Annexe
ANNEXE1_Etude INSEE.pdf · 3 672 mots · du marché « Prestations intellectuelles pour le projet de territoire Nîmes Métropole 2040 : construction de la vision… », dossier de consultation officiel.
En 2050, le ScoT Sud Gard pourrait
compter 20 000 ménages de plus,
dont 10 000 à Nîmes Métropole
Insee Analyses Occitanie • n° 155 • Novembre 2024
Si les tendances récentes se poursuivaient, le dynamisme
démographique de Nîmes Métropole et plus largement du SCoT
Sud Gard prolongerait sa tendance au ralentissement d’ici 2050.
La baisse de la fécondité, la hausse des décès, combinées à une
baisse d’attractivité de Nîmes Métropole, en seraient principalement
à l’origine. Cependant, le nombre de ménages dans ces territoires
continuerait d’augmenter en raison du vieillissement de la
population et des changements dans les modes de cohabitation.
Les personnes seules seraient plus nombreuses que les couples avec
ou sans enfants. Avec des hypothèses alternatives intégrant une
baisse plus marquée de la fécondité et une perte d’attractivité, le
nombre de ménages se stabiliserait après 2035.
D’ici 2050, le nombre d’habitants portée par les communes du SCoT situées 1. Carte du Gard et de localisation
augmenterait dans le SCoT Sud hors de la CA. En comparaison, la population
des territoires étudiés
Gard mais pas dans la CA Nîmes augmenterait sur la même période de
Métropole 0,35 % par an en Occitanie et de 0,1 % par an
en Provence-Alpes-Côte d’Azur, proche de la
CA Nîmes Métropole
Le territoire couvert par le SCOT Sud moyenne nationale. SCoT Sud Gard
Gard, composé de 80 communes,
compte 391 530 habitants en 2021, dont Ces projections contrastent avec le fort
258 750 habitants dans les 39 communes dynamisme démographique observé au
de la Communauté d’agglomération (CA) début des années 2000 dans le sud du
de Nîmes Métropole figure 1. Gard. Elles prolongent une tendance au
ralentissement observée depuis 2013
Selon le scénario central de projection, en raison d’une baisse de la fécondité
la population de la communauté au niveau national et d’un recul de
d’agglomération (CA) de Nîmes Métropole l’attractivité de Nîmes encadré 1.
©IGN-Insee 2024
serait stable jusqu’en 2033 puis elle
baisserait très légèrement, en moyenne de
170 habitants par an de 2033 à 2050. En Les décès dépasseraient Source : Insee 2024.
2050, Nîmes Métropole compterait ainsi les naissances à partir de 2030
2 800 habitants de moins qu’en 2020, soit
-0,04 % par an en moyenne sur 30 ans Pour les deux territoires, le solde naturel alors dépasser les naissances. Le déficit
source et figure 2. (écart entre les naissances et les décès), naturel s’accentuerait progressivement,
jusqu’alors proche de l’équilibre, se notamment après 2040. En effet, dans le
Le SCoT Sud Gard qui l’englobe gagnerait détériorerait dès 2030 et pénaliserait même temps, les naissances devraient
en moyenne 450 habitants par an jusqu’en légèrement la croissance démographique baisser en raison de la diminution du
2040, puis sa population se stabiliserait. En figure 3. Les générations nombreuses nombre de femmes en âge d’avoir
2050, la hausse de population du SCoT serait du baby-boom (personnes nées entre des enfants et sous l’hypothèse d’une
ainsi de 9 500 habitants en trente ans, soit 1946 et le milieu des années 1970) fécondité qui resterait modérée
+0,08 % par an en moyenne entre 2020 et atteindront progressivement 85 ans après (1,91 enfant par femme dans le SCoT et
2050 figure 2. Elle serait intégralement 2030. Les décès en hausse devraient 1,89 dans la CA).
En partenariat avec :
De 2020 à 2035, le solde migratoire 2. Évolutions du nombre de ménages et d’habitants de 1999 à 2020
(écart entre les arrivants et les partants) et projections jusqu’en 2050
resterait excédentaire dans le SCoT Sud
Gard (+6 500 habitants). Il expliquerait CA Nîmes Métropole SCoT Sud Gard
l’essentiel de la croissance de la population. Ménages Population Ménage Population
Le solde naturel serait très légèrement
(base 100 en 2020)
positif alors qu’il l’était plus largement avant 115
2020. À l’inverse, sur le territoire de Nîmes Projections
110
Métropole, les départs seraient un peu plus
élevés que les arrivées entre 2020 et 2035, 105
entraînant une perte de 1 400 habitants sur 100
la période, soit -230 par an. La CA perdait
95
déjà des habitants par le jeu des migrations
entre 2014 et 2020. Le déficit migratoire 90
resterait compensé par l’excédent naturel.
85
La population de Nîmes Métropole serait
donc stable entre 2020 et 2035. 80
75
Sur la période 2035-2050, la population
du SCoT Sud Gard augmenterait plus 70
1999 2002 2005 2008 2011 2014 2017 2020 2023 2026 2029 2032 2035 2038 2041 2044 2047 2050
faiblement puis stagnerait. Les décès Sources : Insee, Recensements de la population et Omphale scénario central.
seraient supérieurs aux naissances mais
l’excédent migratoire compenserait le
déficit naturel. En effet, les arrivées ne
seraient pas plus nombreuses, mais les Encadré 1 – L’évolution démographique de Nîmes impacte
départs diminueraient, ces derniers étant fortement celles de la CA et du SCoT
moins fréquents chez les seniors. Après
57 % des habitants de la CA Nîmes Métropole et 38 % de ceux du SCoT Sud Gard vivent à Nîmes
une phase de stabilité, Nîmes Métropole
en 2021. Les tendances démographiques de la ville de Nîmes influencent donc fortement celles
perdrait 2 300 habitants entre 2035 de la CA et du SCoT même si cette influence diminue avec la périurbanisation.
et 2050, soit 150 par an en moyenne,
Entre 1999 et 2010, la population a augmenté à Nîmes (+0,6 % par an) et encore plus fortement
l’excédent migratoire ne permettant pas dans la périphérie hors Nîmes (+1,7 % par an dans le reste de la CA et +1,8 % dans le reste du SCoT).
de compenser le déficit naturel. Les croissances de population ont convergé sur la période 2010-2015, proches de 1,0 % par an sur
tous ces territoires. Entre 2015 et 2021, la population a diminué faiblement à Nîmes, alors qu’elle a
En 2050, les personnes âgées continué à progresser sur les deux territoires hors Nîmes, mais moins vite qu’auparavant.
de 85 ans ou plus seraient deux fois L’excédent naturel, avec des naissances supérieures aux décès, perdure à Nîmes et dans sa
plus nombreuses périphérie, alors qu’il faiblit au niveau national. En revanche, Nîmes enregistre un déficit migratoire
avec plus de départs que d’arrivées entre 2015 et 2021. Hors Nîmes, la CA comme le SCoT
conservent de l‘attractivité mais pourraient progressivement être impactés par la faible dynamique
Selon les projections, pour les deux nîmoise. Le solde migratoire reste positif à Nîmes pour les 18-19 ans et légèrement positif après
territoires, les personnes âgées de 65 ans. La ville attire ainsi des étudiants en premier cycle et des retraités. Par contre, les départs
75 ans ou plus seraient 1,8 fois plus sont plus nombreux que les arrivées entre 20 et 64 ans, en particulier à 20-21 ans, probablement
nombreuses dans trente ans. Ainsi, elles en raison de départs pour poursuivre des études longues ou rechercher un premier emploi.
représenteraient 17 % de la population en L’accession à la propriété est moins fréquente à Nîmes qu’en périphérie. En effet, la part des
2050 contre 10 % en 2020. Dans le SCoT propriétaires atteint 40 % des résidences principales à Nîmes contre 70 % dans le reste de
la CA. Le faible volume de logements construits à Nîmes entre 2014 et 2016, moitié moindre
Sud Gard, 69 000 habitants auraient 75 ans
que les années précédentes, a freiné la progression de l’offre de logements et donc de la
ou plus en 2050 contre 39 000 en 2020. Les population. La construction repart à la hausse ces dernières années, en particulier avec des
85 ans ou plus seraient plus de deux fois logements collectifs ayant vocation à accueillir des populations plus jeunes et moins aisées ou
plus nombreux en 2050 figure 4, plus âgées avec le développement des résidences seniors.
représentant 7 % des habitants contre
3 % en 2020. En 2050, 27 000 habitants
du SCoT auraient 85 ans ou plus dont 3. Évolution de la population de 2020 à 2035 et de 2035 à 2050
17 000 vivraient à Nîmes Métropole.
Variation due au solde migratoire Variation due au solde naturel Variation totale
Le nombre d’enfants diminuerait 12 000
progressivement dans les deux territoires, 10 000
en raison de la baisse du nombre de 8 000
femmes en âge de procréer conjuguée à 6 000
une faible fécondité. Ainsi, entre 2020 et
4 000
2050, le nombre d’enfants de 0 à 17 ans
2 000
baisserait de 10 % sur le territoire de Nîmes
0
Métropole et de 8 % dans le SCoT Sud Gard.
-2 000
En 2050, les jeunes de 18 à 24 ans seraient
moins nombreux qu’en 2020 : -14 % à -4 000
Nîmes Métropole et -11 % dans le SCoT Sud -6 000
Gard. Maintenir une importante population -8 000
étudiante pour le territoire nîmois pourrait -10 000
être un défi plus complexe à relever à ScoT Sud Gard dont CA Nîmes ScoT Sud Gard dont CA Nîmes
Métropole Métropole
l’avenir. En 2050, les jeunes de moins de
2020-2035 2035-2050
20 ans seraient moins nombreux que les
Lecture : Les périodes vont du 1er janvier 2020 au 1er janvier 2035 puis du 1er janvier 2035 au 1er janvier 2050.
personnes de 65 ans ou plus : l’indice de Source : Insee, Omphale scénario central.
vieillissement définition serait ainsi de
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1,3 pour les deux territoires contre 0,9 en 4. N
ombre d’habitants par âge en 2020 et 2050
2020. Il dépasserait la moyenne française
(1,2) mais resterait inférieur à la moyenne CA Nîmes Métropole en 2020 SCoT Sud Gard en 2020
en Occitanie (1,5). CA Nîmes Métropole en 2050 SCoT Sud Gard en 2050
(en nombre d’habitants)
6 000
La population en âge de travailler devrait
aussi se contracter. Elle diminuerait
légèrement jusqu’en 2050 pour les 15 à 5 000
44 ans (-4 % pour Nîmes Métropole et
-3 % pour le SCoT) et plus fortement pour 4 000
les 45 à 64 ans (-11 % pour le SCoT et
-14 % pour Nîmes Métropole). La hausse 3 000
du nombre de seniors se conjugue donc
avec une baisse de la population aux âges
2 000
d’activité. En 2050, il y aurait ainsi dans les
deux territoires une personne de 65 ans
ou plus pour deux personnes en âge de 1 000
travailler contre une pour trois en 2020.
0
0 3 6 9 12 15 18 21 24 27 30 33 36 39 42 45 48 51 54 57 60 63 66 69 72 75 78 81 84 87 90 93 96 99
Source : Insee, Omphale scénario central.
Le nombre de ménages
augmenterait sur les deux territoires,
plus fortement avant 2035 5. Facteurs explicatifs de l’évolution du nombre de ménages projetés
Le besoin en résidences principales
Effet évolution de la structure par âge
resterait conséquent sur les prochaines Effet évolution de la population
décennies malgré une démographie Effet évolution des comportements de cohabitation
peu dynamique. En effet, le nombre de 18 000
ménages augmenterait fortement avant 16 000
2035 et plus modérément entre 2035 et 14 000
12 000
2050 figure 2.
10 000
8 000
Dans le ScoT Sud Gard, comme en
6 000
France métropolitaine, le nombre de
4 000
ménages augmenterait de près de 10 %
2 000
entre 2020 et 2035, puis de 2 % entre
0
2035 et 2050. Cela correspondrait à
-2 000
1 120 ménages supplémentaires en ScoT Sud Gard dont CA Nîmes Métropole ScoT Sud Gard dont CA Nîmes Métropole
moyenne chaque année dans le SCoT de 2020-2035 2035-2050
2020 à 2035, puis 300 ménages de 2035 à Lecture : Entre 2020 et 2035, pour la CA Nîmes Métropole, sur les 8 600 ménages supplémentaires, 4 600 sont
liés à l’évolution des comportements de cohabitation, 3 900 sont liés à l’évolution de la structure par âge, et
2050. Sur le territoire de Nîmes Métropole,
100 sont liés à l’évolution de la population.
le nombre de ménages augmenterait Source : Insee, Omphale scénario central.
de 7 % sur la première période, soit
560 ménages en plus par an en moyenne,
avant de se stabiliser de 2035 à 2050. Au Nîmes Métropole et environ un tiers pour l’évolution du nombre de ménages dans
total, en 2050, 195 800 ménages vivraient le SCoT figure 5. De 2035 à 2050, cet le SCoT comme dans la CA. Pour le SCoT,
dans le SCoT Sud Gard dont 127 500 à effet diminuerait mais il resterait le principal la croissance démographique entraînerait
Nîmes Métropole. Par rapport à 2020, c’est facteur de la croissance du nombre de une légère hausse du nombre de ménages
environ 20 000 ménages supplémentaires ménages dans les deux territoires. entre 2020 et 2035, qui s’atténuerait
dans le SCoT dont 10 000 dans la CA. sur la période 2035-2050. Pour la CA,
Le deuxième facteur résulte de l’évolution l’effet démographique est neutre entre
de la structure par âge de la population, 2020 et 2035, période où la population
L’évolution des comportements en lien avec son vieillissement. Une serait globalement stable. La baisse de
de cohabitation, principal moteur population plus âgée se traduit par une population entre 2035 et 2050 limiterait la
de la hausse du nombre de ménages proportion plus élevée de ménages croissance du nombre de ménages.
d’une ou deux personnes. De 2020 à 2035,
L’évolution du nombre de ménages résulte cet effet expliquerait plus de 40 % de la
de trois facteurs. hausse du nombre de ménages dans le En 2050, plus de personnes seules
SCoT comme dans la CA. Le vieillissement que de ménages en couple dans
Le principal facteur repose sur l’évolution de la population étant particulièrement la CA de Nîmes Métropole
des comportements de cohabitation dans fort de 2020 à 2035 avec l’arrivée des
le SCoT comme dans la CA. Des séparations générations de baby-boomers dans les En 2050, les personnes vivant seules
plus nombreuses et une propension classes d’âge des seniors, cet effet serait seraient plus nombreuses que les
plus importante à vivre seul contribuent important sur cette période. Il aurait une ménages en couple avec ou sans enfants
à la diminution de la taille des ménages. influence très faible sur l’évolution du à Nîmes Métropole et aussi nombreuses
Ainsi, au fil du temps, il faut davantage de nombre de ménages de 2035 à 2050. dans le SCoT Sud Gard données
logements pour héberger le même nombre complémentaires 1. Les mises en couple
d’habitants. De 2020 à 2035, à lui seul, ce Enfin, le troisième facteur, lié à l’évolution plus tardives, la hausse des séparations, la
facteur expliquerait plus de la moitié de du nombre d’habitants qui devrait être baisse de la natalité et le vieillissement de
la hausse du nombre de ménages pour relativement faible, pèserait moins sur la population sont autant de facteurs qui
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contribuent à la hausse du nombre de
personnes vivant seules. La part des ménages Encadré 2 − Même avec des scénarios alternatifs bas, le nombre
constitués d’une personne seule passerait de ménages progresserait
ainsi de 37 % en 2020 à 43 % en 2050 dans
le SCoT et de 39 % à 45 % dans la CA. La fécondité baisse en France en 2023, plus qu’anticipé dans le scénario central des projections
source (1,68 enfant par femme contre 1,8 dans le scénario central). Par ailleurs, le
Le nombre de ménages constitués d’une département pourrait devenir moins attractif. L’augmentation de la fréquence des fortes
chaleurs, les tensions sur l’accès aux ressources, notamment en eau, pourraient modifier
personne seule rattraperait celui des
les perceptions sur l’avenir des conditions de vie dans le Gard. De même, les contraintes
ménages en couple à partir de 2030 sur imposées par l’objectif « zero artificialisation nette » pourraient limiter les capacités d’accueil du
le territoire de Nîmes Métropole et à département. Ces éléments incitent à l’élaboration de scénarios alternatifs au scénario central
partir de 2050 dans le SCoT. Pour les données complémentaires 2 et 3.
deux territoires, les personnes seules En prenant des hypothèses de fécondité basse (baisse jusqu’à 1,71 enfant par femme pour
seraient plus nombreuses en 2050, pour le ScoT et 1,69 pour la CA à l’horizon 2030 et au-delà), la population du ScoT serait stable à
toutes les classes d’âges. L’augmentation l’horizon 2050 et celle de la CA perdrait 10 000 habitants. Le nombre de ménages progresserait
néanmoins pratiquement autant que dans le scénario central pour les deux territoires.
du nombre d’habitants âgés contribue à la
Les effets d’une baisse des naissances sur le nombre de ménages ne sont constatés qu’après
hausse du nombre de ménages constitués deux décennies, au moment du départ des enfants du foyer familial.
d’une seule personne : alors qu’en 2020,
En complément de ces hypothèses basses de fécondité, les hypothèses concernant les migrations
21 % des personnes seules avaient 75 ans peuvent être modifiées pour traduire une perte d’attractivité. En baissant de 5 % les taux
ou plus, elles seraient 27 % en 2050, soit d’arrivées et en augmentant de 5 % les taux de départs, la population du SCoT s’établirait à
5 800 de plus. 361 300 habitants à l’horizon 2050 (-26 000 habitants par rapport au scénario central) et celle de la
CA à 230 900 habitants (-27 000). Même sous cette hypothèse de baisse de l’attractivité, le nombre
Toutefois, les personnes âgées de de ménages dans le SCoT augmenterait en trente ans de 9 500 ménages (environ 13 000 ménages
de moins que dans le scénario central en 2050) et il progresserait de 1 300 ménages environ dans
75 ans ou plus seraient deux fois plus
la CA (environ 9 300 ménages de moins que dans le scénario central).
nombreuses à vivre en couple en 2050
qu’en 2020. Pour toutes les autres
classes d’âge, les couples seraient moins
nombreux en 2050, plus particulièrement
Encadré 3 – Des projections utiles pour les décideurs
pour les personnes de 45 à 64 ans. Ainsi, la
taille moyenne des ménages diminuerait, L’agence d’urbanisme et de développement des régions nîmoise et alésienne assiste les collectivités
passant à moins de deux personnes par locales et l’État dans leurs réflexions en matière d’aménagement et d’urbanisme. Les réflexions
ménage en 2050, tandis que le nombre de sur les perspectives démographiques sous-tendent les travaux en cours d’élaboration du
4e Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’agglomération Nîmes Métropole et à une
ménages augmenterait.
échelle plus large de révision du SCoT Sud Gard. Le partenariat avec l’Insee permet l’établissement
et l’analyse de projections démographiques avec un choix d’hypothèses fait en concertation.
Le scénario central a été privilégié, associé à deux scénarios « bas » intégrant des hypothèses
Elsa Mathieu, Christophe Péalaprat (Insee) diminuant la fécondité et l’attractivité encadré 2. Cette étude a un rôle pédagogique important
pour permettre aux élus d’intégrer dans leurs réflexions les dynamiques démographiques en
œuvre. Même si les projections ne sont pas des prévisions, elles permettent d’éclairer les décideurs
sur l’avenir de leur territoire et de les aider dans les décisions d’actions publiques.
Retrouvez davantage de données associées
à cette publication sur insee.fr
Source
Les projections de population à l’horizon 2050 sont réalisées à partir du modèle Omphale
Définitions de l’Insee. L’évolution de la population par sexe et par âge détaillé repose sur des hypothèses
d’évolution de trois composantes : la fécondité, la mortalité et les migrations (internes à la
Un ménage désigne l’ensemble des France et avec l’étranger). Différents scénarios sont ainsi élaborés selon les hypothèses retenues.
personnes qui partagent la même résidence Le scénario central décline localement les évolutions nationales basées sur l’observation du
principale, sans que ces personnes soient passé récent. Ce scénario est retenu par défaut pour les projections de population présentées
nécessairement unies par des liens de dans cette étude. Il est complété par l’analyse de quelques scenarios alternatifs encadré 2,
parenté (en cas de colocation, par exemple). données complémentaires 2 et 3.
Un ménage peut être constitué d’une seule Les projections de ménages découlent des projections de population et se fondent sur des
personne. Ne font pas partie des ménages hypothèses d’évolutions des comportements de cohabitation élaborées avec le Service des
les personnes vivant dans des habitations données et études statistiques (SDES), service statistique du ministère chargé du logement. Cette
mobiles ou en communautés (dont les étude s’appuie sur le scénario central d’évolution des modes de cohabitation.
maisons de retraite). Les projections n’ont pas le statut d’une prévision et ne permettent pas de se prononcer sur
Un couple correspond à deux personnes la probabilité de réalisation d’un jeu d’hypothèses par rapport à un autre. Les projections du
qui partagent la même résidence principale nombre de ménages sont notamment utiles pour évaluer les besoins locaux en logements.
et qui déclarent tous les deux vivre en
couple ou être mariés, pacsés ou en union
libre. Ils peuvent avoir ou non des enfants.
Une famille monoparentale correspond Pour en savoir plus
à un adulte vivant avec son ou ses enfants.
Un ménage complexe correspond aux • « Le Gard : un département à vocation résidentielle, en prise à des fragilités sociales », Insee
autres cas de figure. Analyses Occitanie no 139, juillet 2023.
• « SCoT du Sud Gard - Davantage de départs que d’arrivées, principalement du fait des
L’indice de vieillissement est égal au étudiants », Insee Analyses Occitanie no 74, juin 2019.
rapport entre la population âgée de 65 ans • « À l’horizon 2040, une croissance démographique plus modérée », Insee Analyses no 63,
ou plus et celle âgée de moins de 20 ans. novembre 2018.
Les seniors sont des personnes d’au moins • « De 2 à 6 millions de ménages supplémentaires en France entre 2018 et 2050 », Insee Focus
60 ans. no 317, janvier 2024.
Insee Occitanie Directrice de la Bureau de presse ISSN : 2493-4178
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