Pièce
A05_Synthèse_Plan-Guide-Espaces-Publics-Centre-ville-Marseille.pdf · 15 500 mots · du marché « Maîtrise d'œuvre pour la requalification des espaces publics du centre-ville de Marseille - Phase 2 », dossier de consultation officiel.
P L A N G U I D E D E S E S PA C E S P U B L I C S D U C E N T R E- V I L L E D E M A R S E I L L E
pa r t i e 1
la synthèse du plan guide
Introduction et principes généraux
M ARSEILLE PR O V EN C E M ETR O P O LE I a v r i l 2 0 1 5
MICHEL DESVIGNE PAYSAGISTE MANDATAIRE I FOSTER & PARTNERS I TANGRAM ARCHITECTES I INGEROP I YANN KER SALE
introduction
Le présent document correspond à la Synthèse du Plan Guide des es-
paces publics du Centre-ville de Marseille.
Il se compose :
- d’une introduction qui permet de rappeller brièvement les conclusions
de la phase de Diagnostic synthétique et d’exposer la méthode de travail
retenue,
- d’une première partie présentant sommairement les grands principes du Plan-
guide, la demi-douzaine d’orientations majeures proposées pour le centre-
ville,
- d’une deuxième partie détaillant et illustrant ces grands principes, le plus
souvent possible à l’aide des études de cas menées à l’occasion de l’étude.
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Sommaire
INTRODUCTION. La grande figure paysagère du centre-ville de Marseille à l’horizon 2020..................6
Présentation de la méthode........................................................................................8
première partie. le S grands principes du plan guide des espaces publics...............11
deuxième partie. illustrations et dé tails des grands principes...............................52
La création de l’Archipel jardiné....................................................................23
La révélation et la préservation du vide à toutes les échelles.........................43
Le traitement cohérent de la totalité de l’espace public................................35
Un nouveau partage de l’espace public au profit des modes doux.................35
Un processus de transformation progressive..................................................39
Des modes de gestion renouvelés.................................................................41
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introduction
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introduction
la grande figure paysagère du centre-ville de marseille à l’horizon 2020
Le plan-guide du centre-ville est un outil pour accompagner les opérations
d’aménagement, déclinant de grandes orientations pour les espaces publics et
le paysage du centre-ville de Marseille.
Il décrit une vision à long terme pour l’ensemble des espaces publics, au travers
de prescriptions concernant aussi bien l’aspect que les usages de l’espace non-
bâti. En effet, le plan-guide propose une vision sur le caractère à donner aux
espaces publics par le biais d’intentions concernant le paysage, les matériaux, le
mobilier, les plantations, mais également des principes déterminant la nouvelle
place à donner aux différents usages et usagers de l’espace public (piétons, cy-
clistes, automobilistes, ainsi que la place accordée aux stationnements divers,
aux livraisons, aux terrasses, etc.). Il propose en outre des outils concernant la
gestion de l’espace public.
L’élaboration d’un tel document a donc pour but de fixer des grandes règles
concernant l’espace public, mais également de proposer une pédagogie du pro- 3
jet, ou autrement dit, une méthode de conception et de programmation de l’es-
pace public, reproductible et appropriable par les différents acteurs participant
à la transformation des espaces publics de Marseille.
4
Le Plan Guide des Espaces publics s’inscrit dans la structure d’ensemble imagi-
née pour le centre-ville de Marseille. Nous rappelons que la grande déclinaison 1
d’espaces proposée dans la première partie du travail se compose :
• du Vieux Port et de sa minéralité. Premier acte prévu de la transformation
du centre-ville, il est aujourd’hui réalisé.
2
• de la Chaîne des Parcs et de sa puissance paysagère, dont le contenu est
rappelé en annexe de la partie 2 sur les Etudes de cas.
• de l’Archipel Jardiné des espaces publics dont les outils et processus de créa-
tion sont explicités respectivement dans la présente synthèse.
1 Le Vieux-Port
2 LA CHAINE DES PARCS
3 Euromed
4 Le centre-ville
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à travers la ville vers la mer. Les espaces sont vivants et
équipés, abritant pôle de congrès, hôtels, musées et village
nautique. Les parcs du Pharo et du fort Saint Jean en vis à
vis qualifient puissamment l’entrée du port. La présence de
la nature mediterraneenne devient significative au coeur de
la ville.v
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E METROPOLE l PLAN GUIDE l JUIN 2011 MICHEL DESVIGNE PAYSAGISTE MANDATAIRE I FOSTER & PARTNERS I TANGRAM ARCHITECTES I ING
introduction / La méthode
la distinction entre espaces courants et espaces exceptionnels
Au sein de l’ensemble des espaces publics du centre-ville de
Marseille, on distingue deux catégories d’espaces : les espaces
“courants”, qui sont les espaces du quotidien et font donc nécés-
sairement l’objet d’un traitement très homogène, et les espaces
“exceptionnels” qui sont les espaces remarquables du centre-
ville pouvant faire l’objet d’un traitement plus qualitatif ou plus
spécifique.
e)
isto riqu
a xe h
pel =
( ra p
e s pa c e s e xc e p t i o n n e l s
PLACES, PA R V IS, CO U R S, B O U LE VA R D S, JA R D INS, ETC.
e s pa c e s c o u r a n t s
RUES (illustration indicative)
introduction / La méthode
17 études de cas portant sur une grande variété d’espaces
L’élaboration du plan-guide repose sur un ensemble d’études de
cas effectuées sur différents espaces du centre-ville de Marseille.
EE4
Chaque étude de cas consiste en l’illustration d’orientations d’amé-
nagement pour un espace public du centre ville, précédée d’un dia-
gnostic succinct. Au total, 17 études de cas ont été menées. EC5
L’éventail de ces études de cas à été déterminé entre les équipes EC2
de maitrise d’œuvre et de maitrise d’ouvrage, à partir d’une dis-
tinction entre des espaces publics dits « exceptionnels », et des EE8
espaces publics dits « courants ». Les 17 études des cas se basent EE5
sur un découpage du périmètre des 400 ha du centre-ville en huit EE3b
secteurs constituant des ensembles cohérents. Pour chaque sec- EE2
teur était menée une étude de cas sur un espace « exceptionnel »,
et une étude de cas sur un espace « courant ».
EC4 EC6
L’étude de cas consiste en l’illustration d’un cas concret. C’est une
ue)
méthode d’analyse par le projet qui s’appuie sur une situation réelle his toriq EC1
l= axe
pour en déduire des principes généraux applicables à d’autres es- (r appe
paces. Les études de cas ont été menées sur des espaces publics EE1
majeurs et/ou représentatifs des enjeux d’espace public du centre- EE6a
EE3b EE3a
ville de Marseille. En effet, ces études de cas ont permis d’aborder
un spectre thématique large et transversal, notamment la question
des usages et du partage de l’espace public, du paysage, des maté- EE6b
riaux, du mobilier ou de la gestion.
EC7
EE7
Espaces exceptionnels Espaces courants EE9
EE1 - Parvis de l’Eglise Saint-Laurent EC1 - Rue de la Loge
EE2 - Entrées du Panier* EC2 - Rues du Panier**
EE3a - Place du Général de Gaulle EC3 - Rue Saint-Suffren
EE3b - Abords du Centre Bourse EC4 - Rue Vincent Scotto
EE3c - Bas de la Canebière EC5 - Rue du Coq
EE4 - Place des Marseillaises EC6 - Rue Thiers EC8
EE5 - AlléesGambettaetSquareLéon Blum EC7 - Rue Paradis
EE6a- Place Jean Jaurès EC8 - Rue Dragon***
EE6b- Cours Julien
EE7 - Continuum Puget - Peytral EC3
EE8 - Place de la Providence
EE9 - Abbaye Saint-Victor
**Pour les rues du Panier, l’étude de cas se limite
*Pour les entrées du Panier, l’espace de référence aux éléments de la présente synthèse
est la place de Lenche
*** Pour les rues de type Dragon, l’étude de cas se
limite aux éléments de la présente synthèse, toute-
fois la rue Dragon étant tout à fait similaire à la rue
Coq et ne différant de celle-ci que du point de vue
de sa largeur, on pourra se référer à cette dernière
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introduction / La méthode
6 fiches thématiques par étude de cas
Les études de cas sont construites sur une trame méthodologique toujours iden-
tique, à savoir un ensemble de 6 fiches thématiques :
• Une fiche de situation. Cette fiche présente la situation de l’espace étudié au
sein du centre-ville et vis-à-vis des autres espaces étudiés.
• Une fiche de diagnostic. Cette fiche présente un diagnostic succint de l’es-
pace étudié à travers un ensemble de photographies présentant les princi-
paux enjeux du lieu.
• Une fiche check-list permettant la définition du programme. Cette check-list
thématique permet de dresser un état de lieux et des orientations d’aména-
gement sur un spectre très large de thématiques : usages, nivellement, vues,
fiche 1/6 Situation fiche 2/6 Diagnostic
végétation, matériaux, etc.
• Une fiche déclinant les principes d’aménagement. Cette fiche conceptualise
par un plan et un court texte les orientations établies dans la check-list.
• Une fiche d’illustration des principes d’aménagement. Cette fiche illustre
par le biais de maquettes, de perspectives et de coupes-types les principes
d’aménagement.
• Une fiche de références. Cette fiche illustre les principes d’aménagement par
des images de référence.
Cette méthode a l’avantage de proposer un système reproductible et des outils
communs pour tous les types d’espaces. Au delà des études de cas décrites dans
le Plan Guide, sa généralisation à l’ensemble des études sur l’espace public per-
mettrait de renforcer la cohérence du Centre-ville à terme.
fiche 3/6 Checklist de définition du programme fiche 4/6 Orientations
fiche 5/6 Illustrations des orientations fiche 6/6 Références
première partie les grands principes du plan-guide des espaces publics
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les grands principes du plan-guide des espaces publics
énoncé des principes
La création de l’archipel jardiné la r é v é lation et la preservation le traitement coh é rent de la
d u vide à to u tes les échelles totalit é de l’ espace p u b lic
La transformation du centre-ville de Marseille En négatif de l’espace vide majeur formé par le L’espace bâti du centre-ville de Marseille est marqué par
passe tout d’abord par la création d’un «archipel littoral et le plan d’eau se dessine le centre-ville, une grande homogénéité. L’espace libre doit donc de
Principe 1 jardiné» : la réintroduction généreuse du végétal caractérisé par la rareté de l’espace libre. Le vide même être considéré comme un ensemble cohérent.
plantation systématique dans le centre-ville constitue le moyen essentiel de Principe 1 est pour le centre-ville une ressource qu’il convient Principe 1 Dans cette optique, les espaces publics sont envisagés
des espaces disponibles la qualification des espaces publics. En effet, les es- Valorisation des vides de révéler et de préserver comme un patrimoine. la défintion des grandes comme un tout, devant faire l’objet d’un traitement com-
paces du centre-ville, jadis caractérisés par la forte typologies d’espaces mun à l’échelle du centre-ville.
présence des grands alignements de platanes, sont Dans cette optique, le vide doit être révélé et
Principe 2 aujourd’hui marqués par une grande minéralité. Principe 2 préservé à toutes les échelles et dans toutes ses Principe 2 Qu’il s’agisse des espaces courants, les rues, ou des es-
définition d’un vocabulaire La création de l’archipel jardiné doit permettre de Valorisation des vues dimensions. une palette de matériaux paces exeptionnels comme les places ou le boulevards, le
paysager simple et cohérent conférer à ces lieux une aménité immédiate mais limitée et cohérente vocabulaire paysager, des matériaux de sol ou du mobilier
aussi de clarifier leur statut par le biais d’un vocabu- est toujours cohérent.
laire paysager simple et cohérent. Principe 3 Principe 3
Principe 3 désencombrement de un mobilier simple,
La création de l’archipel jardiné passe donc par la
définition d’unE palette plantation systématique des espaces disponibles. l’espace public fonctionnel et intégré
végétale de référence Cette démarche s’appuie sur la définition d’une pa-
lettte végétale de référence qui se décline selon des
grands types d’espaces publics : les places et autres
grands espaces urbains, les boulevards et les cours, les
placettes et les rues.
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les grands principes du plan-guide des espaces publics
énoncé des principes
un nouveau partage de l’espace un processus de des modes de gestion renouvelés
public au profit des modes doux transformation progressive et adaptés au paysage marseillais
Le piéton et les modes doux sont remis au Si l’on envisage de transformer en profondeur le paysage Quels que soient les domaines abordés (suivi du
centre de la stratégie de transformation du urbain du Centre-ville de Marseille, il faut accepter que le Principe 1 végétal, entretien /nettoyage, travaux, déchets), la ges-
Principe 1 centre-ville : ils deviennent la nouvelle référence Principe 1 mouvement ne se fasse pas d’un seul coup mais plutôt tion de l’espace public doit participer de son excellence
pour la conception des espaces publics. par phases, y compris parfois au sein d’un même espace. une gestion économe du végétal paysagère.
UNe plus grande place planter en s’adaptant aux
Les principes de préfiguration et d’intervention à court
accordée au piéton Cette stratégie implique de rééquilibrer forte- contraintes existantes terme, de phasage, de prototypes doivent être au centre D’une part, il est impératif qu’une fois obtenues,
ment le partage de l’espace public - actuelle- de la réflexion. Par ailleurs, l’un des grands enjeux reste la Principe 2 l’homogénéité et la cohérence voulue pour l’ensemble
Principe 2 ment très favorable à la voiture - au profit des Principe 2 création progressive de conditions favorables au retour des espaces publics soient préservées dans le temps :
Un réseau d’itinéraires cyclables une remise en état systéma-
autres modes. Ce rééquilibrage passe notam- préserver la plantabilité du végétal au sein de l’espace public.
tique des sols
cela peut se faire par le biais d’un entretien rigoureux
à l’échelle du centre-ville ment par la mise en place d’une règle concer- des espaces existants des sols et d’une bonne gestion du végétal ainsi que
nant la place minimale dédiée au piéton au sein En particulier, au cours des dernières décennies, la par une grande rigueur dans le choix des mobiliers.
des espaces publics. Elle passe également par la grande place accordée à l’automobile, l’implantation Principe 3
Principe 3 définition de la place accordée au vélo au sein Principe 3 des réseaux mais aussi de certaines infrastructures im- D’autre part, il est nécessaire que l’impact de la ges-
la limitation de la des espaces courants, et d’un principe de réduc- pliquant des sols sur dalle - comme les parkings souter- une gestion des déchets adap- tion quotidienne soit le plus léger possible : en terme
restaurer progressivement tée à chaque type d’espace
présence motorisée tion de la place du stationnement au sein de rains - a considérablement réduit la plantabilité de cer- d’usure et de dégradation des aménagements (travaux
centre-ville en général. la plantabilité des espaces tains espaces majeurs du centre-ville, comme la Place notamment), mais aussi d’encombrement et de blo-
du Général de Gaulle, les Allées Gambetta, la Place Jean cage de l’espace (déchets), etc.
Jaurès ou encore la Place Montyon. Il s’agit désormais
de préserver et d’améliorer en toutes circonstances la
plantabilité des espaces publics.
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les grands principes du plan-guide des espaces publics Note : ce document n’est pas ni un plan masse ni un schéma directeur mais plutôt
une image directrice illustrant les grands principes de transformation du centre-ville
image directrice de la transformation à long terme
de Marseille à moyen terme (logique générale associant Vieux Port minéral, chaîne
des parcs et création de l’archipel jardiné, renforcement de la place accordée aux
modes doux, mise en cohérence de l’espace public à l’échelle des 400 ha, etc.).
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les grands principes du plan-guide des espaces publics
évaluation de la transformation à long terme
p l a n tat i o n s = 6 500 a r b r e s p l a n t é s e n v i r o n
i t i n é r a i r e s c y c l a b l e s = 22 000 m l e n v i r o n *
* c h i f f re issu du sc h é ma directeur des m o des d o u x de j uin 2013 - au x q uelles s ’a j o utent 8 000 ml de rues parc o urables
s tat i o n n e m e n t a é r i e n s u p p r i m é = 3 250 p l a c e s e n v i r o n *
* s o i t 40 000 m ² d ’ e s pa c e l i b é r é p o u r d ’a u t r e s u s a g e s
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les grands principes du plan-guide des espaces publics
plan de hiérarchisation du réseau viaire - plan a court terme
Voie réservée Tc et modes doux
Situation à court terme
Depuis plusieurs années, le centre ville de Marseille est en
cours de requalification, la première phase de travaux sur
les quais du port a permis de valoriser ses espaces publics,
la seconde phase des travaux permettra de conforter cette
politique et d’accompagner le développement des modes
alternatifs à la voiture.
Les objectifs recherchés :
• Un meilleur partage de l’espace public afin d’offrir plus de
place aux piétons, aux usagers des transports collectifs et
aux cyclistes,
• Améliorer le cadre du vie du centre ville en réduisant le
trafic automobile parasite,
• Faciliter la desserte des secteurs commerçants en guidant
les usagers jusqu’aux parkings avec notamment la mise en
place du Jalonnement dynamique,
Cette opération globale a permis de mettre en cohérence
l’offre de stationnement, le plan de circulation, le
jalonnement, le gabarit des voies définissant ainsi la
hiérarchisation du réseau viaire du centre ville.
Le réseau viaire ainsi restructuré s’organise autour d’un
boulevard de ceinture (Boulevard des Dames, Lieutaud,
Corse/Corderie) principalement à 2 voies par sens d’où
s’organise le réseau viaire de desserte de l’hyper-centre et
de plus de 7500 places de stationnement en ouvrage.
A l’intérieur du périmètre de ce boulevard de ceinture, la
circulation est apaisée facilitant et limitant les conflits entre
les modes de déplacements.
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les grands principes du plan-guide des espaces publics
plan de hiérarchisation du réseau viaire - plan a long terme
Voie réservée Tc et modes doux
Situation à long terme
La fermeture à long terme du Quai des Belges va modifier le
fonctionnement de la circulation à l’intérieur du Boulevard
de Ceinture.
Le trafic de transit y sera alors beaucoup plus contraint, les
usagers seront alors incités à se rabattre sur le Boulevard de
ceinture pour traverser la zone.
L’espace sera rendu aux transports en commun et aux modes
doux. Si la fonction de transit est supprimée, la fonction de
desserte locale et d’accès aux parkings sera facilitée, les
entrées et sorties des différents parkings de l’hyper-centre
se feront via des boucles de circulation qui seront toutes en
lien avec le Boulevard de Ceinture.
La fermeture du Quai des Belges entrainera des variations du
trafic sur certains axes et notamment une baisse de plus de
3000 véh/jr sur l’avenue de la République, de 2500 véh/jr sur la
rue Fort Notre Dame.
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deuxième partie illustrations et détails des grands principes
du plan guide des espaces publics
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illuStrations et détails
la création de l’archipel jardiné
La transformation du centre-ville de Marseille passe tout d’abord par la créa-
tion d’un «archipel jardiné» : la réintroduction généreuse du végétal dans
le centre-ville constitue le moyen essentiel de la qualification des espaces
publics.
En effet, les espaces du centre-ville, jadis caractérisés par la forte présence
des grands alignements de platanes, sont aujourd’hui marqués par une
grande minéralité. La création de l’archipel jardiné doit permettre de confé-
rer à ces lieux une aménité immédiate mais aussi de clarifier leur statut par
le biais d’un vocabulaire paysager simple et cohérent.
La création de l’archipel jardiné passe donc par la plantation systématique
des espaces disponibles. Cette démarche s’appuie sur la définition d’une pa-
lettte végétale de référence qui se décline selon des grands types d’espaces
publics :
• les places et autres grands espaces urbains,
• les boulevards et les cours,
• les placettes et les rues.
Principe 1
plantation systématique
des espaces disponibles
Principe 2
définition d’un vocabulaire
paysager simple et cohérent Espaces exceptionnels majeurs
Espaces exceptionnels de moindre ampleur (placettes, squares etc.)
Principe 3
définition d’un palette Espaces courants
végétale de référence
la création de l’archipel jardiné permet de définir et de qualifier immédiatement les espaces du centre-ville.
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illuStrations et détails / la création de l’archipel jardiné
la plantation systématique des espaces disponibles
T O TAL ESTI M é = 6 500 a r b r e s
ESPA C ES C O URANTS ESPA C ES EX C EPTI O NNELS é t u d i é s a u t r e s ESPA C ES EX C EPTI O NNELS
Rues piétonnes Rues résidentielles Autres rues Nouvelles Plantations de Nouvelles Plantations de
plantations remplacement plantations remplacement
1 250 arbres 2 150 arbres 1 600 arbres 750 arbres 250 arbres 250 arbres 250 arbres
Type EC4 Rue Scotto Type EC5 Rue du Coq Type EC1 Rue de la Loge EE1 Eglise Saint-Laurent EE2 Entrées du Panier
Type EC8 Rue Dragon Type EC3 Rue Saint-Suffren EE2 Entrées du Panier EE4 Place des Marseillaises
Type EC6 Rue Thiers EE3 Abord du Centre-Bourse EE5 Allées Gambetta
Type EC7 Rue Paradis EE8 Place de la Providence EE6a Place Jean Jaurès
EE6b Cours Julien
EE7 Continuum Puget-Peytral
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illuStrations et détails / la création de l’archipel jardiné
un vocabulaire paysager simple et cohérent
ALIGNE M ENTS
bo s u q e TS
typologies de plantations
La stratégie pour la plantation des espaces publics est une
aleatoireS
stratégie systématique et extensive qui vise à renforcer l’esprit
jardiné des quartiers à l’intérieur du périmètre du centre-ville,
en opposition au Vieux-Port affirmé comme espace ouvert et
entièrement minéral.
Le long des axes de circulation et à l’intérieur de chaque place,
placette ou square, organisé en grands alignements, en petits
bosquets denses, en arbres isolés, en massif arbustif ou encore
en bandes plantées, le végétal occupe une place primordiale.
arbustiveS
bandes plantées
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illuStrations et détails / la création de l’archipel jardiné
une palette végétale de référence cohérente et adaptée
La défintion d’une palette végétale cohérente pour le Places Boulevards et rues larges Placettes et rues
centre-ville de Marseille est une des composantes clé de la
création des Archipels jardinés.
A partir de documents de référence comme le Code de
l’arbre de 2002 qui s’applique à l’ensemble de la ville de
Marseille, nous avons travaillé dans deux directions :
- à diversifier les palettes, ce qui est indispensable à
l’obtention de la dimension jardinée,
- à les adapter à la situation du centre-ville (proximité à la
mer, sensibilité au vent, grande minéralité, etc.).
La palette retenue est d’inspiration méditerrannéenne. En
effet :
- le plus souvent, du fait de leur adaptation au climat, les
essences méditerrannéennes s’accomodent très bien d’un
minimum d’entretien (avec peu ou pas d’arrosage, peu ou
pas de taille).
- dans un environnement urbain marqué par une très
grande cohérence architecturale, leurs formes végétales
plus libres permettent d’obtenir une dimension jardinée
que les essences trop horticoles et urbaines peinent à
atteindre
- du point de vue de l’identité paysagère enfin, par l’intérêt
des dimensions patrimoniale et pédagogique.
Du fait notamment des difficultés liées au climat, à la
gestion ou plus simplement à l’usage, les arbres et arbustes
des palettes décrites ici sont le plus souvent plantés sur sol
majoritairement minéral. Les strates basses, lorsqu’elles
sont nécessaires, doivent être choisies parmi une liste
d’essences simples et résistantes - ainsi le lierre d’Alger
(Hedera canariensis var. algeriensis) par exemple.
La palette arborée retenue pour les places est très simple. Le La palette arborée retenue pour les boulevards et les rues Lapalettearboréeretenuepourlesplacettesetrues-jardinsestlogiquement
choix des essences courantes s’inspire des places provençales larges est volontairement restreinte à une demi-douzaine la plus riche de toutes. Une référence logique est celle des rues d’Athènes :
du 19ème siècle. A terme, de grands sujets, occuperont l’espace d’essences, toutes courantes : en effet, dans le schéma pour la grande place qui est faite au végétal, qui est présent même lorsque
sans l’obstruer au sol : platanes, micocouliers, tilleuls, etc. Plus paysager d’ensemble (Vieux-Port / Chaîne des parcs / Archipels les rues sont étroites, pour l’absence d’un trop grand formalisme dans les
rarement, pour certains espaces spécifiques, le recours à des jardinés), les boulevards sont des lieux marqués par une logiques d’implantation, pour la simplicité générale des espaces.
conifères - pins, cèdres - peut être envisagé. grande simplicité et forte continuité spatiale.
Une douzaine d’arbres et d’arbustes de développement faible à moyen
Références et illustrations : Références et illustrations : compose la palette d’essences courantes : amandier, arbre de Judée,
Places plantées provençales : exemples à Marseille au 19 ème Cours piéton, exemples de la Rambla Catalunya à Barcelone cerisier, chêne vert, érable, figuier, laurier et noisetier de Byzance.
siècle et à la Ciotat aujourd’hui. et de l’Avenue de Sceaux à Versailles. Une série d’essences plus rares - arbousier, caroubier, chêne kermès,
févier d’Amérique, jacaranda, lilas de Perse - peut être utilisée plus
ponctuellement.
Références et illustrations :
Rues plantées d’Athènes.
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illuStrations et détails / la création de l’archipel jardiné
une palette végétale de référence qui se décline par type d’espace
PLA C ES B O ULE V ARDS e t r u e S l a r g e s placettes et rues
ESSENCES COURANTES ESSENCES rares ESSENCES COURANTES ESSENCES rares ESSENCES COURANTES ESSENCES rares
P1 P2 B1 B2 J1 J2
PREMIère GRANDEUR PREMIère GRANDEUR PREMIère GRANDEUR - DEUXIème GRANDEUR DEUXIème GRANDEUR
Platanus x acerifolia Cedrus libani Platanus x acerifolia Acer monspessulanum Gleditsia trichanthos
Platane résistant Cèdre du Liban Platane résistant Erable de Montpellier Févier d’Amérique
Tilia tomentosa Magnolia grandiflora Acer campestre Melia azedarach
Tilleul argenté Magnolia à grandes fleurs Erable champêtre Lilas de Perse
DEUXIème GRANDEUR
Pinus halepensis Alnus cordata
Pin d’Alep Aesculus hippocastanum Aulne de Corse
DEUXIème GRANDEUR Marronnier d’Inde troisIème GRANDEUR
Pinus laricio Corylus colurna
Aesculus hippocastanum Pin de Corse Celtis australis Noisetier de Byzance Arbutus unedo
Marronnier d’Inde Micocoulier Arbousier
Pinus pinea Quercus ilex
Celtis australis Pin parasol Fraxinus angustifolia Chêne vert Ceratonia siliqua
Micocoulier Frêne oxyphylle Caroubier
Quercus ilex Quercus pubescens Quercus coccifera
Chêne vert Chêne blanc troisIème GRANDEUR Chêne kermès
Cercis siliquastrum
Arbre de Judée
Clerodendrum trichotonum
Arbre du clergé
Ficus carica
Figuier
Laurus nobilis
Laurier noble
Ligustrum japonicum
Troène du Japon
Prunus dulcis
Amandier
Prunus mahaleb
Cerisier de Sainte-Lucie
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illuStrations et détails
la révélation et la préservation du vide à toutes les échelles
En négatif de l’espace vide majeur formé par le littoral et le plan d’eau
se dessine le centre-ville, caractérisé par la rareté de l’espace libre. Le
vide est pour le centre-ville une ressource qu’il convient de révéler et de
préserver comme un patrimoine. Dans cette optique, le vide doit être
révélé et préservé à toutes les échelles et dans toutes ses dimensions.
Principe 1
Valorisation des vides
Principe 2
Valorisation des vues
Principe 3
désencombrement de
l’espace public
la forte densité bâtie du centre-ville impose une Vraie réflexion sur les vides à toutes les échelles.
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illuStrations et détails / la révélation et la préservation du vide à toutes les échelles
la valorisation des vides du tissu urbain
La rareté de l’espace public en centre-ville est accentuée
par l’absence de qualification de certains vides urbains.
En effet, certains espaces libres existant sont souvent
soustraits au réseau d’espace public par l’usage qui en est
fait (usage de parking, par exemple, avec ici l’exemple de la
Place de la Providence). L’augmentation de la part d’espace
public du centre-ville passe par la simple qualification ou
révélation de certains vides existants afin de les intégrer au
réseau d’espaces publics de la ville.
La valorisation de ces vides urbain passe par :
• Un principe simple de non densification des vides
existants (la quantité actuelle de vide disponible
considérée comme un minimum requis),
• La qualification des vides pour leur conférer un réel
statut d’espace public (transformation de parkings, 0,6 ha
U
de vides résiduels, de parcelles privées non bâties en
PIDO
espaces publics),
POM
VIS
CENTRE
PAR
• La mise en relation d’espaces libres (la mise en réseau
MIC OND
HELET
EDM E
C
PLA
d’espace libre de petites tailles permettant de créer de
nouveaux types d’espaces publics),
KY
VINS
R STRA
• La non reconstruction du vide en cas de démolition.
IGO E
C
PLA
E x emple de l’é t u de de cas n°E E8 / Place de la Providence
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illuStrations et détails / la révélation et la préservation du vide à toutes les échelles
la révélation et la préservation du vide à toutes les échelles
La qualification du vide passe également par la simple
possibilité de percevoir un vide existant (illustré ici avec
l’étude de cas EE3a / Place du Général de Gaulle). La
perception de ce vide est notamment liée au dégagement
des vues.
La révélation de ces vues passe par :
• Le dégagement de l’espace lui même afin de révéler la
vraie dimension du vide,
• Le dégagement des façades qui bordent le vide en
question,
• La révélation des perspectives vers les monuments ou
les bâtiments significatifs,
• Le dégagement des vues vers l’extérieur (points de vue
significatifs),
• La préservation des perspectives lors de la plantation
des voies.
Vue sur
la Bourse
Vue sur la Bourse
E x emple de l’é t u de de cas n°E E3A / Place du Général de Gaulle
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illuStrations et détails / la révélation et la préservation du vide à toutes les échelles
le désencombrement de l’espace public
Le désencombrement de l’espace public est également un
moyen essentiel de révélation du vide et de qualification
de l’espace public (également illustré avec l’étude de cas
EE3a / Place du Général de Gaulle). La rationalisation
de l’implantation du mobilier urbain permet de libérer
l’espace visuellement, mais aussi physiquement, ce qui
favorise un certain équilibre dans le partage de l’espace
public (terrasses, stationnement, plantations, flux
piétons, etc.).
Le désencombrement de l’espace passe par :
• La valorisation des grandes perspectives pour
lesquelles les vues doivent être laissées libres,
• La limitation du nombre d’éléments de mobilier,
• La limitation des types d’éléments de mobilier utilisé,
• La circonscription du mobilier à certaines zones
dédiées et réduites, comme les bandes actives le long
des chaussées,
• La discrétion de l’implantation d’un certain type de
mobilier : containers à déchets, containers de tri,
panneaux publicitaires, etc.
E x emple de l’é t u de de cas n°E E3A / Place du Général de Gaulle
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illuStrations et détails
le traitement cohérent de la totalité de l’espace public
L’espace bâti du centre-ville de Marseille est marqué par une grande homogénéité.
L’espace libre doit donc de même être considéré comme un ensemble cohérent.
Dans cette optique, les espaces publics sont envisagés comme un tout, devant faire
l’objet d’un traitement commun à l’échelle du centre-ville.
Qu’il s’agisse des espaces courants, les rues, ou des espaces exeptionnels comme les
places ou le boulevards, le vocabulaire paysager, des matériaux de sol ou du mo-
bilier est toujours cohérent.
Principe 1
la défintion des grandes
typologies d’espaces
Principe 2
une palette de matériaux
limitée et cohérente
Principe 3
un mobilier simple,
fonctionnel et intégré
la grande cohérence de l’espace bâti implique un traitement tout aussi cohérent de l’espace public.
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illuStrations et détails / le traitement cohérent de la totalité de l’espace public
typologie des espaces exceptionnels (boulevards, cours, places, jardins)
L a typologie des espaces e xceptionnels
Schéma montrant les grandes familles d’espaces exceptionnels qui composent l’espace public du Centre-ville de Marseille.
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illuStrations et détails / le traitement cohérent de la totalité de l’espace public
A chaque type d’espace exceptionnel un caractère paysager adapté
C O URS ET B O ULE V ARDS PLA C ES ET PAR V IS ESPA C ES O U V ERTS IRR é g u l i e r s jardins
Type EE4, EE5 et EE7 « Cours et Boulevards » Type EE1, EE2, EE3a, EE6a, EE6b et EE9« Places et Parvis » Type EE3b « Espace ouvert irrégulier » Type EE8 « Jardin »
Espaces urbains circulés Espaces urbaines piétons ou à dominante piétonne Espaces urbaines piétons ou à dominante piétonne Espaces verts
Classement vitesse standard ou Zone 30 Zone 30 ou zone de rencontre pour les voies restant circulées Zone 30 ou zone de rencontre pour les voies restant circulées Absence de circulation
Les espaces type “Cours et Boulevards ” se caractérisent par : Les espaces type “Place et Parvis ” se caractérisent par : Les espaces type “Espace ouvert irrégulier” se caractérisent par : Les espaces type “Jardin” se caractérisent par :
- la simplicité et la rigueur de leur dessin, - la simplicité et la rigueur de leur dessin, - la simplicité de leur dessin, - la simplicité de leur dessin,
- le caractère élémentaire de leur paysage (plantations d’essences - l’attention portée au vide et aux vues (structures végétales, en- - un présence paysagère adaptée sous forme de plantations aléa- - une présence végétale relativement forte,
courantes en alignements ou en mails, matériaux courants), combrement au sol, cheminements, etc.), toires d’arbres de hautes tiges, - l’attention portée au choix des essences (rustiques et demandant
- la priorité donnée aux continuités physiques (structures - le caractère rigoureux de leur paysage (plantations d’alignements - la priorité donnée aux continuités physiques (espace ouvert, peu d’entretien).
végétales, cheminements, etc.). ou de mails). cheminements, etc.).
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illuStrations et détails / le traitement cohérent de la totalité de l’espace public
typologie des espaces courants (rues)
L a typologie des espaces co u rants
Schéma montrant les grandes familles d’espaces courants qui composent l’espace public du Centre-ville de Marseille.
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illuStrations et détails / le traitement cohérent de la totalité de l’espace public
typologie des espaces courants (rues)
Type EC4 « rue Scotto »
Caractéristiques : rues semi-piétonnes ou piétonnes
en « plateau »* / zone de rencontre, zone piétonne
* Cf. Principe de transformation progressive.
Type EC8 « rue Dragon »
Caractéristiques : rues à dominante résidentielle
restant circulée, profil en toit, largeur 6 à 8 mètres
Type EC5 « rue du Coq »
Caractéristiques : rues à dominante résidentielle
restant circulées, profil en toit, largeur 8 à 10 mètres
Type EC6 « rue Thiers »
Caractéristiques : rues de transit
VUES DES RUES DE Référence
De gauche à droite et de haut en bas : la rue Thubaneau (EC4), la rue du Coq (EC5), la rue Dragon (EC8), la rue Thiers (EC6).
Continuums atypiques irréguliers
Caractéristiques : rues de largeur variable et variant,
de tracé le plus souvent non rectiligne, avec présence
fréquente d’une topographie
Rues du Panier
Caractéristiques : rues du Panier
Rues atypiques spéciales
Caractéristiques : rues « exceptionelles »
Rues atypiques larges
Caractéristiques : rues larges, de 12 à 18 mètres
VUES DES RUES DE Référence
De gauche à droite et de haut en bas : le Cours Julien (portion de l’EC3), la rue du Panier (EC2), la rue Paradis (EC7), la rue de la Loge (EC1).
L a typologie des espaces co u rants
Repérage des différentes familles d’espaces courants.
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illuStrations et détails / le traitement cohérent de la totalité de l’espace public
A chaque type de rue un caractère paysager adapté
Type EC4 « rue Scotto** » Type EC5 « rue du Coq » Type EC8 « rue Dragon » Type EC6 « rue Thiers »
Caractéristiques : rues semi-piétonnes ou piétonnes en « plateau »* Caractéristiques : rues à dominante résidentielle restant circulées, Caractéristiques : rues à dominante résidentielle restant circulée, Caractéristiques : rues de transit
/ zone de rencontre, zone piétonne profil en toit, largeur 8 à 10 mètres profil en toit, largeur 6 à 8 mètres
Les rues piétonnes ou semi-piétonnes, de type “Scotto” se caractérisent par : Les rues de type “Coq” se caractérisent par : Les rues de type “Dragon” se caractérisent par : Les rues de type “Thiers” se caractérisent par :
- la simplicité et la rigueur de leur dessin, - la simplicité de leur dessin, - la simplicité de leur dessin, - la simplicité de leur dessin,
- un profil qui permet de passer sans difficultés d’un état semi- - un profil plus généreux pour les piétons, conséquence d’une - un profil plus généreux pour les piétons, conséquence d’une - un profil plus généreux pour les modes doux, conséquence d’une
piéton à un état piéton, modération du stationnement, modération du stationnement, modération du stationnement,
- le caractère élémentaire de leur paysage (plantations d’essences cour- - le caractère adapaté de leur paysage (si possible en alignement, sinon - le caractère adapaté de leur paysage (si possible en alignement, - le caractère adapaté de leur paysage (plantations en alignement,
antes en alignements ou en petits groupes selon une disposition aléatoire), selon le principe de la rue jardin /plantations en petits groupes de sinon selon le principe de la rue jardin / plantations en petits bilatéralou unilatéral en alternance avec le stationnement),
- la priorité donnée aux continuités physiques (structures quelques sujets selon un rythme aléatoire d’un seul côté de la rue), groupes de quelques sujets selon un rythme aléatoire d’un seul côté - la priorité donnée aux continuités physiques (cheminements,
végétales, cheminements, faible encombrement au sol, etc.). - la priorité donnée aux continuités physiques (cheminements, de la rue, en alternance avec le stationnement), faible encombrement au sol, etc.).
faible encombrement au sol, etc.). - la priorité donnée aux continuités physiques (cheminements,
faible encombrement au sol, etc.).
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illuStrations et détails / le traitement cohérent de la totalité de l’espace public
A chaque type de rue un caractère paysager adapté
Continuums atypiques irréguliers Rues du Panier Rues atypiques spéciales Rues atypiques larges
Caractéristiques : séquences de rues et d’espaces publics linéaires Caractéristiques : rues du Panier Caractéristiques : rues « exceptionelles », de Caractéristiques : rues larges, de 12 à 18 mètres
de largeur variable et variant, de tracé le plus souvent non rectil- par leur statut ou leur ampleur
igne, avec présence d’une topographie importante
Les rues de type “Continuum irréguliers” se caractérisent par : Les rues de type “Panier” se caractérisent par : Les rues de type “Atypiques spéciales” se caractérisent par : Les rues de type “Atypiques larges” se caractérisent par :
- la simplicité de leur dessin, - la simplicité de leur dessin, - la simplicité et la rigueur de leur dessin, - la simplicité et la rigueur de leur dessin,
- un profil plus généreux pour les piétons, conséquence d’une - le caractère adapaté de leur paysage (absence de plantations, - un profil plus généreux pour les piétons, conséquence d’une modéra- - un profil plus généreux pour les piétons, conséquence d’une modéra-
modération du stationnement, minéralité assumée), tion du stationnement et d’une réduction de la largeur des chaussées, tion du stationnement et d’une réduction de la largeur des chaussées,
- le caractère adapaté de leur paysage (stratégie de plantation op- - généralisation du système de couble caniveau calcaire, - le caractère adapaté de leur paysage (plantations selon des princi- - le caractère adapaté de leur paysage (plantations selon des
portuniste de toutes les surlargeurs), - la priorité donnée aux continuités physiques (cheminements, pes simples de type alignements), principes simples de type alignements associée à une stratégie de
- la priorité donnée aux continuités physiques (plantations, chem- faible encombrement au sol, etc.). - la priorité donnée aux continuités physiques (plantations, chem- plantation opportuniste de toutes les surlargeurs),
inements, faible encombrement au sol, etc.). inements, faible encombrement au sol, etc.). - la priorité donnée aux continuités physiques (plantations, chem-
inements, faible encombrement au sol, etc.).
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illuStrations et détails / le traitement cohérent de la totalité de l’espace public
A chaque type de rue un caractère paysager adapté
Largeur L ≤ 8 m Largeur L ≥ 8 m Largeur L ≥ 8 m
PLANTATION NON SOUHAITABLE PLANTATION RECOMMANDée PLANTATION RECOMMANDée
Type de plantations régulières Type de plantations irrégulières
PLANTATION ALIGNEE PLANTATION ALIGNEE PLANTATION ALIGNEE PLANTATION NON ALIGNEE PLANTATION NON ALIGNEE
REGULIERE REGULIERE REGULIERE IRREGULIERE IRREGULIERE
UNILATERALE BILATERALE BILATERALE UNILATERALE BILATERALE
CONTINUE DISCONTINUE CONTINUE DISCONTINUE DISCONTINUE
D’UNE SEULE ESPECE D’UNE SEULE ESPECE D’UNE SEULE ESPECE DE PLUSIEURS ESPECES DE PLUSIEURS ESPECES
TOUS TYPES DE RUES TOUS TYPES DE RUES
RUES POUVANT ÊTRE DE TYPE : RUES POUVANT ÊTRE DE TYPE : RUES POUVANT ÊTRE DE TYPE : RUES POUVANT ÊTRE DE TYPE : RUES POUVANT ÊTRE DE TYPE : RUES POUVANT ÊTRE DE TYPE :
- Rues du Panier (EC2) - Rues piétonnes et semi-piétonne (EC4) - Rues atypiques larges (EC1) - Rues atypiques larges (EC1) - Continuums Atypiques irréguliers (EC3) - Continuums Atypiques irréguliers (EC3)
- Rues piétonnes et semi-piétonne (EC4) - Rues résidentielles larges (EC5) - Continuums Atypiques irréguliers (EC3) - Continuums Atypiques irréguliers (EC3) - Rues piétonnes et semi-piétonne (EC4) - Rues piétonnes et semi-piétonne (EC4)
- Rues atypiques exceptionnelles (EC7) - Rues de transit (EC6) - Rues piétonnes et semi-piétonne (EC4) - Rues résidentielles larges (EC5) - Rues atypiques exceptionnelles (EC7)
- Rues résidentielles étroites (EC8) - Rues résidentielles étroites (EC8) - Rues de transit (EC6) - Rues résidentielles étroites (EC8)
- Rues atypiques exceptionnelles (EC7) - Rues atypiques exceptionnelles (EC7)
ensemble des rues synthèse des types de plantations envisageables ensembledesrues synthèseéclairage
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illuStrations et détails / le traitement cohérent de la totalité de l’espace public
A chaque type de rue un caractère paysager adapté
Largeur L ≤ 10 m Largeur L ≥ 10 m exemples de RUES TRES TRES ETROITES
CANIVEAU CALCAIRE SIMPLE CANIVEAU CALCAIRE DOUBLE
Rue de l’Arc
Rue du Baignoir
Rue Bussy L’Indien
Rue des Chapelliers
Rue Crudère
Rue de la Glace
Rue Meolan
Rue Pastoret
Rue A. Poggioli
Rue Rouget de l’Isle
Rue J. Roque
Rue des Trois Rois
Rue Vian
exemples de RUES TRES ETROITES
Rue Dumarsais
Rue de la Fare
Rue Longue des Capucins
Rue de la Palud
Rue Pisançon
Rue du Petit Saint-Jean
Rue Poid de la Farine
Rue Rodolphe Pollak
Rue Puvis de Chavannes
Rue des Recollettes
Rue Thubaneau
Rue Venture
exemples de RUES ETROITES
Rue Armeny
Rue d’Aubagne
Rue du Marché des Capucins
Rue Guy Môcquet
Rue du Musée
Rue Vacon
exemples de RUES INTERMEDIAIRES
Rue Bailli de Suffren
Rue Glandeves
Rue Grignan
Rue Haxo
Rue Montgrand
Rue Pavillon
Rue Saint-Sëns
Rue du Théatre Français
Rue Vincent Scotto
exemples de RUES ASSEZ LARGES
Rue Beauvau
Rue Francis Davso
Rue Neuve Saint-Martin
RUES POUVANT ÊTRE DE TYPE : RUES POUVANT ÊTRE DE TYPE : Rue Pytheas
- Rues du Panier (EC2) - Rues du Panier (EC2)
- Rues piétonnes et semi-piétonne (EC4) - Rues piétonnes et semi-piétonne (EC4)
- Rues atypiques exceptionnelles (EC7) - Rues atypiques exceptionnelles (EC7)
rues à dominante piétonne synthèse des profils rues à dominante piétonne synthèse des programme et usages
*
note / les astérisques rouges signalent les bandes sur lesquelles doivent se trouver des sujets plantés
*
les astérisques rouges entre parenthèses ( ) signalent les bandes sur lesquelles les plantations, si elles sont
recommandées, ne sont pas obligatoires et dépendent de la confiiguration de la rue, de son exposition, des
réseaux en place, des usages, etc.
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illuStrations et détails / le traitement cohérent de la totalité de l’espace public
une palette de matériaux limitée et cohérente
espaces exceptionnels espaces courants
L’élaboration d’une gamme cohérente de matériaux à mettre en œuvre
au sein des espaces courants et des espaces exceptionnels est le moyen
essentiel de la qualification des espaces publics du centre-ville, et de la
clarification de leur statut.
En s’appuyant sur un certain nombre d’éléments déjà présents au sein de
l’espace public marseillais, le cahier des matériaux s’attache désormais :
- à délimiter un ensemble de revêtements cohérents, simples et qualitatifs
adaptés au caractère du cadre bâti du centre-ville.
- à définir une gamme de matériaux nécessairement adaptés aux conditions
d’usage et d’entretien de l’espace public marseillais.
Les éléments retenus sont :
- les matériaux répandus type asphalte et enrobé,
- La pierre naturelle, granite ou calcaire, caractéristique de l’espace public
marseillais,
- le béton, particulièrement adapté aux espaces de grandes dimensions, et
aux espaces du littoral,
- le stabilisé, pour son caractère à la fois minéral et naturel, adapté aux
squares et places arborées.
La palette des matériaux est construite autour de deux principes simples:
- d’une part, le traitement cohérent de l’ensemble des espaces publics du La palette de matériaux des espaces exceptionnels est volontairement plus étendue que Les espaces courants sont les espaces du quotidien : les principes de traitement retenus
celle des espaces courants : les espaces exceptionnels peuvent en effet faire l’objet d’un pour ces espaces sont donc ceux de la simplicité, de la neutralité, et de l’homogénéité.
centre-ville, traitement plus spécifique et d’un investissement plus important. En effet, la grande cohérence du cadre bâti du centre-ville appelle un traitement discret
- et d’autre part, le principe de la distinction entre les espaces courants Cette palette plus diversifiée est toutefois envisagée comme un ensemble cohérent, li- et unitaire des espaces courants. La mise en œuvre qualitative de matériaux comme l’en-
mité à un certain nombre de matériaux, que sont la pierre naturelle, le stabilisé, les robé ou l’asphalte apparait dans ce cadre tout à fait indiquée, et permet de transformer
(rues, ruelles, rues piétonnes, placettes) et les espaces exceptionnels bétons désactivés et enrobés qualitatifs. les espaces courants dans une réelle économie de moyen.
(places, parcs et jardins, boulevards). Plus ponctuellement, des espaces courants jugés «atypiques» ou «exceptionnels»,
comme certaines rues ou placettes, peuvent alors faire l’objet d’un traitement plus spé-
cifique dans un matériau noble, comme la pierre naturelle.
Les teintes privilégiées pour la palette de matériaux sont volontairement
neutres (ce qui exclut le rouge) et d’un nombre limité :
- On trouve d’un coté des teintes moyennes, de gris notamment, qui sont
celles des espaces courants, à travers des matériaux comme l’enrobé et/
ou l’asphalte, et plus ponctuellement de pierre naturelle comme le granit.
- On trouve de l’autres les teintes claires, qui sont celles des espaces
exceptionnels, basées sur le beige de la pierre calcaire et du stabilisé,
matériaux traditionnels de l’espace public marseillais, et possiblement
déclinées à travers les bétons et les enrobés.
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illuStrations et détails / le traitement cohérent de la totalité de l’espace public
une palette de matériaux limitée et cohérente
PLA C ES B O ULE V ARDS PLA C ETTES ET SQUARES
S O L PIET O N
Stabilisé Béton désactivé Asphalte poli Pierre naturelle* Enrobé fin Asphalte poli* Enrobé Enrobé fin Stabilisé Pierre naturelle* Pavé pierre naturelle*
S O L C IR C ULE
Enrobé gris / gris foncé Pavé pierre naturelle Asphalte poli Enrobé gris / gris foncé Enrobé gris / gris foncé Pavé pierre naturelle*
palette des E spaces
e xceptionnels
S O L PARTAGE
Enrobé fin Béton désactivé Asphalte poli Pavé pierre naturelle Enrobé fin Enrobé fin Pavé pierre naturelle*
LI M ITE
Bordure calcaire Bordure calcaire Bordure calcaire
RUES C IR C ULEES RUES PARTAGEES RUES PIET O NNES
S O L PIET O N
Enrobé fin Pierre naturelle* Enrobé fin Pierre naturelle** Enrobé fin Pierre naturelle* Pavé pierre naturelle*
S O L C IR C ULE
Ne s’applique pas Ne s’applique pas
palette des
E spaces co u rants Enrobé gris / gris foncé Pavé pierre naturelle*
S O L PARTAGE
Ne s’applique pas Ne s’applique pas
Enrobé fin Pavé pierre naturelle*
LI M ITE
Ne s’applique pas
*Note : Les images d’échantillons encadrées d’un trait
épais et signalées d’un astérisque désignent les matériaux
Bordure calcaire Bordure calcaire
qui peuvent être utilisés lorsque l’on souhaite distinguer
l’espace aménagé ou lui donner un caractère
remarquable.
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illuStrations et détails / le traitement cohérent de la totalité de l’espace public
un mobilier simple, fonctionnel et intégré
MOBILIER
BANCS
POTELETS
POUBELLES
APPUIS VÉLOS
E C L A I R A G E
RMéAfRéSrences
E I L L E P R O Vet
E N CeE xMemples
E T R O P O L E de
l P L mo
A N Gb
U iliers adapt
IDE l JUIN 2011 és MICHEL DESVIGNE PAYSAGISTE MANDATAIRE I FOSTER & PARTNERS I TANGRAM ARCHITECTES I INGEROP I YANN KER SALE 83
A gauche : Planche de références montrant le caractère souhaité pour les différents types de mobilier.
A droite : Lorsque c’est possible, le mobilier doit intégrer les spécificités des différents aux espaces : l’exemple des assises du Square Léon blum (assises intégrées aux emmarchements), des Allées Gambetta (assises intégrées
aux massifs plantés), de la terrasse haute du Parvis de l’Eglise Saint-Laurent (assise intégrée au muret périphérique).
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illuStrations et détails / le traitement cohérent de la totalité de l’espace public
planche d’illustration de synthèse
illustrations du principe de cohérence dans le traitement de l’espace public / Extraits des études de cas
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illuStrations et détails / un nouveau partage de l’espace public au profit des modes doux
un nouveau partage de l’espace public au profit des modes doux
Le piéton et les modes doux sont remis au centre de la stratégie de transformation du centre-
ville : ils deviennent la nouvelle référence pour la conception des espaces publics.
Cette stratégie implique de rééquilibrer fortement le partage de l’espace public - actuelle-
ment très favorable à la voiture - au profit des autres modes. Ce rééquilibrage passe notam-
ment par la mise en place d’une règle concernant la place minimale dédiée au piéton au sein
des espaces publics. Elle passe également la définition de la place accordée au vélo au sein
des espaces courants, et d’un principe de réduction de la place du stationnement au sein de
centre-ville en général.
Principe 1
UNe plus grande place accordée
au piéton
Principe 2
Un réseau d’itinéraires cyclables
à l’échelle du centre-ville*
*issu du schéma directeur des modes doux de juin 2013
Principe 3
la limitation de la
présence motorisée
E x emple de l’é t u de de cas n°E E3 / La Rue Henri Barbusse
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illuStrations et détails / un nouveau partage de l’espace public au profit des modes doux
une plan grande place accordée au piéton
Accorder une plus large part au piéton implique d’opérer une
inversion du référentiel de conception des espaces publics : c’est
le confort du piéton qui devient la mesure de base pour définir le
nouveau partage de l’espace public.
Dans cette optique:
• Le partage d’une rue n’est plus défini à partir d’une largeur
minimale de chaussée mais au contraire à partir d’une largeur
minimale de passage sur le trottoir (exemple : 1 mètre 50 comme
minimum, 2 mètres souhaitables) ; à ce titre, la mise en place
d’un outil de conception assistée spécifique pourrait permettre
de redonner une place centrale au piéton dans le dessin des
espaces publics,
• Il est souhaitable de développer à l’intérieur des boulevards de
ceinture les zones à vitesses limitées, type zones 30 ou zones de
rencontre, où le piéton est prioritaire,
• Il est souhaitable concevoir ces espaces piétons ou semi
piétons selon un aménagement « en plateau» favorable aux
cheminements,
• L’encombrement de l’espace public, évoqué dans les Orientations,
est un autre domaine ayant un très fort impact sur la circulation
du piéton.
L’exemple des Allées Gambetta (Etude de cas EE5) : la place du péiton est revue à la hausse, de même que celle des cyclistes. L’espace précédemment dédié à la voiture - trop important au regard des usages - a été réduit.
15 m i n u t e s
1050 m è t r e s
10 m i n u t e s
700 m è t r e s
8 minutes
560 m è t r e s
5 minutes
350 m è t r e s
Largeur pour passage Largeur pour passage
confortable confortable
l’é c h elle d’u n ce n t re-v ille parco u rable sit uation act u elle sit uation so u haita b le
co u r b e isochrone pi é tonne dep u is le q uai des b elges la place du piéton est marginale l’espace public est partagé équitablement, au profit des piétons et des
autres modes doux
MICHEL DESVIGNE PAYSAGISTE MANDATAIRE I FOSTER & PARTNERS I TANGRAM ARCHITECTES I INGEROP I YANN KERSALE
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illuStrations et détails / un nouveau partage de l’espace public au profit des modes doux
un réseau d’itinéraires cyclables à l’échelle du centre-ville
La place du vélo au sein des espaces publics est envisagée à l’échelle globale du
centre-ville, à travers un schéma des modes doux. Ce schéma est hiérarchisé selon
la logique d’un maillage resserré et - compte tenu de la contrainte d’une topographie
avec de fortes pentes - d’une praticabilité des itinéraires cyclables. Pour ce faire, 3
niveaux d’itinéraires sont définis :
• Les itinéraires de niveau 1, correspondant aux itinéraires d’intérêt communau-
taire : axes structurants et locaux,
• Les itinéraires de niveau 2, correspondant aux itinéraires d’intérêt local,
• Les itinéraires en attentes d’études plus approfondies.
ire
viso
pro
E NT
C UM 5
O
D nvier 201
ja
P lan des itin é raires cycla b les iss u d u sch é ma directe u r des modes do u x de j u in 2013
EXTRAIT DU SCHéma directeur MODES DOUX
“Ce schéma directeur des modes doux représente une annexe du nouveau Plan de Déplacement Urbain, approuvé en 2012. L’objet du schéma directeur est de favoriser l’usage des modes de déplacement doux sur le territoire de Marseille Provence Métropole. Ce
développement doit se traduire à terme par un rééquilibrage de la part des différents modes de déplacement utilisés, en réduisant le trafic motorisé au profit des modes de déplacement alternatifs (transport collectif, vélo, marche à pied, etc.).
Les objectifs recherchés par MPM sont de plusieurs ordres : promouvoir les modes de déplacements alternatifs à la voiture, sécuriser les déplacement des piétons et des cyclistes, améliorer le cadre de vie des habitants, participer à une démarche de développement
durable. Le schéma retenu comprend environ 360 km de liaisons douces, décomposées en 3 niveaux d’itinéraires.” Nb : ces 3 types d’itinéraires sont décris dans le texte en haut à gauche et sont représentés pour les types 1 et 2 sur le plan ci-dessus.
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illuStrations et détails / un nouveau partage de l’espace public au profit des modes doux
un réseau d’itinéraires cyclables à l’échelle du centre-ville
T O TAL ESTI M é = 22 000 m l d ’ i t i n é r a i r e s c y c l a b l e s *
* a u x q u e l l e s s ’a jo u t e n t 8 000 m l d e r u e s pa r co u r a b l e s
Boulevards, pénétrantes et transversales Réseau de rues en plateau accessibles
Longueur estimée : 20 000 ml Longueur estimée : 8 000 ml
V o i e pa r ta g é e av e c V L* V oie
i partag é e to u s modes
odes
*s o lu t i o n p r é f é r é e s u p p o s a n t pa s s a g e e n z o n e 30
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illuStrations et détails / un nouveau partage de l’espace public au profit des modes doux
la limitation de la présence motorisée : la piétonisation progressive
Si, à long terme, une majorité des rues du centre-ville doivent
devenir piétonnes, ce processus prendra beaucoup de temps.
Cela ne doit pas empêcher d’améliorer le système à plus court
terme en modifiant progressivement les profils des rues.
Pour réaliser ce processus de piétonisation du centre ville, les
rues piétonnes et semi-piétonnes sont conçues selon le même
type d’aménagement (profil en plateau, plantations latérales ou
bilatérales, caniveau simple ou double). Seuls l’ajout ou le retrait
de potelets distingue les rues totalement piétonnes des rues
demeurant circulées. Ce principe assure ainsi à la fois l’économie
et la grande flexibilité du processus de piétonisation.
Si, pour de courtes périodes par exemple, il est nécessaire qu’une
rue piétonne soit réouverte à la circulation, avec ce système, cela
peut se faire de façon très aisée.
Enfin, des pistes de réflexion de type ZTL (Zones à Trafic Limité)
peuvent être appliquées, sur certaines zones du périmètre du
centre-ville.
S’agissant des deux roues, le stationnement doit être le plus possible Type EC4 Type EC4 Type EC5 et EC7
intégré en ouvrage, de façon à ce que ne soit pas consommé trop Rues actuellement circulées, pouvant, à terme
et selon l’usage, évoluer vers un statut piéton ou
d’espace public. semi-piéton.
Localisation des rues existantes correspondant au type EC4 (rues piétonnes et semi-piétonnes) ainsi que des rues circulées pouvant évoluer à moyen ou long terme vers un statut plus piéton (EC5/EC7).
E tat initial semi-pi é to n n isat io n pi é tonnisation é vent u elle
dessin compatible avec une éventuelle s u ivant localisation, nat u re des u sages, etc.
pi é tonnisation u lt é rie u re
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illuStrations et détails / un nouveau partage de l’espace public au profit des modes doux
la limitation de la présence automobile : le stationnement
T O TAL ESTI M é = 3 250 p l a c e s e n mo i n s *
* s o i t 40 000 m ² d ’ e s pa c e l i b é r é p o u r d ’a u t r e s u s a g e s
s u p p r e s s i o n t o ta l e d u s tat i o n n e m e n t s u p p r es s i o n u n i l at é r a l e d u stat i o n n e m e n t suppression de places intercalées*
* en moyenne u ne s u r q u atre
Rues piétonnes espaces eceptionnels* Rues résidentielles espaces eceptionnels* Rues résidentielles Autres rues
*Estimation de principe *Estimation de principe
- 250 places - 250 places - 1 250 places - 250 places - 250 places - 1 000 places
Type EC4 Rue Scotto Exemple Place de la Type EC5 Rue du Coq Exemple Plaine Jean Jaurès Type EC8 Rue Dragon Type EC1 Rue de la Loge
Providence Type EC3 Rue Saint-Suffren
Type EC6 Rue Thiers
Type EC7 Rue Dragon
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illuStrations et détails
un processus de transformation progressive
Si l’on envisage de transformer en profondeur le paysage urbain du Centre-ville de Marseille, il faut accepter que le
mouvement ne se fasse pas d’un seul coup mais plutôt par phases, y compris parfois au sein d’un même espace. Les
principes de préfiguration, de phasage, de prototypes doivent être au centre de la réflexion. Par ailleurs, l’un des grands
enjeux reste la création progressive de conditions favorables au retour du végétal au sein de l’espace public. En particul-
ier, au cours des dernières décennies, la grande place accordée à l’automobile, l’implantation des réseaux mais aussi de
certaines infrastructures impliquant des sols sur dalle - comme les parkings souterrains - a considérablement réduit la
plantabilité de certains espaces majeurs du centre-ville, comme la Place du Général de Gaulle, les Allées Gambetta, la
Place Jean Jaurès ou encore la Place Montyon. Il s’agit désormais de préserver et d’améliorer en toutes circonstances la
plantabilité des espaces publics. Pour cela :
• dès que possible les principes de plantations doivent être adaptées aux contraintes pour que des arbres puissent
quand même être plantés (en disposition aléatoire plutôt qu’en alignement par exemple),
• dès que possible également, au fil des interventions, les réseaux doivent être déplacés pour restaurer la bonne
plantabilité des espaces.
• de la façon la plus systématique possible, il est souhaitable de déterminer une épaisseur minimum de pleine
terre qui devra être conservée, entre la surface du sol et le dessus de l’ouvrage lors de l’implantation de
nouvelles infrastructures (réseaux divers, parkings souterrains, bassin de rétention, ligne de métro, etc.),
• l’impact des émergences liées à ces infrastructures (trémies, escaliers, ascenseurs, bouches d’aération, etc.) doit
être limité au maximum en réduisant leur nombre et leur emprise.
Principe 1
planter en s’adaptant aux con-
traintes existantes
Principe 2
préserver la plantabilité
des espaces existants
Principe 3
restaurer progressivement
la plantabilité des espaces
E x emple de l’é t u de de cas n°E E3 / La Rue de Bir-Hakeim
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illuStrations et détails / un processus de transformation progressive
planter en s’adaptant aux contraintes existantes
Dans la réalisation de l’Archipel jardiné, les contraintes liées à la présence
de réseaux, du mobilier ou de l’automobile ne doivent jamais constituer de
frein à la plantation des différents espaces : plutôt que de ne pas planter,
l’idéal est d’adapter les principes de plantations.
Les réseaux présents en sous-sols - le plus souvent en sous-sol des trottoirs-
contraignent a priori la démarche de plantation des espaces courants et de
certains espaces exceptionnels.
Certains types de plantations - par exemple les plantations aléatoires et
irrégulières - s’adapte à une grande variété de situations. Ce choix de
paysage permet de renverser les contraintes en définissant un paysage
singulier adapté au caractère de la rue marseillaise, et en augmentant
considérablement le potentiel de plantation des espaces publics.
Exemples de plantations aléatoires permetant de s’adapter, dans la mesure du possible, aux contraintes des réseaux présents en sous sol.
sit uation initiale sit uation so u haita b le
les réseaux présents en sous-sol contraignent a priori la plantation les plantations aléatoires s’adaptent à la disposition des réseaux.
des espaces.
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illuStrations et détails / un processus de transformation progressive
préserver la plantabilité des espaces existants
Au cours des dernières décennies, l’implantation de certaines infrastructures im-
pliquant des sols sur dalle -comme les parkings souterrains- a considérablement
réduit la plantabilité de certains espaces majeurs du centre-ville, comme la Place
du Général de Gaulle, les Allées Gambetta, la Place Jean Jaurès ou encore la Place
Montyon.
Il s’agit désormais de préserver en toutes circonstances la plantabilité des espaces
publics. Pour cela :
• il est souhaitable de déterminer une épaisseur minimum de pleine terre qui
devra être conservée, entre la surface du sol et le dessus de l’ouvrage lors de
l’implantation de nouvelles infrastructures (réseaux divers, parkings souter-
rains, bassin de rétention, ligne de métro, etc.). Cette épaisseur ne pourra ja-
mais être inférieure à 1,50 mètres.
• l’impact des émergences liées à ces infrastructures (trémies, escaliers, ascen-
seurs, bouches d’aération, etc.) doit être limité au maximum en réduisant leur
nombre et leur emprise.
Exemples d’espaces publics du centre-ville contraints par l’implantation de parkings souterrains : il n’est pas possible de planter d’avantage ces espaces car l’épaisseur de pleine terre entre la surface
et l’ouvrage est insuffisante.
L = 2 m min.
h = 2,5 m min.
parking souterrain parking souterrain
sit uation initiale travau x d’infrastr u ct u re sit uation a terme
une profondeur minimale de pleine terre est impéra- la plantabilité de l’espace est préservée.
tivement conservée.
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illuStrations et détails / un processus de transformation progressive
restaurer progressivement la plantabilité des espaces
Si les plantations aléatoires permettent de contourner la contrainte et de planter
dans des délais quasi-immédiats, à long terme la réorganisation des réseaux, du mo-
bilier ou des stationnements est souhaitable, notamment au sein des espaces dont
le paysage est composé de plantations régulières, comme les boulevards et les rues
larges.
Ces modifications sont effectuées parallèlement, à l’occasion des divers travaux pou-
vant être menés sur ces réseaux (entretien, déviation, etc.) ou sur l’espace public.
Il serait en effet impensable qu’à très long terme, les réseaux ou le mobilier soient les
uniques points de blocage empêchant la transformation du paysage du centre-ville
Marseillais.
Exemples de rues dans lesquelles les réseaux occupent les bords, ce qui a un impact fort sur la plantabilité des espaces et oblige à touver des systèmes de plantation alternatifs (de type plantations
aléatoires). La redéploiement de ces réseaux à long terme sous espaces centraux permettrait d’améliorer les contraintes.
sit uation initiale intervention ponct u elle sit uation so u haita b le
les réseaux sont généralement situés sous les trottoirs. à l’occasion de travaux lourds sur les réseaux, ceux- a terme, les trottoirs sont plantables.
ci doivent être réorganisés de préférence sous la la modification opportuniste des réseaux est un principe
chaussée. de transformation progressive qui n’engendre pas de
surcoûts.
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illuStrations et détails
des modes de gestion renouvelés et adaptés au paysage marseillais
Quels que soient les domaines abordés (suivi du végétal, entretien /nettoyage, travaux, déchets), la ges-
tion de l’espace public doit participer de son excellence paysagère.
D’une part, il est impératif qu’une fois obtenues, l’homogénéité et la cohérence voulue pour l’ensemble
des espaces publics soient préservées dans le temps : cela peut se faire par le biais d’un entretien rigoureux
des sols et d’une bonne gestion du végétal ainsi que par une grande rigueur dans le choix des mobiliers.
D’autre part, il est nécessaire que l’impact de la gestion quotidienne soit le plus léger possible : en terme
d’usure et de dégradation des aménagements (travaux notamment), mais aussi d’encombrement et de
blocage de l’espace (déchets), etc.
Principe 1
une gestion économe et adaptée
du végétal
Principe 2
une remise en état systéma-
tique des sols
Principe 3
une gestion des déchets adap-
tée à chaque type d’espace
E x emple de l’é t u de de cas n°E E8 / La Place de la Providence à court et long terme.
Les deux images illustrent ce que doit produire une bonne gestion de l’espace public : une végétation adaptée au paysage marseillais en port libre
d’une part, la qualité de sols qui ne se dégradent pas dans le temps d’autre part.
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illuStrations et détails / des modes de gestion renouvelés
une gestion économe et adaptée du végétal
Dans la défintion d’une gestion adaptée au centre-ville de Marseille, la
question du végétal est centrale.
La gestion des arbres existants et des futures plantations doit être la plus
simple et économique possible. En règle générale, les arbres conservent
un port libre, c’est à dire qu’ils ne subissent que peu ou pas de taille. Ce
mode de gestion du végétal est est opportun à deux titres : tout d’abord
il est souple et économique, et par ailleurs s’avère tout à fait adapté au
caractère de la végétation méditerranéenne et au principe plus général
d’espaces publics «jardinés».
Les questions de gestion ne doivent en aucun cas servir d’arguments à la
non-plantation de certain espaces. Dans les palettes arborées proposées,
le choix d’espèces rustiques et demandant un entretien modéré peut
toujours être fait.
Il en va de même pour les strates arbustives - tant au niveau de l’entretien
que des usages (il est tout à fait possible de choisir des espèces résistantes
et décourageant le piétinement).
Illustration du principe de gestion du végétal : perspective de principe pour la rue du Coq et images de référence des rues d’Athènes.
ta i l l e s y s t é m at i q u e port libre
principe coûteux, souvent peu esthétique et en inadéquation p e u c o û t e u x, nécessite peu d’entretien et en forte adéquation
avec les qualités de la végétation méditerranéenne avec les qualités de la végétation méditerranéenne
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illuStrations et détails / des modes de gestion renouvelés
une remise en état systématique des sols
Si la cohérence et la qualité de l’espace public passe évidemment par l’homogénéité
de son traitement, il est impératif que cette homogénéité soit conservée dans le
temps par le biais d’un entretien rigoureux des sols.
Cela qui implique la remise en état systématique des sols et des revêtements après
n’importe quelle intervention sur l’espace public (travaux sur les réseaux, les planta-
tions, le mobilier).
Cette remise en l’état implique :
• la découpe propre et soignée des pièces à remplacer en ce qui concerne les
matériaux répandus,
• la dépose manuelle des matériaux pavés (pas de sciage),
• l’utilisation de revêtements identiques pour réaliser les rustines (respect des
matériaux, des teintes et de la mise en œuvre d’origine).
• l’obligation d’un suivi des interventions et d’un contrôle de la qualité de la re-
mise en état.
Exemples de dysfonctionnements dans la gestion des sols : le square Léon Blum, les alvéoles Labourdette, etc.
E tat initial I ntervention remise en é tat identiq u e à l’initial
d é co u pe propre et soign é e M at é riau et finition identiq u e
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illuStration et détails des grands principes du plan guide / des modes de gestion renouvelés
une gestion des déchets adaptée à chaque type d’espace
La gestion des déchets est un sujet ayant un fort impact sur l’espace public, notam-
ment, en termes d’encombrement de l’espace, tant au niveau des perceptions que
des déplacements.
Ce système doit être le plus léger et le plus discret possible. Dans cette optique, le
système de containers à déchets mobiles est conservé et :
• leur nombre doit rester limité,
• ils sont installés individuellement (pas de containers groupés) et situés sur la
bande active du stationnement,
• ils sont installés de préférence dans les rues adjacentes aux places et autres es-
paces exceptionnels, ou à la rigueur en rive de place, de la façon la moins visible
possible et à l’écart des zones de flux.
En ce qui concerne les containers de tri, le principe est celui d’une implantation la
plus discrète , la moins gênante pour les circulations piétonnes et la moins encom-
brante possible.
S’agissant des containers enterrés : leur usage doit être limité à quelques situations
précises, car ce système, en créant des points durs d’aménagement, rend l’espace
public moins facilement mutable et conditionne bien trop fortement les aménage-
ments ultérieurs. Pour ce faire :
• leur nombre doit rester très limité, Exemples de dysfonctionnements dans la gestion des déchets, exemples de containers mal positionnés :
- image de gauche car il sont dans l’axe d’une perspective majeure (rue Scotto / place des Fabres)
• les containers sont rassemblés au sein d’un espace de dimension restreinte, -image de droite, car ils gênent le passage du piéton au débouché du passage. Lorsque l’espace est trop contraint, les containers doivent se situer sur la bande active du stationnement, et en aucun
cas sur le trottoir.
• Ils sont installés de préférence dans les rues adjacentes aux places et autres
espaces exceptionnels, toujours sur la bande active du stationnement, ou à la
rigueur en rive de place, de la façon la moins visible possible et à l’écart des
zones de flux.
Quelle que soit la nature du container considéré, l’objet lui même doit être :
- de dessin le plus simple possible,
- de matériau brut, non peint, de couleur la plus neutre possible, idéalement
grise.
e s pa c e s c o u r a n t s / r u e s e s pa c e s e xc e p t i o n n e l s / p l a c e s
container mobile inséré au sein des espaces de stationne- SOlution préférée : container mobile inséré au sein des espaces de stationnement, sur chaussée ou lincoln, ou à
ment, sur chaussée ou lincoln l’écart des principales zones de flux piétons.
solution alternative : implantation raisonnée de containers enterrés suivant un principe d’encombrement
minimum de l’espace
M ARSEILLE PR O V EN C E M ETR O P O LE l PLAN GUIDE DES ESPA C ES PU B LI C S DU C ENTRE V ILLE l S y n t h è s e - a v r i l 2 0 1 5 MICHEL DESVIGNE PAYSAGISTE MANDATAIRE I FOSTER & PARTNERS I TANGRAM ARCHITECTES I INGEROP I YANN KERSALE 58
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