Pièce
2508385_DIJON_RT_RULLY_G5_ECLUSE 27M_VNF.pdf · 13 777 mots · du marché « Régénération et modernisation des écluses du canal du Centre : remplacement des portes et travaux de génie civil », dossier de consultation officiel.
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RAPPORT
Diagnostic Géotechnique
Mission G5
Canal du Centre - Ecluse 27M des Justices
RULLY (71150)
Chemin des Brayeres
Référence : 2508385/DIJON Diagnostic Géotechnique Mission G5
Nbre pages
Modifications
Indice Date Texte + Établi par Vérifié par Approuvé par
Observations
annexes
0 02/03/2026 1ère émission 22+4 S. VALFORT JM. PERRIN JM. PERRIN
A
B
Nb : l’indice le plus récent de la même mission, annule et remplace les indices précédents
AGENCE DIJON Siège social :
2 Bis rue Champeau 9 bld de l’Europe 21800 QUETIGNY
21800 QUETIGNY Tél. : 03.80.48.93.20
Tél : 03.80.48.93.21 SAS au capital de 952 200 € - Siret 778 196501 00028
Mail : agence.dijon@geotec.fr Code NAF 7112B – Qualité OPQIBI
Membre USG - www.geotec.fr
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SOMMAIRE
1. CADRE D’INTERVENTION ..............................................................................................................................3
1.1 INTERVENANTS ...................................................................................................................................3
1.2 PROJET, DOCUMENTS REÇUS ET HYPOTHESES .................................................................................3
1.3 MISSION .............................................................................................................................................3
1.4 REMARQUES .......................................................................................................................................4
2. CONTEXTE DU SITE ET CONTENU DE LA RECONNAISSANCE .....................................................................5
2.1 LE SITE .................................................................................................................................................5
2.2 PREMIERE APPROCHE DE LA ZONE D’INFLUENCE GÉOTECHNIQUE ...............................................6
2.3 CONTENU DE LA RECONNAISSANCE ...............................................................................................6
2.4 IMPLANTATION ET NIVELLEMENT DES SONDAGES ..........................................................................6
3. CADRE GEOLOGIQUE – RESULTATS DE LA RECONNAISSANCE ................................................................7
3.1 NATURE ET CARACTERISTIQUES DES SOLS .......................................................................................7
3.2 ESSAIS EN LABORATOIRE ..................................................................................................................8
3.3 RISQUES NATURELS ET ANTHROPIQUES ..........................................................................................10
3.4 HYDROGÉOLOGIE ...........................................................................................................................11
3.5 RESULTATS DES MESURES GEORADAR ............................................................................................11
4. ETUDE DES OUVRAGES GÉOTECHNIQUES ................................................................................................13
4.1 EXAMEN ET CAUSES POSSIBLES DES DESORDRES ..........................................................................13
4.2 PREAMBULE AUX RENFORCEMENTS ...............................................................................................14
4.3 FAISABILITE D’UN RENFORCEMENT DU CORPS DE REMBLAI PAR INJECTION DE COULIS ..........14
4.4 FAISABILITE D’UN RENFORCEMENT DU MUR DU BAJOYER PAR INJECTION DE COULIS .............15
5. RECOMMANDATIONS POUR LA MISE AU POINT DU PROJET ..................................................................16
ANNEXES ............................................................................................................................................................23
ANNEXE 1 – PLAN DE SITUATION
ANNEXE 2 – PLAN D’IMPLANTATION
ANNEXE 3 – SONDAGES ET ESSAIS
ANNEXE 4 – MESURES GEORADAR
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1. CADRE D’INTERVENTION
1.1 INTERVENANTS
A la demande d’ARTELIA (BU Villes et Territoires – Département Eau et Génie Urbain, 47 av. de Lugo,
94600 CHOISY-LE-ROI) et pour le compte du VNF (Direction de l’Ingénierie et de la Maitrise
d’Ouvrage ; Unité Opérationnelle de Dijon ; 1 chemin Jacques Baerze ; CS 36229 - 21062 Dijon),
GEOTEC a réalisé la présente étude sur le site suivant :
- Canal du Centre - Ecluse 27M des Justices ; Chemin des Brayeres, sur la commune de RULLY
(71150).
1.2 PROJET, DOCUMENTS REÇUS ET HYPOTHESES
Les documents suivants ont été mis à la disposition de GÉOTEC :
Cote
Document Émetteur Référence Date Échelle
altimétrique
CCP mission G5 Artelia 461-3817 23/07/2025 -
Geomtr-x 21_64_ECL-27-M-TOP-
Plan
Partner V00-L93-2022-05- 16/05/2022 1/200 NGF
topographique
12.dwg
L’ouvrage sinistré est le bajoyer rive droite de l’écluse 27M des Justices :
Amont
A ce stade, nous ne disposons pas de document permettant de connaitre la géométrie précise du
bajoyer ou d’estimer les descentes de charges de l’ouvrage concerné.
1.3 MISSION
Conformément à son offre Réf. 2508385/DIJON du 11/09/2025, GÉOTEC a reçu une mission de
diagnostic géotechnique (mission G5). Cette étude a pour but de déterminer les éventuelles causes
géotechniques à l’origine des désordres et de donner les remèdes de confortement envisageables
pour le bajoyer rive droite.
Cette étude repose sur des investigations géotechniques réalisées par GÉOTEC et correspond à la
mission G5 de diagnostic selon les termes de la norme NF P 94-500 révisée en novembre 2013, relative
aux missions géotechniques (extraits joints).
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Il est rappelé qu’une mission de diagnostic géotechnique (G5) est strictement limitative et porte sur
un ou plusieurs éléments géotechniques spécifiques définis dans le cadre de cette mission.
De plus, elle doit être complétée par une mission G2 d’étude géotechnique de conception (AVP,
PRO et DCE/ACT) puis par des missions de réalisation G3 (étude et suivi géotechniques d’exécution)
et G4 (supervision géotechnique d’exécution) afin de limiter les aléas géotechniques qui peuvent
apparaître en cours d’exécution ou après réception des ouvrages. GEOTEC reste à disposition des
intervenants, et notamment de l’équipe de maîtrise d’œuvre, pour l’exécution des missions
complémentaires G2 et G4, la mission G3 étant généralement réalisée par les entreprises de travaux.
L’exploitation et l’utilisation de ce rapport doivent respecter les « Conditions générales » données en
fin de rapport.
1.4 REMARQUES
Toutes les abréviations utilisées dans ce rapport sont conformes à la norme XP 94-010 hormis les
suivantes :
• TA : terrain actuel
• NGF : nivellement général de la France défini selon l’IGN69
*
* *
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2. CONTEXTE DU SITE ET CONTENU DE LA RECONNAISSANCE
2.1 LE SITE
L’écluse 27M se trouve au niveau du Chemin des Brayeres, sur la commune de RULLY, en zone de
plaine. Elle est délimitée par :
• La voie verte en rive droite ;
• Des espaces enherbés/arborés puis le chemin des brayères en rive gauche ;
• Le canal du centre à l’amont et l’aval.
Amont
L’écluse 27M s’inscrit dans une pente globale vers le SO d’environ 9% comme illustré par le profil
altimétrique ci-après issu du site Géoportail de l’IGN.
Rive droite
NE
SO
Profil alti.
D’après ce profil, elle est en remblai de hauteur variant de d’environ 5 m coté rive droite (Sud-Ouest)
à environ 3 m coté RG (Nord-Est). L’écluse est illustrée par les photos ci-après.
Vue depuis l’amont RD Vue depuis l’aval RD
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L’altitude au droit de nos sondages et essais réalisés depuis la plateforme en remblai à l’arrière du
bajoyer en rive droite se situe à 211.00 m NGF.
2.2 PREMIERE APPROCHE DE LA ZONE D’INFLUENCE GÉOTECHNIQUE
La zone d’influence géotechnique (ZIG) ne se limite pas qu’à l’ouvrage intéressé par le projet. Elle
intéresse également à :
• les ouvrages mitoyens (voiries, voie verte, écluse, canal du centre, réseaux, locaux
techniques, …) ;
• les remblais d’accès à l’ouvrage.
2.3 CONTENU DE LA RECONNAISSANCE
La campagne de reconnaissance définie par ARTELIA dans la cadre de la mission de diagnostic G5
a consisté en l’exécution de :
• 1 sondages pressiométrique (SP1) réalisé en diamètre 63 mm. La sondeuse utilisée est
de marque GÉOTEC type TB225.
Ce sondage a atteint une profondeur de 10.00 m par rapport au TA. Il a permis de
visualiser la nature des sols traversés et les éventuelles arrivées d’eau. Les essais
pressiométriques ont été répartis selon un intervalle moyen de 1.00 m.
• 1 sondage carotté (SC1) aux carottiers échantilloneur Ø=114 mm et rotatif en
Ø =116 mm. La sondeuse utilisée est de marque GÉOTEC type TB225.
Ce sondage a atteint une profondeur de 10.00 m par rapport au TA. Il a permis de
visualiser la nature des sols traversés et de prélever des échantillons intacts pour
analyses en laboratoire.
• 1 campagne de mesures géophysique par méthode géoradar réalisée depuis la
plateforme.
• des analyses de laboratoire ont été réalisées sur des échantillons prélevés en SC1 :
o 3 analyses granulométrique par tamisage ;
o 3 limites d’Atterberg ;
o 3 mesures au bleu de Méthylène (VBS) ;
o 3 mesures de teneur en eau ;
o 3 mesures de masses volumiques ;
o 3 essais de cisaillement triaxiaux de type Cu+U ;
o 3 mesures de teneur en matière organique.
2.4 IMPLANTATION ET NIVELLEMENT DES SONDAGES
La position des sondages et essais figure sur le schéma d’implantation en annexe, conformément à
la demande d’Artélia.
L’implantation a été réalisée au mieux des conditions d’accès, de la présence de réseaux, et au
mieux de la précision des plans remis pour la campagne de reconnaissance.
Les sondages ont été nivelés d’après le fond de plan topographique « 21_64_ECL-27-M-TOP-V00-L93-
2022-05-12.dwg ».
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Les profondeurs sont comptées par rapport au Terrain Actuel (TA).
3. CADRE GEOLOGIQUE – RESULTATS DE LA RECONNAISSANCE
D’après la carte géologique du B.R.G.M. de CHAGNY au 1/50 000ème, et notre connaissance de ce
secteur, la géologie attendue est la suivante :
• des remblais d’aménagement du site ;
• les formations fluvio-lacustres de l’ensemble Bressan (Sables et argiles de Chagny,
argiles, marnes, silts, sables à passées carbonatées).
3.1 NATURE ET CARACTERISTIQUES DES SOLS
La campagne de reconnaissance a mis en évidence les formations suivantes :
• Des remblais décomprimés jusqu’à une profondeur variant de 6.50 m/TA (SP1) à
7.50 m/TA (SC1) représentés par :
o Des graviers à matrice sablo-limoneuse jusqu’à une profondeur de
0.25 m/TA. Ces matériaux correspondent à la plateforme granulaire en
sommet de remblai du bajoyer ;
o Des limons sablo argileux marron vert à passages +/- graveleux rencontrés
sous l’horizon précédent jusqu’à une profondeur variant de 5.50 m/TA (SP1)
à 6.60 m/TA (SC1). Ces matériaux correspondent probablement aux
matériaux du site mis en remblai à l’arrière du bajoyer lors de la construction
de l’écluse. On remarque un passage particulièrement décomprimé entre
3.50 m et 5.50 m/TA.
o Des limons sablo argileux marron à cailloux et blocs rencontrés sous
l’horizon précédent jusqu’à une profondeur variant de 6.50 m/TA (SP1) à
7.50 m/TA (SC1). Ces matériaux correspondent à une frange plus
« blocailleuse » à la base du remblai, potentiellement dans le but d’assoir
l’assise du remblai ;
Leurs caractéristiques mécaniques sont très faibles à faibles, telles que :
0.20 ≤ Pl* ≤ 0.40 MPa
1.8 ≤ EM ≤ 3.4 MPa
Remarque : les essais pressiométriques de 4.00 et 5.00 m/TA ont donné des valeurs très
faibles inexploitables en raison de terrains décomprimés.
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• Une maçonnerie composée de blocs calcaires et mortier beige gris rencontrée sous
l’horizon précédent uniquement en SC1 de 7.50 m/TA jusqu’à une profondeur de
9.30 m/TA. Il s’agit probablement d’une partie d’ouvrage interceptée par le sondage,
ou d’un vestige en lien avec la construction de l’ouvrage.
Nota 1 : la maçonnerie interceptée est illustrée par la photo ci-après :
• Des limons sablo argileux marron +/- graveleux rencontré sous les horizons précédents
en SP1 et SC1 jusqu’à l’arrêt des sondages à une profondeur variant de 10.00 m/TA
(SP1) à 11.00 m/TA (SC1). Cet horizon correspond aux matériaux en place de
l’ensemble Bressan.
Leurs caractéristiques mécaniques sont moyennes, telles que :
0.70 ≤ Pl* ≤ 0.78 MPa
3.7 ≤ EM ≤ 4.9 MPa
Nota : Compte tenu de la méthode de forage semi-destructive à la tarière du sondage SP1, les limites
entre chaque faciès ne peuvent pas être identifiées de façon précise. En particulier, la limite entre
les remblais issus des matériaux du site et le terrain naturel peut être imprécise. Le cas échéant, afin
de lever cette incertitude, nous conseillons la réalisation de sondages carottés.
3.2 ESSAIS EN LABORATOIRE
Les essais de laboratoire réalisés sur des échantillons de sol prélevés dans le sondage carotté SC1
ont donné les résultats suivants :
Sondage SC1 SC1 SC1
Profondeur / TA (m) 2.02 – 3.00 3.50 – 4.50 5.30 – 6.00
Limon sablo- Limon sablo-
Limon sablo-
Nature du sol argileux marron argileux marron
argileux marron
vert à graviers vert à graviers
Wnat (%) 22.1 26.9 18.9
Diamètre maximal (mm) 9.0 61.0 38.0
Passant à 63 mm (%) 100.0 100.0 100.0
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Sondage SC1 SC1 SC1
Passant à 50 mm (%) 100.0 81.5 100.0
Passant à 2 mm (%) 98.7 76.9 78.1
Passant à 80 µm (%) 70.8 61.7 52.9
Passant à 63 µm (%) 70.0 61.1 52.2
Passant à 2 µm (%) 25.0 30.3 22.5
V.B.S. (g/100g) 3.39 5.41 3.10
WL (%) 44.5 54.1 41.5
WP (%) 21.3 27.0 23.9
Indice de plasticité IP 23.2 27.2 17.6
Indice de consistance Ic 0.79 - -
Masse vol. humide (g/cm3) 1.99 1.95 1.97
Indice des vide e 0.64 0.70 0.70
Degré de saturation Sr (%) 95 96 100
Teneur en matière organique
2.4 3.5 3.2
MO (%)
C’ (KPa) 11 25 10
Cisaillement
triaxial Cu+U Phi’ (°) 29 25 33
Classe selon le GTR 1992 A2 th C1A3-F11 A2
Classe selon le GTR 2023 F3 th O1 F3-O1 F2-O1
Les sols analysés sont :
- Des sols fins argileux moyennement plastiques de classe GTR A2. Ils sont sensibles à
l’eau et sensibles au phénomène de retrait-gonflement (risque de forte variation
volumique et de consistance pour une faible fluctuation de teneur en eau). Les sols
au droit de SC1 entre 2.00 et 3.00 m/TA ont été rencontrés dans un état hydrique très
humide au moment de nos prélèvements (novembre 2025).
- Des sols fins argileux très plastiques comportant des gros éléments de clase GTR C1A3.
Leur comportement se rapproche de sols graveleux. La matrice argileuse est sensible
à l’eau et très sensible au phénomène de retrait-gonflement.
- Ces sols présentent des faibles teneurs en matière organique (MO ≤ 3.5%).
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3.3 RISQUES NATURELS ET ANTHROPIQUES
Selon le décret n° 2010-1255 du 22 octobre 2010 portant sur la délimitation des zones de sismicité, la
commune de RULLY est inscrite en zone de sismicité 2 (faible).
D’après les données issues de la carte du BRGM relative à l’aléa retrait/gonflement des argiles, le
site est classé en zone d’aléa moyen.
D’après les données issues de la carte BRGM relative au phénomène de remontées de nappes, le
site est situé dans l’enveloppe approchée des inondations potentielles de cours d’eau de plus d’un
hectare.
La commune de RULLY n’est pas référencée comme Territoire à Risques d’Inondation (TRI). Elle est
référencée au sein d’un Atlas des Zones Inondables (AZI cote viticole, Réf.21DREAL20010005 du
01/12/2001). Elle ne possède pas de Plan de Prévention des Risques (PPR) référencé dans le BDD
Gaspar.
D’après la consultation du site « www.georisques.gouv.fr », la commune de RULLY a fait l’objet de
16 arrêtés de catastrophes naturelles :
Des remblais ont été identifiés sur le site. Ils pourront présenter des variations de nature et d’épaisseur
entre nos points de sondages. Ils pourront également contenir des vestiges de construction
(fondation, blocs, dalle béton, anciens réseaux, ...).
Les alluvions, du fait de leur mode de dépôt lenticulaire, peuvent présenter des variations latérales
de faciès. Ainsi, il sera possible de rencontrer des lentilles plus sableuses au sein des horizons limoneux.
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3.4 HYDROGÉOLOGIE
3.4.1 Mesures ponctuelles
Lors de notre campagne de reconnaissance (12 au 14/11/2025), nous avons observé les niveaux
d’eau suivants :
Sondage SC1 SP1
Cote NGF / Tête de sondage (m) 211.00 211.00
Prof niveau d'eau en fin de forage (m) - 3.50
Cote NGF du niveau d'eau en fin de forage (m) - 207.50
Ces niveaux d’eau dans le sondage SC1 n’a pas été relevé, le sondage ayant été réalisé à l’eau
pour franchir le passage en maçonnerie.
Les conditions d’eau à l’arrière du bajoyer sont très probablement en lien avec le niveau du canal
(environ 3.50 m/têtes de sondage), et ponctuellement influencées à la faveur de l’infiltration des
eaux météoriques depuis l’extrados de l’ouvrage.
Ces relevés ayant un caractère ponctuel et instantané, ils ne permettent pas de préciser l'amplitude
des variations du niveau d'eau qui peut remonter fortement en période pluvieuse, ni les circulations
d'eau superficielles qui peuvent également se produire en période pluvieuse et en fonction du
régime hydrogéologique particulier de la Thalie et du canal de Bourgogne.
3.4.2 Essais d’eau ponctuels
L’essai de perméabilité de type LEFRANC réalisé au droit de SC1 donne les résultats suivants :
Sondage SC1
Profondeur de l’essai 9.50 à 11.10
Limon sablo-argileux marron à
Nature des sols
+/- de graviers
Perméabilité k (en m/s) 5.0.10-8
Cet essai d’infiltration est un essai ponctuel. Les terrains sont susceptibles d’être hétérogènes et de
présenter des perméabilités variables, notamment des perméabilités plus élevées au sein d’horizons
plus graveleux ou sableux.
3.5 RESULTATS DES MESURES GEORADAR
Les résultats des mesures géophysiques par géoradar réalisées depuis la plateforme en sommet du
bajoyer rive droite sont regroupées en annexe 4.
Des profils transversaux et longitudinaux de mesures ont été réalisés, avec l’antenne bifréquence
800-300 MHz et avec l’antenne 300 MHz. Ils sont illustrés par la figure page suivante correspondant
aux mesures avec l’antenne bi-fréquence :
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Les profondeurs d’auscultation sont limitées à 4 m (fréquence 800 MHz) et 2 m de profond
(fréquence 300 MHz).
La cartographie des anomalies détectées par géoradar est présentée ci-après :
3 anomalies sont recensées (marquage rouge en extrémité des flèches noires), dont la génératrice
supérieure se situe entre 0.40 et 0.90 m/TA. Elles sont susceptibles de représenter des hétérogénéités
(vides, zones décomprimées) pouvant atteindre ou dépasser un mètre de dimension.
Pour plus de précisions, on se réfèrera au rapport de mesure en annexe 4.
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4. ETUDE DES OUVRAGES GÉOTECHNIQUES
4.1 EXAMEN ET CAUSES POSSIBLES DES DESORDRES
4.1.1.1 ²Type de désordres
Le bajoyer rive droite présente un bombement du mur de front en partie haute. Ces déformations
s’accompagnent d’un disjointoiement et d’un réseau de fissuration de la maçonnerie. Localement,
on observe des désaffleurements au niveau des fissures les plus marquées.
On remarque de nombreuses zones d’infiltration d’eau depuis les remblais arrière. De la végétation
a investit le réseau de fissuration.
De nombreuses efflorescences sont également visibles traduisant de potentielles dégradations à
cœur du béton et/ou du mortier de jointoiement.
Les désordres sont illustrés par les photos suivantes issues du cahier des charges d’ARTELIA.
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4.1.2 Causes possibles des désordres
Les caractéristiques mécaniques mesurées dans les remblais sont très faibles à faibles et témoignent
d’une décompression à cœur sur toute leur hauteur. Les sols fins localement graveleux du remblai
ont été identifiés dans un état hydrique très humide au droit de SC1 entre 2.05 m et 3.00 m/TA.
L’infiltration des eaux météoriques depuis la plateforme en remblai du bajoyer et les circulations
d’eau à travers le mur dégradé du bajoyer lors des remplissages/vidanges de l’écluse génèrent des
cycles successifs d’imbibition/dessication qui dégradent les caractéristiques des limons sablo-
argileux du remblai.
Ces circulations d’eau contribuent également à dégrader les maçonneries, et génèrent une
augmentation « temporaire et cyclique » des poussées hydrostatiques à l’arrière du mur dans
l’attente de la phase de diffusion des pressions interstitielles. Combinées à la présence de remblai
fortement décomprimés, elles génèrent une augmentation des poussées sur le mur conduisant in
fine aux déformations/fissuration observables sur le parement.
Ces phénomènes sont évolutifs, et peuvent à terme conduire à la ruine de l’ouvrage.
Les mesures georadar n’ont pas mis en évidence d’anomalies significatives, traduisant de potentiels
sous-tirages de matériaux sous l’effet des circulations d’eau. Ces phénomènes ne sont toutefois pas
à écarter à l’avenir.
4.2 PREAMBULE AUX RENFORCEMENTS
Avant d’engager des travaux de confortements lourds, il sera nécessaire d’amender la
connaissance de l’ouvrage existant, notamment sa géométrie à l’aide d’un travail d’archive sur les
plans de récolement de l’ouvrage complété le cas échéant par des investigations in situ.
On s’interrogera également sur la maçonnerie interceptée par le sondage SC1 entre 7.50 m et
9.30 m/TA.
L’ouvrage devra également faire l’objet d’un diagnostic structurel complet afin de confirmer la
faisabilité des renforcements proposés ci-après, et le besoin éventuel de confortement structuraux
préalables.
4.3 FAISABILITE D’UN RENFORCEMENT DU CORPS DE REMBLAI PAR INJECTION DE COULIS
4.3.1 Méthode pour l’amélioration des caractéristiques mécaniques du corps de remblai
Le corps de remblai devra faire l’objet de travaux d’injection de manière à améliorer ses
caractéristiques mécaniques. L’objectif visé est de garantir Pl*≈ 1.20 MPa et EM ≈ 12.0 MPa.
A titre d’exemple, cette méthode pourra consister, selon un maillage carré de l’ordre de 1.00 m, à
réaliser des forages destructifs type OD (On Drilling) avec enregistrement des paramètres de forage,
descendus au minimum à la base du remblai. La foration sera réalisée au coulis de ciment.
L’injection du coulis de ciment sera réalisée par extraction du tubage par passe remontantes d’un
mètre à l’aide d’un obturateur simple.
4.3.2 Surface à traiter en première approche
Afin de traiter le coin de poussée sur les maçonneries, en considérant par hypothèse le fond du canal
8.00 m sous le sommet du mur du bajoyer, on retiendra en première approche pour la dernière ligne
d’injection un recul de 6.00 m par rapport au nu arrière du bajoyer.
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4.3.3 Phasage des travaux
Préalablement aux travaux de renforcement par injection des remblais, et pour éviter toute
aggravation des désordres sur le mur du bajoyer voire la ruine de ce dernier, il sera nécessaire
d’étayer le bajoyer. On pourra par exemple recourir à un système de lierne/buton.
4.3.4 Sujétions d’exécution
Les travaux d’injection devront être détaillés (plan des forages d’injection, phasage d’injection en
première intention, reprise d’injection, critères d’arrêt, plan de contrôle, investigations
complémentaires de contrôle, …) dans une procédure particulière d’exécution soumise à
approbation du MOE.
Une vigilance particulière sera apportée à la maitrise des pressions d’injection afin de ne pas
déstructurer les maçonneries existantes et les ouvrages avoisinants.
Parallèlement, une fois les travaux d’injection réalisés, on veillera à imperméabiliser la plateforme afin
de limiter l’infiltration des eaux météoriques. On s’assurera également que les eaux de plateforme
de la voie verte, les caniveaux des réseaux électriques de surface, les réseaux EP (+EU ?) des locaux
techniques ne participent pas à l’imbibition des remblais du bajoyer.
4.4 FAISABILITE D’UN RENFORCEMENT DU MUR DU BAJOYER PAR INJECTION DE COULIS
4.4.1 Méthode pour l’amélioration du monolithisme du bajoyer
Afin de bloquer les circulations d’eau qui contribuent à la dégradation des caractéristiques du corps
de remblai et des maçonneries, il pourra être envisagé de rétablir le monolithisme des maçonneries
par des travaux d’injection de coulis de ciment.
A titre d’exemple, cette méthode pourra consister, selon un maillage de l’ordre de 0.50 m, à réaliser
des forages carottés, descendus au minimum à la base des maçonneries.
L’injection du coulis de ciment sera réalisée par passe remontantes d’un mètre à l’aide d’un
obturateur simple.
La faisabilité d’un tel renforcement devra être confirmé par un BE spécialisé à l’appui d’un diagnostic
structurel complet de l’ouvrage.
Elle pourra être couplée à des travaux de rejointoiement des maçonneries.
4.4.2 Remarque sur le drainage
On évitera au niveau de la zone de marnage de l’écluse (remplissage/vidange) la mise en place à
de barbacanes ou de drains à travers les maçonneries afin de ne pas imbiber les remblais lors des
cycles de remplissages.
4.4.1 Sujétions d’exécution
De la même manière que pour les remblais, les travaux d’injection des maçonneries devront être
détaillés (plan des forages d’injection, phasage d’injection en première intention, reprise d’injection,
critères d’arrêt, plan de contrôle, investigations complémentaires de contrôle, …) dans une
procédure particulière d’exécution soumise à approbation du MOE.
Une vigilance particulière sera apportée à la maitrise des pressions d’injection afin de ne pas
déstructurer les maçonneries existantes. On préfèrera également le recours à des forages par
carottages afin de préserver les existants, à l’exclusion de la méthode par rotopercussion.
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5. RECOMMANDATIONS POUR LA MISE AU POINT DU PROJET
Le présent rapport constitue le compte rendu et fixe la fin de la mission de diagnostic géotechnique
G5. Ce diagnostic géotechnique (mission G5) confié à GÉOTEC a permis de donner les hypothèses
géotechniques à prendre en compte en fonction des résultats des investigations et des données
connues du projet, et présente certains principes pour le confortement du corps de remblai du
bajoyer rive droite et le rétablissement du monolithisme des maçonneries.
Les principales incertitudes qui subsistent concernent le contexte géotechnique du site et le projet
notamment :
• L’évolution des désordres jusqu’à la mise en œuvre des travaux définitifs ;
• la géométrie de l’ouvrage afin d’amender le diagnostic (plans de récolement,
investigations in situ) ;
• les préconisations particulières à l’appui d’un diagnostic structurel complet de
l’ouvrage ;
• les choix techniques retenus pour garantir le fonctionnement « monolithique » des
maçonneries ;
• les variations d’épaisseur et de nature des remblais, et la présence de vestige compte-
tenu de l’historique du site ;
• les sujétions d’exécution associées aux choix techniques retenus et à la présence de
mitoyens.
Ces incertitudes peuvent avoir une incidence importante sur le coût final des ouvrages
géotechniques. Il conviendra d’en tenir compte lors de la mise au point du projet. A cet effet, la
mise en œuvre de l’ensemble des missions géotechniques (G2 PRO à G4) devra suivre la présente
étude G5.
Nous restons à l’entière disposition des Responsables du Projet pour tout renseignement
complémentaire.
*
* *
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CONDITIONS GENERALES
1. Avertissement, préambule
Toute commande et ses avenants éventuels impliquent de la part du cocontractant, ci-après dénommé « le Client », signataire du contrat et des
avenants, acceptation sans réserve des présentes conditions générales.
Les présentes conditions générales prévalent sur toutes autres, sauf conditions particulières contenues dans le devis ou dérogation formelle et explicite.
Toute modification de la commande ne peut être considérée comme acceptée qu’après accord écrit du Prestataire.
2. Déclarations obligatoires à la charge du Client, (DT, DICT, ouvrages exécutés)
Dans tous les cas, la responsabilité du Prestataire ne saurait être engagée en cas de dommages à des ouvrages publics ou privés (en particulier,
ouvrages enterrés et canalisations) dont la présence et l’emplacement précis ne lui auraient pas été signalés par écrit préalablement à sa mission.
Conformément au décret n° 2011-1241 du 5 octobre 2011 relatif à l’exécution de travaux à proximité de certains ouvrages souterrains, aériens ou
subaquatiques de transport ou de distribution, le Client doit fournir, à sa charge et sous sa responsabilité, l’implantation des réseaux privés, la liste et
l’adresse des exploitants des réseaux publics à proximité des travaux, les plans, informations et résultats des investigations complémentaires consécutifs
à sa Déclaration de projet de Travaux (DT). Ces informations sont indispensables pour permettre les éventuelles DICT (le délai de réponse est de 15
jours) et pour connaitre l’environnement du projet. En cas d’incertitude ou de complexité pour la localisation des réseaux sur domaine public, il pourra
être nécessaire de faire réaliser, à la charge du Client, des fouilles manuelles pour les repérer. Les conséquences et la responsabilité de toute
détérioration de ces réseaux par suite d’une mauvaise communication sont à la charge exclusive du Client.
Conformément à l’art L 411-1 du code minier, le Client s’engage à déclarer à la DREAL tout forage réalisé de plus de 10 m de profondeur. De même,
conformément à l’article R 214-1 du code de l’environnement, le Client s’engage à déclarer auprès de la DDT du lieu des travaux les sondages et
forages destinés à la recherche, à la surveillance ou au prélèvement d’eaux souterraines (piézomètres notamment).
3. Cadre de la mission, objet et nature des prestations, prestations exclues, limites de la mission
Le terme « prestation » désigne exclusivement les prestations énumérées dans le devis du Prestataire. Toute prestation différente de celles prévues fera
l’objet d’un prix nouveau à négocier. Il est entendu que le Prestataire s'engage à procéder selon les moyens actuels de son art, à des recherches
consciencieuses et à fournir les indications qu'on peut en attendre. Son obligation est une obligation de moyen et non de résultat au sens de la
jurisprudence actuelle des tribunaux. Le Prestataire réalise la mission dans les strictes limites de sa définition donnée dans son offre (validité limitée à
trois mois à compter de la date de son établissement), confirmée par le bon de commande ou un contrat signé du Client.
La mission et les investigations éventuelles sont strictement géotechniques et n’abordent pas le contexte environnemental. Seule une étude
environnementale spécifique comprenant des investigations adaptées permettra de détecter une éventuelle contamination des sols et/ou des eaux
souterraines.
Le Prestataire n’est solidaire d’aucun autre intervenant sauf si la solidarité est explicitement convenue dans le devis ; dans ce cas, la solidarité ne
s’exerce que sur la durée de la mission.
Par référence à la norme NF P 94-500, il appartient au maître d’ouvrage, au maître d’œuvre ou à toute entreprise de faire réaliser impérativement par
des ingénieries compétentes chacune des missions géotechniques (successivement G1, G2, G3 et G4 et les investigations associées) pour suivre toutes
les étapes d’élaboration et d’exécution du projet. Si la mission d’investigations est commandée seule, elle est limitée à l’exécution matérielle de
sondages et à l’établissement d’un compte rendu factuel sans interprétation et elle exclut toute activité d’étude ou de conseil. La mission de
diagnostic géotechnique G5 engage le géotechnicien uniquement dans le cadre strict des objectifs ponctuels fixés et acceptés.
Si le Prestataire déclare être titulaire de la certification ISO 9001, le Client agit de telle sorte que le Prestataire puisse respecter les dispositions de son
système qualité dans la réalisation de sa mission.
4. Plans et documents contractuels
Le Prestataire réalise la mission conformément à la réglementation en vigueur lors de son offre, sur la base des données communiquées par le Client.
Le Client est seul responsable de l’exactitude de ces données. En cas d’absence de transmission ou d’erreur sur ces données, le Prestataire est exonéré
de toute responsabilité.
5. Limites d’engagement sur les délais
Sauf indication contraire précise, les estimations de délais d’intervention et d’exécution données aux termes du devis ne sauraient engager le
Prestataire. Sauf stipulation contraire, il ne sera pas appliqué de pénalités de retard et si tel devait être le cas elles seraient plafonnées à 5% de la
commande. En toute hypothèse, la responsabilité du Prestataire est dégagée de plein droit en cas d’insuffisance des informations fournies par le
Client ou si le Client n’a pas respecté ses obligations, en cas de force majeure ou d’événements imprévisibles (notamment la rencontre de sols
inattendus, la survenance de circonstances naturelles exceptionnelles) et de manière générale en cas d‘événement extérieur au Prestataire modifiant
les conditions d’exécution des prestations objet de la commande ou les rendant impossibles.
Le Prestataire n’est pas responsable des délais de fabrication ou d’approvisionnement de fournitures lorsqu’elles font l’objet d’un contrat de négoce
passé par le Client ou le Prestataire avec un autre Prestataire.
6. Formalités, autorisations et obligations d’information, accès, dégâts aux ouvrages et cultures
Toutes les démarches et formalités administratives ou autres, en particulier l’obtention de l’autorisation de pénétrer sur les lieux pour effectuer des
prestations de la mission sont à la charge du Client. Le Client se charge d’une part d’obtenir et communiquer les autorisations requises pour l’accès
du personnel et des matériels nécessaires au Prestataire en toute sécurité dans l’enceinte des propriétés privées ou sur le domaine public, d’autre
part de fournir tous les documents relatifs aux dangers et aux risques cachés, notamment ceux liés aux réseaux, aux obstacles enterrés et à la pollution
des sols et des nappes. Le Client s'engage à communiquer les règles pratiques que les intervenants doivent respecter en matière de santé, sécurité
et respect de l'environnement : il assure en tant que de besoin la formation du personnel, notamment celui du Prestataire, entrant dans ces domaines,
préalablement à l'exécution de la mission. Le Client sera tenu responsable de tout dommage corporel, matériel ou immatériel dû à une spécificité du
site connue de lui et non clairement indiquée au Prestataire avant toutes interventions.
Sauf spécifications particulières, les travaux permettant l’accessibilité aux points de sondages ou d’essais et l’aménagement des plates-formes ou
grutage nécessaires aux matériels utilisés sont à la charge du Client.
Les investigations peuvent entraîner d’inévitables dommages sur le site, en particulier sur la végétation, les cultures et les ouvrages existants, sans qu’il
y ait négligence ou faute de la part de son exécutant. Les remises en état, réparations ou indemnisations correspondantes sont à la charge du Client.
7. Implantation, nivellement des sondages
Au cas où l'implantation des sondages est imposée par le Client ou son conseil, le Prestataire est exonéré de toute responsabilité dans les événements
consécutifs à ladite implantation. La mission ne comprend pas les implantations topographiques permettant de définir l’emprise des ouvrages et zones
à étudier ni la mesure des coordonnées précises des points de sondages ou d’essais. Les éventuelles altitudes indiquées pour chaque sondage (qu’il
s’agisse de cotes de références rattachées à un repère arbitraire ou de cotes NGF) ne sont données qu’à titre indicatif. Seules font foi les profondeurs
mesurées depuis le sommet des sondages et comptées à partir du niveau du sol au moment de la réalisation des essais. Pour que ces altitudes soient
garanties, il convient qu’elles soient relevées par un Géomètre Expert avant remodelage du terrain. Il en va de même pour l’implantation des
sondages sur le terrain.
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8. Hydrogéologie
Les niveaux d’eau indiqués dans le rapport correspondent uniquement aux niveaux relevés au droit des sondages exécutés et à un moment précis.
En dépit de la qualité de l'étude les aléas suivants subsistent, notamment la variation des niveaux d'eau en relation avec la météo ou une modification
de l'environnement des études. Seule une étude hydrogéologique spécifique permet de déterminer les amplitudes de variation de ces niveaux, les
cotes de crue et les PHEC (Plus Hautes Eaux Connues).
9. Recommandations, aléas, écart entre prévision de l’étude et réalité en cours de travaux
Si, en l’absence de plans précis des ouvrages projetés, le Prestataire a été amené à faire une ou des hypothèses sur le projet, il appartient au Client
de lui communiquer par écrit ses observations éventuelles sans quoi, il ne pourrait en aucun cas et pour quelque raison que ce soit lui être reproché
d’avoir établi son étude dans ces conditions.
L’étude géotechnique s’appuie sur les renseignements reçus concernant le projet, sur un nombre limité de sondages et d’essais, et sur des profondeurs
d’investigations limitées qui ne permettent pas de lever toutes les incertitudes inéluctables à cette science naturelle. En dépit de la qualité de l'étude,
des incertitudes subsistent du fait notamment du caractère ponctuel des investigations, de la variation d'épaisseur des remblais et/ou des différentes
couches, de la présence de vestiges enterrés. Les conclusions géotechniques ne peuvent donc conduire à traiter à forfait le prix des fondations
compte tenu d’une hétérogénéité, naturelle ou du fait de l’homme, toujours possible et des aléas d’exécution pouvant survenir lors de la découverte
des terrains. Si un caractère évolutif particulier a été mis en lumière (notamment glissement, érosion, dissolution, remblais évolutifs, tourbe), l'application
des recommandations du rapport nécessite une actualisation à chaque étape du projet notamment s'il s'écoule un laps de temps important avant
l’étape suivante.
L’estimation des quantités des ouvrages géotechniques nécessite, une mission d’étude géotechnique de conception G2 (phase projet). Les éléments
géotechniques non décelés par l’étude et mis en évidence lors de l’exécution (pouvant avoir une incidence sur les conclusions du rapport) et les
incidents importants survenus au cours des travaux (notamment glissement, dommages aux avoisinants ou aux existants) doivent obligatoirement être
portés à la connaissance du Prestataire ou signalés aux géotechniciens chargés des missions de suivi géotechnique d’exécution G3 et de supervision
géotechnique d’exécution G4, afin que les conséquences sur la conception géotechnique et les conditions d’exécution soient analysées par un
homme de l’art.
10. Rapport de mission, réception des travaux, fin de mission, délais de validation des documents par le client
A défaut de clauses spécifiques contractuelles, la remise du dernier document à fournir dans le cadre de la mission fixe le terme de la mission. La date
de la fin de mission est celle de l'approbation par le Client du dernier document à fournir dans le cadre de la mission. L’approbation doit intervenir au
plus tard deux semaines après sa remise au Client, et est considérée implicite en cas de silence. La fin de la mission donne lieu au paiement du solde
de la mission.
11. Réserve de propriété, confidentialité, propriété des études, diagrammes
Les coupes de sondages, plans et documents établis par les soins du Prestataire dans le cadre de sa mission ne peuvent être utilisés, publiés ou
reproduits par des tiers sans son autorisation. Le Client ne devient propriétaire des prestations réalisées par le Prestataire qu’après règlement intégral
des sommes dues. Le Client ne peut pas les utiliser pour d’autres ouvrages sans accord écrit préalable du Prestataire. Le Client s’engage à maintenir
confidentielle et à ne pas utiliser pour son propre compte ou celui de tiers toute information se rapportant au savoir-faire du Prestataire, qu’il soit
breveté ou non, portée à sa connaissance au cours de la mission et qui n’est pas dans le domaine public, sauf accord préalable écrit du Prestataire.
Si dans le cadre de sa mission, le Prestataire mettait au point une nouvelle technique, celle-ci serait sa propriété. Le Prestataire serait libre de déposer
tout brevet s’y rapportant, le Client bénéficiant, dans ce cas, d’une licence non exclusive et non cessible, à titre gratuit et pour le seul ouvrage étudié.
12. Modifications du contenu de la mission en cours de réalisation
La nature des prestations et des moyens à mettre en œuvre, les prévisions des avancements et délais, ainsi que les prix sont déterminés en fonction
des éléments communiqués par le client et ceux recueillis lors de l’établissement de l’offre. Des conditions imprévisibles par le Prestataire au moment
de l’établissement de son offre touchant à la géologie, aux hypothèses de travail, au projet et à son environnement, à la législation et aux règlements,
à des événements imprévus, survenant en cours de mission autorisent le Prestataire à proposer au Client un avenant avec notamment modification
des prix et des délais. A défaut d’un accord écrit du Client dans un délai de deux semaines à compter de la réception de la lettre d’adaptation de
la mission. Le Prestataire est en droit de suspendre immédiatement l’exécution de sa mission, les prestations réalisées à cette date étant rémunérées
intégralement, et sans que le Client ne puisse faire état d’un préjudice. Dans l’hypothèse où le Prestataire est dans l’impossibilité de réaliser les
prestations prévues pour une cause qui ne lui est pas imputable, le temps d’immobilisation de ses équipes est rémunéré par le client.
13. Modifications du projet après fin de mission, délai de validité du rapport
Le rapport constitue une synthèse de la mission définie par la commande. Le rapport et ses annexes forment un ensemble indissociable. Toute
interprétation, reproduction partielle ou utilisation par un autre maître de l’ouvrage, un autre constructeur ou maître d’œuvre, ou pour un projet
différent de celui objet de la mission, ne saurait engager la responsabilité du Prestataire et pourra entraîner des poursuites judiciaires. La responsabilité
du Prestataire ne saurait être engagée en dehors du cadre de la mission objet du rapport. Toute modification apportée au projet et à son
environnement ou tout élément nouveau mis à jour au cours des travaux et non détecté lors de la mission d’origine, nécessite une adaptation du
rapport initial dans le cadre d’une nouvelle mission.
Le client doit faire actualiser le dernier rapport de mission en cas d’ouverture du chantier plus de 1 an après sa livraison. Il en est de même notamment
en cas de travaux de terrassements, de démolition ou de réhabilitation du site (à la suite d'une contamination des terrains et/ou de la nappe) modifiant
entre autres les qualités mécaniques, les dispositions constructives et/ou la répartition de tout ou partie des sols sur les emprises concernées par l’étude
géotechnique.
14. Conditions d’établissement des prix, variation dans les prix, conditions de paiement, acompte et provision, retenue de garantie
Les prix unitaires s'entendent hors taxes. Ils sont majorés de la T.V.A. au taux en vigueur le jour de la facturation. Ils sont établis aux conditions
économiques en vigueur à la date d’établissement de l’offre. Ils sont fermes et définitifs pour une durée de trois mois. Au-delà, ils sont actualisés par
application de l'indice "Sondages et Forages TP 04" pour les investigations in situ et en laboratoire, et par application de l’indice « SYNTEC » pour les
prestations d’études, l'Indice de base étant celui du mois de l'établissement du devis.
Aucune retenue de garantie n’est appliquée sur le coût de la mission.
Dans le cas où le marché nécessite une intervention d’une durée supérieure à un mois, des factures mensuelles intermédiaires sont établies. Lors de
la passation de la commande ou de la signature du contrat, le Prestataire peut exiger un acompte dont le montant est défini dans les conditions
particulières et correspond à un pourcentage du total estimé des honoraires et frais correspondants à l’exécution du contrat. Le montant de cet
acompte est déduit de la facture ou du décompte final. En cas de sous-traitance dans le cadre d’un ouvrage public, les factures du Prestataire sont
réglées directement et intégralement par le maître d’ouvrage, conformément à la loi n°75-1334 du 31/12/1975.
Les paiements interviennent à réception de la facture et sans escompte. En l’absence de paiement au plus tard le jour suivant la date de règlement
figurant sur la facture, il sera appliqué à compter dudit jour et de plein droit, un intérêt de retard égal au taux d’intérêt appliqué par la Banque
Centrale Européenne à son opération de refinancement la plus récente majorée de 10 points de pourcentage. Cette pénalité de retard sera exigible
sans qu’un rappel soit nécessaire à compter du jour suivant la date de règlement figurant sur la facture.
En sus de ces pénalités de retard, le Client sera redevable de plein droit des frais de recouvrement exposés ou d'une indemnité forfaitaire de 40 €.
Un désaccord quelconque ne saurait constituer un motif de non-paiement des prestations de la mission réalisées antérieurement. La compensation
est formellement exclue : le Client s’interdit de déduire le montant des préjudices qu’il allègue des honoraires dus.
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15. Résiliation anticipée
Toute procédure de résiliation est obligatoirement précédée d’une tentative de conciliation. En cas de force majeure, cas fortuit ou de circonstances
indépendantes du Prestataire, celui-ci a la faculté de résilier son contrat sous réserve d’en informer son Client par lettre recommandée avec accusé
de réception. En toute hypothèse, en cas d’inexécution par l’une ou l’autre des parties de ses obligations, et 8 jours après la mise en demeure visant
la présente clause résolutoire demeurée sans effet, le contrat peut être résilié de plein droit. La résiliation du contrat implique le paiement de
l’ensemble des prestations régulièrement exécutées par le Prestataire au jour de la résiliation et en sus, d’une indemnité égale à 20 % des honoraires
qui resteraient à percevoir si la mission avait été menée jusqu’à son terme.
16. Répartition des risques, responsabilités et assurances
Le Prestataire n’est pas tenu d’avertir son Client sur les risques encourus déjà connus ou ne pouvant être ignorés du Client compte tenu de sa
compétence. Ainsi par exemple, l’attention du Client est attirée sur le fait que le béton armé est inévitablement fissuré, les revêtements appliqués sur
ce matériau devant avoir une souplesse suffisante pour s’adapter sans dommage aux variations d’ouverture des fissures. Le devoir de conseil du
Prestataire vis-à-vis du Client ne s’exerce que dans les domaines de compétence requis pour l’exécution de la mission spécifiquement confiée. Tout
élément nouveau connu du Client après la fin de la mission doit être communiqué au Prestataire qui pourra, le cas échéant, proposer la réalisation
d’une mission complémentaire. A défaut de communication des éléments nouveaux ou d’acceptation de la mission complémentaire, le Client en
assumera toutes les conséquences. En aucun cas, le Prestataire ne sera tenu pour responsable des conséquences d’un non-respect de ses
préconisations ou d’une modification de celles-ci par le Client pour quelque raison que ce soit. L’attention du Client est attirée sur le fait que toute
estimation de quantités faite à partir de données obtenues par prélèvements ou essais ponctuels sur le site objet des prestations est entachée d’une
incertitude fonction de la représentativité de ces données ponctuelles extrapolées à l’ensemble du site. Toutes les pénalités et indemnités qui sont
prévues au contrat ou dans l’offre remise par le Prestataire ont la nature de dommages et intérêts forfaitaires, libératoires et exclusifs de toute autre
sanction ou indemnisation.
Assurance décennale obligatoire
Le Prestataire bénéficie d’un contrat d’assurance au titre de la responsabilité décennale afférente aux ouvrages soumis à obligation d’assurance,
conformément à l’article L.241-1 du Code des assurances. Conformément aux usages et aux capacités du marché de l’assurance et de la
réassurance, le contrat impose une obligation de déclaration préalable et d’adaptation de la garantie pour les ouvrages dont la valeur HT (travaux
et honoraires compris) excède au jour de la déclaration d’ouverture de chantier un montant de 15 M€. Il est expressément convenu que le client a
l’obligation d’informer le Prestataire d’un éventuel dépassement de ce seuil, et accepte, de fournir tous éléments d’information nécessaires à
l’adaptation de la garantie. Le client prend également l’engagement, de souscrire à ses frais un Contrat Collectif de Responsabilité Décennale
(CCRD), contrat dans lequel le Prestataire sera expressément mentionné parmi les bénéficiaires. Par ailleurs, les ouvrages de caractère exceptionnel,
voir inusuels sont exclus du présent contrat et doivent faire l’objet d’une cotation particulière. Le prix fixé dans l’offre ayant été déterminé en fonction
de conditions normales d’assurabilité de la mission, il sera réajusté, et le client s’engage à l’accepter, en cas d’éventuelle sur-cotisation qui serait
demandée au Prestataire par rapport aux conditions de base de son contrat d’assurance. A défaut de respecter ces engagements, le client en
supportera les conséquences financières (notamment en cas de défaut de garantie du Prestataire, qui n’aurait pu s’assurer dans de bonnes
conditions, faute d’informations suffisantes). Le maitre d’ouvrage est tenu d’informer le Prestataire de la DOC (déclaration d’ouverture de chantier).
Ouvrages non soumis à l’obligation d’assurance
Les ouvrages dont la valeur HT (travaux et honoraires compris) excède un montant de 15 M€ HT doivent faire l'objet d'une déclaration auprès du
Prestataire qui en réfèrera à son assureur pour détermination des conditions d’assurance. Les limitations relatives au montant des chantiers auxquels
le Prestataire participe ne sont pas applicables aux missions portant sur des ouvrages d'infrastructure linéaire, c'est-à-dire routes, voies ferrées, tramway,
etc. En revanche, elles demeurent applicables lorsque sur le tracé linéaire, la/les mission(s) de l'assuré porte(nt) sur des ouvrages précis tels que ponts,
viaducs, échangeurs, tunnels, tranchées couvertes... En tout état de cause, il appartiendra au client de prendre en charge toute éventuelle sur
cotisation qui serait demandée au prestataire par rapport aux conditions de base de son contrat d'assurance. Toutes les conséquences financières
d’une déclaration insuffisante quant au coût de l’ouvrage seront supportées par le client et le maître d’ouvrage.
Le Prestataire assume les responsabilités qu’il engage par l’exécution de sa mission telle que décrite au présent contrat. A ce titre, il est responsable
de ses prestations dont la défectuosité lui est imputable. Le Prestataire sera garanti en totalité par le Client contre les conséquences de toute
recherche en responsabilité dont il serait l’objet du fait de ses prestations, de la part de tiers au présent contrat, le client ne garantissant cependant
le Prestataire qu’au-delà du montant de responsabilité visé ci-dessous pour le cas des prestations défectueuses. La responsabilité globale et cumulée
du Prestataire au titre ou à l’occasion de l’exécution du contrat sera limitée à trois fois le montant de ses honoraires sans pour autant excéder les
garanties délivrées par son assureur, et ce pour les dommages de quelque nature que ce soit et quel qu’en soit le fondement juridique. Il est
expressément convenu que le Prestataire ne sera pas responsable des dommages immatériels consécutifs ou non à un dommage matériel tels que,
notamment, la perte d’exploitation, la perte de production, le manque à gagner, la perte de profit, la perte de contrat, la perte d’image,
l’immobilisation de personnel ou d’équipements.
17. Cessibilité de contrat
Le Client reste redevable du paiement de la facture sans pouvoir opposer à quelque titre que ce soit la cession du contrat, la réalisation pour le
compte d’autrui, l'existence d'une promesse de porte-fort ou encore l'existence d’une stipulation pour autrui.
18. Litiges
En cas de litige pouvant survenir dans l’application du contrat, seul le droit français est applicable. Seules les juridictions du ressort du siège social du
Prestataire sont compétentes, même en cas de demande incidente ou d’appel en garantie ou de pluralité de défendeurs.
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Enchaînement des missions d’ingénierie géotechnique
(Extraits de la norme NF P 94-500 du 30 novembre 2013 – Chapitre 4.2)
Le Maître d’Ouvrage doit associer l’ingénierie géotechnique au même titre que les autres ingénieries à la Maîtrise d’Œuvre et ce, à toutes les
étapes successives de conception, puis de réalisation de l’ouvrage. Le Maître d’Ouvrage, ou son mandataire, doit veiller à la synchronisation
des missions d’ingénierie géotechnique avec les phases effectives à la Maîtrise d’Œuvre du projet.
L’enchaînement et la définition synthétique des missions d’ingénierie géotechnique sont donnés dans les tableaux 1 et 2. Deux ingénieries
géotechniques différentes doivent intervenir : la première pour le compte du Maître d’Ouvrage ou de son mandataire lors des étapes 1 à 3, la
seconde pour le compte de l’entreprise lors de l’étape 3.
Objectifs à Prestations
Enchainement Phases de la Niveau de management des
Mission d’ingénierie géotechnique (GN) atteindre pour les d’investigations
des missions G1 maîtrise risques géotechniques
et Phase de la mission ouvrages géotechniques à
à G4 d’œuvre attendu
géotechniques réaliser
Fonction des données
Etude géotechnique préalable (G1) Spécificités
Première identification des existantes et de la
géotechniques du
Étape 1 : Etude Phase Etude de Site (ES) risques présentés par le site complexité
site
géotechnique géotechnique
préalable Première Fonctions des
(G1) Etude Etudes géotechnique préalable (G1) Première identification des
adaptation des données existantes et
préliminaire, risques pour les futurs
Phase Principes Généraux de Construction (PGC) futurs ouvrages aux de la complexité
Esquisse, APS ouvrages
spécificités du site géotechnique
Définition et
Fonction du site et de
Etude géotechnique de conception (G2) comparaison des
la complexité du
APD/AVP solutions
Phase Avant-projet (AVP) projet (choix
envisageables pour
constructifs)
le projet
Mesures préventives pour la
réduction des risques Fonction du site et de
Étape 2 : Etude Conception et
Etudes géotechniques de conception (G2) identifiés, mesures correctives la complexité du
géotechnique de PRO justifications du
Phase Projet (PRO) pour les risques résiduels avec projet (choix
conception (G2) projet
détection au plus tôt de leur constructifs)
Consultation sur le survenance
projet de
Etude géotechnique de conception (G2) Phase base/choix de
DCE/ACT
DCE/ACT l’entreprise et mise
au point du contrat
de travaux
A la charge de A la charge du maître
l’entreprise d’ouvrage
Supervision géotechnique Etude d’exécution Identification des risques
Etude de suivi d’exécution (G4) Fonction des
conforme aux résiduels, mesures correctives,
géotechniques méthodes de
Phase Supervision de exigences du contrôle du management des
d’exécution (G3) construction et des
Étape 3 : Etudes EXE/VISA
Phase Etude (en l’étude géotechnique projet, avec risques résiduels (réalité des
adaptations proposées
géotechniques de interaction avec la d’exécution (en interaction maîtrise de la actions, vigilance,
si des risques
réalisation avec la phase supervision du qualité, du délai et mémorisation, capitalisation
phase suivi) identifiés surviennent
(G3/G4) suivi) du coût des retours d’expérience)
Etude et suivi Supervision géotechnique Exécution des Fonction du contexte
géotechniques d’exécution (G4) travaux en toute géotechnique observé
d’exécutions (G3) Phase Supervision du suivi sécurité et en et du comportement
DET/AOR
Phase Suivi (en géotechnique d’exécution conformité avec les de l’ouvrage et des
interaction avec la (en interaction avec la phase attentes du maître avoisinants en cours
Phase Etude Supervision de l’étude) d’ouvrage de travaux
Influence d’un
A toute étape élément
Influence de cet élément
d’un projet ou sur géotechnique Fonction de l’élément
Diagnostic Diagnostic géotechnique (G5) géotechnique sur les risques
un ouvrage spécifique sur le géotechnique étudié
géotechniques identifiés
existant projet ou sur
l’ouvrage existant
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Tableau 2 - Classification des missions d'ingénierie géotechnique
L'enchaînement des missions d'ingénierie géotechnique (étapes 1 à 3) doit suivre les étapes de conception et de réalisation de tout projet pour
contribuer à la maîtrise des risques géotechniques. Le maître d'ouvrage ou son mandataire doit faire réaliser successivement chacune de ces missions
par une ingénierie géotechnique. Chaque mission s'appuie sur des données géotechniques adaptées issues d'investigations géotechniques
appropriées.
ETAPE 1 : ETUDE GÉOTECHNIQUE PREALABLE (G1)
Cette mission exclut toute approche des quantités, délais et coûts d'exécution des ouvrages géotechniques qui entre dans le cadre de la mission
d'étude géotechnique de conception (étape 2). Elle est à la charge du maître d'ouvrage ou son mandataire. Elle comprend deux phases :
Phase Étude de Site (ES)
Elle est réalisée en amont d'une étude préliminaire, d'esquisse ou d'APS pour une première identification des risques géotechniques d'un site. - Faire
une enquête documentaire sur le cadre géotechnique du site et l'existence d'avoisinants avec visite du site et des alentours.
• Définir si besoin un programme d'investigations géotechniques spécifique, le réaliser ou en assurer le suivi technique, en exploiter les résultats.
• Fournir un rapport donnant pour le site étudié un modèle géologique préliminaire, les principales caractéristiques géotechniques et une
première identification des risques géotechniques majeurs.
Phase Principes Généraux de Construction (PGC)
Elle est réalisée au stade d'une étude préliminaire, d'esquisse ou d'APS pour réduire les conséquences des risques géotechniques majeurs identifiés.
Elle s'appuie obligatoirement sur des données géotechniques adaptées.
• Définir si besoin un programme d'investigations géotechniques spécifique, le réaliser ou en assurer le suivi technique, en exploiter les résultats.
• Fournir un rapport de synthèse des données géotechniques à ce stade d'étude (première approche de la ZIG, horizons porteurs potentiels, ainsi
que certains principes généraux de construction envisageables (notamment fondations, terrassements, ouvrages enterrés, améliorations de sols).
ETAPE 2 : ETUDE GÉOTECHNIQUE DE CONCEPTION (G2)
Cette mission permet l'élaboration du projet des ouvrages géotechniques et réduit les conséquences des risques géotechniques importants identifiés.
Elle est à la charge du maître d'ouvrage ou son mandataire et est réalisée en collaboration avec la maîtrise d'œuvre ou intégrée à cette dernière.
Elle comprend trois phases :
Phase Avant-projet (AVP)
Elle est réalisée au stade de l'avant-projet de la maîtrise d'œuvre et s'appuie obligatoirement sur des données géotechniques adaptées.
• Définir si besoin un programme d'investigations géotechniques spécifique, le réaliser ou en assurer le suivi technique, en exploiter les résultats.
• Fournir un rapport donnant les hypothèses géotechniques à prendre en compte au stade de l'avant-projet, les principes de construction
envisageables (terrassements, soutènements, pentes et talus, fondations, assises des dallages et voiries, améliorations de sols, dispositions générales
vis-à-vis des nappes et des avoisinants), une ébauche dimensionnelle par type d'ouvrage géotechnique et la pertinence d'application de la méthode
observationnelle pour une meilleure maîtrise des risques géotechniques.
Phase Projet (PRO)
Elle est réalisée au stade du projet de la maîtrise d'œuvre et s'appuie obligatoirement sur des données géotechniques adaptées suffisamment
représentatives pour le site. - Définir si besoin un programme d'investigations géotechniques spécifique, le réaliser ou en assurer le suivi technique, en
exploiter les résultats.
• Fournir un dossier de synthèse des hypothèses géotechniques à prendre en compte au stade du projet (valeurs caractéristiques des paramètres
géotechniques en particulier), des notes techniques donnant les choix constructifs des ouvrages géotechniques (terrassements, soutènements, pentes
et talus, fondations, assises des dallages et voiries, améliorations de sols, dispositions vis-à-vis des nappes et des avoisinants), des notes de calcul de
dimensionnement, un avis sur les valeurs seuils et une approche des quantités.
Phase DCE / ACT
Elle est réalisée pour finaliser le Dossier de Consultation des Entreprises et assister le maître d'ouvrage pour l'établissement des Contrats de Travaux
avec le ou les entrepreneurs retenus pour les ouvrages géotechniques.
• Établir ou participer à la rédaction des documents techniques nécessaires et suffisants à la consultation des entreprises pour leurs études de
réalisation des ouvrages géotechniques (dossier de la phase Projet avec plans, notices techniques, cahier des charges particulières, cadre de
bordereau des prix et d'estimatif, planning prévisionnel).
• Assister éventuellement le maître d'ouvrage pour la sélection des entreprises, analyser les offres techniques, participé à la finalisation des pièces
techniques des contrats de travaux.
ETAPE 3 : ETUDES GÉOTECHNIQUES DE REALISATION (G3 et G 4, distinctes et simultanées)
ETUDE ET SUIVI GÉOTECHNIQUES D'EXECUTION (G3)
Cette mission permet de réduire les risques géotechniques résiduels par la mise en œuvre à temps de mesures correctives d'adaptation ou
d'optimisation. Elle est confiée à l'entrepreneur sauf disposition contractuelle contraire, sur la base de la phase G2 DCE/ACT. Elle comprend deux
phases interactives :
Phase Étude
• Définir si besoin un programme d'investigations géotechniques spécifique, le réaliser ou en assurer le suivi technique, en exploiter les résultats.
• Étudier dans le détail les ouvrages géotechniques: notamment établissement d'une note d'hypothèses géotechniques sur la base des données
fournies par le contrat de travaux ainsi que des résultats des éventuelles investigations complémentaires, définition et dimensionnement (calculs
justificatifs) des ouvrages géotechniques, méthodes et conditions d'exécution (phasages généraux, suivis, auscultations et contrôles à prévoir, valeurs
seuils, dispositions constructives complémentaires éventuelles ).
• Élaborer le dossier géotechnique d'exécution des ouvrages géotechniques provisoires et définitifs : plans d'exécution, de phasage et de suivi.
Phase Suivi
• Suivre en continu les auscultations et l'exécution des ouvrages géotechniques, appliquer si nécessaire des dispositions constructives prédéfinies
en phase Étude.
• Vérifier les données géotechniques par relevés lors des travaux et par un programme d'investigations géotechniques complémentaire si
nécessaire (le réaliser ou en assurer le suivi technique, en exploiter les résultats).
• Établir la prestation géotechnique du dossier des ouvrages exécutés (DOE) et fournir les documents nécessaires à l'établissement du dossier
d'interventions ultérieures sur l'ouvrage (DIUO)
GÉOTEC - Dossier N°2508385/DIJON– Indice 0 – RULLY – Canal du Centre - Ecluse 27M des Justices - Chemin des Brayeres – SV / SP
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SUPERVISION GÉOTECHNIQUE D'EXECUTION (G4)
Cette mission permet de vérifier la conformité des hypothèses géotechniques prises en compte dans la mission d'étude et suivi géotechniques
d'exécution. Elle est à la charge du maître d'ouvrage ou son mandataire et est réalisée en collaboration avec la maîtrise d'œuvre ou intégrée à cette
dernière. Elle comprend deux phases interactives :
Phase Supervision de l'étude d'exécution
• Donner un avis sur la pertinence des hypothèses géotechniques de l'étude géotechnique d'exécution, des dimensionnements et méthodes
d'exécution, des adaptations ou optimisations des ouvrages géotechniques proposées par l'entrepreneur, du plan de contrôle, du programme
d'auscultation et des valeurs seuils.
Phase Supervision du suivi d'exécution
• Par interventions ponctuelles sur le chantier, donner un avis sur la pertinence du contexte géotechnique tel qu'observé par l'entrepreneur (G3),
du comportement tel qu'observé par l'entrepreneur de l'ouvrage et des avoisinants concernés (G3), de l'adaptation ou de l'optimisation de l'ouvrage
géotechnique proposée par l'entrepreneur (G3).
• Donner un avis sur la prestation géotechnique du DOE et sur les documents fournis pour le DIUO.
DIAGNOSTIC GÉOTECHNIQUE (G5)
Pendant le déroulement d'un projet ou au cours de la vie d'un ouvrage, il peut être nécessaire de procéder, de façon strictement limitative, à l'étude
d'un ou plusieurs éléments géotechniques spécifiques, dans le cadre d'une mission ponctuelle. Ce diagnostic géotechnique précise l'influence de cet
ou ces éléments géotechniques sur les risques géotechniques identifiés ainsi que leurs conséquences possibles pour le projet ou l'ouvrage existant.
• Définir, après enquête documentaire, un programme d'investigations géotechniques spécifique, le réaliser ou en assurer le suivi technique, en
exploiter les résultats.
• Étudier un ou plusieurs éléments géotechniques spécifiques (par exemple soutènement, causes géotechniques d'un désordre) dans le cadre
de ce diagnostic, mais sans aucune implication dans la globalité du projet ou dans l'étude de l'état général de l'ouvrage existant.
• Si ce diagnostic conduit à modifier une partie du projet ou à réaliser des travaux sur l’ouvrage existant, des études géotechniques de
conception et/ou d’exécution ainsi qu’un suivi et une supervision géotechnique seront réalisés ultérieurement, conformément à l’enchaînement des
missions d’ingénierie géotechnique (étape 2 et/ou 3)
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ANNEXES
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Annexe 1 – Plan de situation
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RULLY (71150)
NORD
2508385/DIJON
Diagnostic G5 Ecluse 27M
21 Chemin des Brayeres
Localisation du site d’étude
SITE
SITE
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Annexe 2 – Plan d’implantation
GÉOTEC - Dossier N°2508385/DIJON– Indice 0 – RULLY – Canal du Centre - Ecluse 27M des Justices - Chemin des Brayeres – SV / SP G
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E= 834.780
E= 834.800
E= 834.820
E= 834.840
21
0.
89 N= 6643.620
21
0.8
9
AFFAIRE 2508385/DIJON
210
RULLY
.98
Ecluse 27 M - VNF
211
21
0.6
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De 1
ss
us Plan d'implantation des sondages
21 1
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L 211.0
2 6
DU
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211.01 21
1.0
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S.1001 21
210.99 0.6
207.97
21 7
211 21 1.0
N= 6643.600 .03 1.
05
3 N= 6643.600
21
0. 21 21
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21 211 2
0.9 .05 21 8 21
6 0 .99 211.01 1.3 21
21 2 21 1.0
1.0 21 0.9 9
211 2 21 1.0
3
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1.7
1 .02
211.00
21
21 21
21 1.0 1.0
1.0 21 2 0
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9
21
1.0
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3
21
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21
21 0.9
SC1
21 1. 21 3
0.9 00 1.0
0 3
210.94
EC 21
21
1.3
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LU 0.5
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21 21 1
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0.
21 21 1.28
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21
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21
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0.9 1.3 8 20
21
21
6 9 1.0 1 8.9
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1.2 20
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5 4 21 1.2 1 21
21
1.6 7 .28
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211
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1.0 3
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20
21 00
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N= 6643.580 N= 8.6643.
1
27 580
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21
21
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20
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72
21 20 .54
21
5.
1.3 1.4 5.7
20
21 4 8 8
0.4 21
2 0. 206
36 21 .23
1.1 1.35 21
21 21
1.0 9 1 .37 205
32 .57
21 11
0.1 .29
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0.05 21
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20
20
21
9. 9.6
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20
9.1
5
8
20
8.8
20 5.54
20
20 20 6.
8. 8.9 20 23
94 3 8.
20 70
8.
87
20
8.
Sondage Géologique
48
20
8.
57
et pressiométrique
20
8.
30
N= 6643.560 N= 6643.560
Sondage carotté
Date : Dessiné par :
... Echelle: 1/250 (A3) YC
0 5 10m
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Annexe 3 – Sondages et essais
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Annexe 4 – Mesures Georadar
GÉOTEC - Dossier N°2508385/DIJON– Indice 0 – RULLY – Canal du Centre - Ecluse 27M des Justices - Chemin des Brayeres – SV / SP G
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mesures expertises instrumentation informatique
GÉOTEC
--------
BAJOYER RIVE DROITE DE
L’ÉCLUSE 27M
CHEMIN DES BRAYÈRES
RULLY (71)
--------
LOCALISATION D’ANOMALIES DANS LE
SOL (VIDES, CAVITÉS) PAR MÉTHODE
GÉORADAR
--------
RAPPORT
Rapport n°3388
Octobre 2025
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SOMMAIRE
SOMMAIRE..................................................................................................................................................2
1 INTRODUCTION .................................................................................................................................3
2 MÉTHODE APPLIQUÉE .....................................................................................................................4
3 ÉQUIPEMENT UTILISÉ ......................................................................................................................4
4 LIMITES DE LA MÉTHODE ..............................................................................................................5
5 MESURES EFFECTUÉES....................................................................................................................5
6 RÉSULTATS DES MESURES .............................................................................................................6
ANNEXE A PRINCIPE DE LA MÉTHODE GÉORADAR .....................................................................11
ANNEXE B EXEMPLES DE RADARGRAMMES .................................................................................14
Bajoyer Rive droite, Rully (71)
Aff. 3388 Rév. 0 Octobre 2025
Localisation de vides ou cavités dans le sol par géoradar. p. 2/15
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1 INTRODUCTION
Suite à l’apparition de désordres sur la paroi verticale du bajoyer rive droite de l’écluse 27M (figure 1)
située sur la commune de Rully (71), Il est demandé de cartographier des anomalies dans le sol (cavités,
vides...) au niveau de la plateforme horizontale du bajoyer rive droite. La zone de mesure est une surface
de 40 m de long et 2 m de large au niveau du local technique.
La méthode géoradar moyenne et basse fréquence est la plus adaptée pour ce type de prestation.
La figure 1 présente le site d’étude.
Les mesures ont été réalisées le 15 octobre 2025.
Figure 1 – Localisation de la zone d’étude (en rouge).
Bajoyer Rive droite, Rully (71)
Aff. 3388 Rév. 0 Octobre 2025
Localisation de vides ou cavités dans le sol par géoradar. p. 3/15
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2 MÉTHODE APPLIQUÉE
La méthode géoradar repose sur la propriété des interfaces du sol à réfléchir une onde électromagnétique
de courte durée. En pratique, une antenne envoie à cadence élevée des ondes électromagnétiques dans le
terrain sous la forme d'impulsions de très courte durée. Les ondes sont captées après propagation dans le
matériau ausculté et réflexion sur les cibles constituées par les discontinuités entre les différents milieux
physiques. Ces cibles peuvent être, par exemple, des cavités, des interfaces entre deux milieux différents,
des armatures métalliques… L’onde se propage en s’atténuant, et se trouve partiellement réfléchie à chaque
interface rencontrée.
L'antenne émettrice-réceptrice est déplacée à vitesse lente et régulière le long de la surface à ausculter. La
coupe temps ainsi obtenue est transformée en coupe profondeur après détermination de la vitesse de
propagation caractéristique du milieu. Celle-ci dépend de la constante diélectrique relative du matériau.
Le choix de la fréquence de travail détermine en partie la résolution et la profondeur d'investigation.
En réalisant un maillage régulier d’une zone d’étude, une carte des zones anomales peut être établie après
traitement des données.
Le principe de la méthode est donnée annexe A.
3 ÉQUIPEMENT UTILISÉ
Le matériel mis en œuvre est composé des éléments suivants (photographies 1 et 2) :
Une unité d'acquisition de données géoradar Utility Scan DF de marque GSSI.
Une unité d’acquisition de données géoradar SIR4000 de marque GSSI.
Une antenne bi-fréquences 800-300 MHz de profondeur d’investigation 2 et 4 m environ.
Une antenne de fréquence 200 MHz de profondeur d’investigation de 7 m environ.
Unité d’acquisition
Utility Scan DF
Chariot avec roue
codeuse
Antenne bi-
fréquences
800-300 MHz
Photographie 1 – Antenne bi-fréquences 800-300 MHz (MF) et unité
d’acquisition Utility scan DF montées sur chariot avec roue codeuse.
Bajoyer Rive droite, Rully (71)
Aff. 3388 Rév. 0 Octobre 2025
Localisation de vides ou cavités dans le sol par géoradar. p. 4/15
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Roue codeuse
Unité d’acquisition
SIR4000
Antenne 200 MHz
Photographie 2 – Antenne 200 MHz (BF) et unité d’acquisition SIR4000.
4 LIMITES DE LA MÉTHODE
Les limites de la méthode géoradar sont :
La nature du terrain : certains terrains comme l’argile par exemple atténuent fortement voire
totalement la propagation des ondes électromagnétiques dans le sol. Plus le sol est argileux, plus la
pénétration des ondes est faible et plus la profondeur d’investigation est faible.
La saturation en eau : elle détermine également la profondeur d’investigation et la qualité du signal.
Un terrain fortement saturé engendre un signal de qualité médiocre et une diminution drastique de
la profondeur d’investigation.
La régularité du terrain : un terrain bosselé ou accidenté entrainera un couplage antenne/sol de
mauvaise qualité, ce qui provoquera une multiplication de réflexions des ondes électro-
magnétiques, masquant ainsi les structures enterrées.
La nature et la taille des objets recherchés peuvent aussi constituer des limites de la méthode. Ainsi,
des réseaux en PVC, en PEHD, en béton non ferraillé… sont difficilement perceptibles, surtout si
ceux-ci sont de petit diamètre et profonds.
La présence d'objets métalliques en surface (câbles électriques, tampons en fonte, ferraillage de
forte densité…) peut parfois empêcher les ondes radar de pénétrer en profondeur.
5 MESURES EFFECTUÉES
Les mesures géoradar ont été effectuées avec l’antenne géoradar bi-fréquences suivant un maillage régulier
de profils longitudinaux et transversaux. Les profils transversaux ont été espacés d’1m, partout où le
passage de l’antenne était possible. Concernant les profils longitudinaux, le maillage de 1m a été adapté
localement afin de contourner certains obstacles présents sur site, tels que des barrières, des poteaux ou
divers encombrants. Les profils longitudinaux et transversaux sont indiqués respectivement en violet et en
orange figure 2 et 3.
Il est à noter que compte tenu de la géométrie de l’antenne, aucune mesure ne peut être réalisée à moins
de 50 cm de tout obstacle (clôture, rampe, tas de gravier…).
Bajoyer Rive droite, Rully (71)
Aff. 3388 Rév. 0 Octobre 2025
Localisation de vides ou cavités dans le sol par géoradar. p. 5/15
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Photographie 3 – Bajoyer rive droite Photographie 4 – Bajoyer rive droite
vue vers le sud-est. vue vers le nord-ouest.
Photographie 5 – Bajoyer rive droite Photographie 6 – Bajoyer rive droite
vue vers le nord-ouest. vue vers le sud
6 RÉSULTATS DES MESURES
La méthode géoradar permet la localisation des anomalies dans le sol, ou plus généralement des contrastes
entre les formations et les structures présentes dans le sol. Si le sol était homogène, aucune anomalie
n’apparaîtrait sur les radargrammes. Certaines structures enterrées ont des signatures typiques, comme par
exemple les câbles et canalisations (signature hyperbolique) et sont facilement identifiables. D’autres
structures ou phénomènes du sol sont plus difficiles à identifier, comme par exemple les vides, les
décompressions de sol, les caves, les objets enterrés de forme irrégulière… Dans ce cas, on parle
d’anomalies qu’il faut identifier par des méthodes destructives.
Les données ont été traitées avec Geolitix pour une interprétation complète. Les signaux géoradar sont de
bonne qualité jusqu’aux profondeurs suivantes :
⬧ 1,6 m de profondeur avec l’antenne 800 MHz.
⬧ 3,0 m de profondeur avec l’antenne 300 MHz.
⬧ 4,0 m de profondeur avec l’antenne 200 MHz.
Ces signaux se dégradent ensuite en profondeur probablement en raison de la nature du terrain. Des
exemples sont donnés annexe B.
Bajoyer Rive droite, Rully (71)
Aff. 3388 Rév. 0 Octobre 2025
Localisation de vides ou cavités dans le sol par géoradar. p. 6/15
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Plusieurs anomalies ont été identifiées sur la zone d’étude. Elles peuvent être classées suivant 2 catégories
dépendantes de leur taille :
⬧ Des anomalies localisées sur une faible distance appelées anomalies ponctuelles. Elles symbolisent
la plupart du temps la présence de réseaux enterrés. La cartographie des réseaux enterrés ne fait pas
partie de la prestation. Ces anomalies ne sont donc pas signalées sur les planches des résultats.
⬧ Des anomalies de plus grande étendue où un horizon réflecteur est détecté. Elles sont nommées
anomalies étendues. avec indication de la profondeur en mètre par rapport au TN. Ces anomalies
sont caractérisées par la présence d’horizons réflecteurs marqués ou de fortes hétérogénéités dans
la réponse radar. Elles peuvent également résulter du regroupement d’anomalies ponctuelles ou
localisées adjacentes. Ces signaux sont interprétés comme pouvant correspondre à des vides ou à
des zones de décompression importantes dans le sol, pouvant atteindre ou dépasser un mètre de
dimension. Ces anomalies peuvent être liées à des causes naturelles (dissolution, affaissement de
terrain, remblais mal compactés …) ou à des structures anthropiques dégradées (anciens
ouvrages…). Elles sont représentées en rouge figure 4 (format A3, échelle 1/250).
Afin de vérifier la nature des anomalies détectées, il est recommandé d’effectuer des sondages
géotechniques complémentaires au droit de celles-ci (tableau 1). Il est impératif de sécuriser au préalable
les forages vis-à-vis des réseaux enterrés.
Tableau 1 : Coordonnées du centre de la zone anomale détectée (Lambert 93 CC47)
Coordonnées X Coordonnées Y Profondeur de la génératrice
(en m) (en m) supérieure par rapport au TN
1720804,069 6188056,224 0,6 m
1834927,411 6188061,347 0,9 m
1834941,361 6188053,232 0,4 m
Bajoyer Rive droite, Rully (71)
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N Bajoyer Rive Droite
Ecluse 27M, Rully (71)
O E
Légende
S
×
Bâtiment
× L0 Bordure
2
L0
× 4 1
× × × Clôture
2
T0
L0 × ×
T0
Tampon
T0 3
9 T0
T0 4
×
T0 5
× Caniveau avec RE
T0 6
T0 7
× Profil longitudinal
T 8
T1 09
×
0
Profil transversal
1
×
T1
T1 2
T1
×
T1 3
T1 4
×
T1 5
T1 6
×
7
L0
3
L0
5
L0
T1 8
×
T1
7
T2 9
×
T2 0
T2 1
×
T2 2
T 3
×
T2 24
×
5
T2 6
T2
L0
7
L0 1
6
×
L0
8
×
×
×
×
×
×
0 1:250 10 m
Figure 2 - Profils géoradar réalisés avec l'antenne bi-fréquences 800-300 MHz.
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N Bajoyer Rive Droite
Ecluse 27M, Rully (71)
O E
Légende
S
×
Bâtiment
× Bordure
L0 Clôture
× 2 × × ×
T0 2
1
L0 × × T0
T0
T0 3
7 Tampon
T0 4
×
T0 5
Caniveau avec RE
T0 6
×
T0 7
×
T0 8
Profil longitudinal
T1 9
×
T1 0
Profil transversal
T1 1
×
T1 2
T1 3
×
T1 4
×
T1 5
T1 6
×
7
L0
1
L0
3
T1 8
×
T1
L0
T2 9
5
T2 0
×
T2 1
2
×
×
T2 4
T2
T 5
×
T2 26
7
L0
4
×
L0
6
×
×
×
×
×
×
0 1:250 10 m
Figure 3 - Profils géoradar réalisés avec l'antenne 200 MHz.
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N Bajoyer Rive Droite
Ecluse 27M, Rully (71)
O E
Légende
S
×
Bâtiment
× Bordure
×
× × × Clôture
× × Tampon
×
× Caniveau avec RE
× Zone anomale
×
×
0.8
9m ×
×
×
0.6
m
×
×
m
×
0.4
×
×
×
×
×
×
×
×
×
0 1:250 10 m
Figure 4 - Cartographie des anomalies détectées par méthode géoradar.
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ANNEXE A
PRINCIPE DE LA MÉTHODE GÉORADAR
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LE GÉORADAR GÉOPHYSIQUE
L'investigation géoradar constitue un procédé géophysique léger et non destructif permettant d'effectuer de
manière précise, et en continu, des études géologiques de subsurface et des auscultations d'ouvrages.
Schéma simplifié du GÉORADAR et de son fonctionnement
Une antenne envoie à cadence élevée des ondes électromagnétiques dans le terrain sous la forme
d'impulsions de très courte durée. Les ondes sont captées après propagation dans le matériau ausculté et
réflexion sur les cibles constituées par les discontinuités entre les différents milieux physiques. Ces cibles
peuvent être, par exemple, des cavités, des interfaces entre deux milieux différents, des armatures
métalliques… L’onde se propage en s’atténuant, et se trouve partiellement réfléchie à chaque interface
rencontrée.
v.t
L'équation fondamentale de la propagation géoradar s'écrit : P=
2
où P : profondeur des contacts en m.
v : vitesse moyenne des ondes en m/s.
t : durée de l'aller-retour des ondes réfléchies en s.
L'antenne émettrice-réceptrice est déplacée à vitesse lente et régulière le long de la surface à ausculter.
La coupe temps ainsi obtenue est transformée en coupe profondeur après détermination de la vitesse de
propagation caractéristique du milieu. Celle-ci dépend de la constante diélectrique relative du matériau, et
est déterminée par la relation suivante :
c
v=
r
où v : vitesse de propagation moyenne des ondes électromagnétiques dans le matériau en m/s.
r : constante diélectrique du milieu ausculté.
c : célérité de la lumière 3.108 m/s.
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La coupe temps est transformée en coupe profondeur
Fréquences utilisées
L’émission d’une impulsion électromagnétique se traduit par la propagation simultanée d’ondes sur une
large bande de fréquence. La longueur d’onde de cette impulsion correspond physiquement à la fréquence
centrale, où le maximum d’énergie a rayonné. En pratique, l’utilisateur géoradar ne s’intéresse qu’à la
longueur d’onde des impulsions, c’est pourquoi les antennes commerciales sont proposées sous le nom de
leur fréquence centrale, ainsi, pour le cas de l’antenne GSSI de 1,5 GHz, la bande de fréquence employée
se situe de 400 MHz à 3 GHz.
La taille de l’antenne et les propriétés électriques du sous-sol déterminent la fréquence de propagation de
l’énergie électromagnétique (plus grande est l'antenne plus basse est la fréquence).
Le choix de la fréquence de travail détermine en partie la résolution et la profondeur d'investigation. En
effet, la résolution en profondeur la plus fine (distance minimale entre deux anomalies susceptibles d'être
décelées) est obtenue pour les plus hautes fréquences. Contrairement, la plus grande profondeur
d'investigation sera atteinte par les plus faibles fréquences.
Applications classiques des différentes antennes géoradar
Fréquence de l’antenne Profondeur d’investigation Applications classiques
(MHz) (m)
200 7à8 Géologie
270 4à5 Géologie, géotechnique
400 2à3 Génie Civil, réseaux enterrés, archéologie
900 1 Chaussée, structures en béton
1500 0,5 Chaussée, structures en béton haute résolution
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ANNEXE B
EXEMPLES DE RADARGRAMMES
Les radargrammes obtenus avec l’antenne bi-fréquences 800 / 300 MHz sont divisés en 2
parties, la partie haute représente la coupe acquise avec l’antenne 800 MHz (jusqu’à 2 m
de profondeur) et la partie basse représente la coupe acquise avec l’antenne 300 MHz
(jusqu’à 4 m de profondeur). Ceux obtenus avec l’antenne 200 MHz présente un
radargramme jusqu’à 7 m de profondeur.
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Figure B1 – Radargramme du profil T20 réalisé avec l’antenne bi-fréquences 800/300 MHz.
Une zone anomale est détectée (en rouge).
Figure B2 – Radargramme du profil L03 réalisé avec l’antenne 200 MHz.
des anomalies étendues sont visibles (en rouge).
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GÉOTEC - Dossier N°2508385/DIJON– Indice 0 – RULLY – Canal du Centre - Ecluse 27M des Justices - Chemin des Brayeres – SV / SP G
Texte extrait tel quel de la pièce officielle, qui seule fait foi. La mise en page du document d'origine peut différer.