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ANNEXE5_ Cahier des prescriptions pour la remise de données SIG 2 (1).pdf · 1 791 mots · du marché « Prestations intellectuelles pour le projet de territoire Nîmes Métropole 2040 : construction de la vision… », dossier de consultation officiel.

  Cahier des prescriptions pour la remise de données SIG
                                          Edition 2026

1. Objet du document

Le présent document définit les règles de préparation, d'organisation et de
transmission des données géographiques dans le cadre d'un échange avec le
service Système d'information géographique (SIG).

L'objectif est de fournir un livrable :

   •   complet, avec l'ensemble des données et fichiers associés ;

   •   structuré, selon une arborescence et une nomenclature communes ;

   •   documenté, afin d'en comprendre rapidement le contenu ;

   •   interopérable, notamment entre QGIS et ArcGIS Pro ;

Le projet transmis doit pouvoir être ouvert et reconstitué dans ArcGIS Pro avec un
minimum de retraitement si nécessaire.


2. Principes d’échange

Le producteur des données doit vérifier avant transmission que :

   1. toutes les couches nécessaires sont présentes dans le livrable ;

   2. les couches s'ouvrent sans erreur ;

   3. le système de coordonnées est correctement défini ;
   4. les géométries sont valides ;

   5. les champs sont nommés et renseignés de manière cohérente ;

   6. les fichiers de symbologie, de styles et de mise en page sont joints ;

   7. les sources externes ou chemins locaux sont supprimés, documentés ou
      remplacés par des chemins relatifs ;

   8. les données temporaires, doublons et versions intermédiaires ont été retirés ;

   9. le contenu du livrable est décrit dans un fichier de documentation.
Lorsque plusieurs formats sont fournis, une source de référence doit être clairement
désignée. Les autres formats sont alors considérés comme des formats d'échange
ou de consultation.



3. Formats de données attendus

3.1 Format recommandé pour une base locale de projet

Le format à privilégier pour regrouper les données vectorielles d'un projet est le
GeoPackage, avec l'extension .gpkg.

Ce format permet de réunir dans un fichier unique :

   •   plusieurs couches vectorielles ;

   •   des tables non géographiques ;

   •   les systèmes de coordonnées ;

   •   les index spatiaux ;

   •   certains styles QGIS ;

   •   éventuellement des données raster (lorsque leur volume reste raisonnable).

Le GeoPackage offre une meilleure portabilité que le Shapefile et limite le nombre de
fichiers à manipuler. Il accepte également des noms de champs plus longs et des
types de données plus riches.

Si possible : Les données sont idéalement testées dans ArcGIS Pro avant
transmission, notamment lorsqu'elles contiennent des vues, des relations, des styles
internes ou des fonctionnalités propres à QGIS.



3.2 Dans le cas d’une Géodatabase fichier ArcGIS

Une géodatabase fichier, avec l'extension .gdb, peut être fournie lorsque le livrable
est directement destiné à ArcGIS Pro ou lorsqu'il nécessite des fonctions propres à
l'environnement Esri.

Elle est notamment adaptée aux éléments suivants :

   •   domaines de valeurs ;

   •   sous-types ;

   •   classes de relations ;

   •   topologies ;

   •   jeux de classes d'entités ;
   •   règles ou structures propres à ArcGIS ;

   •   noms de champs longs et types de données avancés.

La géodatabase doit être transmise dans son intégralité. Il s'agit d'un dossier
composé de plusieurs fichiers internes : aucun fichier ne doit être retiré, renommé ou
déplacé séparément.

En cas de transfert, l'ensemble du livrable doit être regroupé dans une
archive .zip.



3.3 Shapefile

Le Shapefile peut être utilisé comme format d'échange simple, notamment pour des
couches vectorielles ne nécessitant ni relations complexes, ni noms de champs
longs, ni structure avancée.

Une couche Shapefile est constituée de plusieurs fichiers indissociables.

Extension                               Contenu                      Caractère

.shp                                    Géométrie                    Obligatoire

.shx                                    Index des géométries         Obligatoire

.dbf                                    Données attributaires        Obligatoire

.prj                                    Système de coordonnées       Obligatoire

.cpg                                    Encodage des caractères      Obligatoire

+ autres fichiers avec les              Métadonnées ou index         À conserver si
extensions.qmd, .sbn, .sbx              complémentaires              présents

Le Shapefile ne doit pas être utilisé comme base principale lorsque le projet
comporte une structure de données élaborée.



3.4 Données raster

Les rasters doivent être transmis de préférence au format GeoTIFF .tif, avec leur
géoréférencement intégré.
Pour les rasters volumineux, il convient de prévoir :

   •   une compression adaptée ;

   •   des pyramides ;

   •   des statistiques et valeurs calculées ;

   •   un système de coordonnées explicitement renseigné.



3.5 Tables de données sans géométrie

Les tableaux doivent être fournis de préférence :

   •   dans le GeoPackage ou la géodatabase du projet ;

   •   au format .csv pour un échange simple ;

   •   au format .xlsx lorsque la mise en forme ou la présence de plusieurs feuilles
       est nécessaire.

Pour un fichier .csv :

   •   utiliser l'encodage UTF-8 ;
   •   conserver une ligne unique d'en-tête ;

   •   ne pas fusionner de cellules ;

   •   stabiliser le séparateur utilisé ;

   •   normaliser les dates ;

   •   prévoir un identifiant unique permettant les jointures ;

   •   éviter les formules ou mises en forme porteuses d'information.



4. Compatibilité entre QGIS et ArcGIS Pro

Les fonctions propres à QGIS ne sont pas toujours directement interprétables par
ArcGIS Pro. La fourniture du fichier de projet QGIS ne suffit donc pas à garantir la
reprise complète du projet.

Le livrable doit distinguer :

   •   les données sources ;

   •   le projet QGIS ;

   •   les styles et symbologies ;

   •   les mises en page ;
   •   les ressources externes ;

   •   la documentation.



Les éléments suivants doivent faire l'objet d'une attention particulière :

   •   expressions QGIS utilisées dans la symbologie ou l'étiquetage ;

   •   champs virtuels ;

   •   jointures temporaires ;

   •   relations non enregistrées dans la base ;

   •   traitements dynamiques ;

   •   extensions QGIS nécessaires ;

   •   couches issues de fichiers placés hors du dossier du projet ;

   •   services web nécessitant une authentification ;

Tout mécanisme non directement transposable dans ArcGIS Pro doit être décrit
dans le fichier de documentation.


5. Système de coordonnées

Toutes les couches doivent disposer d'un système de coordonnées défini, et non
simplement affecté visuellement dans le projet QGIS.

Sauf prescription contraire du service SIG, le système de référence recommandé
pour les données métropolitaines est :

Élément          Valeur

                 RGF93 /
Système
                 Lambert-93

Code EPSG        2154



6. Structure des données attributaires

6.1 Identifiant unique

Chaque couche doit comporter un champ d'identification unique et stable. Le nom
recommandé est OBJECT_ID
Cet identifiant :

   •    ne doit pas être vide ;

   •    ne doit pas contenir de doublon ;

   •    ne doit pas dépendre du numéro de ligne ou d'un identifiant interne
        temporaire ;

   •    doit rester stable lors des mises à jour ;

   •    doit être utilisé pour les jointures et les échanges correctifs.



6.2 Noms des champs

Les noms de champs doivent respecter les règles suivantes :

   •    utiliser des lettres majuscules non accentuées, des chiffres et le caractère _ ;

   •    commencer par une lettre ;

   •    ne pas employer d'espace ;

   •    éviter les accents, apostrophes et caractères spéciaux ;
   •    utiliser des noms explicites et stables ;

   •    ne pas utiliser de mots réservés tels que DATE, USER, OBJECTID ou
        SHAPE ;.



7. Symbologie et représentation cartographique

7.1 Principe général

La symbologie doit être transmise séparément des données afin de faciliter sa
reprise. Les styles intégrés à QGIS ne sont pas systématiquement compatibles avec
ArcGIS Pro.



Le livrable doit comprendre, selon les besoins :

Format        Usage

.qml          Style de couche QGIS

.sld          Style d'échange standard, lorsque la symbologie est compatible

.lyrx         Fichier de couche ArcGIS Pro
Format         Usage

.stylx         Bibliothèque de styles ArcGIS Pro

.pdf ou .png Rendu cartographique de référence

.qpt           Modèle de mise en page QGIS, si utilisé

Lorsque le projet est produit dans QGIS, les fichiers .qml doivent être fournis pour
conserver la symbologie d'origine.

Si une reprise exacte dans ArcGIS Pro est exigée, il est recommandé de joindre
également un fichier .lyrx validé dans ArcGIS Pro.

Un « pack » de PNG/SVG peut également être fourni si une symbologie spécifique
développée en interne est utilisée (selon les droits)


8 Éléments à documenter

La documentation doit préciser :

   •     le champ utilisé pour la classification ;

   •     la méthode de classification ;

   •     les valeurs, classes et libellés ;

   •     les couleurs utilisées, de préférence en RVB ou en code hexadécimal ;

   •     les épaisseurs de traits ;

   •     les tailles de symboles ;

   •     les niveaux de transparence ;

   •     les règles d'affichage selon l'échelle ;

   •     les règles d'étiquetage ;

   •     les polices nécessaires ;

   •     l'ordre d'affichage des couches.

Lorsque la symbologie est complexe, un rendu PDF ou PNG constitue la référence
visuelle permettant de la reconstruire dans ArcGIS Pro.
9. Projet QGIS

Le projet QGIS doit être fourni au format .qgz.

Il doit respecter les règles suivantes :

   •     utiliser des chemins relatifs ;

   •     référencer uniquement des ressources présentes dans le livrable, sauf
         exception documentée ;

   •     ne pas contenir de couche temporaire ou en mémoire ;

   •     ne pas dépendre d'un lecteur réseau propre au producteur ;

   •     ne pas faire appel à un dossier utilisateur local ;

   •     supprimer les couches cassées ou inutilisées ;

   •     organiser les couches dans des groupes explicites ;

   •     utiliser des noms de couches compréhensibles ;

   •     enregistrer une emprise et un système de coordonnées cohérents ;

   •     identifier les extensions indispensables au fonctionnement du projet.


10. Documentation attendue

10.1 Fichier README

Un fichier README.txt doit être placé à la racine du projet. Il doit contenir au
minimum :

Information      Contenu attendu

Projet           Nom et code du projet

Producteur       Organisme, service et contact

Date             Date de livraison

Version          Numéro de version

Objet            Description synthétique du livrable

Référence        Jeu de données faisant foi

Projection       Nom et code EPSG

Logiciel         Logiciel et version utilisés
Information       Contenu attendu

Contenu           Liste des dossiers et fichiers principaux

Dépendances Polices, extensions, services ou ressources externes

Restrictions      Conditions d'utilisation et éventuelles limites

Contrôles         Vérifications réalisées avant transmission



10.2 Dictionnaire des données

Chaque couche doit disposer d'un dictionnaire décrivant sa structure attributaire.

Champ                 Description

Couche                Nom de la couche concernée

Nom du champ          Nom technique

Alias                 Libellé lisible

Type                  Texte, entier, décimal, date ou booléen

Longueur              Longueur maximale

Obligatoire           Oui ou non

Description           Signification du champ

Valeurs autorisées Liste ou domaine de valeurs

Exemple               Exemple de contenu

Source                Origine de l'information



11. Données liées et ressources externes

Tous les fichiers indispensables au fonctionnement du projet doivent être inclus :

   •    images utilisées dans les mises en page ;

   •    logos ;

   •    icônes SVG/PNG ;

   •    bibliothèques de styles ;

   •    polices spécifiques, sous réserve des droits de diffusion ;
   •   fichiers de jointure ;

   •   documents associés ;

   •   modèles de mise en page ;

   •   scripts nécessaires ;

   •   fichiers de configuration autorisés.



Lorsqu'une donnée ne peut pas être intégrée au livrable en raison de sa taille, de sa
licence ou de sa confidentialité, elle doit être décrite dans le fichier README avec :

   •   son nom ;

   •   son emplacement ou URL ;

   •   son producteur ;

   •   sa version ou date ;

   •   ses conditions d'accès ;

   •   son rôle dans le projet.


Les services WMS, WMTS, WFS, Feature Service ou autres flux web doivent être
documentés


Texte extrait tel quel de la pièce officielle, qui seule fait foi. La mise en page du document d'origine peut différer.