Annexe
ANNEXE4d_PCAET_resume diagnostic.pdf · 2 374 mots · du marché « Prestations intellectuelles pour le projet de territoire Nîmes Métropole 2040 : construction de la vision… », dossier de consultation officiel.
PCAET de Nîmes Métropole
- Synthèse du diagnostic –
Qu’est-ce qu’un Plan Climat Air Energie Territorial ?
Le Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) est une stratégie et un programme d’actions qu’élaborent les collectivités afin de
réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) engendrées sur leur territoire et à rendre ce dernier plus résilient aux impacts
actuels et à venir du changement climatique. A ces deux grands objectifs s’ajoute celui de réduire les émissions de polluants
atmosphériques. Concrètement, les collectivités doivent travailler sur 3 piliers :
L’ATTENUATION : si l’effet de serre permis par la préexistence de GES dans l’atmosphère est un phénomène
naturel et indispensable à la vie sur terre, les activités humaines émettrices de GES génèrent un effet de serre
additionnel entrainant des changements climatiques importants. C’est cet effet additionnel que cherche à
atténuer le PCAET.
L’ADAPTATION : les impacts du changement climatique sont déjà visibles (sécheresse, inondations, vagues de
chaleur…) et vont s’amplifier dans les années à venir. Le PCAET identifie les vulnérabilités du territoire et les
mesures à prendre pour s’y adapter. Adaptation va de pair avec l’atténuation, si nous n’atténuons pas
drastiquement nos émissions de GES, alors les vulnérabilités climatiques du territoire seront plus fortes et les
stratégies d’adaptation plus couteuses et plus difficiles à mettre en œuvre.
LA QUALITE DE L’AIR : la qualité de l’air est un enjeu majeur de santé publique (1 ère cause de mortalité
environnementale dans le monde). Le PCAET vise à identifier, afin de les réduire, les types, les sources et les
concentrations d’émissions de polluants atmosphériques, souvent identiques aux sources d’émissions de GES
(mobilité, industrie, énergie, habitat, etc.).
Le PCAET s’élabore en trois temps : le
diagnostic, la stratégie et le plan
d’actions. Il couvre une période de 6 ans
au terme de laquelle la collectivité
élabore un nouveau PCAET. C’est un
projet concerté avec toutes les parties
prenantes du territoire et les habitants,
avec une évaluation à mi-parcours.
La loi du 17 août 2015 relative à la
LTECV SNBC SRADDET
transition énergétique pour la croissance
2020 X verte (LTCV) impose la réalisation d’un
PCAET aux intercommunalités de plus de
Consommation 2030 -20% -15%
(base 2012) (base 2015) 50 000 habitants.
d’énergie
2050 -50% -35% Le PCAET doit notamment être conforme
(base 2012) (base 2015)
aux objectifs nationaux et régionaux fixés
2020 X X
dans la LTCV, dans la stratégie nationale
2030 -40% -34% bas carbone et dans le Schéma Régional
Gaz à effet de serre (base 1990) (base 2015)
d’Aménagement, de Développement
2050 -83% -85%
(base 1990) (base 2015)
Durable et d’Egalité des Territoires
(SRADDET) Occitanie en matière de
2020 23%
Energie renouvelable réduction des consommations d’énergie,
(% de la consommation 2030 32% de réduction des émissions de gaz à effet
finale) de serre et de production d’énergie
2050 X REPOS
renouvelable.
La version complète du diagnostic du PCAET est téléchargeable ici : https://www.nimes-metropole.fr/eco-citoyennete/plan-
climat-air-energie.html. Retrouvons ci-dessous les éléments principaux du diagnostic.
Emissions de gaz à effet de serre
La concentration des émissions de gaz à effet de serre
(GES) dans l’atmosphère est l’un des principaux paramètres Pouvoir de réchauffement global
Gaz à effet de serre
affectant l’évolution du futur climat. en teqCO2
CO2 1
Quels sont les principaux gaz à effet de serre additionnel ?
Dioxyde de carbone (CO2) CH4 28
Méthane (CH4) N2O 265
Protoxyde d'azote (N2O) Gaz fluorés 23 500
Gaz fluorés
Les différents gaz ne contribuent pas tous à la même hauteur à l'effet de serre. En effet, certains ont un pouvoir de réchauffement
plus important que d’autres et/ou une durée de vie plus longue. Ce pouvoir de réchauffement global est à mettre en parallèle avec
la quantité de gaz émisse : si les gaz fluorés ont le pouvoir de réchauffement le plus important ils sont beaucoup moins émis que le
CO2. Ce dernier est le plus responsable du réchauffement climatique à hauteur de 65% alors que son pouvoir de réchauffement n’est
pas le plus fort.
REPARTITION DES EMISSIONS DES GES
PAR SECTEURS
AUTRES
AGRICOLE
TRANSPORTS DECHETS
2%
0% 9% Sur le territoire de Nîmes Métropole, les 3 principaux
INDUSTRIEL secteurs émetteurs de GES sont les transports, le
3% résidentiel et les déchets*. Plus de 90% des émissions
de gaz à effet de serre sont d’origine énergétique
RESIDENTIEL résultant de la combustion d’énergies fossiles.
TRANSPORT
17%
ROUTIER * Le terme déchets est utilisé au sens large. Plus précisément,
63% il s’agit des émissions liées au traitement des eaux usées, aux
centres d’enfouissement techniques, à la production de
TERTIAIRE
biogaz, à la production de compost et à la crémation.
6%
Séquestration carbone
La séquestration du dioxyde de carbone, c’est-à-dire du CO2, est le stockage à long terme du dioxyde de carbone hors de
l’atmosphère. Les sols naturels et agricoles, la biomasse forestière et les produits issus du bois sont des réservoirs importants de
carbone, appelés aussi puits carbone. La capacité de stockage du sol dépend de l’affectation qui lui a été donnée. Plus le sol se
retrouve « artificialisé », plus sa capacité de stockage est réduite. La séquestration carbone est l’un des moyens d’atténuer le
changement climatique.
EMISSIONS DE CO2 FLUX DE SEQUESTRATION Sur le territoire de Nîmes Métropole, le CO2 émis chaque année est bien
CARBONE plus important que le CO2 stocké. Le premier enjeu reste donc de réduire
nos émissions de GES et donc de CO2.
L’artificialisation des sols engendre la libération de CO2. Chaque année 6
ktéqCO2 sont libérées par l’artificialisation des sols sur le territoire de
Nîmes Métropole. Il faut lutter contre cette artificialisation, en appliquant
le principe de « zéro artificialisation nette » à horizon 2050 (issu de la Loi
Climat et Résilience du 24 août 2021). Il est également possible de
développer les stocks de carbone en agissant sur les pratiques agricoles
et en végétalisant par exemple.
* Le Saviez – vous ?
1 kilo tonne équivalent CO2 = 1 000 tonnes équivalent CO2 ;
1 tonne équivalent CO2 = 1 vol aller/retour Paris-New-York (par passager) = 1 trajet de 6 000 km avec une voiture au diesel
Consommation énergétique
Les consommations d’énergie sont liées aux modes de vie de nos sociétés et impliquent des
Quelle est la place de l’énergie impacts directs ou indirects sur l’environnement par :
dans le cadre de la lutte contre
le changement climatique et Le prélèvement de ressources naturelles qu’elles occasionnent ;
de la transition écologique ? Les émissions de gaz à effet de serre qu’elles génèrent et qui contribuent donc au
réchauffement climatique constaté.
La consommation totale sur le territoire de Nîmes Métropole est voisine de 4 380 GWh en 2019, en retenant un décompte «
cadastral » des consommations énergétiques des transports c’est-à-dire prenant en compte tous les déplacements réalisés sur le
territoire (déplacements liés aux visiteurs non-résidents, fret et transit).
La consommation totale du territoire est voisine de 3 200 GWh en 2019, en ne comptabilisant que la part des transports dédiée à
la mobilité quotidienne des résidents.
Avec 17 MWh/hab, la consommation par habitant de Nîmes Métropole est 30% inférieure à celle de la France métropolitaine (24
MWh/an). Cette faiblesse relative des consommations par habitant s’explique par au moins deux facteurs : le climat doux qui
limite les consommations d’énergie liée au chauffage (dans l’habitat et le tertiaire) ainsi que par la faible présence de l’industrie.
BILAN DES En 2019, les secteurs des transports, du
CONSOMMATIONS 3% résidentiel et du tertiaire sont les premiers
postes de consommation. La mobilité des
D’ENERGIE FINALE PAR
SECTEURS
31% résidents pèse quant à elle à hauteur de 17% des
consommations du bilan énergétique du
territoire.
44%
Ainsi, plus de 70% de la consommation d’énergie
Résidentiel
est directement imputable aux ménages (pour
Tertiaire leur logement et déplacements) et aux
Agriculture 21% entreprises du territoire ; et près de 30% de la
Transport routier
1% consommation est liée au transit, au fret, à la
venue de visiteurs ou à des déplacements
Industrie
professionnels.
Quel type d’énergies utilisons-nous sur le territoire de Nîmes Métropole ?
Les produits pétroliers représentent 55% de l’énergie consommée par le territoire, avec près des deux tiers de
cette consommation imputable aux carburants utilisés pour le transport routier.
L’électricité est le deuxième plus grand poste de consommation d’énergie du territoire, avec 28%. Cette
production énergétique doit être décarbonée pour s’inscrire dans la Stratégie Nationale Bas Carbone; la production
d’électricité par des énergies renouvelables permet de maximiser l’autonomie énergétique du territoire.
Le gaz naturel représente quant à lui 17% de l’énergie consommée par le territoire. Actuellement, le taux de
biogaz dans les réseaux demeure marginal; ce taux doit être massivement augmenté pour répondre à la Stratégie
Nationale Bas Carbone.
Le mix énergétique d’un territoire influe de façon déterminante sur les émissions de gaz à effet de serre imputables à ce territoire.
A titre d’exemple, les produits pétroliers (fioul domestique et GPL entre autres) possèdent un facteur d’émission de GES plus de
20 fois supérieure au bois énergie.
Production d’énergie renouvelable
Elle répond à de nombreux enjeux environnementaux :
En quoi la production d’énergie renouvelable
La raréfaction des ressources fossiles
(ou EnR) est-elle importante pour nos
La lutte contre le changement climatique en proposant des énergies plus
sociétés ?
« vertes » et donc moins émettrices de gaz à effet de serre
L’autonomie énergétique.
PRODUCTION ACTUELLE D’ENR PAR AN
295
GWh
C’est l’équivalent de 6,7% de la Le territoire possède des potentiels forts de développement des
consommation d’énergie EnR ; notamment en photovoltaïque en toiture.
du territoire qui est produite de
façon renouvelable
Moyenne régionale : 13%
La production d’électricité renouvelable est encore faiblement développée sur le
territoire avec essentiellement du bois énergie et du photovoltaïque.
Il y a une consommation importante de bois énergie dans le cadre domestique, mais également
plusieurs réseaux de chaleur en fonctionnement sur le territoire. Un développement local de la
BOIS ENERGIE
filière est peu intéressant car la végétation (garrigue) n’est pas adaptée. Cependant une
importation de bois depuis les Cévennes, par exemple, serait à étudier.
2 installations principales sur le territoire : l’unité d’incération des ordures ménagères et le centre
BIOMASSE *
de stockage technique des déchets. 1 projet en cours sur la station d’épuration de Nîmes Ouest.
Le potentiel de développement correspond environ au double de la production actuelle.
Le photovoltaïque a un très important potentiel de développement, avec la possibilité de
PHOTOVOLTAÏQUE
multiplier par 10 la puissance installée actuellement. Le potentiel se situe majoritairement sur le
photovoltaïque en toiture, puis sur le photovoltaïque au sol sur des friches et sur les ombrières.
Le potentiel de développement des éoliennes est très faible, seules 3 zones ont été identifiées par
EOLIEN le diagnostic du PCAET.
1 projet est en cours de développement sur la commune de Moulézan.
Il existe un potentiel intéressant d’installation de pompes à chaleur géothermique en
GEOTHERMIE * remplacement de vieux systèmes de chauffage fioul et GPL présents sur le territoire.
* Le Saviez – vous ?
Biomasse : ici nous parlons de biomasse hors bois énergie. Biomasse désigne l’ensemble des matières organiques d’origine végétale ou
animale pouvant se transformer en énergie, par exemple les déchets agricoles ou les boues de station d’épuration.
Géothermie : le sous-sol dégage une chaleur qui devient de plus en plus intense au fur et à mesure que l’on creuse. Cette chaleur provient
du magma au cœur de la planète, qui réchauffe toute la croûte terrestre. La géothermie se sert de cette chaleur pour produire de
l’électricité et du chauffage.
Vulnérabilité du territoire face aux effets du changement climatique
La vulnérabilité au changement climatique est définie comme « la propension ou la prédisposition à être affectée de manière
négative par les changements climatiques ». Le diagnostic du PCAET nous permet d’avoir une analyse des effets du changement
climatique spécifique à notre territoire. L’enjeu est de pouvoir prendre en compte ces vulnérabilités pour renforcer l’adaptation et
la résilience de notre territoire.
Faible évolution des précipitations,
mais INTENSIFICATION DES ÉPISODES
Progression du nombre de DE FORTES PRÉCIPITATIONS
JOURNÉES CHAUDES
(entre 70 et 90 jours/an à Vulnérabilité accrue de
horizon 2100 contre 6 la ressource en eau
pendant la décennie
1959-2009)
Accentuation du
risque inondation
AUGMENTATION DES
Multiplication des ilots TEMPÉRATURES (+4°C à
de chaleur urbains horizon 2100 par rapport
à la décennie 1970-80)
Accentuation du
risque incendie
Vulnérabilité de SECHERESSE en toute
l’activité agricole Vulnérabilité accrue
saison (+5 à 15 jours/an à de la biodiversité
horizon 2100)
Le territoire de Nîmes Métropole apparait comme très vulnérable aux effets du changement climatique et l’on en voit déjà les
premiers effets. Nous savons qu’à l’horizon 2100 nous aurons le climat de Marrakech si le réchauffement climatique n’est pas
freiné. Les activités et le cadre de vie vont être bouleversés ce qui nécessite de mettre en place une politique d’adaptation au
changement climatique.
Qualité de l’air
La pollution de l’air entraîne, contrairement aux gaz à effet de serre, des impacts environnementaux
et sanitaires directs et locaux. Le diagnostic quantifie la concentration en polluants pour évaluer la
Pourquoi s’intéresser à la qualité de l’air et ses potentiels impacts. Ces résultats permettront de cibler les principales sources
problématique de la qualité de pollution afin de cibler les secteurs sur lesquels il sera nécessaire d’agir. Certains secteurs sont
de l’air ? communs aux GES. Par ailleurs, les actions mises en œuvre dans le PCAET ne devront pas avoir
des effets négatifs sur la qualité de l’air. C’est pourquoi on réalise un diagnostic qui prend aussi en
compte la pollution de l’air et ses effets.
La qualité de l’air sur le territoire de Nîmes Métropole est
REPARTITION DES POLLUANTS plutôt bonne.
ATMOSPHERIQUES PAR Les principaux émetteurs de pollution sont les secteurs
SECTEURS
9% transport, résidentiel et industriel. Bien que l’industrie soit
1% peu développée sur notre territoire, elle impacte la qualité de
l’air.
agricole
1%
12% En 2016, a été mis en place un Plan de protection de
autres transports l’atmosphère (PPA) sur le périmètre du SCoT Sud Gard. Ce
dechets 51% document a pour objectif de réduire la pollution
atmosphérique.
industriel
24% Atmo Occitanie est l’autorité compétente sur notre territoire
residentiel
2% en matière de surveillance de la qualité de l’air. Cette
tertiaire
association fournie annuellement des bilans de la qualité de
transport routier l’air. Elle est notre partenaire privilégié dans la lutte contre la
pollution de l’air.
Texte extrait tel quel de la pièce officielle, qui seule fait foi. La mise en page du document d'origine peut différer.