le développement de la zone dans le but d’augmenter son
attrait pour la Baccante pourra faire de celle-ci une aire où la population de
Habitat/groupe Etat de conservation Facteurs influençant la conservation du cette espèce pourra se maintenir.
groupe/habitats Au moyen de travaux relativement léger de réouverture de clairières et
Flore Très favorable pour Absence de gestion sylvicole : Boisements fermés
d’éclaircissement d’une partie du boisement afin de laisser les graminées de
l’Aulnaie-frênaie Activités de loisir, Activité de deux roues non
sous-bois se développer, le site présente de très fortes potentialités et sa
rivulaire et le complexe motorisé/motorisé pouvant endommager les capacité d’accueil de la faune est largement améliorable.
Chenaie-charmaie et milieux naturels quand pratiqué hors des sentiers Il s’agit d’une part d’assurer une meilleure ouverture et éclairci de sections du
Forêts mixtes de pentes boisement, et d’en laisser une autre en sénescence. Dès lors, l’ensemble du
et jardins lot sera propice non seulement au maintien et au renforcement de la population
Favorable pour les de Baccante, mais sera également très attractif pour les chiroptères arboricoles
Chênaies-charmaies et l’avifaune forestière compte tenu de la présence de gros bois maintenu sur
pied au sein de chacun des parcelles, y compris celles destinées à être
éclaircies.
Ces milieux ouverts seront gérés pour éviter leur fermeture.
Il n’y a pas d’espèces exotiques envahissantes présente sur le site du Vallon de Chantegros susceptibles de
représenter un enjeu notable et deux facteurs d’influence négative sur les enjeux écologiques identifiés.
5.7.2. Gestion du site
5.7.1.6 Surface et linéaire de compensation 5.7.2.1 Description des objectifs du site
Surface et Le site du Vallon de Chantegros a vocation à compenser la dette sur les boisements matures favorables à la Baccante,
Groupe faunistique Présence avérée Présence potentielle linéaire de aux chiroptères et à l’avifaune forestière. En outre, il permet également de mutualiser une partie de la compensation
compensation pour les habitats terrestres des amphibiens, et autres milieux favorables aux insectes et reptiles. L’objectif premier
Pic noir est de déployer la mesure compensatoire MC1.2 « Gestion de boisements favorable à la Baccante » par éclairci des
Bruant zizi Grosbec casse-noyau
boisements afin de permettre le développement de la strate herbacée en sous-bois, plantes hôtes du papillon, ainsi
Avifaune Roitelet triple bandeau Roitelet huppé 12.6 ha
(+ cortège de l’avifaune Pouillot fitis que par la création de petites clairières. Par ailleurs, la mesure compensatoire MC1.1 « Maintien d’îlots de
forestière commune) sénescence » se juxtapose et complète la précédente par le maintien et le vieillissement des arbres laissés sur pieds.
Mammifères Ecureuil roux Une gestion conservatoire adaptée de chaque entité fonctionnelle sera appliquée afin de garantir la pérennité des
- 12.6 ha
terrestres Hérisson d’Europe milieux et habitats d’espèces et des populations qui y sont inféodées.
Minioptère de Schreibers
Vespère de Savi Espèces cibles de
Murin à moustaches Mesure la compensation
Objectifs Code Actions
Pipistrelle de Kuhl Chiroptères
Sérotine commune MC1.1 forestiers A – Favoriser le
Chiroptères Pipistrelle commune Murin d’Alcathoe 12.6 ha Maintien Pic noir, Bondrée, vieillissement des
MC1.1 – A.1 Mise en place d’ilots de sénescence
Murin de Bechstein d’îlots de apivore, Roitelet boisements par évolution
Murin de Brandt sénescence huppé, Grosbec naturelle
Murin de Daubenton casse-noyau, …
Grand Murin MC1.2 – A.1 Eclairci du boisement
A – Restaurer les habitats
Grand Rhinolophe MC1.2
Baccante, Pouillot favorables à la Baccante MC1.2 – A.2 Création de clairières
Couleuvre vipérine Gestion de
boisements fitis B - Maintenir en bon état de
Couleuvre à collier Gestion forestière en « futaie
Reptiles - 12.6 ha favorable à la Reptiles conservation la futaie MC1.2 – B.1
(+ Autres espèces pouvant Baccante
jardinée »
exploiter les lisières) jardinée et le sous-bois
herbacé MC1.2 – B.2 Gestion des clairières
Triton crêté
12.6 ha
Grenouille agile
Amphibiens - d’habitat
Triton palmé
terrestre
Salamandre tachetée
Baccante
Tircis
Insectes (+ Autres Lépidoptères des 12.6 ha
Caloptérys vierge
sous-bois)
Les parcelles boisées du site sont très intéressantescar elles représentent une
Potentiel du site
surface importante à proximité des impacts et en cohérence avec les enjeux
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5.7.2.2 Opérations techniques Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Gestion des habitats et des espèces Fiche MC1.2 – A.1 : Eclairci du boisement
Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine Vallon de Chantegros
Fiche MC1.2 – A.1 : Eclairci du boisement - Diversifier l’âge et la structure du peuplement par coupe sélective d’arbres
Vallon de Chantegros et d’arbustes pour atteindre un couvert forestier de 50 à 70% ;
Objectif de l’action compensatoire : - Les sujets à éliminer seront définis et marqués par l’expert
Recréer des habitats forestiers favorables à la Baccante en favorisant le développement environnemental ;
d’une strate herbacée à la faveur d’un couvert forestier éclairci.
- Evacuation des rémanents ;
Règles générales :
- La phase de création s’effectue sous la responsabilité de la DREAL NA. Le contractant - Le procédé de débardage sera choisi de manière à être le moins perturbant
autorise la réalisation des travaux par la DREAL NA ; possible pour les habitats et les espèces visées.
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec
possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par
le contractant. Sa fréquence et sa visée sont définis au sein de cette fiche de gestion. Ce Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides) ni
Traitements
suivi est pris en charge par la DREAL NA ; engrais
- Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement. Coût des
5 000 à 10 000 € pour les travaux d’ouverture
travaux
MC1.2 – A.1 : Eclairci du boisement
CAHIER DES CHARGES Indicateur de
Fréquentation du site par la Bacchante
suivi
Mesures Coupe sélective d’arbres afin d’éclaircir le couvert forestier
Modalité et
Suivi de la Bacchante basé sur 3 passages en période favorable sur une périodicité
fréquence de
Quantité ≈ 1.9 ha n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
suivi
Contexte Structuration de l’habitat existant afin de renforcer la population de Baccante
paysager présente : éclairci des boisements et création de clarières.
Localisation
Période
Du 15/11 au 15/03
d’intervention
Il s’agit de boisements à orienter en futaie jardinée, c’est-à-dire une futaie irrégulière
caractérisée par un mélange pied par pied d’arbres de toutes dimensions, ponctuée
Description de petites clairières, et comprenant des lisières herbacées riches en graminées. Le
peuplement forestier doit être diversifié et présenter plusieurs strates.
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC1.2 – A.2 : Création de clairières Fiche MC1.2 – A.2 : Création de clairières
Vallon de Chantegros Vallon de Chantegros
Il s’agit de procéder à la création de 5 à 10 clairières.
Objectifs de l’action compensatoire :
Création de petites clairières ; La surface des trouées est de 100 à 500 m².
Favoriser des ouvertures forestières avec développement d’une strate herbacée.
La localisation des trouées sera définie par l’expert environnemental. L’ouvertures
Règles générales :
des milieux par la création de clairières sont réalisables par les moyens suivants :
- La phase de création s’effectue sous la responsabilité de la DREAL NA. Le contractant
autorise la réalisation des travaux par la DREAL NA ;
- Coupe d’arbres, abattage des végétaux ligneux ;
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec
possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par
- Evacuation des rémanents ;
le contractant. Sa fréquence et sa visée sont définis au sein de cette fiche de gestion. Ce
suivi est pris en charge par la DREAL NA ;
- Débroussaillage, broyage en vue de l’élimination de la végétation arbustive
- Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement.
présente au moment de l’ouverture ;
Description
MC1.2 – A.2 : Création de clairières
Le procédé de débardage sera choisi de manière à être le moins perturbant
CAHIER DES CHARGES
possible pour les habitats et les espèces visées.
Mesures Ouverture du boisement par création de clairières L’opération pourra être effectué en trois phases :
4- Coupe des arbres et évacuation ;
Quantité ≈ 2 100 m² 5- Elimination des rejets pour obtenir un espace favorisant le développement
de la couverture herbacée ;
Structurer et diversifier les habitats en créant des ouvertures favorables au 6- Un passage en entretien par broyage ou fauche
Contexte
développement d’une strate herbacée propice à la Baccante, ainsi qu’à la mise en
paysager Engagement du propriétaire spécifique à l’action :
place d’un contexte de lisière favorable aux reptiles et autres taxons.
- Ne pas reboiser les clairières ;
- Ne pas valoriser les clairières dans un objectif cynégétique (mise en place
de miradors, de palombières, etc.)
Traitements Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides)
Coût des
5 000 € / ha
travaux
Localisation Indicateur de
Fréquentation du site par la Bacchante
suivi
Modalité et
Suivi de la Bacchante basé sur 3 passages en période favorable sur une périodicité
fréquence de
n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
suivi
Période
Du 15/11 au 15/03
d’intervention
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC1.1 – A.3 : Mise en place d’îlots de sénescence Fiche MC1.1 – A.3 : Mise en place d’îlots de sénescence
Vallon de Chantegros Vallon de Chantegros
Objectifs de l’action compensatoire :
Recréer des habitats nécessaires notamment aux chauves-souris, en favorisant la présence Un îlot de sénescence est un petit peuplement laissé en évolution libre et sans
/ le développement de gîtes dans les arbres ; aucune intervention d’exploitation et conservé jusqu’à son terme physique, c’est-à-
Pérenniser et encourager une gestion sylvicole adaptée aux enjeux biologiques propres aux dire jusqu’à l’effondrement des arbres. Les îlots sont composés d’arbres de faible
ilots sénescents, aux îlots de vieillissement et aux espèces de faune et de flore qui y sont valeur économique et qui présentent une valeur biologique particulière. Ils sont
associées. donc préférentiellement recrutés dans des peuplements de qualité technologique
Règles générales : moyenne à médiocre, des peuplements peu accessibles, des séries boisées
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec d’intérêt écologique…
possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par
le contractant. Sa fréquence et sa visée sont définis au sein de cette fiche de gestion. Ce Surface d’un îlot : entre 0,3 et 5 ha, idéalement 1 à 2 ha
suivi est pris en charge par la DREAL NA ;
- Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement prévu pour une durée de 50 ans ; Le choix des îlots est validé en accord avec le propriétaire suite au diagnostic
- Dans le cas où un Plan Simple de Gestion (PSG) est en place, il fera l’objet d’un avenant environnemental
pour prendre en compte cette mesure.
Les îlots délimités doivent répondre à des critères d’éligibilité dont le principal est
MC1.1 – A.3 : Mise en place d’îlots de sénescence d’inclure au moins une dizaine d’arbres d’un minimum de 50 cm de diamètre, me
CAHIER DES CHARGES Description sure à hauteur d’homme (environ 1,30 m de hauteur). La présence de bois mort est
également un critère important. La notion de naturalité du boisement est
recherchée.
Mesures Création d’îlots ne subissant aucune exploitation
Leur délimitation n’est pas nécessairement matérialisée physiquement sur le
Quantité ≈ 11.15 ha terrain. On peut toutefois envisager de baliser ou de borner l’îlot.
Application d’une gestion conservatoire sur des surfaces boisées et de les
Ces îlots de sénescence peuvent être localisés au cœur ou en bordure du massif
conserver ou les amener à maturité tout en favorisant la formation et la conservation
Contexte forestier dans lequel ils sont inclus. Leur localisation est inscrite dans le Plan Simple
d’éléments comme les chandelles, arbres morts sur pieds ou au sol, les cavités, les
paysager de Gestion.
tas de bois et chablis afin d’améliorer leur fréquentation par les oiseaux forestier,
pics, chiroptères et insectes saproxyliques.
Engagement du propriétaire :
- Interdiction stricte d’intervenir sur les îlots identifiés, pas d’exploitation du
bois, pas d’abattage d’arbres ;
- Conservation de bois mort sur pied et au sol ;
- Les activités de chasse, promenade, cueillette etc. restent autorisés.
Traitements Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides)
Coût 100 € / ha / an
Localisation Indicateur de
Fréquentation du site par l’avifaune et les chiroptères
suivi
Modalité et
Suivi ornithologique et Suivi des chiroptères basé sur 3 passages en période
fréquence de
favorable sur une périodicité n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
suivi
Période
-
d’intervention
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC1.2 – B.1 : Gestion forestière en « futaie jardinée »
Fiche MC1.2 – B.1 : Gestion forestière en « futaie jardinée »
Vallon de Chantegros
Vallon de Chantegros Opération liée à MC1.2-A.1
Opération liée à MC1.2-A.1 Une opération de rafraîchissement par coupe sélective d’arbres et arbustes
Objectifs de l’action compensatoire : additionnelle aux travaux initiaux peut être envisagée tous les 10 ans.
Entretenir le boisement ;
Favoriser la pérennité de la structuration des habitats favorables à la Baccante. Un diagnostic de l’évolution du boisement sera réalisé par un expert
Règles générales : environnemental. Le cas échéant, le marquage des sujets à éliminer sera réalisé
- La phase de création s’est effectuée sous la responsabilité de DREAL NA. Le contractant a par l’expert et les travaux seront réalisés selon les mêmes modalités que sur la fiche
autorisé la réalisation des travaux par la DREAL NA (fiche MC1.2 – A.1 « Eclairci du MC1.2 – A.1
boisement ») ;
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides) pour
possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par le Traitements
l’entretien de la haie.
contractant. Sa fréquence est définie par le programme de gestion Ce suivi est pris en charge
par la DREAL NA ;
- Les opérations d’entretien et de gestion sont effectués sous la responsabilité de la DREAL NA. 1 000 à 5 000 € / année d’entretien (selon l’évolution des milieux et le nombre de
Coût
Le contractant autorise la réalisation des travaux d’entretien par la DREAL NA. sujets à éliminer)
- Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement.
Indicateur de
MC1.2 – B.1 : Gestion forestière en « futaie jardinée » Fréquentation du site par la Bacchante
suivi
CAHIER DES CHARGES Modalité et
Suivi de la Bacchante basé sur 3 passages en période favorable sur une périodicité
fréquence de
n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
suivi
Mesure Gestion du boisement clair en « futaie jardinée »
Quantité 1.9 ha
Localisation
Période
Entre le 1er octobre et le 31 janvier
d’intervention
Afin de favoriser le maintien des habitats renforcés par les travaux d’éclaircissement
du boisement, un état des lieux de l’évolution des milieux est réalisé lors des suivis
Description
scientifiques.
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC1.2 – B.2 : Gestion des clairières Fiche MC1.2 – B.2 : Gestion des clairières
Vallon de Chantegros Vallon de Chantegros
Opération liée à MC1.2-A.2 Opération liée à MC1.2-A.2
Objectifs de l’action compensatoire :
Maintenir l’ouverture des clairières ;
Renforcer la potentialité d’accueil et la fonctionnalité de l’écosystème forestier pour la Coût 550 € / ha / an
Baccante et la biodiversité forestière en général.
Règles générales : Indicateur de
- La phase de création s’est effectuée sous la responsabilité de DREAL NA. Le contractant a Fréquentation du site par la Bacchante
suivi
autorisé la réalisation des travaux par la DREAL NA (fiche MC1.2 – A.1 « Eclairci du
boisement ») ; Modalité et
Suivi de la Bacchante basé sur 3 passages en période favorable sur une périodicité
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec fréquence de
n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par suivi
le contractant. Sa fréquence et sa visée sont définis au sein de cette fiche de gestion Ce suivi
est pris en charge par la DREAL NA ;
- Les opérations d’entretien et de gestion sont effectués sous la responsabilité de la DREAL
NA. Le contractant autorise la réalisation des travaux d’entretien par la DREAL NA. Suivi écologique
- Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement. Au sein de cette mesure compensatoire, des suivis seront mis en place pour s’assurer de l’efficacité de la gestion mis
en place en leur sein, et ce, vis-à-vis de la biodiversité
MC1.2 – B.2 : Gestion des clairières Dans ce contexte, des suivis seront mis en place pour les groupes suivants :
CAHIER DES CHARGES
• Suivi chiroptères ;
• Suivi ornithologique ;
Mesure Gestion des clairières • Suivi baccante.
Surface ≈ 2 100 m² Ces suivis sont décrits au sein du dossier DAE, Volet F « Chapitre spécifique à la demande de dérogation « espèces
et habitats protèges », Chapitre 6. « Mesures de suivi ».
Localisation
Période
Après le 1er septembre
d’intervention
Conserver et entretenir annuellement l’ouverture de la végétation herbacée des
Description
clairières par fauche tardive annuelle avec exportation.
Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides)
Traitements
pour l’entretien de la haie.
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5.7.3. Calendrier opérationnel et estimation des coûts
Années d’engagement
Actions 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034 2035 2036 2037 2038 2039 2040 2041 2042 2043 2044 2045 2046 2047 2048 2049 2050 2051 2052
MC1.1 – A.1 « Mise en place d’îlots de sénescence » - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
MC1.2 – A.1 « Eclairci du boisement » X - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Coût des travaux (€) 10 000 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
MC1.2 – A.2 « Création de clairières » X - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Coût des travaux (€) 1 150 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
MC1.2 – B.1 « Gestion forestière en futaie jardinée » X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X
Coût des travaux (€) - - 5 000 - - - 5 000 - - - 5 000 - - - 5 000 - - - 5 000 - - - 5 000 - - - 5 000 - - - 5 000
MC1.2 – B.2 « Gestion des clairières » - X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X
Coût (€) - 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120
MS11- Suivi de l’avifaune - X X X - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X
Coût (€) - 2 200 2 200 2 200 - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200
MS12- Suivi des chiroptères - X X X - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X
Coût (€) - 2 200 2 200 2 200 - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200
MS14- Suivi de la Bacchante - X X X - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X
Coût (€) - 2 200 2 200 2 200 - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200
Indemnisation propriétaire - X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X
Indemnisation (€) - 1 263.61 1 263.61 1 263.61 1 263.61 1 263.61 1 263.61 1 263.61 1 263.61 1 263.61 1 263.61 1 263.61 1 263.61 1 263.61 1 263.61 1 263.61 1 263.61 1 263.61 1 263.61 1 263.61 1 263.61 1 263.61 1 263.61 1 263.61 1 263.61 1 263.61 1 263.61 1 263.61 1 263.61 1 263.61 1 263.61
TRAVAUX & GESTION - Coût total (€) 11 150 120 5 120 120 120 120 5 120 120 120 120 5 120 120 120 120 5 120 120 120 120 5 120 120 120 120 5 120 120 120 120 5 120 120 120 120 5120
INDEMINSATION – - 1 150 1 150 1 150 1 150 1 150 1 150 1 150 1 150 1 150 1 150 1 150 1 150 1 150 1 150 1 150 1 150 1 150 1 150 1 150 1 150 1 150 1 150 1 150 1 150 1 150 1 150 1 150 1 150 1 150 1 150
Coût total (€)
Suivis - Montant total (€) - 6 600 6 600 6 600 - 6 6000 - - - - 6 600 - - - - 6 600 - - - - 6 600 - - - - 6 600 - - - - 6 600
COUT TOTAL (€) Travaux initiaux et gestion (55 200) + Indémnisation sur 50 ans (63 180,5) + Suivis (59 400) = 177 680,5
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5.8. Site n°6 : La Roche Dubois-Durand
Avant-propos
Afin de mettre en œuvre des mesures compensatoire environnementales dans le cadre de la déviation de Lussac-
les-Châteaux par la RN147, la DREAL Nouvelle-Aquitaine a missionné depuis avril 2019 INGEROP C&I pour la
recherche anticipée de sites pressentis à l’acquisition et au conventionnement pour la mise en place des mesures de
compensation
La démarche de recherche de sites compensatoires a imposé une réflexion pour la délimitation des zones de
prospections :
- La compensation doit apporter une plus-value pour le milieu (création et/ou restauration) ;
- La compensation est calculée en surface par espèces et/ou en mètre linéaire ;
- Les compensations par espèce sont mutualisables sur des mêmes sites ;
- La compensation doit se faire au plus proche des impacts du projet ;
- Les mesures compensatoires ne peuvent s’établir sur des secteurs faisant déjà l’objet de protection des
milieux.
Les premières prospections ont été réalisées au sein du stock foncier de la SAFER pour le compte de la DREAL NA
relatif au projet de LGV Poitiers-Limoges, aujourd’hui abandonné. L’intégralité des surfaces recherchée n’étant pas
garantie par ce stock foncier, des recherches complémentaires ont été menées grâce à l’animation foncière locale
menée par la SAFER.
La réalisation du présent plan de gestion s’inscrit dans les mesures compensatoires mises en œuvre dans le cadre © Conservatoire d'Espaces Naturels de Poitou-Charentes, Aubel,
Bigot, Collin, Defrance, OUTSIDE (Service WFS CREN PC), 1999.
de la déviation de Lussac-les-Châteaux par la RN147.
Les objectifs du plan de gestion sont : Région paysagère du site compensatoire de la Roche Dubois-Durand (source : Atlas des paysages de
- Réaliser un état des lieux du site afin de définir son état initial global ; Poitou-Charentes)
- Identifier les espèces pour lesquelles une compensation au titre des mesures compensatoires de la RN147
peut être réalisée ;
- Réaliser le diagnostic écologique initial nécessaire à la mise en œuvre des suivis d’espèces ciblées par les
mesures compensatoires de la RN147 ;
- Evaluer les potentialités existantes du site, ainsi que les potentialités de restauration des habitats favorables
aux espèces ciblées par les mesures compensatoires de la RN147 (évaluation du gain écologique);
- Proposer une surface et/ou un linéaire de compensation pour les espèces pouvant être compensées sur ce
site ;
- Définir des opérations de restauration et de gestion du site permettant de restaurer les habitas favorables
aux espèces pouvant être compensées sur ce site ;
- Définir les protocoles de suivis des espèces impactées par la RN147 et compensées sur le site ;
- Proposer un calendrier d’action de réalisation du plan de gestion au maitre d’ouvrage.
5.8.1. Diagnostics écologiques, valeur patrimoniale et enjeux
5.8.1.1 Eléments de localisation
Localisation du site
Le site de la Roche Dubois-Durand, sur la commune de Persac dans la Vienne (86), est un lot de parcelle d’une
superficie totale de 2,3 ha. Il se compose de boisement, de prairies calcicoles, de fourrés et d’une ancienne parcelle
de vigne.
Il est localisé sur un coteau de la Vienne, et s’insère dans une enclave de l’entité paysagère de Poitou-Charentes des
bocages des « Terres froides » et de la « la Vienne ».
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Localisation du site compensatoire de la Roche Dubois-Durand
Localisation des parcelles
Département Commune Section Numéro Surface
CN 21 5 980 m²
CN 22 4 080 m²
CN 23 3 360 m²
Vienne (86) Persac CN 24 1 719 m²
CN 30 1 172 m²
CN 31 5 860 m²
CN 41 863 m²
SUPERFICIE TOTALE ≈ 2,3 ha
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5.8.1.2 Contexte environnemental
Aucun zonage d’inventaire ou de protection réglementaire (ZNIEFF, N2000, ENS…) n’est présent sur le site ou
attenant au site. Les zonages les plus proches sont situés à moins de 500 m, il s’agit du Coteau de Bagneux (ZNIEFF
type 1 – 540004632) et du Coteau des Rosières (ZNIEFF type 1 – 540003509).
Zonages réglementaires et d'inventaire à proximité du site de la Roche Dubois-Durand
La mise en œuvre de mesures compensatoires environnementales dans ce secteur assurerait le maintien et le
renforcement d’une population source d’Azuré du serpolet d’une part, et de consolider d’autre part les continuités
écologiques d’importance régionale et locale identifiées par le SRCE de Poitou-Charentes dans ce secteur, tant pour
les réservoir de biodiversité que pour les corridors de déplacement, aussi bien pour la trame des pelouses sèches
calcaires (structure en pas japonais), que pour la trame des systèmes bocagers et milieux forestiers.
Trame verte et bleue du site de la Roche Dubois-Durand (Source : Schéma régional de cohérence
écologique de Poitou-Charentes)
5.8.1.3 Description des milieux
Le site est composé d’un lot de parcelles de prairies calcicoles en cours de fermeture, de fourrés et de boisements
relativement jeunes.
Ces milieux sont très intéressants car ils sont synonymes d’un grand potentiel faunistique et floristique. La mosaïque
de milieux ainsi formée est typiquement favorable à l’Azuré du serpolet (principale espèce cible de la compensation
sur le site), ainsi qu’aux chiroptères et à l’avifaune forestière dans ces parties boisées, compte tenu de leur localisation
sur le corridor d’importance régionale de la Vallée de la Vienne.
Pour l’état de conservation des habitats, on tiendra compte de l’état du milieu, si celui-ci est détérioré ou non, et si il
est en capacité ou non de supporter un contexte écologique développé. On suivra donc un gradient pour mettre en
avant si l’habitat est favorable à la biodiversité, ou au contraire défavorable à celle-ci.
La cartographie page suivante présente les habitats présents sur les parcelles proposées à la contractualisation.
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Description des habitats identifiés sur le site
Milieux Description Etat de conservation
Il s’agit de prairies calcicoles non entretenues
largement dominées par des graminées hautes telles
que le Fromental (Arrhenaterum elatius) et le
Brachypode penné (Brachypodium pinnatum),
accompagné par le Dactyle aggloméré (Dactylis
glomerata) et le Pâturin commun (Poa trivialis).
Le cortège floristique dominant s’accompagne de
l’Origan commun (Origanum vulgare) densément
représenté, ainsi que de l’Achillée millefeuille (Achillea
millefolium), de la Chlore perfoliée (Blackstonia
perfoliata), de la Campanule raiponce (Campanula Prairies calcicoles Chênaie-charmaie
rapunculus), ou encore du Silène penché (Silene
nutans).
Prairies calcicoles Les lisières forestières en cours d’ourléification abritent
entre autres le Bugle rampant (Ajuga reptans), le
Favorable
CCB : 34.32 / Grand basilic (Clinopodium vulgare), la Jasione des
EUNIS : E1.26 montagnes (Jasione montana), la Mélitte à feuilles de
Mélisse (Melittis melissophylum) ou encore la Polygale
commune (Polygalla vulgaris).
On note également la présence de 7 espèces
d’orchidées plus ou moins communes : l’Ophrys abeille
(Ophrys apifera), l’Orchis bouffon (Anacamptis morio),
l’Orchis bouc (Himantoglossum hircinum), l’Orchis
pyramidal (Anacamptis pyramidalis), l’Orchis verdâtre Fourrés à Genêts Fruticée
(Plantanthera chlorantha), la Céphalanthère à longues
feuilles (Cephalanthera longifolia) et la Sérapia langue
(Serapias lingua).
La dynamique de végétation et l’absence de gestion
entraine une fermeture progressive des milieux par la
végétation ligneuse.
La chênaie-charmaie se compose principalement du
Chêne pubescent (Qercus pubescens), du Chêne
pédonculé (Quercus robur) et du Charme (Carpinus
betulus) pour la strate arborée. La strate arbustive se
Chênaie-charmaie
compose de l’Aubépine (Crataegus monogyna), du
Sorbier des oiseleurs (Sorbus auricularia) et du Troêne Favorable
CCB : 41.2 / Vignes
(Ligustrum vulgare). La strate herbacée se compose
EUNIS : G1.A1
notamment de la Jacinthe des bois (Hyacinthoides
non-scripta), de la Garance voyageuse (Rubia
peregrina) et du Brachypode des bois (Brachypodium
sylvaticum).
Fourrés à Genêts
Il s’agit de formations denses et quasi monospécifiques
à Genêt à balais (Cytisius scoparius), accompagné de Favorable
CCB : 31.84 /
l’Ajonc d’Europe (Ulex europaeus).
EUNIS : F3.1
Ces formations de fourrés médio-européens sont
Fruticée
dominés par le Prunellier (Prunus spinosa). Il est
accompagné par la Ronce (Rubus sp), l’Eglantier Favorable
CCB : 31.81 /
(Rosa canina), le Frêne commun (Fraxinus excelsior)
EUNIS : F3.11
et le Noyer commun (Juglans regia).
Quelques rangs de vignes occupent une petite partie
du site où la végétation spontanée est représenté par
Vignes
la Vipérine commune (Echium vulgare), le Silene de
Moyennement
France (Silene gallica), le Brome mou (Bromus
CCB : 83.2 / favorable
hordeaceus), le Bec de grue (Erodium cicutarium), la
EUNIS : FB.4
Porcelle enracinée (Hypochaeris radicata) ou encore la
Mâche doucette (Valerianella locusta).
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5.8.1.4 Enjeux faunistiques et floristiques Aucune espèce d’amphibiens n’a été observée compte
Amphibiens tenu de l’absence de milieux aquatiques de -
reproduction à proximité.
Les inventaires écologiques relatifs au diagnostic ont été réalisés aux dates suivantes : Plusieurs individus d’un papillon visé par les mesures
- 14/04/2020 compensatoires ont été observés sur le site : l’Azuré du
serpolet (Phengaris arion).
- 14/05/2020
On notera en outre l’observation du Gazé (Aporia
- 22/06/2020
crataegi).
- 07/07/2020 Invertébrés Modéré
Les lisières thermophiles et la présence des graminées
- 17/09/2020 hôtes de la Baccante laisse supposer sa potentielle
présence sur le site.
On statuera sur l’enjeu de conservation des différents groupes, en lien avec la diversité et la rareté des espèces La diversité entomologique sur le site est globalement
présentes sur le site. assez riche (papillons de jour, orthoptères…).
La Liste des espèces observée au sein du site peut être consultée au sein du Volet H Chapitre 9 « Listes des espèces
observées au sein des sites de mesure compensatoire ».
Enjeux faunistiques Analyse et approche de terrain pour le site Enjeu de
et floristiques conservation
Aucune espèce végétale n’est visée par les mesures
compensatoires.
On notera toutefois la présence de 7 espèces
Flore Modéré
d’Orchidées dont la Céphalanthère à longues feuilles
(Cephalanthera longifolia) et la Sérapias langue
(Serapias lingua).
Aucun mammifère terrestre protégé n’a été observé
lors des prospections sur le site. Toutefois, la présence
Mammifères de milieux favorables (fourrés, lisières, boisements…)
Faible
terrestres laisse présager de la présence potentielle du Hérisson
(Erinaceus europaeus) et de l’Ecureuil roux (Sciurus
vulgaris).
Aucun mammifère semi-aquatique n’a été contacté au
Mammifères semi-
cours des inventaires sur le site en raison de l’absence -
aquatiques
de milieux favorables.
Deux espèces de chiroptères ont pu être mises en
avant au cours des inventaires menés sur le site : le
Murin d’Alcathoe (Myotis alcathoe) et la Pipistrelle
Chiroptères Fort
commune (Pipistrellus pipistrellus).
Les boisements proches du site peuvent présenter un
intérêt de gite pour les chiroptères.
Constitué de milieux boisés et de milieux ouverts, le
site abrite un échantillon de ces deux cortèges.
Les boisements ont permis l’observation d’espèces
forestière commune telles que la Sitelle torchepot (Sitta
europaea), le Rougegorge familier (Erithacus
rubecula), le Pinson des arbres (Fringilla coelebs), le
Pipit des arbres (Anthus trivialis) ou encore la Fauvette
à tête noire (Sylvia atricapilla) ou la Mésange
Avifaune charbonnière (Parus major). En outre, le Pic noir Fort
(Dryocopus martius) a été contacté au chant dans les
boisements à proximité du site.
Le cortège des milieux ouverts et semi-ouverts est
principalement représenté par l’Hypolaïs polyglotte
(Hippolais polyglotta), le Moineau domestique (Passer
domesticus) et le Bruant zizi (Emberiza cirlus) qui
affectionne la présence de fruticées et de fourrés à
Genêts.
Sur le site, une espèce protégée a été observée à
plusieurs repises : le Lézard à deux raies (Lacerta
bilineata) en lisière forestière.
Reptiles Faible
Les lisières thermophiles sont également susceptibles
d’héberger la Couleuvre verte et jaune (Hierophis
viridiflavus).
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5.8.1.5 Facteurs d’influence sur l’état de conservation maturation des arbres propices à la reproduction des chiroptères arboricoles et
du Pic noir, espèces chapeau pour l’avifaune forestière.
Les facteurs influant sur l’état de conservation des habitats et la fonctionnalité des populations d’espèces sont repris
dans le tableau ci-dessous. Ils concernent principalement les pratiques agricoles en place sur le site depuis
longtemps. 5.8.2. Gestion du site
Habitat/groupe Etat de conservation Facteurs influençant la conservation du 5.8.2.1 Description des objectifs du site
groupe/habitats
Flore Favorable pour les Dynamique de végétation : Fermeture des prairies
Prairies calcicoles, les à Origan par colonisation des ligneux Le site de la Roche Dubois-Durand a vocation à compenser la dette sur les prairies calcicoles à Azuré du serpolet.
Chênaies-charmaies- Absence de gestion des milieux ouverts : L’objectif est de déployer la mesure compensatoire MC3 « Prairies calcicoles à Azuré du serpolet », par restauration
les Fourrés à Genêts et Appauvrissement de la communauté végétale d’ourlet calcicoles à Origan en cours de fermeture par la végétation ligneuse et en améliorant la qualité globale des
Banalisation voire dégradation des habitats
les Fruticées prairiaux milieux. Actuellement fortement menacée par la dynamique de végétation compte tenu de l’absence actuelle et
Moyennement Surface du sol étouffée par la litière végétale passée de gestion du site, la pérennité de la population d’Azuré du serpolet présente sur le site est ainsi garantie.
favorable pour les menaçant la pérennité des fourmilières hôte de En outre, le site permet également de compenser une partie de la dette pour les chiroptères et l’avifaune forestière
Vignes l’Azuré du serpolet.
en déployant la mesure MC1.1 « Maintien d’îlots de sénescence ». La mise en œuvre d’une gestion conservatoire
adaptée visant le vieillissement naturel des boisements et le maintien d’arbres morts sur pieds et au sol permettra
d’assurer l’amélioration de la qualité des milieux pour les espèces qui y sont inféodées.
Il n’y a pas d’espèces exotiques envahissantes présente sur le site de la Roche Dubois-Durand susceptibles de
représenter un enjeu notable et un facteur d’influence négative sur les enjeux écologiques identifiés.
Espèces cibles de
Mesure la compensation
Objectifs Code Actions
5.8.1.6 Surface et linéaire de compensation MC1.1
A – Favoriser le vieillissement
Maintien Chiroptères,
des boisements par évolution MC1.1 – A.1 Mise en place d’ilots de sénescence
d’îlots de avifaune forestière
naturelle
Surface et sénescence
Groupe faunistique Présence avérée Présence potentielle linéaire de A – Restaurer les habitats MC3 – A.1 Débroussaillage
compensation MC3 favorables à l’Azuré du Arrachage et coupe des jeunes
MC3 – A.2
Pic noir (contacté dans les Prairies serpolet ligneux
boisements attenants) calcicoles à Azuré du serpolet B – maintien en bon état de
Azuré du Gestion des prairies par fauche
Avifaune - Bondrée apivore 7 500 m² conservation des habitats
serpolet MC3 – B.1 tardive (bis)annuelle et
Grosbec casse-noyau favorables à l’Azuré du
débroussaillage le cas échéant
serpolet
Roitelet huppé
Mammifères Ecureuil roux
- 7 500 m²
terrestres Hérisson d’Europe
Murin d’Alcathoe
Chiroptères - 7 500 m²
Pipistrelle commune
Lézard des murailles
Reptiles Lézard à deux raies 500 m linéaires
Couleuvre vert et jaune
Invertébrés Azuré du serpolet Baccante 1,55 ha
En premier lieu, les parcelles de prairies à Origan du site sont très intéressantes
car elles abritent une petite population d’Azuré du serpolet menacée
d’extinction par la fermeture des milieux.
Dans un second temps, les parcelles boisées sont localisées sur le corridor
d’importance régionale de la vallée de la Vienne qui est un axe de déplacement
privilégié pour les chiroptères arboricoles et l’avifaune forestière.
Ces milieux permettent la restauration et l’amélioration de la qualité globale de
ces milieux en cohérence avec les enjeux identifiés et les objectifs de
compensation, tout en respectant une relative proximité avec les milieux
Potentiel du site impactés dans le cadre du projet.
Ce site représente un intérêt majeur pour la conservation de l’Azuré du serpolet
dont plusieurs autres populations sont présentes à proximité compte tenu de la
forte présence de coteau calcicole dans ce secteur et jusqu’à Lussac-les-
Châteaux.
Les travaux de restauration et de réouverture des prairies vont permettre de
garantir le maintien et le renforcement de la population d’Azuré du serpolet en
place. La mise en sénescence des boisements favorisera la croissance et la
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5.8.2.2 Opérations techniques Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC1.1 – A.1 : Mise en place d’îlots de sénescence
Gestion des habitats et des espèces Roche Dubois-Durand
Période
Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine -
d’intervention
Fiche MC1.1 – A.1 : Mise en place d’îlots de sénescence
Roche Dubois-Durand Un îlot de sénescence est un petit peuplement laissé en évolution libre et sans
Objectifs de l’action compensatoire : aucune intervention d’exploitation et conservé jusqu’à son terme physique, c’est-à-
Recréer des habitats nécessaires notamment aux chauves-souris, en favorisant la présence dire jusqu’à l’effondrement des arbres. Les îlots sont composés d’arbres de faible
/ le développement de gîtes dans les arbres ; valeur économique et qui présentent une valeur biologique particulière. Ils sont
Pérenniser et encourager une gestion sylvicole adaptée aux enjeux biologiques propres aux donc préférentiellement recrutés dans des peuplements de qualité commerciale
ilots sénescents, aux îlots de vieillissement et aux espèces de faune et de flore qui y sont moyenne à médiocre, des peuplements peu accessibles, des séries boisées
associées. d’intérêt écologique…
Règles générales :
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec Surface d’un îlot : entre 0,3 et 5 ha, idéalement 1 à 2 ha
possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par
le contractant. Sa fréquence et sa visée sont définies au sein de cette fiche de gestion. Ce Le choix des îlots est validé en accord avec le propriétaire suite au diagnostic
suivi est pris en charge par la DREAL NA ; environnemental
- Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement prévu pour une durée de 50 ans ;
- Dans le cas où un Plan Simple de Gestion (PSG) est en place, il fera l’objet d’un avenant Les îlots délimités doivent répondre à des critères d’éligibilité dont le principal est
pour prendre en compte cette mesure. d’inclure au moins une dizaine d’arbres d’un minimum de 50 cm de diamètre,
Description mesure à hauteur d’homme (environ 1,30 m de hauteur). La présence de bois mort
MC1.2 – A.2 : Création de clairières est également un critère important. La notion de naturalité du boisement est
CAHIER DES CHARGES recherchée.
Leur délimitation n’est pas nécessairement matérialisée physiquement sur le
Mesures Création d’îlots ne subissant aucune exploitation terrain. On peut toutefois envisager de baliser ou de borner l’îlot.
Quantité ≈ 7 500 m² Ces îlots de sénescence peuvent être localisés au cœur ou en bordure du massif
forestier dans lequel ils sont inclus. Leur localisation est inscrite dans le Plan Simple
Application d’une gestion conservatoire sur des surfaces boisées et de les de Gestion.
conserver ou les amener à maturité tout en favorisant la formation et la conservation
Contexte
d’éléments comme les chandelles, arbres morts sur pieds ou au sol, les cavités, les Engagement du propriétaire :
paysager
tas de bois et chablis afin d’améliorer leur fréquentation par les oiseaux forestier, - Interdiction stricte d’intervenir sur les îlots identifiés, pas d’exploitation du
pics, chiroptères et insectes saproxyliques. bois, pas d’abattage d’arbres ;
- Conservation de bois mort sur pied et au sol ;
- Les activités de chasse, promenade, cueillette etc. restent autorisés.
Traitements Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides)
Coût -
Indicateur de
Fréquentation du site par l’avifaune et les chiroptères
suivi
Localisation
Modalité et
Suivi avifaunistique et Suivi des chiroptères basés sur 3 passages en période
fréquence de
favorable sur une périodicité n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
suivi
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Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC3 – A.1 : Débroussaillage Fiche MC3 – A.1 : Débroussaillage
Roche Dubois-Durand Roche Dubois-Durand
Objectifs de l’action compensatoire : Le débroussaillage se fera par le biais d’un broyage en vue de l’élimination de la
Recréer des habitats favorables à l’Azuré du serpolet via l’ouverture des milieux. végétation arbustive présente au niveau de la zone à ouvrir. Celle-ci se fera
conjointement avec la MC3 – A.2 « Arrachage et coupe des jeunes ligneux ».
Règles générales : Description
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec Les déchets créés seront exportés pour libérer le sol de tout couvert, ne laissant
possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par que la strate herbacée.
le contractant. Sa fréquence et sa visée sont définies au sein de cette fiche de gestion. Ce
suivi est pris en charge par la DREAL NA ;
- Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement prévu pour une durée de 30 ans ;
- Dans le cas où un Plan Simple de Gestion (PSG) est en place, il fera l’objet d’un avenant Traitements Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides)
pour prendre en compte cette mesure.
MC3 – A.1 : Débroussaillage Coût 2,50 € / m²
CAHIER DES CHARGES
Indicateur de
Mesures Débroussaillage amenant à la création d’habitats prairiaux. Fréquentation du site par l’Azuré su serpolet
suivi
Quantité ≈ 4800 m² Modalité et
Suivi des insectes (Azuré du serpolet) basé sur 3 passages en période favorable
fréquence de
sur une périodicité n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
suivi
Contexte Ouverture du milieu pour amener à un contexte de prairie qui sera ensuite géré
paysager pour conserver son ouverture.
Localisation
Période
Du 15/09 au 15/03.
d’intervention
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Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC3 – A.2 : Arrachage et coupe de jeunes ligneux Fiche MC3 – A.2 : Arrachage et coupe de jeunes ligneux
Roche Dubois-Durand Roche Dubois-Durand
Objectifs de l’action compensatoire : Le retrait des jeunes ligneux se fera de façon mécanique, soit par l’arrachage de
Recréer des habitats favorables à l’Azuré du serpolet via l’ouverture des milieux. ceux-ci soit leur coupe. Celle-ci se fera conjointement avec la MC3 – A.1
« Débroussaillage ».
Règles générales : Description
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec Les déchets créés seront exportés pour libérer le sol de tout couvert, ne laissant
possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par que la strate herbacée.
le contractant. Sa fréquence et sa visée sont définies au sein de cette fiche de gestion. Ce
suivi est pris en charge par la DREAL NA ;
- Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement prévu pour une durée de 30 ans ;
- Dans le cas où un Plan Simple de Gestion (PSG) est en place, il fera l’objet d’un avenant Traitements Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides)
pour prendre en compte cette mesure.
MC1.2 – A.2 : Arrachage et coupe de jeunes ligneux Coût 3 € / ha
CAHIER DES CHARGES
Indicateur de
Fréquentation du site par l’Azuré su serpolet
Mesures Arrachage et coupe des jeunes ligneux pour ouvrir le milieu. suivi
Modalité et
Suivi des insectes (Azuré du serpolet) basé sur 3 passages en période favorable
Quantité ≈ 7 500 m² fréquence de
sur une périodicité n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
suivi
Contexte Coupe des jeunes arbres ligneux de la zone pour permettre l’ouverture du milieu et
paysager la mise en place d’un contexte de prairie.
Localisation
Période
-
d’intervention
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Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine Fiche MC1.2 – B.2 : Gestion des prairies par fauche tardive (bis)annuelle et
débroussaillage le cas échéant
Fiche MC1.2 – B.2 : Gestion des prairies par fauche tardive (bis)annuelle et
débroussaillage le cas échéant Roche Dubois-Durand
Roche Dubois-Durand Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides)
Traitements
Objectifs de l’action compensatoire : pour l’entretien de la haie.
Maintenir l’ouverture des clairières ;
Renforcer la potentialité d’accueil et la fonctionnalité de l’écosystème forestier pour la
Baccante et la biodiversité forestière en général. Coût 550 € / ha / an
Règles générales :
- La phase de création s’est effectuée sous la responsabilité de DREAL NA. Le contractant a
Indicateur de
autorisé la réalisation des travaux par la DREAL NA (fiche MC1.2 – A.1 « Eclairci du Fréquentation du site par l’Azuré su serpolet
suivi
boisement ») ;
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec Modalité et
Suivi des insectes (Azuré du serpolet) basé sur 3 passages en période favorable
possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par fréquence de
sur une périodicité n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
le contractant. Sa fréquence et sa visée sont définies au sein de cette fiche de gestion. Ce suivi
suivi est pris en charge par la DREAL NA ;
- Les opérations d’entretien et de gestion sont effectués sous la responsabilité de la DREAL
NA. Le contractant autorise la réalisation des travaux d’entretien par la DREAL NA.
- Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement. Suivi écologique
Au sein de cette mesure compensatoire, des suivis seront mis en place pour s’assurer de l’efficacité de la gestion
MC1.2 – B.2 : Gestion des clairières
CAHIER DES CHARGES mis en place en leur sein, et ce, vis-à-vis de la biodiversité
Dans ce contexte, des suivis seront mis en place pour les groupes suivants :
• Suivi chiroptères ;
Mesure Gestion des clairières
• Suivi ornithologique ;
• Suivi insectes (Azuré du serpolet).
Surface ≈ 1.55 ha
Ces suivis sont décrits au sein du dossier DAE, Volet F « Chapitre spécifique à la demande de dérogation «
espèces et habitats protèges », Chapitre 6. « Mesures de suivi ».
Localisation
Période
Après le 1er septembre
d’intervention
Conserver et entretenir annuellement l’ouverture de la végétation herbacée des
Description
clairières par fauche tardive annuelle avec exportation.
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5.8.3. Calendrier opérationnel et estimation des coûts
Années d’engagement
Actions 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034 2035 2036 2037 2038 2039 2040 2041 2042 2043 2044 2045 2046 2047 2048 2049 2050 2051 2052
MC1.1 – A.1 « Mise en place d’îlots de sénescence » - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Indemnisation propriétaire (€) - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
MC3 – A.1 « Débroussaillage » X - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Coût des travaux (€) 12 000 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
MC3 – A.2 « Arrachage et coupe des jeunes ligneux » X - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Coût (€) 22 500 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
MC3 – B.1 : « Gestion des prairies par fauche tardive
(bis)annuelle et débroussaillage le cas échéant »
X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X
Coût (€) 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850
MS11- Suivi de l’avifaune - X X X - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X
Coût (€) - 2 200 2 200 2 200 - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200
MS12- Suivi des chiroptères - X X X - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X
Coût (€) - 2 200 2 200 2 200 - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200
MS14- Suivi des insectes – Azuré du serpolet - X X X - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X
Coût (€) - 2 200 2 200 2 200 - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200
TRAVAUX & GESTION - Coût total (€) 12 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850 850
Suivi - Montant total (€) - 6 600 6 600 6 600 - 6 600 - - - - 6 600 - - - - 6 600 - - - - 6 600 - - - - 6 600 - - - - 6 600
COUT TOTAL (€) Travaux initiaux et gestion (38 500) Suivis (59 400) = 97 900
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caractères d’un bocage s’inscrivant dans les contrastes et les enchainements avec les plaines vallonées et boisées
des « Terres de brandes » enjambant la vallée de la Vienne.
5.9. Site n°7 : Haras de la Vienne
Avant-propos
Afin de mettre en œuvre des mesures compensatoires environnementales dans le cadre de la déviation de Lussac-
les-Châteaux par la RN147, la DREAL Nouvelle-Aquitaine a missionné depuis avril 2019 INGEROP C&I pour la
recherche anticipée de sites pressentis à l’acquisition et au conventionnement pour la mise en place des mesures de
compensation
La démarche de recherche de sites compensatoires a imposé une réflexion pour la délimitation des zones de
prospections :
- La compensation doit apporter une plus-value pour le milieu (création et/ou restauration) ;
- La compensation est calculée en surface par espèces et/ou en mètre linéaire ;
- Les compensations par espèce sont mutualisables sur des mêmes sites ;
- La compensation doit se faire au plus proche des impacts du projet ;
- Les mesures compensatoires ne peuvent s’établir sur des secteurs faisant déjà l’objet de protection des
milieux.
Les premières prospections ont été réalisé au sein du stock foncier de la SAFER pour le compte de la DREAL NA
relatif au projet de LGV Poitiers-Limoges, aujourd’hui abandonné. L’intégralité des surfaces recherchée n’étant pas
garantie par ce stock foncier, des recherches complémentaires ont été menées grâce à l’animation foncière locale
menée par la SAFER.
La réalisation du présent plan de gestion s’inscrit dans les mesures compensatoires mises en œuvre dans le cadre
de la déviation de Lussac-les-Châteaux par la RN147.
Les objectifs du plan de gestion sont :
- Réaliser un état des lieux du site afin de définir son état initial global ; © Conservatoire d'Espaces Naturels de Poitou-Charentes, Aubel,
- Identifier les espèces pour lesquelles une compensation au titre des mesures compensatoires de la RN147 Bigot, Collin, Defrance, OUTSIDE (Service WFS CREN PC), 1999.
peut être réalisée ;
- Réaliser le diagnostic écologique initial nécessaire à la mise en œuvre des suivis d’espèces ciblées par les Région paysagère du site compensatoire des Haras de la Vienne (source : Atlas des paysages de Poitou-
mesures compensatoires de la RN147 ; Charentes)
- Evaluer les potentialités existantes du site, ainsi que les potentialités de restauration des habitats favorables
aux espèces ciblées par les mesures compensatoires de la RN147 (évaluation du gain écologique) ;
- Proposer une surface et/ou un linéaire de compensation pour les espèces pouvant être compensées sur ce
site ;
- Définir des opérations de restauration et de gestion du site permettant de restaurer les habitas favorables
aux espèces pouvant être compensées sur ce site ;
- Définir les protocoles de suivis des espèces impactées par la RN147 et compensées sur le site ;
- Proposer un calendrier d’action de réalisation du plan de gestion au maitre d’ouvrage.
5.9.1. Diagnostics écologiques, valeur patrimoniale et enjeux
5.9.1.1 Eléments de localisation
Localisation du site
Le site des Haras de la Vienne, sur la commune de Persac dans la Vienne (86), est un ensemble de parcelles
agricoles dont la propriété de 44 ha se composent de bâtiments agricoles à vocation équestre (écuries, manège,
hangar…) ainsi qu’une maison d’habitation, sur de vastes prairies au sein d’un réseau de haies bocagères plus ou
moins lâche.
Il est localisé en tête de bassin du ruisseau des Âges, et s’insère dans l’entité paysagère de Poitou-Charentes des
Bocages des « Terres froides ». Situé dans les franges orientales de ce paysage régional, le secteur exprime les
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Localisation du site compensatoire des Haras de la Vienne
Localisation des parcelles
Département Commune Section Numéro Surface
AM 12 22 090 m²
AM 13 10 195 m²
AM 14 23 277 m²
AM 15 9 262 m²
AM 17 12 320 m²
AM 18 21 576 m²
AM 19 23 860 m²
AM 21 23 860 m²
AM 22 28 834 m²
AM 23 10 168 m²
AM 24 8 484 m²
AM 27 16 970 m²
Vienne (86) Persac AM 31 6 295 m²
AM 32 11 207 m²
AM 33 10 804 m²
AM 34 10 908 m²
AM 35 11 976 m²
AM 36 7 157 m²
AM 37 14 864 m²
AM 39 16 229 m²
AM 40 4 908 m²
AM 41 3 316 m²
AM 42 9 265 m²
AM 77 1 666 m²
AM 78 3 053 m²
SUPERFICIE TOTALE ≈ 30 ha
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5.9.1.2 Contexte environnemental
Aucun zonage d’inventaire ou de protection réglementaire (ZNIEFF, N2000, ENS…) n’est présent sur le site ou
attenant au site. Les zonages les plus proches sont situés à environ 2 km, il s’agit du Coteau de Torfou (ZNIEFF type
1 – 540004584) et du Bois de l’Hospice, Etang de Beaufour et environs (ZNIEFF type 2 – 540007650).
Zonages réglementaires et d'inventaire à proximité du site de la Roche Dubois-Durand
Le site intègre un petit affluent intermittent du ruisseau des âges, qui constitue un corridor écologique important. Il
forme le Vallon de Chantegros (ZNIEFF type 1 – 540004631), juste avant sa confluence avec la Vienne. Le secteur
est majoritairement composé de bocage plus ou moins relictuel.
La contractualisation dans ce type de milieu assurerait la pérennisation de sites de reproduction et d’alimentation de
nombreuses espèces de l’avifaune des milieux ouverts et semi-ouverts. Le secteur est particulièrement favorable à
la reproduction de la Pie-grièche écorcheur, espèce chapeau de la mesure compensatoire relative au milieu bocager Trame verte et bleue du site des Haras de la Vienne (Source : Schéma régional de cohérence écologique de
(MC2), ainsi qu’à l’ensemble des espèces accompagnatrices (Linotte mélodieuse, Bruant jaune, Alouette lulu, Verdier Poitou-Charentes)
d’Europe, Chardonneret élégant, Tarier pâtre, Tourterelle des bois).
5.9.1.3 Description des milieux
Le secteur est composé d’une mosaïque d’habitats importante comprenant des cultures, des prairies de pâtures et
de fauche ainsi que des boisements et des zones humides.
Ces milieux sont très intéressants car ils sont synonymes, de par leur diversité, d’un grand potentiel faunistique et
floristique. La mosaïque de milieux ainsi formée est typiquement favorable à l’avifaune des milieux ouverts et semi-
ouverts.
Le site des Haras de la Vienne composé de parcelles pâturées, offre un milieu semi-ouvert de plaine, délimité par un
réseau plus ou moins serré de haies buissonnantes et arborées. Un talweg se distingue en bas de parcelle en amont
de l’étang de Crouzette, correspondant à un affluent intermittent du ruisseau des âges. Les prairies expriment à son
contact un faciès de type méso-hygrophile.
Cette propriété agricole est organisée autour de la ferme de la Tuilerie et forme un ensemble bocager de haies variées
et de prairies.
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Pour l’état de conservation des habitats, on tiendra compte de l’état du milieu, si celui-ci est détérioré ou non, et s’il
est en capacité ou non de supporter un contexte écologique développé. On suivra donc un gradient pour mettre en
avant si l’habitat est favorable à la biodiversité, ou au contraire défavorable à celle-ci.
La cartographie ci-après présente les habitats présents sur les parcelles proposées à la contractualisation.
Description des habitats identifiés sur le site
Milieux Description Etat de conservation
Les haies sont composées de végétation ligneuse
formant des linéaires au sein d’une matrice de
terrains herbeux. Elles remplissent originellement
des fonctions de contrôle du bétail. Haies Prairies de pâtures/fauches
Elle se composent principalement d’arbustes
épineux tels que le Prunellier (Prunus spinosa),
l’Eglantier (Rosa canina) et la Ronce (Rubus sp),
Haies
mais également d’essences arborescentes telles
que le Chêne pédonculé (Quercus robur). Sur les Très favorable
CCB : 84.2 / EUNIS :
franges plus humides, le Saule roux (Salix
FA
atrocinerea) est l’essence dominante (talweg amont
de l’étang). Enfin, le Gênet à balai (Cytisus
scoparius) et l’Ajonc d’Europe (Ulex europaeus)
complètent le cortège et sont largement présents au
sein des haies du site.
Ces haies sont très intéressantes en termes de
biodiversité (avifaune).
Il s’agit de prairies mésophiles régulièrement
pâturées, sur des sols relativement bien drainés. Le
cortège floristique est caractérisé par des graminées
telles que la Crételle (Cynosurus cristatus), le Ray-
grass (Lolium perenne), la Flouve odorante
(Anthoxanthum odoratum), le Fromental
(Arrhenaterum elatius) ou encore la Dactyle
aggloméré (Dactylis glomerata). Ces espèces sont
Prairies de notamment accompagnées du Trèfle blanc
pâtures/fauche (Trifolium repens), du Plantain lancéolé (Plantago
lanceolata) ou encore la Cardamine des prés Favorable
CCB : 38.1 / EUNIS : (Cardamine pratensis). Des espèces indicatrices
E2.1 d’une pression de pâturage trop importante
(surpâturage) sont localement observables :
Matricaire (Matricaria recutita), Renouée des
oiseaux (Polygonum aviculare) ou encore
l’Agrostide stolonifère (Agrostis stolonifera).
Cet habitat est principalement mésophile mais
présente par endroit des faciès méso-hygrophiles à
Menthe pouillot (Mentha pulegium) et Fleur de
coucou (Lychnis flos-cuculi).
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5.9.1.4 Enjeux faunistiques et floristiques et le Lézard des murailles (Podarcis muralis). Compte
tenu des milieux en présence, la Couleuvre helvétique
(Natrix helvetica) est potentiellement présente sur le
Date de passage sur site pour diagnostic : site.
- 08/04/2020 Le secteur offre quelques milieux aquatiques (mares,
fossés, queue d’étang) propices à la reproduction des
- 12/05/2020
amphibiens. Toutefois, ces milieux ne sont pas
- 23/06/2020
contenus au sein du site engagés pour les mesures
- 17/09/2020
Amphibiens compensatoires. La Grenouille agile (Rana dalmatina) Faible
a été observé sur le site. La présence du Crapaud
On statuera sur l’enjeu de conservation des différents groupes, en lien avec la diversité et la rareté des espèces commun, de la Rainette verte et du Triton palmé est de
présentes sur le site. plus fortement probable sur les habitats terrestres
(haies).
Aucun invertébré visé par les mesures compensatoires
Enjeux faunistiques Analyse et approche de terrain pour le site Enjeu de n’a été observé sur le secteur. Néanmoins, la diversité
et floristiques conservation entomologique sur le site reste importante (papillons de
Au sein des parcelles envisagée pour la compensation, Invertébrés Faible
jour, orthoptères…). On note des potentialités avérées
2 espèces patrimoniales ont été observées : pour le Cuivré des marais se concentrent (Lycaena
- L’Odontite de Jaubert (Odontites jaubertianus), dispar) sur les faciès méso-hygrophiles des prairies.
espèce protégée au niveau national, dont une
petite station subsiste sur un ourlet calcicole en La Liste des espèces observées au sein du site peut être consultée au sein du Volet H Chapitre 9 « Listes des espèces
lisière de boisement ; observées au sein des sites de mesure compensatoire ».
- L’Orchis à fleurs lâches (Anacamptis laxiflora),
Flore Modéré
espèce vulnérable (VU) et déterminante de
ZNIEFF en Poitou-Charentes, dont 1 individu a
été recensé en bordure de fossé.
Aucune espèce végétale n’est visée par les mesures
compensatoires, toutefois la présence de ces 2
espèces représente un enjeu de conservation à prendre
en compte.
Aucun mammifère terrestre protégé n’a été observé lors
des prospections sur le site. Toutefois, la présence de
Mammifères milieux favorables (haies, fourrés, bâtis, arbres de haut-
Faible
terrestres jet…) laisse présager de la présence potentielle du
Hérisson (Erinaceus europaeus) et de l’Ecureuil roux
(Sciurus vulgaris).
Aucun mammifère semi-aquatique n’a été contacté au
cours des inventaires sur le site. Situé en tête de bassin
du ruisseau des Âges, il semble difficile que des
Mammifères semi- espèces telles que le Castor ou la Loutre remontent
Faible
aquatiques jusqu’au site. Toutefois, les milieux à végétation humide
situé en fond de talweg offrent des potentialités
intéressantes à la présence du Campagnol amphibie
(Arvicola sapidus).
Le site abrite un cortège d’oiseaux nicheurs de milieux
ouverts à semi-ouverts et constitue l’enjeu de
conservation majeur et l’objet principal de la
compensation du site.
Lors du diagnostic, de nombreuses espèces y ont été
observées. Espèce cible de la compensation, la Pie-
grièche écorcheur (Lanius collurio) est observée
Avifaune Fort
localement dans les haies arbustives du site où un
couple nicheur a été mis en évidence. En outre, la
Linotte mélodieuse (Linaria cannabina), le Bruant jaune
(Emberiza citrinella), le Tarier pâtre (Saxicola rubetra),
la Fauvette grisette (Sylvia communis) et la Tourterelle
des bois (Streptopelia turtur) ont également été
contacté, à vue ou au chant.
Sur le secteur, trois espèces protégées ont été
Reptiles observées : la Couleuvre verte et jaune (Hierophis Faible
viridiflavus), le Lézard à deux raies (Lacerta bilineata)
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5.9.1.5 Facteurs d’influence sur l’état de conservation toutes ces haies favoriseront la pérennité et l’attractivité des milieux pour les
espèces à compenser.
Bien que l’avifaune soit la cible principale de la compensation sur le site, des
Les facteurs influant sur l’état de conservation des habitats et la fonctionnalité des populations d’espèces sont repris enjeux complémentaires ont été identifiés et c’est toute la biodiversité en
dans le tableau ci-dessous. Ils concernent principalement les pratiques agricoles en place sur le site depuis général (tous groupes taxonomiques confondus) qui bénéficiera des mesures
longtemps. mises en place.
Habitat/groupe Etat de conservation Facteurs influençant la conservation du
groupe/habitats
Flore Très favorable pour les Dynamique de végétation : pression Diminuant les
haies bandes enherbées en pied de haies présentes 5.9.2. Gestion du site
Favorable pour les Pâturage : Banalisation voire dégradation des
Prairies de habitats prairiaux (surpâturage local)
pâtures/fauches
Antibiotiques, vermifuges : impacts sur qualité de 5.9.2.1 Description des objectifs du site
l’eau, de la faune et des sols
Fauche : Risque d’uniformisation des habitats
prairiaux ; destruction d’espèces si pratiquée Le site des Haras de la Vienne a vocation à compenser une partie de la dette sur les milieux ouverts à semi-ouverts.
durant les périodes de sensibilité biologique L’objectif est de déployer la mesure compensatoire MC2 « Création et restauration de bocage », en créant des haies
Urbanisation et usages des parcelles voisines : et en améliorant la qualité globale des milieux par une gestion conservatoire adaptée de chaque compartiment
Utilisation de produits phytosanitaires, constitutif des systèmes bocagers.
d’insecticides et autres intrants
Curage ou fauche intensive des fossés
Il n’y a pas d’espèces exotiques envahissantes présente sur le site des Haras de la Vienne susceptibles de Espèces cibles de
Mesure la compensation
Objectifs Code Actions
représenter un enjeu notable et un facteur d’influence négative sur les enjeux écologiques identifiés. On note la
MC2 – A.1 Création de haies
présence Ragondin sur l’étang de Crouzette. Pie-grièche écorcheur, A – Restaurer les habitats
Pose de clôtures pour la mise en
Bruant jaune, favorables à l’avifaune MC2 – A.2
Linotte mélodieuse, défens de bandes enherbées
MC2
Création et Alouette lulu, Gestion des haies existantes et
5.9.1.6 Surface et linéaire de compensation restauration Verdier d’Europe, B - Maintenir en bon état
MC2 – B.1
nouvellement créées
de bocage Chardonneret élégant,
de conservation le MC2 – B.2 Gestion des bandes enherbées
Tarier pâtre,
système bocager MC2 – B.3 Gestion des prairies
Tourterelle des bois
Surface et MC2 – B.4 Entretien des clôtures
Groupe faunistique Présence avérée Présence potentielle linéaire de
compensation
Pie-grièche écorcheur Outre ces mesures, des abris légers pourront être installés dans le cadre de l’élevage mis en place sur site. Ces abris
Bruant jaune ≈ 3 km linéaires
Alouette lulu seront installés sous réserve qu’ils n’occasionnent aucune nuisance vis-à-vis des objectifs du site. L’avis d’un
Linotte mélodieuse de haies
Avifaune Chardonneret élégant écologue sera nécessaire pour s’en assurer.
Fauvette grisette
Verdier d’Europe
Tarier pâtre Soit ≈ 10 ha
Tourterelle des bois
Lézard des murailles Outre ces mesures, des abris légers pourront être installés dans le cadre de l’élevage mis en place sur site. La mise
Reptiles 4,6 ha
Lézard à deux raies en place de 4 abris légers a été validée, avec une limitation maximum des bases bétons et l’engagement d’un retrait
Mammifères Ecureuil roux de toutes parties de cette structure en cas d’arrêt ou de modification d’activité.
- 3 km linéaires
terrestres Hérisson d’Europe
Les parcelles au sein de ce secteur sont très intéressantes car elles couvrent
une superficie importante et sont situées dans une petite région bocagère
favorable et en cohérence avec les enjeux identifiés et les objectifs de
compensation, tout en respectant une relative proximité des milieux impactés.
Ce dossier présente un intérêt majeur pour la conservation de l’avifaune des
milieux agricoles ouverts à semi-ouverts, représenté par la Pie-grièche
écorcheur qui constitue l’espèce chapeau de ce cortège. En effet, le site est
doté d’importantes surfaces de prairies pâturées et/ou fauchées ainsi que d’un Exemple d'abri léger construit par le futur
Potentiel du site
réseau de haies plus ou moins dense et plus ou moins vieilles. Les pratiques exploitant
agricoles exercées sur le site ont permis de façonner ce paysage et ces milieux
ainsi que de les maintenir. Le site présente de très fortes potentialités et sa
capacité d’accueil de la faune est largement améliorable. Il s’agit notamment
d’assurer un meilleur contrôle des pressions de pâturage et de fauche en
laissant se développer des bandes enherbées en pied de haies, créant un effet
de lisière, une zone de nidification et d’alimentation pour de nombreuses
espèces. En outre, le renforcement du maillage bocager et le bon entretien de
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Une mesure de réduction est associée à cette mesure de compensation : la MR13 Création de gites à Effraie des
clochers. Le but de cette mesure est d’installer un nichoir pour l’Effraie des clochers visant à diminuer l’impact de la
perte potentielles de gites au sein des boisements impactés par le projet. Ceux-ci doivent alors suivre plusieurs
critères pour pouvoir être optimaux :
1) Le nichoir doit être disposé au sein d’un bâtiment où l’activité humaine est nulle ou restreinte, tel un hangar,
un grenier ou autre grand bâtiments potentiellement désaffectés présent au sein du site compensatoire ;
2) Le bâtiment doit présenter un espace dégagé à l’abri des intempéries ;
3) L’ouverture de la cavité doit être hors d’atteinte de prédateur potentiels que peuvent représentés chat, fouines
ou visiteurs indésirables.
Un cout de 350€ pour le nichoir couplé à 1 200€ d’intervention d’un l’écologue est nécessaire pour la mise en place
de cette mesure. Ce coût est déjà prévu au sein du budget lié aux mesures de réduction.
Gite à Effraie des clochers (Source : LPO)
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5.9.2.2 Opérations techniques Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC2 – A.1 : Création de haies
Gestion des habitats et des espèces Haras de la Vienne
Du 15/09 au 15/03. On évitera les périodes de fortes précipitations, de vent fort et
Période de gel.
Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine d’intervention La plantation de haies doit intervenir au cours de l’année suivant la date
d’engagement.
Fiche MC2 – A.1 : Création de haies PLANTATION :
Haras de la Vienne
Objectifs de l’action compensatoire : La structure (entreprise ou association) qui aura la charge de la plantation des haies
Créer des haies ; s’appuiera sur les préconisations suivantes :
Structurer le maillage bocager existant.
- Création de haies simples :
Règles générales :
Haie sur 2 lignes espacées de 1 m avec 1 plant tous les 2 mètres sur la ligne
- La phase de création s’effectue sous la responsabilité de la DREAL NA. Le contractant
(quinconce).
autorise la réalisation des travaux par la DREAL NA, et s’engage à suivre la mesure de
On considère l’épaisseur de la haie, avec report anticipée de l’élargissement au
gestion des éléments créés (fiche MC2 – G1 « Gestion des haies ») ;
cours de la croissance des plants, équivalente à 2 m.
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec
possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par
Densité de 100 plants / 100 m – 1 haut-jet tous les 8 m environ
le contractant. Sa fréquence et sa visée sont définies au sein de cette fiche de gestion. Ce
suivi est pris en charge par la DREAL NA ;
- Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement.
MC2 – A.1 : Création de haies
CAHIER DES CHARGES
Mesures Plantation de haies
Quantité ≈ 1 400 mètres
Contexte Renforcement et structuration du maillage bocager existant : prolongation de haies
paysager existantes ou création de nouveaux linéaires
Description 1m
2m
Source : Prom’haies Nouvelle-Aquitaine (Fiche technique « Plantation d’une haie »)
Localisation - Travail indispensable du sol avant plantation (labour, sous-solage, décompactage)
- Paillage biodégradable (fibres, paille, copeaux)
- Plantation d’essences locales et diversifiées :
• Multistrate (herbacée, arbustive, arborescente)
• Espèces à baies
• Espèces mellifères
• Espèces marcescentes
• Arbres et arbustes à épines
• Arbres fruitiers (possibilité d’intégrer des arbres fruitiers tels que le
Pommier et le Noyer)
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC2 – A.1 : Création de haies
Haras de la Vienne
BUISSONS ARBUSTES ARBRES
Bourdaine Charme Chênes
Cornouiller sanguin Erable champêtre Frêne commun
Genêt à balais Fusain d’Europe Merisier
Groseiller à maquereau Noisetier Noyer commun
Prunellier Sorbier des oiseleurs Poirier
Troène vulgaire Sureau noir Pommier
Viorne lantane … …
…
Exemple d’essences pouvant être utilisées
- Proscrire strictement les espèces horticoles, d’ornement ou invasives
- Mise en place de protection (rongeurs, lapins, chevreuils)
- Pas d’utilisation de film plastique ni de désherbant chimique
- Prévoir la mise en place d’une bande enherbée de part et d’autre de la haie au
moment de son implantation. Cette bande équivaudra à une largeur minimale de 5
m depuis le pied de la haie.
Des associations locales, expertes dans la plantation et la promotion de la
haie et de l’arbre hors-forêt, le cas échéant fournissant des plants d’origine
locale, pourront être privilégiées pour assurer ou prodiguer des conseils à la
plantation (Prom’haies, les Croqueurs de pomme…).
ENTRETIEN les 3 premières années :
La structure (entreprise ou association) qui aura réalisé les travaux de plantation
s’assurera de la bonne prise des plants grâce à un entretien et un suivi annuel
régulier les 3 premières années :
- Désherbage mécanique annuel au pied des plants à réaliser en fin de printemps
(entre les 15 mai et le 20 juin)
- En cas de besoin, regarnir en paille la ligne de plantation et remplacer les plants
morts) ;
- Retirer les protections anti-gibiers après 3 ans.
Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides) ni
Traitements
engrais
Coût des
20 € / m.l.
travaux
Indicateur de
Bon développement des haies
suivi
Modalité et
Suivi des habitats nouvellement créés (phytosociologique) basé sur 3 passages en
fréquence de
période favorable sur une périodicité n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
suivi
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine Mesures compensatoires – RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC2 – A.2 : Pose de clôtures pour la mise en défens de bandes Fiche MC2 – A.2 : Pose de clôtures pour la mise en défens de bandes
enherbées enherbées
Haras de la Vienne Haras de la Vienne
Opération liée à MC2-B.2 et MC2-B.4 Opération liée à MC2-B.2 et MC2-B.4
Objectifs de l’action compensatoire : - La pose de clôtures fixes entourant les haies permettra de mettre en défens les
Pose de clôtures ; bandes enherbées en pied de haie en les protégeant du pâturage la majeure partie
Mise en défens de bandes enherbées au pied des haies existantes et des haies nouvellement de l’année, ainsi qu’à en assurer la gestion par fauche tardive annuelle avec
créer. exportation et/ou pâturage tardif telle que décrite dans la fiche MC2 – B.2 ;
Règles générales : - Le type de clôture (barbelés, fils électriques, clôture mixte pour différents types
- La phase de création s’effectue sous la responsabilité de DREAL NA. Le contractant autorise d’élevage...) pourra être choisi par le propriétaire/contractant en fonction de
la réalisation des travaux par la DREAL NA ; l’utilisation agricole future du site ;
- Un état des lieux de l’usure du dispositif de protection et de mise en défens est réalisé après
20 ans (n+20) par le contractant, avec possibilité de procéder à l’entretien par remplacement - Les piquets en robinier de 2 mètres, devront être enfoncés à l’aide d’un enfonce-
des éléments jugés défectueux. Les réparations sont prises en charge par la DREAL NA. pieux. La hauteur hors-sol doit être d’1,30 mètres ;
Description
- 1 piquet tous les 3 mètres ;
MC2 – A.2 : Pose de clôtures
CAHIER DES CHARGES - Les piquets d’angles seront renforcés (jambe de force)
- Plusieurs portails seront installés permettant l’accès pratique aux engins
Mesures Pose de clôtures de mise en défens des bandes enherbées mécaniques de fauche et/ou au bétail si le pâturage tardif est choisi ;
Quantité ≈ 6 600 mètres - Le positionnement des haies créées et des clôtures de mise en défens peut
s’appuyer sur des clôtures existantes.
Contexte Préservation bandes enherbées en pied de haies, non soumis au pâturage, au sein
paysager du maillage bocager existant et renforcé.
Traitements Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides)
10 € / m.l. (hors portails)
Coût des Travaux initiaux pris en charge par la DREAL NA (fourniture et pose)
travaux Remplacement du matériel défectueux après 20 ans pris en charge par la DREAL
NA (fiche MC2 – B.4 « Entretien des clôtures »).
Localisation
Période L’année suivant la date d’engagement.
d’intervention Travaux pouvant être réalisé toute l’année.
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC2 – B.1 : Gestion des haies existantes et nouvellement créées Fiche MC2 – B.1 : Gestion des haies existantes et nouvellement créées
Haras de la Vienne Haras de la Vienne
Opération liée à MC2-A.1 Opération liée à MC2-A.1
Objectifs de l’action compensatoire :
Entretenir les haies ; - L’entretien des haies nouvellement créées est à réaliser au moins 3 ans après la mise en œuvre
Favoriser la pérennité du maillage bocager renforcé. de l’opération MC2 – A1 « Création de haies » ;
- La gestion des haies peut intervenir à t0 sur les haies existantes ainsi qu’en entretien régulier
Règles générales : tous les 3 ans. Pour les haies nouvellement créées : tous les 2 ans jusqu’à 10 ans puis tous les
- La phase de création s’est effectuée sous la responsabilité de DREAL NA. Le contractant a autorisé la 3 ans ;
réalisation des travaux par la DREAL NA (fiche MC2 – A.1 « Création de haies ») ;
- Un suivi de la mise en place des actions est réalisé par un expert environnemental, avec possibilité de - Les produits de coupe seront exportés en dehors du site.
réadapter le cahier des charges de la mesure, sous réserve de validation par le contractant. Sa fréquence
et sa visée sont définis au sein de cette fiche de gestion. Ce suivi est pris en charge par la DREAL NA ;
- Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement. Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides) pour l’entretien
Traitements
de la haie.
MC2 – B.1 : Gestion des haies Coût /
CAHIER DES CHARGES 2,50 € / m.l. / année d’entretien
Indemnisation
Gestion des haies engagées, existantes et nouvellement créées (fiche MC2 – A.1 « Création de Indicateur de
Mesure Bon développement des haies
haies »). suivi
≈ 1 500 mètres linéaires de haies nouvellement créées Modalité et
Quantité Suivi des habitats nouvellement créés (phytosociologique) basé sur 3 passages en période
≈ 1 800 mètres linéaires de haies existantes fréquence de
favorable sur une périodicité n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
suivi
Localisation
Période
Entre le 1er octobre et le 31 janvier
d’intervention
- Afin de limiter l’extension des haies sur les bandes enherbées, un entretien mécanique au lamier
Engagements
à couteaux ou à scies (et non à l’épareuse) sera réalisé sur les deux faces. Le recours à ce type
matériel est essentiel pour une bonne qualité de coupe et donc une bonne cicatrisation ;
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC2 – B.2 : Gestion des bandes enherbées Fiche MC2 – B.2 : Gestion des bandes enherbées
Haras de la Vienne Haras de la Vienne
Opération liée à MC2-A.2 Opération liée à MC2-A.2
Objectifs de l’action compensatoire :
Entretenir les bandes enherbées ; Possibilité de substituer la fauche tardive avec exportation par du pâturage tardif
Renforcer la potentialité d’accueil et la fonctionnalité du maillage bocager renforcé. des bandes enherbées des haies existantes matures. Pas de contre-indication au
fait que le bétailgrignote et rogne les haies existantes, tant que ce grignotage ne
Règles générales : porte pas atteinte à l’intégrité de la haie existante. L’effet peut en outre avoir un
- La phase de création de bandes enherbées s’est effectuée sous la responsabilité de DREAL impact positif sur le développement de la haie.
NA, dans le cadre de la fiche MC2 – A.2 « Pose de clôtures pour la mise en défens de bandes
enherbées » ; La gestion des bandes enherbées par ouverture au pâturage des haies
- Un suivi de la gestion dans le respect des prescriptions du cahier des charges est réalisé par nouvellement créées pourra être possible au moins 10 ans après la plantation afin
un expert environnemental, avec possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, de garantir sa bonne prise, et sous réserve de l’avis favorable de l’opérateur de
sous réserve de validation par le contractant. Sa fréquence et sa visée sont définis au sein compensation/écologue référent. A défaut, une double clôture au droit de la haie
de cette fiche de gestion. Ce suivi est pris en charge par la DREAL NA ; nouvellement sera installée afin de la protéger.
- Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement.
L’entretien par fauche tardive avec exportation des bandes enherbées en pieds de
MC2 – B.2 : Gestion des bandes enherbées haies nouvellement créées, sera toutefois à privilégier.
CAHIER DES CHARGES
Pas d’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, pesticides) pour
Traitements
Mesure Gestion des bandes enherbées l’entretien de la haie.
Surface 5 ha Coût / 550 € / ha / an pour la gestion
Indemnisation 500 € / ha / an pour la perte de rendement
Indicateur de Bonne conservation des bandes enherbées et fréquentation du site par
suivi l’entomofaune (papillon de jours et orthoptères)
Modalité et Suivi botanique des bandes enherbées / suivi phytosociologique et suivi
fréquence de entomologique (rhopalocères et orthoptères) basé sur 3 passages en période
suivi favorable sur une périodicité n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
Localisation
Période
Après le 1er septembre
d’intervention
Conserver et entretenir annuellement la bande enherbée mise en exclos de
Engagements pâturage au pied des haies existantes et nouvellement créées par fauche tardive
avec exportation.
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine
Fiche MC2 – B.3 : Gestion des prairies Fiche MC2 – B.3 : Gestion des prairies
Haras de la Vienne Haras de la Vienne
Objectifs de l’action compensatoire :
Maintenir les espaces prairiaux ; Coût /
Conserver un bon état de conservation des espaces prairiaux. 250 € / ha / an avec le respect du chargement maximal
Indemnisation
Règles générales :
- Un suivi de la gestion dans le respect des prescriptions du cahier des charges est réalisé par un Indicateur de
expert environnemental, avec possibilité de réadapter le cahier des charges de la mesure, sous Fréquentation du site par l’entomofaune (papillon de jours et orthoptères) et l’avifaune
suivi
réserve de validation par le contractant. Sa fréquence et sa visée sont définis au sein de cette
fiche de gestion. Ce suivi est pris en charge par la DREAL NA ;
- Un bilan final sera réalisé à la fin de l’engagement. Modalité et
Suivi entomologique (rhopalocères et orthoptères) et de l’avifaune basé sur 3 passages
fréquence de
en période favorable sur une périodicité n+1/+2/+3/+5/+10/+15/+20/+25/+30.
suivi
MC2 – B.3 : Gestion des prairies
CAHIER DES CHARGES
Mesure Maintien des surfaces prairiales par pâturage et/ou fauche
Surface ≈ 27 ha
Localisation
Période
Toute l’année
d’intervention
Obligatoire :
- Interdiction d’utilisation de produits phytosanitaires sur les surfaces engagées ;
- Non-retournement des surfaces engagées, à l’exception de pratiques visant à
Engagements l’amélioration de la qualité fourragère des prairies, notamment pour contrecarrer la
dominance de graminées peu appétantes pour le bétail telles que les Fétuques.
Privilégier dans ce cas le sursemis pour rénover les prairies.
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
Suivis secondaires permettant d’évaluer l’amélioration et la qualité globales des compartiments biologiques
Mesures compensatoires - RN147 Déviation de Lussac-les-Châteaux – DREAL Nouvelle-Aquitaine directement liés aux enjeux de compensation de l’avifaune du site :
- Suivi entomologique : papillons de jour et orthoptères – protocole STERF
Fiche MC2 – B.4 : Entretien des clôtures - Suivi botanique des bandes enherbées : relevés phytosociologiques
Haras de la Vienne
Opération liée à MC2-A.2 Périodicité des suivis : n+1,2,3,5,10,15,20,25,30
Objectifs de l’action compensatoire :
Ces suivis sont décrits au sein du dossier DAE, Volet F « Chapitre spécifique à la demande de dérogation «
Maintenir en bon état le système de clôtures permettant la mise en défens des bandes
enherbées ; espèces et habitats protèges », Chapitre 6. « Mesures de suivi ».
Règles générales :
- La phase de travaux de pose est effectuée par une entreprise, sous la responsabilité de Contrôle du bon respect des engagements
DREAL NA. Le contractant a autorisé la réalisation des travaux (fiche MC2 – A.2 « Pose de Un contrôle de suivi sera réalisé annuellement afin de vérifier la mise en œuvre des préconisations de gestion pour
clôtures pour la mise en défens de bandes enherbées ») lesquelles des indemnités compensatrices sont reversées au propriétaire/contractant.
- Un suivi de l’état du matériel est réalisé par l’exploitant en ayant l’usage quotidien, avec
possibilité de procéder au remplacement en cas de nécessité, sous réserve de validation par Il s’agira, pour l’opérateur en charge de ce contrôle :
le contractant. Les travaux d’entretien de clôtures sont pris en charge par la DREAL NA. - de vérifier le maintien et la présence des haies ;
- de vérifier la présence des bandes enherbées en pied de haies et le maintien de leur ouverture (absence de
MC2 – B.4 : Entretien des clôtures végétaux ligneux buissonnants et arbustifs) grâce au pâturage tardif et/ou à la fauche tardive.
CAHIER DES CHARGES
Veille sur l’état des clôtures et des portes d’accès et identification des linéaires à Compris au sein du prix annuel lissé, ce suivi correspond à un cout de 2 500€/an pour 5 jours de terrain annuel.
Mesure
remplacer
Selon l’expertise de l’exploitant en ayant l’usage Une révision du plan de gestion est possible tous les cinq ans, permettant de recadrer celui-ci avec les possibles
Linéaire évolutions du site.
Jusqu’à 7 km (linéaire total)
Localisation Cf. MC2 – A.2 « Pose de clôtures de mise en défens de bandes enherbées »
Période
20 ans après les travaux de pose (n+20)
d’intervention
- L’exploitant et contractant veillera à vérifier le bon état des clôtures de mise en
défens des bandes enherbées pendant les 20 années suivant son installation ;
- Après 20 ans, une entreprise procédera, sous la responsabilité de la DREAL NA,
au remplacement des linéaires de clôtures identifiés comme défectueux par
Description
l’exploitant ;
- Lors du remplacement des clôtures défectueuses, les travaux ont lieu selon les
mêmes préconisations que lors de l’installation initiale (fiche MC2 – A.2 « Pose de
clôtures de mise en défens de bandes enherbées »).
Coût 10 € / m.l
En plus des couts liés à ces mesures, l’indemnisation suivante se retrouver versée à Terre de Lien :
• Les 10 premières années de l’ORE : 5000 € d’indemnité financière annuelle ;
• Les 10 années suivantes de l’ORE : 4000 € d’indemnité financière annuelle ;
• Les 10 dernières années de l’ORE : 3000 € d’indemnité financière annuelle.
Suivi écologique
Suivi principal : cortège avifaunistique des milieux ouverts à semi-ouverts dont l’espèce cible est la Pie-grièche
écorcheur :
- Suivi ornithologique : protocole STOC EPS
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5.9.3. Calendrier opérationnel et estimation des coûts
Années d’engagement
Actions 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034 2035 2036 2037 2038 2039 2040 2041 2042 2043 2044 2045 2046 2047 2048 2049 2050 2051 2052
MC2 – A.1 « Création de haies » X - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Coût des travaux (€) 30 000 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
MC2 – A.2 « Pose de clôtures » X - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Coût des travaux (€) 70 000 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
MC2 – B.1 « Gestion des haies » - X1 - X2 X1 X2 - X - - X - - X - - X - - X - - X - - X - - X
Indemnisation (€) - - - 4 500 - 3 750 4 500 3 750 - 8 250 - - 8 250 - - 8 250 - - 8 250 - - 8 250 - - 8 250 - - 8 250 - - 8 250
MC2 – B.2 « Gestion des bandes enherbées » - X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X
Indemnisation (€) - 5 250 5 250 5 250 5 250 5 250 5 250 5 250 5 250 5 250 5 250 5 250 5 250 5 250 5 250 5 250 5 250 5 250 5 250 5 250 5 250 5 250 5 250 5 250 5 250 5 250 5 250 5 250 5 250 5 250 5 250
MC2 – B.3 « Gestion des prairies » - X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X
Indemnisation (€) - 6 750 6 750 6 750 6 750 6 750 6 750 6 750 6 750 6 750 6 750 6 750 6 750 6 750 6 750 6 750 6 750 6 750 6 750 6 750 6 750 6 750 6 750 6 750 6 750 6 750 6 750 6 750 6 750 6 750 6 750
MC2 – B.4 « Entretien des clôtures » - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - X - - - - - - - - - -
70 000
Coût (€) - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
max.
MS7 – Suivi Flore et habitat - X X X - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X
Coût (€) - 2 200 2 200 2 200 - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200
MS11 – Suivi de l’avifaune - X X X - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X
Coût (€) - 2 200 2 200 2 200 - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200
MS14 – Suivi des insectes - Orthoptères - X X X - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X
Coût (€) - 2 200 2 200 2 200 - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200
MS14 – Suivi des insectes - Rhopalocères - X X X - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X - - - - X
Coût (€) - 2 200 2 200 2 200 - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200 - - - - 2 200
Indemnisation Terre de Lien X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X
Indemnisation (€) - 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000 4 000 4 000 4 000 4 000 4 000 4 000 4 000 4 000 4 000 4 000 3 000 3 000 3 000 3 000 3 000 3 000 3 000 3 000 3 000 3 000
70 000
TRAVAUX - Coût travaux total (€) 100 000 - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
max.
- - - - - - - - - -
-
GESTION - Indemnisation totale (€) -
17 000 17 000 21 500 17 000 20 750 21 500 20 750 17 000 25 250 17 000 16 000 24 250 16 000 16 000 24 250 16 000 16 000 24 250 16 000 16 000 23 250 15 000 15 000 23 250 15 000 15 000 23 250 15 000 15 000 23 250
Suivis - Montant total (€) - 8 800 8 800 8 800 - 8 800 - - - - 8 800 - - - - 8 800 - - - - 8 800 - - - - 8 800 - - - - 8 800
COUT TOTAL (€) Travaux (170 000) + Indemnisation sur 30 ans (562 500) + Suivis (79 200) = 811 700
MC2 – B.1 « Gestion des haies » Entretien des haies nouvellement créées réalisé les 3 premières années par l’entreprise ayant effectué la plantation
X1 Gestion des haies existantes uniquement
X2 Gestion des haies nouvellement créées uniquement
X Gestion de TOUTES les haies
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5.10. Estimatif financier par site compensatoire
Le tableau suivant présente l’estimatif financier relatif à la mise en œuvre des différentes mesures compensatoires :
Guildes Opérations Quantité Coût (€ HT)
Création d’îlots de sénescence 12,8 63 180,5
Gestion de boisement favorable à la
MC 1 : Boisements 3,9 354 210
Baccante
Création de boisements attenant aux
13 540 300
zones boisées existantes
Création et restauration de milieux 46,1
MC 2 : Bocage 799 280
ouverts à semi-ouverts 8 kml de haies
MC 3 : Prairies calcicoles Création et restauration de friches
1,5 38 500
à Origan calcicoles
Création et restauration de milieux
MC 4 : Milieux steppiques pionniers sableux temporairement 6,3 484 900
humides
0,7 (+ 2 ha
285 000 (non
MC 5 : Zones humides Création d’une zone humide minimum en
définitif)
recherche)
TOTAL : 2 566 070,5 €
N.B. : Cet estimatif comprend les coûts liés aux repérages et études préalables, aux installations de chantier, les
fournitures diverses (semences, plants, protections de plants, etc.), l’amené / replis du matériel et la main d’œuvre.
Il comprend également les coûts liés à la gestion du site sur 30 ans (fauches, éclaircies, tailles, etc…).
Il ne comprend pas les coûts liés aux acquisitions foncières ni aux suivis scientifiques.
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
6. MESURES DE SUIVI
6.1. Suivi du chantier par un écologue référent 6.3. Suivi des mesures de compensation
Le suivi des mesures de compensation sera réalisé à n+1, n+2, n+3, n+5 et n+10, n+15, n+20, n+25 et n+30
L’écologue référent aura pour mission de viser et contrôler l’ensemble des mesures à réaliser : mise à jour des
inventaires des espèces invasives et de la flore patrimoniale devant faire l’objet d’un transfert, déplacement des
Les sites correspondant au différentes MC sont présentés au tableau d’introduction chapitre 5 concernant
amphibiens, contrôle des procédures des actions mises en œuvre, contrôle des procédures et de la réalisation des
les mesures compensatoires et dans le tableau suivant :
remises en état. Il tiendra à jour un tableau de suivi des actions et aura également la charge de préparer les reporting
destinés aux services de l’Etat.
N° de
Guilde Intitulé Site compensatoire
mesure
6.2. Suivi des mesures de réduction
MC 1.1 Maintien d’îlots de sénescence Puits de Châtaignier (n°2bis)
Les Carrières (n°4)
L’ensemble des mesures de création, restauration ou gestion des milieux naturels bénéficiera d’un suivi scientifique
Boisements Gestion de boisements favorable à Vallon de Chantegros (n°5)
sur 30 ans, afin d’évaluer l’efficacité des mesures environnementales et, le cas échéant, de corriger et d’adapter les MC 1.2
la Baccante La Roche Dubois-Durand (n°6)
mesures mises en œuvre. Dans ce cas, au-delà des périodes retenues, les suivis sont renouvelés pour vérifier Bois des Renaudières (n°3)
l’efficacité des corrections. Les suivis consisteront en des inventaires d’espèces (groupes cibles pertinents) réalisés MC 1.3 Création de boisements
par des écologues et des naturalistes, selon des fréquences variant en fonction des mesures et des espèces cibles. Milieux
Des protocoles reproductibles et normalisés seront mis en œuvre. Si des écarts par rapport aux objectifs fixés sont Fonliasmes (n°1)
ouverts à
MC 2 Création et restauration de bocage Puits de Châtaignier (n°2bis)
mis en évidence, des mesures correctives seront proposées. semi-ouverts
Haras de la Vienne (n°7)
(Bocage)
Le suivi des mesures de réduction sera réalisé à n+1, N+2, n+3, n+5 et n+10. Prairies Restauration de prairies calcicoles à
MC 3 La Roche Dubois-Durand (n°6)
calcicoles Origan / Azuré du serpolet
Création de milieux aquatiques
N°
MC 4.1 temporaires et de milieux terrestres
mesur Intitulé Objet Description
Milieux favorables aux amphibiens
e
steppiques Conservation et rafraichissement du Les Carrières (n°4)
Suivi des stations d’espèces végétales transplantées sur les sites MC 4.2
(Carrière) front de taille
Suivi de la flore MR4 compensatoires. Vérification du développement de façon pérenne des
Conservation des milieux
MS1 patrimoniale transplantations et semis : MC 4.3
sablonneux thermophiles
transférée MR5 - Rive droite de la Vienne (Scille à deux feuilles) ;
- Les carrières (Coquelicot argémone). Zone humide
MC 5 Création de zones humides Les Carrières (n°4)
(carrière)
Suivi des Suivi de la fréquentation des mares créées dans le cadre de la MR7 et de
amphibiens sur MR7 l’efficacité des ouvrages à amphibiens de la MR10.1 :
les mares - Mares permanentes du Passage Grande Faune ;
MS2 Site
restaurées et MR10.1 - Mares temporaires des carrières. N° Site Site Site Site Site Site
nouvellement MR10.3 mesure Intitulé Description n°2
Mise en œuvre d'un suivi standardisé des batraciens réalisé sur la base n°1 n°3 n°4 n°5 n°6 n°7
créées bis
du protocole « Pop’Amphibiens ».
Suivi phytosociologique des
Suivi de la colonisation des mares par la végétation permettant de mettre habitats faisant l’objet d’une
Suivi MR7 en avant ou non l’efficacité de la mesure et le cas échéant, ajuster le plan MS8 Flore, habitats gestion – Cartographie X X X X
MS3 phytosociologiq de gestion conservatoire. Période : Inventaires à réaliser
ue MR10.3 Veille attentive quant à l’arrivée d’espèces invasives, à éliminer le plus tôt entre avril et juin – 2 campagnes
possible après détection.
Suivi des habitats naturels, de la
MR9 Suivi standardisé de l’avifaune, sur la base du protocole STOC EPS (Suivi flore et des zones humides
Suivi
MS4 Temporel des Oiseaux Communs) sur toutes les zones aménagées par (végétation)
avifaunistique
MR10.1 des haies nouvellement plantées dans le cadre de la MR9. Au droit des mesures
Suivi des compensatoires, un suivi
Suivi de la grande et moyenne faune par piège photographique visant à
MS5 mammifères MR10.1 phytosociologique des habitats
mettre en avant l’utilisation et l’efficacité du Passage Grande Faune.
terrestres concernés, une quantification
ME3 Suivi de l’activité des chauves-souris par enregistreurs automatiques MS9 Zones humide surfacique des espèces X
et/ou manuels au droit : indicatrices de zones humide
Suivi des
MS6 MR9 - Des 3 viaducs interceptant des routes de vol importantes ; (selon l'arrêté de 2008) et un
chiroptères
- Des ouvrages hydrauliques calibrés pour permettre le passage inventaire des espèces
MR10.1 des chiroptères (chemin des Boeufs et thalweg du Logis). patrimoniales sera réalisé.
MR11 Suivi de la mortalité liée à l’infrastructure, mis en place par l'Exploitant Un suivi spécifique selon la
Suivi de la méthode nationale sera
MS7 pendant la durée de vie de l'ouvrage, soit 30 ans, via la quantification des
mortalité également réalisé dans les 5 ans
MR12 individus retrouvés morts sur la route.
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RN 147 – DEVIATION DE LUSSAC-LES-CHATEAUX
N°
Intitulé Description
Site
Site
n°2
Site Site Site Site Site 6.4. Estimation des coûts des mesures de suivi
mesure n°1 n°3 n°4 n°5 n°6 n°7
bis Dans le cadre du calcul des coût des mesures de suivi, on prendra le coût de 3 journée de terrain ainsi qu’une journée
suivant la restauration du site de rédaction fait par un écologue pour son estimation.
compensatoire de la rive.
N°
Période : Inventaires à réaliser Intitulé Objet Coût total
mesure
entre avril et juillet à raison de Mesures de réduction
deux passages minimums. Suivi de la
Type de suivi : mise en œuvre MR4
flore
d'un suivi standardisé des MS1 39 600 €
patrimoniale
batraciens réalisé sur la base du MR5
transférée
MS10 Amphibiens protocole « Pop’Amphibiens ». X X X Suivi des
Période : inventaires à réaliser amphibiens MR7
entre fin février et juin – 3 sur les mares
campagnes MS2 59 400 €
restaurées et MR10.1
Suivi semi-quantitatif par pose de nouvellement MR10.3
plaque. créées
MS11 Reptiles X
Période : Avril – Juin – 3 Suivi MR7
campagnes MS3 phytosociologi 39 600 €
Suivi de l’utilisation des milieux que MR10.3
par l’avifaune via le protocole MR9
STOC EPS (Suivi Temporel des Suivi
MS4 39 600 €
Oiseaux Commun par avifaunistique
MR10.1
MS12 Oiseaux Echantillonnage Ponctuel X X X X X X X Suivi des
Simple). MS5 mammifères MR10.1 19 800 €
Pour la MC2, suivi de terrestres
l’occupation des gites à Effraie ME3
des clochers.
Suivi de l’activité des chauves- Suivi des
MS6 MR9 39 600 €
MS13 Chiroptères souris par enregistreurs X X X X chiroptères
automatiques et/ou manuels MR10.1
Mammifères Suivi de la grande et moyenne MR11
MS14 X Suivi de la
terrestres faune par piège photographique MS7
Suivi des orthoptères mortalité Intégré au coup d’exploitation
MR12
Type de suivi : mise en œuvre Mesures de compensation
d’indices horaires d’abondance Site n°1 / Site n°2bis / Site n°3
(IHA) sur les milieux ouverts MS8 Flore, habitats 79 200 €
/ Site n°7
(prairies, friches herbacées) et
MS9 Zones humide Site n°4 19 800 €
Insectes - d’indices linéaires d’abondance
X X MS10 Amphibiens Site n°1 / Site n°2 / Site n°4 59 400 €
Orthoptères (ILA) sur les lisères de fourrés
MS11 Reptiles Site n°2 19 800 €
arbustifs et boisements, pour
chaque site compensatoire. Site n°1 / Site n°2bis / Site n°3
Période : inventaires à réaliser en MS12 Oiseaux / Site n°4 / Site n°5 / Site n°6 / 138 600 €
août / septembre. Site n°7
Site n°2bis / Site n°3 / Site n°4
MS13 Chiroptères 118 800 €
Suivi des papillons rhopalocères / Site n°5 / Site n°6 / Site n°7
MS15 Type de suivi : sur la base du Mammifères
MS14 Site n°1 19 800 €
protocole STERF (Suivi terrestres
Insectes - Temporel des Rhopalocères de Insectes -
X Site n°4 / Site n°7 39 600 €
Rhopalocères France). Orthoptères
Période : Inventaires à réaliser Insectes -
Site n°7 19 800 €
de mai à septembre – 4 Rhopalocères
campagnes. MS15 Insectes –
Suivi spécifique Bacchante Rhopalocères Site n°2bis / Site n°3 / Site n°5 59 400 €
Insectes - Bacchante
Période : Mai – Juin – 2 X X X
Rhopalocères Insectes -
campagnes Site n°5 19 800 €
Suivi spécifique azuré du Rhopalocères
Insectes - serpolet par transect TOTAL 831 600 €
X
Rhopalocères Période : Mai – Juillet – 3
campagnes
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7. PLANNING DE MISE EN ŒUVRE DES MESURES
Le tableau suivant présente le planning général des travaux et de mise en œuvre des mesures de réduction, des mesures de compensation et des suivis :
Phase 2022 2023 2024 2025 2026 2027
Phase d'exploitation
conception T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
Travaux du barreau routier
Libérations emprises
Archéologie préventive (fouilles)
Travaux Préparation de chantier
Travaux
Giratoires
Viaducs OANC
Ouvrages d'art courant
Rétablissements
Section courante-terrassements-chaussées
Equipements
Mise en circulation
Travaux finition-Paysagers
Mesures d'évitement
Evitement : conception, choix de l'implantation des limites
d'emprise chantier, des bases travaux, des stockages et des
accès
Mesures de réduction en phase chantier
MR1 : Mesure environnementales génériques en phase chantier
MR2 : Adaptation des périodes de travaux préparatoires selon le
calendrier biologique
MR3 : Délimitation des emprises chantier et mise en défens des Mise en
habitats sensibles place
MR4 : Prise en compte des espèces végétales exotiques
envahissantes pendant les travaux et en phase d'exploitation
MR5 : Mesures favorables au maintien des stations d'espèces
végétales patrimoniales :
Collectes graines
Ensemencement
- MR5-1 : Collecte de graines de Coquelicote argémone et Collectes complémentaire /
complémentaire site MC
semis (Papaver argemone ) graines Plantation site MC "Les
"Les carrières"
carrières"
- MR5-2 : Prélèvement et transplantation de bulbes de Scille à Repérage/Balisage des Plantation site MC "Rive
Récupération bulbes
deux feuilles (Scilla bifolia ) stations droite de la Vienne"
MR6 : Mise en place de barrières à amphibiens en phase Mise en
Entretien
chantier à proximité des sites de reproduction place
MR7 : Création de mares temporaires et d’habitats favorables à
Entretient des mares
l’accueil et la reproduction des amphibiens
MR8 : Protocole d'abattage spécifique pour les arbres gîtes
potentiels à chiroptères
MR9 : Mise en valeur écologiques des délaissés et dépendances
vertes
MR10 : Restauration des continuités écologiques de
l’infrastructure :
- MR10-1 : Création de passages à grande faune et
d'ouvrages hydroliques mixtes
- MR10-2 : Mise en place d'éléments de guidage de la faune
- MR10-3 : Création de mares permanentes
MR11 : Sécurisation du franchissement de l'infrastructure par la
faune
- MR11-1 : Pose de clôtures à gibiers tout au long de
l'infrastructure
- MR11-2 : Pose de grillage à amphibiens sur zones sensibles
MR12 : Aménagement anticollisions au niveau des viaducs
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Phase 2022 2023 2024 2025 2026 2027 Phase
conception T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 d'exploitation
Mesures d'accompagnement
MA1 : Gestion écologique du corridor entre Bois de Chênet
et Bois des Renaudières
Gestion
MA2 : Gestion écologique des Prairies calcicoles du vallon
des Âges
Mesures compensatoires
MC1 : Boisements
Site "Bois de Chênet"
Site "Rive droite de la Vienne" En lien avec MR5-2
Site "La Roche Dubois-Durand"
Site "Bois des Renaudières"
MC2 : Création et restauration de boccage
Site "Fontliasmes"
Site "Haras de la Vienne" Gestion
MC3 : Restauration de prairies calcicoles à Origan
Site "La Roche Dubois-Durand"
MC4 : Création et restauration de milieux pionniers
steppiques
Site "Les carrères" En lien avec MR5-1 et MR10-3
MC5 : Zone humide
Site "Les carrères" et ses abords
Mesures de suivis écologiques
MS1 : Suivi de la flore patrimoniale transférée
MS2 et 9 : Suivi des amphibiens sur les mares restaurées et
nouvellement crées
MS3, 7 et 8 : Suivi phytosociologique N + 1, 2, 3, 5, 10, 15,
MS4 et 11 : Suivi avifaunistique 20, 25 et 30 ans
MS5 : Suivi des mammifères terrestres
MS6 et 12 : Suivi des chiroptères
MS13 : Suivi des insectes
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Texte extrait tel quel de la pièce officielle, qui seule fait foi. La mise en page du document d'origine peut différer.