Pièce
2-Analyse des scenarii_et_programme opérationnel_phase2à5-030719.pdf · 19 536 mots · du marché « Études et maîtrise d'œuvre pour l'aménagement du pôle agricole de Mro Mouhou à Bandrélé, incluant les études environnementales », dossier de consultation officiel.
ETUDE DE FAISABILITÉ DE L’AMÉNAGEMENT D’UN PÔLE AGRICOLE
À PROXIMITÉ DE MRO MOUHOU
Analyse des scénarii proposés, faisabilité du
scénario retenu et programme opérationnel
détaillé
12/06/2019
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SOMMAIRE
1. Synthèse des éléments d’intrants issus de la phase 1
2. Proposition de scenarii d’aménagement
3. Analyse multicritère des scenarii
4. Sélection d’un scénario
5. Approfondissement du scénario retenu
6. Faisabilité du scénario retenu
7. Estimation des coûts
8. Programme opérationnel détaillé
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RAPPEL DE LA PHASE 1
LES SOUS-ESPACES COMPOSANT LE SITE
L’occupation actuelle des parcelles par production
Un ensemble foncier de
22,2 ha d’un seul tenant
Bâtis divers 2,1 ha Cultures maraichères 3,3 ha Cultures mélangées manioc dominant 1 ha
Friche 1,6 ha Bananeraie 2,4 ha Elevage dominant 0,7 ha
Ripisylve 2,9 ha Canne fourragère 0,1 ha Bambou 0,2 ha
Sentiers 0,4 ha Cultures fruitières 0,7 ha
Cultures mélangées 6,8 ha Avocat 0,05 ha
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RAPPEL DE LA PHASE 1
SYNTHÈSE AFOM
ATOUTS FAIBLESSES
Un accès à l'eau incertain (Mro Mouhou à sec en fin de saison sèche) :
Un site plat ou à faible pente sur les 2/3 du périmètre:
nécessité de connaître précisément l'état quantitatif de la
facilités d'exploitation, possibilité de mécanisation
ressource en eau avant d'envisager des travaux hydrauliques +
impact sur le type de culture à développer
Un site bien desservi (RN3 et 2 voies d'accès au Sud et au La partie Nord de la zone est plus difficilement valorisable (forte
Nord du périmètre) : facilités pour la circulation des pente et présence de nombreux rochers et cailloux) : privilégier ici
exploitants et des productions ; possibilité de faire venir des les cultures vivrières demandant peu d'eau (manioc, ambrevade,
engins de chantier pour des travaux de toute nature éventuellement ananas)
Un site déjà largement mis en culture (de manière Un "vivier" de porteurs de projet limité à Mayotte malgré l’intérêt
informelle) : deux parcelles seulement sont en friche, les manifeste de porteurs de projets : besoin d'accompagner les
autres sont directement exploitables, pas de gros travaux de porteurs de projet dans la définition et à la mise en œuvre de celui-
remise en état à envisager ci (formation, accompagnement technico-économique, etc.)
Un potentiel agronomique important sur la majeure partie Un site déjà occupé de manière informelle depuis des années : un
du périmètre : un "terroir" favorable aux cultures besoin de médiation avec les populations installées sur place pour
maraîchères et fruitières prévenir des conflits à venir de délocalisation ou/et reprofilage de
l’espace
Un site d’un seul tenant, d’une surface conséquente, Des zones plates à l’est de la zone, les plus propices à l’implantation
permettant d’accueillir plusieurs exploitations de taille d’infrastructures, qui sont également les plus vulnérables au risque
importante d’inondation
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RAPPEL DE LA PHASE 1
SYNTHÈSE AFOM
OPPORTUNITES MENACES
L'aménagement des marchés de Bandrélé et Hamouro :
La problématique du vol : nécessité de sécuriser le site
débouché potentiel pour les productions du pôle
La création d'un pôle agroalimentaire (dont abattoir) par la
Le risque inondation : à intégrer dans l'aménagement de la zone, en
CC Sud à Malamani : possibilité de transformation d'une
particulier sur la partie aval
partie des productions
La structuration d'une filière ananas bio : un La concurrence d'autres productions meilleur marché (car produite
positionnement possible pour un porteur de projet dans d'autres conditions et vendues informellement) : nécessité de mettre
souhaitant développer ce type de production en avant la qualité et la traçabilité des productions
La création d'une plateforme logistique à Combani et d'un
La problématique des ravageurs (makis, roussettes, mouches, chancres,
point de vente directe et d'agréage des productions à
etc.) : besoin de mettre en place des pratiques / dispositifs pour
Bandrélé par la COOPAC : une possible synergie (pour
limiter les pertes
approvisionner la restauration scolaire ou les GMS)
Un risque de stigmatisation, d'opposition et de conflits entre les
8 porteurs de projet se sont déjà manifestés ; les surfaces agriculteurs déjà sur site et les futurs porteurs de projet : nécessité de
qu'ils souhaitent exploiter représenteraient la totalité du mettre en place une gouvernance sur mesure, reposant sur une
périmètre (voire le périmètre étendu), mais avec une sur- convergence de vue politique entre Mairie et Conseil Départemental
représentation des productions maraîchères (besoin pour définir la feuille de route de l'EPFAM
d'arbitrage pour la répartition des terres les plus
Un manque de porteurs de projet sur un des enjeux manifestent du
appropriées) et des modèles économiques encore peu
site : un modèle de production agro-forestier, améliorant le système
mâtures pour la plupart d'entre eux (besoin
d'accompagnement pour s'assurer de la viabilité des projets)
du jardin mahorais pour aller vers une agriculture écologiquement
intensive
La possibilité de faire financer une partie des coûts Une possible contamination de la ressource en eau et des sols par des
d’aménagement du site par les dispositifs européens (PDR pesticides, venant compliquer le développement de cultures en
et POSEI) agriculture biologique
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RAPPEL DE LA PHASE 1
LES TYPOLOGIES DE PRODUCTIONS CIBLÉES
Cultures mélangées Cultures vivrières (manioc, ambrevade) ou ananas
Cultures maraichères plein champ Cultures fruitières
Ripisylve Bambou
Maraichage et cultures sous serres Zones d’implantation préférentielles du bâti
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RAPPEL DE LA PHASE 1
LES PORTEURS DE PROJETS IDENTIFIÉS
Répartition des porteurs de projets : Les porteurs de projet du PAI : Clément ROLLET (pépiniériste) et
• 1 présent sur le site Christophe HOLZER (Maraîchage) estiment le projet de
• 1 association présente au cœur du site Association MLEZI Maore : après la formation de ces jeunes par
• 6 porteurs de projet extérieurs MLEZI, cela pourrait être de la main d’œuvre pour leur
Répartition par typologie de culture : exploitation, main d’œuvre qui sera une problématique.
• Pépinière : 1,5 à 2 ha (entre 8 et 10 % du site) C. HOLZER travaille déjà avec des jeunes issus de l’insertion
• Maraichage : environ 5,5 ha + 4 ha en (salariés au sein de son exploitation). C. ROLLET a lui été
insertion (51 % du site) formateur au sein du CFPPA et connaît bien ce public.
• Elevage : environ 2 ha (10 % du site) L’association accueillerait des jeunes sur le site avec la présence
• Production fruitière : environ 2 ha (10% du de gardiens : ce serait une présence humaine permanente ->
site) une forme de dissuasion face au vol des productions
Un intérêt manifeste pour le site de la part des porteurs de projet, malgré un vivier relativement
faible à l’échelle de Mayotte > à ce stade déjà environ 15 hectares de projets agricoles identifiés,
pour une surface exploitable totale de 18 ha (zone non exploitable des ripisylves d’environ 3 ha).
Mais des projets dont la viabilité est sujette à caution, qui auront besoin de subventions (dotation
jeunes agriculteurs, subventions publiques pour les associations) et de main d’œuvre
à mettre en perspective d’occupants actuels qui en toute illégalité certes développent leur culture,
mais maitrisent le terrain et font preuve d’un réel savoir faire
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RAPPEL DE LA PHASE 1
LES PORTEURS DE PROJETS IDENTIFIÉS
• Hormis C. Rollet et C. Holzer, qui se sont manifestés pour le projet de pôle agricole (lors de l’atelier n°1), 20
autres porteurs de projet sont suivis par le PAI.
Maraîchage
Les projets portés
Maraîchage et autres
activités (cultures ou
5%
élevage)
10% 20% Vergers
Elevage bovin
15%
Elevage avicole
10% 30% Poly-élevage
10%
Vanille et café
• Les projets portés sont diversifiés : les activités de maraîchage, seul ou combiné (cultures ou élevage)
dominent (la moitié des porteurs de projet souhaitent développer une production maraîchère), suivies de
l’élevage (le tiers des porteurs de projets) et de cultures spécialisées (vergers, vanille et café, 15% des
porteurs de projets). 2 porteurs ont le projet de cultiver de l’ananas, associé à du maraîchage et de l’élevage
avicole.
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RAPPEL DE LA PHASE 1
RÉSULTATS DES PRÉLÈVEMENTS DE SOL
Situation des points de prélèvements de sols dont les 3 à prévoir sur le
nouveau périmètre.
11 prélèvements qui
permettent de couvrir les
principales cultures actuelles au
prorata de leur surface et les
principales composantes
géomorphologiques, soit 5
prélèvements dans les cultures
mélangées, 2 dans les cultures
maraichères, 2 dans les friches
et pâturages, 2 dans les
bananeraies.
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RAPPEL DE LA PHASE 1
RÉSULTATS DES PRÉLÈVEMENTS DE SOL
Refus de Siccité
tamisage (Matière Matière
Prélèvement (à 2 mm) sèche) Texture pH eau Organique
Selon
% sables (50 à % limons (2 à % argile (<2 diagramme
N° % % 2000 µm) 50 µm) µm) GEPPA % MS
1 0 80,2 9,7% 77,7% 12,6% Limon 7,1 14,26
2 0 78,7 11,7% 74,6% 13,8% Limon 7,01 13,75
3 0 75,8 10,4% 72,5% 17,1% Limon 7,02 15,34
4 0 77,9 8,5% 74,8% 16,7% Limon 7,17 16,39
5 0 76,5 8,1% 77,6% 14,4% Limon 6,24 17,44
6 0 78,7 10,8% 76,6% 12,6% Limon 5,98 18,32
7 0 79,3 16,0% 73,9% 10,1% Limon 5,82 17,89
8 0 74,8 8,2% 77,6% 14,2% Limon 6,68 20,57
9 0 77,9 8,9% 76,9% 14,2% Limon 5,23 15,18
10 0 78,9 12,3% 70,9% 16,7% Limon 7,01 19,59
11 0 75,4 13,6% 75,0% 11,4% Limon 6,79 16,58
12 0 79,3 14,4% 75,7% 9,9% Limon 6,77 17,95
13 0 77,1 11,8% 71,3% 16,9% Limon 7,1 15,44
14 0 77,7 4,8% 75,2% 20,0% Limon argileux 6,65 16,18
Sur le plan de la texture, les sols sont très homogènes sur l’ensemble de la zone d’étude puisqu’il s’agit dans 13 cas sur 14 de sols
limoneux. Seul le prélèvement n°14 présente un limon argileux. Le sol limoneux est de structure fragile, il est sensible à l'érosion et à la
formation d'une croûte de surface mais c’est un sol fertile.
Les teneurs en matière organique sont assez similaires et varient de 13.75% de la Matière sèche à 20,57% ce qui correspond à des sols
riches et favorise la fertilité.
Le pH eau est en général compris entre 6.5 et 7.5 ce qui correspond à des sols neutres. Les sols n°6 et n°7 sont peu acides et le sol n°9 est
acide. Les meilleurs sols sont les sols neutres.
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RAPPEL DE LA PHASE 1
RÉSULTATS DES PRÉLÈVEMENTS DE SOL
Azote Kjeldahl Cuivre Manganèse Zinc total Fer total Auminium Magnésium Phosphore Calcium Potassium
Prélèvement (NKJ) total (Cu) total (Mn) (Zn) (Fe) total (Al) total (Mg) total (P) total (CaO) total (K2O)
N° mg/Kg MB mg/Kg MS mg/Kg MS mg/Kg MS mg/Kg MS mg/Kg MS mg/Kg MS mg/kg MS g/kg MS g/kg MS
1 25 137 7695 276,5 178421 86697 8085 2719 7,4 3,4
2 <15 108,8 2619,2 166,7 160034 82616 10865 2353 7,2 2,4
3 26 97,6 2536,5 114,5 174725 58074 4170 2600 4,6 1,3
4 <15 99 2847,6 126,7 169247 78408 4413 2008 4,8 1,6
5 <15 99,5 2464,5 146,6 167214 99464 3123 2066 3,4 1,1
6 <15 90,9 960,6 53,0 196012 96208 1487 1555 1,8 0,5
7 <15 82,7 2812,7 38,1 191109 63521 2297 1238 1,6 0,4
8 37 69,9 2114,6 115,2 137979 73579 5609 2193 5 1,3
9 <15 109,2 4746,2 144 166988 95834 5969 2008 <1,4 2
10 <15 118,3 4910,6 175 190295 69899 4850 1859 7,8 1,1
11 16 87,9 3276,9 173,4 147133 85139 6828 2977 8,8 2,6
12 16 93,9 3302,2 175,4 154289 97506 7700 3113 9,7 2,6
13 21 111,3 4152,7 192,8 165874 89514 8956 2478 6,7 2,1
14 <15 118,6 1817,3 130,5 188487 67041 5179 1792 2,1 0,3
Les valeurs les plus élevées sont surlignées en vert et les plus faibles en jaune.
Les sols présentant la meilleure fertilité (N, Mg, P, CaO3 et K2O) sont les n° 1,2,3,11,12 et 13.
Les sols ayant une fertilité moyenne sont les n° 4,5,8 et 10.
Les sols ayant la plus faible fertilité sont les n° 6,7,9 et 14.
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RAPPEL DE LA PHASE 1
RÉSULTATS DES PRÉLÈVEMENTS DE SOL
Globalement l’ensemble du
périmètre est fertile et
compatible à une vocation
agricole.
Les terres relativement planes
sur la partie basse du
périmètre sont celles de
meilleure qualité, à affecter en
priorité au maraîchage.
Les terres à potentiel moyen
peuvent porter des cultures
fruitières ou mélangées.
Les terres à potentiel
médiocre peuvent être
destinées aux cultures
vivrières et à l’élevage.
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SOMMAIRE
1. Synthèse des éléments d’intrants issus de la phase 1
2. Proposition de scenarii d’aménagement
3. Analyse multicritère des scenarii
4. Sélection d’un scénario
5. Approfondissement du scénario retenu
6. Faisabilité du scénario retenu
7. Estimation des coûts
8. Programme opérationnel détaillé
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PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
PROPOSITION DE 4 SCENARII
Avis du comité de pilotage sur les 4 scénarios suite au COPIL du 18/12/2018:
Scénario 2 bis : le positionnement sur les fruitiers semble crédible (notamment pour les agrumes et les mangues), les espèces
sont à préciser. Le CD976 propose la mise à disposition de plants sains d’agrumes via un programme spécifique. En revanche, si la
production de vanille paraît envisageable, l’implantation d’ylang et de caféiers ne parait pas crédible sur le pôle (raison
climatique). L’objectif numéro 1 devant être l’approvisionnement de la population locale, une part de maraichage doit être
intégrée (principes du scénario 1).
Le scénario 3, orienté sur l’élevage, est également envisageable, car les besoins sont présents à Mayotte, et des opportunités se
dessinent (abattoir bovin à Malamani, abattoir de volailles à Kahani). Une part de maraichage (principes du scénario 1) doit être
intégrée également, afin d’assurer l’approvisionnement de la population locale par les marchés de la ville.
Scenarii préférentiels
S1 maraîchage intensif S2 cultures diversifiées S2 bis cultures diversifiées et de niche S3 vivrier et élevage
Typologie de
Surface
cultures
(ha) Besoin en eau Type de cultures Besoin en eau Type de cultures Besoin en eau Type de cultures Besoin en eau Type de cultures
possibles
(m3) implantées (m3) implantées (m3) implantées (m3) implantées
50% de bananeraies et Cultures vivrières (en se
50% de bananeraies et 50% de bananeraies et
Cultures 50% de maraîchage plein référant au besoin
6,1 40016 50% de maraîchage plein 23180 40016 50% de maraîchage plein 10370
mélangées champ (besoin sur un annuel de la canne
champ (besoin annuel) champ (besoin annuel)
cycle) fourragère)
Cultures
Cultures vivrières (en se Cultures vivrières (en se Cultures vivrières (en se Cultures vivrières (en se
vivrières
référant au besoin référant au besoin référant au besoin référant au besoin
(manioc, 1,9 3230 3230 3230 3230
annuel de la canne annuel de la canne annuel de la canne annuel de la canne
ambrevade)
fourragère) fourragère) fourragère) fourragère)
ou ananas
50% de bananeraies et Cultures vivrières (en se
Cultures 50% de bananeraies et
Maraîchage plein champ 50% de maraîchage plein référant au besoin
maraichères 4,2 28224 15960 27552 50% de maraîchage plein 7140
(besoin annuel) champ (besoin sur un annuel de la canne
plein champ champ (besoin annuel)
cycle) fourragère)
Cultures vivrières (en se
Maraichage
Maraîchage sous serre Maraîchage plein champ Maraîchage plein champ référant au besoin
et cultures 2,8 30240 7840 18816 4760
(besoin annuel) (besoin sur un cycle) (besoin annuel) annuel de la canne
sous serres
fourragère)
Culture
0,8 0 pas de besoin en eau 0 pas de besoin en eau 0 pas de besoin en eau 0 pas de besoin en eau
fruitière
Total 15,8 ha 101 710 m3 d'eau 50 210 m3 d'eau 89 614 m3 d'eau 25 500 m3 d'eau
S1 : le plus gourmand en eau (calcul S2 : intermédiaire (calcul sur un S2 bis : intermédiaire (calcul sur un S3 : le plus économe (calcul sur un
sur un cycle annuel pour les cycle de végétation pour les cycle annuel pour les différentes cycle annuel pour la canne
différentes productions) différentes productions) productions) fourragère)
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PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
PROPOSITION DE 4 SCENARII
Le périmètre retenu pour la modélisation des scénarios est de de plus de 17 ha de superficie agricole
utile, disponibles pour permettre d’implanter des exploitations agricoles et de développer leurs
productions.
Ce périmètre a été établi à partir du périmètre élargi (22,2 ha) auquel a été retranché :
- 2,9 ha de ripisylves,
- 0,9 ha correspondant au développement de l’accessibilité du site (routes et pistes),
- 0,5 – 0,7 ha (selon le scénario) d’implantation destiné à l’accueil des surfaces bâties et aux espaces
de stationnement,
- 0,5 ha d’implantation destiné à l’approvisionnement en eau de la zone (stockage d’eau / récupération
d’eau de pluie).
Ce périmètre de 22,2 ha comprend la parcelle centrale (2,1 ha), dont la propriété n’est pas encore
maitrisée par la collectivité (l’association Mlézei Maroé s’étant positionnée pour acquérir la parcelle).
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PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
APPROFONDISSEMENT DES SCENARII
Méthodologie d’approfondissement des deux scenarii :
Commun aux deux scenarii :
a) Caractérisation des surfaces minimales des exploitations agricoles
o Dimensionnement des exploitations par typologie de production
o Viabilité économique des exploitations
Par scénario :
b) Définition des productions et modalités d’exploitation
c) L’affectation des espaces
d) Définition des besoins en bâtiments, équipements, matériels et dispositifs de sécurité
e) Besoin en main d’œuvre et mode de gestion des exploitations
f) Besoin et gestion de l’eau
g) Aménagement du site
h) Estimation des coûts d’aménagement
i) Bilan prévisionnel sommaire
Commun aux deux scenarii :
j) Analyse multicritère
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PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
APPROFONDISSEMENT DES SCENARII
Point du
Point CCTP
support
Les productions
La définition des productions végétales et animales qui pourraient être développées sur le site, ainsi que sur les
modalités d’exploitation (cultures associées…) notamment en termes de maraîchage biologique ou arboriculture, b)
La diversité des cultures,
L’aménagement du foncier
Le plan de masse de l’espace, son organisation spatiale, Les accès et les circulations, Le périmètre sécurisé, La f)
desserte des parcelles, g)
L’affectation des espaces c)
Les équipements
La distribution en eau : besoin, origine, distribution, stockage…, f)
Les clôtures notamment végétales incluant des dispositifs de lutte contre les intrusions afin de limiter les vols, d)
Dispositifs permettant de protéger contre les makis, d)
Les bâtiments nécessaires à l’exploitation en favorisant les usages collectifs, d)
Les besoins en matériels en développant leur mutualisation. d)
Les emplois
Identification du nombre d’emplois créés par chacune des solutions e)
Analyse économique pour chaque exploitation qui aura donc un impact sur la taille des parcelles mises à la a)
disposition des agriculteurs,
L’impact sur le mode de gestion des exploitations, sur leur structure, sur les modalités de gestion collective du site. e)
Une fourchette de coût global pour chaque proposition, en mettant en évidence le coût des investissements
h)
individuels ou du groupement des producteurs,
Une analyse multicritères succincte présentant les avantages du projet de requalification. j)
Bilan prévisionnel sommaire i)
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PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
CARACTÉRISATION DES EXPLOITATIONS AGRICOLES MINIMALES
a) Analyse économique : dimensionnement des exploitations
La reconnaissance officielle du statut d’exploitant agricole pour un agriculteur repose sur la
détermination de la superficie pondérée de son exploitation.
Cette superficie pondérée représente la surface qui, dans une région naturelle déterminée, permet
d’assurer la viabilité d’une exploitation type, compte tenu de la nature des cultures et des ateliers de
production hors-sol.
Selon le Ministère de l’Agriculture, sont considérés comme exploitants agricoles à Mayotte les personnes
qui mettent en valeur une exploitation dont la superficie est au moins égale à deux hectares pondérés
(lorsqu’une exploitation comporte plusieurs productions, la superficie pondérée est égale au total des superficies
pondérées de chacune de ses productions).
Les coefficients de pondération applicables aux productions animales et végétales de Mayotte sont fixés
par arrêté ministériel (ils permettent de déterminer le seuil à atteindre, en fonction du type de production, pour
obtenir le statut d’agriculteur et pouvoir bénéficier des aides afférentes).
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PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
CARACTÉRISATION DES EXPLOITATIONS AGRICOLES MINIMALES
a) Analyse économique : dimensionnement des exploitations - productions végétales
Pour les productions végétales, la superficie pondérée est établie en appliquant un coefficient de pondération aux
surfaces des terres exploitées pour obtenir le nombre d’hectares pondérés correspondant (x ha de cultures = y ha de
superficie pondérée).
Coefficient de Surface nécessaire pour être
Type de production Taille d’exploitation retenue
pondération / ha considéré comme exploitant (ha)
Ananas 5 0,4 1,2
Arboriculture fruitière 1,5 1,3 2
Cultures maraichères
plein champ 1,5 1,3 2
Cultures vivrières 2 1,0 1,5
Cultures mélangées 1,5 1,3 2
Ce seuil fixé par la superficie pondérée correspond à la surface minimale à atteindre pour obtenir le
statut d’exploitation agricole pour des productions végétales.
Nous proposons de relever ce seuil, afin d’assurer la viabilité économique et le potentiel de
développement des exploitations installées sur le site de Mro Mouhou.
Pour la plupart des productions, ce seuil a été relevé de 50%, pour atteindre une taille de 1,5 ha (cultures vivrières)
à 2 ha (les autres productions végétales), correspondant selon les acteurs locaux à des exploitations performantes.
Pour l’ananas, la taille d’exploitation a été portée à 1,2 ha, car s’il est possible d’avoir une exploitation rentable sur
une superficie inférieure, cela demande de la technicité et de très bons terrains.
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PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
CARACTÉRISATION DES EXPLOITATIONS AGRICOLES MINIMALES
a) Analyse économique : dimensionnement des exploitations - productions animales
Pour les exploitations d’élevage de ruminants, s’applique un coefficient au cheptel présent sur l’exploitation, à
rapporter à la superficie de 2 ha pondérés nécessaire pour être considéré comme exploitant agricole.
Nombre d’animaux nécessaires pour être
Type de production Coefficient / animal
considéré comme exploitant
Bovins viande 0,28 7
Bovins lait 0,4 5
ovins, caprins 0,06 33
Ainsi, il faut atteindre un cheptel de 7 bovins viande, 5 bovins lait ou 33 ovins/caprins pour atteindre le
seuil nécessaire à la reconnaissance du statut d’agriculteur.
NDLR : il s’agit des animaux « adultes », mais les exploitations d’élevage possèdent également des animaux liés au
renouvellement du troupeau (généralement 1 veau / an par bovin, 1 à 2 agneaux / an par brebis). La taille du troupeau
est donc doublée en réalité.
Nous proposons de privilégier un élevage en bovin-viande, et de retenir un modèle d’exploitation à
10 vaches adultes (soit un troupeau de 20 têtes de bétail environ), sur une superficie de 3 ha (1,5 ha
d’herbacées (panicum, bracharia), 0,5 ha de canne fourragère, 0,5 ha de banane fourragère et 0,5 ha de ligneux).
20
PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
CARACTÉRISATION DES EXPLOITATIONS AGRICOLES MINIMALES
a) Analyse économique : dimensionnement des exploitations - productions avicoles
Concernant l’élevage de volailles, la superficie pondérée est établie par des coefficients applicables aux superficies en
mètres carrés des installations (bâtiments d’élevage) : un m² de bâtiment = tant de superficie pondérée.
Le seuil atteint pour des exploitations avicoles en appliquant le coefficient de pondération à Mayotte étant limité, nous
proposons d’aligner la taille des exploitations avicoles sur ce qui se pratique à La Réunion (seuil à atteindre de 300 m²
de bâti pour les poules pondeuses, 500 m² pour le poulet de chair). Par ailleurs, au vu du modèle agricole voulu sur le
pôle de Mro Mouhou (des produits locaux, de qualité, traçable), l’élevage de plein air est à privilégier (la norme pour
les parcours de plein air est de 2 m² par poulet de chair et 2,5 m² par poule pondeuse).
surface bâti nécessaire pour Effectif de volailles
Type de production atteindre la superficie correspondant (10 volailles / Superficie en plein air (ha)
pondérée de 2 ha (m²) m²)
Poules pondeuses 300 3000 0,75 ha
Poulet de chair 500 5000 1 ha
Le modèle d’exploitation avicole à installer serait ainsi (pour une densité de 10 volailles / m²) de :
- 300 m² de bâtiments et 0,75 ha de parcours pour 3000 poules pondeuses ;
- 500 m² de bâtiments et 1 ha de parcours pour 5000 poulets de chair.
Ces parcours de plein air pour les volailles pourraient être associés à des cultures fruitières ou à la présence de
cocotiers, un parcours arboré permettant de protéger les volailles du soleil et de favoriser la mixité des productions et
la productivité du pôle.
21
PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
CARACTÉRISATION DES EXPLOITATIONS AGRICOLES MINIMALES
a) Analyse économique : dimensionnement des exploitations : synthèse
Pour le pôle agricole, voici en synthèse les productions retenues, et la taille nécessaire à des
exploitations professionnelles viables :
Type de production Surface retenue (ha/exploitation)
Productions Productions
fruitières
Ananas 1,2
Arboriculture fruitière 2
Cultures maraîchères plein champ 2
végétales
Cultures vivrières 1,5
Cultures mélangées 2
Elevage bovin viande 3
Elevage
Elevage avicole (poulets de chair) 1
Elevage avicole (œufs) 0,75
22
PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
CARACTÉRISATION DES EXPLOITATIONS AGRICOLES MINIMALES
a) Analyse économique : viabilité économique des exploitations
La taille des exploitations proposée dans ces scénarios doit permettre aux exploitations installées sur le
pôle agricole d’atteindre une viabilité économique :
- pour les productions végétales, les exploitations modélisées atteignent 3 à 4 fois la taille moyenne des exploitations
mahoraises (0,45 ha à Mayotte, 0,31 ha à Bandrélé).
- une exploitation de 10 bovins viande correspond aux 10% d’exploitations d’élevage les plus importantes en taille à
Mayotte.
- une exploitation de 3000 poules pondeuses représente 2 fois l’effectif moyen des exploitations avicoles
mahoraises.
Concernant les productions végétales, pour les acteurs locaux, il est possible de rentabiliser de très petites surfaces,
mais cela demande une forte technicité (plans de cultures, suivi des parcelles, utilisation d’intrants, production sous
abris, etc.) et une véritable stratégie commerciale (produire en contre-saison, contractualiser avec des opérateurs
privés ou publics, etc.).
Une superficie de 1,5 à 2 ha permet de développer une exploitation performante, à même de
commercialiser ses productions.
Concernant l’élevage bovin, le seuil de 3 ha défini ne garanti pas d’atteindre une totale autosuffisance
fourragère.
Mais c’est le cas de la plupart des exploitations mahoraises, qui ne sont pas autosuffisante, notamment en saison
sèche, et doivent avoir recours à des concentrés et/ou des prélèvements en forêt (avocat marron, tulipier du Gabon,
etc.). La ration des animaux pourrait ici être également complétée par des résidus des productions végétales du pôle.
23
PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
CARACTÉRISATION DES EXPLOITATIONS AGRICOLES MINIMALES
a) Analyse économique : revenu potentiel généré
La DAAF a conduit en 2017 un travail d’analyse du revenu du travail agricole dans les petites exploitations
traditionnelles, qui permet de donner un ordre de grandeur du revenu généré par une exploitation.
A été calculée la valeur ajoutée nette en production agricole (VAN = chiffre d’affaires moins les charges d’exploitation et
l’amortissement des investissements). Cette VAN par actif est une relation linéaire à la surface, autour de 8 000 € par
ha et par an, 10 000 €/ha/an en maraîchage. Ainsi, avec un mode de conduite « traditionnel » de l’exploitation :
- une exploitation maraîchère de 2 ha pourrait générer un revenu annuel de 20 000 € (1666 € / mois) ;
- une exploitation en cultures mélangées ou en arboriculture fruitière de 2 ha générerait un revenu de 16 000 €
(1333 € par mois).
Le RITA a lui modélisé la marge brute (recettes moins dépenses) de différentes exploitations. En appliquant les
références du RITA, cette marge serait :
- Pour un élevage de 5000 poulets de chair : 22 729 € / an (1894 €/ mois) ; ce modèle est basé sur un prix de vente
de 5,20 € par poulet, si on augmente ce prix de vente à 6 €/poulet (notamment par circuits courts via le marché) la
marge peut être augmentée (41 000 €/ an, 3400 €/mois).
- Pour un élevage de 3000 poules pondeuses : 22 923 € / an (1910 €/ mois) ; ce modèle est basé sur un prix de vente
de 0,20 € par œuf (qui correspond au prix de rachat par la COMAVI), avec une vente directe au marché ou auprès
de GMS (prix d’achat de 0,25 € par œuf) la marge peut être augmentée (33 000 € / an, 2760 € / mois).
- Pour la banane, avec une densité moyenne de 1100 pieds par ha : 20 000 € / ha environ (40 000 € pour 2 ha).
- Pour le cocotier, avec une production mixte (moitié noix fraîches moitié noix sèches) en variété hybride : 12 000 € /
ha environ (24 000 € pour 2 ha).
- Pour du maïs, en densité moyenne (500 pieds / 100 m²) : 25 000 € / ha environ (50 000 € pour 2 ha).
- Sur un système mixte associant à part égale ces 3 cultures : 19 000 € /ha (38 000 € pour 2 ha, soit 3166 € /mois).
24
PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
APPROFONDISSEMENT DES SCENARII
Approfondissement du scénario 2 bis
cultures diversifiées, maraichage et arboriculture
25
PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO 2 BIS : CULTURES
DIVERSIFIÉES, MARAICHAGE ET ARBORICULTURE
b) Définition des productions et modalités d’exploitation (1/2)
1 2 3
Maraîchage dominant (tomates,
Cultures mélangées (maraîchage + fruitiers +
concombres, piments, poivrons, aubergines, Cultures vivrières dominantes (manioc,
cultures vivrières) en privilégiant la
Typologie de cultures salades, herbes aromatiques…) en bananes, ambrevade) en privilégiant les
diversification des cultures pour offrir une
privilégiant l'approvisionnement en produits cultures faiblement consommatrices d'eau
large gamme de productions agricoles
frais de la population locale
Agriculture raisonnée : introduction
Agroforesterie : système du jardin mahorais Agriculture "intensive" en privilégiant les
d'intrants et de produits phytosanitaires
amélioré, en visant une agriculture itinéraires techniques permettant une forte
Mode de cultures uniquement en cas de nécessité, pour
écologiquement intensive, reposant sur les productivité rapportée à la surface (cultures
améliorer la productivité et les conditions
ressources du territoire sous abris, sous serres, hydroponiques)
sanitaires des cultures
Recherche systématique de
Présence d'élevage (élevage avicole, complémentarité entre l'élevage et les
éventuellement bovin et ovin/caprin), productions végétales (fertilisation des sols
Intégration de l'élevage Absence d'élevage
systèmes d'exploitations évoluant par les déchets organiques issus de l'élevage
indépendamment des productions végétales / alimentation des animaux par des co-
produits des cultures)
Des projets de dimension conséquente (3 à 4
ha de surface), en partie hors-sol (serres
Des projets de dimension plus modeste (1 à
pour semis, plants et cultures), nécessitant Des projets reposant sur des cultures
La dynamique relevée 3 ha, faible besoin de main d’œuvre externe)
de la main d’œuvre (2 à 4 ETP par spécialisées (vanille, café, vergers) visant des
des porteurs de projets visant un marché plus localisé (vente directe,
exploitation) et pouvant cibler un marché à créneaux de niche
marchés…)
l’échelle de Mayotte (GMS, professionnels de
la restauration…)
Le scénario 2 bis repose sur une orientation exclusivement « végétale » des productions du pôle agricole de proximité,
destinées en priorité à l’approvisionnement local en produits frais, mêlant productions maraîchères et productions fruitières
(agrumes, mangues, papayes, letchis, ananas). Cette importance accordée aux productions fruitières répond aux potentialités
agronomiques de Bandrélé (le Sud de Mayotte est favorable à la qualité des productions fruitières), et s’inscrit en continuité
de programmes de développement agricole en cours à Mayotte (diffusion de plants sains, notamment d’agrumes,
structuration de la filière ananas bio).
26
PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO 2 BIS : CULTURES
DIVERSIFIÉES, MARAICHAGE ET ARBORICULTURE
b) Définition des productions et modalités d’exploitation (2/2)
Surface retenue (ha/ Surfaces affectées aux
Type de production Nombre d'exploitations S2 Bis
exploitation) exploitations S2 Bis (ha)
Ananas 1,2 1 1,2
Arboriculture fruitière 2 2 4
Cultures maraichères plein champ 2 3 6
Cultures vivrières
Cultures mélangées 2 3 6
Elevage bovin viande 3
Elevage avicole (poulets de chair) 1
Elevage avicole (œufs) 0,75
Total … 9 17,2
Le scénario 2 bis permettrait d’installer 9 exploitations agricoles viables, réparties ainsi :
Pour les productions végétales (12 ha) :
- 3 exploitations en cultures maraîchères de plein champ (soit 6 ha de maraîchage)
- 3 exploitations en cultures mélangées (soit 6 ha)
Pour les productions fruitières (5,2 ha) :
- 1 exploitation en ananas (soit 1,2 ha)
- 2 exploitations en cultures fruitières (soit 4 ha)
(Sans la maîtrise foncière sur la parcelle de Mlézi Maoré, le S2 Bis pourrait permettre d’accueillir 8 exploitations sur 15,1 ha, soit une
exploitation en cultures mélangées ou en maraîchage en moins).
27
PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO 2 BIS : CULTURES
DIVERSIFIÉES, MARAICHAGE ET ARBORICULTURE
c) L’affectation des espaces : Répartition possible des productions sur le site
Arboriculture fruitière
Ananas
Cultures mélangées
Maraîchage plein champ
NDLR : cette répartition repose sur le croisement du zonage potentiel d’implantation préalablement réalisé et de
l’analyse du potentiel agronomique des sols de la zone.
28
PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO 2 BIS : CULTURES
DIVERSIFIÉES, MARAICHAGE ET ARBORICULTURE
d) Définition des besoins en bâtiments, équipements, matériels et dispositifs de sécurité (1/2)
Local de
Typologie Local de Gestion
stockage Local de stockage Commun
² de Bureau stockage petits Autres des
gros des productions pour le pôle
production matériels déchets
matériels
1 par exploitant avec 1 composteur
Cultures 1 par
1 par exploitant chambre froide Serres par
maraichères exploitant
positive exploitant
1 par exploitant avec Pour le pôle: Plateforme
Arboriculture 1 par
fruitière exploitant
1 par exploitant chambre froide • 1 salle de déchet vert
1 pour le pôle positive commune
réunions
(tracteur,
1 par exploitant avec • 1 espace 1 composteur
remorque, etc.)
Besoin en Cultures 1 par
1 par exploitant chambre froide cuisine Petites serres par
mélangées exploitant • Sanitaires
bâtiments positive exploitant
1 composteur
1 par
Ananas 1 par exploitant 1 par exploitant par
exploitant
exploitant
Nombre total 9 bureaux 9 locaux 1 9 - 7
Surface 45 m² 180 m² 25 m² 200 m² 70 m² En cours de
100 m²
totale Environ 660 m² incluant les circulations (environ 15%) définition
29
PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO 2 BIS : CULTURES
DIVERSIFIÉES, MARAICHAGE ET ARBORICULTURE
d) Définition des besoins en bâtiments, équipements, matériels et dispositifs de sécurité (2/2)
Typologie de Broyeur de Petits
Tracteur Motoculteur Débroussailleuse Tronçonneuse Brouette Pulvérisateur
production végétaux outillages
Cultures X X
- - X X X x
maraichères
Arboricultures - -
X X X X X X
Besoin fruitières
en Cultures X X
X X X X X X
matériels mélangées
Ananas X X X - X X X X
Mutualisation ? Oui Non Non Non Non Non Non Non
Source Nombre 1 7 6 5 9 9 9 -
Agreste
Préconisations
Privilégier les protections en grillage : solides, efficaces, rapides à mettre en place (par rapport à
Contre les vols
Dispositifs de des arbustes répulsifs) et favorisant une certaine intégration paysagère.
sécurité Privilégier des zones tampons sans arbre pour les stopper dans leur progression (l’espèce,
Contre les makis
arboricole, n’aime pas être en terrain découvert…).
30
PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO 2 BIS : CULTURES
DIVERSIFIÉES, MARAICHAGE ET ARBORICULTURE
e) Besoin en main d’œuvre et mode de gestion des exploitations
Typologie de culture Nombre d’exploitant Surface par exploitation Surface affectée dans le Pôle
Cultures maraichères 3 2 ha 6 ha
Arboriculture fruitière 2 2 ha 4 ha
Exploitants agricoles
Cultures mélangées 3 2 ha 6 ha
(Rappel)
Ananas 1 1,2 ha 1,2 ha
Total 9 exploitants 17,2 ha
Typologie de culture Ratio Besoin pour le pôle
Culture maraichère 1,7 ETP / ha 10,2 ETP 25,2 ETP + main
Besoin en main Arboriculture fruitière 1,3 ETP / ha 5,2 ETP + main d’œuvre temporaire (informelle) d’œuvre
d’œuvre agricole Cultures mélangées 1,3 ETP / ha 7,8 ETP + main d’œuvre temporaire (informelle) temporaire
Ananas 1,7 ETP / ha 2 ETP Source DAAF
Préconisations
Mode de gestion des
Exploitation individuelle, avec recours à de la main d’œuvre salariée temporaire et permanente
exploitations
Mise en commun à minima des gros matériels coûteux et utilisés de manière ponctuelle
Mode de gestion
Des espaces bâti individuels (bureaux, etc.) avec des espaces communs (sanitaires, salle de réunion) regroupés
collective du site
dans un bâtiment collectif
31
PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO 2 BIS : CULTURES
DIVERSIFIÉES, MARAICHAGE ET ARBORICULTURE
f) Besoin et gestion de l’eau (1/2)
Type de cultures implantées Surfaces concernées (ha) Besoin annuel en eau (m3) Calcul
6 ha X 6720 m3 de besoin annuel pour les
Maraîchage 6 40 000
cultures maraîchères
6 ha X 4130 m3 (besoin annuel canne
Cultures mélangées 6 25 000 fourragère X2 pour les cultures vivrières
et le manioc + banane + maraîchage /4)
1,2 ha X 1700 m3 (besoin annuel canne
Ananas 1,2 2000
fourragère)
Cultures fruitières 4 0 …
Total 17,2 67 000 m3 d'eau
Le scénario S2 bis aurait besoin de 67 000 m3 d’eau.
Ces besoins ont été évalués à partir des besoins en eau annuels identifiés par le SDHA :
- Pour les cultures maraîchères (6720 m3 / ha)
- Pour les cultures d’ananas, en se basant sur les besoins pour la canne fourragère (1700 m3 par ha)
- Pour les cultures mélangées, en prenant en compte les besoins d’une production mixte (4130 m3 pour une
production mixte à part égales de banane, maraîchage, cultures vivrières et manioc, en prenant comme référence
pour ces 2 dernières catégories les besoins identifiés pour la canne fourragère).
32
PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO 2 BIS : CULTURES
DIVERSIFIÉES, MARAICHAGE ET ARBORICULTURE
f) Besoin et gestion de l’eau (2/2)
Quantité eau
Besoin en eau annuel 67 000 m3
Apport en pluviométrie 1 171 mm
33
PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO 2 BIS : CULTURES
DIVERSIFIÉES, MARAICHAGE ET ARBORICULTURE
g) Aménagement du site :
Ripisylve 2,9 ha
Desserte interne 0,9 ha
Zone de bâti 0,5 ha
Maraichage 6 ha
Ananas 1,2 ha
Arboriculture fruitière 4 ha
Cultures mélangées 6 ha
Zone stockage eau 0,5 ha
Bambou 0,2 ha
Environ 1350 m de voiries ou
pistes à réaliser
Zone de bâtis (0,5 ha)
incluant espace de
stationnement
34
PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO 2 BIS : CULTURES
DIVERSIFIÉES, MARAICHAGE ET ARBORICULTURE
h) Estimation des coûts d’aménagement
Fourchette basse Fourchette haute
Aménagements extérieurs (réseaux, voirie, stationnement, mise au
3 160 000 € 3 860 000 €
propre des parcelles)
Schéma hydraulique (stockage et distribution de l’eau agricole) Dotation 800 000 €
Approfondissement phase suivante
Bâtiments (tertiaire agricole, stockage des productions dont chambre
2 110 000 € 2 570 000 €
froide et 4 logements T4).
Equipements collectifs (matériels agricoles pour la CUMA) et
420 000 € 520 000 €
dispositifs de sécurité
Coût global d’investissement 6 500 000 € 7 750 000 €
• Ces éléments seront approfondis en phase d’études approfondies du scénario préférentiel, en
! particulier pour le schéma d’irrigation du site.
35
PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO 2 BIS : CULTURES
DIVERSIFIÉES, MARAICHAGE ET ARBORICULTURE
i) Bilan prévisionnel sommaire (méthodologie)
Evaluation des recettes : fermage des exploitations, Mise à disposition des bâtiments, Mise à disposition des
équipements de la CUMA, Location des logements.
Synthèse des recettes :
Location Equipements Total annuel par Loyer annuel pour Total annuel pour le
Typologie de culture Fermage
bâtiments CUMA exploitation logement pôle
Cultures maraichères 4 400 € 3 600 € 1 100 € 9 100 €
Arboriculture fruitière 4 150 € 3 000 € 1 100 € 8 250 € 105 000 € de recettes
7800€ par logement annuelles potentielles
Cultures mélangées 4 050 € 3 000 € 1 100 € 8 150 €
Ananas 2 800 € 3 000 € 1 100 € 6 900 €
Ces éléments seront approfondis en phase d’études approfondies du scénario préférentiel, en
! particulier les éléments de valeur économique du fermage.
38
PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO 2 BIS : CULTURES
DIVERSIFIÉES, MARAICHAGE ET ARBORICULTURE
i) Bilan prévisionnel sommaire (méthodologie)
Evaluation des recettes : deux hypothèses pour prendre en compte les périodes de vacances, des impayés, etc.
• Une hypothèse basse : 50% des recettes potentielles perçues
• Une hypothèse haute : 90% des recettes potentielles perçues
Hypothèse basse Hypothèse haute Synthèse
Investissements 6 500 000 € 7 750 000 € Entre 5,7 M et 6,3M de déficit
Recettes sur 15 ans 800 000 € 1 450 000 € Hors subventions
• Pour l’investissement des précisions restent à apporter pour le schéma d’irrigation
• Pour les dépenses il n’a pas été pris en compte une éventuelle taxe sur l’irrigation (permettant
de responsabiliser et raisonner l’usage en eau).
! • Il n’a pas été encore été pris en compte les possibles subventions, essentielles pour un tel
projet.
Ces éléments seront approfondis en phase d’études approfondies du scénario préférentiel
39
PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
APPROFONDISSEMENT DES SCENARII
Approfondissement du scénario 3
Cultures mélangées et élevage
40
PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO 3 :
CULTURES MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
b) Définition des productions et modalités d’exploitation (1/2)
Cas de figure 1 Cas de figure 2 Cas de figure 3
Maraîchage dominant (tomates,
Cultures mélangées (maraîchage + fruitiers
concombres, piments, poivrons, Cultures vivrières dominantes (manioc,
+ cultures vivrières) en privilégiant la
Typologie de cultures aubergines, salades, herbes aromatiques…) bananes, ambrevade) en privilégiant les
diversification des cultures pour offrir une
en privilégiant l'approvisionnement en cultures faiblement consommatrices d'eau
large gamme de productions agricoles
produits frais de la population locale
Agriculture raisonnée : introduction
Agroforesterie : système du jardin mahorais Agriculture "intensive" en privilégiant les
d'intrants et de produits phytosanitaires
amélioré, en visant une agriculture itinéraires techniques permettant une forte
Mode de cultures uniquement en cas de nécessité, pour
écologiquement intensive, reposant sur les productivité rapportée à la surface (cultures
améliorer la productivité et les conditions
ressources du territoire sous abris, sous serres, hydroponiques)
sanitaires des cultures
Recherche systématique de
Présence d'élevage (élevage avicole,
complémentarité entre l'élevage et les
éventuellement bovin et ovin/caprin),
productions végétales (fertilisation des sols
Intégration de l'élevage Absence d'élevage systèmes d'exploitations évoluant
par les déchets organiques issus de
indépendamment des productions
l'élevage / alimentation des animaux par
végétales
des co-produits des cultures)
Des projets de dimension conséquente (3 à
4 ha de surface), en partie hors-sol (serres
Des projets de dimension plus modeste (1 à
pour semis, plants et cultures), nécessitant Des projets reposant sur des cultures
La dynamique relevée des 3 ha, faible besoin de main d’œuvre
de la main d’œuvre (2 à 4 ETP par spécialisées (vanille, café, vergers) visant
porteurs de projets externe) visant un marché plus localisé
exploitation) et pouvant cibler un marché à des créneaux de niche
(vente directe, marchés…)
l’échelle de Mayotte (GMS, professionnels
de la restauration…)
Le scénario 3 permet d’intégrer l’élevage, dans l’optique de répondre à des dynamiques locales destinées à favoriser
l’autosuffisance alimentaire de Mayotte en produits carnés (création d’un abattoir bovin à Malamani et d’un abattoir de
volailles à Kahani notamment), en parallèle de cultures mélangées (maraîchage, productions vivrières et fruitières) destinées
à approvisionner en produits frais la population locale.
41
PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO 3 :
CULTURES MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
b) Définition des productions et modalités d’exploitation (2/2)
Surface retenue Surfaces affectées aux
Type de production Nombre d'exploitations S3
(ha/exploitation) exploitations S3 (ha)
Ananas 1,2
Arboriculture fruitière 2
Cultures maraichères plein champ 2 1 2
Cultures vivrières 1,5 2 3
Cultures mélangées 2 3 6
Elevage bovin viande 3 1 3
Elevage avicole (poulets de chair) 1 2 2
Elevage avicole (œufs) 0,75 1 0,75
Total … 10 16,75
Le scénario 3 permettrait d’installer 10 exploitations agricoles viables, réparties ainsi :
Pour les productions végétales (11 ha) :
- 1 exploitation en cultures maraîchères de plein champ (soit 2 ha de maraîchage)
- 3 exploitations en cultures mélangées (soit 6 ha)
- 2 exploitations en cultures vivrières (soit 3 ha)
Pour les productions animales (5,75 ha) :
- 1 exploitation en élevage bovin (soit 3 ha)
- 3 exploitations avicoles (soit 2,75 ha)
(Sans la maîtrise foncière sur la parcelle de Mlézi Maoré, le S3 pourrait accueillir 9 exploitations sur 14,65 ha, soit une exploitation en
cultures mélangées en moins).
42
PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO 3 :
CULTURES MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
c) L’affectation des espaces : Répartition possible des productions sur le site
Elevage bovin
Elevage poulets de chair
Elevage poules pondeuses
Cultures mélangées
Cultures vivrières
Maraîchage plein champ
NDLR : cette répartition repose sur le croisement du zonage potentiel d’implantation préalablement réalisé et de
l’analyse du potentiel agronomique des sols de la zone.
43
PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO 3 :
CULTURES MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
d) Définition des besoins en bâtiments, équipements, matériels et dispositifs de sécurité (1/2)
Local de
Typologie Local de Gestion
stockage Commun
de Bureau stockage petits Local de stockage Autres des
gros pour le pôle
production matériels déchets
matériels
1 par exploitant avec 1 composteur
Cultures 1 par
1 par exploitant chambre froide Serres par
maraichères exploitant
positive exploitant
1 par exploitant avec 1 composteur
Cultures 1 par
1 par exploitant petite chambre froide par
vivrières exploitant
positive (brèdes, etc.) Pour le pôle: exploitant
• 1 salle de
1 pour le pôle 1 par exploitant avec 1 composteur
Cultures 1 par réunions
1 par exploitant (tracteur, chambre froide Petites serres par
Besoin en mélangées exploitant • 1 espace
remorque, etc.) positive exploitant
bâtiment Elevage cuisine
1 par exploitant • Sanitaires Espace de
s 1 par Abris pour
bovin (grains, produits - gestion des
exploitant animaux
(viande) phyto, etc.) effluents
1 par exploitant Local de Espace de
Elevage 1 par Poulaillers -300
(grains, produits conditionnement (si gestion des
avicole exploitant à 500 m²
phyto, etc.) œufs) effluents
Nombre total 10 bureaux 10 locaux 1 7 - -
Surface 50 m² 200 m² 25 m² 230 m² 70 m² En cours de
150 m²
totale Immobilier agricole : 660 m² incluant les circulations (environ 15%) définition
44
PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO 3 :
CULTURES MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
d) Définition des besoins en bâtiments, équipements, matériels et dispositifs de sécurité (2/2)
Typologie de Broyeur de Petits
Tracteur Motoculteur Débroussailleuse Tronçonneuse Brouette Pulvérisateur
produciton végétaux outillages
Cultures X X
- X X X x
maraichères
Cultures vivrières X X X X X X X X
Besoin Cultures mélangées X X X X X X X X
en
Elevage bovin - - X X X - X X
matériels
Elevage avicole - - - X - - X
Mutualisation ? Oui Non Non Non Non Non Non Non
Nombre 1 6 6 6 10 6 8 -
Source Agreste
Préconisations
Privilégier les protections en grillage : solides, efficaces, rapides à mettre en place (par rapport à
Contre les vols
Dispositifs de des arbustes répulsifs) et favorisant une certaine intégration paysagère.
sécurité Privilégier des zones tampons sans arbre pour les stopper dans leur progression (l’espèce,
Contre les makis
arboricole, n’aime pas être en terrain découvert…).
45
PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO 3 :
CULTURES MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
e) Exploitants et gestion du site
Typologie de
Nombre d’exploitant Surface par exploitation Surface affectée dans le Pôle
prodution
Cultures maraichères 1 2 ha 2 ha
Cultures vivrières 2 1,5 ha 3 ha
Cultures mélangées 3 2 ha 6 ha
Exploitants agricoles
Elevage bovin 1 3 ha 3 ha
(Rappel)
Elevage avicole (chair) 2 1 ha 2 ha
Elevage avicole (oeufs) 1 0,75 ha 0,75 ha
Total 10 exploitants 16,75 ha
Typologie de
Ratio Besoin pour le pôle
production
Cultures maraichères 1,7 ETP / ha 3,4 ETP 15,2 ETP + main
Cultures vivrières 1 ETP / ha 3 ETP + main d’œuvre temporaire (informelle) d’œuvre
Cultures mélangées 1,3 ETP / ha 7,8 ETP + main d’œuvre temporaire (informelle) temporaire
Besoin en main
+ MO liée aux
d’œuvre agricole Elevage bovin 1 ETP / exploitation 1 ETP élevages avicoles
Elevage avicole (chair) En cours d’évaluation En cours d’évaluation
Elevage avicole (œufs) En cours d’évaluation En cours d’évaluation Source DAAF
Préconisations
Mode de gestion des
Exploitation individuelle, avec recours à de la main d’œuvre salariée temporaire et permanente
exploitations
Mise en commun à minima des gros matériels coûteux et utilisés de manière ponctuelle
Mode de gestion
Des espaces bâtis individuels (bureaux, etc.) avec des espaces communs (sanitaires, salle de réunion) regroupés
collective du site
dans un bâtiment collectif
46
PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO 3 :
CULTURES MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
f) Besoin et gestion de l’eau (1/2)
Type de productions implantées Surfaces concernées (ha) Besoin annuel en eau (m3) Calcul
2 ha X 6720 m3 de besoin annuel pour
Maraîchage 2 13 500
les cultures maraîchères
6 ha X 4130 m3 (besoin annuel canne
fourragère X2 pour les cultures
Cultures mélangées 6 25 000
vivrières et le manioc + banane +
maraîchage /4)
3 ha X 1700 m3 (besoin annuel canne
Cultures vivrières 3 5000
fourragère)
3 X 3000 m3 (besoin annuel en eau
Elevage avicole 2,75 9000 pour un élevage avicole selon les
références du RITA)
1,5 ha de cultures fourragères X 1700
Elevage bovin 3 2 500
m3 (besoin annuel canne fourragère)
Total 16,75 55 000 m3 d'eau
Le scénario S3 aurait besoin de 55 000 m3 d’eau.
Ces besoins ont été évalués à partir des besoins en eau identifiés par le SDHA suivant les mêmes modalités que pour le
scénario S2 Bis.
Pour l’élevage bovin, a été pris en compte la possibilité d’irrigation des cultures herbacées mises en place sur
l’exploitation, afin de maximiser leur productivité et donc l’autosuffisance alimentaire du troupeau.
Le volume d’eau nécessaire pour les élevages avicoles a été déterminé à partir des références ITR du RITA (l’essentiel
des besoins en eau concerne le nettoyage des bâtiments).
47
PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO 3 :
CULTURES MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
f) Besoin et gestion de l’eau (2/2)
Quantité eau
Besoin en eau annuel 55 000 m3
Apport en pluviométrie 1 171 mm
48
PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO 3 :
CULTURES MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
g) Aménagement du site :
Ripisylve 2,9 ha
Desserte interne 0,9 ha
Zone de bâti 0,7 ha
Elevage bovin 3 ha
Poulets de chair 2 ha
Poules pondeuses 0,75 ha
Maraichage 2 ha
Cultures vivrières 3 ha
Cultures mélangées 6 ha
Zone stockage eau 0,5 ha
Bambou 0,2 ha
Environ 1350 m de pistes ou
voiries à réaliser.
Zone de bâti (0,7 ha) incluant
espace de stationnement
49
PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO 3 :
CULTURES MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
h) Coût global du scénario
Fourchette basse Fourchette haute
Aménagements extérieurs (réseaux, voirie, stationnement, mise au
3 770 000 € 4 610 000 €
propre des parcelles)
Schéma hydraulique (stockage et distribution de l’eau agricole) Dotation 800 000 €
Approfondissement phase suivante
Bâtiments (tertiaire agricole, stockage des productions dont chambre
2 280 000 € 2 780 000 €
froide et 4 logements T4).
Equipements collectifs (matériels agricoles pour la CUMA) et
410 000 € 500 000 €
dispositifs de sécurité
Coût global d’investissement 7 260 000 € 8 700 000 €
• Ces éléments seront approfondis en phase d’études approfondies du scénario préférentiel, en
! particulier pour le schéma d’irrigation du site.
50
PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO 3 :
CULTURES MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
i) Bilan prévisionnel sommaire (méthodologie)
Evaluation des recettes : fermage des exploitations, Mise à disposition des bâtiments, Mise à disposition des
équipements de la CUMA, Location des logements.
➢ Fermage des exploitations :
Valeur locative = Surface X Nombres de kilos X Prix de kilos
Valeur locative annuelle par
Nombres de kilos Prix du kilos exploitation
Typologie de
Surface Composition par ha producteur
culture Mayotte
( La Réunion) ( La Réunion) Réunion
(hypothèse -20%)
Cultures 2 ha • 1575 tomates
50% tomates 50% salades • 1,2€/kg tomates 5500 € 4400 €
maraichères • 2625 kg salades
• 1,38 €/kg salades
Culture 1,5 ha
- • 975 kg mangues Pas de données 2 300 €
vivrière • 4,49 €/kg mangues
• 1050 kg bananes
2 ha 33% mangues 33%bananes • 2625 kg aubergines • 0,77 €/kg bananes
Cultures
mélangées 17% tomates 17% aubergines • 2625 kg ananas • 1,13€/kg aubergines 5100 € 4050 €
Elevage bovin 3 ha
Elevage 1 ha
avicole chair
Elevage 0,75 ha
avicole œuf
51
PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO 3 :
CULTURES MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
i) Bilan prévisionnel sommaire (méthodologie)
Evaluation des recettes : fermage des exploitations, Mise à disposition des bâtiments, Mise à disposition des
équipements de la CUMA, Location des logements.
➢ Mise à disposition des bâtiments
Valeur locative = 5 € X Surface m² des espaces indiqués
Typologie de Local stockage Local de stockage Valeur locative annuelle par
Bureau Total par exploitation
culture petits matériels des productions exploitation
Cultures 30 m² par
60 m² 3 600 €
maraichères exploitation
Culture vivrière 50 m² 3 000 €
20 m² par
Cultures mélangées exploitation 50m² 3 000 €
5 m² par 25 m² par
Elevage bovin exploitation exploitation 80 m² 4 800 €
Elevage avicole
50 m² par 80 m² 4 800 €
chair
exploitation
Elevage avicole
80 m² 4 800 €
œuf
➢ Mise à disposition du matériel CUMA : En pratique il y a un forfait d’adhésion (annuel) puis un coût selon
l’utilisation réelle. A ce stade, nous évaluons une dépense annuelle à hauteur de 1100 € par exploitant pour
l’utilisation de ces équipements .
➢ Location des logements : loyer évalué à 650€ / mois par logement.
52
PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO 3 :
CULTURES MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
i) Bilan prévisionnel sommaire (méthodologie)
Evaluation des recettes : fermage des exploitations, Mise à disposition des bâtiments, Mise à disposition des
équipements de la CUMA, Location des logements.
Synthèse des recettes :
Location Equipements Total annuel par Loyer annuel pour Total annuel pour le
Typologie de culture Fermage
bâtiments CUMA exploitation logement pôle
Cultures maraichères 4 400 € 3 600 € 1 100 € 9 100 €
Culture vivrière 2 300 € 3 000 € 1 100 € 6 400 €
Cultures mélangées 4 050 € 3 000 € 1 100 € 8 150 € 64 000 € de recettes
7800€ par logement annuelles potentielles
Elevage bovin ? 4 800 € 1 100 € 5 990 €
Elevage avicole chair ? 4 800 € 1 100 € 5 900 €
Elevage avicole œuf ? 4 800 € 1 100 € 5 900 €
Ces éléments seront approfondis en phase d’études approfondies du scénario préférentiel, en
! particulier les éléments de valeur économique du fermage.
Les éléments pour les productions animales restent à approfondir à partir des données pouvant
êtres mobilisées
53
PROPOSITION DE 4 SCENARII D’AMÉNAGEMENT
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO 3 :
CULTURES MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
i) Bilan prévisionnel sommaire (méthodologie)
Evaluation des recettes : deux hypothèses pour prendre en compte les périodes de vacances, des impayés, etc.
• Une hypothèse basse : 50% des recettes potentielles perçues
• Une hypothèse haute : 90% des recettes potentielles perçues
Hypothèse basse Hypothèse haute Synthèse
Investissements 7 260 000 € 8 700 000 € Entre 6,5 M et 7,4M de déficit
Recettes sur 15 ans 720 000 € 1 300 000 € Hors subventions
• Pour l’investissement des précisions restent à apporter pour le schéma d’irrigation
• Pour les dépenses il n’a pas été pris en compte une éventuelle taxe sur l’irrigation (permettant
de responsabiliser et raisonner l’usage en eau).
! • Il n’a pas été encore été pris en compte les possibles subventions, essentielles pour un tel
projet.
Ces éléments seront approfondis en phase d’études approfondies du scénario préférentiel
54
SOMMAIRE
1. Synthèse des éléments d’intrants issus de la phase 1
2. Proposition de scenarii d’aménagement
3. Analyse multicritère des scenarii
4. Sélection d’un scénario
5. Approfondissement du scénario retenu
6. Faisabilité du scénario retenu
7. Estimation des coûts
8. Programme opérationnel détaillé
55
ANALYSE MULTICRITÈRE DES SCENARII
j) Analyse multicritère
Scénario 2 bis Scénario 3
Cultures mélangées, maraichage et arboriculture Cultures mélangées et élevage
Ripisylve 2,9 ha Arboriculture fruitière 4 ha Ripisylve 2,9 ha Maraichage 2 ha
Desserte interne 0,9 ha Cultures mélangées 6 ha Desserte interne 0,9 ha Cultures vivrières 3 ha
Zone de bâti 0,5 ha Zone stockage eau 0,5 ha Zone de bâti 0,7 ha Cultures mélangées 6 ha
Maraichage 6 ha Bambou 0,2 ha Elevage bovin 3 ha Zone stockage eau 0,5 ha
Ananas 1,2 ha Poulets de chair 2 ha Bambou 0,2 ha
Poules pondeuses 0,75 ha
56
ANALYSE MULTICRITÈRE DES SCENARII
SYNTHÈSE PAR SCÉNARIO
j) Analyse multicritère
Scénario 2 bis Scénario 3
• Cultures maraîchères : 6 ha • Cultures maraîchères : 2 ha
• Arboriculture fruitière : 4 ha • Cultures vivrières : 3 ha
Surface par • Cultures mélangées : 6 ha • Cultures mélangées : 6 ha
typologie de • Ananas : 1,2 ha • Elevage bovin (viande) : 3 ha
production • Elevage avicole : 2,75 ha
➢ Surface totale : 17,2 ha ➢ Surface totale : 16,75 ha
Besoin en eau 67 000 m3 55 000 m3
Nombre
9 exploitations 10 exploitations
d’exploitation
15,2 ETP + main d’œuvre temporaire
Emplois générés 25,2 ETP + main d’œuvre temporaire
(+ ETP liés aux élevages avicoles à évaluer)
Environ 1350 m de voirie viabilisée ou pistes Environ 1350 m de voirie viabilisée ou pistes
Environ 660 m² d’immobilier agricole Immobilier agricole : 660 m²
Impact en terme 150 m² pour la gestion des déchets 150 m² pour la gestion des déchets/ effluents
d’aménagement Autres équipements à prévoir (serres) d’élevage
Autres équipements à prévoir (poulaillers, serres,
abris pour animaux)
Coût global Entre 8 470 000 et 10 170 000 € Entre 8 500 000 et 10 210 000 €
57
ANALYSE MULTICRITÈRE DES SCENARII
SYNTHÈSE PAR SCÉNARIO
Impacts Scénario 2 bis Scénario 3
Les besoins en eau
Quelques équipements collectifs mais une majorité Quelques équipements collectifs mais une majorité
Les équipements collectifs
d’équipement individuel d’équipement individuel
L’accompagnement des Des exploitations centrées sur les productions Des exploitations végétales et animales (moins bien
porteurs de projet végétales maitrisées à Mayotte connues à cette échelle à Mayotte)
Structuration collective peu poussée sur la base du Structuration collective peu poussée sur la base du
La structuration collective
volontariat volontariat
La synergie avec les autres Avec les marchés locaux, et les coopératives voire les Avec les marchés locaux, et les coopératives, l’abattoir
dynamique en cours futures cuisines centrales de Malamani voire les futures cuisines centrales
Dissuasion par une présence continue (logement sous
Dissuasion par une présence continue (logement*) et
La sécurisation du site réserve d’acceptation par les services compétents) et
sécurisation du périmètre
sécurisation du périmètre
Valorisation des déchets végétaux et effluents
La valorisation des déchets Valorisation des déchets végétaux
d’élevage par épandage
La qualité de l’eau et de la Surface de maraichage importante moins favorable à Risque de contamination de l’eau par les effluents
biodiversité la biodiversité, utilisation d’intrants supérieure d’élevage (toutefois pas de captage AEP)
Persistance de la zone Consommation en eau importante en lien avec les
Consommation en eau réduite
humide surfaces de maraichage
Les continuités écologiques Maintien des ripisylves et cultures mélangées qui Maintien des ripisylves et cultures mélangées qui
(TVB) créent une diversité d’habitats sur le site créent une diversité d’habitats sur le site
Cultures fruitières sur les pentes favorables à la lutte Activités érosives sur la partie nord du site : cultures
Erosion et aléa inondation
contre l’érosion et à l’infiltration des eaux vivrières
- +
58
SOMMAIRE
1. Synthèse des éléments d’intrants issus de la phase 1
2. Proposition de scenarii d’aménagement
3. Analyse multicritère des scenarii
4. Sélection d’un scénario
5. Approfondissement du scénario retenu
6. Faisabilité du scénario retenu
7. Estimation des coûts
8. Programme opérationnel détaillé
59
CONCERTATION AUTOUR DU PROJET
IDENTITÉ VISUELLE DU PROJET
Zade Yatru
« Notre jardin »
Baada dhiki faradji
« Après les difficultés, le bonheur »
> Un projet de pôle agricole porteur d’ondes positives, après une période d’instabilité
60
CONCERTATION AUTOUR DU PROJET
RÉALISATION D’UN KAKÉMONO
61
CONCERTATION AUTOUR DU PROJET
IDENTITÉ VISUELLE DU PROJET
Planche de références Scénario 2 Bis
62
CONCERTATION AUTOUR DU PROJET
IDENTITÉ VISUELLE DU PROJET
Planche de références Scénario 3
63
CONCERTATION AUTOUR DU PROJET
DOCUMENT DIDACTIQUE SUPPORT POUR ENTRETIENS
COMPLÉMENTAIRES SUR LES 2 SCENARII
64
CONCERTATION AUTOUR DU PROJET
DOCUMENT DIDACTIQUE SUPPORT POUR ENTRETIENS
COMPLÉMENTAIRES SUR LES 2 SCENARII
65
CONCERTATION AUTOUR DU PROJET
RETOUR DES ACTEURS DE TERRAIN SUR LES SCÉNARIOS
Des scénarios qui sont cohérents avec les réalités de l’agriculture mahoraise
La diversité des productions présentes dans les 2 scénarios correspond bien aux réalités de l’agriculture
locale, marquée par la mixité et la complémentarité des productions agricoles, à travers la pratique de la
polyculture et de la polyculture-élevage.
Ce modèle du jardin mahorais, longtemps considéré comme « arriéré », correspond aujourd’hui au
nouveau modèle de développement agricole souhaité dans le cadre de la transition agroécologique
portée par l’Etat, et au cœur de programmes de recherche développés par le CIRAD et l’INRA.
Il est donc tout à fait cohérent que le futur pôle agricole de Mro Mouhou, en tant que vitrine de
l’agriculture mahoraise et lieu de démonstration de pratiques agricoles durables, repose sur ce
« modèle ».
Les scénarios modélisés correspondent aux politiques / projets portés par les acteurs du développement
agricole à Mayotte (DAAF, Conseil Départemental, RITA, CAPAM…) avec pour objectifs principaux :
- la professionnalisation du monde agricole,
- la valorisation des productions et pratiques agricoles mahoraises,
- et le développement de la productivité pour accroître l’autosuffisance alimentaire de l’île.
66
CONCERTATION AUTOUR DU PROJET
RETOUR DES ACTEURS DE TERRAIN SUR LES SCÉNARIOS
Les exploitations pressenties
L’approche seuil / taille critique pour les exploitations agricoles à installer sur le pôle est validée par les
acteurs locaux, notamment :
- pour avoir accès aux fonds européens et assurer ainsi la pérennité des exploitations et donc du pôle
agricole;
- pour installer des exploitations en capacité d’approvisionner le marché local (à travers les marchés, la
restauration collective ou les GMS).
Le Conseil Départemental estime qu’il est aussi envisageable, s’il manque des porteurs de projet sur les
modèles d’exploitation visés, d’installer de petits producteurs sur de petites surfaces, en les faisant
bénéficier de financements européens « De Minimis ».
La question de la pluriactivité est soulevée : le modèle dominant à Mayotte étant basé sur la diversité
des cultures, il faut laisser la possibilité à un porteur de projet de pouvoir développer une exploitation
diversifiée, avec la possibilité de pouvoir disposer de terrains dans plusieurs zones ciblées en fonction
des productions visées (par exemple d’avoir une parcelle en maraîchage et une en fruitier).
67
CONCERTATION AUTOUR DU PROJET
RETOUR DES ACTEURS DE TERRAIN SUR LES SCÉNARIOS
Un scénario préférentiel se dessinant
Le scénario 2, mixant productions animales et végétales, est plébiscité par les acteurs locaux
- Il correspond le mieux à la réalité de l’agriculture mahoraise, marquée par sa diversité et l’association
cultures / élevages ;
- Il répond à l’objectif de faire du pôle agricole une vitrine de cette agriculture, en représentant
l’ensemble des productions de l’île, pouvant servir de modèle pour des projets futurs ;
- Il permet de jouer la complémentarité entre élevage et cultures, notamment en matière de
fertilisation, et peut bénéficier des résultats du RITA (axe BioFerm), avec pour objectif l’intensification
agroécologique des productions ;
- L’élevage, notamment bovin, est au cœur de la sociologie rurale de Mayotte (notion de « banque sur
pied »), il apparaît difficilement envisageable de l’exclure du futur pôle ;
- Le développement des filières viande est un point essentiel pour l’autosuffisance alimentaire de
Mayotte, et les projets d’abattoir bovin et avicole vont avoir besoin d’apport ;
- La diversité des productions visées permettra de trouver plus facilement des candidats à l’installation
pour chacun des types de production envisagés.
68
CONCERTATION AUTOUR DU PROJET
RETOUR DES ACTEURS DE TERRAIN SUR LES SCÉNARIOS
Des questions restant en suspens pour l’opérationnalisation du projet
Certains freins spécifiques sont mentionnés, et devront être anticipés :
- La construction de plus de 2000 m² de serres nécessite un permis de construire ;
- Les débouchés représentés par les abattoirs et la cuisine centrale ne sont pas opérationnels, ce qui
peut impacter le démarrage des exploitations, notamment d’élevage.
Surtout, aux yeux des acteurs contactés, un certain nombre de questions restent en suspens, et doivent
être traitées pour assurer l’opérationnalité et la pérennité du futur pôle agricole :
- Définir les modalités de mise à disposition des parcelles, reposant sur un « contrat » clair qui précise
toutes les dimensions attendues ; l’objectif de ce « contrat » devant être de s’assurer que les
exploitants installés produisent effectivement, et s’engagent à le faire dans la durée (à ce titre, une
solution serait de mettre à disposition les parcelles graduellement : d’abord 1 ha, afin que le producteur fasse ses
preuves, avant d’avoir un second ha mis à sa disposition pour développer son exploitation).
- Prévoir les modalités d’interaction entre les différentes exploitations créées, pour l’utilisation des
équipements communs, l’échange de pratiques agronomiques, les échanges de « matière » entre
éleveurs et cultivateurs (fourrages, fumures…).
- Définir les modalités d’accompagnement des porteurs de projet (aide au montage de dossiers
européens, suivi administratif et technico-économique, etc.).
69
CONCERTATION AUTOUR DU PROJET
RETOUR DES ACTEURS DE TERRAIN SUR LES SCÉNARIOS
- Eventuellement élaborer un « guide » portant sur les bonnes pratiques agricoles à mettre en œuvre,
élaboré en partenariat avec les acteurs concernés (RITA, coopératives…) pour faciliter le travail des
porteurs de projet installés.
- Opter pour une gouvernance du pôle sur le long terme, pour ne pas laisser les exploitations en auto-
gestion au bout de 3 ans (ce qui conduira inévitablement à des conflits portant sur les équipements
collectifs, l’accès à l’eau, etc.).
- Planifier une médiation avec les populations locales pour éviter les conflits, non seulement avec les
clandestins actuellement sur site, mais aussi avec les habitants, afin qu’ils accueillent des
« étrangers » à la commune sans leur poser de difficultés.
- Définir clairement dans le cadre d’un cahier des charges les modalités de commercialisation des
productions (approvisionnement des marchés de Bandrélé, de la future cuisine centrale, possibilité
d’adhésion à une coopérative…).
Ces préconisations formulées par les acteurs locaux se rejoignent sur la nécessité d’élaborer
un cahier des charges précis destiné à encadrer le fonctionnement du futur pôle agricole.
70
SOMMAIRE
1. Synthèse des éléments d’intrants issus de la phase 1
2. Proposition de scenarii d’aménagement
3. Analyse multicritère des scenarii
4. Sélection d’un scénario
5. Approfondissement du scénario retenu
6. Faisabilité du scénario retenu
7. Estimation des coûts
8. Programme opérationnel détaillé
71
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO
CARACTÉRISATION DES EXPLOITATIONS AGRICOLES MINIMALES
a) Analyse économique : dimensionnement des exploitations : synthèse
Pour le pôle agricole, voici en synthèse les productions retenues, et la taille nécessaire à des
exploitations professionnelles viables, calculées sur la base des hectares pondérés fixé par la daaf et
validés en COPIL. Attention il ne s’agit pas d’un scénario figé mais bien d’une base estimée pour
développer nos projections.
Surface retenue Nombre d’exploitations
Type de production
(ha/exploitation) retenu dans le scénario
Cultures maraîchères plein champ 2 1
Productions
végétales
Cultures vivrières 1,5 2
Cultures mélangées 2 2
Elevage bovin viande 3 1
Elevage Elevage avicole (poulets de chair) 1 2
Elevage avicole (œufs) 0,75 1
72
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO
CARACTÉRISATION DES EXPLOITATIONS AGRICOLES MINIMALES
b) Analyse économique : viabilité économique des exploitations
La taille des exploitations proposée dans ces scénarios doit permettre aux exploitations installées sur le
pôle agricole d’atteindre une viabilité économique :
- pour les productions végétales, les exploitations modélisées atteignent 3 à 4 fois la taille moyenne des exploitations
mahoraises (0,45 ha à Mayotte, 0,31 ha à Bandrélé).
- une exploitation de 10 bovins viande correspond aux 10% d’exploitations d’élevage les plus importantes en taille à
Mayotte.
- une exploitation de 3000 poules pondeuses représente 2 fois l’effectif moyen des exploitations avicoles
mahoraises.
Concernant l’élevage bovin, le seuil de 3 ha défini ne garanti pas d’atteindre une totale autosuffisance
fourragère.
Mais c’est le cas de la plupart des exploitations mahoraises, qui ne sont pas autosuffisante, notamment en saison
sèche, et doivent avoir recours à des concentrés et/ou des prélèvements en forêt (avocat marron, tulipier du Gabon,
etc.). La ration des animaux pourrait ici être également complétée par des résidus des productions végétales du pôle.
73
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO
d) EVOLUTION DES PRODUCTIONS MARAÎCHÈRES
● Le scénario prévoit de s’orienter vers du maraîchage plein champ : assez faciles à mettre en œuvre, demandant
peu d’investissement, et reposant sur des itinéraires techniques abordables pour les producteurs.
● Toutefois, il est également envisageable d’opter pour des cultures sous serres qui nécessiterait des
investissements plus conséquents, liés à l’installation des serres et des équipements afférents (notamment
réseau d’adduction d’eau). Elles demandent également une plus forte technicité des agriculteurs. Mais elles
pourraient présenter plusieurs avantages, en permettant de proposer des productions en contre-saison :
○ Dynamisation des marchés de Bandrélé en permettant de les approvisionner en continu, sans rupture
durant la saison des pluies ;
○ Plus value apportée aux productions, avec un coût de vente supérieur en contre-saison (de 1,5 à 4 €/kg
pour la tomate, de 2 à 5 €/kg pour la salade)
○ Moindre concurrence en cas de produits contre-saison, face à un marché saturé en pleine saison
(notamment par des productions « informelles » vendues à bas coût en bord de route) ;
○ Augmentation du chiffre d’affaire des exploitations et donc renforcement de leur pérennité
Quoiqu’il en soit le scénario ne peut être figé et nous préconisons de soutenir une
transition progressive des exploitations maraîchères vers des systèmes plus
professionnels leur permettant de vivre convenablement de leur métier d'agriculteur
74
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO
e) ARBITRAGE ÉLEVAGE PLEIN AIR / ELEVAGE HORS SOL
● Le scénario prévoit, concernant l’élevage de poulets de chair, de s’orienter vers un élevage de plein air. Ce
type d’élevage permet de viser des productions de qualité, répondant aux nouvelles attentes des
consommateurs. Il permet également de pouvoir obtenir des labellisations (poulets fermiers voir AB), qui
nécessitent d’avoir des parcours. Enfin, il contribue au bien être animal.
● Toutefois, il est également envisageable d’opter pour un élevage hors-sol. Opter pour du hors-sol aurait
plusieurs avantages
- Réduction des risques sanitaires en optant pour des bâtiments « dynamiques » ;
- Réduction des risques de vols ;
- Moindre emprise foncière des productions avicoles sur le site.
En optant pour un élevage hors-sol, les 1.6 ha initialement prévus pour les parcours des volailles de chair
pourraient être ré-affectés : à l’exploitation d’élevage bovin, pour assurer son autonomie fourragère, en
passant de 3 ha à 4.6 ha ou à une nouvelle exploitation en productions végétales, permettant d’accroître le
volume de production du pôle.
Privilégier l’élevage en plein air serait davantage en adéquation avec les objectifs fixés au départ à savoir
“soutenir une agriculture respectueuse de l’environnement et de la santé humaine”. Elle pourrait être un pré
requis exigé pour l'installation des porteurs de projet sans pour autant exclure des projets fiables qui ne
répondent pas à ce critère mais en leur donnant l’opportunité d’évoluer.
75
FAISABILITÉ DU SCÉNARIO RETENU
CULTURES MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
f) Aménagement du site
Ripisylve 2,9 ha
Desserte interne 0,9 ha
Zone de bâti 0,7 ha
Elevage bovin 3 ha
Poulets de chair 2 ha
Poules pondeuses 0,75 ha
Maraîchage 2 ha
Cultures vivrières 3 ha
Cultures mélangées 4 ha
Zone stockage eau 0,5 ha
Bambou 0,2 ha
Environ 1350 m de pistes ou
voiries à réaliser.
Zone de bâti (0,7 ha) incluant
espace de stationnement
76
SOMMAIRE
1. Synthèse des éléments d’intrants issus de la phase 1
2. Proposition de scenarii d’aménagement
3. Analyse multicritère des scenarii
4. Sélection d’un scénario
5. Approfondissement du scénario retenu
6. Faisabilité du scénario retenu
7. Estimation des coûts
8. Programme opérationnel détaillé
77
FAISABILITÉ DU SCÉNARIO RETENU
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO : CULTURES
MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
a) Approfondissement au regard des 4 objectifs prioritaires identifiés par l’EPFAM
CIRCUITS COURTS
★ L’activité de commercialisation est une activité à part entière qui demande du temps. Un agriculteur en
installation a besoin de se concentrer essentiellement sur la production. Il faut lui proposer dès maintenant des
opportunités de commercialisation
★ Les acteurs ont convenu lors du dernier COPIL que le marché de la ville ne peut pas être le seul point de
distribution (encombrement saisonnier et volume d’écoulement insuffisant)
★ Il faut clarifier les modalités de redistribution envisagées dans les marchés de ville
★ Dans un contexte de craintes sanitaires, il faut que les produits issus du pôle se démarquent des autres en
mettant en avant la traçabilité et des pratiques d’agriculture raisonnée
★ Présence d’une offre ultra concurrentielle en bord de route dont il faut se démarquer
➔ Créer un point de vente sur le site avec une identité forte : produits locaux, sains et de qualité
➔ Accueillir le projet de point de vente de l’Ucoopam sur le site : bénéficier de la “bonne image” des
magasins Coopac / assurer une diversité et régularité de l’offre / Offrir de nouveaux débouchés aux
producteurs via une redistribution vers les GMS
➔ Créer une petite tuerie (bâtiment de 40 à 55 m²) qui pourrait être installée sur site, pour autonomiser
les producteurs et ne pas les rendre dépendants de projets externes (abattoir de Kahani, dont on ne
connaît pas les échéances)
78
FAISABILITÉ DU SCÉNARIO RETENU
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO : CULTURES
MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
a) Approfondissement au regard des 4 objectifs prioritaires identifiés par l’EPFAM
APPROVISIONNEMENT DES CANTINES SCOLAIRES
★ Le marché de la restauration scolaire est très difficile à contenter. Les exigences en termes de prix, de quantité et
de régularité sont difficiles à atteindre pour un groupement de seulement 3 exploitations en maraîchage.
★ A l’heure actuelle il n’y a pas de cantine dans les établissements de Bandrele. C’est la société Panima qui assure
une liaison froide avec des sandwichs. Le prix du repas (moins de 2 €) ne leur permet pas de s’approvisionner en
production locale hormis sur la papaye verte.
➔ Proposer à la mairie de lancer un dispositif type « un fruit pour la récré » dans le cadre duquel les
producteurs vivriers et en cultures associées pourraient livrer des fruits dans les écoles de la commune.
➔ Aménager une chambre de mûrissement pour la maturation de stocks homogènes de bananes.
➔ Prévoir un atelier de découpe des fruits qui permettrait de préparer des portions à livrer aux enfants
(ananas, papaye).
➔ Faire de la sensibilisation auprès des scolaires de Bandrélé sur l’alimentation / la diététique / la qualité
des produits, en s’appuyant sur le pôle
79
FAISABILITÉ DU SCÉNARIO RETENU
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO : CULTURES
MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
a) Approfondissement au regard des 4 objectifs prioritaires identifiés par l’EPFAM
AGRICULTURE BIOLOGIQUE
★ Attention à la proximité des exploitations biologiques avec les effluents d’élevage
★ Attention aux résidus (pesticides et autres) présents dans les sols, issus de l’exploitation actuelle du site
★ Attention à la qualité des eaux (contaminations en amont du site)
★ Filière pas encore structurée : pas d’opérateurs amont et pas d’organismes certificateurs
★ Mais un projet européen multi partenarial de structuration de la filière biologique en cours
➔ Créer un partenariat avec le projet européen 1641 pour accueillir sur le site des agriculteurs souhaitant
s’engager dans le BIO
➔ Sécuriser le bassin amont du Mro Mouhou pour assurer la qualité des eaux venant irriguer les cultures. Il
est nécessaire de s’assurer que le bassin amont n’est pas pollué par des résidus de pesticides
80
FAISABILITÉ DU SCÉNARIO RETENU
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO : CULTURES
MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
a) Approfondissement au regard des 4 objectifs prioritaires identifiés par l’EPFAM
FORMATION PROFESSIONNELLE
★ Un projet d’installation est toujours risqué : l’agriculteur ou l’éleveur devra développer de nouveaux itinéraires
spécifiques adaptés à sa nouvelle exploitation ou apprendre le métier dans le cas d’une première installation
★ Il est important d’accompagner les professionnels dans ce processus en leur permettant d'acquérir une maîtrise
technique parfaite de leur exploitation, associée à une maîtrise de la conduite d’une entreprise (compta /
gestion, réglementation, etc.) indispensable pour solliciter des financements FEADER
➔ Accompagner les professionnels dans leur projet d’installation par la mise en place d’un dispositif de
recherche action sur le site
➔ Développer un partenariat avec l’exploitation agricole du lycée de Coconi pour trouver des synergies en
matière d'expérimentation/diffusion de pratiques agricoles
➔ Mettre en place une parcelle test (plein champs et sous abri) avec la mise en oeuvre
d’expérimentations par un conseiller technique
➔ Proposer un accompagnement technique spécifique par un conseiller présent sur site 1 à 2 jour par
semaine
➔ Développer un accompagnement en matière de comptabilité / gestion, en mettant à disposition un
conseiller, voir en créant un petit centre de gestion associé au site.
81
FAISABILITÉ DU SCÉNARIO RETENU
APPROFONDISSEMENT DU SCÉNARIO : CULTURES
MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
a) Approfondissement au regard des 4 objectifs prioritaires identifiés par l’EPFAM
RENFORCEMENT FILIÈRE
Le renforcement d’une filière passe par plusieurs étapes
★ Le soutien à la production : formation des professionnels, conseils techniques, appui à la gestion et au
développement de l’activité
★ Le développement des canaux de commercialisation et notamment des circuits courts valorisant le revenu des
professionnels
★ Le regroupement des acteurs via des organisations de producteurs fortes et représentatives
➔ Intégrer le groupement d’employeur Tifaki Ya Malavouni pour favoriser l’accès à la main d’oeuvre
déclarée
➔ Nous ne préconisons pas la constitution d’une organisation de producteurs coûte que coûte car sans une
réelle volonté initiale des professionnels celle ci ne fonctionnera pas mais des formations peuvent être
envisagées pour sensibiliser le groupement aux avantages de la structuration collective.
82
FAISABILITÉ DU SCÉNARIO RETENU
CULTURES MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
b) OUTILS FONCIERS ET PROCÉDURES : Zonage PLU
Le PLU
A ce jour, la zone d’étude est classée en zone A sur sa
partie haute, en zone Ne sur sa partie basse, et en
zone Nps le long des ravines.
Le zonage A correspond à des zones équipées ou non
à protéger en raison du potentiel agronomique,
biologique ou économique des terrains agricoles.
Ces espaces fonciers sont donc compatibles au
projet.
Les zones naturelles et forestières :
•Le zonage Ne correspond à des espaces naturels
éloignés du littoral,
•Le zonage Nps correspond à des espaces naturels de
protection stricte.
Ces secteurs n’ont donc pas de vocation agricole.
Zone A
Zone Ne
Zone Nps
83
FAISABILITÉ DU SCÉNARIO RETENU
CULTURES MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
b) OUTILS FONCIERS ET PROCÉDURES : Zonage PLU
A Ne Nps
Sont autorisées : ● Construction à usage agricole ● Sont interdites les constructions à
● Les constructions ou installations interdite, notamment usage agricole, notamment
liées aux activités agricoles et ● Amélioration, extension et ● Sont autorisés : amélioration,
forestières, reconstruction autorisée extension et reconstruction
● Son admis à conditions d’intégration ● Son admis à conditions d’intégration
● Les réalisations de travaux de mises paysagère et architecturale : chemins non paysagère et architecturale : chemins non
aux normes des exploitations à bitumés ni cimentés, les objets mobilisés à bitumés ni cimentés, les objets mobilisés à
conditions que les effluents l’accueil et à l’information du public, les l’accueil et à l’information du public, les
d’origine ne soient pas accrus, équipements liés à l’hygiène et la sécurité équipements liés à l’hygiène et la sécurité
● L’amélioration, l’extension limitée ● Sont admis à conditions d’intégration ● Sont admis à conditions d’intégration
paysagère et architecturale les aires de paysagère et architecturale les aires de
ou la reconstruction des stationnement, non bitumées et non stationnement, non bitumées et non
constructions existantes. cimentées, indispensables à la cimentées, indispensables à la
fréquentation et à la prévention de la fréquentation et à la prévention de la
dégradation des espaces par la résorption dégradation des espaces par la résorption
du stationnement irrégulier sans du stationnement irrégulier sans
accroissement de la capacité, sans autre accroissement de la capacité, sans autre
possibilité d’implantation possibilité d’implantation
Construction de locaux liés aux activités agricoles possible dans la zone A. Les constructions dans la zone
Ne ne sont pas autorisées. Mise en conformité nécessaire des documents d’urbanisme pour faire évoluer
la zone Ne en zone A (hameau agricole)
84
FAISABILITÉ DU SCÉNARIO RETENU
CULTURES MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
c) Estimation des besoins en main d’œuvre des exploitants
Typologie de Surfaces affectée
Ratio Besoin pour le pôle
production dans le pôle
Cultures maraîchères 2 ha 1,7 ETP / ha 3,4 ETP
Cultures vivrières 3 ha 1 ETP / ha 3 ETP + main d’œuvre temporaire
(informelle)
Cultures mélangées 4 ha 1,3 ETP / ha 5,2 ETP + main d’œuvre temporaire 17,6 ETP + main
(informelle) d’œuvre
Besoin en main
temporaire
d’œuvre agricole Elevage bovin 3 ha 1 ETP / exploitation 1 ETP
Elevage avicole 2 ha 2 ETP / exploitation 4 ETP Source DAAF
(chair)
Elevage avicole 0,75 ha 1 ETP / exploitation 1 ETP
(œufs)
➔ Des rapprochements sont à envisager avec l’association groupement d’employeur Tifaki Ya
Malavouni afin de garantir le recours à une main d’oeuvre déclarée
➔ Cette association permet en outre de recruter les salariés via des contrats aidés soit un faible
coût de la main d’oeuvre pour les exploitants (2 à 3 € de l’heure)
➔ Le recrutement de salariés mutualisés entre les exploitants pourra être envisagé
➔ Incertitude qui demeure sur la ré attribution exceptionnelle de contrat aidés dans le domaine
agricole par la DIECCTE et la préfécture
85
FAISABILITÉ DU SCÉNARIO RETENU
CULTURES MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
d) Besoin et gestion de l’eau (1/3)
Type de productions implantées Surfaces concernées (ha) Besoin annuel en eau (m3) Calcul
2 ha X 6720 m3 de besoin annuel pour
Maraîchage 2 13 500
les cultures maraîchères
4ha X 4130 m3 (besoin annuel canne
fourragère X2 pour les cultures
Cultures mélangées 4 16 520
vivrières et le manioc + banane +
maraîchage /4)
3 ha X 1700 m3 (besoin annuel canne
Cultures vivrières 3 5000
fourragère)
3 X 3000 m3 (besoin annuel en eau
Elevage avicole 2,75 9000 pour un élevage avicole selon les
références du RITA)
1,5 ha de cultures fourragères X 1700
Elevage bovin 3 2 500
m3 (besoin annuel canne fourragère)
Total 14,75 46 000 m3 d'eau
Le scénario retenu aurait besoin de 46 000 m3 d’eau.
Ces besoins ont été évalués à partir des besoins en eau identifiés par le SDHA
Pour l’élevage bovin, a été pris en compte la possibilité d’irrigation des cultures herbacées mises en place sur
l’exploitation, afin de maximiser leur productivité et donc l’autosuffisance alimentaire du troupeau.
Le volume d’eau nécessaire pour les élevages avicoles a été déterminé à partir des références ITR du RITA (l’essentiel
des besoins en eau concerne le nettoyage des bâtiments).
86
DEUXIEME CYCLE : AMENAGEMENT
BESOIN ET GESTION DE L’EAU
- L’eau peut être accumulée durant les 6 mois les plus pluvieux pour être stockée dans un bassin de
retenu des eaux de ruissellement et ainsi fournir les exploitants durant les 6 mois les plus secs.
- Ce principe permet de ne pas prélever directement dans la rivière (sauf en cas d’inondation)
- Le nombre de m3 d’eau nécessaire à l’irrigation des cultures à La Réunion est de 2,7 m3/heure/ha. En
moyenne, les cultures ont besoin d’être arrosées environ 1 heure par jour (par tranche de 20 minutes
par exemple). Pour Mro Mouhou, ceci supposerait que le besoin en irrigation serait d’environ 6 000
m3 (2,7 X 6 ha de culture X 365 jours).
- Compte tenu des conditions climatiques plus sèches à Mayotte, il semble qu’il soit nécessaire de
réaliser un stockage de près de 8000 m3 sur l’année. Un bassin de 4000 m3 permettrait d’apporter de
l’eau durant la période sèche
Quantité eau
Besoin en eau annuel 4 000 m3
Apport en pluviométrie 1 171 mm
Novembre à Avril 85 % pluie annuelle
87
FAISABILITÉ DU SCÉNARIO RETENU
CULTURES MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
d) Besoin et gestion de l’eau (3/3) : Réservoir d’Eau Enterré Plein de Sable (REEPS)
Le bassin de retenu des eaux de ruissellement pourrait être complété par un système de REEPS. Fonctionnement du
REEPS : Volume de sable enterré stocké dans une géomembrane. 100 m3 de sable permettent de stocker 23 m3 d’eau
(rendement 23%)
- Remplissage par eau de pluie en saison humide et utilisation toute l’année
- Pas d’évaporation
- Réduction des maladies liées aux eaux stagnantes
Coût : 30 000 € pour un REEPS de 100 m3 d’eau (434 m3 de sable)
Nous préconisons 1 REEPS de 100 m3 d’eau par Exploitation ( 9 REEPS au total)
Réseau de REEPS REEPS
Retenue eaux ruissellement
de 4000 m3 Arrivée d’eau filtrée Pompe
depuis le réservoir
Géomembrane
REEPS
2m Sable rempli d’eau
Puits
Crépine de fond
88
FAISABILITÉ DU SCÉNARIO RETENU
CULTURES MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
e) Impact environnemental
❖ Le gestionnaire du site aura à sa charge les diverses procédures au titre du code de
l'environnement qui pourraient être nécessaires pour les aménagements communs :
● déclaration ou autorisation au titre de la loi sur l'eau pour les prélèvements d'eau
● dérogation au titre des espèces protégées pour les travaux d'aménagement du pôle (pistes,
bâtiments, réseaux...)
● Demande d’autorisation de captage
❖ Les exploitants auront à leur charge les procédures directement liées à leur activité :
● dossiers de déclaration ICPE pour les élevages dépassant certains seuils
● Géomembrane
tout éleveur doit, initialement, disposer d’un plan d’épandage des matières organiques
2m produites par son exploitation (effluents d’élevage,
Sable rempli d’eau fumiers, composts non normalisés,
fientes, …). Par la suite, pour les « gros » élevages ressortissants des Installations classées
Puit
pour la protection de l’environnement (ICPE), un cahier d’épandage, permettant le suivi de
l’épandage des matières organiques de l’exploitation,
Crépine de fond doit être rempli.
● Souscrire au Bonnes pratiques Agro-Environnementales (BPAE) dans le cadre de financements
européens
89
FAISABILITÉ DU SCÉNARIO RETENU
CULTURES MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
f) Définition des besoins en bâtiments, équipements, matériels et dispositifs de sécurité
➢ Dans un second temps, d’autres aménagements mutualisés pourront être envisagés sur le site tel
que bureau, local de stockage de petits matériels, hangar de stockage de gros matériel type
tracteur, chambre froide de stockage, salle de réunion, espace de cuisine, composteur,… etc.
➢ D’autres équipements plus importants pourront ensuite être envisagés dans un dernier temps :
petite tuerie, atelier de transformation agro alimentaire, murisserie de banane, magasin de
vente de produits locaux, magasin d’approvisionnements
➢ A ce stade il nous semble prématuré d’envisager la réalisation de ces constructions pour plusieurs
raisons :
- Nous ne connaissons pas encore les besoins réels des futurs utilisateurs qui ne sont pas
encore installés sur site
- Il faudra faire correspondre des besoins très divers entre éleveurs et agriculteurs ce qui
compliquera la dotation en équipements
- Afin de responsabiliser les professionnels, il est conseillé de leur laisser la maitrise d’ouvrage
sur la réalisation des constructions et des aménagements qui constitueront leur futur outil
de travail cependant cela ne dispense pas les pouvoirs publics d’un accompagnement
nécessaire des porteurs de projets pour leur permettre de réaliser ces investissements :
dimensionnement, recherche de financement, montage des dossiers européens,….
90
FAISABILITÉ DU SCÉNARIO RETENU
CULTURES MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
f) Définition des besoins en bâtiments, équipements, matériels et dispositifs de sécurité (2/3)
Préconisations
A ce stade il nous semble prématuré d’envisager la dotation d’une CUMA en matériels
agricoles pour plusieurs raisons :
- Nous ne connaissons pas encore les besoins réels des futurs utilisateurs
- Il faudra faire correspondre des besoins très divers entre éleveurs et
CUMA
agriculteurs ce qui compliquera l’achat d’équipements
- Aucune CUMA n’existe pour le moment sur le territoire et les tentatives ont
souvent été infructueuses : casse, panne, impayés
Préconisations
Privilégier les protections en grillage : solides, efficaces, rapides à mettre
Dispositifs de
Contre les vols
en place (par rapport à des arbustes répulsifs) et favorisant une certaine
sécurité intégration paysagère
Construire une maison de gardien
91
FAISABILITÉ DU SCÉNARIO RETENU
CULTURES MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
f) Définition des besoins en bâtiments, équipements, matériels et dispositifs de sécurité (2/3)
Dans un second temps pourront être prévu de nouveaux équipements en
fonction du développement de la zone et des exploitants présents :
Typologie d’équipements Exploitants ciblés Surfaces
Elevage de poulets à
Petite tuerie 55 m²
chair
Atelier de transformation
Exploitants des cultures 90 m²
agroalimentaire
Besoin en bâtiments Magasin de vente Tous les exploitants 45 m²
dans un second temps
Magasin d’approvisionnement Tous les exploitants 75 m²
Mûrisserie de banane Exploitants des cultures 75 m²
Surface totale (SDP) 340 m² incluant les circulations (environ 15%)
92
SOMMAIRE
1. Synthèse des éléments d’intrants issus de la phase 1
2. Proposition de scenarii d’aménagement
3. Analyse multicritère des scenarii
4. Sélection d’un scénario
5. Approfondissement du scénario retenu
6. Faisabilité du scénario retenu
7. Estimation des coûts
8. Programme opérationnel détaillé
93
ESTIMATION DES COÛTS
CULTURES MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
a) Coût global du scénario (1/3)
Fourchette basse Fourchette haute
Aménagements extérieurs (réseaux, voirie, stationnement, mise au
3 540 000 € 4 320 000 €
propre des parcelles)
Schéma hydraulique (stockage et distribution de l’eau agricole) Dotation 800 000 €
Bâtiment (Maison du Gardien). 200 000 € 240 000 €
Dispositifs de sécurité (clôture, portail, etc.) 140 000 € 180 000 €
Coût global d’investissement 4 660 000 € 5 520 000 €
94
ESTIMATION DES COÛTS
CULTURES MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
a) Coût global du scénario (2/3)
95
ESTIMATION DES COÛTS
CULTURES MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
a) Coût global du scénario (3/3)
Quantité Coût unitaire Coût
Aménagements extérieurs
Défrichage 12000 m² 30 360 000 €
Désencombrement 1500 m² 15 22 500 €
Terrassement (plateforme espace bâti) 12000 m3 30 360 000 €
Epierrage - 10 - €
Voirie viabilisée (dont EP, EU, AEP, électricité, téléphone) 300 ml 1400 420 000 €
Voirie agricole (type piste) 1020 ml 600 612 000 €
Viabilisation des exploitations agricoles (Electricité, EP, téléphone) 500 ml 400 200 000 €
Franchissement de ripisylve (passage radier) 1 u 100000 100 000 €
Transformateur électrique 2 u 200000 400 000 €
Câble de puissance 500 ml 1000 500 000 €
Groupe électrogène de secours 1 u 40000 40 000 €
Stationnement 30 u 8000 240 000 €
Bassin de rétention en compensation de l'imperméabilisation des sols 1000 m² 100 100 000 €
Sous-total 3 355 000 €
Etudes et aléas (25 %) 838 750 €
Total 4 190 000 €
Schéma hydraulique du site
Bassin de stockage pour irrigation + REEPS (X9) 8000 m3 480 000 €
Réseau d'irrigation 1000 ml 180 180 000 €
Compteur d'eau individuel + station pompage 9 u 25000 225 000 €
Récupération eau de pluie 1 u 10000 10 000 €
Sous-total (25%) 895 000 €
Etudes et aléas 223 750 €
Dotation schéma hydraulique du site 1 120 000 €
Bâtiments
Immobiliers support de l'activité agricole 637 m² 1 278 500 €
-Bureaux (9 de 5,7 m²) 52 m² 2000 104 000 €
-Espaces communs pour le pôle (cusine, salle de réunion, sanitaires) 70 m² 2000 140 000 €
-Maison du gardien 85 m² 2200 187 000 €
-Local de stockage petits matériels (10 de 25m²) 225 m² 2000 450 000 € 96
-Local de stockage des productions végétales(1 de 30m², 5 de 20 m²) 180 m² 2000 360 000 €
ESTIMATION DES COÛTS
CULTURES MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
b) Evaluation des recettes potentielles
⮚ A titre de référence le prix du bail agricole fixé par le conseil départemental à 199 €/ha/an
⮚ Le système de métayage avec des prélèvements aléatoires de produits agricoles par les propriétaires
des terrains ou de paiement en journée de travail est encore pratiqué à Mayotte
⮚ Une grande variabilité des revenus agricoles selon la type d’exploitation et sa vocation (vivrière ou
orientée marché)
Estimation des revenus agricoles moyens : 8000 €/ha/an (source DAAF, 2017)
Estimation des revenus élevage poulet chair : 41 000 €/an (source RITA, 2017)
⮚ Nous préconisons une construction du loyer sur une base fixe et une base variable
○ Base fixe : 30 % du revenu agricole moyen calculé par la DAAF soit 2 400 €/ha/an
○ Base variable : Calculée sur les volumes de production ou sur le chiffre d’affaire. Si cette base
est calculée sur le chiffre d’affaire, il conviendra de placer la tenue d’une comptabilité comme
un prérequis essentiel à l’installation dans le pôle
⮚ Nous préconisons une augmentation progressive des loyers de manière à soutenir les agriculteurs
en installation durant les premières années
97
ESTIMATION DES COÛTS
CULTURES MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
b) Estimation des recettes
Evaluation des recettes : deux hypothèses pour prendre en compte les périodes de vacances, des impayés, etc.
• Une hypothèse basse : 50% des recettes potentielles perçues
• Une hypothèse haute : 90% des recettes potentielles perçues
Année 1 à année 5 Année 6 à année 10 Année 11 à année 15
Base fixe (totalité Base fixe (totalité
des terrains des terrains
Base fixe (½ des Total sur 15 ans
occupés) + Base occupés) + Base
terrains occupés)
variable (+15 % variable (+30 %
base fixe) base fixe)
Hypothès
43 500 € 100 050 € 113 100 € 256 650 €
e basse
Hypothès
78 300 € 180 090 € 203 580 € 461 970 €
e haute
• Pour les recettes il n’a pas été pris en compte une éventuelle taxe sur l’irrigation (permettant de
responsabiliser et raisonner l’usage en eau).
98
ESTIMATION DES COÛTS
CULTURES MÉLANGÉES ET ÉLEVAGE
➢ Prend en compte les coûts relatifs à l’énergie, au gardien et à la maintenance du bâti
Emploi :
3 postes de gardien à temps plein toute l’année :
2500 € X 12 mois = 60 000€ / an
Electricité et eau pour la maison du gardien :
Electricité estimée à 3 000 € par an
Eau estimée à environ 1 000 € par an
Entretien courant du bâti
4% investissement = 8 800 € / an
Géomembrane
Entretien courant voirie viabilisée (provision pour reprise totale au bout de 10 ans)
8% 2investissement
m
= 33 600 € / an Sable rempli d’eau
Entretien courant clôture (1/8 à reprendre chaque année)
12,5% investissement = 15 938€ / an
TOTAL Coûts de fonctionnement : 122 338 € / an
99
SYNTHÈSE DU SCÉNARIO RETENU
c) Synthèse
Scénario retenu
• Cultures maraîchères : 2 ha
• Cultures vivrières : 3 ha
Surface par • Cultures mélangées : 4 ha
typologie de • Elevage bovin (viande) : 3 ha
production • Elevage avicole : 2,75 ha
⮚ Surface totale : 14,75 ha
Besoin en eau 46 000 m3
Nombre
9 exploitations
d’exploitation
Emplois générés 17,6 ETP + main d’œuvre temporaire
Environ 1350 m de voirie viabilisée ou pistes
Maison du gardien
Impact en terme Réserver foncier pour futurs équipements des
d’aménagement exploitants qui pourraient être prévus dans un
second temps (stockages, bureaux, espaces
communs, petite tuerie, magasin vente, etc.)
Coût global Entre 5 270 000 et 6 190 000 €
100
SOMMAIRE
1. Synthèse des éléments d’intrants issus de la phase 1
2. Proposition de scenarii d’aménagement
3. Analyse multicritère des scenarii
4. Sélection d’un scénario
5. Approfondissement du scénario retenu
6. Faisabilité du scénario retenu
7. Estimation des coûts
8. Programme opérationnel détaillé
101
RAPPEL DE LA PROGRAMMATION
LES 3 GRANDS CYCLES DE MISES EN OEUVRE
Structuration progressive des professionnels qui s’impliquent
progressivement dans la gestion du site
Cycle 1 : Année 2019 - 2020 Cycle 2 : Année 2020- 2021 Cycle 3 : Année 2022 - 2023
PREMIÈRE PHASE AMÉNAGEMENT DU SITE LIVRAISON ET STRUCTURATION
D’INSTALLATION DES DU PÔLE
PORTEURS DE PROJET
• 1ère phase d’appel à projet Aménagement du site • Livraison du pôle
en vue de l’installation de • 3ème phase d’AAP
professionnels • 2ème phase d’AAP • Conventionnement 3ème
• Conventionnement de • Conventionnement 2ème année
plusieurs professionnels pour année • Signature de baux
une année emphytéotiques
• Formation technique et sur la
• Pas d’aménagement du site structuration collective • Emergence d’une structure
à ce stade collective privée
Réalisation des études préalables et Déclaration de projet valant mise en Nouveaux équipements
conformité des documents d'urbanisme communs ?
Attention la structuration des professionnels dépendra de la qualité des porteurs
de projets identifiés et de leur motivation à se réunir au sein d’une structure en
mobilisant des moyens pour la faire fonctionner.
102
GOUVERNANCE ET STRATÉGIE
D'OPÉRATION
LES DIFFÉRENTES STRATES DE GESTION DU SITE
GESTION DE L’AMENAGEMENT DU SITE
Première phase d’aménagement par une
maitrise d’ouvrage publique puis seconde
phase d’aménagement par les professionnels
GESTION DE L’ENTRETIEN ET DE LA MISE A DISPOSITION DU SITE
Structure en charge de la gestion et de l’entretien du site, de la mise à
disposition des parcelles et du conventionnement avec les agriculteurs
Evoluer d’une gestion 100 % publique vers une gestion
publique/privée pour aboutir vers une gestion 100 % privée
GESTION DE L’EXPLOITATION AGRICOLE DU SITE
Evoluer d’une exploitation par des entités agricoles
individuelles vers la création d’une organisation
professionnelle collective (association, coopérative, Cuma)
103
GOUVERNANCE ET STRATÉGIE
D'OPÉRATION
GESTION DE L’ENTRETIEN ET DE LA GESTION DU SITE CYCLE 1
MISE A DISPOSITION DU SITE
Gestion 100 % publique
La première modalité de gestion du pôle agricole de Mro Mouhou envisageable est une gestion 100% publique,
réalisée par un opérateur public
2 cas de figure sont possibles :
• Gestion par la commune, en tant que principal propriétaire foncier (le Conseil Départemental déléguant à la
commune la gestion des terrains lui appartenant), lui permettant d’œuvrer au développement économique local
et d’appuyer sa politique en direction de l’approvisionnement des marchés et de la population locale.
• Gestion par la Communauté de Communes du Sud, au titre de sa compétence en matière de développement
économique (délégation par la commune et le CD), permettant de faire le lien entre le pôle de Mro Mouhou et les
autres politiques portées par l’intercommunalité (développement économique, structuration du pôle économique
de Malamani, gestion des déchets…).
➔ Différents types de délégation sont possibles entre le CD, la commune et/ou l’intercommunalité : délégation de
services publics, baux, rétrocession des terrains.
104
GOUVERNANCE ET STRATÉGIE
D'OPÉRATION
GESTION DE L’ENTRETIEN ET DE LA GESTION DU SITE CYCLE 2
MISE A DISPOSITION DU SITE
Gestion Mixte Publique privée
La gestion du pôle agricole pourrait progressivement être gérée par une entité mixte public / privé qui intègrent à
la fois la commune, d’autres acteurs publics (intercommunalité, EPFAM et/ou Conseil Départemental) et des
opérateurs privés.
• Afin de préconiser un modèle de fonctionnement léger, une commission de gestion de
l’entretien du site pourrait être constituée. Elle rassemblerait les opérateurs publics en charge du
site (CCSUD, Mairie, EPFAM, département) ainsi que les professionnels installés. Réunie une fois
par trimestre, cette commission permettrait de statuer sur l’état du site, les éventuelles
détériorations constatées, les réparations et entretiens nécessaires à réaliser. Cette commission
serait l’opportunité de responsabiliser progressivement les professionnels dans la gestion et
l’entretien des espaces. Elle permettrait également de statuer sur les coûts d’entretien
refacturés au travers des loyers agricoles perçus.
• Nous détaillerons plus loin, le modèle progressif proposé pour la mise à disposition des terrains
105
GOUVERNANCE ET STRATÉGIE
D'OPÉRATION
GESTION DE L’ENTRETIEN ET DE LA GESTION DU SITE CYCLE 3
MISE A DISPOSITION DU SITE
Gestion 100 % privée
➢ La gestion du pôle agricole de Mro Mouhou peut a terme être confié à un opérateur privé. Les investissements
de départ sont le fait de la puissance publique (aménagements du site, création des bâtiments collectifs, etc.),
mais la gestion courante est confiée à un opérateur privé, à ses risques et périls.
➢ Du fait de l’objet agricole on peut envisager sa gestion par un groupement de producteurs constitué par les
agriculteurs installés sur le site, qui s’organisent collectivement et sont autonomes dans la gestion de leur outil
de travail, la coordination et la mutualisation de leurs moyens (avec un appui possible de la part de l’ensemble
des partenaires du développement agricole mahorais).
➢ La SICA et le GIE sont les structures les plus adaptées à la gestion d'espace foncier agricole en
commun.
Attention les statuts de coopératives agricoles ne permettent pas de gérer du foncier en dehors
d’espaces d'expérimentation.
106
GOUVERNANCE ET STRATÉGIE
D'OPÉRATION
GESTION DU SITE CYCLE 3
FOCUS ORGANISATION DE PRODUCTEURS
GESTION DE
L’AMENAGEMENT DU
SITE
Par une SICA ou un GIE
GESTION DE L’ENTRETIEN ET DE
LA MISE A DISPOSITION DU SITE
GESTION DE
L’EXPLOITATION
AGRICOLE DU SITE
Par des entreprises agricoles
individuelles réunies au travers d’une
association ou de société coopérative
agricole (de service, commercialisation,
d’approvisionnement)
107
MODIFICATIONS DU PLU ET ETUDES PREALABLES
108
MODIFICATION DU PLU ET ETUDE
PRÉALABLES
PROCÉDURES DE DÉCLARATION DE PROJET
⮚ 2 codes sont applicables avec 2 procédures de déclaration de projet différentes :
Code de l’Environnement Code de l’Urbanisme
Concerne les projets soumis à enquête publique : Tout autre projet
« Les aménagements ou ouvrages publics ou
privés qui, par leurs dimensions ou leurs effets
peuvent porter atteinte à l’environnement »
Obligatoire Facultatif
Géomembrane
2m Sable rempli d’eau
Puit
109
MODIFICATION DU PLU ET ETUDE
PRÉALABLES
PROCÉDURES DE DÉCLARATION DE PROJET / ENVIRONNEMENT
Disposition du code de l’environnement
▪ Depuis le 1er mars Autorisation Unique Environnementale (AUE) qui fusionne les
différentes procédures et décisions environnementales requises pour les projets
soumis à la réglementation des ICPE et les projets soumis à autorisation au titre de la loi
sur l’eau
ICPE Loi sur l’eau
Au titre des IOTA (Installations, Ouvrages,
Travaux et Activités) ayant une influence sur la
ressource en eau ou le fonctionnement des
écosystèmes aquatiques.
Procédure déclarative : Géomembrane
Le projet atteint le seuil nécessitant
2m bâti inférieur à 10 000 m2 de Sablel’obtention d’une autorisation et la soumission à
rempli d’eau
surface de plancher une enquête publique : Aménagement de
Puit
pistes et de terrain sur un bassin versant
de plus de 20 ha.
110
MODIFICATION DU PLU ET ETUDE
PRÉALABLES
PROCÉDURES DE DÉCLARATION DE PROJET / URBANISME
⮚ Le projet nécessite une modification du PLU (reclassement d’une zone naturelle
en zone agricole)
⮚ 2 options sont possibles :
Procédure de Mise en
Modification du
déclaration de compatibilité
PLU
projet simple et
accélérée des
documents
Pas de modification d’urbanisme
prévue avant 4 ans
Géomembrane
Permettre « aux communes et aux établissements
Sable rempli d’eau
2m
publics qui réalisent des opérations d'aménagement, (…),
Puit
de disposer d’une procédure simple de mise en
conformité des schémas de cohérence territoriale et des
plans locaux d'urbanisme (PLU), lorsque ces documents
n'avaient pas prévu l'opération, en se prononçant par
une déclaration de projet sur l'intérêt général 111 que
er
MODIFICATION DU PLU ET ETUDE
PRÉALABLES
PROCÉDURES DE DÉCLARATION DE PROJET / URBANISME
Disposition du code de l’urbanisme
▪ Contenu du dossier de mise en compatibilité :
- Evaluation environnementale « lorsque l'action, l'opération d'aménagement ou le programme
de construction est susceptible d'avoir des incidences notables sur l'environnement, les
dispositions nécessaires pour mettre en compatibilité les documents d'urbanisme (…) font
l'objet d'une évaluation environnementale, au sens de la directive 2001/42/CE du Parlement
européen et du Conseil du 27 juin 2001 relative à l'évaluation des incidences de certains plans
et programmes sur l'environnement. »
PLUI couvrant le territoire d’au moins une commune littorale, PLU dont le territoire comprend un
site Natura 2000, déclaration de projet qui réduisent une zone naturelle ou forestière
Evaluation environnementale Mise en compatibilité ayant des effets identiques à une révision
obligatoire Géomembrane
Evaluation environnementale au Tout autre cas de figure
2m
« cas par cas
élaboration d'un rapport sur les incidences environnementales, la réalisation de
consultations, la prise en compte
Puit dudit rapport et des résultats des consultations
lors de la prise de décision, ainsi que la communication d'informations sur la
décision »
112
MODIFICATION DU PLU ET ETUDE
PRÉALABLES
PROCÉDURES DE DÉCLARATION DE PROJET
- Intrants identifiés lors de l’étude et constituant des premiers éléments aux
études et analyses environnementales :
Le projet n’aura pas d’impact significatif sur le corridor écologique envisagé dans le futur projet de
Trame Verte et Bleue car :
- Les cultures les plus impactantes du pôle sont le maraichage et les élevages avicoles : l’élevage de
poules pondeuses et le maraichage se trouvent à l’extérieur du corridor sur des terrains déjà cultivés,
- Les élevages de poulet de chair, bien qu’à l’intérieur du corridor sont positionnés sur des terrains
actuellement très cultivés quasiment dépourvus d’arbres (il reste surtout des cocotiers),
- Les autres cultures et élevages envisagés sont similaires à ce qui existe déjà au sein du corridor.
- La totalité des ripisylves du site seront préservées, elles constituent le corridor préférentiel de la
faune sur le site entre le littoral et les réserves forestières situées plus à l’Ouest
Géomembrane
2m
Puit
113
MODIFICATION DU PLU ET ETUDE
PRÉALABLES
PROCÉDURES DE DÉCLARATION DE PROJET
- Intrants identifiés lors de l’étude et constituant des premiers éléments aux études
et analyses environnementales :
Depuis la révision de la liste des espèces protégées de décembre 2018 il n’y a plus que 19 espèces protégées sur
le site. Groupes inventoriés Nombre d'espèces Dont espèces protégées
Mammifères 3 2
Oiseaux 15 14
Reptiles 6 3
Papillons 13 0
Odonates 5 0
TOTAUX 42 19
Parmi ces espèces :
- 15 ont un statut de préoccupation mineure (= espèces très communes à Mayotte)
- 2 ont un statut d’espèce quasi-menacée (1Géomembrane
oiseau et 1 reptile assez communs inféodés aux espaces
agroforestiers)
2m
- 2 ont un statut vulnérable (2 oiseaux peu communs inféodés aux habitats arborés)
Puit
Les espèces à enjeux étant inféodées aux espaces agroforestiers et boisés, et compte tenu de l’état
actuel du site et de la conservation de la totalité des ripisylves, le projet devra compenser chaque abattage
d’arbre par la plantation de 5 arbres sur le site.
114
PREMIER CYCLE : INSTALLATION DES AGRICULTEURS
115
PREMIER CYCLE INSTALLATION
CONVENTIONNEMENT AVEC LES
AGRICULTEURS SELECTIONNES
Privilégier des conventions pluri-annuelles qui seront confirmées ultérieurement par des baux
➢ Nous préconisons dans un premier temps une contractualisation avec les porteurs de projet
en fixant des objectifs de mise en valeur et de production qui, s'ils ne sont pas atteints,
pourront conduire à une remise en question de leur installation sur le site. Bien sûr il faudra
distinguer des faibles résultats liés à des contraintes techniques (peste, maladie, ravageurs, aléas
climatiques... ) de ceux liés à un manque d’implication et d’engagement du porteur de projet
➢ Pour permettre aux agriculteurs de solliciter des financements européens, ces conventions devront
être de durée supérieure à 8 ans mais avec un cahier des charges stricte qui permet leur
remise en question si les engagements ne sont pas respectés par les agriculteurs
Géomembrane
➢ Dans un second temps, les agriculteurs ayant respectés leurs engagements et remplissant tous les
Sableserempli
2 mcritères de satisfaction attendus pourront d’eau un bail d’exploitation.
voir proposer
Puit
116
PREMIER CYCLE INSTALLATION
1ÈRE VAGUE D’APPEL A PROJET
Sélection des porteurs de projet
• La sélection des projets se base sur une analyse des dossiers de candidatures déposés, suivi d’un
entretien individuel devant un jury de sélection composé de professionnels issus du monde agricole
et de l'environnement.
• Les candidats doivent réaliser une visite de site pour les aider à préciser leur projet.
• Les critères de sélection retenus sont les suivants:
1. Expérience du candidat dans le milieu agricole et/ou compétences (savoir-faire technique, gestion,
capacités d’adaptation).
2. Connaissances ou expérience des démarches agro-environnementales (souci de l'environnement,
bonnes pratiques agricoles, respect de la qualité des sols, préservation de la biodiversité).
3. Fiabilité technique du projet, qualité des itinéraires techniques proposés, conduite des sols.
4. Viabilité économique du projet, pertinence des investissements envisagés.
5. Motivation et insertion dans le tissu socio-économique local (actions en matière de sensibilisation
ou de promotion de l’activité agricole, création de débouchés locaux en matière de transformation
et de commercialisation des produits agricoles).
118
PREMIER CYCLE : INSTALLATION
CLOTURE PAR UN BILAN
D’INSTALLATION
• Réaliser un bilan des installations et exploitations agricoles à l’issu de la première année pour :
⮚ Ré orienter si besoin la deuxième phase de programmation liée à l’aménagement du site
⮚ Prévoir des actions d’accompagnement des agriculteurs et éleveurs installés : formation
d’accompagnement à la structuration collective, formation technique
⮚ Dénoncer certaines conventions de mise à disposition dans le cas où les professionnels ne
respecteraient pas leurs engagements
119
DEUXIEME CYCLE : AMENAGEMENT DU SITE
120
DEUXIEME CYCLE : AMENAGEMENT
AMENAGEMENT DU SITE
Maîtrise d’Ouvrage Publique des Aménagements
Lors de cette deuxième phase, il sera nécessaire de réaliser des aménagements afin d’augmenter la qualité des
infrastructures du projet et d’offrir de nouveaux services.
Ces aménagements concernent :
• La construction de la maison du gardien;
• La réalisation des dispositifs de sécurité (portail, grillage, masque végétal au bord de la RN2);
• La réalisation des aménagements extérieurs (défrichage, terrassement, voiries, viabilisation,
stationnement, etc.)
Géomembrane
Attention le grillage et la sécurisation du périmètre pose la question de la sécurisation de
la parcelle
2m Mlezi Maore. En effet, doit-on considérer que la piste d’accès à cette parcelle en
cœur de site est à sécuriser ou qu’un portail en entrée du périmètre suffit (Mlezi Maore est
Puit
alors considéré comme un utilisateur du site au même titre que les autres exploitants ) ?
121
DEUXIEME CYCLE : AMENAGEMENT
AMENAGEMENT DU SITE
Ripisylve 2,9 ha
Desserte interne 0,9 ha
Zone de bâti 0,7 ha
Elevage bovin 3 ha
Poulets de chair 2 ha
Poules pondeuses 0,75 ha
Maraîchage 2 ha
Cultures vivrières 3 ha
Cultures mélangées 4 ha
Zone stockage eau 0,5 ha
Bambou 0,2 ha
⮚ Environ 1350 m de pistes ou voiries à réaliser.
⮚ Sécurisation du site via la construction d’une maison de gardien et la mise en place de protections en grillage :
solides, efficaces, rapides à mettre en place
122
DEUXIEME CYCLE : AMENAGEMENT
PROPOSITION DE DÉVIATION DE LA VOIE ET CLÔTURE
Zone boisée
Clôture
Point d’entrée
La modification du tracé intervient
dans une zone plate, plus à l’ouest
une plus forte pente commence et
la modification de la piste
nécessiterait des coûts
supplémentaires de terrassement.
En revanche, le déplacement prévu
est réalisé en zone boisée donc le
déplacement de la piste
nécessitera des travaux forestiers
(coupe / désouchage, etc.)
La clôture du site se fera sur tout le
périmètre à l’exception de la
bande au sud de la piste sud du
site.
123
DEUXIEME CYCLE : AMENAGEMENT
BESOIN ET GESTION DE L’EAU
Type de productions implantées Surfaces concernées (ha) Besoin annuel en eau (m3) Calcul
2 ha X 6720 m3 de besoin annuel pour
Maraîchage 2 13 500
les cultures maraîchères
4ha X 4130 m3 (besoin annuel canne
fourragère X2 pour les cultures
Cultures mélangées 4 16 520
vivrières et le manioc + banane +
maraîchage /4)
3 ha X 1700 m3 (besoin annuel canne
Cultures vivrières 3 5000
fourragère)
3 X 3000 m3 (besoin annuel en eau
Elevage avicole 2,75 9000 pour un élevage avicole selon les
références du RITA)
1,5 ha de cultures fourragères X 1700
Elevage bovin 3 2 500
m3 (besoin annuel canne fourragère)
Total 14,75 46 000 m3 d'eau
Le scénario retenu aurait besoin de 46 000 m3 d’eau.
Ces besoins ont été évalués à partir des besoins en eau identifiés par le SDHA
Pour l’élevage bovin, a été pris en compte la possibilité d’irrigation des cultures herbacées mises en place sur
l’exploitation, afin de maximiser leur productivité et donc l’autosuffisance alimentaire du troupeau.
Le volume d’eau nécessaire pour les élevages avicoles a été déterminé à partir des références ITR du RITA (l’essentiel
des besoins en eau concerne le nettoyage des bâtiments).
124
DEUXIEME CYCLE : AMENAGEMENT
BESOIN ET GESTION DE L’EAU
- L’eau peut être accumulée durant les 6 mois les plus pluvieux pour être stockée dans un bassin de
retenu des eaux de ruissellement et ainsi fournir les exploitants durant les 6 mois les plus secs.
- Ce principe permet de ne pas prélever directement dans la rivière (sauf en cas d’inondation)
- Le nombre de m3 d’eau nécessaire à l’irrigation des cultures à La Réunion est de 2,7 m3/heure/ha. En
moyenne, les cultures ont besoin d’être arrosées environ 1 heure par jour (par tranche de 20 minutes
par exemple). Pour Mro Mouhou, ceci supposerait que le besoin en irrigation serait d’environ 6 000
m3 (2,7 X 6 ha de culture X 365 jours).
- Compte tenu des conditions climatiques plus sèches à Mayotte, il semble qu’il soit nécessaire de
réaliser un stockage de près de 8000 m3 sur l’année. Un bassin de 4000 m3 permettrait d’apporter de
l’eau durant la période sèche
Quantité eau
Besoin en eau annuel 4 000 m3
Apport en pluviométrie 1 171 mm
Novembre à Avril 85 % pluie annuelle
125
DEUXIEME CYCLE : AMENAGEMENT
CHIFFRAGE DE LA PHASE D’AMÉNAGEMENT
Fourchette basse Fourchette haute
Aménagements extérieurs (réseaux, voirie, stationnement, mise au
3 540 000 € 4 320 000 €
propre des parcelles)
Schéma hydraulique (stockage et distribution de l’eau agricole) Dotation 800 000 €
Bâtiment (Maison du Gardien). 200 000 € 240 000 €
Dispositifs de sécurité (clôture, portail, etc.) 140 000 € 180 000 €
Coût global d’investissement 4 660 000 € 5 520 000 €
Economie de l’ordre de 350 000 € si le département prend à sa charge la piste au sud du site
126
DEUXIEME CYCLE : AMENAGEMENT
COÛTS DE FONCTIONNEMENT
➢ Prend en compte les coûts relatifs à l’énergie, au gardien et à la maintenance du bâti
Emploi :
3 postes de gardien à temps plein toute l’année :
2500 € X 12 mois = 60 000€ / an
Electricité et eau pour la maison du gardien :
Electricité estimée à 3 000 € par an
Eau estimée à environ 1 000 € par an
Entretien courant du bâti
4% investissement = 8 800 € / an
Entretien courant voirie viabilisée (provision pour reprise totale au bout de 10 ans)
8% investissement = 33 600 € / an
Géomembrane
Entretien courant clôture (1/8 à reprendre chaque année)
2m Sable rempli d’eau
12,5% investissement = 15 938€ / an
TOTAL Coûts de fonctionnement : 122 338 € / an
127
DEUXIEME CYCLE : AMENAGEMENT
APPEL A PROJET ET FORMATION
En parallèle de l’aménagement :
1. Lancement d’un second appel à projet puis sélection et conventionnement pour une
2ème année d’exploitation
2. Accompagnement et formation des agriculteurs
3. Réalisation d’un bilan de la seconde année d’exploitation et dénonciation de certaines
conventions
Géomembrane
2m Sable rempli d’eau
128
TROISIEME CYCLE : STRUCTURATION DU PÔLE
129
3ÈME CYCLE : STRUCTURATION DU PÔLE
LIVRAISON DU PÔLE
⮚ Confirmation des premiers professionnels installés par la signature d’un bail
1.Bail Rural : 9 ans minimum / à fermage ou à métayage
NB : Bail rural environnemental : sur n’importe quel terrain agricole dans le cas d’un bailleur public /
garantie une exploitation du terrain respectueuse de l’environnement (préservation ressource eau,
paysage, biodiversité, sol, air, lutte érosion) / mesures à respecter incluses dans le bail si manquement
=> clôture du bail
2. Bail emphytéotique : bail longue durée (minimum 18 ans) avec faible loyer / agriculteur devient
quasi propriétaire ce qui garantie une mise en valeur du bien. Le bail emphytéotique permet d’imposer
au preneur des cultures ou des productions particulières, ce que ne permet pas le bail à ferme.
Préconisation : Géomembrane
Conventions dans un premier temps, puis Bail emphytéotique compte tenu des enjeux
2m Sable rempli d’eau
de mobilisation et des degrés d’investissement des bailleurs. Le bail emphytéotique
permettrait d’intégrer des obligations
Puitenvironnementales et de production notamment
pour les preneurs. Mais il convient de vérifier avec un notaire la compatibilité du projet
avec la prescription de loyer modéré sur ce type de bail.
130
3ÈME CYCLE : STRUCTURATION DU PÔLE
QUESTIONNEMENT SUR DES ÉQUIPEMENTS COMMUNS
⮚ Nouvelle phase d’aménagement et d’équipement qui peut être porté par les
professionnels
Réalisation d’équipements pour la finalisation du projet :
➔ Réalisation des locaux communs (salle de réunion, coin cuisine, bureaux, stockages
matériel, stockages froid positif) ► 372 m2
➔ Stockage productions ►180 m2
➔ Réalisation des équipements hydrauliques (9 REEPS)
Réalisation éventuelle d’équipements en lien avec les évolutions des besoins des porteurs
de projets :
➔ Petite tuerie ► 55 m2 SDP
➔ Atelier de transformation agro-alimentaire ► 90 m2 SDP
➔ Magasin de vente ► 45 m2 SDP
Géomembrane
2 m➔ Magasin d'approvisionnementSable
► 75rempli
m2 SDP
d’eau
➔ Mûrisserie de banane ► 75 m2 SDP
Puit
131
3ÈME CYCLE : STRUCTURATION DU PÔLE
QUESTIONNEMENT SUR DES ÉQUIPEMENTS COMMUNS
⮚ Chiffrage des aménagements et équipements supplémentaires
Bâtiments
Immobiliers support de l'activité agricole 552 m² 1 091 500 €
-Bureaux (9 de 5,7 m²) 52 m² 2000 104 000 €
-Espaces communs pour le pôle (cusine, salle de réunion, sanitaires) 70 m² 2000 140 000 €
-Local de stockage petits matériels (10 de 25m²) 225 m² 2000 450 000 €
-Local de stockage des productions végétales(1 de 30m², 5 de 20 m²) 180 m² 2000 360 000 €
-Local de stockage pour le gros matériel 25 m² 1500 37 500 €
Equipements locaux de stockage des production - - 48 000 €
-Conteneur froid 20" 6 u 8000 48 000 €
Sous-total 1 140 000 €
Etudes et aléas (18%) 205 200 €
Total 1 350 000 €
Schéma hydraulique du site
REEPS 9 u 30000 270 000 €
Sous-total (25%) 270 000 €
Etudes et aléas 67 500 €
Dotation schéma hydraulique du site 340 000 €
Géomembrane
Equipements supplémentaire
2m Petite Tuerie Sable rempli d’eau 55 m² 2350 129 250 €
Atelier de transformation agroalimentaire 90 m² 2300 207 000 €
Magasin de vente 45 m3 2000 90 000 €
Magasin d'approvisionnement Puit 75 m² 2000 150 000 €
Mûrisserie de banane 75 m² 2500 187 500 €
Sous-total 765 000 €
Etudes et aléas (25 %) 191 250 €
Total 960 000 €
132
PLANNING DE L'OPÉRATION
CALENDRIER PRÉVISIONNEL – TEMPORALITÉ ACCÉLÉRÉE
2019 2020 2021 2022 2023 2024
CALENDRIER T1 T2 T3 T4 T5 T6 T7 T8 T9 T 10 T 11 T 12 T 13 T 14 T 15 T 16 T 17 T 18 T 19 T 20 T 21 T 22 T23 T24
ETUDES PREALABLES
Etude de faisabilité EPFAM - ELAN
APPELS A PROJET
1ère phase d’AAP Expl 1
2ème phase d’AAP Expl 2
3 ème
phase d’AAP Expl 3
ETUDES OPERATIONNELLES
AVP
PC PC
PRO / DCE
Permis d’Aménager
Consultations
PHASE TRAVAUX
Travaux d’aménagement VRD
Travaux d’aménagement du Bâti
PROCEDURES REGL. A MENER EN PARALLELE
DP
Etude environnementale et DLE
Mise en conformité document urbanisme (PLUI)
2m Sable rempli d’eau
Cycle 1 : Première Cycle 2 : Seconde Cycle 3 : Livraison
installation installation. Travaux bâtiments
d'exploitants aménagement et
voirie livrés
133
Texte extrait tel quel de la pièce officielle, qui seule fait foi. La mise en page du document d'origine peut différer.