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CCTP

04.3 Annexe3 au CCTP_Plan de gestion DPF.pdf · 29 395 mots · du marché « Élagage et abattage d'arbres pour VNF Direction Territoriale Nord – Pas-de-Calais », dossier de consultation officiel.

  Plan de gestion des végétations du
domaine public fluvial de la Direction
 territoriale Nord-Pas-de-Calais des
     Voies Navigables de France




                Juin 2019


                                         1
                                        Résumé
La préservation de la biodiversité est au cœur des politiques publiques actuelles. Elle passe par
la préservation d’espaces naturels fonctionnels (cœur de nature ou spots de biodiversité) mais
aussi la création et la préservation de continuités écologiques permettant le déplacement des
espèces entre ces espaces naturels (corridors écologiques). Ainsi pour garantir la fonctionnalité
de ces différents milieux, il est nécessaire d’assurer une gestion adaptées et raisonnée.
Les voies navigables du Nord-Pas-de-Calais ont été identifiées dans le cadre du Schéma
Régional de Cohérence Ecologique – Trame verte et bleue comme un corridor écologique.
Voies Navigables de France (VNF), établissement public sous tutelle du Ministère de la
Transition Ecologique et des Solidarités, a entre autre pour missions de « préserver la
biodiversité et la continuité écologique ». Cette mission est une priorité qui a été identifiée dans
la politique environnementale 2015-2020 de la Direction territoriale Nord-Pas-de-Calais de
VNF.
Au vu des enjeux écologiques de la Région, la Direction territoriale Nord-Pas-de-Calais de
Navigables de France a élaboré son plan de gestion des végétations présentes sur le domaine
public fluvial (DPF).
Le domaine public fluvial de la DT Nord-Pas-de-Calais, soit 670km de voies d’eau, est divisé
en 8 secteurs d’intervention qui assurent la gestion des végétations. Ces différents secteurs
bénéficient d’une certaine autonomie en matière de gestion des végétations. Ainsi, le plan de
gestion a pour objectif de recenser les pratiques gestion actuelles de chaque secteur
d’intervention, d’identifier et définir les modalités de gestion des végétations permettant de
concilier les enjeux écologiques, les contraintes techniques (assurer la sécurité des biens et des
personnes, préserver les ouvrages) les contraintes humaines (réduction des effectifs) et les
contraintes économiques (réduction des moyens financiers) de VNF.
Dans un premier temps, les modalités de gestion des 8 secteurs de gestion sont présentées afin
de comprendre les caractéristiques et les enjeux à l’échelle du territoire (phase diagnostic).
Ainsi les 670 km de voies navigables gérés par les agents de VNF sont recensés et
cartographiés. Les enjeux naturels sont mis en évidence ainsi que les corridors écologiques.
Dans un deuxième temps, suite aux résultats du diagnostic initial, le plan de gestion réalise un
focus sur le patrimoine arboré du DPF. Ainsi, les réflexions menées dans le cadre du diagnostic
initial ont mis en évidence un enjeu majeur en matière de connaissance et d’entretien du
patrimoine arboré. Cette phase a donc consisté en l’inventaire du patrimoine arboré au travers
de la définition de différents critères pour qualifier et quantifier les différents boisements. En
fonction, de la nature et de l’état des boisements et des enjeux sécuritaires, une priorisation
d’entretien et d’intervention est défini.
Dans un dernier temps, les résultats des inventaires de terrain, du diagnostic initial et les retours
d’expérience en matière de gestion écologique des végétations permettent de proposer des
modalités de gestion des végétation présentes par type ouvrages du DPF. Ce plan de gestion se
veut être simple et opérationnel afin d’en assurer son appropriation par les agents VNF, sa mise
en oeuvre et une meilleure compréhension par tous les partenaires.

                                                                                                   2
                                           Table des matières
I.         Contexte de l’étude ......................................................................................................................... 9
      1.      Voies Navigables de France ......................................................................................................... 9
      2.      Stratégie de l’établissement ...................................................................................................... 12
      3.      Présentation du territoire de l’étude ........................................................................................ 13
      4.      Pré-requis de l’étude ................................................................................................................. 14
II.        Etat des connaissances .................................................................................................................. 16
      1.      Présentation des objectifs ......................................................................................................... 16
      2.      Les enjeux de la voie d’eau........................................................................................................ 17
      3. Les enjeux du plan de gestion ....................................................................................................... 19
III.          Matériels et méthode................................................................................................................ 20
      1.      Diagnostic des pratiques actuelles de gestion .......................................................................... 20
           1.1.      Acquisition de données ..................................................................................................... 20
           1.2.      Synthèse du diagnostic des pratiques actuelles de gestion .............................................. 22
      2.      Connaissance du patrimoine arboré ......................................................................................... 25
           2.1.      Recensement cartographique ........................................................................................... 25
           2.2. Inventaires de terrain ............................................................................................................. 28
           2.3.      Cartographie ...................................................................................................................... 29
      3. Rédaction du plan de gestion ........................................................................................................ 29
           3.1. Gestion par typologie d’ouvrages .......................................................................................... 29
           3.2. Végétations présentes sur les ouvrages ................................................................................. 30
      4.      Synthèse de la méthodologie .................................................................................................... 33
IV.           Résultats de l’étude des linéaires d’arbres ............................................................................... 34
      1.Résultats de l’analyse cartographique ........................................................................................... 34
           1.1       Inventaire des linéaire d’arbres......................................................................................... 34
           1.2.      Localisation des linéaires d’arbres .................................................................................... 35
           1.3.      Les enjeux liés aux linéaires d’arbres ................................................................................ 38
      2.      Résultats des inventaires de terrain .......................................................................................... 41
V.         Interprétation des résultats et éléments essentiels du plan de gestion ................................................... 43
      1.Interprétation des résultats des linéaires d’arbres ........................................................................ 43
           1.1.      Outils de gestion et de suivi du patrimoine arboré........................................................... 43
           1.2.      Modalités d’entretien des arbres : .................................................................................... 46


                                                                                                                                                         3
          1.3.      Priorisation des linéaires d’arbres ..................................................................................... 51
     2.      Elaboration du plan de gestion ................................................................................................. 58
          2.1.      Modalités de gestion de la végétation par ouvrage.......................................................... 58
          2.2.      Gestion des espèces exotiques envahissantes terrestres ................................................. 65
     3.      Aménagements ponctuels en faveur de la biodiversité............................................................ 66
          3.1.      Aménagements favorables à l’avifaune : .......................................................................... 66
          3.2.      Aménagements favorables aux abeilles : .......................................................................... 66
          3.3.      Aménagements favorable aux insectes (entomofaune) : ................................................. 67
          3.4.      Aménagements favorables aux chauves-souris (Chiroptère) : ......................................... 67
          3.5.      Aménagements de corridors de végétation hydrophile : ................................................. 67
          3.6.      Aménagements favorables aux reptiles : .......................................................................... 68
     4.      Perspectives............................................................................................................................... 70
          4.1.      Modalités d’entretien du contre-halage : ......................................................................... 70
          4.2.      Modalité de suivi du plan de gestion : .............................................................................. 70
          4.3.      Evaluation de l’efficacité du plan de gestion..................................................................... 70
          4.4.      Prise en compte des enjeux écologiques du territoire...................................................... 72
          4.5.      Communication et sensibilisation ..................................................................................... 73
          4.6.      Généralisation du plan de gestion à l’ensemble du DPF ................................................... 74
VI. Programmation technique et budgétaire ........................................................................................ 74
     1.Programmation technique ............................................................................................................. 74
          1.1. Travaux d’entretien annuels .................................................................................................. 74
          1.1.      Travaux d’entretien pluriannuels ...................................................................................... 75
2.        Programmation budgétaire ........................................................................................................... 77
          2.1.      Entretien du talus .............................................................................................................. 77
          2.2. Linéaires arborés .................................................................................................................... 80
          2.2.      Digues ................................................................................................................................ 84
3.        Synthèse budgétaire...................................................................................................................... 87
          3.1. Estimation budgétaire sur la période 2020-2023................................................................... 87
          3.2.      Estimation budgétaire annuelle ........................................................................................ 88
          3.3.      Coût des aménagements écologiques............................................................................... 88
4. ............................................................................................................................................................ 92




                                                                                                                                                                4
                            Table des figures
Figure 1 : Organisation nationale de VNF
Figure 2 : Réseau navigable du Nord et du Pas-de-Calais
Figure 3 : Organisation des UTI
Figure 4 : Typologie des ouvrages
Figure 5 : Différents corridors écologiques
Figure 6 : Carte du domaine public fluvial et des zones naturelles environnantes
Figure 7 : Plantation d’arbre sur Lille
Figure 8 : Arbre ou bosquet isolé sur Douai
Figure 9 : Boisement dense sur Cambrai
Figure 10 : Boisement peu dense sur Valenciennes
Figure 11 : Boisement mature sur Ruyaulcourt
Figure 12 : Typologie des ouvrages
Figure 13 : Synthèse de la méthodologie
Figure 14 : Cartographie des boisements linéaires sur talus
Figure 15 : Cartographie des boisements rivulaires en fonction des superpositions de gestion
Figure 16 : Cartographie des zones à enjeux en fonction des boisements linéaires à surveiller,
de la fréquentation terrestre et sur la voie d’eau
Figure 17 : Cartographie des zones à enjeux en fonction des boisements rivulaires à surveiller,
de la fréquentation terrestre et sur la voie d’eau
Figure 18 : Répartition des espèces présentes sur le territoire
Figure 19 : Cartographie des secteurs à enjeux en fonction des boisements sur talus à
surveiller
Figure 20 : Cartographie des secteurs à enjeux en fonction des boisements rivulaires à
surveiller
Figure 21 : Schéma d’un radeau végétalisé
Figure 22 : Schéma de principe d’un site de ponte artificiel pour reptile




                                                                                                 5
                         Tables des tableaux
Tableau 1 : Linéaire de berges en gestion propre par secteur
Tableau 2 : Synthèse de la gestion par secteur du domaine
Tableau 3 : Linéaires d’arbres à l’échelle de la direction territoriale
Tableau 4 : Répartition des espèces présentes sur le territoire
Tableau 5 : Modalités de gestion des boisements rivulaires
Tableau 6 : Modalités de gestion des boisements sur talus
Tableau 7 : Priorisations des boisements sur talus
Tableau 8 : Priorisations des boisements rivulaires
Tableau 9 : Synthèse des pratiques d’entretien par typologie d’ouvrage
Tableau 10 : Synthèse des pratiques d’entretien des plantes exotiques envahissantes
Tableau 11 : Synthèse des aménagements ponctuels favorables à la biodiversité
Tableau 12 : Proposition d’indicateur de suivi de l’efficacité
Tableau 13 : Coût annuel de l’entretien du talus




                                                                                      6
                     Tables des illustrations
Illustration 1 : berges mésophile prairiale
Illustration 2 : Bordure d’hélophytes
Illustration 3 : Ripisylve arbustive
Illustration 4 : Ripisylve arborée
Illustration 5 : Haies arbustive
Illustration 6 : Linéaire de roseau commun
Illustration 7 : Arbre taillé en chandelle
Illustration 8 : Berges en palplanche
Illustration 9 : Berges en perrés béton
Illustration 10 : Berges en tunage bois
Illustration 11 : Berges en plaque béton
Illustration 12 : Berges naturelles effondrées
Illustration 13 : Berges en enrochements végétalisés
Illustration 14 : Berges lagunées
Illustration 15 : Berges naturelles effondrées
Illustration 16 : Barre de fauche avec andaineuse berky
Illustration 17 : Radeaux végétalisés




                                                          7
                                  Introduction
Le développement de la végétation présente de nombreux avantages pour la biodiversité. En
effet, la végétation rivulaire par l’ombrage qu’elle crée, protège le cours d’eau et les espèces
aquatiques des variations de températures (Bartholow, 2000 ; Moore et al., 2005). Elle permet,
aussi, de protéger la berge de l’érosion grâce au développement des systèmes racinaires des
arbres (Wiederkehr, 2008). La présence de végétation rivulaire est une ressource trophique
direct pour la faune et indirecte pour les invertébrés aquatiques, de par le bois mort et les feuilles
mortes qui tombent (Jacquet, 2005). Le système racinaire, les branches et la végétation
hygrophile fournit une grande quantité d’habitats pour la faune aquatique et piscicole (Corela,
2005).
L’alternance de plusieurs végétations permet de créer des zones d’eaux lentiques et lotiques.
Cette diversité d’habitats profite à la biodiversité. Enfin, la végétation en pied de berge joue un
rôle d’autoépuration vis-à-vis de l’apport de matières fines et polluantes provenant des versants.
Ce rôle d’autoépuration est assuré par l’assimilation d’une partie des nutriments comme l’azote
et le phosphore (Grasmück et al., 1993).
La végétation des berges et de l’ensemble du domaine public fluvial du Nord-Pas-de-Calais
n’ont fait l’objet d’aucun recensement complet. Les données naturalistes existantes sur le DPF
sont des données opportunistes, des données issues d’inventaires ponctuels réalisés dans le
cadre de projet soumis à étude d’impact ou des données réalisées dans le cadre des inventaires
des Zones Naturelle d’Intérêt Ecologiques Faunistiques et Floristiques (ZNIEFF).
Selon le Schéma Régional de Cohérence Ecologique – Trame Verte et Bleue les voies
navigables constituent des corridors écologiques très importants au sein de la Région Hauts de
France (Sigale, 2014). Les voies d’eau et les berges assurent une connexion entre différents
réservoirs de biodiversités présents dans les Hauts de France. Ces réservoirs sont des réserves
naturelles, des zones Natura 2000, des ZNIEFF de type I et tous autres espaces naturels
protégés. Or, pour être fonctionnels de façon optimale, les corridors écologiques doivent faire
l’objet d’une gestion adaptée sur tout son linéaire (Berges et al., 2010). Cependant aujourd’hui
il n’existe pas de plan de gestion des végétations à l’échelle du DPF du Nord-Pas-de-Calais.
Les agents de VNF ainsi que les gestionnaires d’espaces naturels à proximité du domaine sont
demandeurs d’un document planifiant la gestion du domaine.
Les végétations du DPF et des berges en particulier sont donc des éléments clés pour la
préservation de la biodiversité dans le Nord-Pas-de-Calais. Ce potentiel doit être pris en compte
dans la gestion du patrimoine naturel par les agents de VNF. Les enjeux de ce plan de gestion
sont donc dans un premier temps de diagnostiquer les pratiques d’entretiens actuelles en mettant
en valeur les meilleurs pratiques. Dans un deuxième temps, le plan de gestion doit identifier les
meilleures pratiques de gestion des végétations favorables à la biodiversité et au final proposer
les modalités de gestion permettant de concilier les enjeux écologiques et les contraintes
techniques, humaines et économique de Voies Navigables de France, pour une mise en œuvre
effective de ce dernier.



                                                                                                    8
        I. Contexte de l’étude
           1. Voies Navigables de France
Créé en 2013, Voies Navigables de France (VNF) est un établissement public administratif sous
la tutelle du Ministère de la Transition Écologique et des Solidaires et plus particulièrement de
la Direction générale des infrastructures, des transports et de la mer. Le siège social est situé
dans le Pas-de-Calais à Béthune [1]. VNF compte plus de 5 000 agents qui gèrent 6 700 km de
rivières et de canaux ainsi que 40 000 hectares de domaine public fluvial (DPF).
Cette structure est placée sous l’égide d’un conseil d’administration et organisée en 7 directions
territoriales (figure 1) :
   •   La Direction Territoriale du Nord-Pas-de-Calais ;
   •   La Direction Territoriale du Bassin de la Seine ;
   •   La Direction Territoriale du Centre-Bourgogne ;
   •   La Direction Territoriale du Sud-Ouest ;
   •   La Direction Territoriale de Rhône Saône ;
   •   La Direction Territoriale de Strasbourg ;
   •   La Direction Territoriale du Nord-Est.




                             Figure 1 : Organisation nationale de VNF
                                          Source : Interne                                      9
La loi du 24 janvier 2012 a confié à VNF les missions suivantes :
    Exploiter, entretenir, maintenir, améliorer, étendre et promouvoir les voies navigables,
    Promouvoir et développer le transport fluvial et contribuer au report modal,
    Assurer la gestion hydraulique des voies et, à titre accessoire, l'exploitation de l'énergie
     hydraulique,
    Concourir au développement durable et à l'aménagement du territoire,
    Préserver la biodiversité et la continuité écologique,
    Gérer et exploiter le domaine confié par l’État,
    Conserver le patrimoine et valoriser le domaine public fluvial,
    Promouvoir le tourisme fluvial et les activités nautiques.
A l’échelle territoriale, les missions de l’établissement dont la gestion et l’entretien du domaine
public fluvial du Nord - Pas de Calais sont assurés par la Direction Territoriale du Nord-Pas-
de-Calais. Ce domaine s’étend dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais sur un réseau
de 670 km de voies d’eau dont 200 km de canaux à grand gabarit (figure 2). Ce domaine compte
également environ 4 000 ha de domaine terrestre, environ 180 anciens sites de gestion de
sédiments représentant une surface d’environ 1600 hectares ainsi que 150 ouvrages d’art (dont
90 écluses et 60 barrages) [3]. Pour gérer cet ensemble, l’établissement a principalement recours
à des prestataires de service sélectionnés lors d’appels d’offres dans le cadre du code des
marchés publics mais certains travaux sont également réalisés en régie.




                        Figure 2 : Réseau navigable du Nord et du Pas-de-Calais
                                             Source : VNF

La Direction Territoriale, dont le siège social se situe à Lille, agit dans les domaines suivants :
   •   L’exploitation du trafic fluvial,
   •   La maintenance des ouvrages du domaine public fluvial,
   •   La restauration, la modernisation et la création d’ouvrages,

                                                                                                 10
   •   La valorisation et le développement de la voie d’eau et du domaine fluvial,
   •   La gestion des redevances de péages,
   •   La promotion de techniques et de pratiques préservant l’environnement.
Ces différentes missions sont assurées par environ 500 agents au sein de la Dt Nord-Pas-de-
Calais.
La Direction territoriale est divisé 3 Unités Territoriales d’Itinéraires (UTI) qui assurent la
maintenance, l’exploitation et l’entretien du réseau par l’intermédiaire de 8 secteurs
d’intervention (figure 3) :
   •   L’UTI Flandres Lys (de Calais à Béthune) : Gère le canal d’Aire, le canal de Neufossé,
       la Lys, le canal de Calais, le canal de Bourbourg, le canal de la Colme et la rivière de
       l’Aa ;
   •   L’UTI Deûle Scarpe (de Lille à Denain) : Gère la Deûle, la Scarpe et le canal de la
       Sensée ;
   •   L’UTI Escaut Saint-Quentin (de Valenciennes à Maubeuge) : Gère l’Escaut, le canal
       du Nord et la Sambre.




                  Figure 3 : Organisation de la direction territoriale Nord-Pas-de-Calais


Chaque UTI se décompose en plusieurs antennes gérant une partie du domaine de l’unité
territoriale d’itinéraire à laquelle elle appartient :
   •   L’UTI Flandres – Lys se compose d’un siège à Saint Omer et de 2 antennes à Dunkerque
       et Béthune,
   •   L’UTI Deûle – Scarpe se compose d’un siège à Waziers et d’une antenne à Quesnoy-
       sur-Deûle,

                                                                                            11
    •   L’UTI Escaut – Saint Quentin se compose d’un siège à Valenciennes et de 2 antennes à
        Cambrai et Berlaimont.



           2. Stratégie de l’établissement
La priorité pour l’établissement est d’assurer le développement du transport fluvial de
marchandises, de proposer et assurer un niveau de services de qualité auprès des usagers et de
contribuer au développement des activités fluviales, dans le respect de la ressource en eau et de
l’environnement.
L’établissement agit en collaboration avec les partenaires institutionnels et les usagers du
domaine public fluvial. Il contribue à l'ensemble des objectifs et des politiques fixées par l’Etat
en matière de report modal et de développement durable.
La stratégie de l’établissement élaborée pour la période de 2015 à 2020 fixe les priorités
d’actions en cohérence avec la loi de transition énergétique pour la croissance verte, votée par
le gouvernement en 2015. Cette dernière affirme l’engagement de l’état pour le développement
des trafics de fret ferroviaires et fluviaux afin de réduire les flux routiers, mais aussi la volonté
de développer le tourisme local ainsi qu’une meilleure prise en compte des enjeux
environnementaux.
En effet, le trafic fluvial est un mode de transport qui bénéficie d’une efficacité énergétique et
présente des avantages compétitifs réels : c’est un mode de transport fiable qui réduit
considérablement les nuisances liées à la congestion routière. La stratégie de l’établissement
s’oriente de façon à déployer sur tout le réseau une offre de service raisonnée qui réponde aux
besoins et aux enjeux économiques et environnementaux. Cela passe par une offre annuelle
pour le fret sur le réseau principal et une offre saisonnière pour le tourisme sur le réseau
secondaire, couplée à une gestion hydraulique intelligente permettant d’autres usages de l’eau
(agriculture, industries, énergies renouvelables…). Cette stratégie contribue au développement
du transfert modal pour accroître la part du transport fluvial qui n’est aujourd’hui que de 4% du
fret. Pour ce faire, la création de plateformes modales permettant d’améliorer le transport fluvial
est envisagée via des partenariats comme les grands ports maritimes, les collectivités, les
régions et les ports intérieurs. Aussi, la stratégie de VNF permet de développer des outils
innovants avec les ports et les autres gestionnaires fluviaux français et européens pour permettre
une meilleure intégration du réseau à l’échelle nationale et européenne. C’est dans cette
démarche que VNF s’implique dans l’accompagnement de grands projet fluviaux (Canal Seine-
Nord Europe) et investi pour l’amélioration de la qualité de service sur le réseau à hauteur de
250 millions d’euros sur la période 2014 à 2035.
Un autre axe de la stratégie 2015-2020 est le développement du tourisme fluvial ou bord à voie
d’eau. Cela s’accompagne d’une volonté de renforcer les partenariats avec les acteurs locaux
en développant une économie touristique en faveur de l’aménagement des territoires. Le réseau
secondaire a une vocation plus touristique et génère 500 millions d’euros pour les usages basés
sur la navigation (plaisance et croisière principalement). Afin de permettre aux communautés
de communes de bénéficier de cet attrait touristique, l’établissement met en place des
conventions d’occupations temporaires, dont la durée est variable. Ces conventions autorisent
le détenteur à développer le tourisme bord à voie d’eau et sur l’eau à condition de ne pas gêner
le transport de fret. En contrepartie, VNF ne s’occupe généralement plus de la maintenance du
bord à voie d’eau.




                                                                                                  12
La gestion hydraulique et la conservation de la biodiversité est au cœur de la stratégie de
l’établissement afin de prévenir des évolutions climatiques et environnementales (sécheresses,
inondation etc…). L’eau est une ressource naturelle mise en péril par le changement climatique.
La maîtrise de cette ressource est une attente sociale et sociétale majeure. Les voies navigables
de France jouent un rôle dans la gestion de la ressource, de sa qualité, ainsi que dans la
préservation et le développement des espaces naturels et de la biodiversité. L’action de
l’établissement repose sur la responsabilité et la durabilité. Responsable parce que VNF
contribue à garantir l’alimentation en eau, qu’il s’agisse de l’alimentation en eau potable ou de
la consommation nécessaire à l’activité économique ou industrielle. Durable parce que
l’établissement veille à une consommation maîtrisée de l’eau, en déployant notamment des
moyens innovants de régulation pour les ouvrages hydrauliques et la prévention des risques liés
à cette activité. VNF contribue également à la politique de transition énergétique pour la
croissance verte, avec d’autres enjeux tels que les passes à poisson, l’usage de techniques
douces et généralisée de gestion des espaces verts permettant de garantir le zéro phyto,
l’utilisation rationnelle de l’énergie des ouvrages, des bâtiments et des véhicules. Dans cette
logique, VNF s’implique dans l’installation des centrales hydroélectriques sur des barrages
ainsi que dans la gestion et la valorisation des sédiments dans une logique d’économie
circulaire.
Dans une logique de développement durable, l’établissement accompagne et anime la politique
sociale dans le cadre de la révision de l’organisation des directions territoriales, des processus
et des référentiels.



           3. Présentation du territoire de l’étude
Le périmètre d’étude retenu correspond aux parties terrestres du domaine public fluvial du
Nord-Pas-de-Calais, c’est-à-dire les berges, le chemin de halage, le talus, le contre-halage et les
fossés inclus dans le DPF. Ce domaine correspond à un linéaire d’environ 1200 Km sur une
largeur comprise entre 5 et 25m. Toutefois, une partie de ce domaine public terrestre est confiée
en gestion à des collectivités (convention de superposition d’affectation) afin de permettre le
développement de nombreuses activités fluvestres telles la randonnées ou le cyclo-tourisme
voire dans certains cas la desserte d’habitations. En contrepartie de ce droit d’usage, les
collectivités bénéficiaires assurent la gestion et l’entretien du domaine. Le linéaire en
superposition d’affectation concerne environ 50% du domaine publique soit environ 600 km.
Dans le cadre de cette étude ne sont pas non plus pris en compte les anciens sites de gestion de
sédiments pour lesquels une démarche de valorisation est en cours de développement : Alluvio.
De surcroît, certains de ces sites sont destinés à une vocation économique ou urbaine
incompatible avec une gestion écologique.
Ainsi, le plan de gestion concerne uniquement le domaine public terrestre géré en direct par
l’établissement soit un linéaire d’environ 600 km de berges, de talus, de fossés, d’alignement
d’arbres, de chemins de halage, aujourd’hui appelés chemins de services, et la servitude du
contre halage.
La voie d’eau a été identifiée par le Schéma Régional de Cohérence Ecologique – Trame verte
et bleue du Nord-Pas-de-Calais comme l’un des principaux corridors écologiques à l’échelle
des départements du Nord et du Pas-de-Calais. Les voies d’eau permettent, en particulier, de
mettre en connexion plusieurs sites naturels exceptionnels :
   •   La Réserve Naturelle Nationale des Etangs du Romelaëre,



                                                                                                13
      •   Les 7 Réserves Naturelles Régionales pour lesquelles il est interdit de porter atteinte à
          la faune et la flore,
      •   Les 4 sites Natura 2000 présent principalement sur la côte, le Douaisis et l’Avesnois,
      •   Les sites RAMSAR du marais Audomarois et de la vallée de la Scarpe et de l’Escaut.
Le domaine public fluvial étudié comporte aussi 33 ZNIEFF1 de type I, 13 ZNIEFF de type II
et est concerné par les 3 Parc Naturels Régionaux des départements du Nord et du Pas-de-
Calais.
Le plan de gestion doit intégrer le projet de service de la Dt Nord-Pas-de-Calais qui constitue
la feuille de route de l’établissement à venir en particulier en matière de gestion du domaine
public, de développement de la voie d’eau, de niveau de service, d’innovation, de recherche et
développement et de développement durable.
La politique domaniale s’attache dans un premier temps à se réapproprier le domaine et les
activités présentes sur le DPF2 puis mettre en œuvre un inventaire fiabilisé et numérisé du
domaine. Deuxièmement, cette politique permettra de simplifier et rationaliser les actes
d’occupation puis mettre en place un programme de valorisation du DPF.
La politique de recherche, d’innovation et de développement de l’établissement a pour objectif
d’accroître la compétitivité environnementale, sociale et économique tout en maîtrisant la
consommation et de l’usage des ressources. Plusieurs actions sont développées comme la
production d’énergie renouvelable utilisant la force hydraulique (centrales hydroélectriques)
mais aussi en bord à voie d’eau (champs photovoltaïques).
Le politique de développement durable consiste à développer et favoriser le report modal ainsi
qu’accompagner l’innovation pour un transport fluvial performant. En parallèle, il faut intégrer
le développement de la voie d’eau dans celui des territoires pour harmoniser les différents
usages de la voie d’eau et créer un modèle de développement socioéconomique durable. Enfin,
VNF doit exploiter et intégrer la voie d’eau dans le cadre d’une gestion optimisée de la
ressource en eau et du foncier respectueuse de l’environnement. C’est pour répondre à cette
thématique que le plan de gestion est réalisé. Il permettra de répondre aux besoins sociaux,
économiques et surtout environnementaux de la gestion du bord à voie d’eau via une
planification pluriannuelle.



              4. Pré-requis de l’étude
L’étude se décompose en 3 grandes phases :
      •   Le diagnostic des pratiques actuelles de gestion,
      •   L’inventaire du patrimoine arboré,
      •   La définition des modalités de gestion.
Le diagnostic des pratiques actuelles de gestion et l’identification des enjeux ont été initiés en
2018 lors d’un stage d’étudiant de 2ième année de Master Ecologie Opérationnelle à l’Université
Catholique de Lille. Ce travail initial a permis de dégager les enjeux majeurs du plan de gestion.
Ainsi, l’importance du patrimoine arboré est ressorti comme un enjeu important tant en matière
de sécurité, d’écologie qu’en matière économique.


1 ZNIEFF : Zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique
2
    DPF : Domaine public fluvial

                                                                                                14
L’étude a nécessité de mobilisation de l’ensemble des données bibliographiques et
cartographiques existantes.
Les données cartographiques sont issues du Système d’Information Géographique interne à
VNF, donnant accès à toutes les données relatives à la voie d’eau :
   •    Les barrages,
   •    Les communes mouillées (communes bords à voie d’eau),
   •    Les digues,
   •    Les limites du DPF,
   •    Les points kilométriques,
   •    Les bâtiments et maisons éclusières,
   •    Les écluses,
   •    Les zones en superposition de gestion.
Les données relatives à l’occupation du sol sont fournies par la base de données d’occupation
des sols SIGALE. C’est une base de données, datant de 2009, qui recense les différentes
occupations des sols à l’échelle du Nord-Pas-de-Calais.
Les données relatives au patrimoine naturel (ZNIEFF, site Natura 2000, Réserves Naturels,
sites protégées…) sont fournies par la plateforme SIG régionale PPIGE.
Les données naturalistes géolocalisées sont disponibles grâce à l’adhésion de VNF au réseau
des acteurs de l’information naturaliste (RAIN). C’est un réseau d’information naturaliste du
Nord-Pas-de-Calais animé par la DREAL, le Conseil Régional et un comité d’orientation
stratégique. Le réseau est animé par 3 grands pôles :
   •    Le pôle faune animé par le Groupe Ornithologique et Naturaliste du Nord-Pas-de-
        Calais,
   •    Le pôle fonge animé par la Société Mycologique du Nord de la France,
   •    Le pôle flore et habitat animé par le Conservatoire Botanique Nationale de Bailleul.
Concernant des données plus spécifiques au patrimoine arboré, une étude de l’ONF de 1984
recense tous les linéaires d’arbres présents sur le territoire de la Direction Territoriale du Nord-
Pas-de-Calais. L’étude indique l’âge des linéaires d’arbres, les préconisations de gestion et les
éventuelles essences à replanter. Toutefois, cette étude ne peut être exploitée en l’état et
nécessite d’être réactualisée car de nombreux chantier d’abattage ont été réalisés depuis 1984.
Afin de prendre en compte un maximum de données naturalistes, le Schéma Régional de
Cohérence Ecologique - Trames vertes et bleues du Nord-Pas-de-Calais a été exploité. Ce
document datant de juillet 2014, explique le rôle des trames et les composantes à prendre en
compte afin de relier les cœurs de nature entre eux.
Un plan de maintenance et d’entretien du domaine public fluvial existe depuis 2000. Ce dernier
précise les modalités de gestion du domaine à mettre en œuvre par l’ensemble des agents.
Toutefois, ce plan de maintenance et d’entretien nécessite d’être réactualisé afin de tenir compte
de la réduction des moyens humains et financiers de l’établissement et des enjeux écologiques.
Le plan de gestion du DPF a aussi pris en compte un certain nombre de réflexions réalisées en
matière de gestion écologique soit au niveau de la voie d’eau soit au niveau du domaine routier :
    •   Plan de gestion du canal du midi – Biotope – 2012,
    •   Plan de gestion écologique du DPF – MEL - 2000,
    •   Guide technique de gestion douce du DPF -Parc Naturel Régional Scarpe-Escaut -2008,
    •   Pratique de gestion écologique de la Deûle – ville de Lille,


                                                                                                 15
    •   Plan de fauchage routier Département du Nord et du Pas-de-Calais.



        II. Etat des connaissances
           1. Présentation des objectifs
La réalisation d’un plan de gestion pragmatique et opérationnel du Domaine Public Fluvial
s’insère dans les missions globales de Voies Navigables de France. Le document doit permettre
à l’établissement d’assurer une bonne gestion du réseau pour l’essor des activités fluviales et
terrestres à l’échelle du domaine public fluvial du Nord-Pas-de-Calais. Il a également pour
objectif la préconisation d’actions qui permettent d’exploiter, d’entretenir, de maintenir et
d’améliorer la qualité paysagère et écologique du réseau des voies navigables. Il contribue au
développement durable et à l’aménagement du territoire, mais également à la préservation de
la biodiversité et des continuités écologiques. Enfin, le document s’inscrit dans la volonté de
Voies Navigables de France de conserver le patrimoine et à valoriser le domaine public fluvial.
La finalité du projet est de proposer une stratégie de gestion des végétations du domaine public
fluvial commune à chaque secteur de la Direction territoriale Nord-Pas-de-Calais fondée sur un
plan de gestion opérationnel. Ce document doit permettre à Voies Navigables de France de
gérer de façon plus cohérente, plus durable, plus économique et plus écologique les végétations
présentes sur les différents ouvrages du DPF, tout en tenant compte des contraintes humaines
et financières et du contexte local.
Ce plan de gestion intègre aussi des outils qui doivent permettre de communiquer et de
sensibiliser vis-à-vis de l’ensemble des partenaires territoriaux afin d’expliquer et rendre plus
lisible les objectifs recherchés par VNF en matière de gestion des végétations.
Afin de rendre plus opérationnel et faciliter l’implication et l’appropriation par les agents de
VNF, il a été décidé de décomposer le domaine public fluvial en 5 typologies
d’ouvrage (représentés sur la figure 4) :
   •    La défense de berge,
   •    Le talus,
   •    Les alignements d’arbres,
   •    Le chemin de service,
   •    Le fossé,
   •    Le contre halage.
Cette décomposition des modalités de gestion par ouvrage a été retenu, en lieu et place d’une
décomposition par typologie habitats naturels peu compréhensible par les agents voire les
prestataires.




                                                                                              16
        Alignement
         d’arbres                              Chemin de
                                  Fossé         halage

                                                                     Contre - halage


                Talus

                                  Défense de
                                    berge




                                   Figure 4 : Typologie des berges


La canalisation des cours d’eau et la création de chemins de halage pour le développement du
trafic fluvial, ont été l’une des causes d'un recul important de la naturalité des cours d’eau en
Europe. Toutefois, la mise en place d’une gestion douce et adaptés des différents ouvrages
composant le domaine public fluvial (absence de pesticides et entretien doux des végétations),
peut permettre de reconstituer des corridors biologiques fonctionnels.
Des initiatives de gestion douce ont d’ores et déjà été mises en œuvre sur le DPF depuis 2005,
comme l’abandon total de l’utilisation des pesticides avec l’utilisation de techniques
alternatives de désherbage (désherbage mécanique et désherbage thermique) et la mise en place
d’éco-pâturage pour lutter contre la Renouée du Japon.



           2. Les enjeux de la voie d’eau
L’objectif principal de VNF est d'assurer et de développer le transport fluvial en maintenant
l’accessibilité du réseau et des ouvrages afin d’assurer un haut niveau de service. Par
conséquent l’ensemble des modalités de gestion des végétations doivent :
           •   Garantir/préserver l'intégrité des ouvrages : chemin de halage, protection de
               berges, fossés, digues, et ouvrages hydrauliques,
           •   Garantir la sécurité des usagers et des agents : visibilité des navigants et sécurité
               des agents sur les ouvrages et sécurité des agents et des usagers sur le chemin de
               halage,
           •   Garantir la sécurité des biens et des personnes (enjeu de sécurité publique lié
               aux digues et barrages),
           •   Eviter les gènes aux usagers : navigants, pêcheurs, cyclotouristes, randonneurs.
La gestion actuelle mise en place au niveau du DPF tend à limiter le développement des ligneux
sur la défense de berge et le talus. Ainsi, les arbres susceptibles de présenter un danger pour la
sécurité sont systématiques abattus. Les alignements d’arbres nécessitent d’être élagués pour

                                                                                                 17
permettent aux véhicules de sécurité de circuler et réduire les risques de chutes (arbres et
branches) sur le chemin de service et dans la voie d’eau. Les fossés nécessiteraient d’être curés
régulièrement pour conserver leur fonction hydraulique. Les digues et barrages classés
nécessitent d’être régulièrement entretenus pour permettre leur inspection et éviter tout
dysfonctionnement.
De plus, le contexte économique actuel et les politiques publiques tendent vers une réduction
des moyens humains et financiers de l’établissement qui nécessitent de réinterroger les moyens
alloués aux différentes activités. Ainsi, les opérations de gestion et d’entretien des ouvrages
génèrent des dépenses qui peuvent être réduites si une rationalisation et une uniformatisation
des pratiques sont mises en œuvre. Ce contexte économique et humain a conduit l’établissement
à recentrer les actions des agents VNF sur les missions premières de l’établissement et les
métiers spécifiques à la voies d’eau. Ainsi, l’entretien et la gestion de la végétation ne sont pas
des métiers spécifiques à la voie d’eau et doivent donc faire l’objet de prestations externalisées.
Un autre enjeu consiste à inscrire la voie d’eau dans les territoires et l’identifier comme un
levier du développement de ces derniers. Ainsi, le plan de gestion doit aussi tendre vers une
prise en compte des attentes des acteurs du territoire.
Chaque jour les différents ouvrages sont empruntés par de multiples usagers qui ont chacun des
attentes différentes vis-à-vis de la voie d’eau et ont une perception différente des aménagements
et des pratiques de gestion. Ainsi, une gestion trop brutale du DPF (abattage ou élagage sévère
d’arbres, bétonnage …) peut être perçue comme portant atteinte à la qualité de vie de ces
usagers et des riverains. Ces derniers peuvent alors percevoir négativement les travaux réalisés
et impacter négativement l’image de Voies Navigables de France. A l’inverse, l’absence
d’entretien (comme par exemple la gestion différenciée) peut aussi être perçue négativement
par les usagers qui perçoivent cette absence d’action comme un abandon. Il est donc important
de tenir compte des attentes des différentes parties prenantes afin d’orienter les choix de gestion
et la communication à mettre en place par VNF.
De surcroît, en complément de ces enjeux techniques, économiques et sociaux, le plan de
gestion des végétations se doit de prendre en compte les enjeux écologiques des territoires
traversés.
Ainsi, le réseau navigable et son domaine constituent des réservoirs de biodiversité et des
corridors écologiques. Les voies navigables sont d’ailleurs identifiées comme telles dans la
trame verte et bleue de l’ancienne région Nord-Pas-de-Calais. Pour ne pas nuire à la
biodiversité, les pratiques réalisées doivent être respectueuses de cette dernière. Les corridors
écologiques assurent des connexions entre des réservoirs de biodiversité, offrant aux espèces
des conditions favorables à leur déplacement et à l’accomplissement de leur cycle de vie. Les
réservoirs de biodiversité se retrouvent notamment dans les parcs naturels régionaux (au
nombre de 3 sur le site d’étude) ainsi que les réserves naturelles présentes à proximité du
domaine public fluvial. Afin d’être considérées comme un corridor écologique favorable à la
biodiversité, les ouvrages du DPF doivent être constituées d’une couverture végétale
diversifiés : strates arbustives et arborée, végétation herbacées hautes et basses et zones
humides.
Ces dernières peuvent jouer à la fois le rôle de corridor écologique et de réservoir de
biodiversité. Ces corridors peuvent être créés de 3 façons différentes (figure 5) :
   •   Corridors linéaires,
   •   Corridors discontinus (îlots-refuges, mares permanentes ou temporaires, bosquets…),
   •   Corridors paysagers (mosaïque de structures paysagères).

                                                                                                18
                               Figure 5 : Différents corridors écologiques
                     Source : Trame verte et bleue – Nature ordinaire, extraordinaire


               3. Les enjeux du plan de gestion
A l’heure actuelle, les différentes unités territoriales de la Direction territoriale du Nord-Pas-
de-Calais définissent, élaborent et mettent en œuvre leurs propres modalités de gestion et
d’entretien du domaine public fluvial, et notamment des végétations. Ces modalités de gestion
sont guidées par le plan de maintenance et d’entretien élaboré en 2008 mais ce dernier ne prend
pas en compte les enjeux écologiques du DPF. Aucune politique de gestion cohérente et globale
des végétations n’a encore été définie ni mise en œuvre, en particulier pour favoriser la
biodiversité.
Afin de mieux prendre en compte les enjeux écologiques tout en portant attention aux
contraintes humaines et économiques de l’établissement, il apparaît nécessaire de réaliser un
diagnostic des pratiques de gestion actuelles. Cela permet d’identifier les pratiques intéressantes
et pertinentes vis-à-vis des enjeux et des priorités et de réinterroger les pratiques non
compatibles avec ces enjeux et ces priorités.
L’idée directrice étant d’impliquer l’ensemble des agents, de faire évoluer les pratiques de
gestion en partageant les bonnes et mauvaises pratiques et ceci pour répondre aux enjeux de
l’ensemble des parties prenantes et les enjeux biodiversitaires. En effet, l’absence de
concertation et de stratégie globale de gestion du domaine public fluvial peut avoir des effets
négatifs sur les milieux naturels mais aussi entraîner une perception négative de la part du grand
public sur les actions de VNF.
Aussi, l’élaboration d’un plan de gestion est un exercice délicat qui nécessite d’identifier les
objectifs, les enjeux et les attentes de l’ensemble des bénéficiaires, d’identifier les contraintes
techniques et financières et conduit à prioriser les enjeux et les attentes et faire des choix
raisonnés.

                                                                                                19
        III. Matériels et méthode
            1. Diagnostic des pratiques actuelles de gestion
           1.1.Acquisition de données
Cette phase initiale porte sur la connaissance du domaine et des pratiques de gestion des
végétations des différents secteurs d’intervention. Les retours d’expérience issus de cette phase
permettent d’alimenter le plan de gestion afin d’élaborer des modalités de gestion adaptées.
Il existe 8 secteurs d’intervention différents dont les caractéristiques et les modalités d’entretien
diffèrent. La première étape est d’identifier le territoire gérer par chaque secteur d’intervention
et de recenser les pratiques de ces derniers.
Pour cela, un questionnaire a été réalisé afin d’appréhender les enjeux et modalités d’entretien
propres à chaque secteur. Le questionnaire a été divisé en 6 parties :
    •    Approche technique,
    •    Approche économique,
    •    Approche sociale,
    •    Approche environnementale,
    •    Les linéaires d’arbres rivulaires,
    •    Les secteurs de digues (réalisation Visite Technique Approfondies).
La partie approche technique permet de répondre aux modalités techniques de chaque secteur
comme le linéaire géré et les limites du secteur, les zones en superposition de gestion, les
problématiques propres au secteur (vandalisme, dépôts sauvage, dégradations EEE…), la nature
et l’importance de l’utilisation de chaque voie d’eau (tourisme, fret) ainsi que l’état actuel des
voies d’eau (type de berge, état des berges, présence de digues). Le questionnaire permet aussi
d’identifier : les entretiens encore réalisées en régie, la portance et l’accessibilité des chemins
de halage et du contre-halage. L’entretien permet aussi d’avoir une idée de la fréquentation du
DPF et la nature de cette fréquentation (piétons, cyclistes, pêcheurs) et des événements y ayant
lieu.
L’approche économique permet d’identifier les moyens humains, financiers et matériels alloués
à chaque secteur étudié.
L’approche sociale permet d’appréhender les attentes des acteurs locaux comme les communs
bords à voie d’eau et les riverains. Cela permet aussi d’identifier les manifestations et
événements sur la voie d’eau ou bord à voie d’eau pour lesquels VNF réalise une gestion
particulière. Cette partie permet aussi de connaître les modalités de gestion réalisées par les
communes sur le domaine en superposition de gestion et d’appréhender la cohérence de gestion
avec VNF.
 La partie environnementale vise à préciser la gestion du patrimoine naturel mis en place par
chaque secteur et pour chaque ouvrage (figure 4) :
    •    Défense de berge par typologie (enrochement, bois, béton…),
    •    Le talus,
    •    Le chemin de halage par typologie de recouvrement (béton, sable de marquise,
         herbe…),
    •    Les alignements d’arbres,
    •    Le fossé,
    •    Le contre halage,

                                                                                                  20
   •   La gestion de la végétation sur les ouvrages hydrauliques a aussi été étudiée.
Dans la suite de l’approche environnementale, les linéaires d’arbres présents sur le DPF (pied
de berges et talus) ont été identifiés. La gestion de ce patrimoine arboré constitue une
problématique importante tant en matière de sécurité qu’en matière écologique.
Enfin, la partie relative aux secteurs de digues vise à identifier les secteurs nécessitant la
réalisation de visites techniques approfondies périodiques et une gestion spécifique de la
végétation afin d’identifier les dysfonctionnements de l’ouvrage. Cette partie a pour objectif
d’identifier les modalités de gestion réalisées pour répondre à ces obligations réglementaires.
Ce questionnaire a été transmis à chaque responsable de secteurs d’intervention avant
l’organisation d’un entretien en vis-à-vis.
Dans le cadre de ce diagnostic initial, des cartes des 8 secteurs d’intervention ont été réalisées,
reprenant les limites de chaque secteur, les zones en superposition, ainsi que les espaces naturels
à enjeux :
   •   Site Natura 2000 (Zone de Protection Spécial),
   •   Réserve naturelle nationale,
   •   Site Natura 2000 (Zone Spécial de Conservation),
   •   Site RAMSAR,
   •   Réserve naturelle régionale,
   •   Parc naturel régional,
   •   ZNIEFF de type I,
   •   ZNIEFF de type II,
   •   Site du Conservatoire des Espaces Naturels,
   •   Site du Conservatoire du Littoral.
Ces cartes permettent de sensibiliser les agents vis-à-vis des enjeux biodiversitaires présents à
proximité du DPF voire sur le DPF.




        Figure 6 : Carte du domaine public fluvial et des zones naturelles environnantes
                                 Source : Personnelle - QGIS
                                                                                                21
            1.2.Synthèse du diagnostic des pratiques actuelles de gestion
Le questionnaire a été envoyé aux responsables de secteur avant l’entretien afin que celui-ci
puisse être préparé. Toutes ces questions ont été abordées lors de l’entretien avec l’aide des
cartes réalisées (figure 6).
Dans un premier temps, le domaine géré par chaque secteur d’intervention a été vérifié et
chaque linéaire géré a été identifié. Cela correspond au domaine public fluvial auquel on
soustrait les zones en superposition de gestion afin qu’il ne reste plus que le linéaire de berges
géré en propre par VNF (tableau 1) :


                                                     Quesnoy-
                               St
 Dunkerque       Béthune                 Douai         sur-         Valencienne       Cambrai   Berlaimont
                              Omer
                                                      Deûle

                                42         139
    109 km        120 km                               20 km            81 km         126 km      82 km
                                km         km


                       Tableau 1 : Linéaire de berges en gestion propre par secteur
                                          Source : Personnelle


Il est important de noter que ce linéaire n’est pas toujours respecté puisqu’il a été constaté au
travers des entretiens que certains secteurs réalisaient la gestion de linéaires en lieu et place de
la commune (linéaires en superposition).
La gestion du patrimoine naturel de chaque secteur est présentée dans la tableau suivants par
type d’ouvrage (tableau 2) :




                                                                                                  22
Type d’ouvrage            Dunkerque               Béthune              St Omer               Douai          Quesnoy-sur-Deûle          Valencienne              Cambrai              Berlaimont


                                              Fauche biannuelle
Défense de berge               /3              sur les berges en           /                    /             Fauche en régie                /             Broyage ponctuel                /
                                                 enrochement

                                                                   Fauche partiel au    Fauche partiel au                                                                     Fauche partiel au
                       Fauche partiel au      Fauche totale en                                               Fauche partiel au      Fauche partiel au
                                                                     printemps et         printemps et                                                    Fauche totale en   printemps, éventuel
     Talus4           printemps et fauche       printemps et                                                printemps et fauche    printemps et fauche
                                                                    fauche total en      fauche total en                                               printemps et automne fauche d’été et fauche
                       total en automne           automne                                                    total en automne       total en automne
                                                                       automne              automne                                                                            total en automne

                                                 Elagage et
                                                                      Elagage et        Elagage en mai et
                      Elagage et abattage     abattage selon les                                             Elagage et abattage Elagage et abattage Elagage et abattage Elagage et abattage
  Alignement                                                        abattage lors de        1 chantier
                     lors de nécessité pour    budgets et selon                                             lors de nécessité pour lors de nécessité pour lors de nécessité pour lors de nécessité pour
   d’arbres                                                        nécessité pour les   d’abattage prévu
                           les usagers         une priorisation                                                   les usagers            les usagers            les usagers            les usagers
                                                                        usagers           annuellement
                                                sur le secteur

  Gestion du                                                                                                                                                  Fauche totale          Fauche totale
                               /                      /                    /                    /                     /                      /
 contre halage                                                                                                                                                  annuelle               annuelle

                                                                        Curage               Curage
  Gestion des        Curage pluriannuelle
                                                      /            pluriannuelle sur    pluriannuelle sur            /5                      /                      /                      /
    fossés                sur 5 ans
                                                                         5 ans                5 ans

  Gestion de la
 végétation aux
                                                                                          Désherbage et          Désherbage
   abords des             Désherbage                  /                  Tonte                                                             Tonte              Désherbage                Tonte
                                                                                        fauche aux abords        thermique
    ouvrages
  hydrauliques


                                                                   Tableau 2 : Synthèse de la gestion par secteur du domaine
                                                                                     Source : Personnelle

        3 « / » : Pas de gestion.
        4 Le fauchage se fait sans exportation des déchets de fauches pour tous les secteurs.
        5
            « / » : pas de gestion

                                                                                                                                                                                               23
   •   Gestion des défenses de berges : La gestion des défenses de berge, lorsqu’elle est
       réalisée, se fait en régie avec le matériel disponible dans les unités territoriale
       d’itinéraires et par les agents de VNF. Le manque d’entretien de certains secteurs
       s’explique par le manque de moyens matériels, humains et économiques. Les modalités
       de gestion des végétations des défenses de berges sont conditionnées par la nature de
       ces dernière (enrochements, palplanches, perrés béton, plaques béton, tunage bois,
       berges naturelles). Il est constaté que dans certains secteurs (en particulier sur les voies
       d’eau à petit gabarit) les végétations des protections de berges n’ont pas été entretenu
       depuis plusieurs années laissant place à une végétation ligneuse très difficile et coûteux
       à gérer.
   •   Gestion des talus : La gestion du talus comprenant le chemin de halage est globalement
       similaire dans tous les secteurs d’intervention : fauche de sécurité en début de période
       de végétation d’un mètre de part et d’autre du chemin de halage et une fauche totale en
       fin de saison végétative. Les produits de fauche ne sont jamais exportés. Cette
       homogénéité dans les pratiques s’explique par l’application des dispositions du plan de
       maintenance et d’entretien de la DT rédigée en 2008.
   •   Gestion des alignements d’arbres : La gestion du patrimoine arboré des talus se fait
       dans la plupart des cas à l’urgence sauf sur le secteur de Douai où une planification est
       réalisée l’année N-1 pour l’année suivante. Il faut noter aussi que les agents du secteur
       de Béthune ont réalisé un inventaire détaillé du patrimoine arboré afin de prioriser la
       gestion de celui-ci. Hormis, les secteurs de Douai et de Béthune, le patrimoine arboré
       du DPF est mal connu et globalement son état sanitaire est inconnu. Il n’existe pas de
       programme d’entretien du patrimoine arboré, les interventions se faisant en urgence ou
       en fonction de la disponibilité des crédits. Cette gestion conduit pratiquement
       systématiquement à l’abattage des arbres. Il est à noter que la nécessité ou pas d’abattre
       les arbres est apprécié par les prestataires titulaires des marchés d’élagage/abattage. Ces
       prestataires sont alors dans ce cas de figure juge et partie.
   •   Gestion du contre-halage : La gestion du contre-halage dépend notamment de
       l’accessibilité de ce dernier et des berges, c’est pourquoi la gestion diffère beaucoup
       d’un secteur à l’autre. Dans de nombreux secteurs du petit gabarit, le contre-halage est
       inaccessible et il n’y a pas d’entretien réalisé. Quand, il est réalisé, l’entretien consiste
       à faucher totalement et annuellement la végétation sans exportation.
   •   Gestion des fossés : Globalement, il n’y a pas de gestion des végétations des fossés. Le
       curage des fossés est réalisé dans les secteurs où il y a des contentieux avec les riverains
       du domaine public fluvial (problèmes d’inondations des habitations). Lorsqu’il n’y a
       pas de gestion des fossés, ceux-ci sont arborés ce qui nécessite des moyens techniques
       et financiers plus conséquent pour leur remise en fonction.
   •   Gestion des ouvrages hydrauliques : La gestion de la végétation aux abords des
       ouvrages hydrauliques est identique ou presque à tous les secteurs et suit les
       préconisations du plan de maintenance et d’entretien. Les modalités d’entretien sont
       fonction de la nature des revêtements de chaque site (tonte, débroussaillage, désherbage
       thermique ou mécanique) et du contexte dans lequel est implanté le site (urbain et rural.
       Ainsi, plusieurs interventions peuvent avoir lieu par an et fonction du développement
       végétatif et du contexte urbain.
On remarque que la gestion diffère fortement d’un secteur à l’autre. Celui-ci dépendent de la
nature des ouvrages, du contexte dans lequel s’inscrivent les ouvrages, des attentes des acteurs
locaux, des moyens matériels, humains et économiques, des enjeux sécuritaires, de l’état de
connaissance du patrimoine et des recommandations du plan de maintenance, d’entretien de
2008 mais aussi des habitudes.

                                                                                                 24
La problématique la plus urgente qui ressort de ces entretiens est la gestion du patrimoine
arboré, quasiment absente dans tous les secteurs. Ce patrimoine est quasi méconnu tant en
matière d’intérêt écologique qu’en matière de sécurité. Or, ce patrimoine mal entretenu et mal
géré peut poser des problèmes de sécurité pour les usagers navigants pouvant conduire à des
arrêts de navigation en cas de chute, pour les usagers et activités au niveau du chemin de halage
mais aussi pour les riverains (dégâts matériels en cas de chute). La gestion à l’urgence pose des
problèmes en matière de coût (surcoût), en matière de maintien du niveau de service vis-à-vis
des usagers et de nature technique (évacuation des arbres). Les arbres à problème quand ils sont
identifiés sont systématiquement abattus. Les enjeux et les modalités de gestion liés à ce
patrimoine arboré seront différents entre les linéaires d’arbres en pied de berge et les linéaires
d’arbres sur le talus.
Il est important de rappeler que, les arbres sont de véritables habitats pour plusieurs espèces
animales et végétales et constituent un écosystème écologique intéressant (Odin et al. 2001).
Compte tenu de l’enjeu représenté par la gestion du patrimoine arboré, tant en matière
écologique, qu’économique et sécuritaire, le plan de gestion intègre un travail spécifique pour
améliorer la connaissance de ce patrimoine (berges et talus) afin d’améliorer leur gestion pour
limiter les risques de chute et réduire les coûts de gestion à long terme.
Il ressort aussi des entretiens, selon les différents intervenants un manque de moyens humains
et financiers. Toutefois, quel que soit le type d’ouvrage, il n’y a pas de programme pluriannuel
d’intervention permettant d’identifier les secteurs à gérer et les besoins financiers nécessaires
(absence de programmation budgétaire). Seul le secteur de Douai élabore une programmation
pluriannuelle leur permettant d’adapter les besoins humains et financiers aux besoins
d’entretien.
Ainsi, l’un des enjeux du plan de gestion est donc de proposer des modalités de gestion qui
intègrent les enjeux écologiques et permettent d’avoir une vision à moyens/long terme de
l’entretien à conduire au travers de la réalisation d’un programme pluriannuel d’intervention.



           2. Connaissance du patrimoine arboré
La connaissance du patrimoine arboré comprend 2 phases :
   •   Une phase d’identifier du gisement, c‘est à dire les linéaires d’arbres en pied de berge
       et entre le chemin de halage et le fossé sur le territoire de la direction territoriale,
   •   Une phase de qualification et quantification du patrimoine arboré et de hiérarchisation
       des secteurs à gérer.


           2.1.Recensement cartographique
Le patrimoine arboré a été identifié par photographies aériennes avec les données de Google
Earth. Les photographies aériennes datent du 21/04/2018 selon Google Earth.
Pour chaque linéaire d’arbre, plusieurs données ont été collectées afin de qualifier et quantifier
le patrimoine arboré :
   •   Le secteur de gestion concerné,
   •   La voie d’eau concernée,
   •   Les coordonnées GPS de début et de fin du linéaire selon le référentiel WGS 84,
   •   Le linéaire d’arbre en mètres,
   •   Le diamètre moyen estimé du tronc des arbres selon les classes de taille suivantes :

                                                                                               25
           0 à 30 cm,
           30 à 70 cm,
           70 à 300 cm.
 •    La densité d’arbre au m²
 •    La typologie du linéaire d’arbres :
              Plantation d’arbres (figure 7),
              Arbre ou bosquet isolé (figure 8),
              Linéaires denses (figure 9),
              Linéaires peu denses (figure 10),
              Linéaires matures (figure 11).




     Figure 7 : Plantation d’arbre sur Lille        Figure 8 : Arbre ou bosquet isolé sur Douai
            Source : Google Earth                              Source : Google Earth




Figure 9 : Linéaire d’arbres dense sur Cambrai      Figure 10 : Linéaire d’arbres peu dense sur
            Source : Google Earth                                  Valenciennes
                                                              Source : Google Earth

                                                                                                  26
  Figure 11 : Linéaire d’arbres mature sur Ruyaulcourt
                 Source : Google Earth


   •    La rive du canal,
   •    L’emplacement du linéaire d’arbres :
             Au niveau de la défense de berge,
             Au niveau du talus.
Dans la mesure où il n’est pas possible d’évaluer l’âge des arbres sans faire de sondage, cette
évaluation de l’âge est extrapolée à partir du diamètre des arbres. Les 3 classes de taille défini
dans le cadre de cette étude permet de distinguer les arbres jeunes (0-30 cm), les âges matures
(30-70 cm) et les arbres sénescent (70-300 cm). Cette donnée sera essentielle pour hiérarchiser
les enjeux en matière de gestion du patrimoine arboré.
Toutes ces données permettent de créer une base de données et des cartes recensant le
patrimoine arboré et d’identifier le gisement d’arbres présent sur le DPF. Les données relatives
aux diamètres, à la typologie des boisements, au type de voie d’eau et à la fréquentation du DPF
permettent de réaliser une hiérarchisation et une priorisation des interventions d’entretien.
L’attention est attirée sur les limites de cette approche cartographique. Ainsi les données
collectées par cette méthode ne permettent pas d’avoir une donnée exhaustive et précise en
particulier sur le diamètre des arbres, la densité et le linéaire concerné. Il est aussi à noter que
ces données ne prennent pas en compte les chantiers d’abattage ayant eu lieu entre la date des
prises de vue et la situation actuelle, ce qui peut conduire à surestimer le nombre et le linéaire
d’arbres.
Ainsi pour valider cette approche cartographique, en particulier pour les données relatives aux
diamètres, à la densité et aux linéaire d’arbres, un échantillonnage de terrain a été réalisé. Cette
échantillonnage permet aussi de définir les essences d’arbres et leur proportion présentes sur le
DPF.




                                                                                                 27
           2.2. Inventaires de terrain
Les inventaires de terrain ont donc pour but de d’apprécier la pertinence de l’approche
cartographique. Ils ont permis de complémenter les données en identifiant les espèces d’arbre
principalement présentes sur le DPF et leur part respective.
Pour cet échantillonnage de terrain, 10 échantillons de 100 mètres ont été choisis aléatoirement
parmi les linéaires d’arbres identifiés par cartographie et ceci pour chaque secteur de gestion.
Cela a représenté environ 80 échantillonnages et 8 km de linéaires prospectés entre le
03/05/2019 et le 19/06/2019.
Pour chaque échantillon, plusieurs données ont été saisies sur une fiche de terrain préalablement
créée (annexe 3) :
   •   Date du relevé,
   •   Secteur de gestion,
   •   Voie d’eau concernée,
   •   Coordonnées GPS de début et de fin d’échantillons (GPS Garmin eTrex),
   •   La rive,
   •   Le type de linéaire d’arbres :
            Arbre ou bosquet isolé (image 1),
            Plantations d’arbres (image 2),
            Linéaires peu denses (image 3),
            Linéaires denses (image 4),
            Linéaires matures (image 5),
   •   La largeur du gisement
   •   La classe de taille :
            0 à 30 cm
            30 à 70 cm
            70 à 300 cm
   •   La densité d’arbres par m²,
   •   L’apparence des arbres,
   •   L’état des berges,
   •   L’état du chemin de service,
   •   Les espèces arborées et arbustives présentes.
Le contre halage étant rarement accessible, l’identification des essences d’arbres a été réalisée
à l’aide d’une paire de jumelles.
L’identification des essences présentent sur le DPF a aussi été croisée avec le diagnostic arboré
réalisé en 1984 par l’ONF.




                                                                                              28
            2.3.Cartographie
    •   Cartographie des linéaires d’arbres
A l’issu de ce travail d’inventaires par photo-interprétation et d’inventaires de terrain, des
cartographies des linéaires d’arbres et de la nature de ces linéaires recensés ont fait l’objet d’une
bancarisation sous la forme d’un système d’information cartographique(SIG) à l’aide du
logiciel QGIS.
Cette bancarisation sous la forme d’un SIG permet de visualiser rapidement les linéaires
d’arbres à différentes échelles (DT, UTI ou secteur de gestion) et permettra d’assurer un suivi
temporel des actions de gestion réalisée.


    •   Cartographie des enjeux
Les données sur les linéaires d’arbres ont fait l’objet d’un croisement avec les différents enjeux
présents sur le DPF : type de voies d’eau, enjeux écologiques, trafic fluvial, fréquentation
terrestre et localisation des superpositions de gestion.
Cette représentation cartographique ont permis de réaliser la priorisation d’action en fonction
de plusieurs critères qui seront présentés dans la suite du document.



            3. Rédaction du plan de gestion
           3.1. Gestion par typologie d’ouvrages
L’identification et la cartographie des linéaires d’arbres, leur qualification et leur quantification
ont été identifiées comme une priorité du plan de gestion compte tenu de l’importance de ce
patrimoine et de ces potentialités en matière d’habitats écologiques. Ces linéaires, au vu de leur
importance constituent aussi une source de danger pour les usagers et les riverains du DPF. Ce
patrimoine constitue ainsi aussi bien une opportunité qu’un risque pour VNF.
Le plan de gestion traite donc de l’ensemble des végétations présentes sur le domaine public
fluvial mais porte une attention particulière aux linéaires d’arbres. Le plan de gestion a pour but
de proposer et de définir les modalités de gestion de ce patrimoine et une programmation des
actions à engager de façon cohérente à l’échelle du territoire Nord-Pas-de-Calais à court, moyen
et long terme. Les modalités de gestion sont présentées par type d’ouvrage (figure 12) afin de
permettre une meilleure appropriation par l’ensemble des agents.




                                                                                                  29
                             Figure 12 : Rappel de la typologie des berges
                                          Source : personnelle

Les orientations et le parti-pris dans ce plan de gestion visent à uniformiser et à simplifier les
modalités de gestion afin d’apporter une réponse aux enjeux économiques, sociaux et
écologique. Il n’a pas été retenu l’ambition de réaliser un plan de gestion différenciées des
milieux naturels, dans la mesure où la définition de modalités de gestion spécifiques à chaque
typologie d’habitat naturel présent sur le DPF conduiraient à mettre en œuvre des protocoles et
des outils de gestion complexes et difficilement compréhensibles par les agents et les
prestataires. De surcroît, cela engendrerait des surcoûts non compatibles avec les objectifs
initiaux. Les retours d’expérience de la mise en œuvre de plans de gestion différenciées élaborés
pour des infrastructures linéaires montrent un abandon progressif des modalités de gestion
préconisées compte tenu de leur complexité et leur coût élevé, à l’exemple du plan de gestion
du canal du midi réalisé en 2011 par Biotope.


               3.2. Végétations présentes sur les ouvrages
Les données d’inventaires réalisées sur le domaine public fluvial dans le cadre de différents
projets d’investissement ont mis en évidence les principales végétations présentes sur les
différents ouvrages de la DT.
La végétation du pied de la berge varie en
fonction des matériaux constituant celle-ci
enrochements, béton, palplanches métalliques
ou tunage bois) et de leur état :
Dans les zones de berges bétonnées en bon état
de conservation et de palplanches métalliques,
la végétation est très majoritairement prairiale
et mésophile, mésotrophe à eutrophe. Les
espèces hygrophiles sont quasiment absentes
(illustration 1). On relève le Fromental
(Arrhenatherum          elatius),    l’Achillée          Illustration 1. Berge mésophile prairiale, sans
millefeuille (Achillea millefolium), l’Ortie                          végétation hygrophile


                                                                                                           30
dioïque (Urtica dioica), la Grande Berce (Heracleum sphondylium), la Renoncule âcre
(Ranunculus acris), le Brome mou (Bromus hordeaceus), la Carotte sauvage (Daucus carota),
la Moutarde noire (Brassica nigra).
Dans les zones où les berges bétonnées
sont plus ou moins dégradées, une
végétation hygrophile plus typique se
développe sous la forme d’un étroit
linéaire et se caractérise par la présence
majoritaire      du   Roseau      commun
(Phragmites australis), accompagné
parfois de la Laîche aigüe (Carex acuta).
Cette végétation n’est cependant pas en
contact direct avec l’eau (roselières «           Illustration 2. Bordure d’hélophytes (Roseau
perchées » sur le haut de berge)                commun) installé sur une berge bétonnée dégradée
(illustration 2).


Dans les zones de berges très dégradées, en enrochements ou quasiment naturelles, deux types
de végétations s’observent :
   •   Une ripisylve arbustive à Saules cendrés
       (Salix cinerea), Saules marsaults (Salix
       caprea), jeunes Frênes communs
       (Fraxinus excelsior) et Aulnes glutineux
       (Alnus glutinosa), accompagnée au
       contact de l’eau d’un linéaire diversifié
       d’hélophytes et d’espèces hygrophiles :
       Iris jaune (Iris pseudacorus), Rorippe
       amphibie (Rorippa amphibia), Reine des
       prés (Filipendula ulmaria), Laîche aigüe
       (Carex acuta), Laîche des marais (Carex
       acutiformis), Populage des marais
       (Caltha palustris), Patience des eaux
       (Rumex       hydrolapathum),      Laîche            Illustration 3. Ripisylve arbustive
       paniculée (Carex paniculata) (illustration
       3).
   •   Une ripisylve arborée à Saule blanc (Salix
       alba) et Aulne glutineux (Alnus
       glutinosa), avec également le Frêne
       commun (Fraxinus excelsior), l’Erable
       sycomore (Acer pseudoplatanus) et le
       Saule cendré (Salix cinerea), constituant
       un boisement alluvial linéaire en bord de
       canal (habitat d’intérêt communautaire
       prioritaire : inscrit à l’annexe I de la
                                                        Illustration 4. Ripisylve arborée entre le
       Directive Habitats-Faune-Flore sous le                  canal et la rivière du Robecq
       code 91E0) (illustration 4).
Les talus des berges et les accotements du chemin de halage sont, pour la plupart, occupés
par une végétation prairiale mésophile, gérée par fauche et généralement bien diversifiée. On y
relève le Fromental (Arrhenatherum elatius), le Trèfle des prés (Trifolium pratense), le

                                                                                                     31
Compagnon blanc (Silene latifolia ssp alba), le Trèfle rampant (Trifolium repens), la Tanaisie
vulgaire (Tanacetum vulgare), le Dactyle aggloméré (Dactylis glomerata), l’Armoise commune
(Artemisia vulgaris), la Potentille rampante (Potentilla reptans), la Vesce cultivée (Vicia
sativa), la Gesse des prés (Lathyrus pratensis)…
Certains tronçons montrent cependant une végétation très eutrophe, voire nitrophile, largement
dominée par la Grande Berce (Heracleum sphondylium), l’Ortie dioïque (Urtica dioica), le
Cirse des champs (Cirsium arvense) et la Consoude officinale (Symphytum officinale).
Enfin, en bordure du chemin de halage (limite
du domaine public fluvial) sont parfois
implantés quelques éléments de végétation
ligneuse, en particulier des alignements de
peupliers (Populus x canadensis) parfois âgés et
des haies arbustives libres à Sureau noir
(Sambucus nigra), Saule blanc (Salix alba),
Aubépine à un style (Crataegus monogyna),
Saule cendré (Salix cinerea), Orme champêtre
(Ulmus minor), Erable sycomore (Acer
pseudoplatanus), Troène vulgaire (Ligustrum
vulgare),    Cornouiller     sanguin   (Cornus           Illustration 5. Haie arbustive en bordure du
sanguinea) (illustration 5).                                           chemin de halage




Plusieurs fossés plus ou moins
temporaires marquent également la limite
entre le talus du chemin de halage et les
parcelles connexes. Ils sont généralement
occupés par des linéaires denses de
Roseau commun (Phragmites australis)
(illustration 6).



                                                 Illustration 6. Linéaire de Roseau commun entre le
                                                              chemin de halage et le fossé


Ce type de végétation étant la principale végétation présente sur les ouvrages des voies
navigables et en particulier au niveau des voies d’eau présentant des défenses de berges
artificielles et verticales et compte tenu de l’importance du linéaire concerné, il a été décidé de
ne pas réaliser d’inventaires faunistique et floristique de terrain sur le DPF.
Le plan de gestion intègre des propositions d’aménagements écologiques ponctuels favorables
à la faune et qui ont pour vocation d’être réalisés au cas par cas. Ces aménagements sont pour
la plupart tirés de la littérature et de retours d’expérience de différents gestionnaires et acteurs
naturalistes (MEL, ville de Lille, PNR, Conseil Départementaux Nord et Pas-de-Calais, CEN,
CMNF).




                                                                                                        32
        4. Synthèse de la méthodologie


                      • Analyse des modalités de gestion par secteur
                      • Identification de la problématique des linéaires
 Diagnostic des         d'arbres
pratiques initiales
    de gestion




                      • Cartographie des linéaires d'arbres
                      • Inventaires de terrain
Réorientation des
    missions




                      • Rédaction du plan de gestion
                      • Edition des cartes des linéaires d'arbres
   Création du
     livrable




                          Figure 13 : Synthèse de la méthodologie
                                    Source : personnelle




                                                                           33
       IV. Résultats de l’étude des linéaires d’arbres
           1.Résultats de l’analyse cartographique
               1.1 Inventaire des linéaire d’arbres
L’analyse cartographique a permis de recenser les linéaires d’arbres présents sur le DPF. En
fonction de la densité d’arbres voire de leur localisation, ces linéaires d’arbres ont fait l’objet
d’une classification. Cette classification est ensuite utilisée pour prioriser les interventions à
envisager sur le patrimoine arboré :
   •    Linéaires d’arbres denses (arbres distants d’au plus 1 m, sur un linéaire continue d’au
        moins 10 m),
   •    Linéaires d’arbres peu denses (arbres distants de plus de 1 m),
   •    Plantation d’arbres (arbres issus de plantation distant d’au moins 10 m),
   •    Arbres ou bosquets éparses (arbres distants d’au plus 1 m, sur un linéaire continue d’au
        plus 10 m).
Pour chaque typologie, on note la largeur moyenne du gisement arboré, la densité d’arbre
moyenne au m² et la diamètre moyenne des troncs. Ces informations permettent d’orienter les
priorisation d’intervention mais aussi d’estimer le volume de bois susceptible de faire l’objet
d’une valorisation dans une filière bois-énergie.
Les résultats de ces inventaires cartographiques sont présentés ci-dessous à l’échelles de la
Direction territoriales. L’ensemble des données à l’échelle de chaque UTI, de chaque secteur et
de chaque voie d’eau a été réalisé. Pour chaque échelle d’analyse, les linéaires d’arbres en pied
de berge et du talus ont été différencié car les modalités de gestion et les enjeux sont différents.
En effet, la présence d’arbres au niveau de la protection de berge est susceptible d’engendrer :
   •    Des impacts sur la navigation (arrêt de navigation) en cas de chute,
   •    Une détérioration des protections de berge par le système racinaire.


                                                        Densité         Taille
                     Linéaire          Largeur
                                                       moyenne         moyenne       Volume en
                     d’arbres       moyenne du
                                                       d’arbres        du tronc         m3
                       (km)         gisement (m)
                                                      (arbre/m²)         (cm)
                                      Boisements rivulaires
   Linéaires
   d’arbres            16.2              7,5              0.8             50            4 860
    denses
   Linéaires
 d’arbres peu           22                4               0.1             40              35
    denses
   Plantation
                         1               2,5              0.1             60              15
    d’arbres




                                                                                                 34
   Arbres ou
   bosquets              8.5                    3                  0.05                 40       51
    éparses
                                          Boisement sur le talus
   Linéaires
   d’arbres             34.4                    5                   1.2                 45      9 288
    denses
   Linéaires
 d’arbres peu            84                     6                   0.2                 40      4 032
    denses
   Plantation
                        11.9                    2                  0.09                 40       86
    d’arbres
   Arbres ou
   bosquets              36                     2                  0.05                 40       14
    éparses
                      Tableau 4 : Linéaires d’arbres à l’échelle de la direction territoriale
                                             Source : personnelle

Les inventaires cartographiques mettent en évidence la présence de 47.7 km de linéaires
d’arbres rivulaire dont 17 km d’arbres de plus de 50 cm de diamètre et la présence de 166 km
de linéaires d’arbres sur le talus.


            1.2.Localisation des linéaires d’arbres
Chaque linéaire d’arbres inventorié a été cartographié. Les cartes créées dans le cadre de ce
plan de gestion permettent de croiser les données relatives aux linéaires d’arbres, la
catégorisation de la voie d’eau, la fréquentation de la voie d’eau et du DPF et les enjeux
écologiques. Le croisement de ces données ont permis de prioriser et hiérarchiser les secteurs
d’intervention pour assurer la sécurisation du DPF et des usagers. Cette analyse a été réalisée à
l’échelle de la Direction territoriale, à l’échelle des Unités Techniques d’Itinéraires et à l’échelle
macroscopique des voie d’eau.
Les résultats de cette analyse cartographique sont présentés ci-dessous à l’échelles de la
Direction territoriale pour les boisements linéaires sur talus (figure 14) et pour les boisements
rivulaires (figure 15). L’ensemble des données à l’échelle de chaque UTI, de chaque secteur et
de chaque voie d’eau a été réalisé.




                                                                                                        35
Figure 14 : Cartographie des boisements linéaires en fonction des superpositions de gestion
                                     Source : QGIS                                            36
Figure 15 : Cartographie des boisements rivulaires en fonction des superpositions de gestion
                                     Source : QGIS
                                                                                               37
Les linéaires d’arbres sont présents partout sur le territoire de la Dt sauf sur les secteurs de
Béthune et de St Omer. Ils sont répartis de façon homogène par typologie.


           1.3.Les enjeux liés aux linéaires d’arbres
Les cartes localisant les linéaires d’arbres ont été croisées avec les données relatives avec les
enjeux de navigation et la fréquentation terrestre. Ce croisement des données sert à prioriser et
hiérarchiser les secteurs d’intervention.
Ainsi, pour la cartographie des linéaires d’arbres sur le talus à l’échelle de la Direction
territoriale (figure 16), la plupart des linéaires d’arbres se situent dans des zones à enjeux
présentant une forte fréquentation de navigation et une forte fréquentation terrestre sur les
berges.
La cartographie des linéaires d’arbres en pieds de berge à l’échelle de la Direction Territoriale
(figure 17) montre que la plupart des linéaires d’arbres se situent dans des zones à enjeux
présentant une forte fréquentation de navigation et une forte fréquentation terrestre sur les
berges. Cependant, les linéaires d’arbres présents sur l’Escaut canalisée sur le secteur de
Cambrai sont en dehors des zones de forte fréquentation terrestre, contrairement aux linéaires
d’arbres situés entre le chemin de halage et le fossé.




                                                                                              38
Figure 16 : Cartographie des zones à enjeux en fonction des boisements linéaires à surveiller, de la fréquentation terrestre et sur la voie d’eau
                                                              Source : QGIS
                                                                                                                                                    39
Figure 17 : Cartographie des zones à enjeux en fonction des boisements rivulaires à surveiller, de la fréquentation terrestre et sur la voie d’eau
                                                               Source : QGIS
                                                                                                                                                     40
           2. Résultats des inventaires de terrain
Les inventaires de terrains ont permis de noter les principales espèces présentes lors des
échantillonnages sur les 8 secteurs de la direction territoriale. 10 échantillons ont été réalisés
par secteur.
Les données spécifiques à l’échelle du territoire regroupent 80 échantillons. On retrouve 23
espèces sur tout le territoire (tableau 4) :


       Nom vernaculaire                      Nom scientifique                        % de présence
           Tilleul sp.                             Tilia sp.                               5%
          Saule blanc                             Salix alba                               66%
     Bouleau verruqueux                        Betula pendula                              18%
        Saule marsault                          Salix caprea                               59%
          Aulne blanc                           Alnus incana                               45%
       Aulne glutineux                        Alnus glutinosa                              16%
       Erable sycomore                     Acer pseudoplatanus                             30%
          Sureau noir                         Sambucus nigra                               43%
        Frêne commun                        Fraxinus excelsior                             55%
        Hêtre commun                          Fagus sylvatica                              1%
       Peuplier d’Italie                       Populus nigra                               8%
           Merisier                            Prunus avium                                8%
       Charme commun                         Carpinus betulus                              8%
      Cornouiller sanguin                    Cornus sanguinea                              15%
       Platane commun                      Platanus x Acerifolia                           15%
    Aubépine à deux styles                 Crataegus laevigata                             20%
     Marronnier commun                   Aesculus hippocastanum                            4%
      Noisetier commun                       Corylus avellana                              13%
       Chêne pédonculé                         Quercus robur                               4%
     Sorbier des oiseleurs                   Sorbus aucuparia                              3%
         Pommier sp.                              Malus sp.                                1%
       Viorne de David                       Viburnum davidii                              3%
         Eglantier sp.                             Rosa sp.                                1%

                         Tableau 4 : Répartition des espèces présentes sur le territoire
                                             Source : personnelle




                                                                                                     41
Le graphe suivant a été réalisé pour visualiser les espèces fortement présentes sur le domaine
public fluvial (figure 18) :

                                Répartition des espèces
                                                  1%        1%
                                             1%        0%        0%
                                                                   1%

                                                  3%
                                             1%
                                        5%                                  15%

                                  3%

                             3%
                           2%                                                            4%
                          2%
                         2%
                         0%

                                                                                         13%

                          12%




                                                                                 10%
                                       10%

                                                       7%           4%


    Tilia sp.                   Salix alba                       Betula pendula                Salix caprea
    Alnus incana                Alnus glutinosa                  Acer pseudoplatanus           Sambucus nigra
    Fraxinus excelsior          Fagus sylvatica                  Populus nigra                 Prunus avium
    Carpinus betulus            Cornus sanguinea                 Platunus x Acerifolia         Crataegus laevigata
    Aesculus hippocastanum      Corylus avellana                 Quercus robur                 Sorbus aucuparia
    Malus sp.                   Viburnum davidii                 Rosa sp.


                          Figure 18 : Répartition des espèces présentes sur le territoire
                                               Source : personnelle



Ainsi, on retrouve en grande majorité du Saule blanc (Salix Alba), représentant 15% du
patrimoine arboré total. Suivi du Saule marsault (Salix caprea) représentant 13% du linéaire.
On retrouve beaucoup de Frêne commun (Fraxinus excelsior), environ 12% du linéaire. Enfin,
le Sureau noir (Sambucus nigra) et l’Aulne blanc (Alnus incana) en représentés à égalité sur
chacun 10% du linéaire.




                                                                                                                     42
     V. Interprétation des résultats et
        éléments essentiels du plan de
        gestion

           1.Interprétation des résultats des linéaires
           d’arbres
            1.1.Outils de gestion et de suivi du patrimoine arboré
                  1.1.1. Pratiques actuelles
Les constats réalisés dans le cadre du plan de gestion démontrent que la gestion des linéaires
d’arbres est la principale problématique sur le domaine public fluvial, que cela soit d’un point
de vue technique (accessibilité), économique (coût de gestion du passif) et écologique (abattage
et évacuation systématique). Actuellement, la gestion courante de ces linéaires d’arbres est
propre à chaque secteur. Dans la plupart des cas, soit il n’y a pas de gestion, soit les linéaires
d’arbres et les arbres isolés sont gérés dans l’urgence c’est-à-dire lorsqu’ils présentent un
danger de chute, lorsqu’ils sont au sol ou encore lorsque les usagers/riverains/communes le
demandent. Seul, le secteur de Douai a mis en place une approche préventive de cette gestion
leur permettant d’anticiper les interventions. Toutefois, dans la majorité des cas, les arbres
identifiés sont abattus sans diagnostic préalable. Il n’y a pas de gestion préventive et
programmatique des linéaires d’arbres.


                  1.1.2. Diagnostic sanitaire des arbres
Les entretiens et les constats de terrains ont mis en évidence une méconnaissance du patrimoine
arboré de la Direction territoriale. L’inventaire du patrimoine arboré réalisé dans le cadre de ce
plan de gestion vise à améliorer cette connaissance. Cependant, pour éviter d’intervenir en
urgence et au coup par coup et limiter les risques pour les usagers de la voie d’eau et du DPF,
il est nécessaire de connaître l’état sanitaire du patrimoine arboré. A l’heure actuel, ce
diagnostic sanitaire, quand il est réalisé, est réalisé en urgence par le prestataire titulaire du
marché d’abattage/élagage de chaque l’UTI. Or, ces prestataires n’ont pas forcément les
compétences requises pour réaliser ces diagnostics et peuvent aussi avoir un intérêt économique
à orienter les modalités de gestion vers l’abattage de l’arbre diagnostiqué.
Ainsi, il est nécessaire, d’un point de vue économique et technique de faire réaliser ces
diagnostics sanitaires par des structures reconnues, compétentes et indépendantes dédiées
spécifiquement à cette opération.
Les diagnostics sanitaires doivent être réalisés par observations et mesures à partir du sol, sans
moyen élévatoire. L’expertise consiste à réaliser un examen détaillé de l'état phytosanitaire,
mécanique, physiologique de chaque arbre avec un pronostic et une reconstitution de son
histoire. Ces expertises doivent conduire à orienter chaque secteur d’intervention dans la
gestion à court, moyen et long terme du patrimoine arboré avec comme priorité d’assurer la
mise en sécurité de l’ensemble des usagers et d’assurer la pérennité des ouvrages (ouvrages

                                                                                               43
hydrauliques et berges). Néanmoins, les préconisations en matière de gestion de l’arbre doivent
tendre vers le maintien de ce dernier en place même mort (maintien de chandelle).
Pour chaque arbre examiné, le rapport d’expertise comprend :
   •   Numérotage des arbres et repérage via un système d’information géographique
       compatible avec les outils du pouvoir adjudicateur,
   •   Description générale : essence, dimensions, situation, environnement, gestion antérieure
   •   Diagnostic physiologique : stade de développement, vitalité, vigueur
   •   Diagnostic sanitaire : recherche des maladies, parasites, pourritures, champignons
   •   Diagnostic mécanique : recherche des points de faiblesse, évaluation de la solidité.
   •   Préconisations des interventions à prévoir : tailles, soins ou abattages selon les
       nécessités.
   •   Programme d’actions techniques et enveloppe budgétaire des interventions.
Les expertises sanitaires doivent être réalisées en priorité sur les arbres identifiés « à
surveiller » par le plan de gestion, c’est-à-dire les arbres de plus de 70 cm de diamètre présent
le long des voies d’eau pour lesquelles la fréquentation fluviale et terrestre est importante.

                 1.1.3. Programme pluriannuel d’entretien
Afin d’avoir une meilleure gestion des linéaires d’arbres, il est proposé de réaliser un suivi
pluriannuel des individus et linéaires arborés et ceci en faisant évoluer la base des données
cartographiques élaborées dans le cadre de ce plan. Ces données évolueront en fonction des
chantiers d’abattage/élagage réalisés et des suivis in situ. Ce suivi cartographique permettra une
gestion préventive des linéaires d’arbres et élaborer un programme pluriannuel d’entretien.
Cette gestion préventive des linéaires d’arbres permettra de limiter les interventions en urgence
et de réduire le coût des chantiers. En effet, cette approche permettra une mutualisation et une
sectorisation des chantiers conduisant à mobiliser qu’un seul chantier d’abattage/élagage par
secteur (le coût d’installation de chantier constituant une part fixe élevée du coût du chantier).
Ce mode de gestion est actuellement mis en œuvre sur le secteur de Douai. Les retours
d’expérience montrent que ce mode de gestion préventif limite les interventions en urgence. Ce
constat est illustré par les données cartographiques collectées dans la mesure où le secteur de
Douai est le secteur sur lequel on retrouve le moins de linéaire d’arbres à enjeux, le moins
d’arbres à terre ou dangereux et l’absence d’arbres dans les protections de berges. Cette
approche programmatique et préventive permet d’ajuster au mieux les moyens humains et
financiers. En effet, le secteur de Douai est le seul dont le budget et les moyens humains sont
en adéquation avec les besoins et les enjeux.
Le plan de gestion propose donc que la gestion des linéaires d’arbres intègre les actions
suivantes :
   •   Intégration des données cartographiques du plan de gestion des linéaires d’arbres et
       arbres à surveiller dans le SIG « Arbres »de la DT,
   •   Réalisation d’un diagnostic sanitaire de l’ensemble des linéaires d’arbres et arbres à
       surveiller de la DT,
   •   Intégration des données géo-localisées des diagnostics sanitaires réalisés,


                                                                                               44
   •   Réalisation d’une hiérarchisation et d’une priorisation de la gestion des linéaires
       d’arbres et des arbres à surveiller par secteur (programme pluriannuel d’entretien),
   •   Définition des modalités d’entretien des linéaire d’arbres et des arbres à surveiller,
   •   Réalisation des chantiers d’entretien de ces linéaires d’arbres et arbres à surveiller
       suivant les priorisations et les modalités retenues,
   •   Intégration des données d’intervention au SIG « Arbres » de la DT,
   •   Réalisation d’un suivi annuel du patrimoine arboré et après chaque période de grand
       vent,
   •   Intégration des données de suivi dans le SIG « Arbres » de la DT.


                  1.1.4. Suivi annuel
Un suivi annuel du patrimoine arboré doit être réalisé dans le cadre des tournées de surveillance
du domaine. Il paraît nécessaire de réaliser un passage supplémentaire après chaque période de
grand vent afin de relever les arbres à terre ou présentant un danger. Ces suivis annuels
permettent de noter toutes les anomalies sur le secteur pour ajuster le programme pluriannuel
d’entretien. Dans l’idéal, ce suivi annuel doit être réalisé en septembre-octobre afin de pouvoir
ajuster les chantiers d’abattage/élagage prévus en période hivernale (de novembre à février).
Lors de ces suivis, tous les individus susceptibles de présenter un danger pour les ouvrages
VNF, les usagers de la voie d’eau et usagers du chemin de halage et les riverains doivent être
identifiés et intégrés au SIG « Arbres » de la DT. Les données à relever lors de ce suivi sont :
   o Les coordonnées GPS de l’arbre,
   o La voie d’eau,
   o La rive,
   o La localisation (berge, talus),
   o La commune,
   o Les points kilométriques,
   o L’état de la berge (si nécessaire),
   o L’accessibilité (état du chemin),
   o La présence de biens aux alentours de l’arbre,
   o L’apparence de l’arbre,
   o La taille et le diamètre et si possible l’espèce de l’arbre,
   o Un degré de priorité.
Le degré de priorité sera élevé si l’arbre présente des risques de chute ou des branches cassées,
s’il se situe le long d’une voie d’eau à Grand gabarit, à proximité de biens ou au niveau de la
berge, et si le diamètre de l’arbre est supérieur à 70 cm. Ces données seront saisies dans une
fiche de suivi qui sera transmis au responsable travaux pour être intégré à la base de données
SIG « Arbres », être intégrer au programme pluriannuel d’entretien et si nécessaire être intégrer
aux chantiers d’entretien de l’année (présence de branches cassées ou risque de chute).




                                                                                                45
Lors de chaque suivi de terrain, les arbres « à surveiller » doivent faire l’objet d’une attention
particulière afin d’apprécier son évolution et sa dangerosité. L’ensemble de ces données sera
bancarisé et permettra d’ajuster les priorités du programme pluriannuel d’entretien.


             1.2.Modalités d’entretien des arbres :
                  1.2.1. Principes généraux
L’entretien des arbres doit faire l’objet d’une gestion
raisonnée. Ainsi, d’un point de vue écologique, il n’est
pas toujours pertinent d’abattre un arbre même mort.
Un arbre vivant ou mort constitue un écosystème à part
entière où de nombreuses espèces, en particulier
cavernicoles, y trouve un habitat de vie unique. Ainsi,
de nombreuses espèces de chauves-souris, de chouettes
(Effraie, Hulotte, Chevêche), de pics et passereaux
(Sitelle torchepot) nidifient dans les cavités des vieux
arbres. De même, de nombreux micromammifères
(Loir, Lérot, Ecureuil roux) vivent dans ces arbres et
ceci sans compter les centaines d’insectes xylophages
et saprophages et autres champignons, mousses et
lichens qui s’y développent. En effet, si le tronc de
l’arbre est bien implanté dans le sol, il est plus judicieux
de réaliser un élagage de toute les branches ou de laisser
une chandelle (illustration 7), c’est-à-dire le tronc de            Illustration 7. Arbre taillé en
                                                                               chandelle
l’arbre sur pied. Cela servira à de nombreuses espèces
cavernicoles et xylophages d’y trouver un habitat.
Aussi, l’abattage doit être sélectif et réaliser en tenant compte des espèces potentiellement
présentes dans l’arbre. C’est pourquoi l’abattage et l’élagage ne doivent pas avoir lieu entre les
mois de mars et octobre. L’abattage d’un arbre doit être réservé aux arbres présentant un danger
imminent de chute même délesté de toutes ces branches (arbre déséquilibré). Cela concerne un
nombre d’arbre très restreint et en particulier les arbres malades en train de se déraciner. Ces
arbres à abattre doivent avoir été identifiés par le diagnostic sanitaire préalablement. Une fois
abattu, il est proposé de le laisser sur place afin qu’il soit maintenu comme un écosystème à
part entière pour de nombreuses espèces d’insectes et de végétaux.
Les diagnostics sanitaires du patrimoine arboré doivent permettre d’affiner les données
d’inventaire du plan de gestion mais aussi d’apprécier l’état sanitaire des arbres et au final de
préciser les modalités d’entretien qui doivent être réalisées à court, moyen et long terme.
Les modalités d’entretien du patrimoine arboré tiennent compte de la localisation des arbres et
des enjeux en matière de sécurité. Ainsi, les arbres situés en pied de berge nécessitent une
attention particulière dans la mesure où le système racinaire des arbres ou leur chute sont
susceptibles de détériorer les protections de berges présentes. L’enjeu pour VNF est donc
d’éviter toute détériorations de ces protections de berge. Cela concerne en particulier les
protections de berge artificielles (palplanches, plaques béton, perré) et les protections de berge
verticales (tunage bois).
A contrario, le système racinaire très développé de certaines essences d’arbres (saule, aulnes)
permettent de maintenir les particuliers du sol et évite l’érosion de la berge. Ainsi, le maintien
de ces essences contribue à la protection des berges contre le batillage. Toutefois, ces essences
nécessitent un entretien régulier (recépage) afin que le poids et la taille de l’arbre ne détériorent

                                                                                                      46
pas la berge. Le maintien et le recépage de ces essences concernent en particulier les protections
de berges naturelles ou en techniques végétales et les protections de berge en enrochement.


                 1.2.2. Modalités de gestion des boisements rivulaires
Les modalités de gestion du patrimoine arboré situé au niveau des protections de berge qui
doivent orienter les propositions de gestion du diagnostic sanitaire des arbres et du programme
pluriannuel d’entretien sont présentées dans le tableau suivant (tableau 5):




                                                                                               47
                                                                          Espèces            Modalités de             Période
     Type d’arbre               Localisation            Diamètre                                                                                    Mise en oeuvre                          Objectif technique                       Objectif écologique                 Intervenant
                                                                         concernées            gestion             d’intervention

                                                                            Aulne
  Arbres matures à                                                                                                                       Apprécier globalement l'état sanitaire,     Identifier les arbres sénescents :      Identifier les arbres à cavité sources       Prestataire
                                                        Supérieur à                        Réalisation d’un
  système racinaire        Toutes types de berges                           Saules                                    Printemps          mécanique et physiologique de l’arbre        risque de chute et détérioration        d’habitat pour les chauves-souris,           (expert
                                                          70cm                            diagnostic sanitaire
       profond                                                                                                                                       par un expert                               des berges                       les chouette et les insectes            sylvicole)
                                                                            Frênes

                          Arbres dans les protection                                                                                                                                                                                                                     Annélation en
                                                                                              Annélation             Juillet-août       Annélation (retrait de l’écorce sur 5 à 10   Assurer la pérennité des ouvrages                                                      régie
                            de berges artificielles     Supérieur à
   Arbres matures                                                       Toutes essences                                                 cm de hauteur sur tout le tour) Abattage
                            (plaque béton, tunage         70 cm                                Abattage           Octobre et février                                                 Eviter les désordres hydrauliques                                                   Abattage par
                                                                                                                                                 une fois l’arbre mort
                                    bois)                                                                                                                                                                                                                                 prestataire

                                                                           Peupliers                                                                                                                                                                                     Annélation en
  Arbres à système                                       Tous les                             Annélation             Juillet-août       Annélation la première année Abattage        Assurer la pérennité des ouvrages        Arbres présentant peu de valeurs              régie
                             Tout type de berge                              Pins
racinaire superficielle                                 diamètres                              Abattage           Octobre et février            une fois l’arbres mort                 Eviter les chutes prématurées                    écologiques                      Abattage par
                                                                           Epicéas                                                                                                                                                                                        prestataire

                                                                                                                                        Annélation (retrait de l’écorce sur 5 à 10
                                                                                              Annélation             Juillet-août           cm de hauteur sur tout le tour)                                                                                              Annélation en
                                                                            Aulne
   Arbres matures           Toutes type de berges                                                                                        Elimination des branches principales        Assurer la pérennité des ouvrages          Maintenir des arbres à cavité               régie
                                                        Supérieur à                         Réalisation de         Entre octobre à
 sénescent à système                                                        Saules                                                                                                                                           sources d’habitat pour les chauves-
                                                          70 cm                              chandelles                février          Abattage 10 à 15 ans après la réalisation      Eviter les chutes prématurées                                                     Chandelle par
  racinaire profond                                                                                                                                                                                                           souris, les chouette et les insectes
                                                                            Frênes                                                                  de la chandelle                                                                                                          BTF
                                                                                               Abattage           Octobre et février


   Arbres matures et                                                        Aulne
arbres dont le diamètre                                                                                                                                                              Assurer la pérennité des ouvrages         Maintenir et créer des habitats
                                                        Supérieur à                       Réalisation taille en                         Elimination des branches principales et       Assurer la stabilité des berges
est supérieur à 35 cm à     Tous types de berges                            Saules                                Octobre à février                                                                                          naturels pour les chauve-souris, les            BTF
                                                          70 cm                                  têtard                                       maintien du fut principale
   système racinaire                                                                                                                                                                   Eviter les chutes prématurées              chouettes et les insectes.
        profond                                                             Frênes

                                                                                                                  Octobre à février
                                                                            Aulne                                                                                                      Assurer la stabilité des berges
                                                                                                                  Tous les 5 à 10 ans                                                                                           Assurer la fonctionnalité de la
  Arbres à système                                      Inférieure à                                                                     Coupe au plus près de la souche sans
                            Tous types de berges                            Saules             Recépage            par traitement ¼                                                     Assurer la visibilité pour les        ripisylve pour la faune et la flore            BTF
  racinaire profond                                        35 cm                                                                         déséquilibrer l’arbres vers la rivière
                                                                                                                  du linéaire du bief                                                            navigants                            (entretien courant
                                                                            Frênes
                                                                                                                         par an

                                                                            Aulne
                                                                                                                                                                                                                                Assurer la fonctionnalité de la
  Arbres à système         Tous types de berges et     Inférieur à 35                                                                     coupe au plus près de la souche sans       assurer la stabilité des berges et la
                                                                            Saules             Recépage           Octobre à février                                                                                           ripisylve pour la faune et la flore            BTF
  racinaire profond          secteur de courbe               cm                                                                           déséquilibrer l’arbres vers la rivière)       visibilité pour les navigants
                                                                                                                                                                                                                                      (entretien courant)
                                                                            Frênes




                                                                                              Tableau 5 : Modalités de gestion des boisements rivulaires
                                                                                                                 Source personnelle




                                                                                                                                                                                                                                                                    48
                 1.2.3. Modalités de gestion des boisements sur le talus
Par contre, les arbres situés au niveau du talus ne présentent pas d’incidence sur la pérennité
des protections de berge mais présentent un enjeu en matière de sécurité publique des usagers
du DPF et des riverains en cas de chute d’arbres et de branches. Dans ce cas de figure l’objectif
est d’assurer la sécurité des usagers et riverains dans une approche préventive. A ce titre, le
diagnostic sanitaire du patrimoine arboré prend ici tout son sens. L’objectif retenu dans le cadre
du plan de gestion est le maintien du patrimoine arboré dans des conditions de sécurité
optimales à moyen terme. Ainsi, les diagnostics sanitaires et le programme pluriannuel
d’entretien sont les outils qui permettent d’atteindre cet objectif.
Les modalités de gestion du patrimoine arboré situé au niveau des talus qui doivent orienter les
propositions du diagnostic sanitaire des arbres et du programme pluriannuel d’entretien sont
présentées dans le tableau suivant (tableau 6) :




                                                                                               49
                                                    Espèces     Modalités de              Période
Type d’arbre      Localisation      Diamètre                                                                        Mise en oeuvre                   Périodicité               Objectif technique              Objectif écologique        Intervenant
                                                   concernées     gestion              d’intervention

                                                                                                                                                                                                               Identifier les arbres à
                Voir cartographie                                                                             Apprécier globalement l'état
  Arbres                                                          Réalisation                                                                                                                                 cavité sources d’habitat    Prestataire
                                    Supérieur à                                                                 sanitaire, mécanique et                                 Identifier les arbres sénescents et
 matures à      Remblais et talus                    Toutes     d’un diagnostic          Printemps                                                 Tous les 10 ans                                            pour les chauves-souris,     (expert
                                      70cm                                                                   physiologique de l’arbre par un                              les maladies : risque de chute
 surveiller       en priorité                                      sanitaire                                                                                                                                     les chouette et les      sylvicole)
                                                                                                                         expert
                                                                                                                                                                                                                      insectes

                                                     Saule
                                                                                                                                                                                                               Préserver les arbres à
                Voir cartographie                                                                            Suppression de l’ensemble des
                                                     Frêne                                                                                                              Assurer la pérennité des ouvrages     cavité sources d’habitat
  Arbres                            Supérieur à                                                              branches de moins de 20 cm de
                  Parc Naturel                                  Taille en têtard      Octobre et février                                          Tous les 5 à 10 ans                                         pour les chauves-souris,    Prestataire
matures sains                         70 cm         Charme                                                     diamètre de l’extérieur vers                              Assurer la sécurité des usagers
                   Régional                                                                                                                                                                                      les chouette et les
                                                                                                               l’intérieur, tailler en biseau
                                                                                                                                                                                                                      insectes
                                                    Peuplier

                                                                                                                                                                                                               Préserver les arbres à
                                                     Chêne                                                                                                              Assurer la pérennité des ouvrages     cavité sources d’habitat
  Arbres                            Supérieur à                 Elagage doux                               Suppression de moins de 30% de la
                Voir cartographie                                                     Octobre et février                                          Tous les 5 à 10 ans                                         pour les chauves-souris,    Prestataire
matures sains                         70 cm          Erable       équilibré                                  surface foliaire, taille équilibré                          Assurer la sécurité des usagers         les chouette et les
                                                                                                                                                                                                                      insectes

                                                                                                           Elimination de toutes les branches
                Voir cartographie                                                                                     principales                                                                              Maintenir des arbres à
   Arbres                                                       Réalisation de                                                                                                                                cavité sources d’habitat
                                    Supérieur à                                       Octobre à février
   matures          Résultat                         Toutes      chandelles                                   Abattage 10 à 15 ans après la           Ponctuelle         Assurer la sécurité des usagers      pour les chauves-souris,    Prestataire
                   diagnostic         70 cm                                           Octobre et février
  sénescent                                                        Abattage                                    réalisation de la chandelle                                                                       les chouette et les
                    sanitaire                                                                                                                                                                                         insectes

                                                                                                               Elimination des branches
                                                                                                           secondaires gênant le rectangle de                                                                 Maintenir de corridors
 Linéaires                          Inférieure à                 Elagage par                                                                                              Eviter les chutes de branches
                Voir cartographie                    Toutes                           Octobre à février               circulation                 Tous les 4 à 5 ans                                               écologique              Prestataire
boisés denses                          70 cm                       lamier                                                                                                Assurer la sécurité des usagers
                                                                                                            Traiter ¼ à 1/5 du linéaire par an                                                                    fonctionnels.
                                                                                                                       par secteur

                                                                                                                                                                                                               Préserver les arbres à
  Arbres et                                                                                                                                                                                                   cavité sources d’habitat
                                    Inférieur à                 Elagage doux                               Suppression de moins de 30% de la
 boisements     Voir cartographie                    Toutes                           Octobre à février                                               Ponctuelle         Assurer la sécurité des usagers      pour les chauves-souris,       Régie
                                      70 cm                       équilibré                                  surface foliaire, taille équilibré
    isolés                                                                                                                                                                                                       les chouette et les
                                                                                                                                                                                                                      insectes



                                                                                   Tableau 6 : Modalités de gestion des boisements sur talus
                                                                                                     Source personnelle




                                                                                                                                                                                                                                     50
             1.3.Priorisation des linéaires d’arbres
                  1.3.1. Critères de priorisation
Les données collectées dans le cadre du plan de gestion ont permis d’identifier les linéaires et
les arbres « à surveiller » et qui doivent faire l’objet d’une priorisation d’intervention. Ce
patrimoine « à surveiller » a été identifié en intégrant plusieurs critères permettant d’apprécier
la probabilité de chute de l’arbre et de branches et les enjeux VNF:
   •   L’âge de l’arbre extrapolé par son diamètre,
   •   La densité d’arbres matures,
   •   La longueur du linéaire d’arbre,
   •   Le gabarit de la voie d‘eau,
   •   Le type de défense de berge,
   •   Le trafic fluvial,
   •   La fréquentation du chemin de halage,
   •   Les activités fluvestres.
Globalement, les linéaires d’arbres doivent faire l’objet d’un suivi très régulier voir d’un
entretien car ils présentent un risque pour la voie d’eau et pour les usagers en cas de chute.
Toutefois, au vu de l’importance de ces linéaires et du patrimoine arboré et des moyens humains
et financier dont disposent VNF, il est nécessaire de procéder à une priorisation des secteurs
d’intervention.
Au vu des enjeux et priorités identifiés par le projet de service de la DT, la priorité est donnée
aux voies d’eau à grand gabarit où la navigation marchande et touristique est la plus importante
et les enjeux économiques les plus élevés. A ce titre, VNF s’engage à respecter un niveau de
service élevé.
Ainsi, un arbre mature tombé en travers de la voie d’eau peut occasionner des dégâts aux
embarcation mais surtout constitue une entrave à la libre circulation voire entrainer un arrêt
total de la navigation pendant plusieurs heures. Ces dégâts et arrêts de navigation induisent une
dégradation du niveau de service et donc des conséquences économiques pour les navigants
mais aussi VNF (compensation financières des pertes). La récurrence de ce type d’événement
peut remettre en cause la compétitivité de la voie d’eau par rapport aux autres modes de
transports et en particulier son avantage premier sa fiabilité.
L’importance de la fréquentation fluviale et terrestre est aussi un critère de priorisation dans la
mesure où la probabilité d’un incident est la plus forte sur ces secteurs en cas de chute d’arbre.
De surcroît, les secteurs de forte fréquentation terrestre sont concomitants avec les zones à forte
densité d’habitations où la probabilité de dégâts matériels en cas de chute d’arbre est plus
élevée.


               1.3.2. Priorisation des boisements sur talus
En ce qui concerne la priorisation d’intervention pour les boisements situés sur la talus, la
méthodologie de priorisation des biefs à gérer est basée sur plusieurs critères :
   •   La présence d’arbres matures (arbre de plus de 70 cm de diamètre) : la priorité est
       donnée aux secteurs présentant des arbres matures/sénescents : probabilité de chute
       importante.

                                                                                                51
     •      Les enjeux navigations (gabarit de la voie d’eau) : la priorité est donnée au grand gabarit
            compte tenu des enjeux économiques (incidence des arrêts de navigation sur le trafic de
            marchandises),
     •      La fréquentation terrestre : la priorité est donnée aux secteurs avec une forte
            fréquentation où la probabilité d’un accident est plus forte,
     •      La typologie des boisements : la priorité est donnée aux secteurs présentant des densités
            d’arbres importantes et aux diamètres supérieurs à 30 cm : probabilité de chute plus
            important et bilan coût/avantage favorable du chantier (rendement fort).
 Il est donné une priorité plus importante aux secteurs situés le long du grand gabarit et aux
 secteurs présentant des arbres matures et des linéaires boisés denses.
 Le croisement de ces différents critères aboutit à la priorisation suivante (tableau 7) :
               •    Priorité 0 : Absence d’arbres -> entretien courant (fauche exportatrice annuelle)
               •    Priorité 1 : Grand gabarit + présence d’arbres matures
               •    Priorité 2 : Présence d’arbres matures + densité d’arbres élevée
               •    Priorité 3 : Présence de boisements linéaires
               •    Priorité 4 : Présence d’arbres isolés


                                                                              Linéaire     Linéaire
 Priorité             Voie d’eau                       Bief                   d’arbres       total
                                                                             total (km)     (km)
                     Canal d’Aire           Bief Cuichy/Fontinettes            1,062
Priorité 1         Canal de la Deûle*        Bief Don/Grand Carré                              3
                                           Bief Grand Carré/Quesnoy            1,831
                      Lys rivière*          Bief Fort-Gassion/Cense           19,342
                                            Bief St Venant/Merville
                                           Bief Merville/Bac St Maur

                      Canal de St                 Tous les biefs              18,145
Priorité 2             Quentin                          -                      4,335           43
                   Canal de Bergues*                Bief
                    Sambre rivière*      Quartes/Hautmont/Maubeuge             0.087


                      Scarpe aval          Bief Lallaing/Marchiennes           1.050

                   Canal d’Audruicq*                    -                      0.315
Priorité 3          Lys mitoyenne*                      -                      5.672           59
                                                        -                       2.68


                                                                                                    52
                             Bras de                              Bief Fampoux/Biaches       6.445
                          Paillencourt*                                     -                1.150
                         Scarpe amont
                                                            Bief St Amant/Mortagne du        0.319
                      Scarpe moyenne*                                 Nord
                                                                                             19.747
                           Scarpe aval                               Bief Douai/Don
                                                                                               ?
                      Canal de la Haute                      Bief Goeulzin/Pont Malin
                                                                                             2.467
                          Deûle*
                                                           Bief Ruyaulcourt/Graincourt
                     Canal de la Sensée
                                                                  Bief Bois l’Abbaye/Ors
                                                                                              6.8
                         Canal du Nord
                                                                  Bief Etoquies/Hachette
                     Canal Sambre-Oise
                                                              Bief Berlaimont/Pont sur
                                                                      Sambre
                                                                                              13
                                                                    Bief Pont
                                                             Malin/Denain/Trith/Folien
                     Canal de l’Escaut*
                                                           Bief Bruay/Fresnes/Belgique
                      Canal de Guînes*                                      -
                       Canal de Calais*                                     -
                            Canal de                                        -
                           Bourbourg*                                       -
                           Aa rivière*
                                                                            -
                                                                                             Arbres   Arbres
Priorité 4           Canal de Mardyck*
                                                          Bief Marchiennes/Warlaing/St       isolés   isolés
                           Scarpe aval                              Amand
                        Dérivation de la                                    -
                           Scarpe*
                                                                   Bief Goeulzin/Douai
                     Canal de la Sensée
                                                                     Bief Sains les
                         Canal du Nord                             Marquion/Marquion
 Voie d’eau* : voies d’eau en superposition totale ou partielle


                                         Tableau 7 : Priorisation des boisements sur talus
                                                        Source personnelle




                                                                                                               53
Présentation cartographique :




                                Figure 19 : Cartographie des secteurs à enjeux en fonction des boisements sur talus à surveiller   54
                                                                        Source : QGIS
Ces données mettent en évidence la présence de 6 linéaires de boisements sur talus « à
surveiller » prioritaire sur les 15 « à surveiller » et se situe (cartographie 19) :
    2 sur le canal d’Aire,
    4 sur la Deûle.
Ces linéaires d’arbres sont donc à prioriser dans la gestion du patrimoine arboré des prochaines
années.


               1.3.3. Priorisation des boisements rivulaires :
En ce qui concerne la priorisation d’intervention pour les boisements rivulaires, la
méthodologie de priorisation des biefs à gérer est basée sur plusieurs critères :
   •    La présence d’arbres matures : la priorité est donnée aux secteurs présentant des arbres
        matures/sénescents : probabilité de chute importante.
   •    Les enjeux navigations (gabarit de la voie d’eau) : la priorité est donnée au grand gabarit
        compte tenu des enjeux économiques (arrêt de navigation),
   •    La fréquentation terrestre : la priorité est donnée aux secteurs avec une forte
        fréquentation où la probabilité d’un accident est plus forte,
   •    La nature des protections de berge : la priorité est donnée aux secteurs présentant des
        protections de berges artificielles (palplanches, perré béton, tunage bois, plaques béton)
        susceptibles d’être détériorées par le système racinaire des arbres,
   •    La typologie des boisements : la priorité est donnée aux secteurs présentant des densités
        d’arbres importantes et aux diamètres supérieurs à 30 cm : probabilité de chute plus
        important et bilan coût/avantage favorable du chantier (rendement fort).
Il est donné une priorité plus importante aux secteurs situés le long du grand gabarit et aux
secteurs présentant des arbres matures situés au niveau de berges verticales.
Le croisement de ces différents critères aboutit à la priorisation suivante (tableau 8):
    •   Priorité 0 : Pas d'arbres -> entretien courant
    •   Priorité 1 : Grand gabarit + Présence d’arbres en densité
    •   Priorité 2 : Petit gabarit + Présence d’arbres matures + densité d’arbres élevée
    •   Priorité 3 : Petit gabarit + Présence d’arbres
    •   Priorité 4 : Petit gabarit + arbres isolés




                                                                                                55
                                                                                     Linéaire
Priorité           Voie d’eau                              Bief                      concerné     Linéaire total (km)
                                                                                       (km)
                                               Bief Cuichy/Fontinettes
                                                                                          0.168
                                                    Bief Douai/Don
                  Canal d’Aire                                                            0,206
                                                Bief Don/Grand Carré
             Canal de la Haute Deûle                                                      0.283
                                             Bief Grand Carré/Quesnoy
Priorité 1      Canal de la Deûle                                                                       1.338
                                                Bief Iwuy/Pont-Malin
                                                   Bief Denain/Trith
                Escaut Canalisée                                                          0.681
                                               Bief Trith/Valenciennes
                                            Bief Bruay/Fresnes/Mortagne
                                               Bief Fort-Gassion/Cense
                                                                                          1.212
                   Lys rivière                   Bief Cense/St Venant
                                               Bief St Venant/Merville
                                             Bief Merville/Bac St Maur
                                                    Bief Moulin-
                                                 Lafosse/Honnecourt                       3.823
              Canal de St Quentin
                                                Biefs Tordoir/Noyelles
                                                    Bief Thun/Iwuy
Priorité 2                                 Bief Ruyaulcourt/Havrincourt                                 13,632
                 Canal du Nord
                                             Bief Havrincourt/Moeuvres
                                                                                          1.521
                                               Bief Bourbourg/Mardick
              Canal de Bourbourg                                                          0 ,09
                                                Bief Etoquies/Hachette
                 Sambre rivière
                                             Bief Sassegnies/Berlaimont                   1,124
                                              Bief Berlaimont/Pont-sur-
                                                     Sambre Bief
             Canal Sambre à l’Oise                Jeumont/Belgique
                                                                                          5,862
                                               Bief Bois l’Abbaye/Ors
                 Canal d’Ardres                                                           0.435
Priorité 3    Bras de Paillencourt                                                        0.531         1,441
                  Scarpe amont                  Bief Fampoux/Biaches                      0,475
Priorité 4      Canal de Guines                                                                      Arbres isolés


                                     Tableau 8 : Priorisation des boisements rivulaires




                                                                                                           56
Présentation cartographique :




                                Figure 20 : Cartographie des secteurs à enjeux en fonction des boisements rivulaires à surveiller   57
                                                                         Source : QGIS
Les linéaires d’arbres à surveiller (en rouge) sont présents globalement partout sur le territoire
du Nord-Pas-de-Calais. Les linéaires prioritaires sont ceux se trouvant dans une zone de forte
fréquentation (en noir) et sur un canal grand gabarit (en orange). On note donc 2 linéaires à
prioriser sur les 29 rivulaires :
    1 sur le canal d’Aire,
    1 sur la Deûle.
A noter, la gestion de la végétation en pied de berge reste de la compétence de VNF même sur les
secteurs en superposition de gestion.


                1.3.4. Limites de l’analyse cartographique
L’analyse cartographique est un très bon moyen de réaliser des inventaires et étude à grande
échelle. Cependant, ce type d’analyse présente quelques limites et introduit certains biais.
La cartographie et la quantification des linéaires d’arbres s’est basée sur des photo-aériennes
issues de Google Earth datant de 2018. Or, entre cette date et l’état actuel, les chantiers
d’abattage ayant eu lieu sur certains secteurs n’ont été pris en compte. L’absence de
bancarisation des campagne d’abattage n’ont pas permis de corriger ce biais. Ainsi, ce biais
conduit à majorer le linéaire d’arbres. De plus, l’analyse cartographique ne permet pas toujours
de différencier des linéaires d’arbres en pied de berge et sur le talus.
La détermination du diamètre des arbres et de leur densité a aussi été estimés à partir de
l’analyse cartographique, ce qui conduit à intégrer un biais non négligeable aux données.
Toutefois, l’échantillonnage réalisé in situ sur tous les secteurs d’intervention ont permis, dans
une certaine mesure, de vérifier la pertinence des données cartographiques.
L’extrapolation de l’âge des arbres à partir de leur diamètre est, selon la littérature, assez
discutable puisque la croissance et donc le diamètre des arbres est conditionné par plusieurs
facteurs endogènes et exogènes telles que l’essence/variété de l’arbre, les conditions
météorologiques, les modalités d’entretien, la texture et la composition des sols et la
disponibilité de l’eau. Pour déterminer l’âge des arbres, il aurait été nécessaire de faire des
carottages dans l’arbre pour identifier les cernes de croissance. Au vu du linéaire à inventorier
et de l’importance du patrimoine arboré, ce type d’analyse n’a pas pu être mis en place.
L’échantillonnage retenu pour recouper les données cartographiques est insuffisant pour valider
les données puisque seulement 0,3% du linéaire boisé a fait l’objet d’un échantillonnage.
Cependant, ce dernier est suffisant pour exploiter les données et répondre aux besoins de
l‘étude.



           2. Elaboration du plan de gestion
             2.1.Modalités de gestion de la végétation par ouvrage
La gestion du domaine est actuellement divisée en 8 secteurs d’intervention. Le plan de gestion
a pour but d’améliorer les pratiques de gestion des végétations pour répondre aux enjeux
écologiques, sociaux et économiques du territoire de la DT Nord-Pas-de-Calais. Au vu des
différents retours d’expérience de plusieurs gestionnaires d’infrastructures de transports et de
gestionnaires de milieux naturels, des contraintes et priorités du réseau des voies navigables et
du contexte humains et financier de VNF, il a été décidé d’adopter une approche pragmatique,



                                                                                               58
globale et rationnelle dans la rédaction de ce plan de gestion et dans la définition des modalités
des gestions.
Pour une parfaite appropriation et une meilleure compréhension de ces modalités de gestion par
les agents VNF, il a été retenu de décliner ces modalités de gestion par type d’ouvrage et non
par milieux ou habitats naturels.


                 2.1.1. La défense de berge :
Les enjeux VNF pour l’entretien des défenses de berge sont d’assurer la pérennité de ces
ouvrages, d’éviter l’érosion des berges et donc les apports sédimentaires, d’assurer la visibilité
des navigants au niveau des courbes et d’éviter la chute d’arbres et de branches susceptibles
d’avoir une incidence sur les conditions de navigation (garantir le niveau de service pour lequel
VNF s’est engagé).
Sur la DT, il existe plusieurs types de défense de berges :
   •    Des défenses de berge artificielles verticales : en palplanche (illustration 8), en perrés-
        béton (illustration 9), ou en tunage bois (illustration 10).




  Illustration 8. Berges en      Illustration 9. Berges en perrés-   Illustration 10. Berge en tunage
          palplanche                           béton
   Source : Dossier VNF


   •    Des défenses de berge artificielles inclinées : plaques béton (illustration 11),




           Illustration 11. Berges en plaque béton
                     Source : Dossier VNF

                                                                                                        59
    •   Des défenses de berge naturelle ou semi-naturelles : berges naturelles effondrées
        (illustration 12), enrochements végétalisés (illustration 13), berges lagunées (illustration
        14)




                                 Illustration 12. Berges naturelles effondrées




    Illustration 13. Berges en enrochements
                   végétalisés


                                                                         Illustration 14. Berges lagunées


Sur les berges artificielles verticales et inclinées, la végétation arborée ne doit pas se développer
afin de préserver la protection de berge. Les individus présents au niveau de ces défenses de
berges doivent être abattus puis la défense de berge doit être fauchée tous les 2 à 3 ans (en
fonction du développement de la végétation) afin d’éviter aux ligneux de se développer à
nouveau.
L’abattage des arbres doit avoir lieu en période de montée de sève (au mois d’avril) ou avant la
descente de sève (au mois d’octobre), au moment où l’arbre est le plus vulnérable afin
d’engendrer la mort de ce dernier. Si l’abattage a lieu hors de ces périodes, ce dernier risque de
former des rejets qui seront difficiles à maîtriser.

                                                                                                            60
Sur les berges naturelles et semi naturelles, les arbres de grandes tailles (plus de 12 mètres de
haut) doivent être recépés pour éviter la déstabilisation du cordon d’enrochement et une érosion
des berges. Le recépage de ces arbres va permettre de laisser place à des rejets de plus petite
diamètre et va engendrer un développement racinaire, plus favorable à la stabilisation de la
berge et à la faune. Ces arbres doivent être recépés tous les 3-5 ans, en période hivernale.
Toutefois, les arbres au diamètre important (supérieur à 50 cm) supportent mal le recépage.
Pour ces arbres, la taille en têtard peut être envisagée. Pour le recepage et la taille en têtard, on
favorisera les espèces suivantes : le Saule cendré (Salix cinerea), le Saule des vannier (Salix
viminalis), le Saule pourpre (Salix purpurea), le Saule à 3 étamines (Salix triandra), le Peuplier
tremble (Populus tremula), le Saule blanc (Salix alba), les Ormes sp. (Ulmus sp.). Ce sont des
espèces stabilisatrices de berges, qui limitent l’érosion de ces dernières et abritent de
nombreuses espèces d’insectes.
Au vu de la difficulté d’accès des berges en particulier en contre halage, ces travaux d’abattage
et de recépage nécessité d’être réalisés par voie d’eau. Ainsi, ces travaux pourraient être réalisés
par la Brigades des Travaux Fluviaux de VNF (BTF).
Pour les berges en enrochements et naturelles présentant une végétation hélophyte, l’entretien
par fauchage doit être réalisé tous les 3 ans en automne.


                2.1.2. Le talus
Gestion de la végétation herbacée
Les enjeux VNF pour l’entretien des talus sont d’assurer l’accessibilité du DPF aux véhicules
et engins de VNF et de ces prestataires et d’assurer la sécurité des agents VNF et des usagers
circulant sur le chemin de halage (croisement des véhicules et des engins).
Pour la végétation herbacée située de part et d’autre du chemin de halage, il est proposé de
réaliser une fauche de sécurité une fois par an d’une largeur d’environ 1 m de part et d’autre du
chemin de halage (à défaut de la largeur d’une barre de coupe) avec exportation des déchets de
fauche. Cette fauche de sécurité doit être réalisée au mois de mars.
Dans un deuxième temps, il est proposé de réaliser une seconde fauche de l’ensemble de la
végétation du talus avec exportation. Cette fauche avec exportation réalisée en septembre
permet d’éviter le développement de jeunes arbres (plus difficile et plus couteux à gérer),
permet d’appauvrir le sol en nutriment favorisant ainsi une végétation diversifiée et permet à
terme de limiter les fréquences d’entretien (végétation moins dense et moins haute).
Pour limiter les effets de ces fauches sur la faune et la flore, les fauche doivent être réalisée à
l’aide d’une barre de coupe réglée à une hauteur d’au moins 15 à 20 cm pour préserver
l’entomofaune et la machine. Dans la mesure du possible, les produits de fauche doivent être
exportés pour éviter un enrichissement du sol et favoriser la diversité végétale. Pour cela, des
andains peuvent être réalisés sur des secteurs éloignés des habitations et à proximité des
linéaires boisés afin d’éviter les nuisances et créer des habitats favorables à la microfaune et
l’entomofaune. Les produits de fauche peuvent aussi être utilisés comme paillage au niveau des
panneaux de signalisation pour limiter le développement de la végétation permettant d’assurer
la visibilité des panneaux et limitant l’entretien par fauchage en pied de panneau. Ces modalités
de gestion des produits de fauche évitent leur exportation c’est-à-dire l’émission de gaz à effet
de serre et des coûts de transport. Au vu du volume important généré par l’exportation des
produits de fauche, en particulier pour la fauche totale, une valorisation en méthanisation ou en
compost pourrait être étudié pour compenser les coûts des transports et les émissions de gaz à


                                                                                                  61
effet de serre. Dans la cadre des marchés de fauchage, les modalités de valorisation de ces
produits de fauche pourraient constituer un critère d’analyse des différents candidats.
Gestion des alignements d’arbres
Les enjeux VNF pour l’entretien des alignements d’arbres présents sur le talus sont d’assurer
l’accessibilité du chemin de halage pour les véhicules et engins de VNF et de ces prestataires,
d’assurer la sécurité des agents VNF et des usagers circulant sur le chemin de halage
(croisement des véhicules et des engins).
Dans la cadre de ce plan de gestion, l’entretien des alignements d’arbres ont été identifié comme
un enjeu majeur pour VNF et en particulier pour favoriser voire reconstituer des corridors
écologiques constitués par ce patrimoine arboré.
Pour répondre à cet objectif, il est nécessaire de modifier les pratiques actuelles (abattage
systématique) et envisager de réaliser des entretiens doux les tous les 3 ans en période de repos
végétatif c’est-à-dire à partir de novembre. Pour accompagner les agents et les prestataires dans
cette évolution des pratiques, il est proposé de faire réaliser un inventaire et un diagnostic
sanitaire de l’ensemble du patrimoine arboré par une structure compétente, en période
végétative (mai-juin). Un marché spécifique pour la réalisation de ce diagnostic sanitaire doit
être envisagé. Ce dernier devra conduire à identifier les modalités de gestion de chaque arbre
et linéaire d’arbres.
Les orientations de gestion du patrimoine arboré (arbres mâtures) qui seront intégré au
diagnostic sanitaire sont :
   •   Pour les arbres dangereux (penchés) et malade : abattre l’arbre et laisser le tronc ou une
       partie du tronc au sol. Les branches débitées serviront à réaliser des amas de bois mort.
       Le bois mort laissé sur place favorisera l’entomofaune et les micro-mammifères. Les
       amas de bois sont à renouveler tous les 4 ans et à refaire entièrement tous les 10 ans.
   •   Pour les arbres malades et mâtures (non dangereux) : réalisation d’une chandelle de 4 à
       5 mètre de haut en réalisant un élagage des branches. Ce type d’aménagement permet
       de favoriser la présence d’espèces cavernicoles et xylophages. On favorisera les
       chandelles sur les espèces de Saule pouvant abriter la chouette chevêche et jusqu’à 560
       espèces peuvent se développer sur ce type d’essence.
En complément des modalités de gestion du patrimoine arboré (arbres mâture) définies par le
diagnostic sanitaire, les modalités de gestion des linéaires arbustifs peuvent être réalisées par le
passage d’un lamier en dehors de la période végétative (novembre à février) à raison d’un
traitement d’un 1/3 à 1/4 du linéaire par an.


                2.1.3. Les ouvrages hydrauliques :
En dehors, des zones nécessaires à l’exploitation des ouvrages, il est proposé de favoriser la
biodiversité en installant une prairie fleurie aux abords des ouvrages. Ces prairies fleuries
nécessiteront un fauchage annuel de la végétation tardivement c’est-à-dire en septembre-
octobre.




                                                                                                 62
                 2.1.4. Les fossés :
Les enjeux pour VNF pour l’entretien des fossés sont d’assurer un fonctionnement hydraulique
optimal pour l’alimentation des voies d’eau et éviter des inondations en amont.
Pour assurer ce bon fonctionnement optimal des fossés, il est nécessaire de réaliser leur curage
régulièrement soit tous les 5 à 10 ans. Toutefois, compte tenu de l’absence d’entretien de ces
fossés depuis plusieurs décennies, le curage des fossés nécessite des travaux préalables de
défrichement. Au vu de l’importance des travaux et des coûts, il est préférable d’étaler les
travaux de curage sur plusieurs années (10 à 15 ans) en divisant les linéaires en 10 à 15 zones.


                2.1.5. Les digues :
Les enjeux pour VNF pour l’entretien des digues sont d’assurer la sécurité de ces ouvrages de
protection conformément à la réglementation.
Ainsi, conformément à la réglementation, les systèmes d’endiguement doivent être entretenus
régulièrement pour permettre leur inspection et leur contrôle en particulier lors des visites
techniques approfondies. Ainsi, il est préconisé de réaliser un débroussaillage de ces ouvrages
tous les 3 ans. Ces modalités permettent de préserver des zones refuges pour la faune et la flore
et d’éviter le développement de ligneux susceptibles d’impacter les ouvrages.
La mise en place de campagne d’écopâturage caprin et/ou caprin peut constituer une alternative
intéressante tant d’un point de vue technique, qu’économique et écologique. A condition d’y
exercer un pâturage léger à raison de 0,6 à 1 UGB par hectare (soit 6 à 10 chèvres ou moutons).


                 2.1.6. Le contre halage :
Le contre halage ne présente pas d’enjeu important pour VNF. Toutefois, il est important de
limiter le développement des ligneux afin de conserver une accessibilité minimale en cas de
travaux.
Le contre halage présente une végétation très diversifiée et principalement composée de
ligneux. Cette situation s’explique par la quasi absence d’entretien régulier du fait des
difficultés d’accès.
Dans le cadre de ce plan de gestion, il n’est pas proposé de réaliser un entretien courant du
contre-halage, compte tenu de sa difficulté d’accès et de l’absence d’usage. Le maintien de ces
végétations constituera des zones refuges pour la faune. Ainsi, il est proposé de ne réaliser un
fauchage/débroussaillage que tous les 3 ans afin d’éviter le développement de boisement. Au
vu des contraintes d’accès, ce fauchage pourrait être réalisé par la voie d’eau par la BTF, à
condition d’équiper la BTF d’un bras articulé avec barre de coupe. Cette fauche pourrait être
réalisée au mois de septembre, au moment où la biomasse est moins importante.
Le tableau suivant recense les pratiques de gestion pragmatiques en fonction des
ouvrages (tableau 9) :




                                                                                              63
  Type ouvrage                       Entretien                       Période                 Fréquence

                         Berges artificielle et verticale              Mars
                       (palplanche, perré béton, plaques                                Tous les 2 à 3 ans
                         béton, tunage bois) : abattage
                          des individus actuellement
Défense de berge                   présents.
                           Berge en enrochement et
                       naturelle : recepage des arbres et          Novembre à
                                                                                            Tous les 5 ans
                          taille en têtard ou fauchage               février

                            Fauche de sécurité avec                    Avril
                          exportation de 1m de part et
     Talus                d’autre du chemin de halage                                         Annuelle
                                                                    Septembre-
                         Fauche totale avec exportation               octobre

                         Elagage doux tous les 3 ans en            Novembre à
                         septembre à l’aide d’un lamier              février                Tous les 3 ans

                        Arbres dangereux : élaguer les
                            branches pour créer une                    Mars                  Ponctuelle
                        chandelle de 4 à 5m. Si le tronc
Alignement arbres        n’est pas stable, l’abattre et le
                                  laisser au sol
                             Arbres mâture : élagage               Novembre à                Ponctuelle
                                    équilibré                        Février
                          Diagnostic sanitaire en juin-                                      Ponctuelle
                       juillet pour les arbres à surveiller         Juin-Juillet
                         Tonte/fauche annuelle tardive
   Ouvrages                                                         Septembre-
                         pour laisser place à une prairie                                     Annuelle
  hydrauliques                                                       Octobre
                                      fleurie

                          Débroussaillage préalable et             Novembre à
     Fossés                                                                                 Tous les 5 ans
                                   curage                            Février

                       Débroussaillage total ou mise en
                                                                                             Tous les 3
     Digues            place d’un éco-pâturage une fois             Mars-Avril
                                                                                            ans/Annuelle
                                    par an

  Contre halage        Débroussaillage par voie fluviale            Mars-Avril              Tous les 3 ans


                   Tableau 9 : Synthèse des pratiques d’entretien par typologie d’ouvrage
                                           Source : personnelle




                                                                                                           64
             2.2.Gestion des espèces exotiques envahissantes terrestres
                   2.2.1. Renouée du Japon :
La Renouée du Japon est une espèce qui colonise les corridors et qui se développe très
rapidement. Il est quasiment impossible de l’éliminer complètement, cependant on peut limiter
son développement. Une méthode qui a déjà fait ses preuves sur le domaine public fluvial est
l’éco-pâturage avec des moutons et des chèvres. L’éco-pâturage présente plusieurs avantages :
ainsi outre le fait qu’il a prouvé son efficacité, il permet d’améliorer l’attractivité et l’image de
l’établissement, il évite d’avoir à gérer des sous-produits, il peut être réalisé sur tous les
ouvrages y compris les berges, il permet de préserver la biodiversité et ceci à un coût
relativement contenu.
Une alternative intéressante est la réalisation de l’extraction des rhizomes de Renouée, le
concassage de ces derniers et le confinement de ces rhizomes dans des bâches étanches et
opaques pendant environ 12 mois. La surface peut ensuite être réutilisée et réaménagées avec
des plantations qui vont faire concurrence à la Renouée comme le saule cendré et le noisetier.
Cette technique nécessite de réaliser un suivi pluriannuel des repousses de Renouée et une
élimination. Cette technique présente un coût certain.


                2.2.2. Rat musqué :
Le rat musqué est fortement présent sur le domaine. Un piégeage régulier doit être réalisé sur
la période de novembre à mars, ce qui correspond à la période de reproduction. La
réglementation impose que les pièges doivent être relevés tous les jours.
Le tableau suivant (tableau 10) recense les pratiques de gestion en fonction des espèces
exotiques envahissantes :

        Type                                        Proposition d’entretien



    Renouée du              1. Eco-pâturage
      Japon                 2. Arrachage puis plantation de saule cendré et noisetier

                            1. Pose de pièges principalement de novembre à mars (période de
    Rat musqué                 reproduction)
                              Les pièges doivent être relevés tous les jours

             Tableau 10 : Synthèse des pratiques de gestion des plantes exotiques envahissantes
                                            Source : personnelle




                                                                                                  65
    3. Aménagements ponctuels en faveur de la
       biodiversité
            3.1.Aménagements favorables à l’avifaune :
Sur plusieurs voies d’eau du domaine, on trouve des berges naturelles effondrées et à nu sans
protection constituant des falaises de terre meubles (illustration 15) :




                    Illustration 15. Berges effondrées naturelles sur le canal de St Quentin
                                              Source : Personnelle

Ces berges sont un habitat naturel pour l’hirondelle de rivage, le martin pêcheur et certaines
familles d’abeille. L’hirondelle de rivage est assez rare en Europe et présente uniquement sur
les 2/3 du Nord du territoire Français. Elle se construit son nid sous forme de galerie dans un
substrat sablonneux et se nourrit au niveau des vasières et à proximité de rivages. Quand cela
est possible, en particulier au niveau des rivières naturelles ou canalisées, ces falaises naturelles
doivent être conservées.

             3.2.Aménagements favorables aux abeilles :
L’abeille solitaire se développe dans des substrats sablonneux. Pour favoriser son habitat, il est
possible de réaliser une encoche de 80 cm de profondeur dans un tronc posé au sol ou dans le
talus d’une berge. Cette encoche sera remplie de sable et orientée sud-est. La plantation de
certaines plantes hôtes peuvent aussi permettre le développement de certaines espèces d’abeille.
Ainsi, la plantation de salicaire (Lythrum salicaria) permettre de favoriser l’abeille salicaria.




                                                                                                  66
             3.3.Aménagements favorable aux insectes (entomofaune) :
L’entomofaune se développe principalement au niveau
de la végétation herbacée. Ainsi, des modalités de
fauche adaptées permettent d’éviter 90% de mortalité
des insectes. La généralisation de l’utilisation de la
barre de coupe pour le fauchage doit être favorisée. Le
maintien sur site des produits de fauche permet de
conserver les populations d’insectes présents. La
réalisation d’andains avec les produits de fauche et les
branches issues des chantiers d’élagage/abattage
permet de créer des habitats favorables aux insectes et
permet une réutilisation sur site des sous-produits des
chantiers (évite les exportations avec un gain en         Illustration 16 : Barre de coupe avec
émission en C02 et une réduction des coûts) (illustration            andaineuse Berky
16).


             3.4.Aménagements favorables aux chauves-souris (Chiroptère) :
Certaines espèces de chiroptères (Murins) utilisent les voies d’eau comme de véritables
corridors écologiques en particulier comme zone de chasse. Pour favoriser ces habitats, il est
essentiel de maintenir un couvert végétal diversifié continue en bords de voies d’eau. Toutefois,
les Murins sont des chauves-souris lucifuges, c’est-à-dire qu’elles fuient la lumière. Ainsi, il est
essentiel pour maintenir la fonctionnalité des voies d’eau comme corridor écologique de limiter
l’éclairage de ces dernières. Dans les secteurs nécessitant d’assurer une mise en sécurité
(ouvrages de navigation, abords des villes) l’éclairage doit être compatible avec la présence de
ces espèces. Il faut éviter à tout prix d’éclairer la voies d’eau. Ainsi, l’utilisation de lampadaires
à détection de mouvement orientés strictement vers l’ouvrage à éclairer avec des longueurs
d’ondes hautes (inférieure à 2 800 Kelvin) est recommandée. On utilisera des longueurs
d’ondes différentes en fonction des saisons :
    o       2 200 Kelvin au printemps,
    o       2 800 Kelvin en hiver,
    o       1 700 Kelvin d’avril à octobre.
L‘utilisation de ce type d’éclairage a l’avantage aussi de limiter la mortalité des insectes,
principales proies des chauves-souris.
Il est à noter la présence exceptionnelle de colonies et de population du Murin des marais
uniquement sur les voies d’eau du Nord-Pas-de-Calais, en particulier au niveau du canal de
Neufossé, de la Lys et de l’Escaut. Cet enjeu exceptionnelle nécessite de préserver sur ces
secteurs une végétation herbacées et arborées continue.


           3.5.Aménagements de corridors de végétation hydrophile :
L’aménagement de corridors écologiques fonctionnels est possible au niveau des voies d’eau
présentant des protections de berge verticales. Ainsi, l’installation de radeaux végétalisés
permettent de favoriser la végétation hydrophile aux abords des berges en perrés béton et en
palplanches (figure 21) :




                                                                                                   67
                              Figure 21 : Schéma d’un radeau végétalisé
                                        Source : genie-végétal




                                Illustration 17 : Radeaux végétalisés
                                      Source : Naturedanstaville

Les rhizosphères de la végétation présentes sur les radeaux permettent de contribuer à purifier
l’eau et proposer des refuges et des supports de ponte pour la faune piscicole. Les parties
aériennes contribuent à la biodiversité locale et servent de supports à l’entomofaune. Par
exemple, les nénuphars attirent des espèces de libellules protégées (illustration 17).


            3.6.Aménagements favorables aux reptiles :
La réalisation de tas de pierres et de déchets végétaux, idéalement recouvert d’une bâche peut
constituer des zones de refuge et de ponde pour les reptiles (amas de 4mx4mx1,2m ou 5 m3).
Ce type d’aménagement permet de réutiliser les déchets de fauche et les branches issues des
chantiers d’élagage pour favoriser la présence d’espèces de reptiles (figure 22). De plus, ces
individus peuvent utiliser les berges en enrochement comme corridor écologique. Il faut donc
envisager la réalisation de ces aménagements à proximité de berges en enrochement.


                                                                                            68
            Figure 22 : Schéma de principe d’un site de ponte artificiel pour reptile – Source CEREMA

Le tableau 11 ci-dessous synthétise les aménagements possibles :

    Aménagements                     Taxon                     Proposition de gestion/d’aménagement


                               Hirondelle de rivage        Préserver/Favoriser l’installation de l’hirondelle
   Berges naturelles
                                                           de rivage et de Martin pêcheur avec des berges
      effondrées                 Martin pêcheur                       abruptes sans végétation

                                                           Créer un habitat en faisant une encoche de 80cm
    Tronc d’arbres               Abeille solitaire         de profondeur à remplir avec du sable et orienté
                                                                                sud-est

                                                              Réaliser des amas/tas de déchets végétaux
   Déchets végétaux           Entomofaune/reptiles
                                                             (produits de fauche et branchages d’élagage)

                             Chiroptères : Murin de
                                                           Utiliser des lampadaires à détection de présence,
 Eclairage trame noir        Daubenton et Murin des
                                                                     couleur d’éclairage spécifique
                                     marais

                              Murins, entomofaune,          Préservation/plantation de saules arbustifs et de
   Corridor végétal
                                    avifaune                       plantes hydrophile dans la berge

                                                               Installer des radeaux flottants de plantes
 Création de radeaux           Poissons, avifaune,
                                                           hygrophiles au niveau des voies d’eau aux berges
     végétalisés                  entomofaune
                                                                 verticales (palplanches, perré béton)

                                                             Réaliser des amas de résidus de fauche et de
  Déchets de fauche                  Reptiles
                                                               branches recouvert d’une bâche (5 m3)


               Tableau 11 : Synthèse des aménagements ponctuels favorables à la biodiversité
                                           Source : personnelle




                                                                                                            69
    4. Perspectives
             4.1.Modalités d’entretien du contre-halage :
Actuellement, l’entretien des végétations de la berge en contre-halage n’est pas optimal compte
tenu des problématiques d’accessibilité de cette berge. Ainsi, l’entretien de cette berge nécessite
d’intervenir par voie d’eau. Toutefois, les entreprises titulaires des marchés de fauchage et
d’élagage/abattage ne disposent pas des engins permettant ce type d’intervention. De surcroît,
il apparaît peu rentable pour ces entreprises locales d’acquérir ou de louer des engins flottants
(bateaux, plateforme flottantes) pour les seuls chantiers VNF.
Ainsi, il pourrait être intéressant d’exploiter la possibilité offerte par les engins flottants de la
« Brigade des travaux fluviaux » (BTF). Les interventions sur les boisements par voie d’eau
entrent complètement dans son domaine d’intervention. Il est à noter qu’un des bateaux de la
BTF a été équipé d’un grappin coupeur lui permettant d’élaguer des arbres/branches d’environ
35 cm de diamètre. Il serait pertinent de confier l’entretien du patrimoine arboré et des
végétations herbacées situé au niveau du contre-halage à la BTF. Toutefois, cette stratégie
nécessite d’adapter le matériel de coupe aux modalités d’entretien et aux diamètres des arbres
et branches à entretenir.
De plus, il faudrait équiper l’un des engins flottants de la BTF d’une barre de coupe pour
l’entretien des végétations herbacées.


            4.2.Modalité de suivi du plan de gestion :
Le plan de gestion et en particulier l’entretien du patrimoine arboré nécessitent de réaliser un
suivi de l’évolution des végétations et de ce patrimoine afin d’adapter annuellement les
modalités de gestion et d’ajuster la programmation annuelle d’entretien. Pour cela, le plan de
gestion propose qu’annuellement chaque secteur réalise avant chaque période de chantier un
suivi des végétations du DPF. Ce suivi du patrimoine arboré sera d’autant plus facile que le
diagnostic sanitaire réalisé préalablement au programme pluriannuel d’entretien permettra
d’alimenter le système d’information géographique (SIG « Arbres ») de la DT. Ce diagnostic
sanitaire complétera l’inventaire du patrimoine arboré réalisé dans le cadre du plan de gestion.
Ainsi, le suivi pré et post chantier de la végétation permettra d’une part d’ajuster la définition
du besoin avant les chantiers et de bancariser les interventions réalisées sur le patrimoine arboré
(mise à jour des données).


            4.3.Evaluation de l’efficacité du plan de gestion
Pour évaluer l’efficacité du plan de gestion, il est nécessaire de développer des indicateurs de
performance qualitatifs et quantitatifs. En complément, des indicateurs quantitatifs comme le
nombre d’aménagements écologiques ponctuels réalisés (gîtes, nichoirs, chandelles, tas de bois,
radeaux végétalisés), le nombre de linéaire d’arbres diagnostiqués, des indicateurs d’efficacité
peuvent être proposés comme le taux d’occupation des aménagements écologiques, le taux de
recouvrement de Renouée du Japon, la diversité floristique ou le taux de linéaire arboré
diagnostiqué/entretenu.
Des indicateurs qualitatifs et quantitatifs sont proposés dans le tableau suivant, ces derniers ne
sont pas exhaustifs (tableau 12) :



                                                                                                  70
Indicateurs d’efficacité
                                                          Modalités de
  et/ou Indicateurs de            Objectifs                                       Modalités de calcul             Fréquence/conditions
                                                            gestion
     mise en oeuvre
                                                                                                                         Annuelle
                           Mise en œuvre politique
   Nombre d’arbres                                     Mise en place d’une    Evolution du nombre d’arbres
                               zéro abattage,
      abattus                                          gestion douce basée    abattus par rapport au nombre
                            Réduction des coûts,              sur les         d’arbre ayant fait l’objet d’un    Réalisation du diagnostic
                                                        préconisations du     diagnostic sanitaire (sur base    sanitaire Peut être remplacé
                               Préservation de
Taux d’arbres abattus                                  diagnostic sanitaire     des bons de commandes)            par le nombre d’arbres
                             l’écosystème arbre
                                                                                                                           abattus
                                                                                                                         Annuelle
                                                           Programme
                             Mise en sécurité du           pluriannuel
  Nombre de chutes                  DPF                   d’intervention      Evolution du nombre de chute
d’arbres/branches sur                                                                                           Réalisation du diagnostic
                           Réduction des arrêt de      arboré sur base des    d’arbres/branches sur le DPF
       le DPF                                                                                                   sanitaire et élaboration du
                                navigation              préconisations du
                                                                                                                 programme pluriannuel
                                                       diagnostic sanitaire
                                                                                                                      d’intervention
                                                                                Réalisation d’inventaires
 Diversité floristique     Favoriser la biodiversité   Fauche exportatrice      floristiques sur des sites               Annuelle
                                                                                         témoins
                                                                                   Evolution du taux de
                            Lutter contre les EEE                                      recouvrement
Taux de recouvrement
                                                          Eco-pâturage            (densité/hauteur) de la                Annuelle
   de la Renouée           Favoriser la biodiversité                            Renouée du Japon sur des
                                                                              sites témoins en éco-pâturage
                              Connaissance du           Mise en œuvre du      Evolution du linéaire d’arbres
Taux de linéaire arboré
                           patrimoine arboré Mise      diagnostic sanitaire    diagnostiqué par rapport au               Annuelle
    diagnostiqué
                             en sécurité du DPF              arboré                   linéaire total
                                                       Mise en oeuvre des     Evolution du linéaire d’arbres
   Taux de linéaire          Mise en sécurité du
                                                        préconisations du      gérés par rapport au linéaire             Annuelle
    d’arbres gérés                  DPF
                                                       diagnostic sanitaire           diagnostiqué
                                                                                                                         Annuelle
                                                                                                                 Les dépenses d’entretien
                             Réduction des coûts                                                                 vert risquent d’augmenter
                                                       Mise en oeuvre du        Evaluation des dépenses
 Budget entretien vert      d’entretien du DPF (à                                                               les 3 à 5 premières années
                                                        plan de gestion            d’entretien verts
                                moyen terme)                                                                         compte tenu de la
                                                                                                                  réalisation du diagnostic
                                                                                                                           sanitaire
Taux de linéaire faisant
     l’objet d’un
     programme                                          Hiérarchisation et     Evolution du linéaire ayant
    pluriannuelle            Ajuster les moyens          priorisation des           fait l’objet d’une
    d’intervention          humains et financiers           opérations        programmation pluriannuelle                Annuelle
Linéaire faisant l’objet        aux besoins               d’entretien en      d’intervention par rapport au
   d’un programme                                      fonction des enjeux            linéaire total
     pluriannuelle
    d’intervention

                                                           Réalisation                                                Annuellement
Taux d’occupation des                                   d’aménagements            Evolution du nombre
                                                                                                                     L’occupation d’un
    aménagements                                           écologique         d’aménagements occupés par
                                                                                                                aménagement est aléatoire
 écologique ponctuels      Favoriser la biodiversité     favorables à la        au moins une espèces par
                                                                                                                 et tributaire d’un certain
                                                       faune (chandelles,          rapport au nombre
                                                                                                                    nombre de facteurs
                                                           tas de bois,         d’aménagements réalisés
                                                                                                                        intrinsèque à
                                                         nichoirs, gîtes),                                      l’aménagement mais aussi




                                                                                                                           71
       Nombre                                     falaises naturelles,                              de facteurs extérieurs
  d’aménagements                                        radeaux                                        (dynamique des
écologiques ponctuels                                                                              populations, conditions
                                                                                                           météos)


                                 Tableau 12 : Proposition d’indicateurs de suivi d’efficacité



           Il est important de préciser qu’un certain nombre d’indicateurs liés à la gestion du patrimoine
           arboré ne sera pas opérationnel et représentatif de l’efficacité du plan de gestion dans un premier
           temps. En effet, certains indicateurs nécessitent la réalisation au préalable du diagnostic
           sanitaire du patrimoine arboré et du programme pluriannuel d’entretien. Une période de
           transition de 1 à 2 ans est nécessaire pour élaborer et mettre en œuvre les outils (diagnostic
           sanitaire, programme pluriannuel d’intervention, marchés, partenariats) identifiés dans le plan
           de gestion. Toutefois, ces indicateurs, moyennant une adaptation (évaluation quantitative plutôt
           qu’une évaluation relative) peuvent d’ores et déjà être calculés afin de constituer un état initial
           mais aussi d’apprécier l’intégration par les agents des orientations du plan de gestion. En effet,
           il est possible d’anticiper la mise en œuvre des différents outils proposer par le plan de gestion
           en adaptant et modifiant certaines pratiques (abattage systématique des arbres, réalisation de
           tas de bois).
           De même, l’indicateur relatif à la biodiversité sera pertinent qu’une fois la réalisation sur
           plusieurs années du fauchage avec exportation effectuée. En effet, la modification de la
           composition floristique d’un milieu nécessite une évolution de la composition du sol
           (appauvrissement) qui s’opère sur des délais relativement longs. Ainsi, on pourra observer une
           évolution de la composition floristique des milieux seulement dans 5 à 10 ans. Toutefois, la
           réalisation d’inventaires floristiques pour évaluer la diversité végétale peut d’ores et déjà être
           réalisé pour avoir une idée de l’état initial.


                       4.4.Prise en compte des enjeux écologiques du territoire
           Les modalités de gestion des végétations du DPF proposées dans le cadre de ce plan de gestion
           visent à concilier l’ensemble des enjeux de VNF (sécurité, moyens humains et financiers,
           navigation) et dans une certaine mesure d’améliorer la prise en compte des enjeux écologiques.
           Ce plan de gestion ne constitue pas un plan de gestion différencié puisque les modalités de
           gestion ne sont pas définies en fonction des habitats naturels et des espèces présentes sur le
           DPF. Les modalités de gestion proposées sont globales et simplifiées pour une meilleure
           appropriation par les agents et les prestataires et donc une mise en œuvre effective. Néanmoins,
           ces modalités de gestion permettent d’améliorer le fonctionnement de ce corridor écologique
           constitué par les voies d’eau.
           Toutefois, comme présenté en préambule, de nombreux sites naturels remarquables (sites
           RAMSAR, sites Natura 2000, Réserves Naturelles Nationales et Régionales, ZNIEFF) sont
           présents le long des voies navigables du Nord-Pas-de-Calais. Ainsi, les voies d’eau peuvent
           constituer de véritables corridors écologiques entre l’ensemble de ces sites naturels, à condition
           d’adopter des modalités de gestion prenant en compte les enjeux écologiques des sites naturels
           connexes.


                                                                                                            72
Ainsi, il pourrait être pertinent de développer des partenariats avec les gestionnaires de ces sites
naturels (PNR, Départements, Communes, CEN…) afin d’identifier les modalités de gestion à
mettre en œuvre par VNF compatibles avec les enjeux de conservation des sites naturels
connexes au DPF.
Un travail pourrait être engagé avec les Parcs Naturels Régionaux afin d’identifier les secteurs
et les sites naturels patrimoniaux prioritaires où développer cette approche. Cette première étape
est facilitée par l’existence de conventions partenariales entre les 3 PNR et VNF.
Le présent plan de gestion s’est limité à proposer une approche globale de la gestion des
végétations du DPF, toutefois les modalités de gestion à mettre œuvre pour les aménagements
écologiques réalisés par VNF dans le cadre de ces projets d’investissement (mesures
compensatoires, mesures d’accompagnement) n’ont pas été intégrer à cette réflexion. Ainsi, il
serait nécessaire de réaliser un recensement exhaustif de l’ensemble de ces aménagements ainsi
que les mesures de gestion identifiées pour ces derniers et de les bancariser. L’objectif de cette
démarche est de vérifier la mise en œuvre des engagements de VNF dans le cadre de la mise
œuvre de ces aménagements, de réaliser un suivi d’efficacité de ces derniers et au final réaliser
un retour d’expérience de ces aménagements. Ces retours d’expérience permettront à VNF
d’identifier les types d’aménagements présentant un bilan coût/avantage en particulier pour la
biodiversité très positif.

           4.5.Communication et sensibilisation
Afin que les propositions et les modalités de gestion proposées par le plan de gestion soient
effectivement mise en œuvre, il apparaît essentiel qu’il y ait une appropriation et une bonne
compréhension des enjeux, des objectifs et des modalités de gestion par l’ensemble des agents
de VNF mais aussi des acteurs du territoire. Pour cela, il est proposé de développer une
communication et une sensibilisation de l’ensemble des intervenants et ceci afin d’anticiper les
questionnements et d’éviter un rejet des évolutions des pratiques.
En ce qui concerne les agents de VNF, il apparaît nécessaire de les associer en amont des
réflexions voire de les associer aux réflexions et dans un deuxième temps de les accompagner
dans les modifications des pratiques. Ainsi, des rencontres doivent être organiser avec les
responsables d’UTI, les responsables de secteurs et les agents d’entretien afin de leur présenter
les premières réflexions et finaliser ensemble les modalités de gestion envisagées. Ce temps
d’échange permettra d’identifier les contraintes éventuelles à la mise en place de certaines
propositions et d’affiner/ajuster les modalités de gestion. Pour faciliter la mise en œuvre des
modalités de gestion des végétations du DPF, le plan de gestion intègre des fiches
opérationnelles de gestion à destination des agents de VNF.
En ce qui concerne les communes, les usagers et les riverains, il est nécessaire d’envisager une
communication et une sensibilisation afin d’accompagner les changements de gestion et
valoriser la démarche de VNF. Ainsi, cette action peut s’envisager selon 2 axes :
   •   Une communication large à l’aide de support de communication type plaquette de
       communication voire rencontres avec les communes et les représentants des usagers,
   •   Une communication ponctuelle sur site à l’aide de panneaux pédagogiques pour
       expliquer les objectifs de la gestion ou des aménagements.




                                                                                                 73
             4.6.Généralisation du plan de gestion à l’ensemble du DPF
Comme indiqué dans le chapitre relatif au périmètre d’étude, la moitié du domaine public
fluvial a été confié, via des conventions de superposition de gestion, aux collectivités bords à
voie d’eau. Ainsi, ces collectivités, en fonction des limites définies dans la convention, assurent
la gestion et l’entretien des végétations du DPF. Certaines collectivités ont d’ores et déjà mis
en place des plans de gestion écologiques comme la Métropole Européenne de Lille, la
Communauté d’Agglomération Maubeuge Val de Sambre ou encore la ville de Lille, d’autres
n’ont pas mis en place de tel plan de gestion. Ainsi, le présent plan de gestion pourrait être mis
à disposition de ces collectivités afin d’avoir des modalités de gestion globales et cohérente à
l’échelle des corridors écologiques constitués par les voies navigables.



       VI. Programmation technique et budgétaire
           1.Programmation technique
           1.1. Travaux d’entretien annuels
Le plan de gestion comprend des modalités de gestion à réaliser annuellement et des modalités
de gestion réparties sur plusieurs années. La gestion annuelle de la végétation concerne les
ouvrages présentant des enjeux de sécurité des usagers ou de nécessité de service.
Seuls le talus/chemin de halage et les abords des ouvrages hydrauliques font l’objet d’une
gestion annuelle dans le cadre du plan de gestion. Ceci s’explique par le fait que ces ouvrages
doivent être accessibles à tout moment par les agents VNF pour des interventions
d’exploitation, de maintenance et d’entretien mais aussi par le fait qu’ils doivent être déporvus
de toute végétation pour assurer leur intégrité.
                  2.2.3. Talus/chemin de halage
Le talus/chemin de halage nécessite d’être entretenu annuellement afin de permettre aux agents
VNF de réaliser leurs tournées et accéder en toute sécurité aux différents ouvrages du réseau
(assurer une bonne visibilité et l’absence d’obstacle sur le chemin d’exploitation). L’objectif de
l’entretien est d’éviter le développement d’une végétation arbustive et arborée.
Pour limiter les interventions et les coûts, il est proposé d’intervenir en début de croissance
végétative, c’est-à-dire en mars-avril pour réaliser une passe de sécurité, c’est-à-dire le fauchage
de la végétation sur 1 mètre de part et d’autre du chemin de halage et en fin de croissance
végétative, c’est-à-dire en septembre pour réaliser une fauche totale de la végétation herbacée.
Il est proposé de faire une exportation des produits de fauche afin d’appauvrir les sols ce qui
permettra de limiter les interventions à moyen/long terme et aussi favoriser la biodiversité.


                 2.2.4. Ouvrages hydrauliques
Les abords des ouvrages hydrauliques (écluses et barrages) doivent être entretenue
régulièrement compte tenu des enjeux d’exploitation de la navigation et de gestion hydraulique.
Ainsi, en fonction des conditions climatiques et de la croissance de la végétation, il peut s’avérer
nécessaire d’intervenir plusieurs fois par an. Pour limiter les interventions et les coûts, il est
préférable d’intervenir, comme pour la végétation herbacée du talus, en début de croissance

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végétative, c’est-à-dire en mars-avril et en fin de croissance végétative, c’est-à-dire en
septembre.
En cas de fauche, il est proposé de faire une exportation des produits de fauche afin d’appauvrir
les sols ce qui permettra de limiter les interventions à moyen/long terme.
L’entretien courant des ouvrages hydrauliques ne fait pas l’objet d’une estimation budgétaire
dans la mesure où les modalités des gestions restent inchangées par rapport aux pratiques
actuelles.

            1.1. Travaux d’entretien pluriannuels
La réalisation de travaux d’entretien pluriannuels pour certains ouvrages permet d’une part de
préserver des refuges pour la biodiversité et d’autre part de répartie le coût sur plusieurs années.
Cette gestion pluriannuelle concerne en particulier soient les végétations des ouvrages
présentant des surfaces et des coûts d’entretien importants (linéaires arborés) soient des
ouvrages dont les enjeux ne nécessitent pas d’entretien annuel (contre-halage et digues).
                 1.1.1. Linéaires arborés
La Direction territoriale possède un patrimoine arboré très important et aux formes variés. Ce
patrimoine est soit issu de plantations réalisées dans les année 60-70 (campagne de plantation
de peupliers) soit apparu spontanément par absence d’entretien.
Ainsi, avant d’envisager la mise en place d’un entretien courant, il apparaît nécessaire d’une
part d’améliorer la connaissance de ce patrimoine aussi bien d’un point de vue quantitatif
(linéaire d’arbres et volumes) que d’un point de vue qualitatif (état sanitaire).
La réalisation d’un diagnostic sanitaire de l’ensemble de ce patrimoine permettra d’atteindre
cet objectif. Ce diagnostic doit être réalisé en période printanière ou estivale afin d’identifier
les désordres mécaniques et sanitaires. Au vu de l’importance et de l’absence d’entretien depuis
plusieurs années, la réalisation de ce diagnostic sanitaire doit être une priorité afin de mettre en
sécurité le DPF, il est proposé de lancer un marché sur 3 ans afin de traiter l’ensemble du DPF
rapidement. Ce diagnostic doit être réalisé dès 2020, dans la mesure où ce dernier orientera les
modalités de gestion et la priorisation d’intervention. Néanmoins, une priorisation peut d’ores
et déjà être proposé au vu des éléments issus du diagnostic du patrimoine arboré. Cette dernière
est présentée au paragraphe « 1.3. Priorisation des linéaires d’arbres ».
Que ce soit pour la réalisation du diagnostic sanitaire ou pour l’entretien de ces linéaires
d’arbres, la priorité n°1 est donné aux arbres et linéaires d’arbres présents aux abords du grand
gabarit et définis comme « à surveiller » dans le cadre du plan de gestion :
   •   Canal d’Aire : bief Cuinghy-Fontinettes,
   •   Canal de la Haute Deûle : bief Douai-Don,
   •   Canal de la Deûle : biefs Don-Grand Carré / Grand Carré-Quesnoy,
   •   Escaut canalisé : biefs Iwuy-Pont Malin / Denain-Trith / Trith-Valenciennes / Bruay-
       Fresnes-Mortagne.
Ainsi, en 2020, l’ensemble des arbres et linéaires d’arbres « à surveiller » feront l’objet d’un
diagnostic sanitaire afin d’apprécier leur état de santé et définir rapidement les modalités de
gestion à envisager.


                                                                                                 75
Les diagnostics sanitaires des arbres et linéaires arborés restant à faire seront répartis à 50% en
2021 et 50% en 2022.
La mise en œuvre des propositions d’entretien du patrimoine arboré du plan de gestion sera à
réaliser dès 2020 sur les arbres et linéaires d’arbres « à surveiller ». Ces arbres et linéaires
d’arbres prioritaires auront fait l’objet d’un diagnostic sanitaire à l’été 2020 et de préconisations
d’entretien qui pourront être mises en œuvre courant de l’hiver 2020-2021.
Pour le reste des arbres et linéaires d’arbres du DPF, les diagnostics sanitaires seront réalisés
aux printemps 2021 et 2022 et les préconisation d’entretien seront mises en œuvre durant les
hiver 2021-2022 et 2022-2023.
Par la suite, les arbres isolés ayant fait l’objet d’un entretien suite au diagnostic sanitaire devront
faire l’objet d’une surveillance annuelle mais ne feront l’objet d’une nouvelle intervention au
plus tôt que 10 ans après cette intervention sauf s’il y a un désordre constaté.
De même, les linéaires d’arbres ayant fait l’objet d’un entretien suite au diagnostic sanitaire
devront faire l’objet d’une surveillance annuelle mais ne nécessiteront qu’une intervention
légère tous les 3 ans minimum par l’intermédiaire d’un lamier, à raison d’un traitement d’1/3
du linéaire par an et par secteur fin de préserver des zone refuge.


                1.1.2. Digues
Un certain nombre d’ouvrage présents sur le DPF ont fait l’objet d’une classification au titre du
décret n° 2015-526 du 12 mai 2015 relatif aux règles applicables aux ouvrages construits et
aménagés en vue de prévenir les inondations et aux règles de sûreté des ouvrages hydrauliques.
La réglementation impose la réalisation de visite technique approfondie (VTA) régulièrement
à une fréquence définis réglementairement en fonction de la classe de l’ouvrage (classe A, B et
C en fonction des risques et des enjeux). La fréquence minimale est d’une VTA tous les 3 ans
pour les ouvrages de classe A.
Pour permettre la réalisation de ces VTA mais aussi permettre aux inspecteurs de
l’environnement d’assurer un contrôle des ouvrages, il est nécessaire d’entretenir régulièrement
les digues classées. Cet entretien régulier permet aussi de limiter le développement de la
végétation arboré source de désordres pour ces ouvrages. Cet entretien régulier constitue une
mise en sécurité de l’ouvrage.
Ainsi, il est proposé de mettre en œuvre une gestion tous les 3 ans des digues afin de
correspondre à la fréquence minimale des VTA et répondre aux prescription de la
réglementation. Cette gestion tous les 3 ans pourra s’opérer par fauchage avec exportation
(réalisation de tas de fauche sur site) soit par écopâturage. Le choix de la modalité de gestion
prendra en compte le coût de chaque modalité et la possibilité de la mettre en œuvre en
particulier pour l’écopâturage. Pour cette dernière, il pourra être envisagé de mettre en œuvre
des partenariats locaux avec des exploitants agricoles.
Toutefois, l’absence, actuellement, d’une gestion courant de ces ouvrages nécessite une
« remise à niveau », c’est-à-dire une étape préalable à la mise en place d’un entretien courant,
par un débroussaillage de ces zones endiguées. Ainsi, il est proposé en 2020 d’opérer un
débroussaillage de ces digues et de mettre en place la gestion courante en 2023.

                                                                                                    76
                 1.1.3. Contre-halage
Le contre-halage est un chemin de service secondaire peut utiliser à l’heure actuel et souvent
peu accessible. Néanmoins, il est nécessaire d’assurer un entretien minimal afin de préserver sa
fonctionnalité et éviter le développement trop important des essences arborées. Cet entretien
régulier doit aussi empêcher le développement des arbres au niveau des berges et donc de
préserver l’intégrité des défenses de berge.
 Compte tenu, de la faible accessibilité du chemin de halage, il est proposé dans le cadre de ce
plan de gestion, de réaliser l’entretien depuis la voie d’eau. Pour cela, l’utilisation des engins
flottants et des agents de la brigade des travaux fluviaux (BTF) du service est envisagée. Il est
proposé d’assurer cet entretien tous les 3 ans au raison d’un traitement d’1/3 du linéaire par an
et par secteur.
La réalisation de cet entretien par la BTF nécessitera d’équiper les engins flottants avec un
lamier (capacité de coupe 6 à 10 cm de diamètre) sur bras d’un débattement suffisant pour
atteindre la végétation du chemin de halage depuis la voie d’eau (5 à 10m). Cette longueur de
débattement dépend du profil en travers de chaque voie d’eau. Un investissement d’un minima
de 20 000€ est à prévoir pour cet équipement.
                 2.2.5. Fossés
L’entretien des fossés présents sur le DPF constitue un enjeu en matière de gestion hydraulique
que cela soit pour l’alimentation des canaux (contre-fossés, rigoles d’alimentation) ou pour
limiter les inondations des riverains. Dans la majorité des secteurs, les fossés ont peu ou pas été
entretenu. Ainsi, la mise en place d’un entretien courant nécessite dans la majorité des cas une
phase préalable de défrichement afin de pouvoir accéder aux fossés et le curer.
Toutefois, dans bien des cas la domanialité de ces fossés est mal connue. Il est donc difficile à
l’heure actuelle d’évaluer le linéaire de fossés dont VNF à la gestion et de préciser leur état.
Compte tenu de l’absence d’information sur le linéaire de fossés et la nature des travaux
d’entretien à réaliser, le présent plan de gestion n’intègre pas d’estimation budgétaire de
l’entretien de ces ouvrages.
Dès lors, il serait nécessaire de réaliser un inventaire de ces fossés domaniaux et leur état. La
fiabilisation du domaine et leur développement d’outils numériques de terrain permettra de
faciliter cette démarche.



           2. Programmation budgétaire
           2.1. Entretien du talus
L’entretien du talus est prévu annuellement selon 2 modalités :
   •   Une fauche de sécurité avec exportation en mars-avril,
   •   Une fauche totale avec exportation en septembre.
Pour l’estimation budgétaire de la gestion du talus, les forfaits « fauche avec exportation » des
lots géographiques de chaque UTI du marché « fauchage » a été exploité. Pour l’estimation, de
la surface à faucher, lors de la fauche de sécurité, l’ensemble du linéaire de berges (talus du
chemin de halage et talus du contre halage) géré par chaque UTI (hors superposition) a été pris

                                                                                                77
en compte, à raison d’un fauchage sur une largeur de 2m. Pour la fauche totale, l’estimation a
été faite en prenant en compte l’ensemble du linéaire de berges géré par chaque UTI à raison
d’un fauchage sur une largeur de 4 à 6m en fonction des informations collectées lors de la phase
diagnostic.
Cette approche globale contribue à surestimer le linéaire de talus à gérer dans la mesure où elle
comptabilise les linéaires de talus coté chemin de halage et de talus coté contre halage. Or dans
bien des cas le contre-halage n’est pas accessible et fera l’objet d’un entretien tous les 3 ans par
la BTF.
En première approche, l’estimation des coûts d’entretien de la végétation herbacée du talus est
d’environ 287 000€ HT par an mais cette dernière semble donc surestimée. Cette estimation
sera donc à affiner avec les responsables de chaque secteur mais aussi avec l’amélioration de la
connaissance du DPF encore, sur certain secteur, imparfaite.




                                                                                                 78
                                                        Linéaire        Largeur (en
      UTI            Secteurs    Type de fauche                                          Coût unitaire (€ TTC/m)   Coût (€ HT)
                                                          (km)              m)

                               Fauche de sécurité        110.00             2.00                  50.00 €          11 000.00 €
                    Dunkerque
                                 Fauche totale           110.00             6.00                  50.00 €          33 000.00 €
                               Fauche de sécurité        42.50              2.00                  50.00 €          4 250.00 €
  Flandres-Lys       St Omer
                                 Fauche totale           42.50              6.00                  50.00 €          12 750.00 €
                               Fauche de sécurité        110.00             2.00                  50.00 €          11 000.00 €
                     Béthune
                                 Fauche totale           110.00             6.00                  50.00 €          33 000.00 €
                               Fauche de sécurité        20.00              2.00                  39.00 €          1 560.00 €
                     Quesnoy
                                 Fauche totale           20.00              6.00                  32.60 €          3 912.00 €
  Deûle-Scarpe
                               Fauche de sécurité        139.00             2.00                  39.00 €          10 842.00 €
                     Waziers
                                 Fauche totale           139.00             6.00                  32.60 €          27 188.40 €
                    Valencienn Fauche de sécurité        100.00             2.00                  70.00 €          14 000.00 €
                        es       Fauche totale           100.00             8.00                  70.00 €          56 000.00 €
                               Fauche de sécurité        126.00             2.00                  70.00 €          17 640.00 €
Escaut-St Quentin    Cambrai
                                 Fauche totale           126.00             4.00                  70.00 €          35 280.00 €
                               Fauche de sécurité        37.50              2.00                  70.00 €          5 250.00 €
                    Berlaimont
                                 Fauche totale           37.50              4.00                  70.00 €          10 500.00 €
                                                                                                                                 287



                                                                                                Coût annuel

                                                    Tableau 13 : Coût annuel de l’entretien du talus




                                                                                                                                  79
            2.2. Linéaires arborés
                  2.2.1. Diagnostic sanitaire du patrimoine arboré
L’entretien du linéaire arboré nécessite au préalable une phase de diagnostic qui permettra de
compléter les informations recueilli dans le cadre du présent plan de gestion en particulier sur
le paramètre quantitatif (nombre, linéaire), sur le paramètre qualitatif (hauteur, diamètre et âge),
sur le paramètre sanitaire mais surtout sur les modalités de gestion des arbres et linéaires et sur
le coût de gestion pluriannuel.
Ainsi, en fonction des données recueillies lors du diagnostic du patrimoine arboré, il est possible
d’appréhender le coût de réalisation d’un tel diagnostic. Dans le cadre de cette estimation, il a
été dissocié le diagnostic sanitaire des arbres isolés et des linéaires d’arbres. Les coûts pour ce
type de diagnostic sont issus des données fournies par le service Arbre Conseil de l’Office
National des Forêts, pour le diagnostic à l’arbre et par le marché « diagnostic phytosanitaire des
arbres du canal du Rhône au Rhin » établi par la Direction territoriale Rhône-Saône de Voies
Navigables de France, pour le diagnostic des linéaires d’arbres.
Le marché « diagnostic sanitaire des arbres » est envisagé sur 3 ans pour l’ensemble des arbres
et linéaire d’arbres présents sur le DPF. Pour cela un ordre de priorité a été défini. Ainsi, dès
2020 les arbres et linéaire d’arbres « à surveiller » seront diagnostiqués et le reste des linéaires
d’arbres sera diagnostiqué en 2021 et 2022.
L’estimation des coûts pour la réalisation de ce diagnostic de l’ensemble du patrimoine arboré
sur la période 2020-2023 est de 112 280 € HT. Cette estimation semble assez fiable. Toutefois,
nous avons vu que les données d’inventaire des arbres et linéaire d’arbres est peu fiable. Il est
donc nécessaire de prévoir un budget plus important.
La réalisation de ce type de diagnostic nécessité d’être renouvelée tous les 5 à 10 ans voire
moins en fonction des conditions climatiques (chablis, développement des maladies
cryptogamiques) et des suivis annuels.


                 2.1.1. Entretien du patrimoine arboré
L’entretien du patrimoine arboré sera déterminé par les propositions de gestion des diagnostics
sanitaires des arbres réalisés dès 2020 et des modalités de gestion du présent plan de gestion.
L’objectifs sont d’assurer la sécurité des biens et des personnes mais aussi préserver l’arbres en
tant qu’écosystème. Ainsi, les orientations de gestion visent à éviter l’abattage systématique
des arbres et un entretien doux des linéaires d’arbres. Dès l’hiver 2020-2021, des opérations
d’entretien des arbres et linéaires d’arbres « à surveiller » pourront être envisagées. Le reste du
patrimoine arboré, exclusivement des linéaire d’arbres, seront entretenus en 2021 et 2022 en
période hivernale. Cette première période triennale constituera, pour certains secteurs, « une
remise à niveau » de l’entretien du patrimoine arboré.
Pour l’estimation du coût de cette phase de « remis à niveau », les prix des différents lots par
UTI du marché actuel d’élagage/abattage de la DT ont été utilisés. Pour l’entretien des arbres »
à surveiller » l’estimation prend en compte le prix pour l’installation de chantier d’une durée
inférieure à 2 jours et le prix d’élagage d’un arbre de plus de 50 cm de diamètre (diamètre
mesuré à 1m du sol).



                                                                                                 80
 Année                                      2020                                                  2021                                2022                                2023
                                                            Coût       Coût (€                  Coût        Coût (€                 Coût       Coût (€                 Coût
  UTI        Secteurs        Type d'arbre      Données                              Données                             Données                             Données              Coût (€ HT)
                                                           unitaire     HT)                    unitaire      HT)                   unitaire     HT)                   unitaire
                       Arbres "à surveiller"
                                                    0      50.00 €      0.00 €         0       50.00 €       0.00 €         0      50.00 €      0.00 €         0      50.00 €      0.00 €
                            (à l'unité)
           Dunkerque
                           Linéaire "à
                                                   1.100   400.00 €    440.00 €      6.900     400.00 €    2 760.00 €     6.900    400.00 €   2 760.00 €       0      400.00 €     0.00 €
                       surveiller" (au km)
                       Arbres "à surveiller"
                                                    0      50.00 €      0.00 €         0       50.00 €       0.00 €         0      50.00 €      0.00 €         0      50.00 €      0.00 €
Flandres-                   (à l'unité)
            St Omer
   Lys                     Linéaire "à
                                                   0.000   400.00 €     0.00 €       0.600     400.00 €     240.00 €      0.600    400.00 €    240.00 €        0      400.00 €     0.00 €
                       surveiller" (au km)
                       Arbres "à surveiller"
                                                    90     50.00 €    4 500.00 €       0       50.00 €       0.00 €         0      50.00 €      0.00 €         0      50.00 €      0.00 €
                            (à l'unité)
            Béthune
                           Linéaire "à
                                                   2.300   400.00 €    920.00 €     24.000     400.00 €    9 600.00 €    24.000    400.00 €   9 600.00 €       0      400.00 €     0.00 €
                       surveiller" (au km)
                       Arbres "à surveiller"
                                                   120     50.00 €    6 000.00 €       0       50.00 €       0.00 €         0      50.00 €      0.00 €         0      50.00 €      0.00 €
                            (à l'unité)
            Quesnoy
                           Linéaire "à
                                                   0.700   400.00 €    280.00 €      7.500     400.00 €    3 000.00 €     7.500    400.00 €   3 000.00 €       0      400.00 €     0.00 €
 Deûle-                surveiller" (au km)
 Scarpe                Arbres "à surveiller"
                                                    0      50.00 €      0.00 €         0       50.00 €       0.00 €         0      50.00 €      0.00 €         0      50.00 €      0.00 €
                            (à l'unité)
            Waziers
                           Linéaire "à
                                                   0.000   400.00 €     0.00 €      10.700     400.00 €    4 280.00 €    10.700    400.00 €   4 280.00 €       0      400.00 €     0.00 €
                       surveiller" (au km)
                       Arbres "à surveiller"
                                                   100     50.00 €    5 000.00 €       0       50.00 €       0.00 €         0      50.00 €      0.00 €         0      50.00 €      0.00 €
                            (à l'unité)
          Valenciennes
                           Linéaire "à
                                                   1.300   400.00 €    520.00 €     14.200     400.00 €    5 680.00 €    14.200    400.00 €   5 680.00 €       0      400.00 €     0.00 €
                       surveiller" (au km)
                       Arbres "à surveiller"
                                                   330     50.00 €    16 500.00 €      0       50.00 €       0.00 €         0      50.00 €      0.00 €         0      50.00 €      0.00 €
Escaut-St                   (à l'unité)
            Cambrai
Quentin                    Linéaire "à
                                                   5.300   400.00 €   2 120.00 €    13.700     400.00 €    5 480.00 €    13.700    400.00 €   5 480.00 €       0      400.00 €     0.00 €
                       surveiller" (au km)
                       Arbres "à surveiller"
                                                   100     50.00 €    5 000.00 €       0       50.00 €       0.00 €         0      50.00 €      0.00 €         0      50.00 €      0.00 €
                            (à l'unité)
           Berlaimont
                           Linéaire "à
                                                   4.300   400.00 €   1 720.00 €     9.000     400.00 €    3 600.00 €     9.000    400.00 €   3 600.00 €       0      400.00 €     0.00 €
                       surveiller" (au km)
                                                            Coût                                 Coût                               Coût                               Coût
Coût sur la période 2020-2023 : 112 280€                              43 000.00 €                         34 640.00 €                         34 640.00 €                          0.00 €
                                                           annuel                               annuel                             annuel                             annuel



                                                              Tableau 14 : Coût du diagnostic sanitaire sur la période 2020-2023

                                                                                                                                                                                               81
Pour l’entretien des linéaire d’arbres, l’estimation prend en compte le prix pour l’installation de
chantier d’une durée supérieure à 20 jours et le prix pour le débroussaillage de végétation
moyenne jusqu’à 5m de hauteur. A l’heure actuelle, il n’y a pas dans le marché élagage/abattage
de forfait spécifique pour le passage d’un lamier pour l’entretien des linéaires d’arbres. Il serait
judicieux dans le cadre du renouvellement de ce marché d’intégrer un forfait passage de lamier
pour les linéaire d’arbres. Ainsi, il n’est pas possible d’appréhender la pertinence de
l’estimation réalisée pour l’entretien du patrimoine arboré.
L’estimation du coût d’entretien du patrimoine arboré pour la période 2020-2023 est d’environ
1 239 620€ HT. Cette estimation prend en compte le postulat selon lequel il n’y aura pas
d’entretien à réaliser en 2023 sur des arbres isolés dans la mesure où l’ensemble du patrimoine
aura fait l’objet d’une « remise à niveau » sur la période 2020-2022. Toutefois, cette hypothèse
semble peu réaliste dans la mesure où il est possible qu’il y ait, en 2023, des chutes de branches
et d’arbres sur le DPF, nécessitant des opérations de bucheronnage ponctuelles, et ceci malgré
cette « remise à niveau ». Toutefois, il n’est pas possible d’estimer le coût de ces opérations
puisque par nature imprévisible. Nous faisons ici l’hypothèse que ces opérations pourraient être
assurées en régie par les agents VNF dans la mesure où chaque secteur est actuellement doté de
matériels de bucheronnage. Autre solution, dans le cadre du renouvellement du marché
élagage/abattage, il pourrait être intéressant d’intégrer un forfait débitage de bois en urgence
(en moins de 24h) afin d’assurer la libre circulation des engins sur le chemin de halage et la
navigation.
Une fois cette « remise à niveau » réalisée, le plan de gestion propose d’assurer un entretien
triennal du patrimoine arboré. Ainsi en 2023, il est prévu d’entretenir 1/3 du linéaire d’arbres
pour passage d’un lamier pour chaque secteur.
L’estimation des coûts indique que le coût de gestion préventive annuelle des linéaires d’arbres
serait d’environ 253 300€ HT par an.




                                                                                                 82
 Année                                       2020                                                  2021                                    2022                                  2023
                                                          Coût                                  Coût                                    Coût                                  Coût
  UTI        Secteurs      Type d'arbre      Données                 Coût (€ HT)    Données                 Coût (€ HT)   Données                  Coût (€ HT)    Données                Coût (€ HT)
                                                         unitaire                              unitaire                                unitaire                              unitaire
                       Arbres à élaguer
                                                    0   315.00 €       0.00 €          0       315.00 €        0.00 €         0        315.00 €       0.00 €         0      315.00 €        0.00 €
                          (à l'unité)
           Dunkerque
                          Linéaire à
                                                1.1     6 100.00 €   6 710.00 €       6.9     6 100.00 €    42 090.00 €      6.9      6 100.00 €   42 090.00 €       5      6 100.00 €   30 500.00 €
                       élaguer (au km)
                       Arbres à élaguer
                                                    0   315.00 €       0.00 €          0       315.00 €        0.00 €         0        315.00 €       0.00 €         0      315.00 €        0.00 €
Flandres-                 (à l'unité)
            St Omer
   Lys                    Linéaire à
                                                    0   6 100.00 €     0.00 €         0.6     6 100.00 €    3 660.00 €       0.6      6 100.00 €    3 660.00 €       0      6 100.00 €    2 440.00 €
                       élaguer (au km)
                       Arbres à élaguer
                                                90      315.00 €     28 350.00 €       0       315.00 €        0.00 €         0        315.00 €       0.00 €         0      315.00 €        0.00 €
                          (à l'unité)
            Béthune
                          Linéaire à
                                                2.3     6 100.00 €   14 030.00 €      24      6 100.00 €   146 400.00 €       24      6 100.00 €   146 400.00 €     17      6 100.00 €   102 480.00 €
                       élaguer (au km)
                       Arbres à élaguer
                                                120     445.00 €     53 400.00 €       0       445.00 €        0.00 €         0        445.00 €       0.00 €         0      445.00 €        0.00 €
                          (à l'unité)
            Quesnoy
                          Linéaire à
                                                0.7     1 475.00 €   1 032.50 €       7.5     1 475.00 €    11 062.50 €      7.5      1 475.00 €   11 062.50 €       5      1 475.00 €    7 817.50 €
 Deûle-                élaguer (au km)
 Scarpe                Arbres à élaguer
                                                    0   445.00 €       0.00 €          0       445.00 €        0.00 €         0        445.00 €       0.00 €         0      445.00 €        0.00 €
                          (à l'unité)
            Waziers
                          Linéaire à
                                                    0   1 475.00 €     0.00 €        10.7     1 475.00 €    15 782.50 €      10.7     1 475.00 €   15 782.50 €       7      1 475.00 €   10 620.00 €
                       élaguer (au km)
                       Arbres à élaguer
                                                100     280.00 €     28 000.00 €       0       280.00 €        0.00 €         0        280.00 €       0.00 €         0      280.00 €        0.00 €
                          (à l'unité)
          Valenciennes
                          Linéaire à
                                                1.3     3 500.00 €   4 550.00 €      14.2     3 500.00 €    49 700.00 €      14.2     3 500.00 €   49 700.00 €      10      3 500.00 €   35 000.00 €
                       élaguer (au km)
                       Arbres à élaguer
                                                330     280.00 €     92 400.00 €       0       280.00 €        0.00 €         0        280.00 €       0.00 €         0      280.00 €        0.00 €
Escaut-St                 (à l'unité)
            Cambrai
Quentin                   Linéaire à
                                                5.3     3 500.00 €   18 550.00 €     13.7     3 500.00 €    47 950.00 €      13.7     3 500.00 €   47 950.00 €      11      3 500.00 €   38 500.00 €
                       élaguer (au km)
                       Arbres à élaguer
                                                100     280.00 €     28 000.00 €       0       280.00 €        0.00 €         0        280.00 €       0.00 €         0      280.00 €        0.00 €
                          (à l'unité)
           Berlaimont
                          Linéaire à
                                                4.3     3 500.00 €   15 050.00 €       9      3 500.00 €    31 500.00 €       9       3 500.00 €   31 500.00 €       7      3 500.00 €   25 900.00 €
                       élaguer (au km)
                                                          Coût                                   Coût                                    Coût                                 Coût
Coût sur la période 2020-2023 : 1 239 620€                           290 072.50 €                          348 145.00 €                            348 145.00 €                          253 257.50 €
                                                         annuel                                 annuel                                  annuel                               annuel




                                                             Tableau 15 : Coût de l’entretien du patrimoine arboré sur la période 2020-2023
                                                                                                                                                                                    83
            2.2. Digues
L’entretien régulier des digues est une obligation réglementaire et une nécessité pour la
pérennité des ouvrages. Le plan de gestion propose un entretien tous les 3 ans par fauchage ou
éco-pâturage. Toutefois, la mise en place d’une gestion courante nécessite pour certains sites
une « remise à zéro » préalable par débroussaillage. Ainsi, l’estimation des coûts de gestion de
la végétation des digues intègre en 2020 cette phase préalable puis une gestion sur 3 ans.
Pour l’estimation du coût de cette phase de « remise à niveau », les prix de débroussaillage pour
les différents lots par UTI du marché actuel de fauchage de la DT ont été utilisés et une largeur
de moyenne de 6 m pour les digues ont été utilisée.
L’estimation des coûts pour cette phase de « remise à niveau » est d’environ 17 675€ HT.
Toutefois, ce coût n’est pas fiable dans la mesure où il est considéré que les digues ne nécessité
actuellement qu’une campagne de débroussaillage. Or, sur le terrain, il est constaté que sur
certaines digues, en particulier le long du canal du Nord et du canal de St Quentin, les digues
sont colonisées par des arbres de gros diamètre et des linéaires d’arbres. Ainsi, la phase de
« remise à niveau » envisagée dans le cadre de la gestion du patrimoine arboré permettra de
traiter aussi certains secteurs de digues. De surcroît, certains secteurs, à l’instar de Douai, réalise
d’ores et déjà un entretien régulier des digues. Ainsi, une partie des digues n’auront pas besoin
d’une remise à niveau. L’estimation de 17 675€ HT peut donc être vu comme un maximum.
Le plan de gestion propose 2 modalités d’entretien courant pour les digues. Un entretien par
fauchage tous les 3 ans et un entretien par écopâturage tous les 3 ans.


                  2.2.1. Entretien des digues par fauchage
Pour estimer le coût de cette fauche, les prix définis pour chaque UTI dans le cadre du marché
à bon de commande de fauchage ont été exploité et une largeur de 6 m pour les digues ont été
utilisée.
L’estimation des coûts pour la phase de « remise à niveau » et la phase d’entretien courant par
fauchage est d’environ 46 400 € HT sur la période 2020-2023. L’estimation du coût pour la
phase d’entretien courant est d’environ 28 700€ HT. Cette estimation part du principe que cet
entretien courant sera réalisée sur toutes les digues la même année.
Comme évoqué plus haut, cette estimation globale sur la période 2020-2023 n’est pas fiable,
d’une part parce qu’une partie de la phase de « remise à niveau » des digues sera réalisée dans
le cadre de la gestion des linéaires d’arbres et d’autre part parce qu’une partie de l’entretien des
digues est réalisé dans le cadre de l’entretien courant du talus. Ainsi, cette estimation apparaît
surestimée. Il pourra être intéressant d’affiner ce coût lors de la présentation du plan de gestion
aux différentes UTI.


                 2.2.2. Entretien des digues par écopâturage
La deuxième modalité de gestion proposé par le plan de gestion est la mise en place d’un éco-
pâturage tous les 3 ans sur les digues. Pour estimer le coût de cette gestion, les prix définis pour
chaque UTI dans le cadre du marché à bon de commande d’éco-pâturage ont été exploité et une
largeur de 6 m pour les digues ont été utilisée.


                                                                                                    84
 Année                               2020                                       2021                                2022                                 2023
                                    Largeur                               Largeur                            Largeur                             Largeur
                           Linéaire          Coût                Linéaire            Coût           Linéaire            Coût            Linéaire           Coût
                                       de                                    de             Coût (€             de              Coût (€             de
  UTI         Secteurs     de digue         unitaire Coût (€ HT) de digue          unitaire         de digue           unitaire         de digue          unitaire Coût (€ HT)
                                     digue                                 digue             HT)              digue              HT)              digue
                            (km)             (m2)                 (km)               (ml)            (km)                (ml)            (km)              (ml)
                                      (m)                                   (m)                                (m)                                 (m)
            Dunkerque       0.00     6.00     0.09 €     0.00 €       0.00       6.00    50.00 €    0.00 €     0.00       6.00     50.00 €   0.00 €   0.00    6.00   50.00 €     0.00 €
Flandres-
   Lys
              St Omer       3.50     6.00     0.09 €    315.00 €      0.00       6.00    50.00 €    0.00 €     0.00       6.00     50.00 €   0.00 €   3.50    6.00   50.00 €   1 050.00 €
              Béthune       10.00    6.00     0.09 €    900.00 €      0.00       6.00    50.00 €    0.00 €     0.00       6.00     50.00 €   0.00 €   10.00   6.00   50.00 €   3 000.00 €
 Deûle-       Quesnoy       4.00     6.00     0.16 €    640.00 €      0.00       6.00    32.60 €    0.00 €     0.00       6.00     32.60 €   0.00 €   4.00    6.00   32.60 €    782.40 €
 Scarpe       Waziers       11.50    6.00     0.16 €   1 840.00 €     0.00       6.00    32.60 €    0.00 €     0.00       6.00     32.60 €   0.00 €   11.50   6.00   32.60 €   2 249.40 €
            Valenciennes    10.50    6.00     0.16 €   1 680.00 €     0.00       6.00    70.00 €    0.00 €     0.00       6.00     70.00 €   0.00 €   10.50   6.00   70.00 €   4 410.00 €
Escaut-St
Quentin
             Cambrai        41.00    6.00     0.30 €   12 300.00 €    0.00       6.00    70.00 €    0.00 €     0.00       6.00     70.00 €   0.00 €   41.00   6.00   70.00 €   17 220.00 €
            Berlaimont      0.00     6.00     0.30 €     0.00 €       0.00       6.00    70.00 €    0.00 €     0.00       6.00     70.00 €   0.00 €   0.00    6.00   70.00 €     0.00 €
                                               Coût                                       Coût                                      Coût                              Coût
                                                       17 675.00 €                                  0.00 €                                   0.00 €                            28 711.80 €
                                              annuel                                     annuel                                    annuel                            annuel
Estimation du coût sur la période 2020-2023       46 386.80 €




                                                         Tableau 16 : Coût de l’entretien des digues par fauchage sur la période 2020-2023




                                                                                                                                                                                           85
 Année                              2020                                                2021                                      2022                                           2023
                           Linéaire




                                                                    Linéaire




                                                                                                       Linéaire




                                                                                                                                                           Linéaire
                           de digue


                           de digue




                                                                    de digue



                                                                               de digue




                                                                                                       de digue



                                                                                                                       de digue




                                                                                                                                                           de digue



                                                                                                                                                                      de digue
                           Largeur




                                                                               Largeur




                                                                                                                       Largeur




                                                                                                                                                                      Largeur
                                           unitaire




                                                                                           unitaire




                                                                                                                                     unitaire




                                                                                                                                                                                 unitaire
                                                        Coût (€




                                                                                                       Coût (€




                                                                                                                                                 Coût (€




                                                                                                                                                                                                Coût (€
                                            Coût




                                                                                            Coût




                                                                                                                                      Coût




                                                                                                                                                                                  Coût
                            (km)




                                                                     (km)




                                                                                                        (km)




                                                                                                                                                            (km)
                                            (m2)




                                                         HT)




                                                                                            (ml)




                                                                                                         HT)




                                                                                                                                      (ml)




                                                                                                                                                  HT)




                                                                                                                                                                                                 HT)
                                                                                                                                                                                  (ha)
                             (m)




                                                                                 (m)




                                                                                                                         (m)




                                                                                                                                                                        (m)
  UTI         Secteurs


            Dunkerque       0.00    6.00    0.09 €      0.00 €        0.00       6.00     3 900.00 €   0.00 €   0.00      6.00      3 900.00 €   0.00 €      0.00       6.00     3 900.00 €     0.00 €
Flandres-
              St Omer       3.50    6.00    0.09 €     315.00 €       0.00       6.00     3 900.00 €   0.00 €   0.00      6.00      3 900.00 €   0.00 €      3.50       6.00     3 900.00 €   8 190.00 €
   Lys
              Béthune       10.00   6.00    0.09 €     900.00 €       0.00       6.00     3 900.00 €   0.00 €   0.00      6.00      3 900.00 €   0.00 €     10.00       6.00     3 900.00 €   2 340.00 €
 Deûle-       Quesnoy       4.00    6.00    0.16 €     640.00 €       0.00       6.00     9 460.00 €   0.00 €   0.00      6.00      9 460.00 €   0.00 €      4.00       6.00     9 460.00 €   2 2704.00 €
 Scarpe       Waziers       11.50   6.00    0.16 €    1 840.00 €      0.00       6.00     9 460.00 €   0.00 €   0.00      6.00      9 460.00 €   0.00 €     11.50       6.00     9 460.00 €   652 74.00 €
            Valenciennes    10.50   6.00    0.16 €    1 680.00 €      0.00       6.00     9 460.00 €   0.00 €   0.00      6.00      9 460.00 €   0.00 €     10.50       6.00     9 460.00 €   59 598.00 €
Escaut-St
             Cambrai        41.00   6.00    0.30 €    12 300.00 €     0.00       6.00     1 400.00 €   0.00 €   0.00      6.00      1 400.00 €   0.00 €     41.00       6.00     1 400.00 €   34 440.00 €
Quentin
            Berlaimont      0.00    6.00   0.30 €       0.00 €        0.00       6.00     1 400.00 €   0.00 €   0.00      6.00      1 400.00 €   0.00 €      0.00       6.00     1 400.00 €    0.00 €
                                            Coût                                             Coût                                      Coût                                         Coût
                                                      17 675.00 €                                      0.00 €                                    0.00 €                                     213 606.00 €
                                           annuel                                           annuel                                    annuel                                       annuel
Estimation du coût sur la période 2020-
                                               231 281.00 €
2023 :




                                                      Tableau 17 : Coût de l’entretien des digues par éco-pâturage sur la période 2020-2023




                                                                                                                                                                                                          86
L’estimation des coûts pour la phase de « remise à niveau » et la phase d’entretien courant par
éco-pâturage est d’environ 2 153 735.00 € HT sur la période 2020-2023. L’estimation du coût
pour la phase d’entretien courant est d’environ 213 606.00 € HT. Cette estimation part du
principe que cet entretien courant sera réalisée sur toutes les digues la même année en 2023.
Comme évoqué plus haut, cette estimation globale sur la période 2020-2023 n’est pas fiable,
d’une part parce qu’une partie de la phase de « remise à niveau » des digues sera réalisée dans
le cadre de la gestion des linéaires d’arbres et d’autre part parce qu’une partie de l’entretien des
digues est réalisé dans le cadre de l’entretien courant du talus. Ainsi, cette estimation apparaît
surestimée. Il pourra être intéressant d’affiner ce coût lors de la présentation du plan de gestion
aux différentes UTI.
De plus, cette estimation se fonde sur les forfaits éco-pâturage actuelle qui pourraient faire
l’objet d’une renégociation dans le cadre du renouvellement du marché. De plus, il pourrait être
intéressant de développer des partenariats locaux avec des éleveurs, en particulier de races
locales, dans une approche « gagnant-gagnant » pour faire pâturer une grande partie de l’année
un cheptel d’animaux. Toutefois, cette modalité nécessiterait de clôturer au préalable les sites.
Le coût de clôture des digues peut être estimé à 8 000 000 € HT (à raison de 50 €/ml de clôture
et 161 000 ml de digues). Ce coût apparaît disproportionné par rapport au coût d’entretien par
fauchage. De plus, tous les sites ne se prêtent pas à la mise en place d’un éco-pâturage.
Néanmoins, il pourrait être intéressant d’envisager ponctuellement et au cas par cas ce type de
partenariat.




           3. Synthèse budgétaire
           3.1. Estimation budgétaire sur la période 2020-2023
L’estimation budgétaire du coût d’entretien des végétations du DPF sur la période 2020-2023
est d’environ 2 500 000 € HT, avec en moyenne la nécessité de disposer d’un budget annuel
d’environ 552 500.00 € HT sur cette période.
Toutefois, sur cette période 2020-2023, des opérations de « remise à niveau » pour les digues
et le patrimoine arboré sont nécessaires compte tenu de l’absence de gestion courante. Cette
phase initiale génère un impact économique non négligeable. La mise en place d’une gestion
courant pluriannuelle des digues et du patrimoine arboré sur 3 ans permettra à terme de réduire
les coût d’entretien.
Sur cette période, le plan de gestion préconise aussi la réalisation d’un diagnostic sanitaire des
arbres afin d’orienter les modalités de gestion du patrimoine arboré. Le coût de ce diagnostic
est d’environ 112 300 € HT. Ces coûts ne seront donc pas reconduit à moyen terme dans le
cadre d’une gestion courante. Toutefois, il sera nécessaire de réaliser un nouveau diagnostic
sanitaire à une échéance de 5 à 10 ans.
De plus, le plan de gestion prend comme hypothèse la nécessité de réaliser en 2023 une première
phase d’entretien courant pour les digues et le patrimoine arboré qui ne sera pas forcément
nécessaire compte tenu des opérations de « remise à niveau » réalisées entre 2020 et 2022.


                                                                                                 87
Ainsi, si cette gestion courante n’est pas nécessaire (le suivi annuel qui sera réalisé permettra
de le confirmer ou pas), le budget nécessaire pour 2023 sera d’environ 287 200 € HT.
Sur la période 2020-2023, la gestion du patrimoine arboré représente un peu moins de 50% du
budget total et la gestion des végétations herbacées du talus représente environ 45% du budget
total.

           3.2.        Estimation budgétaire annuelle
L’intégration de l’entretien courant des digues et du patrimoine arboré en 2023 permet
d’apprécier le budget annuel nécessaire pour la mise en œuvre des modalités d’entretien courant
des végétations du DPF (hors coût d’entretien des ouvrages hydrauliques et des fossés), soit
environ 552 400 € HT par an.
En gestion courant, la gestion du patrimoine arboré représente un peu moins de 45% du budget
annuel d’entretien des végétations du DPF. Cependant, la mise en place d’un entretien courant
pluriannuel sur 3 ans du patrimoine arboré conduira à améliorer l’état de ce dernier contribuant
à améliorer la sécurité de l’ensemble des usagers. L’amélioration de l’état sanitaire et
mécanique du patrimoine arboré permettra, à moyen terme, de réduire la fréquence d’entretien
qui pourrait être espacé de 5 à 10 ans (au lieu de 3 ans), réduisant ainsi le coût annuel.
Il en est de même de la gestion des végétations herbacées du talus qui représente un peu plus
de 50% du coût d’entretien annuel dans la mesure où l’objectif de la fauche exportatrice est
d’appauvrir les sols et donc réduire la biomasse de la végétation (pousse moins vite et moins
dense).



          3.3.Coût des aménagements écologiques
Dans le cadre de ce plan de gestion, un certain nombre d’aménagements écologiques est
proposé en complément de la gestion courante des végétations du DPF afin de permettre le
développement de la biodiversité et améliorer la fonctionnalité du corridor écologique fluvial.
Un certain nombre d’aménagements proposés vise à réutiliser les sous-produits des chantiers
d’entretien (tas de bois, amas de branches, arbres morts laissés au sol). Ces aménagements
peuvent donc être réalisés par les prestataire à moindre coût voire à un coût nul puisqu’ils
permettent d’éviter des coûts de manutention et de transport. Toutefois, il est nécessaire que ces
aménagements soient clairement identifier dans les différentes pièces du marché d’entretien.
Une autre partie de ces aménagements peut soit être réalisé par des prestataires, auquel cas, il
faudra élaborer des marchés spécifiques soit faire appel à des structures associatives tel que le
Groupe Ornithologique et Naturaliste du Nord (GONN), la Coordination Mammalogique du
Nord de la France (CMNF), la Ligue protectrice des Oiseaux (LPO), le Conservatoire des
espaces Naturels des Hauts de France (CEN) ou des établissements scolaires (Lycées agricoles).
Ainsi, il sera nécessaire d’identifier un budget spécifique soit en crédit d’investissement soit
sous forme de crédit de subvention. Un budget annuel de 3 à 6 000 € par an apparaît pertinent
pour commencer à réaliser des quelques aménagements.




                                                                                               88
                                                                             Plus-value
    Aménagements                 Entretien           Inconvénients                               Prix de création     Prix d’entretien
                                                                             écologique
                                  Enlever                                    Habitat pour
                             régulièrement les                              l’hirondelle de
    Berges naturelles                               Emprise foncière.                                  0€              100€/individu
                                ligneux en                                rivage et le martin
                              développement.                                   pêcheur.

                            Renouveler le bois
                               tous les 4 ans.
                                                                            Habitat pour
    Tas de bois creux       Refaire entièrement        Vol de bois.                                    0€                   0€
                                                                            mammifères.
                             le tas tous les 10
                                     ans.


                            Renouveler le bois
                               tous les 4 ans.
  Tas de bois rempli de                                                      Habitat pour
                            Refaire entièrement        Vol de bois.                                    0€                   0€
 déchets de gyrobroyage                                                    l’entomofaune.
                             le tas tous les 10
                                     ans.

                                                                            Refuge pour les
                                                                          poissons, l’avifaune
                                                      Emprise sur le      paludicole. Réseau 1 620€/ radeau de
   Radeau végétalisé                 /                 rectangle de       alimentaire pour la   5x2,4 m (avec               0€
                                                        navigation.        faune aquatique.      végétation)
                                                                             Diminution du
                                                                         développement algal.
                                                                         Trame verte continue
                                                                           et habitat pour la
                            Abattage sélectif et                            faune piscicole.
 Petits arbres en pied de                                                                                              90 € à 100 € /
                            élagage tous les 3               /              Stabilisateur de         0€
           berge                                                                                                         individu
                                   ans.                                          berge.
                                                                          Favorise les îlots de
                                                                               fraicheur.

                                                    A installer à 5m de
                                                                         Présence d’avifaune
  Plateforme à cigogne               /             haut, dans un endroit                             2 500 €                0€
                                                                            remarquable.
                                                          dégagé.


                                                                             Habitat pour
       Chandelle                     /              Aspect paysager.     l’entomofaune et la     130 € / individu           0€
                                                                          faune cavernicole.
                             Poser un tronc de
                            plus de 1 m de long.                             Habitat pour
      Banc de bois                                           /                                         0€                   0€
                            Renouveler tous les                            l’entomofaune.
                                   10 ans.

    Tas de déchets de
                          Renouveler chaque                                Habitat pour les
gyrobroyage recouvert par                           Aspect paysager.                                   15 €                 0€
                               année.                                         reptiles.
       une bâche


                                                     Suivi régulier de                          120 000 € pour les
                                                                             Continuité
 Lampadaire à détection              /                  l’état des                              canaux de la région         0€
                                                                             écologique.
                                                      lampadaires.                                   Lilloise




                                                                                                                          89
                              Elagage et
                                                Trop de linéaires   Indépendant des             375 € / jour de
Gestion par voie d’eau    débroussaillage en
                                                d’arbres pour la    disponibilités du   0€         chantier
     avec la BTF         septembre tous les 3
                                                    brigade.            marché.                   5 jours/km
                                 ans.


                                       Tableau 18 : Coût des aménagements écologiques




        De même, un budget de 10 à 15 000 € pour développer des outils de sensibilisation, de
        communication et pédagogiques est nécessaire afin de présenter les évolutions des pratiques de
        gestion des végétations du DPF (plaquettes de communication) et expliquer les objectifs de ces
        pratiques et aménagements (panneaux pédagogiques au niveau des aménagements réalisés).




                                                                                                   90
                                   Conclusion
Le diagnostic initial réalisé dans le cadre de ce plan de gestion a mis en évidence des modalités
de gestion différentes d’un secteur à l’autre. Ces différences s’expliquent par des enjeux (gabarit
de la voie d’eau, existence d’enjeux écologique, usages) et des contextes (urbains, rural) mais
aussi des moyens humains et financiers différents.
Le diagnostic initial a aussi mis en évidence le rôle majeur joué par les voies navigables en tant
que corridor écologique compte tenu de la proximité immédiate de nombreux sites naturels
remarquables.


L’étude cartographique et de terrain montrent que le domaine public fluvial possède un
patrimoine arboré conséquent peu connu. L’entretien de ce patrimoine constitue un enjeu
majeur pour la Direction territoriale compte tenu des conséquences possibles, en cas de chute
d’arbres ou de branches, sur la navigation (arrêt de navigation) et sur la sécurité des biens et
des personnes situées à proximité. De plus, compte tenu de l’importance du linéaire, de la nature
du patrimoine arboré et de l’intérêt et de la diversité des essences présentes, ce patrimoine
constitue un enjeu important en matière de biodiversité mais aussi en tant que corridor
écologique.
Ainsi, le plan de gestion proposé vise à mettre en place des modalités de gestion simples et
globales permettant de répondre à ces deux enjeux majeurs tout et intégrant les contraintes
économiques et les attentes sociétales.
Le plan de gestion propose, outre la définition des modalités de gestion pour chaque type
d’ouvrage, la mise en place de différents outils permettant d’améliorer la connaissance du
patrimoine végétal (diagnostic sanitaire), d’assurer son suivi (plan de suivi et SIG « Arbres »)
et son entretien (programme pluriannuel d’entretien, fiches opérationnelles d’entretien).
Pour assurer la bonne mise en œuvre et l’acceptation des évolutions des pratiques d’entretien,
il est nécessaire de mettre en œuvre un plan de communication et de sensibilisation à destination
des agents mais aussi de l’ensemble des usagers du DPF.
Il apparaît aussi essentiel d’assurer le suivi de l’efficacité des propositions du plan de gestion
en mettant en œuvre le suivi annuel de l’évolution du patrimoine végétal et les indicateurs d’état
et d’efficacité proposés.




                                                                                                91
                      Liste bibliographique
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chiffre, consulté le 20/05/2019
[4] : Source interne – T.Asset
[5] : Intra VNF – l’établissement – Sièges et direction territoriales – DT Nord-Pas-de-Calais –
Organisation et services interne, consulté le 20/05/2019


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[6] : Document interne : délibération relative à l’approbation du projet stratégique de
l’établissement 2015-2020, consulté le 08/07/2019
[7] : Base de données QGIS
[8] : https://fr.wikipedia.org/wiki/Halage, site Wikipédia, consulté le 10/07/2019
[9] : Rendez-vous avec Stéphane Jourdan le 17 juillet 2019
[10] : https://www.geoportail.gouv.fr/, site Géoportail, consulté le 08/07/2018
[11] : Intra VNF – L’établissement – Modalités d’entretien - politique domaniale
[12] : Intra VNF – L’établissement – Modalités d’entretien - politique innovation, recherche et
développement
[13] : Intra VNF – L’établissement – Modalités d’entretien - politique développement durable
[14] : Rapport initial rédigé par les étudiants de M2 Ecologie Opérationnelle promotion 2019
[15] : https://www.hauts-de-france.developpement-durable.gouv.fr/?Le-reseau-des-acteurs-de-
l%E2%80%8C-Information-naturaliste-Nord-Pas-de-Calais, site gouvernemental, consulté le
17/07/2019
[16] : Rapport de l’ONF sur les boisements du domaine public fluvial – 1984 – ONF
[17] : Intra VNF – Politique de maintenance – Maintenance & Entretien en DT Nord-Pas-de-
Calais
[19] : Rendez-vous avec Yohann Tison le 6 aout 2019
[20] : Rendez-vous avec Quentin Spritz le 15 mai 2019
[21] : http://www.trameverteetbleue.fr/presentation-tvb/foire-aux-questions/qu-est-ce-qu-corridor-
ecologique, Site de la Trame Verte et Bleue, consulté le 10/05/2019
[22] : Clé simplifiée de détermination des feuillus par l’ONF, consulté le 19/05/2019
[23] : Restauration et entretien des berges, SMSO, consulté le 28/08/2019




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