Pièce
1-Rapport de diagnostic_phase1-120619.pdf · 22 198 mots · du marché « Études et maîtrise d'œuvre pour l'aménagement du pôle agricole de Mro Mouhou à Bandrélé, incluant les études environnementales », dossier de consultation officiel.
ETUDE DE FAISABILITÉ DE L’AMÉNAGEMENT D’UN PÔLE AGRICOLE
À PROXIMITÉ DE MRO MOUHOU
Rapport de diagnostic, accompagné
des cartographies, du reportage
photographique et des entretiens
04/12/2018
1
PLANNING DE L’ÉTUDE
Notification 20/09/18
Lancement 20/09/18
PHASE 1 : ETUDE DE DIAGNOSTIC
COTECH 31/10/2018
4 mois
ETAPE 1 : Réalisation d’un état des lieux
Ateliers 8 et 9/11/2018 ETAPE 2 : La conduite des réflexions
COPIL 12/11/18 prospectives adaptées au site
ACTION TRANSVERSALE :
LE 19/11 LIVRABLE FIN PHASE 1
PHASE 2 : SCENARIOS D’AMENAGEMENT
CONCERTATION
2 mois
COPIL VISIO fin janvier 2019 ETAPE 1 : Proposition de scénarios d’aménagement (deux minimum)
ETAPE 2 : Analyse multicritères des scénarios
Objectif Février 2019
PHASE 3 : FAISABILITE DU
2 mois
SCENARIO RETENU ET
PHASE 4 : MODALITES DE
ESTIMATION DES COÛTS
Objectif Mars 2019 GESTION DU SITE
PHASE 5 : PROGRAMME OPERATIONNEL
1 mois
Objectif Avril 2019
2
SOMMAIRE LIVRABLE
PHASE 1 : ÉTUDE DE DIAGNOSTIC
1 RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
Contexte de l’agriculture à Mayotte
Cadre réglementaire et acteurs
Contexte de l’agriculture à Bandrélé
Contexte du site de Mro Mouhou
2 ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
Vision des acteurs et des parties prenantes
Synthèse des dynamiques engagées et attentes des porteurs de projet
Le pôle de Bandrélé
3 APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
Type de production, surface, cycle
Besoin en eau
Débouchés possibles & chaine de valeur
Questions sur les modalités de gestion
Equipements et aménagements
3
SOMMAIRE
PHASE 1 : ÉTUDE DE DIAGNOSTIC
1 RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
2 ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
3 APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
4
SOMMAIRE
Point du CCTP traités
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
Contexte de l’agriculture à Mayotte
Rôle des acteurs dans le développement
Cadre réglementaire et acteurs agricole et économique
Contexte de l’agriculture à Bandrélé Offre locale en produits agricoles
Point sur le PLU et les aléas naturels
Contexte du site de Mro Mouhou Climat et cultures locales
Etude géomorphologie
Etude environnementale
Etude sur la capacité des réseaux d'adduction d'eau
Diagnostic chimique des sols
Analyse du potentiel agricole du site
Occupation actuelles des parcelles
Potentielles sources de conflits
5
SOMMAIRE
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
Contexte de l’agriculture à Mayotte
Cadre réglementaire et acteurs
Contexte de l’agriculture à Bandrélé
Contexte du site de Mro Mouhou
6
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
CONTEXTE DE L’AGRICULTURE À MAYOTTE
Une agriculture essentielle à Mayotte
▪ Les exploitations agricoles
• En 2010, date du premier recensement agricole de Mayotte, l’île comptait 15 700 « exploitations » agricoles :
- 13.000 très petites exploitations,
- 2.500 exploitations intermédiaires,
- 200 exploitations professionnelles.
• Les exploitations familiales, vivrières et traditionnelles sont largement prépondérantes, et l'objectif principal des
agriculteurs mahorais est de subvenir aux besoins alimentaires familiaux (la moitié des exploitations auto-
consomment la totalité de leurs productions).
• Les très petites exploitations sont la norme : la taille moyenne est de 0,45 ha, seulement 8% des exploitations
cultivent plus de 1 ha (dont 2% 2 ha et plus, soit 360 exploitations « de grande taille »).
▪ La population agricole
• L’agriculture concerne près d’un tiers de la population mahoraise : 60 000 personnes appartiennent aux ménages
agricoles ; c’est le plus fort taux de l’ensemble des départements français (métropole et DOM).
• Cette population agricole, à l’image de la population mahoraise, est jeune : 53% de ses membres ont moins de 25
ans.
• Elle est féminine : 52% des chefs d’exploitation sont des femmes.
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RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
CONTEXTE DE L’AGRICULTURE À MAYOTTE
L’occupation du sol par l’agriculture
• La surface totale exploitable pour l’agriculture
est de 20 700 ha, soit 55 % du territoire
mahorais.
• Seuls 7 100 ha sont effectivement cultivés, soit
un tiers de la surface exploitable et 19% du
territoire.
• Contrairement à une idée reçue, et malgré la
croissance démographique de l’île et
l’extension urbaine, notamment dans le secteur
de Mamoudzou, le territoire n’est pas
surexploité d’un point de vue agricole.
• Les cultures sont pratiquées dans toutes les
zones où cela est possible, donc en dehors des
zones urbaines et littorales et des réserves
forestières, qui couvrent les parties
montagneuses de l’île.
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RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
CONTEXTE DE L’AGRICULTURE À MAYOTTE
Le système du jardin mahorais
• A Mayotte, dominent des systèmes agro-forestiers plus ou moins arborés et intensifs, avec de nombreuses
associations de cultures et la présence d’animaux permettant de fournir une alimentation diversifiée aux familles
(légumes, fruits, céréales, légumineuses, épices, viande…) : c’est le système du « jardin mahorais ».
• L’agriculture mahoraise est diversifiée, présentant une grande variété de productions coexistant au sein de la
même exploitation, voire de la même parcelle.
▪ Les productions végétales
• Les cultures vivrières occupent 92 % de la surface cultivée totale (6.541 ha) dont 2.514 ha de bananes et 1.752 ha
de manioc, cultures qui dominent la SAU avec 60% des surfaces exploitées.
• Le maraîchage n’occupe que 1,9% des surfaces cultivées, mais représente 8 % des exploitations, et est une filière
est en pleine expansion.
• Les filières de « rente » historique, vanille et Ylang, représentent moins de 2 % de la SAU (140 hectares en Ylang,
30 hectares en vanille), et sont des cultures en pleine déprise.
▪ Les productions animales
• Un tiers des exploitations pratiquent l’élevage. Il s’agit d’une activité complémentaire, reposant sur de très petits
troupeaux (la moyenne est de 5 bovins et/ou 6 ovins-caprins par élevage).
• L’élevage de volaille oscille entre tradition et modernité : 2 000 élevages traditionnels de volailles sont recensés,
contre seulement 150 élevages plus modernes (poules pondeuses, poulets de chair, dindes et pintades).
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RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
CONTEXTE DE L’AGRICULTURE À MAYOTTE
Le devenir des productions
▪ Une filière agroalimentaire peu développée
Les activités agroalimentaires représentent le tiers de l’activité industrielle de Mayotte. Mais le secteur est peu
développé et les entreprises sont peu nombreuses :
- On recense deux structures de conditionnement des œufs, deux de transformation de fruits et légumes, aucun
abattoir de bovins et un seul abattoir de volailles.
- Dans le secteur aval, quelques structures opèrent à partir essentiellement de matières premières importées
(découpe de viande, boulangerie industrielle, plats cuisinés, boissons, yaourts).
- La fabrication d’essence d’Ylang-Ylang a fortement décliné.
Or, les besoins en produits frais et transformés sont de plus en plus importants à Mayotte : démographie en
hausse, élévation du niveau de vie, évolution des goûts, demandes de la restauration collective…
▪ L’autosuffisance alimentaire
• L’agriculture mahoraise produit plus de 60 000 tonnes de denrées agricoles par an, et la population est alimentée
à hauteur de 50% des besoins, jusqu’à 80% en fruits et légumes frais et 100% en œufs.
• 20% seulement des productions sont vendues, via des circuits courts et souvent informels : pratique du « don »
auprès des proches (famille, voisins…), échanges entre producteurs…
=> L’île est largement déficitaire en termes de productions animales (viande bovine et ovine, volailles, produits
laitiers).
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RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
CONTEXTE DE L’AGRICULTURE À MAYOTTE
Les contraintes pour les exploitations
• L’accès au foncier agricole constitue un point de blocage majeur, le principal frein au développement de
l’agriculture à Mayotte.
Actuellement, seuls 23 % des agriculteurs déclarent détenir un titre de propriété pour les terres qu’ils exploitent.
Les 77% restant cultivent des terres sur la base d’un simple accord oral (droit coutumier).
• L’agriculture correspond à une activité parmi d’autres, et la plupart des agriculteurs exercent un autre métier en
parallèle.
• Les parcelles sont isolées et éloignées des exploitations (la distance moyenne à parcourir est de 3 km, le plus
souvent à pied).
• Les exploitations mahoraises sont très faiblement équipées. La plupart des équipements (tracteurs, motoculteurs,
abris pour les animaux…) sont présents chez moins de 200 agriculteurs, soit à peine 1% des exploitations, et le
travail du sol se fait essentiellement de manière manuelle.
• Ces exploitations sont peu accompagnées par un appui extérieur, font peu appel à la formation, et se caractérisent
par un faible recours aux engrais et intrants et une absence d’investissements.
• Le morcellement des zones cultivées et la distance importante des parcelles aux sièges d’exploitation induisent
des pertes sur culture très importantes (vols, dégâts liés aux makis et roussettes, etc.) : 85% des surfaces cultivées
à Mayotte sont touchées.
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RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
CONTEXTE DE L’AGRICULTURE À MAYOTTE
Les enjeux pour l’agriculture à Mayotte
• L’agriculture mahoraise fait face à de multiples enjeux, structurels comme conjoncturels.
• Ils sont essentiellement de 3 ordres :
- des enjeux globaux, qui dépassent le cadre strictement agricole pour intéresser le territoire et la société
mahoraise dans leur ensemble ;
- des enjeux purement structurels, relevant de la modernisation des exploitations agricoles ;
- des enjeux de valorisation et de commercialisation des productions.
Enjeux de
Enjeux globaux Enjeux structurels valorisation des
productions
• Infrastructures et
• Conserver le lien entre la équipements de
• Le foncier
population et l’agriculture transformation et de
commercialisation
• L’accès à l’eau
• Enjeux écologiques • Développement des
circuits courts
• La modernisation des
• Enjeu du savoir et des exploitations • Structuration de marchés
compétences de niche à l’export
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RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
CONTEXTE DE L’AGRICULTURE À MAYOTTE
Les enjeux globaux
▪ Un enjeu socio-culturel : conserver le lien entre les mahorais et l’agriculture
• La modification des modes de vie à Mayotte génère des mutations sur la filière agricole ; les Mahorais se
détournent de plus en plus des activités vivrières familiales au profit d’un mode de vie plus citadin.
• Pour pérenniser l’agriculture, il importe de conforter les revenus des agriculteurs professionnalisés, mettre en
place des mesures spécifiques d’accompagnement des Très Petites Exploitations Agricoles Familiales et soutenir la
formation et l’installation de jeunes agriculteurs.
▪ Des enjeux écologiques
• Comme la majorité des collectivités d’Outre-mer, le patrimoine naturel de Mayotte est particulièrement
vulnérable en raison de l’insularité. Or, l’évolution du territoire nécessite d’intégrer les problématiques
environnementales à l’ensemble des secteurs d’activité de Mayotte, agriculture comprise.
• Les pratiques agricoles traditionnelles du « jardin mahorais » sont très en phase avec les principes
agroécologiques. Il faut donc analyser et innover dans ces pratiques pour les rendre écologiquement plus
intensives et productives et ainsi réussir à concilier agriculture et préservation de l’environnement.
▪ L’enjeu du savoir et des compétences
• C’est un enjeu majeur pour Mayotte à tous les niveaux. Le taux d'illettrisme est très élevé dans un département
qui est aussi le plus jeune de France.
• Il convient de consolider les efforts dans le domaine de la formation, à destination de l’ensemble de la population
agricole, moyen indispensable pour professionnaliser l’agriculture mahoraise, accroître sa compétitivité, et
développer des formes d’agriculture durable.
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RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
CONTEXTE DE L’AGRICULTURE À MAYOTTE
Les enjeux structurels
▪ L’enjeu foncier
• La plupart des agriculteurs mahorais exploitent leurs terres sans titre, ce qui pose des problèmes multiples
(installation de jeunes agriculteurs, construction de bâtiments, emprunts, etc.).
• L’enjeu est de sécuriser le foncier des exploitants, pour réduire une insécurité foncière qui grève les projets de
développement des exploitations existantes, et d’identifier et sanctuariser des espaces propices pour l'installation
de jeunes agriculteurs.
▪ L’accès à l’eau « agricole »
• L’absence d’accès à l’eau est une contrainte importante pour le développement de l’agriculture mahoraise et
l’augmentation de la productivité locale.
• L’enjeu est de permettre aux agriculteurs d’avoir accès à l’eau pour les besoins de leurs exploitations, pour l’élevage et
les cultures, en déployant des projets collectifs à maitrise d’ouvrage publique ou privée.
• Il s’agit également de privilégier une gestion durable de la ressource.
▪ La modernisation des exploitations
• Les exploitations mahoraises se caractérisent par leur petite taille et leur faible niveau d’équipement.
• Les besoins sont ainsi multiples pour moderniser les exploitations : accessibilité, électrification, mise en place de
CUMA pour partager le matériel, création de groupements d’employeurs pour mieux gérer la main d’œuvre, etc.
• Cette modernisation nécessaire entraîne également un besoin d’appui et d’animation pour structurer des
collectives (groupements de producteurs, interprofessions,…) : appui technique (CIRAD, Chambre d’Agriculture,
réseau RITA, etc.), réflexion sur l’énergie (ADEME, etc.)…
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RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
CONTEXTE DE L’AGRICULTURE À MAYOTTE
Les enjeux de valorisation des productions
▪ Infrastructures et équipements de transformation et de commercialisation
• Mayotte manque d’équipements pour valoriser les filières de production, assurer une meilleure mise en marché
et une meilleure intégration des producteurs dans la chaîne alimentaire.
• La priorité est de cibler les filières de production animales : construction d’abattoirs (volailles et filière viande),
développement d’outils de transformation laitière, pour répondre à la demande locale.
• Concernant les filières de production végétales, il s’agit d'aider les producteurs à s'équiper de cellules de stockage
au froid, et de créer un réseau de petits ateliers de transformation pour diversifier l’offre de produits locaux.
▪ Le développement des circuits-courts et la promotion des produits locaux
• Les systèmes de commercialisation en circuit court présentent un fort potentiel dans la valorisation des
productions locales. Le système de commercialisation actuel, souvent informel, pourrait être mieux structuré :
- développement de points de vente collectifs ;
- approvisionnement de la restauration ;
- promotion des produits locaux auprès de la population citadine…
▪ Le soutien à des créneaux de niche à l’export
• Une attention particulière doit également être portée aux filières potentiellement exportatrices, sur des créneaux
de niche, permettant de contribuer à l’image et à la renommée de Mayotte : l’Ylang, la vanille, et plus
globalement les plantes aromatiques et à parfum et les épices.
• C’est tout l’enjeu du PER (Pôle d’Excellence Rurale) porté par le Conseil Départemental, qui entend relancer des
productions qui ont fait autrefois la richesse et la renommée de « l’île aux parfums ».
15
SOMMAIRE
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
Contexte de l’agriculture à Mayotte
Cadre réglementaire et acteurs
Contexte de l’agriculture à Bandrélé
Contexte du site de Mro Mouhou
16
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
CADRE RÉGLEMENTAIRE ET ACTEURS
Le rôle des acteurs dans le développement agricole et économique
17
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
CADRE RÉGLEMENTAIRE ET ACTEURS
Les dispositifs en place pour le développement agricole Mahorais
18
SOMMAIRE
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
Contexte de l’agriculture à Mayotte
Cadre réglementaire et acteurs
Contexte de l’agriculture à Bandrélé
Contexte du site de Mro Mouhou
19
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
CONTEXTE DE L’AGRICULTURE À BANDRÉLÉ
• L’agriculture de Bandrélé est à l’image de l’agriculture mahoraise : elle
repose sur un système de polyculture-élevage dominé par les cultures
vivrières de subsistance.
• L’agriculture reste au centre de la vie villageoise (travail collectif,
solidarités familiales, identités villageoises, etc).
• En 2010, selon le RGA, Bandrélé comptait 1100 exploitations,
représentant une population agricole de 3565 personnes, et exploitant
346 ha de terres.
▪ Offres locales en produits agricoles
• 97% des exploitations réalisent des cultures vivrières : banane (152
ha), manioc (80 ha), ambrevade (27 ha), maïs (22 ha), taro, patate
douce… et 83% des cultures fruitières (agrumes, manguiers, cocotiers,
papayers, jacquiers, etc.).
• Le maraîchage est présent dans 12% des exploitations, en tant
qu’activité de complément.
• L’élevage bovin est présent dans 31% des exploitations, l’élevage ovin-
caprin dans 18%, celui de petits animaux dans 11%.
• La culture de la vanille est absente sur la commune, celle de l’Ylang est
marginale (5 exploitations en produisant).
20
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
CONTEXTE DE L’AGRICULTURE À BANDRÉLÉ
▪ Les caractéristiques des exploitations
• Les exploitations sont de très petite taille : 60% ont moins de 0,25 ha,
95% moins de 1 ha ; 70% ne disposent que d’une seule parcelle.
• Elles sont peu équipées : 5 possèdent un tracteur, 8 un motoculteur,
2% seulement disposent d’une voiture, moins de 4% une
débroussailleuse ou une tronçonneuse… Le travail effectué est donc
encore essentiellement manuel.
• Les bâtiments dédiés à l’agriculture sont également très peu présents
(sont recensés 6 étables, 6 abri pour animaux et 6 poulaillers, aucun
lieu de stockage ou de transformation…)
• La pente est un paramètre déterminant pour l’agriculture locale : seuls
20% des parcelles ont une pente de moins de 5% ; 56% ont une pente
supérieure à 15%.
• L’autoconsommation est encore la norme : 9 exploitations sur 10 auto-
consomment plus de la moitié de leurs productions vivrières, ou
fruitières (dont les 2/3 plus de 90% de leurs productions vivrières).
21
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
CONTEXTE DE L’AGRICULTURE À BANDRÉLÉ
Les enjeux pour la commune
▪ Pérenniser l’agriculture locale
• Bandrélé, comme l’ensemble de Mayotte, connaît une évolution rapide des modes de vie, marquée par le
désintérêt des jeunes pour l’activité agricole.
Ceci questionne le devenir de l’agriculture dans la commune, et nécessite une réflexion stratégique en termes de
valorisation de l’agriculture, d’emploi, de formation et d’insertion.
▪ Valoriser les productions
• La vente des productions est encore très limitée (seul ¼ des exploitations locales vendent leurs productions,
principalement maraîchères).
Il s’agit d’accompagner le développement de structures de transformation, de conditionnement et de mise sur le
marché des productions locales, et de favoriser la commercialisation des produits locaux par la mise en place de
magasins spécialisés dans les villages.
▪ Limiter la dégradation des milieux
• L’agriculture a un impact important sur l’environnement de la commune : les pratiques agricoles (réduction du
temps de jachère, surpâturage, etc.), entraînant une dégradation des milieux, générant toujours plus de milieux
secs dégradés (padzas et landes).
Il importe de réfléchir à un nouveau modèle de développement agricole, plus respectueux de l’environnement.
22
SOMMAIRE
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
Contexte de l’agriculture à Mayotte
Cadre réglementaire et acteurs
Contexte de l’agriculture à Bandrélé
Contexte du site de Mro Mouhou
23
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
CONTEXTE DU SITE DE MRO MOUHOU
Le PLU
A ce jour, la zone d’étude est classée en zone A sur sa partie
haute, en zone Ne sur sa partie basse, et en zone Nps le Le PLU de Bandrélé
long des ravines.
Le zonage A correspond à des zones équipées ou non à
protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou
économique des terrains agricoles. Ces espaces fonciers
sont donc compatibles au projet.
Les zones naturelles et forestières :
• Le zonage Ne correspond à des espaces naturels éloignés
du littoral,
• Le zonage Nps correspond à des espaces naturels de
protection stricte.
Ces secteurs n’ont donc pas de vocation agricole.
24
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
CONTEXTE DU SITE DE MRO MOUHOU
Nature de l’occupation et de l’utilisation du sol
A Ne Nps
Sont autorisées • Construction à usage agricole • Sont interdites les constructions à
• Les constructions ou installations interdite, notamment usage agricole, notamment
liées aux activités agricoles et • Amélioration, extension et • Sont autorisés : amélioration,
forestières, reconstruction autorisée extension et reconstruction
• Les réalisations de travaux de mises • Son admis à conditions d’intégration • Son admis à conditions d’intégration
aux normes des exploitations à paysagère et architecturale : chemins paysagère et architecturale : chemins
conditions que les effluents d’origine non bitumés ni cimentés, les objets non bitumés ni cimentés, les objets
ne soient pas accrus, mobilisés à l’accueil et à l’information mobilisés à l’accueil et à l’information
• L’amélioration, l’extension limitée ou du public, les équipements liés à du public, les équipements liés à
la reconstruction des constructions l’hygiène et la sécurité l’hygiène et la sécurité
existantes. • Sont admis à conditions d’intégration • Sont admis à conditions d’intégration
paysagère et architecturale les aires paysagère et architecturale les aires de
de stationnement, non bitumées et stationnement, non bitumées et non
non cimentées, indispensables à la cimentées, indispensables à la
fréquentation et à la prévention de la fréquentation et à la prévention de la
dégradation des espaces par la dégradation des espaces par la
résorption du stationnement résorption du stationnement irrégulier
irrégulier sans accroissement de la sans accroissement de la capacité, sans
capacité, sans autre possibilité autre possibilité d’implantation
d’implantation
25
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
CONTEXTE DU SITE DE MRO MOUHOU
Etude environnementale : les aléas naturels
• Le périmètre d’étude est concerné par l’aléa inondation à différents niveaux d’intensité sur 9,25 ha soit 60% de sa
surface.
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RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
CONTEXTE DU SITE DE MRO MOUHOU
Etude environnementale : les enjeux écologiques
Le périmètre d’étude est concerné par de nombreux enjeux environnementaux :
• Présence d’une rivière et de sa ripisylve au sud du périmètre,
• Présence d’une zone humide en partie basse du périmètre (0,31 ha soit 1,8% de la parcelle) et à l’aval,
• Le périmètre se trouve presqu’en totalité ( 88,5 %) dans un corridor écologique selon le projet de Trame
Verte et Bleue qui n’est pas validé.
Rivière en saison sèche et sa ripisylve
27
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
CONTEXTE DU SITE DE MRO MOUHOU
28
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
CONTEXTE DU SITE DE MRO MOUHOU
Etude environnementale : les enjeux floristiques
• Un total de 144 espèces végétales ont été répertoriées sur le site
• Seulement 10 espèces sont endémiques de Mayotte ou des Comores ou de Madagascar et ces espèces sont toutes
communes à Mayotte
• Aucune espèce protégée n’est présente sur le site
• Les enjeux floristiques sur le site sont donc faibles
Statut Nombre d'espèces
1 : endémique de Mayotte 0
2 : endémique des Comores 4
3 : endémique des Comores et de Madagascar 6
4 : régional (Comores, Madagascar, Seychelles, Mascareignes) 2
5 : Afrique - Océan Indien 14
6 : Pantropical 118
Total 144
29
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
CONTEXTE DU SITE DE MRO MOUHOU
Etude environnementale : les enjeux faunistiques
• Un total 42 espèces animales ont été répertoriées sur
le site, pour les 5 groupes prospectés
• Parmi ces 42 espèces 10 sont endémiques de l’île soit
23,8% du total
• 21 espèces sont protégées soit 50% du total. Il s’agit
toutefois majoritairement d’espèces communes sur
l’île
• Les enjeux faunistiques sur le site sont donc modérés
Caméléon de Mayotte et Lémur fauve de Mayotte
2 des 10 espèces endémiques de l’île qui sont présentes sur le site
Groupes inventoriés Nombre d'espèces Dont espèces protégées
Mammifères 3 2
Oiseaux 15 12
Reptiles 6 6
Papillons 13 1
Odonates 5 0
TOTAUX 42 21
30
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
CONTEXTE DU SITE DE MRO MOUHOU
L’occupation actuelle des parcelles
• Les agriculteurs présents sur le site exploitent leurs lopins sans titre ni autorisation.
• Présence de parcelles maraichères, d’animaux, de cultures vivrières, de cultures fourragères et d’arbres
fruitiers.
• Présence de systèmes d’irrigation : tuyaux, containers (frigos, congélateurs, etc.) pour stocker l’eau.
31
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
LOCALISATION ET UTILISATION DU SITE
Un périmètre initial (CCTP) d’environ 13 ha (dont l’essentiel appartenant à la commune) occupé et
mis en culture (seul 1 ha est encore en friche au Nord du site, présence de parcelles attenantes
défrichées récemment, avec traces de brûlis).
A l’origine l’ensemble du site
appartenait à un privé qui possédait
presque 22 ha. Il a décidé de
vendre, auprès de 3 acheteurs :
Mairie, CD976, MLZEI Maoré (une
association). L’acheteur possède
encore un bout de terrain (environ 1
ha)
RN2
Le périmètre CCTP comporter une
grande partie de terrain communale
discontinu (12 ha), et une partie de
terrain qui appartient toujours au
privé (1 ha)
A partir des premières analyses il y a
environ 2 ha de ripisylve
auxquelles on ne touchera pas
(protection DEAL).
32
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
EXTENSION DE PÉRIMÈTRE SOUHAITÉ
Ce périmètre étendu comprend le périmètre CCTP
+ celui du foncier CD976, soit environ 21 ha
A la demande de l’EPFAM, devis
complémentaire pour procéder à
une étude complémentaire de 3
parcelles + 3 extensions en
continuité de parcelles déjà
incluses dans le périmètre CCTP,
représentant environ 6 ha.
Cette extension couvre des
RN2
parcelles plates et déjà mises en
culture. Elle permet au site de
maximiser son accessibilité par la
RN3 et d’implanter des
équipements hors-sol (serres,
abris, bâtiments…)
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
APPROCHE DE LA RESSOURCE EAU
Etude sur la capacité des réseaux d’adduction d’eau
• Evaluation de la ressource : Les débits de la rivière Mro Mouhou n’ont jamais fait l’objet de suivi par la DAAF ou la
DEAL. Compte tenu la taille de son bassin versant (357 ha) cette rivière connait un débit important en saison des
pluies mais présente un niveau d’étiage très faible, aggravé par les nombreux prélèvements sauvages réalisés en
saison sèche pour les besoins de l’irrigation agricole. Les débits de crue estimés par le BRGM sont de 47 m3/s pour
la crue décennale et de 107 m3/s pour la crue centennale. Aucune donnée n’est disponible concernant une
éventuelle nappe phréatique dans ce secteur.
• L’absence d’accès à l’eau est une contrainte importante pour les productions en saison sèche. La ressource est
limitée. De petits réseaux informels sont créés et des prélèvements sont réalisés en dehors de tout respect de la
réglementation.
• L’enjeu est de permettre aux agriculteurs d’avoir accès à l’eau pour les besoins de leurs exploitations, pour l’élevage et
les cultures, en déployant des projets collectifs à maitrise d’ouvrage publique ou privée.
• Il s’agit également de privilégier une gestion durable de la ressource.
34
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
CONTEXTE CLIMAT
Le climat de Mayotte est caractérisé par deux saisons marquées :
▪ Une saison des pluies, chaude et humide, de décembre à mars
qui est caractérisée par des vents humides et chauds de secteurs
nord et nord-ouest qui provoquent d’abondantes pluies Températures à Coconi et pluviométrie
orographiques. L’humidité atmosphérique varie de 83% le jour à moyennes mensuelles à Bandrélé (Source
95 % la nuit. Les températures sont en moyenne de 27°C le jour Météo-France, normales 1981-2010)
et de 23-25°C la nuit.
▪ Une saison sèche de juin à septembre caractérisée par les alizés
du sud-est qui soufflent de 10 à 30 km/h en moyenne, par des
précipitations faibles et par des températures qui sont en
moyenne de 24-25°C le jour et de 18-20°C la nuit.
Ces deux saisons sont séparées par deux intersaisons. Matoulai
d’avril à mai avec une baisse des précipitations et l’établissement
progressif des alizés et Miombéni d’octobre à novembre où
l’établissement du vent de nord-est provoque un temps chaud et
humide assez beau.
La pluviométrie moyenne annuelle à Bandrélé est de 1171,4 mm. Le
nombre moyen annuel de jours de pluies (p>1mm) est de 100,9
(Source Météo-France, normales 1981-2010).
Le risque cyclonique pour Mayotte correspond à une fréquence de
10-12 ans. Les précipitations associées à un cyclone peuvent être de
500 mm/24 heures.
35
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
APPROCHE GEOMORPHOLOGIQUE
Etude géomorphologique
Selon l’étude "Inventaire des terres cultivables et de leurs aptitudes culturales" IRAT 1981, Ed. LATRILLE le site étudié
est situé sur 6 types géomorphologiques différents mais se trouve à 95% sur 2 types principaux : les fonds de vallées
indifférenciées et les versants à coulées boueuses fortement décapées, (carte et tableau ci-après). L’un permet des
cultures polyvalents avec choix libre d’espèces et l’autre est à réserver de préférence à des cultures arbustives et
arborées mais peut être surclassé en cultures polyvalentes moyennant des travaux d’amélioration.
Code carte Formation Surface % Caractèristiques des sols
2 Plaines littorales, transition avec la mangrove 0,11 0,6% Pente 1%,texture +/- argileuse fine, profondeur variable avec gley, submersion prolongée en saison des pluies
3 Plaines littorales, plaines 0,61 3,5% Pente<2%, texture fine, profondeur >2m, submersion éphémère ensaison des pluies
6 Fonds de vallées indifférenciées 6,91 39,8% Pente <20%, texture fine, profondeur>1m,
14 Planèzes, versants 0,047 0,3% Pente entre 13 et 40%
15a Planèzes, plateaux 0,12 0,7% Pente<3%, pierrosité nulle, Profondeur>2m, sensibilité à la sécheresse, carences à crandre en P, K, Ca; Mg
Versants à coulées boueuses fortements décapées pentes Pente irrégulière 6-25%, texture localement argileuse fine, pierrosité peu importante, localement importante à
20a inférieures à 60% 9,55 55,1% excessive, affleurements du matériel originel épars, profondeur 50 à 150cm
Code carte Proposition d'affectation des terres selon Latrille
2 Cultures polyvalentes, choix très limité d'espèces
3 Cultures polyvalentes, choix libre d'espèces
6 Cultures polyvalentes, choix libre d'espèces
14 Réservé de préférence à des cultures arbustives et arborées
15a Cultures polyvalentes, choix libre d'espèces
Réservé de préférence à des cultures arbustives et arborées
possibilité de cultures polyvalentes après suclassement (
20a épierrage, travaux d'amélioration…)
36
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
CONTEXTE DU SITE DE MRO MOUHOU
Carte morphopédologique du site
37
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
DIAGNOSTIC CHIMIQUE DES SOLS
Diagnostic chimique des sols
Afin de caractériser les différents types de sols en présence et d’évaluer leur potentiel agronomique, il est prévu de
réaliser des analyses physico-chimiques sur une dizaine de prélèvements de sols. Ces prélèvements seront réalisés
sur les 2 principales unités géomorphologiques qui couvrent 95% du site et seront positionnés de façon à recouper
toute la variabilité de ces unités : topographie, végétation en place…
Les prélèvements de 2 litres de sols seront réalisés à la tarière dans la couche arable (0-40 cm), conditionnés dans des
bocaux en verre et envoyés à un laboratoire spécialisé. Les paramètres qui seront analysés sont les suivants :
• Microgranulométrie laser
• pH eau
• Matière organique (MO)
• Azote Kjeldahl (NKJ)
• Phosphore (P)
• Aluminium (Al)
• Potassium (K)
• Calcium (Ca)
• Magnésium (Mg)
• Manganèse (Mn)
• Cuivre (Cu)
• Zinc (Zn)
• Fer (Fe)
38
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
UNE VISITE DU SITE & ENTRETIENS
Objectifs
• Compléter l’analyse du potentiel agronomique du site (sols, pente, structure des parcelles,
accessibilité, présence d’eau…).
• Compléter l’analyse des types d’activités déjà en place (types de cultures mélangées et
maraîchères développées, densité de plantation, associations culturales, conduite des
troupeaux, etc.).
• Rencontre « informelle » avec des agriculteurs présents sur place pour appréhender les types /
modes / cycles de production qu’ils ont développé, quels sont les atouts et les inconvénients du
site, etc.
=> Mieux comprendre le terrain et révéler les pratiques observées, les contingences spécifiques
pour mieux apprécier aussi ses potentialités
=> Retour d’expérience de la part de personnes qui exploitent le site.
39
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
LES SOUS ESPACES COMPOSANT LE SITE
L’occupation actuelle des parcelles et les cultures locales
40
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
LES SOUS ESPACES COMPOSANT LE SITE
Sujétions
Type Potentiel révélé Contraintes
Parcelles Surfaces (accessibilité, eau, Besoins en eau Pratiques agricoles observées
production (production) environnementales
pente….)
Irrigation (tuyau), tuteurs,
Ancienne parcelle en
plantation haute densité, avec
complant d'agrumes,
Parcelle plate, très Parcelle irrigable (plate rangées bien alignées,
aujourd'hui en Aléa inondation moyen
accessible (longe le et proche du Mro utilisation de produits phytos.
1 Maraîchage 8401 monoculture de sur la moitié de la
chemin d'accès sud du Mouhou : irrigation Friche broussailleuse en
tomates (de rares parcelle
site) gravitaire possible) bordure de parcelle sur 10 m
plants d'agrumes
(protection contre les voleurs
subsistent)
?)
Cultures Bananes dominantes, Parcelle plate et Parcelle irrigable (plate
Aléa inondation moyen faible densité de plantation
mélangées plantation de tomates, accessible (longe le et proche du Mro
2 5773 sur la totalité de la maraîchères (cultures non
(bananes, piments et aubergines chemin d'accès sud du Mouhou : irrigation
parcelle irriguées)
maraîchage) sous bananiers site) gravitaire possible)
Banane fourragère
Parcelle plate, isolée Parcelle irrigable (plate
(complément Aléa inondation moyen Forte densité de plantation (car
entre le Mro Mouhou et proche du Mro
3 Bananeraie 5051 d'alimentation pour le à fort sur la totalité de aucune culture sous banane, et
et des cultures Mouhou : irrigation
bétail), aucun arbre la parcelle pas de récolte des fruits)
mélangées gravitaire possible)
sur la parcelle
Parcelle plate, proche Parcelle irrigable (plate
Canne fourragère Aléa inondation moyen Canne coupée au fur et à
Canne du cours d'eau Mro et proche du Mro
4 985 exclusivement, aucun sur la totalité de la mesure des besoins en
fourragère Mouho, isolée (pas de Mouhou : irrigation
arbre sur la parcelle parcelle alimentation du troupeau
chemin d'accès) gravitaire possible)
Parcelle irrigable
Parcelle légèrement (proche du Mro
Haie arbustive en bordure de
Bananes dominantes, pentue (5%), Mouhou : irrigation si
Cultures parcelle, arbustes de type
5 8723 avec complantation de accessible car longeant Néant installation d'un
fruitières euphorbiacée (protection
papayers et ananas le chemin d'accès sud système de pompage
contre les voleurs)
du site pour faire remonter
l'eau)
41
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
LES SOUS ESPACES COMPOSANT LE SITE
Sujétions
Type Potentiel révélé Contraintes
Parcelles Surfaces (accessibilité, eau, Besoins en eau Pratiques agricoles observées
production (production) environnementales
pente….)
Petite parcelle, Parcelle irrigable (plate
Quelques gros Aléa inondation
accessible car le long et proche du Mro Taille haute : difficulté à
6 Avocat 511 avocatiers (une dizaine moyen sur la moitié de
du chemin d'accès sud Mouhou : irrigation ramasser les fruits ?
au plus) la parcelle
du site gravitaire possible)
Parcelle plate, clôturé, Parcelle irrigable (plate
Ancienne serre + un Aléa inondation
accessible car en et proche du Mro un petit hangar encore utilisé
7 Friche 1271 ancien réservoir d'eau moyen à fort sur la
bordure du chemin Mouhou : irrigation pour quelques semis
(à réhabiliter ?) totalité de la parcelle
d'accès sud du site gravitaire possible)
Cultures Parcelle plate, Parcelle irrigable (plate
Bananes avec Aléa inondation
mélangées accessible car le long et proche du Mro Plantation du manioc en cours,
8 4611 plantation de manioc, moyen à fort sur la
(bananes, du chemin d'accès sud Mouhou : irrigation non irrigué
quelques cocotiers totalité de la parcelle
maraîchage) du site gravitaire possible)
diversification des
cultures (piments,
poivrons, choux,
Parcelle plate, Parcelle irrigable (plate Grande diversité des cultures,
salades, brèdes…). Aléa inondation
accessible car le long et proche du Mro petites zones de plantation
9 Maraîchage 1663 Quelques grands moyen sur la totalité
du chemin d'accès sud Mouhou : irrigation pour chaque espèce, faible
arbres (cocotiers, de la parcelle
du site gravitaire possible) densité : proche du jardinage
jacquiers, manguiers)
éparpillés dans la
parcelle
42
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
LES SOUS ESPACES COMPOSANT LE SITE
Sujétions
Type Potentiel révélé Contraintes
Parcelles Surfaces (accessibilité, eau, Besoins en eau Pratiques agricoles observées
production (production) environnementales
pente….)
Zone au potentiel agronomique
+++ ? Forte densité de
plantation, cultures très bien
organisées (zonage de la
parcelle, rangs sur plusieurs
dizaines de mètre par endroit),
Diversification des tutorées pour les tomates,
cultures (tomates, Parcelle irrigable palissées pour les concombres,
piments, poivrons, Parcelle plate à (proche du Mro une partie est irriguée
concombres, légèrement pentue Mouhou sur sa partie (présence de tuyaux + stockage
aubergines, maïs...). (<5%) sur son versant Aléa inondation moyen sud : irrigation sur rudimentaire d'eau : frigo,
10 Maraîchage 21240 Présence de zébus sur nord, faible sur le quart sud de la l'ensemble de la congélateurs, etc.). présence
un petit secteur au accessibilité (il faut parcelle parcelle si installation d'une zone pour les semis
début de la parcelle, le traverser le Mro d'un système de (avec une partie couverte de
long du Mro Mouhou Mouhou) pompage pour faire nattes pour la protection
(secteur arboré, une remonter l'eau) contre le soleil). Rotation des
poignée de zébus) cultures (plantations de piment
sur les zones dédiées au
concombre, déjà récoltés par
exemple). Présence d'un petit
enclos pour les zébus,
séparation des veaux et des
bovins adultes.
Parcelle plutôt plate, Aléa inondation moyen Parcelle irrigable
Canne
11 985 Canne fourragère au départ de la zone sur la moitié de la (proche du Mro
fourragère
de pente parcelle Mouhou)
43
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
LES SOUS ESPACES COMPOSANT LE SITE
Sujétions
Type Potentiel révélé Contraintes
Parcelles Surfaces (accessibilité, eau, Besoins en eau Pratiques agricoles observées
production (production) environnementales
pente….)
Zone pentue et peu
Utilisation du bambou pour le
Bambou accessible (fond du Parcelle non irrigable
12 2261 Touffe de bambou Néant palissage des cultures et les
isolé périmètre, pas de (haut d'un talus)
enclos de zébus
chemin de desserte)
Faible densité de plantation
Maraîchage dominant
pour les bananiers, espacés,
(surtout tomates et
forte densité des plantations
piments), avec
maraîchères en dessous. Sur
bananier Sur la petite Zone de départ de la
les zones les plus pentues
zone en pente en pente, de faible au sud
Parcelle non irrigable système "d'escalier" pour
limite de parcelle de la parcelle à
Cultures (pente de plus en plus retenir le sol et travailler des
(proche du site de moyenne au nord (15
mélangées importante et affluent zones plates pour les plants de
13 26840 Mlézi Maoré), à 20% maximum). Néant
(bananes, du Mro Mouhou non tomages. Irrigation par arrosoir
présence de grands Zone épierré
maraîchage) exploitable pour (présence de stockages d'eau
arbres (manguiers, (présence de tas de
l'irrigation) rudimentaires). Pour les zébus,
jacquiers, cocotiers) cailloux disséminés
conduite traditionnelle du
avec élevage (une dans la parcelle)
troupeau : à l'attache, nourri
poignée de zébus) et
avec compléments fourragers
un peu de canne
(canne / bananier / avocat
fourragère
marron)
Parcelle non irrigable
(pente et affluent du Plantation récente, et clôturée
Monoplantation de Zone à pente Suceptibilité à
14 Maraîchage 2270 Mro Mouhou non (clôture de feuilles de palmiers
tomates moyenne, épierrée l'érosion
exploitable pour de dressés)
l'irrigation)
44
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
LES SOUS ESPACES COMPOSANT LE SITE
Sujétions
Type Potentiel révélé Contraintes
Parcelles Surfaces (accessibilité, eau, Besoins en eau Pratiques agricoles observées
production (production) environnementales
pente….)
Cultures diversifiées :
Parcelle non irrigable
Cultures plantations Zone à pente Aléa inondation fort Utilisation du manioc comme
(pente et affluent du
mélangées maraîchères (tomates, moyenne, épierrée, aux abords des ravines tuteur des tomates : possibilité
15 15430 Mro Mouhou non
(bananes, piments) + quelques mais présence de gros + susceptibilité à de double récolte (tomates +
exploitable pour de
maraîchage) ananas + bananiers + rochers disséminés l'érosion brèdes)
l'irrigation)
cocotiers
Le manioc est planté dans des
"trous" tout au long de la
pente. Amendement
organique (bouse de zébu).
Zone de Plantations de manioc Zone de forte pente Parcelle non irrigable
Aléa inondation fort Une partie de la parcelle vient
cultures dominant, associée à (15 à + de 20%), (pente et affluent du
aux abords des ravines juste d'être défrichée (brûlis
16 mélangées, 9677 des bananiers, de caillouteuse (présence Mro Mouhou non
+ susceptibilité à encore visible). Manioc séché
manioc l'ambrevade et de de nombreuses exploitable pour de
l'érosion sur place pour transformation
dominant l'ananas rochers, non épierrée) l'irrigation)
en farine (sur les plus gros
blocs rocheux, en roche
volcanique, qui font office de
"four")
Parcelle plate, mais
bloquée entre le Mro Parcelle non irrigable
Aléa inondation fort
Mouhou et la parcelle (affluent du Mro
aux abords des ravines
17 Friche 5297 … de Mlézi Maoré : non Mouhou non …
+ susceptibilité à
mise en culture car exploitable pour de
l'érosion
isolée et difficile l'irrigation)
d'accès.
45
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
LES SOUS ESPACES COMPOSANT LE SITE
Sujétions
Type Potentiel révélé Contraintes
Parcelles Surfaces (accessibilité, eau, Besoins en eau Pratiques agricoles observées
production (production) environnementales
pente….)
Zone de forte pente (+ Parcelle non irrigable
Aléa inondation Future zone d'extension en
de 20%), caillouteuse (pente et affluent du
moyen à fort sur les continuité des derniers
18 Friche 4423 … (présence de Mro Mouhou non
deux tiers de la défrichements pour des
nombreuses rochers, exploitable pour de
parcelle cultures vivrières ?
non épierrée) l'irrigation)
Parcelle plate et
Parcelle non irrigable Conduite traditionnelle du
accessible (débouche
Aléa inondation fort (affluent du Mro troupeau : à l'attache, nourri
Présence de zébus sur le chemin d'accès
19 Elevage 1528 aux abords des Mouhou non avec compléments fourragers
dont veaux nord du site,
ravines exploitable pour de (canne / bananier / avocat
desservant le site de
l'irrigation) marron)
Mlézi Maoré)
Parcelle plate et
Parcelle non irrigable
Cultures accessible (débouche
Aléa inondation fort (affluent du Mro
mélangées sur le chemin d'accès
20 4787 Banane dominante aux abords des Mouhou non
(bananes, nord du site,
ravines exploitable pour de
maraîchage) desservant le site de
l'irrigation)
Mlézi Maoré)
Parcelle irrigable
Parcelle plate et (proximité du Mro
Aléa inondation moyen Parcelle moyennement
Bananiers avec accessible (traversée Mouhou) mais isolée
21 Bananeraie 18800 à fort sur la totalité de la entretenue : zones avec buissons
présence de cocotiers par le chemin d'accès (rive gauche du Mro
parcelle sous les bananiers
nord du site) Mouhou, sous le site de
Mlézi Maoré)
46
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
LES SOUS ESPACES COMPOSANT LE SITE
Sujétions
Type Potentiel révélé Contraintes
Parcelles Surfaces (accessibilité, eau, Besoins en eau Pratiques agricoles observées
production (production) environnementales
pente….)
Parcelle plate et
accessible (proximité du
Conduite traditionnelle du
chemin de desserte
troupeau pour les zébus : à
nord et de la N3). La Parcelle irrigable
l'attache, nourri avec
partie la plus à l'Est, le (proximité du Mro
Aléa inondation faible à compléments fourragers (canne /
Zébus et vaches croisées long de la N3, est Mouhou) mais isolée
22 Elevage 5965 moyen sur la totalité de bananier / avocat marron).
zébu / montbéliarde impropre à l'activité (rive gauche du Mro
la parcelle Enclos bien aménagé (tôle) +
agricole : zone de Mouhou, sous le site de
abris (en charpente bois et toits
parking / demi-tour Mlézi Maoré)
tôles) pour les vaches croisées
pour camion et
(protection contre le vol ?)
pelleteuses… sols tassés
+++
Cultures Banane dominante, Parcelle plate et Parcelle irrigable (plate
Aléa inondation faible à
mélangées avec plantations de accessible (chemin et proche du Mro Faible densité de plantation
23 7549 moyen sur les 3/4 de la
(bananes, piments en dessous + d'accès sud du Mouhou : irrigation maraîchères, pas d'irrigation
parcelle
maraîchage) cocotiers périmètre et N3) gravitaire possible)
Présence de bâtiments (anciens
volaillers hors-sol de l'éleveur
Aucune production Parcelle plate et Aléa inondation sur la Parcelle irrigable (plate
avicole Rouchdy, hangars, garage
actuellement sur la accessible (chemin totalité de la parcelle et proche du Mro
24 Bâti 21147 pour 4x4 des équipes d'entretien
parcelle : présence de d'accès sud du faible (55%), moyen Mouhou : irrigation
espaces verts et bureaux en
cocotiers périmètre) (35%) et fort (10%) gravitaire possible)
algéco de l'association Mlézi
Maoré)
Parcelle avec dépôts
25 Friche 5438 -- sauvages et Aucun aléas -- --
stationnement
47
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
UN SITE PRÉSENTANT DE NOMBREUX ATOUTS
▪ Sur le plan géographique
• Un site « plat » comparativement à d’autres à l’échelle de Mayotte : des faibles pentes
permettant la mécanisation ; des terrains plats sur le bas du site propices au maraîchage et à des
cultures sous serres.
• Un site bien desservi, grâce à la proximité de la RN3 : facilité d’accès aux parcelles pour les
producteurs, et facilités pour sortir les productions et les mettre en marché.
• Au niveau des sols
• Des sols profonds et fertiles, déjà largement mis en culture car le potentiel agronomique est
fort.
• Des sols fertilisés par l’apport de matières organiques en raison de la présence d’activités
d’élevage (zébus, bovins).
• Des sols qui ne sont pas érodés (absence de padzas, pas de pratique de brûlis, faible pente
limitant l’érosion).
▪ En termes de structuration
• Un site d’un seul tenant, non morcelé, d’une superficie conséquente à l’échelle des exploitations
mahoraises (il pourrait accueillir une vingtaine d’exploitation de taille moyenne – 0,5 ha à
Mayotte).
• Un site permettant de regrouper des porteurs de projet, et d’envisager la création de bâtiments
d’exploitation voire de logements.
48
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
UN SITE PRÉSENTANT DE NOMBREUX ATOUTS
• Concernant la possibilité de bâtis :
Le terrain est scindé en deux :
• La partie basse et plane en bordure de RN 3 : en zone N (inconstructible en l’état donc) et en
grande partie en aléas naturels,
• La partie haute, assez pentue et peu accessible : en zone A et constructible pour activités
agricoles.
• L’EPFAM et la Mairie sont confiants sur le fait de pouvoir déclasser du N en A pour faciliter la
construction.
• Mais s’affranchir des aléas naturels va être plus difficile. Néanmoins dans la partie basse près
de la RN3 l’extrémité ouest au contact de la route n’est pas en aléa naturel, et apparaît sans
valeur agronomique (zone de parking et de manœuvre pour les engins de chantiers).
• Vis-à-vis de la ressource en eau
• Un site disposant d’une ressource potentielle grâce à la présence du Mro Mouhou (à sec enfin
de saison sèche) et de ses affluents.
• Un site « vert », qui souffre moins de la sécheresse que d’autres zones du Sud de Mayotte.
• Mais un site qui sera limité et ne pourra pas concentrer des cultures à besoin d’irrigation
indispensable comme le maraîchage > privilégier aussi des cultures « à sec » comme le manioc, la
coco…. pour éviter des coûts d’aménagements majorants.
49
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
POINT D’APPROFONDISSEMENT POUR SCENARII PHASE 2
:ANALYSE DES SOLS
Situation des points de prélèvements de sols dont les 3 à prévoir sur le nouveau
périmètre.
11 prélèvements qui permettent de
couvrir les principales cultures
actuelles au prorata de leur surface
et les principales composantes
géomorphologiques, soit 5
prélèvements dans les cultures
mélangées, 2 dans les cultures
maraichères, 2 dans les friches et
pâturages, 2 dans les bananeraies.
Réalisation prélèvement en cours, en attente des résultats.
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
LA QUESTION DE L’INTÉGRATION DES
AGRICULTEURS DÉJÀ PRÉSENTS SUR SITE
❑ Entretiens réalisés avec associations MZELI MAORE et OUZOUGOUHA MAYECHA, qui insèrent des jeunes en
difficulté, pour appréhender les activités qu’ils ont mis en place, expliciter leur projet de création d’un chantier
d’insertion par le maraîchage et déterminer leur possible implication dans le projet de pôle agricole de proximité.
❑ Tentative d’échanges durant visite sur site mais personnes « croisées » ne manifestant aucun entrain à échanger
voire même fuyantes.
Concernant l’association MZELI Maoré AUTRES OCCUPANTS
(qui possède le terrain central du Pole agricole avec les bâtis) - ils ont déjà • Une population agricole déjà sur place, mais de
des locaux (bureaux, hangars, garage), qui leur servent de base manière illégale.
arrière pour lancer leurs chantiers de réinsertion (espaces
verts), et ont un projet d'IME (Institut Médico-Educatif) et de CER • Une population difficile à approcher, face à leur
(centre éducatif renforcé) sur site. crainte de l’autorité : aucun lien aux acteurs
L’association souhaite construire des bâtis sur leur parcelle agricoles locaux comme aux administrations…
(en zone N notamment ce qui rend très improbable l’obtention du
• Un double constat :
permis) et aimerait développer de l’insertion des jeunes par
• Difficulté de connaître précisément qui est
le maraichage (des heures de formation maraichage, couplées à un suivi sur place et qui fait quoi.
socio-professionnel) sur une surface du Pole Agricole (4 ha en • Les personnes sur place ont acquis du savoir-
retenant le modèle « Jardin de Cocagne »). faire et maîtrisent vraisemblablement les
➢ Avec ce qu’ils occupent, cela représenterait un total de 9 subtilités de valorisation du terrain
ha sur les 22 ha du site de départ.
Exploitant d’une pépinière avec une réserve d’eau.
Une exploitation à « professionnaliser » par un projet pour
lequel il sollicite soutien et accompagnement.
51
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
LES PROJETS ASSOCIATIFS 1/2
Mlézi Maoré Ouzougouha Mayecha
Une très grosse association, intervenant sur tout Mayotte :
Nature de 280 salariés, 19 établissements et services, 12000 Une petite association locale, de Bandrélé, qui compte
l'association bénéficiaires. 3 pôles d'intervention : jeunesse, handicap et actuellement un seul salarié
solidarité (insertion socio-professionnelle)
Chantiers de réinsertion "espaces verts", contrats avec l'ONF
Chantier de réinsertion "espaces verts", contrat avec la
Action en matière (reforestation), le Conservatoire du Littoral (restauration de
Mairie de Bandrélé ; pépinière de plantes ornementales pour
de réinsertion la mangrove) et des collectivités territoriales (dont la
l'embellissement de la commune.
commune de Bandrélé)
Chômeurs longue durée, bénéficiaires du RSA, jeunes de Jeunes de la commune, de 16 à 26 ans, sortis tôt du système
Public cible moins de 25 ans, jeunes sous main de justice (travail avec le scolaire, sans qualification et sans emploi, orientés par la
SPIP) mission locale
Insertion par le maraîchage, pour diversifier les activités du Insertion par le maraîchage, pour diversifier les activités de
pôle solidarité. L'idée est d'avoir un parcours de 26 h en l'association. L'idée est d'associer acquisition des techniques
Projet production / formation sur le terrain + des heures de de production et formation (en lien avec le Lycée Agricole de
formation pour acquérir une qualification (partenariat avec le Coconi). Le montage du dossier est suivi par la CRES
Lycée Agricole) + des heures de suivi socio-professionnel (Chambre Régionale d'Economie Solidaire)
Maximiser l'insertion professionnelle du public suivi, car il y Relancer les activités de l'association (chantiers de
aura sans doute plus d'opportunité d'emplois à l'issu d'un réinsertion à l'arrêt suite aux réformes des contrats aidés),
Objectifs
parcours de réinsertion par le maraîchage que par l'actuel permettre de dégager des fonds propres pour l'association
parcours de réinsertion espaces verts par la vente des productions
Permettre aux jeunes suivis de trouver un emploi,
Toucher un public diversifié : jeunes de la commune, mais
Enjeux associés notamment en tant que salariés dans les autres exploitations
aussi jeunes en difficulté et personnes désocialisées
du site, ou de reprendre un parcours de formation
Mlézi Maoré est au cœur du site, mais ses terrains sont
Vision du pôle destinés à la création d'un IME et d'un CER : ils seraient
Intérêt pour le pôle : ils ont pris connaissance du projet par la
agricole de intéressés par des terrains à proximité de leur site,
presse, se sont rapprochés de la Mairie et de l'EPFAM
proximité potentiellement irrigables, pour développer leur projet de
52
réinsertion par le maraîchage
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
LES PROJETS ASSOCIATIFS 2/2
Mlézi Maoré Ouzougouha Mayecha
Obtenir un terrain pour pouvoir développer un chantier de
Disposer de foncier et d'irrigation, et participer à une
Attentes vis-à-vis réinsertion par le maraîchage. Souhaite obtenir des
dynamique d'agriculture "démonstrative", jardin témoin
du projet subventions publiques (DAAF, Conseil Départemental…) pour
mettant en œuvre des principes d'agroécologie
assurer la partie production et la partie réinsertion
Format "Jardin de Cocagne" : SAU de 4 à 5 ha, 18 à 20 Petit chantier de 6 personnes en réinsertion, sur une parcelle
Modèle envisagé
personnes suivies, 1 formateur pour 5 à 6 personnes de 5000 m²
Aucune idée sur les productions (besoin de recruter un
Productions Aucune idée sur les productions (besoin de recruter un
formateur compétent), mais une volonté de promouvoir une
envisagées formateur compétent)
agriculture agroécologique, voir biologique
Approvisionnement des marchés de la commune + paniers
Modes de Approvisionnement des marchés de la commune +
auprès des adhérents et salariés de l'association + paniers
commercialisation restauration scolaire
"solidaires" auprès des bénéficiaires de l'association
Intérêt de jouer la synergie entre le projet de l'association et
Complémentarité L'objectif de commercialisation en circuits courts, pour
celui de la Mairie + se rapprocher de l'ensemble des
entre le projet l'autosuffisance alimentaire des habitants de la commune,
partenaires agricoles qui seront associés au pôle pour
associatif et le pôle correspond à la philosophie de l'association
renforcer les liens avec les acteurs de l'insertion
Au-delà de l'insertion, l'association veut enclencher un cercle
Participation au vertueux auprès de ses publics et de la population locale : L'association travaille déjà avec la Mairie, et est prête à
projet de pôle sensibilisation à l'environnement, alimentation (qualité et s'engager dans la définition du projet de pôle agricole
durabilité)
L'association compte sur ces équipements collectifs pour
Equipements L'association est sur le principe ok pour la mutualisation, lancer son projet, et compte sur l'EPFAM pour
collectifs mais souhaite engager une réflexion commune sur le sujet l'aménagement du site et pouvoir ainsi bénéficier des
équipements créés
53
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
SYNTHESE : L’OCCUPATION ACTUELLE DU SOL
RN2
Ripisylve 2,9 ha
Cultures mélangées avec bananes et maraichage 5,7 ha
Cultures maraichères 3,4 ha
Cultures mélangées avec manioc dominant 1 ha
Friches 1,6 ha Un site dominé par le maraichage
Bananeraie 0,5 ha
➢ 9,1 ha de maraichage mélangé ou non
Elevage dominant 0,2 ha
Cannes fourragères 0,2 ha
Cultures fruitières 0,9 ha Seulement 1,6 ha de friches (environ 5% du site)
Avocat 0,1 ha
Bambous isolés 0,2 ha
Bâtis divers 2,1 ha
54
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
SYNTHESE : POTENTIEL DE DEVELOPPEMENT
RN2
Ripisylve 2,9 ha
Cultures mélangées 6,1 ha
Cultures vivrières (manioc, ambrevade) ou ananas 1,9 ha Un zonage plus adapté au parcellaire et mieux distribué
Cultures maraichères plein champ 4,2 ha par typologie de culture (constitution d’îlots de taille
Maraichage et cultures sous serres 2,8 ha conséquente)
Bambou 0,2 ha ➢ 7 ha de maraichage
Culture fruitière 0,8 ha
Zone d’implantation préférentiel du bâti 3,9 ha
➢ 6,1 ha de cultures mélangées
➢ 1,9 de cultures vivrières ou ananas
➢ 3 zones d’implantation préférentiel pour le bâti
55
SOMMAIRE
PHASE 1 : ÉTUDE DE DIAGNOSTIC
1 RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
2 ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
3 APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
56
SOMMAIRE
Point du CCTP traités
ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
Vision des acteurs et des parties prenantes
Synthèse des dynamiques engagées et
Profils des candidats à l'installation
attentes des porteurs de projet
Le pôle de Bandrélé Modes gestion du pôle par la commune
Alternatives aux conflits d'usage du foncier
57
SOMMAIRE
ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
Vision des acteurs et des parties prenantes
Synthèse des dynamiques engagées et
attentes des porteurs de projet
Le pôle de Bandrélé
58
ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
LES PARTIES PRENANTES ENTRETENUES
ENTITE NOM FONCTION Mail Tel
Conseil Moustoifa ABDOU Vice-directeur DARTM moustoifa.abdou@cg9 06 39 40 81 57
Départemental 76.fr
CAPAM Ibrahim FONTE Responsable service fonte.ibrahim@gmail. 06 39 69 07 66
végétal CAPAM com
DAAF Bastien CHALAGiRAUD Chef de service bastien.chalagiraud@ 06 39 69 96 31
économie agricole agriculture.gouv.fr
PAI Ambre SHUN MAN Animatrice du PAI pai.mayotte@outlook. 06 39 63 33 39
YIN fr
UCOOPAM Pascal LIANGEAUD Directeur pascal.liangeaud@uco 06 30 76 37 24
opam.fr
RITA Anne Laure RIOUALEC Animatrice anne- 06 39 68 17 01
laure.rioualec@educa
gri.fr
Lycée Agricole Coconi Cécile MORELLI Responsable de cecile.morelli@educag 06 39 19 16 93
l’Espace Test Agricole ri.fr
Association Ridjali BIDIARI Animateur Bidiari.ridjali@gmail.c 06 39 66 43 73
OUZOUGOUHA om
MAYECHA
Association Mlézi Marion FRUTOSO Animatrice 06 39 65 28 32
Maoré
59
ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
LES POINTS ABORDÉS LORS DES ENTRETIENS 1/2
I. Les caractéristiques de l’agriculture locale
1. Quelles sont les principales caractéristiques de l’agriculture sur le site de Mro Mouhou / à
Bandrélé ?
2. Quelles sont ses principales caractéristiques d’un point de vue géographique ?
2. Quelles sont ses principales caractéristiques en termes d’organisation des filières ?
4. Quelle est l’offre de production locale ?
II. Le projet de pôle agricole de proximité
1. Quelle est votre vision du pôle agricole de proximité ?
2. Qu’attendez-vous de ce projet ?
3. D’après vous quels sont ses enjeux ?
4. Quel est d’après vous le potentiel agricole du site choisi ?
5. Quels types de production privilégier sur le site ?
5. D’après vous, sur les 17 ha du site, combien d’exploitations peut-on installer ?
6. Quels modes de production mettre en place ?
7. Quels équipements collectifs envisager ?
8. Quels sont les besoins en eau sur le site ?
9. Quels dispositifs mettre en œuvre pour limiter les pertes sur culture ?
10.Comment le pôle agricole de proximité pourrait contribuer à l’approvisionnement de la
population locale ?
11.Selon vous, que doit-on envisager pour promouvoir une agriculture durable sur le site ?
60
ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
LES POINTS ABORDÉS LORS DES ENTRETIENS 2/2
III. Le profil des bénéficiaires
1. D’après vous, doit-on intégrer les agriculteurs déjà présents sur le site ?
2. Quels types de porteurs de projet accueillir sur le site ?
3. Quelles pourraient être les modalités de mise à disposition du site ?
IV. L’accompagnement du projet
1. D’après vous, quels pourraient être les partenaires du projet ?
2. Votre structure serait-elle prête à accompagner la structuration du pôle agricole de
proximité ?
3. D’après vous, quels sont les dispositifs sur lesquels le projet pourrait s’appuyer, et
comment ?
V. Conclusions
1. Avez-vous connaissance de projets / expériences à Mayotte qui pourraient éclairer le
projet de pôle agricole de proximité ?
2. Selon vous, est ce qu’il y a d’autres thématiques importantes à aborder ?
61
ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
L’AVIS DES ACTEURS LOCAUX SUR LE PROJET
« Ce projet de village agricole, ce serait idéal pour
« C'est un projet important à Mayotte. Pour les porteurs de projet, il faut une
l'échelle de Mayotte » route, de l'eau, de l'électricité. C'est des
démarches extrêmement longue pour que ça
aboutisse, et ça freine énormément le
développement agricole à Mayotte. Si on leur
« C'est un outil collectif pour apporte un outil où il y a tout à disposition, c'est
développer l'agriculture : on a trouvé un atout de taille pour des porteurs de projet »
un élu qui a un terrain, qui accepte de
favoriser l'agriculture sur sa
commune, qui a un projet à long
terme pour approvisionner son « Les projets qui mettent du
marché : c'est ce que l'on attend pour foncier à disposition des
développer l'agriculture à Mayotte. agriculteurs nous intéressent
Une volonté politique d'aider les car l’accès au foncier est un
agriculteurs à s'installer, à se frein à l’installation »
professionnaliser. »
« Pour développer l'agriculture
« 15 ha pour Mayotte c'est important. La mahoraise il faudrait plusieurs
zone est d'un seul tenant : elle permet villages agricoles comme à Bandrélé,
d'installer plusieurs agriculteurs, voir de organiser un réseau, diffuser le
favoriser leur implantation pour y habiter, projet »
répondant ainsi aux problématiques de
vol »
62
ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
LES ENJEUX DU PROJET POUR LES ACTEURS
LOCAUX 1/2
1. Répondre à la problématique foncière : difficulté d’installation pour des jeunes
agriculteurs, notamment liée à la difficulté d’acquérir du foncier. Et répondre par la
même occasion à la problématique du renouvellement générationnel, face à un
vieillissement marqué de la population agricole mahoraise.
2. Répondre aux besoins d’approvisionnement local : des produits frais, sains, traçables,
respectant les normes en vigueur. En visant notamment la restauration scolaire, dont
l’approvisionnement est en cours de structuration sur l’île, et l’approvisionnement du
marché de Hamouro, marché traditionnellement fréquenté par les mahorais.
3. Contribuer au développement agricole de Mayotte : viser l’exemplarité des modes de
productions et de conduite des exploitations, pour que le pôle agricole puisse servir
d’exemple et soit un moteur de diffusion de pratiques innovantes.
4. Contribuer à la professionnalisation de l’agriculture, en installant des porteurs de
projets pouvant bénéficier des dispositifs d’aides européens, prêts à s’inscrire dans les
démarches légales (SIRET, MSA, lien aux acteurs institutionnels comme la DAAF et la
CAPAM) et en leur donnant des moyens pour conduire une exploitation performante
(accompagnement technico-économique, formation, mise à disposition de matériels et
équipements).
63
ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
LES ENJEUX DU PROJET POUR LES ACTEURS
LOCAUX 2/2
5. Contribuer à l’emploi local, à l’insertion et à la formation des jeunes.
6. Contribuer à la visibilité et à la valorisation des productions locales (actions de
communication, valeur ajoutée des productions, prix rémunérateurs permettant aux
exploitants de vivre de leur métier…), afin d’améliorer l’image de l’agriculture locale et
de montrer qu’elle peut être viable et constituer une activité économique pérenne.
7. Envisager la réplicabilité du projet : diffusion du modèle sur d’autres territoires de
Mayotte, retour d’expérience.
8. Faire le lien entre ce projet et d’autres initiatives en cours à Mayotte : RITA, projet de
plateforme logistique de Combani, initiatives portées par les acteurs locaux (CAPAM,
COOPAC, Conseil Départemental, Lycée Agricole de Coconi, etc.), en jouant la carte de la
mise en réseau et en synergie.
64
ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
LES PRODUCTIONS VÉGÉTALES POSSIBLES SELON
LES ACTEURS LOCAUX 1/2
Type de production Caractéristiques Spécificités à intégrer
Cultures vivrières Des cultures ❑ Un savoir-faire des producteurs locaux à intégrer
traditionnelles à ❑ Le jardin mahorais : un mode de conduite durable (* cf dia
Mayotte : banane, spécifique)
manioc, ambrevade… ❑ Une concurrence potentielle de la part des autres
exploitations locales
Maraîchage Une demande forte ❑ La possibilité d’approvisionner les marchés locaux (Hamouro,
en produits frais Bandrélé)
(tomates, salades, ❑ Un site propice (pente modérée, accès à l’eau…)
piments, etc.) ❑ La possibilité d’avoir des productions intensives (sous serres,
sous abris) et rémunératrices
Cultures fruitières Des cultures ❑ La nécessité de travailler avec des pépinières pour des plants
complémentaires sains
dans le cadre d’un ❑ Opter pour une plus forte densité d’espèces (zonage des
système agroforestier plantations de vergers)
❑ Le Sud de Mayotte, un « terroir » favorable aux cultures
fruitières (arômes, maturité, faible pression sanitaire)
65
ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
LES PRODUCTIONS VÉGÉTALES POSSIBLES SELON
LES ACTEURS LOCAUX 2/2
Type de production Caractéristiques Spécificités à intégrer
Ananas Une monoculture ❑ Une opportunité de développement à l’export (filière ananas
bien adaptée au bio en cours de structuration)
contexte local ❑ Une culture adaptée pour les zones en pente
❑ Une culture pouvant servir de dispositif anti-makis
Cultures de rente Des filières ❑ Un plan de relance porté par le Conseil Départemental : PER
historiques (Ylang, de Coconi
Vanille), mais en ❑ Des productions complémentaires pouvant être
déclin rémunératrices
❑ Un fort potentiel agritouristique
Cultures d’épices et Des cultures ancrées ❑ Une forte demande locale (piment, curcuma, gingembre,
plantes aromatiques dans le système du cannelle, gros thym…)
jardin mahorais ❑ Un potentiel agritouristique et à l’export
66
ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
LES PRODUCTIONS ANIMALES A ENVISAGER
SELON LES ACTEURS LOCAUX 1/2
Type de production Caractéristiques Spécificités à intégrer
Elevage de poulet de Une demande forte à ❑ Une production rémunératrice
chair Mayotte : un marché ❑ Des possibilités en hors-sol demandant peu de surface
potentiel sur lequel se ❑ La possibilité de développer la complémentarité avec les
positionner productions végétales : nourriture pour les volailles /
fertilisation des sols.
Elevage de poules Une filière bien ❑ Une activité complémentaire à destination du marché local
pondeuses implantée à Mayotte, ❑ Une concurrence forte de la part d’autres opérateurs
quasi autosuffisante (COMAVI, Majway)
en œufs
Elevages de petits Des spécificités ❑ Une production nécessitant de faibles surfaces
animaux locales : canards / ❑ Une production à envisager en complément d’activité
lapins / tangues ?
67
ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
LES PRODUCTIONS ANIMALES A ENVISAGER
SELON LES ACTEURS LOCAUX 2/2
Type de production Caractéristiques Spécificités à intégrer
Elevage bovin Des besoins à ❑ Un espace trop limité sur le site pour envisager le
pourvoir à Mayotte développement de cette filière
(viande et produits ❑ La nécessité de ressources fourragères importantes en
laitiers) complément d’alimentation (canne, avocat marron…)
❑ Une absence d’organisation de la filière (pas d’abattoirs, de
structure de transformation laitière)
Elevage ovin / caprin Un élevage ❑ Des difficultés similaires à la filière bovine
traditionnel au Sud de ❑ Une perte importante sur les cheptels (maladies / parasites)
Mayotte, adapté aux
zones sèches
Apiculture Une production ❑ Un marché à l’export : croissance continu de la consommation
confidentielle à de miel à l’échelle mondiale
Mayotte ❑ Une filière en cours de structuration (rucher-école du Lycée
Agricole de Coconi)
❑ Une production qui demande peu de surfaces
❑ Un intérêt pour la pollinisation des cultures
68
ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
LES MODES DE PRODUCTION À PRIVILÉGIER
SELON LES ACTEURS LOCAUX
Agroforesterie Agriculture raisonnée Agriculture intensive
• Un mode de production • Un mode de production • Possibilité de développer des
mahorais traditionnel (savoir- facilement applicable pour les cultures sous serres ou sous
faire associé), adapté aux exploitations mahoraises abris
conditions locales
• La possibilité d’introduire des • Possibilité de développer des
• Des cultures associées qui ont traitements uniquement quand systèmes agrivoltaïque (cultures
une plus forte productivité que c’est nécessaire : permet sous panneaux photovoltaïques)
les monocultures à surface d’assurer la pérennité des
équivalente récoltes, limite les résidus dans
• Un moyen d’accroître la
les produits finaux productivité et la valeur ajoutée
• Un « agrosystème » efficace (sur des productions
le plan sanitaire, de la
conservation des sols, de la
• Le besoin de mieux structurer la • Un moyen de limiter les pertes
fertilité) filière amont sur culture (vols, makis et
(approvisionnement en intrants roussettes…)
• Un besoin d’évolution des - machinisme)
pratiques pour aller vers une • Ne peut concerner que certains
agriculture écologiquement • La nécessité d’une formation types de cultures (tomates,
intensive des producteurs (écophyto) concombres, salades…)
pour maîtriser l’utilisation des
• La nécessité de passer d’un produits • Des itinéraires techniques
système de « cueillette » à une complexes : demande des
agriculture plus rationnalisée compétences et de la formation
(zonage, plans de culture…)
69
ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
LES MODES DE PRODUCTION MOINS ADAPTÉS
SELON LES ACTEURS LOCAUX
Agriculture biologique Agriculture Conventionnelle
• Un mode de production « durable » d’un • Une forme d’agriculture peu présente à
point de vue environnemental et « sain » Mayotte
pour le consommateur
• Des productions locales qui pourraient • Une absence de structuration des filières
pour la plupart facilement basculer en bio amont / aval pour aller dans le sens d’une
agriculture plus productiviste
• Des opportunités à l’export (création • Un contexte agricole local qui se prête mal
d’une filière ananas bio)
à ce type d’agriculture (taille des
• Absence de structuration de la filière à exploitations, pente, morcellement du
Mayotte (pas d’organisme certificateur, pas parcellaire…)
de technicien spécialisé…)
• Des modes de production qui ne
• Question du surcoût des productions bio correspondent ni aux pratiques des
vis-à-vis du pouvoir d’achat des mahorais agriculteurs locaux, ni aux attentes de la
population (intérêt croissant pour la
• Un marché local qui n’est pas en qualité et la traçabilité des produits)
recherche de produits labellisés
70
ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
VISION DES ACTEURS ET PARTIES PRENANTES 1/2
▪ Privilégier sur une partie du site les cultures maraîchères, destinées à l’approvisionnement local,
afin de répondre aux besoins en matière de produits frais et sains (respect des normes en vigueur).
▪ Privilégier également la combinaison des cultures (productions vivrières et fruitières), sur le modèle du
jardin mahorais, mais en intensifiant les pratiques traditionnelles (densité de plantation, zonage des
parcelles, plans de culture pour échelonner la production, utilisation raisonnée d’intrants pour gagner en
productivité).
▪ Laisser une place à des formes de « petits élevages » (principalement volailles), pour développer des
productions rémunératrices et permettant de combiner production animales et végétales
(notamment pour la fertilisation des sols).
▪ Privilégier des modes de production « durable » : agriculture raisonnée, agroécologie, agriculture
de conservation, agroforesterie, agriculture proche de la bio… Les cultures fruitières (bananes,
ananas) et vivrières (manioc, ambrevades) sont faiblement consommatrices d’intrants. Et
l’intensification des pratiques ne fait pas partie du modèle souhaité à Mayotte, notamment dans le
cadre du développement du plan Ecophyto.
▪ Viser l’intensification de la productivité en jouant sur la sélection variétale, la densité de plantation,
les amendements organiques, les associations de cultures, les rotations et mise en jachère, la
mécanisation, l’irrigation, les bonnes pratiques… pour se rapprocher d’une agriculture
écologiquement intensive.
71
ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
VISION DES ACTEURS ET PARTIES PRENANTES 2/2
▪ Etre attentifs à la taille des exploitations créées, dans l’objectif d’installer des agriculteurs à part
entière, qui puissent vivre de leur métier -par exemple une exploitation de taille importante de 4 à 5 ha
d’ananas ou de bananes en cultures irriguées, couplée à plusieurs exploitations de 1 à 2 ha en maraîchage et
cultures vivrières- : une dizaine de porteurs de projet maximum pour que chacun puisse vivre de son
exploitation.
▪ Viser la professionnalisation des porteurs de projet installés : SIRET, inscription à la MSA, formation, lien
avec les OPA, dégagement d’un revenu proche du SMIC, bénéfice des aides européennes en respectant les
conditions nécessaires pour les exploitations bénéficiaires…
▪ Le site étant la porte d’entrée du Sud de Mayotte, il faut intégrer son potentiel agritouristique : -
bangas ou autre hébergement à la ferme, ferme auberge ou ferme découverte, magasin de vente directe collectif-
▪ Réunir les conditions qui font souvent défaut pour l’installation et le développement agricole à
Mayotte : sécurisation du foncier, accessibilité des parcelles (pour venir y travailler et sortir les
productions), accès à l’eau et à l’électricité, mise à disposition de matériel adapté, anticipation
des pertes sur culture (vols, ravageurs…), structuration de débouchés, valorisation des
productions pour un prix rémunérateur, accompagnement et formation.
=> Le succès du pôle agricole de proximité reposera sur la combinaison de ces
différents éléments.
72
SOMMAIRE
ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
Vision des acteurs et des parties prenantes
Synthèse des dynamiques engagées et
attentes des porteurs de projet
Le pôle de Bandrélé
73
ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
LES PORTEURS DE PROJET À CIBLER
Les porteurs de projets identifiés (voir ci-après)
1. Des porteurs de projet qui se sont fait connaître auprès de la commune (appel à projet dans la presse) : 4 se
sont manifestés, dont un a fourni un projet écrit (porteur de projet qui s’est également manifesté auprès du
PAI)
2. Des porteurs de projets identifiés et suivis par le PAI (Point Accueil Installation) : plusieurs porteurs se sont
manifestés dont trois avec des projets jugés matures
D’autres porteurs de projet potentiels
1. Des jeunes issus de l’enseignement agricole local (Lycée Agricole, MFR, AFICAM…) et ayant un projet
d’installation.
2. Des jeunes issus du groupement d’employeurs de la COOPAC (lancement en janvier 2019) et souhaitant créer
leur propre exploitation par la suite.
3. Des jeunes en parcours d’insertion (lien avec les associations Mlézi Maoré et Ouzougouha Mayecha).
4. Des agriculteurs déjà installés qui cherchent à délocaliser leur exploitation (sécurisation du foncier,
amélioration des conditions d’exploitation…).
=> Dans tous les cas, il est nécessaire d’apprécier la maturité du projet et d’envisager
l’accompagnement du porteur de projet pour maximiser ses chances de réussite, et donc le
succès du pôle agricole de proximité.
74
ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
LES PORTEURS DE PROJET IDENTIFIÉS
▪ 4 porteurs de projet se sont fait connaître par la Mairie après la diffusion d’un appel à projet dans la presse,
▪ Le PAI a relayé les projets de 3 porteurs suivis par ses services,
✓ Clément ROLLET (réponse auprès du PIA et de la commune)
• Il est hébergé au sein de l’Espace Test Agricole du Lycée de Coconi.
• A l’issue d’une formation en développement durable, Il porte un projet de création d’une pépinière,
conduite en Agriculture Biologique, proposant à des agriculteurs, particuliers et collectivités des plants:
- Plants fruitiers ;
- Plants maraîchers ;
- Plantes aromatiques et médicinales ;
- Plantes ornementales.
Le projet a été hébergé pendant un an au sein de l’ETA, et doit sortir de la structure ; le
porteur s’est formé (Ecophyto) et est en recherche de foncier pour créer son entreprise.
✓ Christophe HOLZER
• Il possède une formation en agriculture (Capacité Agricole), et a été 2 ans commercial au sein de la
COOPAC.
• Il est actuellement exploitant agricole, ayant repris une exploitation (EARL Payet) dont il n’a pas la maîtrise
foncière.
Il souhaite développer une activité de maraîchage, conduite en agrobiologie intensifiée.
75
ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
LE DÉROULÉ DE L’ATELIER 1
Un atelier organisé le 08/11/2018 auprès de porteurs de projet qui se sont fait connaître
auprès de la commune, et de porteurs de projet suivis par le PAI > 8 porteurs de projets
➔ Les objectifs de l’atelier :
- Prendre connaissance des porteurs de projet et de leur projet ;
- Envisager leur compatibilité avec les potentialités du site ;
- Évaluer la maturité des projets ;
- Évaluer les possibilités de mutualisation / mise en commun (équipements, matériels, etc.) ;
- Envisager l’aménagement opérationnel du site.
➔ Un déroulé en 3 temps :
1. Présentation du site et du Projet
2. Présentation des projets par les porteurs de projet :
- Les porteurs (parcours, activité actuelle)
- Leur projet (type d’activité envisagée, modes de productions, plan de culture sur l’année…)
- Leurs besoins (foncier, matériel, équipement, hydraulique…)
3. Mise en perspective : quelles sont les éléments qui peuvent être mutualisés ?
- Les besoins communs en amont (semences, intrants, etc.)
- Les besoins communs d’équipements (hydraulique, bâti, matériels…)
- La structuration des débouchés (circuits courts collectifs, vente mutualisée…)
- Les besoins autres (sécurisation du site, formation, accompagnement…)
76
LES PROJETS ENVISAGÉS1/2
Mode de Viabilité
Nom Projet Surface Distribution Formation Salariés
production économique *
Pépinière pour Professionnels
AB certifiée ou 3 salariés à
ROLLET C. maraichage, 1,5 à 2 ha (du site) et OK OK
non terme
aromatique et fruitiers particuliers
Directe et/ou 3à4
HOLZER C. Maraichage Raisonné 4 ha OK OK
marché GMS salariés
Dépendra des
MOCOLO Culture fruitière et Vente directe
AB 2 à 3 ha En cours - circuits de
BOINAIDI F. médicinale et marché
commercialisation
Elevage de poules OK pour l’élevage
Hors sol 1,3 ha
ABDOU S. pondeuses et de chair - Besoin pour - OK
Raisonné 1 ha
Culture ananas culture
Ouzougouha Insertion par le Estimé à 6 Dépendra de
AB - - Besoin
Mayecha (asso) maraichage (insertion) subventions
0,3 à 0,5
AHAMED S. O. Maraichage AB - Besoin - Non
ha
Elevage volaille de chair Dépendra des
HARACHE A. Maraichage sous serre AB 3 ha Directe, GMS En cours - circuits de
et fruitier commercialisation
Vente directe, Estimé à
Mlezi Maore Insertion par le AB (ou A définir Besoin encadrant Dépendra de
panier, besoin 18
(asso) maraichage raisonné) 4 ha ? technique subventions
asso (insertion)
Projet mature à court terme Projet en cours de structuration Projet en cours de définition
* Selon la DAAF, le ratio de revenu pour les exploitations mahoraises est de 8000 €/ha/an pour des cultures mélangées, 10 000 €/ha/an
77 pour
du maraîchage.
LES PROJETS ENVISAGÉS 2/2
Répartition des porteurs de projets : Les porteurs de projet du PAI : Clément ROLLET (pépinieriste)
• 1 présent sur le site et Christophe HOLZER (Maraichage) estiment le projet de
• 1 association présente au cœur du site Association MLEZI Maore : après la formation de ces jeunes
• 6 porteurs de projet extérieurs par MLEZI, cela pourrait être de la main d’œuvre pour leur
Répartition par typologie de culture : exploitation, main d’œuvre qui sera un vrai souci.
• Pépinière : 1,5 à 2 ha (entre 7 et 10 % du site) C. HOLZER travaille déjà avec des jeunes issu de l’insertion
• Maraichage : environ 5,5 ha + 4 ha en (salariés au sein de son exploitation). C. ROLLET a lui été
insertion (49 % du site) formateur au sein du CFPPA et connaît bien ce public.
• Elevage : environ 2 ha (10 % du site) L’association accueillera des jeunes sur le site avec la présence
• Production fruitière : environ 2 ha (10% du de gardiens : c’est une présence humaine permanente -> une
site) forme de dissuasion face au vol des productions
Un intérêt manifeste pour le site de la part des porteurs de projet, malgré un vivier
relativement faible à l’échelle de Mayotte > à ce stade déjà environ 15 hectares de
projets agricoles identifiés, pour une surface exploitable de 18,5 ha (zone non exploitable
des ripisylves d’environ 2,5 ha).
Mais des projets dont la viabilité est sujette à caution, qui auront besoin de subventions
(dotation jeunes agriculteurs, subventions publiques pour les associations) et de main d’œuvre
à mettre en perspective d’occupants actuels qui en toute illégalité certes développent
leur culture, mais maitrisent le terrain et font preuve d’un réel savoir faire
78
LES BESOINS COMMUNS EXPRIMÉS 1/2
L’eau
- Nécessité de disposer de l’eau pour tous les projets (pépinière, maraîchage, aviculture), pour les
besoins des plantes comme des animaux.
- Besoin de sécuriser l’accès à l’eau quantitativement et qualitativement (question de la ressource
disponible, du contrôle de ce qui se passe à l’amont du site).
- Nécessité de gérer la répartition des ressources en eau en fonction des besoins de chacun.
La mutualisation des équipements
- Eventuellement mutualisation des gros équipements (tracteur, motoculteur), mais difficultés de
structuration d’une CUMA.
- Opter pour des bâtiments communs (hangar de stockage du matériel, chambre froide, plateforme de
compostage) où chacun gère son propre matériel ?
Les bâtiments
- Question du logement des agriculteurs sur place (prévention des vols, situation particulière liée de à
la fragilité des plants de pépinières) ?
- Bâtiment commun pour les bureaux et salle de réunion (gestion de l’exploitation / du collectif).
79
LES BESOINS COMMUNS EXPRIMÉS 2/2
Le regroupement des porteurs de projet
- Groupement de commande pour faire baisser les prix sur la fourniture de produits en amont
(semences, produits phytos, matériels…).
- Groupement d’employeurs pour mutualiser les salariés, création d’un service de remplacement ?
- Synergie entre les projets associatifs d’insertion et les besoins de main d’œuvre des exploitations.
La commercialisation
- Intérêt partagé pour la commercialisation sur les marchés de Bandrélé et Hamouro.
- Possibilité de développer la vente directe sur site, individuellement ou collectivement (boutique
commune).
- Intérêt de se regrouper pour approvisionner ensemble un revendeur (poids dans les négociations
commerciales).
La sécurité
- Des craintes exprimées sur la sécurisation du site.
- La nécessité de mettre en place des dispositifs pour limiter les vols (clôtures, gardiennage, présence
sur place).
80
SYNTHÈSE
Des porteurs de projets qui Des points de vigilance :
répondent aux enjeux du projet: • Mode conventionnel envisagé pour la volaille
• Des productions de maraîchage pouvant (hors sol), mais qui présente une
approvisionner le marché de Hamouro ; complémentarité avec les cultures
• Un pépiniériste qui peut approvisionner en (amendement des sols / alimentation des
plants les autres exploitations pour volailles) .
améliorer la productivité ; • Gestion qualitative et quantitative de la
• Une volonté d’agriculture raisonnée voire ressource en eau pour assurer les besoins de
biologique ; chacun, + équipements hydrauliques pour
• Des projets d’élevage de poulets de chair distribuer la ressource en eau sur le maximum
pour répondre à un besoin local ; de surface possible.
• Une volonté de coopération entre les • Sécurité du site pour se prémunir contre le vol
agriculteurs et avec les associations. des productions et équipements ;
• Gestion de la problématique de l’occupation
actuelle du site en toute illégalité et des
moyens à mobiliser pour libérer le foncier ?
81
RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
LES PORTEURS DE PROJET DU PAI 1/2
• Hormis C. Rollet et C. Holzer, qui se sont manifestés pour le projet de pôle agricole (lors de
l’atelier n°1), 20 autres porteurs de projet sont suivis par le PAI.
Maraîchage
Les projets portés
Maraîchage et autres
activités (cultures ou
5%
élevage)
10% 20% Vergers
Elevage bovin
15%
Elevage avicole
10% 30% Poly-élevage
10%
Vanille et café
• Les projets portés sont diversifiés : les activités de maraîchage, seul ou combiné (cultures ou
élevage) dominent (la moitié des projets), suivies de l’élevage (le tiers des projets) et de
cultures spécialisées (vergers, vanille et café, 15% des projets). 2 porteurs ont le projet de
cultiver de l’ananas, associé à du maraîchage et de l’élevage avicole.
82
RÉALISATION D’UN ETAT DES LIEUX
LES PORTEURS DE PROJET DU PAI 2/2
• Ces projets nécessitent des surfaces de 1 à 3 ha : 1 ha pour les activités d’élevage avicole (y
compris combinés à du maraîchage), 2 ha pour l’élevage bovin, 2 à 3 ha pour le maraîchage (y
compris combiné à d’autres activités), 3 ha pour les cultures spécialisées (vergers et vanille /
café).
• Les porteurs suivis par le PAI viennent de toute l’île : 2 seulement sont de Bandrélé même (ils
sont tous 2 en cours d’acquisition de la CPA), 1 de Dembéni, les autres viennent de plus loin.
• La moitié d’entre eux dispose de la capacité professionnelle agricole, 4 sont en cours
d’acquisition, les autres possèdent des formations de BEP agricole et de Bac Pro Agricole.
• 70% d’entre eux ont un projet en réflexion (dont les 2 porteurs de projet issus de Bandrélé),
seuls 4 ont un projet avancé et 1 un projet très avancé.
Une fois ces projets mâtures, ils pourraient être intégrés à la dynamique du pôle agricole de
proximité de Bandrélé.
83
SOMMAIRE
ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
Vision des acteurs et des parties prenantes
Synthèse des dynamiques engagées et
attentes des porteurs de projet
Le pôle de Bandrélé
84
ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
LE DÉROULÉ DE L’ATELIER 2
Un atelier organisé le 09/11/2018 auprès d’acteurs locaux intervenant en matière de développement
agricole.
▪ Un déroulé en 3 temps :
1. Présentation du site et du projet
Recueil de l’avis des participants sur les potentialités du site et les enjeux du projet.
2. Retour sur l’atelier porteur de projet
Recueil de l’avis des participants sur les projets envisagés (intérêt, pertinence, faisabilité ?)
3. Modalités de gestion du site
- Modes de gouvernance ;
- Modalités de mise à disposition du foncier / des équipements collectifs ;
- Dispositifs à mobiliser (accompagnement / financement du projet) ;
- Partenaires à impliquer.
Les objectifs de l’atelier :
- Expression de la vision des participants sur l’opérationnalisation du projet ;
- Etayer les premières recommandations qui émergent du diagnostic ;
- Associer les acteurs sollicités à la démarche engagée ;
- Envisager les modalités organisationnelles et opérationnelles pour la structuration du projet.
85
ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
LE PROJET DE MRO MOUHOU 1/2
Quelles sont les potentialités du site ?
- La partie plate est adaptée pour du maraîchage en plein champ ou sous serres, la partie en pente pour des cultures
d’ananas (en lien avec le développement d’une filière ananas bio) ou des fruitiers.
- Bandrélé fait partie du Sud de Mayotte, où l’on produit les meilleurs fruits de l’île (arômes, maturité) : potentiel élevé
pour les cultures fruitières (mangues, agrumes, papayes…).
- Le Sud de l’île est aussi intéressant par rapport aux problématiques sanitaires : absence de flétrissement bactérien
pour les solanacées (tomates, aubergines, pommes de terre…) contrairement au centre de l’île, moins de parasites
(tiques, etc.) et donc moins de traitements pour l’élevage.
- L’élevage est possible sur le site, non seulement avicole mais aussi ovin / caprin et bovin, en filière viande, avec la
possibilité de développer des systèmes en polyculture-élevage (cabris sous manguiers par exemple) pour répondre à
la demande locale en viande, et jouer la complémentarité cultures - élevages (ressources fourragères / amendement
du sol), notamment dans le cadre d’une agriculture bio / agroécologique.
- Mayotte était autrefois autosuffisante en productions vivrières (bananes, manioc, etc.), mais avec la croissance
démographique ce n’est plus le cas (importation de bananes du Mozambique, etc.) : ne pas évacuer le
développement de cultures vivrières dans l’objectif d’autosuffisance alimentaire pour la population locale.
86
ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
LE PROJET DE MRO MOUHOU 2/2
Quels sont les enjeux principaux du projet ?
- L’enjeu de l’accès à l’eau est primordial : il faut réfléchir à des cultures ne nécessitant pas d’apport en eau si la
ressource sur le site est insuffisante (notamment les productions fruitières, l’ananas et la coco, qui n’ont pas besoin
d’être irriguées). L’hydroponique peut également être une solution (techniques économes en eau).
- L’accessibilité est un autre enjeu majeur : à partir de la RN3, il importe de penser à l’accessibilité aux exploitations
créées en développant un réseau de piste (en dur pour une accessibilité à l’année).
- Un dernier type d’enjeu concerne la commercialisation : les mahorais sont de plus en plus sensibles à la qualité de
leur alimentation et à la présence de résidus de pesticides dans les produits consommés, ils sont à la recherche de
traçabilité. Le cahier des charges instauré pour les producteurs du pôle devra intégrer cette dimension.
Quels sont les éléments majeurs à prendre en considération pour pouvoir concrétiser ce
projet ?
- La question de la synergie avec les démarches existantes (dont les projets de l’UCOOPAM : plateforme logistique de
Combani, point de vente et d’agréage des productions à Bandrélé, etc.) est essentielle, pour éviter de créer des
structures concurrentes.
- La question des coûts liés à l’installation (foncier, matériels, équipements, infrastructures, etc.) doit être anticipée.
Opter pour un système de location des terres et de mutualisation des équipements / bâtiments permettra aux
porteurs de réduire les coûts d’investissement pour leur projet, l’argent économisé pouvant être affecté ailleurs
(réduction de la pénibilité du travail, embauche de stagiaires ou salariés…).
87
ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
AVIS SUR LES PROJETS PORTÉS 1/3
Intérêt des projets envisagés vis-à-vis des objectifs du pôle agricole de proximité ?
- A première vue les projets correspondent aux attentes principales du pôle : assurer l’approvisionnement de la
population locale (produits maraîchers, fruits, poulets de chair).
- Un point de vigilance est souligné concernant l’approvisionnement des marchés de Bandrélé et Hamouro : il est
nécessaire que les producteurs se regroupent pour assurer la vente sur place (soit par une rotation soit en recrutant
un vendeur), pour être visibles et satisfaire la clientèle, qui sinon ira voir la concurrence.
Pertinence de ces projets au regard du site et de ses potentialités (adéquation,
compatibilité ou non) ?
- A priori les projets sont compatibles au site, mais la question de l’accès à l’eau sera déterminante, notamment pour les
productions hors-sol (maraîchage et pépinière). Une solution à envisager est la création d’un réseau de récupération
d’eau de pluie sur l’ensemble des bâtiments créés, y compris les bâtiments d’élevage.
88
ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
AVIS SUR LES PROJETS PORTÉS 2/3
Faisabilité de ces projets (foncier, modes de conduite, intégration filière amont / aval, etc.) ?
- Il est prématuré de juger de la faisabilité des projets : on est au stade de l’intention, il faudra travailler avec les
porteurs de projet, individuellement, pour voir précisément quels sont leurs objectifs (type, mode et volume de
production visés, circuits de commercialisation prévus, etc.), et les moyens nécessaires (infrastructures, besoins en
eau, en main d’œuvre, etc.) pour y parvenir.
- Un groupe de travail pourrait être organisé pour accompagner les porteurs de projet dans la définition de leurs projets
en adéquation avec le site et les initiatives existantes (marchés de la commune, plateforme logistique en cours de
création à Combani, futur abattoir du Sud de l’île… autant d’outils existants ou en projet qui seront au service des
porteurs).
Eléments à prendre en compte pour appuyer les porteurs et permettre la concrétisation de
leur projet (eau, sécurité, aléas naturels, etc.) ?
- Une question essentielle est liée à la temporalité : il faut laisser le temps aux porteurs de projet de se lancer, d’adapter
leurs cultures et pratiques à la réalité du site, de mettre en place leur exploitation et leurs cultures (notamment pour
les productions fruitières) : nécessité de ne pas aller trop vite.
- Un autre élément à intégrer est le besoin en main d’œuvre, notamment sur les exploitations maraîchères : création de
liens entre les porteurs de projet, les associations d’insertion (stagiaires potentiels), le Lycée de Coconi (jeunes formés
devenant salariés), éventuellement les agriculteurs informels sur site (possibles salariés agricoles s’ils sont en situation
régulière).
89
ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
AVIS SUR LES PROJETS PORTÉS 3/3
Les freins ou risques à gérer
- Les difficultés liées à l’installation sont nombreuses : acquisition du foncier, obtention de prêts ou d’aides publiques,
création des infrastructures d’exploitation (bâtiments, serres, etc.), investissement de départ, création des circuits de
commercialisation…
Il importe de donner du temps aux porteurs de projet pour assurer leur démarrage dans de bonnes conditions.
- L’absence d’opérateurs en amont comme en aval des filières peut être un réel handicap selon le type d’activités que
l’on souhaite développer. Ainsi, un seul opérateur, Agrikagna, est en mesure de fournir et d’installer des structures de
type serres ou abris (il faut alors s’assurer, si on acquière du matériel en métropole, qu’il soit en capacité de le monter)
; l’absence d’abattoir est un frein pour le développement de la filière viande (y compris pour la commune, qui
souhaiterait installer un stand boucherie au sein du marché de Hamouro).
- Le risque inondation, qui concerne une partie du site, est un frein à l’implantation des équipements et infrastructures.
Prévoir des aménagements de gestion du risque ?
90
ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
GOUVERNANCE ET MODALITÉS DE GESTION DU SITE 1/3
Possibilité d’intégrer au projet les agriculteurs déjà présents sur le site et modalités
administratives (exploitant ou salariés des porteurs de projet)?
- La problématique de l’immigration clandestine à Mayotte est transversale, c’est un vrai défi social et politique sur
l’île.
- Une médiation pourrait être envisagée, d’aller à la rencontre des agriculteurs présents sur place, pour les connaître
(âge, statut, etc.), leur présenter le projet, et éventuellement identifier si parmi eux certains pourraient être
raccrochés à la dynamique en cours (notamment en tant que salariés de porteurs de projet en règle, sirétisés, si
eux-mêmes sont en règle et disposent d’un titre de séjour).
- La médiation pourrait permettre d’entamer un dialogue, d’expliciter le projet de pôle agricole à ces populations, et
de prévenir de futurs conflits…
Les impacts et actions sur les autres maillons de la chaine de valeur (aval et amont)
- Une réflexion est engagée sur l’inscription dans un cahier des charges de mise à disposition du site de
l’approvisionnement des marchés par les producteurs installés sur le site.
- Il sera impératif de créer des synergies entre le pôle agricole et les équipements existants ou en cours de
structuration dans le Sud de Mayotte (ateliers F&L et volailles du Lycée de Coconi, plateforme logistique de
Combani, point de vente et d’agréage des productions de la COOPAC à Bandrélé, futur abattoir).
- Si un porteur de projet souhaite développer une production d’ananas, elle pourrait s’inscrire dans le cadre de la
structuration de la filière ananas bio.
91
ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
SYNERGIES DU POLE AVEC AUTRES ÉQUIPEMENTS MAYOTTE
Les équipements structurants autour du pôle agricole de Mro Mouhou
Pôle agricole de Mro
Mouhou
Marchés (Bandrélé,
Hamouro, Coconi)
Atelier F&L et volailles
Lycée de Coconi
Plateforme logistique
COOPAC
Plateformes agréage et VD
COOPAC
Abattoir Sud Mayotte (ZAE
Malamani)
Marché couvert de Sada
Inscription du pôle dans la chaîne de valeur agri-agro et synergies possibles
à organiser (marchés de Bandrélé et Hamouro, atelier F&L et volaille du Lycée de Coconi, abattoir
Sud Mayotte, pôle logistique Combani, marché paysan Coconi, plateforme agréage COOPAC...).
ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
GOUVERNANCE ET MODALITÉS DE GESTION DU SITE 2/3
Mode de gouvernance pour piloter l’aménagement, l’animation et la gestion du pôle
agricole de proximité ?
- Il est important que le pôle se dote d’un interlocuteur unique (groupement ou association de producteurs), afin de
pouvoir peser dans les négociations (amont avec les fournisseurs, aval avec les revendeurs), et pouvoir bénéficier
des aides spécifiques (et attractives) du POSEI dédiées aux structures collectives agricoles.
- La Communauté de Communes Sud est en train de reprendre la compétence développement économique aux
communes la composant, à l’avenir ce sera un interlocuteur incontournable, qui à priori sera en charge de la
gestion du pôle…
Modalités de mise à disposition du foncier / des équipements collectifs auprès des
porteurs de projet ?
- Le plus adapté serait un statut de fermage (bail rural) : la maîtrise du foncier resterait publique, le porteur de
projet n’aurait pas un gros investissement à réaliser pour l’achat des terres, et un loyer pourrait être fixé pour mise
à disposition du foncier qui ne grève pas excessivement le revenu des producteurs.
- La mise à disposition d’équipements collectifs demande une véritable discipline, que tous soient conscients de
leurs droits et devoirs, et s’engagent à les respecter, via un cahier des charges qui fixe des règles précises.
- Selon la volonté des porteurs de projet, une structuration collective (groupement de producteur, adhésion pour
partie à l’UCOOPAM) est tout à fait envisageable.
93
ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
GOUVERNANCE ET MODALITÉS DE GESTION DU SITE 3/3
Dispositifs à mobiliser (accompagnement / financement du projet) pour faciliter la mise
en œuvre du pôle / l’accueil des porteurs de projet ?
- Les dispositifs d’aides à l’installation pour les jeunes agriculteurs (DJA, dotation jeunes agriculteurs) sont à
mobiliser pour ceux qui peuvent y prétendre.
- En cas de structuration collective, des aides POSEI pourront être débloquées à différents niveaux : infrastructures
(pistes, hydraulique), production, transformation et commercialisation. Mais cela nécessitera de l’ingénierie de
projet pour monter les dossiers européens.
- L’ensemble des dispositifs existants (aides du Conseil Départemental pour la création de pistes et l’électrification,
Schéma Départemental de l’Hydraulique Agricole, etc.) peut être mobilisé pour le projet.
Les partenaires à impliquer
- L’ensemble des partenaires intervenant sur le développement agricole à Mayotte est à impliquer : institutionnels,
chambres consulaires, coopératives, éventuellement associations.
- Concernant la formation et l’accompagnement des porteurs de projet, peut être mobilisé le Lycée Agricole de
Coconi (y compris pour les projets d’insertion par le maraîchage).
- Dans le cadre du développement de la filière ananas bio, un technicien spécialisé AB va être recruté : il pourrait
être mobilisé pour accompagner les porteurs de projet souhaitant aller vers une labellisation.
- L’UCOOPAM est prête à appuyer les porteurs de projet en mobilisant ses propres techniciens pour du conseil.
94
SYNTHÈSE AFOM
ATOUTS FAIBLESSES
Un accès à l'eau incertain (Mro Mouhou à sec en fin de saison
Un site plat ou à faible pente sur les 2/3 du périmètre:
sèche) : nécessité de connaître précisément l'état quantitatif
facilités d'exploitation, possibilité de mécanisation
de la ressource en eau avant d'envisager des travaux
hydrauliques + impact sur le type de culture à développer
Un site bien desservi (RN3 et 2 voies d'accès au Sud et La partie Nord de la zone est plus difficilement valorisable
au Nord du périmètre) : facilités pour la circulation des (forte pente et présence de nombreux rochers et cailloux) :
exploitants et des productions ; possibilité de faire venir privilégier ici les cultures vivrières demandant peu d'eau
des engins de chantier pour des travaux de toute nature (manioc, ambrevade, éventuellement ananas)
Un "vivier" de porteurs de projet limité à Mayotte malgré
Un site déjà largement mis en culture (de manière
l’intérêt manifeste de porteurs de projets : besoin
informelle) : deux parcelles seulement sont en friche, les
d'accompagner les porteurs de projet dans la définition et à la
autres sont directement exploitables, pas de gros
mise en œuvre de celui-ci (formation, accompagnement
travaux de remise en état à envisager
technico-économique, etc.)
Un potentiel agronomique important sur la majeure
Un site déjà occupé de manière informelle depuis des années :
partie du périmètre (à confirmer par les analyses de sol)
un besoin de médiation avec les populations installées sur
: un "terroir" favorable aux cultures maraîchères et
place pour prévenir des conflits à venir de délocalisation ou/et
fruitières
reprofilage de l’espace
Un site d’un seul tenant, d’une surface conséquente, Des zones plates à l’est de la zone, les plus propices à
permettant d’accueillir plusieurs exploitations de taille l’implantation d’infrastructures, qui sont également les plus
importante vulnérables au risque d’inondation
95
RÉALISATION D’UN ETAT DES LIEUX
SYNTHÈSE AFOM
OPPORTUNITES MENACES
L'aménagement des marchés de Bandrélé et Hamouro :
La problématique du vol : nécessité de sécuriser le site
débouché potentiel pour les productions du pôle
La création d'un pôle agroalimentaire (dont abattoir) par la
Le risque inondation : à intégrer dans l'aménagement de la zone, en
CC Sud à Malamani : possibilité de transformation d'une
particulier sur la partie aval
partie des productions
La structuration d'une filière ananas bio : un La concurrence d'autres productions meilleur marché (car produite
positionnement possible pour un porteur de projet dans d'autres conditions et vendues informellement) : nécessité de mettre
souhaitant développer ce type de production en avant la qualité et la traçabilité des productions
La création d'une plateforme logistique à Combani et
La problématique des ravageurs (makis, roussettes, mouches, chancres,
d'un point de vente directe et d'agréage des productions
etc.) : besoin de mettre en place des pratiques / dispositifs pour
à Bandrélé par la COOPAC : une possible synergie (pour
limiter les pertes
approvisionner la restauration scolaire ou les GMS)
Un risque de stigmatisation, d'opposition et de conflits entre les
8 porteurs de projet se sont déjà manifestés ; les surfaces
agriculteurs déjà sur site et les futurs porteurs de projet : nécessité
qu'ils souhaitent exploiter représenteraient la totalité du
de mettre en place une gouvernance sur mesure, reposant sur une
périmètre (voire le périmètre étendu), mais avec une sur-
convergence de vue politique entre Mairie et Conseil Départemental
représentation des productions maraîchères (besoin
pour définir la feuille de route de l'EPFAM
d'arbitrage pour la répartition des terres les plus appropriées)
Un manque de porteurs de projet sur un des enjeux manifestent du
et des modèles économiques encore peu mâtures pour la
site : un modèle de production agro-forestier, améliorant le système
plupart d'entre eux (besoin d'accompagnement pour
du jardin mahorais pour aller vers une agriculture écologiquement
s'assurer de la viabilité des projets)
intensive
La possibilité de faire financer une partie des coûts Une possible contamination de la ressource en eau et des sols par
d’aménagement du site par les dispositifs européens des pesticides, venant compliquer le développement de cultures en
(PDR et POSEI) agriculture biologique
96
SOMMAIRE
PHASE 1 : ÉTUDE DE DIAGNOSTIC
1 RÉALISATION D’UN ÉTAT DES LIEUX
2 ETAT DES BESOINS ET DES ENJEUX
3 APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
97
SOMMAIRE
Point du CCTP traités
APPROCHES DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
Les productions, leur nature, répartitions, densité
Type de production, surface, cycle de production…
Modes de productions
Cycle de production
Besoin en eau Les besoins en eau
Débouchés pour la production
Débouchés possibles & chaine de valeur Débouchés des produits potentiels
Besoin en investissement
Questions sur les modalités de gestion Statut des producteurs et organisations
Activités et moyens d'accueil des groupe
Aménagement du pôle, infrastructures et
installations
Equipements et aménagements Sécurisation des exploitations
Les voies d'accès et chemin d'exploitation
Délimitation des parcelles, choix des
espèces végétales et haies
Transport et stockage des produits
Valorisation des déchets végétaux
L'utilisation des énergies renouvelables
Facteurs clés de succès pour la suite du projet
98
SOMMAIRE
APPROCHES DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
Type de production, surface, cycle
Besoin en eau
Débouchés possibles & chaine de valeur
Questions sur les modalités de gestion
Equipements et aménagements
Facteurs clés de succès pour la suite du projet
99
POTENTIALITÉS D’IMPLANTATION DE CULTURES
SUR LE SITE
Le site présente des potentialités
d’implantation de cultures
diversifiées, en croisant potentiel
agronomique des sols, pente et
accessibilité à l’eau :
- Une zone plate, accessible et
potentiellement irrigable par
irrigation gravitaire au Sud,
RN2 favorable au maraîchage et aux
cultures sous serres ;
- Une zone centrale favorable aux
cultures maraîchères de plein
champ (absence de pente à pente
modérée, < à 5%, mais potentiel
irrigable moindre que la
précédente) ;
- Des zones propices à des cultures
mélangées (sous la forme du
jardin mahorais, en raison de leur
pente et leur faible potentiel
Pour la phase suivante (2), cette approche des potentialités sera irrigable);
croisée avec l’approches des porteurs de projets et enjeux - Une zone au Nord destinée aux
cultures vivrières (forte pente,
d’occupation du site pour optimiser la composition de l’espace
faible accessibilité, présence de
selon différents scénarii rochers et cailloux).
100
SOMMAIRE
APPROCHES DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
Type de production, surface, cycle
Besoin en eau
Débouchés possibles & chaine de valeur
Questions sur les modalités de gestion
Equipements et aménagements
Facteurs clés de succès pour la suite du projet
101
APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
LES BESOINS EN EAU
Les besoins en eau :
Ils ont été évalués dans le cadre du Schéma Directeur d’Hydraulique Agricole (Extraits ci-après).
Le graphique ETo-P montre clairement un déficit en eau à partir du mois d’avril jusqu’au mois de novembre. Les mois
de décembre à mars qui sont excédentaire en pluviométrie permettent d’assurer un bilan positif global sur l’année de
70 mm. Il apparaît clairement qu’en dehors de la saison pluvieuse de décembre à mars, il n’est pas possible d’assurer
un développement correct des cultures sans envisager une irrigation.
102
APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
LES BESOINS EN EAU
Les besoins en eau :
La canne fourragère a des besoins en eau relativement modeste de l’ordre de 1 700m3/ha/an, la tomate 2 800
m3/ha/an et enfin la banane est très consommatrice avec des besoins autour de 4 800 m3/ha/an compte tenu de son
cycle végétal (9 mois).
103
APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
LES BESOINS EN EAU
Les besoins en eau :
La zone la plus proche du périmètre d’étude est celle de Malamani. Les besoins en eau ont été évalués pour deux
productions, la tomate et la banane.
104
APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
LES BESOINS EN EAU
La nature des besoins
• Bandrélé est située au Sud de Mayotte, zone la plus sèche de l’île, connaissant de très faibles précipitations
durant la saison hivernale, et présentant un cumul annuel largement inférieur à la moyenne de l’île : un
apport en eau semble indispensable pour assurer la pérennité / la productivité des cultures.
• Concernant les volumes d’apport, tout dépendra du type de culture envisagé ; globalement plus on ira vers
des modes de culture intensifs (hors-sol et sous serres) plus les besoins seront importants.
• Les cultures fruitières et maraîchères sont celles qui demandent le plus d’eau, les cultures vivrières étant plus
« économes ».
Les potentialités du site
• Le site est traversé par le Mro Mouhou et l’un de ses affluents, tous deux à sec en fin de saison sèche.
• Les agriculteurs sur place pratiquent des prélèvements en rivière et ont déjà structuré une ébauche de
réseau d’irrigation : conserver / améliorer l’existant ?
105
APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
LES BESOINS EN EAU
Les dispositifs à prévoir pour assurer l’accès à l’eau des agriculteurs
• Les mahorais utilisent traditionnellement des systèmes de citerne pour stocker l’eau : une partie des besoins
en eau peut être couverte de la sorte.
• Possibilité de mettre en place des systèmes de récupération de l’eau de pluie sur les bâtiments créés, et des
lieux de stockage (bassin, citerne enterrée...) : durabilité de la ressource, limitation des prélèvements en
milieu naturel.
• Possibilité de créer des retenues collinaires en captant une partie du débit du Mro Mouhou lors de la saison
des pluies, et d’organiser à partir de là un système d’irrigation gravitaire.
• Les prélèvements directs en rivière sont à éviter : privilégier des systèmes de stockage de l’eau pour une
utilisation en saison sèche.
• Les forages ne peuvent être envisager qu’avec une bonne connaissance de la ressource en eau souterraine.
Les conditions de déploiement d’un réseau hydraulique sur le site
• Se rapprocher de la DEAL concernant la législation sur l’eau (SDAGE, débit d’étiage du Mro Mouhou à
respecter, etc.), afin de les intégrer au volet hydraulique du projet.
• Se rapprocher de la DAAF pour le volet aménagement hydraulique (création de retenue collinaire, de
systèmes de goutte à goutte) : retour d’expérience sur les dispositifs envisagés dans le Schéma
Départemental de l’Hydraulique Agricole.
• Point de vigilance n°1 : opter pour des cultures ne nécessitant pas d’eau, ou pour des systèmes économes
en eau et des travaux « légers » face au coût de déploiement d’équipements hydrauliques.
• Point de vigilance n°2 : veiller à la répartition des usages de la ressource en eau avec l’alimentation en eau
potable (zone de captage à proximité du site).
106
SOMMAIRE
APPROCHES DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
Type de production, surface, cycle
Besoin en eau
Débouchés possibles & chaine de valeur
Questions sur les modalités de gestion
Equipements et aménagements
Facteurs clés de succès pour la suite du projet
107
APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
DÉBOUCHÉS POSSIBLES & CHAINE DE VALEURS
Un impératif : répondre à la demande locale
• Le principal besoin en termes d’approvisionnement local concerne des produits frais, fruits et légumes, qui font
défaut, notamment durant la saison sèche.
• La population est attentive à la qualité des productions (recherche de produits locaux et sains face à des produits
d’import chers ou des produits « illégaux » ne respectant pas les normes en matière de résidus de pesticides).
• Face aux problématiques sanitaires (surpoids, diabète…) les mahorais sont de plus en plus attentifs à leur
alimentation, et à celle de leurs enfants.
Une production locale, traçable, respectant les normes sanitaires en vigueur trouvera preneur.
Les débouchés possibles pour les productions du site
• La Mairie souhaite en priorité approvisionner les marchés de Hamouro et Bandrélé. Selon les acteurs rencontrés,
il importe de réfléchir à l’organisation de la vente, en privilégiant une structuration collective (coopérative de
vente ou relais unique sur chaque marché), afin de peser dans les négociations commerciales et de capter la
valeur ajoutée des productions.
• L’autre opportunité majeure, dans un second temps, est liée à la structuration de la restauration scolaire à
Mayotte, vaste chantier engagé, qui aura besoin d’approvisionnement. Dans ce cadre, il faudra viser la régularité
et la qualité des productions pour répondre aux cahiers des charges de la restauration collective.
• L’approvisionnement des GMS représente également un débouché potentiel, mais qui nécessite une organisation
collective solide pour apporter des volumes conséquents et pouvoir négocier des prix rémunérateurs.
• La création à Combani d’une plateforme logistique pourrait également représenter un débouché à l’avenir.
108
SOMMAIRE
APPROCHES DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
Type de production, surface, cycle
Besoin en eau
Débouchés possibles & chaine de valeur
Questions sur les modalités de gestion
Equipements et aménagements
Facteurs clés de succès pour la suite du projet
109
APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
QUESTIONS SUR LES MODALITÉS DE GESTION 1/2
• La mise à disposition du foncier et du bâti peut reposer sur un système de bail rural (la DAAF est en train
d’élaborer un nouveau modèle spécifique pour Mayotte, en cours de validation par la Préfecture). L’avantage
principal de ce dispositif est la sécurisation du foncier sur une durée prédéfinie (9 à 25 ans).
• Le preneur doit, dans le cadre d’un tel bail, respecter certaines obligations, notamment :
✓ payer un loyer (fermage) ou procéder au partage de la récolte (en cas de métayage) ;
✓ exploiter le bien pour y exercer une activité agricole ;
✓ avertir le bailleur de toute usurpation par un tiers (appropriation indue) du bien agricole ;
✓ respecter des pratiques culturales (préservation de la ressource en eau, des paysages…) si un bail rural
environnemental a été conclu ;
✓ obtenir une autorisation écrite et expresse du bailleur pour effectuer tout changement, non prévu par le
contrat de bail et permettant d'améliorer l'exploitation.
• Le propriétaire bailleur doit respecter lui aussi certaines obligations, notamment :
✓ entretenir le bien loué ;
✓ prendre en charge les grosses réparations du bien ;
✓ acquitter la prime d'assurance contre l'incendie et l'impôt foncier.
• Ce bail rural doit intégrer la question de la pérennité de l’exploitation agricole sur le site : il faut que le
foncier reste un outil de travail. Pour ce faire, il importe de prévoir la non rétrocession du foncier à un tiers de
la part du porteur de projet, et la possibilité de libérer le foncier si le porteur de projet n’a plus de réelle
activité agricole.
110
APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
QUESTIONS SUR LES MODALITÉS DE GESTION 2/2
• Il importe de viser des conventions de mise à disposition avec un bail pertinent suivant l'activité de chaque
porteur de projet (différent si la mise à disposition concerne des parcelles de cultures, des serres, des
bâtiments d’élevage...) et incluant une séparation du foncier (parcelles à exploiter) et du bâti (bâtiments
agricoles, logement).
• La mutualisation des équipements et des moyens de production nécessite de définir un cahier des charges à
respecter de la part des porteurs de projet bénéficiaires : engagement à entretenir les parcelles (exploitation
effective des terrains, entretien des abords de ferme…), les équipements et le matériel mutualisés, pouvant
reposer sur un engagement financier pour les impliquer et les obliger à pérenniser leur activité.
• Un dispositif de formation continue pour l’utilisation efficiente des matériels / des équipements mis à
disposition (fonctionnement, entretien) peut être envisagé.
• Un accompagnement technique peut être mise en place auprès de différents partenaires du développement
agricole mahorais (syndicats agricoles, CAPAM, coopératives, RITA…).
• Un accompagnement financier peut également être structuré, à travers notamment la mobilisation des aides
européennes dans le cadre du POSEI et du PDR, pour financer les différents volets du pôle agricole de
proximité (production, commercialisation, équipements, notamment hydrauliques, éventuellement
transformation). Dans ce cadre, il est possible de prévoir un fond de roulement (abondé par le Conseil Général
ou autres collectivités territoriales, par un partenariat avec une banque comme le Crédit Agricole…) pour
appuyer les porteurs de projet en attendant le déblocage des fonds européens (aides versées à posteriori,
une fois les investissements réalisés).
111
SOMMAIRE
APPROCHES DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
Type de production, surface, cycle
Besoin en eau
Débouchés possibles & chaine de valeur
Questions sur les modalités de gestion
Equipements et aménagements
Facteurs clés de succès pour la suite du projet
112
APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
LES TRAVAUX A ENTREPRENDRE
Un site déjà globalement mis en valeur : des opérations d’aménagement ciblées sont à prévoir
• Le site de Mro Mouhou est déjà occupé et largement valorisé : pas d’opération de défrichement majeur à
entreprendre.
• Certaines parties du site sont empierrées (la partie Nord du site essentiellement) : prévoir une opération de
dépierrement des zones concernées.
• Certaines parties sont en friche (zones occupées par de l’élevage de zébu notamment) : prévoir une remise
en état de ces parcelles pour accueillir des cultures.
• Si il y a modification profonde des systèmes de cultures en place, prévoir des opérations de coupe /
dessouchage.
• Envisager la constitution de haies (protection du site, délimitation des parcelles, limitation des risques
naturels).
Opter pour des dispositifs anti érosion
• L’érosion est un enjeu fort pour les terres agricoles à Mayotte : programme de recherche en cours porté par le
CIRAD, le BRGM et l’IRSTEA (LESELAM : Lutte contre l'Erosion des Sols et l'Envasement du LAgon à Mayotte).
• Intégrer ces enjeux dans l’aménagement des parcelles : création de fascines et de murets pour retenir la terre
dans les zones en pente ; techniques de paillage et couverture végétale pour limiter l’érosion des parcelles
cultivées.
113
APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
LES ÉQUIPEMENTS COLLECTIFS 1/2
Des difficultés de mise en place pour les outils collectifs
• Il n’existe pas l’heure actuelle de CUMA sur Mayotte, et les structures collectives de transformation des
productions sont peu nombreuses (atelier F&L de la COOPAC, atelier de découpe de volailles du Lycée Agricole
de Coconi).
• Les acteurs locaux soulignent la difficulté de mise en place d’outils collectifs, qui ne correspondent pas à la
mentalité des agriculteurs mahorais, plutôt individualiste.
• Les expériences en matière de mutualisation à Mayotte connaissent des difficultés multiples (accaparement
du matériel, mauvais entretien, absence d’engagement financier de la part des utilisateurs, absence
d’opérateurs de maintenance qualifiés…).
Les possibilités à envisager sur le site
• La priorité est de mettre en place un dispositif de partage du matériel : petit tracteur, motoculteurs,
pulvérisateurs… avec création d’un hangar de stockage du matériel.
• Possibilité de créer un lieu de stockage des productions (en priorité des chambres froides pour étaler les
récoltes et les ventes), éventuellement de conditionnement (en aval du site, en faisant la jonction avec la RN3
pour l’écoulement des productions).
• Envisager la création d’un site de compostage collectif pour amender les parcelles en valorisant les déchets
végétaux issus des productions.
• Envisager un point de vente collectif sur le site, à destination des populations locales et des touristes.
• En revanche, les acteurs émettent un avis mitigé concernant la création d’un atelier de transformation : il
s’agit de privilégier la production (transformer est un autre métier) et de s’appuyer sur les structures déjà
existantes.
110
APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
LES ÉQUIPEMENTS COLLECTIFS 2/2
Le bâti
• Envisager, au regard du PLU, la possibilité de construire des logements sur site : une occupation permanente
est le meilleur moyen de se prémunir des vols. De plus, cela facilitera l’implantation pérenne de porteurs de
projet s’ils ne sont pas confrontés à un problème de logement.
• Eventuellement envisager la création d’un bâtiment collectif (bureau, salle de réunion) pour assurer la
gestion des exploitations (comptabilité, etc.), l’animation collective et la formation continue des producteurs.
Conditions de succès d’une démarche collective
• Les jeunes seront à priori plus ouverts sur le sujet de la mutualisation des moyens, équipements, etc. que les
plus anciens.
• Il s’avère nécessaire de fixer des règles de fonctionnement claires, et de faire preuve de « discipline » pour que
le collectif fonctionne.
• La gestion des équipements collectifs après acquisition est le véritable problème à Mayotte, à anticiper.
• Il est nécessaire d’opter pour des équipements simples (pas d’électronique), en l’absence d’opérateurs
capables de gérer la maintenance des équipements, et des équipements adaptés aux conditions climatiques
locales (climat tropical humide : humidité, corrosion, etc.).
115
APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
LA SÉCURISATION DES EXPLOITATIONS 1/2
La problématique du vol
• La problématique du vol est centrale à Mayotte : elle touche tout type d’exploitations et de cultures, et est un
véritable fléau qui grève le revenu des producteurs et entrave leur volonté de développer les productions. Les
deux tiers des parcelles cultivées seraient concernées, selon le recensement général agricole.
• L’isolement et la dispersion des parcelles est un facteur aggravant, les cultures étant laissées sans surveillance,
ce qui ne sera pas le cas sur le site. La présence de plusieurs producteurs regroupés est aussi un atout pour se
prémunir des vols, car le site sera occupé en permanence (au moins en journée).
• Plusieurs solutions sont possibles sur le site pour se prémunir des vols :
- travailler sur les relations de voisinage, pour éviter les vols de la part de voisins et mutualiser la surveillance
des parcelles cultivées ;
- assurer une présence permanente sur place, par la création de logement ;
- développer des dispositifs de stockage des productions pour ne pas les laisser en plein champ et limiter ainsi
les vols ;
- la pose de clôtures, ou de haies « épineuses » entourant le site, mais cette solution à un coût ;
- l’introduction de chiens sur le site, à des fins de dissuasion ;
- la mise en place de dispositifs d’« effarouchement » : alarmes, lumières puissantes… pour faire fuir les
voleurs ;
- La mise en place d’un système de gardiennage, notamment au moment des récoltes, période la plus critique.
116
APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
LA SÉCURISATION DES EXPLOITATIONS 2/2
La protection des cultures contre les ravageurs et maladies
• La seconde cause de perte sur culture est la présence de ravageurs (makis, roussettes, insectes…), de parasites
(chancres…) et de maladies qui affectent les cultures.
• Concernant les makis, la meilleure solution envisageable est la création d’une zone tampon entre les espaces
forestiers et les parcelles cultivées : plantation d’ananas ou d’espèces épineuses (haie buissonnante), ou
création d’une zone dégagée (les makis étant arboricoles, ils sont réticents à traverser des zones ouvertes).
• Concernant les insectes, la lutte raisonnée (auxiliaires de culture, confusion sexuelle, produits phytos en
dernier recours) est la solution la mieux adaptée. Il est également possible de développer des cultures sous
filets, notamment pour les cultures maraîchères, qui sont un moyen de lutte efficace contre les mouches des
légumes. Pour les productions fruitières, la pose de filet ne peut s’envisager que si l’on a des vergers à haute
densité, car sinon le coût de recouvrement de chaque arbre individuellement est prohibitif.
• Concernant les roussettes, la pose de filets est efficace, mais coûteuse.
• Une solution contre les makis et roussettes est de privilégier une conduite en taille courte pour les arbres
fruitiers, afin de limiter leur accessibilité en hauteur.
• Concernant les maladies et parasites, il importe de privilégier des variétés locales adaptées et plus résistantes
que des variétés exogènes, et des plants sains, greffés, issus de pépinières agréées.
117
SOMMAIRE
APPROCHES DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
Type de production, surface, cycle
Besoin en eau
Débouchés possibles & chaine de valeur
Questions sur les modalités de gestion
Equipements et aménagements
Facteurs clés de succès pour la suite du projet
118
APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
LES FACTEURS CLEFS DE SUCCÈS DU PROJET POUR LA SUITE 1/2
Des points essentiels à prendre en considération pour assurer le succès du projet
1. Assurer l’accompagnement des porteurs de projet : définition de leur projet, validation de la viabilité
économique, intégration au foncier disponible sur le site (localisation des parcelles, des bâtiments
d’exploitation…).
Intervention du PAI pour suivre les porteurs (convention avec l’EPFAM) ?
2. Analyser clairement la ressource en eau potentielle pour anticiper la gestion qualitative et quantitative de
la ressource, dimensionner les équipements hydrauliques à aménager, prévoir la répartition potentielle
entre les différents usagers, et pouvoir, si la ressource s’avère insuffisante, privilégier des cultures /
activités économes en eau.
Etude en phase 2 de scénarii d’aménagement intégrant du maraichage mais avec retenue
collinaire ou autre système hydraulique et de scénario avec des cultures sans besoin
extérieur (ou peu) d’eau ne nécessitant ainsi pas d’aménagement hydraulique important
3. Si des équipements collectifs sont créés, mettre en place un cahier des charges explicitant les règles de
fonctionnement, d’utilisation et d’entretien pour les équipements / matériels mis à disposition, afin de
signifier les droits et devoir des usagers et de prévenir tout conflits entre eux.
119
APPROCHE DES PREMIÈRES RECOMMANDATIONS
LES FACTEURS CLEFS DE SUCCÈS DU PROJET POUR LA SUITE 1/2
4. Travailler avec les porteurs de projet pour la structuration collective du pôle (association, groupement de
producteur, GIEE ?), afin de se doter d’un interlocuteur unique à même de porter la parole du groupe et
de peser face à ses interlocuteurs (fournisseurs, acheteurs, pouvoirs publics…).
Une structuration collective permettra en outre de bénéficier d’aides POSEI attractives.
5. Au-delà de l’étude de faisabilité, s’assurer de la mise en synergie du projet de pôle avec les acteurs
agricoles (institutionnels, administratifs, coopératifs…), et avec les outils structurants existant ou en
projet à proximité (marchés, pôles logistiques, etc.).
L’inscription du pôle dans ce paysage d’acteurs et d’équipements sera l’un des fondement de la
réussite du projet.
6. La résolution sans conflits de la régularisation d’occupation illégale > étudier une alternative à une
libération de foncier du site sans moyens de répréhension associée >> Démarche de conciliation avec
les occupants actuels pour engager sans conflits et sans risques de résistance et ensuite de représailles,
Définir un cahier des charges pour la mise en production du site et ne conserver que les
personnes prêtes à y adhérer, et engagement à soutenir la démarche dans une dynamique de
médiation (régularisation de leur situation administrative, acquisition d’un SIRET, inscription à la
MSA, suivi de l’exploitation, respect de modes de production « aux normes », etc.) ?
120
SUITE DE L’ÉTUDE
Notification 20/09/18
Lancement 20/09/18
PHASE 1 : ETUDE DE DIAGNOSTIC
COTECH 31/10/2018
4 mois
ETAPE 1 : Réalisation d’un état des lieux
Ateliers 8 et 9/11/2018 ETAPE 2 : La conduite des réflexions
COPIL 12/11/18 prospectives adaptées au site
ACTION TRANSVERSALE :
LE 19/11 IVRABLE FIN PHASE 1 Prestation complémentaire : diag sur extension périmètre
CONCERTATION
Echanges courant nov et Cadrage suite pour phase 2
rencontres à La Réunion ou visio
17 /12 amidi PHASE 2 : SCENARIOS D’AMENAGEMENT
2 mois
ETAPE 1 : Proposition de scénarios d’aménagement (deux minimum)
COPIL VISIO fin janvier 2019
ETAPE 2 : Analyse multicritères des scénarios
Objectif Février 2019
PHASE 3 : FAISABILITE DU
2 mois
SCENARIO RETENU ET
PHASE 4 : MODALITES DE
ESTIMATION DES COÛTS
Objectif Mars 2019 GESTION DU SITE
PHASE 5 : PROGRAMME OPERATIONNEL
1 mois
Objectif Avril 2019
121
ANNEXES
TABLE DES ANNEXES
Annexes
Déroulé des semaines de travail de terrain du groupement
Eléments photographiques du terrain
Support atelier 1
Support atelier 2
Entretiens des acteurs
DÉROULÉ DU TERRAIN
SEMAINE 1
06/11 07/11 08/11 09/11 10/11
• Visite du site de • Rencontre avec • Préparation des • Atelier n° 2 • Préparation du
Mro Mouhou les associations ateliers auprès des COPIL
• Relevé terrain Mlézi Maoré et acteurs locaux
(sols) Ouzougouha • Atelier n°1 impliqués dans le • Intégration des
• Observations in Mayecha, point auprès des développement différents
situ (relief, sur leur projet porteurs de agricole à éléments
réseau de chantier projet Mayotte récoltés sur place
hydrographique, d’insertion par le (visite de site,
contraintes du maraîchage • Synthèse de • Synthèse de rencontres,
site…) l’atelier n°1 l’atelier n°2 synthèse des
• Rencontres • Poursuite des ateliers) et de
informelles avec observations / leurs apports
des producteurs rencontres pour la poursuite
présents sur informelles du projet.
place
124
DÉROULÉ DU TERRAIN
SEMAINE 2
12/11 13/11 14/11 15/11 16/11
• Visite des sites • Rencontre avec • Synthèse des • Echanges avec
• COPIL phase 1 des marchés de la COOPAC apports des EPFAM et
Hamouro et différentes commune post
Bandrélé pour • Visite rencontres post COPIL
• Synthèse des
prendre d’exploitations COPIL
avancées liées au
connaissance des modèles
COPIL post
équipements adhérentes à la • Finalisation
réunion avec
EPFAM coopérative livrable phase 1
intégrant
remarques copil
et restitution
détaillée de la
phase terrain
125
TABLE DES ANNEXES
Annexes
Déroulé des semaines de travail de terrain du groupement
Eléments photographiques du terrain
Support atelier 1
Support atelier 2
Entretiens des acteurs
ELÉMENTS PHOTOGRAPHIQUES
ELÉMENTS PHOTOGRAPHIQUES
ELÉMENTS PHOTOGRAPHIQUES
ELÉMENTS PHOTOGRAPHIQUES
ELÉMENTS PHOTOGRAPHIQUES
ELÉMENTS PHOTOGRAPHIQUES
ELÉMENTS PHOTOGRAPHIQUES
ELÉMENTS PHOTOGRAPHIQUES
ELÉMENTS PHOTOGRAPHIQUES
ELÉMENTS PHOTOGRAPHIQUES
ELÉMENTS PHOTOGRAPHIQUES
ELÉMENTS PHOTOGRAPHIQUES
ELÉMENTS PHOTOGRAPHIQUES
ELÉMENTS PHOTOGRAPHIQUES
TABLE DES ANNEXES
Annexes
Déroulé des semaines de travail de terrain du groupement
Eléments photographiques du terrain
Support atelier 1
Support atelier 2
Entretiens des acteurs
SUPPORT ATELIER 1
1 PRÉSENTATION DU SITE DE MRO MOUHOU ET DU PROJET
2 VOS PROJETS
3 MISE EN PERSPECTIVE COMMUNE
142
LE SITE ET LE PROJET DE MRO MOUHOU
POTENTIALITÉS DU SITE
143
LE SITE ET LE PROJET DE MRO MOUHOU
UN SITE PRÉSENTANT DE NOMBREUX ATOUTS
▪ Sur le plan géographique
• Un site « plat » comparativement à d’autres à l’échelle de Mayotte : des faibles pentes permettant la
mécanisation ; des terrains plats sur le bas du site propices au maraîchage et à des cultures sous serres.
• Un site bien desservi, grâce à la proximité de la RN3 : facilité d’accès aux parcelles pour les producteurs, et
facilités pour sortir les productions et les mettre en marché.
• Au niveau des sols
• Des sols profonds et fertiles, déjà largement mis en culture car le potentiel agronomique est fort.
• Des sols fertilisés par l’apport de matières organiques en raison de la présence d’activités d’élevage (zébus,
bovins).
• Des sols qui ne sont pas érodés (absence de padzas, pas de pratique de brûlis, faible pente limitant l’érosion).
▪ En termes de structure
• Un site d’un seul tenant, non morcelé, d’une superficie conséquente à l’échelle des exploitations mahoraises
(il pourrait accueillir une trentaine d’exploitation de taille moyenne – 0,5 ha à Mayotte).
• Un site permettant de regrouper des porteurs de projet, et d’envisager la création de bâtiments d’exploitation
voire de logements.
• Vis-à-vis de la ressource en eau
• Un site disposant d’une ressource potentielle importante grâce à la présence du Mro Mouhou et de ses
affluents.
• Un site « vert », qui souffre moins de la sécheresse que d’autres zones du Sud de Mayotte.
144
LE SITE ET LE PROJET DE MRO MOUHOU
LES ENJEUX POUR LA COMMUNE
▪ Pérenniser l’agriculture locale
• Bandrélé, comme l’ensemble de Mayotte, connaît une évolution rapide des modes de vie, marquée par le
désintérêt des jeunes pour l’activité agricole.
La commune veut favoriser l’insertion et l’emploi pour les jeunes en installant des jeunes agriculteurs.
▪ Valoriser les productions
• La vente des productions est encore très limitée (seul ¼ des exploitations locales vendent leurs productions,
principalement maraîchères).
La commune veut en priorité approvisionner les marchés locaux (Hamouro et Bandrélé) à partir des productions
du pôle.
▪ Limiter la dégradation des milieux
• L’agriculture a un impact important sur l’environnement de la commune : les pratiques agricoles (réduction du
temps de jachère, surpâturage, etc.), entraînent une dégradation des milieux, générant toujours plus de milieux
secs dégradés (padzas et landes).
La commune veut favoriser un nouveau modèle de développement agricole, plus respectueux de
l’environnement.
145
SUPPORT ATELIER 1
1 PRÉSENTATION DU SITE DE MRO MOUHOU ET DU PROJET
2 VOS PROJETS
3 MISE EN PERSPECTIVE COMMUNE
146
VOS PROJETS
TOUR DE TABLE
▪ Vous
• Qui vous êtes
• Votre parcours (ce que vous avez fait avant : formation, expérience professionnelle)
• Votre activité actuelle (lien avec l’agriculture ?)
▪ Votre projet
• Type de production envisagée (culture, élevage) ?
• Mode de production (agroforesterie, agriculture raisonnée, AB…) ?
• Plan de culture envisagé sur l’année ?
• Votre intérêt pour le projet de pôle agricole de proximité ? (En quoi est ce que vous
installer ici peut vous permettre de réaliser votre projet).
▪ Vos besoins
• La surface nécessaire pour développer votre activité
• Vos besoins en équipements (serres, matériels, hydraulique…)
• Vos besoins en matière d’accompagnement (formation, gestion / comptabilité,
techniques de cultures,…)
147
SUPPORT ATELIER 1
1 PRÉSENTATION DU SITE DE MRO MOUHOU ET DU PROJET
2 VOS PROJETS
3 MISE EN PERSPECTIVE COMMUNE
148
MISE EN PERSPECTIVE
TOUR DE TABLE
▪ Les besoins communs en amont
• Semences / plants
• Intrants (engrais, produits phytosanitaires, etc.)
• Alimentation animale ?
▪ Les besoins communs en équipements
• Hydraulique agricole
• Matériels (tracteurs, motoculteurs, pulvérisateurs…)
• Bâtiments : hangar de stockage des production / du matériel, autres (serres, salle de réunion, etc.)
▪ La structuration des débouchés
• Possibilité d’organiser la vente en commun auprès des marchés de Hamouro et Bandrélé?
• Possibilité de structurer des circuits courts collectifs (vente directe, sur site ? Magasin de
producteur ? GMS ?)
▪ Autres besoins communs
• Formation ?
• Sécurisation du site ? (lutte contre les vols, les ravageurs)
• Accompagnement technico-économique ?
• Complémentarité entre les projets (groupement d’employeur, mutualisation salariés, etc.) ?
• Complémentarité entre les productions (élevage / cultures) ?
149
TABLE DES ANNEXES
Annexes
Déroulé des semaines de travail de terrain du groupement
Eléments photographiques du terrain
Support atelier 1
Support atelier 2
Entretiens des acteurs
SUPPORT ATELIER 2
1 PRÉSENTATION DU SITE DE MRO MOUHOU ET DU PROJET
2 RETOUR SUR L’ATELIER AUPRÈS DES PORTEURS DE PROJET
3 GOUVERNANCE ET MODALITÉS DE GESTION DU SITE
151
LE SITE DE MRO MOUHOU
LOCALISATION DU SITE
152
LE SITE DE MRO MOUHOU
L’OCCUPATION ACTUELLE DU SOL
153
LE SITE DE MRO MOUHOU
UN SITE PRÉSENTANT DE NOMBREUX ATOUTS
▪ Sur le plan géographique
• Un site « plat » comparativement à d’autres à l’échelle de Mayotte : des faibles pentes permettant la
mécanisation ; des terrains plats sur le bas du site propices au maraîchage et à des cultures sous serres.
• Un site bien desservi, grâce à la proximité de la RN3 : facilité d’accès aux parcelles pour les producteurs, et
facilités pour sortir les productions et les mettre en marché.
• Au niveau des sols
• Des sols profonds et fertiles, déjà largement mis en culture car le potentiel agronomique est fort.
• Des sols fertilisés par l’apport de matières organiques en raison de la présence d’activités d’élevage (zébus,
bovins).
• Des sols qui ne sont pas érodés (absence de padzas, pas de pratique de brûlis, faible pente limitant l’érosion).
▪ En termes de structure
• Un site d’un seul tenant, non morcelé, d’une superficie conséquente à l’échelle des exploitations mahoraises
(il pourrait accueillir une trentaine d’exploitation de taille moyenne – 0,5 ha à Mayotte).
• Un site permettant de regrouper des porteurs de projet, et d’envisager la création de bâtiments d’exploitation
voire de logements.
• Vis-à-vis de la ressource en eau
• Un site disposant d’une ressource potentielle importante grâce à la présence du Mro Mouhou et de ses
affluents.
• Un site « vert », qui souffre moins de la sécheresse que d’autres zones du Sud de Mayotte.
154
LE PROJET DE PÔLE AGRICOLE DE PROXIMITÉ
LES OBJECTIFS DE L’EPFAM
▪ L’EPFAM, Etablissement Public Foncier d’Aménagement de Mayotte, est le maître d’œuvre du
projet (financement de l’étude de faisabilité et animation de la démarche).
▪ Le projet consiste en la création d’un « pôle agricole de proximité », qui permette, sur le site
de Mro Mouhou, d’installer des porteurs de projet agricole en mettant à leur disposition les
éléments nécessaires à la réussite de leur exploitation (foncier, équipements collectifs, accès
à l’eau et à l’électricité, etc.).
L’étude de faisabilité doit permettre de définir ce qu’il est possible de faire sur site et de
d’élaborer des scénarios d’aménagement.
▪ Les objectifs fixés par l’EPFAM sont les suivants :
✓ Renforcement de la filière et de l’emploi agricole qualifié ;
✓ Développement d’une offre de foncier agricole pour des porteurs de projets en maraichage
biologique ;
✓ Mise en place d’une filière de formation ;
✓ Réponse à des attentes de la société civile en termes de production locale biologique ;
✓ Développement des démarches de circuits courts.
155
LE PROJET DE PÔLE AGRICOLE DE PROXIMITÉ
LES ENJEUX POUR LA COMMUNE
▪ Pérenniser l’agriculture locale
• Bandrélé, comme l’ensemble de Mayotte, connaît une évolution rapide des modes de vie, marquée par le
désintérêt des jeunes pour l’activité agricole.
La commune veut favoriser l’insertion et l’emploi pour les jeunes en installant des jeunes agriculteurs.
▪ Valoriser les productions
• La vente des productions est encore très limitée (seul ¼ des exploitations locales vendent leurs productions,
principalement maraîchères).
La commune veut en priorité approvisionner les marchés locaux (Hamouro et Bandrélé) à partir des productions
du pôle.
▪ Limiter la dégradation des milieux
• L’agriculture a un impact important sur l’environnement de la commune : les pratiques agricoles (réduction du
temps de jachère, surpâturage, etc.), entraînent une dégradation des milieux, générant toujours plus de milieux
secs dégradés (padzas et landes).
La commune veut favoriser un nouveau modèle de développement agricole, plus respectueux de
l’environnement.
156
LE PROJET DE PÔLE AGRICOLE DE PROXIMITÉ
VOTRE AVIS EN TOUR DE TABLE
❑ Les potentialités du site ?
❑ Les enjeux principaux du projet ?
❑ Comment ce projet peut-il répondre aux problématiques
de développement agricole à Mayotte ?
❑ Quels sont les éléments majeurs à prendre en
considération pour pouvoir concrétiser ce projet ?
157
SUPPORT ATELIER 2
MOBILISER AVIS SUR 3 VOLETS
1 PRÉSENTATION DU SITE DE MRO MOUHOU ET DU PROJET
2. RETOUR SUR L’ATELIER AUPRÈS DES PORTEURS DE PROJET
3 GOUVERNANCE ET MODALITÉS DE GESTION DU SITE
158
RETOUR SUR L’ATELIER 1 PORTEUR DE PROJETS
SYNTHESE DES PROJETS PORTES
1. Les porteurs de projet
2. Les projets envisagés : nature de l’activité, modes de
production / conduite de l’exploitation, etc.
3. Les besoins communs
159
RETOUR SUR L’ATELIER PORTEUR DE PROJETS
VOTRE AVIS
❑ Intérêt des projets envisagés vis-à-vis des objectifs du pôle agricole de
proximité ?
❑ Pertinence de ces projets au regard du site et de ses potentialités
(adéquation, compatibilité ou non) ?
❑ Faisabilité de ces projets (foncier, modes de conduite, intégration
filière amont / aval, etc.) ?
❑ Eléments à prendre en compte pour appuyer les porteurs et permettre
la concrétisation de leur projet ?
❑ Les freins ou risques à gérer ?
160
SUPPORT ATELIER 2
1 PRÉSENTATION DU SITE DE MRO MOUHOU ET DU PROJET
2 RETOUR SUR L’ATELIER AUPRÈS DES PORTEURS DE PROJET
3 GOUVERNANCE ET MODALITÉS DE GESTION DU SITE
161
GOUVERNANCE ET MODALITÉS DE GESTION DU SITE
VOTRE AVIS
❑ Possibilité d’intégrer au projet les agriculteurs déjà présents sur le site ? La
coexistence avec les futurs porteurs de projets
❑ Les impacts et actions sur les autres maillons de la chaine de valeur (aval
et amont) – cf imbrication avec les marchés locaux notamment et logistique
❑ Mode de gouvernance pour piloter l’aménagement, l’animation et la
gestion du pôle agricole de proximité ?
❑ Modalités de mise à disposition du foncier / des équipements collectifs
auprès des porteurs de projet ?
❑ Dispositifs à mobiliser (accompagnement / financement du projet) pour
faciliter la mise en œuvre du pôle / l’accueil des porteurs de projet ?
❑ Partenaires à impliquer aux différentes étapes de la réalisation du projet ?
162
TABLE DES ANNEXES
Annexes
Déroulé des semaines de travail de terrain du groupement
Eléments photographiques du terrain
Support atelier 1
Support atelier 2
Entretiens des acteurs
ENTRETIENS DES ACTEURS
PÔLE ACCUEIL INSTALLATION
164
ENTRETIENS DES ACTEURS
PÔLE ACCUEIL INSTALLATION
165
ENTRETIENS DES ACTEURS
PÔLE ACCUEIL INSTALLATION
166
ENTRETIENS DES ACTEURS
PÔLE ACCUEIL INSTALLATION
167
ENTRETIENS DES ACTEURS
RÉSEAU RITA
168
ENTRETIENS DES ACTEURS
RÉSEAU RITA
169
ENTRETIENS DES ACTEURS
RÉSEAU RITA
170
ENTRETIENS DES ACTEURS
RÉSEAU RITA
171
ENTRETIENS DES ACTEURS
DAAF
ENTRETIENS DES ACTEURS
DAAF
ENTRETIENS DES ACTEURS
DAAF
ENTRETIENS DES ACTEURS
ESPACE TEST
ENTRETIENS DES ACTEURS
ESPACE TEST
ENTRETIENS DES ACTEURS
ESPACE TEST
ENTRETIENS DES ACTEURS
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