Annexe
ANNEXE_3_12_as_arsatese_lb_09_2014.pdf · 6 709 mots · du marché « Construction d'une nouvelle station d'épuration à Plémy », dossier de consultation officiel.
Cahier des clauses techniques
particulières à la mise en place
de matériel pour la réalisation
de l’autosurveillance des rejets
d’eaux usées urbaines ou
industrielles
--------
Septembre 2014
Association Régionale Loire-Bretagne des Services
d’Assistance Technique à l’Epuration et au Suivi
des Eaux
Commission débitmétrie – préleveur
Siège social : SATESE 37, Domaine d'activité Papillon – rue de l'aviation, 37082 TOURS CEDEX 2
http://www.arsatese-loirebretagne.asso.fr/spip2/ Contact : contact@arsatese-loirebretagne.asso.fr
1
SOMMAIRE
CHAPITRE I - PRESCRIPTIONS GENERALES 2
Article 1 : Objet du CCTP 2
Article 2 : Documents de référence 2
Article 3 : Implantation des points de mesure de débit
et de prélèvement 4
Article 4 : Validation des chaînes de mesure 6
CHAPITRE II – PRINCIPES GENERAUX POUR LE CHOIX ET LA MISE EN
PLACE DES EQUIPEMENTS DE METROLOGIE 7
Article 1 : Mesure de débit 7
Article 2 : Prélèvement d'échantillon 7
CHAPITRE III - MISE EN PLACE DES MESURES DE DEBIT 7
Article 1 : Canaux ouverts de mesure de débit 7
Article 2 : Mise en place des débitmètres 14
Article 3 : Acquisition de données 18
Article 4 : Critères d’acceptabilité des débitmètres et acquisitions
de données 19
CHAPITRE IV - MISE EN PLACE DES PRELEVEURS D'ECHANTILLONS 19
Article 1 : Généralités 19
Article 2 : Préleveurs à dépression 20
Article 3 : Préleveurs à pompe péristaltique 21
Article 4 : Critères d’acceptabilité des préleveurs 21
Article 5 : Préleveur par vannes automatiques 22
Article 6 : Asservissement des préleveurs 23
CHAPITRE V - MISE EN PLACE DES PLUVIOMETRES - ENREGISTREURS 23
2
CHAPITRE I - PRESCRIPTIONS GENERALES
Article 1 : Objet du Cahier des Clauses Techniques Particulières
Les domaines d’application du présent cahier des charges sont les
suivants :
- les stations d’épuration des eaux usées de statut « Loi sur l’eau »
ou « Installations Classées »,
- les stations d’épuration industrielles,
- les industriels raccordés à un réseau communal de collecte des eaux usées
- les mesures en réseaux en particulier pour le suivi des rejets par les déversoirs
d’orage et surverses.
Il est applicable pour toute mise en place de matériel d’autosurveillance et
vise en particulier :
- les installations de mesure de débit sur canaux ouverts au moyen de
débitmètres mesurant la hauteur de charge, ou sur canalisation fermée au
moyen de débitmètres pour canalisations en charge,
- la réalisation de prélèvements proportionnels au débit.
L’ensemble de ces mesures et prélèvements répondra aux prescriptions
définies dans les textes réglementaires cités dans les documents de référence.
Le respect de ces prescriptions sera obligatoire pour que le service de
validation, désigné par le maître d’ouvrage, valide les dispositifs de mesure de débit et
de prélèvement.
Article 2 : Documents de référence
Arrêté du 22 juin 2007 relatif à la collecte, au transport et au traitement des
eaux usées des agglomérations ainsi qu’à la surveillance de leur fonctionnement et de
leur efficacité, et aux dispositifs ANC supérieurs à 1.2 kg DBO5/j et le commentaire
technique associé.
Arrêté du 2 février 1998 relatif aux prélèvements et à la consommation
d’eau, ainsi qu’aux émissions des ICPE soumises à autorisation.
Arrêté ministériel du 21 décembre 2007 relatif aux modalités
d’établissement des redevances pour la pollution de l’eau et pour la modernisation des
réseaux de collecte (ce texte spécifie les modalités du suivi régulier des rejets).
Circulaire « micropolluants » du 19/09/2010 complétée par le courrier du
ministère aux polices de l’eau du 14/12/2011
3
NF EN ISO 772 Fév. 2001 Détermination hydrométrique -
Vocabulaire et symboles.
NF X 10-311 Sept. 1983 Mesure de débit de l'eau dans les
canaux découverts au moyen de
déversoirs à mince paroi.
NF ISO 4360 Nov. 1986 Mesure de débit des liquides dans les
canaux découverts au moyen de
déversoirs et de canaux jaugeurs -
Déversoirs à profil triangulaire.
(Indice de classe : X 10-312)
NF ISO 4359 Nov. 1986 Mesure de débit des liquides dans les
Mise à jour canaux découverts - Canaux jaugeurs à
2013 col rectangulaire, à col trapézoïdal et à
col en U.
(Indice de classement : X 10-313)
NF X 10-314 Sept. 1983 Mesure de débit des liquides dans les
canaux découverts au moyen de
déversoirs et de canaux-jaugeurs -
Méthode d'évaluation du débit par
détermination de la profondeur en bout
des chenaux rectangulaires à
déversement dénoyé.
NF ISO 3846 Oct. 1990 Mesure de débit des liquides dans les
canaux découverts au moyen de
déversoirs et de canaux-jaugeurs -
Déversoirs rectangulaires à seuils épais.
(Indice de classement : X 10-315)
NF ISO 4377 Oct. 1990 Mesure de débit des liquides dans les
canaux découverts - Déversoirs en V
ouvert.
(Indice de classement : X 10-316)
NF ISO 4362 Nov. 1993 Mesures de débit des liquides dans les
canaux découverts - Déversoirs à profil
trapézoïdal.
(Indice de classement : X 10-317)
NF ISO 9826 Nov. 1993 Mesure de débit des liquides dans les
canaux découverts - Canaux jaugeurs
Parshall et SANIIRI.
(Indice de classement : X 10-318)
NF ISO 4374 Déc. 1991 Mesure de débit des liquides dans les
canaux découverts - Déversoirs
horizontaux à seuil épais arrondi.
(Indice de classement : X 10-319)
NF ISO 6817 Nov. 1995 Mesure de débit dans les conduites
fermées au moyen de débitmètres
électromagnétiques.
(indice de classement : X10-120)
4
NF EN ISO 5667-1 Qualité de l'eau - Echantillonnage – Partie Guide
2007 général pour l'établissement des programmes
d'échantillonnage...............
(indice de classement : T90-511-1)
NF ISO 5667-3:2004 Qualité de l'eau - Echantillonnage - Partie 3 :
Mise à jour mai 2013 Lignes directrices pour la conservation et la
manipulation d’eau.................
(indice de classement : T90-513)
ISO 9104 : 1991 Mesure de débit des fluides dans les conduites
fermées. Méthode d’évaluation de la
performance des débitmètres
électromagnétiques utilisés pour les liquides.
NF ISO 5667-10:1992 Qualité de l'eau - Echantillonnage - Partie 10 :
Guide pour l'échantillonnage des eaux
résiduaires............................................
FD T 90-523-2 : 2008 Guide de prélèvement pour le suivi de la qualité
des eaux dans l’environnement – part. 2
prélèvement d’eaux résiduaires.
NF en ISO 5667-13 : Qualité de l’eau – Echantillonnage – partie 13 :
1997 Guide pour l’échantillonnage des boues
provenant d’installation de traitement de l’eau et
des eaux usées
- L’étude inter-agence N° 50-1996 « Guide de l’autosurveillance des
systèmes d’assainissement ».
- Guide pour la mise en œuvre de l’autosurveillance des stations
d’épuration des collectivités (novembre 2009 –AELB)
- Recommandations et règles techniques des divers organismes agréés ou
professionnels.
Article 3 : Implantation des points de mesure de débit, de prélèvement et de la
pluviométrie
L'implantation des points de mesure de débit, des points de prélèvement et
du pluviomètre sera définie au cours d'une visite du site par le SATESE ou sur plan
dans le cadre d'un projet, en accord avec l'Agence de l'Eau. Ces différents points
répondront à la fois aux prescriptions des textes réglementaires nationaux (cf. Article
1), à celles des textes spécifiques à chaque installation (arrêté préfectoral
d’autorisation « Loi sur l’eau » ou « Installations Classées ») à celles de l’Agence de
l’Eau et aux exigences du SANDRE qui constituent la référence en matière de position
des points de mesures et de transmission des données.
5
Systèmes d’assainissement des collectivités
Tableau récapitulatif des points de mesure pour une station d’épuration à maîtrise
d’ouvrage communale :
STEU = Station d’épuration
20 EH <STEU< ou = 2000 2000 EH <STEU< ou = 10 000 EH <STEU< ou =
STEU>100 000 EH
EH 10 000 EH 100 000 EH
Dispositif de mesure de Dispositif de mesure et Dispositif de mesure et Dispositif de mesure et
débit (de préférence en d’enregistrement en d’enregistrement en continu d’enregistrement en continu des
entrée). continu du débit en des débits entrée et sortie y débits en entrée et sortie y
Débitmètre pour toutes les entrée (pour les compris en cours de compris en cours de traitement.
stations supérieures à 200 nouvelles STEU) et traitement.
équivalent-habitants (Guide sortie STEU y compris
autosurveillance Agence de en cours de traitement.
l’eau – 2009)
Aménagement de façon à Préleveur automatique Préleveurs automatiques Préleveurs automatiques
permettre le prélèvement réfrigéré et thermostaté réfrigérés et thermostatés réfrigérés et thermostatés
d’échantillons représentatifs asservi au débit en en entrée et en sortie y asservis au débit y compris en
de l’effluent en entrée et entrée (nouvelles compris en cours de cours de traitement.
sortie STEU. STEU) et sortie STEU y traitement
compris en cours de
traitement. Préleveur
isotherme possible en
sortie station.
Préleveurs mobiles
possibles si asservis au
débit.
Conservation d’un Conservation d’un double Conservation d’un double des
double de l’échantillon des échantillons au froid échantillons au froid pendant
au froid pendant 24h pendant 24 h. 24 h.
Boues produites : Boues produites : Boues produites :
Mise en place d’un Débitmètre et système de Débitmètre et système de
débitmètre. Peut prélèvement. prélèvement.
nécessiter également la
mise en place d’un
système de prélèvement
pour la réalisation
d’échantillons
représentatifs.
Estimation des poids de boues (en MS) évacuées
Pour les travaux financés par l’agence de l’eau, les règles techniques générales
décrivent les exigences en matière d’équipements. Elles sont accessibles sur le site
internet de l’agence de l’eau :
(http://www.eau-loire-bretagne.fr/collectivites/aide_financiere)
6
Remarques :
- Dispositif de mesure de débit : infrastructure nécessaire à la mise en place d’un
débitmètre (canal, seuil, déversoir…).
- Les boues produites sont les boues produites hors réactifs (chaux, chlorure
ferrique, polymère…).
Les déversoirs d’orage et dérivations éventuelles situés sur un tronçon destiné à
collecter une charge brute de pollution organique par temps sec comprise entre 120 et
600 kg/j de DBO5 font l'objet d'une surveillance permettant d'estimer les périodes de
déversement et les débits rejetés.
Les déversoirs d’orage et dérivations éventuelles situés sur un tronçon destiné à
collecter une charge brute de pollution organique par temps sec supérieure à 600 kg/j
de DBO5 font l'objet d'une surveillance permettant de mesurer en continu le débit et
d'estimer la charge polluante (MES et DCO) déversée par temps de pluie et par temps
sec.
La mise en place d’un pluviomètre avec enregistrement des données journalières est
préconisée pour les stations de capacité supérieure à 2 000 EH.
Systèmes d’assainissement des industriels
Les conditions de réalisation de l’autosurveillance pour les stations d’épuration à
maîtrise d’ouvrage industrielle relèvent soit du Suivi Régulier des Rejets (SRR), soit du
principe de pollution évitée, soit du forfait (mesures AELB ou national).
Quelques soient les modalités d’établissement des redevances, les stations
d’épuration doivent être équipées :
de mesures de débit en continu avec enregistrement des données journalières en
entrée et en sortie de station, ainsi que sur les boues produites ;
de préleveurs thermostatés et réfrigérés multiflacons asservis au débit en entrée
et sortie station.
Article 4 : Validation des chaînes de mesure
Avant toute commande de matériel ou réalisation de génie civil, les
propositions et plans divers cotés devront être soumis pour avis au SATESE.
A la mise en place de la chaîne et du point de mesure, l'installateur devra
assurer la mise en service correcte des appareils ainsi que la formation des personnes
chargées de l'exploitation des mesures. Il devra également informer, dans les
meilleurs délais, le SATESE de la mise en service du matériel.
Le SATESE effectuera ensuite une vérification technique des chaînes de
mesures afin de les valider.
7
CHAPITRE II – PRINCIPES GENERAUX POUR LE CHOIX ET LA MISE EN PLACE
DES EQUIPEMENTS DE METROLOGIE
Article 1- Mesure de débit
Quelque soit le nombre de points de mesure de débit, le choix entre la
mise en place d’un canal ouvert ou d’une mesure sur canalisation en charge se fera
tout d’abord, en fonction des critères techniques et de fiabilité de la mesure, puis, en
fonction du critère financier. Néanmoins, en présence d’une canalisation fermée en
charge inférieure ou égale à 300 mm, on retiendra de préférence le principe du
débitmètre électromagnétique (solution la moins coûteuse).
La gamme de mesure du débitmètre électromagnétique doit être
compatible avec les éventuelles variations de débit.
Chaque point de mesure doit être considéré comme un lieu de travail.
L’accessibilité, la facilité d’intervention devront alors être prises en compte, ainsi que la
sécurité (se référer aux documents « Annexe Sécurité au cahier des clauses
techniques particulières des stations d’épuration » - CRAM de Bretagne / DDASS 35 ;
INRS ED 968 « Conception des usines d’épuration des eaux résiduaires » juin 2006).
Le matériel prévu et son implantation devront répondre aux normes et
recommandations énoncées à l'article 2 du chapitre I.
Le matériel installé et son implantation devront être conformes au dossier
initialement défini et présenté, et pour lequel un avis favorable aura été donné par le
SATESE lors du pré audit (visite conception au préalable).
Les documentations diverses concernant le matériel devront être fournies
avec les appareils. Celles-ci devront être complètes et rédigées en français. Les
modes d’emplois des matériels devront être disponibles à demeure sur la station.
De plus, les paramétrages de mise en service du matériel et les certificats
de conformité devront être fournis par l’installateur.
Article 2 - Prélèvement d'échantillon
La disposition et l'implantation des préleveurs seront conformes aux
recommandations énoncées à l’article 2 du chapitre I et au chapitre IV.
CHAPITRE III - MISE EN PLACE DES MESURES DE DEBIT
Article 1 : Canaux ouverts
1-1 Généralités :
Les canaux de mesure placés sur les effluents bruts seront, dans la
mesure du possible, de type seuil jaugeur à ressaut. Les déversoirs minces parois ne
seront pas retenus.
8
Pour la mesure de débit sur effluents traités, les seuils minces parois
seront à privilégier.
Une attention particulière devra être portée aux conditions d’alimentation et
d’évacuation des canaux de mesures, afin d’obtenir un écoulement tranquillisé et
d’éviter toutes perturbations de la mesure (mise en charge du canal, vaguelettes…).
Le débit maxi mesurable sur le canal en sortie station sera au minimum
égal à 1,5 fois le débit de pointe horaire de la station.
1-2 Mise en place des canaux jaugeurs à ressaut : (venturi et assimilé –
Khafagi – Palmer Bowlus – Parshall – Isma – …)
Les canaux devront être installés selon le croquis ci-après et selon les
normes énoncées au chapitre I article 2.
Le zéro de la sonde doit impérativement être fait par rapport au fond
du canal jaugeur et non par rapport à la position verticale de la sonde.
Le décrochement (b/2) sera au minimum de 5 cm.
2xB* 5xB** mini 3 à 4xH max 2xB
2xB
2xB
B b
Sonde
Ecoulement
Canal de
Canal d'approche
mesure
sonde
Contre pente1% maxi Pente 0%
Décrochement=b/2
B jusqu'à 300mm B jusqu'à 300mm
au-delà =b+150mm au-delà =b+150mm
* Minimum conseillé. Dans le cas où l’arrivée du regard ne s’effectuera pas
dans l’axe du canal, il conviendra d’augmenter sa dimension (conseillé 4 x B).
** Des feuillures en sortie du regard amont pourront être réalisées, afin de
mettre en place des grilles de tranquillisation.
Pour les canaux de type venturi à section exponentielle : b est la valeur
pour la hauteur de charge maximale.
9
Nota : Un évent pourra être installé sur la canalisation placée en amont du
canal selon le schéma de principe suivant :
Remarques :
- Une alimentation noyée du regard amont doit être privilégiée (dans le
cas de mesure de débit en sortie de bassin tampon, il est judicieux d’utiliser le bassin
lui-même comme regard d’alimentation du chenal).
- La différence de niveau du fil de l’eau entre la sortie de l’ouvrage amont
et l’alimentation du chenal d’approche doit être la plus faible possible.
- Le chenal d'approche doit être théoriquement installé avec 0% de pente.
Mais, pour faciliter la mise en oeuvre et réduire les erreurs au montage, il pourra être
réalisé avec une faible contre-pente. Dans ce cas, il est impératif de faire le zéro par
rapport au radier du canal jaugeur (col) et non pas du chenal d'approche. Ceci
permettra notamment la mesure avec des débitmètres pneumatiques.
Les critères d’acceptabilité du canal de mesure seront les suivants :
Chenal d’approche :
- La section de mesure (point de mesurage) sera placée entre 3 et 4
fois la hauteur maximale sur le canal jaugeur, à partir du bord
d’attaque de celui-ci.
- La longueur amont à partir du point de mesurage fera au minimum 5
fois la largeur du chenal d’approche.
Toutefois, la longueur du chenal d’approche sera toujours supérieure à
1,20 m à partir du point de mesurage. Des exceptions à cette règle
pourront être faites suivant les justifications de la courbe de tarage
définie par le fabricant du canal.
- Les parois et le radier, s’ils sont réalisés en béton, seront lissés.
10
Les tolérances acceptables :
- La largeur du chenal d’approche : +/- 2 % de la largeur théorique, sur
toute sa longueur, par rapport à l’axe central. Un soin particulier devra
être apporté à la liaison entre le chenal d’approche et le canal jaugeur
(absence totale de décrochement).
- Verticalité des parois : les parois du chenal seront perpendiculaires au
radier à +/- 2°.
- Pente du radier : aucune pente dans le sens de l’écoulement ne sera
admise. Par contre, une contre-pente de 1 % au maximum est tolérée.
Une pente transversale de 1% est tolérée.
- Planéité du radier et des parois : +/- 2 mm.
Canal jaugeur :
Pour ce type de canal la largeur de la base du col (b) doit être ≥ à 100 mm
(norme ISO 4359). Pour des dimensions avec largeurs < à 100 mm et les sections de
mesure non normalisées (ISO 4359), la courbe de tarage validée sur banc d’essai sera
fournie.
Nota : d’autres restrictions existent, comme h/b qui ne doit pas être >3.
Les tolérances acceptables :
- Largeur de la base du col : +/-2 mm pour les cols inférieurs à 20 cm et +/-
1 % de la largeur théorique pour les autres canaux et ce sur toute sa
longueur.
- Défaut de planéité des surfaces planes du col : +/-2 mm (bombement).
- Ecartement des surfaces verticales du col (défaut de parallélisme) : Les
parois du col seront perpendiculaires au radier du canal jaugeur à +/- 2°.
La tolérance sur la largeur du col (sur toute sa hauteur) sera de +/- 2 mm
pour les cols inférieurs à 20 cm et +/-1 % de la largeur théorique pour les
cols supérieurs (mesures réalisées entre la base du col et la hauteur
correspondant à la hauteur d’effluent maximum mesurable).
- Pente moyenne longitudinale et transversale de la base du col sera au
maximum de +/- 2mm
Lors de l’installation du canal jaugeur, ou du chenal d’approche s’il
est préfabriqué, il faudra privilégier la mise en place d’un contre-moule ou à
défaut la pose d’entretoises de montage dans sa partie supérieure, d'une
longueur identique à la base.
11
Afin de faciliter la vérification des débitmètres et les opérations de
nettoyage, il est souhaitable de mettre en place un by-pass du canal de mesure.
Pour le cas particulier de la sortie de lagune, une échelle limnimétrique
sera placée au niveau de la section de mesure afin d'apprécier les hauteurs de charge.
Un dispositif de mesure ponctuelle amovible à hauteur fixe (mire, cale...)
sera fourni par le constructeur sur les canaux équipés de mesures de débit. Le
dispositif devra être positionné de niveau, toujours au même endroit et constitué d’un
matériau non flexible.
Le constructeur devra s'assurer que jusqu'au débit maximum admissible
par le canal, il n'y ait pas de contrainte en aval telle que la hauteur de charge mesurée
au niveau du ressaut aval soit toujours inférieure ou égale à 0,70 de la hauteur de
charge mesurée.
Aucune contre pente ne sera admise en aval du canal.
Afin de faciliter la vérification de la géométrie des canaux de type venturi
non normalisés, le constructeur pourra mettre à disposition un négatif de la forme
transversale du col afin d'en vérifier sa forme.
1-3 Mise en place des déversoirs à mince paroi :
Les déversoirs à mince paroi, de type triangulaire et rectangulaire devront
répondre à la norme NF 10-311, notamment en ce qui concerne les limitations d'ordres
pratiques : articles 10.5.2 et 10.6 pour les déversoirs triangulaires et 9.6.1.3, 9.6.2,
9.7.1 et 9.7.2 pour les rectangulaires.
La distance entre la section de mesurage et le déversoir sera de 4 à 5 fois
la hauteur maximale de mesure.
La longueur totale du chenal d’approche sera égale au minimum à 10 fois
la largeur de l’échancrure, à la hauteur de charge maximale (b).
La longueur du chenal d’approche sera toujours supérieure à 1.20 m à
partir du point de mesurage.
12
B
Section de mesurage de la charge
b 1 à 2mm
Face amont du > /4 radians
déversoir
4à
5xh
h
max
P
Détail de la crête et des bords de
l'échancrure
Déversoir à échancrure rectangulaire, en mince paroi
B
1 à 2mm
Section de mesurage de la charge
b
> /4 radians
Face amont du
déversoir
4à
h
5xh
max
Détail de la crête et des bords de
P
l'échancrure
Déversoir à échancrure triangulaire, en mince paroi
Chenal d’approche :
Aucune contrainte n’est à prendre en compte si ce n’est qu’il doit être
rectiligne et uniforme. Dans le cas d’un déversoir sans contraction latérale, les
préconisations à appliquer sont celles d’un canal jaugeur.
13
Les critères d’acceptabilité des déversoirs triangulaires et
rectangulaires sont les suivants :
- Les tolérances acceptables sur la verticalité de l’échancrure seront de
+/- 1 % de la hauteur totale de l’échancrure, et sur l’horizontalité de
l’échancrure de +/- 1 % de la largeur maximale de l’échancrure.
- L’échancrure des déversoirs devra être disposée perpendiculairement
à l’axe d’approche suivant un angle de 90° à +/- 2°.
- Pour un déversoir rectangulaire, les parois d’échancrure seront, par
rapport à la lame du déversoir, à 90° +/- 2°. La tolérance sur la largeur
du déversoir sera de +/- 1 % de la largeur nominale de l’échancrure.
- Pour les déversoirs triangulaires, la bissectrice de l’angle doit être
verticale à +/- 1° (détermination point médian haut déversoir / mesure
au niveau digital de la verticalité de la bissectrice).
Ces déversoirs ne pourront être placés que sur les eaux épurées ou peu
chargées en matières en suspension. Ces canaux devront disposer d'une purge de
fond suffisamment dimensionnée afin de procéder au nettoyage et faciliter les
opérations de vérification du débitmètre (ou by-pass du canal). Les déversoirs seront
fixés d'une manière étanche.
Ce type de déversoir est à privilégier sur les eaux épurées
Longueur canal = 10 b
Positionnement de la
2xB* 5xB** mini 3 à 4xH max 2xB
sonde 4 à 5 H max
2xB
2xB
B b b
Sonde
Ecoulement
Déversoir
Canal de
Canal d'approche
mesure
sonde
Contre pente1% maxi Pente
P 0%
Décrochement=b/2
B jusqu'à 300mm B jusqu'à 300mm
au-delà =b+150mm au-delà =b+150mm
* Minimum conseillé. Dans le cas où l’arrivée du regard ne s’effectuera pas
dans l’axe du canal, il conviendra d’augmenter sa dimension (conseillé 4 x B).
** Des feuillures en sortie du regard amont pourront être réalisées, afin de
mettre en place des grilles de tranquillisation.
14
Une échelle limnimétrique sera placée sur le canal au niveau de la section
de mesurage afin d'apprécier les hauteurs de charge.
Article 2 : Mise en place des débitmètres
2-1 Généralités :
2.1.1 Mesures de débit sur canaux ouverts
Les transmetteurs seront placés à proximité immédiate du canal de mesure
(les enregistreurs pourront être placés dans le local d'exploitation).
Les différentes techniques de mesure de hauteur de charge peuvent être
utilisées : pneumatique, Piezo résistif, ultrasons, radar (onde électromagnétique).
Même si la norme ISO 4359 l’autorise, les puits ou chambres de mesure
attenants au canal et alimentés par la base ne seront pas utilisés. Les mesures se
feront impérativement sur le canal d'approche (présence inévitable de dépôt dans la
chambre de mesure).
Pour permettre la vérification technique ou l’étalonnage des débitmètres,
une longueur minimale de 2 à 3 m de câble d'alimentation pour des sondes ultrasons,
radar ou piézo-résistive et de tuyau d'alimentation en air pour les débitmètres
pneumatiques devra être réservée.
D’autre part, afin de pouvoir installer un banc de vérification des
débitmètres, il est nécessaire de mettre en place une dalle de béton (60 cm x 60 cm)
au droit de la sonde.
2.1.2 Mesures de débit sur canalisation en charge
Le principe de débitmètre électromagnétique sera retenu au vu de sa
précision. Néanmoins pour des diamètres > 300mm, une étude technico-écomique
permettra de valider le dispositif. Le matériel placé en extérieur aura une classe de
protection IP 67 (extérieur) et 68 (cas d’un débitmètre dans un regard)
2.1.3 Asservissement et enregistrement
Quelque soit le débitmètre installé, le montage d’une prise impulsionnelle
devra être prévu pour permettre un enregistrement des volumes horaires et
l’asservissement d’un préleveur (prise spécifique en cas de préleveur fixe).
15
2-2 Débitmètre à ultrasons :
Les mesures par ultrasons ne seront pas utilisées en cas de
formation d'écumes sur la section de mesure, celles-ci pouvant altérer la
hauteur de charge mesurée. L'installateur s'engage à revoir le dispositif de mesure si
la présence d'écumes perturbe la fiabilité de la charge mesurée.
- Positionnement du capteur :
Les capteurs à ultrasons seront positionnés sur une potence rigide fixée, si
possible, de chaque côté de la paroi du canal d'approche. Cette potence sera
suffisamment robuste pour éviter toute flèche.
L'angle d'émission du capteur sera le plus proche possible de la verticale.
La fixation du capteur devra permettre une possibilité de réglage ; son montage et
démontage seront aisés et n'influeront pas sur la hauteur de charge mesurée.
La sonde doit être positionnée en tenant compte de son angle d’émission
(éviter les échos parasites sur les parois du chenal).
Pour les sondes à ultrasons, le défaut d’horizontalité et de verticalité
acceptable sera de +/-2°.
- Influence de la température :
Un capotage antisolaire non métallique, de couleur claire et réfléchissante,
facilement démontable protègera la sonde. Le capot aura une distance d'environ 10
cm autour du capteur. Il descendra sous la face de mesure du capteur mais pourra se
maintenir jusqu'à 5cm au dessus de cette face de manière à permettre une mesure
aisée de hauteur de référence lors des opérations de calage.
La mise en place de sondes à ultrasons dont le capteur de température est
séparé du transducteur est souhaitable. Si ceci ne peut être obtenu, il sera nécessaire,
dans le cas où le gradient de température peut influer sensiblement sur la mesure,
d’imposer la mise en place d’un barreau de référence propre au débitmètre en place
(contacter le constructeur).
En l’absence de barreau de référence, le positionnement vertical de la
sonde sera tel que la hauteur de charge maximale mesurée sera la plus proche
possible de la zone morte du capteur (problème de gradient de température).
2-3 Débitmètre pneumatique et Piezo résistif :
Dans le cas de mesures par débitmètre pneumatique ou Piezo résistif, une
réservation tronc-pyramidale de grande base 10 cm x 10 cm et de 5 cm de hauteur
sera réalisée dans le fond du canal d'approche au niveau de la section de mesure.
Pour les débitmètres pneumatiques, un piège à condensat sera
systématiquement placé sur l'alimentation en air, au point bas et le plus proche
possible de la section de mesure, dès que la longueur de tuyau dépassera les 2
mètres.
16
Pour les débitmètres pneumatiques, la canne de mesure sera placée
verticalement sur une potence rigide. Le montage et le démontage seront aisés et
n'influeront pas sur la hauteur de charge mesurée. Un dispositif permettant de nettoyer
l'intérieur de la canne sans la démonter devra être installé.
- Le biseau, s’il existe, sera positionné perpendiculairement à l’axe
d’écoulement.
- Le diamètre de la canne sera de 8 à 9 mm pour les eaux brutes et 3
mm pour les eaux traitées
- La fréquence de bullage sera de 1 à 3 bulles/seconde
Bouchon plein (qui
permet le nettoyage de la
canne)
Tuyau
d’alimentation d’air
(contre pression)
Diamètre = 8 à 9 mm pour
les eaux brutes et 3 mm
pour les eaux épurées
Biseau à placer
5 cm
perpendiculairement au
sens du courant
10 cm
2-4 Débitmètre à ondes électromagnétiques (radar)
Ces débitmètres ne sont pas sensibles aux gradients de température, et peu
sensibles à la présence de mousses ou de vapeur. Cette mesure sera donc à
privilégier si ces phénomènes sont trop importants et contre indiquent la mise en place
d’un débitmètre à ultrasons.
Les capteurs seront positionnés sur une potence rigide fixée, si possible,
de chaque côté de la paroi du canal d'approche. Cette potence sera suffisamment
robuste pour éviter toute flèche.
L'angle d'émission du capteur sera le plus proche possible de la verticale.
La fixation du capteur devra permettre une possibilité de réglage ; son montage et
démontage seront aisés et n'influeront pas sur la hauteur de charge mesurée.
17
2-5 Débitmètre hauteur vitesse
Lorsque l’utilisation de canaux jaugeurs ou de déversoirs s’avère impossible,
des mesures hauteur/vitesse peuvent être réalisées, exceptées sur de faibles débits.
Le débitmètre sera positionné avec au minimum une longueur droite de 5 D.N.
amont et 3 D.N. aval par rapport à l'axe du débitmètre, exempte de toute contrainte
(vanne, coude,…).
Il est préconisé de disposer de 2 sondes séparées (mesure de hauteur /
mesure de vitesse).
Ces débitmètres sont généralement placés en réseau lorsque les variations
de hauteurs sont telles que l’on peut passer du régime d’écoulement libre au régime
canalisation forcée.
Il existe plusieurs technologies qui couplent plusieurs types de mesure :
doppler-piezo résistif, doppler ultrason, électromagnétique….
Ces débitmètres donnant généralement une appréciation de mesure seront
principalement utilisés sur diagnostic permanent de réseau.
2-6 Débitmètre pour canalisation en charge
Le principe de débitmètre électromagnétique sera retenu au vu de sa
précision. Néanmoins pour des diamètres>300mm une étude technico-économique
permettra de valider le dispositif. Le matériel placé en extérieur aura une classe de
protection IP 67 (extérieur) et 68 (cas d’un débitmètre dans un regard)
La mise en place d'un tel débitmètre devra répondre à la norme NF X10-
120. Néanmoins, il sera monté avec au minimum des longueurs droites de 5 D.N. en
amont et de 3 D.N.en aval par rapport à l'axe du débitmètre, exemptes de toute
contrainte (vanne, coude,…).
Il n’y a pas de contraintes amont et aval à respecter dans le cas d’un
divergent-convergent (angles à respecter).
Le débitmètre devra autant que possible être monté sur canalisation
montante.
L’environnement du débitmètre devra permettre dans la mesure du
possible la mise en place d’un appareil de vérification portable.
En cas de positionnement horizontal (bien que le positionnement vertical
soit conseillé), il convient de s’assurer du maintien en charge de la canalisation.
18
Pour exemple : schéma d’un col de cygne
En cas de présence de clapet anti-retour au pied de la canalisation, il faudra
disposer d’une vanne d’isolement en aval du débitmètre, avec possibilité de purge.
La lecture des informations devra être aisée, ce qui implique la nécessité d’un
affichage déporté à proximité du point de mesure, lorsque l’exiguïté du site ne permet pas de lire
facilement les données.
La pose d’un tel équipement inclura la fourniture d’une manchette de rechange
pour permettre un retour en usine du débitmètre si nécessaire. Elle aura été essayée lors du
montage.
Il faut veiller à une bonne isolation du débitmètre (mise à la terre) et faire attention
aux interférences magnétiques ainsi qu’ aux courants induits internes.
Pour une canalisation gravitaire installée en siphon, une vitesse minimale de
passage de 0.6 m/s sera retenue.
Dans le cas d’une mesure sur canalisation verticale (refoulement), une vitesse
minimale de passage de 0.3 m/s sera retenue, sauf prescriptions contraires. Une vitesse
minimale de 0.6 m/s est à privilégier (auto-curage) pour les eaux brutes et les boues.
Article 3 : Acquisition de données
Chaque débitmètre devra disposer sur site d'une acquisition de données, ou d’un
enregistreur graphique à tracé continu, traitement informatique ou télématique.
Les informations minimales suivantes devront être disponibles sur site :
volumes journaliers, historique des volumes reçus et/ou rejetés et de la pluviométrie sur
au minimum les 8 jours précédents.
Dans le cadre d’un diagnostic permanent des volumes d’eaux parasites collectées,
un historique horaire des débits et de la pluviométrie sera recommandé.
Pour les points d’autosurveillance réglementaires, l’acquisition des données devra
être compatible avec le transfert au format SANDRE.
19
Article 4 : Critères d’acceptabilité des débitmètres et acquisitions de données
Débitmètres ultrasons, radars, piézorésistifs, pneumatiques :
- Les mesures de hauteur et de débit seront réalisées sur 10 points répartis dans
la courbe constructeur, dont au moins 5 points dans la zone la plus utilisée de
l’organe de mesure.
- +/- 3% sur la moyenne des écarts mesurés sur la hauteur sans excéder 5 mm
(la précision de la mesure étant du mm).
- +/- 5% sur la moyenne des écarts mesurés sur les débits.
- Le temps de réponse pour une variation brusque de 150 mm devra être
inférieur à 15 secondes pour les ultrasons et 30 secondes pour les
pneumatiques,
- +/- 5 % sur les volumes totalisés par le débitmètre sur une période minimale
de 20 minutes, par rapport à la valeur théorique,
- +/- 1 % sur les volumes totalisés par le débitmètre sur une période de 20 mn,
par rapport à l’indicateur de débit du débitmètre,
- Pour l’acquisition de donnée : +/- 1 % des volumes totalisés par le débitmètre
sur une période représentative.
Débitmètres électromagnétiques
- Concernant les débitmètres électromagnétiques la tolérance acceptable est de
+/- 10% par comparaison avec un autre système reconnu (empotage,
débitmètre effet doppler ou temps de transit vérifié préalablement…)
CHAPITRE IV - MISE EN PLACE DES PRELEVEURS D'ECHANTILLONS
Article 1 : Généralités
Les préleveurs de type dépression à air ou à piston, pompe péristaltique, ou par
vanne automatique sont autorisés.
L'emploi de crépine sera proscrit. L'échantillonneur devra être positionné le plus
proche possible du point de prélèvement. Les points de prélèvement devront être choisis de
manière à ne pas perturber la mesure de débit. En aucun cas, ils ne devront être situés dans
l’organe de mesure.
Les prélèvements seront effectués dans un endroit où l'effluent est
homogène, brassé et représentatif de sa qualité. En entrée de station, ils se réaliseront,
dans la mesure du possible, en aval des prétraitements pour s’affranchir des risques de
perturbations analytiques liés à la présence des graisses, sables,…Un tel positionnement
traduira par ailleurs la qualité exacte de l’effluent admis sur l’étage biologique à suivre.
Tous les prélèvements en entrée de station se feront en amont des retours en
tête de station. Dans tous les cas, le point de prélèvement se situera suffisamment en aval du
dernier raccordement au réseau. Les tuyaux de prélèvement devront être orientés vers l'aval, et
éloignés des parois et du fond de l’ouvrage où s’effectuera l’échantillonnage.
En présence d’un tamis avec système de nettoyage à partir d’eaux recyclées,
l’emplacement du point de prélèvement sera prévu si possible en amont du tamis. En cas de
prélèvement en aval, le dispositif de lavage sera stoppé durant la mesure 24H, si la nature de
l’effluent le permet, de manière à limiter l’effet de dilution de l’eau brute, particulièrement
sensible sur les installations de petites à moyennes tailles. Il sera également possible de prévoir
une temporisation paramétrable autorisant l’arrêt du lavage du tamis avant le prélèvement
d’eaux brutes dès la réception du signal de prélèvement.
20
Exemple de mise en place d’un tuyau de prélèvement sur les eaux brutes
- La hauteur d'aspiration devra être la plus réduite possible.
- Les tuyaux de prélèvement ne devront pas présenter de siphons pour
éviter les dépôts.
- Le préleveur doit être protégé ou à l’abri du soleil.
- La mise en place d’un préleveur multiflacons (4 flacons de 10 litres
minimum) est préconisée pour faciliter l’exploitation et satisfaire les
obligations réglementaires. Les bidons de stockage devront avoir un
large col d’alimentation facilitant le nettoyage.
- Lorsque les prélèvements se feront sur les boues, un simple bidon
pourra être utilisé pour le stockage.
Article 2 : Préleveurs à dépression
- Dans le cas des appareils à dépression par le vide, les bols de
prélèvement auront une forme tronconique avec des pentes d’un angle minimum de
55°.
- Le bol sera toujours placé au-dessus du point de prélèvement.
- Un système de purge du tuyau sera prévu par refoulement avant et après
chaque prélèvement.
- Le démontage du bol sera simple afin de faciliter le nettoyage.
21
Article 3 : Préleveurs à pompe péristaltique
Un système de purge du tuyau sera prévu par refoulement avant et après
chaque prélèvement.
Article 4 : Critères d’acceptabilité des préleveurs
- Température : la température dans l’enceinte réfrigérée sera de 5°C à
+/- 3°C.
- Vitesse d’aspiration : sera proche de 0,8 m/s (tolérence de +/- 0,3 m/s).
- Diamètre tuyau entre 9 et 15 mm.
- Répétabilité des volumes : après un minimum de 3 prélèvements, les
volumes devront être distribués avec une fidélité et une exactitude au
moins égale à +/- 5 % du volume souhaité (vanne automatique boue :
10 %).
- Volume prélevé : il sera toujours supérieur ou égal à 50 ml.
- Asservissement : le nombre de prélèvements journaliers minimum sera
toujours supérieur à 100. Pour les prélèvements de boues un minimum
de 30 sera accepté.
Le nombre d’impulsions émises par le débitmètre et reçues par le
préleveur sera toujours identique.
- Le temps entre 2 impulsions de prélèvement sera toujours supérieur à
la durée du cycle de prélèvement.
22
Article 5 : Prélèvement par vannes automatiques
Le principe de montage devra s'inspirer du croquis ci-après : ce dispositif
sera préconisé dans le cas d'installations équipées de poste de relèvement et ne
disposant pas de point de prélèvement accessible pour la prise d’échantillons
d’effluents bruts.
Il existe des préleveurs automatiques équipés de ce système.
Canalisation de refoulement Vannette à passage intégral
Canalisation de prélèvement en 20/27
Vannes à manchons
2
1
Prélevement
Purge
x
Nota : ce système sera implanté systématiquement sur une canalisation
montante.
Les vannes à manchon et la canalisation de prélèvement auront un
diamètre :
- pour le prélèvement d’eau = 20 / 27 mm
- pour le prélèvement de boues = 26 / 34 mm
- pour les matières de vidange = 33 / 49 mm
Principe de fonctionnement
- L'ouverture de est asservie au temps de fonctionnement de la pompe (6 à 10
fonctionnements par heure) ou au débitmètre.
- reste ouverte le temps de la purge complète du tuyau de prélèvement.
- Dès la fermeture de , l'électrovanne s'ouvre pendant 1 à 2 secondes.
- La distance "X" doit être la plus faible possible.
23
Article 6 : Asservissement des préleveurs
Les préleveurs sur eaux brutes et eaux traitées, sur boues ou sur matières
de vidange, devront toujours être asservis au débit, soit par impulsions débitmétriques,
soit par impulsions à partir d'une base de temps pendant la durée de fonctionnement
des pompes de relèvement. Pour ce dernier cas, il conviendra de préférer des bases
de temps réglables à la seconde avec un compteur gardant en mémoire les impulsions
prises durant chaque fonctionnement des pompes de relevage.
CHAPITRE V - MISE EN PLACE DES PLUVIOMETRES - ENREGISTREURS
Ce matériel sera implanté sur toute station d’épuration collective
supérieure à 600 kg de DBO5. Néanmoins, sa mise en place sur des stations
comprises entre 120 kg et 600 kg de DBO5 sera recommandée.
La mise en place de ce matériel répondra aux recommandations de
l’étude inter agence n° 50.
GLOSSAIRE
Symboles et unités
B largeur du chenal d’approche (m)
b largeur du col du canal jaugeur ou de l’échancrure du déversoir (m)
Hmax hauteur de charge maxi sur le dispositif de mesure (m)
P pelle d’un déversoir hauteur entre le radier du canal de mesure et la crête du
déversoir
Point de mesurage : endroit où se situe le dispositif de mesure (généralement 4 à 5
fois hauteur maxi)
Document mis à jour en 2014 par :
Pierre ARTUIT : SATESE-Conseil général de la Mayenne ; pierre.artuit@cg53.fr
Christophe AUGER : SATESE-Conseil général du Maine et Loire ; c.auger@cg49.fr
Laurent BRULE : SATESE Indre et Loire ; laurentbrule@satese37.fr
Claude JAUSSINT : SGS- SATESE Indre; claude.jaussint@sgs.com
Henri-Noel LEFEBVRE : AELB ; henri-noel.lefebvre@eau-loire-bretagne.fr
Jacques LE GALL : SEA-Conseil général du Finistère ; jacques.legall@cg29.fr
Avec la collaboration de José VASQUEZ , ENGEES
Et relu par :
Christian BARBIER : SEA – Conseil général du Finistère ; christian.barbier@cg29.fr
Yoann DUCEPT : SATESE-Conseil général de la Vendée ; yoann.ducept@vendee.fr
Frédéric GOT : BDQE-Conseil général de l’Allier ; got.f@cg03.fr
Eric POISSEAU : SATEA- Conseil général de la Haute Loire ; eric.poisseau@hauteloire.fr
Texte extrait tel quel de la pièce officielle, qui seule fait foi. La mise en page du document d'origine peut différer.