Prix1 % du montant attribué, plafonné à 5 000 € HT, dû uniquement si le marché vous est attribué.Le contrat

CCTP

CCTP.pdf · 24 595 mots · du marché « Déploiement et renouvellement des équipements de régulation du trafic : fibres optiques, cuivre, capteurs de trafic,… », dossier de consultation officiel.

                          GESTION DES
                       DEPLACEMENTS

                            REGULATION
                              DU TRAFIC



    MARCHE PUBLIC DE TRAVAUX



           CAHIER DES CLAUSES
        TECHNIQUES PARTICULIERES


                      (C.C.T.P.)




                 MAITRE DE L'OUVRAGE :



  DEPARTEMENT DU VAL DE MARNE



                   OBJET DU MARCHÉ :



TRAVAUX DE REGULATION DU TRAFIC




   DIRECTION DE LA VOIRIE ET DES MOBILITES

SERVICE QUALITE ET GESTION DES DEPLACEMENTS
           13/15 rue Gustave Eiffel, 94000 CRETEIL
                   Tel: 01-56-71-55-01 -
                 CAHIER DES CLAUSES TECHNIQUES PARTICULIERES

                                                             SOMMAIRE


TITRE I - DISPOSITIONS GENERALES ________________________________________5
 ARTICLE 1       OBJET DU MARCHE - DISPOSITIONS GENERALES ....................................................... 5
   1.1.      Objet du marché                                                                                                                     5
   1.2.      Consistance des travaux                                                                                                             5
   1.3.      Responsabilité de l’entrepreneur                                                                                                    6
 ARTICLE 2       PROVENANCE ET QUALITE DES FOURNITURES ........................................................... 6
   2.1.      Conformité aux normes                                                                                                               6
   2.2.      Provenance et qualité des matériaux, produits et matériels - Contrôle sur les lieux de
   production                                                                                                                                    8
   2.3.      Essais et épreuves pour les vérifications qualitatives sur le chantier                                                              9
   2.4.      Essais ou épreuves supplémentaires                                                                                                  9
   2.5.      Prise en charge, manutention et conservation par l'entrepreneur des matériaux
   produits et matériels fournis par le maître de l'ouvrage dans le cadre du marché.                                                           10
 ARTICLE 3       MODE D'EXECUTION DES TRAVAUX ............................................................................ 10
   3.1.      Prescriptions relatives à l'emploi des fournitures                                                                                10
   3.2.      Conduite des travaux - Mesures de sécurité                                                                                        10
   3.3.      Maintien des installations existantes                                                                                             10
   3.4.      Dossier d'exécution - Dispositions générales                                                                                      11
   3.5.      Piquetage général                                                                                                                 11
   3.6.      Piquetage spécial des ouvrages souterrains et enterrés                                                                            11
   3.7.      Transport et manutention du matériel                                                                                              12
   3.8.      Signalisation temporaire de chantier                                                                                              12
 ARTICLE 4       CANALISATIONS souterraines de réseaux sensibles .............................................. 13
   4.1.      Conditions générales d'établissement                                                                                              13
   4.2.      Solutions sans tranchée : fusées dirigées, forages dirigés ou pousse-tube                                                         14
   4.3.      Exécution des tranchées                                                                                                           14
   4.4.      Pose des fourreaux                                                                                                                16
   4.5.      Pose des câbles                                                                                                                   16
   4.6.      Remblaiement des tranchées                                                                                                        16
   4.7.      Réfection provisoire des chaussées et trottoirs                                                                                   20
   4.8.      Réfection définitive des chaussées et trottoirs                                                                                   21
   4.9.      Chambre de tirage                                                                                                                 21
   4.10.     Utilisation du réseau d’égouts                                                                                                    22
   4.11.     Utilisation de réseau désaffecté                                                                                                  22
 ARTICLE 5       TRAVERSEES OU EMPRUNTS D'OUVRAGES DIVERS .................................................. 22
 ARTICLE 6       ENVELOPPE POUR ARMOIRE DE COMMANDE ............................................................ 23
   6.1.      Matériau et traitement de surface                                                                                                 23
   6.2.      Dimensions, équipements, et accessibilité interne                                                                                 23
   6.3.      Fixation, tenue mécanique et aération de l'armoire                                                                                24
 ARTICLE 7       MISE A LA TERRE ............................................................................................................... 26
 ARTICLE 8       TRAVAUX DIVERS ET SPECIAUX ..................................................................................... 27
   8.1.      Dépose                                                                                                                            27
   8.2.      Nettoyage du chantier                                                                                                             27
                                                                                                                                                 2/83
 ARTICLE 9       DECHARGES ET DEPOTS .................................................................................................. 27
 ARTICLE 10      ESSAIS ET MISE EN SERVICE ............................................................................................ 27

TITRE II - SIGNALISATION TRICOLORE _____________________________________28
 ARTICLE 11      ARMOIRE DE COMMANDE ............................................................................................... 28
   11.1.     Terminologie                                                                                                                        28
   11.2.     Enveloppe                                                                                                                           29
   11.3.     Entrées / sorties des câbles                                                                                                        29
   11.4.     Massif en béton                                                                                                                     30
   11.5.     Equipements généraux de l'armoire de commande                                                                                       30
   11.6.     Câblages internes à l'armoire de commande                                                                                           31
   11.7.     Raccordements à l'intérieur de l'armoire de commande et repérage                                                                    32
   11.8.     -Implantation précise de l'armoire de commande                                                                                      32
 ARTICLE 12      CONTROLEUR ET EQUIPEMENTS ................................................................................... 33
   12.1.     Modularité et capacité du contrôleur de carrefour                                                                                   33
   12.2.     Caractéristiques techniques du contrôleur                                                                                           33
   12.3.     Diagramme de feux                                                                                                                   35
   12.4.     Dossier technique du contrôleur de carrefour                                                                                        36
   12.5.     Tests DIASER en laboratoire et sur site                                                                                             36
 ARTICLE 13      LES EQUIPEMENTS DE TELETRANSMISSION................................................................ 38
   13.1.     Liaison vers le PC PARCIVAL                                                                                                         38
   13.2.     Liaison radio vers les Transports Collectifs                                                                                        40
 ARTICLE 14      LES CAPTEURS .................................................................................................................... 40
   14.1.     Généralités                                                                                                                         40
   14.2.     Principes de détection des capteurs à boucles                                                                                       40
   14.2.1.     Spécifications générales applicables aux équipements de détection                                                                 40
   14.2.2.     Spécifications particulières des détecteurs de macrorégulation                                                                    41
   14.2.3.     Spécifications particulières des détecteurs de microrégulation                                                                    42
   14.2.4.     Spécifications techniques des boucles électromagnétiques                                                                          42
   14.2.5.     Pose des boucles dans les chaussées bitumineuses                                                                                  43
   14.2.6.     Pose des boucles dans les autres types de chaussées                                                                               44
   14.2.7.     Constitution et pose des queues de boucles et retours de boucle                                                                   44
   14.2.8.     Câble de liaison boucle - détecteur                                                                                               44
   14.2.9.     Regard et raccordement des boucles                                                                                                45
   14.2.10.      Forme, dimensions et implantation des boucles                                                                                   45
   14.2.11.      Fiche de contrôle de boucle                                                                                                     47
   14.3.     Capteurs divers                                                                                                                     49
   14.3.1.     Généralités                                                                                                                       49
   14.3.2.     Capteurs vidéo                                                                                                                    49
   14.3.3.     Capteurs thermique                                                                            Erreur ! Signet non défini.
   14.3.4.     Capteur magnétomètre                                                                                                              50
   14.3.5.     Capteurs à hyper fréquence                                                                                                        50
   14.4.     Station de comptage catégoriel                                                                                                      50
   14.4.1.     Caractéristiques techniques des stations de comptage                                                                              51
   14.4.2.     Liaison des stations de comptage vers le SQGD                                                                                     55
   14.4.3.     Mise en service des stations de comptage                                                                                          55
   14.4.4.     Assistance technique                                                                                                              56
 ARTICLE 15      MISE EN PLACE - EQUIPEMENT - BRANCHEMENT.................................................... 57
   15.1.     Généralités                                                                                                                         57
                                                                                                                                                   3/83
   15.2.          Câble de puissance                                                                                                                               57
   15.3.          Câbles d'alimentation                                                                                                                            57
   15.4.          Câbles divers                                                                                                                                    58
   15.5.          Câble de coordination en cuivre                                                                                                                  58
   15.6.          Confection d'une boîte de jonction                                                                                                               58
ARTICLE 16                INFRASTRUCTURES réseaux de transmission ........................................................... 59
   16.1.          Introduction                                                                                                                                     59
   16.2.          Infrastructure Génie Civil                                                                                                                       60
   16.3.          Spécifications concernant le câble optique                                                                                                       63
   16.3.1 Câble Fibre Optique                                                                                                                                      63
   16.3.1.1.              Spécifications concernant l’étiquetage :                                                                                                 66
   16.3.1.2.              Spécifications concernant le boîtier d’épissures                                                                                         66
   16.3.1.3.              Spécifications concernant le Boîtier de terminaison ou coffret optique                                                                   68
   16.3.1.4.              Armoire de répartition optique                                                                                                           70
   16.3.1.5.              Recette                                                                                                                                  70
   16.3.2             Câble Cuivre                                                                                                                                 72
ARTICLE 17                Vidéo-trafic des carrefours à feux pour la régulation des flux de circulation73
   17.1.          Objet des prestations                                                                                                                            73
   17.2.          Contexte et périmètre de l’opération                                                                                                             73
   17.3.          Consistance des prestations                                                                                                                      73
   17.4.          Références documentaires et conformité                                                                                                           74
   17.5.          Finalités fonctionnelles attendues                                                                                                               74
   17.6.          Architecture type des équipements                                                                                                                74
   17.7.          Implantation des caméras                                                                                                                         75
   17.8.          Supports, fixations et ouvrages associés                                                                                                         75
   17.9.          Alimentation électrique, protections et mise à la terre                                                                                          76
   17.10.             Transmission et raccordement au réseau départemental                                                                                         76
   17.11.             Exigences de performances minimales                                                                                                          76
   17.11.1 Qualité d’image                                                                                                                                         76
   17.11.2 – Fonctions d’analyse                                                                                                                                   77
   17.11.3 – Robustesse extérieure                                                                                                                                 77
   17.12.             Cybersécurité et intégrité des équipements                                                                                                   77
   17.13.             Intégration au poste central et exploitation                                                                                                 77
   17.14.             Contraintes d’exécution sous circulation                                                                                                     78
   17.15.             Information du public et conformité réglementaire                                                                                            78
   17.16.             Essais, recette et mise en service                                                                                                           78
   17.17.             Dossier d’exécution, DOE et documents remis                                                                                                  79
 17.18.         Dépose, recyclage, garantie et maintenance                                                                                                           79
ANNEXE ............................................................................................................................................................. 80




                                                                                                                                                                     4/83
                          CAHIER DES CLAUSES TECHNIQUES PARTICULIERES

                            TITRE I - DISPOSITIONS GENERALES


ARTICLE 1        OBJET DU MARCHE - DISPOSITIONS GENERALES


   1.1.         Objet du marché

Les stipulations du présent cahier des Clauses Techniques Particulières (C.C.T.P.) concernent divers
travaux de régulation de trafic à exécuter sur l'ensemble du Département du Val-de-Marne.

Les travaux consistent au déploiement ou renouvellement des équipements raccordés au poste
central de régulation de trafic. Ces travaux permettront la réalisation d’infrastructures en fibres
optiques ou cuivre, la création et la réparation de capteurs de trafic et le renouvellement
d'équipements dynamiques de signalisation tricolore. Par ailleurs il assurera la fourniture, le
transport, la pose et le paramétrage de matériels dédiés à la priorité bus, à la mise en DIASER des
contrôleurs de feux et à la mise en place de station de comptage.

L’objet du marché concerne uniquement la réalisation des travaux qui sont décrits dans le CCTP, et
conformément aux différentes commandes qui seront passées.

Les travaux seront exécutés sous circulation par le titulaire du marché, et le balisage sera réalisé
par le titulaire du marché.


   1.2.         Consistance des travaux

Les travaux comprennent :

     -       l'amenée, l'installation et le repli du matériel de chantier et la remise en état des lieux ;
         -   la création ou réparation de boucle électromagnétique de micro ou macro-régulation et
             SIREDO ;
         -   la dépose des matériels non réutilisés, ainsi que leur recyclage ou mise en dépôt ;
         -   la confection de tranchées, chambres de tirage, la pose de fourreau ;
         -   la réfection définitive des chaussées, trottoirs et places de stationnement ;
         -   la fourniture, le transport et le tirage sous fourreau de câble ;
         -   pose des équipements de signalisation tricolore ;
         -   pose de câble de coordination cuivre et fibre optique (FO) ;
         -   projet d’exécution et réalisation d’une infrastructure en fibres optiques servant à la
             supervision des équipements de signalisation routière (travaux de pose et de
             raccordement de câbles optiques, de mesures de bon fonctionnement des fibres
             optiques) en micro tranchée, mini tranchée, tranchée ou pose en égout ;
         -   installation, le raccordement, les essais et la mise en service d’équipements de vidéo-
             trafic implantés sur des carrefours à feux ;
         -   toutes fournitures ainsi que tous travaux ou études nécessaires à la réalisation des
             installations en bon ordre de marche. Sont à fournir, livrer et installer (pose,
             raccordement, paramétrage et mise en service) par le titulaire au titre du présent marché
             l'ensemble    des   équipements     de    signalisation   tricolore   nécessaires   au    bon
             fonctionnement durable de l'installation et notamment les équipements spécialisés
             suivants :

                                                                                                    5/83
                 1. l’armoire de commande. Elle est destinée à abriter l’appareillage de commande
                    (contrôleur), de mesure (détecteurs), de transmission et de relayage (borniers,
                    cordons, têtes de câbles, etc.) et tous équipements associés ;
                 2. le contrôleur de carrefour ;
                 3. les équipements de prise en compte des transports en commun ;
                            la détection et l’identification ;
                            le processus de prise en compte.
                 4. les équipements de communication et de transmission
                 5. les capteurs et détecteurs d’analyse de trafic et de comptage catégoriel
                 6. les stations de comptage.
       -   l'établissement des plans de récolement au 1/200 (avec cotations transversales et de
           profondeur, ainsi que les passages des points critiques aux abords des canalisations,
           réseaux...). Les plans seront réalisés sur AUTO CAD version 2016 ou plus récente au
           format DWG, en respectant les couches et les symboles définis par le Maître d’Œuvre,
           notamment pour la signalisation tricolore :

       Signaux                                    couleur 30             type de trait continu
       Cotation                                   couleur rouge          type de trait continu
       Câble                                      couleur bleue          type de trait caché
       Fourreau                                   couleur 30             type de trait continu
       Boucle                                     couleur verte          type de trait continu
       Texte (Roman)                              couleur verte          type de trait continu
       Fond de plan/voirie existant               couleur 8              type de trait continu
       Fond de plan à créer                       couleur 8              type de trait continu


Nota : Concernant les travaux d’infrastructures en fibres optiques, un Dossier des Ouvrages
Exécutés spécifique à ces travaux est demandé (voir l’article : Infrastructures en fibres optiques).

       -   Lorsque le Maître d’Ouvrage ne pourra pas fournir un plan de l’existant au format DWG,
           le titulaire fournira un plan de cheminement et de câblage des réseaux ainsi qu’un plan
           géoréférencé des réseaux installés.


   1.3.         Responsabilité de l’entrepreneur

Lors de la présentation des propositions l’entrepreneur sera considéré comme ayant examiné le lieu
des travaux, les difficultés inhérentes et spéciales à son entreprise, la description des fournitures
faites par le Maître d’Œuvre, l’évaluation de tous les travaux et fournitures à sa charge, de manière
à exécuter convenablement une installation de signalisation tricolore en bon ordre de marche.



ARTICLE 2       PROVENANCE ET QUALITE DES FOURNITURES


   2.1.         Conformité aux normes

Les qualités, les caractéristiques, les types, dimensions et poids, les procédés de fabrication, les
modalités d’essais, de marquage, de contrôle et de réception des matériaux, produits et matériels
devront être conformes aux normes françaises et européennes en vigueur à la date de notification
du marché.
                                                                                                 6/83
En cas d’absence de normes, d’annulation de celles‑ci ou de dérogations justifiées, notamment en
raison de progrès techniques, et à défaut d’indication du présent dossier, l’Entrepreneur proposera
au Maître d’Ouvrage et au Maître d’Œuvre le matériel qu’il jugera approprié et leur remettra toutes
informations et justifications permettant d’en apprécier la qualité. L’acceptation par le Maître
d’Ouvrage et le Maître d’Œuvre ne dégage en aucun cas l’Entrepreneur de ses responsabilités.

L’Entrepreneur est réputé connaître ces normes. Les matériaux, matériels et toutes les fournitures
devront être conformes aux normes homologuées ou rendues obligatoires par les textes
réglementaires.

Les installations devront, en particulier, respecter, sans que cette liste soit exhaustive :

– en matière de sécurité électrique :

  o   les textes officiels (lois, décrets, arrêtés, circulaires) et leurs additifs relatifs à la protection
      des travailleurs et du public ;

  o   le décret n° 88‑1056 du 14/11/1988 et la circulaire DRT 89‑2 relatifs à la protection des
      travailleurs dans les établissements mettant en œuvre des courants électriques ;

  o   la norme NF C 15‑100 et ses guides pratiques, relatifs aux règles d’exécution et d’entretien
      des installations électriques basse tension ;

  o   les normes NF C 20‑000 et NF C 20‑010 concernant la classification d’environnement et les
      degrés de protection procurés par les enveloppes ;

  o   la norme UTE 66‑800 relative aux raccords de connexion ;

  o   la norme NF C 46‑900 relative aux carrefours à feux – prescriptions de sécurité électrique ;

  o   les derniers arrêtés interministériels concernant les distributions d’énergie électrique ;

  o   l’ensemble des règles techniques édictées par l’UTE dans leurs éditions à jour ;

  o   les spécifications techniques (HN) du gestionnaire du réseau public de distribution d’électricité
      (ENEDIS).

Ces documents sont susceptibles d’être révisés, modifiés ou complétés. Les références figurant
ci‑après sont données sous réserve des modifications ou nouveaux documents qui sont
automatiquement applicables dès leur mise en vigueur.

– en matière d’environnement et de compatibilité électromagnétique :

  o   les normes CEI 1000‑4‑3 relatives aux champs électromagnétiques rayonnés et aux
      perturbations conduites / induites par radiofréquences ;

  o   la norme NF P 98‑332 relative aux règles de distances entre réseaux enterrés et de voisinage
      entre réseaux et végétaux.



– pour les contrôleurs et équipements statiques des carrefours :

  o   la norme NF P 99‑000 « Régulation du trafic – Terminologie » ;

  o   la norme NF EN 50293 relative à la compatibilité électromagnétique des systèmes de signaux
      de circulation routière ;

  o   la norme NF P 99‑100 relative aux caractéristiques fonctionnelles et de sécurité des
      contrôleurs de carrefours à feux ;

  o   la norme NF C 70‑238 relative aux systèmes de signaux lumineux de circulation routière
                                                                                                   7/83
       (panneaux, capteurs, appareils de surveillance, alimentations, armoires, câbles, sécurité,
       essais, maintenance, étiquetage, essais climatiques) ;

  o    la norme NF EN 12675 relative aux exigences de sécurité fonctionnelle des contrôleurs de
       circulation routière ;

  o    la norme NF P 99‑105 relative aux caractéristiques fonctionnelles des contrôleurs de carrefours
       à feux ;

  o    la norme NF P 99‑110 relative aux échanges de données par liaison fil à fil avec des organes
       externes ;

  o    la norme NF P 99‑071‑1 relative au dialogue standard des équipements de régulation de trafic
       (DIASER) ;

  o    la norme NF P 99‑022 relative aux méthodes d’essais des contrôleurs de carrefours à feux ;

  o    la norme NF P 99‑200 relative aux signaux lumineux d’intersection ;

  o    la norme NF P 99‑060 relative aux conditions de mise en œuvre des équipements de carrefours
       à feux ;

  o    la norme NF EN 12368 relative aux signaux lumineux de circulation routière ;

  o    les normes NF P 99‑300, 99‑301, 99‑302, 99‑304, 99‑305 et 99‑306‑1 relatives aux données
       routières, capteurs, protocoles de transmission et détecteurs ;

  o    la norme NF S 32‑002 relative à la répétition sonore des feux de circulation à l’usage des
       personnes aveugles et malvoyantes ;

  o    les normes NF EN 60529 (code IP) et NF EN 62262 (code IK) pour les degrés de protection
       assurés par les enveloppes ;

  o    la norme NF C 52‑200 relative aux transformateurs de faible puissance.

– réglementations diverses :

  o    –la 6ᵉ partie du Livre I « Prescriptions » de l’Instruction interministérielle sur la signalisation
       routière.

La liste ci‑dessus n’est pas exhaustive. L’Entrepreneur est réputé intégrer l’ensemble des nouvelles
réglementations et mises à jour de normes applicables au moment de la notification du marché.
L’acceptation d’un matériel par le Maître d’Œuvre ne pourra avoir pour effet de dégager le
fournisseur de ses responsabilités. Pour le Maître d’Œuvre, l’ensemble de ces prescriptions sera
considéré comme faisant partie des « règles de l’art » et devra être respecté scrupuleusement.


      2.2.         Provenance et qualité des matériaux, produits et matériels - Contrôle
         sur les lieux de production

L'Entrepreneur a le choix de la provenance des matériaux, produits et matériels.

Les diverses fournitures devront subir pendant le cycle normal de fabrication et à leur livraison les
diverses épreuves prescrites par les normes ou à défaut décrites dans les albums des fabrications.

Les matériaux et fournitures devront être de qualité éprouvée et résister sans dommages aux
conditions et contraintes qu'ils seront appelés à supporter en service et au cours des essais. Ils
seront soumis avant leur emploi à l'examen du Maître d’Œuvre.


                                                                                                  8/83
Ceux qui ne rempliraient pas rigoureusement les conditions stipulées au présent cahier des charges
seront refusés et devront être immédiatement déposés, enlevés, remplacés ou refaits sans que
l'Entrepreneur puisse prétendre à indemnité.


   2.3.        Essais et épreuves pour les vérifications qualitatives sur le chantier

L'Entrepreneur sera tenu de fournir toutes les justifications de provenance et de qualité des
matériaux et fournitures et de déposer tous les échantillons à l'endroit indiqué par le Maître d’Œuvre.

A la fin des travaux, l'Entrepreneur devra effectuer à ses frais les essais suivants :

   •   sur l’ensemble des installations de fibre optique et réseau cuivre:

       -   vérification de la remise en état du site
       -   vérification de la repose des matériels et panneaux déposés pour réaliser les travaux
       -   vérification de l’exactitude du dossier technique (mise à jour)
       -   vérification des marquages (estampille) de conformité aux normes
       -   vérification des implantations

   •   pour la signalisation tricolore
       -   mesure des tensions d’alimentation
       -   mesure du courant consommé par l’installation
       -   mesure des résistances d’isolement suivant le paragraphe 612.3 de la norme NFC 15-
           100
       -   mesures des résistances de terre selon le paragraphe 612.6.2 de la norme NF C 15-
           100
       -   mesure de la continuité des conducteurs de protection selon le paragraphe 612.2 de la
           norme NF C 15-100
       -   vérification de la ventilation des armoires

       -   orientation des capteurs aériens
       -   vérification des câblages (liaison entre l’armoire et les feux)
       -   vérification du déroulement du diagramme
       -   vérification de la cohérence de la matrice de sécurité
       -   vérification de la coordination
       -   vérification du télécontrôle
       -   vérification du fonctionnement des périphériques


   2.4.        Essais ou épreuves supplémentaires

Si les résultats des essais ou épreuves prévus dans le marché ou par les normes pour une fourniture
de matériaux, produits ou matériels ne permettent pas l'acceptation de cette fourniture, le maître
d’œuvre peut prescrire des essais ou épreuves supplémentaires pour permettre d'accepter
éventuellement tout ou partie de la fourniture, avec ou sans réfaction sur les prix, les dépenses
correspondant à ces essais ou épreuves supplémentaires sont à la charge de l'entrepreneur.

Si le maître d’œuvre fait exécuter ces essais ou épreuves non prévus dans le marché ou par les
normes, ces essais ou épreuves ne sont pas à la charge de l'entrepreneur.




                                                                                                9/83
   2.5.         Prise en charge, manutention et conservation par l'entrepreneur des
           matériaux produits et matériels fournis par le maître de l'ouvrage dans le
           cadre du marché.

Lorsque les travaux concernent un carrefour déjà équipé de signalisation tricolore, certains
équipements en place qui restent compatibles avec les objectifs du maître d’œuvre sont alors à
réutiliser sur le site (ou éventuellement à déposer et fournir au maître d’œuvre).

Ils ne sont alors pas désignés dans la liste des matériels à fournir par l’Entrepreneur. Celui-ci
assurera cependant la réinstallation complète (éventuellement dépose, pose, raccordement, réglage
et mise en service) des matériels ainsi récupérés.

Chaque piquetage précisera la nature et les quantités de ces matériels fournis par le maître d’œuvre.



ARTICLE 3       MODE D'EXECUTION DES TRAVAUX


   3.1.         Prescriptions relatives à l'emploi des fournitures

La mise en œuvre des fournitures doit être effectuée selon les règles de l'art, les règles de sécurité
en vigueur, les prescriptions techniques et normes afférentes à l'emploi de ces fournitures.


   3.2.         Conduite des travaux - Mesures de sécurité

La majorité des travaux s’effectue en milieu urbain dense. Par conséquence les arrêtés délivrés par
les communes ne permettent pas d’occuper le domaine public avant 9h30 et après 16h30 afin de
ne pas créer de gênes supplémentaires à la circulation. A ce titre cette plage horaire stipulée sur les
arrêtés de travaux constitue un horaire normal d’exécution et ne pourra pas être considérée comme
une restriction d’horaire.

L'entrepreneur doit supporter toutes les sujétions relatives à la mise en place et au fonctionnement
du matériel. Les techniciens intervenant sur les installations électriques seront tous habilités par
leur employeur.

L'Entrepreneur doit satisfaire à toutes les charges et prescriptions de police en vigueur et prendre
toutes dispositions matérielles pour assurer la circulation sur les routes et chemins, l'accès et la
desserte aux propriétés, l'écoulement des eaux pluviales ou ménagères. Toutes les mesures d'ordre
et de sécurité visée ci-dessus sont à la charge de l'Entrepreneur.

L'attention de l'Entrepreneur est attirée :

       -     sur le fait qu'il doit adresser aux différents concessionnaires une déclaration d'intention
             de commencement des travaux (DICT).

       -     sur les dispositions obligatoires du règlement départemental de sécurité des réseaux
             d’assainissement du Val de Marne


   3.3.         Maintien des installations existantes

L’entrepreneur devra observer en cours d’exécution, la nécessité de maintenir les installations
existantes, en service actuellement, tant qu’il ne sera pas à même de faire fonctionner le nouveau
matériel prévu.
                                                                                                10/83
Il ne devra apporter aucune perturbation à l’exploitation et il devra se conformer aux instructions
qui lui seront données. Si le remplacement des contrôleurs de carrefours existants nécessite
l’interruption de la signalisation tricolore, celle-ci devra être limitée à une période comprise entre
9h30 et 16h30, l’entrepreneur ayant par ailleurs à sa charge la fourniture et la mise en place de
panneaux destinés à prévenir les usagers. En cas de prolongation de l’interruption, la mise en place
de panneau signalant le danger de type AK 17 devra être posé sur toutes les voies concernées par
l’absence de signalisation tricolore. De plus en cas d’interruption en soirée les panneaux AK17
doivent être équipés d’un dispositif « tri flash »

Aucune intervention sur les câbles de transmission de signalisation tricolore et le réseau de
communication ne sera exécutée sans l’accord spécifique, en temps réel du Maître d’œuvre.
L’Entrepreneur assurera la responsabilité pleine et entière des conséquences possibles de coupure
de câble de transmission non autorisée.

L’Entrepreneur prendra toutes précautions nécessaires à la conservation de l’intégrité des matériels
déposés qu’il livrera au Maître d’Œuvre.

Toute destruction de câble ou de matériels destinés ou non à la réutilisation sera supportée
financièrement par l’Entrepreneur.


   3.4.        Dossier d'exécution - Dispositions générales

La recherche et l'obtention des permissions de voirie pour occupation du domaine public par la
collectivité sont assurées par le Maître d'Ouvrage.

Conformément à l’article 12.4 du CCAP, l’entrepreneur est tenu de fournir au Maître d’œuvre un
dossier d’exécution au moins deux semaines avant tous travaux sur site.

Le dossier d’exécution comportera les pièces suivantes :

       -   un cahier de recette en atelier où seront consignés pour chaque matériel une description
           détaillée ainsi que le numéro de série. Le procès-verbal de recette en atelier indiquera la
           suite à donner à l’opération
       -   un plan d’installation sur site


   3.5.        Piquetage général

Le piquetage général sera effectué par le Maître d’Œuvre, après approbation du bon de commande.
Il pourra être scindé en plusieurs opérations distinctes, échelonnées dans le temps en fonction du
programme d'exécution des travaux fournis par l'entrepreneur. Chaque opération donnera lieu à
l'établissement d'un procès-verbal de piquetage.

Un plan d’exécution au 1/200ème sera établi après le piquetage et avant le début des travaux
conformément au CCAP. Il devra être visé par le Maître d’Œuvre.


   3.6.        Piquetage spécial des ouvrages souterrains et enterrés

Le piquetage spécial des ouvrages souterrains et enterrés sera réalisé dans les mêmes conditions
que le piquetage général.




                                                                                              11/83
   3.7.        Transport et manutention du matériel

L'Entrepreneur transportera le matériel acquis par ses soins à pied d’œuvre, et ceux devant être
enlevé pour être mis en décharge, dépôt ou autres.


   3.8.        Signalisation temporaire de chantier

La signalisation temporaire sera à la charge de l’Entrepreneur et sera conforme à la Huitième Partie
du Livre 1 de l’Instruction Interministérielle sur la Signalisation Routière.

La signalisation respectera les prescriptions du C.C.A.P.




                                                                                            12/83
ARTICLE 4        CANALISATIONS SOUTERRAINES DE RESEAUX SENSIBLES


   4.1.         Conditions générales d'établissement

L'attention de l'Entrepreneur est spécialement attirée sur les précautions à prendre au cours de
l'exécution des déblais, à la rencontre de canalisations existantes.

Toutes les mesures nécessaires doivent être prises, afin de sauvegarder les canalisations, ouvrages
ou installations de toutes natures.

C'est ainsi qu'avant tout commencement des travaux, l'Entrepreneur doit s'informer :

         -   auprès des Services Municipaux pour les réseaux les concernant,
         -   auprès des Concessionnaires et Exploitants de réseaux divers, dont la liste non
             limitative est donnée ci-après à titre indicatif :
                          Electricité
                          Gaz
                          Télécommunications
                          Fluide divers

A cet effet, il doit se rendre dans les différents Services ou Administrations concernés pour :

         -   consulter les documents sur les réseaux existants

         -   effectuer les déclarations de travaux, conformément aux modèles existants et dans les
             délais prescrits.

Les récépissés de ces déclarations sont visés par le Maître d’Œuvre, avant tout commencement
d'exécution.

Si malgré les précautions prises, des dégâts venaient à se produire sur les ouvrages existants,
l'Entrepreneur en sera responsable et devra appliquer toutes les consignes de sécurité et alerter
immédiatement le concessionnaire ou le Service Municipal intéressé, et éventuellement, les
Pompiers et la Police.

En cas d'incidents sur des ouvrages de distribution gaz ou électricité BTA et HTA, l'Entreprise ou le
Maître d'Œuvre devra immédiatement alerter et les signaler au Maître d’Ouvrage :

ENEDIS :
Tel. : 09.72.67.50.94

GRDF :
Tel. : 08.00.47.33.33

Le tracé des câbles sera conforme au dossier d'exécution visé par le Maître d’Œuvre. L'Entrepreneur
doit lui signaler en temps voulu, les encombrements du sol gênant la réalisation, qui n'apparaissent
pas dans le dossier d'exécution. Les rayons de courbure des câbles après pose, ne seront pas
inférieurs à dix fois son diamètre.

La profondeur de pose des câbles sera de:

         -   0,80 m sous trottoir
         -   1,00 m sous chaussée

La largeur de tranchée sera de :

         -   0,40 m sous trottoir

                                                                                               13/83
       -      0,50 m sous chaussée

Dans le cas de l’utilisation de la technique de micro-tranchées ou mini-tranchées, les dimensions
des tranchées en largeur pourront être respectivement de moins de 15cm ou varier de 15cm à 30cm.
Les profondeurs seront de 0,80 m maximum.

L’entrepreneur devra disposer de tout type de grillages avertisseurs de manière à pouvoir remplacer
ceux détériorés lors de l’ouverture de la tranchée.

Au cas où la tranchée ne pourrait être réalisée à la profondeur définie, des plaques de protection en
acier galvanisées seront installés avant la couche de réfection définitive.

Cette solution ne pourra être réalisée qu’en accord avec le Maître d’Œuvre.


   4.2.           Solutions sans tranchée : fusées dirigées, forages dirigés ou pousse-
           tube

La technique de la fusée dirigée, du pousse-tube ou du forage dirigé pourra être utilisée, notamment
pour les traversées sous chaussées, afin de réduire la gêne occasionnée par l'ouverture de fouilles.

Après exécution des puits de départ et d’arrivée, un bâti cylindrique muni d’une tête tronconique
tire une conduite ou permet la pose par fusée dirigée d’une conduite mise en place par poussage.

Les conduites posées seront de type PEHD ou acier. Le diamètre de ces conduites n’excèdera pas
110 mm


   4.3.           Exécution des tranchées

L'Entrepreneur doit organiser son chantier en ouvrant la tranchée par tronçons successifs de façon
à réduire l'emprise du chantier et de facilité le cheminement piéton ou l’accès riverain.

L'Entrepreneur doit obligatoirement prévenir le Maître d’Œuvre de la date d'ouverture des tranchées,
deux jours ouvrables au moins avant le début des travaux.

D'une façon générale, les tranchées ne seront ouvertes qu'au fur et à mesure de la pose des câbles
ou des gaines destinées à recevoir ces derniers.

Le fond des fouilles sera réglé et devra offrir une surface d'assise plane sans aucun point saillant.

Les fonds de forme devront faire l'objet de réception avant chaque intervention des corps d'état
intéressés.

Dans les parties privatives, l'exécution des tranchées ne pourra se faire qu'à la main. L'utilisation
d'engins mécaniques pour les terrassements en domaine privé ne pourra se faire qu'avec
l'autorisation expresse du Maître d'œuvre.

L'Entrepreneur devra en outre être attentif en ce qui concerne :

      La façon de banquettes à différents niveaux, parfaitement réglées
      La façon de pans coupés dans les parties d'allure courbe
      Le talus suffisant pour assurer une bonne tenue des terres
      La protection des fouilles, blindage y compris terrassement induit, et les épuisements des
       tranchées.

Les revêtements des trottoirs ou des chaussées seront démontés sur une largeur la plus proche
possible de celle de la tranchée selon les dimensions indiquées dans le tableau ci-dessous.

                                                                                               14/83
                                  Dimensions     tranchées     sous   Dimensions    tranchées       sous
                                  trottoir (largeur x profondeur)     chaussées (largeur x profondeur)

 Tranchée pour un réseau                  0,40 m x 0,80 m                    0,50 m x 1,00 m

 Tranchée      pour       deux            0,50 m x 0,80 m                    0,60 m x 1,00 m
 réseaux       de     natures
 différentes

 Tranchée pour trois réseaux              0,70 m x 0,80 m                    0,80 m x 1,00 m
 de natures différentes

Dans le cas de la technique de la micro tranchée les fouilles seront descendues jusqu'à une
profondeur de 0,40 m maximum.

L'utilisation d'explosifs, éventuellement, se fera dans le cadre des règlements en vigueur après
accord préalable du Maître d’Œuvre.

La pose de fibres optiques pourra être mécanisée par trancheuses ou réalisée à l’aide d’engins
possédant des godets de moins de 30 cm de largeur. Elle comprend aussi la pose d’un fil traceur
type Plynox ou équivalent, y compris les boîtes de jonction de type moulée placées dans les
chambres de tirage.



Cas particulier de l’exécution de travaux en présence d’enrobés amiantés :

Pour toute opération de travaux susceptible d’affecter des chaussées, trottoirs ou ouvrages pouvant
contenir de l’amiante, le Maître d’Ouvrage fait réaliser, préalablement aux travaux, un repérage
amiante avant travaux (RAT) conformément aux dispositions du Code du travail et à la norme NF
X46-102 relative au repérage des matériaux et produits contenant de l’amiante dans les ouvrages
de génie civil, infrastructures de transport et réseaux.

Le rapport de RAT, conclu quant à la présence ou à l’absence d’amiante dans les zones impactées,
est transmis au titulaire avant tout commencement d’exécution de tranchées, de fraisage, de
rabotage, de carottage ou, plus généralement, de toute opération susceptible de provoquer
l’émission de fibres d’amiante.

Sur la base de ce rapport, le titulaire évalue les risques d’exposition à l’amiante conformément à la
sous-section 2 « Dispositions communes à toutes les activités comportant des risques d’exposition
à l’amiante » de la section 3 du chapitre II du titre Ier du livre IV de la quatrième partie du Code du
travail.

Lorsque les travaux relèvent du champ de la sous-section 4 « Dispositions particulières aux
interventions sur des matériaux, des équipements, des matériels ou des articles susceptibles de
provoquer l’émission de fibres d’amiante », le titulaire établit un mode opératoire détaillé décrivant
les techniques utilisées, les moyens de protection collective et individuelle, les dispositions de
confinement, les modalités de nettoyage et de gestion des déchets, ainsi que l’organisation de la
surveillance de l’empoussièrement.

Ce mode opératoire est transmis, dans les délais réglementaires, à l’Inspection du travail et aux
organismes compétents, conformément aux articles R.4412-146 à R.4412-148 du Code du travail.




                                                                                                15/83
Le titulaire fournit au Maître d’Ouvrage les mesures de niveaux d’empoussièrement réalisées par un
organisme accrédité, démontrant notamment le respect de la valeur limite d’exposition
professionnelle en vigueur pendant toute la durée des travaux.

L’Entreprise s’engage à mettre en œuvre des moyens humains formés et des matériels adaptés à la
nature des risques identifiés, et à respecter l’ensemble des prescriptions réglementaires relatives
aux travaux en présence d’amiante.




    4.4.       Pose des fourreaux

Le fourreau utilisé pour les réseaux électriques sera de type TPC10 à double peau intérieur lisse et
de couleur rouge, conformément à la norme NFC-68-171. Il sera posé en fond de fouille et sera
recouvert d’un lit de sable (0/2 ou 0/4) de 0,20 m d'épaisseur. L’utilisation de sablon est interdite.
Il sera signalé par un grillage avertisseur plastifié rouge de 0,30 m de largeur, mis en place à 0,40
m au-dessus du fond de fouille. Il devra être aiguillé d’un fil Nylon. Le raccordement entre chaque
couronne sera effectué à l’aide de manchons.

Les liaisons entre chambres de tirage seront réalisées par des fourreaux de diamètre intérieur
minimum de 80 mm

Les liaisons entre chambres de tirage et supports de feux seront réalisées par des fourreaux de
diamètre intérieur de 80 mm

Sauf exception précisée par le Maître d’Œuvre, chaque support sera relié directement par un
fourreau à une chambre ou à l’armoire de commande des feux.

Des fourreaux supplémentaires aiguillés sous chaussées peuvent être mis en place en fond de
fouille.

Les liaisons entre les regards de boucle et les chambres se font avec des fourreaux de 60 mm de
diamètre.

Des gaines en polyéthylène haute densité de couleur noire à bandes vertes (NF T 54-072) de
diamètre 33 mm épaisseur 2,5 mm pourront être utilisées pour la pose de fibre optique. Elles seront
posées sur un lit de sable (0/2 ou 0/4) d’une épaisseur d’au moins 10 cm. L’utilisation de sablon
est interdite. Le rayon de courbure sera au minimum de 30 fois le diamètre nominal. Elles seront
posées en coupure dans les chambres. Les raccordements se feront éventuellement, avec l’accord
du maître d’œuvre, par manchons mécaniques dans les chambres de tirages.


    4.5.       Pose des câbles

Le câble sera tiré dans un fourreau.

La pose et le tirage du câble seront effectués conformément aux règles de l'art. Les câbles seront
déroulés, tirés et mis en place avec le plus grand soin en évitant toute tension, boucle... Les rayons
de courbure au tirage seront à adapter aux câbles à poser.


    4.6.       Remblaiement des tranchées

Aucune tranchée ne pourra être remblayée avant que le représentant du Maître d’Œuvre n'ait vérifié
l'état et la position des câbles et fourreaux.

                                                                                              16/83
En cas d’utilisation de matériaux de recyclage, l’entrepreneur devra fournir un bon de centrale, et
utiliser uniquement des matériaux homologués.

Les tranchées pour réseaux divers seront remblayées en sable 0/2 ou 0/4 jusqu'à 0,20 m au-dessus
des génératrices supérieures des canalisations et câbles, ceux-ci ayant été posés sur un lit de sable
0/2 ou 0/4 de 0,10 m. Le reste sera remblayé en matériaux graveleux dans les zones sous chaussée
et parkings et en terre fine de qualité dans les autres zones.

Le grillage avertisseur sera fourni et mis en place au-dessus du sable par l'Entrepreneur. Plusieurs
grillages seront éventuellement accolés, afin de protéger correctement les réseaux. Le grillage
avertisseur utilisé sera entièrement en plastique. Il assurera une véritable signalisation des fourreaux
lors des attaques par engins mécaniques ou des travaux réalisés à la main. La coloration sera
inaltérable dans la masse, à savoir :
       - vert pour réseaux de télécommunication et câble média
       - rouge pour réseaux électriques

Suivant la nature et le lieu, les tranchées seront remblayées de la façon indiquée ci-après:

   •   Tranchée sous trottoir terre (voir coupe)
Une remise en état après travaux sera effectuée à l'identique de la situation initiale (ex: dans le cas
de terre végétale ou de gazons existants, ceux-ci devront être remis en état après le chantier).

Le remblaiement de l'ensemble restant de la tranchée sera fait avec la terre végétale d'extraction,
Les terres et gravois excédentaires seront évacués aux décharges publiques.




   •   Tranchée sous trottoir stabilisé (voir coupe)
Le remblaiement de la tranchée sera réalisé avec du sable 0/2 ou 0/4 d’une profondeur de 0,50 m
par rapport au fond de la tranchée. Le reste de la tranchée sera remblayé avec de la grave naturelle.
Soit une épaisseur de 0,30m.




                                                                                                17/83
   •   Tranchée sous trottoir revêtu (voir coupes ci-dessous)
Le remblaiement de la tranchée sera réalisé avec du sable 0/2 ou 0/4 d’une profondeur de 0,67 m
par rapport au fond de la tranchée. Ce remblai sera compacté suivant les prescriptions en vigueur.
Un béton maigre de 0,10 m d’épaisseur sera mis en place en complément. La réfection définitive
sera effectuée à l'identique de la situation initiale. Si la réfection définitive ne se fait pas sous 48
heures, La couche de béton maigre sera alors amenée au niveau du trottoir existant. Soit une
épaisseur de 0,13 m.



           o   réfection provisoire:




                                                                                                18/83
          o   réfection définitive:




   •   Tranchée sous chaussée (voir coupe)
Le remblaiement de la tranchée sera réalisé avec du sable 0/2 ou 0/4 d’une profondeur de 0,20 m
par rapport au fond de la tranchée. Ce remblaie sera compacté suivant les prescriptions en vigueur.
Une grave naturelle de 0,40 m d’épaisseur complémentera la couche de forme. Un béton maigre de
0,30 m d’épaisseur sera mis en place pour assurer la couche de fondation.




   •   Tranchée sous chaussée par micro tranchée

Les micro-tranchées devront être réalisées conformément à la norme XP P 98-333, Tranchées de
faibles dimensions. Le schéma ci-dessous expose les différentes zones constitutives d’une tranchée
de faibles dimensions.




                                                                                           19/83
Les matériaux utilisés doivent répondre aux propriétés d’usages indiqués au tableau ci-dessous :




   4.7.       Réfection provisoire des chaussées et trottoirs

La réfection provisoire s’applique pour les tranchées sous trottoir revêtu et les tranchées sous
chaussée.




                                                                                          20/83
    •   Tranchée sous trottoir revêtu :

Le remblaiement de la tranchée sera fait au niveau « zéro » avec du béton maigre.

    •   Tranchées sous chaussée :

La réfection provisoire sera réalisée sur 0,10 m d'épaisseur par enrobé à froid cylindré.

L'Entrepreneur sera responsable de l'entretien et de la signalisation des ouvrages provisoirement
rétablis et ceci jusqu'à leur réfection définitive.


    4.8.         Réfection définitive des chaussées et trottoirs

    •   Tranchée sous trottoir revêtu :
La réfection définitive de la tranchée sous trottoir revêtu se fera en utilisant des matériaux identiques
à ceux existants. Elle devra avoir lieu dans les 48 heures suivant le remblaiement ; en cas contraire,
une réfection provisoire sera à effectuer suivant les stipulations de l'article 4.7.

Dans le cas d'enrobés à chaud rouges ou noirs, la réfection définitive comportera :

        -     le décapage de 0,03m de béton maigre
        -     l'enlèvement aux décharges publiques
        -     la découpe soignée à la scie des bords de tranchées
        -     une couche d'accrochage d'émulsion
        -     la fourniture et la mise en œuvre d'enrobé à chaud sur 0,03 m d'épaisseur
        -     un joint émulsion - sable porphyre

Dans tous les autres cas, les matériaux seront mis en œuvre sur des épaisseurs identiques à
l'existant.

    •   Tranchée sous chaussée :
La réfection définitive de la tranchée sous chaussée comportera le décapage de grave sur 0,10 m de
profondeur, la découpe soignée des bords de tranchée, l'enlèvement aux décharges publiques et
sur couche d'accrochage, la fourniture et la mise en œuvre d'enrobé à chaud sur 0,10 m d'épaisseur.

La réfection définitive sera réalisée par l'Entrepreneur dans un délai maximum de 1 mois après la
réfection provisoire.

Le sous-sol tassé ne sera susceptible de subir aucun mouvement. En cas de tassement ou de
détérioration du revêtement, l'Entrepreneur devra en subir toutes les conséquences.


    4.9.         Chambre de tirage

Les chambres de tirage seront confectionnées sur le site. Le fond de la chambre sera couvert de
gravillon sur une épaisseur de 0,05 m. Les parois de la chambre seront maçonnées en parpaing
plein d’épaisseur 0,15m, ou, avec l’accord du Maître d’Œuvre en béton préfabriqué. Un enduit sera
systématiquement réalisé au niveau des arrivées de fourreaux.

La dalle en fonte de couverture aura une résistance de 250 KN en pose sous trottoir ou 400 KN en
pose sous chaussée et ne comportera pas d’inscription.




                                                                                                 21/83
Sur demande du Maître d’Ouvrage, les dalles de couverture pourront recevoir le logo du Val de
Marne suivant rémunération prise au BPU. Les chambres ainsi équipées seront munies d’un
verrouillage simple.

Les types de chambre à utiliser sont :

       - L0T         - L1T      - L2T        - 1/2L4T        - L3T        - K2C

Les chambres seront conformes à la norme NF P 98-050.




   4.10.       Utilisation du réseau d’égouts

Il est envisageable d’utiliser le réseau d’égouts pour déployer les câbles fibres optiques. Pour des
égouts de grandes dimensions, les câbles sont directement installés sur des supports spéciaux
(chemin de câble, conduits,). La pose des câbles et des supports se fait par entrée des hommes dans
les égouts. Pour des réseaux d’égouts de tailles plus faibles, la pose du câble doit se faire sans la
présence de l’homme à l’aide de robots avec des caméras. Les conditions d’environnement exigent
des protections particulières des câbles. Ils sont constitués de matériaux résistants et protégés
d’une armature métallique anticorrosion.


Travail en égout :
Les recommandations décrites dans la fiche Prévention D4 F 03 10 de l’OPPBTP seront appliquées.
Les câbles à fibre optiques seront posés en goulottes SYSTERE fixées sur les parois de l’égout après
accord du gestionnaire concerné.


   4.11.       Utilisation de réseau désaffecté

Le déploiement de réseau fibres optiques peut se faire par l’intermédiaire de l’utilisation d’anciens
réseaux d’égouts ou de gaz. L’utilisation de ces anciennes conduites doit se faire en respectant
certaines règles :
       - nettoyage ou curage de la conduite,
       - vérification de l’état de la conduite,
       - mise en place de chambre complémentaire pour accéder aux câbles.



ARTICLE 5      TRAVERSEES OU EMPRUNTS D'OUVRAGES DIVERS

Dans les traversées de chaussées, les câbles seront tirés dans des fourreaux en polyéthylène haute
densité d'un diamètre minimal de 80/92 mm

L'exécution de la tranchée se fera par demi ou un tiers de largeur de chaussée. Les fourreaux devront
reposer sur un lit de grave naturelle et déborder d'au moins 0,50 m de part et d'autre des limites de
la chaussée.




                                                                                             22/83
ARTICLE 6        ENVELOPPE POUR ARMOIRE DE COMMANDE


      6.1.      Matériau et traitement de surface

L'armoire est en aluminium ou alliage d'aluminium d’épaisseur 20/10 mm. Elle est revêtue
intérieurement et extérieurement d'une peinture poudre polyester polymérisable à chaud de teinte
beige RAL 1015, épaisseur 60 à 80 microns, avec finition texturée.


      6.2.      Dimensions, équipements, et accessibilité interne

Les dimensions externes hors tout de l'enveloppe et les possibilités d'accès autorisées (dim.
ouverture) par les deux portes sont les suivantes, selon qu'il s'agit d'une armoire avec ou sans
compartiment ENEDIS



      Dimensions : Haut x Long x Prof (en mm)                             Utilité

 1350 x 1200 x 500                                     SLT

 1350 x 1500 x 500                                     SLT plus compartiment séparé ENEDIS ou RATP



La tolérance sur ces dimensions est de ± 20 mm

Les fixations des équipements sont accessibles directement en face avant.

L'une des deux portes dispose d'un logement permettant de stocker sous poche plastique quelques
documents A4 pouvant être pliés une fois.

Chaque porte peut être aisément bloquée (et débloquée) mécaniquement par une biellette dans une
position ouverte à 130° ± 10°. L'enveloppe est équipée contre le vandalisme par au moins :

         -   une fermeture "5 points" avec triangle cadenassable et barre de crémone ; les clés à
             triangle font partie de la fourniture ;
         -   une serrure Deny simple canon type 28bis (ou à la demande 28 ter) ; les clés DENY ne
             font pas partie de la fourniture.


Un dispositif contre le "dégondage" des portes lorsqu'elles sont en position fermée ; sa résistance à
l'effraction est de "catégorie A" selon la norme NFP 20-311/P 20-551. Dans cette position, chaque
porte est capable de résister sans déformation permanente, ni détérioration à une force
d'arrachement horizontale de 150daN, appliquée en son centre.

L'enveloppe est scellée selon les indications du constructeur sur le socle défini au présent CCTP est
capable de résister à une force de renversement d'au moins 150 daN appliquée par ceinturage à mi-
hauteur de l'enveloppe et traction horizontale perpendiculaire à la grande face de l'enveloppe.

Deux portes permettent d’accéder directement à la totalité des matériels (contrôleur, équipements
annexes de régulation, détecteurs, borniers, tableau de livraison d'énergie, protections électriques,
etc.). Ces portes sont montées en applique et équipées de pivots facilitant le dégondage de celles-
ci.




                                                                                             23/83
La structure de l'enveloppe peut être modulaire. Dans ce cas, chacune des faces ne peut être
constituée de plus d'un panneau. Les fixations entre ces différents éléments sont de nature et
dimensions à respecter les objectifs de rigidité et de protection ci-dessous.

Elle ne comporte aucun cloisonnement, aucune séparation physique entre les équipements.

La face interne de chacune des deux portes est équipée d'une crémaillère permettant de recevoir
une tablette horizontale de travail utile aux opérations de maintenance. La tablette elle-même ne
fait pas partie de la fourniture. Les dimensions et la position de ces crémaillères de fixation sont
conformes aux indications du schéma ci-dessous (voir annexe 1).




   6.3.       Fixation, tenue mécanique et aération de l'armoire

Le socle de l'armoire repose à plat sur un massif en béton décrit ci-dessous sur lequel il est fixé
sans déformation par quatre goujons ancrés sur les petits côtés du socle selon le plan ci-dessous.




                                                                                            24/83
L'armoire installée peut être soumise à des efforts externes et des épreuves auxquelles elle doit
pouvoir résister afin de préserver durablement le fonctionnement et l'intégrité des équipements.
Cela concerne notamment la pluie violente, les projections d'eau issues du passage des véhicules
sur la chaussée ou le trottoir, ou le lovage par jet d'eau sous pression, les chocs externes, la
résistance à la présence de personnes sur le toit et la résistance à la poussée d'un vent violent ou
de personnes. Les spécifications suivantes répondent à ces objectifs.

L'enveloppe respecte :

       -   les indices de protection IP 44 selon NFC 20-010 et IK10 selon NF EN 50-102, classement
           au feu M10.
       -   résiste à une force de renversement de 150 daN appliquée par ceinturage à mi-hauteur
           de l'enveloppe et traction horizontale perpendiculaire à la grande face de l'enveloppe,
                                                                                            25/83
           -   une surcharge de toit de 500 kg répartis.


La pose de l'armoire sur le massif est complétée par un joint silicone continu déposé au contact du
socle sur le rebord interne de l'armoire. Ce joint est apte à assurer l'étanchéité vis-à-vis de
l'écoulement des eaux de pluie recueillie par le massif.

L'enveloppe est pourvue d'un dispositif d'aération naturelle, en conformité avec l'indice de
protection cité plus haut, empêchant les projections d’eau sur le matériel et assurant l’écoulement
de l’eau vers l’extérieur de l’armoire.

Elle ne comporte aucun dispositif de réchauffage.



ARTICLE 7         MISE A LA TERRE


       •   Par prise de terre commune

Ce mode de mise à la terre sera à privilégier. Dans ce cas les supports sont mis à la terre par une
prise commune, celle-ci sera constituée par un câble cuivre nu de 25 mm2 minimum. Le conducteur
ne devra pas être coupé à chaque support. La liaison des supports avec le câble de terre sera assurée
par un conducteur de section minimale de 16 mm2, relié à la borne de mise à la terre du fût. La
connexion du conducteur de mise à la terre du support sur le conducteur de protection sera réalisée
par sertissage à la pince.

Les liaisons entre câbles de terre différents seront réalisées dans les chambres de tirage également
par sertissage.

La cosse servant au raccordement sur le support sera sertie ou boulonnée.

       •   Par prise de terre individuelle
Si la mise à la terre ne peut pas s’effectuer par une prise de terre commune, après l’accord du Maître
d’Ouvrage une terre individuelle sera réalisée.

Celle-ci sera constituée soit :

           -   d'un piquet en cuivre (ou en acier cuivré présentant la même résistance à la corrosion)
               de 1,50 m de longueur minimale, enfoncé verticalement, le sommet de chaque piquet se
               trouvant au moins à 0,50 m au-dessous du niveau du sol.
           -   par un conducteur en cuivre d’au moins 5 m de longueur et d’une section ne pouvant
               être inférieure à 25 mm² disposé dans une tranchée d’au moins 3 m de longueur et 0,80
               m de profondeur.

La liaison entre matériaux de natures différentes ne devra pas se trouver au contact direct avec le
sol.

Sauf étude particulière, les métaux légers ne seront pas admis.




                                                                                              26/83
ARTICLE 8        TRAVAUX DIVERS ET SPECIAUX


   8.1.          Dépose

Le matériel à déposer comportera des installations existantes non réutilisées selon les instructions
du Maître d’Œuvre. Avant l'exécution des travaux, l'Entrepreneur devra faire un état précis des
installations à déposer. Cet état sera vérifié par le Maître d’Œuvre et transmis à la commune (ou
autre précisé par le Maître d'œuvre) pour que celle-ci puisse contrôler les entrées au dépôt
communal. Le matériel sera transporté et classé avec soin au dépôt désigné par le Maître d'Œuvre.


   8.2.          Nettoyage du chantier

Après achèvement des travaux, le chantier devra être débarrassé des matériaux qui auraient été
déposés, dans un délai de 8 jours après constatation de cet achèvement par le Maître d'Œuvre.



ARTICLE 9        DECHARGES ET DEPOTS

L'entrepreneur devra dans un délai de 20 (vingt) jours, à compter de la notification de la signature
du marché, fournir au maître d'œuvre, l'adresse et la distance par rapport au chantier de la décharge
publique ou privée où il compte évacuer les produits de démolition et les déblais. Il devra également
préciser les itinéraires qu'il empruntera.

Si en cours d'exécution des travaux, l'entrepreneur doit modifier son lieu de décharge, il devra en
faire part au maître d’œuvre.

Les matériaux ou matériels restant la propriété du maître de l'ouvrage seront stockés dans l'emprise
du chantier aux emplacements désignés par le représentant du maître d’œuvre, ou, sur ordre, au
dépôt du maître de l'ouvrage

Conformément à la réglementation l’entreprise devra prévoir le recyclage des produits
électroniques.



ARTICLE 10 ESSAIS ET MISE EN SERVICE

Les essais préalables, et la mise en service auront lieu en présence du Maître d’Œuvre et de
l’entrepreneur ou de ses représentants.

Tous les frais nécessités par ces essais seront à la charge de l’entrepreneur qui devra mettre à la
disposition du Maître d’Œuvre, le personnel et le matériel nécessaire.

Avant la réception, le Maître d’Œuvre fera exécuter une vérification par un bureau de contrôle
spécialisé. Si l’avis s’avère défavorable, les contrôles suivants seront à la charge de l’entrepreneur
jusqu’à la mise en conformité définitive.




                                                                                              27/83
TITRE II - SIGNALISATION TRICOLORE


ARTICLE 11 ARMOIRE DE COMMANDE

Cette armoire assure les fonctions de support des matériels dédiés localement à la commande de la
signalisation tricolore, de raccordement électrique, de protection, notamment contre les différentes
contraintes et épreuves propres au milieu urbain. Elle est conçue de sorte qu'elle s'intègre aussi bien
que possible dans le paysage urbain, n'y présente aucun danger et contribue à la "maintenabilité" et
à l'évolutivité de l'installation.

Les spécifications qui prennent en compte ces différents objectifs résultent notamment de
l'expérience du maître d’œuvre et ne sont pas des spécifications "mineures". Le titulaire s'attachera
à les respecter scrupuleusement.


    11.1.       Terminologie

Pour éviter toute ambiguïté, il est rappelé ce que désignent les termes suivants utilisés dans le
présent document :
        -   armoire de commande (ou armoire de feux) : enveloppe contenant un contrôleur de
            carrefour et ses équipements annexes
        -    signal (ou signal tricolore) : signal lumineux composé de trois feux vert, jaune, rouge
            (ou exceptionnellement jaune clignotant à la place du vert) s'adressant aux véhicules qui
            franchissent sa ligne d'effet de feux.
        -   support de signaux : poteau, potelet, potence ou portique supportant un ou plusieurs
            signaux tricolores, et notamment destiné à leur procurer la lisibilité nécessaire (hauteur,
            orientation, stabilité).
        -   câble de coordination : câble de transmission, de type multipaires téléphoniques ou à
            fibres optiques, qui véhicule, de proche en proche, contrôleur de carrefour après
            contrôleur de carrefour, les signaux échangés entre ces contrôleurs et le Poste Central
            de PARCIVAL à CRETEIL.
        -   détecteur : dispositif qui met en forme les informations (signaux) issues du ou des
            capteurs. Le détecteur peut être distant du capteur installé sur le site de détection ; c'est
            le cas des détecteurs électromagnétiques qui sont généralement placés dans l'armoire
            de commande. Le détecteur peut aussi être indissociable de son capteur (cas des capteurs
            infrarouge, hyperfréquence) et est alors disposé sur le site de détection même.
        -   micro-régulation : action de régulation à très court terme (de l'ordre de 3 minutes
            maximum) qui permet de modifier l’occurrence, l'ordre ou la durée des phases ou des
            lignes de diagramme à partir de l'analyse instantanée de la demande véhicules ou
            piétons. Escamotage, adaptabilité sont les formes les plus courantes de la micro-
            régulation.
        -   macro-régulation : action de régulation agissant sur un ensemble de carrefours pour une
            longue durée, de l'ordre de trois minutes minimums, par exemple.
        -   queue de boucle : partie des conducteurs électriques, située entre la boucle elle-même
            et la boîte de raccordement où elle est relayée par le retour de boucle vers le détecteur.
            La queue de boucle est réalisée avec les conducteurs de boucle eux-mêmes qui sont
            torsadés.


                                                                                                 28/83
        -    retour de boucle : liaison électrique à deux conducteurs entre la queue de boucle et le
             détecteur distant. Il peut être de grande longueur et il est spécialement réalisé (torsadé)
             pour respecter le fonctionnement du détecteur.


    11.2.        Enveloppe

    •    organisation interne et fermeture
Les armoires de commandes seront installées dans une enveloppe métallique en aluminium double
porte dont les caractéristiques et le mode de pose sont définies précédemment.

La disposition interne des équipements respecte le plan ci-dessous où l'entrepreneur remarquera
particulièrement le volume réservé aux évolutions matérielles :




Nota :
Le volume réservé de 340x1110 peut être situé à droite ou à gauche de l’armoire, en fonction du châssis du contrôleur.

Les module de raccordement de la tête de câble de coordination sont situé, sauf cas impératif soumis au maître d’oeuvre,
au-dessus du volume réservé, sur le côté opposé au contrôleur. Le cheminement du câble de coordination assure une
longueur jamais inférieure à 2 m, favorable aux évolutions ou aux grosses opérations de maintenance.




    11.3.        Entrées / sorties des câbles

L'ensemble des câbles électriques de raccordement aux différents réseaux externes, tant d'arrivée
d'énergie que de départs vers les signaux lumineux ou de transmission ou de liaison avec les
capteurs distants et avec les boutons poussoirs, etc. pénètrent dans l'armoire par l'intermédiaire de
                                                                                                                29/83
fourreaux noyés dans le massif en béton. L'affectation des fourreaux aux câbles doit être faite en
respectant au mieux le souci de minimiser les interférences entre courants forts et courants faibles.
Notamment, le câble de raccordement au réseau de fourniture d'énergie sera affecté à un fourreau
situé en extrémité, à l'opposé du fourreau dédié au câble de transmission (dit de COORDINATION)
avec le Poste Central. Viendront ensuite, les câbles de raccordement aux signaux tricolores.

En cas de présence de câble à fibre optique, le coffret optique, le routeur et son dispositif
d’alimentation/protection seront insérés dans le volume réservé pour « évolution matérielle »


    11.4.       Massif en béton

Son implantation exacte est soumise à l'accord du maître d’œuvre.

Les dimensions du massif en béton à créer sont :

       -    Longueur : 1400 ou 1700 mm
       -    Largeur : 600 mm
       -    Profondeur d'encastrement dans le sol : 500 mm
       -    Hauteur hors sol : 400 mm

Six fourreaux Ø 90 et un fourreau de type "Iro" pour le câble de terre sont noyés dans le massif en
béton et alignés dans l'axe longitudinal du massif. Les sorties sont verticales et dépassent d'au
moins 3 cm le niveau du béton.

Le béton utilisé est de type 350 Kg. L’enduit de finition a un aspect lissé et ses arêtes externes sont
chanfreinées.

Le socle est muni de quatre goujons en acier traité contre la corrosion, d'au moins 10 mm de
diamètre et ancrés sur au moins 100 mm Ces goujons sont situés sur les petits côtés du socle.


    11.5.       Equipements généraux de l'armoire de commande

L'armoire de commande comporte aussi les sous-ensembles suivants :

   •   fixation des équipements

Des profilés (rails) nécessaires à une fixation stable et durable des divers équipements (tableau
d'énergie, contrôleur de carrefour, détecteurs, etc…) et accessoires (blocs de jonction, prises,
disjoncteurs, etc.).

Il convient de noter les spécifications particulières du profilé spécialement dédié au bornier de
raccordement du câble de coordination (voir ci-dessous); ce profilé horizontal est nécessairement
situé dans la partie la plus haute de l'armoire.

   •   comptage d'énergie et protections électriques pour armoires non équipées d’un
       compartiment séparé

Un tableau de comptage d'énergie électrique de 300 mm x 600 mm destiné à recevoir les
équipements de comptage et de disjonction ; ce tableau est installé à l'extrême droite ou à l'extrême
gauche de l'enveloppe ; Dans le cas d’un bloc de comptage existant à réutiliser, un disjoncteur
différentiel général 300 mA / 15 A sera branché en tête d’installation, s'il n'existe pas déjà.

En outre, chaque départ d'énergie de classe BT vers un équipement externe à l'armoire est
nécessairement protégé par disjoncteur, sur le bornier c'est-à-dire au plus près du départ.

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   •    supports particuliers

L'armoire est équipée de supports métalliques capables de recevoir et de maintenir fixes les
détecteurs électromagnétiques

Ces supports sont adaptés et dimensionnés selon le type de contrôleur et de l'organisation interne
de l'armoire, selon prescriptions du Maître d’œuvre.

    •   éclairage interne

L'armoire est pourvue d'un dispositif d'éclairage par barrette à lampe fluorescente commandée par
l'ouverture d'une porte (contact de porte étanche) et située sous le toit de l'armoire ; le support de
cette lampe est d'un type (matériau notamment) apte à sa tenue dans le temps et aux chocs.

    •   contact d’ouverture de porte

L’armoire doit être pourvue de deux contacts « sec » inverseur actionné à la fermeture/ouverture de
l’armoire. Un contacteur d’ouverture de porte doit être connecté afin de pouvoir activer l’alarme
DIASER d’ouverture de porte. L'autre pourra permettre l'activation automatique du dispositif
d'éclairage interne.

   •    prises d'alimentation basse tension

L'armoire comporte trois prises de courant 16 A, indépendantes, protégées par disjoncteur
différentiel 30 mA montées sur rail DIN.

Une de ces prises sera repérée et affectée au raccordement de l’équipement de communication
permettant de dialoguer avec le poste central Parcival.

   •    équipement de transmission cuivre

Le câble de coordination sera fixé dans les armoires de contrôleur de carrefour sur rail type HPUL
de 108 cm de longueur, cette longueur autorise le déplacement ultérieur du bornier sur toute la
largeur de l'enveloppe, en cas de modification de l'installation. Ce rail sera équipé, selon les
spécifications du Maître d'Œuvre, de matériel tel que :

        -   un bornier en trois éléments, au minimum, à coupure RCC – 10x2,
        -   de six éléments passe fil RCC – 10x2, de deux intercalaires porte étiquette RCC.

   •    équipement de transmission optique
Le câble fibre optique (FO) dans l’armoire de contrôleur de carrefour sera fixé au boitier de
terminaison ou coffret optique comme indiqué à l’article 16.3.1.3 « Spécifications concernant le
Boitier de terminaison » du présent CCTP.

Il permettra de venir connecter les équipements actifs de transmission sur fibre optique, par
l’intermédiaire de cordons optiques sur des connecteurs type SC/APC.


   11.6.       Câblages internes à l'armoire de commande

Les câblages entre les différents équipements internes (contrôleur, détecteurs, etc…) d'une part et
entre les équipements internes et les borniers d'autre part cheminent sous goulotte plastique mais
restent accessibles en face avant sans autre démontage que l'extraction du capot de la goulotte.
Pour les détecteurs, ces câblages sont assurés par des cordons spéciaux.



                                                                                               31/83
En cas de présence de câble cuivre, le bornier sur lequel est raccordée la tête du câble de
coordination est situé dans la partie haute de l'armoire. Ce câble chemine entre le socle et le bornier
en parcourant la moitié du périmètre de l'armoire. Ce parcours constitue une réserve de longueur
dont le titulaire veillera à ce qu'elle soit aussi peu encombrante que possible.

En cas de présence de fibre optique, le coffret optique est situé sur la partie droite de l’armoire. Le
câble chemine entre le socle de l’armoire et le boîtier du coffret, protégé par une gaine de type
« Rudolph ». Ce parcours constitue une réserve de longueur dont le titulaire veillera à ce qu'elle soit
aussi peu encombrante que possible et que les rayons de courbure minimum soient respectés.


    11.7.          Raccordements à l'intérieur de l'armoire de commande et repérage

A l'intérieur de l'armoire de commande, les raccordements sont assurés par des borniers encliquetés
sur profilés DIN (horizontaux ou verticaux) ;

Ces borniers sont constitués de blocs de jonction (bornes) pour raccordement entre les équipements
internes à l'armoire d'une part et entre les équipements internes et les équipements externes
(signaux lumineux, boucles de détection de véhicules, boutons d'appel "piétons", commande agent,
etc.) d'autre part.

Ces blocs de jonction sont nécessairement du type à connexion par serrage à vis accessible en face
avant. L'une des deux vis reste accessible par pointe de touche pendant le fonctionnement.

Ces raccordements sur borniers ne concernent pas :

        -       l'arrivée de l'énergie qui est raccordée directement sur le bloc de livraison / comptage,
        -       la tête du (des) câble(s) de Coordination (transmission avec le Poste Central) qui est
                nécessairement câblée sur un bornier à connexion décrit ci-dessous.

Toutes les bornes qui reçoivent un conducteur d'un câble externe à l'armoire sont nécessairement
munies de sectionneur basculant, de type à couteau, y compris les bornes affectées aux retours de
boucle électromagnétique.

Les bornes qui sont affectées aux sorties de puissance en direction des signaux lumineux tricolores
sont groupées par ensemble de cinq (5) : Neutre, Vert, Jaune, Rouge, Rouge contrôlé, quelle que soit
la ligne de feux, même si elle n'est pas retenue initialement pour le Rouge contrôlé. Ces bornes sont
pourvues de protection par fusible. La disposition de ces bornes est conforme au repérage de
l'annexe B de la norme NFP 99-060.

Chaque borne est munie de son repère indélébile, stable et conforme au plan de câblage délivré par
le titulaire.


    11.8.          -Implantation précise de l'armoire de commande

L'implantation de l'armoire de commande sur le site et son orientation sont indiquées sur le schéma
d'implantation. Cette implantation est susceptible d'être affinée lors de l'opération de piquetage.




                                                                                                  32/83
ARTICLE 12 CONTROLEUR ET EQUIPEMENTS


   12.1.       Modularité et capacité du contrôleur de carrefour

Les contrôleurs doivent pouvoir être "intégré" au système PARCIVAL dont le poste central géré par le
Maître d’Œuvre est situé dans les locaux du SQGD à Créteil.

Le contrôleur est destiné à gérer le carrefour pendant une période aussi longue que possible, au
cours de laquelle l'exploitation pourra connaître des évolutions tant en termes de mode de
fonctionnement qu'en terme d'aménagement et de géométrie du carrefour. Ces évolutions sont
cadrées par les spécifications suivantes :

       -   Nombre de plans de feux possibles : le contrôleur doit pouvoir appliquer en
           fonctionnement autonome au moins quatre plans de feux à structure de fonctionnement
           particulière. Ces plans de feux doivent pouvoir être téléchargés.
       -   Capacité en lignes de feux : le contrôleur de carrefour est dimensionné pour piloter le
           nombre de lignes de feux indiqué au bordereau de prix sans modification de sa structure
           et de son câblage, uniquement par l'ajout ultérieur de cartes modulaires et de blocs de
           jonction appropriés.
       -   Nombres de lignes de feux à la mise en service : le contrôleur fourni est équipé des cartes
           de puissance et des borniers qui lui permettent de présenter, à la mise en service, une
           réserve de lignes de feux disponibles inutilisées comprise entre une et quatre. Cette
           réserve qui est conditionnée par la capacité des cartes de puissance ne sera jamais
           supérieure à une carte de puissance.


   12.2.       Caractéristiques techniques du contrôleur

   •   le module logique

Les contrôleurs de carrefours devront correspondre aux caractéristiques suivantes :

       -   effectuer les contrôles, gérer les sécurités, sauvegarder et afficher les évènements
           conformément à la norme NFP 99 100
       -   permettre l’adjonction de lignes de feux supplémentaires dans la limite de 20%
           d’extension, sans retour en usine, ni intervention importante sur le site nécessitant un
           arrêt de longue durée de la signalisation
       -   inclure les équipements et fonctionnalités suivantes :

                   -   un système le rendant insensibles aux microcoupures du secteur d’une durée
                       maximale de 500 ms
                   -   une relance automatique conforme à la norme et programmable sur des
                       configurations spécifiques, définies par le maître d’œuvre
                   -   une protection contre les effets indirects de la foudre
                   -   une protection par fusible, par couleur, avec repérage des feux protégés par
                       lettres ou chiffres correspondant à un plan de repérage
                   -   un disjoncteur, calibré en fonction de la puissance propre à chaque carrefour
                   -   une prise RS 232 pour le dialogue local avec le contrôleur
                   -   les voies RS232 et/ou format automates, RS422 ou 485, nécessaires à la
                       commande et à la télésurveillance de sous-ensembles décentralisés. En
                       standard, deux voies RS232C sont à fournir

                                                                                              33/83
                    -   une prise ethernet RJ-45 permettant le dialogue du protocole DIASER en mode
                        UDP ou TCP en IP
                    -   au moins 2 ports USB
       -   être pré-câblé et configurable pour les fonctions de dialogue avec un organe central, en
           conformité avec les normes NFP 99 110 et NFP 99 071-1, pour les dialogues avec un
           organe extérieur (DIASER).

L’unité logique dispose d’une taille mémoire soutenue suffisante pour gérer au minimum la
mémorisation de 5000 enregistrements de l’application Recueil (au sens DIASER).

L’unité logique comprendra un dispositif modulaire pour faciliter la maintenance. Elle devra être
conçue pour permettre la commande au minimum de 4 carrefours indépendants.

Elle comprendra :

       -   un module principal de commande comprenant :

                    -   l’alimentation des circuits communs de base de temps
                    -   le chien de garde
                    -   la centrale clignotante indépendante
       -   les diverses alimentations pour les auxiliaires, dont l’alimentation des modems
       -   un ou plusieurs modules de puissance et de surveillance d’état (entrées ou sorties TOR)
       -   un module de gestion d’entrées / sorties spécifiques pour les détecteurs et les liaisons
           fil à fil avec d’autres contrôleurs, conforme à la norme :
       -   NF P-99110 « échange de données par liaison fil à fil avec des organes externes,
           caractéristiques fonctionnelles et définition des connexions »

Une alimentation très basse tension (24 volts maximum) est disponible pour permettre l’utilisation
de ces entrées et sorties.

Les entrées et sorties sont utilisées pour recevoir ou émettre des informations tout ou rien depuis
ou vers des organes externes ou internes au contrôleur. La visualisation de leur état doit être
permanente.

Toutes les précautions sont prises pour éviter les dommages dus aux surtensions éventuelles
principalement sur les entrées et sorties communiquant avec l’extérieur du contrôleur (foudre,…)

Les entrées peuvent recevoir des informations :

       -   de détecteurs internes ou externes au contrôleur
       -   de radars situés sur des poteaux
       -   du boîtier de commande manuelle
       -   de boutons poussoirs d’appel piétons
       -   de contrôleurs de carrefours connexes
       -   d’une horloge radio-pilotée. Cette horloge devra assurer un recalage régulier de manière
           à ce que l’écart entre l’heure locale du contrôleur et celle donnée par l’unité de gestion
           n’excède pas 2 secondes en valeur absolue et ce, sur une période d’une semaine. Cette
           horloge fournira la date, le type de jour de la semaine ainsi que les jours fériés.

Les sorties peuvent être émises vers :

       -   des boîtiers d’interfaces
       -   des contrôleurs de carrefours connexes
       -   des boutons d’appel piétons lumineux ; le titulaire précisera les limites en courant
           pouvant être admises

                                                                                                 34/83
       -   le contrôleur comprend également les « ports » de communications asynchrones
           réservées aux transmissions distantes (modem RTC, GPRS, ou autre) ou locale (terminal
           de programmation)

   •   les cartes « puissance » :

Elles devront présenter les caractéristiques suivantes :

       -   Les sorties « puissance » des cartes sont programmables. Ces sorties permettent de
           commander des lignes tricolores, bicolores et mono couleur. Le contrôleur de carrefour
           permet l’optimisation des sorties.
       -   Les cartes sont équipées en face avant de « leds » permettant de reproduire l’état et la
           couleur de la ligne qui lui a été affectée par programmation (rouge, jaune, vert, jaune
           clignotant,…)
       -   Chaque sortie puissance doit fournir une puissance supérieure à 800 VA et cela
           indifféremment sous 240 V alternatif
       -   D’une manière générale, les cartes devront permettre la commande des feux en intégrant
           toutes les fonctions de contrôle prévues aux normes NFC 99100, NFC 70328 et NF
           EN12675 ; notamment pour ce qui concerne :

                   -    le contrôle d’intensité ainsi que la présence de tension sur le rouge principal
                   -    le contrôle de tension et de présence de courant sur les autres (vert, jaune et
                        rouge non surveillé)

   •   les borniers :

Chaque sortie est protégée (fusibles) ; chaque départ de ligne de commande tricolore étant équipé
au minimum de cinq bornes :

       -   une borne neutre
       -   une borne verte (pour un contrôle minimum en tension)
       -   une borne jaune (pour un contrôle minimum en tension)
       -   une borne rouge (pour un contrôle minimum en tension)
       -   une borne rouge contrôlé (contrôle intensité et tension)

La terre sera reliée soit à une borne de terre générale, soit à une borne de terre individualisée munie
d’un couteau d’isolement.

Ces bornes sont fixées sur des rails DIN disposés horizontalement ou verticalement.

Elles sont repérées en couleur et en numéro de lignes.

Chaque ligne de commande doit pouvoir commander tous types de sources lumineuses conformes
aux normes et assurer le contrôle d’absence et de présence de tension et/ou courant sur chaque
couleur. Par exemple, une ligne piétonne peut être équipée d’un signal à lampes d’un côté et d’un
signal à LED en face.


   12.3.       Diagramme de feux

Le diagramme de feux à appliquer par le contrôleur de carrefour en fonctionnement autonome sera
transmis par le maître d’œuvre au titulaire. Ce diagramme sera chargé dans le contrôleur lors de la
mise en service et servira aux premières vérifications préalables à la réception. Le fabricant du
contrôleur pourra proposer de modifier ce diagramme au maître d’œuvre qui pourra refuser.


                                                                                               35/83
Sauf spécification écrite contraire du Maître d’œuvre, le contrôleur de carrefour sera livré avec son
logiciel de programmation. Ce logiciel sera accessible sous le système d’exploitation précisé par la
Maîtrise d’Ouvrage. La programmation du contrôleur de carrefour à feux traduisant le diagramme
de feux mis en place sera livrée sous forme d’un fichier informatique transportable sur clé USB dès
la fin de la mise en service du contrôleur.




   12.4.       Dossier technique du contrôleur de carrefour

Il est rappelé que le dossier technique remis pour la mise en service de l'installation est constitué
de l'ensemble des documents qui permettent :

       -   d'apporter aux agents chargés de son exploitation (réglages, maintenance préventive et
           corrective, adaptation aux nouvelles situations, etc.), les données techniques nécessaires
           pour utiliser, dans les meilleures conditions, toutes les fonctionnalités et performances
           de l'installation,
       -   d'assurer la réception de l'installation (c'est-à-dire les opérations de contrôle à effectuer
           pour vérifier la conformité de l'installation),
       -   de fournir des preuves ou des présomptions de preuves en cas de litiges.

A ce titre, ce dossier comporte, pour ce qui concerne plus particulièrement le contrôleur de
carrefour, les documentations datées suivantes :

       -   fiche signalétique du contrôleur, selon NF P 99-105,
       -   manuel technique général (description) du contrôleur,
       -   manuel d'installation et de mise en service,
       -   manuels d'utilisation avec les instructions de maintenance et leur procédure ainsi que les
           logiciels utiles aux agents d'exploitation pour opérer les paramétrages et modifications
           de diagramme de feux. Ce logiciel sera accessible sous le système d’exploitation précisé
           par la Maîtrise d’Ouvrage.
       -   copie du diagramme final réellement installé par le titulaire fourni sur clé USB. Ce support
           de stockage fait partie de la fourniture du contrôleur.

Tous ces documents ainsi que les inscriptions portées sur le contrôleur et utiles aux agents dans le
cadre de l'exploitation du contrôleur sont écrites en langue française.

Le maître d’œuvre se réserve la possibilité d'exiger le certificat de conformité aux normes,
notamment XP P99-022 et NF P 99-110 établi par un organisme agréé par le comité français
d'accréditation ou ses équivalents européens.




   12.5.       Tests DIASER en laboratoire et sur site

On procédera au passage vers le mode DIASER en réalisant à la fois des tests de bon fonctionnement
en laboratoire et sur site.


Le Département transmet au titulaire le dossier de fonctionnement voulu pour le contrôleur
concerné. Ce dossier comporte la géométrie, la matrice de sécurité, le diagramme de
fonctionnement, les ressources à utiliser et les conditions de micro-régulation.


                                                                                                36/83
Le titulaire programme le contrôleur selon le fonctionnement donné par le Département.


Le titulaire procèdera à un test contradictoire à réalise sur la plateforme d’essai de PARCIVAL afin
de vérifier le bon fonctionnement du contrôleur avec le poste central. Ce test comportera les
vérifications suivantes : vérification du fonctionnement autonome des carrefours BTL (Base temps
locale), la prise en centralisation DIASER, aux essais des plans de feux et transitoires (PDF zone
atelier), aux essais ressources (entrées sorties TOR), aux essais compteurs (macro de la zone atelier).


Après validation de ce test en laboratoire, le titulaire procèdera aux mêmes tests avec le contrôleur
installé sur site. Les éléments suivants seront passés en revue :
       -   Test de fonctionnement autonome du contrôleur – BTL
       -   Prise en centralisation mode DIASER– contrôles au PC
       -   Plans de feux – contrôles au PC
       -   Essais mode dégradé retours au PC
       -   Essais ressources Entrée/sorties TOR – contrôles et retours au PC
       -   Essais compteurs – retours au PC

A la fin de chaque test, le titulaire fournira aux techniciens de PARCIVAL la programmation validée
sous forme de fichier informatique.




                                                                                               37/83
ARTICLE 13 LES EQUIPEMENTS DE TELETRANSMISSION

Les liaisons envisagées peuvent être de 2 types :

        -   vers le PC PARCIVAL
        -   vers les transports collectifs, par radio

Le contrôleur de carrefour à fournir par le titulaire doit être compatible avec ces systèmes de
transmissions. Ceux-ci nécessitent des équipements spécifiques, ne faisant pas partie des
équipements standards du contrôleur, et sont à fournir et raccorder séparément par l’Entrepreneur
selon les prescriptions du Maître d’Œuvre.


    13.1.      Liaison vers le PC PARCIVAL

Le contrôleur de carrefour à fournir par le titulaire doit pouvoir être piloté par le système Parcival,
et être relié au Poste Central installé à Créteil par l'intermédiaire soit, d'un réseau filaire connecté
au contrôleur de carrefour par un « serveur de port » (série ou Ethernet), ou par un système non
câblé (type 3G, Wifi, Hertzien…).

D’une manière générale, les équipements qui seront fournis par le titulaire doivent être compatibles
avec les équipements déjà en place sur le système Parcival 3, et ne devront pas générer d’alarme
indésirable liée à un problème de compatibilité.

    •   « Serveur de port », cet équipement comporte :

        -   un serveur de port série, un serveur de port Ethernet,
        -   un double modem SHDSL,
        -   un répéteur,
        -   les cordons de raccordement,
        -   un relais by-pass de sécurité entre les deux accès SHDSL,
        -   une alimentation spécifique sur rail DIN,
        -   deux boîtiers de protection de lignes deux fils.


Le serveur de port devra être compatible avec les équipements déjà en place sur le système Parcival
3

    •   Serveur d’accès Ethernet et série
Les serveurs d’accès Ethernet et série seront utilisés pour raccorder les contrôleurs de carrefour à
une artère de communication établie sur câble cuivre. Ils intégreront des fonctionnalités de
prolongateurs SHDSL jusqu’à 8 km, de distribution d’interfaces Ethernet et série, de commutateur
et pont filtrant Ethernet et possèderont un relais by-pass de sécurité entre accès DSL intégré ou
externe.


Ils seront installés dans des armoires de contrôleur et devront fonctionner dans une plage de
température de -20°C à + 65°C.
Leur fixation dans l’armoire se fera par montage sur rail DIN.


Ils seront administrables par protocole SNMP et compatibles avec le superviseur CENTREON des
équipements de PARCIVAL.


                                                                                                38/83
Ils seront compatibles avec les matériels existants suivants :
       -   serveur Copperway bis de marque CXR,
       -   serveur Copperway 4 GE de marque CXR
       -   serveur DDW 142 et 226 de marque Westermo.



   •   Switch/routeur et firewall
Sur le réseau de transmission établi sur câble à fibre optique, les switchs et routeurs seront de
qualité industrielle. Ils seront installés en extérieur dans des armoires de contrôleurs ou des
armoires de répartition optique. Les switchs seront utilisés pour raccorder les contrôleurs de
carrefour à une artère de communication établie sur câble en fibre optique. Les routeurs seront
utilisés pour la sécurisation des artères de communication en anneau à plat.


Ils seront compatibles avec les matériels existants suivants :
       -   serveur Copperway bis de marque CXR,
       -   serveur Copperway 4 GE de marque CXR
       -   switch L 108 de marque Westermo,
       -   routeur RedFox de marque Westermo.



   •   Ensemble de communication

Un ensemble de communication est constitué des éléments suivants :
       -   un switch ou un routeur
       -   son alimentation
       -   ses protections électriques
       -   ses protections de ligne pour les modèles SHDSL
       -   un bypass statique pour les modèles SHDSL.
       -   un rail OMEGA de fixation
       -   des bornes de connexion pour les modèles SHDSL



   •   Construction et qualification de ligne

Les ensembles de communication sont chaînés et constituent une ligne de communication. A partir
des têtes de câble cuivre ou des coffrets optiques, des liaisons sont réalisées pour mettre en relation
des ensembles de communication.

La qualification de la ligne consiste à mesurer la continuité, l’affaiblissement, les isolements, pour
les câbles cuivre et la continuité, la réflectométrie pour les câbles à fibre optique.

   •   Dossier de transmission

Le dossier de transmission est constitué par les résultats des mesures effectuées pendant la
construction et la qualification des lignes, la longueur de chaque tronçon et l’identification des
paires ou fibres utilisées dans chaque câble.




                                                                                               39/83
   13.2.      Liaison radio vers les Transports Collectifs

Sur certains carrefours empruntés par une ligne de transport collectif (en site propre ou dans la
circulation générale), il existe une liaison radio entre le contrôleur et les véhicules de transport
collectif, afin de permettre aux véhicules d’effectuer ses demandes de priorité aux feux. Le système
actuellement en fonction est le système Comatis.

Ainsi, chacun des contrôleurs de carrefour concerné est équipé :
       -   d’un module radio permettant l’échange de données avec les véhicules
       -   d’une antenne radio, soit fixée sur l’armoire du contrôleur, soit déportée pour une
           meilleure disponibilité des transmissions, jusqu’à environ 25-30m de distance du
           contrôleur.


Dans le cadre de projets d’innovation en cours de développement, certains contrôleurs sont
également équipés d’unités bord de route interfacées avec les contrôleurs en utilisant le protocole
DIASER.




ARTICLE 14 LES CAPTEURS


   14.1.      Généralités

L'installation comporte, pour ce qui a trait à la détection des véhicules, les équipements et sous-
ensembles suivants répartis selon les emplacements prévus au présent CCTP :

       -   Les détecteurs électromagnétiques de véhicules installés dans l'armoire de commande
       -   boucles électromagnétiques,
       -   les regards de raccordement (et d'intervention) associés aux boucles,
       -   les liaisons électriques entre capteurs et détecteurs ou entre capteurs-détecteurs et
           armoire de commande,
       -   les liaisons nécessaires entre détecteurs et le contrôleur de carrefour associé d'une part,
           éventuellement entre détecteurs et terminal de transmission d'autre part,
       -   les capteurs vidéo,
       -   les capteurs magnétomètre,
       -   les capteurs à hyper fréquence.
       -   les capteurs thermiques


   14.2.      Principes de détection des capteurs à boucles


       14.2.1.          Spécifications   générales      applicables      aux    équipements           de
            détection

Les équipements de détection de véhicules conservent leurs fonctionnalités et leurs performances
dans les conditions :

       -   d'environnement climatique qui est celle définie pour le contrôleur de carrefour, selon la
           norme XP P99-022
       -   d'alimentation et de tenue électrique suivantes :

                                                                                              40/83
                   -     fréquence d'alimentation électrique comprise entre 49 et 51 Hz
                   -     tension d'alimentation comprise supérieure ou égale à 195 Veff et inférieure
                         ou égale à 253 Veff.

Si des équipements de détection déportés à l'extérieur de l'armoire de commande doivent être
alimentés sous basse tension, celle-ci est protégée, au départ de l'armoire, par un disjoncteur
différentiel spécifique unique pour tous les détecteurs.

Les équipements de détection sont protégés contre les surtensions induites sur les boucles et sur
les câbles de liaison.

Les caractéristiques fonctionnelles et techniques des détecteurs électromagnétiques destinés à la
macro-régulation ou à la micro-régulation sont les suivantes :

       -   gamme minimale de self-inductance admise : 50 à 490 µH ;
       -   pour échapper au risque d'interférences entre boucles voisines :

                   -     le détecteur offre la possibilité de décaler la fréquence de fonctionnement en
                         au moins trois paliers distincts,
                   -     les câbles de retours de boucle sont blindés jusqu'au bornier d'entrée dans
                         l'armoire de commande,
       -   possibilité de régler la sensibilité en au moins trois paliers dont l'un au moins permet la
           détection des deux roues légères ;
       -   temps d'oubli réglable de 1 s à quelques dizaines de minutes ; des réglages
           intermédiaires à 2 s et 3 s sont souhaités ;
       -   fonction de retard : le détecteur est pourvu de réglages qui lui permettent de délivrer le
           signal de détection avec un retard choisi entre 3 valeurs prédéfinies ; cette fonction retard
           peut être inhibée ;
       -   technologie des sorties : contact sec pour chaque sortie de détecteur ;
       -   fonction d'autocontrôle : le détecteur délivre, sous forme de contact sec, un signal de
           défaut qui est actif dans les cas suivants : boucle en court-circuit, boucle coupée,
           impédance de boucle hors caractéristiques, blocage du détecteur ;
       -   coffret et fixation dans l'armoire : les détecteurs sont présentés en coffret et posés sur
           une console métallique horizontale prévue à cet effet.


       14.2.2.           Spécifications particulières des détecteurs de macro-régulation

Nature du signal de sortie : créneau de présence du véhicule

Précision des mesures fournies par les détecteurs de macro-régulation :

       -   écart relatif maximal entre le nombre réel de véhicules qui sollicitent une boucle (à
           l'exclusion des véhicules en situation de coïncidence) et le nombre de signaux de
           passages délivrés par le détecteur :
       -   ± 3 % si le débit réel est compris entre 100 et 500 véhicules par période de 15 minutes
       -   ± 5 % si le débit réel est supérieur à 500 ou inférieur à 100 véhicules par période de 15
           minutes
       -   écart relatif maximal entre le nombre réel de véhicules qui sollicitent une boucle et le
           nombre de signaux correspondants transmis au Poste Central : ± 5 % si le débit réel est
           compris entre 100 et 500 véhicules par période de 15 minutes, ± 7 % si le débit réel est
           supérieur à 500 ou inférieur à 100 véhicules par période de 15 minutes
       -   erreur relative maximale sur le taux d'occupation : ± 10 % par période de 15 minutes.

                                                                                                41/83
Les précisions ci-dessus sont évaluées sur un échantillon minimal de 500 véhicules. Un résultat
négatif avec des erreurs trois fois supérieures aux seuils ci-dessus entraînent le remplacement du
détecteur après vérification de la qualité de la boucle et de son implantation.

Un résultat négatif non expliqué ne peut être occulté que par deux résultats suivants satisfaisants.


       14.2.3.          Spécifications particulières des détecteurs de micro-régulation

La précision attendue des détecteurs électromagnétiques utilisés en micro-régulation est telle que
:

       -   99 % des véhicules (deux roues légers compris) qui recouvrent même partiellement la
           boucle doivent provoquer l'activation du détecteur ;
       -   au maximum, 0,2 % des activations du détecteur ne sont pas inexpliquées, c'est-à-dire
           sans qu'un véhicule (deux roues légers compris) ne soit effectivement passé dans la zone
           de détection de la boucle.

Ces précisions sont évaluées sur un échantillon minimal de 500 véhicules. Un résultat négatif avec
des erreurs trois fois supérieures aux seuils ci-dessus entraînent le remplacement du détecteur
après vérification de la qualité de la boucle et de son implantation. Un résultat négatif non expliqué
ne peut être occulté que par deux résultats suivants satisfaisants.


       14.2.4.          Spécifications techniques des boucles électromagnétiques

Les boucles électromagnétiques sont réalisées selon les règles générales suivantes :

       -   Chaque boucle de détection est constituée de spires d'un conducteur électrique en cuivre,
           multibrins, souple et isolé. Ces spires sont intégrées dans la chaussée par opérations de
           sciage et de rebouchage qui respectent le besoin de qualité et de durabilité des
           chaussées.
       -   Ces spires confectionnées sur le lieu même de la détection sont relayées au sein d'un
           regard situé à proximité immédiate de la boucle, par un câble de liaison qui transite sous
           la surface de la chaussée et du trottoir, à l'intérieur d'un fourreau jusqu'à l'armoire de
           commande où il est raccordé d'abord sur un bornier, puis au détecteur.
       -   Le conducteur électrique qui constitue la boucle est de type KU 01-16, conforme à la
           norme NFC 93-524 avec âme en cuivre étamé et enveloppe en ETFE. La section minimale
           de l'âme est de 1,34 mm2.
       -   Après installation, l'ensemble "boucle - queue de boucle" présente les caractéristiques
           suivantes mesurées à l'entrée du détecteur :

                   -    un isolement électrique supérieur ou égal à 10 (dix) M sous une tension
                        continue de 500 V
                   -    une capacité globale inférieure à 22 nF (vingt-deux nano-Farads)
                   -    une résistance électrique série inférieure à 10  (dix ohms)
                   -    une valeur de self-inductance inférieure à 300 µH (trois cent micro-Henry)

Le nombre de spires des boucles de micro-régulation est de 3 (trois) ou 4 (quatre) spires selon leurs
dimensions. Après accord du Maître d'Œuvre, les boucles longues n'auront que 2 (deux) spires.
       -   Chaque boucle de macro-régulation comporte 3 (trois) spires.

Une fiche de contrôle préalablement établie par l'Entrepreneur sera fournie lors des essais de
vérifications préalables à la réception, pour chaque boucle réalisée. Le modèle de fiche est présenté

                                                                                              42/83
à l’article 14.2.11 du CCTP. Le SQGD se donne le droit de refuser toute boucle ne correspondant
pas aux spécifications.


       14.2.5.        Pose des boucles dans les chaussées bitumineuses

La saignée est effectuée à la scie au béton dans la chaussée à une profondeur comprise entre 6,5
(six et demi) et 7 (sept) centimètres de profondeur. La largeur est de 12 mm ± 5 mm




Les saignées sont complètement débarrassées des graviers ou particules de matériaux et
complètement asséchées après sciage.

Le cas échéant les procédures d'intervention pour les enrobés amiantés devront être respectées.

Les conducteurs électriques reposent sur un lit protecteur régulier d'environ un (1) centimètre de
haut. Cette protection peut être faite de sable sec de granulométrie 0,05. Toute autre solution de
protection est soumise à l'accord préalable du maître d’œuvre.

Le conducteur de boucle est posé sans blessure (en particulier, il est enfoncé dans la saignée à l'aide
d'un outil non tranchant) et libre de toute contrainte mécanique. Tout câble blessé est remplacé
avant rebouchage.

Le produit de rebouchage est du brai coulé entre 120°C à 150°C par couches successives. L'excès
de produit doit être enlevé par "arasement" sur l'ensemble de la saignée, puis les saignées sont
saupoudrées de sable sec avant la remise sous circulation.

Tout autre produit de rebouchage proposé reste soumis à l'accord préalable du maître d’œuvre.



                                                                                               43/83
       14.2.6.        Pose des boucles dans les autres types de chaussées

Lorsque l'infrastructure où doit être installée une boucle électromagnétique n'est pas de type
bitumineux, la technique de réalisation de la boucle est soumise à l'accord préalable du maître
d’œuvre. Cet accord est également indispensable lorsque la chaussée est recouverte d'un enduit
drainant d'épaisseur supérieure à 3 cm.

En cas de chaussées pavées, le conducteur de boucle est déposé au fond d'une saignée réalisée par
sciage, de 12 ± 5 mm de large et de 30 à 50 mm de profondeur. Les produits et conditions de
protection et de rebouchage de la saignée sont soumis à l'accord du maître d’œuvre.


       14.2.7.        Constitution et pose des queues de boucles et retours de boucle

   •   Queue de boucle

Le conducteur de boucle étant déposé dans la saignée, ses deux extrémités sont torsadées tout au
long de la queue de boucle, à raison d'au moins 10 torsades au mètre et blindées jusqu'au
raccordement avec le retour de boucle. Sur l'ensemble "boucle - queue de boucle", le conducteur ne
doit avoir subi aucune blessure et ne comporte aucun raccord intermédiaire, ce qui signifie
qu'aucune boîte de jonction enterrée autre que celle entre la queue de boucle et le retour de boucle
n'est admise.

La queue de boucle est posée par sciage pour sa partie sous chaussée, dans les conditions (de
profondeur, de protection de fond de saignée et de rebouchage) identiques à celles de la boucle.
Son passage sous la bordure de trottoir est effectué en sous-œuvre pour déboucher dans le regard
de raccordement cité ci-dessous. Dans ce passage, la queue de boucle est protégée par une gaine
plastique qui émerge dans le regard. La gaine est, in fine, obturée par un produit souple pour éviter
toute entrée de corps étranger, matériau ou insecte.

Le raccordement entre queue de boucle et retour de boucle a lieu à l'intérieur du regard décrit au
présent C.C.T.P.


       14.2.8.        Câble de liaison boucle - détecteur

Chaque retour de boucle est constitué d'un câble blindé comportant deux conducteurs torsadés à
raison d'au moins 15 spires au mètre. Ces conducteurs présentent les caractéristiques suivantes :

       -   section de l'âme au moins égale à 1,5 mm2,
       -   capacité linéique entre conducteurs inférieure à 150 pF / m,
       -   capacité linéique entre chaque conducteur et le blindage inférieure à 250 pF / m,
       -   self-inductance linéique de la liaison inférieure à 0,7 µH / m,
       -   gaine en ETFE.

Les câbles de type KU 05-16 sont recommandés. Néanmoins, plusieurs câbles de retour de boucle
peuvent cheminer dans un même fourreau.

Le retour de boucle rejoint l'armoire en transitant sous fourreau et sans aucun raccord intermédiaire.
La continuité des tresses de blindage est assurée depuis la queue de boucle jusqu'à l'armoire de
commande.




                                                                                              44/83
       14.2.9.        Regard et raccordement des boucles

Le raccordement de la queue de boucle sur le câble de retour de boucle est effectué au sein d'une
boîte de jonction étanche (IP 67) démontable, de type Gelsnap A ou équivalent.

Un regard en fonte GS de dimensions extérieures 200 x 200 mm ± 20 mm abrite cette boîte de
jonction. Il est scellé dans le trottoir au plus près de la boucle. Sa position exacte sera affinée lors
du piquetage.

Son couvercle affleure le niveau du trottoir et ne présente aucun danger pour les piétons. Ce
couvercle est bloqué par un verrouillage quart de tour à clé triangulaire. Cette clé fait partie de la
fourniture.


       14.2.10.       Forme, dimensions et implantation des boucles

La position de chaque boucle dans le sens longitudinal de la chaussée sera indiquée par le maître
d’œuvre lors de l'opération de piquetage. La tolérance sur la position longitudinale des saignées est
de ± 20 (vingt) centimètres pour les boucles de macro-régulation et de ±10 cm (dix centimètres)
pour les boucles de micro-régulation.

Pendant les travaux, toute découverte de masse métallique proche de moins d'un mètre d'une boucle
électromagnétique doit être immédiatement signalée au Maître d'Œuvre comme étant susceptible
de perturber son fonctionnement et donc de nécessiter son déplacement.

Les boucles électromagnétiques ont une forme rectangulaire, leurs petits côtés étant parallèles au
trottoir ou aux marques de matérialisation des voies. Sauf indication contraire les dimensions et le
positionnement transversal des boucles sur la chaussée respectent les schémas ci-dessous.

Certaines boucles de micro-régulation seront de grande longueur pour couvrir plusieurs voies. Leur
longueur est alors égale à celle de l'ensemble des voies concernées diminuée de 25 (vint cinq)
centimètres de chaque côté. Leur dimension dans l'axe de la chaussée reste de 1 (un) mètre.




                                                                                                45/83
Les tolérances de forme et de positionnement latéral des saignées sont les suivantes :




En cas de boucle unique couvrant plusieurs voies, les tolérances de dimensions sont les suivantes :




                                                                                           46/83
       14.2.11.      Fiche de contrôle de boucle

Pour chaque boucle, la fiche ci-jointe devra être remplie. Ce contrôle permettra de vérifier les
qualités de la boucle réalisée. Le Maître d'Œuvre se donne le droit de refuser toute boucle ne
correspondant pas aux recommandations annoncées ci-contre et ne respectant pas la norme NFP
99-301.




                                                                                        47/83
                                                 FICHE DE CONTROLE
                                                 de boucle


                                                                                                        Entreprise : .............................


                                                                                                        Agent contrôleur :
Site


Identification : ........................................................................................................................
...............................................................................................................................................
Localisation précise : ..............................................................................................................
Dimensions des boucles : ........................................................................................................
Ecartement entre boucles,
                        selon plan ci-contre : ........................................................................................


Chaussée


en enrobés                                                    pavée                                        en ciment


Câble


Référence du câble de boucle :                                                                Nombre de spire :


Référence du câble de retour :


ou queue de boucle spiralée, avec ou tresse métallique


Regard


Type :


Boîte de raccordement - Réf. :


Saignée


Profondeur :                                                                                     Rebouchage


Largeur :                                                                    Sable                           Matériau de
                                                                                                             rebouchage - Réf.



Mesures électriques


Résistance série de boucle et retour :
                      (en  )


Inductance de boucle et retour :                                                       Isolement sous 500V
                 (en  H)                                                              continu ( en M )




                                                                                                                                                     48/83
   14.3.       Capteurs divers


       14.3.1.          Généralités

Lorsque le Maître d’Ouvrage l'a précisé, il peut accepter d'installer des détecteurs aériens
fonctionnant selon par détection vidéo ou thermique. Le choix du type de détecteur et leur
implantation (choix du support, définition de la zone de détection) et les solutions proposées par
l'Entrepreneur pour assurer la fixation et les réglages des détecteurs aériens sont soumis à l'accord
préalable du Maître d'Œuvre, soit lors de l'opération de piquetage, soit par courrier. La stabilité des
réglages mécaniques et électroniques et l'impossibilité de démontage sans outil spécial sont des
objectifs essentiels des exploitants.

L'entrepreneur veillera tout particulièrement à régler les détecteurs aériens de sorte que leur zone
d'action effective soit conforme aux objectifs de la détection.

Les détecteurs aériens installés pour répondre aux besoins de la micro-régulation seront
sélectionnés et réglés pour fonctionner :

       -   en sélection de sens de circulation et ne détecter que les véhicules qui entrent dans le
           carrefour,
       -   en étant capable de ne réagir qu'aux véhicules et 2 roues dont la vitesse est supérieure
           à un seuil parmi trois paramétrés,
       -   en étant capable de détecter les véhicules et 2 roues à l’arrêt.


Le titulaire sera chargé de proposer des fiches recettes pour chacun des capteurs décrits ci-dessous.




       14.3.2.          Capteurs vidéo

Les capteurs vidéo à implanter pourront élaborer les informations suivantes : débit tous véhicules,
débits VL/PL, taux d’occupation, temps inter-véhiculaire, distance inter-véhiculaire et vitesse, par
sens et par voie. Ils devront pouvoir identifier les différentes classes suivantes : 2RM, VL, PL, Bus,
cyclistes et piétons.

Les capteurs vidéo devront fournir les informations avec la même classe de précision que celle
obtenue par une détection à base de boucles électromagnétiques.


       14.3.3.          Capteurs thermiques

Les capteurs thermiques sont destinés à détecter les piétons et les cyclistes.

Les capteurs thermiques devront fournir les informations avec la même classe de précision que celle
obtenue par une détection à base de boucles électromagnétiques.




                                                                                               49/83
        14.3.4.        Capteur magnétomètre

Il analyse la variation du champ magnétique terrestre occasionnée par le passage des véhicules. Le
signal délivré par le capteur est un signal électrique proportionnel aux variations du champ
magnétique terrestre sur les 3 axes x, y et z. Il sera de taille réduite (inférieure à un cube de 10cm
d’arête).

Il sera posé dans la couche de roulement par insertion dans un carottage à quelques centimètres.
Les magnétomètres seront encapsulés dans un boitier plastique de protection afin de permettre leur
extraction en cas de fraisage de la couche de roulement. Pour chacune des fonctionnalités, les
capteurs seront positionnés au milieu de la voie de circulation concernée. Plusieurs capteurs posés
à plusieurs mètres d’intervalle sur le profil en long de la chaussée permettront d’élaborer des
informations de type vitesse. La liaison entre le capteur et le contrôleur de carrefour sera réalisé en
mode « sans fil » à l’aide d’une liaison radio très basse consommation entre le capteur et un point
d’accès, via un répéteur le cas échéant.


Le capteur sera relié au contrôleur de feu par des entrées tout ou rien ou via une liaison Ethernet
spécialisée entre le point d’accès et le contrôleur.


Les magnétomètres à implanter pourront élaborer les informations suivantes : Débits, vitesses,
longueur, silhouettes, signatures magnétiques de véhicules, temps de présence, taux d’occupation,
temps et distance inter-véhiculaire.


Les capteurs magnétomètres devront fournir les informations avec la même classe de précision que
celle obtenue par une détection à base de boucles électromagnétiques.


        14.3.5.        Capteurs à hyper fréquence

Ils seront installés sur un mât de signalisation de feux tricolore.

Un train d’ondes électromagnétiques est émis par une antenne radar en direction d’un véhicule ou
d’un piéton. Au contact du corps concerné, l’onde est réfléchie et renvoyée modifiée vers le capteur.
L’onde renvoyée permet de calculer la vitesse à partir du décalage de fréquence entre le signal émis
et reçu.

Les capteurs à effet Doppler à implanter pourront élaborer les informations suivantes : Débit,
vitesse, débit classifiés (VL/PL)

Les capteurs à effet Doppler devront détecter les véhicules et les piétons avec une précision de 90%.



    14.4.      Station de comptage catégoriel

Les stations de comptage ont pour fonction de réaliser du comptage catégoriel à partir de boucles
électromagnétiques ou autres types de capteurs. Les catégories à identifier sont les vélos, les
véhicules légers, les deux roues motorisées, les poids lourds et les transports en commun.




                                                                                               50/83
    14.4.1.        Caractéristiques techniques des stations de comptage



              Les mesures

Les natures de mesures individuelles suivantes devront être mesurées par la station :

   •   Numéro de capteur

   •   Horodate

   •   Vitesse

   •   Temps intervéhiculaire

   •   Longueur

   •   Temps de présence ponctuel ou dimensionné

   •   Distance intervéhiculaire

Les natures de mesures agrégées simples suivantes devront être générées par la station :

   •   Débit tous véhicules

   •   Taux d'occupation total

   •   Vitesse moyenne harmonique tous véhicules

   •   Débit poids lourds

   •   Taux poids lourds

Les natures de mesures agrégées classifiées suivantes devront être générées par la station :

   •   Débit par classe de longueur

   •   Débit par classe de vitesse

Les natures de mesures agrégées classifiées suivantes devront être générées par la station :

   •   Débit par classe de longueur

   •   Débit par classe de vitesse

   •   Débit par classes de vitesses et par classes de longueurs



              Types de catégories

Les classifications se feront dans les catégories suivantes :

   •   véhicules légers

   •   deux roues motorisées

   •   poids lourds avec différentiation possible selon silhouette

   •   transports en commun



              Types de capteurs possibles

Les capteurs pourront être de technologies diverses :

                                                                                        51/83
       •   boucles électromagnétiques

       •   magnétomètre



                Modularité de la station de comptage

La station sera architecturée autour d'un rack au format simple Europe dans lequel prendront place
les différentes cartes utilisées par l'application.

   On trouvera obligatoirement :

       •   Une carte alimentation

       •   Une carte unité centrale

   Ensuite, selon la configuration, on pourra trouver :

       •   De 1 à plusieurs cartes détectrices pour au minima 8 boucles

       •   De 1 à plusieurs cartes de communication

       •   Une carte alimentation externe permettant d'alimenter un équipement externe

       •   De 1 à 3 cartes serveur de port permettant d'ajouter des interfaces ethernet
           supplémentaires

   Dans certains cas, les capteurs pourront être déportés.



                Communications

La station pourra communiquer avec une supervision ou un terminal de maintenance par
l'intermédiaire de 3 ports séries ou d'une interface ethernet situés en face avant de la station.

Les communications se feront en utilisant le protocole normalisé TEDI et le langage de commande
normalisé LCR classe 3.

Tous les ports de communication pourront être utilisés simultanément, l'interface ethernet
permettra de gérer plusieurs communications simultanées sur des ports IP distincts (jusqu'à 150
ports IP de communication pourront être configurés).



                Alimentation de la station

   La station de comptage pourra être alimentée de plusieurs manières :

       •   Alimentation par le réseau électrique, avec son propre abonnement et son propre
           compteur,

       •   Alimentation vie le réseau d’éclairage public, en 220V avec une batterie qui se charge
           pendant les heures d’allumages de l’éclairage public de nuit (horaires variables selon les
           communes)

       •   Alimentation par l’intermédiaire de panneaux solaires, avec des batteries qui se chargent
           pendant la journée.




                                                                                               52/83
               Enveloppe de l’armoire et agencement interne

L’armoire de la station de comptage sera en polyester simple enveloppe, une porte, serrure 2 points
minimum avec une clé sarel 1242 et respectera une dimension de 1250 x 750 x420 mm du type
THALASSA PLA ou équivalent.

L’armoire sera équipée de glissières avant et arrière pour permettre le raccordement des
équipements.

On y trouvera également une tablette, sur la porte de préférence, permettant de poser le PC de
maintenance, un porte document et une tablette sur laquelle on posera l’équipement de
transmission (dans le cas d’un modem)

La disposition interne des équipements respectera le plan ci-dessous :




                                         Plan d’armoire


L'ensemble des câbles électriques de raccordement aux différents réseaux externes, tant d'arrivée
d'énergie que de liaison avec les capteurs distants, etc. pénètreront dans l'armoire par
l'intermédiaire de fourreaux noyés dans le massif en béton. L'affectation des fourreaux aux câbles
devra être faite en respectant au mieux le souci de minimiser les interférences entre courants forts
et courants faibles. Notamment, le câble de raccordement au réseau de fourniture d'énergie sera
affecté à un fourreau situé en extrémité, à l'opposé du fourreau dédié au câble de transmission avec
le Poste Central. Viendront ensuite, les câbles de raccordement aux capteurs de trafic.



                                                                                            53/83
   L’armoire est équipée des équipements généraux suivants :

        •   1 bornier « énergie » de section adaptée à la section des conducteurs

        •   1 interrupteur général en tête

        •   1 parafoudre secteur

        •   Des disjoncteurs divisionnaires pour le sous circuit suivant :

                -    Eclairage, chauffage et prise de maintenance avec différentiel 30 mA

        •   Des borniers pour le raccordement des boucles

        •   Du câblage interne pour le raccordement de tous les organes de la station de comptage

        •   Des modules électroniques constituant la station de comptage



Un emplacement équipé de deux rails DIN sera prévu pour les équipements de transmissions dont
le SQGD a la charge (voir plan d’armoire)



Les câblages entre les différents équipements internes d'une part et entre les équipements internes
et les borniers d'autre part cheminent sous goulotte plastique mais restent accessibles en face avant
sans autre démontage que l'extraction du capot de la goulotte.



A l'intérieur de l'armoire, les raccordements sont assurés par des borniers encliquetés sur profilés
DIN (horizontaux ou verticaux) ;

Ces borniers sont constitués de blocs de jonction (bornes) pour raccordement entre les équipements
internes à l'armoire d'une part et entre les équipements internes et les équipements externes
(boucles de détection de véhicules, etc.) d'autre part.

Ces blocs de jonction sont nécessairement du type à connexion par serrage à vis accessible en face
avant. L'une des deux vis reste accessible par pointe de touche pendant le fonctionnement.

Ces raccordements sur borniers ne concernent pas l'arrivée de l'énergie qui est raccordée
directement sur le bloc de livraison / comptage.

Toutes les bornes qui reçoivent un conducteur d'un câble externe à l'armoire sont nécessairement
munies de sectionneur basculant, de type à couteau, y compris les bornes affectées aux retours de
boucle électromagnétique.

Chaque borne est munie de son repère indélébile, stable et conforme au plan de câblage délivré par
le titulaire.



                    Massif de l’armoire



Les dimensions du massif en béton à créer sont :

        •   Longueur : 850 mm

        •   Largeur : 480 mm

        •   Profondeur d'encastrement dans le sol : 500 mm

                                                                                             54/83
       •   Hauteur hors sol : 500 mm

Six fourreaux Ø 90 et un fourreau de type "Iro" pour le câble de terre sont noyés dans le massif en
béton et alignés dans l'axe longitudinal du massif. Les sorties sont verticales et dépassent d'au
moins 3 cm le niveau du béton.

Le béton utilisé est de type 350 Kg. L’enduit de finition a un aspect lissé et ses arêtes externes sont
chanfreinées.



Un cadre de fixation sera noyé dans le massif béton afin d’y fixer l’armoire.

L’appareil sera composé de :

       •   4 goujons de fixation au sol

       •   1 cadre de fixation au sol d’une dimension de 800*420

       •   éléments de fixation




                       Cadre de fixation au sol de l’armoire




       14.4.2.         Liaison des stations de comptage vers le SQGD


Un emplacement est réservé dans l’armoire (voir plan d’armoire) pour les éléments de transmission.
Le dialogue est à paramétrer dans la station de comptage concernée ainsi qu’au poste d’exploitation.
Des essais de communication seront réalisés et feront l’objet d’une recette contradictoire entre le
titulaire et le Département.
La liaison entre les stations de comptage et le PC de comptage I Trafic devra être opérationnelle




       14.4.3.         Mise en service des stations de comptage

Le titulaire configurera la station afin de lui permettre de transmettre au poste central les données
qu’elle aura recueillies à partir des capteurs présents sur le site.


La mise en service des stations consistera en les opérations suivantes :

       •   mesure des boucles (résistance, inductance et isolement)




                                                                                               55/83
       •   Vérification de bon raccordement sur le bornier (boucles, énergie, transmission). Il faudra
           notamment vérifier que les boucles ne sont pas inversées entre 2 voies ou entre les
           boucles amont et aval sur une même voie (cas de mesure de vitesse)

       •   vérification locale du bon comptage et discrimination des 4 types de véhicules (VL, PL,
           BUS et moto). Cette vérification se fera sur une ou deux périodes 6 minutes.

       •   vérification, si la transmission est opérationnelle (IP, modem en service), que la
           communication avec le PC de comptage catégoriel soit établie et que les données soient
           correctement transmises. Cette vérification se fera avec l'aide d'un technicien du CG94
           qui pourra valider que le PC de comptage catégoriel reçoit bien les données de la station
           de comptage.



Une fiche de fin de mise en service par installation sera établie avec le technicien du CG94 dans
laquelle figureront tous les tests effectués lors de la mise en service, la notice des matériels installés
et le schéma des synoptiques d’installation.


Le titulaire proposera un cahier de recette d’installation et mise en service. Le Département
disposera de deux semaines pour formuler son avis et demander des modifications.




       14.4.4.         Assistance technique

Il pourra être demandé au Titulaire son concours pour divers travaux et études d'amélioration
techniques de matériels ainsi que pour les expertises sur le réseau.




                                                                                                  56/83
ARTICLE 15 MISE EN PLACE - EQUIPEMENT - BRANCHEMENT




     15.1.    Généralités

L’entrepreneur devra équiper tous les signaux lumineux avec leurs sources lumineuses et toutes les
fournitures à sa charge : câbles de branchement, fils d’alimentation, bornes de dérivation, borniers
de raccordement, coupe-circuits, etc...
Une protection par gaine thermo rétractable à poser en bout de câble.




     15.2.    Câble de puissance

Chaque support sera alimenté individuellement. Les câbles seront conformes à la norme NFC32 -
321. Ils seront de type U1000RO2V installés sous fourreaux.

Les sections utilisées seront soit 1,5mm², soit 2,5 mm².

Un câble de 7 conducteurs numérotés alimentera les potelets piétons.

Un câble de 12 conducteurs numérotés alimentera les poteaux ou les potences.


     15.3.    Câbles d'alimentation

L’alimentation des signaux se fera conformément au plan de câblage. Le raccordement se fera dans
un coffret de protection dans le fût à hauteur de la porte de visite. Le câble devra être conforme à
la norme NF P 99-060.


Tableau de raccordement des câbles :

Câble de support Signal Véhicule                              Câble de support Signal Piéton

N° Conducteur    Fonction                                     N° Conducteur    Fonction
1                Neutre                                       1                Neutre
2                Rouge Contrôlé                               2                Réserve
3                Rouge Secondaire                             3                Rappel Piéton A13b
4                Jaune                                        4                Réserve
5                Vert                                         5                Figurine Rouge
6                Figurine Rouge                               6                Figurine Verte
7                Figurine Verte                               7                Réserve
8                Signal d’Anticipation
9                Réserve
10               Réserve
11               BP
12               BP




                                                                                            57/83
    15.4.      Câbles divers

    •     Bouton poussoir
Le câble utilisé sera de type U1000RO2V de section 1,5mm², contenant 2 conducteurs. Par
dérogation à l’annexe B de la norme NF P 99-060, il sera indépendant des câbles de puissance.

La partie « appel enregistré » sera alimentée par un câble anti-inductif de 2 x 1,5 mm² minimum
blindé.


    15.5.      Câble de coordination en cuivre

Le raccordement du câble de coordination est à la charge du titulaire. Dans chaque armoire
traversée, des réglettes à coupure seront installées et chaque extrémité de câble, arrivée-départ,
devra être repérée par des étiquettes renseignées. Les têtes de câbles devront pouvoir être
exécutées en partie haute des armoires.


    15.6.      Confection d'une boîte de jonction

Le personnel chargé de la confection des boîtes de jonction devra être spécialisé et hautement
qualifié.

Les boîtes de jonction seront mises en place immédiatement avant leur branchement.

Avant coulage du produit de remplissage, la boîte devra être intérieurement propre et sèche.

Ce séchage pouvant être exécuté avec un système accéléré, non susceptible de créer un dommage
quelconque aux câbles.

Le coulage de la boîte ne pourra être effectué lorsque l'humidité de l'air est trop importante et, bien
entendu, par temps de pluie même légère.

Une fois commencé, il ne pourra être interrompu pour quelque raison que ce soit, ni être exécuté
lorsque la température extérieure est inférieure à 10 °C, mais être réalisé de manière à éviter
l'emprisonnement de poches d'air.

Le produit de remplissage des boîtes sera celui préconisé par le fabricant pour la tension utilisée.

Les caractéristiques seront soumises à l'agrément du maître d’œuvre.

La température optimale de coulage devra notamment ne présenter aucun danger pour la bonne
tenue de l'isolation des câbles.

Les boîtes de jonction seront suffisamment étanches, notamment au droit des entrées de câbles,
pour supporter sans risque l'humidité du sol.




                                                                                               58/83
ARTICLE 16 INFRASTRUCTURES RESEAUX DE TRANSMISSION


   16.1.        Introduction

   •    Objet

Définition des spécifications techniques et fonctionnelles pour l’étude et la réalisation d’une
infrastructure en fibres optiques servant à la supervision des équipements de signalisation routière
du département du Val-de-Marne (94).

   •    Définitions

       - Points de raccordement : désigne les éléments du réseau à raccorder. Ils peuvent être de 2
types : un frontal ou une armoire de feux de signalisation.

       - Centre d’exploitation routière : site fédérateur de la boucle optique, le site héberge les
équipements de supervision des éléments de signalisation routière.

       - Boîtier de protection d’épissure : boîtier posé en chambre enterrée permettant de protéger
les soudures de fibres optiques. Ses deux fonctions principales sont : la jonction de deux câbles en
aboutement permettant la continuité optique de toutes les fibres et la dérivation permettant de
raccorder les points à desservir vers les équipements de transmission.

       - Armoire de feux : armoire de rue où sont hébergés les automatismes des feux de
signalisation qui gèrent la circulation d’une zone. Elle accueille également les équipements de
transmission active permettant la supervision des armoires de feux. Ces armoires accueilleront les
coffrets de terminaison optique pour le raccordement des équipements de transmission.

       - Frontal ou Concentrateur : armoire de rue où est hébergé le nœud de raccordement des
armoires de feux. Le frontal fédère les zones de feux qui lui sont rattachés. Des équipements actifs
de transmission agrègent les données de sa zone pour les remonter à la supervision, située dans
les locaux du centre d’exploitation routière.

   •    Architecture

Le réseau sera composé d’une Boucle Optique Départementale de 144 fibres. Elle desservira les
frontaux, nœuds de raccordement de supervision des armoires de feux.

Cette boucle optique sera raccordée au centre d’exploitation routière par 2 adductions distinctes et
terminée sur une baie de brassage située dans la salle technique où sont installés les équipements
de transmission servant à la supervision du réseau.

Depuis les frontaux, des antennes optiques relieront les armoires de feux. Il s’agira de liaisons
pendulaires des frontaux vers les armoires de feux.

L’architecture de raccordement sera définie par le maître d’ouvrage.

Synoptique de liaison :

        -   Nombre de frontaux par paire de fibres
        -   Nombre d’armoires de feux par paire de fibres




                                                                                            59/83
                                Synoptique Architecture des liaisons optiques




   16.2.       Infrastructure Génie Civil

   •    Fourreaux

Les câbles seront posés dans les infrastructures existantes du Conseil départemental.

Celles-ci sont composées de fourreaux type TPC10 diamètre 90 mm double peau aiguillés d’un fil
nylon ou de fourreaux en PVC diamètre 45 mm Les fourreaux nouvellement posés ou réparés seront
signalés par un grillage avertisseur plastifié vert de 0,30 m de largeur, mise en place à 0,40 m au-
dessus du fond de fouille.

Les conduites seront le plus souvent occupées par les câbles multipaires cuivre existant.

La pose se fera par aiguillage / tirage. Les fourreaux seront bouchonnés dans les chambres.

Il sera posé en fond de fouille et sera recouvert d’un lit de sable de 0,20 m d'épaisseur. Il devra être
aiguillé d’un fil Nylon. Le raccordement entre chaque couronne sera effectué à l’aide de manchons.

Pour la pose en tranchée ou sous goulottes de fibres optiques, on utilisera des fourreaux en PVC
diamètre 45 mm ou des gaines en polyéthylène haute densité de couleur noir à bandes vertes (NF T
54-072) de diamètre 33 mm épaisseur 2,5 mm Ils seront posés en tranchées sur un lit de sable
d’une épaisseur d’au moins 10 cm. Le rayon de courbure sera au minimum de 30 fois le diamètre
nominal. Elles seront posées sans coupures, y compris dans les chambres. Les raccordements se
feront par soudure, et éventuellement, avec l’accord du maître d’œuvre par manchons mécaniques
dans les chambres de tirages.

Pour la pose en égout, elles seront posées dans les goulottes ou le berceau scellé en préalable de la
pose.




                                                                                                60/83
    •   Pose par tirage de fibres optiques dans les fourreaux

Le câble est tiré à l’aide de l’aiguille fournie avec le fourreau à laquelle il est préalablement accroché.
Le tirage ne peut pas se faire sur des distances trop importantes (au-delà d'une centaine de mètres)
car cette technique crée un effort de traction sur le câble, et donc un risque de dommages si la
longueur (donc le poids) à tirer est trop élevée.




    •   Pose par portage de fibres optiques dans les fourreaux

Le câble est poussé mécaniquement, et tiré par un très fort courant d’air qui passe à grande vitesse
le long du câble et qui par sa viscosité l’agrippe sur l’ensemble de sa surface pour le tirer à l’intérieur
du fourreau.

Le procédé s’applique à tous les câbles à fibres optiques de diamètre 2 à 36 mm max

Compte tenu de la faible tension subie, les câbles n’ont besoin d’aucune armature.

Le peu de rigidité que peut offrir un câble non-armé sera compensé par l’adjonction d’un furet non-
étanche appelé "tête sonique" attaché à la tête du câble et dont l’unique tâche est de maintenir cette
dernière au centre du fourreau par une traction limitée à environ 10 kg.

Tout fourreau lisse ou strié longitudinalement, de stries peu profondes, étroites et bien taillées (sans
bavures), peut convenir pour autant qu’il soit en PEHD et résiste à une pression intérieure de 12
bars pendant au moins une heure en continu.

Les gaines en PVC ne seront pas admises.

Les fourreaux non pré-lubrifiés doivent l’être avec un lubrifiant peu visqueux conçu spécialement
pour le portage, à raison d’environ 1/2 litre par km (jusqu’à 1 l pour les plus gros diamètres).

Les lubrifiants conventionnels utilisés pour le tirage ne seront pas admis.

Les gaines pré-lubrifiées avec un lubrifiant solide auront une lubrification supplémentaire.

Le rapport D/d (Diamètre intérieur du fourreau sur diamètre du câble) idéal est de l’ordre de 2 à 2,5
fois.

Plus ce rapport sera élevé, plus la distance maximale de pose sera longue, mais plus aussi le risque
de flambage augmentera et rendra obligatoire l’usage de la tête sonique.

Lors de la pose d’un 2ème (voire 3ème) câble dans le même fourreau, il sera préférable que ce
dernier soit au moins du même diamètre que le premier.

Il est aussi recommandé que l’addition des diamètres des 2 câbles ne dépasse pas les 70 % du
diamètre intérieur de la gaine.

Si ces 2 conditions sont acquises, on peut espérer atteindre avec le 2ème câble la moitié de la
distance de pose maximale du premier. Dans le cas contraire, la distance atteinte sera inférieure.

Lors de la pose simultanée de 2 câbles, ceux -ci se comportent comme un seul câble et la distance
maximale de pose n’est pas réduite.

La pose du fourreau en pleine terre (sans sous-tubage dans des conduits de 100/110 mm) ne
demande pas de précautions particulières : étirage, alignement.

Lors de la pose du fourreau d’une chambre de dérivation à l’autre, il est impératif que les fourreaux
dépassent les murs des chambres d’au moins 15 à 20 cm, afin de pouvoir y connecter les appareils.


                                                                                                  61/83
Avant la pose d’un câble, il y a lieu de s’assurer que le fourreau est propre et vide de toute eau. Cela
se fait par envoi de tampons de mousse à l’aide d’air comprimé. Cette pratique donne la garantie
que le tube est continu du début à la fin.

Il conviendra de boucher hermétiquement les fourreaux à leurs deux extrémités, avant comme après
la pose du câble.

   •     Chambres

Pour les besoins de l’infrastructure en fibres optiques, seront implantées des chambres type
préfabriquées L3T avec tampons fonte 250 KN en pose sous trottoir, ou K2C (anti-basculement)
tampons fonte 400 KN en pose sous chaussée.

Les chambres seront à poser tous les 250 m environ, avec un maximum de 300 m. Elles sont à
disposer le plus judicieusement possible le long du parcours et à un carrefour de rues importantes
afin de pouvoir développer le réseau ultérieurement.

Les chambres disposeront d’un cadre et de tampons, munis d’un système de verrouillage et d’une
grille en acier galvanisé de protection antichute.

Les Chambres « Satellites » au réseau existant, accueilleront les boîtiers de protection d’épissures.
Ceci afin de réaliser la jonction entre 2 câbles posés ou pour la dérivation des fibres vers les points
de raccordement (frontaux ou armoires de feux).

Le raccordement d’une chambre satellite au réseau existant sera réalisé par l’intermédiaire de 2
fourreaux type TPC10 diamètre 70/90mm ou PVC 42/45mm vers la chambre existante dans laquelle
est connecté le Point de Raccordement.

La chambre Satellite sera positionnée au plus proche, et dans un rayon maximum de 15m autour du
point de raccordement.

Les masques des chambres seront repris en maçonnerie après pose des fourreaux.

Les revêtements et enrobés seront repris à l’identique dans les règles de l’art et selon les
spécifications du CCTP.

L’étude d’implantation sera soumise à la validation du Maître d’Ouvrage (voir chapitre Etudes pour
la remise des documents).

Un dossier de permission de voirie sera réalisé pour l’occupation du domaine public auprès du
gestionnaire.

Les tampons des chambres de tirages doivent porter le logo du Conseil départemental du Val de
Marne.




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                                         Pose d’une Chambre satellite




    16.3.        Spécifications concernant le câble optique


        16.3.1 Câble Fibre Optique

    •   Généralités

Les câbles fibre optique seront de 144 fibres ou 12 fibres, G652SD, en micro-gaine modulo 12
fibres. Le marquage sur les câbles à fournir sera : CG94-SQGD. Ils seront accompagnés par un
second câble de repérage de type « Plynox » ou équivalent.

Prévoir aussi un câble porteur pour le câblage en aérien.

    •   Système de localisation de câble

Un système de localisation de la tranchée peut être mis en œuvre. Il permettra de repérer avec
précision la position et la profondeur de la multitubulaire. Cette localisation sera réalisée par
émission et réception d’un signal électromagnétique et permettra l’identification sans confusion
avec d’autres réseaux ou obstacles.



    •   Fil de localisation
Principe :
Un signal électrique est émis par un générateur mobile ou fixe. Ce signal, véhiculé par un fil
métallique présent dans la tranchée, est détecté à partir d’un récepteur portable calé sur le signal
d’émission. De ce fait, seul le signal véhiculé par le fil est identifié.
Architecture :
L’infrastructure génie civil est décomposée en tronçons ou antennes d’au plus 2 km de longueur.
Chaque section, indépendante des autres, est équipée de :
        -    De deux coffrets fins de ligne, encore appelés coffrets d’extrémité,
        -    D’un fil traceur reliant les coffrets deux à deux.

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       •   Coffret Fin de ligne ou d’extrémité
Ces coffrets permettent :
           -   La connexion départ / arrivée du fil traceur,
           -   L’injection du signal depuis un :
                        générateur fixe si le coffret est installé dans un local technique.
                        générateur mobile si le coffret est installé en chambre de tirage.


Ces coffrets seront installés dans les armoires de répartition optique et exceptionnellement dans
des armoires de contrôleur.
Ils seront équipés de borne de mise à la terre, de protection contre les surtensions, de répartiteurs
avec embase jack pour raccordement du générateur mobile



       •   Fil traceur
Ce fil assure la propagation du signal émis par un générateur. Ce fil aura les caractéristiques
minimales suivantes :
           Ame massive en inox,
           -   Section minimale : 0,8mm²
           -   Température de service : -25 à +80°C
           -   Non propagateur de l’incendie selon NF C 32070 – C1
           -   Tension de claquage : > 1500 Volts


Les fils seront aboutés entre eux au travers de jonctions à sertir. Ladite jonction sera protégée par
un manchon thermo rétractable étanche pour assurer :
           -   Une isolation afin d’éviter toute mise à la terre intempestive. L'isolement recherché est
               de 1MΩ,
           -   Une étanchéité de la jonction afin de garantir une meilleure tenue dans le temps.



Mise en œuvre
Pour la mise en œuvre d’un tel système trois solutions sont envisageables :
           -   Prévu et installé dès la réalisation de la tranchée,
           -   Prévu dès la réalisation de la tranchée mais non installé,
           -   Non prévu.


Prévu et installé dès la réalisation de la tranchée :
Un tube PEHD 19 x 16 équipé d’un fil traceur est installé dans la batterie de fourreaux. Une attention
particulière sera à apporter au niveau de la pénétration dans les chambres afin de ne pas blesser le
fil.
Les coffrets seront installés immédiatement.


Prévu dès la réalisation de la tranchée mais non installé :
Un tube PEHD 19 x 16 vide et dédié au fil traceur est installé dans la batterie de fourreaux.
Le fil sera posé ultérieurement, par exemple lors de la mise en œuvre du premier câble optique, par
:
           -   soufflage / portage,
           -   tirage.



                                                                                                64/83
Non prévu à la réalisation de la tranchée :
Dans ce cas, il est tout à fait envisageable de poser le fil de localisation en parallèle et dans le même
fourreau que le premier câble optique.
Les coffrets seront installés simultanément au fil.




   •   Réception du système de détection des fourreaux


Cette vérification doit valider le système de localisation des fourreaux. Pour cela, quelle que soit la
distance entre les boîtiers du système de localisation, la réception se fera suivant la procédure ci-
dessous :
Brancher le générateur au boîtier d’origine du réseau puis :
       1. Vérifier à une distance de 30 m que l’on reçoit le signal,
       2. Aller à ¼ de la distance et faire une vérification,
       3. Aller à la moitié de la liaison et faire une vérification,
       4. Aller au boîtier suivant, et faire les vérifications vers le boîtier précédent :
       5. A une distance de 30m,
       6. Puis à ¼,
       7. Puis à la moitié,
       8. Revenir au départ et tester vers le boîtier suivant et ainsi de suite.


Le résultat de la détection doit être reporté sur un PV.



   •   Pose en chambres

Les rayons de courbure des câbles indiqués par le fabriquant (environ 20 x le diamètre) devront être
respectés.

Le câble ne doit pas être mis en contrainte par un appui sur une des faces de la chambre.

   •   Loves

Longueurs de lovage à respecter : 2 x 15 m dans les chambres où seront positionnés les Boîtiers de
Protection d’Epissures (BPE).

Les loves seront fixés à la paroi en quatre points (haut, bas, droite et gauche). Le nombre de points
d'ancrage est fixé à six (trois par boucle de loves, voir schéma ci-après).

Concernant uniquement les chambres de raccordement : en partant des fourreaux et après le
premier tour de lovage, les câbles seront fixés ensemble avec un collier tous les mètres (jusqu’au
boîtier d’épissures) de manière à lover un seul élément.

Les câbles seront lovés en « 8 ».

Le niveau « haut » (sommet) des loves sera situé au minimum 2 centimètres en dessous de la grille
de protection.

Le long du parcours dans les chambres de tirage existantes type 1/2L4T ou plus, la longueur de
love sera de 5 m. Un love en cercle est acceptable.

Le câble en passage dans toutes les chambres de tirage du parcours sera protégé sous gaine verte
annelée fendue type Rudolf.

                                                                                                 65/83
                                       Synoptique de Chambres



           16.3.1.1.          Spécifications concernant l’étiquetage :

   •   Sur le câble

Le marquage sur câble à fournir sera : CD94-SQGD.

Les étiquettes seront de type plastique de couleur, gravées ou frappées.

Positionnement des étiquettes pour les chambres de lovage :

       -   1 étiquette sur chaque câble à proximité des fourreaux d’entrée/sortie de câble ;
       -   1 étiquette sur chaque câble en haut des loves ;
       -   1 étiquette sur chaque câble à proximité du boîtier d’épissures.
Le texte inscrit sur les étiquettes sera précisé par le Maître d’Ouvrage avant les travaux, qui définira
le nom des liaisons.


           16.3.1.2.          Spécifications concernant le boîtier d’épissures

   •   Fourniture

Le Titulaire fournira les boîtiers de protection d’épissures pour la pose en chambres enterrées, ainsi
que tous les accessoires nécessaires à sa mise en œuvre, préconisée par le constructeur et spécifiée
au présent CCTP.

Chaque boîtier doit satisfaire aux exigences fonctionnelles suivantes :

       -   Terminaison des câbles, accrochage du câble ;
       -   Raccordement des fibres optiques par soudure ;
       -   Gestion de rangement des fibres en cassettes ;
                                                                                                66/83
         -   Stockage des surlongueurs et des tubes non utilisés ;
         -   Protection des fibres optiques ;
         -   Etanchéité IP68.

    •    Mise en œuvre

Pour le montage du boîtier, il conviendra de respecter la procédure éditée par le fabricant.

Cela comprend l’utilisation de tous les accessoires nécessaires et préconisés par le constructeur :

         -   l’outillage ;
         -   les fixations câbles ;
         -   les cassettes de rangement des épissures ;
         -   les moyens de protection des fibres internes au boîtier ;
         -   etc. …

Le câble devra être fixé dans l’alignement du boîtier d’épissures et en sera solidaire.

Le câble principal sera positionné sur l’entrée double, les câbles en dérivation par les entrées
simples.

Le montage devra respecter les préconisations du constructeur.

Aucune contrainte ni rayon de courbure trop faible ne doivent apparaître sur les tubes contenant
des fibres optiques.

Les rayons de courbures des fibres notamment dans les cassettes de lovage sont à respecter.

    •    Etanchéité

L’indice d’étanchéité est : IP68.

Le joint doit être placé correctement sans torsion dans son logement.

Les passes câbles seront installés pour l’étanchéité du boîtier au niveau de la pénétration du câble
dans le boîtier.

Après intervention (ouverture / fermeture) sur un boîtier, un test d'étanchéité sera réalisé.

    •    Fixation du boîtier

Se référer à la notice technique du mode de pose d'une Boîte de Protection d'Epissure donnée par le
fabricant.

Le titulaire prendra à sa charge la fourniture et la pose des accessoires de fixation du Boîtier de
Protection d’Epissures.

    •    Raccordement des fibres

Les boîtiers seront équipés de cassettes de rangement permettant 12 épissures.

Les fibres seront soudées par fusion avec protection mécanique des épissures.

Les fibres seront rangées dans les cassettes love + soudure.

La surlongueur de fibres à lover dans les casettes sera de 1,40m minimum, les fibres seront
dégraissées sur toute cette longueur.

Les tubes en passage seront lovés sous les cassettes dans le boîtier, à l’emplacement prévu à cet
effet.


                                                                                                67/83
La réalisation des raccordements de fibres optiques se fera selon les plans d’exécution fournis par
le Maître d’Ouvrage.

   •   Validation du Matériel

Le matériel proposé sera soumis à la validation du Maître d’Ouvrage.

Le titulaire du marché présentera des exemplaires du matériel choisi avec ses descriptions
techniques associées. L’acquisition du matériel sera à sa charge, et il en détaillera le chiffrage dans
le bordereau de prix.


             16.3.1.3.          Spécifications concernant le Boîtier de terminaison ou
                    coffret optique

   •   Généralités

Depuis le boîtier de dérivation situé dans la chambre satellite, un câble optique - de la capacité fibre
nécessaire - sera posé. Il sera connecté dans un Boîtier de Terminaison Optique.

La capacité sera proposée par le titulaire en fonction de l’architecture communiquée par le Maître
d’Ouvrage.

Le câble et les équipements optiques seront positionnés dans l’armoire à l’emplacement libre
réservé pour les extensions.

Il permettra de venir connecter les équipements actifs de transmission sur fibre optique, par
l’intermédiaire de cordons optiques sur des connecteurs type SC/APC.

Pour chaque Point de Raccordement, un dossier APD d’implantation du boîtier sera soumis à
validation du Maître d’Ouvrage avant travaux.

Chaque coffret doit satisfaire aux exigences fonctionnelles suivantes :

       -     Terminaison des câbles ;
       -     Raccordement des fibres optiques sur les demi-jarretières optiques ;
       -     Connexion et brassage des fibres ;
       -     Gestion des demi-jarretières optiques ;
       -     Stockage des surlongueurs de demi-jarretières optiques ;
       -     Protection des fibres ;
       -     Accès sécurisé par clé à la partie connexion.

La capacité de connexion sera de 12fo en armoire de feux, de 24fo en armoire de frontal.




                                                                                                68/83
                                    Synoptique de raccordement


   •   Fixation

Positionnement dans le Point de Raccordement :

       -   L’espace réservé dans les armoires de feux sera de L x h x p = 350x350x150mm ;
       -   Le matériel sera fixé sur les rails de fixation dans le fonds de l’armoire de rue.




   •   Validation du Matériel

Le matériel proposé sera soumis à la validation du Maître d’Ouvrage.

Le titulaire du marché présentera des exemplaires du matériel choisi avec ses descriptions
techniques associées. L’acquisition du matériel sera à sa charge, et il en détaillera le chiffrage dans
le bordereau de prix.

Cependant ces matériels doivent répondre aux caractéristiques minimales du matériel présent sur
site. Les coffrets optiques à mettre en place sont ceux déjà déployés sur le réseau optique du
système départemental de régulation du trafic PARCIVAL. Ce sont les coffrets ICOM 48 de marque
IDEA OPTICAL équipé d’un verrouillage simple. Ils seront équipés en standard de deux cassettes de
12 épissures. Sur décision spécifique de l’Administration une ou deux cassettes seront fournies et
installées dans le coffret.

Les coffrets optiques seront installés prioritairement dans les armoires de contrôleur de carrefour à
l’emplacement marqué comme « réserve » sur le schéma de l’armoire.




                                                                                                69/83
   •   Connexion au contrôleur de carrefour




                               Schéma de connexion des contrôleurs.



Dans chaque armoire de contrôleur, un convertisseur IP/série pourra être raccordé au boîtier de
terminaison. Le matériel proposé sera soumis à la validation du Maître d’Ouvrage.

Le titulaire du marché présentera des exemplaires du matériel choisi avec ses descriptions
techniques associées. L’acquisition du matériel sera à sa charge, et il en détaillera le chiffrage dans
le bordereau de prix.

Le Département favorise les raccordements des équipements en IP mais certains contrôleurs anciens
ne disposent que de liaison série nécessitant l’utilisant d’un convertisseur IP/Série ou d’un switch
spécifique.


              16.3.1.4.       Armoire de répartition optique

Les armoires de répartition optiques à mettre en place sont celles déjà déployées sur le réseau
optique du système départemental de régulation du trafic PARCIVAL. Pour mémoire, ce sont les
armoires étanches IBER 835 OUTDOOR de marque IDEA OPTICAL équipées d’une serrure type 333
marque SCHNEIDER.


Elles seront fixées sur un gabarit de pose de marque IDEA OPTICAL adapté à l’armoire de répartition.
Sur commande particulière de l’Administration, elles seront équipées de modules compacts IDEA
OPTICAL ou (et) de tiroirs de coupleurs.


Les cordons optiques qui seront mis en place seront tous de la même longueur et rangés dans le
résorbeur prévu à cet effet pour simplifier et limiter le nombre de modèles. Leur nombre sera fixé
individuellement pour chaque armoire.


              16.3.1.5.       Recette

   •   Recette des travaux réalisés

Les infrastructures génie civil créées seront recettées pour acceptation des travaux.

Un procès-verbal de réception sera établi avec les réserves éventuelles qui pourraient survenir,

                                                                                               70/83
La réception complète des infrastructures sera effective quand toutes les réserves seront levées.

Les liaisons optiques seront mesurées par réflectométrie dans les 2 sens et aux longueurs d’onde
1310 nm et 1550 nm.

Un échantillonnage de 2 fibres par tube pour les tubes 2 à N de chaque câble seront testées de bout
en bout dans les 2 sens et aux longueurs d’onde 1310 nm et 1550 nm.

Toutes les fibres connectées au Point de Raccordement (Frontal ou Armoire de feux) seront testées
pour vérifier la continuité du réseau.

Les valeurs de pertes d’insertion maximales admissibles sont les suivantes :

       -   connecteur : 0,3 dB ;
       -   épissure mécanique : 0,3 dB ;
       -   fusion : 0,1 dB ;
       -   perte linéique : 0.3 dB/km à 1550 nm, 0.5 dB/km à 1310 nm.

   •   Dossiers des Ouvrages Exécutés (DOE)

Les Dossiers des Ouvrages Exécutés se présenteront comme suit :

       -   Fond de plan identique aux dossiers d’exécution ;
       -   Cadastre au 1/1000° imprimé au 1/2000° ;
       -   Plan de récolement au 1/200° :

                          Conduites ;
                          Chambres.

       -   Occupation des conduites ;
       -   Situation des points de raccordement ;
       -   Parcours des câbles au 1/200°, représentation des câbles et des boîtiers de protection
           d’épissure ;
       -   Plan de situation des infrastructures au 1/25 000° ;
       -   Descriptif des liaisons optiques ;
       -   Synoptique optique ;
       -   Bilan de liaison ;
       -   Plans de raccordement optique des boîtiers de dérivation et de jonction ;
       -   Plan des baies de brassage ;
       -   Fiches techniques de l’ensemble des produits utilisés ;
       -   Résultats des tests et mesures optiques ;
       -   Synoptique des tronçons pour la construction ;
       -   Ingénierie de raccordement ;
       -   Plans de boîtes ;
       -   Plans des baies optiques ;
       -   Plans des boîtiers de terminaison ;

L’ensemble sera présenté selon une charte graphique propre au Maître d’Ouvrage et une copie sera
remise aux services techniques du Maître d’Ouvrage, dès sa mise au point définitive :

       -   sous format papier (1 exemplaire) ;
       -   sous format électronique compatible avec AUTOCAD Version 2010 au format DWG (pour
           tous les plans).



                                                                                            71/83
Les Dossiers des Ouvrages Exécutés, seront fournis dans un délai de 6 semaines après l’exécution
des travaux.


       16.3.2         Câble Cuivre

Le câble de transmission de données entre les contrôleurs de carrefour est un câble téléphonique
série 89 avec âme en cuivre composé de 14 paires de conducteurs de section 8/10 mm² et un drain
de masse en cuivre étamé. Il possède un ruban général synthétique pour la protection mécanique et
électrique ainsi qu'un ruban d'étanchéité double face aluminium/copolymère d'éthylène (aluminium
vers l'intérieur). Gaine extérieure en polyéthylène de couleur noir basse densité.




                                                                                         72/83
ARTICLE 17 VIDEO-TRAFIC DES CARREFOURS A FEUX POUR LA REGULATION DES
      FLUX DE CIRCULATION


      17.1.        Objet des prestations

Le présent article a pour objet de définir les prescriptions techniques relatives à la fourniture,
l’installation, le raccordement, les essais et la mise en service d’équipements de vidéo-trafic
implantés sur des carrefours à feux, destinés à l’observation du trafic et à l’aide à la régulation des
flux de circulation depuis le poste central du Département.

Ces prestations s’inscrivent dans le cadre du déploiement d’équipements raccordés au poste central
de régulation de trafic du Département, sur le réseau de transmission existant ou à créer,
principalement en fibre optique, conformément à l’architecture générale du CCTP.

Les images produites ont vocation à permettre l’analyse en temps réel des conditions de circulation,
l’observation des remontées de files, l’aide à l’exploitation des carrefours, ainsi que l’amélioration
du pilotage des axes régulés.


      17.2.        Contexte et périmètre de l’opération

Le Département du Val-de-Marne gère environ 650 carrefours sur le département. Le projet de
déploiement de vidéo-trafic sur certains carrefours a été lancé en 2023, avec une première phase
concernant quatorze carrefours, puis une seconde phase portant sur                    seize carrefours
supplémentaires couverts d’ici fin 2026.

Le réseau utilisé est celui de la direction Voirie et Mobilité, en fibre optique, et l’exploitation des
images est réalisée au poste de contrôle installé sur le site principal du Département (bâtiment
Eiffel).

Le présent article s’applique aux installations de vidéo-trafic déployées sur les carrefours figurant
dans les pièces du marché, qui précise les implantations de principe, les supports, les hauteurs de
pose et la localisation des panneaux d’information.


      17.3.        Consistance des prestations

Les prestations du titulaire comprennent notamment :

  •    Les études d’exécution, visites de site, relevés préalables et vérifications de compatibilité avec
       les ouvrages existants ;

  •    La fourniture des caméras, supports, accessoires de fixation, équipements d’alimentation PoE,
       protections électriques, accessoires de raccordement et tous équipements nécessaires au
       parfait fonctionnement de l’installation ;

  •    La pose sur candélabre existant, sur candélabre à remplacer ou sur mât à créer, y compris tous
       travaux d’adaptation, de fixation et de sécurisation ;

  •    La réalisation ou l’adaptation des cheminements, fourreaux, raccordements électriques et
       transmissions, en cohérence avec les prescriptions du présent CCTP relatives au réseau fibre
       optique ;

  •    L’intégration au poste central d’exploitation, la configuration des flux, des vues et des
       paramètres d’exploitation ;
                                                                                                 73/83
  •    Les essais, remise du DOE et de l’ensemble des documents nécessaires à l’exploitation et à la
       maintenance.

Le titulaire devra la fourniture d’une installation complète, en parfait état de fonctionnement,
comprenant tous les éléments non explicitement cités mais nécessaires à l’achèvement, à la sécurité,
à la durabilité, à la maintenabilité et à l’exploitabilité du dispositif.


      17.4.     Références documentaires et conformité

Les prestations seront exécutées conformément :

  •    Au présent CCTP et à ses annexes ;

  •    Aux prescriptions techniques et normes en vigueur applicables aux installations extérieures,
       aux équipements électriques, aux équipements réseau, à la transmission optique et à la
       sécurité des équipements.

Le titulaire est réputé connaître l’ensemble des contraintes techniques, réglementaires et
d’exploitation liées au marché. L’acceptation d’un matériel par le maître d’œuvre ne pourra en aucun
cas dégager le titulaire de sa responsabilité quant à la conformité, la tenue dans le temps et
l’aptitude au service des équipements proposés.


      17.5.     Finalités fonctionnelles attendues

Le système de vidéo-trafic devra permettre au minimum :

  •    L’observation générale des approches de carrefour, des branches, des lignes d’effet de feux,
       des zones d’attente et des remontées de files ;

  •    La visualisation détaillée d’une zone particulière au moyen d’une caméra motorisée PTZ ;

  •    L’appui aux opérateurs du poste central pour l’analyse des congestions, incidents, conflits
       d’usage et perturbations d’exploitation ;

  •    Le fonctionnement de jour comme de nuit, en environnement urbain extérieur ;

  •    L’exploitation de fonctions avancées d’analyse vidéo ou de métadonnées lorsqu’elles sont
       retenues par le maître d’ouvrage.

Ces équipements constituent des outils d’observation et d’aide à l’exploitation. Ils ne se substituent
pas, sauf prescription expresse du maître d’ouvrage, aux équipements de détection de trafic dédiés
au contrôle-commande réglementaire des feux.


      17.6.     Architecture type des équipements

Sauf indication contraire du maître d’œuvre, chaque site sera équipé d’un ensemble de type multi-
capteurs panoramique associé à une caméra dôme motorisée PTZ, ou d’un dispositif équivalent
validé par le maître d’œuvre, permettant de combiner une vue d’ensemble du carrefour et une vue
détaillée sur zone.

La caméra panoramique de référence est de type 360° à quatre capteurs, d’une résolution de 4 x 5
MP, conçue pour fonctionner avec une caméra PTZ, avec fonctions d’autofocus, d’alignement
automatique, d’analyse embarquée et de cybersécurité matérielle intégrée.


                                                                                              74/83
La caméra PTZ extérieure de référence est de type HDTV 1080p avec zoom optique 34x minimum,
panoramique 360° continu, aide à l’orientation, compression H.264/H.265, analyses embarquées et
fonctions avancées de cybersécurité.

Toute variante devra présenter des performances au moins équivalentes en termes de résolution,
qualité d’image, sensibilité, robustesse extérieure, cybersécurité, interopérabilité, couverture et
aptitude à l’exploitation trafic.


    17.7.      Implantation des caméras

L’implantation des caméras sera conforme aux plans validés par le maître d’ouvrage et au dossier
préfectoral. Le dossier préfectoral précise les implantations détaillées, les vues associées, les
champs de vision attendus, la nature des supports et les hauteurs d’installation.

Les implantations recensées dans le dossier préfectoral concernent plusieurs carrefours et prévoient
des installations de type multi-capteurs PTZ, posées majoritairement sur candélabres existants,
ainsi que sur certains mâts à créer, avec des hauteurs de pose de 7 m, 10 m ou 11 m selon les sites.

Le titulaire vérifiera avant travaux :

    o   La capacité mécanique du support existant ;

    o   La compatibilité des hauteurs et orientations de pose avec les objectifs fonctionnels ;

    o   L’absence de conflit avec les équipements de signalisation, les réseaux aériens, les
        plantations, le mobilier urbain ou les gabarits de circulation ;

    o   La faisabilité des cheminements de câbles, alimentations et raccordements.

En cas d’impossibilité technique ou de divergence avec l’existant, le titulaire proposera au maître
d’œuvre une adaptation motivée, accompagnée des plans, justifications techniques et incidences
réglementaires. Aucune modification ne pourra être exécutée sans validation préalable.


    17.8.      Supports, fixations et ouvrages associés

Les supports de fixation seront adaptés aux caméras proposées et aux supports porteurs retenus.
Lorsque le matériel de référence est utilisé, la fixation pourra être réalisée sur poteau de type AXIS
TQ5001-E ou équivalent, compatible avec les séries de caméras retenues, de certification IP66, IK10
et NEMA 4X, destiné à un usage extérieur durable.

Le support devra permettre un passage protégé des câblages, empêcher les pénétrations d’eau ou
de poussière, et garantir la tenue mécanique de l’ensemble dans le temps. Le matériel de référence
prévoit notamment un connecteur RJ45 certifié IP66 intégré, une compatibilité avec fixation sur
poteau, et une charge admissible maximale de 40 kg.

Lorsque le dossier préfectoral prévoit un mât à créer, le titulaire devra intégrer toutes les sujétions
nécessaires à cette réalisation, y compris les interfaces avec les massifs, fourreaux, mises à la terre,
équipements de fixation et protections.




                                                                                                75/83
      17.9.    Alimentation électrique, protections et mise à la terre

L’alimentation des caméras sera réalisée prioritairement en PoE ou High PoE, selon les besoins réels
des équipements installés. Le titulaire devra vérifier le bilan de puissance complet de chaque
installation, en tenant compte des caméras, des éventuels prolongateurs PoE, des équipements
réseau actifs, des longueurs de liaison, des pertes en ligne, des conditions climatiques et des marges
de sécurité.

La caméra PTZ de référence requiert une alimentation de type High PoE, avec une puissance pouvant
atteindre 51 W pour la caméra seule et une alimentation maximale mentionnée à 66,1 W selon la
configuration constructeur. La caméra panoramique de référence requiert, selon les cas, une
alimentation PoE IEEE 802.3bt de 60 W minimum, et davantage en configuration couplée avec caméra
PTZ ou en conditions climatiques sévères.

Les    protections   électriques,   parafoudres,   disjoncteurs,   borniers,   dispositifs   de   terre    et
raccordements en armoire devront être réalisés conformément aux prescriptions générales du CCTP
applicables aux armoires de commande, aux équipements de transmission et aux installations
extérieures.

La mise à la terre des supports sera assurée selon les modalités prévues au CCTP, par prise de terre
commune prioritairement, ou à défaut par terre individuelle après accord du maître d’ouvrage.


      17.10.   Transmission et raccordement au réseau départemental

Les équipements vidéo seront raccordés au réseau de transmission départemental, principalement
par fibre optique, en cohérence avec le réseau utilisé par la direction Voirie et Mobilité et avec
l’architecture de supervision existante.

Les raccordements utiliseront les infrastructures existantes ou à créer, conformément aux
prescriptions du CCTP relatives aux fourreaux, chambres, câbles optiques, coffrets de terminaison,
étiquetage, rayons de courbure, protections et recettes optiques.

Les équipements actifs installés dans les armoires devront être de qualité industrielle et compatibles
avec l’environnement des armoires de rue, les températures de service, les contraintes de
maintenance et les interfaces du réseau départemental.

Le titulaire devra assurer la fourniture, la pose, le raccordement, le paramétrage et la qualification
de l’ensemble de la chaîne de transmission jusqu’au poste central d’exploitation, y compris les
équipements actifs intermédiaires nécessaires au bon fonctionnement du service.


      17.11.   Exigences de performances minimales


        17.11.1 Qualité d’image

Les caméras devront délivrer une image nette, stable et exploitable pour l’observation du trafic, de
jour comme de nuit. La caméra PTZ devra être au minimum de résolution HDTV 1080p, avec zoom
optique 40x minimum, et capacité d’acquisition jusqu’à 50/60 images par seconde. La caméra
panoramique devra assurer une couverture 360° au moyen de quatre capteurs et une résolution
globale de 4 x 5 MP au minimum.

                                                                                                   76/83
Les équipements devront disposer de fonctions adaptées aux scènes routières extérieures : large
plage dynamique, compensation de contre-jour, amélioration des scènes en faible luminosité,
désembuage, profils de scène et masques de confidentialité si nécessaire.


       17.11.2 – Fonctions d’analyse

Les équipements devront permettre, lorsqu’elles sont activées, des fonctions d’analyse utiles à
l’exploitation telles que comptage de passages, franchissement de ligne, occupation de zone, temps
de présence, suivi automatique et classification d’objets. Les matériels de référence prennent en
charge des analyses embarquées de type AXIS Object Analytics et métadonnées de scène.

Ces fonctionnalités seront paramétrées uniquement sur demande du maître d’ouvrage et devront
être documentées dans le dossier remis à l’exploitation.


       17.11.3 – Robustesse extérieure

Tous les équipements extérieurs devront être compatibles avec un usage permanent sur domaine
public. Les caméras et supports devront présenter des indices de protection et de résistance
appropriés. Les matériels de référence présentent notamment des indices IP66 ou IP67, une
résistance IK10, une compatibilité NEMA 4X et une aptitude à des températures négatives
importantes.


   17.12.      Cybersécurité et intégrité des équipements

Les équipements proposés devront intégrer des fonctions de cybersécurité adaptées à un
déploiement sur réseau départemental, incluant à minima le firmware signé, le démarrage sécurisé,
la gestion des certificats, l’authentification forte, le chiffrement des communications, la prise en
charge HTTPS/TLS et IEEE 802.1X, ainsi que des mécanismes de journalisation et de protection
contre les accès non autorisés.

Les matériels de référence disposent de fonctions de sécurité matérielle de type Edge Vault ou TPM,
de protocoles sécurisés et de mécanismes avancés de protection de l’identité de l’équipement et de
l’intégrité logicielle. Les équipements proposés devront offrir un niveau de sécurité équivalent ou
supérieur.

Le titulaire remettra dans son dossier technique les paramètres de sécurité mis en œuvre, les
recommandations de durcissement, les modalités de mise à jour logicielle, ainsi que les éléments
nécessaires à l’intégration dans la politique de sécurité du Département.


   17.13.      Intégration au poste central et exploitation

L’exploitation des images est réalisée au poste de contrôle installé sur le site principal du
Département. Le titulaire assurera l’intégration complète des caméras au système de gestion vidéo
Genetec SecurityDesk du Département, ainsi que la configuration des adresses, flux, profils d’accès,
vues opérateur, positions préréglées et paramètres d’exploitation.

Les matériels devront être interopérables avec les interfaces ouvertes mentionnées dans les
documentations techniques de référence, notamment ONVIF et les API de type VAPIX ou équivalent
approuvé.
                                                                                            77/83
Le titulaire paramétrera, en lien avec le maître d’ouvrage, les vues utiles à l’exploitation trafic, les
séquences PTZ, les positions préréglées, les rondes éventuelles, les zones d’intérêt et les profils de
scène. Ces réglages feront l’objet d’une validation.


   17.14.      Contraintes d’exécution sous circulation

Les travaux seront réalisés sous circulation, dans le respect des prescriptions générales du CCTP.
Le titulaire prendra toutes dispositions pour limiter les gênes aux usagers, respecter les horaires
d’intervention autorisés, assurer la sécurité du chantier, maintenir l’accès aux propriétés et
préserver l’intégrité des réseaux existants.

La signalisation temporaire de chantier, les déclarations réglementaires préalables, les mesures de
sécurité, les protections de fouilles, les remises en état et les précautions de voisinage seront
conformes aux prescriptions du CCTP et aux règles en vigueur.


   17.15.      Information du public et conformité réglementaire

Le titulaire exécutera les prestations en conformité avec les prescriptions réglementaires applicables
à la vidéo-trafic sur l’espace public et avec le dossier préfectoral.

La localisation des panneaux d’information du public devra respecter les implantations prévues dans
le dossier préfectoral, sauf adaptation expressément approuvée par le maître d’ouvrage. Le titulaire
devra intégrer dans sa prestation toutes les sujétions nécessaires à leur mise en place ou à leur
maintien.


   17.16.      Essais, recette et mise en service

Avant toute mise en service, le titulaire procédera, en présence du maître d’œuvre, aux essais de
bon    fonctionnement,    vérifications   de   raccordement,   contrôles   d’alimentation,   essais     de
communication, vérifications de qualité d’image, essais PTZ, tests de visibilité de nuit et essais
d’intégration au poste central.

La recette portera notamment sur :

   o    la conformité de l’implantation avec le dossier validé ;

   o    la qualité mécanique des supports et fixations ;

   o    la conformité des alimentations, protections et mises à la terre ;

   o    le bon fonctionnement des liaisons de transmission ;

   o    la qualité d’image de jour et de nuit ;

   o    le bon fonctionnement des fonctions PTZ ;

   o    l’affichage correct au poste central ;

   o    le fonctionnement des éventuelles fonctions d’analyse retenues ;

   o    la conformité réglementaire de l’installation et de l’information du public

                                                                                                78/83
Tout défaut de couverture, de stabilité, de fixation, de transmission, d’alimentation ou de conformité
donnera lieu à reprise jusqu’à obtention d’un résultat satisfaisant.


   17.17.      Dossier d’exécution, DOE et documents remis

Le titulaire fournira, avant et/ou après travaux, un dossier d’exécution comprenant au minimum les
plans d’implantation, schémas de raccordement, matériels proposés, notes techniques, modalités
de pose, organisation des interventions et, le cas échéant, adaptations proposées aux implantations
de principe.

Avant réception, le titulaire remettra un dossier complet comprenant notamment :

   o   plans d’implantation et schémas de raccordement à jour ;

   o   plans de récolement selon les formats exigés au CCTP ;

   o   fiches techniques et notices des matériels installés ;

   o   paramètres réseau et inventaire des équipements ;

   o   comptes rendus d’essais et procès-verbaux de recette ;

   o   procédures d’exploitation courante, de maintenance et de mise à jour ;

   o   sauvegardes de configuration ;

   o   DOE complet et cohérent avec les installations réellement exécutées.

Tous les documents remis devront être rédigés en langue française et exploitables par les services
du Département.


   17.18.      Dépose, recyclage, garantie et maintenance

Le titulaire prendra en charge, le cas échéant, la dépose des matériels existants non réutilisés, leur
transport, leur tri, leur stockage ou leur évacuation, conformément aux prescriptions du CCTP
relatives aux dépôts, décharges et recyclage des équipements électroniques.

Les équipements fournis devront être neufs, de gamme professionnelle, maintenables et couverts
par une garantie constructeur. Les matériels de référence mentionnent une garantie de 5 ans pour
les caméras et supports ; un niveau de garantie équivalent ou supérieur est attendu pour les
matériels proposés.

Le titulaire privilégiera des matériels durables, interopérables, réparables et adaptés à une
exploitation de longue durée en milieu urbain extérieur.




                                                                                              79/83
ANNEXE 1

Le présent document regroupe l’ensemble des caractéristiques techniques des armoires EP et SLT.

1- Petit modèle :




   •   Armoire L1200/P500 domaine SLT (sans boitier police et téléreport)
                                                                                        80/83
81/83
    2- Grand modèle :

•   Armoire L1500/P500 SLT avec ENEDIS/CIBE




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