Prix1 % du montant attribué, plafonné à 5 000 € HT, dû uniquement si le marché vous est attribué.Le contrat

Pièce

1-Rapport de diagnostic_phase1-120619.pdf · 22 198 mots · du marché « Études et maîtrise d'œuvre pour l'aménagement du pôle agricole de Mro Mouhou à Bandrélé, incluant les études environnementales », dossier de consultation officiel.

ETUDE DE FAISABILITÉ DE L’AMÉNAGEMENT D’UN PÔLE AGRICOLE
               À PROXIMITÉ DE MRO MOUHOU



             Rapport de diagnostic, accompagné
              des cartographies, du reportage
              photographique et des entretiens
                         04/12/2018



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Notification 20/09/18
Lancement 20/09/18
                                                                  PHASE 1 : ETUDE DE DIAGNOSTIC
    COTECH 31/10/2018
                                 4 mois
                                           ETAPE 1 : Réalisation d’un état des lieux
   Ateliers 8 et 9/11/2018                                                                 ETAPE 2 : La conduite des réflexions
     COPIL 12/11/18                                                                        prospectives adaptées au site




                                                                                                                                      ACTION TRANSVERSALE :
 LE 19/11 LIVRABLE FIN PHASE 1
                                                              PHASE 2 : SCENARIOS D’AMENAGEMENT




                                                                                                                                          CONCERTATION
                                 2 mois




  COPIL VISIO fin janvier 2019             ETAPE 1 : Proposition de scénarios d’aménagement (deux minimum)

                                           ETAPE 2 : Analyse multicritères des scénarios
   Objectif Février 2019

                                                PHASE 3 : FAISABILITE DU
                                 2 mois




                                                  SCENARIO RETENU ET
                                                                                                PHASE 4 : MODALITES DE
                                                 ESTIMATION DES COÛTS
    Objectif Mars 2019                                                                             GESTION DU SITE

                                                              PHASE 5 : PROGRAMME OPERATIONNEL
                                  1 mois




    Objectif Avril 2019




                                                                                                                                  2
                                                           SOMMAIRE LIVRABLE
                                                PHASE 1 : ÉTUDE DE DIAGNOSTIC

1 RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
       Contexte de l’agriculture à Mayotte
       Cadre réglementaire et acteurs
       Contexte de l’agriculture à Bandrélé
       Contexte du site de Mro Mouhou
2 ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
       Vision des acteurs et des parties prenantes
       Synthèse des dynamiques engagées et attentes des porteurs de projet
       Le pôle de Bandrélé

3 APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
       Type de production, surface, cycle
       Besoin en eau
       Débouchés possibles & chaine de valeur
       Questions sur les modalités de gestion
       Equipements et aménagements
                                                                             3
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              PHASE 1 : ÉTUDE DE DIAGNOSTIC


1   RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX

2   ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX

3   APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS




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                                                          Point du CCTP traités

RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX

 Contexte de l’agriculture à Mayotte

                                                 Rôle des acteurs dans le développement
 Cadre réglementaire et acteurs                  agricole et économique



 Contexte de l’agriculture à Bandrélé          Offre locale en produits agricoles

                                        Point sur le PLU et les aléas naturels
 Contexte du site de Mro Mouhou         Climat et cultures locales
                                        Etude géomorphologie
                                        Etude environnementale
                                        Etude sur la capacité des réseaux d'adduction d'eau
                                        Diagnostic chimique des sols
                                        Analyse du potentiel agricole du site
                                        Occupation actuelles des parcelles
                                        Potentielles sources de conflits
                                                                               5
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RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX

 Contexte de l’agriculture à Mayotte

 Cadre réglementaire et acteurs

 Contexte de l’agriculture à Bandrélé

 Contexte du site de Mro Mouhou




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                                                           CONTEXTE DE L’AGRICULTURE À MAYOTTE

Une agriculture essentielle à Mayotte
▪ Les exploitations agricoles
•   En 2010, date du premier recensement agricole de Mayotte, l’île comptait 15 700 « exploitations » agricoles :
-   13.000 très petites exploitations,
-   2.500 exploitations intermédiaires,
-   200 exploitations professionnelles.
•   Les exploitations familiales, vivrières et traditionnelles sont largement prépondérantes, et l'objectif principal des
    agriculteurs mahorais est de subvenir aux besoins alimentaires familiaux (la moitié des exploitations auto-
    consomment la totalité de leurs productions).
•   Les très petites exploitations sont la norme : la taille moyenne est de 0,45 ha, seulement 8% des exploitations
    cultivent plus de 1 ha (dont 2% 2 ha et plus, soit 360 exploitations « de grande taille »).


▪ La population agricole
•   L’agriculture concerne près d’un tiers de la population mahoraise : 60 000 personnes appartiennent aux ménages
    agricoles ; c’est le plus fort taux de l’ensemble des départements français (métropole et DOM).
•   Cette population agricole, à l’image de la population mahoraise, est jeune : 53% de ses membres ont moins de 25
    ans.
•   Elle est féminine : 52% des chefs d’exploitation sont des femmes.


                                                                                                               7
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                                                         CONTEXTE DE L’AGRICULTURE À MAYOTTE

L’occupation du sol par l’agriculture
•   La surface totale exploitable pour l’agriculture
    est de 20 700 ha, soit 55 % du territoire
    mahorais.
•   Seuls 7 100 ha sont effectivement cultivés, soit
    un tiers de la surface exploitable et 19% du
    territoire.
•   Contrairement à une idée reçue, et malgré la
    croissance démographique de l’île            et
    l’extension urbaine, notamment dans le secteur
    de Mamoudzou, le territoire n’est pas
    surexploité d’un point de vue agricole.
•   Les cultures sont pratiquées dans toutes les
    zones où cela est possible, donc en dehors des
    zones urbaines et littorales et des réserves
    forestières,  qui      couvrent      les   parties
    montagneuses de l’île.




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                                                             CONTEXTE DE L’AGRICULTURE À MAYOTTE

Le système du jardin mahorais
•   A Mayotte, dominent des systèmes agro-forestiers plus ou moins arborés et intensifs, avec de nombreuses
    associations de cultures et la présence d’animaux permettant de fournir une alimentation diversifiée aux familles
    (légumes, fruits, céréales, légumineuses, épices, viande…) : c’est le système du « jardin mahorais ».
•   L’agriculture mahoraise est diversifiée, présentant une grande variété de productions coexistant au sein de la
    même exploitation, voire de la même parcelle.


▪ Les productions végétales
•   Les cultures vivrières occupent 92 % de la surface cultivée totale (6.541 ha) dont 2.514 ha de bananes et 1.752 ha
    de manioc, cultures qui dominent la SAU avec 60% des surfaces exploitées.
•   Le maraîchage n’occupe que 1,9% des surfaces cultivées, mais représente 8 % des exploitations, et est une filière
    est en pleine expansion.
•   Les filières de « rente » historique, vanille et Ylang, représentent moins de 2 % de la SAU (140 hectares en Ylang,
    30 hectares en vanille), et sont des cultures en pleine déprise.


▪ Les productions animales
•   Un tiers des exploitations pratiquent l’élevage. Il s’agit d’une activité complémentaire, reposant sur de très petits
    troupeaux (la moyenne est de 5 bovins et/ou 6 ovins-caprins par élevage).
•   L’élevage de volaille oscille entre tradition et modernité : 2 000 élevages traditionnels de volailles sont recensés,
    contre seulement 150 élevages plus modernes (poules pondeuses, poulets de chair, dindes et pintades).
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                                                           CONTEXTE DE L’AGRICULTURE À MAYOTTE

Le devenir des productions
▪ Une filière agroalimentaire peu développée
Les activités agroalimentaires représentent le tiers de l’activité industrielle de Mayotte.     Mais le secteur est peu
développé et les entreprises sont peu nombreuses :
-   On recense deux structures de conditionnement des œufs, deux de transformation de fruits et légumes, aucun
    abattoir de bovins et un seul abattoir de volailles.
-   Dans le secteur aval, quelques structures opèrent à partir essentiellement de matières premières importées
    (découpe de viande, boulangerie industrielle, plats cuisinés, boissons, yaourts).
-   La fabrication d’essence d’Ylang-Ylang a fortement décliné.
 Or, les besoins en produits frais et transformés sont de plus en plus importants à Mayotte : démographie en
   hausse, élévation du niveau de vie, évolution des goûts, demandes de la restauration collective…


▪   L’autosuffisance alimentaire
•   L’agriculture mahoraise produit plus de 60 000 tonnes de denrées agricoles par an, et la population est alimentée
    à hauteur de 50% des besoins, jusqu’à 80% en fruits et légumes frais et 100% en œufs.
•   20% seulement des productions sont vendues, via des circuits courts et souvent informels : pratique du « don »
    auprès des proches (famille, voisins…), échanges entre producteurs…
=> L’île est largement déficitaire en termes de productions animales (viande bovine et ovine, volailles, produits
laitiers).
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                                                           CONTEXTE DE L’AGRICULTURE À MAYOTTE

Les contraintes pour les exploitations
• L’accès au foncier agricole constitue un point de blocage majeur, le principal frein au développement de
  l’agriculture à Mayotte.
 Actuellement, seuls 23 % des agriculteurs déclarent détenir un titre de propriété pour les terres qu’ils exploitent.
  Les 77% restant cultivent des terres sur la base d’un simple accord oral (droit coutumier).

•   L’agriculture correspond à une activité parmi d’autres, et la plupart des agriculteurs exercent un autre métier en
    parallèle.

•   Les parcelles sont isolées et éloignées des exploitations (la distance moyenne à parcourir est de 3 km, le plus
    souvent à pied).

•   Les exploitations mahoraises sont très faiblement équipées. La plupart des équipements (tracteurs, motoculteurs,
    abris pour les animaux…) sont présents chez moins de 200 agriculteurs, soit à peine 1% des exploitations, et le
    travail du sol se fait essentiellement de manière manuelle.

•   Ces exploitations sont peu accompagnées par un appui extérieur, font peu appel à la formation, et se caractérisent
    par un faible recours aux engrais et intrants et une absence d’investissements.

•   Le morcellement des zones cultivées et la distance importante des parcelles aux sièges d’exploitation induisent
    des pertes sur culture très importantes (vols, dégâts liés aux makis et roussettes, etc.) : 85% des surfaces cultivées
    à Mayotte sont touchées.

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                                                                 CONTEXTE DE L’AGRICULTURE À MAYOTTE

Les enjeux pour l’agriculture à Mayotte
•   L’agriculture mahoraise fait face à de multiples enjeux, structurels comme conjoncturels.
•   Ils sont essentiellement de 3 ordres :
-   des enjeux globaux, qui dépassent le cadre strictement agricole pour intéresser le territoire et la société
    mahoraise dans leur ensemble ;
-   des enjeux purement structurels, relevant de la modernisation des exploitations agricoles ;
-   des enjeux de valorisation et de commercialisation des productions.


                                                                                        Enjeux de
            Enjeux globaux                     Enjeux structurels                    valorisation des
                                                                                       productions
                                                                                 • Infrastructures et
        • Conserver le lien entre la                                               équipements de
                                             • Le foncier
          population et l’agriculture                                              transformation et de
                                                                                   commercialisation
                                             • L’accès à l’eau
        • Enjeux écologiques                                                     • Développement des
                                                                                   circuits courts
                                             • La modernisation des
        • Enjeu du savoir et des               exploitations                     • Structuration de marchés
          compétences                                                              de niche à l’export
                                                                                                                  12
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                                                          CONTEXTE DE L’AGRICULTURE À MAYOTTE

Les enjeux globaux
▪ Un enjeu socio-culturel : conserver le lien entre les mahorais et l’agriculture
•   La modification des modes de vie à Mayotte génère des mutations sur la filière agricole ; les Mahorais se
    détournent de plus en plus des activités vivrières familiales au profit d’un mode de vie plus citadin.
•   Pour pérenniser l’agriculture, il importe de conforter les revenus des agriculteurs professionnalisés, mettre en
    place des mesures spécifiques d’accompagnement des Très Petites Exploitations Agricoles Familiales et soutenir la
    formation et l’installation de jeunes agriculteurs.
▪ Des enjeux écologiques
•   Comme la majorité des collectivités d’Outre-mer, le patrimoine naturel de Mayotte est particulièrement
    vulnérable en raison de l’insularité. Or, l’évolution du territoire nécessite d’intégrer les problématiques
    environnementales à l’ensemble des secteurs d’activité de Mayotte, agriculture comprise.
•   Les pratiques agricoles traditionnelles du « jardin mahorais » sont très en phase avec les principes
    agroécologiques. Il faut donc analyser et innover dans ces pratiques pour les rendre écologiquement plus
    intensives et productives et ainsi réussir à concilier agriculture et préservation de l’environnement.
▪ L’enjeu du savoir et des compétences
•   C’est un enjeu majeur pour Mayotte à tous les niveaux. Le taux d'illettrisme est très élevé dans un département
    qui est aussi le plus jeune de France.
•   Il convient de consolider les efforts dans le domaine de la formation, à destination de l’ensemble de la population
    agricole, moyen indispensable pour professionnaliser l’agriculture mahoraise, accroître sa compétitivité, et
    développer des formes d’agriculture durable.



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                                                              CONTEXTE DE L’AGRICULTURE À MAYOTTE

Les enjeux structurels
▪ L’enjeu foncier
•   La plupart des agriculteurs mahorais exploitent leurs terres sans titre, ce qui pose des problèmes multiples
    (installation de jeunes agriculteurs, construction de bâtiments, emprunts, etc.).
•   L’enjeu est de sécuriser le foncier des exploitants, pour réduire une insécurité foncière qui grève les projets de
    développement des exploitations existantes, et d’identifier et sanctuariser des espaces propices pour l'installation
    de jeunes agriculteurs.
▪ L’accès à l’eau « agricole »
•   L’absence d’accès à l’eau est une contrainte importante pour le développement de l’agriculture mahoraise et
    l’augmentation de la productivité locale.
•   L’enjeu est de permettre aux agriculteurs d’avoir accès à l’eau pour les besoins de leurs exploitations, pour l’élevage et
    les cultures, en déployant des projets collectifs à maitrise d’ouvrage publique ou privée.
•   Il s’agit également de privilégier une gestion durable de la ressource.
▪ La modernisation des exploitations
•   Les exploitations mahoraises se caractérisent par leur petite taille et leur faible niveau d’équipement.
•   Les besoins sont ainsi multiples pour moderniser les exploitations : accessibilité, électrification, mise en place de
    CUMA pour partager le matériel, création de groupements d’employeurs pour mieux gérer la main d’œuvre, etc.
•   Cette modernisation nécessaire entraîne également un besoin d’appui et d’animation pour structurer des
    collectives (groupements de producteurs, interprofessions,…) : appui technique (CIRAD, Chambre d’Agriculture,
    réseau RITA, etc.), réflexion sur l’énergie (ADEME, etc.)…


                                                                                                                      14
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                                                            CONTEXTE DE L’AGRICULTURE À MAYOTTE

Les enjeux de valorisation des productions
▪ Infrastructures et équipements de transformation et de commercialisation
•   Mayotte manque d’équipements pour valoriser les filières de production, assurer une meilleure mise en marché
    et une meilleure intégration des producteurs dans la chaîne alimentaire.
•   La priorité est de cibler les filières de production animales : construction d’abattoirs (volailles et filière viande),
    développement d’outils de transformation laitière, pour répondre à la demande locale.
•   Concernant les filières de production végétales, il s’agit d'aider les producteurs à s'équiper de cellules de stockage
    au froid, et de créer un réseau de petits ateliers de transformation pour diversifier l’offre de produits locaux.
▪ Le développement des circuits-courts et la promotion des produits locaux
•   Les systèmes de commercialisation en circuit court présentent un fort potentiel dans la valorisation des
    productions locales. Le système de commercialisation actuel, souvent informel, pourrait être mieux structuré :
-   développement de points de vente collectifs ;
-   approvisionnement de la restauration ;
-   promotion des produits locaux auprès de la population citadine…
▪ Le soutien à des créneaux de niche à l’export
•   Une attention particulière doit également être portée aux filières potentiellement exportatrices, sur des créneaux
    de niche, permettant de contribuer à l’image et à la renommée de Mayotte : l’Ylang, la vanille, et plus
    globalement les plantes aromatiques et à parfum et les épices.
•   C’est tout l’enjeu du PER (Pôle d’Excellence Rurale) porté par le Conseil Départemental, qui entend relancer des
    productions qui ont fait autrefois la richesse et la renommée de « l’île aux parfums ».

                                                                                                                   15
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RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX

 Contexte de l’agriculture à Mayotte

 Cadre réglementaire et acteurs

 Contexte de l’agriculture à Bandrélé

 Contexte du site de Mro Mouhou




                                          16
                                                RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
                                                   CADRE RÉGLEMENTAIRE ET ACTEURS
Le rôle des acteurs dans le développement agricole et économique




                                                                          17
                                                        RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
                                                          CADRE RÉGLEMENTAIRE ET ACTEURS
Les dispositifs en place pour le développement agricole Mahorais




                                                                                 18
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RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX

 Contexte de l’agriculture à Mayotte

 Cadre réglementaire et acteurs

 Contexte de l’agriculture à Bandrélé

 Contexte du site de Mro Mouhou




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                                                         CONTEXTE DE L’AGRICULTURE À BANDRÉLÉ
•   L’agriculture de Bandrélé est à l’image de l’agriculture mahoraise : elle
    repose sur un système de polyculture-élevage dominé par les cultures
    vivrières de subsistance.
•   L’agriculture reste au centre de la vie villageoise (travail collectif,
    solidarités familiales, identités villageoises, etc).
•   En 2010, selon le RGA, Bandrélé comptait 1100 exploitations,
    représentant une population agricole de 3565 personnes, et exploitant
    346 ha de terres.

▪   Offres locales en produits agricoles
•   97% des exploitations réalisent des cultures vivrières : banane (152
    ha), manioc (80 ha), ambrevade (27 ha), maïs (22 ha), taro, patate
    douce… et 83% des cultures fruitières (agrumes, manguiers, cocotiers,
    papayers, jacquiers, etc.).
•   Le maraîchage est présent dans 12% des exploitations, en tant
    qu’activité de complément.
•   L’élevage bovin est présent dans 31% des exploitations, l’élevage ovin-
    caprin dans 18%, celui de petits animaux dans 11%.
•   La culture de la vanille est absente sur la commune, celle de l’Ylang est
    marginale (5 exploitations en produisant).

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                                                          CONTEXTE DE L’AGRICULTURE À BANDRÉLÉ

▪ Les caractéristiques des exploitations
•   Les exploitations sont de très petite taille : 60% ont moins de 0,25 ha,
    95% moins de 1 ha ; 70% ne disposent que d’une seule parcelle.

•   Elles sont peu équipées : 5 possèdent un tracteur, 8 un motoculteur,
    2% seulement disposent d’une voiture, moins de 4% une
    débroussailleuse ou une tronçonneuse… Le travail effectué est donc
    encore essentiellement manuel.

•   Les bâtiments dédiés à l’agriculture sont également très peu présents
    (sont recensés 6 étables, 6 abri pour animaux et 6 poulaillers, aucun
    lieu de stockage ou de transformation…)

•   La pente est un paramètre déterminant pour l’agriculture locale : seuls
    20% des parcelles ont une pente de moins de 5% ; 56% ont une pente
    supérieure à 15%.

•   L’autoconsommation est encore la norme : 9 exploitations sur 10 auto-
    consomment plus de la moitié de leurs productions vivrières, ou
    fruitières (dont les 2/3 plus de 90% de leurs productions vivrières).




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                                                        CONTEXTE DE L’AGRICULTURE À BANDRÉLÉ

Les enjeux pour la commune
▪ Pérenniser l’agriculture locale
•   Bandrélé, comme l’ensemble de Mayotte, connaît une évolution rapide des modes de vie, marquée par le
    désintérêt des jeunes pour l’activité agricole.
 Ceci questionne le devenir de l’agriculture dans la commune, et nécessite une réflexion stratégique en termes de
   valorisation de l’agriculture, d’emploi, de formation et d’insertion.


▪ Valoriser les productions
•   La vente des productions est encore très limitée (seul ¼ des exploitations locales vendent leurs productions,
    principalement maraîchères).
 Il s’agit d’accompagner le développement de structures de transformation, de conditionnement et de mise sur le
   marché des productions locales, et de favoriser la commercialisation des produits locaux par la mise en place de
   magasins spécialisés dans les villages.


▪ Limiter la dégradation des milieux
•   L’agriculture a un impact important sur l’environnement de la commune : les pratiques agricoles (réduction du
    temps de jachère, surpâturage, etc.), entraînant une dégradation des milieux, générant toujours plus de milieux
    secs dégradés (padzas et landes).
 Il importe de réfléchir à un nouveau modèle de développement agricole, plus respectueux de l’environnement.

                                                                                                              22
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RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX

 Contexte de l’agriculture à Mayotte

 Cadre réglementaire et acteurs

 Contexte de l’agriculture à Bandrélé

 Contexte du site de Mro Mouhou




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                                                                 CONTEXTE DU SITE DE MRO MOUHOU

Le PLU
A ce jour, la zone d’étude est classée en zone A sur sa partie
haute, en zone Ne sur sa partie basse, et en zone Nps le         Le PLU de Bandrélé
long des ravines.
Le zonage A correspond à des zones équipées ou non à
protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou
économique des terrains agricoles. Ces espaces fonciers
sont donc compatibles au projet.
Les zones naturelles et forestières :
• Le zonage Ne correspond à des espaces naturels éloignés
    du littoral,
• Le zonage Nps correspond à des espaces naturels de
    protection stricte.
Ces secteurs n’ont donc pas de vocation agricole.




                                                                                         24
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                                                                         CONTEXTE DU SITE DE MRO MOUHOU
                                      Nature de l’occupation et de l’utilisation du sol
                   A                                           Ne                                          Nps
Sont autorisées                            • Construction à usage agricole              • Sont interdites les constructions à
• Les constructions ou installations         interdite, notamment                         usage agricole, notamment
  liées aux activités agricoles et         • Amélioration, extension et                 • Sont autorisés : amélioration,
  forestières,                               reconstruction autorisée                     extension et reconstruction
• Les réalisations de travaux de mises     • Son admis à conditions d’intégration       • Son admis à conditions d’intégration
  aux normes des exploitations à             paysagère et architecturale : chemins        paysagère et architecturale : chemins
  conditions que les effluents d’origine     non bitumés ni cimentés, les objets          non bitumés ni cimentés, les objets
  ne soient pas accrus,                      mobilisés à l’accueil et à l’information     mobilisés à l’accueil et à l’information
• L’amélioration, l’extension limitée ou     du public, les équipements liés à            du public, les équipements liés à
  la reconstruction des constructions        l’hygiène et la sécurité                     l’hygiène et la sécurité
  existantes.                              • Sont admis à conditions d’intégration      • Sont admis à conditions d’intégration
                                             paysagère et architecturale les aires        paysagère et architecturale les aires de
                                             de stationnement, non bitumées et            stationnement, non bitumées et non
                                             non cimentées, indispensables à la           cimentées, indispensables à la
                                             fréquentation et à la prévention de la       fréquentation et à la prévention de la
                                             dégradation des espaces par la               dégradation des espaces par la
                                             résorption du stationnement                  résorption du stationnement irrégulier
                                             irrégulier sans accroissement de la          sans accroissement de la capacité, sans
                                             capacité, sans autre possibilité             autre possibilité d’implantation
                                             d’implantation



                                                                                                                         25
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                                                                   CONTEXTE DU SITE DE MRO MOUHOU

Etude environnementale : les aléas naturels
•   Le périmètre d’étude est concerné par l’aléa inondation à différents niveaux d’intensité sur 9,25 ha soit 60% de sa
    surface.




                                                                                                               26
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                                                                     CONTEXTE DU SITE DE MRO MOUHOU

Etude environnementale : les enjeux écologiques
Le périmètre d’étude est concerné par de nombreux enjeux environnementaux :
         • Présence d’une rivière et de sa ripisylve au sud du périmètre,
         • Présence d’une zone humide en partie basse du périmètre (0,31 ha soit 1,8% de la parcelle) et à l’aval,
         • Le périmètre se trouve presqu’en totalité ( 88,5 %) dans un corridor écologique selon le projet de Trame
             Verte et Bleue qui n’est pas validé.




                                             Rivière en saison sèche et sa ripisylve
                                                                                                           27
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
CONTEXTE DU SITE DE MRO MOUHOU




                         28
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                                                                                    CONTEXTE DU SITE DE MRO MOUHOU

 Etude environnementale : les enjeux floristiques
 •     Un total de 144 espèces végétales ont été répertoriées sur le site
 •     Seulement 10 espèces sont endémiques de Mayotte ou des Comores ou de Madagascar et ces espèces sont toutes
       communes à Mayotte
 •     Aucune espèce protégée n’est présente sur le site
 •     Les enjeux floristiques sur le site sont donc faibles




                             Statut                              Nombre d'espèces
1 : endémique de Mayotte                                                0
2 : endémique des Comores                                               4
3 : endémique des Comores et de Madagascar                              6
4 : régional (Comores, Madagascar, Seychelles, Mascareignes)            2
5 : Afrique - Océan Indien                                              14
6 : Pantropical                                                        118
                                                         Total         144

                                                                                                            29
                                                                 RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
                                                                  CONTEXTE DU SITE DE MRO MOUHOU

Etude environnementale : les enjeux faunistiques
•   Un total 42 espèces animales ont été répertoriées sur
    le site, pour les 5 groupes prospectés
•   Parmi ces 42 espèces 10 sont endémiques de l’île soit
    23,8% du total
•   21 espèces sont protégées soit 50% du total. Il s’agit
    toutefois majoritairement d’espèces communes sur
    l’île
•   Les enjeux faunistiques sur le site sont donc modérés



                                                                       Caméléon de Mayotte et Lémur fauve de Mayotte
                                                               2 des 10 espèces endémiques de l’île qui sont présentes sur le site
Groupes inventoriés          Nombre d'espèces Dont espèces protégées
Mammifères                          3                   2
Oiseaux                            15                   12
Reptiles                            6                   6
Papillons                          13                   1
Odonates                            5                   0
                      TOTAUX       42                   21


                                                                                                                     30
                                                             RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
                                                              CONTEXTE DU SITE DE MRO MOUHOU

L’occupation actuelle des parcelles
•   Les agriculteurs présents sur le site exploitent leurs lopins sans titre ni autorisation.
•   Présence de parcelles maraichères, d’animaux, de cultures vivrières, de cultures fourragères et d’arbres
    fruitiers.
•   Présence de systèmes d’irrigation : tuyaux, containers (frigos, congélateurs, etc.) pour stocker l’eau.




                                                                                                       31
                                                    RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
                                                   LOCALISATION ET UTILISATION DU SITE
Un périmètre initial (CCTP) d’environ 13 ha (dont l’essentiel appartenant à la commune) occupé et
mis en culture (seul 1 ha est encore en friche au Nord du site, présence de parcelles attenantes
défrichées récemment, avec traces de brûlis).
                                                               A l’origine l’ensemble du site
                                                               appartenait à un privé qui possédait
                                                               presque 22 ha. Il a décidé de
                                                               vendre, auprès de 3 acheteurs :
                                                               Mairie, CD976, MLZEI Maoré (une
                                                               association). L’acheteur possède
                                                               encore un bout de terrain (environ 1
                                                               ha)
                                                       RN2
                                                               Le périmètre CCTP comporter une
                                                               grande partie de terrain communale
                                                               discontinu (12 ha), et une partie de
                                                               terrain qui appartient toujours au
                                                               privé (1 ha)
                                                               A partir des premières analyses il y a
                                                               environ    2    ha    de    ripisylve
                                                               auxquelles on ne touchera pas
                                                               (protection DEAL).


                                                                                             32
                                    RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
                                     EXTENSION DE PÉRIMÈTRE SOUHAITÉ
Ce périmètre étendu comprend le périmètre CCTP
+ celui du foncier CD976, soit environ 21 ha

                                                 A la demande de l’EPFAM, devis
                                                 complémentaire pour procéder à
                                                 une étude complémentaire de 3
                                                 parcelles + 3 extensions en
                                                 continuité de parcelles déjà
                                                 incluses dans le périmètre CCTP,
                                                 représentant environ 6 ha.

                                                 Cette extension couvre des
                                      RN2
                                                 parcelles plates et déjà mises en
                                                 culture. Elle permet au site de
                                                 maximiser son accessibilité par la
                                                 RN3      et    d’implanter    des
                                                 équipements hors-sol (serres,
                                                 abris, bâtiments…)
                                                                    RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
                                                                             APPROCHE DE LA RESSOURCE EAU

Etude sur la capacité des réseaux d’adduction d’eau
•   Evaluation de la ressource : Les débits de la rivière Mro Mouhou n’ont jamais fait l’objet de suivi par la DAAF ou la
    DEAL. Compte tenu la taille de son bassin versant (357 ha) cette rivière connait un débit important en saison des
    pluies mais présente un niveau d’étiage très faible, aggravé par les nombreux prélèvements sauvages réalisés en
    saison sèche pour les besoins de l’irrigation agricole. Les débits de crue estimés par le BRGM sont de 47 m3/s pour
    la crue décennale et de 107 m3/s pour la crue centennale. Aucune donnée n’est disponible concernant une
    éventuelle nappe phréatique dans ce secteur.
•   L’absence d’accès à l’eau est une contrainte importante pour les productions en saison sèche. La ressource est
    limitée. De petits réseaux informels sont créés et des prélèvements sont réalisés en dehors de tout respect de la
    réglementation.
•   L’enjeu est de permettre aux agriculteurs d’avoir accès à l’eau pour les besoins de leurs exploitations, pour l’élevage et
    les cultures, en déployant des projets collectifs à maitrise d’ouvrage publique ou privée.
•   Il s’agit également de privilégier une gestion durable de la ressource.




                                                                                                                    34
                                                               RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
                                                                                      CONTEXTE CLIMAT

Le climat de Mayotte est caractérisé par deux saisons marquées :
▪   Une saison des pluies, chaude et humide, de décembre à mars
    qui est caractérisée par des vents humides et chauds de secteurs
    nord et nord-ouest qui provoquent d’abondantes pluies               Températures à Coconi et pluviométrie
    orographiques. L’humidité atmosphérique varie de 83% le jour à     moyennes mensuelles à Bandrélé (Source
    95 % la nuit. Les températures sont en moyenne de 27°C le jour       Météo-France, normales 1981-2010)
    et de 23-25°C la nuit.
▪   Une saison sèche de juin à septembre caractérisée par les alizés
    du sud-est qui soufflent de 10 à 30 km/h en moyenne, par des
    précipitations faibles et par des températures qui sont en
    moyenne de 24-25°C le jour et de 18-20°C la nuit.
Ces deux saisons sont séparées par deux intersaisons. Matoulai
d’avril à mai avec une baisse des précipitations et l’établissement
progressif des alizés et Miombéni d’octobre à novembre où
l’établissement du vent de nord-est provoque un temps chaud et
humide assez beau.
La pluviométrie moyenne annuelle à Bandrélé est de 1171,4 mm. Le
nombre moyen annuel de jours de pluies (p>1mm) est de 100,9
(Source Météo-France, normales 1981-2010).
Le risque cyclonique pour Mayotte correspond à une fréquence de
10-12 ans. Les précipitations associées à un cyclone peuvent être de
500 mm/24 heures.

                                                                                                     35
                                                                                                       RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
                                                                                                                     APPROCHE GEOMORPHOLOGIQUE

    Etude géomorphologique
    Selon l’étude "Inventaire des terres cultivables et de leurs aptitudes culturales" IRAT 1981, Ed. LATRILLE le site étudié
    est situé sur 6 types géomorphologiques différents mais se trouve à 95% sur 2 types principaux : les fonds de vallées
    indifférenciées et les versants à coulées boueuses fortement décapées, (carte et tableau ci-après). L’un permet des
    cultures polyvalents avec choix libre d’espèces et l’autre est à réserver de préférence à des cultures arbustives et
    arborées mais peut être surclassé en cultures polyvalentes moyennant des travaux d’amélioration.



Code carte Formation                                                Surface %                                                 Caractèristiques des sols
    2      Plaines littorales, transition avec la mangrove              0,11 0,6% Pente 1%,texture +/- argileuse fine, profondeur variable avec gley, submersion prolongée en saison des pluies
    3      Plaines littorales, plaines                                  0,61 3,5% Pente<2%, texture fine, profondeur >2m, submersion éphémère ensaison des pluies
    6      Fonds de vallées indifférenciées                             6,91 39,8% Pente <20%, texture fine, profondeur>1m,
   14      Planèzes, versants                                         0,047 0,3% Pente entre 13 et 40%
   15a     Planèzes, plateaux                                           0,12 0,7% Pente<3%, pierrosité nulle, Profondeur>2m, sensibilité à la sécheresse, carences à crandre en P, K, Ca; Mg
           Versants à coulées boueuses fortements décapées pentes                  Pente irrégulière 6-25%, texture localement argileuse fine, pierrosité peu importante, localement importante à
   20a     inférieures à 60%                                            9,55 55,1% excessive, affleurements du matériel originel épars, profondeur 50 à 150cm


                                                  Code carte       Proposition d'affectation des terres selon Latrille
                                                      2      Cultures polyvalentes, choix très limité d'espèces
                                                      3      Cultures polyvalentes, choix libre d'espèces
                                                      6      Cultures polyvalentes, choix libre d'espèces
                                                     14      Réservé de préférence à des cultures arbustives et arborées
                                                     15a     Cultures polyvalentes, choix libre d'espèces
                                                             Réservé de préférence à des cultures arbustives et arborées
                                                             possibilité de cultures polyvalentes après suclassement (
                                                     20a     épierrage, travaux d'amélioration…)


                                                                                                                                                                              36
                                  RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
                                  CONTEXTE DU SITE DE MRO MOUHOU
Carte morphopédologique du site




                                                          37
                                                                 RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
                                                                            DIAGNOSTIC CHIMIQUE DES SOLS

Diagnostic chimique des sols
Afin de caractériser les différents types de sols en présence et d’évaluer leur potentiel agronomique, il est prévu de
réaliser des analyses physico-chimiques sur une dizaine de prélèvements de sols. Ces prélèvements seront réalisés
sur les 2 principales unités géomorphologiques qui couvrent 95% du site et seront positionnés de façon à recouper
toute la variabilité de ces unités : topographie, végétation en place…
Les prélèvements de 2 litres de sols seront réalisés à la tarière dans la couche arable (0-40 cm), conditionnés dans des
bocaux en verre et envoyés à un laboratoire spécialisé. Les paramètres qui seront analysés sont les suivants :

 • Microgranulométrie laser
 • pH eau
 • Matière organique (MO)
 • Azote Kjeldahl (NKJ)
 • Phosphore (P)
 • Aluminium (Al)
 • Potassium (K)
 • Calcium (Ca)
 • Magnésium (Mg)
 • Manganèse (Mn)
 • Cuivre (Cu)
 • Zinc (Zn)
 • Fer (Fe)


                                                                                                              38
                                                     RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
                                                          UNE VISITE DU SITE & ENTRETIENS

Objectifs
   • Compléter l’analyse du potentiel agronomique du site (sols, pente, structure des parcelles,
     accessibilité, présence d’eau…).
   • Compléter l’analyse des types d’activités déjà en place (types de cultures mélangées et
     maraîchères développées, densité de plantation, associations culturales, conduite des
     troupeaux, etc.).
   • Rencontre « informelle » avec des agriculteurs présents sur place pour appréhender les types /
     modes / cycles de production qu’ils ont développé, quels sont les atouts et les inconvénients du
     site, etc.

   => Mieux comprendre le terrain et révéler les pratiques observées, les contingences spécifiques
      pour mieux apprécier aussi ses potentialités
   => Retour d’expérience de la part de personnes qui exploitent le site.




                                                                                            39
                      RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
                           LES SOUS ESPACES COMPOSANT LE SITE
L’occupation actuelle des parcelles et les cultures locales




                                                      40
                                                                                          RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
                                                                                           LES SOUS ESPACES COMPOSANT LE SITE

                                                                Sujétions
               Type                  Potentiel révélé                                  Contraintes
Parcelles              Surfaces                             (accessibilité, eau,                                Besoins en eau       Pratiques agricoles observées
            production                (production)                                  environnementales
                                                                 pente….)
                                                                                                                                         Irrigation (tuyau), tuteurs,
                                   Ancienne parcelle en
                                                                                                                                       plantation haute densité, avec
                                   complant d'agrumes,
                                                            Parcelle plate, très                            Parcelle irrigable (plate       rangées bien alignées,
                                       aujourd'hui en                             Aléa inondation moyen
                                                            accessible (longe le                               et proche du Mro        utilisation de produits phytos.
   1        Maraîchage    8401        monoculture de                                 sur la moitié de la
                                                          chemin d'accès sud du                               Mouhou : irrigation         Friche broussailleuse en
                                     tomates (de rares                                     parcelle
                                                                   site)                                      gravitaire possible) bordure de parcelle sur 10 m
                                     plants d'agrumes
                                                                                                                                       (protection contre les voleurs
                                        subsistent)
                                                                                                                                                       ?)
              Cultures             Bananes dominantes,       Parcelle plate et                              Parcelle irrigable (plate
                                                                                  Aléa inondation moyen                                 faible densité de plantation
            mélangées             plantation de tomates, accessible (longe le                                  et proche du Mro
   2                      5773                                                      sur la totalité de la                                maraîchères (cultures non
             (bananes,            piments et aubergines chemin d'accès sud du                                 Mouhou : irrigation
                                                                                           parcelle                                               irriguées)
            maraîchage)               sous bananiers               site)                                      gravitaire possible)
                                    Banane fourragère
                                                           Parcelle plate, isolée                           Parcelle irrigable (plate
                                       (complément                                Aléa inondation moyen                               Forte densité de plantation (car
                                                          entre le Mro Mouhou                                  et proche du Mro
   3        Bananeraie    5051    d'alimentation pour le                          à fort sur la totalité de                           aucune culture sous banane, et
                                                              et des cultures                                 Mouhou : irrigation
                                    bétail), aucun arbre                                 la parcelle                                      pas de récolte des fruits)
                                                                mélangées                                     gravitaire possible)
                                       sur la parcelle
                                                          Parcelle plate, proche                            Parcelle irrigable (plate
                                     Canne fourragère                             Aléa inondation moyen                                   Canne coupée au fur et à
              Canne                                        du cours d'eau Mro                                  et proche du Mro
   4                      985     exclusivement, aucun                              sur la totalité de la                                  mesure des besoins en
            fourragère                                    Mouho, isolée (pas de                               Mouhou : irrigation
                                    arbre sur la parcelle                                  parcelle                                      alimentation du troupeau
                                                             chemin d'accès)                                  gravitaire possible)
                                                                                                               Parcelle irrigable
                                                           Parcelle légèrement                                  (proche du Mro
                                                                                                                                       Haie arbustive en bordure de
                                   Bananes dominantes,         pentue (5%),                                  Mouhou : irrigation si
              Cultures                                                                                                                   parcelle, arbustes de type
   5                      8723    avec complantation de accessible car longeant             Néant               installation d'un
             fruitières                                                                                                                  euphorbiacée (protection
                                    papayers et ananas le chemin d'accès sud                                 système de pompage
                                                                                                                                              contre les voleurs)
                                                                  du site                                     pour faire remonter
                                                                                                                      l'eau)
                                                                                                                                                     41
                                                                                       RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
                                                                                        LES SOUS ESPACES COMPOSANT LE SITE


                                                             Sujétions
               Type                 Potentiel révélé                                Contraintes
Parcelles              Surfaces                         (accessibilité, eau,                               Besoins en eau        Pratiques agricoles observées
            production               (production)                               environnementales
                                                             pente….)
                                                          Petite parcelle,                             Parcelle irrigable (plate
                                    Quelques gros                                 Aléa inondation
                                                       accessible car le long                             et proche du Mro          Taille haute : difficulté à
   6          Avocat      511 avocatiers (une dizaine                          moyen sur la moitié de
                                                      du chemin d'accès sud                             Mouhou : irrigation           ramasser les fruits ?
                                       au plus)                                      la parcelle
                                                              du site                                    gravitaire possible)
                                                      Parcelle plate, clôturé,                         Parcelle irrigable (plate
                                Ancienne serre + un                               Aléa inondation
                                                         accessible car en                                et proche du Mro       un petit hangar encore utilisé
   7          Friche      1271 ancien réservoir d'eau                           moyen à fort sur la
                                                        bordure du chemin                               Mouhou : irrigation           pour quelques semis
                                   (à réhabiliter ?)                           totalité de la parcelle
                                                        d'accès sud du site                              gravitaire possible)
              Cultures                                    Parcelle plate,                              Parcelle irrigable (plate
                                    Bananes avec                                  Aléa inondation
            mélangées                                  accessible car le long                             et proche du Mro Plantation du manioc en cours,
   8                      4611 plantation de manioc,                            moyen à fort sur la
             (bananes,                                du chemin d'accès sud                             Mouhou : irrigation                 non irrigué
                                 quelques cocotiers                            totalité de la parcelle
            maraîchage)                                       du site                                    gravitaire possible)
                                 diversification des
                                 cultures (piments,
                                  poivrons, choux,
                                                          Parcelle plate,                              Parcelle irrigable (plate Grande diversité des cultures,
                                 salades, brèdes…).                               Aléa inondation
                                                       accessible car le long                             et proche du Mro        petites zones de plantation
   9        Maraîchage    1663    Quelques grands                               moyen sur la totalité
                                                      du chemin d'accès sud                             Mouhou : irrigation       pour chaque espèce, faible
                                  arbres (cocotiers,                               de la parcelle
                                                              du site                                    gravitaire possible) densité : proche du jardinage
                               jacquiers, manguiers)
                                  éparpillés dans la
                                       parcelle




                                                                                                                                               42
                                                                                       RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
                                                                                        LES SOUS ESPACES COMPOSANT LE SITE

                                                               Sujétions
               Type                  Potentiel révélé                                Contraintes
Parcelles              Surfaces                            (accessibilité, eau,                            Besoins en eau      Pratiques agricoles observées
            production                (production)                                environnementales
                                                                pente….)
                                                                                                                              Zone au potentiel agronomique
                                                                                                                                   +++ ? Forte densité de
                                                                                                                               plantation, cultures très bien
                                                                                                                                  organisées (zonage de la
                                                                                                                                parcelle, rangs sur plusieurs
                                                                                                                              dizaines de mètre par endroit),
                                Diversification des                                                                              tutorées pour les tomates,
                                cultures (tomates,                                                     Parcelle irrigable palissées pour les concombres,
                                piments, poivrons,        Parcelle plate à                              (proche du Mro             une partie est irriguée
                                   concombres,         légèrement pentue                             Mouhou sur sa partie (présence de tuyaux + stockage
                               aubergines, maïs...). (<5%) sur son versant Aléa inondation moyen sud : irrigation sur            rudimentaire d'eau : frigo,
   10       Maraîchage 21240 Présence de zébus sur          nord, faible      sur le quart sud de la   l'ensemble de la        congélateurs, etc.). présence
                                un petit secteur au    accessibilité (il faut         parcelle       parcelle si installation    d'une zone pour les semis
                             début de la parcelle, le    traverser le Mro                              d'un système de         (avec une partie couverte de
                              long du Mro Mouhou             Mouhou)                                  pompage pour faire          nattes pour la protection
                               (secteur arboré, une                                                     remonter l'eau)        contre le soleil). Rotation des
                                poignée de zébus)                                                                             cultures (plantations de piment
                                                                                                                                  sur les zones dédiées au
                                                                                                                               concombre, déjà récoltés par
                                                                                                                               exemple). Présence d'un petit
                                                                                                                                   enclos pour les zébus,
                                                                                                                                séparation des veaux et des
                                                                                                                                       bovins adultes.
                                                      Parcelle plutôt plate, Aléa inondation moyen Parcelle irrigable
              Canne
   11                   985      Canne fourragère     au départ de la zone      sur la moitié de la     (proche du Mro
            fourragère
                                                             de pente                 parcelle             Mouhou)



                                                                                                                                              43
                                                                                  RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
                                                                                    LES SOUS ESPACES COMPOSANT LE SITE

                                                            Sujétions
               Type                Potentiel révélé                              Contraintes
Parcelles              Surfaces                        (accessibilité, eau,                          Besoins en eau        Pratiques agricoles observées
            production              (production)                              environnementales
                                                            pente….)
                                                      Zone pentue et peu
                                                                                                                           Utilisation du bambou pour le
             Bambou                                    accessible (fond du                        Parcelle non irrigable
   12                    2261     Touffe de bambou                                  Néant                                   palissage des cultures et les
              isolé                                     périmètre, pas de                           (haut d'un talus)
                                                                                                                                   enclos de zébus
                                                      chemin de desserte)
                                                                                                                            Faible densité de plantation
                              Maraîchage dominant
                                                                                                                            pour les bananiers, espacés,
                               (surtout tomates et
                                                                                                                           forte densité des plantations
                                   piments), avec
                                                                                                                            maraîchères en dessous. Sur
                              bananier Sur la petite Zone de départ de la
                                                                                                                              les zones les plus pentues
                                 zone en pente en pente, de faible au sud
                                                                                                   Parcelle non irrigable     système "d'escalier" pour
                                 limite de parcelle    de la parcelle à
              Cultures                                                                            (pente de plus en plus retenir le sol et travailler des
                                (proche du site de moyenne au nord (15
            mélangées                                                                             importante et affluent zones plates pour les plants de
   13                   26840      Mlézi Maoré),      à 20% maximum).               Néant
             (bananes,                                                                             du Mro Mouhou non tomages. Irrigation par arrosoir
                               présence de grands        Zone épierré
            maraîchage)                                                                              exploitable pour      (présence de stockages d'eau
                                arbres (manguiers,   (présence de tas de
                                                                                                        l'irrigation)     rudimentaires). Pour les zébus,
                               jacquiers, cocotiers) cailloux disséminés
                                                                                                                             conduite traditionnelle du
                                avec élevage (une      dans la parcelle)
                                                                                                                           troupeau : à l'attache, nourri
                              poignée de zébus) et
                                                                                                                           avec compléments fourragers
                                  un peu de canne
                                                                                                                             (canne / bananier / avocat
                                     fourragère
                                                                                                                                       marron)
                                                                                                   Parcelle non irrigable
                                                                                                   (pente et affluent du Plantation récente, et clôturée
                                  Monoplantation de     Zone à pente            Suceptibilité à
   14       Maraîchage   2270                                                                        Mro Mouhou non (clôture de feuilles de palmiers
                                      tomates         moyenne, épierrée           l'érosion
                                                                                                    exploitable pour de                dressés)
                                                                                                        l'irrigation)




                                                                                                                                          44
                                                                                      RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
                                                                                       LES SOUS ESPACES COMPOSANT LE SITE

                                                              Sujétions
               Type                  Potentiel révélé                               Contraintes
Parcelles              Surfaces                           (accessibilité, eau,                            Besoins en eau     Pratiques agricoles observées
            production                (production)                               environnementales
                                                               pente….)
                              Cultures diversifiées :
                                                                                                     Parcelle non irrigable
              Cultures              plantations             Zone à pente       Aléa inondation fort                          Utilisation du manioc comme
                                                                                                     (pente et affluent du
            mélangées         maraîchères (tomates, moyenne, épierrée, aux abords des ravines                               tuteur des tomates : possibilité
   15                   15430                                                                          Mro Mouhou non
             (bananes,         piments) + quelques mais présence de gros + susceptibilité à                                   de double récolte (tomates +
                                                                                                      exploitable pour de
            maraîchage)       ananas + bananiers + rochers disséminés                l'érosion                                           brèdes)
                                                                                                          l'irrigation)
                                     cocotiers
                                                                                                                             Le manioc est planté dans des
                                                                                                                                "trous" tout au long de la
                                                                                                                                   pente. Amendement
                                                                                                                               organique (bouse de zébu).
              Zone de         Plantations de manioc Zone de forte pente                              Parcelle non irrigable
                                                                               Aléa inondation fort                          Une partie de la parcelle vient
              cultures        dominant, associée à        (15 à + de 20%),                           (pente et affluent du
                                                                              aux abords des ravines                          juste d'être défrichée (brûlis
   16       mélangées, 9677     des bananiers, de caillouteuse (présence                               Mro Mouhou non
                                                                                 + susceptibilité à                          encore visible). Manioc séché
              manioc            l'ambrevade et de          de nombreuses                              exploitable pour de
                                                                                     l'érosion                               sur place pour transformation
             dominant                l'ananas         rochers, non épierrée)                              l'irrigation)
                                                                                                                               en farine (sur les plus gros
                                                                                                                                 blocs rocheux, en roche
                                                                                                                             volcanique, qui font office de
                                                                                                                                          "four")
                                                        Parcelle plate, mais
                                                       bloquée entre le Mro                          Parcelle non irrigable
                                                                               Aléa inondation fort
                                                      Mouhou et la parcelle                            (affluent du Mro
                                                                              aux abords des ravines
   17          Friche    5297            …             de Mlézi Maoré : non                              Mouhou non                          …
                                                                                 + susceptibilité à
                                                        mise en culture car                           exploitable pour de
                                                                                     l'érosion
                                                          isolée et difficile                             l'irrigation)
                                                               d'accès.



                                                                                                                                             45
                                                                                        RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
                                                                 LES SOUS ESPACES COMPOSANT LE SITE

                                                            Sujétions
               Type                Potentiel révélé                            Contraintes
Parcelles              Surfaces                       (accessibilité, eau,                                    Besoins en eau        Pratiques agricoles observées
            production              (production)                           environnementales
                                                            pente….)
                                                    Zone de forte pente (+                                 Parcelle non irrigable
                                                                             Aléa inondation                                         Future zone d'extension en
                                                     de 20%), caillouteuse                                 (pente et affluent du
                                                                           moyen à fort sur les                                        continuité des derniers
   18         Friche     4423            …                (présence de                                       Mro Mouhou non
                                                                             deux tiers de la                                         défrichements pour des
                                                     nombreuses rochers,                                    exploitable pour de
                                                                                 parcelle                                                cultures vivrières ?
                                                         non épierrée)                                          l'irrigation)
                                                       Parcelle plate et
                                                                                                           Parcelle non irrigable Conduite traditionnelle du
                                                     accessible (débouche
                                                                           Aléa inondation fort              (affluent du Mro     troupeau : à l'attache, nourri
                                  Présence de zébus sur le chemin d'accès
   19        Elevage     1528                                                aux abords des                    Mouhou non        avec compléments fourragers
                                     dont veaux           nord du site,
                                                                                  ravines                   exploitable pour de    (canne / bananier / avocat
                                                     desservant le site de
                                                                                                                l'irrigation)               marron)
                                                         Mlézi Maoré)
                                                       Parcelle plate et
                                                                                                           Parcelle non irrigable
              Cultures                               accessible (débouche
                                                                           Aléa inondation fort              (affluent du Mro
            mélangées                                sur le chemin d'accès
   20                   4787      Banane dominante                           aux abords des                    Mouhou non
             (bananes,                                    nord du site,
                                                                                  ravines                   exploitable pour de
            maraîchage)                              desservant le site de
                                                                                                                l'irrigation)
                                                         Mlézi Maoré)
                                                                                                                Parcelle irrigable
                                                            Parcelle plate et                                  (proximité du Mro
                                                                                 Aléa inondation moyen                                    Parcelle moyennement
                                     Bananiers avec       accessible (traversée                               Mouhou) mais isolée
   21       Bananeraie   18800                                                  à fort sur la totalité de la                         entretenue : zones avec buissons
                                  présence de cocotiers   par le chemin d'accès                               (rive gauche du Mro
                                                                                         parcelle                                           sous les bananiers
                                                               nord du site)                                 Mouhou, sous le site de
                                                                                                                  Mlézi Maoré)




                                                                                                                                                      46
                                                                                            RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
                                                                     LES SOUS ESPACES COMPOSANT LE SITE

                                                                 Sujétions
               Type                  Potentiel révélé                                    Contraintes
Parcelles              Surfaces                              (accessibilité, eau,                                 Besoins en eau        Pratiques agricoles observées
            production                (production)                                    environnementales
                                                                  pente….)
                                                              Parcelle plate et
                                                         accessible (proximité du
                                                                                                                                             Conduite traditionnelle du
                                                           chemin de desserte
                                                                                                                                            troupeau pour les zébus : à
                                                           nord et de la N3). La                                 Parcelle irrigable
                                                                                                                                                l'attache, nourri avec
                                                          partie la plus à l'Est, le                            (proximité du Mro
                                                                                     Aléa inondation faible à                           compléments fourragers (canne /
                                Zébus et vaches croisées     long de la N3, est                                Mouhou) mais isolée
   22         Elevage     5965                                                       moyen sur la totalité de                               bananier / avocat marron).
                                  zébu / montbéliarde      impropre à l'activité                               (rive gauche du Mro
                                                                                            la parcelle                                    Enclos bien aménagé (tôle) +
                                                             agricole : zone de                               Mouhou, sous le site de
                                                                                                                                         abris (en charpente bois et toits
                                                           parking / demi-tour                                     Mlézi Maoré)
                                                                                                                                          tôles) pour les vaches croisées
                                                              pour camion et
                                                                                                                                             (protection contre le vol ?)
                                                         pelleteuses… sols tassés
                                                                     +++
              Cultures            Banane dominante,           Parcelle plate et                               Parcelle irrigable (plate
                                                                                     Aléa inondation faible à
            mélangées              avec plantations de      accessible (chemin                                   et proche du Mro           Faible densité de plantation
   23                     7549                                                       moyen sur les 3/4 de la
             (bananes,           piments en dessous +          d'accès sud du                                  Mouhou : irrigation         maraîchères, pas d'irrigation
                                                                                              parcelle
            maraîchage)                 cocotiers            périmètre et N3)                                   gravitaire possible)
                                                                                                                                         Présence de bâtiments (anciens
                                                                                                                                          volaillers hors-sol de l'éleveur
                                   Aucune production          Parcelle plate et      Aléa inondation sur la Parcelle irrigable (plate
                                                                                                                                        avicole Rouchdy, hangars, garage
                                   actuellement sur la      accessible (chemin        totalité de la parcelle    et proche du Mro
   24          Bâti       21147                                                                                                         pour 4x4 des équipes d'entretien
                                 parcelle : présence de        d'accès sud du          faible (55%), moyen     Mouhou : irrigation
                                                                                                                                            espaces verts et bureaux en
                                        cocotiers                périmètre)            (35%) et fort (10%)      gravitaire possible)
                                                                                                                                           algéco de l'association Mlézi
                                                                                                                                                        Maoré)
                                                           Parcelle avec dépôts
   25         Friche      5438              --                   sauvages et               Aucun aléas                    --                               --
                                                               stationnement




                                                                                                                                                          47
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                                                 UN SITE PRÉSENTANT DE NOMBREUX ATOUTS

▪ Sur le plan géographique
   • Un site « plat » comparativement à d’autres à l’échelle de Mayotte : des faibles pentes
     permettant la mécanisation ; des terrains plats sur le bas du site propices au maraîchage et à des
     cultures sous serres.
   • Un site bien desservi, grâce à la proximité de la RN3 : facilité d’accès aux parcelles pour les
     producteurs, et facilités pour sortir les productions et les mettre en marché.

• Au niveau des sols
   • Des sols profonds et fertiles, déjà largement mis en culture car le potentiel agronomique est
     fort.
   • Des sols fertilisés par l’apport de matières organiques en raison de la présence d’activités
     d’élevage (zébus, bovins).
   • Des sols qui ne sont pas érodés (absence de padzas, pas de pratique de brûlis, faible pente
     limitant l’érosion).

▪ En termes de structuration
   • Un site d’un seul tenant, non morcelé, d’une superficie conséquente à l’échelle des exploitations
     mahoraises (il pourrait accueillir une vingtaine d’exploitation de taille moyenne – 0,5 ha à
     Mayotte).
   • Un site permettant de regrouper des porteurs de projet, et d’envisager la création de bâtiments
     d’exploitation voire de logements.


                                                                                              48
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                                                 UN SITE PRÉSENTANT DE NOMBREUX ATOUTS


• Concernant la possibilité de bâtis :
    Le terrain est scindé en deux :
     • La partie basse et plane en bordure de RN 3 : en zone N (inconstructible en l’état donc) et en
         grande partie en aléas naturels,
     • La partie haute, assez pentue et peu accessible : en zone A et constructible pour activités
         agricoles.
     • L’EPFAM et la Mairie sont confiants sur le fait de pouvoir déclasser du N en A pour faciliter la
         construction.
     • Mais s’affranchir des aléas naturels va être plus difficile. Néanmoins dans la partie basse près
         de la RN3 l’extrémité ouest au contact de la route n’est pas en aléa naturel, et apparaît sans
         valeur agronomique (zone de parking et de manœuvre pour les engins de chantiers).

•   Vis-à-vis de la ressource en eau
     • Un site disposant d’une ressource potentielle grâce à la présence du Mro Mouhou (à sec enfin
        de saison sèche) et de ses affluents.
     • Un site « vert », qui souffre moins de la sécheresse que d’autres zones du Sud de Mayotte.
     • Mais un site qui sera limité et ne pourra pas concentrer des cultures à besoin d’irrigation
        indispensable comme le maraîchage > privilégier aussi des cultures « à sec » comme le manioc, la
        coco…. pour éviter des coûts d’aménagements majorants.


                                                                                                49
                                                   RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
                                POINT D’APPROFONDISSEMENT POUR SCENARII PHASE 2
                                                             :ANALYSE DES SOLS
  Situation des points de prélèvements de sols dont les 3 à prévoir sur le nouveau
  périmètre.

                                                               11 prélèvements qui permettent de
                                                               couvrir les principales cultures
                                                               actuelles au prorata de leur surface
                                                               et les principales composantes
                                                               géomorphologiques,        soit     5
                                                               prélèvements dans les cultures
                                                               mélangées, 2 dans les cultures
                                                               maraichères, 2 dans les friches et
                                                               pâturages, 2 dans les bananeraies.




Réalisation prélèvement en cours, en attente des résultats.
                                                                                     RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
                                                                                   LA QUESTION DE L’INTÉGRATION DES
                                                                                AGRICULTEURS DÉJÀ PRÉSENTS SUR SITE

❑ Entretiens réalisés avec associations MZELI MAORE et OUZOUGOUHA MAYECHA, qui insèrent des jeunes en
  difficulté, pour appréhender les activités qu’ils ont mis en place, expliciter leur projet de création d’un chantier
  d’insertion par le maraîchage et déterminer leur possible implication dans le projet de pôle agricole de proximité.
❑ Tentative d’échanges durant visite sur site mais personnes « croisées » ne manifestant aucun entrain à échanger
  voire même fuyantes.

   Concernant l’association MZELI Maoré                                              AUTRES OCCUPANTS
   (qui possède le terrain central du Pole agricole avec les bâtis) - ils ont déjà   •   Une population agricole déjà sur place, mais de
   des locaux (bureaux, hangars, garage), qui leur servent de base                       manière illégale.
   arrière pour lancer leurs chantiers de réinsertion (espaces
   verts), et ont un projet d'IME (Institut Médico-Educatif) et de CER               •   Une population difficile à approcher, face à leur
   (centre éducatif renforcé) sur site.                                                  crainte de l’autorité : aucun lien aux acteurs
   L’association souhaite construire des bâtis sur leur parcelle                         agricoles locaux comme aux administrations…
   (en zone N notamment ce qui rend très improbable l’obtention du
                                                                                     •   Un double constat :
   permis) et aimerait développer de l’insertion des jeunes par
                                                                                         • Difficulté de connaître précisément qui est
   le maraichage (des heures de formation maraichage, couplées à un suivi                  sur place et qui fait quoi.
   socio-professionnel) sur une surface du Pole Agricole (4 ha en                        • Les personnes sur place ont acquis du savoir-
   retenant le modèle « Jardin de Cocagne »).                                              faire et maîtrisent vraisemblablement les
   ➢ Avec ce qu’ils occupent, cela représenterait un total de 9                            subtilités de valorisation du terrain
     ha sur les 22 ha du site de départ.
   Exploitant d’une pépinière avec une réserve d’eau.
   Une exploitation à « professionnaliser » par un projet pour
   lequel il sollicite soutien et accompagnement.
                                                                                                                                51
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                                                                                                         LES PROJETS ASSOCIATIFS 1/2

                                           Mlézi Maoré                                               Ouzougouha Mayecha
                  Une très grosse association, intervenant sur tout Mayotte :
    Nature de     280 salariés, 19 établissements et services, 12000              Une petite association locale, de Bandrélé, qui compte
  l'association   bénéficiaires. 3 pôles d'intervention : jeunesse, handicap et actuellement un seul salarié
                  solidarité (insertion socio-professionnelle)
                  Chantiers de réinsertion "espaces verts", contrats avec l'ONF
                                                                                  Chantier de réinsertion "espaces verts", contrat avec la
Action en matière (reforestation), le Conservatoire du Littoral (restauration de
                                                                                  Mairie de Bandrélé ; pépinière de plantes ornementales pour
  de réinsertion la mangrove) et des collectivités territoriales (dont la
                                                                                  l'embellissement de la commune.
                  commune de Bandrélé)
                  Chômeurs longue durée, bénéficiaires du RSA, jeunes de          Jeunes de la commune, de 16 à 26 ans, sortis tôt du système
   Public cible   moins de 25 ans, jeunes sous main de justice (travail avec le scolaire, sans qualification et sans emploi, orientés par la
                  SPIP)                                                           mission locale
                  Insertion par le maraîchage, pour diversifier les activités du Insertion par le maraîchage, pour diversifier les activités de
                  pôle solidarité. L'idée est d'avoir un parcours de 26 h en      l'association. L'idée est d'associer acquisition des techniques
      Projet      production / formation sur le terrain + des heures de           de production et formation (en lien avec le Lycée Agricole de
                  formation pour acquérir une qualification (partenariat avec le Coconi). Le montage du dossier est suivi par la CRES
                  Lycée Agricole) + des heures de suivi socio-professionnel       (Chambre Régionale d'Economie Solidaire)
                  Maximiser l'insertion professionnelle du public suivi, car il y Relancer les activités de l'association (chantiers de
                  aura sans doute plus d'opportunité d'emplois à l'issu d'un      réinsertion à l'arrêt suite aux réformes des contrats aidés),
    Objectifs
                  parcours de réinsertion par le maraîchage que par l'actuel      permettre de dégager des fonds propres pour l'association
                  parcours de réinsertion espaces verts                           par la vente des productions
                                                                                  Permettre aux jeunes suivis de trouver un emploi,
                  Toucher un public diversifié : jeunes de la commune, mais
 Enjeux associés                                                                  notamment en tant que salariés dans les autres exploitations
                  aussi jeunes en difficulté et personnes désocialisées
                                                                                  du site, ou de reprendre un parcours de formation
                  Mlézi Maoré est au cœur du site, mais ses terrains sont
 Vision du pôle destinés à la création d'un IME et d'un CER : ils seraient
                                                                                  Intérêt pour le pôle : ils ont pris connaissance du projet par la
   agricole de    intéressés par des terrains à proximité de leur site,
                                                                                  presse, se sont rapprochés de la Mairie et de l'EPFAM
    proximité     potentiellement irrigables, pour développer leur projet de
                                                                                                                                     52
                  réinsertion par le maraîchage
                                                                                  RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
                                                                                                           LES PROJETS ASSOCIATIFS 2/2

                                             Mlézi Maoré                                               Ouzougouha Mayecha
                                                                                     Obtenir un terrain pour pouvoir développer un chantier de
                    Disposer de foncier et d'irrigation, et participer à une
 Attentes vis-à-vis                                                                  réinsertion par le maraîchage. Souhaite obtenir des
                    dynamique d'agriculture "démonstrative", jardin témoin
     du projet                                                                       subventions publiques (DAAF, Conseil Départemental…) pour
                    mettant en œuvre des principes d'agroécologie
                                                                                     assurer la partie production et la partie réinsertion
                      Format "Jardin de Cocagne" : SAU de 4 à 5 ha, 18 à 20          Petit chantier de 6 personnes en réinsertion, sur une parcelle
 Modèle envisagé
                      personnes suivies, 1 formateur pour 5 à 6 personnes            de 5000 m²
                      Aucune idée sur les productions (besoin de recruter un
    Productions                                                                        Aucune idée sur les productions (besoin de recruter un
                      formateur compétent), mais une volonté de promouvoir une
     envisagées                                                                        formateur compétent)
                      agriculture agroécologique, voir biologique
                      Approvisionnement des marchés de la commune + paniers
     Modes de                                                                          Approvisionnement des marchés de la commune +
                      auprès des adhérents et salariés de l'association + paniers
commercialisation                                                                      restauration scolaire
                      "solidaires" auprès des bénéficiaires de l'association
                      Intérêt de jouer la synergie entre le projet de l'association et
 Complémentarité                                                                       L'objectif de commercialisation en circuits courts, pour
                      celui de la Mairie + se rapprocher de l'ensemble des
   entre le projet                                                                     l'autosuffisance alimentaire des habitants de la commune,
                      partenaires agricoles qui seront associés au pôle pour
associatif et le pôle                                                                  correspond à la philosophie de l'association
                      renforcer les liens avec les acteurs de l'insertion
                      Au-delà de l'insertion, l'association veut enclencher un cercle
  Participation au vertueux auprès de ses publics et de la population locale :         L'association travaille déjà avec la Mairie, et est prête à
   projet de pôle sensibilisation à l'environnement, alimentation (qualité et          s'engager dans la définition du projet de pôle agricole
                      durabilité)
                                                                                       L'association compte sur ces équipements collectifs pour
    Equipements L'association est sur le principe ok pour la mutualisation,            lancer son projet, et compte sur l'EPFAM pour
      collectifs      mais souhaite engager une réflexion commune sur le sujet l'aménagement du site et pouvoir ainsi bénéficier des
                                                                                       équipements créés



                                                                                                                                       53
                                                          RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
                                                   SYNTHESE : L’OCCUPATION ACTUELLE DU SOL




                                                                                                             RN2




Ripisylve                                       2,9 ha
Cultures mélangées avec bananes et maraichage   5,7 ha
Cultures maraichères                            3,4 ha
Cultures mélangées avec manioc dominant         1 ha
Friches                                         1,6 ha   Un site dominé par le maraichage
Bananeraie                                      0,5 ha
                                                         ➢ 9,1 ha de maraichage mélangé ou non
Elevage dominant                                0,2 ha
Cannes fourragères                              0,2 ha
Cultures fruitières                             0,9 ha   Seulement 1,6 ha de friches (environ 5% du site)
Avocat                                          0,1 ha
Bambous isolés                                  0,2 ha
Bâtis divers                                    2,1 ha
                                                                                                        54
                                                             RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
                                                       SYNTHESE : POTENTIEL DE DEVELOPPEMENT




                                                                                                           RN2




Ripisylve                                          2,9 ha
Cultures mélangées                                 6,1 ha
Cultures vivrières (manioc, ambrevade) ou ananas   1,9 ha   Un zonage plus adapté au parcellaire et mieux distribué
Cultures maraichères plein champ                   4,2 ha   par typologie de culture (constitution d’îlots de taille
Maraichage et cultures sous serres                 2,8 ha   conséquente)
Bambou                                             0,2 ha   ➢ 7 ha de maraichage
Culture fruitière                                  0,8 ha
Zone d’implantation préférentiel du bâti           3,9 ha
                                                            ➢ 6,1 ha de cultures mélangées
                                                            ➢ 1,9 de cultures vivrières ou ananas
                                                            ➢ 3 zones d’implantation préférentiel pour le bâti
                                                                                                          55
                                              SOMMAIRE




              PHASE 1 : ÉTUDE DE DIAGNOSTIC


1   RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX

2   ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX

3   APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS




                                                56
                                                                      SOMMAIRE



                                                      Point du CCTP traités

ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX

 Vision des acteurs et des parties prenantes

 Synthèse des dynamiques engagées et
                                           Profils des candidats à l'installation
 attentes des porteurs de projet

 Le pôle de Bandrélé                       Modes gestion du pôle par la commune

                                           Alternatives aux conflits d'usage du foncier




                                                                            57
                                               SOMMAIRE




ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX

 Vision des acteurs et des parties prenantes

 Synthèse des dynamiques engagées et
 attentes des porteurs de projet

 Le pôle de Bandrélé




                                                 58
                                                                    ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
                                                               LES PARTIES PRENANTES ENTRETENUES

       ENTITE                   NOM               FONCTION                     Mail                       Tel
Conseil                 Moustoifa ABDOU       Vice-directeur DARTM     moustoifa.abdou@cg9       06 39 40 81 57
Départemental                                                          76.fr
CAPAM                   Ibrahim FONTE         Responsable service      fonte.ibrahim@gmail.      06 39 69 07 66
                                              végétal CAPAM            com

DAAF                    Bastien CHALAGiRAUD   Chef de service          bastien.chalagiraud@      06 39 69 96 31
                                              économie agricole        agriculture.gouv.fr

PAI                     Ambre SHUN MAN        Animatrice du PAI        pai.mayotte@outlook.      06 39 63 33 39
                        YIN                                            fr
UCOOPAM                 Pascal LIANGEAUD      Directeur                pascal.liangeaud@uco      06 30 76 37 24
                                                                       opam.fr
RITA                    Anne Laure RIOUALEC   Animatrice               anne-                     06 39 68 17 01
                                                                       laure.rioualec@educa
                                                                       gri.fr
Lycée Agricole Coconi   Cécile MORELLI        Responsable de           cecile.morelli@educag     06 39 19 16 93
                                              l’Espace Test Agricole   ri.fr

Association             Ridjali BIDIARI       Animateur                Bidiari.ridjali@gmail.c   06 39 66 43 73
OUZOUGOUHA                                                             om
MAYECHA
Association Mlézi       Marion FRUTOSO        Animatrice                                         06 39 65 28 32
Maoré
                                                                                                                  59
                                                            ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
                                             LES POINTS ABORDÉS LORS DES ENTRETIENS 1/2
I.    Les caractéristiques de l’agriculture locale
      1. Quelles sont les principales caractéristiques de l’agriculture sur le site de Mro Mouhou / à
         Bandrélé ?
      2. Quelles sont ses principales caractéristiques d’un point de vue géographique ?
      2. Quelles sont ses principales caractéristiques en termes d’organisation des filières ?
      4. Quelle est l’offre de production locale ?

II.   Le projet de pôle agricole de proximité
      1. Quelle est votre vision du pôle agricole de proximité ?
      2. Qu’attendez-vous de ce projet ?
      3. D’après vous quels sont ses enjeux ?
      4. Quel est d’après vous le potentiel agricole du site choisi ?
      5. Quels types de production privilégier sur le site ?
      5. D’après vous, sur les 17 ha du site, combien d’exploitations peut-on installer ?
      6. Quels modes de production mettre en place ?
      7. Quels équipements collectifs envisager ?
      8. Quels sont les besoins en eau sur le site ?
      9. Quels dispositifs mettre en œuvre pour limiter les pertes sur culture ?
      10.Comment le pôle agricole de proximité pourrait contribuer à l’approvisionnement de la
         population locale ?
      11.Selon vous, que doit-on envisager pour promouvoir une agriculture durable sur le site ?

                                                                                                    60
                                                        ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
                                        LES POINTS ABORDÉS LORS DES ENTRETIENS 2/2



III. Le profil des bénéficiaires
    1. D’après vous, doit-on intégrer les agriculteurs déjà présents sur le site ?
    2. Quels types de porteurs de projet accueillir sur le site ?
    3. Quelles pourraient être les modalités de mise à disposition du site ?

IV. L’accompagnement du projet
    1. D’après vous, quels pourraient être les partenaires du projet ?
    2. Votre structure serait-elle prête à accompagner la structuration du pôle agricole de
       proximité ?
    3. D’après vous, quels sont les dispositifs sur lesquels le projet pourrait s’appuyer, et
       comment ?

V. Conclusions
    1. Avez-vous connaissance de projets / expériences à Mayotte qui pourraient éclairer le
       projet de pôle agricole de proximité ?
    2. Selon vous, est ce qu’il y a d’autres thématiques importantes à aborder ?



                                                                                                61
                                                     ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
                                               L’AVIS DES ACTEURS LOCAUX SUR LE PROJET

                                                    « Ce projet de village agricole, ce serait idéal pour
  « C'est un projet important à                      Mayotte. Pour les porteurs de projet, il faut une
     l'échelle de Mayotte »                              route, de l'eau, de l'électricité. C'est des
                                                       démarches extrêmement longue pour que ça
                                                          aboutisse, et ça freine énormément le
                                                      développement agricole à Mayotte. Si on leur
     « C'est un outil collectif pour                 apporte un outil où il y a tout à disposition, c'est
développer l'agriculture : on a trouvé                un atout de taille pour des porteurs de projet »
un élu qui a un terrain, qui accepte de
     favoriser l'agriculture sur sa
  commune, qui a un projet à long
   terme pour approvisionner son                                      « Les projets qui mettent du
marché : c'est ce que l'on attend pour                                  foncier à disposition des
 développer l'agriculture à Mayotte.                                  agriculteurs nous intéressent
  Une volonté politique d'aider les                                    car l’accès au foncier est un
    agriculteurs à s'installer, à se                                      frein à l’installation »
          professionnaliser. »
                                                                 « Pour développer l'agriculture
     « 15 ha pour Mayotte c'est important. La                    mahoraise il faudrait plusieurs
       zone est d'un seul tenant : elle permet               villages agricoles comme à Bandrélé,
      d'installer plusieurs agriculteurs, voir de                organiser un réseau, diffuser le
     favoriser leur implantation pour y habiter,                            projet »
      répondant ainsi aux problématiques de
                         vol »



                                                                                                    62
                                                   ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
                                           LES ENJEUX DU PROJET POUR LES ACTEURS
                                                                      LOCAUX 1/2
1. Répondre à la problématique foncière : difficulté d’installation pour des jeunes
   agriculteurs, notamment liée à la difficulté d’acquérir du foncier. Et répondre par la
   même occasion à la problématique du renouvellement générationnel, face à un
   vieillissement marqué de la population agricole mahoraise.
2. Répondre aux besoins d’approvisionnement local : des produits frais, sains, traçables,
   respectant les normes en vigueur. En visant notamment la restauration scolaire, dont
   l’approvisionnement est en cours de structuration sur l’île, et l’approvisionnement du
   marché de Hamouro, marché traditionnellement fréquenté par les mahorais.
3. Contribuer au développement agricole de Mayotte : viser l’exemplarité des modes de
   productions et de conduite des exploitations, pour que le pôle agricole puisse servir
   d’exemple et soit un moteur de diffusion de pratiques innovantes.
4. Contribuer à la professionnalisation de l’agriculture, en installant des porteurs de
   projets pouvant bénéficier des dispositifs d’aides européens, prêts à s’inscrire dans les
   démarches légales (SIRET, MSA, lien aux acteurs institutionnels comme la DAAF et la
   CAPAM) et en leur donnant des moyens pour conduire une exploitation performante
   (accompagnement technico-économique, formation, mise à disposition de matériels et
   équipements).


                                                                                     63
                                                     ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
                                              LES ENJEUX DU PROJET POUR LES ACTEURS
                                                                         LOCAUX 2/2

5. Contribuer à l’emploi local, à l’insertion et à la formation des jeunes.


6. Contribuer à la visibilité et à la valorisation des productions locales (actions de
   communication, valeur ajoutée des productions, prix rémunérateurs permettant aux
   exploitants de vivre de leur métier…), afin d’améliorer l’image de l’agriculture locale et
   de montrer qu’elle peut être viable et constituer une activité économique pérenne.


7. Envisager la réplicabilité du projet : diffusion du modèle sur d’autres territoires de
   Mayotte, retour d’expérience.


8. Faire le lien entre ce projet et d’autres initiatives en cours à Mayotte : RITA, projet de
   plateforme logistique de Combani, initiatives portées par les acteurs locaux (CAPAM,
   COOPAC, Conseil Départemental, Lycée Agricole de Coconi, etc.), en jouant la carte de la
   mise en réseau et en synergie.


                                                                                     64
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                                           LES PRODUCTIONS VÉGÉTALES POSSIBLES SELON
                                                             LES ACTEURS LOCAUX 1/2

Type de production    Caractéristiques        Spécificités à intégrer
Cultures vivrières    Des cultures            ❑ Un savoir-faire des producteurs locaux à intégrer
                      traditionnelles à       ❑ Le jardin mahorais : un mode de conduite durable (* cf dia
                      Mayotte : banane,         spécifique)
                      manioc, ambrevade…      ❑ Une concurrence potentielle de la part des autres
                                                exploitations locales


Maraîchage            Une demande forte       ❑ La possibilité d’approvisionner les marchés locaux (Hamouro,
                      en produits frais         Bandrélé)
                      (tomates, salades,      ❑ Un site propice (pente modérée, accès à l’eau…)
                      piments, etc.)          ❑ La possibilité d’avoir des productions intensives (sous serres,
                                                sous abris) et rémunératrices
Cultures fruitières   Des cultures            ❑ La nécessité de travailler avec des pépinières pour des plants
                      complémentaires           sains
                      dans le cadre d’un      ❑ Opter pour une plus forte densité d’espèces (zonage des
                      système agroforestier     plantations de vergers)
                                              ❑ Le Sud de Mayotte, un « terroir » favorable aux cultures
                                                fruitières (arômes, maturité, faible pression sanitaire)




                                                                                                      65
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                                              LES PRODUCTIONS VÉGÉTALES POSSIBLES SELON
                                                                LES ACTEURS LOCAUX 2/2

Type de production     Caractéristiques         Spécificités à intégrer
Ananas                 Une monoculture          ❑ Une opportunité de développement à l’export (filière ananas
                       bien adaptée au            bio en cours de structuration)
                       contexte local           ❑ Une culture adaptée pour les zones en pente
                                                ❑ Une culture pouvant servir de dispositif anti-makis



Cultures de rente      Des filières             ❑ Un plan de relance porté par le Conseil Départemental : PER
                       historiques (Ylang,        de Coconi
                       Vanille), mais en        ❑ Des productions complémentaires pouvant être
                       déclin                     rémunératrices
                                                ❑ Un fort potentiel agritouristique
Cultures d’épices et   Des cultures ancrées     ❑ Une forte demande locale (piment, curcuma, gingembre,
plantes aromatiques    dans le système du         cannelle, gros thym…)
                       jardin mahorais          ❑ Un potentiel agritouristique et à l’export




                                                                                                      66
                                                               ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
                                                        LES PRODUCTIONS ANIMALES A ENVISAGER
                                                                SELON LES ACTEURS LOCAUX 1/2

Type de production     Caractéristiques          Spécificités à intégrer
Elevage de poulet de   Une demande forte à       ❑ Une production rémunératrice
chair                  Mayotte : un marché       ❑ Des possibilités en hors-sol demandant peu de surface
                       potentiel sur lequel se   ❑ La possibilité de développer la complémentarité avec les
                       positionner                 productions végétales : nourriture pour les volailles /
                                                   fertilisation des sols.


Elevage de poules      Une filière bien          ❑ Une activité complémentaire à destination du marché local
pondeuses              implantée à Mayotte,      ❑ Une concurrence forte de la part d’autres opérateurs
                       quasi autosuffisante        (COMAVI, Majway)
                       en œufs
Elevages de petits     Des spécificités          ❑ Une production nécessitant de faibles surfaces
animaux                locales : canards /       ❑ Une production à envisager en complément d’activité
                       lapins / tangues ?




                                                                                                     67
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                                                        LES PRODUCTIONS ANIMALES A ENVISAGER
                                                                SELON LES ACTEURS LOCAUX 2/2

Type de production      Caractéristiques         Spécificités à intégrer
Elevage bovin           Des besoins à            ❑ Un espace trop limité sur le site pour envisager le
                        pourvoir à Mayotte         développement de cette filière
                        (viande et produits      ❑ La nécessité de ressources fourragères importantes en
                        laitiers)                  complément d’alimentation (canne, avocat marron…)
                                                 ❑ Une absence d’organisation de la filière (pas d’abattoirs, de
                                                   structure de transformation laitière)

Elevage ovin / caprin   Un élevage               ❑ Des difficultés similaires à la filière bovine
                        traditionnel au Sud de   ❑ Une perte importante sur les cheptels (maladies / parasites)
                        Mayotte, adapté aux
                        zones sèches
Apiculture              Une production           ❑ Un marché à l’export : croissance continu de la consommation
                        confidentielle à           de miel à l’échelle mondiale
                        Mayotte                  ❑ Une filière en cours de structuration (rucher-école du Lycée
                                                   Agricole de Coconi)
                                                 ❑ Une production qui demande peu de surfaces
                                                 ❑ Un intérêt pour la pollinisation des cultures




                                                                                                        68
                                                              ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
                                                     LES MODES DE PRODUCTION À PRIVILÉGIER
                                                                 SELON LES ACTEURS LOCAUX
        Agroforesterie                  Agriculture raisonnée                Agriculture intensive
• Un mode de production              • Un mode de production              • Possibilité de développer des
  mahorais traditionnel (savoir-      facilement applicable pour les       cultures sous serres ou sous
  faire associé), adapté aux          exploitations mahoraises             abris
  conditions locales
                                     • La possibilité d’introduire des    • Possibilité de développer des
• Des cultures associées qui ont      traitements uniquement quand         systèmes agrivoltaïque (cultures
  une plus forte productivité que     c’est nécessaire : permet            sous panneaux photovoltaïques)
  les monocultures à surface          d’assurer la pérennité des
  équivalente                         récoltes, limite les résidus dans
                                                                          • Un moyen d’accroître la
                                      les produits finaux                  productivité et la valeur ajoutée
• Un « agrosystème » efficace (sur                                         des productions
  le plan sanitaire, de la
  conservation des sols, de la
                                     • Le besoin de mieux structurer la   • Un moyen de limiter les pertes
  fertilité)                          filière amont                        sur culture (vols, makis et
                                      (approvisionnement en intrants       roussettes…)
• Un besoin d’évolution des           - machinisme)
  pratiques pour aller vers une                                           • Ne peut concerner que certains
  agriculture écologiquement         • La nécessité d’une formation         types de cultures (tomates,
  intensive                           des producteurs (écophyto)            concombres, salades…)
                                      pour maîtriser l’utilisation des
• La nécessité de passer d’un         produits                            • Des itinéraires techniques
  système de « cueillette » à une                                           complexes : demande des
  agriculture plus rationnalisée                                            compétences et de la formation
  (zonage, plans de culture…)


                                                                                                      69
                                                      ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
                                                LES MODES DE PRODUCTION MOINS ADAPTÉS
                                                              SELON LES ACTEURS LOCAUX

           Agriculture biologique                           Agriculture Conventionnelle

• Un mode de production « durable » d’un            • Une forme d’agriculture peu présente à
  point de vue environnemental et « sain »            Mayotte
  pour le consommateur
• Des productions locales qui pourraient            • Une absence de structuration des filières
  pour la plupart facilement basculer en bio          amont / aval pour aller dans le sens d’une
                                                      agriculture plus productiviste
• Des opportunités à l’export (création             • Un contexte agricole local qui se prête mal
  d’une filière ananas bio)
                                                      à ce type d’agriculture (taille des
• Absence de structuration de la filière à            exploitations, pente, morcellement du
  Mayotte (pas d’organisme certificateur, pas         parcellaire…)
  de technicien spécialisé…)
                                                    • Des modes de production qui ne
• Question du surcoût des productions bio             correspondent ni aux pratiques des
  vis-à-vis du pouvoir d’achat des mahorais           agriculteurs locaux, ni aux attentes de la
                                                      population (intérêt croissant pour la
• Un marché local qui n’est pas en                    qualité et la traçabilité des produits)
  recherche de produits labellisés

                                                                                              70
                                                            ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
                                           VISION DES ACTEURS ET PARTIES PRENANTES 1/2
▪ Privilégier sur une partie du site les cultures maraîchères, destinées à l’approvisionnement local,
  afin de répondre aux besoins en matière de produits frais et sains (respect des normes en vigueur).

▪ Privilégier également la combinaison des cultures (productions vivrières et fruitières), sur le modèle du
  jardin mahorais, mais en intensifiant les pratiques traditionnelles (densité de plantation, zonage des
   parcelles, plans de culture pour échelonner la production, utilisation raisonnée d’intrants pour gagner en
   productivité).

▪ Laisser une place à des formes de « petits élevages » (principalement volailles), pour développer des
   productions rémunératrices et permettant de combiner production animales et végétales
   (notamment pour la fertilisation des sols).

▪ Privilégier des modes de production « durable » : agriculture raisonnée, agroécologie, agriculture
  de conservation, agroforesterie, agriculture proche de la bio… Les cultures fruitières (bananes,
  ananas) et vivrières (manioc, ambrevades) sont faiblement consommatrices d’intrants. Et
  l’intensification des pratiques ne fait pas partie du modèle souhaité à Mayotte, notamment dans le
  cadre du développement du plan Ecophyto.

▪ Viser l’intensification de la productivité en jouant sur la sélection variétale, la densité de plantation,
  les amendements organiques, les associations de cultures, les rotations et mise en jachère, la
  mécanisation, l’irrigation, les bonnes pratiques… pour se rapprocher d’une agriculture
  écologiquement intensive.
                                                                                                    71
                                                               ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
                                              VISION DES ACTEURS ET PARTIES PRENANTES 2/2
▪ Etre attentifs à la taille des exploitations créées, dans l’objectif d’installer des agriculteurs à part
  entière, qui puissent vivre de leur métier -par exemple une exploitation de taille importante de 4 à 5 ha
   d’ananas ou de bananes en cultures irriguées, couplée à plusieurs exploitations de 1 à 2 ha en maraîchage et
   cultures vivrières- : une dizaine de porteurs de projet maximum pour que chacun puisse vivre de son
   exploitation.

▪ Viser la professionnalisation des porteurs de projet installés : SIRET, inscription à la MSA, formation, lien
   avec les OPA, dégagement d’un revenu proche du SMIC, bénéfice des aides européennes en respectant les
   conditions nécessaires pour les exploitations bénéficiaires…

▪ Le site étant la porte d’entrée du Sud de Mayotte, il faut intégrer son potentiel agritouristique : -
   bangas ou autre hébergement à la ferme, ferme auberge ou ferme découverte, magasin de vente directe collectif-


▪ Réunir les conditions qui font souvent défaut pour l’installation et le développement agricole à
  Mayotte : sécurisation du foncier, accessibilité des parcelles (pour venir y travailler et sortir les
  productions), accès à l’eau et à l’électricité, mise à disposition de matériel adapté, anticipation
  des pertes sur culture (vols, ravageurs…), structuration de débouchés, valorisation des
  productions pour un prix rémunérateur, accompagnement et formation.

          => Le succès du pôle agricole de proximité reposera sur la combinaison de ces
                                       différents éléments.

                                                                                                         72
                                               SOMMAIRE




ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX

 Vision des acteurs et des parties prenantes

 Synthèse des dynamiques engagées et
 attentes des porteurs de projet

 Le pôle de Bandrélé




                                                 73
                                                                   ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
                                                                     LES PORTEURS DE PROJET À CIBLER
Les porteurs de projets identifiés (voir ci-après)
    1.   Des porteurs de projet qui se sont fait connaître auprès de la commune (appel à projet dans la presse) : 4 se
         sont manifestés, dont un a fourni un projet écrit (porteur de projet qui s’est également manifesté auprès du
         PAI)
    2.   Des porteurs de projets identifiés et suivis par le PAI (Point Accueil Installation) : plusieurs porteurs se sont
         manifestés dont trois avec des projets jugés matures


D’autres porteurs de projet potentiels
    1.   Des jeunes issus de l’enseignement agricole local (Lycée Agricole, MFR, AFICAM…) et ayant un projet
         d’installation.
    2.   Des jeunes issus du groupement d’employeurs de la COOPAC (lancement en janvier 2019) et souhaitant créer
         leur propre exploitation par la suite.
    3.   Des jeunes en parcours d’insertion (lien avec les associations Mlézi Maoré et Ouzougouha Mayecha).
    4.   Des agriculteurs déjà installés qui cherchent à délocaliser leur exploitation (sécurisation du foncier,
         amélioration des conditions d’exploitation…).


=> Dans tous les cas, il est nécessaire d’apprécier la maturité du projet et d’envisager
l’accompagnement du porteur de projet pour maximiser ses chances de réussite, et donc le
succès du pôle agricole de proximité.


                                                                                                                74
                                                                   ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
                                                                  LES PORTEURS DE PROJET IDENTIFIÉS
▪   4 porteurs de projet se sont fait connaître par la Mairie après la diffusion d’un appel à projet dans la presse,

▪   Le PAI a relayé les projets de 3 porteurs suivis par ses services,
    ✓ Clément ROLLET (réponse auprès du PIA et de la commune)
        • Il est hébergé au sein de l’Espace Test Agricole du Lycée de Coconi.
       • A l’issue d’une formation en développement durable, Il porte un projet de création d’une pépinière,
         conduite en Agriculture Biologique, proposant à des agriculteurs, particuliers et collectivités des plants:
       - Plants fruitiers ;
       - Plants maraîchers ;
       - Plantes aromatiques et médicinales ;
       - Plantes ornementales.
       Le projet a été hébergé pendant un an au sein de l’ETA, et doit sortir de la structure ; le
        porteur s’est formé (Ecophyto) et est en recherche de foncier pour créer son entreprise.

    ✓ Christophe HOLZER
       • Il possède une formation en agriculture (Capacité Agricole), et a été 2 ans commercial au sein de la
         COOPAC.
       • Il est actuellement exploitant agricole, ayant repris une exploitation (EARL Payet) dont il n’a pas la maîtrise
         foncière.
           Il souhaite développer une activité de maraîchage, conduite en agrobiologie intensifiée.



                                                                                                               75
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                                                                             LE DÉROULÉ DE L’ATELIER 1
Un atelier organisé le 08/11/2018 auprès de porteurs de projet qui se sont fait connaître
auprès de la commune, et de porteurs de projet suivis par le PAI > 8 porteurs de projets
➔ Les objectifs de l’atelier :
     - Prendre connaissance des porteurs de projet et de leur projet ;
     - Envisager leur compatibilité avec les potentialités du site ;
     - Évaluer la maturité des projets ;
     - Évaluer les possibilités de mutualisation / mise en commun (équipements, matériels, etc.) ;
     - Envisager l’aménagement opérationnel du site.
➔ Un déroulé en 3 temps :
      1. Présentation du site et du Projet
      2. Présentation des projets par les porteurs de projet :
      -   Les porteurs (parcours, activité actuelle)
      -   Leur projet (type d’activité envisagée, modes de productions, plan de culture sur l’année…)
      -   Leurs besoins (foncier, matériel, équipement, hydraulique…)
      3. Mise en perspective : quelles sont les éléments qui peuvent être mutualisés ?
      -   Les besoins communs en amont (semences, intrants, etc.)
      -   Les besoins communs d’équipements (hydraulique, bâti, matériels…)
      -   La structuration des débouchés (circuits courts collectifs, vente mutualisée…)
      -   Les besoins autres (sécurisation du site, formation, accompagnement…)

                                                                                                        76
                                                                                            LES PROJETS ENVISAGÉS1/2
                                                Mode de                                                                            Viabilité
    Nom                    Projet                              Surface      Distribution       Formation         Salariés
                                               production                                                                       économique *
                     Pépinière pour                                        Professionnels
                                              AB certifiée ou                                                   3 salariés à
  ROLLET C.           maraichage,                             1,5 à 2 ha     (du site) et          OK                                 OK
                                                   non                                                             terme
                  aromatique et fruitiers                                   particuliers
                                                                           Directe et/ou                          3à4
  HOLZER C.             Maraichage              Raisonné         4 ha                              OK                                 OK
                                                                           marché GMS                            salariés
                                                                                                                                 Dépendra des
  MOCOLO            Culture fruitière et                                   Vente directe
                                                   AB          2 à 3 ha                         En cours             -            circuits de
 BOINAIDI F.            médicinale                                          et marché
                                                                                                                               commercialisation
                     Elevage de poules                                                      OK pour l’élevage
                                                Hors sol        1,3 ha
  ABDOU S.         pondeuses et de chair                                         -            Besoin pour            -                OK
                                                Raisonné         1 ha
                      Culture ananas                                                            culture
 Ouzougouha           Insertion par le                                                                          Estimé à 6       Dépendra de
                                                   AB              -             -               Besoin
Mayecha (asso)          maraichage                                                                              (insertion)      subventions
                                                               0,3 à 0,5
AHAMED S. O.            Maraichage                 AB                            -               Besoin              -               Non
                                                                  ha
                  Elevage volaille de chair                                                                                      Dépendra des
 HARACHE A.        Maraichage sous serre           AB            3 ha      Directe, GMS         En cours             -            circuits de
                         et fruitier                                                                                           commercialisation
                                                                           Vente directe,                        Estimé à
 Mlezi Maore          Insertion par le           AB (ou        A définir                    Besoin encadrant                     Dépendra de
                                                                           panier, besoin                           18
    (asso)              maraichage              raisonné)       4 ha ?                         technique                         subventions
                                                                               asso                             (insertion)
       Projet mature à court terme                      Projet en cours de structuration                   Projet en cours de définition
* Selon la DAAF, le ratio de revenu pour les exploitations mahoraises est de 8000 €/ha/an pour des cultures mélangées, 10 000 €/ha/an
                                                                                                                               77     pour
du maraîchage.
                                                                              LES PROJETS ENVISAGÉS 2/2
 Répartition des porteurs de projets :                   Les porteurs de projet du PAI : Clément ROLLET (pépinieriste)
 •    1 présent sur le site                              et Christophe HOLZER (Maraichage) estiment le projet de
 •    1 association présente au cœur du site             Association MLEZI Maore : après la formation de ces jeunes
 •    6 porteurs de projet extérieurs                    par MLEZI, cela pourrait être de la main d’œuvre pour leur
 Répartition par typologie de culture :                  exploitation, main d’œuvre qui sera un vrai souci.
 •    Pépinière : 1,5 à 2 ha (entre 7 et 10 % du site)   C. HOLZER travaille déjà avec des jeunes issu de l’insertion
 •    Maraichage : environ 5,5 ha + 4 ha en              (salariés au sein de son exploitation). C. ROLLET a lui été
      insertion (49 % du site)                           formateur au sein du CFPPA et connaît bien ce public.
 •    Elevage : environ 2 ha (10 % du site)              L’association accueillera des jeunes sur le site avec la présence
 •    Production fruitière : environ 2 ha (10% du        de gardiens : c’est une présence humaine permanente -> une
      site)                                              forme de dissuasion face au vol des productions

 Un intérêt manifeste pour le site de la part des porteurs de projet, malgré un vivier
  relativement faible à l’échelle de Mayotte > à ce stade déjà environ 15 hectares de
  projets agricoles identifiés, pour une surface exploitable de 18,5 ha (zone non exploitable
     des ripisylves d’environ 2,5 ha).

 Mais des projets dont la viabilité est sujette à caution, qui auront besoin de subventions
  (dotation jeunes agriculteurs, subventions publiques pour les associations) et de main d’œuvre
 à mettre en perspective d’occupants actuels qui en toute illégalité certes développent
  leur culture, mais maitrisent le terrain et font preuve d’un réel savoir faire

                                                                                                               78
                                                           LES BESOINS COMMUNS EXPRIMÉS 1/2
L’eau
-   Nécessité de disposer de l’eau pour tous les projets (pépinière, maraîchage, aviculture), pour les
    besoins des plantes comme des animaux.
-   Besoin de sécuriser l’accès à l’eau quantitativement et qualitativement (question de la ressource
    disponible, du contrôle de ce qui se passe à l’amont du site).
-   Nécessité de gérer la répartition des ressources en eau en fonction des besoins de chacun.

La mutualisation des équipements
-   Eventuellement mutualisation des gros équipements (tracteur, motoculteur), mais difficultés de
    structuration d’une CUMA.
-   Opter pour des bâtiments communs (hangar de stockage du matériel, chambre froide, plateforme de
    compostage) où chacun gère son propre matériel ?

Les bâtiments
-   Question du logement des agriculteurs sur place (prévention des vols, situation particulière liée de à
    la fragilité des plants de pépinières) ?
-   Bâtiment commun pour les bureaux et salle de réunion (gestion de l’exploitation / du collectif).


                                                                                                 79
                                                           LES BESOINS COMMUNS EXPRIMÉS 2/2
Le regroupement des porteurs de projet

-   Groupement de commande pour faire baisser les prix sur la fourniture de produits en amont
    (semences, produits phytos, matériels…).
-   Groupement d’employeurs pour mutualiser les salariés, création d’un service de remplacement ?
-   Synergie entre les projets associatifs d’insertion et les besoins de main d’œuvre des exploitations.

La commercialisation
-   Intérêt partagé pour la commercialisation sur les marchés de Bandrélé et Hamouro.
-   Possibilité de développer la vente directe sur site, individuellement ou collectivement (boutique
    commune).
-   Intérêt de se regrouper pour approvisionner ensemble un revendeur (poids dans les négociations
    commerciales).

La sécurité

-   Des craintes exprimées sur la sécurisation du site.
-   La nécessité de mettre en place des dispositifs pour limiter les vols (clôtures, gardiennage, présence
    sur place).


                                                                                                 80
                                                                                            SYNTHÈSE

Des porteurs de projets qui                      Des points de vigilance :
répondent aux enjeux du projet:                  •   Mode conventionnel envisagé pour la volaille
•   Des productions de maraîchage pouvant            (hors sol), mais qui présente une
    approvisionner le marché de Hamouro ;            complémentarité        avec        les      cultures
•   Un pépiniériste qui peut approvisionner en       (amendement des sols / alimentation des
    plants les autres exploitations pour             volailles) .
    améliorer la productivité ;                  •   Gestion qualitative et quantitative de la
•   Une volonté d’agriculture raisonnée voire        ressource en eau pour assurer les besoins de
    biologique ;                                     chacun, + équipements hydrauliques pour
•   Des projets d’élevage de poulets de chair        distribuer la ressource en eau sur le maximum
    pour répondre à un besoin local ;                de surface possible.
•   Une volonté de coopération entre les         •   Sécurité du site pour se prémunir contre le vol
    agriculteurs et avec les associations.           des productions et équipements ;
                                                 •   Gestion de la problématique de l’occupation
                                                     actuelle du site en toute illégalité et des
                                                     moyens à mobiliser pour libérer le foncier ?




                                                                                                 81
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                                                         LES PORTEURS DE PROJET DU PAI 1/2
•   Hormis C. Rollet et C. Holzer, qui se sont manifestés pour le projet de pôle agricole (lors de
    l’atelier n°1), 20 autres porteurs de projet sont suivis par le PAI.

                                                             Maraîchage
                                  Les projets portés
                                                             Maraîchage et autres
                                                             activités (cultures ou
                                          5%
                                                             élevage)
                                  10%           20%          Vergers


                                                             Elevage bovin
                            15%
                                                             Elevage avicole

                              10%                  30%       Poly-élevage

                                        10%
                                                             Vanille et café




•   Les projets portés sont diversifiés : les activités de maraîchage, seul ou combiné (cultures ou
    élevage) dominent (la moitié des projets), suivies de l’élevage (le tiers des projets) et de
    cultures spécialisées (vergers, vanille et café, 15% des projets). 2 porteurs ont le projet de
    cultiver de l’ananas, associé à du maraîchage et de l’élevage avicole.
                                                                                           82
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                                                     LES PORTEURS DE PROJET DU PAI 2/2

•   Ces projets nécessitent des surfaces de 1 à 3 ha : 1 ha pour les activités d’élevage avicole (y
    compris combinés à du maraîchage), 2 ha pour l’élevage bovin, 2 à 3 ha pour le maraîchage (y
    compris combiné à d’autres activités), 3 ha pour les cultures spécialisées (vergers et vanille /
    café).

•   Les porteurs suivis par le PAI viennent de toute l’île : 2 seulement sont de Bandrélé même (ils
    sont tous 2 en cours d’acquisition de la CPA), 1 de Dembéni, les autres viennent de plus loin.

•   La moitié d’entre eux dispose de la capacité professionnelle agricole, 4 sont en cours
    d’acquisition, les autres possèdent des formations de BEP agricole et de Bac Pro Agricole.

•    70% d’entre eux ont un projet en réflexion (dont les 2 porteurs de projet issus de Bandrélé),
    seuls 4 ont un projet avancé et 1 un projet très avancé.


 Une fois ces projets mâtures, ils pourraient être intégrés à la dynamique du pôle agricole de
  proximité de Bandrélé.




                                                                                            83
                                               SOMMAIRE




ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX

 Vision des acteurs et des parties prenantes

 Synthèse des dynamiques engagées et
 attentes des porteurs de projet

 Le pôle de Bandrélé




                                                 84
                                                                    ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
                                                                                  LE DÉROULÉ DE L’ATELIER 2
Un atelier organisé le 09/11/2018 auprès d’acteurs locaux intervenant en matière de développement
agricole.

▪ Un déroulé en 3 temps :
1. Présentation du site et du projet
 Recueil de l’avis des participants sur les potentialités du site et les enjeux du projet.

2.   Retour sur l’atelier porteur de projet
 Recueil de l’avis des participants sur les projets envisagés (intérêt, pertinence, faisabilité ?)

3. Modalités de gestion du site
- Modes de gouvernance ;
- Modalités de mise à disposition du foncier / des équipements collectifs ;
- Dispositifs à mobiliser (accompagnement / financement du projet) ;
- Partenaires à impliquer.

 Les objectifs de l’atelier :
- Expression de la vision des participants sur l’opérationnalisation du projet ;
- Etayer les premières recommandations qui émergent du diagnostic ;
- Associer les acteurs sollicités à la démarche engagée ;
- Envisager les modalités organisationnelles et opérationnelles pour la structuration du projet.

                                                                                                      85
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                                                                           LE PROJET DE MRO MOUHOU 1/2
 Quelles sont les potentialités du site ?
-   La partie plate est adaptée pour du maraîchage en plein champ ou sous serres, la partie en pente pour des cultures
    d’ananas (en lien avec le développement d’une filière ananas bio) ou des fruitiers.

-   Bandrélé fait partie du Sud de Mayotte, où l’on produit les meilleurs fruits de l’île (arômes, maturité) : potentiel élevé
    pour les cultures fruitières (mangues, agrumes, papayes…).

-   Le Sud de l’île est aussi intéressant par rapport aux problématiques sanitaires : absence de flétrissement bactérien
    pour les solanacées (tomates, aubergines, pommes de terre…) contrairement au centre de l’île, moins de parasites
    (tiques, etc.) et donc moins de traitements pour l’élevage.

-   L’élevage est possible sur le site, non seulement avicole mais aussi ovin / caprin et bovin, en filière viande, avec la
    possibilité de développer des systèmes en polyculture-élevage (cabris sous manguiers par exemple) pour répondre à
    la demande locale en viande, et jouer la complémentarité cultures - élevages (ressources fourragères / amendement
    du sol), notamment dans le cadre d’une agriculture bio / agroécologique.

-   Mayotte était autrefois autosuffisante en productions vivrières (bananes, manioc, etc.), mais avec la croissance
    démographique ce n’est plus le cas (importation de bananes du Mozambique, etc.) : ne pas évacuer le
    développement de cultures vivrières dans l’objectif d’autosuffisance alimentaire pour la population locale.




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                                                                          LE PROJET DE MRO MOUHOU 2/2
 Quels sont les enjeux principaux du projet ?
-   L’enjeu de l’accès à l’eau est primordial : il faut réfléchir à des cultures ne nécessitant pas d’apport en eau si la
    ressource sur le site est insuffisante (notamment les productions fruitières, l’ananas et la coco, qui n’ont pas besoin
    d’être irriguées). L’hydroponique peut également être une solution (techniques économes en eau).
-   L’accessibilité est un autre enjeu majeur : à partir de la RN3, il importe de penser à l’accessibilité aux exploitations
    créées en développant un réseau de piste (en dur pour une accessibilité à l’année).
-   Un dernier type d’enjeu concerne la commercialisation : les mahorais sont de plus en plus sensibles à la qualité de
    leur alimentation et à la présence de résidus de pesticides dans les produits consommés, ils sont à la recherche de
    traçabilité. Le cahier des charges instauré pour les producteurs du pôle devra intégrer cette dimension.

 Quels sont les éléments majeurs à prendre en considération pour pouvoir concrétiser ce
  projet ?
-   La question de la synergie avec les démarches existantes (dont les projets de l’UCOOPAM : plateforme logistique de
    Combani, point de vente et d’agréage des productions à Bandrélé, etc.) est essentielle, pour éviter de créer des
    structures concurrentes.
-   La question des coûts liés à l’installation (foncier, matériels, équipements, infrastructures, etc.) doit être anticipée.
    Opter pour un système de location des terres et de mutualisation des équipements / bâtiments permettra aux
    porteurs de réduire les coûts d’investissement pour leur projet, l’argent économisé pouvant être affecté ailleurs
    (réduction de la pénibilité du travail, embauche de stagiaires ou salariés…).



                                                                                                                 87
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                                                                       AVIS SUR LES PROJETS PORTÉS 1/3

 Intérêt des projets envisagés vis-à-vis des objectifs du pôle agricole de proximité ?
-   A première vue les projets correspondent aux attentes principales du pôle : assurer l’approvisionnement de la
    population locale (produits maraîchers, fruits, poulets de chair).

-   Un point de vigilance est souligné concernant l’approvisionnement des marchés de Bandrélé et Hamouro : il est
    nécessaire que les producteurs se regroupent pour assurer la vente sur place (soit par une rotation soit en recrutant
    un vendeur), pour être visibles et satisfaire la clientèle, qui sinon ira voir la concurrence.



 Pertinence de ces projets au regard du site et de ses potentialités (adéquation,
  compatibilité ou non) ?
-   A priori les projets sont compatibles au site, mais la question de l’accès à l’eau sera déterminante, notamment pour les
    productions hors-sol (maraîchage et pépinière). Une solution à envisager est la création d’un réseau de récupération
    d’eau de pluie sur l’ensemble des bâtiments créés, y compris les bâtiments d’élevage.




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                                                                         AVIS SUR LES PROJETS PORTÉS 2/3

 Faisabilité de ces projets (foncier, modes de conduite, intégration filière amont / aval, etc.) ?
-   Il est prématuré de juger de la faisabilité des projets : on est au stade de l’intention, il faudra travailler avec les
    porteurs de projet, individuellement, pour voir précisément quels sont leurs objectifs (type, mode et volume de
    production visés, circuits de commercialisation prévus, etc.), et les moyens nécessaires (infrastructures, besoins en
    eau, en main d’œuvre, etc.) pour y parvenir.

-   Un groupe de travail pourrait être organisé pour accompagner les porteurs de projet dans la définition de leurs projets
    en adéquation avec le site et les initiatives existantes (marchés de la commune, plateforme logistique en cours de
    création à Combani, futur abattoir du Sud de l’île… autant d’outils existants ou en projet qui seront au service des
    porteurs).

 Eléments à prendre en compte pour appuyer les porteurs et permettre la concrétisation de
  leur projet (eau, sécurité, aléas naturels, etc.) ?
-   Une question essentielle est liée à la temporalité : il faut laisser le temps aux porteurs de projet de se lancer, d’adapter
    leurs cultures et pratiques à la réalité du site, de mettre en place leur exploitation et leurs cultures (notamment pour
    les productions fruitières) : nécessité de ne pas aller trop vite.

-   Un autre élément à intégrer est le besoin en main d’œuvre, notamment sur les exploitations maraîchères : création de
    liens entre les porteurs de projet, les associations d’insertion (stagiaires potentiels), le Lycée de Coconi (jeunes formés
    devenant salariés), éventuellement les agriculteurs informels sur site (possibles salariés agricoles s’ils sont en situation
    régulière).
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                                                                         AVIS SUR LES PROJETS PORTÉS 3/3

 Les freins ou risques à gérer
- Les difficultés liées à l’installation sont nombreuses : acquisition du foncier, obtention de prêts ou d’aides publiques,
  création des infrastructures d’exploitation (bâtiments, serres, etc.), investissement de départ, création des circuits de
  commercialisation…
 Il importe de donner du temps aux porteurs de projet pour assurer leur démarrage dans de bonnes conditions.

-   L’absence d’opérateurs en amont comme en aval des filières peut être un réel handicap selon le type d’activités que
    l’on souhaite développer. Ainsi, un seul opérateur, Agrikagna, est en mesure de fournir et d’installer des structures de
    type serres ou abris (il faut alors s’assurer, si on acquière du matériel en métropole, qu’il soit en capacité de le monter)
    ; l’absence d’abattoir est un frein pour le développement de la filière viande (y compris pour la commune, qui
    souhaiterait installer un stand boucherie au sein du marché de Hamouro).

- Le risque inondation, qui concerne une partie du site, est un frein à l’implantation des équipements et infrastructures.
 Prévoir des aménagements de gestion du risque ?




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                                        GOUVERNANCE ET MODALITÉS DE GESTION DU SITE 1/3
 Possibilité d’intégrer au projet les agriculteurs déjà présents sur le site et modalités
  administratives (exploitant ou salariés des porteurs de projet)?
-   La problématique de l’immigration clandestine à Mayotte est transversale, c’est un vrai défi social et politique sur
    l’île.

-   Une médiation pourrait être envisagée, d’aller à la rencontre des agriculteurs présents sur place, pour les connaître
    (âge, statut, etc.), leur présenter le projet, et éventuellement identifier si parmi eux certains pourraient être
    raccrochés à la dynamique en cours (notamment en tant que salariés de porteurs de projet en règle, sirétisés, si
    eux-mêmes sont en règle et disposent d’un titre de séjour).

-   La médiation pourrait permettre d’entamer un dialogue, d’expliciter le projet de pôle agricole à ces populations, et
    de prévenir de futurs conflits…


 Les impacts et actions sur les autres maillons de la chaine de valeur (aval et amont)
-   Une réflexion est engagée sur l’inscription dans un cahier des charges de mise à disposition du site de
    l’approvisionnement des marchés par les producteurs installés sur le site.
-   Il sera impératif de créer des synergies entre le pôle agricole et les équipements existants ou en cours de
    structuration dans le Sud de Mayotte (ateliers F&L et volailles du Lycée de Coconi, plateforme logistique de
    Combani, point de vente et d’agréage des productions de la COOPAC à Bandrélé, futur abattoir).
-   Si un porteur de projet souhaite développer une production d’ananas, elle pourrait s’inscrire dans le cadre de la
    structuration de la filière ananas bio.

                                                                                                              91
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                             SYNERGIES DU POLE AVEC AUTRES ÉQUIPEMENTS MAYOTTE
Les équipements structurants autour du pôle agricole de Mro Mouhou

                                                                        Pôle agricole de Mro
                                                                        Mouhou

                                                                        Marchés (Bandrélé,
                                                                        Hamouro, Coconi)

                                                                        Atelier F&L et volailles
                                                                        Lycée de Coconi

                                                                        Plateforme logistique
                                                                        COOPAC

                                                                        Plateformes agréage et VD
                                                                        COOPAC

                                                                        Abattoir Sud Mayotte (ZAE
                                                                        Malamani)

                                                                        Marché couvert de Sada

Inscription du pôle dans la chaîne de valeur agri-agro et synergies possibles
à organiser (marchés de Bandrélé et Hamouro, atelier F&L et volaille du Lycée de Coconi, abattoir
Sud Mayotte, pôle logistique Combani, marché paysan Coconi, plateforme agréage COOPAC...).
                                                                     ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
                                         GOUVERNANCE ET MODALITÉS DE GESTION DU SITE 2/3
 Mode de gouvernance pour piloter l’aménagement, l’animation et la gestion du pôle
  agricole de proximité ?
-   Il est important que le pôle se dote d’un interlocuteur unique (groupement ou association de producteurs), afin de
    pouvoir peser dans les négociations (amont avec les fournisseurs, aval avec les revendeurs), et pouvoir bénéficier
    des aides spécifiques (et attractives) du POSEI dédiées aux structures collectives agricoles.

-   La Communauté de Communes Sud est en train de reprendre la compétence développement économique aux
    communes la composant, à l’avenir ce sera un interlocuteur incontournable, qui à priori sera en charge de la
    gestion du pôle…

 Modalités de mise à disposition du foncier / des équipements collectifs auprès des
  porteurs de projet ?
-   Le plus adapté serait un statut de fermage (bail rural) : la maîtrise du foncier resterait publique, le porteur de
    projet n’aurait pas un gros investissement à réaliser pour l’achat des terres, et un loyer pourrait être fixé pour mise
    à disposition du foncier qui ne grève pas excessivement le revenu des producteurs.

-   La mise à disposition d’équipements collectifs demande une véritable discipline, que tous soient conscients de
    leurs droits et devoirs, et s’engagent à les respecter, via un cahier des charges qui fixe des règles précises.

-   Selon la volonté des porteurs de projet, une structuration collective (groupement de producteur, adhésion pour
    partie à l’UCOOPAM) est tout à fait envisageable.

                                                                                                                93
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                                         GOUVERNANCE ET MODALITÉS DE GESTION DU SITE 3/3

 Dispositifs à mobiliser (accompagnement / financement du projet) pour faciliter la mise
  en œuvre du pôle / l’accueil des porteurs de projet ?
-   Les dispositifs d’aides à l’installation pour les jeunes agriculteurs (DJA, dotation jeunes agriculteurs) sont à
    mobiliser pour ceux qui peuvent y prétendre.
-   En cas de structuration collective, des aides POSEI pourront être débloquées à différents niveaux : infrastructures
    (pistes, hydraulique), production, transformation et commercialisation. Mais cela nécessitera de l’ingénierie de
    projet pour monter les dossiers européens.
-   L’ensemble des dispositifs existants (aides du Conseil Départemental pour la création de pistes et l’électrification,
    Schéma Départemental de l’Hydraulique Agricole, etc.) peut être mobilisé pour le projet.


 Les partenaires à impliquer
-   L’ensemble des partenaires intervenant sur le développement agricole à Mayotte est à impliquer : institutionnels,
    chambres consulaires, coopératives, éventuellement associations.
-   Concernant la formation et l’accompagnement des porteurs de projet, peut être mobilisé le Lycée Agricole de
    Coconi (y compris pour les projets d’insertion par le maraîchage).
-   Dans le cadre du développement de la filière ananas bio, un technicien spécialisé AB va être recruté : il pourrait
    être mobilisé pour accompagner les porteurs de projet souhaitant aller vers une labellisation.
-   L’UCOOPAM est prête à appuyer les porteurs de projet en mobilisant ses propres techniciens pour du conseil.

                                                                                                               94
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                       ATOUTS                                                      FAIBLESSES
                                                         Un accès à l'eau incertain (Mro Mouhou à sec en fin de saison
Un site plat ou à faible pente sur les 2/3 du périmètre:
                                                         sèche) : nécessité de connaître précisément l'état quantitatif
facilités d'exploitation, possibilité de mécanisation
                                                         de la ressource en eau avant d'envisager des travaux
                                                         hydrauliques + impact sur le type de culture à développer
Un site bien desservi (RN3 et 2 voies d'accès au Sud et La partie Nord de la zone est plus difficilement valorisable
au Nord du périmètre) : facilités pour la circulation des (forte pente et présence de nombreux rochers et cailloux) :
exploitants et des productions ; possibilité de faire venir privilégier ici les cultures vivrières demandant peu d'eau
des engins de chantier pour des travaux de toute nature (manioc, ambrevade, éventuellement ananas)
                                                           Un "vivier" de porteurs de projet limité à Mayotte malgré
Un site déjà largement mis en culture (de manière
                                                           l’intérêt manifeste de porteurs de projets : besoin
informelle) : deux parcelles seulement sont en friche, les
                                                           d'accompagner les porteurs de projet dans la définition et à la
autres sont directement exploitables, pas de gros
                                                           mise en œuvre de celui-ci (formation, accompagnement
travaux de remise en état à envisager
                                                           technico-économique, etc.)
Un potentiel agronomique important sur la majeure
                                                          Un site déjà occupé de manière informelle depuis des années :
partie du périmètre (à confirmer par les analyses de sol)
                                                          un besoin de médiation avec les populations installées sur
: un "terroir" favorable aux cultures maraîchères et
                                                          place pour prévenir des conflits à venir de délocalisation ou/et
fruitières
                                                          reprofilage de l’espace

Un site d’un seul tenant, d’une surface conséquente, Des zones plates à l’est de la zone, les plus propices à
permettant d’accueillir plusieurs exploitations de taille l’implantation d’infrastructures, qui sont également les plus
importante                                                vulnérables au risque d’inondation

                                                                                                              95
                                                                          RÉALISATION D’UN ETAT DES LIEUX
                                                                                                             SYNTHÈSE AFOM
                   OPPORTUNITES                                                            MENACES
L'aménagement des marchés de Bandrélé et Hamouro :
                                                             La problématique du vol : nécessité de sécuriser le site
débouché potentiel pour les productions du pôle
La création d'un pôle agroalimentaire (dont abattoir) par la
                                                             Le risque inondation : à intégrer dans l'aménagement de la zone, en
CC Sud à Malamani : possibilité de transformation d'une
                                                             particulier sur la partie aval
partie des productions
La structuration d'une filière ananas bio : un La concurrence d'autres productions meilleur marché (car produite
positionnement possible pour un porteur de projet dans d'autres conditions et vendues informellement) : nécessité de mettre
souhaitant développer ce type de production                  en avant la qualité et la traçabilité des productions
La création d'une plateforme logistique à Combani et
                                                             La problématique des ravageurs (makis, roussettes, mouches, chancres,
d'un point de vente directe et d'agréage des productions
                                                             etc.) : besoin de mettre en place des pratiques / dispositifs pour
à Bandrélé par la COOPAC : une possible synergie (pour
                                                             limiter les pertes
approvisionner la restauration scolaire ou les GMS)
                                                                 Un risque de stigmatisation, d'opposition et de conflits entre les
8 porteurs de projet se sont déjà manifestés ; les surfaces
                                                                 agriculteurs déjà sur site et les futurs porteurs de projet : nécessité
qu'ils souhaitent exploiter représenteraient la totalité du
                                                                 de mettre en place une gouvernance sur mesure, reposant sur une
périmètre (voire le périmètre étendu), mais avec une sur-
                                                                 convergence de vue politique entre Mairie et Conseil Départemental
représentation des productions maraîchères (besoin
                                                                 pour définir la feuille de route de l'EPFAM
d'arbitrage pour la répartition des terres les plus appropriées)
                                                                 Un manque de porteurs de projet sur un des enjeux manifestent du
et des modèles économiques encore peu mâtures pour la
                                                                 site : un modèle de production agro-forestier, améliorant le système
plupart d'entre eux (besoin d'accompagnement pour
                                                                 du jardin mahorais pour aller vers une agriculture écologiquement
s'assurer de la viabilité des projets)
                                                                 intensive
La possibilité de faire financer une partie des coûts Une possible contamination de la ressource en eau et des sols par
d’aménagement du site par les dispositifs européens des pesticides, venant compliquer le développement de cultures en
(PDR et POSEI)                                        agriculture biologique
                                                                                                                           96
                                              SOMMAIRE




              PHASE 1 : ÉTUDE DE DIAGNOSTIC


1   RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX

2   ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX

3   APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS




                                                97
                                                                                  SOMMAIRE

                                                                   Point du CCTP traités
APPROCHES DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
                                      Les productions, leur nature, répartitions, densité
 Type de production, surface, cycle   de production…
                                      Modes de productions
                                      Cycle de production


 Besoin en eau                        Les besoins en eau

                                                      Débouchés pour la production
 Débouchés possibles & chaine de valeur               Débouchés des produits potentiels
                                                      Besoin en investissement

 Questions sur les modalités de gestion            Statut des producteurs et organisations
                                                   Activités et moyens d'accueil des groupe

                                          Aménagement du pôle, infrastructures et
                                          installations
 Equipements et aménagements              Sécurisation des exploitations
                                          Les voies d'accès et chemin d'exploitation
                                          Délimitation des parcelles, choix des
                                          espèces végétales et haies
                                          Transport et stockage des produits
                                          Valorisation des déchets végétaux
                                          L'utilisation des énergies renouvelables

 Facteurs clés de succès pour la suite du projet

                                                                                       98
                                                   SOMMAIRE




APPROCHES DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
 Type de production, surface, cycle

 Besoin en eau
 Débouchés possibles & chaine de valeur

 Questions sur les modalités de gestion

 Equipements et aménagements

 Facteurs clés de succès pour la suite du projet




                                                     99
                                           POTENTIALITÉS D’IMPLANTATION DE CULTURES
                                                                                           SUR LE SITE
                                                                    Le site présente des potentialités
                                                                    d’implantation          de    cultures
                                                                    diversifiées, en croisant potentiel
                                                                    agronomique des sols, pente et
                                                                    accessibilité à l’eau :
                                                                    - Une zone plate, accessible et
                                                                       potentiellement irrigable par
                                                                       irrigation gravitaire au Sud,
                                                       RN2             favorable au maraîchage et aux
                                                                       cultures sous serres ;
                                                                    - Une zone centrale favorable aux
                                                                       cultures maraîchères de plein
                                                                       champ (absence de pente à pente
                                                                       modérée, < à 5%, mais potentiel
                                                                       irrigable      moindre   que     la
                                                                       précédente) ;
                                                                    - Des zones propices à des cultures
                                                                       mélangées (sous la forme du
                                                                       jardin mahorais, en raison de leur
                                                                       pente et leur faible potentiel
Pour la phase suivante (2), cette approche des potentialités sera      irrigable);
croisée avec l’approches des porteurs de projets et enjeux          - Une zone au Nord destinée aux
                                                                       cultures vivrières (forte pente,
d’occupation du site pour optimiser la composition de l’espace
                                                                       faible accessibilité, présence de
selon différents scénarii                                              rochers et cailloux).
                                                                                                100
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APPROCHES DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
 Type de production, surface, cycle

 Besoin en eau
 Débouchés possibles & chaine de valeur

 Questions sur les modalités de gestion

 Equipements et aménagements

 Facteurs clés de succès pour la suite du projet




                                                     101
                                              APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
                                                                                             LES BESOINS EN EAU

Les besoins en eau :
Ils ont été évalués dans le cadre du Schéma Directeur d’Hydraulique Agricole (Extraits ci-après).
Le graphique ETo-P montre clairement un déficit en eau à partir du mois d’avril jusqu’au mois de novembre. Les mois
de décembre à mars qui sont excédentaire en pluviométrie permettent d’assurer un bilan positif global sur l’année de
70 mm. Il apparaît clairement qu’en dehors de la saison pluvieuse de décembre à mars, il n’est pas possible d’assurer
un développement correct des cultures sans envisager une irrigation.




                                                                                                            102
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                                                                                     LES BESOINS EN EAU

Les besoins en eau :
La canne fourragère a des besoins en eau relativement modeste de l’ordre de 1 700m3/ha/an, la tomate 2 800
m3/ha/an et enfin la banane est très consommatrice avec des besoins autour de 4 800 m3/ha/an compte tenu de son
cycle végétal (9 mois).




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                                                                                      LES BESOINS EN EAU

Les besoins en eau :
La zone la plus proche du périmètre d’étude est celle de Malamani. Les besoins en eau ont été évalués pour deux
productions, la tomate et la banane.




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                                                                                        LES BESOINS EN EAU

La nature des besoins

•   Bandrélé est située au Sud de Mayotte, zone la plus sèche de l’île, connaissant de très faibles précipitations
    durant la saison hivernale, et présentant un cumul annuel largement inférieur à la moyenne de l’île : un
    apport en eau semble indispensable pour assurer la pérennité / la productivité des cultures.

•   Concernant les volumes d’apport, tout dépendra du type de culture envisagé ; globalement plus on ira vers
    des modes de culture intensifs (hors-sol et sous serres) plus les besoins seront importants.

•   Les cultures fruitières et maraîchères sont celles qui demandent le plus d’eau, les cultures vivrières étant plus
    « économes ».


Les potentialités du site

•   Le site est traversé par le Mro Mouhou et l’un de ses affluents, tous deux à sec en fin de saison sèche.

•   Les agriculteurs sur place pratiquent des prélèvements en rivière et ont déjà structuré une ébauche de
    réseau d’irrigation : conserver / améliorer l’existant ?




                                                                                                           105
                                          APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
                                                                                         LES BESOINS EN EAU

Les dispositifs à prévoir pour assurer l’accès à l’eau des agriculteurs
•   Les mahorais utilisent traditionnellement des systèmes de citerne pour stocker l’eau : une partie des besoins
    en eau peut être couverte de la sorte.
•   Possibilité de mettre en place des systèmes de récupération de l’eau de pluie sur les bâtiments créés, et des
    lieux de stockage (bassin, citerne enterrée...) : durabilité de la ressource, limitation des prélèvements en
    milieu naturel.
•   Possibilité de créer des retenues collinaires en captant une partie du débit du Mro Mouhou lors de la saison
    des pluies, et d’organiser à partir de là un système d’irrigation gravitaire.
•   Les prélèvements directs en rivière sont à éviter : privilégier des systèmes de stockage de l’eau pour une
    utilisation en saison sèche.
•   Les forages ne peuvent être envisager qu’avec une bonne connaissance de la ressource en eau souterraine.

Les conditions de déploiement d’un réseau hydraulique sur le site
•   Se rapprocher de la DEAL concernant la législation sur l’eau (SDAGE, débit d’étiage du Mro Mouhou à
    respecter, etc.), afin de les intégrer au volet hydraulique du projet.
•   Se rapprocher de la DAAF pour le volet aménagement hydraulique (création de retenue collinaire, de
    systèmes de goutte à goutte) : retour d’expérience sur les dispositifs envisagés dans le Schéma
    Départemental de l’Hydraulique Agricole.
•   Point de vigilance n°1 : opter pour des cultures ne nécessitant pas d’eau, ou pour des systèmes économes
    en eau et des travaux « légers » face au coût de déploiement d’équipements hydrauliques.
•   Point de vigilance n°2 : veiller à la répartition des usages de la ressource en eau avec l’alimentation en eau
    potable (zone de captage à proximité du site).
                                                                                                            106
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APPROCHES DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
 Type de production, surface, cycle

 Besoin en eau
 Débouchés possibles & chaine de valeur

 Questions sur les modalités de gestion

 Equipements et aménagements

 Facteurs clés de succès pour la suite du projet




                                                     107
                                            APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS

                                                   DÉBOUCHÉS POSSIBLES & CHAINE DE VALEURS

Un impératif : répondre à la demande locale
•   Le principal besoin en termes d’approvisionnement local concerne des produits frais, fruits et légumes, qui font
    défaut, notamment durant la saison sèche.
•   La population est attentive à la qualité des productions (recherche de produits locaux et sains face à des produits
    d’import chers ou des produits « illégaux » ne respectant pas les normes en matière de résidus de pesticides).
• Face aux problématiques sanitaires (surpoids, diabète…) les mahorais sont de plus en plus attentifs à leur
  alimentation, et à celle de leurs enfants.
 Une production locale, traçable, respectant les normes sanitaires en vigueur trouvera preneur.



Les débouchés possibles pour les productions du site
•   La Mairie souhaite en priorité approvisionner les marchés de Hamouro et Bandrélé. Selon les acteurs rencontrés,
    il importe de réfléchir à l’organisation de la vente, en privilégiant une structuration collective (coopérative de
    vente ou relais unique sur chaque marché), afin de peser dans les négociations commerciales et de capter la
    valeur ajoutée des productions.
•   L’autre opportunité majeure, dans un second temps, est liée à la structuration de la restauration scolaire à
    Mayotte, vaste chantier engagé, qui aura besoin d’approvisionnement. Dans ce cadre, il faudra viser la régularité
    et la qualité des productions pour répondre aux cahiers des charges de la restauration collective.
•   L’approvisionnement des GMS représente également un débouché potentiel, mais qui nécessite une organisation
    collective solide pour apporter des volumes conséquents et pouvoir négocier des prix rémunérateurs.
•   La création à Combani d’une plateforme logistique pourrait également représenter un débouché à l’avenir.

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                                                   SOMMAIRE




APPROCHES DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
 Type de production, surface, cycle

 Besoin en eau
 Débouchés possibles & chaine de valeur

 Questions sur les modalités de gestion

 Equipements et aménagements

 Facteurs clés de succès pour la suite du projet




                                                     109
                                           APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
                                             QUESTIONS SUR LES MODALITÉS DE GESTION 1/2

•   La mise à disposition du foncier et du bâti peut reposer sur un système de bail rural (la DAAF est en train
    d’élaborer un nouveau modèle spécifique pour Mayotte, en cours de validation par la Préfecture). L’avantage
    principal de ce dispositif est la sécurisation du foncier sur une durée prédéfinie (9 à 25 ans).

•   Le preneur doit, dans le cadre d’un tel bail, respecter certaines obligations, notamment :
✓     payer un loyer (fermage) ou procéder au partage de la récolte (en cas de métayage) ;
✓     exploiter le bien pour y exercer une activité agricole ;
✓     avertir le bailleur de toute usurpation par un tiers (appropriation indue) du bien agricole ;
✓     respecter des pratiques culturales (préservation de la ressource en eau, des paysages…) si un bail rural
    environnemental a été conclu ;
✓     obtenir une autorisation écrite et expresse du bailleur pour effectuer tout changement, non prévu par le
    contrat de bail et permettant d'améliorer l'exploitation.

• Le propriétaire bailleur doit respecter lui aussi certaines obligations, notamment :
✓   entretenir le bien loué ;
✓   prendre en charge les grosses réparations du bien ;
✓   acquitter la prime d'assurance contre l'incendie et l'impôt foncier.

•   Ce bail rural doit intégrer la question de la pérennité de l’exploitation agricole sur le site : il faut que le
    foncier reste un outil de travail. Pour ce faire, il importe de prévoir la non rétrocession du foncier à un tiers de
    la part du porteur de projet, et la possibilité de libérer le foncier si le porteur de projet n’a plus de réelle
    activité agricole.
                                                                                                              110
                                         APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
                                            QUESTIONS SUR LES MODALITÉS DE GESTION 2/2

•   Il importe de viser des conventions de mise à disposition avec un bail pertinent suivant l'activité de chaque
    porteur de projet (différent si la mise à disposition concerne des parcelles de cultures, des serres, des
    bâtiments d’élevage...) et incluant une séparation du foncier (parcelles à exploiter) et du bâti (bâtiments
    agricoles, logement).

•   La mutualisation des équipements et des moyens de production nécessite de définir un cahier des charges à
    respecter de la part des porteurs de projet bénéficiaires : engagement à entretenir les parcelles (exploitation
    effective des terrains, entretien des abords de ferme…), les équipements et le matériel mutualisés, pouvant
    reposer sur un engagement financier pour les impliquer et les obliger à pérenniser leur activité.

•   Un dispositif de formation continue pour l’utilisation efficiente des matériels / des équipements mis à
    disposition (fonctionnement, entretien) peut être envisagé.

•   Un accompagnement technique peut être mise en place auprès de différents partenaires du développement
    agricole mahorais (syndicats agricoles, CAPAM, coopératives, RITA…).

•   Un accompagnement financier peut également être structuré, à travers notamment la mobilisation des aides
    européennes dans le cadre du POSEI et du PDR, pour financer les différents volets du pôle agricole de
    proximité (production, commercialisation, équipements, notamment hydrauliques, éventuellement
    transformation). Dans ce cadre, il est possible de prévoir un fond de roulement (abondé par le Conseil Général
    ou autres collectivités territoriales, par un partenariat avec une banque comme le Crédit Agricole…) pour
    appuyer les porteurs de projet en attendant le déblocage des fonds européens (aides versées à posteriori,
    une fois les investissements réalisés).
                                                                                                         111
                                                   SOMMAIRE




APPROCHES DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
 Type de production, surface, cycle

 Besoin en eau
 Débouchés possibles & chaine de valeur

 Questions sur les modalités de gestion

 Equipements et aménagements

 Facteurs clés de succès pour la suite du projet




                                                     112
                                         APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
                                                                      LES TRAVAUX A ENTREPRENDRE

Un site déjà globalement mis en valeur : des opérations d’aménagement ciblées sont à prévoir

•   Le site de Mro Mouhou est déjà occupé et largement valorisé : pas d’opération de défrichement majeur à
    entreprendre.
•   Certaines parties du site sont empierrées (la partie Nord du site essentiellement) : prévoir une opération de
    dépierrement des zones concernées.
•   Certaines parties sont en friche (zones occupées par de l’élevage de zébu notamment) : prévoir une remise
    en état de ces parcelles pour accueillir des cultures.
•   Si il y a modification profonde des systèmes de cultures en place, prévoir des opérations de coupe /
    dessouchage.
•   Envisager la constitution de haies (protection du site, délimitation des parcelles, limitation des risques
    naturels).


Opter pour des dispositifs anti érosion

•   L’érosion est un enjeu fort pour les terres agricoles à Mayotte : programme de recherche en cours porté par le
    CIRAD, le BRGM et l’IRSTEA (LESELAM : Lutte contre l'Erosion des Sols et l'Envasement du LAgon à Mayotte).
•   Intégrer ces enjeux dans l’aménagement des parcelles : création de fascines et de murets pour retenir la terre
    dans les zones en pente ; techniques de paillage et couverture végétale pour limiter l’érosion des parcelles
    cultivées.


                                                                                                        113
                                         APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
                                                                LES ÉQUIPEMENTS COLLECTIFS 1/2

Des difficultés de mise en place pour les outils collectifs
•   Il n’existe pas l’heure actuelle de CUMA sur Mayotte, et les structures collectives de transformation des
    productions sont peu nombreuses (atelier F&L de la COOPAC, atelier de découpe de volailles du Lycée Agricole
    de Coconi).
•   Les acteurs locaux soulignent la difficulté de mise en place d’outils collectifs, qui ne correspondent pas à la
    mentalité des agriculteurs mahorais, plutôt individualiste.
•   Les expériences en matière de mutualisation à Mayotte connaissent des difficultés multiples (accaparement
    du matériel, mauvais entretien, absence d’engagement financier de la part des utilisateurs, absence
    d’opérateurs de maintenance qualifiés…).

Les possibilités à envisager sur le site
•   La priorité est de mettre en place un dispositif de partage du matériel : petit tracteur, motoculteurs,
    pulvérisateurs… avec création d’un hangar de stockage du matériel.
•   Possibilité de créer un lieu de stockage des productions (en priorité des chambres froides pour étaler les
    récoltes et les ventes), éventuellement de conditionnement (en aval du site, en faisant la jonction avec la RN3
    pour l’écoulement des productions).
•   Envisager la création d’un site de compostage collectif pour amender les parcelles en valorisant les déchets
    végétaux issus des productions.
•   Envisager un point de vente collectif sur le site, à destination des populations locales et des touristes.
•   En revanche, les acteurs émettent un avis mitigé concernant la création d’un atelier de transformation : il
    s’agit de privilégier la production (transformer est un autre métier) et de s’appuyer sur les structures déjà
    existantes.

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                                          APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
                                                                  LES ÉQUIPEMENTS COLLECTIFS 2/2

Le bâti
•   Envisager, au regard du PLU, la possibilité de construire des logements sur site : une occupation permanente
    est le meilleur moyen de se prémunir des vols. De plus, cela facilitera l’implantation pérenne de porteurs de
    projet s’ils ne sont pas confrontés à un problème de logement.
•   Eventuellement envisager la création d’un bâtiment collectif (bureau, salle de réunion) pour assurer la
    gestion des exploitations (comptabilité, etc.), l’animation collective et la formation continue des producteurs.


Conditions de succès d’une démarche collective
• Les jeunes seront à priori plus ouverts sur le sujet de la mutualisation des moyens, équipements, etc. que les
  plus anciens.
• Il s’avère nécessaire de fixer des règles de fonctionnement claires, et de faire preuve de « discipline » pour que
  le collectif fonctionne.
• La gestion des équipements collectifs après acquisition est le véritable problème à Mayotte, à anticiper.
• Il est nécessaire d’opter pour des équipements simples (pas d’électronique), en l’absence d’opérateurs
  capables de gérer la maintenance des équipements, et des équipements adaptés aux conditions climatiques
  locales (climat tropical humide : humidité, corrosion, etc.).




                                                                                                            115
                                               APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
                                                             LA SÉCURISATION DES EXPLOITATIONS 1/2

La problématique du vol
    • La problématique du vol est centrale à Mayotte : elle touche tout type d’exploitations et de cultures, et est un
      véritable fléau qui grève le revenu des producteurs et entrave leur volonté de développer les productions. Les
      deux tiers des parcelles cultivées seraient concernées, selon le recensement général agricole.

    • L’isolement et la dispersion des parcelles est un facteur aggravant, les cultures étant laissées sans surveillance,
      ce qui ne sera pas le cas sur le site. La présence de plusieurs producteurs regroupés est aussi un atout pour se
      prémunir des vols, car le site sera occupé en permanence (au moins en journée).

    • Plusieurs solutions sont possibles sur le site pour se prémunir des vols :
    -   travailler sur les relations de voisinage, pour éviter les vols de la part de voisins et mutualiser la surveillance
        des parcelles cultivées ;
    -   assurer une présence permanente sur place, par la création de logement ;
    -   développer des dispositifs de stockage des productions pour ne pas les laisser en plein champ et limiter ainsi
        les vols ;
    -   la pose de clôtures, ou de haies « épineuses » entourant le site, mais cette solution à un coût ;
    -   l’introduction de chiens sur le site, à des fins de dissuasion ;
    -   la mise en place de dispositifs d’« effarouchement » : alarmes, lumières puissantes… pour faire fuir les
        voleurs ;
    -   La mise en place d’un système de gardiennage, notamment au moment des récoltes, période la plus critique.


                                                                                                                   116
                                         APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
                                                       LA SÉCURISATION DES EXPLOITATIONS 2/2

La protection des cultures contre les ravageurs et maladies
• La seconde cause de perte sur culture est la présence de ravageurs (makis, roussettes, insectes…), de parasites
  (chancres…) et de maladies qui affectent les cultures.

• Concernant les makis, la meilleure solution envisageable est la création d’une zone tampon entre les espaces
  forestiers et les parcelles cultivées : plantation d’ananas ou d’espèces épineuses (haie buissonnante), ou
  création d’une zone dégagée (les makis étant arboricoles, ils sont réticents à traverser des zones ouvertes).

• Concernant les insectes, la lutte raisonnée (auxiliaires de culture, confusion sexuelle, produits phytos en
  dernier recours) est la solution la mieux adaptée. Il est également possible de développer des cultures sous
  filets, notamment pour les cultures maraîchères, qui sont un moyen de lutte efficace contre les mouches des
  légumes. Pour les productions fruitières, la pose de filet ne peut s’envisager que si l’on a des vergers à haute
  densité, car sinon le coût de recouvrement de chaque arbre individuellement est prohibitif.

• Concernant les roussettes, la pose de filets est efficace, mais coûteuse.

• Une solution contre les makis et roussettes est de privilégier une conduite en taille courte pour les arbres
  fruitiers, afin de limiter leur accessibilité en hauteur.

• Concernant les maladies et parasites, il importe de privilégier des variétés locales adaptées et plus résistantes
  que des variétés exogènes, et des plants sains, greffés, issus de pépinières agréées.



                                                                                                         117
                                                   SOMMAIRE




APPROCHES DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
 Type de production, surface, cycle

 Besoin en eau
 Débouchés possibles & chaine de valeur

 Questions sur les modalités de gestion

 Equipements et aménagements

 Facteurs clés de succès pour la suite du projet




                                                     118
                                               APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS

                       LES FACTEURS CLEFS DE SUCCÈS DU PROJET POUR LA SUITE 1/2

Des points essentiels à prendre en considération pour assurer le succès du projet

1.   Assurer l’accompagnement des porteurs de projet : définition de leur projet, validation de la viabilité
     économique, intégration au foncier disponible sur le site (localisation des parcelles, des bâtiments
     d’exploitation…).
       Intervention du PAI pour suivre les porteurs (convention avec l’EPFAM) ?


2. Analyser clairement la ressource en eau potentielle pour anticiper la gestion qualitative et quantitative de
     la ressource, dimensionner les équipements hydrauliques à aménager, prévoir la répartition potentielle
     entre les différents usagers, et pouvoir, si la ressource s’avère insuffisante, privilégier des cultures /
     activités économes en eau.
       Etude en phase 2 de scénarii d’aménagement intégrant du maraichage mais avec retenue
        collinaire ou autre système hydraulique et de scénario avec des cultures sans besoin
        extérieur (ou peu) d’eau ne nécessitant ainsi pas d’aménagement hydraulique important

 3. Si des équipements collectifs sont créés, mettre en place un cahier des charges explicitant les règles de
     fonctionnement, d’utilisation et d’entretien pour les équipements / matériels mis à disposition, afin de
     signifier les droits et devoir des usagers et de prévenir tout conflits entre eux.



                                                                                                     119
                                             APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS

                     LES FACTEURS CLEFS DE SUCCÈS DU PROJET POUR LA SUITE 1/2
4. Travailler avec les porteurs de projet pour la structuration collective du pôle (association, groupement de
    producteur, GIEE ?), afin de se doter d’un interlocuteur unique à même de porter la parole du groupe et
    de peser face à ses interlocuteurs (fournisseurs, acheteurs, pouvoirs publics…).
      Une structuration collective permettra en outre de bénéficier d’aides POSEI attractives.

5.   Au-delà de l’étude de faisabilité, s’assurer de la mise en synergie du projet de pôle avec les acteurs
     agricoles (institutionnels, administratifs, coopératifs…), et avec les outils structurants existant ou en
     projet à proximité (marchés, pôles logistiques, etc.).
       L’inscription du pôle dans ce paysage d’acteurs et d’équipements sera l’un des fondement de la
          réussite du projet.


6.    La résolution sans conflits de la régularisation d’occupation illégale > étudier une alternative à une
     libération de foncier du site sans moyens de répréhension associée >> Démarche de conciliation avec
     les occupants actuels pour engager sans conflits et sans risques de résistance et ensuite de représailles,
        Définir un cahier des charges pour la mise en production du site et ne conserver que les
           personnes prêtes à y adhérer, et engagement à soutenir la démarche dans une dynamique de
           médiation (régularisation de leur situation administrative, acquisition d’un SIRET, inscription à la
           MSA, suivi de l’exploitation, respect de modes de production « aux normes », etc.) ?



                                                                                                     120
                                                                                                               SUITE DE L’ÉTUDE

Notification 20/09/18
Lancement 20/09/18
                                                                      PHASE 1 : ETUDE DE DIAGNOSTIC
    COTECH 31/10/2018
                                  4 mois
                                               ETAPE 1 : Réalisation d’un état des lieux
   Ateliers 8 et 9/11/2018                                                                  ETAPE 2 : La conduite des réflexions
     COPIL 12/11/18                                                                         prospectives adaptées au site




                                                                                                                                         ACTION TRANSVERSALE :
 LE 19/11 IVRABLE FIN PHASE 1                          Prestation complémentaire : diag sur extension périmètre




                                                                                                                                             CONCERTATION
 Echanges courant nov et                                              Cadrage suite pour phase 2
 rencontres à La Réunion ou visio

       17 /12 amidi                                                PHASE 2 : SCENARIOS D’AMENAGEMENT
                                    2 mois




                                                ETAPE 1 : Proposition de scénarios d’aménagement (deux minimum)
   COPIL VISIO fin janvier 2019
                                                ETAPE 2 : Analyse multicritères des scénarios
    Objectif Février 2019

                                                      PHASE 3 : FAISABILITE DU
                                    2 mois




                                                        SCENARIO RETENU ET
                                                                                                  PHASE 4 : MODALITES DE
                                                       ESTIMATION DES COÛTS
     Objectif Mars 2019                                                                              GESTION DU SITE

                                                                    PHASE 5 : PROGRAMME OPERATIONNEL
                                      1 mois




     Objectif Avril 2019



                                                                                                                                   121
ANNEXES
                                                TABLE DES ANNEXES




Annexes
 Déroulé des semaines de travail de terrain du groupement

 Eléments photographiques du terrain
 Support atelier 1

 Support atelier 2

 Entretiens des acteurs
                                                                            DÉROULÉ DU TERRAIN
                                                                                           SEMAINE 1


      06/11                 07/11                 08/11               09/11                10/11
• Visite du site de   • Rencontre avec      • Préparation des   • Atelier n° 2       • Préparation du
  Mro Mouhou           les associations      ateliers            auprès des           COPIL
• Relevé terrain       Mlézi Maoré et                            acteurs locaux
  (sols)               Ouzougouha           • Atelier n°1        impliqués dans le   • Intégration des
• Observations in      Mayecha, point         auprès des         développement         différents
  situ (relief,        sur leur projet        porteurs de        agricole à            éléments
  réseau               de chantier            projet             Mayotte               récoltés sur place
  hydrographique,      d’insertion par le                                              (visite de site,
  contraintes du       maraîchage           • Synthèse de       • Synthèse de          rencontres,
  site…)                                      l’atelier n°1       l’atelier n°2        synthèse des
• Rencontres          • Poursuite des                                                  ateliers) et de
  informelles avec      observations /                                                 leurs apports
  des producteurs       rencontres                                                     pour la poursuite
  présents sur          informelles                                                    du projet.
  place




                                                                                               124
                                                                          DÉROULÉ DU TERRAIN
                                                                                         SEMAINE 2


      12/11                13/11                 14/11               15/11               16/11

                      • Visite des sites   • Rencontre avec    • Synthèse des       • Echanges avec
• COPIL phase 1         des marchés de      la COOPAC           apports des          EPFAM et
                        Hamouro et                              différentes          commune post
                        Bandrélé pour      • Visite             rencontres post      COPIL
• Synthèse des
                        prendre              d’exploitations    COPIL
  avancées liées au
                        connaissance des     modèles
  COPIL post
                        équipements          adhérentes à la   • Finalisation
  réunion avec
  EPFAM                                      coopérative         livrable phase 1
                                                                 intégrant
                                                                 remarques copil
                                                                 et restitution
                                                                 détaillée de la
                                                                 phase terrain




                                                                                             125
                                                TABLE DES ANNEXES




Annexes
 Déroulé des semaines de travail de terrain du groupement

 Eléments photographiques du terrain
 Support atelier 1

 Support atelier 2

 Entretiens des acteurs
ELÉMENTS PHOTOGRAPHIQUES
ELÉMENTS PHOTOGRAPHIQUES
ELÉMENTS PHOTOGRAPHIQUES
ELÉMENTS PHOTOGRAPHIQUES
ELÉMENTS PHOTOGRAPHIQUES
ELÉMENTS PHOTOGRAPHIQUES
ELÉMENTS PHOTOGRAPHIQUES
ELÉMENTS PHOTOGRAPHIQUES
ELÉMENTS PHOTOGRAPHIQUES
ELÉMENTS PHOTOGRAPHIQUES
ELÉMENTS PHOTOGRAPHIQUES
ELÉMENTS PHOTOGRAPHIQUES
ELÉMENTS PHOTOGRAPHIQUES
ELÉMENTS PHOTOGRAPHIQUES
                                                TABLE DES ANNEXES




Annexes
 Déroulé des semaines de travail de terrain du groupement

 Eléments photographiques du terrain
 Support atelier 1

 Support atelier 2

 Entretiens des acteurs
                                          SUPPORT ATELIER 1




1   PRÉSENTATION DU SITE DE MRO MOUHOU ET DU PROJET


2    VOS PROJETS


3    MISE EN PERSPECTIVE COMMUNE




                                                      142
LE SITE ET LE PROJET DE MRO MOUHOU
               POTENTIALITÉS DU SITE




                            143
                                                        LE SITE ET LE PROJET DE MRO MOUHOU
                                                         UN SITE PRÉSENTANT DE NOMBREUX ATOUTS
▪ Sur le plan géographique
    •   Un site « plat » comparativement à d’autres à l’échelle de Mayotte : des faibles pentes permettant la
        mécanisation ; des terrains plats sur le bas du site propices au maraîchage et à des cultures sous serres.
    •   Un site bien desservi, grâce à la proximité de la RN3 : facilité d’accès aux parcelles pour les producteurs, et
        facilités pour sortir les productions et les mettre en marché.

•   Au niveau des sols
    •   Des sols profonds et fertiles, déjà largement mis en culture car le potentiel agronomique est fort.
    •   Des sols fertilisés par l’apport de matières organiques en raison de la présence d’activités d’élevage (zébus,
        bovins).
    •   Des sols qui ne sont pas érodés (absence de padzas, pas de pratique de brûlis, faible pente limitant l’érosion).

▪ En termes de structure
    •   Un site d’un seul tenant, non morcelé, d’une superficie conséquente à l’échelle des exploitations mahoraises
        (il pourrait accueillir une trentaine d’exploitation de taille moyenne – 0,5 ha à Mayotte).
    •   Un site permettant de regrouper des porteurs de projet, et d’envisager la création de bâtiments d’exploitation
        voire de logements.

•   Vis-à-vis de la ressource en eau
    •   Un site disposant d’une ressource potentielle importante grâce à la présence du Mro Mouhou et de ses
        affluents.
    •   Un site « vert », qui souffre moins de la sécheresse que d’autres zones du Sud de Mayotte.

                                                                                                                  144
                                                      LE SITE ET LE PROJET DE MRO MOUHOU
                                                                          LES ENJEUX POUR LA COMMUNE

▪ Pérenniser l’agriculture locale

•   Bandrélé, comme l’ensemble de Mayotte, connaît une évolution rapide des modes de vie, marquée par le
    désintérêt des jeunes pour l’activité agricole.

 La commune veut favoriser l’insertion et l’emploi pour les jeunes en installant des jeunes agriculteurs.

▪ Valoriser les productions

•   La vente des productions est encore très limitée (seul ¼ des exploitations locales vendent leurs productions,
    principalement maraîchères).

 La commune veut en priorité approvisionner les marchés locaux (Hamouro et Bandrélé) à partir des productions
   du pôle.

▪ Limiter la dégradation des milieux

•   L’agriculture a un impact important sur l’environnement de la commune : les pratiques agricoles (réduction du
    temps de jachère, surpâturage, etc.), entraînent une dégradation des milieux, générant toujours plus de milieux
    secs dégradés (padzas et landes).

 La commune veut favoriser un nouveau modèle de développement agricole, plus respectueux de
  l’environnement.

                                                                                                              145
                                            SUPPORT ATELIER 1




1   PRÉSENTATION DU SITE DE MRO MOUHOU ET DU PROJET


2    VOS PROJETS


3    MISE EN PERSPECTIVE COMMUNE




                                                      146
                                                                            VOS PROJETS
                                                                           TOUR DE TABLE
▪ Vous
    • Qui vous êtes
    • Votre parcours (ce que vous avez fait avant : formation, expérience professionnelle)
    • Votre activité actuelle (lien avec l’agriculture ?)
▪ Votre projet
    • Type de production envisagée (culture, élevage) ?
    • Mode de production (agroforesterie, agriculture raisonnée, AB…) ?
    • Plan de culture envisagé sur l’année ?
    • Votre intérêt pour le projet de pôle agricole de proximité ? (En quoi est ce que vous
      installer ici peut vous permettre de réaliser votre projet).
▪ Vos besoins
    • La surface nécessaire pour développer votre activité
    • Vos besoins en équipements (serres, matériels, hydraulique…)
    • Vos besoins en matière d’accompagnement (formation, gestion / comptabilité,
      techniques de cultures,…)

                                                                                    147
                                            SUPPORT ATELIER 1




1   PRÉSENTATION DU SITE DE MRO MOUHOU ET DU PROJET


2    VOS PROJETS


3    MISE EN PERSPECTIVE COMMUNE




                                                      148
                                                                             MISE EN PERSPECTIVE
                                                                                        TOUR DE TABLE
▪ Les besoins communs en amont
  • Semences / plants
  • Intrants (engrais, produits phytosanitaires, etc.)
  • Alimentation animale ?

▪ Les besoins communs en équipements
  • Hydraulique agricole
  • Matériels (tracteurs, motoculteurs, pulvérisateurs…)
  • Bâtiments : hangar de stockage des production / du matériel, autres (serres, salle de réunion, etc.)

▪ La structuration des débouchés
  • Possibilité d’organiser la vente en commun auprès des marchés de Hamouro et Bandrélé?
  • Possibilité de structurer des circuits courts collectifs (vente directe, sur site ? Magasin de
    producteur ? GMS ?)

▪ Autres besoins communs
  •   Formation ?
  •   Sécurisation du site ? (lutte contre les vols, les ravageurs)
  •   Accompagnement technico-économique ?
  •   Complémentarité entre les projets (groupement d’employeur, mutualisation salariés, etc.) ?
  •   Complémentarité entre les productions (élevage / cultures) ?
                                                                                                     149
                                                TABLE DES ANNEXES




Annexes
 Déroulé des semaines de travail de terrain du groupement

 Eléments photographiques du terrain
 Support atelier 1

 Support atelier 2

 Entretiens des acteurs
                                            SUPPORT ATELIER 2




1   PRÉSENTATION DU SITE DE MRO MOUHOU ET DU PROJET


2   RETOUR SUR L’ATELIER AUPRÈS DES PORTEURS DE PROJET

3   GOUVERNANCE ET MODALITÉS DE GESTION DU SITE




                                                         151
LE SITE DE MRO MOUHOU
    LOCALISATION DU SITE




                 152
    LE SITE DE MRO MOUHOU
L’OCCUPATION ACTUELLE DU SOL




                    153
                                                                                 LE SITE DE MRO MOUHOU
                                                         UN SITE PRÉSENTANT DE NOMBREUX ATOUTS
▪ Sur le plan géographique
    •   Un site « plat » comparativement à d’autres à l’échelle de Mayotte : des faibles pentes permettant la
        mécanisation ; des terrains plats sur le bas du site propices au maraîchage et à des cultures sous serres.
    •   Un site bien desservi, grâce à la proximité de la RN3 : facilité d’accès aux parcelles pour les producteurs, et
        facilités pour sortir les productions et les mettre en marché.

•   Au niveau des sols
    •   Des sols profonds et fertiles, déjà largement mis en culture car le potentiel agronomique est fort.
    •   Des sols fertilisés par l’apport de matières organiques en raison de la présence d’activités d’élevage (zébus,
        bovins).
    •   Des sols qui ne sont pas érodés (absence de padzas, pas de pratique de brûlis, faible pente limitant l’érosion).

▪ En termes de structure
    •   Un site d’un seul tenant, non morcelé, d’une superficie conséquente à l’échelle des exploitations mahoraises
        (il pourrait accueillir une trentaine d’exploitation de taille moyenne – 0,5 ha à Mayotte).
    •   Un site permettant de regrouper des porteurs de projet, et d’envisager la création de bâtiments d’exploitation
        voire de logements.

•   Vis-à-vis de la ressource en eau
    •   Un site disposant d’une ressource potentielle importante grâce à la présence du Mro Mouhou et de ses
        affluents.
    •   Un site « vert », qui souffre moins de la sécheresse que d’autres zones du Sud de Mayotte.

                                                                                                                  154
                                          LE PROJET DE PÔLE AGRICOLE DE PROXIMITÉ
                                                                     LES OBJECTIFS DE L’EPFAM

▪ L’EPFAM, Etablissement Public Foncier d’Aménagement de Mayotte, est le maître d’œuvre du
  projet (financement de l’étude de faisabilité et animation de la démarche).

▪ Le projet consiste en la création d’un « pôle agricole de proximité », qui permette, sur le site
  de Mro Mouhou, d’installer des porteurs de projet agricole en mettant à leur disposition les
  éléments nécessaires à la réussite de leur exploitation (foncier, équipements collectifs, accès
  à l’eau et à l’électricité, etc.).

 L’étude de faisabilité doit permettre de définir ce qu’il est possible de faire sur site et de
   d’élaborer des scénarios d’aménagement.


▪ Les objectifs fixés par l’EPFAM sont les suivants :
✓ Renforcement de la filière et de l’emploi agricole qualifié ;
✓ Développement d’une offre de foncier agricole pour des porteurs de projets en maraichage
  biologique ;
✓ Mise en place d’une filière de formation ;
✓ Réponse à des attentes de la société civile en termes de production locale biologique ;
✓ Développement des démarches de circuits courts.

                                                                                                   155
                                                LE PROJET DE PÔLE AGRICOLE DE PROXIMITÉ
                                                                          LES ENJEUX POUR LA COMMUNE

▪ Pérenniser l’agriculture locale

•   Bandrélé, comme l’ensemble de Mayotte, connaît une évolution rapide des modes de vie, marquée par le
    désintérêt des jeunes pour l’activité agricole.

 La commune veut favoriser l’insertion et l’emploi pour les jeunes en installant des jeunes agriculteurs.

▪ Valoriser les productions

•   La vente des productions est encore très limitée (seul ¼ des exploitations locales vendent leurs productions,
    principalement maraîchères).

 La commune veut en priorité approvisionner les marchés locaux (Hamouro et Bandrélé) à partir des productions
   du pôle.

▪ Limiter la dégradation des milieux

•   L’agriculture a un impact important sur l’environnement de la commune : les pratiques agricoles (réduction du
    temps de jachère, surpâturage, etc.), entraînent une dégradation des milieux, générant toujours plus de milieux
    secs dégradés (padzas et landes).

 La commune veut favoriser un nouveau modèle de développement agricole, plus respectueux de
  l’environnement.

                                                                                                              156
                          LE PROJET DE PÔLE AGRICOLE DE PROXIMITÉ
                                        VOTRE AVIS EN TOUR DE TABLE



❑   Les potentialités du site ?


❑   Les enjeux principaux du projet ?


❑   Comment ce projet peut-il répondre aux problématiques
    de développement agricole à Mayotte ?

❑   Quels sont les éléments majeurs à prendre                en
    considération pour pouvoir concrétiser ce projet ?


                                                            157
                                             SUPPORT ATELIER 2
                                      MOBILISER AVIS SUR 3 VOLETS




1   PRÉSENTATION DU SITE DE MRO MOUHOU ET DU PROJET


2. RETOUR SUR L’ATELIER AUPRÈS DES PORTEURS DE PROJET

3   GOUVERNANCE ET MODALITÉS DE GESTION DU SITE




                                                          158
                    RETOUR SUR L’ATELIER 1 PORTEUR DE PROJETS
                                      SYNTHESE DES PROJETS PORTES




1. Les porteurs de projet


2. Les projets envisagés : nature de l’activité, modes de
   production / conduite de l’exploitation, etc.


3. Les besoins communs




                                                            159
                              RETOUR SUR L’ATELIER PORTEUR DE PROJETS
                                                                      VOTRE AVIS


❑ Intérêt des projets envisagés vis-à-vis des objectifs du pôle agricole de
  proximité ?


❑ Pertinence de ces projets au regard du site et de ses potentialités
  (adéquation, compatibilité ou non) ?

❑ Faisabilité de ces projets (foncier, modes de conduite, intégration
  filière amont / aval, etc.) ?


❑ Eléments à prendre en compte pour appuyer les porteurs et permettre
  la concrétisation de leur projet ?

❑ Les freins ou risques à gérer ?

                                                                          160
                                              SUPPORT ATELIER 2




1   PRÉSENTATION DU SITE DE MRO MOUHOU ET DU PROJET


2   RETOUR SUR L’ATELIER AUPRÈS DES PORTEURS DE PROJET

3   GOUVERNANCE ET MODALITÉS DE GESTION DU SITE




                                                         161
                          GOUVERNANCE ET MODALITÉS DE GESTION DU SITE
                                                                          VOTRE AVIS
❑ Possibilité d’intégrer au projet les agriculteurs déjà présents sur le site ? La
  coexistence avec les futurs porteurs de projets

❑ Les impacts et actions sur les autres maillons de la chaine de valeur (aval
  et amont) – cf imbrication avec les marchés locaux notamment et logistique

❑ Mode de gouvernance pour piloter l’aménagement, l’animation et la
  gestion du pôle agricole de proximité ?

❑ Modalités de mise à disposition du foncier / des équipements collectifs
  auprès des porteurs de projet ?

❑ Dispositifs à mobiliser (accompagnement / financement du projet) pour
  faciliter la mise en œuvre du pôle / l’accueil des porteurs de projet ?

❑ Partenaires à impliquer aux différentes étapes de la réalisation du projet ?

                                                                             162
                                                TABLE DES ANNEXES




Annexes
 Déroulé des semaines de travail de terrain du groupement

 Eléments photographiques du terrain
 Support atelier 1

 Support atelier 2

 Entretiens des acteurs
ENTRETIENS DES ACTEURS
PÔLE ACCUEIL INSTALLATION




                 164
ENTRETIENS DES ACTEURS
PÔLE ACCUEIL INSTALLATION




                 165
ENTRETIENS DES ACTEURS
PÔLE ACCUEIL INSTALLATION




                 166
ENTRETIENS DES ACTEURS
PÔLE ACCUEIL INSTALLATION




                 167
ENTRETIENS DES ACTEURS
           RÉSEAU RITA




               168
ENTRETIENS DES ACTEURS
           RÉSEAU RITA




               169
ENTRETIENS DES ACTEURS
           RÉSEAU RITA




               170
ENTRETIENS DES ACTEURS
           RÉSEAU RITA




               171
ENTRETIENS DES ACTEURS
                DAAF
ENTRETIENS DES ACTEURS
                DAAF
ENTRETIENS DES ACTEURS
                DAAF
ENTRETIENS DES ACTEURS
           ESPACE TEST
ENTRETIENS DES ACTEURS
           ESPACE TEST
ENTRETIENS DES ACTEURS
           ESPACE TEST
ENTRETIENS DES ACTEURS
           ESPACE TEST
ENTRETIENS DES ACTEURS
                CAPAM
ENTRETIENS DES ACTEURS
                CAPAM
ENTRETIENS DES ACTEURS
                CAPAM
ENTRETIENS DES ACTEURS
                CAPAM
     ENTRETIENS DES ACTEURS
DARTM – CONSEIL DÉPARTEMENTAL
     ENTRETIENS DES ACTEURS
DARTM – CONSEIL DÉPARTEMENTAL
     ENTRETIENS DES ACTEURS
DARTM – CONSEIL DÉPARTEMENTAL
     ENTRETIENS DES ACTEURS
DARTM – CONSEIL DÉPARTEMENTAL
ENTRETIENS DES ACTEURS
           MLÉZI MAORÉ
ENTRETIENS DES ACTEURS
           MLÉZI MAORÉ
ENTRETIENS DES ACTEURS
            UCOOPAM
ENTRETIENS DES ACTEURS
            UCOOPAM
ENTRETIENS DES ACTEURS
            UCOOPAM
ENTRETIENS DES ACTEURS
  OUZOUGOUHA MAYECHA
ENTRETIENS DES ACTEURS
  OUZOUGOUHA MAYECHA
    ENTRETIENS DES ACTEURS
COMMUNAUTÉ DE COMMUNES SUD
    ENTRETIENS DES ACTEURS
COMMUNAUTÉ DE COMMUNES SUD
    ENTRETIENS DES ACTEURS
COMMUNAUTÉ DE COMMUNES SUD


Texte extrait tel quel de la pièce officielle, qui seule fait foi. La mise en page du document d'origine peut différer.