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14-11_GUIDE CONCEPTION INRS.pdf · 28 955 mots · du marché « Construction d'une nouvelle station de traitement des eaux usées au Tronchet », dossier de consultation officiel.

           Conception
des usines d’épuration
  des eaux résiduaires
L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS)

Dans le domaine de la prévention des risques
professionnels, l’INRS est un organisme
scientifique et technique qui travaille, au plan
institutionnel, avec la CNAMTS, les CRAM-CGSS et
plus ponctuellement pour les services de l’État
ainsi que pour tout autre organisme s’occupant
de prévention des risques professionnels.
Il développe un ensemble de savoir-faire
pluridisciplinaires qu’il met à la disposition de
tous ceux qui, en entreprise, sont chargés de la
prévention : chef d’entreprise, médecin du travail,
CHSCT, salariés. Face à la complexité des
problèmes, l’Institut dispose de compétences
scientifiques, techniques et médicales couvrant
une très grande variété de disciplines, toutes au
service de la maîtrise des risques professionnels.

Ainsi, l’INRS élabore et diffuse des documents
intéressant l’hygiène et la sécurité du travail :
publications (périodiques ou non), affiches,
audiovisuels, site Internet… Les publications
de l’INRS sont distribuées par les CRAM.
Pour les obtenir, adressez-vous au service
prévention de la Caisse régionale ou de la Caisse
générale de votre circonscription, dont l’adresse
est mentionnée en fin de brochure.

L’INRS est une association sans but lucratif
(loi 1901) constituée sous l’égide de la CNAMTS
et soumise au contrôle financier de l’État. Géré
par un conseil d’administration constitué à parité
d’un collège représentant les employeurs
et d’un collège représentant les salariés,
il est présidé alternativement par un représentant
de chacun des deux collèges. Son financement
est assuré en quasi-totalité par le Fonds national
de prévention des accidents du travail
et des maladies professionnelles.


Les Caisses régionales d’assurance maladie
(CRAM) et Caisses générales de sécurité
sociale (CGSS)

Les Caisses régionales d’assurance maladie
et les Caisses générales de sécurité sociale
disposent, pour participer à la diminution
des risques professionnels dans leur région,
d’un service prévention composé d’ingénieurs-
conseils et de contrôleurs de sécurité.
Spécifiquement formés aux disciplines
de la prévention des risques professionnels
et s’appuyant sur l’expérience quotidienne
de l’entreprise, ils sont en mesure de conseiller
et, sous certaines conditions, de soutenir
les acteurs de l’entreprise (direction, médecin
du travail, CHSCT, etc.) dans la mise en œuvre
des démarches et outils de prévention les mieux
adaptés à chaque situation.
Ils assurent la mise à disposition de tous les
documents édités par l’INRS.



Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’INRS,
de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite.
Il en est de même pour la traduction, l’adaptation ou la transformation, l’arrangement ou la reproduction,
par un art ou un procédé quelconque (article L. 122-4 du code de la propriété intellectuelle).
La violation des droits d’auteur constitue une contrefaçon punie d’un emprisonnement de deux ans
et d’une amende de 150 000 euros (article L. 335-2 et suivants du code de la propriété intellectuelle).

© INRS, 2006. Conception graphique Stéphane Soubrié. Mise en pages Altavox. Illustrations intérieures Atelier F. Causse.
           Conception
des usines d’épuration
  des eaux résiduaires
      Préconisations à l’intention
             des maîtres d’ouvrage
       en vue d’assurer la sécurité
       et la protection de la santé
     des personnels d’exploitation
                et de maintenance




                             ED 968
                               juin 2006
Cet ouvrage a été établi par un groupe de travail comprenant des spécialistes en conception des lieux de
travail, et plus particulièrement en usines d’épuration, des Caisses régionales d’assurance maladie
(CRAM) et de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS).

CRAM Bourgogne - Franche-Comté, Marc Duchet,
CRAM Bretagne, Gérard Petegnief,
CRAM Midi-Pyrénées, Yves Galtier,
CRAM Normandie, Michel Charvolin.
INRS Paris, Christian Terrier.

Lors de l’élaboration de ce document, ont été consultés les organismes suivants que nous tenons à remercier
pour leur collaboration :
- le Syndicat national des industries du traitement des eaux résiduaires (SNITER),
- le Syndicat professionnel des entreprises de services d’eau et d’assainissement (SPDE),
- certains services départementaux de l’État (Environnement, Affaires sanitaires et sociales, Agriculture,
  Équipement),
- ainsi que des représentants des métiers de la coordination sécurité et protection de la santé et de la maîtrise
  d’œuvre.
Sommaire


                                                                                               Page


           Introduction                                                                             7



           1 Généralités et démarche de prévention                                                  9


           1.1 Intégration de la sécurité à la conception des usines et des lieux de travail        9

           1.2 Intégration de la prévention à la conception des machines
               et des équipements de travail                                                     10

           1.3 Analyse préliminaire des risques                                                  10

           1.4 Activité de manutention des équipements et des produits                           13

           1.5 Délimitation des zones à risques avec une réglementation de zonage spécifique     13


           2 Implantations et circulations                                                       15


           2.1 Règles générales                                                                  15
           2.1.1 Lignes électriques                                                                 15
           2.1.2 Abords et clôtures                                                                 15
           2.1.3 Protection contre les crues                                                        15
           2.1.4 Mise hors gel                                                                      16

           2.2 Circulations extérieures aux bâtiments                                            16
           2.2.1 Circuit des piétons et des visiteurs                                               16
           2.2.2 Circulation des camions et autres véhicules                                        17

           2.3 Circulations intérieures aux bâtiments                                               17
           2.3.1 Circuits des piétons et des visiteurs                                              17
           2.3.2 Voies de circulation                                                               18

           2.4 Passerelles, galeries surélevées, plates-formes, planchers                        19


           3 Installations techniques, stockages                                                 21


           3.1 Réseaux d’eau                                                                     21
           3.1.1 Généralités                                                                        21
           3.1.2 Réseau d’eau potable                                                               21
           3.1.3 Réseau d’eau non potable                                                           21




                                                                                                3
    3.2 Installations électriques et éclairage artificiel                                                  22
    3.2.1 Installations électriques                                                                        22
    3.2.2 Maintenance des installations d’éclairage artificiel                                             24

    3.3 Assainissement de l’air et ventilation                                                             25
    3.3.1 Généralités                                                                                      25
    3.3.2 Locaux à pollution non spécifique : aération par ventilation générale (dilution et évacuation)   26
    3.3.3 Locaux à pollution spécifique                                                                    27

    3.4 Chauffage des locaux, confort en été                                                               28

    3.5 Appareils de levage                                                                                29
    3.5.1 Généralités                                                                                      29
    3.5.2 Ponts-roulants                                                                                   29
    3.5.3 Treuils de levage manuels                                                                        29
    3.5.4 Palans manuels                                                                                   30
    3.5.5 Accessoires de levage                                                                            30
    3.5.6 Vérifications et épreuves des appareils de levage                                                30

    3.6 Moyens de manutention                                                                              30
    3.6.1 Moyens de manutention                                                                            30
    3.6.2 Manutention continue                                                                             31

    3.7 Accès aux installations fixes et aux équipements                                                   32
    3.7.1 Choix du moyen d’accès                                                                           33
    3.7.2 Échelles                                                                                         33
    3.7.3 Plates-formes élévatrices mobiles de personnel                                                   33
    3.7.4 Signalisation des accès                                                                          33
    3.7.5 Tampons et trappes d’accès (hors appareils à pression)                                           34
    3.7.6 Couvertures des regards et puits                                                                 34
    3.7.7 Ouvertures pratiquées dans des parois verticales                                                 34
    3.7.8 Ouvertures pratiquées dans les parois horizontales                                               34
    3.7.9 Caillebotis                                                                                      35
    3.7.10 Garde-corps fixes                                                                               36

    3.8 Stockages                                                                                          36
    3.8.1 Stockage des liquides et des boues                                                               36
    3.8.2 Stockage des solides en vrac                                                                     37
    3.8.3 Stockage en citernes et réservoirs                                                               38
    3.8.4 Stockage en silos et trémies                                                                     43
    3.8.5 Stockage de gaz                                                                                  44

    3.9 Locaux techniques                                                                                  44
    3.9.1 Local de maintenance des véhicules                                                               44
    3.9.2 Locaux d’exploitation                                                                            44
    3.9.3 Laboratoire                                                                                      44
    3.9.4 Local de traitement des boues                                                                    45
    3.9.5 Surfaces de stockage nécessaires pour la maintenance                                             45



    4 Structures des bâtiments                                                                             47


    4.1 Sols                                                                                               47



4
4.2 Façades                                                                   48

4.3 Couleurs de sécurité                                                      48

4.4 Locaux sociaux                                                            49


5 Bruit, incendie, explosion                                                      51


5.1 Bruit                                                                         51

5.2 Incendie                                                                      51

5.3 Explosion                                                                 52
5.3.1 Origine des risques                                                         52
5.3.2 Mesures spécifiques aux usines d’épuration                                  52



6. Cahier des charges des machines et équipements de production               53


6.1 Intégration dans le cahier des charges des équipements,
    des données hygiène, sécurité et conditions de travail                    53

6.2 Consignation des énergies                                                 53

6.3 Circuits de commande, dispositifs de protection                           55
6.3.1 Alimentation électrique des circuits de commande                            55
6.3.2 Conception des circuits de commande                                         55
6.3.3 Description des dispositifs de protection des personnes                     57
6.3.4 Protection contre les organes dangereux en mouvement ou susceptibles
      de se mettre en mouvement                                                   58
6.3.5 Commandes locales pour organes ou équipements dangereux                     59
6.3.6 Principes généraux pour faciliter les opérations de maintenance             59

6.4 Machines et équipements de travail spécifiques aux stations d’épuration   60
6.4.1 Dispositions particulières                                                  60

6.5 Vérification de la conformité des machines                                62


7 Conception et aménagement des bureaux                                       63


7.1 Principes généraux                                                        63


8 La maintenance des lieux de travail et la maintenance des équipements       65


8.1 Dossier d’intervention ultérieure sur l’ouvrage (DIUO)                    65

8.2 Spécificités de la maintenance des usines d’épuration des eaux            65


Index des mots-clés                                                           66



                                                                              5
Introduction




               e document établi à l’intention des maîtres        Pour atteindre l’objectif visé, il est important que
          C    d’ouvrage est destiné, en particulier, à être
          inclus aux dossiers de consultation des maîtres
                                                                  ce document soit intégré dans les dossiers
                                                                  d’appels d’offres des entreprises, en tant que
          d’œuvre et des entreprises.                             pièce contractuelle, afin qu’elles tiennent compte
          Il concerne les usines d’épuration des eaux rési-       des préconisations décrites dans ce document.
          duaires urbaines et industrielles dans le cas où        Les maîtres d’ouvrage pourront ainsi être assurés
          l’effluent est de même nature. En revanche, ce          de la qualité des offres au regard de la prévention
          document ne concerne pas les eaux industrielles         des risques professionnels.
          de nature différente des eaux résiduaires urbaines :
          traitement de surface, industrie pétrolière, etc.       Remarque

          Ce document vise à impliquer l’ensemble des per-        Cette brochure présente essentiellement des pré-
          sonnes et organismes concernés par le projet            conisations spécifiques aux usines d’épuration
          (donneurs d’ordre, maîtres d’ouvrage, concep-           des eaux résiduaires et aux ouvrages annexes.
          teurs, coordonnateurs sécurité et protection de la      Pour des préconisations générales applicables
          santé, constructeurs…), pour intégrer une               quels que soient les lieux de travail, on pourra se
          démarche générale de prévention des risques au          référer à la brochure Conception des lieux et des
          tout début du projet. Il s’applique aussi bien aux      situations de travail, INRS, ED 950.
          créations, aux agrandissements qu’aux modifica-         Se reporter aussi à la brochure Usines de dépollu-
          tions importantes des usines d’épuration du             tion des eaux résiduaires et ouvrages d’assainis-
          domaine public ou privé.                                sement, ED 820, concernant plus particulièrement
                                                                  la dépollution et la ventilation des ouvrages.
          Les éléments présentés sont à prendre en compte
          le plus en amont possible dans le projet de             La prévention des risques professionnels aux-
          conception de l’usine d’épuration, c’est-à-dire des     quels sont exposés les salariés lors de la
          la phase de définition du cahier des charges par le     construction de la station n’est pas traitée dans
          maître d’ouvrage ou le donneur d’ordre (phase           cet ouvrage. On pourra se référer à la brochure
          programmation du projet). En effet, lors de cette       Aide-mémoire BTP. Prévention des accidents du
          phase, les choix fondamentaux sont pris pour la         travail et des maladies professionnelles dans le
          future exploitation de l’usine d’épuration des          bâtiment et les travaux publics, INRS, ED 790.
          eaux résiduaires, choix qui sont difficilement
          réversibles par la suite s’ils se révèlent non opti-    Ce document ne traite pas de l’incinération des
          maux sur le plan de la productivité et de la qualité,   boues : pour de plus amples compléments, voir la
          mais aussi dangereux pour la santé et la sécurité       brochure Conception des usines d’incinération
          du personnel et pour l’environnement.                   des ordures ménagères, INRS, ED 946.




                                                                                                               7
    Descriptif des phases du processus                       3. Traitement primaire : décantation simple,
    de traitement des eaux résiduaires                       traitement physico-chimique… (cette phase du
                                                             processus n’est pas représentée dans la figure),
    L’épuration des eaux comprend généralement               4. Traitement secondaire : biologique et clarifica-
    les phases suivantes indiquées dans la figure 1          tion (boues activées, lit bactérien, bio-filtres…),
    ci-dessous par des numéros :                             5. Traitement tertiaire : filtration, désinfection…
    1. Arrivée des effluents : canal d’arrivée, relève-      (cette phase du processus n’est pas représentée
    ment, bassin tampon,                                     dans la figure),
    2. Pré-traitement : dégrillage, dessablage,              6. Traitements complémentaires : boues, déso-
    dégraissage, déshuilage,                                 dorisation…




         Figure 1 Exemple d’installation avec traitement par boues activées.




8
                                                                                                                              1
      1

Généralités et
démarche de prévention

                       Une usine est composée de bâtiments, de lieux de             moins pour ce qui concerne la sécurité et la santé.
                       travail, de circulations, mais aussi de machines, de         C’est donc à cet ensemble d’éléments que s’ap-
                       groupes de machines et d’équipements qui sont                plique l’intégration de la sécurité à la conception
                       imbriqués et qui dépendent les uns des autres, au            sous la responsabilité du maître d’ouvrage.




1.1 Intégration de la sécurité à la conception
des usines et des lieux de travail

                       Les lieux de travail doivent être conçus de façon            plus précisément avant la validation des études
      Bibliographie
                       que les personnes puissent y assurer les opéra-              préalables (dans le déroulement du projet, les
(1)
    Code du travail,   tions d’exploitation et de maintenance dans de               études de conception se situent, en partie, avant
article L. 235-15.     bonnes conditions de sécurité et de santé (1) (2) (3) (4).   l’attribution du marché, les études de réalisation
(2)
    Code du travail,                                                                se situant après les attributions du marché). Il est
articles L. 235-1      Les aspects de la conception concernant les condi-           souhaitable également que le (ou les) coordina-
à R. 235-5.
(3)
                       tions d’usage (exploitation et maintenance) des              teur(s) SPS ait (aient) compétence et expérience
    Code du travail,
                       lieux de travail : gros œuvre, second œuvre, équi-           dans le domaine des usines de traitement d’eaux
article R. 238-37.
(4)                    pements (ascenseurs, systèmes de ventilation,                résiduaires.
    Code du travail,
article R. 235-5.      ponts-roulants, appareils et accessoires de
(5)
    Aide mémoire       levage…), dégagements pour le démontage et la                En particulier, au fur et à mesure du déroulement
BTP. Prévention des    manutention, sont de la responsabilité du maître             des phases de conception, d’études d’élaboration
accidents du travail   d’ouvrage (loi du 6 décembre 1976). Il se fait               du projet et de réalisation de l’ouvrage, le coor-
et des maladies        aider en phase conception et en phase réalisation            donnateur SPS de conception, puis le coordonna-
professionnelles
dans le bâtiment et
                       par un coordonnateur sécurité et protection                  teur de réalisation constituent le dossier d’inter-
les travaux publics.   de la santé (SPS) à qui il donne, par contrat,               vention ultérieure sur l’ouvrage (DIUO),
INRS, ED 790           les moyens et l’autorité qu’il estime nécessaires            rassemblant toutes les données de nature à facili-
(chapitre 1.3.6).      à l’exécution de sa mission (loi n° 1418 du                  ter la prévention des risques professionnels lors
                       31 décembre 1993). Il est donc essentiel que le              des interventions ultérieures sur les ouvrages(5),
                       coordonnateur “conception” soit désigné le plus              notamment les notices d’intervention pour les
                       tôt possible et, en tout état de cause, au plus tard         tâches qui nécessitent l’utilisation de moyens
                       lorsque les “études de conception” démarrent et              d’accès non permanents.




                                                                                                Généralités et démarche de prévention   9
1.2 Intégration de la prévention à la conception
des machines et des équipements de travail

                                    Les machines doivent, par construction, être          Dans le cas des stations d’épuration des eaux
      Bibliographie
                                 aptes à assurer leur fonction, à être réglées et         usées, il est impératif que le “concepteur-réali-
(1)
 Norme NF EN                     maintenues en état, sans que les personnes               sateur”, à qui a été confié le marché, effectue ou
1050, Sécurité des               soient exposées à des risques.                           fasse effectuer un contrôle de la conformité des
machines. Principes              Les mesures retenues par le constructeur doivent         équipements interdépendants en vue de fournir
pour l’appréciation
                                 viser à supprimer les risques, afin d’assurer la sécu-   une déclaration CE de conformité de cet ensemble
du risque.
                                 rité et la santé des intervenants, durant la période     (voir les normes NF EN ISO 12 100-1 et 12 100-2,
                                 prévisible d’existence de la machine, y compris le       Sécurité des machines. Notions fondamentales,
                                 montage et le démontage, mais aussi dans le cas où       principes généraux de conception).
                                 les incidents et accidents résulteraient de situations
                                 de fonctionnement anormales prévisibles. Les                La notice d’instructions obligatoire, en français,
                                 situations anormales prévisibles d’exploitation          fournie par le constructeur ou l’importateur des
                                 (fonctionnements dégradés) sont précisées dans la        machines et équipements de travail, comporte,
                                 notice d’instructions du constructeur.                   entre autres, les instructions pour que les opéra-
                                                                                          tions de mise en service, utilisation, manutention,
                                   Les machines et équipements de travail fournis         installation, montage/démontage, réglage, main-
                                 par un constructeur ou un importateur donné doi-         tenance, puissent s’effectuer sans risques, et
                                 vent faire l’objet d’une procédure de certification      toutes instructions utiles, notamment en matière
                                 de conformité (autocertification CE ou examen CE         de sécurité.
                                 de type) qui est à la charge de ce constructeur ou
                                 de cet importateur.




1.3 Analyse préliminaire des risques

                                 La nécessité d’intégrer la prévention des risques          Identification des activités spécifiques ou ne
                                 pour la santé et la sécurité des personnes à la          relevant pas d’un mode de traitement général
                                 conception des usines d’épuration des eaux rési-         décrit dans la brochure. Tous les équipements et
                                 duaires passe naturellement par plus de lisibilité       les situations de travail non abordés dans cette
                                 et de dialogue entre le titulaire du marché des tra-     brochure relèvent d’une analyse de risques
                                 vaux et le maître d’ouvrage ou son représentant.         spécifiques.

                                 Cela se traduit pour le titulaire par la démarche        B. Analyse préliminaire des risques pour des
                                 ci-après qui se déroule sous sa responsabilité           activités spécifiques
                                 avant le démarrage des travaux (voir figure 1.1).           Inventaire des activités spécifiques futures pro-
                                                                                          bables (exploitation, nettoyage, réglage, mainte-
                                                                                          nance, réparation, démontage/remontage, etc.)
                                 Synthèse de la démarche :                                pour tous les équipements de chaque sous-
                                                                                          ensemble fonctionnel, qui ne relèvent pas d’un
                                 A. Revue de projet                                       traitement général.
                                    Revue de conception à l’aide des préconisations          Identification des phénomènes dangereux pour
                                 figurant dans la présente brochure, avec l’identifi-     chaque activité (par exemple, le bruit, la rotation
                                 cation des écarts et le recensement des dangers.         d’un axe moteur, un conducteur sous tension…).



 10         Généralités et démarche de prévention
   Estimation du risque (le risque est fonction de l’ac-     Dans la mesure où le concepteur met en œuvre
tivité future probable et du phénomène dangereux).         ces recommandations, il fait sienne l’évaluation
   Proposition de dispositions constructives pour          des risques qui les justifie. Il est alors fondé à s’y
éliminer les risques, sinon les réduire, en respec-        adosser de manière générale, sans qu’il soit
tant la hiérarchie des moyens de prévention                nécessaire de répéter l’évaluation pour chacun
définie dans le code du travail (article L. 230-2).        des postes ou chacune des activités.

                                                              Les cas singuliers ou activités spécifiques (voir
                                                           figure 1.1) nécessitent une analyse préliminaire
                                                           des risques du poste de travail à partir de
                                                           l’activité future probable. Un exemple d’analyse
                  A. Revue de projet                       de risques est donné sous la forme du tableau 1.1.
                                                           On considère comme “cas singuliers” les points
                                                           non traités dans la brochure et ceux qui ne
                                                           répondent pas aux préconisations, en justifiant
                                                           ce non respect.

               NON     Existence
                                                           Le document justificatif détaille :
     Fin                 de cas
                      singuliers ?                            la nature du ou des dangers,
                                                              le mode opératoire sommaire,
                                                              les phases présentant un risque d’exposition et
                            OUI                            l’évaluation de ce risque,
                                                              les mesures prises en conception (y compris les
                                                           protections collectives) et l’évaluation des risques
                B. Analyse préliminaire                    résiduels,
                     des risques                              si nécessaire, les mesures de protection indivi-
                                                           duelles préconisées et l’évaluation des risques
                                                           résiduels,
                                                              si nécessaire, les formations spécifiques
                                                           indispensables et les consignes à transmettre aux
    Activité                                               opérateurs.
                       Dangers            Risques
     future
                                                           Cette analyse des risques doit permettre de donner
                                                           de la lisibilité aux choix techniques que l’entreprise
                                                           (concepteur-réalisateur sur certains marchés)
                                                           propose au maître d’ouvrage et au maître d’œuvre.
                                                           Il s’agit pour ces derniers d’apprécier les consé-
                Mesures de prévention                      quences probables des choix techniques relatifs
                                                           aux bâtiments, aux implantations, aux équipe-
                                                           ments pour les activités des futurs opérateurs
                                                           humains, notamment en termes d’exposition aux
     Figure 1.1 Logigramme du processus d’analyse          risques pour leur santé et leur sécurité.
     préliminaire des risques.                             Pendant cette phase il est important que le maître
                                                           d’ouvrage s’assure de la cohérence des docu-
                                                           ments produits par le concepteur et le coordonna-
Cette brochure recense les dangers les plus fré-           teur de conception avec le programme.
quents sur une usine de traitement des eaux
usées et les risques d’exposition des opérateurs           Le résultat de la démarche peut se résumer pour
au cours de leurs tâches habituelles. Il en résulte        chaque ensemble fonctionnel présentant des
un certain nombre de recommandations relatives             risques spécifiques par des fiches du type ci-
à la conception de l’usine et des postes de travail.       après (tableau 1.1).




                                                                       Généralités et démarche de prévention   11
                                  Exemple d’analyse des risques pour les
                                    activités spécifiques

                                 Sous-ensemble fonctionnel : local de distribution
                                 des eaux, démontage et remontage d’une pompe
                                 de distribution.


Activités futures à réaliser                Identification des phénomènes       Évaluation des risques               Mesures de prévention
concernant l’ensemble                       dangereux                           professionnels correspondants        (élimination ou réduction
fonctionnel                                                                                                          des risques)

Déconnexion du câble                        Câbles sous tension électrique      Électrocution                        Consignation de l’énergie
d’alimentation de la pompe                                                                                           électrique à partir d’un dispositif
                                                                                                                     de séparation cadenassable

Isolement du réseau                         Réseaux en charge                   Projection d’eau sur les personnes   Fermeture des vannes d’isolement

Pose du palan sur le rail en plafond        Poids du palan supérieur à 25 daN   Lombalgie                            Palan à demeure sur le rail
                                                                                Chute de hauteur

Élingage de la pompe                        Instabilité du matériel en cours    Écrasement                           Crochets d’élingage, élingues
                                            de manutention par absence de                                            adaptées, plan d’élingage
                                            points de préhension intégrés

Remontage (opérations inverses)


       Tableau 1.1 Exemple de fiche d’analyse des risques pour un équipement qui déroge à la solution générale.



                                 On porte une attention particulière au risque bio-             L’établissement du “bon pour exécution” (BPE)
      Bibliographie
                                 logique qui est pris en compte dans l’analyse des              doit être délivré par le maître d’œuvre après
(1)
  Risques                        risques. Les organismes pathogènes susceptibles                accord sur les mesures de prévention proposées.
microbiologiques                 d’être présents dans les eaux résiduaires                      À l’issue de cette démarche, l’évaluation des
et travail dans les
                                 urbaines sont très nombreux et on a pu mettre en               risques peut enrichir utilement les notices d’ins-
stations d’épuration
des eaux usées.                  évidence des virus, des bactéries, des amibes,                 truction des équipements, le DIUO et le document
INRS, TC 34.                     des protozoaires, des vers parasites, etc. La                  unique.
                                 contamination par voie digestive ou cutanéo-
                                 muqueuse est possible en pratique tout au long                 Le concepteur remet au maître d’ouvrage par
                                 de la chaîne de traitement de l’eau. Le risque de              l’intermédiaire de son coordonnateur de sécurité
                                 contamination par voie respiratoire est à prendre              une notice d’utilisation. Cette notice permet à
                                 en considération dans les zones d’existence d’un               l’exploitant d’établir ses consignes de travail,
                                 aérosol, c’est-à-dire à proximité de tous les dispo-           poste par poste, en y intégrant les règles de
                                 sitifs d’aération des bassins, de pulvérisation,               prévention et de sécurité.
                                 près des chutes d’eau ou des zones d’impact,
                                 à proximité des presses à boues, des effluents et
                                 des boues(1).




 12         Généralités et démarche de prévention
1.4 Activité de manutention des équipements
et des produits

                              Il est établi un document de manutention (voir                   le cas échéant, les dispositifs intermédiaires à
                              tableau 1.2) qui, associé à chaque ensemble ou sous-          utiliser pour arrimer la pièce (palonnier, pièces de
                              ensemble d’un poids susceptible de créer des                  fixation, etc.),
                              risques (analyse de risques), détaille :                         l’identification du chemin d’évacuation jusqu’à
                                 le poids de la pièce et les moyens de préhen-              la zone de dépose finale,
                              sion éventuels,                                                  les différentes phases de l’opération : chemine-
                                 le moyen de manutention à utiliser,                        ment1, dépose intermédiaire, reprise… et les
                                 le mode opératoire de mise en place du moyen               moyens complémentaires à prévoir.
                              de manutention dans le cas où il n’est pas installé
                              à demeure (description du matériel, du chemin                 On attachera une grande importance à la réalisa-
                              d’amener, du positionnement à poste),                         tion des essais de manutention (voir § 3.6.1).


                              1 - Cheminement du composant de son emplacement initial jusqu’au lieu de maintenance ou de chargement sur véhicule.



Caractéristiques      Poids levé   Accessoires     Phase    Moyen de               Cheminement de la       Aires de réception       Commentaire
                      (daN)                                 manutention            charge/obstacle

Équipement :          75           Anneau de       1        Rail, chariot,         Benne à déchets à       Transpalette             L'élingue permet
motoréducteurs                     levage                   élingue à demeure,     déplacer                                         de rapprocher du
des deux vis de                                             palan                                                                   sol le point d'accro-
convoyage                                                                                                                           chage du palan.

                                                   2        Transpalette           Caillebotis non         Aire d'enlèvement
                                                                                   porteur,                finale
                                                                                   Gravillons, etc.

        Tableau 1.2 Exemple de document de manutention.




1.5 Délimitation des zones à risques avec une
réglementation de zonage spécifique

                              Il convient en outre de porter une attention particu-         Ces zones sont recensées et, sauf dispositions plus
      Bibliographie
                              lière sur les zones à risques avec zonage spécifique.         contraignantes de la réglementation (comme pour
(1)
    ATEX. Mise en                                                                           les zones ATEX), elles sont classées en fonction de la
œuvre de la régle-            Il s’agit essentiellement des zones et locaux :               permanence du danger et des risques associés :
mentation relative                à risque d’explosion (relevant de la réglementation          soit l’exposition au danger du personnel est
aux atmosphères               ATEX, atmosphères explosibles(1)),                            permanente,
explosives. Guide
                                  à risque d’incendie (et notamment les stockages              soit l’exposition au danger est liée à des conditions
méthodologique.
INRS, ED 945.                 de matière combustible),                                      ou des opérations particulières.
(2)
    Les espaces                   à risque d’apparition d’atmosphère confinée(2),
confinés.                         à risque d’exposition aux substances dange-               Dans le second cas, les conditions d’exposition au dan-
INRS, ED 967.                 reuses,                                                       ger sont décrites de manière détaillée et exhaustive.
                                  à risque d’électrisation ou d’électrocution,              Chaque type de zone est associé à un ensemble de
                                  à risque d’exposition à des niveaux sonores néces-        règles de sécurité spécifiques que l’exploitant intègre
                              sitant au minimum l’information des opérateurs.               à ses consignes de travail (voir tableau 1.3).



                                                                                                          Généralités et démarche de prévention    13
                                                    Parmi ces règles apparaît systématiquement une                                                   Le recensement est établi à temps pour être
                                                    restriction d’accès appuyée par une signalétique de                                              communiqué à l’organisme de vérification initiale
                                                    rappel, le personnel autorisé ayant bénéficié d’une                                              des installations électriques qui intervient avant la
                                                    formation particulière.                                                                          mise en service (rappel du décret).



                          Type de danger                                                               Occurence du danger                                    Contrôles et sécurités
                                                                                                                                                                 mises en place
                              Atmosphère confinée




                                                                                                                                    Mesures destinées
Identification                                                                                                                                                                            Remarques
                                                                                                                                    à réduire le danger
de la zone                                                                                                                                                                                complémentaires
                                                                              Danger électrique
                                                    Danger chimique




                                                                                                                                    ou le risque
                                                                                                                  Circonstance                             1er rang        2e rang
                                                                                                  0    1    2     d’apparition
                                                                                                                  danger
                       ATEX




                                                                      Bruit




Cette zone peut                                                                                   - Par voie de normalisation,      - Détail des           - On doit considérer qu’un     Renvoi possible
être identifiée :                                                                                 (ATEX) 0, 1, 2 indiquent des      mesures ou renvoi      moyen de prévention peut       aux recensements
- soit par un repère                                                                              dangers toujours présents, ou     à un mémoire           être défectueux. Il convient   des réactifs.
préexistant sur les                                                                               présents quelquefois en           d’étude.               donc de le sécuriser autant
plans (repérage                                                                                   fonctionnement normal, ou                                que faire se peut par un
d’ouvrage...),                                                                                    présents lors de modes de         - Dispositions         moyen de secours.
- soit par un repère                                                                              fonctionnement exceptionnels      d’évacuation.
spécifique sur un                                                                                 mais toutefois prévisibles.                              - On prend plus en compte
plan de masse,                                                                                                                                             la défectuosité de ce second
- soit par une                                                                                    - L’emploi de l’unité seule                              moyen.
information                                                                                       (0, 1, 2) concerne les gaz, et
de nature                                                                                         l’emploi des codes 20, 21 et 22
descriptive.                                                                                      concerne les poussières.

                                                                                                  - On peut étendre la convention
                                                                                                  à d’autres dangers.

                                                                                                  - Compléter la dernière colonne
                                                                                                  en cas de danger de type 2.


     Tableau 1.3 Exemple de tableau de délimitation des zones à risques spécifiques.




14        Généralités et démarche de prévention
                                                                                                                   2
      2

Implantations
et circulations

2.1 Règles générales

                       Dès le début, le maître d’ouvrage définit (si besoin   permettre une ventilation sans incidence sur les
      Bibliographie
                       avec l’aide de personnes compétentes) le classe-       autres locaux.
(1)
    Code du travail,   ment des locaux à l’égard des risques d’explosion
article R. 235-3.      de façon à limiter le traitement “anti-explosion”
(2)
    L’éclairage        aux zones à risques, ceci ayant d’autre part des       2.1.1 Lignes électriques
naturel.               conséquences sur les implantations.
INRS, ED 82.           La conception et l’implantation des locaux avec        Compte tenu des manutentions par grues et des
                       des risques d’explosion, d’asphyxie et d’intoxica-     risques d’électrocution, les lignes électriques
                       tion fait l’objet d’une étude de danger spécifique     du réseau public de distribution situées dans
                       suivant le paragraphe 1.5.                             l’emprise du site sont enterrées.

                       Pour l’usine, les bâtiments et les voies de circula-
                       tion, on prend en compte :                             2.1.2 Abords et clôtures
                          les livraisons et les évacuations de matières
                       (réactifs, produits, déchets, combustibles…) ainsi     Les installations sont clôturées à l’aide d’une
                       que les surfaces d’évolution nécessaires pour les      enceinte d’au moins 2 m de hauteur. La responsa-
                       véhicules ;                                            bilité du fait de la chose (article 1384 du code civil)
                          les lieux et les surfaces nécessaires pour le       est engagée en l’absence de clôture. Les portails
                       stockage des réactifs chimiques et des produits        sont équipés de serrure et d’un verrouillage
                       (sables, boues…) ainsi que les aires de dépotage       avec butée en partie basse évitant toute entrée
                       associées.                                             par effraction.
                                                                              Par conception, les clôtures et portails pleins
                       On prévoit l’implantation des bâtiments et des         ou à montants verticaux ont des espaces libres
                       équipements, ainsi qu’une organisation de la           inférieurs ou égaux à 11 cm.
                       circulation et de l’exploitation, de manière à :
                          limiter au strict nécessaire la présence de         L’interdiction d’accès au public et les risques
                       piétons (personnels, intervenants, visiteurs…)         encourus sont clairement signalés, pas seule-
                       dans l’usine ;                                         ment au portail, mais par un affichage réparti sur
                          réduire les risques, pour les personnes dont la     tout le périmètre clôturé.
                       présence est nécessaire, dus à la circulation et aux
                       manœuvres des véhicules et engins, au niveau en
                       particulier :                                          2.1.3 Protection contre les crues
                       - des croisements entre les voies de circulation des
                         piétons et celles des véhicules ou engins,           Les constructions en zone inondable sont à proscrire.
                       - des marches arrière,                                 Dans le cas d’une dérogation, une attention parti-
                       - des manœuvres des véhicules et engins.               culière est apportée à l’implantation des ouvrages
                                                                              et des équipements.
                       Le maître d’ouvrage privilégie dans son projet la
                       pénétration de la lumière naturelle(1) (2).            Par exemple :
                       Les zones de stockage sont séparées des zones             les ouvrages susceptibles de recevoir une
                       d’activité.                                            poussée d’Archimède lors d’une crue sont conçus
                       Les locaux à risques d’asphyxie, d’intoxication et     pour être stables à vide ou sont équipés de
                       d’explosion sont isolés par construction de façon à    clapets de surpression ;



                                                                                                   Implantations et circulations   15
                                    les armoires électriques ainsi que toutes              2.1.4 Mise hors gel
                                  les zones de stockage sont implantées au mini-
                                  mum à 30 cm au-dessus de la cote des plus                Les installations sont protégées contre le gel car
                                  hautes eaux enregistrée. Le maître d’ouvrage             l’action de ce dernier peut avoir une incidence sur
                                  définit avec les services compétents la crue de          le fonctionnement du processus ainsi que sur la
                                  référence.                                               sécurité et la santé des opérateurs.




2.2 Circulations extérieures aux bâtiments

                                   Il est nécessaire de réaliser un plan de circulation    Tous les cheminements piétonniers disposent de
      Bibliographie
                                   comportant notamment : les aires de manœuvre des        pentes naturelles, de siphons de sol ou de
(1)
  Norme NF EN 124,                 camions, le sens unique giratoire de circulation        caniveaux, permettant l’écoulement des eaux
Dispositifs de                     (sens anti-horaire), les signalisations horizontales    de pluie ou de lavage, ainsi que des points
couronnement et de                 et verticales, le synoptique du plan de circulation à   d’alimentation en eau.
fermeture pour les
                                   l’entrée du site la limitation de vitesse…
zones de circulation
utilisées par                                                                              À l’exception du talutage, les dénivellations supé-
les piétons et                                                                             rieures à 0,50 m sont protégées contre les chutes.
les véhicules.                     2.2.1 Circuit des piétons et
                                   des visiteurs                                            Circuit de visite


                                    Chemins piétonniers                                   Le maître d’ouvrage doit préciser dans le cahier
                                                                                           des charges s’il impose un circuit visiteurs, auquel
                                   Lors de la définition des chemins piétonniers, il est   cas il doit préciser également s’il doit être traité
                                   nécessaire de prévoir des cheminements aussi            techniquement comme un ERP (établissement
                                   directs que possible entre les différents points        recevant du public) ou d’une manière moins
                                   d’intervention des personnes.                           contraignante.
                                   Il est préconisé une largeur de passage libre d’au      En tout état de cause, ce circuit fait l’objet d’un
                                   moins 1,50 m correspondant à une circulation de         aménagement et d’une signalisation spécifiques.
                                   piétons en double sens.                                 Il est conçu et organisé de façon à ce que les
                                                                                           visiteurs se trouvent à l’abri des risques : chute,
                                   Des matériaux antidérapants et facilement               risque électrique, mécanique, chimique, incendie
                                   nettoyables sont à privilégier.                         dus aux gaz, aux agents biologiques et aux éven-
                                   On réduit le risque de glissade en éloignant les        tuels aérosols véhiculés par les vents dominants...
                                   chemins piétonniers des zones exposées à des            Il doit permettre l’accessibilité des personnes
                                   projections (liquides, polymères) ou en implantant      à mobilité réduite. Les visiteurs ne doivent pas
                                   des écrans ou tout autre dispositif.                    pouvoir accéder aux organes de commande.

                                   L’implantation des trappes (regards, chambres de        Les points à surveiller particulièrement lors de
                                   visite…) est à proscrire dans l’emprise des circula-    son élaboration sont :
                                   tions piétonnières et routières.                           les conditions de circulation, le balisage, la
                                   Une zone spécifique est réservée pour ces trappes       nature des garde-corps (espacement libre
                                   à côté du réseau piétonnier.                            ≤ 11 cm),
                                   On ne dispose jamais une trappe ou un regard               les contraintes liées aux zones en cul-de-sac,
                                   dans le dégagement d’une porte ou d’un escalier            l’application des obligations réglementaires
                                   (distance de sécurité minimale : trois unités de        “construction et aménagement des lieux de
                                   passage soit 3 x 0,60 m = 1,80 m).                      travail”,
                                   Toutes les trappes sont conformes à la norme(1)            la signalisation des zones interdites aux
                                   (voir § 3.7.5).                                         personnes porteuses de stimulateurs cardiaques.




 16         Implantations et circulations
      Bibliographie
                          2.2.2 Circulation des camions et                         Une attention particulière est apportée à :
                          autres véhicules                                            l’organisation de l’écoulement des eaux de
(1)
    Norme NF EN 124,                                                               pluie et de lavage,
Dispositifs de            Dans la mesure du possible, l’entrée des véhi-              l’implantation de points d’eau de lavage, si la
couronnement et           cules de livraison ou d’enlèvement s’effectue en         voirie est soumise à des salissures,
de fermeture pour
les zones de
                          marche avant dans la zone de déchargement ou                la signalisation et la matérialisation des routes,
circulation utilisées     de chargement (livraisons de pièces de rechange,         des zones de chargement, des parkings,
par les piétons et        de réactifs, de combustibles, de pulvérulents,              l’implantation des trappes en dehors de
les véhicules.            etc.). Il en est de même pour la sortie des véhi-        l’emprise des zones de circulation des véhicules
(2)
    La circulation        cules des zones de chargement/déchargement.              (voir § 2.3.3). En cas de besoin, prévoir des
en entreprise.
                          Ces dispositions ne concernent pas les mises à           trappes conformes à la norme(1) et appartenant au
INRS, ED 975.
                          quai et les bennes amovibles.                            moins au groupe 4 (classe minimale D 400). Les
                                                                                   dispositifs de fermeture à charnières ont des
                          Dans la mesure du possible, les dispositions             sécurités identiques à celles indiquées au § 3.7.5.
                          suivantes sont à respecter :                             “Tampons et trappes d’accès” ;
                             pentes des rampes inférieures à 10 % pour les            la résistance du revêtement de chaussée en
                          poids lourds, véhicules légers et les chariots           rapport avec les engins et véhicules utilisés.
                          automoteurs ;
                             rayon de courbure des routes dans l’axe de la         Les revêtements en gravillons sont à éviter à
                          chaussée d’au moins 13,50 m (sauf pour les               cause des difficultés de circulation des engins, de
                          véhicules légers) pour permettre un virage aisé du       fermeture des trappes et tampons et aussi des
                          véhicule ;                                               problèmes de nettoyabilité. Les revêtements en
                             largeur des routes au moins égale à :                 enrobés à chaud ou en béton sont à privilégier.
                          - 4 m pour les voies à sens unique avec une sur-
                            largeur jusqu’à 4,50 m en courbe,                      Afin de limiter au strict nécessaire les manœuvres
                          - 6,50 m pour les voies à double sens avec une           en marche arrière de véhicules, les camions
                            sur-largeur jusqu’à 7 m en courbe ;                    disposent d’aires de manœuvre. Par exemple : un
                             hauteur libre au-dessus des routes au moins           camion tracteur et une remorque ont besoin
                          égale à 4,50 m afin de permettre le passage de           d’une largeur supérieure à 30 m pour effectuer un
                          bennes, grues, etc.                                      demi-tour continu(2).




2.3 Circulations intérieures aux bâtiments

      Bibliographie
                          2.3.1 Circuits des piétons                               Pour la restructuration d'usines existantes, la largeur
                          et des visiteurs                                         minimale des dégagements est de 0,80 m(4).
(1)
    Article R. 235-3-10
du code du travail.       En complément des éléments définis au § 2.2.1            Prévoir des portes réservées aux piétons de façon
(2)
    Article R. 235-4-2    “Circuit des piétons et des visiteurs”, il convient de   à séparer les entrées/sorties de ceux-ci de celles
du code du travail.       prendre en compte les points suivants.                   des véhicules.
(3)
    Circulaire DRT 95-                                                             Prévoir l'accès à pied aux postes de travail perma-
07 du 14 avril 1995
                          L’implantation et les dimensions des voies de cir-       nents qui se trouvent dans des zones d'évolution
relative aux lieux
de travail.               culation, y compris les escaliers, les échelles fixes    de véhicules (camions, engins...) de façon que les
(4)
    Article R. 232-12-3   et rampes de chargement doivent être détermi-            piétons (y compris les conducteurs eux-mêmes) ne
du code du travail.       nées en tenant compte des règles relatives à la          soient pas exposés, lorsqu'ils se rendent à leur
                          prévention des incendies et à l’évacuation(1). Il en     poste de travail ou le quittent, aux risques dus à la
                          résulte que la largeur minimale des voies de circu-      circulation des véhicules.
                          lation pour les piétons est de 0,90 m(2).                Concevoir les postes de travail, les zones ou niveaux,
                          Toutefois, la largeur minimale entre un mur et           ainsi que leur accès par des portes, escaliers ou
                          un garde-corps ou une rampe d'une hauteur                échelles, de manière à éviter l'exposition des
                          maximale de 1,10 m, ou entre deux garde-corps ou         personnes à des chutes d'objets, de déchets ou à
                          rampes de même hauteur maximale, est de 0,80 m(3).       des projections.




                                                                                                       Implantations et circulations   17
                                  Prévoir une hauteur libre de 2,10 m minimum au-                               Tous les autres locaux sont à évacuer par une
      Bibliographie
                                  dessus des surfaces de circulation et des plan-                               circulation sûre ; ceci exclut, entre autre, toute
(1)
    Norme NF P 20-301,            chers accessibles.                                                            évacuation par l’intermédiaire d’un autre local
Portes de chaufferies             Placer les trémies avec des relevés périphériques                             présentant des risques comme ceux des locaux
et locaux assimilés.              en dehors des circuits piétons et, au besoin, les                             indiqués ci-dessus(2).
(2)
    Aide-mémoire                  baliser.
juridique.                                                                                                       Distances et moyens d'évacuation
Prévention des
                                   Moyens d’évacuation en cas d’incendie,
incendies sur les
lieux de travail.                 d’explosion ou de risque d’origine chimique                                   Les distances réglementaires et moyens d'évacua-
INRS, TJ 20.                                                                                                    tion pour la prévention contre les incendies sont
                                  L’ensemble des locaux techniques à risques spéci-                             précisées aux paragraphes 1.5 “Délimitation des
                                  fiques disposent d’une porte s’ouvrant vers l’exté-                           zones à risques avec une délimitation de zonage
                                  rieur du local, équipée d’une barre anti-panique et                           spécifique” et 3.8.4 “Stockages en silos et
                                  d’une signalisation (éclairage de secours, affichage                          trémies”.
                                  spécifique à l’extérieur conformément aux pres-
                                  criptions de la normatives (1)).
                                                                                                                2.3.2 Voies de circulation
                                  Sont concernés notamment : la chaufferie, les
                                  locaux électriques (postes de transformation,                                 Les largeurs des voies de circulation sont données
                                  locaux d’armoires divisionnaires…), les locaux de                             dans le tableau 2.1 suivant.
                                  stockage et de préparation des produits toxiques,
                                  corrosifs, explosibles ou inflammables, le local du
                                  groupe électrogène.



                                                                                       Circulation en sens unique                      Circulation en double sens

                                     Piéton seul                                       0,80 m1                                         1,50 m
                                     (hors voie évacuation
                                     incendie–issue de secours)

                                     Chariot à conducteur à pied                       Largeur de l'engin ou largeur                   Largeur des deux engins ou largeur
                                     Chariot à conducteur porté                        de la charge                                    des deux charges
                                                                                       +1m                                             + 1,40 m

                                     Véhicule léger                                    3m                                              5m

                                     Poids lourds                                      4 m en ligne droite                             6,50 m en ligne droite
                                                                                       (sur-largeur à 4,50 m en courbe)                (sur-largeur à 7 m en courbe)
                                                                                       30 m pour faire un demi-tour continu

                                            Tableau 2.1 Largeurs des voies de circulation.

                                  1 - La largeur est de 0,90 m dans le cas où le passage est une issue de secours en cas d’incendie.




 18         Implantations et circulations
2.4 Passerelles, galeries surélevées, plates-formes,
planchers
                      Les passerelles, les galeries surélevées, les             se reporter au §3.7 “Accès aux installations fixes et
      Bibliographie   plates-formes et planchers sont conçus de façon           aux équipements”.
(1)
  Norme NF EN ISO
                      à prévenir les risques de chute des personnes
14-122-2, Sécurité    et supporter les charges correspondant aux                Les éléments de planchers de circulation amo-
des machines.         équipements et matériaux en place, mais aussi             vibles sont limités au strict indispensable. Ils sont
Moyens permanents     à ceux manutentionnés ou stockés pendant les              munis de poignées escamotables et de dispositifs
d’accès aux           opérations de maintenance.                                de manœuvre sur articulations. Ils ne sont
machines.
                      Dans le cas de caillebotis, limiter la taille de la       ouvrables qu’après déverrouillage à l’aide d’un
                      maille à 20 mm x 20 mm.                                   outil, d’une clé…
                                                                                Les éléments de planchers non amovibles sont
                      La largeur minimale de passage libre des passerelles      fixés sur leur support.
                      et des galeries est de 0,80 m, portée à 0,90 m si c’est
                      un dégagement incendie (dans le cas de moins de           Une hauteur libre de 2,10 m minimum(1) est prévue
                      vingt salariés).                                          au-dessus des passerelles. Les surfaces pouvant
                      La largeur recommandée est de 1 m si la passerelle        être souillées et rendues glissantes par des produits
                      est empruntée fréquemment et simultanément par            (effluents, polymères...) sont antidérapantes et
                      plusieurs personnes(1), en particulier pour le circuit    conçues de façon à éviter les stagnations d’eau
                      de visite. En ce qui concerne les accès aux machines,     (par exemple : pente, caillebotis…).




                                                                                                    Implantations et circulations   19
                                                                                                                    3
      3

Installations techniques,
stockages

3.1 Réseaux d’eau

      Bibliographie    3.1.1 Généralités                                       Toutes les mesures sont prises pour éviter le
                                                                               risque de retour d’eau vers le réseau d’adduction
(1)
    Consignations      Le concepteur prévoit les dispositifs matériels per-    publique (par exemple : disconnecteurs)(4).
et déconsignations.    mettant la consignation, c’est-à-dire la mise et le     Les dispositifs de protection sont facilement acces-
INRS, ED 754.          maintien en sécurité d’une machine, d’un appareil       sibles pour permettre les contrôles périodiques.
(2)
    Normes NF
                       ou d’une installation, de façon qu’un changement        Des points de distribution d’eau, permettant
EN 563 et NF EN
563-A1, Sécurité       d’état soit impossible sans l’action volontaire de      d’assurer le nettoyage et la maintenance de
des machines,          tous les intervenants(1).                               l’usine, sont prévus en nombre suffisant (distance
températures des                                                               entre le point de distribution et le point d’utilisa-
surfaces tangibles.    Pour faciliter les opérations d’exploitation et de      tion inférieure à 30 m), implantés au plus près du
(3)
    Code du travail,   maintenance, il est nécessaire d’afficher des           lieu d’utilisation et protégés contre le gel.
article R. 238-4-2.
(4)
                       schémas de fonctionnement pour avoir une vision         Les tuyaux d’arrosage seront montés sur enrouleurs.
    Décret n° 89-3.
Article 27 relatif
                       globale du procédé dans la zone géographique            Des aires de lavage constituées d’un sol adapté à
aux eaux destinées     d’intervention.                                         la fonction sont également prévues. Les eaux de
à l’alimentation       Prévoir des organes d’isolement (by-pass, vannes,       lavage sont collectées puis envoyées dans le poste
humaine.               bâtardeaux...), si possible motorisés, de façon         toutes eaux ou, par défaut, en tête de station, en
(5)
    Norme NF           à faciliter les interventions, l’exploitation et le     aval du poste de comptage.
X 08-100, Couleurs.
                       fonctionnement en mode dégradé.
Tuyauteries rigides.

                       Les réseaux sont implantés ou protégés de façon à       3.1.3 Réseau d’eau non potable
                       ne pouvoir être heurtés par des véhicules.
                       Les réseaux sont pourvus de points de purge             À l’exception de l’eau potable provenant de la dis-
                       (vannes quart de tour...) et de trappes de visite       tribution publique, toutes les eaux d’autres origines
                       (brides, bouchons...) facilement accessibles.           sont considérées comme non potables.
                       Tous les réseaux sont clairement identifiés et ceux     Toute communication entre l’eau potable et
                       présentant des risques de brûlures sont calorifu-       l’effluent après traitement est impossible par
                       gés(2) ou protégés mécaniquement pour ne pas            construction.
                       être en contact avec la peau.                           Les canalisations d’eau non potable sont distinctes
                                                                               et différenciées des canalisations d’eau potable.
                                                                               Une canalisation d’eau non potable est repérée
                       3.1.2 Réseau d’eau potable                              par une couleur d’identification suivant la norme(5).
                                                                               Les prises d’échantillon d’eau non potable sont
                       Le raccordement au réseau d’eau potable public          pourvues d’une plaque “eau dangereuse à boire”
                       est obligatoire pour alimenter les locaux destinés      ou d’un pictogramme adapté.
                       au personnel (sanitaires et douches des vestiaires      La destination de l’eau non potable est exclusive-
                       et bureaux, etc.) ainsi que les installations sani-     ment réservée à l’alimentation des équipements.
                       taires et de sécurité utilisées dans les locaux tech-   L’opérateur ne doit pas être en contact avec l’eau
                       niques et le laboratoire(3).                            provenant du réseau d’eau non potable.




                                                                                             Installations techniques, stockages   21
3.2 Installations électriques et éclairage artificiel

      Bibliographie
                                  3.2.1 Installations électriques                          Coffrets et armoires électriques


(1)
    Décret n° 88-1056              Généralités                                           Les portes des armoires électriques doivent être
du 14 novembre                                                                            conçues de façon à ne pas gêner l’évacuation des
1988 et arrêtés                   Les installations électriques doivent être conçues      personnes en cas de danger (notamment d’incendie).
d’application.
(2)
                                  de façon qu’elles ne provoquent pas de risques          Prévoir au moins une unité de passage entre la
    Norme NF C 13-100,
Postes de livraison
                                  pour les personnes(1) (2) (3) (4).                      porte ouverte et la cloison.
électrique établis
à l’intérieur                     L’implantation du poste de transformation élec-         Des dispositions adéquates sont prises pour
d’un bâtiment.                    trique et de comptage doit être prévue en prio-         éviter toute remontée de gaz (H2S, méthane), par
(3)
    Norme NF C 13-200,            rité en limite de propriété afin d’éviter aux           exemple par une mise en surpression, et toute
Installations
                                  agents EDF de pénétrer sur le site ; à défaut, à        poussière par le choix de l’indice de protection IP.
électriques à haute
tension. Règles.                  l’extérieur des bâtiments d’exploitation pour les
(4)
    Norme NF C 15-100,            grosses unités.                                         Les voyants, indicateurs, boutons, organes de
Installations                                                                             réglage, devant être utilisés ou manœuvrés par du
électriques à basse               Les armoires de puissance et de commandes               personnel d’exploitation non-électricien, sont
tension. Règles.                  doivent être installées dans des locaux indépen-        ressortis en façade des armoires et coffrets ainsi
(5)
    Armoires                      dants des postes de travail permanents.                 qu’une prise de courant, protégées par un
électriques. Guide
                                                                                          disjoncteur différentiel à haute sensibilité 30 mA,
pratique destiné
à améliorer la                    Le régime du neutre est choisi en fonction des          destinée aux interventions de maintenance.
sécurité d’exploita-              besoins d’exploitation et des risques (en particulier
tion des armoires et              du risque d’explosion).                                 Il faut prévoir, en cas d’utilisation d’automates
coffrets électriques                                                                      industriels, des cartes électroniques de réserve
de tension inférieure
                                  Dans le cas d’utilisation de châssis basse tension      afin qu’en cas de défaillance, toute intervention
à 1 000 V.
INRS, ED 46.                      (230 V – 400 V), sans armoires, dans des locaux         reste possible ou que le système soit entièrement
                                  basse tension spécifiques à accès réservé, toutes       et immédiatement secouru.
                                  les parties actives sous tension doivent être           Afin de réserver des possibilités d’adjonctions
                                  inaccessibles ou protégées à l’aide d’écran isolant     futures, dimensionner les différents volumes des
                                  et transparent.                                         coffrets ou armoires (volume général, goulottes
                                                                                          de câblage, borniers de raccordement, rails d’en-
                                   Indices de protection                                 clipsage) de façon à permettre d’installer 20 % de
                                                                                          possibilité nouvelle globale(4) (5).
                                  Les matériels sont choisis en fonction des
                                  influences externes et de l’environnement spéci-        Dans chaque coffret ou armoire, un dispositif
                                  fique des postes de travail : sites humides et non      permettant le rangement des plans électriques
                                  isolants, sites poussiéreux, nettoyage à la lance(1).   doit être prévu.
                                  Les coffrets et les prises électriques soumis aux
                                  projections d’eau ou aux intempéries ont un             Répartir des coffrets équipés de prises de courant
                                  degré de protection adapté.                             à destination des interventions pour mainte-
                                                                                          nance, à proximité des installations.
                                   Protection contre la foudre
                                                                                          Pour connecter ponctuellement des appareillages
                                  En fonction des risques locaux, les installations       électriques supplémentaires (pompes, unités de
                                  électriques du site (armoires générales intérieures     mesures...), des coffrets électriques sont installés par
                                  et armoires ou coffrets extérieurs) sont protégées      secteur géographiques. Ils sont équipés de prises de
                                  contre la foudre.                                       courant (protégées 30 mA) en nombre suffisant pour
                                                                                          que les rallonges électriques n’excèdent pas 20 m.




 22         Installations techniques, stockages
                         Séparation  des sources d’alimentation                   Équiper les départs de l’alimentation des équipe-
      Bibliographie
                        électrique pour la consignation                            ments situés dans des locaux mouillés ou suscep-
(1)
    Protection des                                                                 tibles de l’être, de disjoncteurs différentiels de
travailleurs dans       (voir § 6.2 “Consignation des énergies”)                   30 mA.
les établissements
qui mettent en           Arrêt d’urgence                                           Identification et marquage
œuvre des courants
électriques.
INRS, ED 723.           L’architecture du fonctionnement des arrêts                Repérer de façon durable toutes les bornes,
(2)
    Code du travail,    d’urgence passe nécessairement par une “analyse            câbles, conducteurs et appareils, qu’ils soient
livre II, article R.    de risque” qui :                                           situés à l’intérieur ou à l’extérieur des enveloppes.
233.84, annexe 1.         précise les équipements à arrêter, par un arrêt          Réaliser le repérage des câbles et conducteurs à
Règles techniques
                        d’urgence donné, soit individuellement, soit par           l’aide de manchons ou de colliers (non métal-
de conception et
de fabrication,         zone géographique, soit par process fonctionnel ;          liques) fixés de façon durable, résistant à l’attaque
point 1-6-3.              évite toute ambiguïté pour l’opérateur amené à           de l’environnement.
Séparation des          les utiliser.                                              Réserver les étiquettes adhésives au local TGBT
sources d’énergie,                                                                 (tableau général basse tension) ou à la salle de
point 1-2-4.
(3)
                        Dans tout circuit terminal, ou dans tout groupe de         commande.
    Code du travail,
décret du 14
                        circuits terminaux, sont installés des dispositifs
novembre 1988,          de coupure d’urgence. Ces dispositifs, aisément             Vérifications initiales des installations
article 20-IV relatif   reconnaissables et facilement accessibles, sont
à la protection des     capables de couper en charge tous les conduc-              Les installations électriques doivent être vérifiées
travailleurs ainsi      teurs actifs des circuits “primaires” correspon-           avant leur mise en service ou si elles ont subi une
que les circulaires
et arrêtés qui s’y
                        dants “en une seule manœuvre”(1).                          modification de structure. Elles doivent être mises
attachent.              La remise sous tension des circuits coupés ne              en conformité avant la mise en service des instal-
(4)
    Code du travail,    peut s’effectuer que par réarmement volontaire             lations(4) (5).
décret du 14            au niveau des organes de commande.                         En tout état de cause, la mise en service ne peut
novembre 1988,          Le déblocage du dispositif de coupure d’urgence            être faite qu’après correction des anomalies et
article 53-IV relatif
                        ne permet pas la mise en marche, mais autorise             fourniture par le constructeur du rapport définitif
à la protection des
travailleurs ainsi      seulement un redémarrage.                                  au maître d’ouvrage.
que les circulaires     L’arrêt d’urgence n’est pas nécessaire s’il n’est pas en
et arrêtés qui s’y      mesure de réduire le risque, soit parce qu’il ne réduit    En cas de modification d’une installation existante,
attachent.              pas le temps d’obtention de l’arrêt normal, soit parce     le maître d’ouvrage doit remettre à l’exploitant le
(5)
    Code de la          qu’il ne permet pas de prendre les mesures particu-        rapport de contrôle de ses installations avant travaux
construction,
                        lières nécessitées par le risque(2) (3).                   pour qu’il soit décidé si des aménagements sont
article 123-43.
                                                                                   nécessaires afin qu’il puisse les inclure ou non
                         Protection contre les contacts indirects                 dans le marché.

                        Contre les contacts indirects, les dispositions             Câblage à proximité des bassins
                        suivantes sont appliquées :
                           liaison équipotentielle des masses,                     Les boîtes de raccordements électriques ainsi que
                           raccordement à une prise de terre,                      les câbles sont facilement accessibles. Ils n’expo-
                           mise en place à l’origine de chaque circuit ou          sent pas les opérateurs à des postures dange-
                        groupe de circuits, de dispositifs de protection des-      reuses. Leur implantation limite les risques de
                        tinés à séparer ces circuits automatiquement de            chutes d’outils (tournevis…) dans les effluents
                        leurs alimentations et adaptés au régime de neutre         (voir figures 3.1 et 3.2).
                        (par exemple : disjoncteurs différentiels, fusibles…).




                                                                                                  Installations techniques, stockages   23
                                                      Face
                                                                                                                          Câble électrique
                                                      avant

                                                                        Coffret de                                        Chaîne
                                                                        distribution


                                                                                                                                   Poire


                                                                        Boitier de               Collier de
                                                                        raccordement             réglage


                                                                        Support                                           Effluents
                                                                        de câbles
                                                                                                 Lest


                                                           Effluents
                                                           Effluent



                                         Figure 3.1 Exemple de schéma de                          Figure 3.2 Fixation de poire de niveau
                                         principe. Coffret de distribution, boîtier
                                         de raccordement et support de câbles.




      Bibliographie
                                  3.2.2 Maintenance des installations                           depuis des échafaudages roulants ou des
                                  d’éclairage artificiel                                     plates-formes élévatrices de personnel (voir
(1)
 Code du travail,                                                                            § 3.7.3 “Plates-formes élévatrices mobiles de
articles R. 232-7 et               Éclairage intérieur des locaux et                        personnel”). Dans ce cas, prévoir notamment
R. 232-7-8.                       des installations(1)                                       des zones permettant l’accès et le déploiement
                                                                                             de ceux-ci (voies ou zones bituminées, par exemple)
Autres références :               Afin de faciliter la maintenance de l’éclairage et         ou choisir l’emplacement des luminaires près de
- Norme NF EN 418,
                                  des réseaux électriques, l’éclairage de chaque             telles zones.
Sécurité des
machines.                         local est prévu, sauf si la taille ou son utilisation
Équipement d’arrêt                ne le justifient pas, par au moins deux circuits            Éclairage mobile
d’urgence. Aspects                indépendants, avec possibilité de consigner
fonctionnels.                     chaque zone indépendamment l’un de l’autre.                Pour tous les cas où un éclairage fixe ne peut être
Principes de
                                  Les dispositifs d’éclairage sont conçus de telle           mis en place dans les lieux qui nécessitent des
conception.
                                  manière que soit possible, sans risque de chute            interventions humaines ponctuelles (poste de
- Sécurité des
machines et des                   (notamment dans les bassins), toute opération de           relèvement, postes d’exhaure, bâche à boue,
équipements de                    nettoyage et de maintenance des appareils et des           etc.), des prises fixes de type industrielle doivent
travail. Moyens de                coffrets d’alimentation.                                   être installées au plus près des points d’utilisa-
protection contre                                                                            tion pour alimenter les différents éclairages
les risques
                                  Pour cela, l’accès à ces dispositifs est prévu prio-       mobiles nécessaires en fonction des types de
mécaniques.
INRS, ED 807.                     ritairement dans l’ordre suivant :                         locaux (enceintes conductrices, humides, atmo-
- Conception des                     depuis le sol, par exemple par utilisation de can-      sphère explosive…) (voir dans § 3.2.1 “Arrêt
équipements de                    délabres à variation de hauteur. Dans le cas de can-       d’urgence” et “Protection contre les contacts
travail et des moyens             délabres basculants, l’attention est attirée sur l’in-     indirects”).
de protection.                    teraction possible avec les piétons et les véhicules ;
INRS, ED 804.
                                     depuis des niveaux supérieurs (passerelles,              Éclairage de sécurité
                                  plates-formes fixes, planchers, toitures en terrasse...)
                                  munis de protections contre les chutes de hauteur de       Un éclairage par installation fixe est à prévoir dans
                                  façon que les interventions soient possibles sans          tous les lieux de travail.
                                  générer des risques supplémentaires de chute, c’est-       Le tableau 3.1 résume les minima pour des locaux
                                  à-dire que le travail soit prévu de plain-pied (par        qui ne sont situés ni dans un ERP (établissement
                                  exemple par utilisation de supports de lanternes           recevant du public), ni dans un IGH (immeuble
                                  orientables, pivotants ou à variation de hauteur) ;        de grande hauteur).



24          Installations techniques, stockages
   Conditions d’effectif et                                    Type d’éclairage de sécurité 1                               Performances1
   d’emplacement du local 1

   1) Local avec effectif ≥ 100 et densité                     Éclairage d’ambiance ou anti-panique                         - 5 lumens/m2 (5 lux) minimum, uniformément
   d’occupation > à une personne par 10 m2.                                                                                 réparti.
   2) Dégagement de superficie > 50 m2 soit                                                                                 - autonomie ≥ 1 h.
   pour local cité en 1), soit commun à un                                                                                  - foyers lumineux espacés de D ≤ 4 fois leur
   ensemble de locaux cités en 3) totalisant                                                                                hauteur au-dessus du sol.
   plus de 100 personnes.

   3) Local de travail :                                       Éclairage d’évacuation                                       - 45 lumens minimum.
   - soit avec effectif ≥ 20,                                                                                               - autonomie ≥ 1 h.
   - soit avec effectif < 20 mais ne débouchant                                                                             - foyers lumineux espacés de D ≤ 15 m.
   pas directement, de plain-pied et à moins de
   30 m, sur un dégagement commun équipé
   d’un éclairage de sécurité.
   4) Couloirs et dégagements autres qu’en 2)

   5) Locaux tels que cantines, restaurants,                   Minimum dito ci-dessus + minimum de la                       Minimum dito ci-dessus + minimum de la
   salles de réunion, salles de conférence.                    réglementation des ERP.                                      réglementation des ERP.

       Tableau 3.1 Éclairage de sécurité par installation fixe.

1 - Minima pour locaux situés ni dans un établissement recevant du public (ERP) ni dans un immeuble de grande hauteur (IGH). Dans le cas de locaux situés soit dans un IGH, soit dans
    un ERP, respecter la réglementation spécifique à ces lieux.




                                     Blocs autonomes d'éclairage de sécurité


                                    Tous les blocs autonomes doivent avoir la marque
                                    NF AEAS ou autre certification équivalente en
                                    vigueur dans l’espace économique européen.
                                    Pour les blocs autonomes d'éclairage d'évacua-
                                    tion, préférer ceux qui sont équipés d'un système
                                    automatique de test intégré (SATI) conforme à la
                                    norme NF C 71-820, système de test automatique
                                    pour appareil d'éclairage de sécurité.




3.3 Assainissement de l’air et ventilation

                                     3.3.1 Généralités                                                           oxygène d'un air ambiant constituent les princi-
                                                                                                                 paux risques.
                                                                                                                 Il est impératif d'identifier les lieux où peuvent
                                     Pour la démarche et les solutions techniques, on                            se produire des émanations accidentelles,
                                     se reportera à la brochure Dépollution des eaux                             ponctuelles ou permanentes de gaz ou poussières
                                     résiduaires, INRS, ED 820.                                                  susceptibles de provoquer des intoxications,
                                                                                                                 asphyxies, incendies ou explosions.
                                     La pureté de l'air, sa température et son hygromé-
                                     trie sont, à des degrés divers, essentielles pour la                        On rappelle qu’à la conception les ouvrages, et en
                                     santé et, dans tous les cas, des paramètres de                              particulier les espaces confinés, doivent être
                                     confort prépondérants pour l'activité humaine.                              ventilés mécaniquement en assurant un apport
                                     L'émission de polluants (toxiques et/ou                                     d’air neuf en quantité suffisante, afin de diluer et
                                     explosibles), de même que l'appauvrissement en                              rejeter à l’extérieur la pollution.



                                                                                                                                    Installations techniques, stockages      25
                           Pour les espaces confinés, on prendra en compte,                 Il convient pour cela d’optimiser la diffusion du
                           dès la conception, les éléments de ventilation                   soufflage d’air et de s’assurer que l’air vicié est
                           suivants :                                                       bien capté par le réseau d’extraction sans polluer
                             le système devra permettre de ventiler mécani-                 la zone d’intervention des salariés.
                           quement l’ouvrage avant d’entrer “en soufflant”,
                           sauf cas exceptionnel résultant d’une évaluation                 En conclusion, s’il est nécessaire de bien maîtriser
                           des risques, un débit d’air neuf d’au moins 10                   les risques les plus dangereux (hydrogène
                           volumes2 de l’espace confiné par heure.                          sulfuré, méthane…), il ne faut pas pour autant
                             la ventilation mécanique de l’ouvrage sera                     négliger la ventilation générale de l’ouvrage
                           active pendant toute l’intervention “en soufflant                qui doit concerner toutes les zones d’évolution
                           au plus près de l’intervenant” un débit d’air neuf               des intervenants.
                           correspondant à au moins 20 volumes2 de l’espace                 Il est indispensable que le maître d’ouvrage
                           confiné par heure.                                               assure la police des réseaux sur le bassin versant
                                                                                            pour limiter les risques de rejets sauvages
                           Pour les espaces peu profonds (moins de 1,80 m),                 d’hydrocarbures, de solvants et d’autres produits
                           d’un volume réduit, secs et largement ouverts sur                chimiques et/ou toxiques.
                           l’extérieur, on peut éventuellement envisager une
                           ventilation naturelle.                                           La réglementation du travail distingue deux
                                                                                            grandes catégories de locaux et de pollution :
                           Les volumes fermés ou semi-enterrés (locaux                        les locaux dits “à pollution non spécifique”,
                           techniques, puits) traitant les effluents propre-                dans lesquels la pollution est liée à la seule
                           ment dits mais aussi les boues sont ventilés :                   présence humaine, excepté les locaux sanitaires,
                              en différenciant le captage des polluants du                    les locaux dits “à pollution spécifique” : émis-
                           traitement des locaux ;                                          sion de substances dangereuses ou gênantes
                              en ce qui concerne les polluants (sulfure                     (gaz, vapeurs, brouillards, fumées, poussières),
                           d’hydrogène, méthane...), il est nécessaire de les               présence de micro-organismes pathogènes,
                           capter au plus près de leur émission grâce à une                 locaux sanitaires.
                           installation de ventilation à laquelle est associée
                           une détection fixe et permanente des polluants;                  Dans les volumes tout ou en partie fermés (puits,
                              pour ce qui est de la ventilation générale de                 réservoirs…) des usines d’épuration des eaux rési-
                           l’ouvrage, une installation de ventilation méca-                 duaires, les dispositions doivent être prévues dès
                           nique comprenant une compensation d’air traité                   la conception pour permettre une ventilation
                           et une extraction est nécessaire.                                efficace au cours des interventions.

                           Ces dispositions doivent être prises dès la
                           conception pour pouvoir s’assurer du bon                         3.3.2 Locaux à pollution non
                           fonctionnement du système de ventilation et sont                 spécifique : aération par ventilation
                           intégrées dans la notice descriptive de ventilation              générale (dilution et évacuation)
                           établie par le concepteur.
                                                                                            La ventilation générale de l’ouvrage doit concer-
                           L’introduction d’air neuf est très importante car                ner toutes les zones d’évolution des intervenants.
                           elle doit assurer, au niveau des zones d’évolution               L'objectif est de régénérer l'air vicié par la
                           des intervenants, un balayage stable et efficace.                présence humaine (désoxygénation, CO2) par
                           Elle doit se faire en maintenant une vitesse d’air               introduction d'air neuf (compensation d’air) pris à
                           d’au moins 0,2 m/s au niveau des opérateurs.                     l'air libre à l'abri de toute pollution.




                         2 - Valeurs minimales données à titre indicatif qui pourront être augmentées selon l’évaluation des risques.




26   Installations techniques, stockages
        Désignation des locaux                                                                     Débit minimal d’air neuf par occupant
                                                                                                   (en mètres cubes par heure)

        Bureaux, locaux sans travail physique                                                      25
        Locaux de restauration, de vente, de réunion                                               30
        Ateliers et locaux avec travail physique léger                                             45
        Autres ateliers locaux                                                                     60

        Désignation des locaux                                                                     Débit minimal d’air introduit
                                                                                                   (en mètres cubes par heure et par local)

        Cabinet d’aisances isolé2                                                                  30
        Salle de bains ou de douches isolées2                                                      45
        Salle de bains ou de douches2 communes
        avec un cabinet d’aisances                                                                 60
        Bains, douches et cabinet d’aisances groupés                                               30 + 15N1
        Lavabos groupés                                                                            0 + 5N1

        Désignation des locaux                                                                     Exemple d’activités

        Locaux sans travail physique :                                                             Travail assis du type : écriture, frappe à la machine, dessin, couture,
                                                                                                   comptabilité.
        Ateliers et locaux avec travail physique léger :                                           Travail assis ou debout du type : assemblage ou triage de matériaux
                                                                                                   légers, percement ou fraisage de petites pièces, bobinage, usinage
                                                                                                   avec outil de faible puissance, déplacement occasionnel.
        Autres ateliers et locaux :                                                                Travail soutenu.
                                                                                                   Travail intense.


          Tableau 3.2 Débits de ventilation dans les locaux de travail.

1 - N : nombre d’équipements dans le local.
2 - Pour un cabinet d’aisances, une salle de bains ou de douches avec ou sans cabinet d’aisances, le débit minimal d’air introduit peut être limité de 15 m3 par heure si ce local n’est pas
    à usage collectif.




                                      3.3.3 Locaux à pollution spécifique                                             Valeurs moyennes d’exposition (VME)
        Bibliographie
                                                                                                                     sur huit heures(1)
  (1)
    Valeurs limites                    Exposition aux poussières
  d’exposition                                                                                                          Poussières inhalables (diamètre aérodyna-
  professionnelle aux                 Le terme de poussières est générique, il recouvre                              mique < 100 μ m) sans silice :
  agents chimiques
                                      trois types de particules en suspension :                                      - sans risque spécifique : 10 mg/m3,
  en France.
  INRS, ND 2098.                         les poussières inhalables : arrêtées par le nez et                          - avec risques spécifiques :
                                      la bouche, diamètre aérodynamique ≤ 100 microns,                                 • chaux vive : 2 mg/m3,
  Autre référence :                      les poussières thoraciques : diamètre ≤ 30 microns,                           • chaux éteinte : 5 mg/m3.
  Guide pratique                         les poussières alvéolaires : capable d’atteindre
  de ventilation,                     les alvéoles pulmonaires, diamètre ≤ 10 microns.                                  Poussières alvéolaires :
  Espaces confinés.                                                                                                  - sans risque spécifique : 5 mg/m3.
  INRS, ED 703.
                                      Les principaux produits pulvérulents pouvant être
                                      présents dans les usines d’épuration sont :
                                         les poussières carbonées de boues séchées :                                  Exposition aux gaz d’échappement
                                      taille moyenne = 500 microns,
                                         les polymères en poudre : taille moyenne > 100                              Lorsque le dépotage des matières de vidange et
                                      microns,                                                                       des graisses, le chargement des boues stockées
                                         la chaux éteinte (Ca(OH)2) ou vive (CaO).                                   en silos ou toute autre opération nécessitent
                                                                                                                     l’intervention d’un engin à moteur thermique
                                      Ces produits ont une forte teneur en poussières alvéo-                         dans un local fermé, il est nécessaire de prévoir
                                      laires. Il est indispensable de prévoir le captage de ces                      un extracteur spécifique avec tuyau flexible,
                                      poussières au plus près de leur émission. Le système                           positionné sur l’échappement du véhicule, afin
                                      de captage est dimensionné pour respecter un taux                              d’éviter les gênes dues aux gaz.
                                      d’empoussièrement toujours en-deçà de la VME.




                                                                                                                                          Installations techniques, stockages        27
                            Assainissement par suppression d’émis-               Critères d'introduction d'air neuf
                           sions de polluants, par dispositifs de                 Tout débit d'air extrait d'un local par aspiration
                           captage par aspiration localisée ou par                doit être compensé par introduction d'un débit
                           ventilation générale                                   équivalent d'air neuf. Le local sera placé en légère
                                                                                  dépression.
                           Se reporter à la brochure INRS ED 950,                 L'air neuf introduit dans les locaux doit être pré-
                           Conception des lieux et des situations de travail.     levé à l'abri de toute source de pollution, filtré en
                                                                                  cas d'empoussièrement extérieur, et réchauffé en
                            Critères d'efficacité communs à ces modes            période froide.
                           de ventilation
                                                                                  Critères en cas de recyclage de l'air
                           Critères de dilution et de seuils d’alarme             Le recyclage de l’air est à proscrire dans le cas de
                           Pour les substances dangereuses pour la santé, le      polluants cancérogènes et/ou allergènes ainsi
                           constructeur concevra l’installation pour mainte-      que dans le cas de polluants non identifiés
                           nir les concentrations résiduelles aussi faibles       (voir § 3.3.2 “Contrôle et mise en service”).
                           que possible dans les zones de travail et en tout
                           état de cause à une valeur inférieure à la VME         Le maître d’ouvrage, si besoin par l’intermédiaire
                           (valeur moyenne d’exposition sur 8 heures).            de son maître d’œuvre, s’assure au constat
                                                                                  d’achèvement des travaux (CAT) de la remise des
                           Le dépassement de la VME entraîne une pré-             documents obligatoires dont la notice d’instruc-
                           alarme, le dépassement d’un pourcentage de la          tions, et le dossier d’installation de ventilation
                           valeur limite d’exposition (VLE), par exemple          comprenant les caractéristiques initiales en vue
                           70 %, entraîne une alarme d’évacuation d’urgence.      du contrôle et de l’entretien du système de venti-
                                                                                  lation.
                           La circulaire du 9 mai 1985 relative au commen-
                           taire technique des décrets n° 84-10936 et n° 84-      Contrôle et mise en service
                           1094 du 7 décembre 1984 concernant l’aération et       Le maître d’ouvrage s’assure, avant la mise en ser-
                           l’assainissement des lieux de travail précise que      vice, de la remise des documents obligatoires pré-
                           lorsque des substances susceptibles de former un       vus à l’article 40 du cahier des clauses techniques
                           mélange explosif sont des gaz ou des vapeurs           générales-travaux (CCTG–travaux) dont la notice
                           inflammables, leur concentration doit être mainte-     d’instructions.
                           nue à la plus faible valeur possible et rester infé-
                           rieure à 25 % de la limite inférieure d’explosivité
                           (LIE) dans l’ensemble de l’installation et à 10 % de
                           cette limite si des personnes travaillent dans
                           cette atmosphère.

                           Le dépassement de la limite de 10 % de la LIE
                           entraîne une pré-alarme, le dépassement d’une
                           valeur de 25 % de la LIE entraîne une alarme
                           d’évacuation d’urgence, ainsi que, en fonction de
                           l’analyse de risque d’explosion, le déclenchement
                           des mises en sécurité programmées.




3.4 Chauffage des locaux, confort en été

                           Pour le chauffage des locaux fermés et le confort
                           en été, voir la brochure INRS ED 950, Conception
                           des lieux et des situations de travail. Se reporter
                           également au § 2.1.4 “Mise hors gel”.




28   Installations techniques, stockages
3.5 Appareils de levage

      Bibliographie
                         3.5.1 Généralités                                       Il est prévu tout dispositif pour empêcher l’écrase-
                                                                                 ment par les galets de roulement : par exemple, des
(1)
    Décret du 9 juin     En fonction de la fréquence et de la pénibilité du      dispositifs chasse-main fixés sur le pont-roulant
1993.                    travail, la préférence est donnée aux moyens de         situés à l’avant et à l’arrière de chaque galet ou un
(2)
    Norme NF E 52-095,   levage motorisés.                                       dispositif empêchant l’accès. Si la commande des
Levage et manuten-                                                               ponts est automatique, il est prévu soit l’impossibi-
tion. Treuils à bras,
                         Prévoir des moyens de levage pour la manuten-           lité de survoler les zones où peuvent se situer des
à tambour.
Règles générales         tion des pièces supérieures à 25 daN.                   personnes, soit l’impossibilité pour les personnes
de construction.         Le choix et l’implantation de ces moyens doivent        d’accéder aux zones d’évolution du pont (protection
Épreuves.                être définis dès la conception, afin d’être pris en     périphérique avec verrouillage de l’accès...).
                         compte dans le calcul des structures(1).                Pour les poutres roulantes, un moyen d’accès et
Autres références :                                                              un poste de travail sécurisés sont prévus pour
- Code du travail,       Les dispositifs de levage fixes et leurs postes de      intervenir au niveau des organes mobiles.
articles R. 235-2-4
                         commande sont implantés et conçus de façon
à R. 235-2-7 et
                         que :                                                    Bennes preneuses ou grappins sur ponts-
R. 232-5 à R. 232-5-8.
- Annexe 1 (règles         les opérateurs ne se trouvent jamais sous les         roulants
techniques de            charges ;
conception et de           les charges puissent passer directement du            Une zone de garage du pont est prévue pour per-
fabrication, points      moyen de transport au lieu d’exploitation et inver-     mettre le remplacement et/ou la maintenance de
4-1 à 4-3-4) du livre
II du code du travail
                         sement et que les pièces manutentionnées                la benne ou du grappin.
citée par l’article      passent par-dessus les garde-corps (voir § 3.7.10       Cette zone de garage est permanente et d’une
R. 233-84-23             “Garde-corps fixes”).                                   dimension supérieure d’au moins 2 m à l’empatte-
« Fluides, énergies,                                                             ment maximum de la benne preneuse ou du grappin.
installations            Le poste de commande permet une vue totale sur          Dans le cas d’une utilisation manuelle, l’opérateur du
lourdes ».
                         la zone de manœuvre.                                    pont-roulant voit directement la totalité de la fosse.

                         Dans le cas de recours à une grue mobile, il est
                         défini une aire de travail stabilisée, suffisamment     3.5.3 Treuils de levage manuels
                         dimensionnée avec des caractéristiques de résis-
                         tance compatibles avec les charges à reprendre ;        Une attention particulière est portée :
                         cette aire est desservie par une voirie adaptée            au choix des matériels et matériaux pour éviter
                         (portance, fréquence…).                                 leur corrosion spécialement à l’interface eau/air
                                                                                 et au niveau du tambour,
                                                                                    au moyen de les mettre en place s’ils sont amo-
                         3.5.2 Ponts-roulants                                    vibles.
                                                                                 Les treuils de levage manuels disposent des équi-
                          Dispositions  pour l’exploitation et les              pements de sécurité nécessaires afin de prévenir
                         interventions de maintenance                            les risques à l’égard des personnes.
                                                                                 À titre indicatif, on peut s’appuyer sur les recom-
                         L’accès des personnes sur un pont et sur les            mandations de la FEM (Fédération européenne de
                         chemins de roulement s’effectue puissance élec-         la manutention) et la norme(2) qui prévoient
                         trique coupée, afin d’empêcher tout démarrage           notamment :
                         inopiné. En cas de besoin d’énergie pour la main-          un système de levage évitant le “retour de
                         tenance, une commande à action maintenue                manivelle” ;
                         embarquée peut être envisagée. Celle-ci est                un frein automatique de maintien de la charge
                         associée à un verrouillage à transfert de clé.          en position dès que l’on abandonne la manivelle ;
                                                                                    un connecteur muni d’un fermoir dont l’ouver-
                         Les câbles électriques souples des ponts et les         ture s’effectue par au moins deux mouvements
                         détecteurs de position sont disposés de manière         manuels distincts ;
                         que leur accès pour la maintenance et les réglages         un débrayage du tambour pour le dévidage du
                         soit possibles par la passerelle, et de façon que les   câble à vide, le cas échéant ;
                         câbles et détecteurs de position laissent dégagé le        des câbles adaptés aux caractéristiques du
                         passage protégé par les garde-corps.                    tambour et facilitent l’enroulement.




                                                                                                Installations techniques, stockages   29
      Bibliographie
                                  3.5.4 Palans manuels                                    3.5.6 Vérifications et épreuves des
                                                                                          appareils de levage
(1)
    Code du travail,              Si des palans sont prévus pour être mis en place
article R. 233-87.                temporairement sur des dispositifs de manuten-          À la réception, les appareils de levage sont accom-
(2)
    Arrêté du 18                  tion, prévoir et fournir les dispositifs nécessaires,   pagnés d’un dossier rédigé en français compre-
décembre 1992                     en particulier les moyens d’accès pour la pose et       nant :
fixant le contenu
                                  la dépose des palans en sécurité.                          un descriptif technique ;
de la déclaration
de conformité CE                                                                             une notice d’utilisation ;
relative aux équipe-              Nota : pour les opérations de levage fréquentes            une note de calcul(4) ;
ments de travail.                 (dégrillage, manutention des consommables,                 la déclaration CE de conformité et marquage CE (2) ;
(3)
    Arrêté du 1er mars            etc.), préférer les palans électriques.                    une notice de maintenance des différents
2004 relatif aux                                                                          organes et composants de l’appareil.
vérifications des
appareils et acces-
soires de levage.                 3.5.5 Accessoires de levage                             Les vérifications initiales et les épreuves sont
(4)
    Code du travail,                                                                      réalisées par une personne qualifiée(5) (6).
article R. 233-85.                Les accessoires de levage sont équipés de cro-          Les comptes rendus sont remis au maître d’ouvrage
(5)
    Code du travail,              chets de sécurité :                                     et les anomalies signalées par la personne qualifiée
article R. 233-11.                  verrouillage automatique à la mise en charge ;        ci-dessus sont levées avant la mise en service.
(6)
    Circulaire DRT                  déverrouillage manuel pour l’ouverture.
2005/04 du 24
mars 2005 relative
                                  Les crochets sont choisis conformément aux
aux vérifications                 règles techniques et ont satisfait à la procédure
des appareils et                  de certification CE de conformité(1) (2).
accessoires de levage,            Les accessoires de levage doivent être vérifiés
au carnet de main-                périodiquement (3).
tenance des appareils
de levage.




3.6 Moyens de manutention

                                  3.6.1 Moyens de manutention
      Bibliographie
(1)
    Code du travail,               Généralités                                           La conception et le choix des moyens de manu-
article R. 233-13.3.                                                                      tention sont tels que la charge puisse être
(2)
    Norme NF X 35-109,            Rappel : le levage des personnes n’est autorisé         transportée avec un seul moyen depuis le poste
Ergonomie. Limites                qu’avec du matériel spécialement conçu à cet            de travail jusqu’à la zone de réception pour un
acceptables de port
                                  effet (plate-forme élévatrice mobile de personne,       transport éventuel, sans rupture de charge autant
manuel de charges
par une personne.                 ascenseur...). Le levage des intervenants avec          que possible (voir le tableau 1.2 “Exemple de
                                  des appareils de levage de charge est interdit (1).     document de manutention” du § 1.4 “Activité de
                                                                                          manutention des équipements et des produits”).
                                  Les moyens de manutention sont en nombre et en          Tout appareil ou élément d’appareil devant être
                                  capacité suffisante pour éviter les manutentions        manutentionné doit pouvoir l’être sans mettre
                                  manuelles supérieures à 25 daN(2), notamment :          tout salarié en position anormale de risques.
                                    des moyens d’accrochage intégrés aux pièces
                                  lourdes (plaques, moteurs, vannes, aérateurs…) ;        Avant la réception des travaux, un essai sur les
                                    les moyens d’accrochage des équipements               matériels à manutentionner (pompes immergées,
                                  de manutention : crochets, points d’ancrage,            agitateurs, rampes des bassins d’aération…) est
                                  potences, chèvres pour palans, monorails équi-          effectué en présence du maître d’ouvrage ou, à
                                  pés à demeure ou non de palans ;                        défaut, de l’un de ses représentants. L’essai, pour
                                    les systèmes de transfert hydrauliques (charge-       être complet, doit évaluer, si nécessaire, les pos-
                                  ment et vidage du charbon actif ).                      sibilités d’accès de véhicules, de nettoyage du



30          Installations techniques, stockages
                         matériel... Les matériels du procédé sont concer-        sont vérifiés et éprouvés (1) (2) par des personnes
      Bibliographie
                         nés, mais aussi les matériels annexes (filtres des       qualifiées. Les résultats sont consignés dans un
(1)
    Arrêté du 1er mars   centrales de traitement d’air...).                       registre de sécurité.
2004 fixant les          C’est lors de ces essais que la qualité des trappes,     Les comptes rendus sont remis au maître d’ouvrage
conditions de vérifi-    barreaudage, caillebotis ou des garde-corps, va          et les anomalies signalées sont levées avant la
cation des équipe-
ments de travail
                         pouvoir être évaluée.                                    mise en service. Les procès-verbaux d’essais
utilisés pour le         Tout appareil nécessaire à la conduite (organe de        doivent être rassemblés par le coordonnateur SPS
levage des charges,      commande, voyant de contrôle, manomètre...) ou           et joints au DIUO.
l’élévation des          nécessitant un entretien (appareil d’éclairage,
postes de travail ou     boîtier électrique, filtre sur aéroréchauffeur, grais-
le transport en élé-
vation de personnes.
                         seur....) est accessible depuis la zone d’évolution      3.6.2 Manutention continue (3) (4) (5)
(2)
    Circulaire DRT       des intervenants.
2005/04 du 24            Les moyens de manutention sont conçus de façon            Accès aux transporteurs
mars 2005 relative à     que les charges puissent être manutentionnées
l’application de l’ar-   sans avoir à démonter les protections collectives.       Les transporteurs sont accessibles depuis le sol
rêté du 9 juin 1993.
(3)
                                                                                  ou bien sont équipés de passerelles le long du
    Norme NF H 95-101,    Potences de manutention                                tapis et autour des tambours de tête. Pour les
Engins de manuten-
tion continue.                                                                    petits convoyeurs, d’autres dispositions permet-
Code de sécurité.        Les potences destinées à l’accrochage des palans         tant les opérations d’entretien et de maintenance
Règles générales.        sont de préférence installées à demeure. Elles           sont envisageables au cas par cas. Les dispositifs
(4)
    Norme NF H 95-102,   sont conçues pour permettre un pivotement aisé           de graissage et de réglage sont accessibles
Engins de manuten-       (par exemple : une bague en Téflon), et sont équi-       depuis les circulations sans démontage des capo-
tion continue.           pées d’une aide pour faciliter la rotation du bras       tages.
Zone de transfert
entre appareils.
                         (par exemple : une poignée rabattable). Elles dis-
Code de sécurité.        posent du marquage CE.                                    Transporteurs à bandes (6) (7) (8)
(5)
    Norme NF H 95-110,   Les potences amovibles d’un poids supérieur à
Engins de manuten-       25 daN sont constituées de plusieurs éléments            Parmi les points importants à prendre en compte,
tion continue.           de moins de 25 daN qui disposent chacun d’une            en plus des accès traités ci-dessus, il convient de
Code de sécurité.
                         poignée de transfert.                                    veiller particulièrement à respecter les préconisa-
Règles générales.
(6)                      La pose et la dépose sont possibles depuis une           tions suivantes :
    Norme NF H 95-103,
Code de sécurité         zone de travail sécurisée.                                  Installer des protections intrinsèquement sûres
des transporteurs                                                                 sur tous les angles rentrants et en particulier les
à courroies.              Rails de manutention, points d’ancrage,                tambours d’extrémité et de contrainte, les rouleaux
Exemples de pro-         accessoires de levage                                    inférieurs accessibles, etc.
tecteurs aux points
                                                                                     Réaliser des captages enveloppant des trans-
d'enroulement.
(7)
    Norme NF 95-106,
                         Les rails avec butées, les crochets et les points        missions avec une partie grillagée permettant la
Transporteurs à          d’ancrage destinés à la suspension d’un palan…           vue sur les parties en mouvement.
courroies. Exemple       sont en matériaux inoxydables par nature et adap-           Positionner de part et d’autre du convoyeur un
de protection des        tés à l’environnement.                                   câble d’arrêt d’urgence lorsque la configuration
points de coincement                                                              ne permet pas de mettre en place des protections
sur les rouleaux.
                          Paniers de dégrillage                                  collectives efficaces sur le tapis. Ce câble est
(8)
    Dispositions
générales étendues                                                                implanté de telle sorte qu’il dépasse les tambours
par arrêté du            L’utilisation de paniers de dégrillage manuels est       d’extrémité.
21 juillet 1976          à éviter et il faut privilégier l’utilisation de            Prévoir un démarrage des équipements après
modifié par arrêté       dégrilleur automatique. Dans le cas de dégrilleur        signal sonore et/ou lumineux lorsqu’il existe un
du 25 janvier 1983.
(9)
                         manuel, une potence avec treuil de levage est ins-       risque dans les zones non protégées par des pro-
    Norme NF EN 294,
                         tallée ainsi que les moyens de manutention pour          tections collectives (par exemple : transporteur
Sécurité des
machines. Distance       le transfert direct dans le réceptacle de stockage       hors de la vue du poste de commande).
de sécurité pour         qui doit être évacuable facilement.                         Compléter, si nécessaire, les protections
empêcher l’atteinte                                                               d’angles rentrants et celles par câbles d’arrêt
des zones dange-          Contrôles et épreuves des moyens                       d’urgence, par l’intermédiaire de capots grillagés
reuses.
                         de manutention                                           respectant les distances de sécurité définies par
                                                                                  la norme(9).
                         Se reporter au § 3.5.6 “Contrôles et épreuves               Dans le cas de sauterelle, la rotation n’est pos-
                         des appareils de levage”.                                sible que par une commande à action maintenue
                         Les moyens de manutention (accessoires de                située à vue de l’équipement. Les aires de débat-
                         levage, points d’ancrage, potences, chèvres...)          tement sont matérialisées (voir figure 3.3).




                                                                                                Installations techniques, stockages   31
      Bibliographie
                                                                Rouleau porteur      Tambour d'inflexion        Rouleau porteur
Norme NF EN 349,                                                 précédant un        ou jeu de plusieurs         précédant un
Sécurité des                                                  tambour d'inflexion   rouleaux de déviation     tambour d'extrémité
machines. Écarte-
ments minimaux                                Rouleaux porteurs
pour prévenir                                  situés sous une
les risques                                   auge de réception
d’écrasement de
parties de corps
humain.
                                                                                                                              Tambour
                                                                                                                           d'entraînement
                                                                                                  Rouleau ou tambour         ou moteur,
                                                                                                     de contrainte           ou de tête




                                               Tambour de renvoi
                                              ou arrière, ou de pied


                                         Figure 3.3 - Localisation des principaux points rentrants.




3.7 Accès aux installations fixes et aux équipements

                                  Les passerelles, les galeries surélevées, les              Le fournisseur d’un équipement indique les zones
      Bibliographie
                                  plates-formes et planchers sont conçus de façon à          de maintenance de son matériel et les contraintes
(1)
    Norme NF X 35-                prévenir les risques de chute des personnes et             d’espace liées à ces opérations. Il détermine une
107, Ergonomie.                   supporter les charges correspondant aux équipe-            largeur minimale pour accéder à ces zones de
Dimension des                     ments et matériaux en place, mais aussi à ceux             maintenance (0,80 m pour les accès habituels ;
accès aux machines
et installations.
                                  manutentionnés ou stockés pendant les opéra-               0,60 m pour les accès occasionnels, sauf pour les
(2)
    Code du travail,              tions de maintenance.                                      accès en cul de sac de plus de 3 m : 0,80 m(1) (2)).
article R. 233-6.                                                                            Les éléments de planchers amovibles sont limités
                                  La largeur minimale de passage libre des passe-            au strict nécessaire. Ils doivent alors être munis
                                  relles et des galeries sera de 0,80 m pour les             de poignées escamotables ou de dispositifs de
                                  passages habituels.                                        manœuvre sur articulations. Ils doivent pouvoir
                                  Lors de l’étude de l’implantation, veiller à ce que        être fixés à leur support pour le rétablissement de
                                  les équipements et machines soient dégagés afin            la circulation et n’être démontables qu’à l’aide
                                  de faciliter la circulation autour d’eux lors de           d’un outil.
                                  l’exploitation et de la maintenance.
                                                                                             Toutes les surfaces sont antidérapantes vis-à-vis
                                  Par principe, éviter les obstacles autour des équi-        des produits potentiellement glissants pouvant
                                  pements.                                                   les souiller et conçues de telle façon à éviter les
                                                                                             stagnations d’eau (pente, caillebotis…).
                                  Apporter une attention particulière à l’espace laissé      Il ne faut pas d’accès permanent banalisé vers les
                                  entre une machine ou un équipement de travail et           zones à risques d’asphyxie, de noyade, d’enseve-
                                  un mur ou d’une ouverture pratiquée dans un mur.           lissement, et dans les espaces confinés.




 32         Installations techniques, stockages
      Bibliographie      3.7.1 Choix du moyen d’accès                            Lorsqu’un levage de personne est prévu, il sera
                                                                                 réalisé avec un matériel certifié pour le levage de
(1)
    Norme NF E 85-031,   Les escaliers fixes antidérapants constituent le        personnes. On rappelle que le levage d’une
Éléments d’instal-
                         moyen le plus sûr et sont à privilégier.                personne avec un appareil de levage de matériels
lations industrielles.
Escaliers fixes          Nota : les valeurs d’inclinaison des escaliers sont     est proscrit (voir la brochure Levage des personnes
métalliques.             données par la norme NF E 85-031 (1).                   en sécurité, INRS, ED 831).
(2)
    Norme NF E 85-010,
Échelles verticales      Pour les espaces confinés :
métalliques fixes.
(3)
                         Mettre en place, si la configuration de l’ouvrage       3.7.3 Plates-formes élévatrices
    Norme NF E 85-011,
                         impose une descente, les moyens d’accès adaptés :       mobiles de personnel
Éléments d’installa-
tions industrielles.     trépied ou potence équipé d’un treuil spécifique
Choix, moyens            pour le levage de personne équipé d’un stop-            Toutes les manœuvres d’exploitation doivent
d’accès fixes entre      chute. L’opérateur descendant dans l’espace             toutefois pouvoir être réalisées en sécurité depuis
deux niveaux.            confiné sera équipé d’un harnais avec un point de       un accès fixe à demeure.
Éléments d’instal-
                         fixation dorsal.                                        Les moyens d’accès normaux aux équipements
lations industrielles.
(4)                                                                              sont des escaliers, passerelles et planchers
    Norme NF E 85-012,
Protections                                                                      (exploitation, débourrage, maintenance…) en tant
condamnant l’accès       3.7.2 Échelles                                          que moyen collectif.
aux échelles.                                                                    Si le projet prévoit toutefois certains accès par
(5)
    Plates-formes        Les échelles à marches, dites de “meunier” sont à       plate-forme élévatrice mobile de personnel (PEMP),
élévatrices mobiles      proscrire.                                              réserver ceux-ci aux opérations rares (par exemple,
de personnel.
                         Pour la conception des échelles métalliques,            une fois par mois si la PEMP est disponible sur le
INRS, ED 801.
(6)
    Mesures complé-      fixes, inoxydables par nature, se reporter aux          site, ou sinon une fois par semestre si la PEMP est
mentaires relatives      normes AFNOR(2) (3) (4). Elles disposent d’un accès     louée). Les dispositions doivent être prises pour
à l’exécution de         aisé au niveau qu’elles desservent avec un amé-         permettre l’accès et la circulation de la plate-forme
travaux temporaires      nagement de la recette conforme à la norme.             élévatrice autour des points d’intervention.
en hauteur et
                         Pour les petites échelles d’accès à un regard, pré-     Les impératifs de la maintenance peuvent imposer
aux équipements
de travail mis à         voir une crosse amovible.                               qu’une PEMP soit en permanence à disposition
disposition et           Pour toutes les zones, et plus particulièrement         dans l’usine(5).
utilisés à cette fin.    celles à risques d’asphyxie, de noyade, d’enseve-
Décret n° 2004-924       lissement, il ne faut pas d’accès permanents, mais      Pour les petites installations où les accès aux
du 1er septembre
                         des éléments fixes à demeure qui permettent             équipements ne justifient pas une PEMP, on peut
2004, article
R. 233-13-20             l’accrochage en sécurité d’échelles amovibles :         envisager le recours à un échafaudage mobile
à R. 233-13-37.          ancrages (type 2 U en opposition fixés dans le          compte tenu du décret n° 2004-924 du 1er sep-
                         béton armé de la dalle) pour accrocher une              tembre 2004 sur le travail en hauteur (6).
                         échelle avec crosse télescopique (H = 1 m)
                         permettant l’amorce de la descente dans de
                         bonnes conditions de sécurité.                          3.7.4 Signalisation des accès
                         Lorsque la hauteur de l’échelle est supérieure à        Les accès aux zones présentant des risques parti-
                         3 m, elle est équipée d’un système antichute (type      culiers, définies au § 1.5, doivent faire l’objet
                         rail central avec sabot stop-chute), sinon un point     d’une signalétique claire (par exemple, des
                         d’ancrage est installé à proximité pour pouvoir y       panneaux…) permettant l’identification de ces
                         accrocher le stop-chute relié au harnais de sécu-       risques.
                         rité, avec un point d’accroche dorsal, au niveau de
                         la nuque, plutôt que ventral.                           Certains risques majeurs (explosion, asphyxie…)
                         La condamnation d’accès aux échelles à crinoline        peuvent nécessiter une interdiction d’accès à la
                         sera définie à partir de l’évaluation des risques.      zone en fonctionnement normal. Si un accès
                                                                                 permanent est prévu à la conception, ce sera un
                         L’évacuation de blessés étant délicate par les          accès contrôlé et le contrôle d’accès doit compor-
                         échelles à crinoline, il faut consulter le SDIS (ser-   ter un signalement visuel de la présence du
                         vice départemental d’incendie et de secours) pour       risque, à partir d’une détection fixe permanente
                         définir les moyens d’évacuation et les disposi-         (ozone…).
                         tions constructives les mieux adaptées, par             L’accès occasionnel doit s’effectuer dans le
                         exemple, une trappe spécifique avec potence             respect d’une procédure (ventilation, contrôle de
                         dimensionnée à cet effet.                               l’atmosphère, consignation…).




                                                                                                Installations techniques, stockages   33
                               3.7.5 Tampons et trappes d’accès                      Quand l’accessibilité de ces puits, fosses et
                               (hors appareils à pression)                           regards n’est pas nécessaire, leurs couvertures
                                                                                     doivent être solidaires de la structure et être
                               Pour le passage des personnes, prévoir une sec-       fixées à demeure ou nécessiter un outil pour être
                               tion d’accès aux ouvrages de dimension minimale       démontées. Elles doivent être équipées d’une
                               de 0,80 m x 0,80 m ou de diamètre au moins égal       poignée escamotable ou d’une ancre de levage
                               à 0,80 m.                                             pour les éléments encombrants et/ou lourds. En
                               Les passages donnant accès à l’intérieur d’instal-    outre, elles sont montées sur charnières de façon
                               lations susceptibles de présenter des risques         à faciliter le levage et éviter qu’elles tombent dans
                               pour les personnes ou pour des opérations de          le regard ou la fosse. Néanmoins cette disposition
                               maintenance importantes ont des dimensions            ne s’applique pas aux couvertures levées à l’aide
                               minimales de 0,80 m x 1,20 m.                         d’engins de levage.
                               En tout état de cause, les passages sont dimen-
                               sionnés de façon à pouvoir passer des matériaux,
                               outillages, échafaudages, planchers provisoires…      3.7.7 Ouvertures pratiquées dans
                               en sécurité et permettre une évacuation de            des parois verticales
                               secours.
                                                                                     Concevoir prioritairement des trous d’homme
                                                                                     situés dans les parois verticales, de façon que leur
                               3.7.6 Couvertures des regards et puits                partie inférieure soit située à 1 m du plancher
                                                                                     d’accès, ou bien les doter de dispositifs empê-
                               Les puits, les fosses et les regards, dans lesquels   chant la chute (par exemple, des barres verticales
                               une accumulation de gaz toxiques est possible,        limitant l’accès).
                               doivent être ventilés. Une couverture en caillebo-
                               tis peut en partie le permettre.                      Munir à demeure les tampons de couvercles
                               Pour les opérations de maintenance, après             d’un poids supérieur à 25 daN de dispositifs de
                               contrôle d’explosimétrie, il peut être nécessaire     manutention (potences orientables, charnières…).
                               de mettre en place une ventilation mécanique
                               avec apport d’air neuf.
                                                                                     3.7.8 Ouvertures pratiquées dans
                                                                                     les parois horizontales

                                                                                     Le premier principe à respecter est d’éviter de
                                                                                     descendre dans les ouvrages (bâche, bassin,
                                                                                     espaces confinés : puits, fosse…) lorsqu’il y a
                                                                                     risque de présence de produits fermentescibles
                                                                                     qui peuvent être à l’origine d’asphyxie mortelle.
                                                                                     Les opérations courantes (maintenance, net-
                                                                                     toyage) sont faites depuis l’extérieur dans une
                                                                                     zone sécurisée :
                                                                                        Les trémies de passage de matériel sont
                                                                                     fermées par une ou des trappes dont le poids et
                                                                                     les dimensions permettent leurs manipulations
                                                                                     par un homme. Chaque trappe est :
                                                                                     - montée sur gonds (ou charnières) non oxy-
                                                                                       dables,
                                                                                     - de plus grande dimension n’excédant pas 1 m,
                                                                                     - facilement manipulable par le personnel grâce à
                                                                                       une (ou des) poignée(s), à 0,40 m au plus du
                                                                                       bord opposé aux gonds.
                                                                                     Utiliser des éléments en caillebotis lorsqu'il existe
                                                                                     des besoins de visualisation (supérieurs à une fois
                                                                                     par semaine), en raison des qualités de cet équi-
     Figure 3.4 - Dispositions sécuritaires pour un poste de relèvement.             pement : légèreté, transparence et adhérence.




34       Installations techniques, stockages
                               Un système (du type béquillage, compas ou                   Sous la trappe, un barreaudage protège les
                            vérins) permet de bloquer la trappe en position              personnes des chutes dans la trémie. Les bar-
                            ouverte. Le blocage s’effectue dans le mouvement             reaux sont indépendants et leur angle d’ouverture
                            de l’ouverture, donc sans manœuvre particulière              est inférieur à 90 ° de telle façon qu’on ne puisse
                            après ouverture de la trappe. De même pour la                pas les laisser ouverts (figure 3.5).
                            fermeture de la trappe. Le système doit être sûr et
                            fiable pour éviter la chute de la trappe une fois
                            bloquée en position ouverte.


                                                                                                                              Détail :
                                                                                                                              Trappe de fermeture
           Trappe
                                                                                                                              avec barreaudage
           de fermeture
                                                                                                                              (extraction matériels)
           montée sur
           gonds
                                                                            espacement
                                                                            ≤ 200 mm




                                          Barreaudage (articulé,
           Béquille
                                          angle ouverture < 90 °,
                                          indépendant,
                                          espacement < 20 cm)

                                                                                    α < 90 °




        Figure 3.5 Exemple de fosse avec une extraction de matériels ou des opérations ne nécessitant pas un accès de personne.




                            Le second principe consiste à prévoir, dans le cas           Les trappes demandant un effort supérieur à
      Bibliographie         où l’intervention de l’homme ne peut pas être                25 daN ont un dispositif de manutention (potence
(1)
  Norme NF EN 124,          évitée, un second accès spécifiquement réservé               à demeure ou réservation pour potence mobile,
Dispositif de               à cet effet.                                                 autre dispositif de préhension pour les tampons
couronnement et de          La trémie est dans ce cas sans barreaudage, mais             lourds…).
fermeture pour les          équipée d’un garde-corps périphérique avec por-              Au droit des équipements à relever où il y a risque
zones de circulation
                            tillon verrouillable (serrure et clé).                       de chute (pompes, agitateurs…), il est prévu sous
utilisées par
les piétons et              Pour faciliter le balayage de l’enceinte avec de             la trappe d’accès, des barreaux espacés de 20 cm
les véhicules.              l’air neuf, la trémie de passage des hommes est              maximum, montés sur charnières, indépendants
                            placée à l’opposé de la trémie de passage des                les uns des autres ou toute autre protection
                            matériels définie par le premier principe. Ses               collective permanente et fixe du type garde-corps.
                            dimensions doivent permettre le passage des
                            équipes de secours (pompier équipé de
                            bouteilles), et d’un brancard.                               3.7.9 Caillebotis
                            Tous les tampons et trappes (pour hommes                     Choisir un caillebotis dont la maille est de 20 x
                            comme pour matériels) doivent résister à une                 20 mm maximum.
                            charge :                                                     Éviter les caillebotis dans les zones situées au-
                               conforme à la norme(1) et appartenant au moins            dessus de lieux de passage et de présence de per-
                            au groupe 4 (classe minimale D 400) pour les                 sonnel, à proximité de postes de préparation de
                            zones accessibles aux véhicules et engins auxi-              produits corrosifs, ainsi que dans les endroits
                            liaires de manutention (transpalettes, portiques             soumis à projection par le dessous (turbine, etc.).
                            mobiles, etc.) (voir § 2.2.1 « Circuit des piétons et        Les caillebotis sont adaptés aux ambiances
                            des visiteurs ») ;                                           corrosives existantes et respectent les normes
                               conforme à la norme(1) dans les domaines                  correspondantes. En cas de nécessité de découpe
                            piétonniers (groupe 2 – classe B 125 et groupe               particulière, on veillera à restituer leur résistance
                            3 – classe C 250).                                           d’origine.




                                                                                                        Installations techniques, stockages     35
      Bibliographie               3.7.10 Garde-corps fixes                              L’arase des ouvrages pourra former une plinthe
(1)
                                                                                        ou un garde-corps.
   Norme NF EN ISO
14122-3, Moyens                   Les garde-corps sont fixes et rigides (boulonnés      Les charges manutentionnées doivent pouvoir
permanents d’accès                ou soudés). Les parties démontables sur ces           passer au-dessus des garde-corps sans avoir à
aux machines                      garde-corps sont exclues.                             les démonter.
(application aux                  Les garde-corps seront conformes à la norme           L’ouverture des portillons se fait vers la zone de
bâtiments et
                                  EN 14122-3(1) c’est-à-dire :                          sécurité. Un moyen de fermeture automatique
installations indus-
trielles). Escaliers,                la hauteur du garde-corps est au moins de          lui est associé (ressort, axe incliné, etc.). Les
échelles à marches                1,10 m et comporte une lisse intermédiaire et         portillons sont indégondables sans l’aide d’un
et garde-corps.                   une plinthe (10 cm) ou tout autre dispositif          outil.
                                  équivalent ;
                                     l’espace libre entre la main courante du garde-
                                  corps et la lisse intermédiaire, ainsi qu’entre
                                  la lisse intermédiaire et la plinthe ne doit pas
                                  dépasser 0,50 m.




3.8 Stockages

                                  3.8.1 Stockage des liquides                           Les accès permanents (échelles, échelons...) sont
                                  et des boues                                          à exclure (voir § 3.7 “Accès aux installations fixes
                                                                                        et aux équipements”).
                                  Les fosses de stockage de liquides ou de boues et
                                  les postes de relevage présentent des risques          Isolation du stockage de liquides et de solides
                                  de chute, de noyade, d’asphyxie et d’intoxication
                                  pendant les opérations d’exploitation, de             La nécessité d’isoler une fosse, une cuve ou un
                                  surveillance et de maintenance.                       silo pour intervention n’est pas fréquente.
                                                                                        Cependant, en l’absence de moyens permanents,
                                  Après une analyse des besoins et des risques,         cette opération peut s’avérer délicate et comporter
                                  on détermine le type des cuves (aériennes ou          des risques importants. La mise en place de vannes
                                  enterrées) et leur implantation. On privilégie le     cadenassables (ou d’autres dispositifs d’isolation)
                                  gravitaire si la viscosité des produits le permet :   vis-à-vis de l’entrée ou de la sortie de solides et/ou
                                  remplissage gravitaire par le haut et vidage gravi-   de liquides (y compris lors du chargement par
                                  taire par le bas s’il est possible de créer un        camion) peut donc améliorer les conditions d’inter-
                                  dénivelé, ce qui permet de plus d’obtenir une         vention. C’est pourquoi cet aspect de la conception
                                  ventilation entre des points “bas” et “haut” en cas   ne doit pas être oublié lors de l’élaboration du projet.
                                  d’intervention.                                       Il est rappelé de bien identifier les vannes et de les
                                                                                        situer hors des voies de circulation, piétonnière et
                                  Les pompes de relevage peuvent être :                 routière.
                                    des pompes immergées, relevables, de préfé-         Le diamètre des volants ou la longueur des leviers
                                  rence à passage intégral pour limiter la présence     sont dimensionnés pour limiter les efforts de
                                  de panier de dégrillage sur le réseau,                manœuvre.
                                    des pompes à amorçage automatique situées           L’accessibilité directe et les manœuvres de plain-
                                  au niveau du sol.                                     pied sont à privilégier.
                                  Les détecteurs de niveau et les équipements
                                  nécessitant une maintenance doivent pouvoir être       Traitement des boues venant de l’extérieur
                                  entretenus, vérifiés et réglés depuis le sol.
                                                                                        Il existe plusieurs types de boues : les boues de
                                  Une signalisation permanente rappelle la dange-       curage, les boues de traitement des autres sta-
                                  rosité de l’équipement et la nécessité de contrôler   tions, les boues de vidange des particuliers, les
                                  l’atmosphère avant visite.                            effluents industriels compatibles...



36          Installations techniques, stockages
                    Leur dépotage s’effectue dans des bâches indépen-      Accès aux ouvrages de stockage
                    dantes. Le contenu est injecté à un rythme adapté à
                    la capacité de traitement de la station compte tenu   Pour l’accès à la partie supérieure des ouvrages,
                    de la nature des boues livrées. Dès la conception,    il est prévu un accès sécurisé (par exemple :
                    les principes des conditions d’accès, des modes       escalier, passerelles avec garde-corps ou une
                    opératoires au dépotage et d’évacuation des           échelle à crinoline - voir § 3.7 “Accès aux ins-
                    déchets solides (sable, par exemple) sont définis.    tallations fixes et aux équipements” - permettant
                    Ils déterminent les moyens pour contrôler l’accès     l’exploitation et la maintenance en sécurité).
                    des camions, la taille et la nature des différentes
                    aires avec leur système de collecte des égouttures    Pour l’accès à l’intérieur, voir § 3.7 et § 3.8.4
                    (dépotage, nettoyage du camion, stockage des          “Stockage en silos et trémie”.
                    déchets solides...).
                    Le dépotage est déterminé en fonction du type
                    des véhicules (camion hydrocureur), la nature des     3.8.2 Stockage des solides en vrac
                    boues…
                    Sa conception permet de limiter les manipula-          Évacuation des déchets
                    tions, les projections et les chutes de hauteur.
                    Sur le site on privilégie une zone de dépotage        Les refus de dégrillage sont systématiquement
                    pour les effluents les plus liquides avec un tuyau    conditionnés en conteneurs à roulettes ou en
                    et un raccord pompier. Pour les produits plus         bennes en fonction de la production de déchets.
                    épais (boues), le dépotage des camions se fait par    Leur dimensionnement est tel que la durée de
                    l’ouverture des portes arrière des camions depuis     stockage n’excède pas une semaine.
                    une zone sécurisée (figures 3.6 et 3.7).
                                                                          L’aire de dégrillage est adaptée au mode de
                                                                          conditionnement, en particulier la surface est
                                                                          plane et horizontale jusqu’à la zone d’enlèvement
                                                                          de la benne (voir § 4.1 “Sols”).
                                                                          Un point d’eau se trouve à proximité. Dans le cas
           Garde-corps
                                                                          d’un dégrillage manuel, l’outillage adéquat pour
                                                                          les opérations de transfert est fourni aux opéra-
                                                                          teurs. La collecte et l’évacuation des eaux de
                                                                          lavage et d’égouttures sont prévues.
                     Trémie
                                                                          Les dégrilleurs automatiques sont des machines
                                                                          et, à ce titre, ils doivent être conçus pour réduire
                                                                          les risques liés aux accès des parties mobiles.
Fosse                                                                     Les sols sont prévus pour supporter les sur-
                                                                          charges des conteneurs et des camions.
                                                                          Les bennes à déchets, conteneurs et multi-
Figure 3.6 Exemple d’une fosse de dépotage.                               bennes, sont stationnés sur une aire spécifique,
                                                                          bétonnée, légèrement inclinée côté ouverture
                                                                          pour évacuer les égouttures et/ou les eaux de
                                                                          lavage collectées par un siphon de sol ou un
                                                                          caniveau (voir § 4.1 “Sols”).
        Passerelle sur chemin
                                                                          Un point d’eau est prévu à proximité. Les sols sont
            de roulement
                                                                          étudiés pour supporter les engins de chargement.
                                                                          Des rails de guidage au sol sont prévus pour le
                                                                          roulement des bennes
                         Fosse             Camion
                                                                           Stockage des sables


                                                                          L’évacuation des refus se fait sans manutention
                                                                          intermédiaire (par exemple : chute directe en
                                                                          conteneur, aspiration...). Les sables sont stockés
                                                                          dans un ouvrage spécifique.
                                                                          Un point d’eau permet le nettoyage. Ce poste est
                                                                          conçu comme une aire de lavage.
Figure 3.7 Exemple d’une fosse avec passerelle sur chemin
de roulement.



                                                                                        Installations techniques, stockages   37
                                                                                           risques de chute de hauteur et de noyade. En
                                                                                           conséquence, ils sont protégés de ces risques
                                                                                           prioritairement par construction (génie civil) ou
                                                                                           par garde-corps (voir § 3.7.10 “Garde-corps
                                                                                           fixes”) (1).
                                                                                           Dans certains cas (par exemple : bassin d’aération
                                                                                           présentant des risques majeurs de noyade),
                                                                                           le génie civil peut être d’une hauteur supérieure
                                                                                           à 1,10 m.

                                                                                           Les dispositions précédentes sont complétées par
                                                                                           la mise en place d’une main courante (barre, câble
                                                                                           inaltérable) à 40 cm au-dessus du plan d’eau, a
                                                                                           minima au niveau des zones de travail avec risque
                                                                                           de chute potentiel.
                                                                                           Cette main courante donne accès à une échelle
                                                                                           d’évacuation permettant une sortie non
        Figure 3.8 Dessableur-dégraisseur.                                                 banalisée. Le passage par-dessus la protection
                                                                                           périphérique peut être toléré dans ce cas
                                                                                           exceptionnel.

                                   Stockage des graisses                                  Nota : Une attention particulière est portée lors
      Bibliographie
                                                                                           de la conception pour éviter les projections,
(1)
  Norme NF EN                     Les graisses sont stockées en bâche ouverte              notamment au niveau des parois des chenaux et
12 573-2, Cuves                   (sauf si elles sont intégrées dans la chaîne de          au droit des brosses.
statiques soudées
                                  désodorisation) pour permettre la ventilation.
en matières ther-
                                  Des dispositions contre les chutes de hauteur             Bassins d’aération
moplastiques sans
pression – partie 2 :             sont prises (caillebotis, garde-corps...).
calcul des cuves                                                                             Pour les bassins aérés par brosses, un filin,
cylindriques                       Stockage des boues                                     placé à 0,40 m au-dessus du plan d’eau et fixé
verticales.
                                                                                           à 2,50 m à l’amont de chaque brosse, commande
                                  Le stockage des boues sèches ou déshydratées             un arrêt d’urgence.
                                  est réalisé à l’abri des vents pour éviter l’entraîne-     Les bassins aérés par turbines flottantes sont
                                  ment de poussières (risque mycologique des               équipés d’un dispositif d’accès sûr aux turbines
                                  boues compostées, cendres alcalines des boues            (par exemple : quai comprenant un passage d’un
                                  incinérées).                                             mètre équipé de protection ; pour les bassins à
                                                                                           paroi inclinée, on peut utiliser un pont-levis).
                                  Le sol permet un écoulement contrôlé des eaux              Pour tous les bassins, des gaffes et des bouées
                                  pluviales (pente et réseau d’égoutture) dont             (avec ligne de jet suffisante) sont positionnées
                                  l’enceinte périphérique est constituée d’un muret        à proximité des zones à risques.
                                  de contention résistant.
                                  Les sols sont prévus
                                  pour supporter les engins
                                  de chargement.
                                  Ces stockages présen-
                                  tent des risques d’incen-
                                  die et/ou d’explosion
                                  traités au § 3.8.4
                                  “Stockage en silos et
                                  trémies”.



                                  3.8.3 Stockage
                                  en citernes
                                  et réservoirs

                                  Les ouvrages (hors
                                  lagunes traitées ci-des-
                                  sous) présentent des                Figure 3.9 Bassin d’aération.



38          Installations techniques, stockages
                       Clarificateur                                            Bassins d’orage


                      Pour les clarificateurs, et plus particulièrement         Les bassins devant être régulièrement curés, il est
                      sur les collecteurs périphériques, le risque de           nécessaire de pouvoir y accéder en sécurité
                      chute lié aux opérations de nettoyage est réduit          (moyens d’accès, consignation...) et de pouvoir
                      par le recours à un nettoyage automatique ou              évacuer facilement les déchets. Une analyse des
                      semi-automatique (nettoyage par jet haute                 risques préalable définira les moyens à mettre en
                      pression ou brosses intégrées...) ; le recours au         œuvre (conception et exploitation).
                      nettoyage manuel, s’il n’est pas totalement pros-
                      crit, n’est possible que depuis une zone sécurisée.       Les bassins d’orage équipés d’augets peuvent
                                                                                être consignés au niveau de la partie basculante.
                      Le risque de noyade devra être supprimé. Le
                      risque d’entraînement par l’évacuation du canal           Les opérateurs suivent une procédure d’interven-
                      est éliminé par la pose d’une grille ou de                tion du type espace confiné.
                      barreaux.
                                                                                 Lagunes naturelles et aérées
                      Le nettoyage avec l’opérateur dans le canal de sur-
                      verse est interdit à moins que, par conception, le        Le lagunage est composé de plusieurs bassins et
                      canal de surverse forme garde-corps contre les            des systèmes de by-pass permettent d’isoler une
                      chutes à l’intérieur ou à l’extérieur du bassin. Il est   lagune lors des opérations de curage de manière
                      préconisé de nettoyer cette goulotte depuis l’exté-       à pouvoir continuer l’exploitation sur les autres
                      rieur. Dans ce cas, par conception, le génie civil        ouvrages.
                      formera garde-corps sur une hauteur de 1.10 m.
                      Pour les accès se reporter au § 3.7 “Accès aux            Les lagunes proprement dites sont clôturées par
                      installations fixes et aux équipements”.                  une enceinte de hauteur minimale de 2 m placée
                                                                                à au moins 4 m, sauf exception, des bassins
                                                                                eux-mêmes. L’accès se fait par un portail (voir
                                                                                § 2.1 “Règles générales”).
                                                                                Par ailleurs, il existe une clôture périphérique de
                                                                                2 m de l’ensemble du site.

                                                                                Les lagunes aérées sont, de plus, équipées d’une
                                                                                signalisation (piquets avec câbles ou chaîne) à
                                                                                une distance de 1 ou 2 m en retrait du bassin.

                                                                                Une largeur de berge de 4 m minimum avec une
                                                                                portance adaptée sont nécessaires à la circulation
                                                                                d’engins.
                                                                                Pour concilier une surface réduite du plan incliné
                                                                                d’entretien difficile, et une portance suffisante de
                                                                                la berge, l’écart idéal entre le niveau de plan d’eau
                                                                                et celui de la berge se situe entre 30 et 60 cm.

Figure 3.10 Clarificateur.                                                      Lorsqu’une hauteur bien supérieure est imposée
                                                                                par la topographie, il est recommandé de créer
                                                                                entre le sommet de la berge et le plan d’eau une
                       Traitement de désinfection UV                           banquette intermédiaire qui facilite les interven-
                                                                                tions (soit de 4 m permettant le passage d’engins,
                      En vue de l’utilisation de lampes germicides UV,          soit 1 m environ pour permettre les interventions
                      des dispositifs de sécurité spécifiques sont pré-         manuelles).
                      vus à la conception (système de préhension des            De plus, pour les lagunes aérées, les plans incli-
                      lampes intégré à la conception des installations          nés sont protégés contre les effets de ravinement
                      en fonction du lieu d’implantation, pont-racleur,         (treillis en plastique...).
                      aire d’entretien, bacs de nettoyage à l’acide,            Un accès au fond de la lagune est prévu.
                      système de récupération du mercure) mais aussi à
                      l’utilisation (équipement de protection indivi-           L’entretien des turbines s’effectue en priorité
                      duelle, dispositif montrant le bon fonctionne-            depuis la berge. Pour ce faire, un dispositif
                      ment, dispositifs pour éteindre les lampes).              d’ancrage fixe et à demeure est prévu.




                                                                                               Installations techniques, stockages   39
      Bibliographie                Traitements particuliers des produits                   Ceci peut être obtenu par l’ouverture d’une élec-
(1)
                                  de désodorisation (tourbe, vermiculite…)                  trovanne au refoulement recyclant pendant
  Les espaces
confinés.
                                                                                            quelques instants en vue de remettre les dépôts
INRS, ED 967.                     Prévoir dès la conception les dispositions pour           en suspension ;
                                  effectuer le remplissage et le vidage du réservoir        • lorsque la topographie du terrain le permet,
                                  de manière mécanique.                                     donner à la canalisation de refoulement un tracé
                                                                                            atteignant rapidement le point haut afin qu’une
                                   Poste  de relèvement des eaux usées                     partie de la canalisation se vide après l’arrêt des
                                  et des boues                                              pompes.
                                                                                           La vidange de canalisation peut également être
                                  Se reporter à la brochure Espaces confinés(1).           obtenue par injection d’air comprimé (chasse
                                                                                           d’air).
                                  Compte tenu de la dangerosité des espaces confinés,
                                  il est rappelé la nécessité de les concevoir de            implanter les équipements pour qu’ils soient
                                  façon à éviter d’y accéder.                              accessibles depuis l’extérieur

                                  Pour cela il faut :                                      Pour les postes de relèvement, les échelles fixes
                                                                                           sont à proscrire pour ne pas banaliser l’accès au
                                      éviter la formation de polluants                     fond de ces ouvrages (risque d’atmosphère dan-
                                  - L’existence d’un dépôt ou d’un bio-film épais          gereuse). Des équipements mobiles tels que les
                                  (jusqu’à 3 mm) favorise la production de pol-            échelles (voir § 3.7.1 “Moyens d’accès”) sont
                                  luants. Il est souhaitable de se situer en dessous       utilisés. Les points d’ancrage nécessaires à leur
                                  de 0,3 mm.                                               fixation sont prévus.
                                  - Il est conseillé d’obtenir une vitesse d’écoule-       Les postes de relèvement sont couverts par caille-
                                  ment de l’effluent au-dessus de 0,7 m/s, voire au-       botis, par exemple, afin d’assurer une ventilation
                                  delà de 1 m/s, afin de favoriser l’oxygénation et        naturelle.
                                  tenter de limiter l’épaisseur du bio-film.
                                  - Il est souhaitable que le temps de séjour dans le      En cas de nécessité d’intervention sur un espace
                                  réseau ne dépasse pas 4 heures car la prolonga-          confiné pour une opération de nettoyage, de
                                  tion du temps de séjour dans un réseau conduit à         maintenance sur un équipement de travail
                                  la septicité.                                            présent à l’intérieur…, il est souhaitable de réali-
                                                                                           ser les travaux depuis l’extérieur. En cas d’impos-
                                      éliminer les zones de dépôt                          sibilité, il faut, au-delà de procédures d’interven-
                                  - Ajuster la vitesse de circulation de l’eau dans les    tion très strictes, disposer et utiliser entre autres
                                  réseaux :                                                éléments :
                                    • déterminer le diamètre de la canalisation pour       - des matériels de contrôle étalonnés en fonction
                                    obtenir une vitesse d’écoulement de 0,7 ou             des risques potentiels (H2S, CH4, CO, O3, manque
                                    0,8 m/s ;                                              d’oxygène…) en bon état de fonctionnement et
                                    • dans le cas de pompes pouvant fonctionner indi-      adaptés au type d’espace confiné. La présence
                                    viduellement ou simultanément, il faut privilégier     de détecteur fixe permanent ne dispense pas
                                    l’installation de plusieurs conduites de refoulement   d’utiliser des détecteurs portables ;
                                    (une par pompe) afin de maîtriser la vitesse réelle.   - des moyens d’assainissement de l’air (ventila-
                                  - Ajuster le temps de séjour dans la bâche :             tion mécanique) et de nettoyage de la fosse
                                    • maintenir un temps de séjour court en abais-         (camion hydrocureur…) ;
                                    sant le contacteur de niveau haut lorsque le           - des moyens d’accès et d’évacuation adaptés, un
                                    débit de l’effluent est très faible par rapport au     dispositif d’accrochage est prévu au-dessus des
                                    débit nominal. Cette situation se rencontre, par       fosses, de façon à assurer la descente et la remon-
                                    exemple, au début de création d’un lotissement,        tée en sécurité d’un intervenant (mise en place
                                    durant la morte saison dans une station bal-           d’une potence avec treuil de relevage mécanique
                                    néaire, ou durant le week-end dans une zone            motorisé et stop-chute intégré).
                                    comportant des immeubles de bureaux.                   En cas d’intervention à plusieurs dans la fosse les
                                  - Éliminer des zones de dépôt :                          dispositifs de sécurité sont doublés avec la présence
                                    • prévoir en fond d’ouvrage (notamment regards         de deux opérateurs au lieu d’un à l’extérieur(1).
                                    et postes de relèvement) des cunettes (formes
                                    de pentes) évitant les zones de stagnation et          Lorsque la couverture des postes de relèvement
                                    dirigeant les produits de décantation vers la          est nécessaire (dégagements d’odeur, circula-
                                    zone d’aspiration des pompes ;                         tion...), son ouverture est maximale pour faciliter
                                    • homogénéiser les effluents de la bâche de            les interventions. Une ventilation du poste (méca-
                                    relevage au moment du démarrage des pompes.            nique en cas de pollution spécifique) existe, tant



40          Installations techniques, stockages
en intégrant la prise en compte des risques de           soit vers le réseau pluvial (hors déchargement),
chute à l’intérieur (barreaudage) et des risques         soit vers la fosse de rétention (en cours de
liés à la manutention de la couverture.                  déchargement).
Un moyen de manutention à demeure ou démon-                 La capacité de rétention :
table est prévu afin de permettre l’équipement du        - présente un volume adapté aux conditions de
personnel d’exploitation d’un harnais et d’un            fonctionnement du poste de déchargement et qui
système de treuillage capable de remonter un             devra permettre de recueillir toutes les fuites
homme.                                                   susceptibles de se produire ;
Les postes de relèvement intermédiaires sont             - est équipée d’un dispositif de neutralisation si la
traités comme le poste de relèvement de l’usine.         capacité est susceptible de recevoir des produits
Ils sont clôturés, éclairés, etc.                        acides ou basiques ;
                                                         - est équipée d’un dispositif de verrouillage
Dans le cas de relevage des eaux avec des vis            interdisant les déchargements simultanés lors-
d’Archimède, il est nécessaire de mettre en place        qu’elle est susceptible de recevoir des substances
les sécurités indispensables (couvertures avec           incompatibles. La consigne relative à la gestion de
asservissement éventuel, garde-corps, etc.) pour         la fosse est alors affichée clairement au poste de
éviter tout risque d’entraînement par la vis et tout     déchargement ;
risque de chute dans l’auge et pour permettre            - peut être constituée par une fosse toutes eaux
également le nettoyage et la maintenance                 aménagée à cet effet.
(moyens d’accès, moyens de manutention, place
disponible).                                             Lorsque la substance présente des risques
                                                         d’incendie :
L’expérience a montré que les locaux placés sur             Les moyens d’extinction adaptés sont mis à
les postes de relèvement présentaient de nom-            disposition sur l’aire de déchargement et claire-
breux désavantages : risques de chutes, humi-            ment identifiés.
dité, corrosion des équipements, insalubrité et             Une signalétique d’interdiction de flamme est
odeurs, difficulté accrue d’intervention.                apposée à tous les accès à la zone.

C’est pourquoi ce type de disposition est à éviter,      Lorsqu’en outre la substance présente des
sinon le local où évolue le personnel sera assaini       risques d’explosion :
(voir § 3.3 “Assainissement de l’air et ventilation”).      Le “zonage” requis par la réglementation ATEX
                                                         est réalisé autour du véhicule de livraison et de la
 Aire de déchargement et maîtrise des                   capacité de rétention des déversements acciden-
déversements accidentels                                 tels à la suite d’une étude spécifique.

En règle générale :                                       Poste de livraison des réactifs liquides
   L’aire de stationnement du véhicule de livraison      en vrac
en position de déchargement est située hors des
circulations.                                            Les points de raccordement sont disposés à une
   Elle est délimitée clairement et dotée d’une          hauteur comprise entre 0,80 m et 1,20 m.
signalétique de restriction de circulation en cours      Le déchargement gravitaire ou avec pompe fixe à
de dépotage.                                             demeure est privilégié. En tout état de cause,
   Toute disposition doit être prise pour qu'en          pour les produits corrosifs, le moyen de remplis-
aucun cas le heurt d'un véhicule ne puisse nuire         sage est choisi pour éviter tout risque de surpres-
à la solidité des ouvrages ou à l’intégrité des          sion brutale des cuves et des tuyauteries.
équipements.
   L’aire d’évolution des engins de manutention          En règle générale, le poste de déchargement
éventuels est incluse dans l’aire de décharge-           comporte :
ment.                                                       un dispositif d’identification des raccords de
                                                         livraison,
Lorsque la substance est dangereuse pour les                des vannes d’isolement et de purge de la
opérateurs ou pour l’environnement :                     canalisation de déchargement,
   L’aire de déchargement :                                 un point d’eau,
- est étanche et permet de collecter les déverse-           des arrêts d’urgence à proximité des équipe-
ments accidentels vers une capacité de rétention.        ments,
Son revêtement est adapté aux substances                    un dispositif de rinçage de la canalisation
déchargées ;                                             du livreur,
- est munie, le cas échéant, d’un dispositif de             un emplacement pour l’affichage des consignes
vannes permettant d’orienter les fluides collectés,      de déchargement.



                                                                        Installations techniques, stockages   41
                           Lorsque la substance est dangereuse pour les             Lorsqu’il s’agit d’un réactif liquide dangereux
                           opérateurs ou pour l’environnement :                     pour les opérateurs ou pour l’environnement :
                              un dispositif de détrompage et de condamnation           Le stockage en vrac est associé à une capacité
                           des raccords de livraison,                               de rétention dont le volume est au moins égal à la
                              un dispositif de récupération des égouttures et       plus grande des deux valeurs suivantes :
                           des eaux de lavage de la canalisation du livreur,        - 100 % de la capacité du plus grand réservoir ;
                              des alarmes de niveau visuelles ou sonores            - 50 % de la capacité totale des réservoirs
                           perceptibles depuis le poste de déchargement,              associés.
                              une douche de sécurité avec lave-œil,                    Le stockage en récipients de capacité inférieure
                              un dispositif anti-projection des canalisations,      ou égale à 250 litres est associé à une capacité
                           si elle ne sont pas réalisées en double enveloppe,       de rétention au moins égale à :
                              un emplacement pour l’affichage des consignes         - 20 % de la capacité totale des fûts avec un
                           en cas d’accident.                                         minimum de 800 litres,
                                                                                    - dans le cas où la somme des capacités des
                           Lorsque la substance présente des risques                  conteneurs stockés n’atteindrait pas 800 litres,
                           d’incendie :                                               la capacité de la rétention est ramenée à cette
                              tous les équipements fixes,                             somme.
                              tous les équipements mobiles, citerne de livraison       La capacité de rétention est étanche aux
                           comprise, sont mis à terre.                              produits qu’elle peut contenir et résiste à l’action
                                                                                    physique et chimique des fluides.
                           Lorsqu’en outre la substance présente des                   Pour les produits chimiques, on préfère une
                           risques d’explosion :                                    cuve de rétention en béton avec un revêtement
                              le “zonage” requis par la réglementation ATEX         adapté.
                           est réalisé autour de la canalisation souple et de          Les traversées de paroi doivent être évitées
                           ses points de raccordement à la suite d’une étude        ou traitées avec soin, dans les règles de l’art.
                           spécifique.                                              L’étanchéité doit pouvoir être contrôlée à tout
                                                                                    moment.
                            Stockage                                                  Les réservoirs ou récipients contenant des
                                                                                    produits incompatibles ne sont pas associés à
                           Si la nature et de la quantité des substances            une même rétention.
                           stockées le requiert, on se reporte en premier              Les équipements installés à l’intérieur des bacs
                           lieu à la nomenclature des installations classées        de rétention sont limités au minimum. Les
                           et aux arrêtés types s’y rapportant.                     manœuvres, les réglages et leur entretien sont
                                                                                    possibles depuis l’extérieur des bacs.
                           Les dépôts de liquides inflammables sont classés            Un évent est prévu pour la neutralisation des
                           en fonction de la “capacité totale équivalente”.         vapeurs toxiques, corrosives et irritantes. En
                           Il est indispensable que le maître d’ouvrage             l’absence de traitement, il débouche à l’extérieur
                           s’assure de la catégorie dans laquelle le                du bâtiment.
                           stockage se situe.                                          Les réseaux de vidange et de trop-plein sont
                                                                                    distincts pour tenir compte des incompatibilités
                           En règle générale :                                      chimiques (par exemple, acide et eau de javel).
                              Les stockages sont placés de préférence à la péri-       Une douche de sécurité et un lave-œil sont
                           phérie des bâtiments de façon à faciliter le dépotage.   placés à proximité de l'installation.
                              L’accès au sommet des cuves ou silos de stoc-
                           kage est sécurisé.                                       Lorsque la substance présente des risques
                              Les réservoirs portent en caractères apparents,       d’incendie :
                           l'indication de leur contenu et les précautions             Les moyens d’extinction adaptés sont mis à dis-
                           nécessaires en cas d'intervention (pictogrammes).        position sur l’aire de déchargement, et clairement
                           Une fiche synthétique d'information concernant les       identifiés ;
                           produits stockés doit être affichée à proximité.            Une signalétique d’interdiction de flamme est
                              Les réservoirs métalliques sont mis à la terre et     apposée à tous les accès à la zone ;
                           reliés au conducteur général de protection.                 La cuvette de rétention passe à 50 % de la capa-
                                                                                    cité totale de stockage pour les dépôts de fûts.
                           Lorsqu’il s’agit d’un réactif liquide ou solide dange-   Lorsqu’en outre la substance présente des
                           reux pour les opérateurs ou pour l’environnement :       risques d’explosion :
                             Un emplacement est prévu pour l’affichage                 Le “zonage” requis par la réglementation ATEX
                           des consignes de sécurité et la conduite à tenir en      est réalisé autour des cuves, des bacs de réten-
                           cas d’accident.                                          tion, des évents.




42   Installations techniques, stockages
                             Cuves de préparation                                      Les canalisations sont réalisées en double
      Bibliographie
                                                                                      enveloppe et éloignées autant que faire se peut
(1)
  Loi du 19 juillet         En règle générale :                                       des zones de travail et de circulation.
1976 relative aux              Les cuves et leurs équipements sont résistants et
installations               en matériaux compatibles avec les produits utilisés.      Les substances susceptibles de donner naissance
classées (rubriques
1430 et 1433).
                               Elle sont installées dans des locaux couverts et,      à des atmosphères explosibles (gaz ou pous-
- Loi du 19 juillet 1976.   si possible, clos.                                        sières) relèvent de la réglementation ATEX. Un
- Lois n° 76-663 du            L'accessibilité de plain-pied (avec ajout, si          “zonage” est réalisé autour des pompes, trans-
19 juillet 1976 et loi      nécessaire, d’un escalier et d’une passerelle) est        porteurs divers et canalisations associées.
n° 77-1133 du 21            recherchée pour les opérations d'approvisionne-
septembre 1977              ment des trémies et des bacs.                              Dépôt classé de liquides inflammables
relatives aux instal-
                               La zone d'introduction manuelle des sacs est
lations classées.
                            comprise entre 0,80 et 1,20 m au-dessus du sol et         Les dépôts de liquides inflammables sont classés
- Arrêté du 24 mai
1956 relatif à la           conçue de façon à éviter les risques de chute dans        en fonction de la « capacité totale équivalente ».
prévention des              la cuve (utilisation de trémie de déversement,            Il est indispensable que le maître d’ouvrage
accidents susceptibles      barres antichute…).                                       détermine la catégorie dans laquelle le stockage
d’être provoqués par           Une aide à la manutention est à prévoir en             se situe(1).
les accumulations de
                            tenant compte de la fréquence et du poids à
matière, modifié par
                            manutentionner (voir § 3.6 “Moyens de manuten-             Dépôt non classé contenant des produits
la circulaire n° 93-55
du 10 octobre 1960.         tion”). Un stockage en silo permet d’éviter les           inflammables
- Arrêté du 2 février       manutentions.
1998 relatif aux               Les locaux sont ventilés, une douche de sécu-          Les locaux contenant des produits inflammables
prélèvements et à           rité avec lave-œil et un point d’eau pour le lavage       et/ou des matières susceptibles d’inflammation
la consommation.
                            sont prévus.                                              instantanée (papiers, cartons, bois… en quantité
- Arrêté du
8 janvier 1998                 Les sols et les murs sont revêtus avec des maté-       inférieure à 1 000 m3) sont conçus selon les carac-
fixant les prescrip-        riaux résistants et facilement lavables.                  téristiques suivantes :
tions techniques               Des siphons de sols ou des caniveaux permet-              bac de rétention de volume égal à :
aux épandages               tent l’évacuation des eaux de lavage vers la fosse        - dans les cas de liquides inflammables, à l’exception
de boues.
                            toutes eaux.                                              des lubrifiants, 50 % de la capacité totale des fûts,
- Arrêté préfectoral
                               Des pictogrammes renseignent sur la nature et          - dans les autres cas, 20 % de la capacité totale
type n° 135 des
établissements              les risques des produits préparés.                        des fûts,
classés jusqu’à                Un emplacement est prévu pour les fiches de            - dans tous les cas, 800 litres minimum, ou
l’élaboration               données de sécurité.                                      volume égal à la capacité totale, lorsque celle-ci
définitive de l’arrêté                                                                est inférieure à 800 litres ;
type n° 1138.
                            Lorsque les substances mises en jeu présentent               séparation des bacs de rétention lorsque les
- Circulaire du 24
juillet 1972 relative
                            des risques particuliers pour l’environnement et          produits sont incompatibles entre eux.
aux dépôts de               les opérateurs, ou lorsqu’il y a risque d’incendie
chlore liquéfié.            ou d’explosion, une étude spécifique de poste de
- Circulaire du 28          travail est rendue nécessaire.                            3.8.4 Stockage en silos et trémies
juillet 1977 relative
aux installations            Systèmes de dosage et de distribution                    Généralités
classées.
- Décrets des
21 septembre 1977           Les substances dangereuses pour l’environne-              Les silos de stockage sont équipés de dispositifs
et 7 juillet 1992.          ment et les opérateurs sont, dans la mesure du            de sécurité et de moyens facilitant l’exploitation
- Rubrique n° 1138          possible, transférées sous forme diluée pour              tels que :
de la nomenclature          réduire les risques.                                         une soupape de sécurité contre les surpres-
des ICPE.                                                                             sions avec rejets extérieurs aux bâtiments ;
- La sécurité des ins-      Lorsque des liquides dangereux sont dosés et                 un évent muni d’un système de dépoussiérage
tallations de biogaz,
SUVA-CNA-INSAI.
                            transférés sous forme concentrée :                        pour les pulvérulents ;
- Emploi de maté-              Les pompes de dosage et de transfert sont                 un contrôle de niveau de poids et de tempé-
riaux pulvérulents.         équipées d’un dispositif anti-projection individuel       rature si besoin ;
INRS, ED 767.               permettant de visualiser l’équipement, d’accéder             des dispositifs facilitant l’écoulement des produits ;
- Prévention des            sans risque aux commandes de réglage et autori-              un accès contrôlé sur le dessus du silo par esca-
risques chimiques.          sant l’intervention sur un équipement sans exposer        liers ou par échelle à crinoline ;
Santé et sécurité
                            l’opérateur aux dangers présentés par les autres.            des garde-corps réglementaires en toiture ;
des personnes.
INRS, ED 827.                  Elles sont disposées de telle manière que les égout-      des accès contrôlés aux raccords pompiers
                            tures soient collectées (par exemple, au-dessus de la     pour le remplissage ; par exemple : système de
                            capacité de rétention de la substance transférée).        verrouillage à clé.




                                                                                                      Installations techniques, stockages   43
                                  La capacité de stockage est définie de telle manière       Stockage des graisses et des écumes
      Bibliographie
                                  qu’elle soit supérieure de 20 à 30 % au volume de
(1)
    Les mélanges                  livraison prévisible. Une étude préalable avec les dis-   Les refus sont stockés dans des fosses ou bassins
explosifs 1.                      tributeurs de produit est donc souhaitable.               protégés contre les chutes au moyen de caillebo-
Gaz et vapeurs.                                                                             tis ou de garde-corps.
INRS, ED 911.                     Les ouvrages à risque d’explosion (gazomètres,
(2)
    Guide pour la                 digesteurs…) relèvent des décrets et directives           Pour le stockage des graisses se reporter au
classification en
zones ATEX dans
                                  ATEX (atmosphères explosibles)(1)(2). Les décrets         § 3.8.2 “Stockage des solides en vrac”.
les industries du                 n° 2002-1553 et n° 2002-1554 du 24 décembre
traitement des eaux,              2002, transposition en droit français de la direc-         Stockage de chaux pulvérulente en vrac
téléchargeable sur                tive 1999/92/CE du 16/12/1999 (directive ATEX),
le site du Syndicat               fixent respectivement les dispositions applicables        Le stockage en silo doit être privilégié par rapport
national des indus-
tries du traitement
                                  aux chefs d’établissements et aux maîtres d’ou-           au stockage en sac pour limiter les manutentions
des eaux résiduaires              vrage pour la prévention des explosions. Ils sont         et l’émission de matières pulvérulentes.
(SNITER) :                        introduits dans le code du travail par les nouveaux
www.sniter.com                    articles R. 232-12-23 à R. 232-12-29 et R. 235-4-17
                                  issus des décrets D. 2002-1553 et D. 2002-1554.           3.8.5 Stockage de gaz
                                  Les modalités d’application sont définies en parti-
                                  culier par les arrêtés du 8 juillet 2003 et du             Stockage de gaz biologique
                                  28 juillet 2003 relatifs à la protection des
                                  travailleurs susceptibles d’être exposés à une            Se reporter au § 3.8.4 “Stockage en silos et trémies”.
                                  atmosphère explosive. Les paragraphes suivants
                                  tiennent compte de l’esprit de ces textes.




3.9 Locaux techniques

                                  3.9.1 Local de maintenance des                            3.9.3 Laboratoire
                                  véhicules
                                                                                            Le maître d’ouvrage définit si l’usine doit être équi-
                                  Si le local est destiné au réglage ou au dépannage de     pée d’un local affecté aux opérations de laboratoire.
                                  moteurs thermiques, prévoir un moyen d’évacuation         Dans le cas contraire, il doit s’assurer d’être desservi
                                  des gaz d’échappement, par exemple à l’aide d’un          par un laboratoire compétent.
                                  tube souple raccordé à une ventilation mécanique.
                                                                                            La surface du laboratoire n’est jamais inférieure à
                                                                                            10 m2 et comporte au moins une paillasse d’une
                                  3.9.2 Locaux d’exploitation                               longueur minimale de 2 m et d’une largeur de
                                                                                            0,90 m, un lavabo, un réfrigérateur, une douche
                                  Les usines d’épuration des eaux usées comportent          de sécurité et un lave-œil. Une ventilation géné-
                                  nécessairement un ou des locaux dans lesquels             rale renforcée est éventuellement prévue.
                                  on trouve des sanitaires (lavabo, douches, WC),           Les murs et les sols sont revêtus d'un revêtement
                                  un laboratoire, un poste de commande, un bureau           résistant et facilement lavable avec siphon d’éva-
                                  pour la gestion de la station et un local de stockage     cuation des eaux.
                                  du matériel et des outils.                                Une hotte est prévue pour la zone d’examen des pré-
                                  Le local de stockage du matériel et des outils ne com-    lèvements. Une entrée d’air neuf est prévue pour
                                  munique pas directement avec les autres locaux.           compenser l’air extrait (ventilation générale et hotte).



 44         Installations techniques, stockages
             Seuil de classement                              Installations soumises                              Installations soumises
         des dépôts de chlore liquifié                             à déclaration                                      à autorisation

              Nature du stockage                         En récipients de capacité unitaire                 En récipients de capacité unitaire
                                                                 inférieure à 60 kg                           supérieure ou égale à 60 kg
                                                                         et                                                 ou
                   Quantité                                quantité inférieure à 500 kg                    quantité supérieure ou égale à 500 kg


    Tableau 3.3 Stockage de chlore liquéfié.




                               Douches de sécurité et lave-œil                               Si le transport des boues avant évacuation est fait
 Bibliographie
                                                                                              par transporteur à bande, celui-ci respecte les
(1)
    Norme ANSI Z              Actuellement, aucune norme française ne fixe les                recommandations du § 3.6.2 “Manutention conti-
358-1, Douches et             exigences minimales devant être respectées par                  nue. Transporteurs à bandes”.
lave-œil d’urgence.
(2)
                              ces équipements. Toutefois, il est possible de se               Les matériels de déshydratation présentant des
    Norme DIN 12-
899, Partie 1,                référer à la norme américaine(1) ou aux normes                  dangers sont mis en sécurité aux moyens de
Installations de              allemandes(2).                                                  grilles de protection, barrages immatériels qui
laboratoire,                                                                                  stoppent le fonctionnement (voir § 6.4 “Machines
douches corporelles.          Les règles minimales que l’on peut exiger d’une                 et équipements de travail spécifiques aux stations
Partie 2,                     douche de sécurité sont les suivantes :                         d’épuration”).
Installations de
                                utilisation simple et naturelle ;
laboratoire,
douches oculaires               alimentation déclenchée par un système “coup                  Pour l’évacuation des boues par les véhicules,
(disponibles à                de poing” ou une pédale, ou bien asservie à la                  une aire de manœuvre avec pentes, siphons de
l’AFNOR).                     pénétration dans la zone d’arrosage (car l’utilisa-             sols ou caniveaux et arrivée d’eau de lavage, est
                              teur peut être en état de cécité partielle ou totale).          installée devant et/ou dans le local.

                              Les petites usines d’épuration doivent comporter
                              au moins un lave-œil et une douche de sécurité                  3.9.5 Surfaces de stockage
                              dans le cas de risques chimiques.                               nécessaires pour la maintenance

                              Pour le positionnement des installations, la consi-             Afin de pouvoir stocker le matériel et les maté-
                              dération la plus importante à prendre en compte                 riaux utilisés pour les opérations de maintenance
                              est que la gravité des conséquences des lésions                 (pièces de rechange, éléments d'échafaudage,
                              oculaires décroît avec la rapidité d’intervention.              matériaux…), prévoir la surface et le volume
                              Ainsi les douches sont au plus près de la zone de               nécessaires.
                              risque : 10 m maximum de la source, au même niveau              L’objectif principal est de pouvoir amener en
                              et d’un accès sans obstacle (porte, par exemple).               sécurité, dans leur lieu d’utilisation, les produits
                                                                                              ou matériels stockés avec les moyens de manu-
                                                                                              tention mécanique adaptés. On recherche ainsi la
                              3.9.4 Local de traitement des boues                             proximité entre les lieux de stockage et les lieux
                                                                                              d’utilisation.
                              Le traitement des boues (table d’égouttage, filtre-
                              bande, filtre-presse ou centrifugeuse) est dissocié             Préciser dans le projet :
                              des autres activités, dans un local spécifique. Il                les types de stockage (au sol, palettiers…),
                              est équipé d’un lave-œil ainsi que d’un système                   les surfaces en m2 nécessaires pour chacun des
                              de ventilation respectant les recommandations du                stockages prévisibles,
                              § 3.3 “Assainissement de l’air et ventilation”.                   l'emplacement de ces stockages,
                              L’opportunité d’un traitement acoustique du local                 la résistance des sols ou planchers de ces
                              centrifugeuse est étudiée, par exemple.                         emplacements.




                                                                                                            Installations techniques, stockages   45
                                                                                                               4
      4

Structures
des bâtiments

4.1 Sols

                      Les critères principaux à prendre en compte sont :      Pour les stations d’épuration, le choix du revête-
      Bibliographie
                                                                              ment de sol est un point extrêmement important
(1)
  Liste des              la résistance du sol à l'usure et à la déformation   pour les deux raisons suivantes : les glissades et
revêtements de        pour éviter les détériorations (fréquence pour les      les chutes de plain-pied, mais aussi pour les
sol dans les locaux   piétons ; fréquence, charge maximale et type de         risques de contamination biologique. À ce titre, il
de fabrication
                      roues pour les chariots et les transpalettes) ;         est important de définir les moyens de nettoyage
de produits
alimentaires.            les caractéristiques liées directement à l'hygiène   (produits chimiques, jet, brosses, etc.) en même
CNAMTS/ Direction     et à la sécurité :                                      temps que la nature des revêtements de sols
des risques           - adhérence pour éviter les glissades, par exemple      (résistance à la corrosion…).
professionnels.       pour les sols susceptibles d’être souillés par des
                      polymères,                                              Dans le cas où il peut y avoir des produits glis-
                      - résistance chimique à certains produits (acides,      sants sur le sol (floculants…), un revêtement anti-
                      solvants, détergents…),                                 dérapant est choisi.
                      - facilité de nettoyage.                                Les revêtements de sols retenus sont définis dans
                                                                              l’offre de l’entreprise.
                       Choix entre les revêtements
                                                                               Conditions de pose
                      Le choix entre les différents revêtements indus-
                      triels dépend essentiellement du type d'activité        Dans les locaux où le nettoyage doit se faire à
                      concerné :                                              grandes eaux ou lorsque le déversement ou
                                                                              l'égouttage de liquides est prévisible, mettre en
                         Les carrelages antidérapants : ils sont privilé-     place des pentes de 1,5 à 2 % dirigées vers des
                      giés pour les laboratoires et les locaux du type        dispositifs de recueil (caniveaux, grilles, siphons
                      sanitaire (1) et permettent d'atteindre des coeffi-     de sols).
                      cients de frottement élevés (supérieurs à 0,30).        Il est très important de concevoir ces formes de
                         Les revêtements en béton : un renforcement de        pente pour évacuer les liquides.
                      la couche en surface (béton de fibres d'acier,
                      ciment haute résistance d'agrégats durs de type         À l’extérieur des locaux, une pente de l’ordre de
                      corindon) et un traitement anti-poussière de la         2 à 3 % pour les aires de lavage, les zones de cir-
                      surface est conseillé.                                  culation et les zones de travail est préconisée,
                         Les revêtements en résine à charge de quartz :       avec un caniveau de récupération en point bas.
                      ils sont privilégiés pour les sols où les risques de    Les siphons de sol et les grilles seront implantés en
                      glissade sont élevés. Les résines à charge de           dehors des aires et allées de circulation des trans-
                      quartz sont conseillées car elles permettent d'at-      palettes, des chariots automoteurs, de manière à
                      teindre des coefficients de frottement élevés (1).      éviter les à-coups générateurs d'autres risques.




                                                                                                     Structures des bâtiments   47
4.2 Façades

      Bibliographie              Se reporter à la brochure Conception des lieux
                                 et des situations de travail, INRS, ED 950.
- Arrêté du
  21 décembre 1993
  (JO du 13 janvier
  1994) relatif aux
  portes et portails
  automatiques sur
  les lieux de travail.
- Norme NF P 25-
  362, Fermetures
  pour les accès
  libres et portails.
  Spécifications
  techniques.
  Règles de sécurité,
  (rendue d’applica-
  tion obligatoire
  par l’arrêté cité
  précédemment).
- Portes et portails.
  INRS, ND 1956.




4.3 Couleurs de sécurité

                                  Panneaux de signalisation de sécurité                  Le fluide peut aussi, en complément du code
      Bibliographie
                                                                                          couleur, être identifié par sa dénomination en clair
(1)
    Codage couleur               La mise en place de dispositifs permanents de            inscrite en toutes lettres.
des tuyauteries                  signalisation de sécurité ne dispense pas de mettre
rigides.
                                 en œuvre prioritairement les moyens de protection        Chaque organe de la tuyauterie (vannes, clapets,
INRS, ED 88.
(2)
    Norme NF X
                                 collective et permanente (voir la figure 4.1).           registres) est identifié par une plaque.
08-100, Couleur,
tuyauteries rigides,              Identification des réseaux (1) (2)                     Par secteur géographique ou par type de process,
identification des                                                                        un plan d’ensemble est affiché à proximité des
fluides par couleur              Une signalisation des tuyauteries permet de déter-       postes de travail.
conventionnelle.
                                 miner la nature et le sens du fluide transporté.
Autres références :
- JO du 17 décembre
  1993 - annexes I
  et II de l’arrêté du                                         DANGER
                                                PU               H2S
  4 novembre 1993.                            OU R                                                     PORT DE
                                         C


                                                 E




- Norme NF X                                                                                        L'ÉQUIPEMENT
                                                                                                      ANTI-ACIDE
                                                     E
                                         D'




                                          UR         C
  08-003, Symboles                             GEN
                                                                                                    OBLIGATOIRE
  graphiques
  et pictogrammes.
                                                                                 DOUCHE
  Couleurs et signaux                                                              DE
  de sécurité.                                                                  SÉCURITÉ                                Obligation générale
                                                                                                                   (accompagnée le cas échéant
- Signalisation de                                                                                                   d'un panneau additionnel)
  santé et sécurité
  au travail.
  INRS, ED 777.
                                       Figure 4.1 Quelques panneaux de signalisation de sécurité.



48          Structures des bâtiments
4.4 Locaux sociaux

           Installations sanitaires                                 atelier, laboratoire, etc., dont l’implantation doit
                                                                     tenir compte des vents dominants.
          Les usines d’épuration sont un réservoir impor-
          tant de micro-organismes. Il est donc nécessaire           Pour les vestiaires, il est recommandé de disposer
          d’avoir des locaux spécifiques séparés des                 d’une zone propre et d’une zone sale physique-
          sources de pollution pour les bureaux, vestiaires,         ment distinctes (voir figure 4.2).




                                       Atelier                                      Entrée/
                                                                                     sortie




                     Salle                                                                             Salle
                    de pause                                Douches                                  pour repas




                    Lavabos                                                                            Lavabos
                   sanitaires                                                                         sanitaires

                                                      Armoires Armoires
                                                       dépôts fournitures
                            Vestiaire                (vêtements (vêtements               Vestiaire
                      (vêtements de travail           de travail de travail         (vêtements de ville)
                            « sales »)                « sales »)  propres)



                         Armoires individuelles                                 Armoires individuelles



               Figure 4.2 Schéma de principe des sanitaires et vestiaires.




                                                                                           Structures des bâtiments   49
                                                                                                     5
 5

Bruit, incendie,
explosion

5.1 Bruit


            Se reporter à la brochure Conception des lieux et
            des situations de travail, INRS, ED 950.

             Choix des matériaux insonorisants


            Les risques microbiens limitent l’utilisation de
            matériaux absorbants. Il faut sélectionner à la
            conception les matériaux en fonction du niveau
            sonore à atteindre et du risque biologique.




5.2 Incendie

             Diminution des risques                              Dimensions des bâtiments et accès


            Dans le cas de l’autoinflammation lors du stockage   Pour les accès, se reporter également au § 2.4
            de boues séchées, se reporter au § 3.8.4             “Passerelles, galeries surélevées, plates-formes,
            “Stockage en silos et trémies”.                      planchers”.




                                                                                      Bruit, incendie, explosion   51
5.3 Explosion


       Bibliographie                    5.3.1 Origine des risques (1)                                 atmosphère explosive. Dans tous les cas, on réali-
                                                                                                      sera un confinement (couverture du canal, parois
 (1)
   Les mélanges                         Dans les usines de traitement des eaux résiduaires,           pleines et vitrées encoffrant le puits et le rele-
 explosifs 1.                           l’atmosphère peut devenir explosive ou toxique :              vage) de cette zone de captage des polluants
 Gaz et vapeurs.
                                           sous l’effet de la concentration de gaz inflam-            chimiques toxiques avec extraction mécanique
 INRS, ED 911.
                                        mables dégagés par l’arrivée des effluents ou                 garantissant la mise en dépression du volume,
                                        au dépotage des camions de curage des réseaux.                sans zone morte.
                                        Les plus fréquents sont les hydrocarbures et les
                                        effluents industriels ;
                                           sous l’effet de dégagement gazeux des produits             5.3.2 Mesures de prévention
                                        traités qui peut se produire en exploitation normale          spécifiques aux usines d’épuration
                                        ou lors d’un arrêt provoquant une immobilisation
                                        des boues, dans lesquelles il faut craindre la                Pour les mesures de prévention, se reporter
                                        présence de gaz tels que le méthane et le gaz                 également à la brochure INRS ED 820 : Guide pra-
                                        biologique qui diffèrent du méthane par son                   tique de ventilation n°19, Usines de pollution des
                                        mélange avec d’autres composants (CO2, H2S, H2,               eaux résiduaires et ouvrages d’assainissement.
                                        mercaptan, etc.)
                                        C’est pourquoi il faut prévoir des détecteurs après           Pour la zone à risque d’explosion, les principales
                                        analyse des risques (CH4, H2S, etc.) sur chaque               mesures de prévention à mettre en œuvre sont :
                                        point à fort risque (chambre d’arrivée et/ou de                 la réalisation d’une installation électrique adaptée ;
                                        relevage, local dessablage-dégraissage, fosse à                 la détection en permanence du risque par
                                        boues, zone des digesteurs, etc.).                            mesures explosimétriques de CH4 ou autre avec
                                                                                                      contrôle d’accès associé ;
                                        Il est recommandé de réaliser, en tête de l’usine,              l’installation d’une ventilation spécifique des
                                        un ouvrage fermé normalement inaccessible tel                 locaux ou des volumes clos (stockage de boues,
                                        qu’une chambre d’arrivée, une fosse de pom-                   digesteur, prétraitement...).
                                        page… Cet ouvrage sera muni d’un système redon-
                                        dant de détection permettant de signaler immé-                Un panneau placé près des accès aux digesteurs
                                        diatement la présence de vapeurs toxiques ou                  rappelle la nature du risque, l’interdiction de
                                        inflammables dans l’effluent. Cet ouvrage doit être           fumer, d’effectuer des travaux par points chauds
                                        ventilé. En marche normale, l’air extrait est dirigé          sans autorisation, et l’utilisation éventuelle d’un
                                        vers l’installation de désodorisation.                        détecteur d’atmosphère portatif si celui-ci n’est
                                        Lorsqu’une atmosphère explosive est décelée, un               pas à demeure.
                                        réseau de rejet direct, dont les équipements sont             Un périmètre de sécurité est matérialisé par une
                                        utilisables en atmosphère explosive, évacuera                 signalisation adaptée.
                                        l’air extrait. Ceci permet d’éviter d’équiper
                                        l’ensemble du réseau général de ventilation et les            Voir également les mesures de prévention définies au
                                        équipements du local en matériels utilisables en              § 3.8.4 “Stockage en silos et trémies”.


                                          Température                   Température            LIE1                   LES2                   Densité
                                       d’ébullition en °C                 d’auto-        volume en % dans       volume en % dans            vapeur/air
                                         sous pression              inflammation en °C    mélange avec air       mélange avec air
                                        atmosphérique

 Biogaz                                     -160 °C                         530 °C             5%                      15 %                     0,55

 Méthane                                    -162 °C                         535 °C             5%                      15 %                     0,60

 Sulfure d’hydrogène                         -60 °C                         260 °C             4%                     44 %                      1,2

         Tableau 5.1 Caractéristiques usuelles du biogaz, du méthane et de l’H2S.

1 - Limite inférieure d’explosivité.     2 - Limite supérieure d’explosivité.




  52           Bruit, incendie, explosion
                                                                                                            6
 6

Cahier des charges des
machines et équipements
de production
6.1 Intégration dans le cahier des charges
des équipements, des données hygiène, sécurité
et conditions de travail

           Conception et fabrication des                             Pour les machines complexes ou intégrées dans une
          équipements de travail                                      ligne ou des bâtiments, le concepteur-réalisateur
                                                                      fournit au maître d’ouvrage, au stade des études
          On se reportera au début de la présente brochure            de réalisation et, avant la réalisation des plans de
          pour l’intégration de la prévention à la conception         détail, une analyse de risques qui est complétée
          (voir § 1.1 “Intégration de la prévention à la              au fur et à mesure de leur avancement.
          conception des machines et des équipements de
          travail”, § 1.2 “Intégration de la sécurité à la            Cette analyse comprend en outre un document
          conception des usines et des lieux de travail”,             précisant les moyens d’accès et de levage des
          § 1.3 “Analyse préliminaire des risques”).                  équipements pour toutes les opérations de
                                                                      maintenance.
          Le constructeur (concepteur-réalisateur de la station)
          fournit, dans le cahier des charges, l’analyse
          préliminaire des risques des équipements.




6.2 Consignation des énergies

          C’est l’ensemble des dispositions permettant de             Prévoir la possibilité de consignation de l’énergie
          mettre et de maintenir en sécurité (si possible par un      des installations : électricité, fluides sous pression
          dispositif matériel) une machine, un appareil ou une        ou dangereux, carburants et combustibles, éléments
          installation de façon qu’un changement d’état               mobiles sous l’action de la gravité (appareil de
          (remise en état de marche d’une machine, fermeture          levage et de manutention, etc.) selon les procédures
          d’un circuit électrique, ouverture d’une vanne, etc.)       du tableau 6.1 ci-après, page 54.
          soit impossible sans l’action de tous les intervenants
          ou du responsable de consignation.

          La consignation d’un équipement comporte quatre
          phases : séparation, condamnation et signalisation,
          dissipation ou rétention/confinement, vérifications
          et identification.




                                                              Cahier des charges des machines et équipements de production   53
                                   Pour la séparation, se reporter au § 3.1.1
                                   “Réseaux d’eau. Généralités”.



  Phase de consignation                                                                         Nature du risque


                                              Électrique                                  Chimique                                    Mécanique




          Séparation                          Mise hors tension de tous                   Suppression des arrivées de tous            Coupure de la transmission
                                              les circuits de puissance                   les fluides ou solides de façon             de toutes les formes d’énergie
                                                                                                                   1                                                 1
                                              et de commande de façon                     pleinement apparente y compris              de façon pleinement apparente
                                                                     1
                                              pleinement apparente y compris              les circuits auxiliaires                    y compris secours et
                                              les alimentations de secours                                                            accumulation d’énergie




          Condamnation                        Verrouillage par un dispositif matériel difficilement neutralisable, dont l’état est visible de l’extérieur, réversible
                                              uniquement par un outil spécifique personnalisé pour chaque intervenant


                         Signalisation        Information claire et permanente de la réalisation de la condamnation




          Dissipation                         Mise à la terre et en court-                Vidange, purge, nettoyage                   Mise au niveau d’énergie
          (rétention/confinement)             circuit des conducteurs                     (décroûtage…)                               le plus bas par :
                                              (opération à réaliser                                                                   - arrêt des mécanismes,
                                              après la vérification)                      Élimination d’une atmosphère                  y compris volants d’inertie,
                                                                                          inerte ou dangereuse                        - mise en équilibre mécanique
                                              Décharge des condensateurs                                                                stable (point mort bas) ou,
                                                                                          Ventilation                                   à défaut, calage mécanique
                                                                                                                                      - mise à la pression atmosphérique




                                              Absence de tension                          Absence de :                                Absence d’énergie :
          Vérification                        entre tous les conducteurs                  - pression,                                 - tension,
                                              (y compris le neutre)                       - écoulement                                - pression,
                                              et entre eux et la terre                                                                - mouvement…
                                                                                          Contrôle spécifique éventuel
                                                                                          (atmosphère, pH…)




                                                                             Éventuellement balisage des zones dangereuses résiduelles



                         Identification       Elle a pour but de s’assurer que les travaux seront effectués sur l’installation ou l’équipement consigné
                                              Pour cela, les schémas et le repérage des éléments devront être lisibles, permanents et à jour.


      Tableau 6.1 Procédures types de consignation.




1 - C’est-à-dire soit par la vue directe du dispositif de séparation, soit par un asservissement fiable entre la position de ce dispositif et celle de l’organe extérieur de
    manœuvre reflétant cette position.




 54          Cahier des charges des machines et équipements de production
                        Chaque machine ou équipement est équipé d’un                d’une machine en même temps que cette der-
                        dispositif permettant de l’isoler de ses sources            nière, même lorsque les fournisseurs de ces deux
                        d’énergie(1).                                               équipements sont différents).

                        Les consignations doivent être réalisées en un              Les tampons et les trappes peuvent être équipés
                        seul dispositif par départ ou zones dangereuses             de dispositifs de verrouillage ou d’interver-
                        en fonction d’une analyse de risques faite au               rouillage et de signalisation indiquant qu’une
                        préalable (par exemple : le tapis d’alimentation            intervention est en cours.




6.3 Circuits de commande, dispositifs de protection


      Bibliographie     Les systèmes de commande (parties ou sous-par-              6.3.1 Alimentation électrique
                        ties) relatifs à la sécurité sont conçus afin que les       des circuits de commande
(1)
    Norme NF EN         principes de l’appréciation du risque (norme NF EN
1037, Sécurité des      1050) soient pris en compte dans les cas suivants :         Concevoir et réaliser l’alimentation des circuits de
machines.
                           lors de toute utilisation normale et lors du mau-        commande de façon à :
Prévention de la
mise en route           vais usage prévisible ;                                        protéger les personnes contre les défauts d’iso-
intempestive.              en cas de défauts ;                                      lement électrique ;
(2)
    Norme NF EN            en cas d’erreurs humaines durant l’utilisation              éviter les mises en route intempestives de
954-1, Sécurité         normale de la machine dans sa globalité.                    machine lors de l’apparition d’un ou plusieurs
des machines.                                                                       défauts d’isolement ;
Partie des systèmes     En conséquence, ils :                                          en cas de présence d’opérateurs sur le site,
de commande
relatives à la
                          donnent priorité aux ordres d’arrêt ;                     supprimer la mémorisation d’ordre de marche lors
sécurité.                 sont conçus en sécurité positive, c’est-à-dire            de la coupure de tout ou partie de l’alimentation
Partie 1 : Principes    que le système se mettra dans une position pour             des circuits de commande ou de puissance. Cette
généraux                qu’il n’y ait aucun risque en cas de défaillance :          mesure s’applique aux équipements à risque
de conception.           - d’alimentation en énergie,                               (filtres presse, centrifugeuses, etc.) ; il est donc
                         - de composants,                                           nécessaire de procéder en amont à une analyse
Autres références :      - de dispositifs de sécurité ;                             des risques par équipement ;
- Consignations
et déconsignations.
                          sont de catégorie supérieure ou égale à celle déter-         limiter les risques d’électrocution des interve-
INRS, ED 754.           minée suite à une estimation du risque préalable ;          nants lors des dépannages.
- Norme NF EN             sont non neutralisables ;
60204-1, Sécurité         sont éprouvés et fiables ;
des machines.
Équipements
                          sont faciles à maintenir.                                 6.3.2 Conception des circuits
des machines.
                                                                                    de commande
- Norme NF              Les catégories des parties de système de com-
EN 60742,               mande relatives à la sécurité sont présentés dans           Les dispositions générales d’obtention de la sécu-
Transformateurs         le tableau ci-après page 56.                                rité positive sont présentées ci-dessous.
de séparation
des circuits
et transformateurs
                        Une lecture détaillée de la norme NF EN 954-1(2)            La réglementation et la normalisation prévoient que :
de sécurité : règles.   permet d’affiner le choix des catégories de circuit            la mise en marche des éléments mobiles dan-
- Sécurité              de commande selon les risques.                              gereux doit être provoquée par apport d’énergie à
des machines                                                                        tous les niveaux. Leur mise à l’arrêt est obtenue
et des équipements                                                                  par la coupure de cette énergie ;
de travail. Moyens
de protection
                                                                                       les fonctions conditionnant la sécurité des per-
contre les risques                                                                  sonnes sont réalisées de manière que la défaillance
mécaniques.                                                                         de l’une d’entre elles n’entraîne pas une perte de
INRS, ED 807.                                                                       la disposition de sécurité ainsi réalisée.




                                                                            Cahier des charges des machines et équipements de production   55
     Cat.1                Résumé des prescriptions                          Comportement du système2                          Base principale de la sécurité



                     La partie du système de commande                   Si un défaut se produit, il peut conduire          Par la sélection
                     de machine relative à la sécurité et/ou            à la perte de la fonction de sécurité.             des composants
                     ses dispositifs de protection ainsi que
       B             ses composants doivent être conçus,
                     fabriqués, sélectionnés, montés et
                     combinés selon les normes pertinentes
                     afin de pouvoir faire face aux influences
                     attendues.




                     Les exigences de la catégorie B                    Comme écrit pour la catégorie B mais
       1             s’appliquent.                                      avec une plus grande sécurité relative à
                     Doit utiliser des composants et des                la fiabilité de la fonction de sécurité.
                     principes éprouvés.




                     Les exigences de la catégorie B                    L’apparition d’un défaut peut mener
                     et l’utilisation des principes de sécurité         à la perte de la fonction de sécurité
                     éprouvés s’appliquent.                             entre les intervalles de contrôle.

                     La ou les fonctions de sécurité doivent être       La perte de la fonction de sécurité
       2             contrôlées à intervalles convenables par           est détectée par le contrôle.
                     le système de commande de la machine.

                     Note :
                     Ce qui convient dépend de l’application
                     et du type de machine.




                     Les exigences de la catégorie B et                 Lorsqu’un défaut unique se produit, la             Par la structure
                     l’utilisation des principes de sécurité            fonction de sécurité est toujours assurée.
                     éprouvés s’appliquent.
                                                                        - Certains défauts seront détectés,
                     Le système de commande doit être                     mais pas tous.
       3             conçu de façon que :
                     - un défaut unique du système de                   - L’accumulation de défauts non détectés
                       commande ne doit pas mener à une                   peut conduire à la perte de la fonction
                       perte de la fonction de sécurité ;                 de sécurité.
                     - si cela est raisonnablement faisable,
                       le défaut unique doit être détecté.




                     Les exigences de la catégorie B et                 Lorsque les défauts se produisent,                 Par la structure
                     l’utilisation des principes de sécurité            la fonction de sécurité est toujours
                     éprouvés s’appliquent.                             assurée.

                     Le système de commande doit être                   Les défauts seront détectés
       4             conçu de façon que :                               à temps pour empêcher une perte
                     - un défaut unique du système de                   de la fonction de sécurité.
                       commande ne doit pas mener à une
                       perte de la fonction de sécurité ;
                     - et le défaut unique doit être détecté à,
                       ou avant, la prochaine sollicitation de la
                      fonction de sécurité. Si cette détection
                      n’est pas possible, une accumulation de
                      défauts ne doit pas mener à une perte de
                      la fonction de sécurité.



      Tableau 6.2 Résumé des prescriptions applicables aux catégories des parties de système de commande relatives à la sécurité
      (norme NF EN 954-1, § 6.2).
1 - La catégorie n’est pas destinée à être utilisée dans un ordre ou une hiérarchie quelconque par rapport aux prescriptions de sécurité.
2 - L’appréciation du risque indiquera si la perte totale ou partielle de la fonction de sécurité provenant de défauts est acceptable.




 56          Cahier des charges des machines et équipements de production
                                 6.3.3 Description des dispositifs de protection des personnes


         Moyens de          Distances               Protecteurs            Dispositifs            Commandes                Dispositifs          Consignations
         protection         de sécurité                                     électro-              bimanuelles                d’arrêt                  et
                                                                         sensibles pour                                    d’urgence            déconsignations
                                                                          la détection
 Principes                                                               des personnes

  Protection              Éloignement             Protecteurs fixes                              Commandes
  par éloignement                                                                                bimanuelles
                                                                                                 électriques
  Maintien du             Écartements             Protecteurs
  corps humain            minimaux                réglables                                      Commandes
  ou d’une partie                                                                                bimanuelles
  du corps humain                                                                                pneumatiques
  hors de la zone
  de danger


  Protection par                                  Protecteurs            Barrages
  contrôle d’accès                                mobiles                immatériels
  périphérique                                    associés à
                                                  un dispositif          Cellules
  Détection du                                    de verrouillage        monofaisceau
  franchissement                                  et/ou
  du périmètre                                    d’interverrouillage1   Bords
  délimitant la                                                          et barres
  zone de danger                                                         sensibles


  Protection de                                                          Barrages
  zone surfacique                                                        immatériels

  Détection                                                              Tapis et planchers
  de la présence                                                         sensibles
  humaine
  dans la zone                                                           Balayage
  de danger                                                              de zone


  Protection                                                             Balayage
  de zone                                                                de zone
  volumétrique                                                           Infrarouge passif
                                                                         et/ou
  Détection                                                              actif
  de la présence                                                         Vision
  humaine dans la                                                        Ultrasons
  zone de danger                                                         Hyperfréquences


  Protection                                                             Bordures
  de proximité                                                           sensibles
                                                                         (bords, barres,
  Détection au                                                           pare-chocs)
  voisinage immé-
  diat d’un groupe                                                       Cellules
  dangereux                                                              monofaisceau


  Protection                                                                                                             Boutons                 Transfert de clé
  par suppression                                                                                                        « coup
  du risque                                                                                                              de poing »              Cadenas

  Mise ou maintien                                                                                                       Dispositifs             Dissipation
  de la machine                                                                                                          à câble                 d’énergie
  en sécurité                                                                                                            Etc.                    Etc.

      Tableau 6.3 Descriptif des différents moyens de protection des personnes.

1 - Y compris les portes d’accès à des zones dangereuses.




                                                                                              Cahier des charges des machines et équipements de production     57
                                  Définitions des protecteurs                                    Protecteurs avec dispositif d’interverrouillage
      Bibliographie
                                 Pour les définitions, se reporter à la norme ISO                 “Protecteur associé à un dispositif de verrouillage
(1)
    Norme EN 953,                12100-1 et 12100-2.                                              et à un dispositif de blocage mécanique, de sorte
Sécurité
                                                                                                  que :
des machines.
Prescriptions                    Protecteurs fixes                                                  les fonctions dangereuses de la machine
générales pour                   “Protecteur maintenu en place (c’est-à-dire fermé) :             “couvertes” par le protecteur ne puissent
la conception                       soit de manière permanente (par soudage, etc.) ;              s’accomplir tant que le protecteur n’est pas fermé
et la construction                  soit au moyen d’éléments de fixation (vis, écrous, etc.)      et bloqué ;
des protecteurs
                                 s’opposant à ce qu’il soit déplacé/ouvert sans outil.”             le protecteur reste bloqué en position de
(fixes, mobiles).
(2)
                                                                                                  fermeture jusqu’à ce que le risque de blessure
    Norme EN 1088,
Sécurité des                     Protecteurs mobiles                                              dû aux fonctions dangereuses de la machine ait
machines.                        “Protecteur généralement lié mécaniquement au bâti               disparu ;
Dispositifs                      de la machine ou à un élément fixe voisin, par exemple             quand le protecteur est bloqué en position de
de verrouillage                  grâce à des charnières ou à des glissières et qu’il est          fermeture, les fonctions dangereuses de la
associés à des
                                 possible d’ouvrir sans faire usage d’aucun outil.”               machine “couvertes” par le protecteur puissent
protecteurs.
Principes de                                                                                      s’accomplir, mais la fermeture et le blocage du
conception et                    Protecteurs avec dispositif de verrouillage                      protecteur ne provoquent pas à eux seuls leur
de choix.                        “Protecteur associé à un dispositif de verrouillage,             mise en marche.”
                                 de sorte que :
                                    les fonctions dangereuses de la machine “cou-
                                 vertes” par le protecteur ne puissent s’accomplir                6.3.4 Protection contre les organes
                                 tant que le protecteur n’est pas fermé ;                         dangereux en mouvement
                                    si l’on ouvre le protecteur pendant que les fonc-             ou susceptibles de se mettre en
                                 tions dangereuses de la machine s’accomplissent,                 mouvement
                                 un ordre d’arrêt soit donné ;
                                    lorsque le protecteur est fermé, les fonctions dan-           Le tableau 6.4 indique les critères de choix des
                                 gereuses de la machine “couvertes” par le protecteur             moyens de protection, d’après le document Sécurité
                                 puissent s’accomplir, mais la fermeture du protecteur            des machines. Prescriptions générales pour la
                                 ne provoque pas à elle seule leur mise en marche.”               conception et la construction des protecteurs (1).




 Protecteurs fixes                                                                Cas d’utilisation

 Sans dispositif de verrouillage                                                  Protecteurs rarement manœuvrés (par exemple : une fois par semaine)
                                                                                  Protecteurs de courroies, d’éléments de transmission de puissance

 Avec dispositif de verrouillage à un seul interrupteur à manœuvre positive       Protecteurs appelés à être démontés et remontés occasionnellement (par
 d’ouverture ou deux détecteurs de position à commande non mécanique              exemple : une fois par jour) lors d’opérations telles que réglage, changement
 (inductifs, magnétiques, etc.)                                                   d’outillage ou de fabrication avec un risque de fonctionnement inopiné
                                                                                  Protecteurs latéraux de presses


 Protecteurs mobiles                                                              Cas d’utilisation

 Avec dispositif de verrouillage à un seul interrupteur à manœuvre positive       Protecteurs manœuvrés occasionnellement (par exemple : dix fois par jour)
 d’ouverture ou deux détecteurs de position à commande non mécanique              Protecteurs de transmissions
 (inductifs, magnétiques, etc.)                                                   Protecteurs pour zone de réglage

 Avec dispositif de verrouillage à deux interrupteurs à manœuvre positive         Protecteurs manœuvrés fréquemment (2)
 d’ouverture                                                                      (par exemple : plusieurs fois par heure)

 Avec dispositif d’interverrouillage (mécanique, électromécanique,                Doit être utilisé lorsque le temps de mise à l’arrêt est supérieur
 pneumatique, à transfert de clé, etc.)                                           au temps d’accès(2)
                                                                                  Machines tournantes avec inertie

 Protecteurs réglables sans outils                                                Cas où l’on veut restreindre l’accès aux éléments mobiles dans les zones
                                                                                  où une ouverture est nécessaire notamment pour le passage d’outils ou
                                                                                  de produits


        Tableau 6.4 Les différents types de protecteurs.




58          Cahier des charges des machines et équipements de production
                       Les équipements sont conçus de façon à obtenir la            exemple, d’un protecteur mobile ouvert ou d’une
 Bibliographie
                       protection des personnes contre les organes dange-           personne située à l’intérieur d’une zone dange-
- Norme NF EN 349,     reux en mouvement ou susceptibles de se mettre en            reuse), une commande locale à action maintenue
Sécurité               mouvement par une des dispositions suivantes :               par la personne située dans la zone dangereuse
des machines.             impossibilité d’accès à l’organe dangereux                est prévue de façon que cette dernière puisse,
Écartements mini-      (protecteurs fixes soudés) ;                                 dans des conditions de risque limité (vitesse lente
maux pour prévenir        accès à l’organe dangereux lorsque celui-ci est           ou réduite, action maintenue, mouvement au
les risques d’écra-
sement de parties
                       à l’arrêt et maintenu à l’arrêt.                             coup par coup, etc.), rendre possible le mouve-
du corps humain.                                                                    ment de l’organe dangereux.
- Projet de norme pr   L’accès à l’organe dangereux est possible :
NF EN 999. Sécurité       pour les accès peu fréquents (moins d’une fois            Les précautions nécessaires sont prises pour les
des machines.          par semaine) par un personnel de maintenance                 cas où la personne qui actionne cette commande
Positionnement         qualifié et ne nécessitant pas le mouvement de               locale n’a pas la visibilité sur toutes les parties
des dispositifs
                       l’organe dangereux :                                         dangereuses de l’appareil qu’elle commande
de protection
en fonction des        - par le démontage du protecteur fixe et par la              (rendre visible toute la zone dangereuse ou auto-
vitesses d’approche      consignation préalable de la puissance des                 riser le mouvement des seuls organes dangereux
des parties du           organes mobiles dangereux rendus accessibles ;             visibles depuis la commande locale, etc.).
corps humain.             pour les accès fréquents (une fois par semaine
                       ou plus) par un personnel de maintenance qualifié            Pour les arrêts d’urgence, se reporter au § “Arrêt
                       et pour les accès (fréquents ou non) par un per-             d’urgence” dans le § 3.2.1 “Installations élec-
                       sonnel non qualifié en maintenance :                         triques”.
                       - par l’ouverture du protecteur mobile (ou de la
                         porte d’accès) verrouillé ou interverrouillé.              6.3.6 Principes généraux pour faciliter
                                                                                    les opérations de maintenance
                       Les verrouillages électromécaniques des protec-
                       teurs mobiles peuvent être remplacés par des                 Au cours des opérations de maintenance, on ren-
                       dispositifs à transfert de clé pour des questions            contre des situations dangereuses et une atten-
                       de simplicité ou de sûreté de fonctionnement.                tion particulière est portée aux accès (§ 3.7) et à
                                                                                    la manutention (§ 3.6).
                       Les dispositifs à transfert de clé des protecteurs et        Les protecteurs ne doivent pas gêner exagéré-
                       des portes d’accès verrouillés ou interverrouillés sont      ment la maintenance (par exemple, nécessiter un
                       conçus et réalisés de manière qu’il soit impossible          démontage long ou pénible pour une opération
                       d’enlever la clé ayant permis l’ouverture si le protec-      simple ou rapide).
                       teur ou la porte d’accès ne sont pas totalement refer-
                       més et immobilisés en position de fermeture.                 En conséquence, les équipements sont conçus de
                                                                                    façon que les réglages, graissages, nettoyages
                       6.3.5 Commandes locales pour                                 puissent se faire, dans la mesure du possible, sans
                       organes ou équipements dangereux                             qu’il soit nécessaire de déposer les protecteurs. Si
                                                                                    toutefois, le démontage du protecteur est néces-
                       S’il est nécessaire de provoquer le mouvement                saire, une attention particulière est portée dans le
                       d’un organe dangereux alors qu’une personne                  cas où l’organe dangereux doit être en mouvement
                       peut atteindre la zone dangereuse (cas, par                  pendant la maintenance ou le nettoyage.




                                                                            Cahier des charges des machines et équipements de production   59
6.4 Machines et équipements de travail spécifiques
aux stations d’épuration


      Bibliographie
                                 6.4.1 Dispositions particulières                        Les pompes doseuses sont installées au-dessus
                                                                                         de la cuve de rétention du réactif considéré et
(1)
  Norme NF EN 294,
                                 Vannes installées en regards ou chambres enterrées      chacune est équipée :
Sécurité des                     Leur accès est fermé à l’aide d’un caillebotis ou          d’une soupape de sécurité (s’ouvrant en
machines.                        d’une tôle sur charnières et doté d’une béquille        surpression vers la rétention) ;
Distances de                     de retenue.                                                de conduites amont et aval montées par
sécurité pour                                                                            vissage plutôt que par collage ;
empêcher l’atteinte
de zones
                                 Si nécessaire, un accès par échelle fixe ou par            de vannes manuelles amont et aval pour isole-
dangereuses                      maillons d’échelle fixés sur la structure avec          ment et dépressurisation avant intervention ;
par les membres                  crosse de maintien à disposition est prévu.                d’un clapet taré pour éviter les siphonnages et
supérieurs.                                                                              d’un ballon amortisseur pour éviter les vibrations
                                 Les commandes d’ouverture-fermeture des                 des conduites de refoulement des pompes à
                                 vannes peuvent être réalisées depuis l’extérieur,       membranes.
                                 le modèle de vanne et son montage sont choisis
                                 et conçus à cet effet.                                  Par ailleurs, il faut réduire les cheminements
                                                                                         aériens qui peuvent exposer les opérateurs à
                                 Les dimensions de l’ouvrage permettent le               des projections, sinon prévoir des doubles
                                 démontage du matériel installé.                         enveloppes.

                                 Pompes                                                  Vis
                                 Un moyen de levage (fixe, permanent) et de              Dans le cas de vis en auge fermée et non en
                                 manutention (points d’ancrage, rail, etc.) est          charge(1), il est nécessaire de prévoir autant que
                                 prévu au-dessus de chaque équipement d’un               possible une ouverture grillagée placée sur un
                                 poids supérieur à 25 daN.                               capot permettant une inspection visuelle directe
                                                                                         sans avoir à le démonter avec respect de la
                                 En amont et aval de chaque pompe, des vannes            norme.
                                 d’isolement sont implantées.
                                                                                         Un dispositif électrique (verrouillage) et méca-
                                 Pompes immergées                                        nique (système d’emboîtement en cascade)
                                 Il faut s’assurer que :                                 entraîne l’arrêt de la vis lors de l’ouverture des
                                     la chaîne de manutention et le câble d’alimen-      capots.
                                 tation sont accessibles depuis une position nor-
                                 male. Dans le cas de garde-corps métallique,            Les moyens d’accès et de manutention pour les
                                 prolonger les rails de guidage jusqu’à hauteur          opérations de contrôle, la maintenance et les
                                 de la lisse située à 1 m par rapport au sol ;           éventuels démontages (escalier et passerelle ; rail
                                     la pompe peut être retirée et remise sur son rail   ou potence avec palan, etc.) sont mis en place.
                                 sans que l’opérateur se retrouve à quelque
                                 moment que ce soit au-dessus du vide ;                  Pont-racleur et autres équipements
                                     l’appareil de levage permet l’extraction en une     Pour éviter l’écrasement par les galets du pont-
                                 seule manœuvre d’accrochage ou est équipé d’un          racleur et le cisaillement par le pont lui-même, un
                                 dispositif permettant le maintien en sécurité pour      bouton d’arrêt d’urgence est implanté et situé à
                                 un second accrochage (cas où la chaîne du palan         proximité de la roue du pont et accessible depuis
                                 ou du treuil est d’une longueur inférieure à la         le sol.
                                 hauteur de relevage de la pompe pour l’extraire
                                 de son emplacement).                                    Par conception, le carter du pont-racleur ne per-
                                                                                         met pas l’introduction aisée d’objets ou de parties
                                 Pompes doseuses                                         du corps humain (main, pied) sur le chemin de
                                 Un écran de protection intégrale en cas de projec-      roulement devant et entre les deux galets. Un
                                 tion de produits chimiques est prévu.                   chasse-pierres est disposé devant le pont et
                                 Un lave-œil est installé.                               orienté vers l’extérieur du bassin.




60          Cahier des charges des machines et équipements de production
L’accès par une plate-forme est privilégié. L’arrêt        Les filtres, présentant des risques mécaniques
du pont devant celle-ci est programmé depuis la            importants, sont équipés de protecteurs ver-
salle de contrôle. Une porte interverrouillée              rouillés et/ou interverrouillés, en laissant cepen-
interdit l’accès avant l’arrêt du pont.                    dant visibles (protecteur en verre organique)
Pour prévenir les risques de cisaillement, un déga-        et/ou accessibles (protection mobile) certains
gement périphérique de 1 m est prévu autour de             éléments, ceci en accord avec l’exploitant.
l’enveloppe de giration du pont racleur. Dans le cas
d’un accès par une échelle, son pied se trouve à           Dégrilleur
0,40 m de tout obstacle situé dans le plan vertical.       Lorsque les dégrilleurs eux-mêmes sont à l’intérieur
                                                           d’un local, il faut prévoir une hauteur sous plafond
Les bassins combinés disposant d’un clarificateur          suffisante ou des ouvertures de toit adaptées avec
central sont équipés d’un système autonome                 protection à l’égard des chutes de hauteur, pour
assurant le nettoyage de la goulotte (brosse,              une éventuelle sortie de grilles, ainsi que les
lampe à ultraviolets, etc.). Il en est de même pour        moyens de levage et manutention adaptés même si
tous les autres bassins où les opérations d’entre-         ceux-ci ne sont pas disponibles à demeure.
tien des goulottes ne peuvent être effectuées              Toutes les dispositions (plates-formes, escaliers,
sans danger (§ 3.8.3).                                     passerelles, nacelle élévatrice, etc.) sont prises
                                                           pour les interventions en sécurité sur les moto-
Filtres presse                                             réducteurs.
Les filtres presse, qui permettent l’accès manuel
aux plateaux, sont équipés d’une protection                Au niveau des bâtardeaux sont prévus :
contre les écrasements des membres supérieurs                 les moyens de manutention appropriés (cro-
par un dispositif tel que :                                chets de levage, rail ou potence) pour les sortir et
   un barrage ou une barrière immatérielle du côté         les rentrer ;
nécessitant une intervention manuelle pour l’ex-              un platelage périphérique suffisant pour per-
ploitation et qui stoppe le mouvement des pistons ;        mettre leur stockage et faciliter les interventions.
   et, du côté ne nécessitant pas l’accès pour
l’exploitation, soit un protecteur fixe respectant la      Pour les paniers de dégrillage, voir § 3.6.1.
norme NF EN 294(1), soit un protecteur mobile
interverrouillé.                                           Trommel
                                                           L’installation est équipée de passerelles et plates-
Centrifugeuse                                              formes pour les interventions d’entretien, de
Dans le cas d’une centrifugeuse, les risques res-          réparation du moto-réducteur et d’éventuel
tent principalement :                                      débourrage.
   le niveau sonore élevé ;                                L’accès à l’intérieur du trommel est contrôlé par
   le dégagement possible d’H2S à la sortie des            un interverrouillage, par exemple par un transfert
boues qui doit être capté.                                 de clé, et s’effectue machine à l’arrêt.

La centrifugeuse doit être placée dans un local            L’accès en périphérie est protégé par construction
particulier, qui facilite la prise en compte de ces        ou par une enceinte grillagée avec accès contrôlé
risques, sachant qu’en cas d’implantation dans un          (verrouillage électrique, etc.).
hall d’évolution des salariés, il devient intéressant
d’installer la centrifugeuse à l’intérieur d’une           Pour la trémie de déversement, voir § 3.8.4.
cabine ventilée et insonorisée.
                                                           Poste d’arrivée d’eau unifilaire
Filtre à bande                                             Une ventilation permanente est assurée ainsi
On privilégie leur installation dans un local parti-       qu’un accès facile et une aide à la manutention
culier où les dégagements nocifs sont captés au            permettant le retrait des matériaux résiduaires
plus près de leur émission par une installation de         (sable) et son accès est interdit en cas de panne.
ventilation spécifique.




                                                   Cahier des charges des machines et équipements de production   61
6.5 Vérification de la conformité des machines

                          Toutes les machines et appareils concernés par la
                          réglementation sont conformes à celle-ci et aux
                          normes en vigueur. En cas de doute concernant la
                          conformité d’un équipement de travail, même si
                          ce dernier dispose d’un agrément CE “de type” ou
                          “d’autocertification”, le maître d’ouvrage ou son
                          délégué demande au fournisseur de faire vérifier
                          la conformité de ceux-ci aux règles de sécurité par
                          un organisme extérieur qualifié accrédité par le
                          COFRAC et à sa charge.




62   Cahier des charges des machines et équipements de production
                                                                                                7
 7

Conception
et aménagement
des bureaux
7.1 Principes généraux


          Il est recommandé de prévoir les fonctions suivantes
          dans des locaux séparés pour, d’une part, privilégier
          l’hygiène et, d’autre part, séparer les risques,
          notamment les risques électriques et chimiques :
          contrôle commande, analyse, administration-
          bureautique.
          Toute mesure est prise pour que le niveau sonore
          y soit toujours inférieur à 60 dB(A).




                                                                  Conception et aménagement des bureaux   63
                                                                                                    8
 8

La maintenance des lieux
de travail et la maintenance
des équipements
8.1 Dossier d’intervention ultérieure sur l’ouvrage
(DIUO)

           Points d’eau, aires de lavage                            Dossier d’intervention ultérieure sur
                                                                    l’ouvrage
          Se reporter au § 3.1.2 “Réseau d’eau potable”
          et § 3.1.3 “Réseau d’eau non potable”.                    Le dossier d’intervention ultérieure sur l’ouvrage
                                                                    rassemble sous bordereau tous les documents
           Moyens de communication                                 tels que plans, notes techniques et DOE (dossier
                                                                    des ouvrages exécutés) communiqué par le
          A minima un téléphone est installé dans le local          maître d’œuvre, de nature à faciliter les interven-
          d’exploitation pour les appels de secours.                tions ultérieures sur l’ouvrage.
                                                                    Il comporte notamment le dossier de maintenance
          Toutes dispositions (ligne téléphonique filaire ou        définitif des lieux de travail élaboré par le maître
          hertzienne, GPS...) sont prises pour faciliter            d’ouvrage qui est transmis aux utilisateurs au plus
          l’exploitation future. Le maître d’ouvrage précise        tard dans le mois qui suit la prise de possession
          les appareils particuliers qu’il veut voir installer      des locaux. Il est souhaitable que ce dossier soit
          sur son site (vidéosurveillance, etc.).                   prêt avant la mise en service de l’usine d’épuration.




8.2 Spécificités de la maintenance des usines
d’épuration des eaux

          Les usines d’épuration ont en général des ouvrages           les transferts des moyens et équipements ;
          et des équipements qui peuvent être dispersés. Les           les supports pour le démontage des équipe-
          principaux risques sont les risques de noyade, les        ments (palan, trépied fixe, etc.) ;
          chutes de hauteur et de plain-pied, l’asphyxie, l’élec-      la mise en place des dispositifs de levage ;
          trisation, l’électrocution et la contamination biolo-        le récapitulatif des moyens d’accès et de
          gique. Le dossier DIUO et les notices d’instruction       manutention pour la maintenance (de la part des
          des équipements regroupent les procédures concer-         fournisseurs) ;
          nant plus particulièrement les points suivants :             les interventions au niveau des ouvrages fermés
             le synoptique des réseaux ;                            et espaces confinés (accessibilité au matériel et
             le nettoyage des équipements et les points d’eau ;     circulation, procédures d’accès, circulation, éclai-
             la manutention des équipements ;                       rage, prises, travailleur isolé, appel de secours) ;
             les sols glissants et les sols mal stabilisés ;           les lampes germicides pour traiter les problèmes
             la maintenance de l’éclairage extérieur, éclai-        d’algues ;
          rage artificiel ;                                            les stockages et distribution de réactifs.
             les trappes, dimensions des trappes et moyens
          des purges ;

                                                                              Conception et aménagement des bureaux   65
Index des mots-clés


                                                                           Clarificateur                                    3.8.3
                          A
                                                                           Clôture                                            2.1

                          Abord                                      2.1   Coffret électrique                               3.2.1

                          Accès aux installations fixes             3.7    Conception des circuits de commande               6.3

                          Accessibilité des équipements            3.7.1   Consignation des énergies                         6.2

                          Acoustique                                 5.1   Contrôle et épreuve des appareils de levage      3.5.6

                          Analyse préliminaire des risques           1.3   Contrôle et épreuves des moyens de manutention   3.6.1

                          Apparaux de levage                       3.5.5   Couleurs de sécurité                              4.3

                          Appareil de levage                        3.5    Crue (protection)                                  2.1

                          Armoire électrique                       3.2.1   CSPS (coordonnateur sécurité
                                                                           et protection de la santé)                         1.1
                          Arrêt d’urgence                          3.2.1
                                                                           Cuve de préparation                              3.8.2
                          Assainissement de l’air et ventilation    3.3

                          Auto-échauffement de boues séchées       3.8.4
                                                                           D
                          B
                                                                           Dégrillage (refus)                               3.8.2

                                                                           Dépotage par véhicules citernes                  3.8.3
                          Bassin d’aération                        3.8.3
                                                                           Dépôt classé de liquides inflammables            3.8.3
                          Bassin d’orage                           3.8.3
                                                                           Dépôt non classé de produits inflammables        3.8.3
                          Benne à déchets                          3.8.2
                                                                           Dessableur (refus)                               3.8.2
                          Boue venant de l’extérieur               3.8.1
                                                                           Digesteur à boues                                3.8.4
                          Bruit                                      5.1
                                                                           DIUO (dossier d’intervention
                          Bureau (conception et aménagement)          7
                                                                           ultérieure sur l’ouvrage)                          8.1

                                                                           Douche de sécurité et lave-œil                   3.9.3
                          C
                          Cahier des charges des machines
                                                                           E
                          et équipements de production                6

                          Caillebotis                              3.7.9   Échelle fixe                                     3.7.2

                          Chauffage                                 3.4    Éclairage artificiel                             3.2.2

                          Chaussée                                 2.2.2   Éclairage intérieur des locaux                   3.2.2

                          Chemin piétonnier                        2.2.1   Éclairage mobile                                 3.2.2

                          Choix du moyen d’accès                   3.7.2   Évacuation des déchets                           3.8.2

                          Circuit visiteurs                        2.2.1   Explosion                                         5.3

                          Circulation (organisation des flux)        2.1

                          Circulation des camions                  2.2.2   F
                          Circulation des piétons                  2.2.1

                          Circulation extérieure aux bâtiments      2.2    Façade                                            4.2

                          Circulation intérieure aux bâtiments      2.3    Forme de pente                                     4.1



66   Liste alphabétique des mots-clés
G                                                              P
Garde-corps fixe                                     3.7.10    Palan manuel                                            3.5.4
Gazomètre                                             3.8.4    Panneau de signalisation de sécurité                      4.3

                                                               Passerelle                                                2.4
H                                                              Panier de dégrillage                                     3.6.1

                                                               Piétons (circulation)                                    2.2.1
Hydrogène sulfuré                                     3.3.1
                                                               Plate-forme élévatrice                                  3.7.3

                                                               Police des réseaux                                       3.3.1
I                                                              Pont-roulant                                            3.5.2

                                                               Portail (abords)                                             2.1
Implantation des bâtiments et aires diverses            2.1
                                                               Poste de relèvement des eaux usées et des boues         3.8.3
Incendie                                                5.2
                                                               Potence de manutention                                   3.6.1
Inondation                                              2.1
                                                               Produit inflammable (dépôt classé)                      3.8.3
Installation d’éclairage artificiel                   3.2.2
                                                               Produit inflammable (dépôt non classé)                  3.8.3
Installation électrique                               3.2.1
                                                               Protection contre les contacts indirects                 3.2.1
Isolation du stockage de liquides et de solides       3.8.1

                                                               R
L
                                                               Rail de manutention                                      3.6.1
Laboratoire                                           3.9.3    Refus de dégrillage                                     3.8.2
Lagunes naturelles et aérées                          3.8.3    Refus des dessableurs-dégraisseurs                      3.8.2
Ligne électrique                                       2.1.1   Réseau d’eau potable                                     3.1.2
Local de maintenance des véhicules                    3.9.1    Réseau eau non potable                                   3.1.3
Local de traitement des boues                         3.9.4    Risque biologique                                            1.4
Locaux à pollution spécifique                         3.3.3    Route                                                     2.2
Locaux sociaux                                          4.4

Locaux techniques                                       3.9    S

M                                                              Séparation des sources d’alimentation électrique          6.2

                                                               Signalisation de sécurité (panneaux)                      4.3

Maintenance                                               8    Signalisation des accès                                 3.7.4

Moyens de manutention                                   3.6    Signalisation tuyauterie                                  4.3

                                                               Silo à boues                                            3.8.4

O                                                              Sol                                                          4.1

                                                               Spécificités à la maintenance des usines d’épuration      8.2

Organisation des circulations de piétons                2.2    Surfaces de stockage pour la maintenance                3.9.5

Organisation des flux de circulation              2.2 et 2.3   Stockage de chaux pulvérulente en vrac                  3.8.4

Ouvertures dans des parois verticales                 3.7.7    Stockage de chlore liquéfié                             3.8.5

Ouvertures dans des parois horizontales               3.7.8    Stockage de gaz                                         3.8.5




                                                                                    Liste alphabétique des mots-clés   67
                           Stockage de gaz biologique                  3.8.4
                                                                               T
                           Stockage des acides, bases, réactifs        3.8.2

                           Stockage des boues sèches et déshydratées   3.8.2   Tampon, trappe d’accès                        3.7.5

                           Stockage des graisses                       3.8.2   Transporteur à bande                          3.6.2

                           Stockage des liquides et des boues          3.8.1   Treuil de levage manuels                      3.5.3

                           Stockage des sables                         3.8.2

                           Stockage des solides en vrac                3.8.2
                                                                               V
                           Stockage en citernes et réservoirs          3.8.3   Ventilation (locaux à pollution spécifique)   3.3.2

                           Stockage en silos, trémies                  3.8.4   Vérifications initiales des installations     3.2.1




68   Liste alphabétique des mots-clés
Pour commander les films (en prêt), les brochures et les affiches de l’INRS,
adressez-vous au service prévention de votre CRAM ou CGSS.


Services prévention des CRAM
ALSACE-MOSELLE                                     BRETAGNE                                           NORD-EST
(67 Bas-Rhin)                                      (22 Côtes-d’Armor, 29 Finistère,                   (08 Ardennes, 10 Aube, 51 Marne,
                                                   35 Ille-et-Vilaine, 56 Morbihan)                   52 Haute-Marne, 54 Meurthe-et-Moselle,
14 rue Adolphe-Seyboth
BP 10392                                           236 rue de Châteaugiron                            55 Meuse, 88 Vosges)
                                                   35030 Rennes cedex                                 81 à 85 rue de Metz
67010 Strasbourg cedex                                                                                54073 Nancy cedex
tél. 03 88 14 33 00                                tél. 02 99 26 74 63
                                                   fax 02 99 26 70 48                                 tél. 03 83 34 49 02
fax 03 88 23 54 13                                                                                    fax 03 83 34 48 70
(57 Moselle)                                       CENTRE
                                                   (18 Cher, 28 Eure-et-Loir, 36 Indre,               NORD-PICARDIE
3 place du Roi-George                              37 Indre-et-Loire, 41 Loir-et-Cher, 45 Loiret)     (02 Aisne, 59 Nord, 60 Oise,
BP 31062                                           36 rue Xaintrailles                                62 Pas-de-Calais, 80 Somme)
57036 Metz cedex 1                                 45033 Orléans cedex 1                              11 allée Vauban
tél. 03 87 66 86 22                                tél. 02 38 51 50 00                                59662 Villeneuve-d’Ascq cedex
fax 03 87 55 98 65                                 fax 02 38 79 70 30                                 tél. 03 20 05 60 28
                                                                                                      fax 03 20 05 63 40
(68 Haut-Rhin)                                     CENTRE-OUEST
11 avenue De-Lattre-de-Tassigny                    (16 Charente, 17 Charente-Maritime,                NORMANDIE
BP 70488                                           19 Corrèze, 23 Creuse, 79 Deux-Sèvres,             (14 Calvados, 27 Eure, 50 Manche,
68018 Colmar cedex                                 86 Vienne, 87 Haute-Vienne)                        61 Orne, 76 Seine-Maritime)
tél. 03 89 21 62 20                                4 rue de la Reynie                                 Avenue du Grand-Cours, 2022 X
fax 03 89 21 62 21                                 87048 Limoges cedex                                76028 Rouen cedex
                                                   tél. 05 55 45 39 04                                tél. 02 35 03 58 21
AQUITAINE                                          fax 05 55 79 00 64                                 fax 02 35 03 58 29
(24 Dordogne, 33 Gironde,
40 Landes, 47 Lot-et-Garonne,                      ÎLE-DE-FRANCE                                      PAYS DE LA LOIRE
64 Pyrénées-Atlantiques)                           (75 Paris, 77 Seine-et-Marne,                      (44 Loire-Atlantique, 49 Maine-et-Loire,
80 avenue de la Jallère                            78 Yvelines, 91 Essonne,                           53 Mayenne, 72 Sarthe, 85 Vendée)
33053 Bordeaux cedex                               92 Hauts-de-Seine, 93 Seine-Saint-Denis,           2 place de Bretagne
                                                   94 Val-de-Marne, 95 Val-d’Oise)                    BP 93405, 44034 Nantes cedex 1
tél. 05 56 11 64 00
                                                   17-19 place de l’Argonne                           tél. 02 51 72 84 00
fax 05 56 39 55 93
                                                   75019 Paris                                        fax 02 51 82 31 62
                                                   tél. 01 40 05 32 64
AUVERGNE
                                                   fax 01 40 05 38 84                                 RHÔNE-ALPES
(03 Allier, 15 Cantal, 43 Haute-Loire,
63 Puy-de-Dôme)                                                                                       (01 Ain, 07 Ardèche, 26 Drôme,
48-50 boulevard Lafayette                          LANGUEDOC-ROUSSILLON                               38 Isère, 42 Loire, 69 Rhône,
63058 Clermont-Ferrand cedex 1                     (11 Aude, 30 Gard, 34 Hérault,                     73 Savoie, 74 Haute-Savoie)
tél. 04 73 42 70 22                                48 Lozère, 66 Pyrénées-Orientales)                 26 rue d’Aubigny
                                                   29 cours Gambetta                                  69436 Lyon cedex 3
fax 04 73 42 70 15
                                                   34068 Montpellier cedex 2                          tél. 04 72 91 96 96
                                                   tél. 04 67 12 95 55                                fax 04 72 91 97 09
BOURGOGNE et FRANCHE-COMTÉ
                                                   fax 04 67 12 95 56
(21 Côte-d’Or, 25 Doubs, 39 Jura,
58 Nièvre, 70 Haute-Saône,                                                                            SUD-EST
71 Saône-et-Loire, 89 Yonne,                       MIDI-PYRÉNÉES                                      (04 Alpes-de-Haute-Provence,
90 Territoire de Belfort)                          (09 Ariège, 12 Aveyron, 31 Haute-Garonne,          05 Hautes-Alpes, 06 Alpes-Maritimes,
ZAE Cap-Nord                                       32 Gers, 46 Lot, 65 Hautes-Pyrénées,               13 Bouches-du-Rhône, 2A Corse Sud,
38 rue de Cracovie                                 81 Tarn, 82 Tarn-et-Garonne)                       2B Haute-Corse, 83 Var, 84 Vaucluse)
21044 Dijon cedex                                  2 rue Georges-Vivent                               35 rue George
tél. 03 80 70 51 22                                31065 Toulouse cedex 9                             13386 Marseille cedex 5
fax 03 80 70 51 73                                 tél. 05 62 14 29 30                                tél. 04 91 85 85 36
                                                   fax 05 62 14 26 92                                 fax 04 91 85 79 01




Services prévention des CGSS
GUADELOUPE                               GUYANE                                   LA RÉUNION                      MARTINIQUE
Immeuble CGRR                            Espace Turenne Radamonthe                4 boulevard Doret               Quartier Place-d’Armes
Rue Paul-Lacavé                          Route de Raban, BP 7015                  97405 Saint-Denis cedex         97232 Le Lamentin, BP 576
97110 Pointe-à-Pitre                     97307 Cayenne cedex                      tél. 02 62 90 47 00             97207 Fort-de-France cedex
tél. 05 90 21 46 00                      tél. 05 94 29 83 04                      fax 02 62 90 47 01              tél. 05 96 66 50 79
fax 05 90 21 46 13                       fax 05 94 29 83 01                                                       fax 05 96 51 54 00
La prévention des risques professionnels
est toujours plus efficace et économique
lorsqu’elle est prise en compte au tout début
des projets de conception des bâtiments,
équipements et installations.
Cette brochure, élaborée par un groupe
de travail réunissant des ingénieurs
des services prévention des Caisses régionales
d’assurance maladie et de l’Institut national
de recherche et de sécurité, rassemble des
connaissances et préconisations applicables
pour des projets de création, d’agrandissement
ou de modification d’usines d’épuration des
eaux résiduaires du domaine public ou privé.
Cet outil de travail vise à impliquer l’ensemble
des personnes et organismes concernés par
le projet (donneurs d’ordre, maîtres d’ouvrage,
concepteurs, coordonnateurs sécurité
et protection de la santé, constructeurs, etc.)
pour intégrer, le plus en amont possible,
une démarche générale de prévention
des risques en matière d’hygiène, de sécurité
et de conditions de travail.




Institut national de recherche et de sécurité
pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles
                                                 •
30, rue Olivier-Noyer 75680 Paris cedex 14 Tél. 01 40 44 30 00
                      •                           •
Fax 01 40 44 30 99 Internet : www.inrs.fr e-mail : info@inrs.fr

Édition INRS ED 968
1re édition • juin 2006 • 3 000 ex. • ISBN 2-7389-1359-8


Texte extrait tel quel de la pièce officielle, qui seule fait foi. La mise en page du document d'origine peut différer.