Pièce
C_24_35_119_CONCARNEAU_29_Diagnostic_Cale_aux_Voleurs_SMPPPC.pdf · 10 383 mots · du marché « Assistance à Maîtrise d'Ouvrage pour les études et investigations préalables aux travaux d'extension du port de… », dossier de consultation officiel.
CONCARNEAU (29) – Diagnostic de la Cale aux Voleurs – G5 – SMPPPC
SYNDICAT MIXTE DES PORTS DE PÊCHE &
PLAISANCE DE CORNOUAILLE
5 Quai Henry-Maurice Bénard
29120 PONT-L’ABBÉ
RAPPORT D’ÉTUDE GÉOTECHNIQUE
Diagnostic de la Cale aux Voleurs
CONCARNEAU (29)
Études géotechniques (G5)
OBSERVATIONS /
DOSSIER N° INDICE DATE RÉDACTEUR CONTRÔLEUR SUPERVISEUR
MODIFICATIONS
C.24.35.119 A 14/04/2025 Q. GAUTHIER M. FERREIRA - -
RÉFÉRENCE : C.24.35.119
HYDROGEOTECHNIQUE NORD - Agence Nantes - 79, Rue des Sables - 44860 PONT-SAINT-MARTIN – Tél. 02.40.40.76.57
INDICE : A E-mail : paysdeloire@hydrogeotechnique.com PAGE 1
SARL au capital de 50 000 Euros – SIRET 440 317 717 00088 – R.C.S. PONTOISE – APE 71.12B – TVA FR 82 440 317 717
CONCARNEAU (29) – Diagnostic de la Cale aux Voleurs – G5 – SMPPPC
TABLE DES MATIÈRES
INTRODUCTION ............................................................................................................................... 3
1.1. MISSIONS 3
1.2. RÉFÉRENTIELS 4
1.3. DOCUMENTS FOURNIS 5
ÉTUDE GÉOTECHNIQUE PRÉLIMINAIRE DE SITE – MISSION G5........................................................... 6
2.1. ÉTUDE DE SITE 6
2.2. ZONE D’INFLUENCE GEOTECHNIQUE 14
2.3. HISTORIQUE 15
2.4. CONTEXTE GÉOLOGIQUE GÉNÉRAL 19
2.5. CONTEXTE HYDROGÉOLOGIQUE GÉNÉRAL 20
2.6. RISQUES NATURELS 21
2.7. SISMICITÉ 27
PROGRAMME SPÉCIFIQUE D’INVESTIGATIONS MIS EN ŒUVRE – MISSION G5 ................................. 29
3.1. PROGRAMME SPÉCIFIQUE 29
3.2. IMPLANTATION ET CALAGE ALTIMÉTRIQUE 30
RÉSULTATS DES INVESTIGATIONS ET INTERPRÉTATION – MISSION G5............................................. 31
4.1. LITHOLOGIE ET CARACTÉRISTIQUES GÉOTECHNIQUES 31
4.2. HYDROGÉOLOGIE 36
4.3. CONDITIONS SISMIQUES 37
SYNTHÈSE DES DONNÉES DE SOL ET ALÉAS GÉOTECHNIQUES – MISSION G5.................................... 38
5.1. SYNTHÈSE DES DONNÉES GÉOTECHNIQUES 38
5.2. ALÉAS 39
5.3. PROFIL EN TRAVERS DE LA CALE 41
DIAGNOSTIC GEOTECHNIQUE - MISSION G5 ................................................................................... 42
ANNEXES ............................................................................................................................................. 45
ANNEXE 1 PLAN D’IMPLANTATION DES FORAGES 46
ANNEXE 2 COUPES DES FORAGES 48
ANNEXE 3 ESSAIS DE LABORATOIRE 55
ANNEXE 4 PLANCHES PHOTOGRAPHIQUES 60
ANNEXE 5 MISSIONS GÉOTECHNIQUES 67
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CONCARNEAU (29) – Diagnostic de la Cale aux Voleurs – G5 – SMPPPC
INTRODUCTION
1.1. MISSIONS
À la demande et pour le compte du SYNDICAT MIXTE DES PORTS DE PÊCHE & PLAISANCE DE
CORNOUAILLE (SMPPPC), l’agence de Nantes du bureau d’études HYDROGÉOTECHNIQUE NORD a
procédé à l’exécution des forages et essais pour le diagnostic de la Cale aux Voleurs sur la commune
de CONCARNEAU (29).
Cette étude s'inscrit dans le cadre de la norme 94.500 des missions type d'ingénierie géotechnique de
l'AFNOR-USG (Novembre 2013), qui suivent les étapes d'élaboration et de réalisation de tout projet, à
savoir :
ÉTAPE 1 : étude géotechnique préalable (G1)
o ES : Phase Étude de Site,
o PGC : Phase Principes Généraux de Construction.
ÉTAPE 2 : étude géotechnique de conception (G2)
o AVP : Phase Avant-Projet,
o PRO : Phase Projet,
o DCE / ACT : Phase Dossier de Consultation des Entreprises et Assistance aux Contrats de
Travaux.
ÉTAPE 3 : études géotechniques de réalisation
o Étude et suivi géotechnique d'exécution (G3),
▪ Phase étude,
▪ Phase suivi.
o Supervision géotechnique d'exécution (G4),
▪ Phase étude,
▪ Phase suivi.
Étude d'éléments spécifiques géotechniques
o Diagnostic géotechnique (G5).
L’étude géotechnique conduite sur le terrain, ainsi que le présent rapport correspondent à la mission
G5 de l’Union Syndicale Géotechnique. Vous trouverez en annexe la classification, le contenu et le
schéma d’enchaînement de ces missions.
Les hypothèses prises lors de l'établissement de ce rapport s'entendent sous réserve de la stricte
application de cette norme et plus généralement de l'ensemble des normes et règlements en vigueur.
Ce rapport a été réalisé par Quentin GAUTHIER, Ingénieur Géologue – Géotechnicien, diplômé du
Master Géosciences-Planétologie de Sorbonne Université, sous le contrôle interne de Matthias
FERREIRA, Directeur régional, diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure de Géologie de Nancy.
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Les objectifs de cette étude sont :
Réaliser une étude de site avec enquête documentaire,
Interpréter les résultats, expliciter les recherches, les investigations et les essais réalisés dans le
cadre du programme,
Établir une synthèse géotechnique concernant notamment l’hydrogéologie et les propriétés
mécaniques des formations,
Identifier les aléas géotechniques majeurs,
Proposer un diagnostic géotechnique.
Notre mission G5 s’arrête à la remise de ce rapport.
Limites de cette étude :
Le caractère de cette étude est strictement de type géotechnique. Les aspects liés à la recherche de
pollution éventuelle ou à la caractérisation d’ouvrages enterrés et des incidences de vestiges et / ou
de fouilles archéologiques sont exclus. Ce rapport n’intègre pas non plus l'étude des dispositifs
d'assainissement ou l’étude de la possibilité d’infiltration des eaux pluviales. Enfin, la présence
notamment de risque d’amiante anthropique dans les remblais voire dans les structures existantes n’a
pas été étudiée.
De plus, notre étude ne traite pas du diagnostic structure des ouvrages existants et ne constitue pas
une étude hydraulique ou de courantologie.
La présente étude peut présenter des contradictions avec les résultats de missions complémentaires
(recherche de pollution notamment). Il appartiendra au Maître d’Œuvre de mettre en cohérence ces
éléments, si nécessaire, à la réception des études.
Cette étude a été réalisée en mars 2025. Nous attirons l’attention sur le fait qu’un certain nombre de
paramètres peuvent évoluer dans la durée (environnement notamment). Au-delà d’un délai de 1 an,
nous recommandons fortement une actualisation de nos conclusions.
1.2. RÉFÉRENTIELS
La campagne de forages, ainsi que notre étude, suivent les normes et documents français et plus
particulièrement :
Eurocodes 1 – NF EN 1991-1 (mars 2003),
Eurocodes 7 – NF EN 1997-1 (juin 2005) et NF EN 1997-2 (septembre 2007),
Eurocodes 8 – NF EN 1998-5 (septembre 2005),
Guide Technique SETRA : Étude et réalisations de tranchées (novembre 2001),
Guide technique SETRA pour la réalisation des remblais et des couches de forme (septembre
1992),
Guide technique pour les remblais et les couches de forme (septembre 1992),
Normes relatives aux essais en laboratoire,
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1.3. DOCUMENTS FOURNIS
Pour mener à bien notre mission, les documents suivants nous ont été fournis par le Maître d’Ouvrage
au stade de la G5 :
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ÉTUDE GÉOTECHNIQUE PRÉLIMINAIRE DE SITE –
MISSION G5
2.1. ÉTUDE DE SITE
Le site d’étude correspond à la Cale aux Voleurs située dans le port de CONCARNEAU (29). Concarneau
est une ville bretonne côtière de la Baie de la Forêt, qui s’est développé autour de la Ville Close, un îlot
rocheux situé au milieu du port.
Nord
Site d’étude
Extrait de la carte IGN (geoportail.gouv.fr)
D’après la carte topographique IGN ci-dessus, le port de Concarneau prend place dans l’aber du Moros,
fleuve côtier particulièrement encaissé. Le site d’étude s’implante à l’Ouest du port, en rive droite de
cet estuaire fortement anthropisé. En sortie du port, le littoral est essentiellement constitué par des
zones rocheuses.
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Site d’étude
Port de Concarneau
La Ville Close
Carte topographique du secteur issu du MNT RGE ALTI®
L’environnement du port de Concarneau est caractérisé par un relief marqué qui descend en pente
moyenne à forte vers l’intérieur du port. L’altitude avoisine les 0 à 10 mètres au-dessus du niveau de
la mer à proximité immédiate du port mais atteint rapidement 40 m NGF au Nord. Le port est entouré
par le centre-ville de Concarneau, qui s’est développé en lien étroit avec l’activité maritime. La zone
est particulièrement abritée, facilitant l’aménagement portuaire.
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On propose ci-dessous une vue aérienne du site :
Site d’étude
Port de Concarneau
Vue aérienne du site d’étude (geoportail.gouv.fr)
On propose ci-dessous une orthophotographie du site fournie par la MOA, avec présentation des quais
adjacents à la cale aux Voleurs, les quais Carnot et d’Aiguillon.
Cale aux Voleurs
Orthophotographie du site d’étude
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On propose ci-dessous des photographies du site d’étude, fournies par la MOA.
Cale aux Voleurs
Photographie de la Cale aux Voleurs en direction de l’Ouest
Photographie de la Cale aux Voleurs en direction du Nord
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La Cale aux Voleurs est un ouvrage portuaire conçu pour permettre la mise à l’eau et le tirage des
embarcations. L’ouvrage repose sur un mur poids en maçonnerie de pierres, surmonté d’une tablette
et d’une dalle en béton faisant office de plateforme de circulation. Cette dalle est subdivisée en 12
éléments par des joints de dilatation.
La cale comprend une rampe d’environ 40 m de long et 6 m de large, inclinée à environ 12 %. Des
anneaux d’amarrage sont disposés en tête du mur sur la tablette. En surface, la dalle en béton présente
des désordres visibles tels qu’une fissuration marquée et un écaillement partiel de son revêtement.
L’altimétrie générale de la cale varie entre +5,85 m et +1,12 m CM, tandis que le fond du bassin
portuaire adjacent se situe entre +0,95 m et -0,15 m CM, d’après les plans fournis.
Par ailleurs, l’ouvrage est exposé à des phénomènes biologiques naturels, notamment le
développement d’organismes marins (algues, coquillages, etc.) sur les parties immergées, susceptibles
d’affecter l’adhérence de la structure. Enfin, des réseaux d’assainissement traversent la cale et se
déversent directement dans le bassin du port.
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Plan d’archive de la Cale aux Voleurs
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Coupes d’archive de la Cale aux Voleurs
Coupes d’archive de la Cale aux Voleurs
D’après les plans d’archives, le mur poids de la cale présente un fruit de 1/5. Sa base est constituée de
blocs massifs de forme globalement cubique, mesurant entre 1,90 m et 2,80 m de largeur, tandis que
sa partie supérieure est réalisée en maçonnerie de pierres. La coupe BB indique que ce mur est
directement fondé sur le fond de l’estuaire, sans ancrage particulier.
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CONCARNEAU (29) – Diagnostic de la Cale aux Voleurs – G5 – SMPPPC
L’espace situé à l’arrière du mur est comblé par des remblais composés de sable et de pierraille. Le
mur arrière de la cale, correspondant au mur de soutènement du quai Carnot, serait quant à lui fondé
directement dans ces remblais.
Les documents montrent également que le terrain en place présente une pente descendante vers le
bassin portuaire, et que le mur a été implanté à l’emplacement d’une rupture de pente du site.
Par ailleurs, la dalle en béton qui surmonte l’ouvrage semble être portée par les deux murs latéraux.
La coupe BB mentionne notamment la présence de fers ronds de Ø30 mm assurant l’ancrage de la
dalle dans le mur arrière côté quai Carnot, ce qui confirme cette hypothèse de reprise d’appui.
Coupe de la Cale aux Voleurs
Vue en plan de Cale aux Voleurs
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Élévation de la Cale aux Voleurs
La coupe transmise ci-dessus présente les travaux envisagés sur le mur du Quai Carnot en rouge ainsi
que les niveaux de marée caractéristiques du port de Concarneau en bleu à droite.
2.2. ZONE D’INFLUENCE GEOTECHNIQUE
La zone d’influence géotechnique concerne l’environnement impacté par les ouvrages géotechniques
étudiés. Elle comprend en l’occurrence :
La Cale aux Voleurs du port de Concarneau,
Les quais Carnot et d’Aiguillon adjacents,
Les éventuels équipements portuaires à proximité (pontons, etc.),
Le bassin portuaire dans le secteur de la cale.
On gardera à l’esprit que la ZIG est un volume qui s’étend également en profondeur (réseaux…).
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2.3. HISTORIQUE
D’après la carte de l’état-major réalisée entre 1820 et 1866, le secteur de la Cale aux Voleurs n’était
pas encore aménagé et correspondait alors à une zone immergée de l’estuaire du Moros.
Site d’étude
Carte de l’état-major réalisée entre 1820 et 1866 (geoportail.gouv.fr)
La première photographie aérienne disponible du site date de 1921. Cette photographie, présentée ci-
dessous, illustre les aménagements du port de Concarneau à cette époque.
Site d’étude La Ville Close
1921
Photographie aérienne ancienne du 18/02/1921 (remonterletemps.ign.fr)
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CONCARNEAU (29) – Diagnostic de la Cale aux Voleurs – G5 – SMPPPC
Le cliché d’août 1932 met en évidence la présence de travaux de remblaiement du port de Concarneau
et d’aménagements des quais sur la mer. Une petite gare de triage est visible au Nord de la zone de
remblais.
1932
Chemins de fer
Zone de quais très
probablement remblayée
Site d’étude
La Ville Close
Photographie aérienne ancienne du 11/08/1932 (remonterletemps.ign.fr)
1944
Cale aux Voleurs
Photographie aérienne ancienne du 04/08/1944 (remonterletemps.ign.fr)
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CONCARNEAU (29) – Diagnostic de la Cale aux Voleurs – G5 – SMPPPC
À partir de 1944, les photographies aériennes attestent de la présence de la Cale aux Voleurs. Au cours
du XXᵉ siècle, le port de Concarneau a connu d'importantes transformations, notamment avec
l’extension du Quai Carnot au Nord et la construction de nombreux bâtiments, probablement destinés
aux activités de pêche et de commerce. Grâce à son accès direct au domaine maritime et à sa proximité
avec une ligne de chemin de fer, cette zone a vraisemblablement joué un rôle clé dans les échanges
de marchandises.
1959
Cale aux Voleurs
Photographie aérienne ancienne du 06/05/1959 (remonterletemps.ign.fr)
1965
Cale aux Voleurs
Photographie aérienne ancienne du 04/07/1965 (remonterletemps.ign.fr)
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CONCARNEAU (29) – Diagnostic de la Cale aux Voleurs – G5 – SMPPPC
2009
Cale aux Voleurs
Photographie aérienne ancienne du 31/05/2009 (remonterletemps.ign.fr)
La photographie aérienne de 2009 illustre la création d’un large parking de stationnement en lieu et
place du bâtiment d’activité construit dans les années 60. Entre 1944 et aujourd’hui, le port de
Concarneau a fait l’objet de nombreux aménagements, notamment par la création de surfaces gagnées
sur la mer. Toutefois, la Cale aux Voleurs ne semble pas avoir connu de modifications significatives
depuis sa construction.
Notons que ces informations sont à prendre avec précaution, car elles sont issues de l’examen de
photographies aériennes de faible définition et en noir et blanc.
Site d’étude
3e bassin
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2.4. CONTEXTE GÉOLOGIQUE GÉNÉRAL
La carte géologique au 1/50 000ème du secteur montre que la zone d’étude se situe au niveau des
formations suivantes, sous les remblais / formations de surface et d’altération non mentionnées par
le document :
Des remblais (X) au droit des zones de quais du port de Concarneau qui semblent associés aux
dépôts fluvio-marins (FMZ) d’après la carte géologique,
Des alluvions fluvio-marines récentes (FMZ), correspondant à des dépôts sablo-silteux, pouvant
être présentes sur des épaisseurs variables,
Au droit d’un contact entre deux unités géologiques :
o Au Sud, le granite de Trégunc (gγ2AL), roche magmatique à grains grossiers à biotite et
muscovite pouvant montrer en tête une frange d’altération limono-sableuse à sablo-
caillouteuse sur plusieurs mètres d’épaisseur,
o Au Nord, les micaschistes à ocelles d’albite de la Formation de Brigneau (ξB) correspondant
à une formation rocheuse pouvant aussi montrer en tête une frange d’altération limono-
sableuse à sablo-caillouteuse sur des épaisseurs variables.
ξB Site d’étude
gγ2AL
Carte géologique au 1/50 000ème (infoterre.brgm.fr)
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2.5. CONTEXTE HYDROGÉOLOGIQUE GÉNÉRAL
Dans ce contexte, plusieurs types de nappes sont possibles :
Une nappe parasite située au sein des remblais, se formant à la faveur de situations
météorologiques défavorables, avec des circulations d’eau conditionnées par le jeu des
perméabilités variables d’une poche à l’autre,
Une nappe alluviale sujette au marnage en lien direct avec les conditions hydrauliques maritimes,
Une nappe de rétention contenue dans les matériaux d’altération du substratum rocheux sujette
au marnage,
Une nappe de fracturation calée en profondeur au sein du substratum rocheux mentionné par la
carte géologique du secteur, avec des circulations conditionnées par la fracturation et la
fissuration du massif.
Attention, la piézométrie de ces différents aquifères n'est pas nécessairement confondue.
Etant donné le contexte portuaire de la zone d’étude, l’épi est confronté à des sollicitations marines
fréquentes (houles, marées, tempêtes, etc.). Par ailleurs, il est entouré et baigné par des eaux salines.
Des gradients horizontaux et verticaux peuvent se développer dans ce contexte de marnage. Cela
devra être intégré dans le phasage du chantier (impact possible sur les terrassements, injections, etc.).
Pour rappel, voici les niveaux de marée caractéristiques du port de Concarneau :
Plus Haute Mer Astronomique (PHMA) : +5,74 m CM
Pleine Mer de Vive-Eau (PMVE) : +5,10 m CM
Pleine Mer de Morte-Eau (PMME) : +4,00 m CM
Niveau Moyen (NM) : +3,06 m CM
Basse Mer de Morte-Eau (BMME) : +2,00 m CM
Basse Mer de Vive-Eau (BMVE) : +0,90 m CM
Plus Basse Mer Astronomique (PBMA) : +0,23 m CM
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2.6. RISQUES NATURELS
TABLEAU GENERAL
Le tableau ci-après récapitule les risques référencés au droit du projet sur le site gouvernemental
Géorisques :
RISQUE ÉTUDIÉ ALÉA
Sismicité Zone 2 (faible)
Pas de débordement de nappe ni
Remontées de nappes
d’inondation de cave (fiabilité faible)
Mouvement de terrain Commune concernée
Retrait/gonflement des argiles Exposition faible
Cavités souterraines Non concerné
Radon Potentiel de catégorie 3
Submersion marine – PPR Littoral Est
Inondation Odet, TRI Quimper Littoral Sud et
DDRM29
Tempêtes Commune concernée
Minier Non concerné
Installations industrielles classées Commune concernée
Canalisations de transports de matières dangereuses Commune concernée (hydrocarbures)
Pollution des sols Concerné (27 sites à moins de 500 m)
Rupture de barrage Non concerné
Risque technologique Non concerné
Nucléaire Non concerné
Bruit Non concerné
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CATASTROPHES NATURELLES
Selon le portail de prévention des risques majeurs du Ministère de la Transition Écologique et Solidaire,
les arrêtés de catastrophes naturelles pris sur la commune sont les suivants :
Ces informations ne renseignent toutefois pas sur la localisation de ces évènements.
REMONTÉES DE NAPPES
On fournit ci-dessous un extrait de la cartographie de la sensibilité aux phénomènes de remontées de
nappes en domaine sédimentaire et de socle, issu du site internet www.georisques.gouv.fr. Cette carte
a pour objectif l’identification et la délimitation des zones sensibles aux inondations par remontées de
nappes :
Légende :
Site d’étude
Extrait de la cartographie inondation de nappe (georisques.gouv.fr)
Dans notre cas, on se situe dans une zone potentiellement inondable par submersion marine.
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Remarque : Ce genre d’analyse, par interpolation de données souvent très imprécises et provenant
parfois de points éloignés les uns des autres, apporte des indications sur des tendances mais ne peut
être utilisée localement à des fins de réglementation. Pour ce dernier cas, des études ponctuelles
détaillées doivent être menées.
RISQUE INONDATION PAR SUBMERSION MARINE
La zone d’étude est concernée par un aléa submersion marine fréquent d’après le PPRL « Est Odet »
datant du 12 juillet 2016.
Site d’étude
Légende :
Cartographie des zones inondables (georisques.gouv.fr)
Malgré le caractère abrité du site, le contexte de la zone d’étude induit un risque important de
submersion et des sollicitations marines régulières et potentiellement violentes (houles, marée,
tempêtes, etc.).
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LES PHÉNOMÈNES DE RETRAIT/GONFLEMENT DES SOLS
ARGILEUX
La cartographie de l’aléa des sols argileux aux phénomènes de retrait gonflement, dont un extrait est
présenté ci-après, classe le site en zone d’exposition faible.
Site d’étude
Légende :
Extrait de la cartographie de l’aléa retrait-gonflement des sols argileux (georisques.gouv.fr)
Il faut rester prudent, car les alluvions fluvio-marines pourraient contenir des horizons argileux
plastiques, et donc une exposition forte en cas de non immersion.
BASE DE DONNÉES DES CAVITÉS SOUTERRAINES
Aucune cavité souterraine n’a été recensée par le BRGM au droit de la zone d’étude.
RISQUE DE GLISSEMENT DE TERRAIN
La zone d’étude ne se situe pas en zone de glissement de terrain.
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SITES ET SOLS POLLUES
La cartographie des sites et sols potentiellement pollués (georisques.gouv.fr) est présentée ci-
dessous :
Site d’étude
Légende :
Extrait de la cartographie des sites et sols potentiellement pollués du secteur (georisques.gouv.fr)
27 sites potentiellement pollués sont recensés à moins de 500 m du site d’étude. Néanmoins, on
rappelle que le sujet Sites et Sols Pollués n’entre pas dans le cadre de notre mission. Il appartiendra
au maître d’œuvre de mettre en cohérence nos disciplines respectives.
En l’absence d’information sur d’éventuelles études sites et sols pollués déjà réalisées au droit de la
zone d’implantation du projet, il pourrait être possible de rencontrer des terrains pollués lors des
futurs travaux de terrassement. Seule une étude environnementale spécifique permettra de
déterminer le risque potentiel de pollution des sols dans l’emprise du projet.
RISQUE PYROTECHNIQUE
Bien que Concarneau ne figure pas parmi les cibles principales des bombardements durant la Seconde
Guerre Mondiale, des attaques aériennes ou navales ont pu viser ponctuellement la zone portuaire.
Ces potentiels bombardements pourraient avoir entrainé le dépôt d’explosifs non explosés enterrés
ou immergés.
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RISQUE RADON
D’après l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, la commune de CONCARNEAU présente un
potentiel de présence de radon de catégorie 3.
Extrait de la cartographie du potentiel radon des communes (irsn.fr)
Les communes à potentiel radon de catégories 3 sont celles qui, sur au moins une partie de leur
superficie, présentent des formations géologiques dont les teneurs en uranium sont estimées plus
élevées comparativement aux autres formations. Les formations concernées sont notamment celles
constitutives de massifs granitiques mais également certains grès et schistes noirs.
Sur ces formations plus riches en uranium, la proportion des bâtiments présentant des concentrations
en radon élevées est plus importante que dans le reste du territoire. Les résultats de la campagne
nationale de mesure en France métropolitaine montrent ainsi que plus de 40% des bâtiments situés
sur ces terrains dépassent 100 Bq.m-3 et plus de 6% dépassent 400 Bq.m-3.
RÉFÉRENCE : C.24.35.119
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2.7. SISMICITÉ
Depuis le 22 Octobre 2010, la France dispose d’un nouveau zonage sismique divisant le territoire
national en cinq zones de sismicité croissante en fonction de la probabilité d’occurrence des séismes
(articles R563-1 à R563-8 du Code de l’Environnement modifiés par les décrets n°2010-1254 du 22
Octobre 2010 et n°2010-1255 du 22 Octobre 2010, ainsi que par l’arrêté du 22 Octobre 2010) :
- Une zone de sismicité 1 où il n’y a pas de prescription parasismique particulière pour les ouvrages
à risque normal (l’aléa sismique associé à cette zone est qualifié de très faible),
- Quatre zones de sismicité 2 à 5, où les règles de construction parasismique sont applicables aux
nouveaux ouvrages, et aux ouvrages anciens dans des conditions particulières.
Ici, le décret n°2010-1255 classe la zone étudiée en zone 2 (aléa faible).
Ces règles doivent être appliquées au moyen d’un coefficient d’importance 𝜸𝟏 attribué à chacune des
catégories d’importance des ouvrages. Les valeurs de ces coefficients sont données par le tableau
suivant :
CATÉGORIE D’IMPORTANCE COEFFICIENT D’IMPORTANCE 𝜸𝟏
I 0,8
II 1,0
III 1,2
IV 1,4
La catégorie d’importance des ouvrages ne nous a pas été communiquée.
RÉFÉRENCE : C.24.35.119
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CONCARNEAU (29) – Diagnostic de la Cale aux Voleurs – G5 – SMPPPC
Le mouvement dû au séisme est représenté par un spectre de réponse élastique en accélération. Il est
caractérisé au niveau d’un sol rocheux (sol de classe A) par la valeur d’accélération agr. Les valeurs des
accélérations agr sont données dans le tableau suivant :
ZONES DE SISMICITÉ agr (en m/s²)
1 (très faible) 0,4
2 (faible) 0,7
3 (modérée) 1,1
4 (moyenne) 1,6
5 (forte) 3,0
En zone sismique 2, on retient agr = 0,7 m/s2.
L’accélération horizontale de calcul est déterminée à partir d’un sol référence de classe A rocheux. Elle
est égale au produit de l’accélération agr par le coefficient d’importance 𝜸𝟏 (ag = agr * 𝜸𝟏 ), et dépend
donc de la catégorie d’importance des ouvrages (non communiquée à ce stade).
RÉFÉRENCE : C.24.35.119
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PROGRAMME SPÉCIFIQUE D’INVESTIGATIONS MIS EN
ŒUVRE – MISSION G5
3.1. PROGRAMME SPÉCIFIQUE
Lors de la campagne d’investigation, nous avons mis en œuvre les investigations suivantes :
2 forages de reconnaissance géologique de type destructif pour essais pressiométriques,
nommés SP1 et SP2, mené au taillant Ø 66mm, et conduit à 22,50 m de profondeur, avec relevé
de la lithologie ;
Répartis dans ces forages, 24 essais pressiométriques, adaptés à la lithologie rencontrée,
permettant de mesurer, par un essai de chargement in situ :
o Le module de compressibilité : Em,
o La pression de fluage brute : pf,
o La pression limite brute : pl,
o La pression horizontale des terres : HS,
o La pression limite nette : pl* ;
L’enregistrement des paramètres de forage à l’avancement, avec un appareil d’acquisition
numérique de type LUTZ. Cet appareil permet de mesurer :
o La Vitesse Instantanée d’Avancement (VIA),
o La Pression sur l’Outil (PO),
o La Vitesse de Rotation (VR).
Les enregistrements ont ensuite été traités par ordinateur et sont joints aux coupes de sondages ;
4 forages en carottage continu, au carottier rotatif Ø 116 mm avec mise en place de tubage
partielle, nommés SC1, SC2, SC3 et SC4, conduits respectivement à 11,00 m, 9,00 m, 7,70 m et
7,00 m de profondeur, avec une machine hydraulique sur chenilles, et prélèvement d’échantillons
pour analyse en laboratoire (dont échantillons intacts sous gaine PVC)
Enfin, en laboratoire :
o 3 analyses granulométriques (NF P94-056),
o 3 essais au bleu de Méthylène VBs (NF P94-068),
o 3 teneurs en eau (NFP 94-050),
o 1 analyse de la matière organique (XP P94-047).
Dans le cadre des investigations sur la dalle de la Cale aux Voleurs (C.25.35.005), 12 forages verticaux
en carottage continu, nommés SC101 à SC112, ont été réalisés au carottier rotatif Ø132 mm sur la
hauteur de la dalle béton, et poursuite à la tarière Ø100 mm sur 1,00 m de profondeur au maximum.
RÉFÉRENCE : C.24.35.119
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3.2. IMPLANTATION ET CALAGE ALTIMÉTRIQUE
Le plan d’implantation des forages est présenté en annexe du rapport.
Les points de sondages ont été nivelés à l’aide d’un GPS de précision. On donne ci-dessous le tableau
récapitulatif des sondages réalisés sur le site, avec leurs cotes NGF et CM, ainsi que leurs
coordonnées dans le système Lambert 93 CC47 et IGN 69 :
Coord. Lambert 93 CC47 Z*
Sondages Type
X (m) Y (m) (+m NGF) (+m CM)
Forage destructif avec essais
SP1 1183200,44 6319974,53 1,64 4,17
pressiométriques
SC1 Forage carotté 1183201,02 6319973,61 1,64 4,18
Forage destructif avec essais
SP2 1183212,65 6319979,98 0,00 2,53
pressiométriques
SC2 Forage carotté 1183212,38 6319980,74 -0,08 2,46
SC3 Forage carotté 1183193,31 6319967,66 2,86 5,40
SC4 Forage carotté 1183210,10 6319975,96 0,58 3,12
Dans la suite du rapport, nous utiliserons les altimétries mesurées en Cote Marine (m CM).
RÉFÉRENCE : C.24.35.119
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RÉSULTATS DES INVESTIGATIONS ET INTERPRÉTATION
– MISSION G5
4.1. LITHOLOGIE ET CARACTÉRISTIQUES GÉOTECHNIQUES
L’ensemble des investigations a permis de déterminer la succession lithologique suivante, ainsi que les
caractéristiques géotechniques pour chacune des couches rencontrées :
Couche 0B : Dalle en béton
Description :
D’après le rapport d’investigations C.25.35.005 et des forages présentés ci-avant réalisés sur la zone
d’étude, on rencontre en tête une dalle de béton d’environ 0,18 à 0,54 m d’épaisseur. Cette dalle est
constituée d’un ciment gris parfois alvéolé et poreux, à cailloux divers (D = 10 mm) et présente un
ferraillage de Ø10 mm sur les 15 premiers cm environ. Des blocs et cailloux de granite (D = 80 mm)
sont présents à la base de la couche et l’on rencontre des coquillages dans la matrice. Cette dalle
présente régulièrement des vides en sous-face de 2 à 10 cm de hauteur (voir rapport d’investigations
C.25.35.005).
Couche 0M : Maçonneries
Description :
Les forages SC3 et SC4 ont été réalisés au droit du mur poids de la cale étudiée et ont permis de
recouper les maçonneries. Ce mur poids est constitué de blocs (Dmax = 300 mm) de granite rose dans
une matrice de grains de sables roulés grossiers blanc-orangé peu poreux. Les maçonneries ne
semblent pas ferraillées. La base du mur repose entre -2,20 (SC3) et -2,88 m CM (SC4) respectivement
sur des argiles noires à cailloutis pouvant s’apparenter à des remblais et sur des sables légèrement
limoneux correspondant probablement à la frange d’altération du granite sous-jacent. Le mur
présenterait donc une hauteur max d’environ 6 m et une assise mixte entre les couches 0R et 20 du
modèle géotechnique.
Couche 0R : Remblais
Description :
Au droit des forages réalisés, des matériaux hétérogènes ont été observés sur 4,43 à 6,70 m
d’épaisseur sous la Cale aux Voleurs. Ces matériaux assimilés à des remblais correspondent à des
sables +/- grossiers (S3 ins), des graves, des argiles, des sables argileux et des limons argileux (F1), de
couleur beige à grise voire noirâtre, présentant des horizons à matière organique (O1), à blocs et
cailloux divers (Dmax = 80 mm) donc des débris de verre assurant le caractère anthropique de ces
niveaux. Étant donné ces observations et le contexte portuaire du site, il n’est pas impossible de
rencontrer des horizons pollués au sein de cette couche. Pour une partie des niveaux observés, en
particulier les plus profonds, l’origine alluvionnaire fluvio-marine des remblais est clairement identifiée
avec notamment la présence de coquilles d’organismes marins. La base des remblais est recoupée
RÉFÉRENCE : C.24.35.119
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entre -2,27 et -2,92 m CM ce qui s’apparente approximativement aux cotes d’assise du mur poids de
la cale.
Compacité :
La compacité de ces matériaux est variable et hétérogène, de faible à moyenne. On donne ci-dessous
les histogrammes de compacité :
Distribution des valeurs pressiométriques au sein de la couche 0R (Remblais)
Tableau récapitulatif des valeurs pressiométriques mesurées au sein de la couche 0R (Remblais)
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Analyses en laboratoire :
Des essais en laboratoire ont été menés sur deux échantillons prélevés au sein de cette couche, les
résultats sont les suivants :
Prof. % de passant Wn
Forages GTR VBs MO %
(m) 50mm 20mm 5mm 2mm 0,4mm 80µm 0/20
SC2 1,5 – 3,0 S3 ins 100 99 85 52 31 5,5 0,08 16,2 -
SC2 3,0 – 3,4 F1/O1 100 97 86 73 63 53,6 1,98 40,9 6,0
Ces matériaux sont classés S3 ins et F1/O1 selon le nouveau GTR (EN16907-2). Ils correspondent à des
sols sableux et limoneux. Ils ne sont pas ou peu sensibles à l’eau et présente de la matière organique
(6,0 %).
On gardera à l’esprit le caractère hétérogène de cette couche, marquée par des textures et compacités
variées, des matériaux anthropiques (verre) et des niveaux contenant de la matière organique. La
présence de vestiges ou de blocs métriques voire pluri-métriques enfouis n’est pas écartée ainsi que
le risque d’horizons pollués.
Couche 20 : Frange d’altération
Description :
Sous les remblais de la cale, les forages recoupent une frange d’altération évoluée +/- compacte
constituée de matériaux sablo-limoneux (F1) et limono-sableux micacés, blanc-orangé à jaunes à
marbrures ocre et grises, consistants et à rares cailloux et cailloutis. Cette frange d’altération du
substratum granitique est épaisse de 3,20 m à plus de 7,20 m. Des blocs et niveaux indurés +/- abrasifs
peuvent être rencontrés au sein de cette couche.
Compacité :
Cette couche montre des compacités faibles à élevées.
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Distribution des valeurs pressiométriques au sein de la couche 20 (Frange d’altération)
Tableau récapitulatif des valeurs pressiométriques mesurées au sein de la couche 20 (Frange d’altération)
Analyses en laboratoire :
Des essais en laboratoire ont été menés sur un échantillon prélevé au sein de cette couche, les résultats
sont les suivants :
Prof. % de passant Wn
Forages GTR VBs MO %
(m) 50mm 20mm 5mm 2mm 0,4mm 80µm 0/20
SC2 4,8 – 5,5 F1 100 100 98 94 66 47,2 0,42 19,2 -
Ces matériaux sont classés F1 selon le nouveau GTR (EN16907-2). Ils correspondent à des matériaux
principalement limoneux +/- sableux. Ils ne sont pas ou peu sensibles à l’eau.
Couche 21 : Granite +/- altéré et fracturé
Description :
Sous l’altération, le forage SP1 recoupe le substratum granitique +/- altéré et fracturé. Les vitesses
d’avancement au forage y sont faibles. Le toit de ce socle est rencontré à 10,30 m de profondeur soit
à la cote -6,12 m CM. Aucune vérification visuelle des matériaux n’a pu être faite, cette interprétation
découle des paramètres d’enregistrement des forages ainsi que des essais pressiométriques. Il s’agit
très certainement de matériaux rocheux, pouvant contenir des horizons très abrasifs. Les limites de
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couches peuvent variées fortement entre nos points de sondages en raison du caractère
potentiellement indenté du substratum. Dans les faits, la pente observée du substratum entre les deux
forages pressiométriques est d’au moins 12,5% en direction du Nord-Est.
Compacité :
Les essais pressiométriques montrent des valeurs très élevées, avec une pression limite nette
supérieure à 5,0 MPa (limite supérieure de l’essai). Les modules de Ménard sont égaux ou supérieurs
à 75 MPa, attestant bien du caractère franchement rocheux de cette formation.
Distribution des valeurs pressiométriques au sein de la couche 21 (Granite +/- altéré et fracturé)
Tableau récapitulatif des valeurs pressiométriques mesurées au sein de la couche 21 (Granite +/- altéré et
fracturé)
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On gardera à l’esprit que :
Compte tenu du nombre limité de points d’investigations, cette esquisse reste schématique et
que l’épaisseur des différentes couches n’est certaine qu’au droit des forages réalisés,
Les forages de petit diamètre ne permettent pas l’appréhension précise de la blocométrie, et
que les limites de couches sont approximatives,
Les forages destructifs ne permettent pas une observation précise de la lithologie, les coupes
sont entachées d’une certaine imprécision.
Des horizons d’une nature différente de celle observée en forage peuvent être rencontrés,
notamment en raison des travaux de terrassement qui ont affecté la zone d’étude.
4.2. HYDROGÉOLOGIE
On retiendra pour ce site :
Une nappe potentiellement calée au sein des remblais (couche 0R) de la cale sujette à des
fluctuations saisonnières et au marnage,
Une nappe dans les alluvions fluvio-marines du secteur (non recoupées au droit de nos sondages)
sujette au marnage,
Une nappe de rétention au sein de la frange d’altération du granite (couches 20),
Une nappe de fracturation calée en profondeur au sein du substratum granitique avec des
circulations conditionnées par la fracturation et la fissuration du massif,
Des actions régulières des vagues et des courants sur l’ouvrage,
Des sollicitations marines potentiellement violentes en cas de tempêtes avec un risque de
submersion important.
Nous sommes ici dans un contexte maritime à portuaire avec une nappe saline. On rappelle que le
développement de gradients verticaux et horizontaux n’est pas à exclure dans un tel contexte.
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4.3. CONDITIONS SISMIQUES
Au sens de la norme NF EN 1998-1, on retiendra à ce stade que le sol est a priori de classe E, ce qu’il
conviendrait le cas échéant de valider par une mesure directe du VS30 par méthode MASW par
exemple.
Le tableau ci-après décrit les différentes classes de sol disponibles dans la norme :
Paramètres
Classe
Description du profil stratigraphique
de sol Vs.30 NSPT Cu
(m/s) (coups /30cm) (kPa)
Rocher ou autre formation géologique de ce type
A comportant une couche superficielle d’au plus 5m de >800 - -
matériau moins résistant
Dépôts raides de sable, de gravier ou d’argile sur-
consolidée, d’au moins plusieurs dizaines de mètres
B d’épaisseur, caractérisés par une augmentation 360 – 800 > 50 >250
progressive des propriétés mécaniques avec la
profondeur
Dépôts profonds de sable de densité moyenne, de
gravier ou d’argile moyennement raide, ayant des
C 180-360 15 - 50 70-250
épaisseurs de quelques dizaines à plusieurs centaines
de mètres
Dépôts de sol sans cohésion de densité faible à
moyenne (avec ou sans couches cohérentes molles) ou
D < 180 < 15 < 70
comprenant une majorité de sols cohérents mous à
fermes
Profil de sol comprenant une couche superficielle
d’alluvions avec des valeurs de Vs de classe C ou D et
E
une épaisseur comprise entre 5m environ et 20m
reposant sur un matériau plus raide avec Vs > 800 m/s
Dépôts composés ou contenant une couche d’au < 100
moins 10m d’épaisseur d’argiles molles/vases avec un 10 – 20
S1 (valeur
indice de plasticité élevé (PI > 40) et une teneur en eau
importante indicative)
Dépôts de sols liquéfiables d’argiles sensibles ou tout
S2 autre profil de sol non compris dans les classes A à E
ou S1
Tableau 3.1 de la norme NF EN 1998-1
En zone sismique 2, les terrains ont donc un paramètre de sol S = 1.8 (classe de sol E).
Le risque sismique sera à considérer dans la suite du projet.
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SYNTHÈSE DES DONNÉES DE SOL ET ALÉAS GÉOTECHNIQUES – MISSION G5
5.1. SYNTHÈSE DES DONNÉES GÉOTECHNIQUES
Compte tenu des investigations menées, le site est marqué par la succession lithologique et les caractéristiques suivantes :
Granite +/- altéré et
Lithologie Dalle béton Maçonneries Remblais Frange d'altération
fracturé
Ciment gris parfois Sables +/- grossiers,
alvéolé et poreux à graves, argiles, sables
Sables limoneux et
cailloux divers (D = 10 Blocs (Dmax = 300 mm) argileux et limon
limons sableux blanc-
mm), ferraillage Ø10 mm de granite rose dans une argileux, beiges à gris
orangé à jaunes à Granite non observé
Description sur les 15 premiers cm, matrice de grains de voire noirâtre, à matière
marbrures ocre et grises, (forage destructif)
blocs et cailloux de sables roulés grossiers organique, blocs divers
consistants, micacés,
granite à la base (D = 80 blanc-orangé peu poreux (Dmax = 80 mm), bouts Observations
rares cailloux et cailloutis
mm), coquillages dans la de verre, cailloux, hydrogéologiques
matrice cailloutis et coquillages / Niveau d'eau
GTR - - S3 ins, F1/O1 F1 -
Compacité - - Faible à moyenne Faible à élevée Très élevée
Em
- - 1,7 à 11,0 2,2 à 18,5 75,0 à 243,1
(MPa)
Pl*
- - 0,17 à 0,72 0,18 à 2,07 > 5,00
(MPa)
N°Couche 0B 0M 0R 20 21
0,00 - 0,40 0,40 - 7,10 7,10 - 10,30 10,30 - 14,00@
SP1 Forage à l'eau
(0,40) (6,70) (3,20) (>3,70)
0,00 - 0,40 0,40 - 7,10 7,10 - 11,00@
SC1 Forage à l'eau
(0,40) (6,70) (>3,90)
0,00 - 0,20 0,37 - 4,80 4,80 - 12,00@
SP2 Forage à l'eau
(0,20) (4,43) (>7,20)
0,00 - 0,20 0,20 - 4,80 4,80 - 9,00@
SC2 Forage à l'eau
(0,20) (4,60) (>4,20)
0,00 - 0,18 0,18 - 7,60 7,60 - 7,70@
SC3 Forage à l'eau
(0,18) (7,42) (>0,10)
0,00 - 0,18 0,18 - 6,00 6,00 - 7,00@
SC4 Forage à l'eau
(0,18) (5,82) (>1,00)
@ : Arrêt volontaire
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5.2. ALÉAS
Les aléas géotechniques sont en relation, entre autres, avec :
LA GÉOLOGIE
Les aléas sont liés :
Aux variations importantes d’épaisseur des couches (couches 0R, 20, etc.),
Aux faibles compacités mesurées au sein des remblais (couche 0R),
Au toit du substratum granitique (couche 21) présentant des variations de profondeur importantes
à l’échelle du projet,
Au degré d’altération de la roche, pouvant être variable, avec des zones +/- décomprimées
localisées de manière aléatoire et imprévisible,
Aux potentielles indentations du toit du substratum rocheux, avec des pointements localisés de
manière aléatoire et imprévisible.
LA NATURE DES MATÉRIAUX
Les aléas sont liés :
Aux variations d’épaisseur de la dalle béton et des vides sous-jacents liés probablement à des
remblais inadaptés (couche 0R),
À la présence possible de matériaux hétérogènes ou de vestiges au sein des remblais (couche 0R),
À la sensibilité au remaniement mécanique des remblais et de la frange d’altération (couches 0R
et 20),
À la blocométrie variable au sein des couches,
Au caractère rocheux et +/- abrasif de la couche 21,
Aux variations de perméabilité des sols,
A la présence de matériaux anthropiques (débris de verre notamment),
A la nature hétérogène des remblais (couche 0R), contenant des horizons argileux ou vasards +/-
riches en matière organique.
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L’HYDROGÉOLOGIE
Les aléas sont liés :
A l’action de la houle et au battement des marées,
A la courantologie,
À la présence potentielle d’une nappe de rétention au sein des remblais (couche 0R),
A l’existence d’une nappe saline au sein des remblais (couche 0R) et de la frange d’altération
(couche 20) sujette au marnage et aux conditions maritimes,
À la présence possible d’une nappe de fissuration au sein du socle granitique (couche 21), à la
faveur de l’état de fissuration et de fracturation du substratum rocheux,
Au risque de remontées capillaires,
Au risque de développement de gradients par le jeu du marnage.
L’ENVIRONNEMENT DU SITE
Les aléas sont liés :
Au caractère marin du site,
A la contiguïté avec les quais Carnot et d’Aiguillon,
À la présence de réseaux enterrés et des tranchées associées dans le corps de la cale,
À l’existence possible de vestiges de fondations et d’ouvrages enterrés dans ce contexte
historique compliqué et très fortement antropisé.
LES RISQUES NATURELS
Les aléas sont liés :
Au risque d’inondation par submersion marine de la cale,
À la prise en compte du risque sismique (zone de sismicité 2) dans les efforts appliqués à l’ouvrage.
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5.3. PROFIL EN TRAVERS DE LA CALE
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DIAGNOSTIC GEOTECHNIQUE - MISSION G5
Les investigations menées dans le cadre du diagnostic de la Cale aux Voleurs, située à proximité des
quais Carnot et d’Aiguillon, ont permis de caractériser la structure géotechnique de l’ouvrage ainsi que
les matériaux en place. La cale est constituée d’un mur poids maçonné fondé entre -2,20 et -2,88 m
CM, sur un substrat hétérogène, partiellement constitué de remblais fins et potentiellement
organiques à l’Est (SC4), et de la frange d’altération sablo-limoneuse du substratum granitique à
l’Ouest (SC3). Cette fondation mixte pourrait engendrer des tassements différentiels, en particulier en
cas de sollicitation accrue de l’ouvrage.
Les remblais en place (classes S3 ins et F1/O1 du GTR), majoritairement sablo-limoneux à argileux,
présentent une grande hétérogénéité ainsi qu’un taux significatif de matériaux anthropiques (verre,
blocs divers). Leur portance et leur tenue mécanique sont incertaines, notamment en présence d’eau,
et mériteraient des investigations complémentaires en cas de projet de renforcement ou de
réhabilitation. Par ailleurs, des vides ont été observés en sous-face de la dalle béton supérieure,
laissant supposer des désordres internes potentiels (érosion, décompression, dégradation, lessivage,
etc.). L’existence de ces vides semble compatible avec le caractère porté du dallage (à confirmer par
un BE Structure).
La frange altérée du substratum granitique est atteinte à partir de -2,5 m CM environ, mais sa
géométrie reste imprécise. Le socle sain n’a été recoupé qu’au droit d’un unique sondage (SP1 à -6,12
m CM), et reste non identifié à -9,50 m CM de l’autre côté de la cale (SP2), laissant envisager une pente
marquée du toit rocheux ou une topographie irrégulière. Cette incertitude pourrait avoir un impact
sur la stabilité et l’équilibre global de l’ouvrage, notamment à long terme.
Enfin, l’environnement maritime de la cale (niveau marin, marnage, humidité résiduelle, sollicitations
mécaniques liées aux vagues ou aux usages portuaires) renforce les risques de lessivage et d’instabilité
progressive. La présence de vides, de remblais organiques et de matériaux faiblement compactés
constitue un facteur de fragilité pour l’ouvrage.
Au regard des éléments observés lors des sondages, et afin de sécuriser la structure et le
fonctionnement de la cale aux Voleurs, plusieurs préconisations peuvent être émises :
Inspection et surveillance des vides :
D’après les résultats des investigations ponctuelles réalisées sur la dalle béton de la cale
(C.25.35.005), la présence de vides en sous-face de la dalle supérieure impose la réalisation d’une
inspection visuelle plus poussée (type endoscopie) pour en déterminer l’étendue, la profondeur
et les éventuels chemins d’eau. Une surveillance régulière de l’évolution de ces désordres est
également à prévoir.
Sondage profond complémentaire :
La géométrie du substratum granitique reste incertaine côté Est de l’ouvrage. Un sondage
complémentaire profond dans cette zone permettrait de confirmer la pente ou les irrégularités
du toit rocheux. Cela conditionne toute reprise éventuelle ou renforcement du mur poids.
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CONCARNEAU (29) – Diagnostic de la Cale aux Voleurs – G5 – SMPPPC
Traitement des remblais en place :
Les remblais fins, organiques et faiblement portants, identifiés sur une partie de l’ouvrage,
devront être traités ou évacués si un renforcement de la structure ou une mise en charge future
est envisagée. À défaut, des techniques d’amélioration de sol localisée (injections, soil mixing,
inclusions rigides...) pourraient être étudiées.
Reprise ou confortement structurel :
Selon les résultats des inspections à venir, un comblement des vides par mortier fluide, coulis
d’injection ou béton léger pourrait être nécessaire pour stabiliser la dalle. Si une instabilité des
fondations du mur poids est mise en évidence, une reprise en sous-œuvre localisée par micro-
pieux pourrait être envisagée.
Réflexion sur les usages futurs :
En cas de réhabilitation ou de changement d’usage, il conviendra de recouper ces éléments avec
les sollicitations mécaniques envisagées pour vérifier la compatibilité du site en l’état ou avec
renforcement.
Ces recommandations devront être ajustées en fonction des objectifs du maître d’ouvrage et des
résultats d’investigations complémentaires. Elles visent à garantir la pérennité de l’ouvrage et à limiter
les risques d’évolution de désordres dans un contexte portuaire contraignant.
Enfin on rappelle que le quai Carnot est également soutenu par un mur poids. Ces ouvrages sont
intimement liés et le confortement de l’un doit être regardé à plus large échelle pour appréhender
l’impact potentiel sur le second mur. Les faibles caractéristiques mécaniques mesurées dans les
remblais (sur lesquels repose le mur poids du quai Carnot) laisse craindre des problèmes de portance
ou autre.
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Notre mission G5 se termine à la remise du présent rapport qui constitue un ensemble indissociable.
Nous restons à la disposition du SMPPPC et de tous les intervenants pour tous renseignements
complémentaires.
Dressé par les ingénieurs soussignés :
Ingénieur responsable de la rédaction Superviseur technique
Quentin GAUTHIER Matthias FERREIRA
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ANNEXES
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ANNEXE 1
PLAN D’IMPLANTATION DES FORAGES
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ANNEXE 2
COUPES DES FORAGES
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ANNEXE 3
ESSAIS DE LABORATOIRE
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ANNEXE 4
PLANCHES PHOTOGRAPHIQUES
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ANNEXE 5
MISSIONS GÉOTECHNIQUES
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CLASSIFICATION DES MISSIONS TYPE D’INGÉNIERIE GÉOTECHNIQUE
(extraite de la norme NF P 94-500 - novembre 2013)
L’enchaînement des missions d’ingénierie géotechnique (étapes 1 à 3) doit suivre les étapes de conception et de réalisation de tout projet pour contribuer à la
maîtrise des risques géotechniques. Le maître d’ouvrage ou son mandataire doit faire réaliser successivement chacune de ces missions par une ingénierie
géotechnique. Chaque mission s’appuie sur des données géotechniques adaptées issues d’investigations géotechniques appropriées.
ÉTAPE 1 : ÉTUDE GÉOTECHNIQUE PRÉALABLE (G1)
Cette mission exclut toute approche des quantités, délais et coûts d’exécution des ouvrages géotechniques qui entre dans le cadre de la mission
d’étude géotechnique de conception (étape 2). Elle est à la chaque du maître d’ouvrage ou son mandataire. Elle comprend deux phases :
Phase Étude de site (ES)
Elle est réalisée en amont d’une étude préliminaire d’esquisse ou d’APS pour une première identification des risques géotechniques d’un site.
Faire une enquête documentaire sur le cadre géotechnique du site et l’existence d’avoisinants avec visite du site et des alentours.
Définir si besoin un programme d’investigations géotechniques spécifique, le réaliser ou en assurer le suivi technique, en exploiter les résultats.
Fournir un rapport donnant pour le site étudié un modèle géologique préliminaire, les principales caractéristiques géotechniques et une première
identification des risques géotechniques majeurs.
Phase Principes Généraux de Construction (PGC)
Elle est réalisée au stade d’une étude préliminaire, d’esquisse ou d’APS pour réduire les conséquences des risques géotechniques majeurs identifiés.
Elle s’appuie obligatoirement sur des données géotechniques adaptées.
Définir si besoin un programme d’investigations géotechniques spécifique, le réaliser ou en assurer le suivi technique, en exploiter les résultats,
Fournir un rapport de synthèse des données géotechniques à ce stade d’étude (première approche de la ZIG, horizons porteurs potentiels, ainsi que certains
principes généraux de construction envisageables (notamment fondations, terrassements, ouvrages enterrés, améliorations de sols).
ÉTAPE 2 : ÉTUDE GÉOTECHNIQUE DE CONCEPTION (G2)
Cette mission permet l’élaboration du projet des ouvrages géotechniques et réduit les conséquences des risques géotechniques importants identifiés.
Elle est à la charge du maître d’ouvrage ou son mandataire et est réalisée en collaboration avec la maîtrise d’œuvre ou intégrée à cette dernière. Elle
comprend trois phases :
Phase Avant-Projet (AVP)
Elle est réalisée au stade de l’avant-projet de la maîtrise d’œuvre et s’appuie obligatoirement sur des données géotechniques adaptées.
Définir si besoin un programme d’investigations géotechniques spécifique, le réaliser ou en assurer le suivi technique, en exploiter les résultats,
Dournir un rapport donnant les hypothèses géotechniques à prendre en compte au stade de l’avant-projet, les principes de construction envisageables
(terrassements, soutènements, pentes et talus, fondations, assises des dallages et voiries, améliorations de sols, dispositions générales vis-à-vis des nappes
et des avoisinants), une ébauche dimensionnelle par type d’ouvrage géotechnique et la pertinence d’application de la méthode observationnelle pour une
meilleure maîtrise des risques géotechniques.
Phase Projet (PRO)
Elle est réalisée au stade du projet de la maîtrise d’œuvre et s’appuie obligatoirement sur des données géotechniques adaptées suffisamment
représentatives pour le site.
Définir si besoin un programme d’investigations géotechniques spécifique, le réaliser ou en assurer le suivi technique, en exploiter les résultats,
Fournir un dossier de synthèse des hypothèses géotechniques à prendre en compte au stade du projet (valeurs caractéristiques des paramètres
géotechniques en particulier), des notes techniques donnant les choix constructifs des ouvrages géotechniques (terrassements, soutènements, pentes et
talus, fondations, assises des dallages et voiries, améliorations de sols, dispositions vis-à-vis des nappes et des avoisinants), des notes de calcul de
dimensionnement, un avis sur les valeurs seuils et une approche des quantités.
Phase DCE / ACT
Elle est réalisée pour finaliser le Dossier de Consultation des Entreprises et assister le maître d’ouvrage pour l’établissement des Contrats de Travaux
avec le ou les entrepreneurs retenus pour les ouvrages géotechniques.
Établir ou participer à la rédaction des documents techniques nécessaires et suffisants à la consultation des entreprises pour leurs études de réalisation
des ouvrages géotechniques (dossier de la phase Projet avec plans, notices techniques, cahier des charges particulières, cadre de bordereau des prix et
estimatif, planning prévisionnel).
Assister éventuellement le maître d’ouvrage pour la sélection des entreprises, analyser les offres techniques, participer à la finalisation des pièces
techniques des contrats de travaux.
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ÉTAPE 3 : ÉTUDES GÉOTECHNIQUES DE RÉALISATION (G3 et G4, distinctes et simultanées)
➔ ÉTUDE ET SUIVI GÉOTECHNIQUES D’EXÉCUTION (G3)
Cette mission permet de réduire les risques géotechniques résiduels par la mise en œuvre à temps de mesures correctives d’adaptation ou
d’optimisation. Elle est confiée à l’entrepreneur sauf disposition contractuelle contraire, sur la base de la phase G2 DCE/ACT.
Elle comprend deux phases interactives :
Phase Étude
Définir si besoin un programme d’investigations géotechniques spécifique, le réaliser ou en assurer le suivi technique, en exploiter les résultats.
Etudier dans le détail les ouvrages géotechniques : notamment établissement d’une note d’hypothèses géotechniques sur la base des données
fournies par le contrat de travaux ainsi que des résultats des éventuelles investigations complémentaires, définition et dimensionnement (calculs
justificatifs) des ouvrages géotechniques, méthodes et conditions d’exécution (phasages généraux, suivis, auscultations et contrôles à prévoir,
valeurs seuils, dispositions constructives complémentaires éventuelles).
Elaborer le dossier géotechnique d’exécution des ouvrages géotechniques provisoires et définitifs : plans d’exécution, de phasage et de suivi.
Phase Suivi
Suivre en continu les auscultations et l’exécution des ouvrages géotechniques, appliquer si nécessaire des dispositions constructives prédéfinies
en phase étude.
Vérifier les données géotechniques par relevés lors des travaux et par un programme d’investigations géotechniques complémentaire si
nécessaire (le réaliser ou en assurer le suivi technique, en exploiter les résultats).
Etablir la prestation géotechnique du dossier des ouvrages exécutés (DOE) et fournir les documents nécessaires à l’établissement du dossier
d’interventions ultérieures sur l’ouvrage (DIUO).
➔ SUPERVISION GÉOTECHNIQUE D’EXÉCUTION (G4)
Cette mission permet de vérifier la conformité des hypothèses géotechniques prises en compte dans la mission d’étude et suivi
géotechniques d’exécution. Elle est à la charge du maître d’ouvrage ou son mandataire et est réalisée en collaboration avec la maîtrise
d’œuvre ou intégrée à cette dernière. Elle comprend deux phases interactives :
Phase Supervision de l’étude d’exécution :
Donner un avis sur la pertinence des hypothèses géotechniques de l’étude géotechnique d’exécution, des dimensionnements et méthodes
d’exécution, des adaptations ou optimisations des ouvrages géotechniques proposées par l’entrepreneur, du plan de contrôle, du programme
d’auscultation et des valeurs seuils.
Phase Supervision du suivi d’exécution :
Par interventions ponctuelles sur le chantier, donner un avis sur la pertinence du contexte géotechnique tel qu’observé par l’entrepreneur (G3),
du comportement tel qu’observé par l’entrepreneur de l’ouvrage et des avoisinants concernés (G3), de l’adaptation ou de l’optimisation de
l’ouvrage géotechnique proposée par l’entrepreneur (G3).
Donner un avis sur la prestation géotechnique du DOE et sur les documents fournis par le DIUO.
DIAGNOSTIC GÉOTECHNIQUE (G5)
Pendant le déroulement d’un projet ou au cours de la vie d’un ouvrage, il peut être nécessaire de procéder, de façon strictement limitative,
à l’étude d’un ou plusieurs éléments géotechniques spécifiques, dans le cadre d’une mission ponctuelle. Ce diagnostic géotechnique précise
l’influence de cet ou ces éléments géotechniques sur les risques géotechniques identifiés ainsi que leurs conséquences possibles pour le
projet ou l’ouvrage existant.
Définir, après enquête documentaire, un programme d’investigations géotechniques spécifique, le réaliser ou en assurer le suivi technique, en
exploiter les résultats.
Etudier un ou plusieurs éléments géotechniques spécifiques (par exemple soutènement, causes géotechniques d’un désordre) dans le cadre de
ce diagnostic, mais sans aucune implication dans la globalité du projet ou dans l’étude de l’état général de l’ouvrage existant.
Si ce diagnostic conduit à modifier une partie du projet ou à réaliser des travaux sur l’ouvrage existant, des études géotechniques de conception
et/ou d’exécution ainsi qu’un suivi et une supervision géotechniques seront réalisés ultérieurement, conformément à l’enchaînement des
missions d’ingénierie géotechnique (étape 2 et/ou 3).
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CONCARNEAU (29) – Diagnostic de la Cale aux Voleurs – G5 – SMPPPC
SCHÉMA D'ENCHAINEMENT DES MISSIONS GÉOTECHNIQUES
(extrait de la norme NF P 94-500 - Novembre 2013
Enchaînement Phases de la Objectifs à atteindre Prestations
Mission d'ingénierie géotechnique (GN) et Niveau de management des
des missions maîtrise pour les ouvrages d'investigations
Phase de la mission risques géotechniques attendu
G1 à G4 d'œuvre géotechniques géotechniques à réaliser
Étude géotechnique préalable (G1) Fonction des données
Spécificités Première identification des
existantes et de la
Étape 1 : Phase Etude de Site (ES) géotechniques du site risques présentés par le site
complexité géotechnique
Étude
géotechnique Étude Étude géotechnique préalable (G1) Première adaptation des Fonction des données
préalable (G1) préliminaire, Première identification des
Phase Principes Généraux de Construction futurs ouvrages aux existantes et de la
esquisses, risques pour les futurs ouvrages
(PGC) spécificités du site complexité géotechnique
APS
Définition et comparaison
Étude géotechnique de conception (G2) Fonction du site et de la
des solutions
APD/AVP complexité du projet
Phase Avant-Projet (AVP) envisageables pour le
(choix constructifs)
projet
Étape 2 :
Mesures préventives pour la
Étude géotechnique de conception (G2) Fonction du site et de la
Conception et réduction des risques identifiés,
PRO complexité du projet
Phase Projet (PRO) justifications du projet mesures correctives pour les
Étude (choix constructifs)
risques résiduels avec détection
géotechnique de au plus tôt de leur survenance
conception (G2) Consultation sur le projet
Étude géotechnique de conception (G2) de base / Choix de
DCE/ACT l'entreprise et mise au
Phase DCE / ACT point du contrat de
travaux
À la charge de À la charge du
l'entreprise maître d'ouvrage
Supervision
géotechnique
Étude et suivi d'exécution (G4)
géotechniques Étude d'exécution Fonction des méthodes de
d'exécution (G3) Phase Supervision conforme aux exigences construction et des
EXE/VISA de l'étude du projet, avec maitrise adaptations proposées si
Étape 3 : Phase Etude (en géotechnique de la qualité, du délai et des risques identifiés
interaction avec la d'exécution (en du coût surviennent
phase Suivi) interaction avec la Identification des risques
phase Supervision résiduels, mesures correctives,
Études du suivi) contrôle du management des
géotechniques de
risques résiduels (réalité des
réalisation
Supervision actions, vigilance,
(G3/G4)
géotechnique mémorisation, capitalisation
Étude et suivi d'exécution (G4) des retours d'expérience)
Fonction du contexte
géotechniques Exécution des travaux en
Phase Supervision géotechnique observé et
d'exécution (G3) toute sécurité et en
de l'étude du comportement de
DET/AOR conformité avec les
Phase Suivi (en géotechnique l'ouvrage et des
attentes du maître
interaction avec la d'exécution (en avoisinants en cours de
d'ouvrage
phase Etude) interaction avec la travaux
phase Supervision
de l'étude)
À toute étape Influence d'un élément
Diagnostic géotechnique Influence de cet élément
d'un projet ou sur géotechnique spécifique Fonction de l'élément
Diagnostic géotechnique sur les risques
un ouvrage (G5) sur le projet ou sur géotechnique étudié
géotechniques identifiés
existant l'ouvrage existant
Spécialistes en études des sols, chaussées et environnement
RÉFÉRENCE : C.24.35.119
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Texte extrait tel quel de la pièce officielle, qui seule fait foi. La mise en page du document d'origine peut différer.