CCTP
CCTP_annexe 3_Guide application exigences réglementaires - Antilles_CSTB_250115.pdf · 14 799 mots · du marché « Maîtrise d'œuvre pour le renforcement paracyclonique du bâtiment COD COZ de la Préfecture de la Martinique », dossier de consultation officiel.
Guide d’application
GUID E
des exigences
réglementaires
Prise en compte
du risque de vents
cycloniques dans
la conception
et la construction
des bâtiments
en Guadeloupe
et en Martinique
Illustrations : Laubywane, DHUP, AQC
Ce guide a été rédigé par des spécialistes du Réseau Scientifique et
Technique du ministère chargé du logement et du ministère chargé
de la prévention des risques (CSTB) avec l’appui d’un réseau d’acteurs
locaux d’Outre-mer basé en Guadeloupe, en Martinique, à La Réunion
et à Mayotte dont des groupes de travail locaux organisés par les DEAL
de Guadeloupe, Martinique, La Réunion et Mayotte.
Membres de l’équipe technique du CSTB :
– Philippe LEBLOND
– Réda OUSSENNAN
– Lucie WIATT
– Tamara BOULLON
– Youcef MOKRANI
– Adrien MARTIN
– Stéphane SANQUER
– Armando CARUSONE
Janvier 2025
SOMM AI R E
7 INTRODUCTION
9 1. DOMAINE D’APPLICATION
11 2. CHARGE DE VENT CYCLONIQUE
11 2.1 Méthodes de calcul
12 2.2 Vitesse de référence du vent
13 2.3 Méthode 1 : calcul de qp via les coefficients d’exposition cartographiés
14 2.4 Méthode 2 : calcul de qp via la méthode standard de la NF EN 1991-1-4
15 2.5 Méthodes avancées pour le calcul des coefficients d’exposition
17 3. EXIGENCES POUR LES STRUCTURES
17 3.1 Cas général
18 3.2 Balcon et coursive
21 3.3 Auvent, varangue
23 4. EXIGENCES POUR LES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX
23 4.1 Cas général
24 4.2 Couverture en tôle
25 4.3 Fenêtre et porte avec leurs éventuels protection et renfort
29 4.4 Façade légère
29 4.5 Garde-corps
29 4.6 Bardage
30 4.7 Système ETICS, isolation extérieure sous enduit
32 4.8 Panneau et chauffe-eau solaires
36 4.9 Auvent, varangue
37 5. EXIGENCES POUR LES ASSEMBLAGES
39 5.1 Coefficient de sur-résistance gSR
41 6. EXIGENCES POUR LES BÂTIMENTS DE CATÉGORIE IV
43 7. PRINCIPALES RÉFÉRENCES
45 Annexe A : Tableaux de pression P3 cyclonique pour les fenêtres/portes
49 Annexe B : Notice d’utilisation Géorisques
55 Annexe C : Notice explicative Géorisques
3
Tables de concordance entre les chapitres du guide et les articles de l’arrêté
Guide d’application des exigences réglementaires Arrêté
1. Domaine d’application Chapitre I
2. Charge de vent cyclonique Chapitre II
2.1. Méthodes de calcul Article 3
2.2. Vitesse de référence du vent Article 4
2.3. Méthode 1 : calcul de qp via les coefficients d’exposition cartographiés Articles 3, 5-I et 5-II
2.4. Méthode 2 : calcul de qp via la méthode standard de la NF EN 1991-1-4 Articles 3 et 5-III
2.5. Méthodes avancées pour le calcul des coefficients d’exposition Articles 3 et 5-IV
3. Exigences pour les structures Chapitre III
3.1. Cas général Article 6
3.2. Balcon et coursive Article 6
3.3. Auvent, varangue Articles 7 et 8
4. Exigences pour les éléments non structuraux Chapitre IV
4.1. Cas général Article 7
4.2. Couverture en tôle Article 8
4.3. Fenêtre et porte avec leurs éventuels protection et renfort Article 9
4.4. Façade légère Article 7
4.5. Garde-corps Article 7
4.6. Bardage Article 7
4.7. Système ETICS Article 7
4.8. Panneau et chauffe-eau solaires Article 7
4.9. Auvent, varangue Article 8
5. Exigences pour les assemblages Articles 6 et 7
6. Exigences pour les bâtiments de catégorie IV Article 3
5
Arrêté Guide d’application des exigences réglementaires
Chapitre I 1. Domaine d’application
Chapitre II 2. Charge de vent cyclonique
2.1. Méthodes de calcul
2.3. Méthode 1 : calcul de qp via les coefficients d’exposition cartographiés
Article 3 2.4. Méthode 2 : calcul de qp via la méthode standard de la NF EN 1991-1-4
2.5. Méthodes avancées pour le calcul des coefficients d’exposition
6. Exigences pour les bâtiments de catégorie IV
Article 4 2.2. Vitesse de référence du vent
Articles 5-I et 5-II 2.3. Méthode 1 : calcul de qp via les coefficients d’exposition cartographiés
Article 5-III 2.4. Méthode 2 : calcul de qp via la méthode standard de la NF EN 1991-1-4
Article 5-IV 2.5. Méthodes avancées pour le calcul des coefficients d’exposition
3. Exigences pour les structures
Chapitre III
5. Exigences pour les assemblages
Chapitre IV 4. Exigences pour les éléments non structuraux
3.3. Auvent, varangue
Article 7 4. Exigences pour les éléments non structuraux
5. Exigences pour les assemblages
4.2. Couverture en tôle
Article 8
4.9. Auvent, varangue
Article 9 4.3. Fenêtre et porte avec leurs éventuels protection et renfort
INTRODUCTION
INTRODUCTION
La prise en compte de l’aléa cyclonique dans la conception et la construction des bâtiments dans
les territoires d’Outre-mer est une réalité de longue date. Plusieurs documents de référence ont été
rédigés à la fin du xxe siècle pour apporter une première pierre à la formalisation de pratiques com-
munes. La mise en place d’une réglementation nationale relative au risque cyclonique, les profondes
évolutions normatives (Eurocodes, bureaux de normalisation locaux) ainsi que les modifications des
modes constructifs nécessitent de prolonger ce travail.
Depuis la survenue du cyclone Irma à l’automne 2017, le ministère chargé du logement, le ministère
chargé de la prévention des risques et le ministère chargé des Outre-mer mènent conjointement, et en
étroite association avec le CSTB, des études afin d’améliorer la prise en compte des risques liés aux vents
cycloniques dans la construction des bâtiments situés dans les départements et régions d’outre-mer
exposés à cet aléa. Les conclusions de ces travaux permettent désormais de préciser les règles techniques
relatives à la conception et la construction des bâtiments dans les zones exposées aux cyclones.
Pour répondre à cet objectif, deux guides réglementaires et deux guides complémentaires sont mis à
disposition des acteurs de la construction afin de favoriser l’application correcte de la réglementation
paracyclonique en vigueur. Les deux guides réglementaires – le guide d’application des exigences régle-
mentaires et le guide de conception et construction paracycloniques de maisons individuelles (C2PMI)
– sont cités dans l’arrêté du 5 juillet 2024 relatif à la classification et à la prise en compte du risque
de vents cycloniques dans la conception et la construction des bâtiments situés en Guadeloupe et
en Martinique aux articles 3, 5, 6, 7, 8, 9 pour le premier et à l’article 10 pour le second.
Guides réglementaires Guides complémentaires
Guide de conception et construction paracycloniques Guide pédagogique d’approfondissement
de maisons individuelles (C2PMI) des guides réglementaires
Guide d’application des exigences réglementaires Fiches pratiques d’application
Le présent guide rassemble l’ensemble des exigences techniques réglementaires à satisfaire pour
la conception des éléments structuraux ainsi que les dispositions réglementaires concernant les élé-
ments non structuraux. L’utilisation du présent document nécessite par ailleurs le respect des règles
de l’art qu’elles soient de conception, de calcul et de réalisation qui s’appliquent en situation courante.
Les règles en situation courante stipulées par les normes françaises (dont les DTU), les normes euro-
péennes ainsi que les Avis Techniques et Appréciation Techniques d’Expérimentation sont considérées
comme compatibles avec le présent guide1.
Pour les territoires concernés par ce guide, il est rappelé que les bâtiments sont également soumis à
la réglementation parasismique.
Au-delà d’une conception fondée sur ces exigences et les règles de l’art, les objectifs plus généraux
d’un projet de construction doivent être pris en compte, à savoir notamment la sécurité, la qualité
sanitaire, la qualité d’usage, l’accessibilité, la performance énergétique et tout ce qui a trait aux besoins
des occupants.
1 Certains paramètres de ces normes seront néanmoins à adapter pour respecter la réglementation, notamment du fait
de la révision des vitesses de référence du vent.
INTRODUCTION 7
1
CHAPITRE 1
DOMAINE D’APPLICATION
Le domaine d’application du présent guide correspond stricto sensu à celui défini dans le chapitre Ier
« champ d’application » de l’arrêté du 5 juillet 2024 relatif à la classification et à la prise en compte
du risque de vents cycloniques dans la conception et la construction des bâtiments situés en Gua-
deloupe et en Martinique, dans la mesure où il traduit les objectifs de la réglementation en exigences
techniques.
Pour rappel, le domaine d’application de l’arrêté couvre les Départements et Régions d’Outre-mer de
la Guadeloupe et de la Martinique et concerne :
■ les bâtiments nouveaux soumis à l’obligation d’une demande de permis de construire ou d’une
déclaration préalable de travaux, y compris en cas de reconstruction après la destruction ou la
démolition, totale ou partielle, d’un bâtiment préexistant ;
■ les bâtiments existants à l’occasion d’une modification soumise à l’obligation d’une demande de
permis de construire ou d’une déclaration préalable de travaux consistant à juxtaposer, surélever
ou créer des surfaces nouvelles de plus de 20 % des surfaces de plancher initiales telle que définie
à l’article R. 111-22 du code de l’urbanisme ou entraînant une augmentation de plus de 20 % de
l’emprise au sol initiale telle que définie à l’article R.*420-1 du code précité ;
■ les autres bâtiments existants à l’occasion d’une modification importante de leur structure sou-
mise à l’obligation d’une demande de permis de construire ou d’une déclaration préalable de tra-
vaux et tendant :
− soit à supprimer plus de 30 % de surface de planchers à un niveau donné ;
− soit à supprimer plus de 20 % du contreventement vertical ;
− soit à adjoindre au bâtiment existant, lorsqu’il a été initialement construit en conformité avec les
dispositions du présent arrêté, des éléments non structuraux supplémentaires susceptibles de
créer un risque pour les occupants du bâtiment sous l’effet des vents cycloniques par la destruc-
tion ou l’endommagement grave du bâtiment ou de porter atteinte gravement à l’intégrité des
bâtiments voisins.
L’article 2 de l’arrêté fournit les catégories d’importance des bâtiments qui servent à la détermination
de la valeur de base de la vitesse de référence de vent (se référer au § 2.2 de ce guide).
CHAPITRE 1 9 DOMAINE D’APPLICATION
Catégorie
d’importance Description
de bâtiment
Tous les bâtiments non visés par les autres catégories (inclus les dépendances des bâtiments de
I
catégorie II)
Bâtiments d’habitation individuelle et bâtiments assimilés2 à l’exclusion de leurs dépendances qui
peuvent relever seulement de la catégorie I
Établissements recevant du public relevant des 4e et 5e catégories mentionnées à l’article R. 143-19
du code de la construction et de l’habitation, à l’exception des établissements scolaires
II
Lorsqu’ils ne relèvent pas des catégories III et IV :
• les bâtiments dont la hauteur est inférieure ou égale à 28 mètres à usage d’habitation collective
et à usage commercial, de bureaux ou destinés à une activité industrielle
• les bâtiments abritant les parcs de stationnement ouverts au public
Établissements scolaires ;
Établissements recevant du public relevant des 1re, 2e et 3e catégories mentionnées à l’article
R. 143-19 du code de la construction et de l’habitation
Lorsqu’ils ne relèvent pas de la catégorie IV :
• les bâtiments dont la hauteur dépasse 28 mètres à usage d’habitation collective et à usage
commercial, de bureaux ou destinés à l’exercice d’une activité industrielle
III • les bâtiments des établissements sanitaires et sociaux
• les bâtiments pouvant accueillir plus de 300 personnes, en comptant, pour les bâtiments à
usage de bureaux, une personne pour une surface de plancher de 12 mètres carrés, ou, pour les
autres catégories de bâtiments, sur déclaration du maître d’ouvrage
• les bâtiments des centres de production collective d’énergie répondant au moins à l’un des trois
critères suivants, quelle que soit leur capacité d’accueil :
− la production électrique est supérieure au seuil de 40 MW électrique
− la production thermique est supérieure au seuil de 20 MW thermique
− le débit d’injection dans le réseau de gaz est supérieur à 2 000 Nm3/ h
Bâtiments dont la protection est primordiale pour les besoins de la sécurité civile ou de la défense
nationale ainsi que pour le maintien de l’ordre public et comprenant notamment :
• les bâtiments abritant les moyens de secours en personnels et matériels et présentant un
caractère opérationnel
• les bâtiments définis par le ministre chargé de la défense, abritant le personnel et le matériel de la
défense et présentant un caractère opérationnel
• les bâtiments conçus ou de nature à servir de lieu de refuge pour la population lors de l’épisode
cyclonique et désignés comme tel par l’autorité compétente de l’État ou par une collectivité
Bâtiments contribuant au maintien des communications, et comprenant notamment ceux :
• des centres principaux vitaux des réseaux de télécommunications ouverts au public
• des centres de diffusion et de réception de l’information
• des tours hertziennes stratégiques
IV
Bâtiments et toutes leurs dépendances fonctionnelles assurant le contrôle de la circulation
aérienne des aérodromes classés dans les catégories A, B et C2 suivant les instructions techniques
pour les aérodromes civils (ITAC) édictées par la direction générale de l’aviation civile, dénommées
respectivement 4 C, 4 D et 4 E suivant l’organisation de l’aviation civile internationale (OACI)
Bâtiments des établissements de santé qui dispensent des soins de courte durée ou concernant des
affections graves pendant leur phase aiguë en médecine, chirurgie et obstétrique
Bâtiments de production ou de stockage d’eau potable
Bâtiments des centres de distribution publique de l’énergie
Bâtiments des centres météorologiques
Tableau 1 : Catégorie d’importance de bâtiment
2 On entend par bâtiment assimilé à un bâtiment d’habitation individuelle un bâtiment de forme simple ayant pour
fonction principale l’habitation, et une surface au sol inférieure ou égale à 200 m2.
CHAPITRE 1 10 DOMAINE D’APPLICATION
2
CHAPITRE 2
CHARGE DE VENT
CYCLONIQUE
2.1 Méthodes de calcul
La charge de vent soumise à la structure et aux éléments non structuraux (ENS) est calculée selon
une des méthodes suivantes, fondées sur l’Eurocode 1 partie 1-4 (NF EN 1991-1-4) et son annexe
nationale française.
La méthode à utiliser est fonction des dimensions du bâtiment considéré et de la disponibilité des
coefficients d’exposition à l’endroit où le bâtiment est implanté :
Dimensions
Hauteur ≤ 50 m et Hauteur ≥ 50 m ou
du bâtiment
Plus grande dimension Plus grande dimension
Localisation
en plan ≤ 250 m en plan > 250 m
du bâtiment
Zone couverte
Méthode 1 ou méthodes avancées
par les coefficients
de l’Eurocode NF EN 1991-1-4
d’exposition Méthodes avancées
Zone non couverte de l’Eurocode NF EN 1991-1-4
Méthode 2 ou méthodes avancées
par les coefficients
de l’Eurocode NF EN 1991-1-4
d’exposition
Tableau 2 : Méthodes de calcul à utiliser en fonction de la disponibilité
des coefficients d’exposition et des dimensions du bâtiment
MÉTHODE 1
La démarche est fondée sur celle de l’Eurocode NF EN 1991-1-4, à la différence du calcul des coefficients
d’exposition qui s’appuie sur un jeu de cartes disponibles sur le site internet Géorisques pour les terri-
toires visés, et à l’exception des vitesses de référence du vent dont les valeurs de base sont indiquées
au § 2.2.
Période de retour selon
catégorie d’importance
Vitesse de référence
du vent vb,0
Zone géographique
Vitesse de référence
cdir = cseason = 1
du vent vb
en situation cyclonique
Pression dynamique
Coefficient d’exposition via de pointe qp
cartes Géorisques ce(z)
Pression aérodynamique
sur les éléments du bâti
Coefficient de pression
cpe et cpi
Figure 1 : Diagramme de calcul de la charge de vent via la méthode 1
La méthode 1 nécessite d’exploiter des cartes de coefficients d’exposition ce(z) spécifiquement
dédiées aux Départements et Régions d’outre-mer. Cette méthode permet de simplifier l’application
de la réglementation pour les constructions – dont la hauteur est inférieure ou égale à 50 m et leur
plus grande dimension en plan inférieure ou égale à 250 m – situées sur des terrains de topographie
courante (hors zone au relief abrupt) dans les départements et régions d’Outre-Mer et de mieux tenir
CHAPITRE 2 11 CHARGE DE VENT CYCLONIQUE
compte de la végétation en place. La définition des paramètres clés – coefficient d’exposition et pres-
sion dynamique de pointe – reste néanmoins cohérente avec celle donnée dans les Eurocodes.
NOTE 1
Dans le cas d’un cyclone, le vent peut provenir de toutes les directions. Les coef-
ficients de cseason et cdir sont pris égaux à 1.
NOTE 2
Les coefficients d’exposition n’ont pas pu être calculés sur certains secteurs, du fait
de leur topographie particulière (cf. § 2.4.1) : dans ce cas, il doit être fait applica-
tion de la méthode 2.
MÉTHODE 2
La démarche est identique à celle de l’Eurocode NF EN 1991-1-4 et son Annexe Nationale à l’exception
des vitesses de référence du vent dont les valeurs de base sont indiquées au § 2.21.
Période de retour Vitesse
selon catégorie de référence
d’importance du vent vb,0 Vitesse
de référence
Zone géographique cdir = cseason = 1
du vent
en situation vb
cyclonique
Coefficient Vitesse moyenne
Catégorie de terrain de rugosité du vent vm(z)
cr(z)
Coefficient
Pression dynamique
d’orographie
de pointe qp
co(z) Pression
aérodynamique sur
Coefficient de pression les éléments du bâti
Turbulent du vent cpe et cpi
lv(z)
Figure 2 : Diagramme de calcul de la charge de vent via la méthode 2
2.2 Vitesse de référence du vent
Les valeurs de base de la vitesse de référence du vb,0 à utiliser pour les vérifications, en fonction du
territoire, sont présentées dans le tableau ci-dessous. Elles dépendent de la période de retour du phé-
nomène cyclonique.
Période de retour Guadeloupe Martinique
25 ans 33 m/s 30 m/s
50 ans 38 m/s 35 m/s
100 ans 42 m/s 39 m/s
Tableau 3 : Valeurs de base de la vitesse de référence du vent vb,0
Pour le calcul de l’action du vent appliquée à la structure et aux éléments non structuraux du bâti-
ment, la période de retour à considérer dépend de la catégorie de bâtiment.
1 Lorsqu’il sera fait référence à l’Annexe Nationale et à son application dans le présent guide, la vitesse de référence du
vent à retenir sera celle du § 2.2 de ce guide.
CHAPITRE 2 12 CHARGE DE VENT CYCLONIQUE
Catégorie d’importance de bâtiment Période de retour
I 25 ans
II et III 50 ans
IV 100 ans
Tableau 4 : Période de retour en fonction de la catégorie de bâtiment
2.3 Méthode 1 : calcul de qp via les coefficients
d’exposition cartographiés
2.3.1 Calcul du coefficient d’exposition ce(z)
Pour un événement cyclonique donné, les caractéristiques topographiques du terrain et la nature de
l’environnement atténuent ou accroissent localement la vitesse du vent. Le coefficient d’exposition
exprime l’influence de l’orographie et de la rugosité du terrain dans le calcul de la pression dynamique
de pointe.
Des cartes de coefficients d’exposition ce(z) dédiées à chaque territoire concerné par le risque cyclo-
nique sont consultables sur le site internet Géorisques. Ces cartes fournissent la valeur du coefficient
d’exposition ce(z) selon un maillage de 250 × 250 m (180 × 180 m pour Mayotte pour s’adapter à la
taille et à la morphologie du territoire).
Le calcul des coefficients d’exposition via les cartes n’est pas possible dans certains cas :
■ pour les bâtiments dont la plus grande dimension en plan excède 250 m ;
■ pour les bâtiments dont la hauteur excède 50 m ;
■ pour certaines zones des territoires du fait de la singularité de leur topographie. La valeur du coef-
ficient d’exposition n’est pas fournie pour ces zones non couvertes.
Une notice d’utilisation expliquant la démarche d’exploitation des données est disponible sur le site
Géorisques.
Une notice explicative présentant des méthodes alternatives à l’utilisation des cartes est disponible
sur le site Géorisques.
Pour les cas non couverts par les cartes, il est nécessaire de se référer à la méthode fournie par l’Eurocode
NF EN 1991-1-4 et son Annexe Nationale, correspondant à la méthode 2 dans le présent guide (à l’excep-
tion des valeurs relatives à la vitesse de vent de référence dont la valeur à retenir est définie au § 2.2).
NOTE
Quelle que soit la méthode, il est toujours nécessaire de tenir compte de l’environ-
nement de l’ouvrage à construire. Celui-ci peut influencer localement l’exposition
aux vents. Ce phénomène local peut être par exemple généré par des bâtiments
dont la hauteur est nettement plus élevée que le bâtiment considéré2.
2 Selon l’article 4.3.4 de l’Annexe Nationale de la norme NF EN 1991-1-4 (Eurocode 1 partie 1-4) : « Lorsque la construc-
tion doit se situer à proximité d’une autre construction dont la hauteur est au moins égale à deux fois la hauteur
moyenne des constructions avoisinantes, elle pourrait alors être exposée (selon les caractéristiques de la construction)
à des vitesses augmentées pour certaines directions de vent. Il convient de tenir compte de ce type de cas. »
CHAPITRE 2 13 CHARGE DE VENT CYCLONIQUE
L
L
2 r
x2
H 2 hmoyen
Ze 1
x1
r
1
h1
Figure 3 : Extrait de l’Eurocode NF EN 1991-1-4 / NA, figure 4.19 (NA)
influence d’une construction de grande hauteur sur deux constructions voisines différentes (1 et 2)
2.3.2 Calcul de la pression dynamique de pointe qp
Les coefficients d’exposition permettent de calculer la pression dynamique de pointe qp localement,
corrigée des effets de rugosité et d’orographie, à partir de la vitesse de référence du vent vb telle que
définie au § 2.2 selon la formule suivante :
1
qp ( z) = ce ( z)⋅ ⋅ ρ ⋅ vb2
2
Avec :
■ qp : pression dynamique de pointe (en Pa ou N/m2) ;
■ ce(z) : coefficient d’exposition, déterminé en fonction de la localisation de la construction et de sa
hauteur par rapport au sol naturel ;
■ ρ : masse volumique de l’air (en kg/m3), égale à 1,225 kg/m3 ;
■ vb : vitesse de référence du vent (en m/s).
NOTE
La pression dynamique de pointe qp est une valeur qui dépend du lieu où est
implantée la construction. Il ne s’agit pas de la pression appliquée aux différentes
parois de la construction considérée. Elle ne dépend donc pas de la morphologie
de la construction ; à l’exception de sa hauteur puisque la valeur de la pression
dynamique de pointe est calculée à une hauteur correspondant au sommet de la
construction.
2.4 Méthode 2 : calcul de qp via la méthode
standard de la NF EN 1991-1-4
La méthode 2 de calcul de la pression dynamique de pointe qp est fournie par l’Eurocode NF EN 1991-
1-4 et son Annexe Nationale. Les vitesses de référence du vent pour les différents territoires sont celles
indiquées au § 2.2.
Le coefficient d’exposition n’est pas directement exploité via cette méthode pour le calcul de la pres-
sion sur les constructions.
CHAPITRE 2 14 CHARGE DE VENT CYCLONIQUE
La pression dynamique de pointe qp est calculée via son expression (4.8) :
1
qp ( z) = [1 + 7 ⋅ Iv ( z)]⋅ ⋅ ρ ⋅ vm
2 ( z ) = c ( z )⋅ q
e b
2
Où :
Iv(z) : intensité de la turbulence
ρ : masse volumique de l’air : ρ = 1,225 kg/m3
vm(z) : vitesse moyenne du vent : vm(z) = cr(z) ⋅ co(z) ⋅ vb
cr(z) : coefficient de rugosité
co(z) : coefficient d’orographie
ce(z) : coefficient d’exposition
qb : pression dynamique de référence du vent
La pression dynamique de pointe qp est ensuite exploitée dans le calcul des actions du vent soumises
à une construction (§5 de l’Eurocode NF EN 1991-1-4). Elle permet de calculer d’une part la pression
aérodynamique sur les surfaces et d’autre part les forces exercées par le vent sur l’ensemble de la
construction ou un composant.
2.5 Méthodes avancées pour le calcul
des coefficients d’exposition
On entend par méthodes avancées les essais en soufflerie et les simulations numériques de type CFD
(Computational Fluid Dynamics).
Il est possible de faire appel à un spécialiste ou un laboratoire spécialisé pour calculer les coefficients
d’exposition dans les zones non couvertes par les cartes via des essais en soufflerie3 ou des simu-
lations numériques4 en mécanique des fluides (dites simulations CFD pour Computational Fluid
Dynamics).
Les deux méthodes – simulation et essai – permettent d’évaluer les effets d’orographie et de rugosité
nécessaires au calcul des coefficients d’exposition. Il conviendra notamment de reproduire correcte-
ment les caractéristiques spécifiques des écoulements de vent au sein de la couche limite atmosphé-
rique.
Conformément au tableau 2, les méthodes avancées sont une option dans le cas des bâtiments dont
la hauteur est inférieure ou égale à 50 m et la plus grande dimension en plan inférieure ou égale à
250 m (que la zone soit couverte ou non par les cartes de coefficient d’exposition disponibles sur
Géorisques). Pour les bâtiments dont la hauteur est supérieure à 50 m ou la plus grande dimension en
plan est supérieure à 250 m, le recours aux méthodes avancées pour le calcul des coefficients d’expo-
sition est requis.
3 Les essais en soufflerie sont réalisés à échelle réduite et se doivent de respecter au mieux les similitudes associées à la
problématique. Etant données les échelles de réduction utilisées pour cette approche (particulièrement dans le cas de
topographie marquée), la modélisation des effets de rugosité peut s’avérer particulièrement délicate, voire impossible
à proximité du sol.
4 Concernant l’approche numérique par simulation CFD, le modèle utilisé doit reposer sur une méthodologie préalable-
ment validée. La pertinence des résultats et leur fiabilité requièrent une maîtrise des nombreux choix de paramétrisa-
tion : modèle de turbulence, conditions initiales, conditions aux limites, méthode de discrétisation, domaine de calcul,
schémas numériques, solveur…
CHAPITRE 2 15 CHARGE DE VENT CYCLONIQUE
3
CHAPITRE 3
EXIGENCES POUR
LES STRUCTURES
Les objectifs généraux de la réglementation paracyclonique ont pour finalité de :
■ préserver les vies humaines ;
■ permettre une reprise rapide de l’activité économique et des services publics en cas d’épisodes
cycloniques ;
■ limiter les dommages sur le bâti.
3.1 Cas général
Dans le cadre d’une conception paracyclonique, les éléments structuraux doivent être dimensionnés
à l’État Limite Ultime (ELU) sous combinaisons fondamentales en prenant l’action du vent de réfé-
rence comme action variable dominante au sens des Eurocodes. Cette obligation ne dispense pas de
vérifier le bâtiment vis-à-vis des autres combinaisons aux Etats Limites Ultime et de Service.
Par ailleurs, un coefficient de sur-résistance, noté gSR, est appliqué au calcul de certains assemblages
structuraux conformément au § 5.1.1, de façon à assurer leur résistance à l’arrachement du fait des
vents cycloniques.
NOTE
La vitesse de référence du vent est donnée dans le tableau suivant en fonction de
la catégorie d’importance du bâtiment.
Catégorie d’importance du bâtiment Guadeloupe Martinique
I 33 m/s 30 m/s
II et III 38 m/s 35 m/s
IV 42 m/s 39 m/s
Tableau 5 : Valeurs de base de la vitesse de référence du vent vb,0
CHAPITRE 3 17 EXIGENCES POUR LES STRUCTURES
3.2 Balcon et coursive
Cette partie concerne les coursives et les balcons qu’ils soient en porte-à-faux, suspendus, en appui,
autoportants ou portés selon d’autres moyens (via des bracons ou des cadres encastrés par exemple).
(a) balcons en porte à faux (b) balcons suspendus (c) balcons en appui (d) balcons autoportés
Figure 4 : Typologie de balcon en fonction de leur mode de support
Les éléments structuraux des balcons et des coursives sont dimensionnés conformément aux Euro-
codes en suivant la méthode décrite au § 2 pour le cas de la charge de vent et celle décrite ci-après
pour le calcul des coefficients de pression cp,net.
3.2.1 Cas de charge pour le calcul
des coefficients de pression cp,net
Selon l’Eurocode NF EN 1991-1-4, la définition des zones de façade dépend de la direction du vent.
Les cas de charge doivent être calculés pour chaque direction de vent considérée.
Les balcons et coursives sont découpés en zones conformément aux zones de façade. Dans le cas où
le balcon ou la coursive est situé à cheval sur plusieurs zones, les surfaces du balcon ou de la coursive
sont découpées conformément au découpage de la façade.
D B D
B
A A
B
D A B
D
A
VENT VENT
Figure 5 : Découpage des surfaces verticales du balcon ou de la coursive en fonction des zones de la façade
Les charges horizontales et verticales décrites ci-après sont combinées selon des cas de charges dépen-
dant de la zone de façade dans laquelle se situe le balcon ou la coursive.
CHAPITRE 3 18 EXIGENCES POUR LES STRUCTURES
Cas de charge 1 : le balcon ou la coursive est situé dans la zone A, B, C1 ou à cheval entre ces zones
Cas 1.a
Charges verticales combinées à Charges horizontales
Cas 1.b
Charges verticales combinées à Charges horizontales
Cas de charge 2 : le balcon ou la coursive est situé dans la zone D2
Cas 2.a
Charges verticales combinées à Charges horizontales
Cas 2.b
Charges verticales combinées à Charges horizontales
1 Les zones A, B et C sont définies dans l’Eurocode NF EN 1991-1-4, figure 7.5
2 La zone D est définie dans l’Eurocode NF EN 1991-1-4, figure 7.5
CHAPITRE 3 19 EXIGENCES POUR LES STRUCTURES
3.2.2 cp,net pour les charges horizontales de vent
Les charges horizontales sont appliquées sur le balcon, la coursive, leurs garde-corps et leurs éventuels
brise-soleil.
Dans le cas de garde-corps ajouré, la surface à considérer dans le calcul de la charge horizontale est
uniquement l’aire « solide » du garde-corps. Dans le cas de brise-soleil, la surface à considérer est celle
des lames.
Le coefficient de pression cp,net est fourni dans le tableau de la figure 6 en fonction de la profondeur d1
du balcon. Les zones A, B, C et D sont définies ci-avant sur les figures du § 3.2.1.
Zone de
A B et C D
façade
d1 ≤ 1,5 m 1,8 1,3 0,9
d1 ≥ 2,5 m 2,5 2,0 1,3
Figure 6 : cp,net pour les charges horizontales de vent
Les valeurs du tableau sont valables pour une profondeur d1 inférieure à 10 m.
Pour des valeurs intermédiaires de d1, il est possible d’interpoler les valeurs du tableau.
3.2.3 cp,net pour les charges verticales de vent
La charge verticale appliquée sur le balcon est ascendante.
Le coefficient de pression cp,net est fourni dans le tableau ci-après en fonction des paramètres géomé-
triques décrits dans la figure ci-dessous..
e = minimum de d1/4 et b/2
L : zones latérales
C : zone centrale
Figure 7 : Zones latérales et centrales de la surface horizontale du balcon ou de la coursive
Dans le cas d’un bâtiment pourvu d’une toiture non plate, h est défini comme la moyenne entre la
hauteur du point le plus haut et celle du point le plus bas de la toiture.
CHAPITRE 3 20 EXIGENCES POUR LES STRUCTURES
Rapport Zones L (latérales) Zone C (centrale)
h1/h h1/d1 ≤ 1,0 h1/d1 ≥ 3,5 h1/d1 ≤ 1,0 h1/d1 ≥ 3,5
≤ 0,1 0,9 1,4 0,2 0,5
0,2 0,9 1,4 0,2 0,5
0,3 0,9 1,4 0,2 0,5
0,4 1,0 1,5 0,2 0,5
0,5 1,0 1,5 0,2 0,5
0,6 1,1 1,6 0,4 0,7
0,7 1,2 1,7 0,7 1,0
0,8 1,4 1,9 1,0 1,3
0,9 1,7 2,2 1,3 1,6
1,0 2,0 2,5 1,6 1,9
Tableau 6 : cp,net pour les charges verticales de vent
Pour des valeurs intermédiaires de h1/d1 (comprises entre 1 et 3,5) et des valeurs intermédiaires de
h1/h, il est possible d’interpoler les valeurs du tableau.
3.3 Auvent, varangue
Cette partie concerne les éléments structuraux d’un auvent : la charpente, les éléments porteurs et
les fondations. Deux cas d’auvent sont à distinguer en fonction de la relation mécanique de l’auvent
avec la structure et la couverture de la toiture principale du bâtiment.
Toiture principale
Auvent
Figure 8 : Cas d’un auvent solidaire de la toiture principale
Toiture principale
Auvent
1
Figure 9 : Cas d’un auvent désolidarisé de la toiture principale
CHAPITRE 3 21 EXIGENCES POUR LES STRUCTURES
3.3.1 Cas des auvents solidaires de la toiture du bâtiment
On entend par « auvent solidaire » les situations où la charpente et/ou la couverture de l’auvent sont
mécaniquement continues avec celles de la toiture. Autrement dit, ni la couverture, ni la charpente ne
sont interrompues à la jonction entre toiture et auvent. Dans ce cas, l’endommagement de l’auvent
peut entraîner l’endommagement de la toiture.
Figure 10 : Cas d’un auvent solidaire Figure 11 : Cas d’un auvent désolidarisé
Dans le cas d’un auvent solidaire, la charpente, la couverture, les éléments porteurs et les fondations
sont soumis aux mêmes exigences que celles imposées au bâtiment auquel l’auvent est adossé.
3.3.2 Cas des autres auvents
Pour tous les autres auvents considérés comme désolidarisés de la structure, un coefficient de réduc-
tion est appliqué à la charge de vent.
Le tableau ci-après précise les coefficients de réduction à prendre en compte :
Coefficient de réduction
Catégorie d’importance du bâtiment
Guadeloupe Martinique
II et III 0,80 0,75
IV 0,85 0,85
Les auvents adossés à des bâtiments de catégorie I ne sont pas soumis à l’application d’un coefficient de réduction.
Tableau 7 : Coefficient de réduction en fonction de la catégorie d’importance du bâtiment et de la zone géographique
La rupture des auvents désolidarisés ne doit pas provoquer d’endommagement de la structure de
l’ouvrage : l’auvent bien qu’endommagé doit rester fixé à son support pour ne pas se transformer en
projectile. Les assemblages de l’auvent à la structure du bâtiment principal et aux fondations sont
soumis à l’application du coefficient de sur-résistance explicité au § 5.1.1.
CHAPITRE 3 22 EXIGENCES POUR LES STRUCTURES
4
CHAPITRE 4
EXIGENCES POUR LES
ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX
On distingue deux catégories d’éléments non structuraux (ENS) :
■ les ENS d’enveloppe qui doivent permettre d’assurer la fonction de clos et de couvert ;
■ les ENS rapportés qui ne doivent pas devenir des projectiles dangereux pour les personnes, les
bâtiments et les équipements.
Les ENS d’enveloppe et les ENS rapportés visés par le présent document sont listés dans le tableau suivant :
ENS d’enveloppe ENS rapportés
Bardage2
Couverture en tôles
Système ETICS3
Fenêtres et portes en façade
Panneau et chauffe-eau solaires
Façade participant au clos couvert1
Autres ENS rapportés4
Note : les façades lourdes sont réputées suffisamment résistantes pour assurer la fonction de clos et de couvert en cas de cyclone.
1
: Correspond au complexe de façade assurant le clos couvert : par exemple mur-rideau, façade ossature bois, façade préfabriquée en béton…
2
: Les bardages visés par le présent guide sont ceux dont les éléments de bardage respectent les critères de poids et de surface définis ci-après.
3
: Système d’isolation extérieure sous enduit
4
: Les éléments rapportés de taille plus réduite de type protection solaire, parabole et groupe de climatisation sont visés par le présent guide s’ils
respectent les critères de poids et de surface définis ci-après.
Tableau 8 : ENS d’enveloppe et ENS rapportés
Les exigences du présent document s’appliquent aux ENS rapportés (dont les bardages) dépassant les
limites suivantes :
■ le poids de l’ENS rapporté est supérieur à 4 kg ;
■ la plus grande surface de l’ENS rapporté soumise au vent est supérieure à 0,5 m2.
4.1 Cas général
Les ENS d’enveloppe dont l’arrachement ou l’endommagement sous l’effet des vents cycloniques est
susceptible de créer un danger pour les occupants du bâtiment sont dimensionnés à l’État Limite
Ultime (ELU) sous combinaisons fondamentales en prenant l’action du vent de référence comme
action variable dominante et cela sous des charges de vent identiques à la structure. Cette obligation
ne dispense pas de considérer les autres combinaisons d’actions soumises aux ENS.
Par ailleurs, un coefficient de sur-résistance, noté gSR, est appliqué au calcul de certains assemblages
entre éléments non structuraux et leur support conformément au § 5.1.2.
Les ENS rapportés dont le domaine d’application respecte les critères énoncés au § 4 représentent un
danger au cours du cyclone pour les bâtiments avoisinants et doivent donc rester fixés à leur support
pour éviter de devenir un projectile. Tout comme les ENS d’enveloppe, les assemblages à leur support
sont soumis à l’application du coefficient de sur-résistance gSR. De plus, les ENS rapportés doivent être
fixés dans la charpente ou la structure du bâtiment.
CHAPITRE 4 23 EXIGENCES POUR LES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX
NOTE
Dans le cas des fenêtres, des portes et de certains auvents, une réduction des charges
de vent peut être appliquée à certaines conditions. Ces conditions sont précisées dans
le § 3.2 pour les auvents et dans le § 4.4 pour les fenêtres et les portes.
Les critères de conception à respecter sont résumés dans le tableau suivant. Certaines exigences parti-
culières spécifiques à un élément ne sont pas consignées dans le tableau. Il est nécessaire de se référer
aux paragraphes du chapitre 4 dédiés à chaque élément pour consulter l’ensemble des critères
imposés à chaque élément.
Résistance Déformation Résistance Résistance
des éléments des éléments des éléments de l’assemblage
ENS au vent au vent aux chocs ELU combinaisons
ELU combinaisons ELS combinaisons Essais d’impact fondamentales
fondamentales caractéristiques
Couverture en tôle x x - x
ENS d’enveloppe
Fenêtres et portes
x x x x
en façade1
Façade participant
x x o o
au clos couvert
Garde-corps2 x o o x
Bardage3 o o o x
ETICS3 o - o o
ENS rapportés
Panneau et chauffe-eau
x - - x
solaires
Autres ENS rapportés
supérieurs à 0,5 m² o - - x
et 4 kg3
o : se référer aux règles de l’art
x : se référer aux règles de l’art et aux critères spécifiques à la réglementation paracyclonique décrits dans le présent
document
- : pas d’exigence
1
: Pour les fenêtres et portes en façade, les pressions utilisées pour le calcul et les essais sont non pondérées (cf NF DTU 36.5). Alternativement, ces
éléments peuvent être dimensionnés à partir de la pression aérodynamique au sens de la NF EN 1991-1-4.
2
: Pour les garde-corps, les normes NF 01-012 et NF 01-013 fournissent les règles de dimensionnement et les essais de résistance pour des garde-
corps traditionnels.
3
: Pour les bardages et les systèmes ETICS, les sollicitations de vent peuvent être déterminées soit par l’Eurocode NF EN 1991-1-4, soit par les Règles
NV 65.
4
: Pour les ENS rapportés autres que bardage, ETICS, panneau et chauffe-eau solaires, la résistance au vent est exigée au cas par cas selon l’ENS
considéré.
Tableau 9 : Résumé des exigences par ENS
4.2 Couverture en tôle
Une couverture doit résister au vent sous combinaisons fondamentales à l’État Limite Ultime (ELU)
en prenant l’action du vent de référence comme action variable dominante au sens des Eurocodes.
Une couverture ne doit pas présenter une flèche instantanée sous charge ascendante supérieure
à la limite fixée dans le tableau suivant. Cette flèche correspond à la déformation maximale vers le
haut subie par les toitures sous combinaison de charge à l’État Limite de Service (ELS) où le vent est
l’unique action variable.
CHAPITRE 4 24 EXIGENCES POUR LES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX
Cette limite est fixée selon la catégorie d’importance du bâtiment :
Limite de flèche sous charge ascendante
Catégorie d’importance du bâtiment
[fraction de la portée de la couverture]
I -
II et III 1/100e
IV 1/200e
Tableau 10 : Limites de flèche instantanée sous charge ascendante en fonction de la catégorie d’importance
4.3 Fenêtre et porte
avec leurs éventuels protection et renfort
Le système composé d’une fenêtre ou d’une porte et de ses éventuels protections et renforts doit
résister à une charge de vent définie comme la pression nette sur la paroi Pnet non pondérée et non
combinée à d’autres charges conformément au § 4.4.1. Cette exigence porte sur les fenêtres/portes
vitrées et/ou opaques.
Le système doit également résister aux chocs conformément au § 4.4.2.
NOTE
Il est possible de recourir à des protections (volets, panneaux provisoires…) ou
des renforts pour protéger la fenêtre/porte. Dans ce cas, la résistance aux pressions
de vent et aux chocs engendrés par les projectiles peut être assurée par l’ensemble
composé de la fenêtre/porte équipée des protections ou renforts.
4.3.1 Résistance au vent de la fenêtre/porte
La pression de vent à prendre en compte est la pression nette Pnet sur la paroi contenant la fenêtre/
porte sans pondération et non combinée à d’autres charges.
La pression nette Pnet est calculée selon une des deux méthodes suivantes :
■ Méthode 1 : calcul de la pression par assimilation à la pression P3 au sens de la norme NF EN 12211
et du DTU 36.5 via les tableaux disponibles en Annexe 1 ;
■ Méthode 2 : calcul de la pression par assimilation à la pression aérodynamique de l’Eurocode
NF EN 1991-1-4 via la démarche du § 2.
NOTE
Une réduction peut être appliquée à la pression nette en fonction des éventuels
protections et renforts associés à la fenêtre/porte. Pour la méthode 1, les pressions
disponibles dans les tableaux intègrent cette réduction. Pour la méthode 2, il est
possible d’appliquer un coefficient de réduction identique à celui de la méthode 1.
4.3.1.1 Pression cyclonique réduite avec protections et renforts
La charge de vent sur la fenêtre/porte peut être réduite en fonction du niveau de porosité de la protec-
tion et de la présence éventuelle d’un renfort. Les protections des fenêtres/portes sont classées selon
les trois niveaux suivants :
■ protections « non poreuses » : les protections sont distantes des fenêtres/portes d’au moins 5 cm
et leur porosité doit être inférieure à la moitié de celle de la fenêtre/porte ;
■ protections « faiblement poreuses » : les protections sont distantes des fenêtres/portes d’au moins
15 cm et leur porosité ne doit pas être supérieure au double de celle de la fenêtre/porte sans que la
porosité de la fenêtre/porte ne dépasse 0,14 % ;
■ protections « poreuses » : toutes les protections ne respectant pas les critères énoncées ci-avant.
CHAPITRE 4 25 EXIGENCES POUR LES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX
NOTE
Pour définir la porosité, deux cas peuvent se présenter en Outre-mer : les fenêtres/
portes sont classées par essai pour leur perméabilité à l’air comme au niveau
national1 ou bien elles peuvent être dispensées d’essai. Le DTU 36.5 indique :
« Particulièrement dans les DOM, il peut être utilisé des fenêtres/portes n’ayant
aucune exigence vis-à-vis de la perméabilité à l’air. »
Dans le cas des fenêtres/portes non classées, les protections sont considérées comme poreuses2.
Dans le cas des fenêtres/portes classées, les fenêtres/portes sont réparties en quatre classes corres-
pondant à des perméabilités allant de 50 m³/(h.m²) sous 100 Pa à 3 m³/(h.m²).
De manière simplifiée, nous pouvons établir l’équivalence3 suivante qui fonctionne tant que la porosité
de la fenêtre/porte est de nature équivalente à celle de la protection.
Classe Porosité maximale de la
Perméabilité à l’air Q Porosité maximale de la protection
perméabilité fenêtre/porte
m3/h.m2 mm2/m2 (%)
(EN 12207) mm2/m2 (%)
1 50 1 268 (0.14) 2 535 (0.28)
2 27 685 (0.07) 1 369 (0.14)
3 9 228 (0.023) 456 (0.046)
4 3 76 (0.008) 152 (0.015)
Tableau 11 : Équivalence perméabilité – porosité pour les fenêtres/portes
Une alternative est d’estimer par calcul la porosité de volets existants sur le marché. Cela n’est cepen-
dant possible que lorsque la dimension des orifices laissant passer l’air peut être estimée de manière
fiable.
La nature de la pression – pression cyclonique ou pression cyclonique réduite – à considérer pour le
dimensionnement de la fenêtre/porte est synthétisée dans le tableau suivant.
Dimensionnement de la fenêtre/porte au
Protection mécanique (volets, plaques provisoires…)
vent
Cas 1 Pas de protection (+ résistance aux chocs de la fenêtre/porte) Pression cyclonique
Cas 2a Protection faiblement poreuse (– 22 % sur la charge de vent) Pression cyclonique – 22 %
Cas 2b Protection non poreuse Pression cyclonique réduite
Cas 3a Protection poreuse Pression cyclonique
Cas 3b Protection poreuse (+ renfort de la fenêtre/porte) Pression cyclonique réduite
Tableau 12 : Dimensionnement de la fenêtre/porte en fonction de la protection et des renforts
Si la fenêtre/porte n’a pas de protection (cas 1) ou dispose d’une protection dite « poreuse » (cas 3a),
celle-ci doit résister à la charge de vent calculée via les tableaux de l’Annexe 1 qui permet d’obtenir la
pression nette de dimensionnement dite « pression cyclonique ».
Si la fenêtre/porte est protégée par une protection dite « faiblement poreuse » (cas 2a) , la pression
cyclonique est diminuée de 22 %.
1 La méthode d’essai et la classification de la perméabilité à l’air sont définies respectivement dans les normes NF EN 1026
et NF EN 12207.
2 La porosité (équivalent de l’étanchéité) n’étant pas maîtrisée, il n’est pas possible d’utiliser l’hypothèse des protections
faiblement poreuse en l’état des connaissances.
3 La traduction de ce classement en termes de porosité dépend de la forme des espaces laissant passer l’air (ponctuels,
linéaires) et des pertes de charge.
CHAPITRE 4 26 EXIGENCES POUR LES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX
Si la fenêtre/porte est protégée par une protection dite « non poreuse » (cas 2b) ou si elle dispose d’un
renfort (cas 3b), la pression cyclonique appliquée est réduite.
Les valeurs de pression cyclonique réduite sont également fournies en Annexe 1.
Dans tous les cas, la fenêtre/porte doit justifier d’une résistance de 1 200 Pa minimum.
Alternativement, la pression utilisée pour le dimensionnement peut être la pression aérodynamique
de l’Eurocode NF EN 1991-1-4 appliquée à la fenêtre/porte. Le cas échéant, la pression est réduite si
la fenêtre/porte dispose de protection et/ou de renfort.
4.3.1.2 Calcul de la pression nette Pnet par la méthode 1
Pour la méthode 1, Pnet est assimilée à la pression P3 au sens de la norme NF EN 12211 et du DTU 36.5.
On parle alors de P3 cyclonique.
Le calcul de la pression P3 cyclonique s’appuie sur les tableaux de l’Annexe 1 et dépend des para-
mètres suivants :
■ la catégorie d’importance du bâtiment ;
■ la zone géographique ;
■ le coefficient d’exposition à 10 m du lieu d’implantation du bâtiment ;
■ la hauteur du bâtiment.
Catégorie d’importance du bâtiment
Tableaux en annexe 1
Pression cyclonique
Système de protections et/ou de renfort
(réduite selon les cas)
Zone géographique Pression P3 cyclonique
de dimensionnement
Coefficient d’exposition ce(z) à 10 m
via carte sur Géorisques
ou calcul NF EN 1991-1-4
Hauteur du bâtiment
Figure 12 : Diagramme de calcul de la pression nette P3 cyclonique de dimensionnement de la fenêtre/porte
4.3.1.3 Calcul de la pression nette Pnet par la méthode 2
Pour la méthode 2, Pnet est assimilée à la pression aérodynamique de l’Eurocode NF EN 1991-1-4 .
Le calcul de la pression s’appuie sur les deux méthodes du § 2 pour le calcul de la pression dynamique
de pointe qp.
Le calcul des coefficients de pression extérieure est conforme à l’Eurocode NF EN 1991-1-4, § 7 Coef-
ficients de pression et de force. La pression nette est ensuite calculée selon le § 5.2 Pression aérodyna-
mique sur les surfaces de la NF EN 1991-1-4.
4.3.2 Résistance aux chocs de la fenêtre/porte
ou de la protection
Toute fenêtre/porte, éventuellement équipée d’une protection, doit résister aux chocs. Le cas échéant,
la protection peut être un dispositif pérenne de type volet ou peut être seulement constituée par
un dispositif amovible pouvant être facilement mis en place avant le début de l’épisode cyclonique.
NOTE
Un dispositif amovible correspond à un élément mis en place temporairement
(panneau bois ou dérivé du bois par exemple). Les dispositifs permanents (volets,
persiennes) sont dits pérennes.
CHAPITRE 4 27 EXIGENCES POUR LES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX
Lorsque les fenêtres/portes ne sont pas protégées par des protections résistantes aux chocs, elles
doivent y résister intrinsèquement. Lorsque les fenêtres/portes sont protégées, c’est la protection qui
doit résister aux chocs.
Afin de vérifier la résistance aux chocs des fenêtres/portes ou des protections, celles-ci sont soumises
à des essais réalisés avec un élément en bois de pin scié de masse volumique 540 kg/m³ (± 50 kg/m³)
de 4 kg (- 0 ; + 0,1 kg), de section 4 cm (± 0,2 cm) par 9 cm (± 0,2 cm).
La vitesse de l’impact dépend de la catégorie d’importance du bâtiment.
Catégorie d’importance du bâtiment Vitesse de l’impact (m/s)
I Pas d’essai sauf exigence du marché
II et III 15 (± 1,5)
IV 24 (± 2,5)
Tableau 13 : Vitesse de l’impact pour l’essai de résistance aux chocs4
Pour les fenêtres/portes comportant un vitrage, deux impacts ont lieu sur le vitrage et deux impacts
sur les profilés. Pour les fenêtres/portes comportant un panneau de remplissage, les essais ont lieu sur
la partie la plus fine du procédé une fois à l’endroit le plus souple et une fois à l’endroit le plus rigide,
généralement au milieu et dans un angle du panneau le plus fin.
Les critères de réussite aux tests de résistance aux chocs sont :
■ une absence de perforation des éléments testés par l’objet impactant ;
■ une absence de chute de matière à l’arrière de la maquette testée ;
■ les éléments de protection doivent présenter une déformation lors de l’impact inférieure à l’espace
prévu entre la protection et la fenêtre/porte protégée ;
■ pour les éléments de protection : une intégrité suffisante pour reprendre les efforts de pression nette Pnet ;
■ pour les fenêtres/portes : une intégrité suffisante ne présentant pas chute en cas d’ouverture.
Les équipements suivants sont réputés satisfaire aux critères précités s’ils cumulent l’ensemble des
conditions :
■ Volets à persienne :
− une épaisseur minimale de bois de 30 mm en périphérie et de 20 mm en persienne ;
− des parties en persienne de 1 m de hauteur et 0,5 m de largeur maximum et munies de protec-
tions provisoires ;
− une fixation au gros œuvre avec 4 éléments minimum pouvant reprendre chacun un effort de
traction de 150 kg minimum ;
■ Volets opaques :
− une épaisseur de bois en partie courante de 20 mm minimum ;
− des renforts intérieurs en bois de 20 mm d’épaisseur minimum ;
− des renforts extérieurs métalliques de 2 mm minimum en acier inoxydable ou galvanisé avec une
peinture antirouille ;
− un espacement des renforts de 1 m maximum, les renforts aux extrémités étant à 30 cm maxi-
mum des bords ;
− au minimum 4 fixations du volet dans le gros œuvre pouvant reprendre chacune un effort de
traction de 150 kg minimum ;
■ Volets roulants acier ou aluminium pour baies vitrées :
− de dimensions maximales égales à :
• 2,2 m de hauteur et 2 m de largeur avec une ligne de renfort ;
• 2,2 m de hauteur et 4 m de largeur avec deux lignes de renforts ;
− présence de crochets anti-tempête.
4 Les vitesses d’impact sont inspirées des références internationales suivantes : ICC Hurricane (Guidelines for hurricane resistant
residential construction – 2005, ASTM E1996 ; FBC/TAS 201 (Florida building code) : juillet 2020 pour la description des essais.
CHAPITRE 4 28 EXIGENCES POUR LES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX
4.3.3 Autres exigences
En cas de protections ou renforts amovibles, ceux-ci respectent les conditions suivantes :
■ l’installation doit être assez simple pour qu’elle puisse être réalisée par l’occupant lui-même ;
■ La mise en œuvre doit pouvoir être réalisée à partir de l’intérieur pour toutes les fenêtres/portes
inaccessibles de l’extérieur et réalisable par une personne à mobilité réduite dans le cas de loge-
ments respectant les obligations réglementaires d’accessibilité ;
■ la mise en œuvre ne doit pas mettre en danger les occupants par du travail en hauteur ;
■ le choix des renforts doit tenir compte de la flèche maximale acceptable de 1/100e et de la masse
maximale raisonnable de chaque élément à manutentionner (10 kg).
4.4 Façade légère
Le dimensionnement des éléments de façade légère se fait conformément aux règles de l’art (résis-
tance mécanique, résistance au feu, compatibilité des déformations entre façade et structure, limite de
déplacement imposée par le produit…).
Une façade légère doit résister au vent sous combinaisons fondamentales à l’État Limite Ultime (ELU)
en prenant l’action du vent de référence comme action variable dominante au sens des Eurocodes.
Les charges de vent utilisées sont calculées selon la méthode décrite au § 2.
Également, les déformations maximales de la façade légère (ossature et remplissage) doivent être
vérifiées sous l’action des combinaisons les plus défavorables des charges de vent à l’État Limite de
Service (ELS) en prenant l’action du vent de référence comme action variable dominante au sens des
Eurocodes.
Les fixations à l’ossature primaire des façades légères doivent être freinées pour la durée de vie de
l’ouvrage, après réglage, tout en tenant compte du ou des degrés de liberté éventuels. Par frein, il faut
entendre tout dispositif empêchant le desserrage autrement que par une action volontaire, comme
des freins filets, des rondelles de blocage ou des contre-écrous.
Il est nécessaire de vérifier le bon serrage des fixations après un épisode cyclonique.
4.5 Garde-corps
Cette partie concerne les garde-corps traditionnels visés par la norme NF P 01-012.
Le dimensionnement des garde-corps se fait conformément aux règles de l’art (vérification de la résis-
tance mécanique et limitation des déplacements sous charge d’exploitation horizontale à 1 m de
hauteur, vérification des charges sismiques, chocs, etc.)
Les garde-corps doivent être vérifiés aux charges de vent. Les charges de vent utilisées sont calculées
selon la méthode décrite au § 2.
Pour les garde-corps de balcons et de coursives, la méthode de calcul du coefficient de pression cp,net
est fournie au § 3.2.
Les garde-corps étant considérés comme des éléments de sécurité, le coefficient de sur-résistance
gSR = 1,5 s’applique au calcul de la résistance au vent de l’ensemble de l’élément, y compris l’assem-
blage à sa structure support.
Le coefficient s’applique aux efforts résultant des combinaisons de charge à l’ELU pour lesquelles
l’action du vent de référence est l’action variable dominante au sens des Eurocodes.
4.6 Bardage
Le coefficient de sur-résistance gSR = 1,5 s’applique à l’assemblage entre le parement d’un bardage et
son support (soit l’ossature secondaire, soit la structure du bâtiment si le bardage est directement fixé
sur la structure sans ossature secondaire).
CHAPITRE 4 29 EXIGENCES POUR LES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX
4.7 Système ETICS, isolation extérieure sous enduit
Cette partie concerne les systèmes ETICS fixés mécaniquement.
Le dimensionnement des systèmes ETICS collés est néanmoins soumis aux règles de l’art, sans être
soumis à des exigences spécifiques à l’action du vent cyclonique5.
Le système ETICS, ainsi que son support, doit résister au vent sous combinaisons fondamentales à
l’État Limite Ultime (ELU) en prenant l’action du vent de référence comme action variable dominante
au sens des Eurocodes.
Les charges de vent utilisées sont calculées selon la méthode décrite au § 2, en prenant cpi = 0 et cpe
conformément à l’Eurocode NF EN 1991-1-4.
La jonction entre les lés d’armature de la couche de base armée doit assurer la continuité de celle-ci,
que la jonction soit effectuée en partie courante ou au niveau des angles.
En partie courante et au niveau des angles rentrants et sortants, il est nécessaire de prévoir un che-
vauchement de 10 cm minimum aux joints des lés.
Couche
Armature de finition
2e passe
Panneau
isolant
Recouvrement
100 mm
1re passe
Figure 13 : Recouvrement entre lés d’armature en partie courante
5 Les systèmes ETICS collés sont réputés suffisamment résistants aux charges de vent cyclonique.
CHAPITRE 4 30 EXIGENCES POUR LES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX
3
2
1
10 cm
1 Recouvrement
2 Baguette d’angle
3 Armature
Figure 14 : Recouvrement entre lés d’armature en angle sortant
Au niveau des angles sortants, une alternative au recouvrement consiste à utiliser des profilés d’angles
entoilés.
Cornière d’angle
Figure 15 : Angle sortant avec baguette d’angle entoilée
CHAPITRE 4 31 EXIGENCES POUR LES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX
Dans le cas de menuiseries posées au nu intérieur, les panneaux isolants éventuellement installés
en tableau ou en linteau doivent impérativement être fixés mécaniquement. Si ces panneaux sont en
polystyrène expansé, ils peuvent alternativement être uniquement collés selon les mêmes dispositions
qu’en partie courante.
≥ 40 mm
Garniture (mastic, bande
de mousse imprégnée
précomprimée, etc.)
≥ 40 mm
≥ 25 mm
≥ 30 mm
≥ 40 mm
≥ 20 mm
Figure 16 : Encadrement d’une menuiserie posée au nu intérieur
4.8 Panneau et chauffe-eau solaires
Cette partie concerne les éléments de production d’énergie de type solaire thermique ou photovol-
taïque installés en sur-toiture. L’élément peut être constitué uniquement d’un panneau ou d’un pan-
neau associé à un ballon chauffe-eau solaire.
Dans les cas où le panneau solaire et son éventuel ballon sont installés sur une toiture terrasse, les
charges de vent doivent être calculées selon l’Eurocode NF EN 1991-1-4 en considérant le panneau
comme une « toiture isolée à un seul versant » (§ 7.3 de la NF EN 1991-1-4).
Dans les cas où le panneau solaire et son éventuel ballon sont installés sur une toiture inclinée, les
parties suivantes fournissent les hypothèses et la méthode de calcul à utiliser.
CHAPITRE 4 32 EXIGENCES POUR LES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX
4.8.1 Domaine d’application des panneaux
et chauffe-eau solaires sur toiture inclinée
Le présent document ne traite que des panneaux surimposés parallèles à la toiture.
Les situations suivantes sont exclues du domaine d’application du présent document :
■ les panneaux intégrés à la toiture ;
■ les panneaux sur châssis non parallèles à la toiture ;
■ les panneaux positionnés à plus de 20 cm au-dessus de la surface de toiture6 ;
■ les panneaux installés sur des toitures dont la pente est inférieure à 15° et supérieure à 60°.
2
≤ 20 cm
1
1 Plaque ondulée
2 Panneau solaire
Figure 17 : Distance entre panneau et plaque ondulée r
2
≤ 20 cm
1
1 Plaque nervurée
2 Panneau solaire
Figure 18 : Distance entre panneau et plaque nervurée
r
6 Calculée comme la distance la plus courte entre la sous-face du panneau et la surface de la couverture. Par exemple, la
distance entre la sous-face du panneau et le sommet de nervure ou d’onde pour les couvertures en tôle.
CHAPITRE 4 33 EXIGENCES POUR LES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX
La zone périphérique de 50 cm de large bordant chaque versant de toiture (rive basse, rive haute,
rive latérale, arêtier) n’est pas couverte par le présent document. Dans le cas d’une installation du
panneau dans cette zone, une étude doit être menée pour justifier la fixation du panneau sous des
sollicitations de vent plus élevées que proposées au § 4.8.2 et § 4.8.3.
1
1
1
50 cm 50 cm
50 cm
1 Zone périphérique
Figure 19 : Zone périphérique pour une toiture à 1, 2 et 4 versants
Les noues ne sont pas incluses dans la zone périphérique et sont donc couvertes par le présent docu-
ment. Les éléments en saillie de type chien assis, cheminée ou autre n’ont pas d’influence sur la géo-
métrie de la zone périphérique.
La partie supérieure du panneau, ballon inclus le cas échéant, ne doit pas être située plus haut que
le faîtage. Dans le cas contraire, une étude doit être menée pour justifier la fixation du panneau (et du
ballon le cas échéant) sous des sollicitations de vent plus élevées que proposées au § 4.8.2 et § 4.8.3.
4.8.2 Calcul de l’action du vent sur un panneau
Seule la charge de vent d’arrachement du panneau est considérée car les exigences réglementaires
portent uniquement sur les assemblages du panneau sur la charpente ou la structure du bâtiment. Il
convient d’appliquer les règles de l’art pour le dimensionnement du panneau en dehors de ce cas de
charge réglementaire.
La charge de vent d’arrachement perpendiculaire au panneau est calculée selon la formule suivante :
FV = qp(z) ⋅ cp,net ⋅ A
Avec :
■ qp(z) calculée selon la méthode décrite au §2
■ cp,net = cpe – cpi au sens de l’Eurocode NF EN 1991-1-4 avec cpi = 0
■ A : surface du panneau
Le calcul de cpe se fait selon l’Eurocode NF EN 1991-1-4 en utilisant la valeur de cpe,10.
Alternativement, il est possible d’utiliser les valeurs de cp,net suivantes pour les toitures à 1, 2 ou 4 versants.
cp,net
Panneau +
Zone de toiture Panneau seul
ballon
A (centre) – 0,7
B (coin) –2
C (Rives basse et latérale) – 1,4
D (Rive haute) – 1,4 -2
Note : aucune valeur cp,net positive n’est fournie car ces valeurs sont uniquement utilisées
pour le dimensionnement des fixations dans le présent document.
Tableau 14 : cp,net pour une toiture à 1, 2 ou 4 versants
CHAPITRE 4 34 EXIGENCES POUR LES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX
e/10 e/10
D C C
e/10
e/10 D
A A B
B
e/10 e/10
C
C C
C
B B
e/10
C e/10
D
e/10 A B
B
C e/10
C
C
e/10 C
B
e = min(b ; 2.h) avec b la dimension du côté perpendiculaire
au vent et h la hauteur du bâtiment
Figure 20 : Zone de toiture pour une toiture à 1, 2 et 4 versants
NOTE
Pour rappel, la zone périphérique de 50 cm située sur le pourtour du versant
nécessite une étude particulière. Les valeurs du tableau ci-dessus sont applicables
uniquement hors de cette zone périphérique.
4.8.3 Calcul de l’action du vent sur le ballon
La charge de vent appliquée au ballon est calculée comme suit :
FP
FT
VENT
Figure 21 : Force de traînée et force de portance
Force de traînée Force de portance
FT = qp(z) ⋅ cT ⋅ A FP = qp(z) ⋅ cP ⋅ A
(dans le sens du vent) (perpendiculaire à la toiture)
Avec :
■ qp(z) calculée selon la méthode décrite au § 2 ;
■ cT = 0,7 : coefficient de traînée ;
■ cP = 1,0 : coefficient de portance ;
■ A = L ⋅ ∅ : surface projetée du ballon avec L longueur du ballon et ∅ diamètre du ballon
CHAPITRE 4 35 EXIGENCES POUR LES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX
Le ballon étant solidaire de la structure support du panneau, la charge de vent sur le ballon est transmise
aux assemblages de la structure support du panneau sur la charpente/structure du bâtiment. Les forces résul-
tantes sont à ajouter aux forces générées par l’action du vent sur le panneau lui-même (§ 4.8.2) comme suit :
FP
FT
F2,V
FV F2,H
F1,V
VENT
F1,H
Figure 22 : Force de calcul des fixations basses (F1) et fixations hautes (F2)
Forces fixations basses Forces fixations hautes
F1,H = FT / 2 F2,H = FT / 2
F1,V = FV / 2 F2,V = FV / 2 + FP
Avec :
■ FV : force d’arrachement du vent appliquée au panneau ;
■ FT : force de traînée du vent appliquée au ballon ;
■ FP : force de portance du vent appliquée au ballon ;
■ F1,H et F1,V : composantes horizontale et verticale de la force au niveau des fixations basses ;
■ F2,H et F2,V : composantes horizontale et verticale de la force au niveau des fixations hautes.
NOTE
Outre la charge de vent, le poids propre du ballon doit également être pris en
compte selon les règles de l’art (cas de charge avec ballon plein et ballon à vide).
4.8.4 Fixations du panneau
La structure support du panneau doit être fixée sur la charpente ou la structure du bâtiment.
Le coefficient de sur-résistance gSR = 1,5 s’applique aux assemblages entre la structure support du
panneau et la charpente/structure du bâtiment.
4.8.5 Charpente et/ou structure support
du panneau et de son éventuel ballon
La charpente ou la structure support du panneau et de son éventuel ballon doit être apte à reprendre
les efforts transmis via les assemblages. Les efforts transmis résultent de l’action combinée du vent et
du poids du panneau associé à son éventuel ballon.
4.9 Auvent, varangue
Cette partie concerne les éléments non structuraux d’un auvent : la couverture et les éventuels ENS
rapportés (brise-soleil, panneau solaire, chauffe-eau solaire, lambrequin…) qui composent l’auvent.
La méthode de calcul des charges de vent est identique à celle s’appliquant à la structure de l’auvent.
Les exigences sont ensuite déclinées par élément pour la couverture et les éventuels autres ENS qui
composent l’auvent. Les critères à respecter sont définis dans les § 4.1 à 4.8.
CHAPITRE 4 36 EXIGENCES POUR LES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX
5
CHAPITRE 5
EXIGENCES POUR
LES ASSEMBLAGES
Les précédents épisodes cycloniques ont montré que les sinistres majeurs ont pour origine une rup-
ture au niveau d’un assemblage. La conception et l’exécution des assemblages dans les zones cyclo-
niques exigent donc une attention particulière et doivent prendre en compte les spécificités des
territoires d’outre-mer que sont l’agressivité des embruns marins, les épisodes de fortes précipitations
et un taux d’humidité globalement élevé.
Dans le cas d’une conception paracyclonique, on s’intéresse aux assemblages qui permettent de trans-
mettre les charges de vent de l’enveloppe jusqu’aux fondations et dont la rupture peut provoquer un
sinistre généralisé. Tous les assemblages ne sont donc pas concernés : les assemblages pour lesquels le
coefficient de sur-résistance s’applique sont listés ci-après aux § 5.1.1 et § 5.1.2.
8
5
1
7 4
6
3
2
Légende
1 Assemblage entre structure et charpente
2 Assemblage entre structure légère et fondations
3 Assemblage entre structure/charpente d’un auvent et structure/charpente du bâtiment
4 Assemblage entre menuiserie d’une fenêtre/porte et support structural
5 Assemblage entre charpente et tôle de couverture
6 Assemblage entre garde-corps et son support
7 Assemblage entre parement d’un bardage et son support (ossature secondaire ou structure)
8 Assemblage entre structure support d’un panneau solaire et structure/charpente du bâtiment
Figure 23 : Types d’assemblage
CHAPITRE 5 37 EXIGENCES POUR LES ASSEMBLAGES
Fanc,Rd
1
Arbalétrier
2
Goujon
d’ancrage
Entrait
1 Chaînage horizontal 2 Chaînage vertical au droit de
l’ancrage du montant de la palée
de stabilité
Figure 24 : Exemple d’assemblage entre structure Figure 25 : Exemple d’assemblage entre structure légère
et charpente (1) et fondations (2)
Figure 26 : Exemple structure/charpente d’un auvent et structure/charpente du bâtiment (3)
Tirefond Rondelle
Étanchéité Cavalier
Figure 27 : Exemple d’assemblage entre Figure 28 : Exemple d’assemblage
menuiserie et son support structural (4) entre charpente et tôle de couverture (5)
CHAPITRE 5 38 EXIGENCES POUR LES ASSEMBLAGES
5.1 Coefficient de sur-résistance gSR
Afin de limiter les ruptures brutales au niveau d’une liaison et de mieux maitriser les lieux d’apparition
de défaillances, un coefficient de sur-résistance, noté gSR, est appliqué à certains assemblages d’élé-
ments structuraux et non structuraux. Ces assemblages sont précisés ci-après aux § 5.1.1 et § 5.1.2.
Ce coefficient de sur-résistance porte sur l’ensemble de l’assemblage qui comprend les ancrages, sa
liaison avec l’élément de structure et les organes d’assemblage (type équerre, platine, sabot, étrier à
âme…) et s’applique aux efforts que subit l’assemblage.
La résistance Rd à un effort Ed que subit l’assemblage doit ainsi respecter la condition suivante :
gSR ⋅ Ed ≤ Rd
où :
■ Ed : Valeur de calcul de l’effet des actions
■ Rd : Valeur de calcul de la résistance
NOTE
En renforçant certains assemblages, on limite les risques de rupture à la chaîne
d’assemblages qui peuvent conduire à l’effondrement général de la structure. Ren-
forcer les assemblages de fixation de l’enveloppe du bâtiment permet également
de réduire le risque qu’un élément se transforme en projectile pouvant impacter
les personnes, les bâtiments ou les équipements.
5.1.1 Assemblage entre éléments structuraux
Le coefficient de sur-résistance fixé à gSR = 1,5 s’applique au calcul des assemblages structuraux sui-
vants :
■ les assemblages entre structure et charpente ;
■ les assemblages entre structure légère (ossature bois ou métallique par exemple) et les fondations ;
■ les assemblages entre structure/charpente d’un auvent et structure/charpente du bâtiment.
5.1.2 Assemblage entre éléments
non structuraux et leur support
Le coefficient de sur-résistance fixé à gSR = 1,5 s’applique aux assemblages suivants des ENS avec leur
support :
■ les assemblages entre les menuiseries d’une fenêtre/porte et le support structural ;
■ les assemblages entre charpente et tôle de couverture ;
■ les assemblages entre garde-corps et leur support ;
■ les assemblages entre parement d’un bardage et son support (ossature secondaire ou structure) ;
■ les assemblages entre structure support d’un panneau solaire et structure/charpente du bâtiment ;
■ les fixations des ENS rapportés respectant les critères de poids et de surface énoncés au § 4.
CHAPITRE 5 39 EXIGENCES POUR LES ASSEMBLAGES
6
CHAPITRE 6
EXIGENCES POUR LES
BÂTIMENTS DE CATÉGORIE IV
Pour les bâtiments de catégorie IV, des exigences supplémentaires sont à prendre en compte en fonc-
tion du type de bâtiment (hôpital, bâtiment refuge, etc.). Ces exigences sont liées à la nécessité d’assu-
rer une continuité de fonctionnement. Elles doivent être définies dans les documents particuliers
du marché.
La réglementation paracyclonique impose que des mesures préventives spécifiques doivent être appli-
quées aux bâtiments, équipements et installations de catégorie IV pour garantir la continuité de leur
fonctionnement en cas de cyclones.
NOTE
En cas d’épisode cyclonique, les équipements et installations intérieures sont peu
impactées tant que l’étanchéité de l’enveloppe est assurée.
Les exigences qui résultent de la continuité de fonctionnement dépendent du type de bâtiment
considéré. Par exemple, un hôpital n’a pas les mêmes besoins qu’un bâtiment abritant un centre de
secours.
Des règles spécifiques doivent donc être établies par la maîtrise d’ouvrage en fonction du type de
bâtiment. Ces règles doivent préciser les performances visées et les implications en termes d’hypo-
thèses de conception, de critères de conception et de dispositions particulières à mettre en œuvre.
CHAPITRE 6 41 EXIGENCES POUR LES BÂTIMENTS DE CATÉGORIE IV
PRINCIPALES RÉFÉRENCES
Guide de bonnes pratiques pour la construction et la réhabilitation de l’habitat, points clés pour amélio-
rer la sécurité, Saint-Martin, CSTB, 2018
Conception paracyclonique à l’usage des architectes et ingénieurs, Les grands ateliers de l’Isle d’Abeau,
C. Barré, A. de la Foye et S. Moreau, 2011
Cahiers du CSTB n° 3311, Conception cyclonique, Concepts aérodynamiques et conseils pratiques,
S. Moreau, J. Gandemer et G. Barnaud, janvier-février 2001
Règles Antilles, Direction Départementale de l’Équipement Martinique et Direction Départementale
de l’Équipement Guadeloupe, 1996
Cyclones… Environnement Constructions désordres remèdes, Jean POTHIN, SOCOTEC, DDE La Réu-
nion, mai 1992
Guide de construction en région cyclonique, Chambre des Métiers de La Réunion, 2012
Guide de construction parasismique et paracyclonique de maisons individuelles à structure en bois aux
Antilles, Règles de construction et annexes techniques, Association Française du génie Parasismique
(AFPS), Chapitres de Guadeloupe et de Martinique, décembre 2011
Guide de construction parasismique des maisons individuelles, DHUP, CPMI-EC8, Zone 5, 2020
Guide de construction parasismique des maisons individuelles, DHUP, CPMI-EC8, Zones 3 et 4, août 2021
Recommandations professionnelles : Couverture en plaques nervurées issues de tôles d’acier revêtues en
climat tropical ou équatorial humide et conditions cycloniques, PACTE, décembre 2021
Recommandations professionnelles : Couverture en plaques ondulées issues de tôles d’acier revêtues en
climat tropical ou équatorial humide et conditions cycloniques, PACTE, décembre 2021
PRINCIPALES RÉFÉRENCES 43
ANNEXE A
Tableaux de pression P3 cyclonique
pour les fenêtres/portes
Pression cyclonique (cas 1, 2a* et 3a) pour les bâtiments
de catégorie I
* Pour le cas 2a, la pression cyclonique est diminuée de 22 %.
Coef expo Pression P3 cyclonique pour une hauteur H de bâtiment [Pa]
Région
Ce(10 m)
H≤9 9 < H ≤ 18 18 < H ≤ 28 28 < H ≤ 50 50 < H ≤ 100
0 à 1,28 1 250 1 250 1 400 1 700 2 150
1,29 à 1,40 1 250 1 450 1 700 2 000 2 500
1,41 à 1,83 1 450 1 750 2 000 2 400 2 850
Guadeloupe
1,84 à 2,34 1 850 2 250 2 500 2 750 3 250
2,35 à 2,90 2 250 2 650 2 850 3 150 3 550
> 2,90 Calcul selon EN 1991-1-4
0 à 1,28 1 250 1250 1250 1400 1800
1,29 à 1,40 1 250 1250 1400 1700 2050
1,41 à 1,83 1 250 1450 1700 2000 2400
Martinique
1,84 à 2,34 1 550 1850 2050 2350 2650
2,35 à 2,90 1 950 2200 2400 2600 2900
> 2,90 Calcul selon EN 1991-1-4
ANNEXE A 45 Tableaux de pression P3 cyclonique pour les fenêtres/portes
Pression cyclonique (cas 1, 2a* et 3a) pour les bâtiments
de catégories II et III
* Pour le cas 2a, la pression cyclonique est diminuée de 22 %.
Coef expo Pression P3 cyclonique pour une hauteur H de bâtiment [Pa]
Région
Ce(10 m)
H≤9 9 < H ≤ 18 18 < H ≤ 28 28 < H ≤ 50 50 < H ≤ 100
0 à 1,28 1 500 1 500 1 850 2 300 2 850
1,29 à 1,40 1 500 1 950 2 300 2 650 3 350
1,41 à 1,83 1 950 2 350 2 650 3 150 3 750
Guadeloupe
1,84 à 2,34 2 450 2 950 3 250 3 650 4 250
2,35 à 2,90 3 000 3 500 3 750 4 150 4 650
> 2,90 Calcul selon EN 1991-1-4
0 à 1,28 1 500 1 500 1 550 1 900 2 450
1,29 à 1,40 1 500 1 600 1 900 2 350 2 800
1,41 à 1,83 1 600 2 000 2 350 2 700 3 250
Martinique
1,84 à 2,34 2 100 2 500 2 800 3 200 3 600
2,35 à 2,90 2 650 3 000 3 250 3 550 3 950
> 2,90 Calcul selon EN 1991-1-4
ANNEXE A 46 Tableaux de pression P3 cyclonique pour les fenêtres/portes
Pression cyclonique (cas 1, 2a* et 3a) pour les bâtiments
de catégorie IV
* Pour le cas 2a, la pression cyclonique est diminuée de 22 %.
Coef expo Pression P3 cyclonique pour une hauteur H de bâtiment [Pa]
Région
Ce(10 m)
H≤9 9 < H ≤ 18 18 < H ≤ 28 28 < H ≤ 50 50 < H ≤ 100
0 à 1,28 1 800 1 850 2 250 2 800 3 450
1,29 à 1,40 1 800 2 400 2 800 3 250 4 100
1,41 à 1,83 2 400 2 850 3 250 3 900 4 600
Guadeloupe
1,84 à 2,34 3 000 3 600 4 000 4 500 5 250
2,35 à 2,90 3 650 4 300 4 600 5 100 5 700
> 2,90 Calcul selon EN 1991-1-4
0 à 1,28 1 800 1 800 1 950 2 400 3 050
1,29 à 1,40 1 800 2 000 2 400 2 900 3 500
1,41 à 1,83 2 000 2 450 2 900 3 350 4 000
Martinique
1,84 à 2,34 2 600 3 150 3 500 3 950 4 450
2,35 à 2,90 3 300 3 750 4 000 4 400 4 900
> 2,90 Calcul selon EN 1991-1-4
ANNEXE A 47 Tableaux de pression P3 cyclonique pour les fenêtres/portes
Pression cyclonique réduite (cas 2b et 3b) quelle que soit
la catégorie de bâtiment
Coef expo Pression P3 cyclonique réduite pour une hauteur H de bâtiment [Pa]
Région
Ce(10 m)
H≤9 9 < H ≤ 18 18 < H ≤ 28 28 < H ≤ 50 50 < H ≤ 100
0 à 1,28 1 200 1 200 1 200 1 200 1 200
1,29 à 1,40 1 200 1 200 1 200 1 200 1 450
1,41 à 1,83 1 200 1 200 1 200 1 350 1 650
Guadeloupe
1,84 à 2,34 1 200 1 250 1 400 1 600 1 850
2,35 à 2,90 1 300 1 500 1 650 1 800 2 000
> 2,90 Calcul selon EN 1991-1-4
0 à 1,28 1 200 1 200 1 200 1 200 1 200
1,29 à 1,40 1 200 1 200 1 200 1 200 1 200
1,41 à 1,83 1 200 1 200 1 200 1 200 1 400
Martinique
1,84 à 2,34 1 200 1 200 1 200 1 400 1 550
2,35 à 2,90 1 200 1 300 1 400 1 550 1 700
> 2,90 Calcul selon EN 1991-1-4
ANNEXE A 48 Tableaux de pression P3 cyclonique pour les fenêtres/portes
ANNEXE B
Notice d’utilisation
GÉORISQUES
Préambule
Cette notice est à destination des professionnels souhaitant calculer la charge de vent sur les bâti-
ments dans les territoires concernés par l’aléa cyclonique.
Le coefficient d’exposition ce(z) permet de calculer la pression dynamique de pointe qp servant à
calculer la charge de vent sur les bâtiments.
1
qp ( z) = ce ( z)⋅ ⋅ ρ ⋅ vb2
2
ρ = 1,225 kg/m3
vb vitesse du vent de référence
La pression dynamique de pointe qp est une valeur qui dépend du lieu où est implantée la construc-
tion. Il ne s’agit pas de la pression appliquée aux différentes parois de la construction considérée.
Pour calculer la pression aérodynamique appliquée aux surfaces du bâtiment, il est nécessaire de se
référer à l’Eurocode NF EN 1991-1-4 et à son Annexe Nationale (exception faite de la vitesse du vent
de référence qui est reprise de la réglementation paracyclonique pour les territoires de Guadeloupe et
de Martinique pour lesquels les valeurs sont données ci-dessous).
Les vitesses de référence du vent en m/s inscrites au niveau de l’article 4 de l’arrêté du 5 juillet 2024
relatif à la classification et à la prise en compte du risque de vents cycloniques dans la conception et
la construction des bâtiments situés en Guadeloupe et en Martinique sont :
Période de retour Guadeloupe Martinique
25 ans 33 30
50 ans 38 35
100 ans 42 39
La période de retour dépend de la catégorie d’importance du bâtiment définie dans la réglementa-
tion paracyclonique.
Il est à noter qu’il est toujours nécessaire de tenir compte des éventuels effets locaux autour de l’ou-
vrage à construire. En effet, un bâtiment de hauteur supérieure à 30 m situé à proximité de l’ouvrage
à construire dont la hauteur excède sensiblement celle de l’ouvrage va produire des effets locaux. Ces
effets locaux ont une incidence sur l’action du vent soumise à l’ouvrage à construire qu’il est néces-
saire de prendre en compte. À cet égard, Il est possible d’appliquer les dispositions de la clause 4.3.4 de
l’Annexe Nationale de la norme NF EN 1991-1-4.
ANNEXE B 49 Notice d’utilisation GÉORISQUES
Mode d’emploi des coefficients d’exposition ce(z)
Se connecter au site Géorisques
Dossier expert sur les vents cycloniques
Carte interactive de la Guadeloupe
Carte interactive de la Martinique
Données brutes cartographiées data.gouv.fr
Identifier la hauteur du bâtiment z par rapport au sol.
z
z
Le calcul n’est valable que pour des hauteurs de bâtiment comprises entre 0 et 50 m.
Dans les étapes suivantes, il conviendra de relever :
■ La valeur de ce(z) à 6 m pour les bâtiments dont la hauteur z est inférieure ou égale à 6 m ;
■ Les valeurs de ce(z) encadrant la hauteur z pour les bâtiments dont la hauteur est comprise entre
6 et 20 m ;
■ Les valeurs de ce(z) à 15 et 20 m pour les bâtiments dont la hauteur est comprise entre 20 et 50 m.
Se référer à la notice explicative pour les bâtiments de hauteur supérieure à 50 m.
Afficher la couche « vents cycloniques » relative au territoire concerné
ANNEXE B 50 Notice d’utilisation GÉORISQUES
Cliquer sur la carte où se trouve le bâtiment
Si le bâtiment est situé sur plusieurs zones, veuillez retenir la zone pour laquelle les valeurs de ce(z)
sont les plus élevées.
Si le bâtiment n’est pas dans une zone couverte par la carte, des méthodes alternatives de calcul de la
pression dynamique de pointe qp sont présentées dans la notice explicative associée aux cartes.
Retrouver les valeurs de coefficient d’exposition utiles pour la hauteur du bâtiment
Pour les bâtiments inférieurs à 6 m de hauteur, relever la valeur de ce(z) sur la carte à 6 m.
Pour les bâtiments entre 6 et 20 m, relever les valeurs de ce(z) des deux hauteurs encadrant la hauteur
du bâtiment.
Pour les bâtiments supérieurs à 20 m de hauteur, relever les valeurs de ce(z) sur les cartes à 15 m et
20 m.
ANNEXE B 51 Notice d’utilisation GÉORISQUES
Par exemple, pour une hauteur de bâtiment z = 9 m, les hauteurs de référence sont 6 m et 10 m.
Les valeurs affichées sur les cartes correspondantes sont nommées ce(6 m) et ce(10 m) et valent par
exemple :
ce(6 m) = 1,70 et ce(10 m) = 2,05
Calculer la valeur de ce(z)
■ Si la hauteur z est inférieure à 6 m, prendre la valeur de ce (z) à 6 m.
■ Si la hauteur z est comprise entre 6 et 20 m, procéder à une interpolation linéaire des
deux valeurs de ce (z) relevées dans l’étape 5 :
z −6
ce ( z) = ce (6 m) + (c (10 m) − ce (6 m)) pour 6 m ≤ z < 10 m
10 − 6 e
z − 10
ce ( z) = ce (10 m) + (c (15 m) − ce (10 m)) pour 10 m ≤ z < 15 m
15 − 10 e
z − 15
ce ( z) = ce (15 m) + (c (20 m) − ce (15 m)) pour 15 m ≤ z < 20 m
20 − 15 e
■ Si la hauteur z est comprise entre 20 et 50 m, procéder à une extrapolation linéaire
des deux valeurs ce(z) relevées dans l’étape 5 :
z − 20
ce ( z) = ce (20 m) + (c (20 m) − ce (15 m)) pour 20 m ≤ z < 50 m
20 − 15 e
■ Si la hauteur z est supérieure à 50 m, le cas n’est pas couvert. Se référer à la notice explicative.
Par exemple, pour une hauteur de bâtiment z = 9 m et des coefficients d’exposition ce(6 m) = 1,70 et
ce(10 m) = 2,05 :
9−6
ce ( z) = 1,70 + (2,05 − 1,70) = 1,96.
10 − 6
Zones non couvertes par les coefficients d’exposition ce(z)
Les coefficients d’exposition ne sont pas fournis pour certaines zones. Ces zones dites « non cou-
vertes » sont définies comme les zones où les conditions de simulation aéraulique n’ont pas permis
d’assurer une fiabilité suffisante pour que les résultats soient considérés comme applicables. Ces zones
ont été repérées à dire d’experts par une équipe formée d’experts métiers en géomatique, aéraulique
et structure du bâtiment.
Pour ces zones, les résultats obtenus via un modèle de simulation CFD (Computational Fluid Dyna-
mics) sont jugés non valides dans le sens où le relief est trop abrupt pour être correctement pris en
compte par la maille du modèle définie au pas de 250 m.
L’exemple typique est celui de la présence d’une falaise pour lequel il est impossible de retranscrire
l’effet d’une paroi verticale ; cette dernière étant modélisée par deux points distants de 250 m. De fait,
seul un effet de pente plus ou moins marqué sera représenté. Or l’impact de la présence d’une falaise
sur l’écoulement de vent est particulier. Le phénomène ne pouvant être retranscrit convenablement
par la simulation, il convient donc de ne pas considérer les résultats autour de la zone de crête qui est
dès lors définie comme une zone non couverte.
Pour les zones non couvertes, des méthodes alternatives de calcul sont présentées dans la notice
explicative associée aux cartes.
ANNEXE B 52 Notice d’utilisation GÉORISQUES
Bâtiments de grande dimension
Pour les bâtiments dont la hauteur est strictement supérieure à 50 mètres ou dont la plus grande
dimension en plan est strictement supérieure à 250 mètres, des méthodes alternatives de calcul sont
présentées dans la notice explicative associée aux cartes.
Production des données
Les données qui ont servi de base à la cartographie sont produites via le logiciel QGis. Les données
d’entrée sont issues de modèles de simulation type CFD fournissant un point tous les 250 m (180 m
pour Mayotte).
Ces données sont transformées en format raster tif pour un affichage et une interrogation de tout
point du territoire. Les données ne sont pas interpolées à une maille plus fine que la résolution de la
modélisation d’origine. Le raster résultant est expurgé des mailles concernées par les zones non cou-
vertes identifiées par des experts métiers. Les raster sont produits dans la projection de référence de
chaque territoire et également fournis en projection pseudo mercator (EPSG : 3857). Les données sont
disponibles sur data.gouv.fr.
ANNEXE B 53 Notice d’utilisation GÉORISQUES
ANNEXE C
Notice explicative
GÉORISQUES
Cette notice est à destination des professionnels souhaitant calculer la charge de vent sur les bâti-
ments dans les territoires concernés par l’aléa cyclonique. Elle fournit des méthodes alternatives au
calcul du coefficient d’exposition ce(z) et de la pression dynamique de pointe qp via les cartes dispo-
nibles sur Géorisques. Pour rappel, qp et ce(z) sont respectivement définis par les équations (4.8) et (4.9)
de la NF EN 1991-1-4.
Trois cas de figures sont possibles pour le calcul du coefficient d’exposition :
■ Cas 1 : Le bâtiment est situé en zone couverte par les coefficients d’exposition sur les cartes du site
Géorisques et possède les dimensions suivantes : hauteur ≤ 50 m et plus grande dimension en plan
≤ 250 m
É Il est possible de recourir aux coefficients d’exposition fournis par Géorisques ou bien d’utiliser
les méthodes avancées de l’Eurocode NF EN 1991-1-4 (§1.5 et clause 1.5(2) de l’Annexe Nationale
correspondante) ;
■ Cas 2 : Le bâtiment est situé en zone non couverte par les coefficients d’exposition sur les cartes du
site Géorisques et possède les dimensions suivantes : hauteur ≤ 50 m et plus grande dimension en
plan ≤ 250 m
É Il est possible de recourir à la méthode standard de l’Eurocode NF EN 1991-1-4 ou aux
méthodes avancées de l’Eurocode NF EN 1991-1-4 (§1.5 et clause 1.5(2) de l’Annexe Nationale
correspondante) ;
■ Cas 3 : Le bâtiment est de grande dimension : hauteur > 50 m ou plus grande dimension en plan
> 250 m.
É Il est nécessaire de recourir aux méthodes avancées de l’Eurocode NF EN 1991-1-4 (§1.5 et
clause 1.5(2) de l’Annexe Nationale correspondante).
Dans le cas des zones non couvertes et lorsque les dimensions du bâtiment sont conformes au cas 2,
la pression dynamique de pointe qp peut être obtenue à partir de la méthode de calcul standard four-
nie par la norme Eurocode NF EN 1991-1-4 et son Annexe Nationale (exception faite de la vitesse du
vent de référence qui est reprise de la réglementation paracyclonique pour les territoires de Guade-
loupe et de Martinique pour lesquels les valeurs sont données ci-dessous).
Période de retour Guadeloupe Martinique
25 ans 33 30
50 ans 38 35
100 ans 42 39
La période de retour dépend de la catégorie d’importance du bâtiment définie dans la réglementa-
tion paracyclonique.
ANNEXE C 55 Notice explicative GÉORISQUES
Si la zone n’est pas couverte (cas 2), il est possible de faire appel à un spécialiste ou un laboratoire
spécialisé pour calculer les coefficients d’exposition dans les zones non couvertes via des essais en
soufflerie1 ou des simulations numériques2 en mécanique des fluides (dites simulations CFD). Les coef-
ficients d’exposition ainsi calculés permettent de se retrouver dans le cas 1.
Les deux méthodes peuvent permettre d’évaluer les effets d’orographie et de rugosité nécessaires au
calcul des coefficients d’exposition. Il conviendra notamment de reproduire correctement les caracté-
ristiques spécifiques des écoulements de vent au sein de la couche limite atmosphérique.
Pour le cas particulier des projets complexes, il est recommandé d’avoir recours aux méthodes avan-
cées proposées dans les Eurocodes : §1.5 de l’Eurocode NF EN 1991-1-4 et clause 1.5(2) de l’Annexe
Nationale correspondante. Dans ce cas, une étude spécifique doit être menée et appuyée par une
combinaison de simulations numériques type CFD (Computational Fluid Dynamics) et/ou d’essais en
soufflerie.
Dans les cas suivants, le recours aux méthodes avancées est recommandé :
■ les IGH (immeubles de grande hauteur) ;
■ les bâtiments à la forme ou l’enveloppe complexe ;
■ les composants ou bâtiments pour lesquels on souhaite optimiser la conception.
Ces simulations et essais doivent être fondés sur une modélisation appropriée et suffisamment précise
du vent naturel, de l’environnement (bâti et nature) et de l’objet étudié (élément, structure, bâti-
ment…).
1 Les essais en soufflerie sont réalisés à échelle réduite et se doivent de respecter au mieux les similitudes associées à la
problématique. Étant données les échelles de réduction utilisées pour cette approche (particulièrement dans le cas de
topographie marquée), la modélisation des effets de rugosité peut s’avérer particulièrement délicate, voire impossible
à proximité du sol.
2 Concernant l’approche numérique par simulation CFD, le modèle utilisé doit reposer sur une méthodologie préalable-
ment validée. La pertinence des résultats et leur fiabilité requièrent une maitrise des nombreux choix de paramétrisa-
tion : modèle de turbulence, conditions initiales, conditions aux limites, méthode de discrétisation, domaine de calcul,
schémas numériques, solveur...
ANNEXE C 56 Notice explicative GÉORISQUES
Depuis la survenue du cyclone Irma à l’automne
2017, le ministère chargé du logement, le ministère
chargé de la prévention des risques et le ministère
chargé des Outre-mer mènent conjointement, et
en étroite association avec le CSTB, des études
afin d’améliorer la prise en compte des risques
liés aux vents cycloniques dans la construction des
bâtiments situés dans les départements et régions
d’outre-mer exposés à cet aléa. Les conclusions
de ces travaux permettent désormais de préciser
les règles techniques relatives à la conception et la
construction des bâtiments dans les zones exposées
aux cyclones.
Le guide d’application des exigences réglementaires
rassemble l’ensemble des exigences techniques
réglementaires à satisfaire pour la conception des
éléments structuraux ainsi que les dispositions
réglementaires concernant les éléments non
structuraux. L’utilisation du présent document
nécessite par ailleurs le respect des règles de
l’art qu’elles soient de conception, de calcul et de
réalisation qui s’appliquent en situation courante.
Les règles en situation courante stipulées par
les normes françaises (dont les DTU), les normes
européennes ainsi que les Avis Techniques et
Appréciations Techniques d’Expérimentation sont
considérés comme compatibles avec le présent
guide.
Texte extrait tel quel de la pièce officielle, qui seule fait foi. La mise en page du document d'origine peut différer.