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Diagnostic PLH PVM_VersionPostCRHH_Mai2021.pdf · 30 671 mots · du marché « Étude et animation pour l'élaboration du Programme Local de l'Habitat (PLH) de la Communauté d'Agglomération… », dossier de consultation officiel.

VERSION POST CRHH DU 8/12/2020
Document non exécutoire




  Programme Local de l’Habitat 2020-2025
  Diagnostic

Mai 2021




                                                                                       PW2C



GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
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GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
Table des matières

Table des matières .................................................................................................................................. 2
I.     Préambule ....................................................................................................................................... 4
1.     L’agglomération de Paris Vallée-de-la-Marne ................................................................................. 4
2.     L’articulation du PLH avec les autres dispositifs ............................................................................. 5
3.     La prise en compte des objectifs du SRHH ...................................................................................... 5
4.     Les enjeux du Porter à Connaissance des services de l’Etat ........................................................... 7
5.     Les territoires de références du diagnostic ..................................................................................... 7
6.     Les modalités de travail ................................................................................................................... 8
II.    Etat des lieux des politiques de l’habitat et de l’aménagement des territoires ............................. 9
1.     Un document qui s’inscrit dans des politiques locales de l’habitat préexistantes ......................... 9
2.     Des enjeux habitat spécifiques dans les quartiers en contrat de ville et en renouvellement urbain
       12
3.     Un territoire qui s’inscrit dans les grands projets franciliens........................................................ 17
4.     Des documents d’urbanisme récents qui prennent en compte les enjeux habitat ...................... 19
III. Dynamiques socio-démographiques et économiques .................................................................. 21
1.     Une croissance démographique positive portée par le solde naturel .......................................... 21
2.     Des disparités territoriales au niveau socio-économique ............................................................. 24
3. Une légère diminution de l’emploi et des projets de développement économique différenciés
sur le territoire ...................................................................................................................................... 27
IV. le fonctionnement du parc de logements ..................................................................................... 31
1.     Structure et évolution du parc de logements ............................................................................... 31
2.     Un parc de logements publics tendu............................................................................................. 36
3.     Poids, caractéristiques, fonctions et principaux enjeux concernant le parc de logements privés 45
V.     Les marchés du logement et du foncier ........................................................................................ 69
1.     Un nouveau cycle de production porté par le collectif et les résidences spécifiques .................. 69
2.     Contraintes / enjeux d’aménagement sur certaines parties du territoire .................................... 72
3.     Disponibilités et approches foncières des communes .................................................................. 79
4.     Un marché de l’ancien actif et de plus en plus valorisé sur les maisons ...................................... 90
5.     Une augmentation des niveaux de loyers privés à la relocation .................................................. 91
6.     Depuis 2012 augmentation du rythme des ventes en promotion immobilière ........................... 94
VI. la réponse aux besoins spécifiques ............................................................................................... 99
1. Une offre étoffée en structure dédiée pour les étudiants mais des difficultés de décohabitation
pour les jeunes actifs qui persistent...................................................................................................... 99
2. Un enjeu de maintien à domicile des personnes âgées et la fragilisation d’une partie d’entre
elles 105
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3. Des besoins spécifiques pour les personnes en situation de handicap, toujours difficiles à
mesurer ............................................................................................................................................... 110
4. Une offre en structure d’hébergement d’urgence et d’insertion bien présente sur le territoire
mais saturée ........................................................................................................................................ 113
5.     Les Gens du voyage : un schéma en redéfinition, un enjeu lié à la sédentarisation .................. 122
6.     La présence de camps de «Roms » et des tentatives d’installation signalées par les communes
       123
Eléments de synthèse.......................................................................................................................... 125




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I. PREAMBULE
     1. L’agglomération de Paris Vallée-de-la-Marne
La communauté d’agglomération Paris Vallée de la Marne compte aujourd’hui 12 communes et près
de 228 000 habitants (d’après l’INSEE au 1er janvier 2015 (population municipale)), soit 16,4% de la
population du département de Seine et Marne. Elle est issue de la fusion au 1er janvier 2016 de trois
communautés d’agglomération (Marne et Chantereine, Marne – La Vallée/Val Maubuée et La Brie
Francilienne).

Depuis le Conseil Communautaire du 14 décembre 2017, la communauté d’agglomération Paris
Vallée de la Marne exerce 19 compétences dont 4 concernent directement ou indirectement la
politique locale de l’habitat :
- En matière d'aménagement de l'espace communautaire : schéma de cohérence territoriale et
schéma de secteur : plan local d'urbanisme, document d'urbanisme en tenant lieu et carte
communale ; création et réalisation de zones d'aménagement concerté d'intérêt communautaire ;
organisation de la mobilité et des transports publics intercommunaux.
- En matière d'équilibre social de l'habitat : programme local de l'habitat ; politique du logement
d'intérêt communautaire ; actions et aides financières en faveur du logement social d'intérêt
communautaire ; réserves foncières pour la mise en œuvre de la politique communautaire
d'équilibre social de l'habitat ; action, par des opérations d'intérêt communautaire, en faveur du
logement des personnes défavorisées ; amélioration du parc immobilier bâti d'intérêt
communautaire.
- En matière de politique de la ville : élaboration du diagnostic du territoire et définition des
orientations du contrat de ville ; animation et coordination des dispositifs contractuels de
développement urbain, de développement local et d’insertion économique et sociale ainsi que des
dispositifs locaux de prévention de la délinquance ; programmes d’actions définis dans le contrat de
ville.
- En matière d'accueil des gens du voyage : aménagement, entretien et gestion des aires d'accueil et
des terrains familiaux.

La délibération du 14 décembre 2017 précise la définition de la politique du logement d’intérêt
communautaire :
« La CAPVM soutient le développement d’une offre de logements diversifiée répondant aux besoins
des habitants.
Elle soutient directement l’amélioration de l’habitat dans son ensemble, dans l’objectif de maintenir
un cadre de vie répondant aux attentes des habitants du territoire et favorisant leur maîtrise des
coûts liés au logement.
Dans cette optique, elle développe des partenariats avec les organismes HLM afin de favoriser le
développement de projets sur le territoire et la prise en compte des spécificités locales.
Elle accompagne également les projets d’amélioration des logements privés, aux côtés des
communes.
Elle exerce une mission d’information et d’accompagnement des particuliers en vue de prévenir la
dégradation de leur logement et de leurs capacités d’entretien, notamment lorsqu’ils sont en
situation de copropriété. »
Par délibération du 4 avril 2017, la Communauté d’Agglomération a décidé de lancer un nouveau PLH
couvrant l’ensemble du territoire élargi.

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     2. L’articulation du PLH avec les autres dispositifs

Le Programme Local de l’Habitat est un document de planification à portée opérationnelle qui doit
prendre en compte les différents documents thématiques existants et les obligations de rattrapage
en logements sociaux imposées par la loi SRU.




                                                                             Plan Départemental d’Action
                                                                             pour le Logement et
                                                                             l’Hébergement des Personnes
                                                                             Défavorisés




     3. La prise en compte des objectifs du SRHH

En Ile-de-France, le Schéma Régional de l’Hébergement et de l’Habitat a été arrêté le 19 décembre
2017. Il définit un cadre de coordination et de convergence des politiques de l’habitat et de
l’hébergement en Île-de-France, que le PLH doit prendre en compte.
Ce niveau d’opposabilité correspond au niveau le moins contraignant : dans ce cas, la norme
inférieure (ici le PLH) peut éventuellement écarter la norme supérieure en tout ou partie, mais à
condition de pouvoir le motiver.

Au-delà de ces objectifs quantitatifs, le SRHH définit des grands principes de développement de
l’offre de logements :
- Produire une offre de logement contribuant au développement équilibré des territoires :
         - En définissant des équilibres entre le développement de l’habitat et celui des activités de
         bureau,
         - En favorisant le développement d’une offre de logements sur les territoires attractifs en
         termes d’emploi

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- Soutenir une production sociale dynamique adaptée aux besoins en :
        - favorisant une répartition équilibrée de la production de logements sociaux de manière à
        garantir la mixité sociale (en identifiant les modalités de rééquilibrage interne)
        - intensifiant la construction à proximité des nouveaux quartiers de gare ou des lignes de
        transport en commun existantes
        - réalisant un effort particulier de construction de logements très sociaux : a minima le
        maintien des agréments PLAI passés et pour les communes soumises au rattrapage SRU un
        minimum de 30% de PLAI et de 70% de PLAI-PLUS. Il est souhaité un effort particulier sur la
        production de T1/T2 et des T5 dans les EPCI présentant un déséquilibre spécifique en
        matière d’attributions sur ces typologies.
- Développer une offre diversifiée et accessible en identifiant des marchés :
        - privilégiés pour le développement d’une offre locative intermédiaire,
        - pour le développement d’opérations d’accession sociale ou à prix encadré,
        - permettant une meilleure mobilisation du parc privé en complément du parc social.
- Identifier des besoins locaux pour des publics spécifiques :
         - notamment à destination des jeunes étudiants (le territoire de PVM n’est pas considéré
         comme prioritaire) ou jeunes actifs
         - renforçant les connaissances des besoins des gens du voyage

Il précise également les attentes en matière d’hébergement et de logements adaptés et précise par
territoire les efforts de rééquilibrage attendus à l’échelle de chaque EPCI. Le territoire Paris Vallée de
la Marne est considéré comme plutôt bien équipé au regard de cette thématique.

Il rappelle la nécessité de renforcer la mixité sociale des territoires par la diversification de
l’habitat et l’accès au logement par le biais du pilotage à l’échelle des EPCI des stratégies
d’attributions et d’équilibre territorial et de la diversification de l’offre dans le nouveau programme
national de rénovation urbaine.

Il pose enfin la nécessité de travailler à l’adaptation et à l’amélioration du parc existant en priorisant
les interventions en fonction des enjeux locaux et en favorisant la rénovation énergétique des
logements.
Le schéma précise les cibles de réhabilitation énergétique par grande catégorie de logement à savoir
pour la CAPVM :
         - entre 900 et 1100 logements privés individuels
         - entre 200 et 300 logements privés collectifs
         - entre 500 et 700 logements sociaux.

Un travail important doit également être mené pour :
       - poursuivre la lutte contre l’habitat indigne
       - agir sur les copropriétés dégradées et fragiles
       - accompagner le vieillissement des populations




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     4. Les enjeux du Porter à Connaissance des services de l’Etat
Par ailleurs, les services de l’Etat de la Seine et Marne ont transmis un Porter à Connaissance à la
Communauté d’Agglomération qui souligne 5 enjeux pour le territoire :
     conforter un développement équilibré de l’habitat en promouvant des programmes de
         qualité : le territoire devra maintenir et poursuivre le rythme de construction d’offre
         nouvelle en logement en visant au moins une production annuelle de 1 600 logements
         neufs,
     mieux répartir l’offre de logements accessibles aux revenus modestes et intermédiaires pour
         favoriser les parcours et la mixité sociale : le PLH devra mettre en œuvre les moyens pour
         atteindre les objectifs de production de logements sociaux fixés à 570 logements sociaux/an.
         Le territoire comprend 5 communes déficitaires au titre de la loi SRU pour lesquelles l’effort
         de rattrapage de la production de logements sociaux doit être maintenu,
     accueillir et accompagner les populations fragiles,
     poursuivre la requalification du patrimoine existant,
     développer une offre de logements en adéquation avec les activités économiques et les
         transports en s’appuyant sur une stratégie foncière.


     5. Les territoires de références du diagnostic
La Communauté d’Agglomération Paris Vallée de la Marne se situe dans la région Ile-de-France, au
sein du département de Seine et Marne. Le territoire se situe à proximité de 3 EPT de la Métropole
du Grand Paris (Grand Paris Grand Est, Paris Est Marne et Bois et Grand Paris Sud Est Avenir) et de 3
EPCI (la communauté d’agglomération Marne et Gondoire, la communauté d’Agglomération Plaine
Centrale-Haut Val de Marne-Plateau Briard et Val d’Europe Agglomération). Ces territoires
constituent donc des points de référence qui seront mobilisés tout au long du diagnostic.




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     6. Les modalités de travail
Les principales sources de données mobilisées
    •    Le recensement de l’INSEE, dont les modalités diffèrent entre les communes de plus de
         10 000 habitants et les communes de moins de 10 000 habitants
         Dans les communes de 10 000 habitants ou plus, un échantillon de logements regroupant
         environ 8 % de la population est recensé chaque année, l’échantillon étant réparti sur
         l’ensemble du territoire de la commune. Au bout de cinq ans, environ 40 % des habitants de
         la commune auront été recensés, un taux suffisant pour garantir la fourniture de données
         robustes sur la commune et ses quartiers. Les données reposent sur une moyenne établie à
         partir des échantillons de cinq années successives.
         Pour les communes de moins de 10 000 habitants, recensées tous les 5 ans, il a été pris en
         compte le dernier recensement à savoir 2017 pour Brou-sur-Chantereine et Courtry, 2014
         pour Croissy-Beaubourg. Afin d’établir des données pour chaque millésime de recensement,
         l’INSEE utilise les méthodes de l’extrapolation et de l’interpolation. Il est donc recommandé
         de ne pas comparer les millésimes entre eux mais de comparer les évolutions quinquennales.
    •    Les bases de données fiscales (Filosofi, Filocom) permettent de préciser les informations sur
         le niveau de revenus des ménages, les caractéristiques des logements, de leurs occupants, et
         de préciser certaines caractéristiques du parc privé.

    •    Les bases de données sur le parc social (Répertoire du Parc locatif Social (RPLS), Service
         National d’Enregistrement de la demande (SNE)) apportent des informations sur la demande
         et les attributions de logements sociaux et les caractéristiques du parc.

    •    Les bases de données sur les marchés de l’habitat (Données Valeurs Foncières (DVF) 2017,
         Clameur 2018, Notaires de France 2017) permettent d’estimer le niveau de transactions dans
         l’ancien et le niveau des loyers.
    •    Les fichiers fonciers du cadastre 2018 et la base de données SITADEL 2018 sur la
         construction de logements
    •    La base de données Acoss 2018 sur l’emploi salarié privé
    •    La base de données Finess 2018 sur le logement et l’hébergement pour répondre aux
         besoins spécifiques


Les analyses qualitatives
Les analyses statistiques ont été confrontées et confortées par des analyses qualitatives auprès des
élus du territoire, de leurs services et des partenaires de l’Habitat :
    •    Rencontres avec l’ensemble des communes du territoire (octobre-novembre 2018)
    •    Quatre ateliers de travail avec les partenaires pour enrichir les éléments de diagnostic (20-
         21 novembre 2018) :
              -   Le parc privé
              -   La production de logements
              -   Les besoins en logement des populations « fragiles », complété d’une rencontre avec
                  les associations d’insertion par le logement et le SIAO (notamment 115-77 et SYPLO)
                  début janvier
              -   Les besoins en logement des jeunes

                                                                                                    8
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II. ETAT DES LIEUX DES POLITIQUES DE L’HABITAT ET DE
    L’AMENAGEMENT DES TERRITOIRES
Le Programme Local de l’Habitat est un document de planification qui doit tenir compte des
politiques préalables ou en cours au niveau de l’habitat et de l’aménagement du territoire. Le
schéma ci-dessous en propose une synthèse.




     1. Un document qui s’inscrit dans des politiques locales de
        l’habitat préexistantes
Une élaboration récente des PLH sur les trois ex-agglomérations de la CAPVM
Les trois anciennes agglomérations qui forment aujourd’hui la Communauté d’Agglomération Paris-
Vallée de la Marne sont déjà sensibilisées aux enjeux « habitat » via des démarches relativement
récentes d’élaboration de leur Programme Local de l’Habitat. Deux d’entre elles, Marne et
Chantereine et Val Maubuée avaient mis en œuvre des premières générations de Programme Local
de l’Habitat.
Lors de l’élaboration des nouveaux documents, seul le PLH de l’ancien Val Maubuée a été considéré
comme exécutoire. Marne et Chantereine a arrêté son projet dans le même temps, sans le passer en
Comité Régional de l’Hébergement et de l’Habitat. Enfin, la Brie Francilienne a fait le choix de
travailler sur un diagnostic et des orientations partagées, allant jusqu’à la proposition de pistes
d’actions juste avant la fusion.



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La loi permettant aux intercommunalités une prorogation de deux ans de leur PLH en cas de fusion,
le PLH du Val Maubuée a fait l’objet de document exécutoire mais uniquement sur cet ancien
périmètre.


                             2014           2015            2016             2017           2018           2019
                            Elaboration du PLH (arrêt
Val Maubuée                                                               PLH 2015-2020 (exécutoire)
                                décembre 2015)
                            Elaboration du PLH (arrêt
Marne et Chantereine
                                décembre 2015)
                                        Diagnostic et
Brie Francilienne
                                        orientations
Paris Vallée de la Marne                                                                 Lancement du nouveau PLH



Les grands axes d’interventions de ces documents préalables étaient assez proches comme le montre
le tableau suivant classé par thématique.
                                  Val Maubuée    Marne et Chantereine                           Brie Francilienne
                                              Renforcer les actions                           Accompagner et
                   Intervenir en faveur de la
Améliorer le parc                             d’amélioration du parc                          suivre l’évolution
                   limitation du coût global
privé                                         privé existant pour                             du parc privé
                   du logement pour les
                                              prévenir sa fragilisation                       existant
                   ménages
                                                                                              Veiller à
                   Une volonté plus
                                                                                              l’évolution du parc
                   affirmée : l’amélioration  Veiller aux évolutions du
Veiller aux                                                                                   social existant tant
                   du parc de logement doit parc social existant tant sur
évolutions du parc                                                                            sur le patrimoine
                   favoriser la baisse des    le plan du bâti que de
social                                                                                        que sur les
                   charges pour les           l'occupation
                                                                                              équilibres sociaux
                   ménages.
                           Atteindre les objectifs de       Assurer un développement  Améliorer la
Un développement           développement tout en            intégré du territoire en  réponse aux
équilibré du               veillant         à       un      recherchant l’équilibre   besoins en
territoire                 aménagement durable du           habitat / activité        logement de la
                           territoire                       économique / équipement   population locale
                           Fluidifier les parcours                                    tout en veillant à
                                                            Faciliter   les  parcours
Fluidifier les             résidentiels pour                                          accueillir de
                                                            résidentiels et répondre
parcours                   permettre de maintenir la                                  nouveaux
                                                            aux besoins dans leur
résidentiels               population et d’attirer de                                 habitants
                                                            diversité
                           nouveaux habitants
                           Conforter       les    outils
                           d’observation       de     la    Un schéma de gouvernance
                           politique de l’habitat           de la politique de l’habitat
Observer et animer
                           pour mieux intervenir            assise sur une observation
                           Poursuivre l’animation du        confortée
                           PLH


Les scénarios de développement envisagés ne peuvent par contre pas être mis en relation, la fusion
étant intervenue à un moment où tous les éléments n’étaient pas validés politiquement.




                                                                                                               10
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
Des actions et un observatoire de l’habitat étendus à l’ensemble du territoire de la
nouvelle agglomération
L’observatoire de l’habitat qui préexistait au sein de l’agglomération du Val Maubuée a été élargi à
l’ensemble du territoire. Il publie chaque année un rapport d’observation mis à disposition de
l’ensemble des communes. Celui de 2018 a été mobilisé pour réaliser ce rapport de diagnostic.
Certaines aides développées par le Val Maubuée ou Marne et Chantereine ont continué à être
attribuées, même après la fusion.
La délibération du 14 décembre 2017 a précisé les actions et les aides mises en place à l’échelle de
l’ensemble du nouveau territoire :
Concernant le parc locatif social :
- Soutien à la construction de logements sociaux,
- Soutien à la réhabilitation et l’amélioration du parc locatif social,
- Garantie des emprunts mobilisés par les organismes HLM pour la réalisation d’opérations de
construction neuve, d’acquisition en VEFA, d’acquisition-amélioration et de réhabilitation.
Concernant le parc privé :
- Programme de Prévention en faveur des copropriétés (POPAC),
- Aides aux particuliers propriétaires de leurs logements et réalisant des travaux d’amélioration.
Concernant les personnes défavorisées :
- Aides financières aux structures d’insertion par le logement
- Gestion des aires d’accueil des gens du voyage et mise en œuvre des projets d’habitat adapté.
Les aides financières sont encadrées par des règlements qui définissent plus précisément les
conditions d’éligibilité et les montants.

Une élaboration en cours de la Convention Intercommunale d’Attribution
L’Agglomération a installé le 2 juillet 2018 sa Conférence Intercommunale du Logement qui traite
plus particulièrement de la question des attributions dans le parc locatif social.




Extrait du Diagnostic d’occupation sociale du parc de logements intercommunal - Espacité

                                                                                                     11
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
La CIL a adopté son document cadre qui précise que la Communauté d’Agglomération Paris - Vallée
de la Marne et les membres de la CIL souhaitent bien s’inscrire dans l’esprit de la loi et s’engager en
faveur des objectifs de mixité et du rééquilibrage territorial. Le travail sur la Convention
Intercommunale d’attribution est en cours parallèlement à l’élaboration du PLH.


      2. Des enjeux habitat spécifiques dans les quartiers en contrat
         de ville et en renouvellement urbain
Le territoire compte 6 quartiers prioritaires de la politique de la ville répartis sur 5 villes de la
Communauté d’Agglomération :
  -     La Grande Prairie et Schweitzer-Laennec à Chelles
  -     La Renardière à Roissy-en-Brie
  -     L’Arche Guédon et Le Mail-Victor Hugo à Torcy
  -     Les Deux Parcs-Luzard à Champs-sur-Marne et Noisiel
Les objectifs de la politique de la ville sur ces quartiers sont encadrés par :
- Trois contrats de Ville (signés par chacune des 3 anciennes agglomérations au cours de l’année
2015).
- Deux projets de renouvellement urbain dans le cadre du Nouveau Programme National de
Renouvellement Urbain : le quartier des Deux Parcs – Luzard à Noisiel et Champs-sur-Marne et le
quartier de l’Arche Guédon à Torcy.
La synthèse ci-dessous rappelle les caractéristiques de ces quartiers et les principaux enjeux en
matière de logement au regard de ces dispositifs.


La ville de Chelles est concernée par deux
quartiers situés respectivement au Sud et
au Nord du territoire communal.
(cartographie extraite du Contrat de Ville 2014-2020 –
Chelles)




                                                                                                    12
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
Le quartier Grande Praire (Chelles) se
compose de 685 logements dont :
- 200 logements locatifs sociaux
appartenant au bailleur social
1001 Vies Habitat (ex Logement Francilien)-
4 grandes copropriétés
 Les principaux enjeux en termes de logements sont :
- Des besoins importants en réhabilitations thermiques
sur l’ensemble des résidences.
- Des syndics de copropriétés parfois peu scrupuleux.
- Un accompagnement nécessaire des primo-accédants
et des copropriétaires.
                                                                        (cartographie extraite du Contrat de Ville 2014-2020 – Chelles)

Les orientations retenues par le Contrat de Ville sont
donc les suivantes :
- Elaborer un projet d’aménagement et de résidentialisation
- Lutter contre la précarité énergétique
- Développer un accompagnement des copropriétés


Le quartier de Schweitzer-Laennec se compose de 277
logements appartenant à Marne et Chantereine
Habitat dont :
- des logements récents livrés en 2008 (7 maisons de
ville) et 2015 (5 maisons individuelles et 23 semi-
collectifs)
- 247 logements collectifs répartis sur 14 bâtiments de
type R+3 et R+4 dont 45 ont été démolis dans le cadre
du projet de renouvellement urbain.
- 40 logements de la résidence Follereau


Du point de vue du logement, les enjeux sont différents
du précédent quartier.
En effet, une opération de renouvellement urbain de
grande ampleur a eu lieu en 2015. Celle-ci combine à la
fois une résidentialisation, une réhabilitation, la
construction de logements neufs et la réorganisation des
modalités de gestion urbaine de proximité.

Les principaux enjeux sont :
- L’usage des nouvelles installations par les locataires
- La perception de renouvellement urbain des locataires
à l’issu du projet
                                                                       (cartographie extraite du Contrat de Ville 2014-2020 – Chelles)

L’orientation retenue par le Contrat de Ville en
matière d’habitat consiste en l’amélioration du transport des résidents de Schweitzer-Laennec.




                                                                                                                           13
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
La ville de Roissy-en-Brie est concernée par le quartier de la Renardière qui compte 627 logements
locatifs sociaux gérés par OSICA et répartis dans 13 bâtiments de 6 à 15 étages avec ascenseurs.
Le quartier a fait l’objet d’une réhabilitation en 2015 qui concernait l’enveloppe extérieure, les
parties communes et les logements. Les enjeux posés par le Contrat de Ville portent donc moins sur
le bâti que dans d’autres quartiers. Il s’agit de :
- Accompagner les habitants et les responsabiliser sur les questions liées à leur logement
- Former et informer les habitants sur l’existant (le contrat robinetterie, existence d’un numéro
d’urgence…)
- Réfléchir à la mise en place d’une GUP (Gestion Urbaine de Proximité)
- Développer les actions en partenariat entre le bailleur, la commune voire les institutions
- Mener une réflexion sur le réaménagement du quartier : projet de résidentialisation en cours


Le contrat de ville de l’ancien Val Maubuée couvre les quartiers en politique de la ville des
communes de Champs-sur-Marne, Noisiel et de Torcy et note les enjeux suivants :




Le quartier du Mail n’a pas été intégré au NPNRU. Il se distingue par une situation stratégique au
sein de la ville de Torcy, entre le centre urbain de la commune avec la gare RER au Sud et le centre
historique au Nord. Il a fait l’objet précédemment d’opérations de rénovation du bâti, de
requalification des espaces et de rétrocession de certaines voiries qui ont permis d’améliorer la
sécurité du quartier. Les questions de mixité sociale, de précarisation d’une partie de la population
les difficultés de gestion et d’entretien des espaces sont posées dans les constats du contrat de
ville.

Le quartier de l’Arche Guédon est intégré au NPNRU. Il se compose de logements sociaux et de
copropriétés. Le parc social appartient à trois bailleurs (Batigère, OSICA, OPH 77) et se distingue par
une faible part de petits logements (T1, T2) et une offre essentiellement centrée sur des T3 et T4.
Le parc en copropriété compte 4 copropriétés principales dont trois ont fait l’objet d’un diagnostic
flash qui montre que des travaux importants seraient à engager dans le cadre du POPAC (Programme
opérationnel préventif d’accompagnement des copropriétés)
Du point de vue de l’habitat, les objectifs sont les suivants :
- Retrouver une réelle mixité sociale

                                                                                                    14
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
- Désenclaver le centre de quartier
- Abolir la séparation spatiale entre la « zone logement » et la « zone équipements publics ».


Le projet prévoit 54 démolitions, la reconstitution de logements (hors LLS : plus de 168 logements), la
requalification de 104 logements et la résidentialisation de 304 logements1. A noter que d’autres
projets de création de logements sont en cours à proximité du périmètre.




                                                   Extrait du RTP de juin 2018




1
    cf extrait de la Réunion Technique Partenariale de juin 2018

                                                                                                    15
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
Le quartier des deux parcs Luzard est commun aux villes de Champs-sur-Marne et de Noisiel (cartes
ci-dessous extraites du Plan Guide).
Le quartier se compose d’un parc de logements
à très forte dominante sociale (85% de
logements sociaux gérés par trois organismes
HLM : Trois Moulins Habitat, OPH 77 et France
Habitation). La résidence « Le Luzard », gérée
par 1001 Vies Habitat, située sur la ville de
Noisiel en limite du QPV des Deux Parcs Luzard
est intégrée au périmètre.




En matière d’habitat, le PRU2 des Deux Parcs Luzard doit pouvoir s’appuyer sur les orientations
stratégiques suivantes :
       1.   Améliorer les conditions de vie des locataires et anticiper l’évolution de leurs besoins,
       2.   Favoriser la mixité sociale et ouvrir le quartier à d’autres publics,
       3.   Améliorer le parc existant et redonner de l’attractivité au quartier,
       4.   Poursuivre le travail collaboratif initié avec l’ensemble des acteurs du quartier.


En l’état actuel du projet, des démolitions suivantes sont en cours de réflexion :
     - Les 12 logements du square des Cols Verts (patrimoine TMH),
     - Les 12 logements du 3 square des Garennes (patrimoine OPH77).
Ces démolitions potentielles s’accompagneront d’une résidentialisation « dense » autour des
immeubles afin de mettre en place des unités résidentielles. Elle s’accompagne d’aménagements
d’espaces collectifs ouverts qui participent du cadre résidentiel et paysager du quartier.


Trois lots sont identifiés dans le plan guide
pour faire de nouvelles opérations. Deux
d’entre eux sont à proximité du cœur de
quartier et permettront la réorganisation de la
centralité commerciale. Le troisième est en
lisière du quartier et pourra jouer le rôle
d’accroche depuis le cours du Luzard. Ainsi 175
nouveaux logements privés devraient être
construits dans le périmètre du quartier.




2
    PRU : Programme de Renouvellement Urbain

                                                                                                        16
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
A proximité du quartier, des programmes
permettant la réalisation de plus de 450
logements sont envisagés avec à terme 113
logements supplémentaires.




     3. Un territoire qui s’inscrit dans les grands projets franciliens
Le territoire de Paris Vallée de la Marne est un des secteurs de développement de l’Est Francilien à
l’échelle de la Région Ile-de-France.


Le SDRIF
Le SDRIF, voté en octobre 2013, définit le cadre du développement urbain des communes de
l’agglomération de Paris Vallée de la Marne. Ce document vise notamment trois objectifs :
- la maîtrise de l’évolution du tissu urbain, soit une mobilisation des dents creuses, la dynamisation
des centres bourgs et la mise en valeur du bâti ancien.
- la préservation des espaces ouverts, soit la limitation de la consommation des espaces par la
densification des tisses déjà urbanisés.
- la mixité des fonctions urbaines en garantissant l’accessibilité aux services urbains.




                                                                                                   17
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
Source : Extrait du SDRIF

Le Grand Paris
Desservi aujourd’hui par 3 lignes principales de transports en commun (RER E, A et ligne SNCF Paris-
Meaux), le projet du Grand Paris Express et le développement du RER E devrait venir affirmer le rôle
du territoire au sein de l’Ile-de-France en le reliant aux principales zones d’emplois (Saint-Denis, La
Défense, Roissy) et permettre une meilleure circulation Nord-Sud (pour la frange centre et Nord).
Le développement de deux gares de la ligne 16 du Grand Paris Express : Noisy-Champs et Chelles au
centre et au nord du territoire. Le Grand Paris Express reliera Paris Vallée de la Marne à Saint-Denis
Pleyel en 26 minutes. La gare de Noisy-Champs permettra de relier la ligne 15 du Grand Paris
Express. Si la gare de Noisy-Champs devrait être mise en service entre 2024 et 2025, la mise en
service du barreau Noisy-Champs / Chelles / Clichy-sous-Bois sera plus tardive et devrait effective
seulement en 2030.
Un meilleur cadencement du RER E est annoncé avec son prolongement vers la Défense.


                                                                                                    18
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
La Cité Descartes
Créée en 19833, la Cité Descartes se situe au cœur de la communauté d’agglomération Paris-Vallée
de la Marne. Elle représente 123 hectares à cheval sur les communes de Champs-sur-Marne et Noisy-
le-Grand, à 20 minutes de Paris et 30 minutes des aéroports Orly et Charles-de-Gaulle. Elle est
labellisée pôle d’excellence du Grand Paris. Elle est reconnue pour :
- son cluster d’entreprises sur la ville durable,
- son pôle international de formation, de recherche et d’expertise,
    - ses démonstrateurs de la ville durable,
- son quartier des affaires, en cours de développement.




        4. Des documents d’urbanisme récents qui prennent en compte
           les enjeux habitat
Les documents d’urbanisme sont plutôt récents et donnent donc une place importante aux enjeux
habitat. Le tableau ci-dessous en propose une lecture simplifiée. Il est issu des éléments inscrits dans
le CCTP et conforté par les éléments extraits des entretiens avec les communes.
Les volontés des communes sont diverses : certaines souhaitent un développement de logements
permettant l’arrivée de nouvelles populations, d’autres souhaitent ralentir l’arrivée de nouvelles
populations et stabiliser leur poids démographique.
La préservation des espaces existants est également une préoccupation partagée par beaucoup de
communes.

3
    Source : Descartes Développement

                                                                                                      19
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
Communes de la
                                          Enjeux habitat au sein des documents d’urbanisme en vigueur
CAPVM
                                    -   Atteindre 5 000 habitants à horizon 10-15 ans (a priori d’ores et déjà atteints
Brou-sur-Chantereine                    avec les constructions en cours)
(PLU approuvé le 24 février 2014    -   Maîtriser la densification de l’habitat pour favoriser une croissance
et modifié le 11 janvier 2018)          démographique
                                    -   Limiter l’étalement urbain et préserver le cadre de vie
                                    -   Atteindre 7 000 habitants et (résultat non atteint aujourd’hui)
Courtry                             -   Identifier les secteurs permettant de répondre aux objectifs de la loi SRU
(PLU approuvé le 21 septembre
2007 en cours de révision)
                                    -   Identifier les potentiels fonciers et les secteurs d’urbanisation future
                                    -   Conserver le tissu pavillonnaire
                                    -   Diversification de l’offre pour répondre aux besoins et à la mixité sociale
Champs-sur-Marne                    -   Favoriser le développement durable dans les constructions neuves
(PLU arrêté le 27 février 2017 et   -   Maîtriser la densification de l’habitat
modifié le 24 septembre 2018)       -   Développer de nouveaux quartiers en lien avec la gare Grand Paris Express
                                    -   Maîtriser la densification en raison d’une forte pression foncière
                                    -   Construire 198 logements par an (+3 750 habitants d’ici 2030)
Chelles                             -   Accompagner l’arrivée d’une gare Grand Paris Express : concentration de la
(PLU approuvé le 19 décembre
2017)
                                        production de logements sur quelques secteurs identifiés
                                    -   Préserver le patrimoine commun (préservation du tissu pavillonnaire)
Croissy-Beaubourg                   -   Atteindre 2 800/3 000 habitants
(PLU approuvé le 31 Janvier         -   Aménager des zones à vocation d’habitat en continuité du tissu urbain et
2012 modifié le 20 septembre            desservies par les réseaux
2016)
                                    -   Préserver le cadre et la qualité de vie des centres-bourgs
Emerainville                        -   Maîtriser la croissance démographique
(PLU approuvé le 24/10/2011         -   Enjeu fort sur la question des transports (PDU) lié au report de la francilienne aux
modification simplifiée le
02/05/2012)
                                        heures de pointe
                                    -   Stabiliser la population communale à travers le renouvellement et l’adaptation
                                        du parc de logements (se maintenir à 15 000 habitants)
Lognes
(PLU approuvé le 14 mai 2007.       -   Un développement maîtrisé qui tient compte des grands projets urbains : projet
Modifié en 2010, 2012 et 2019.          de réaménagement du secteur Centrex (Orientations d’Aménagement et de
Mis en compatibilité en 2017.
                                        Programmation), Orientations d’Aménagement et de Programmation secteur Ulb
                                        (Valorée).
                                    -   Commune sous RNU en attendant l’approbation de son PLU qui était prévue
Noisiel                                 pour fin 2018
(RNU – enquête publique fin
2018 pour le futur PLU)
                                    -   Produire 100 logements/an dans un objectif de mixité sociale (renforcement de
                                        l’accession, du logement intermédiaire et du logement spécifique).
Pontault-Combault                   -   Equilibre de développement entre obligations et volonté de développement
(PLU en vigueur 21 septembre        -   Organisation du renouvellement urbain et de la densification répondant aux
2011 – révision du PLU en cours
– fin de l’enquête publique au
                                        objectifs du SDRIF
31 décembre 2018                    -   Répartition de l’effort de production de logements sociaux (obligations SRU)
Roissy-en-Brie                      -   Rééquilibrer le couple emploi-habitat en faveur de l’emploi
(PLU approuvé en 2004 révisé        -   Diversifier l’offre de logements notamment en faveur des jeunes et des
plusieurs fois, dernière
modification le 26 juin 2017)
                                        personnes âgées
                                    -   L’objectif démographique inscrit au PLU est de 27 000 habitants en 2030
                                    -   L’équilibre entre la reconstruction de la ville sur la ville et l’extension de
                                        l’urbanisation ;
                                    -   Poursuivre la production de logements en adéquation avec les besoins des
Torcy                                   habitants
(PLU arrêté en mars 2017)           -   Faire évoluer le parc existant (pavillonnaire) en le rendant modulable tout en
                                        maîtrisant la densification
                                    -   Développer des opérations mixtes (social/privé)
                                    -   Favoriser les parcours résidentiels dans le parc social en diversifiant l’offre
                                        sociale
                                    -   Maitrise de l’urbanisation
Vaires-sur-Marne                    -   Poursuivre la densification du cœur de ville à proximité de la gare (Grand Paris
(PLU arrêté en 2013, modifié le         Express)
12 novembre 2016)                   -   Préserver le cadre de vie en limitant les zones de densification
                                    -   Le PLU vise un rythme de production de 80 logements par an sur 15 ans




                                                                                                                        20
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III. DYNAMIQUES SOCIO-DEMOGRAPHIQUES ET
       ECONOMIQUES
     1. Une croissance démographique positive portée par le solde
        naturel
Un profil démographique proche de la première couronne francilienne
Le profil démographique de la Communauté d’agglomération Paris Vallée de la Marne est proche de
celui de la première couronne francilienne. En effet, la croissance démographique de la CAPVM est
portée par un fort taux de croissance naturelle (1,1%). Le taux de croissance migratoire est en
revanche négatif (-0,4%), contrairement aux territoires référents situés à l’est de l’agglomération. Ce
déficit migratoire est constant depuis le début des années 2000.




Toutes les communes ont un taux d’évolution annuel de population positif sauf les communes de
Croissy-Beaubourg, Lognes et Noisiel. Pour ces deux dernières communes, on observe un déficit
migratoire négatif marqué. La commune de Torcy a le plus fort taux de croissance naturelle de
l’agglomération avec 1,5%.
Sur Brou-sur-Chantereine, le dernier recensement date de février 2017 et ne prend pas en compte
les importantes livraisons de logements de 2018 et celles qui seront réalisées au cours de l’année
2019. Le solde migratoire est désormais probablement positif.




                                                                                                    21
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                                                         Taux
                                                                              Taux de         Taux de
                                                      d'évolution
                                    Population                               croissance      croissance
          COMMUNES                                    annuel de la
                                      2015                                 naturelle 2010- migratoire 2010-
                                                       population
                                                                                2015            2015
                                                       2010-2015
Paris Vallée de la Marne            227 844              0,7%                  1,1%                -0,4%
Brou-sur-Chantereine                 4 411               0,73%                 1,1%                -0,4%
Champs-sur-Marne                     25 052              0,51%                 1,2%                -0,6%
Chelles                              53 833              0,40%                 1,2%                -0,8%
Courtry                              6 668               1,61%                 0,7%                 0,9%
Croissy-Beaubourg                    1 996              -0,14%                 0,3%                -0,4%
Émerainville                         7 681               0,89%                 1,1%                -0,2%
Lognes                               14 021             -0,75%                 1,3%                -2,1%
Noisiel                              15 627             -0,04%                 1,1%                -1,2%
Pontault-Combault                    38 370              1,53%                 1,1%                 0,5%
Roissy-en-Brie                       23 048              0,64%                 1,0%                -0,4%
Torcy                                23 558              0,99%                 1,5%                -0,5%
Vaires-sur-Marne                     13 579              2,01%                 0,8%                 1,3%
Source : INSEE RP 2015



Un rythme de naissances et de décès stable témoignant d’un renouvellement de la
population
Le nombre de naissances a augmenté à partir de 2004 et a dépassé les 3500 naissances entre 2008 et
2015, ce qui est le signe d’un renouvellement de population et de maintien de familles sur les villes
de l’agglomération. Le nombre de naissance a en revanche eu tendance à baisser sur la période très
récente. Il s’agira d’observer dans les prochaines années si cette tendance se confirme. Le nombre de
décès reste quant à lui très stable sur l’agglomération.

                             Nombre de naissances et de décès entre 1999 et 2016 de
                                        la CA Paris Vallée de la Marne
                                                   Source : INSEE RP 2015 - Traitement GTC

 4000

 3500

 3000

 2500

 2000

 1500

 1000

  500

   0
        1999   2000   2001   2002   2003   2004    2005    2006    2007       2008     2009    2010    2011    2012   2013   2014   2015   2016
                                     Naissances Paris Vallée de la Marne             Décès Paris Vallée de la Marne




Un solde migratoire annuel négatif sur quasiment toutes les communes du territoire
Globalement, le territoire de la CAPVM a un solde migratoire annuel négatif (-904 habitants), c’est-à-
dire qu’il y a davantage de personnes qui quittent le territoire que de personnes qui s’y installent.
Seules les communes de Pontault-Combault, Vaires-sur-Marne et dans une moindre mesure Courtry
ont un solde migratoire annuel positif.


                                                                                                                                              22
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Une attractivité différenciée selon les âges
Le solde migratoire annuel par tranche d’âge sur l’agglomération montre que le territoire accueille
un certain nombre de jeunes âgés entre 20 et 24 ans (étudiants et actifs) mais également des familles
avec enfants en âge d’être scolarisés. En revanche, l’arrivée du premier enfant semble être
synonyme de départ du territoire pour de jeunes familles qui peuvent avoir des difficultés à trouver
un logement adapté à leurs besoins. A l’image de la tendance observée à l’échelle francilienne, le
territoire connait un départ des retraités qui souvent partent s’installer dans leur région d’origine ou
sur le pourtour méditerranéen. En quittant le territoire, certains d’entre eux revendent leur
logement, alimentant ainsi le marché immobilier.




                                                                                                     23
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Un territoire familial et jeunes avec des besoins en décohabitation
Bien que la taille moyenne des ménages soit en diminution sur le territoire, cette taille reste
supérieure aux territoires référents (2,6), soulignant toujours le profil familial de la CAPVM. On
constate un ralentissement du rythme de la baisse de la taille moyenne des ménages qui peut
s’expliquer par un phénomène combiné de renouvellement de la population (départ d’une partie des
retraités remplacés par des familles) et une difficulté de décohabitation pour les jeunes.




L’indice de jeunesse (nombre de moins de 20 ans sur les plus de 60 ans) de la CAPVM est plus élevé
(1,7) qu’à l’échelle départementale (1,5) et régionale (1,3). Cet indice peut s’expliquer par le
caractère familial du territoire et la présence d’une offre en formation secondaire sur le territoire
(Cité Descartes) ou d’offre d’hébergement spécifique. Deux communes se distinguent par un
vieillissement plus prononcé (Croissy-Beaubourg et dans une moindre part Vaires-sur-Marne).

                                               Indice de jeunesse
                                       Source : INSEE RP 2010-2015 - Traitement GTC
      2,5
                                                                                                    2,3
                                                                                              2,0
      2,0                                                       1,9      1,8
                     1,8                                                                1,7
             1,7             1,7
                                     1,6                                          1,5
                                              1,5
      1,5
                                                                                                          1,2

      1,0                                              0,8


      0,5


      0,0




     2. Des disparités territoriales au niveau socio-économique
Des écarts de revenus importants entre certaines communes de l’agglomération
Le revenu mensuel médian par unité de consommation de la CAPVM (1 831€) est légèrement
inférieur à celui du département (1 902€). Des écarts importants de revenus existent entre certaines
communes de l’agglomération, comme entre Noisiel et Torcy d’un côté et Croissy-Beaubourg de
l’autre.
                                                                                                  24
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                                                                                       25
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Des ménages aux faibles revenus dans les quartiers en politique de la ville mais pas
seulement
Les secteurs de l’agglomération qui concentrent les ménages à faibles revenus correspondent en
grande partie aux périmètres des Quartiers Politique de la Ville. On constate cependant que plusieurs
secteurs ont des ménages à faibles revenus sans pour autant être inscrits dans les périmètres de
géographie prioritaire. Ces disparités de revenus entre les ménages génèrent des besoins en
logements diversifiés. Cela pose la question de la répartition de l’offre sur le territoire et du
développement d’une offre à bas loyer à ne pas concentrer uniquement dans les Quartiers en
Politique de la Ville en lien avec les réflexions menées dans le cadre de la Conférence
Intercommunale du Logement.




                                                                                                  26
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     3. Une légère diminution de l’emploi et des projets de
        développement économique différenciés sur le territoire
Un territoire plus résidentiel qu’économique
L’agglomération a une vocation davantage résidentielle qu’économique avec 0,77 emplois pour un
actif présent sur le territoire en 2015. On constate une légère érosion des emplois ces dernières
années et un renforcement de la fonction résidentielle sur la fonction économique. Néanmoins, cette
tendance est variable selon les communes.




      Entretiens en commune : Les communes les plus urbanisées (Chelles, Champs-sur-Marne,
    Noisiel, Torcy, Pontault-Combault) souhaitent conserver la mixité entre les fonctions emplois et
                                 logements qui existent aujourd’hui.




Certaines communes connaissent une progression importante du nombre d’emploi, comme Brou-sur
Chantereine ou Courtry, mais leur nombre d’emplois et leurs indice de concentration de l’emploi
(nombre d’emplois pour un actif occupé) reste faible (0,4) confirmant la vocation résidentielle de ces
territoires. D’autres communes ont au contraire un indice de concentration élevé, comme Lognes,
Noisiel, Emerainville et Champs-sur-Marne, et un taux d’évolution de l’emploi négatif sur la période
récente.




                                                                                                       27
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Le développement économique du territoire est notamment porté par l’implantation de nouvelles
zones d’activités économiques et la programmation de grands projets structurants avec un impact
économique (cluster Descartes, Grand Paris Express). Cette dynamique économique peut contribuer
à renforcer l’attractivité du territoire pour de nouveaux actifs. Mais le territoire est également
confronté à des départs d’entreprises qui posent la question du devenir des bureaux et espaces
vacants. En 2019, le départ du siège de Nestlé France à Noisiel représentera une perte nette de 1 300
emplois et aura nécessairement un impact sur les activités de services autour.




    Entretiens en commune :
    Plusieurs projets d’implantation de zones d’activités sont en cours de réflexion (cluster de
    Champs-sur-Marne, ZAC Amirault de Croissy-Beaubourg, revalorisation de l’aérodrome de
    Lognes, ZAC Plein Sud de Roissy-en-Brie).

    Par ailleurs, certaines communes (notamment Noisiel avec Nestlé, CASDEN et l’Epamarne) ont
    été ou sont confrontées à un phénomène de départ d’entreprises qui risque de remettre en
    cause la mixité fonctionnelle et qui pose la question du devenir des bureaux et espaces vacants.




Une évolution positive de l’emploi salarié privé portée par le domaine de la construction
et l’activité de services
L’analyse de l’emploi salarié privé permet d’analyser un segment de l’emploi sur une période plus
récente que celui disponible au sein du recensement de 2015. Le taux d’évolution de l’emploi salarié
privé est positif sur l’agglomération (0,29%), mais nettement inférieur à celui des territoires
référents. L’évolution de l’emploi salarié privé est très variable selon les communes de
l’agglomération. Il est particulièrement fort pour Torcy (1,8%) et Emerainville (1,7%) alors qu’il est en
déclin pour Champs-sur-Marne (-1,6%) et Vaires-sur-Marne (-1,4%).




                                                                                                       28
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
                                                                                                Variation de l'emploi salarié privé 2007-2017
                                                                                                                    Source : ACOSS - Traitement GTC
                                                      250000,0                                                                                                                                                1,0%
                                                                                                      0,9%                                                                                                    0,9%

                                                      200000,0                                                                                                                                                0,8%
                                                                                                                                                   0,8%
                                                                                                                                                                           0,7%                               0,7%

                                                      150000,0                                                                                                                                                0,6%
                                                                                                                                                                                                     0,6%
                                                                                                                                                                                                              0,5%

                                                      100000,0                                                                 0,4%                                                                           0,4%

                                                                               0,3%                                                                                                                           0,3%

                                                       50000,0                                                                                                                                                0,2%

                                                                                                                                                                                                              0,1%

                                                           0,0                                                                                                                                                0,0%
                                                                 Paris Vallée de la Marne   Seine-et-Marne            Île-de-France   CA Grand Paris Grand    CA Paris-Est-Marne et    CA Plaine Centrale -
                                                                                                                                              Est                      Bois            Haut Val-de-Marne -
                                                                                                                                                                                         Plateau Briard

                                                                          Variation de l'emploi salarié privé 2007-2017 (ACOSS)       Taux d'évolution de l'emploi salarié privé 2007-2017 (ACOSS)




Entre 2007 et 2017, on compte 1 731 emplois privés supplémentaires sur la CAPVM. Cette
progression est particulièrement marquée dans les domaines des activités de services administratifs,
de la construction et de la santé humaine/action sociale. Parmi les différents domaines du secteur
économique privé, ce sont principalement les domaines du commerce (24%), les activités de services
administratifs (16%) et la construction (12%) qui sont représentés sur le territoire.




                                                                                                                                                                                                29
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
  Synthèse et enjeux
          Une croissance démographique positive portée par le solde naturel qui génère de forts
           besoins en logements familiaux
          Un territoire toujours familial, une réflexion à avoir sur les produits logement à
           développer pour mieux retenir les ménages avec enfants en bas âge
          Des besoins en petits logements accessibles aux jeunes décohabitants
          Des écarts de revenus des ménages qui génèrent des besoins en logements diversifiés
           en termes de gamme et de prix
          Des projets de développement économique qui induisent de nouveaux besoins en
           logements
          Des départs d’entreprises qui posent la question de la reconversion des sites et locaux
           libérés




                                                                                                     30
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
IV. LE FONCTIONNEMENT DU PARC DE LOGEMENTS
     1. Structure et évolution du parc de logements
La CAPVM compte entre 91 600 logements (selon l’INSEE en 2015) et 96 000 logements au 1er janvier
2017 (source : DGFIP 2017 – d’après Observatoire Habitat).

Une progression du parc de logements
Selon l’INSEE entre 2010 et 2015, le parc de logements intercommunal a augmenté de 4 753
logements (soit 950 logements supplémentaires par an en moyenne, un peu plus d’1% par an).
Cette augmentation est liée à différents phénomènes : la production de logements neufs, la division
de logements existants, le changement d’usage d’un local commercial en logement par exemple. Ce
flux d’augmentation a été plus marqué sur Courtry (2% / an), Pontault-Combault (1,5% /an), et Brou-
sur-Chantereine (1,4%/an), Lognes et Vaires-sur-Marne (1,3% /an).
A l’échelle communautaire ces 4 753 logements supplémentaires, venant accroître le stock de
logements entre 2010 et 2015, se décomposent ainsi :

        4 043 logements sont des résidences principales issues de la construction neuve ou d’un
         changement d’usage,
        226 logements sont des résidences secondaires,
        484 sont des logements vacants.


Le maintien d’un niveau de vacance faible, signe d’une certaine tension sur le parc de
logements
Le parc de logements de la CAPVM est constitué à 94,4% de résidences principales. La part de
logements vacants (4,5%) est inférieure aux territoires de référence et est à un niveau proche de
celui de la vacance de rotation. Ce constat était sensiblement le même dans les années 2000.


Encadré explicatif : la vacance de logements (INSEE)

Un logement vacant est un logement inoccupé se trouvant dans l'un des cas suivants :
- proposé à la vente, à la location ;
- déjà attribué à un acheteur ou un locataire et en attente d'occupation ;
- en attente de règlement de succession ;
- conservé par un employeur pour un usage futur au profit d'un de ses employés ;
- gardé vacant et sans affectation précise par le propriétaire (exemple un logement très vétuste...).
Attention : les données INSEE peuvent conduire à surestimer la vacance du fait du mode de
recensement déclaratif (enquête auprès des ménages).

Le niveau de vacance traduit différentes situations qui renseignent à la fois sur l’état de tension d’un
marché immobilier et l’état de vétusté du parc de logements. Il est ici inférieur à 5%, qui correspond
au taux de vacance généralement admis pour garantir la fluidité d’un marché immobilier, il est le signe
d’une forte tension sur le parc de logements (demande supérieure à l’offre de logements). Un tel
déséquilibre peut entrainer une augmentation des prix de l’immobilier et une difficulté structurelle à
pouvoir accéder au logement.




                                                                                                     31
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
Le niveau de vacance est faible sur la quasi-totalité des communes. Seule la ville de Chelles a un taux
de vacance un peu plus élevé avec 6%.


                                                        Le parc de logements
                                                 Source : INSEE RP 2015 - Traitement GTC
   100%                                                     1,5%       2,9%
                           4,0%                                                       4,4%                       4,2%           4,1%
    98%            4,9%              6,2%        3,5%       0,4%                                   3,1%                 2,9%            4,9%
          4,5%
                                                                       0,0%                                             0,6%
    96%                                          0,4%                                              1,6%
          1,2%             1,0%                                                       0,9%                       0,6%
                                                                                                                                2,2%    0,7%
    94%
                                     1,1%
    92%            7,2%
    90%
                                                            98,1%     97,1%
    88%                                         96,0%                                                                   96,5%
          94,4%            95,0%                                                  94,8%           95,2%      95,2%                      94,4%
                                    92,7%                                                                                       93,8%
    86%
    84%           87,9%
    82%
    80%




                                   Résidences principales    Résidences secondaires          Logements vacants




                                                                                                                                                32
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Un parc de logements plutôt collectif construit dans les années 1980
Le territoire de l’agglomération est constitué à 56% d’habitat collectif et à 42% d’habitat individuel.
En fonction des communes, cette répartition est très inégale. Certaines communes se démarquent
par le poids des maisons individuelles (Courtry et Croissy-Beaubourg). D’autres à l’inverse sont
constituées à plus de 70% d’appartements (Lognes, Noisiel, Torcy).




La majorité du parc des résidences principales de la CAPVM a été construite entre les années 1971-
1990, en lien avec le développement de la ville nouvelle. Le parc ancien, datant d’avant 1970, est
plutôt faible par rapport au département et à la région.




On note cependant des différences importantes entre les communes de l’agglomération. Les
communes du Nord de l’Agglomération ayant ainsi plus de 40% de leurs parcs de résidences
principales construits avant 1970 (>50% pour Vaires-sur-Marne).



                                                                                                    33
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
                            Epoque de construction des résidences principales
                                               Source : INSEE RP 2015 - Traitement GTC
    100%            1.8%                                      2.0%                         3.1%                     2.8%
            7.9%    5.0%      6.6%                 6.1%       2.2%              6.9%                        6.6%            7.9%
                                       10.8%                           11.7%               5.4%     11.5%
     90%                                                                                                                    8.4%
                              19.1%               19.4%                                                     19.5%   22.9%
            17.4%                      13.4%
     80%                                                               17.9%    26.7%
                                                                                                    24.4%
     70%            47.9%                                                                                                   29.9%
     60%                               34.7%
                                                              85.5%                        78.2%
     50%    50.1%                                 50.7%
                              58.9%                                                                 42.9%   59.6%   59.3%
     40%                                                               64.7%
                                                                                62.9%                                       33.8%
     30%            34.8%              30.6%
     20%
            17.8%                                 18.0%
     10%                     10.4%                                                                  17.2%
                                                              3.3%                         7.7%             12.2%   10.4%   20.0%
            6.7%    10.4%              10.4%                  7.0%     2.6%
                              5.0%                 5.8%                3.0%     2.7%       5.5%     4.1%    2.2%    4.6%
      0%                                                                        0.8%




                                  Avant 1946      1946-1970       1971-1990    1991-2005      2006-2011


Une part importante de logements familiaux et peu de petites typologies
Le parc de résidences principales est constitué en majorité de logements familiaux de type T3 et T4.
La part de grands logements de type T5 et plus est également importante, notamment par rapport
aux territoires de référence situés en première couronne de l’agglomération parisienne. En revanche,
la part de petits logements de type T1 et T2 reste faible (20% des résidences principales). Le déficit
de petits logements est partagé par les partenaires à la fois dans le parc privé mais aussi dans le parc
social.




Lorsqu’on intègre les logements occasionnels, les logements vacants et les résidences secondaires, il
apparait que l’offre en petit logement est un tout petit peu plus élevé. Les villes de Torcy et de
Champs-sur-Marne se démarquent notamment par une part beaucoup plus importante liée à la
présence d’un certain nombre de résidence sur leur territoire, notamment destinées aux jeunes.


                                                                                                                                    34
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                                                Typologies des logements
                                Source : INSEE RP 2015 - fichiers détails logements - Traitement GTC
 100%
 90%             18%                                                                     19%                                  19%
         28%              24%      26%                                                              23%
                                                                          33%                                     33%   36%         32%
 80%
                                                53%
 70%             28%                                         65%                                                              26%
                          26%                                                            30%
 60%                               26%                                                              31%
         27%
                                                                          30%                                     24%               31%
 50%                                                                                                                    28%

 40%             28%                                                                                                          29%
                          26%      25%                                                   26%
         24%                                    25%                                                 27%           21%
 30%                                                                      20%                                           21%         22%
                                                             25%
 20%                      13%                                                                                                 15%
         14%     22%               15%          14%                                      17%        10%           15%
 10%                                                                      11%                                           10%         12%
                          12%                                6%                                                               12%
         8%                         8%          7%           4%               6%         8%          9%           7%
  0%              4%                            1%           1%                                                          5%         4%




                                     1 pièces     2 pièces         3 pièces        4 pièces    5 pièces et plus




Au sein de l’agglomération, 74% de parc privé
L’agglomération compte une majorité de propriétaires occupants (56,2%), qui reste néanmoins
inférieure à la moyenne départementale (62,2%). Cumulé à la part de locataires du parc privé,
l’ensemble du parc privé représente 74% du parc total de l’agglomération. Il convient cependant de
noter que la part de locataires du parc social (23,7%) est bien supérieure à la moyenne
départementale (16,3%).




                                                                                                                                          35
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
     2. Un parc de logements publics tendu
Une offre de logements publics inégalement répartie sur le territoire




Au 1er janvier 2017, l’offre de logements
publics est de 27,7% sur le territoire de
l’agglomération selon le décompte SRU.
Cinq communes sont soumises aux
obligations SRU, avec un total de 2 133
logements manquants. La carence a été
levée pour les communes de Pontault-
Combault et d’Emerainville.. Il est à
noter que parmi les communes qui
n’ont pas atteint les objectifs SRU, deux
d’entre elles sont les communes les plus
peuplées, ce qui pose la question de la
répartition de l’offre de logements
publics sur l’ensemble du territoire.




                                                  Communes non déficitaires au titre de la loi SRU

                                                  Communes déficitaires au titre de la loi SRU




Un parc public presque entièrement conventionné et géré par neuf principaux bailleurs
La Communauté d’agglomération compte 22 173 logements locatifs sociaux familiaux (RPLS 2017),
répartis entre 36 bailleurs. Le parc public est constitué à 96% de logements conventionnés. Neuf
bailleurs détiennent 79% du parc public total.




                                                                                                     36
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
Une tension au niveau du parc public traduite par une faible vacance et une mobilité
réduite
Le parc social de la CAPVM présente un taux de vacance particulièrement bas (1,2%) qui peut
traduire une certaine tension. Le taux de mobilité est également plutôt faible (7,0%). Le niveau de
loyer moyen est de 6,3€/m² au sein de l’agglomération, avec une répartition relativement homogène
mais présente quelques écarts entre les communes allant de 5,9 € à Noisiel à 8 € à Croissy-
Beaubourg. Ce niveau de loyer est légèrement supérieur à la moyenne départementale (6,16€ du
m²).
      Le parc social des                                            Taux de vacance Taux de mobilité Loyer moyen des
                                  Nombre total de       Dont
         communes                   logements       conventionnés
                                                                     des logements   des logements      logements
    (Source : RPLS 2017)                                             conventionnés   conventionnés    conventionnés
Paris Vallée de la Marne               22173            21269            1.2%            7.0%             6.3 €
Brou-sur-Chantereine                    524              472             0.9%            8.6%             6.4 €
Champs-sur-Marne                       3335             3235             0.9%            6.3%             6.0 €
Chelles                                4726             4521             1.3%            7.7%             6.3 €
Courtry                                 193              193             0.5%            9.6%             6.9 €
Croissy-Beaubourg                       80               80              1.3%            7.7%             8.0 €
Émerainville                            578              578             2.3%            7.7%             6.7 €
Lognes                                 1738             1667             0.8%            6.0%             6.5 €
Noisiel                                2336             2231             1.2%            5.5%             5.9 €
Pontault-Combault                      2434             2389             1.4%            7.3%             6.9 €
Roissy-en-Brie                         1572             1572             0.9%            6.0%             5.9 €
Torcy                                  3358             3151             1.3%            7.6%             6.3 €
Vaires-sur-Marne                       1299             1180             2.2%            7.1%             6.4 €




Un parc majoritairement composé de loyers PLUS
Le parc social conventionné est constitué à 90% de loyers PLUS. Parmi ces logements PLUS, il existe
une part importante de logements correspondant à des financements anciens puisque 41,9% des
logements relèvent de financements HLM/O, dont le niveau de loyer moyen est inférieur aux loyers
PLAI. Ainsi bien que le part de PLAI soit plutôt faible au sein de l’agglomération (5,8%), il existe tout

                                                                                                                  37
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
de même une offre de parc à bas loyer dans le parc social mais qui est concentrée dans du parc social
ancien.




                                                                                         Loyer moyen en
                                                                                              €/m²
                                                                   PLAI                        6.2
                                                                   HLM/O                       5.4
                                                                   PLUS                        6.8
                                                                   PLS                         8.6
                                                                   CAPVM                       6.3
                                                                   Source : RPLS 2017 - Traitement GTC




Le niveau de loyer est encore le reflet des périodes de construction des logements sur le territoire.




Une forte pression de la demande
Avec 6,8 demandes pour 1 attribution, le parc locatif social de la CAPVM est soumis à une forte
pression. Les tensions sur le parc social sont très contrastées en fonction des communes.

  Entretiens en commune :
  Cette tension est particulièrement élevée sur la commune de Lognes. Cela s’explique par
  une très faible mobilité dans le parc et la proximité de deux gares RER (Lognes et Torcy).


                                                                                                          38
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
Un fort enjeu de réhabilitation du parc locatif social
Plus de la moitié du parc locatif social (51%) a été construite entre 1971 et 1990. Cela concerne
particulièrement les communes de Champs-sur-Marne, Croissy-Beaubourg, Emerainville, Lognes,
Noisiel et Torcy. La commune de Brou-sur-Chantereine a quasiment la totalité de son parc construit
avant 1970 (97%). A contrario, la commune de Courtry a un parc locatif social plutôt récent avec 79%
de son parc construit après 2006, en lien avec ses obligations de rattrapage.




                                                                                                 39
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Parmi les logements renseignés dans le fichier RPLS 2017, 32% des logements ont une étiquette < à D
(5 138 logements) et 27% ne sont pas renseignés. Il existe donc un enjeu énergétique important sur
le parc social. Certains acteurs du territoire souhaiteraient se donner davantage d’ambitions sur les
étiquettes énergétiques et inciter les bailleurs à remonter le barème à l’étiquette énergétique C pour
prendre en compte les besoins en réhabilitation thermique.




   Entretiens en commune : La quasi-totalité des communes témoigne d’un besoin de
   réhabilitation d’une partie de leur parc social (Brou, Champs-sur-Marne, Lognes, Noisiel,
   Courtry, Pontault-Combault, Roissy-en-Brie, Torcy, Vaires-sur-Marne).
   Plusieurs communes (Champs-sur-Marne, Vaires-sur-Marne) souhaiteraient l’appui de la
   Communauté d’Agglomération pour favoriser le dialogue et inciter les bailleurs à réhabiliter
   leur parc.




Des projets de réhabilitation d’ores et déjà engagés et des aides de la CAPVM
Plusieurs communes ont une partie de leur parc social sur lequel des travaux de réhabilitation ont
déjà été menés ou sont en cours de réalisation. La communauté d’agglomération aide une partie de
ces projets au travers du dispositif qu’elle a mis en place.
Les partenariats avec les bailleurs sociaux sont cependant très variables d’une commune à une autre.
Au-delà des enjeux de réhabilitation, plusieurs communes ont souligné les besoins en gestion
urbaine de proximité (Champs-sur-Marne).

   Entretiens en commune :
   La commune de Champs-sur-Marne a par exemple initié un travail de concertation visant à
   instaurer un dialogue entre les locataires et les bailleurs sociaux. La commune de Pontault-
   Combault souhaite également favoriser le dialogue entre les bailleurs et les locataires.
   Pour la commune de Torcy, il y a une volonté politique que les bailleurs se concentrent sur la
   réhabilitation de leur patrimoine en leur donnant la possibilité de rétrocéder les espaces semi-
   privés pour que les services de la commune en assurent la gestion et l’entretien.




                                                                                                      40
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
Une réflexion à engager sur la vente en cours de logements sociaux dans plusieurs
communes de l’agglomération
La vente de logements publics se pratique déjà dans certaines communes (Chelles, Champs-sur-
Marne, Croissy-Beaubourg, Lognes, Torcy) et cette tendance risque de s’accélérer avec la loi ELAN.
L’enjeu de suivi et d’encadrement des ventes a déjà été soulevé dans le cadre de l’élaboration des
CUS. Un porter à connaissance présentant les orientations du territoire à prendre en compte par les
bailleurs, assorti d’une note de cadrage sur la vente HLM, a été transmis à l’ensemble les organismes
HLM présents sur le territoire. La communauté d’agglomération souhaite avoir une visibilité sur les
plans de mise en vente et apporter une vision inter-bailleur et intercommunale de ses stratégies
patrimoniales. A ce titre, la CA Paris Vallée de la Marne a demandé à être co-signataire des
conventions des onze plus gros bailleurs du territoire.




                                                                                                  41
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
       Entretiens en commune :
       Plusieurs communes craignent que la vente de logements locatifs sociaux ne fasse diminuer le taux de
       logement social (Champs-sur-Marne, Croissy-Beaubourg).
       La commune de Lognes a plusieurs points de vigilance lorsqu’elle est consultée pour la mise en vente
       de LLS : décote de 30 à 35 % minimum sur le prix des domaines, vente aux occupants et compensation
       des logements contingentés en priorité sur le territoire communal, travaux de réhabilitation avant
       mise en vente et accompagnement des futurs copropriétaires à la gestion de la résidence.
       Lors d’un projet de vente, la commune de Noisiel a donné un avis défavorable mais les services de
       l’Etat ont tout de même autorisé la cession.
       Pour la commune de Torcy, la vente de logements locatifs sociaux est parfois un levier d’action pour la
       commune pour négocier des travaux de réhabilitation sur d’autres parcs.




Une augmentation récente des agréments de logements sociaux
Entre 2011 et 2016, on constate sur l’ensemble
de l’agglomération une moyenne de 530
logements sociaux financés par an, dont 40 %
de PLAI, 40% de PLUS et 20% de PLS.
L’offre financée ces dernières années
correspond à 58% à des logements familiaux, le
reste correspondant à des logements en
résidence.


En terme territorial, le financement de
logements sociaux ne concerne pas que les
communes déficitaires en LLS. Si l’on
observe la programmation récente, on
constate qu’elle est produite à 53% par des
communes non déficitaires.

            Les financements de logements sociaux
1200
           Commune avec des obligations de rattrapage

1000       Communes avec plus de 25%
                                                               251
 800

 600                             504

                     294
 400                                                           800

 200                             373
                     315
                                             76         102
   0       25
          2011      2012        2013        2014        2015   2016




       Entretiens en commune : Les communes qui sont le plus dotées de logement social sont plutôt
       dans une démarche de réhabilitation de l’offre existante et de développement mesuré de petites
       opérations bien intégrées au tissu urbain plutôt que dans une démarche de développement de
       leur offre en parc social.

                                                                                                                 42
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
Des besoins plus difficiles à satisfaire pour les petits et grands ménages


                                                                                              Une production de T2-T3 (83% de la
                                                                                              production, dont 39% de T3) répondant
                                                                                              à la demande majoritaire de T2 et T3,
                                                                                              mais aussi de T1.




                                                                                                                          Agréments de financement en logements
                                                                                                                               ordinaires familiaux sur PVM
                                                                                                                                      Source : SISAL




Source : CIL PVM, Espacité, d’après SNE

Une tension plus importante aux extrémités des tailles de ménages (ménages de 1 et 5 personnes et
plus), très importante à Chelles, Vaires-sur-Marne, Noisiel, Lognes sur les petits et grands ménages.
Néanmoins, en ce qui concerne les ménages de 5 personnes et plus, cela concerne une très faible
part de la demande à l’échelle de Paris Vallée de la Marne (8%). En revanche, les ménages d’1
personne concernent 40% de la demande. Malgré la tension importante qui ressort sur la demande
en T1, il faut noter que la « classification » T1 est automatique pour les ménages composés d’une
personne seule lors de la demande de logements, même si cela ne correspond pas au souhait du
demandeur. La demande en T1 est donc à relativiser et dans le même temps, la demande « réelle »
en T2 est plus importante que ce qui ressort des données traitées ci-dessus. Au niveau des familles
(ménages de 3, 4 personnes), la tension est plus marquée sur les communes de Brou-sur-
Chantereine, Lognes et Noisiel.
                                  Mén. 1 pers.                Mén. 2 pers.                Mén. 3 pers.                Mén. 4 pers.            Mén. 5 pers. Et +
                           Dem.     Attrib.    Ratio   Dem.     Attrib.    Ratio   Dem.     Attrib.    Ratio   Dem.     Attrib.    Ratio   Dem.   Attrib.      Ratio
Brou-sur-Chantereine       39%       52%        2,8    23%       32%        2,8    11%        4%       11,0    16%        8%        7,5    11%        4%        7,5

Chelles                    36%       29%       11,1    24%       29%        7,2    18%       22%        7,0    12%       11%       10,0    10%        9%       10,0

Courtry                    38%       28%        6,0    20%       39%        2,3    19%       17%        5,0    11%       17%        3,0    11%        0%

Vaires-sur-Marne           34%       27%        8,0    29%       22%        8,3    17%       18%        6,1    13%       18%        4,5     7%       16%        2,7

Champs-sur-Marne           40%       33%        5,4    26%       33%        3,4    17%       20%        3,6    9%        10%        3,8     8%        4%        8,0

Croissy-Beaubourg          32%       50%        3,5    27%        0%               18%       25%        4,0    18%        0%                5%       25%        1,0

Émerainville               35%       41%        2,9    28%       18%        5,5    17%       21%        2,9    12%        9%        4,7     7%       12%        2,0

Lognes                     45%       37%       15,4    24%       19%       16,0    17%       23%        9,5    7%        15%        6,1     6%        6%       12,7

Noisiel                    47%       41%        6,5    23%       24%        5,4    15%       11%        7,8    7%        16%        2,5     8%        7%        6,2

Torcy                      44%       48%        4,8    24%       24%        5,3    14%       14%        5,1    10%        8%        6,4     9%        6%        7,6

Pontault-Combault          40%       44%        6,2    25%       23%        7,4    18%       17%        7,3    10%        9%        7,6     6%        6%        6,9

Roissy-en-Brie             34%       38%        5,0    26%       21%        6,7    19%       19%        5,5    11%       13%        4,6    10%        9%        5,8

Paris Vallée de la Marne   40%       38%        6,7    25%       26%        6,1    17%       18%        6,1    10%       11%        6,1     8%        7%        8,6
Traitement GTC, d’après SNE
                                                                                                                                                            43
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 Synthèse et enjeux
 Un parc social inégalement réparti et des efforts à fournir en termes de production pour
 répondre aux obligations SRU, notamment dans les communes les plus peuplées.


 Une tension dans le parc locatif social qui s’exprime par une faible vacance et une mobilité
 réduite.
 Des niveaux de loyers moyens plutôt élevés liés à la date de construction du parc social
 Une tension de la demande plus forte pour les petits et les grands ménages

 Des enjeux de maîtrise des loyers, malgré la réduction des fonds propres mobilisables par les
 organismes HLM dans les opérations, de diversification de l’offre en typologie et en surfaces de
 logements, de maîtrise des charges


 Un parc vieillissant
 32% des logements ont une étiquette < à D (5 138 logements), l’étiquette énergétique n’est pas
 connue pour 25% d’entre eux.
 Des travaux de réhabilitation ont déjà été menés ou sont en cours de réalisation sur plusieurs
 communes avec des partenariats très différenciés entre communes et bailleurs sociaux
 Des besoins en gestion urbaine de proximité soulignés

 Des enjeux d’amplification de la rénovation du parc et d’amélioration de la communication
 auprès des habitants concernés (usage des bâtiments réhabilités)


 Une pratique en cours de la vente de logements locatifs sociaux sur certaines communes qui
 risque de s’accentuer avec la loi ELAN
 Une crainte exprimée par les communes de ne pas pouvoir maîtriser le phénomène en l’absence
 d’une vision interbailleurs de ces stratégies patrimoniales…
 Un travail initié par la CAPVM, dans le cadre de l’élaboration des CUS, pour avoir une visibilité et
 émettre un avis conjoint avec celui des communes sur le plan de vente des prochaines années

 Des enjeux :
 - Des mises en vente qui peuvent permettre des parcours résidentiels… … mais qui ne doivent pas
 constituer les futures copropriétés dégradées de demain
 - La nécessité d’outiller les communes pour suivre et encadrer les ventes de logements sociaux




                                                                                                        44
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
     3. Poids, caractéristiques, fonctions et principaux enjeux
        concernant le parc de logements privés

Pour rappel, un taux de ménages propriétaires occupants (58%) dans la moyenne
nationale, et une offre locative privée relativement réduite (16%) compte-tenu,
notamment, d’un parc HLM globalement bien présent


                                                                          A l’échelle de l’agglomération, le parc
                                                                          privé représente 74% des résidences
                                                                          principales, soit plus de 63 000
                                                                          logements.
                                                                          Il se répartie entre :
                                                                      -      58% de ménages propriétaires
                                                                             occupants (PO), soit un taux
                                                                             équivalent à la moyenne nationale
                                                                             (59%) mais nettement supérieure à
                                                                             celle francilienne (48%) tout en
                                                                             restant    inférieur   à     celle
                                                                             départementale (63%) ;

                                                                      -      et 16% de ménages locataires
                                                                             privés, soit un taux nettement
                                                                             inférieur aux référents francilien et
                                                                             national : l’offre locative, sur notre
                                                                             territoire, est majoritairement
                                                                             sociale.


A l’échelle des communes, ces taux varient fortement, notamment en fonction de la part de
logements sociaux. C’est à Courtry et Croissy-Beaubourg que la part des logements privés est la plus
importante, avec un profil très tourné vers l’accession à la propriété (plus de 80% de PO).




                                                                                                                45
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
Caractéristiques des ménages propriétaires occupants et de leur logement




Davantage          en       logements
individuels
Les ménages propriétaires
occupants de la CAPVM résident à
65% dans une maison individuelle.
Ce taux se situe entre celui observé
à l’échelle du département de la
Seine-et-Marne (82%) et celui de
l’Ile-de-France (49%). Au niveau des
communes, de fortes disparités
sont constatées, entre un parc
composé presque exclusivement de
maisons à Croissy-Beaubourg alors
qu’à Lognes, les propriétaires
occupants résident pour 69% en
collectif.




Des logements « PO » plutôt
spacieux
À l’échelle de la CAPVM, 67% des
logements « PO » ont une surface
supérieure à 75m². A l’opposé, 10%
disposent d’une surface inférieure à
55m² dont 2% moins de 35m².
Cela place ces logements entre la
moyenne départementale et celle
régionale.
Au sein de la CAPVM, c’est à
Croissy-Beaubourg que les
logements « PO » sont les plus
spacieux en moyenne, à l’inverse
de Combault et de Torcy.




                                                                                       46
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Un parc « PO » relativement récent
                                                                                  Les logements occupés par des
                                                                                  ménages propriétaires occupants
                                                                                  résidant dans la CAPVM sont
                                                                                  relativement récents : 63% d’entre
                                                                                  eux ont été construits après 1974.
                                                                                  Néanmoins :
                                                                                  82% des logements privés ont plus
                                                                                  de 15 ans (sont potentiellement
                                                                                  éligibles à l’Anah)
                                                                                  Et 38 % au moins4 ont été construits
                                                                                  avant 1975 et toute réglementation
                                                                                  thermique
                                                                                   Les Villes de Vaires-sur-Marne et
                                                                                   Chelles se distinguent avec la
                                                                                   présence significative d’un parc
                                                                                   très ancien (construit avant 1949).




1/3 des propriétaires occupants sont éligibles aux subventions de l’Anah
33% des propriétaires occupants (PO) de la CAPVM sont éligibles aux aides de l’Anah compte-tenu de
leurs revenus, soit un peu plus de 16.000 ménages. Ce taux diffère d’une commune à l’autre, compris
entre 26% à Chelles et 47% à Noisiel.
Plus précisément, au sein des propriétaires occupants de l’agglomération :
 - 21% sont éligibles aux aides de l’Anah aux titres de revenus très modestes (soit 10 200 ménages
     dont les revenus n’excèdent pas, par exemple, 2.125€ mensuel pour un couple avec 1 enfant) ;
 -    et 12% au titre de revenus modestes (soit 5 800 ménages, dont les revenus mensuels, par
     exemple, sont inférieurs à 2.725€ pour un couple avec 1 enfant).




4
    Etant entendu que la source fiscale n’identifie pas la date de construction pour 6 % des logements.

                                                                                                                    47
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
A l’image de la Seine et Marne, des ménages « PO » relativement plus jeunes que dans le
reste de l’Ile de France


A l’image de la Seine et Marne, les
ménages propriétaires occupants de
la CAPVM sont relativement plus
jeunes que dans le reste de l’Ile de
France.
Ainsi, on compte dans la CAPVM :
    60% d’actifs (moins de 60 ans)
     contre 56 % en Ile-de-France ;
    et à l’inverse 12 % de ménages
     dont la personne de référence a
     plus de 74 ans contre 18% en IDF..




Des profils très diversifiés au sein des propriétaires occupants, mais globalement plutôt
familiaux


                                                                           Conformément à la jeunesse
                                                                           relative de la population, le profil
                                                                           des ménages propriétaires
                                                                           occupants est un peu plus familiale
                                                                           que la moyenne française : ainsi :
                                                                           - la moitié des ménages « PO »
                                                                           comptent 3 personnes ou plus,
                                                                           contre 42 % en France ;
                                                                           - en moyenne, les ménages
                                                                           propriétaires comptent 2,8
                                                                           personnes ce qui est légèrement
                                                                           supérieur aux moyennes
                                                                           départementale (2,75) et régionale
                                                                           (2,57) (Cf. graphique suivant).




                                                                                                             48
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
Caractéristiques des ménages locataires « privés » et de leur logement


Un      parc        majoritairement
collectif


À l’échelle de l’agglomération, les
ménages locataires privés résident
à 87% en appartement.
Ce taux est élevé pour la Seine-et-
Marne, mais cela s’explique par le
fait que la CAPVM constitue la part
la plus urbanisée du département.
A Croissy-Beaubourg et Courtry, le
parc locatif est plus fréquemment
en maison individuelle à l’image du
tissu urbain de ces deux villes,
majoritairement pavillonnaire.




                                                                                       49
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
Une moitié de logements familiaux au sein du parc locatif privé




                                                                           Dans la CAPVM, près de la moitié
                                                                           des logements locatifs privés
                                                                           mesure au moins 55m², ce qui est
                                                                           un taux assez élevé pour l’Ile-de-
                                                                           France : le parc locatif privé y est
                                                                           donc plus fréquemment familial.
                                                                           La part des petits logements
                                                                           (<35m²), plus directement destinés
                                                                           aux jeunes décohabitants dont aux
                                                                           étudiants, est de 21%.
                                                                           Comme      souvent,    ces     taux
                                                                           positionnent les logements de
                                                                           l’agglomération entre ceux du
                                                                           département et ceux de la région.




Des logements locatifs plutôt récents en comparaison avec les territoires voisins




Avec 50% de logements construits
après 1989, le parc de logements
locatifs privés de la CAPVM est
plutôt récent en comparaison du
reste de la Seine-et-Marne et de
l’Ile-de-France.


Néanmoins, on compte 27% de
logements construits avant 1974 et
toute réglementation thermique.




                                                                                                            50
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
Près des ¾ des locataires privés sont éligibles à un logement HLM, 37 % à un logement
PLAI : un parc à occupation souvent « sociale » de fait


                                                                               73% des ménages locataires privés
                                                                               sont éligibles à un logement social
                                                                               de type PLUS5 au regard de leurs
                                                                               revenus (contre 69% en France, 61
                                                                               % en IDF et 76 % en Seine-et
                                                                               Marne).
                                                                               La proportion de locataires
                                                                               s’inscrivant dans les plafonds PLAI
                                                                               est également significative (37%)
                                                                               quoique globalement équivalente à
                                                                               celles départementale, régionale et
                                                                               nationale.
                                                                               Il en est de même pour le taux de
                                                                               locataires sous le seuil de pauvreté
                                                                               (20 %, cf. graphique ci-dessous).
                                                                               Comme souvent, le parc locatif
                                                                               privé    sur la   CAPVM      est
                                                                               fréquemment à occupation sociale
                                                                               de fait.


On notera que le taux de locataires privés à bas revenus est accentué dans certaines communes,
mais pour des raisons différentes. Par exemple :
    -   à Noisiel, ce fort taux est à l’image de niveaux de revenu globalement plus faibles au sein de la
        commune ;
    -   à Courtry, il résulte davantage de la faiblesse de l’offre HLM, qui oblige les ménages à bas
        revenus à se loger dans l’offre locative privée.




5
    Plafonds de revenus « PLUS » : 1.719€/mois pour une personne seule ; 2.760€/mois pour un couple avec 1 enfant.

                                                                                                                     51
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
Des locataires « privés » légèrement plus jeunes que dans les territoires voisins


Les ménages locataires privés de la
CAPVM sont légèrement plus
jeunes que ceux des territoires
voisins avec notamment 54%
d’entre eux qui ont moins de 40
ans. Le taux de ménages au sein
desquels la personne de référence
a plus de 74 ans est lui aussi
légèrement plus faible (4%) qu’en
Seine-et-Marne et Ile-de-France.
À l’échelle des communes de
l’agglomération, la part des « plus
de 60 ans » est la plus élevée à
Croissy-Beaubourg, avec il est vrai
des effectifs (nombre de ménages
concernés) réduits..




Ventilation par taille des ménages des logements locatifs privés


                                                                   Les locataires privés de la CAPVM ont un
                                                                   profil très légèrement plus familial que ce
                                                                   qui s’observe dans les territoires voisins :
                                                                   34% des ménages y comptent au moins 3
                                                                   personnes, contre 32 % dans le
                                                                   département et 29% dans la région.
                                                                   À l’échelle des communes, c’est dans celle
                                                                   de Noisiel et Croissy-Beaubourg que l’on
                                                                   retrouve les taux les plus élevés (16% ) de
                                                                   familles de 5 personnes et plus.
                                                                   Enfin, la taille moyenne des ménages
                                                                   confirme ce profil familial avec en
                                                                   moyenne 2,3 personnes par ménages
                                                                   contre 2,18 en Seine-et-Marne et 2,11 en
                                                                   Ile-de-France.




                                                                                                             52
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
Un taux assez faible de logements vacants dans le parc privé, traduction de la tension
relative du marché immobilier
Avec moins de 4% contre 6 % dans le Département, le taux de logements vacants au sein du parc
privé est faible dans la CAPVM.
De surcroit la vacance structurelle, c’est-à-dire celle de plus d’un an, représente à peine 1,3% des
logements privés (soit 760 logements). Ce taux est très proche de celui de la région Ile-de-France
(1,2%) est plus de 2 fois inférieur à celui du département de la Seine-et-Marne (2,9%).
Cette situation traduit une vraie pression de la demande sur l’offre existante.




Ainsi, il y a sur l’agglomération un potentiel réduit de logements durablement vacants à remettre sur
le marché (éventuellement via une aide publique (de l’Anah et de la CAPVM). Cela d’autant que,
comme partout, une partie significative de la vacance structurelle s’explique par les délais liés à des
successions.




                                                                                                    53
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
La présence de logements dégradés et indignes sur le territoire en quantité relativement
réduite selon la source fiscale, mais des situations difficiles à quantifier … et à traiter
L’appréciation du nombre de logements à réhabiliter, car de médiocre qualité, n’est pas aisée car
toutes les sources statistiques disponibles rencontrent des limites dans ce domaine. En outre, l’état
physique des logements peut, dans certains cas, être soumis à interprétation.
Dans ce contexte, deux sources permettent les évaluations quantitatives :
    -    la méthode dite du « parc privé potentiellement indigne » (PPPI) de l’Anah, qui croise
         dégradation potentielle des logements (analysée à travers le classement cadastral) et la
         faiblesse avérée des revenus des occupants (selon la source fiscale Filocom) ;
    -    l’appréciation de l’état général des logements selon la source fiscale Majic.


1,4% de logements privés potentiellement indignes selon la méthode PPPI
Selon cette méthode, 1,4% du parc privé, soit 903 logements, serait potentiellement indigne dans la
CAPVM.




A noter : la concentration de logements indignes serait nettement plus élevée dans le parc locatif
privé (512 logements, soit 3,7% du parc locatif), que dans le parc des propriétaires (355 logements
soit 0,7% du parc des PO).


1% de logements en état d’entretien « médiocre » ou « mauvais » selon Majic 2018


Selon la source Majic 2018, à l’échelle de la
CAPVM, 1% des logements privés seraient dans
un     état    d’entretien   « médiocre »  ou
« mauvais ». Ce taux, faible comme celui PPPI,
s’explique notamment par le fait que les
logements sont relativement récents comme
cela a été vu précédemment.




                                                                                                      54
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
Avec les limites précisées précédemment, les deux méthodes (PPPI et état d’entretien du parc)
mettent notamment en évidence des taux plus élevés dans certains quartiers notamment des
communes de Chelles, Courtry, Vaires-sur-Marne et Brou-sur Chanteraine.


La cartographie suivante précise cette géographie à la section cadastrale.




                                                                                          55
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
4,6% de ménages en situation de sur-occupation
Les situations de sur-occupation6 en sont une autre traduction du mal logement.
Le graphique suivant met en évidence que ce sont dans les communes de Pontault-Combault et
Chelles, où nous avons certes vu que les surfaces des logements y étaient en moyenne moindre, que
l’on retrouve le plus fort taux de ménages en situation de sur-occupation.
Au total, ce sont près de 2900 ménages qui sont concernés dont on retrouve légèrement plus de
locataires privés ( 1600) que de propriétaires occupants ( 1300).




         Entretiens en commune :
         Les problématiques de logements insalubres et indignes sont ponctuelles et souvent
         diffuses.. Néanmoins, certaines communes, faute d’avoir un Service Hygiène et Salubrité
         dédié, manquent de moyens pour traiter le problème.
         En outre, certains secteurs sont concernés par de la division pavillonnaire (Champs,
         Brou, Chelles, Courtry, Noisiel, Pontault deux quartiers plus particulièrement , Torcy,
         Vaires).




        Ateliers professionnels :
            - Des situations d’habitat indigne présentes à des degrés divers sur toutes les
                communes ;
            - Des villes qui ne disposent pas toujours des moyens humains, techniques voire
                financiers (pour les travaux d’office) pour le repérage, les procès verbaux suite
                aux signalements, et la mise en œuvre des procédures, en particulier coercitives.
            - Un enjeu de meilleure coordination des signalements et des interventions (Qui
                ? Fait quoi ?) entre les différents acteurs (Etat/ARS, CD, CAF, villes et leurs
                services)




6
    Suroccupation lourde = moins de 9m² par personne
                                        ère
Suroccupation légère = 16m² pour la 1         personne et 11m² supplémentaire par personne

                                                                                                    56
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
40% des logements sont en copropriétés. Un enjeu fort de suivi et d’accompagnement du
ce parc, avec des immeubles en difficulté ou présentant des signes de fragilité


40% des logements sont en copropriétés
Le parc en copropriété représente 40% des
logements de la CAPVM avec près de 38.400
logements répartis dans un peu plus de 1400
copropriétés en 2018. Ces logements en
copropriétés sont pour ¼ situés à Chelles, qui en
concentre environ 9.400 logements. Cela étant,
en proportion, c’est à Lognes que l’on trouve les
taux les plus élevés avec 62% des logements qui
sont en copropriété.


Des copropriétés plus fréquemment de grandes tailles

                                       Nombre de                    Taille moyenne
                       Nombre total                   Nombre de
      Commune                         logements en                         des
                       de logements                  copropriétés
                                       copropriété                   copropriétés
Courtry                      2 648            309             38             8,1
Pontault-Combault           15 605          5 629            298            18,9     Les copropriétés de l’agglomération
Brou-sur-Chantereine         1 970            872             29            30,1
Émerainville                 2 958          1 186             51            23,3
                                                                                     sont de tailles plutôt grandes car elles
Vaires-sur-Marne             5 896          2 355            101            23,3     comptent en moyenne 27 logements.
Chelles                     24 230          9 424            371            25,4
Roissy-en-Brie               8 422          2 602            106            24,5     C’est à Lognes qu’elles sont les plus
Torcy                        9 793          4 655            152            30,6
                                                                                     grandes avec comme taille moyenne
Champs-sur-Marne            11 378          4 995            144            34,7
Noisiel                      6 428          2 380             58            41,0     58 logements par copropriété.
Croissy-Beaubourg              892            320              7            45,7
Lognes                       5 851          3 653             63            58,0

CAPVM                       96 071         38 380          1 418            27,1




À l’échelle de l’agglomération, 16%
des copropriétés possèdent au
moins 50 logements.




                                                                                                                          57
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
Ce second graphique met en évidence que 64% des logements en copropriété sont situés dans une
copropriété comptant au moins 50 logements. Cependant, il existe de grandes disparités entre les
communes, entre Croissy Beaubourg où les copropriétés sont de taille moindre, et Brou-sur-
Chantereine où 59% des logements en copropriétés font partis d’une copropriété de 200 logements
et plus.


Une majeure partie de propriétaires occupants au sein des copropriétés
                                                                       Concernant les statuts d’occupation, au
                                                                       sein du parc en copropriété de
                                                                       l’agglomération, on observe une
                                                                       dominance des ménages propriétaires
                                                                       occupants (63%).
                                                                       Néanmoins, les ménages locataires du
                                                                       parc     privé,  avec    37%,   sont
                                                                       surreprésentés dans le parc en
                                                                       copropriété car ils ne sont que 16%
                                                                       dans l’ensemble du parc.
                                                                       Enfin, on compte 9 % de logements
                                                                       sociaux dans le parc en copropriété,
                                                                       témoignant de la présence de
                                                                       copropriétés « mixtes ».


                                                         Dans ce domaine, des spécificités
                                                         apparaissent au sein des communes de
                                                         l’agglomération, avec notamment 94%
de propriétaires occupants à Croissy-Beaubourg ou encore près de 40% de locataires privés dans
celles de Pontault-Combault et Chelles. Les copropriétés mixtes sont plutôt situées dans les
                                                                                                           58
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communes de Champs-sur-Marne, Vaires-sur-Marne, Émerainville, Torcy, Lognes et Noisiel où ils
représentent tout de même entre 10 à 16% des résidences principales.


Part de copropriétés potentiellement fragiles selon la méthode de l’Anah
L’Anah a développé une méthode dite du « pré-repérage des copropriété fragiles » qui attribue une
note de A à D (A = Pas de signes de fragilité, D = Fragilité potentielle forte), selon un scoring croisant
les indicateurs suivants :
    -    Le niveau de revenu des ménages en copropriété
    -    La présence de nombreux locataires du parc privé ou SCI
    -    La date de construction de la copropriété et sa taille
    -    La présence de logements en état médiocre à mauvais
         dans la copropriété


 Selon cette méthode, à l’échelle de l’agglomération, 339
copropriétés apparaissent comment potentiellement fragiles
dans l’agglomération, 162 en famille C et 177 en famille D.




                             Nombre et taux de copropriétés potentiellement à surveiller
                                             ou (très) fragiles en 2013
                                          (Source : Filocom 2013, MEEM d’après DGFiP)




                                                                                                       59
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14% des copropriétés immatriculées dans le registre « Anah » présentent des taux
d’endettement élevés
Depuis 2016, l’Anah et le Ministère du logement ont mis en place un registre d’immatriculation
nationale des copropriétés. Cet outil permet d’enrichir la connaissance du parc en copropriété, en
disposant notamment de certaines informations ayant trait à la situation financière des copropriétés.
En 2018, seules les copropriétés de plus de 50 logements avaient l’obligation de figurer au registre
national. Comme vu précédemment, la grande majorité des copropriétés de la CAPVM abritent
moins de 50 logements (84%). Ainsi, en novembre 2018, 678 copropriétés sur les 1418 étaient
enregistrées au registre, soit 48%.
Le registre permet d’analyser les taux d’endettement (pour charges courantes et travaux) des
copropriétés au regard de leur budget annuel prévisionnel. Cet indicateur sera néanmoins à
consolider sur plusieurs années, car certaines copropriétés ont pu être enregistrées juste après un
appel de fonds.
En novembre 2018, 16% des copropriétés enregistrées dans le Registre des copropriétés de l’Anah
présentent des niveaux d’endettement importants (> 25% du budget annuel de la copropriété), dont
6% des niveaux très élevés (> 40 %), (Cf. graphiques suivants).



                                                                                                  60
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                                                                                       61
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          Entretiens en commune :
          Il existe plusieurs ensembles en copropriétés qui montrent des signes de
          fragilité. Certaines communes (Croissy, Torcy) favorisent la rétrocession des
          voiries et espaces extérieurs des copropriétés à la commune afin de limiter les
          coûts de gestion. Les communes concernées sont plutôt satisfaites du POPAC.




                                                                                            62
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Enjeu d’amélioration de la performance énergétique du parc privé ancien
Depuis 2011, l’Anah a fait notamment pour priorité la lutte contre la précarité énergétique et, plus
généralement, l’amélioration de la performance énergétique du parc. De fait, cette priorité cible
quantitativement particulièrement les ménages propriétaires occupants, même si tous les logements
bailleurs aidés sont également améliorés énergétiquement.
Dans l’agglomération, 7.300 ménages propriétaires occupants éligibles à l’Anah résident dans
un logement qui a été construit en 1975 et toute réglementation énergétique.
À l’échelle des communes, de fortes variations existent. Alors qu’à Lognes on ne retrouve
presqu’aucun ménage résidant dans un logement construit avant 1975, à Vaires-sur-Marne, ils sont
123 ménages soit 78%. En revanche en termes de volumes et taux élevés, c’est la commune de
Roissy-en-Brie qui se distingue avec 2.624 ménages concernés soit 54%.




En plus des dispositifs d’amélioration de l’habitat déployés par les collectivités locales et l’Anah,
développés plus loin, on soulignera que « Seine-et-Marne Environnement » anime un point de
rénovation info-service à Noiseil au sein de la Maison départemental des solidarités. Celui-ci a
vocation à renseigner tous les particuliers, éligibles à l’Anah (qui sont le cas échéant renvoyés vers un
opérateur dédié) ou non.




                                                                                                      63
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Besoins potentiels en adaptation liée à l’âge des logements des propriétaires occupants




Au sein de l’ensemble des ménages propriétaires occupants de la CAPVM, 12% ont une personne de
référence âgée de « 75 ans et plus », et ce taux est amené à croitre compte-tenu du vieillissement de
la population, même si en Ile-de-France le phénomène est atténué par les départs en province des
personnes âgées.
Si l’on cible les propriétaires occupants éligibles aux aides de l’Anah, le taux de « 75 ans et plus »
passe à 17%. Cela correspond à 2 700 ménages dont 1 900 qui sont très modestes.
Ces taux et dynamiques induisent de facto des besoins en adaptation des logements en prévision
d’une perte d’autonomie liée à l’âge ou au handicap.
A noter à ce sujet : 46% des ménages PO, au sein desquels la personne de référence a 75 ans ou plus,
sont éligibles aux aides de l’Anah.




                                                                                                   64
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Plusieurs dispositifs d’amélioration de l’habitat mis en place ces dernières années, qui
présentent un bilan significatif, à amplifier
Ces dernières années, plusieurs dispositifs d’amélioration de l’habitat ont été déployés par les
collectivités :
    -    « Généraliste », c’est-à-dire traitant globalement les thématiques « amélioration
         énergétique, habitat indigne et adaptation du parc aux besoins liés à l’âge » : PIG « Atout
         rénovation » de l’ex CA Marne et Chanteraine, OCAH de l’ex CA Val Maubuée désormais
         élargie à l’ensemble de l’agglomération,
    -    Ou concernant spécifiquement le parc en copropriétés :
             o Plan de sauvegarde, MOUS et/o OPAH Copropriétés dégradés à Torcy, Noisiel et
                  Chelles
             o POPAC sur ex Val Maubuée en partie élargie au reste de la nouvelle agglomération




Dans ce cadre, entre 2013 et 2017, 645 logements ont été améliorés avec une aide de l’Anah, et plus
précisément :
              •   324 logements réhabilités au titre de l’amélioration énergétique (hors aides aux
                  syndics, essentiellement des logements PO (317))
              •   69 logements adaptés à l’âge ou au handicap
              •   248 logements en copropriétés réhabilités via des aides au syndicat des
                  copropriétaires (aide aux parties communes, pour dégradation et/ou rénovations
                  énergétiques)
Par contre, on a observé une très faible activité chez les propriétaires bailleurs (8 logements).
On soulignera que des subventions spécifiques ont été déployées par les anciennes agglomérations
et la nouvelle, complémentaires ou indépendantes de l’Anah.




                                                                                                     65
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                                                                                       66
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En termes de type de travaux réalisés, on note
qu’il s’agit principalement de dossiers liés à la
rénovation thermique, suivis par ceux liés à
l’autonomie. Chez les « PO », on compte un cas
unique de réhabilitation d’un logement très
dégradé, à Pontault-Combault.




                                                                                       67
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Synthèse et enjeux


Logements dégradés ou indignes
Statistiquement, un taux faible de logement potentiellement très dégradés, mais des situations
identifiées par les communes, y compris de manquement au RSD, que ces dernières peinent à
traiter.
Des inquiétudes récurrentes concernant les divisions pavillonnaires.
      Des enjeux :
     - de meilleure coordination des acteurs (travailleurs sociaux, communes, ARS, CD, CAF, ..)
       sur le repérage et les interventions.
     - d’un appui (technique, juridique, financier) aux communes pour leurs actions coercitives.


Copropriétés :
Des politiques anciennes en direction des copropriétés (POPAC, OPAH CD, MOUS…) chez
certaines communes, mais un taux qui reste très significatif de copropriétés présentant
potentiellement des signes de fragilité, notamment financières (dette apparente de charges pour
gestion courante et :ou travaux) ) :
      Une action publique à amplifier dans ce domaine, tant en « curatif » qu’en « préventif »
       (action en cours notamment avec le lancement d’un POPAC intercommunal).


Besoin global d’amélioration du parc (performance énergétique, adaptation,..)
     -   Sur les territoires qui ont récemment été en dispositifs programmés :
          Un bilan significatif en matière de rénovation énergétique mais encore nettement
             inférieur aux objectifs de l’Anah dans ce domaine
          Un bilan également significatif en matière d’adaptation (besoins liés à l’âge) des
             logements,
     -   La mise en place de l’OCAH intercommunale dès 2017
     -   Des aides de la CAPVM complémentaires à celles de l’Anah
     -   L’existence d’un « Point Info Service – Espace Espace Info Energie » animé par Seine- et-
         Marne Environnement, avec des permanences à Noisiel, mais à la visibilité encore
         insuffisante :

      un enjeu d’amplification des résultats, notamment via une meilleure communication sur
       les aides existantes et la présence pérenne de dispositifs d’accompagnement des
       ménages dans leur projet de rénovation.




                                                                                                     68
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    V.            LES MARCHES DU LOGEMENT ET DU FONCIER

     1. Un nouveau cycle de production porté par le collectif et les
        résidences spécifiques
Une faible dynamique de construction jusqu’en 2016
Au regard des agglomérations voisines, la CA Paris Vallée de la Marne a connu un rythme de
production 2010-2015 inférieur, notamment à celui des deux agglomérations de l’Est de la Seine et
Marne, dont la production est liée en grande partie à l’urbanisation du secteur 4 de Marne la Vallée.




Le Porter à Connaissance de l’Etat a inscrit un objectif de production de 1600 logements par an
pour la durée du PLH. Il s’agit de logements dont le permis de construire aura été autorisé et non de
logements commencés. Au regard des données annuelles des logements commencés et autorisés, il
s’agit d’un effort de construction qui n’a jamais été atteint en termes de mise en chantier, seulement
approché en termes d’autorisation de permis en 2007, 2013, 2015 et 2017.




En 2017, les autorisations de construction de logements ont connu une forte accélération,
notamment dans le sud de l’agglomération avec une partie de la production en extension et une
partie de la production en renouvellement sur du foncier existant. L’accroissement constaté de la
production s’appuie à la fois sur un marché de la promotion privée actif (bénéficiant d’un différentiel
de prix par rapport à la première couronne métropolitaine), la production de logements sociaux
(communes déficitaires au titre la loi Solidarité et Renouvellement Urbain et renouvellement de

                                                                                                    69
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
l’offre dans les autres communes) et la production d’une offre en hébergement et résidences
répondant à des besoins spécifiques.

Un changement de rythme en 2017

L’accélération du volume des
autorisations constatée en 2017 est
portée par les logements collectifs
(79%) et les résidences spécifiques
(17%). Les résidences sont sur les
communes de Noisiel et de Champs-
sur-Marne et sont liées à la cité
Descartes.




Du point de vue territorial, on
constate     une     évolution      des
communes        porteuses      de     la
dynamique de construction entre
2011 et 2016 (petites communes du
Nord et du Centre dont Noisiel) et les
projets inscrits dans les autorisations
de 2017 qui sont concentrés sur les
grandes communes du Centre et les
communes          du       Sud       de
l’agglomération.




                                                                                        70
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Un territoire « tampon » entre 1ère et 2ème couronne
L’analyse des migrations résidentielles permet de mieux comprendre la place des marchés du
logement de la CA au sein du système francilien. Le territoire est un secteur « tampon » entre la 1ère
et la seconde couronne, vers lequel se reportent les ménages du cœur de la métropole (Grand Paris
Grand Est, Marne et Bois, Paris)… et qui reporte des ménages essentiellement sur Marne-et-
Gondoire, les pôles urbains départementaux (Meaux, Melun, Sénart, Val d’Europe) et le reste du
département




                                                                              Entretiens en commune : Les nouveaux
                                                                               arrivants continuent d’affluer de Paris
                                                                              et de la petite couronne, attirés par des
                                                                                 prix de l’immobilier moins élevés.
                                                                               Beaucoup d’entre eux sont de jeunes
                                                                               ménages qui s’installent dans le parc
                                                                              pavillonnaire anciennement occupé par
                                                                                        des personnes âgées




A l’échelle de Paris Vallée de la Marne, on constate un déficit migratoire sur l’ensemble des
catégories socio-professionnelles. Les flux cumulés les plus importants portent sur les professions
intermédiaires et les employés.




Source : INSEE RP 2015



                                                                                                                     71
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2.           Contraintes / enjeux d’aménagement sur certaines parties du
             territoire
Plusieurs éléments d’ordres naturels ou économiques peuvent contraindre l’aménagement d’une
partie du territoire.
Selon l’arrêté préfectoral du 1er février 2019, les communes suivantes font l’objet de risques naturels:
       -    Le risque inondation (PPRI7 de la vallée de la Marne) qui concerne les communes de Chelles,
            Vaires-sur-Marne, Torcy, Champs-sur-Marne, Noisiel.
       -    Le risque de mouvement de terrain liés aux cavités souterraines : Chelles (PPRMT8 en projet)
       -    Le risque de mouvement de terrain lié au phénomène de retrait issu du gonflement des
            argiles : Champs-sur-Marne, Chelles, Croissy-Beaubourg, Pontault-Combault, Roissy-en-Brie,
            Torcy.
Le risque technologique n’est pas identifié sur le territoire.


Plan d’exposition au bruit
Les communes de Lognes, Croissy-Beaubourg, Emerainville et Pontault-Combault sont concernées
par le Plan d’Exposition aux Bruits de l’aérodrome de Lognes-Emerainville. La commune de Croissy-
Beaubourg est exemptée à ce titre des obligations SRU (pour 2018 et 2019).




La commune de Chelles dispose également d’un aérodrome et est donc concernée également par un
PEB.


7
    PPRI : Plan de Prévention des Risques Inondation
8
    PPRMT : Plan de Prévention des Risques de Mouvements de Terrains

                                                                                                     72
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Vulnérabilités liées au changement climatique




Les risques d’inondation par ruissellement naturel sont représentés par des zones soumises à un
risque élevé de ruissellement naturel, dans un dégradé allant du bleu ciel (surface drainée de 1 à 10
km2) au bleu foncé (surface drainée de 100 à 1000 km2). Cela est lié à un taux d’imperméabilisation
des sols et à un fort coefficient de pente. On retrouve les vallées qui traversent les communes,
lorsque les pentes favorisent l’écoulement.
Le secteur centre dispose de bassins hydrauliques, dans les vallées, facilitant le stockage des eaux
pluviales. Le secteur nord, peu pourvu en bassins, est plus vulnérable aux risques d’inondation, ce
que confirme le nombre d’arrêtés CATNAT9.




9
    Catastrophe Naturelle

                                                                                                  73
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Les secteurs disposant d’un fort aléa au gonflement des argiles sont situés sur les vallées. Les zones
d’aléas sont établies à partir de la probabilité d’aggravation locale d’un effet du changement
climatique et d’une présence importante de personnes ou de bâtiments.




                                                                                                   74
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
Les communes de Croissy-Beaubourg et Chelles apparaissent vulnérables au regard des arrêtés
CATNAT10.




10
     Catastrophe Naturelle

                                                                                        75
GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Mai 2021
Les secteurs de forte vulnérabilité à la chaleur urbaine sont les secteurs les plus densément
urbanisés, mais où les secteurs d’habitat sont relativement épargnés, compte tenu de l’importance
du tissu pavillonnaire et des espaces verts dans les zones d’habitat collectif (notamment sur le
secteur centre). En conséquence les secteurs les plus vulnérables sont les zones d’activités
(commerciales, entreprises, logistiques…).




                                                                                              76
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Les enjeux d’aménagement climatiques en lien avec les projets de logements


Selon le PCAET, « Le territoire est fortement propice au développement de réseau de chaleur
permettant une valorisation plus importante des EnR thermiques par la mutualisation des besoins
de chaleur. Déjà implanté à Chelles, Lognes et Torcy, il peut encore se développer. Une étude
mutualisée est en cours à Champs-sur-Marne et Noisiel. La création de réseaux de chaleur est
envisageable à Brou-sur-Chantereine, Vaires-sur-Marne, Emerainville, Pontault-Combault et Roissy-
en-Brie.




                                                                                              77
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                                                                                       78
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3.       Disponibilités et approches foncières des communes

La propriété foncière
Cartographie du foncier public




L’état parcellaire montre l’importance des gisements de fonciers publics sur le territoire, notamment
appartenant à la Région Ile-de-France, à l’Etat ainsi qu’à l’Etablissement Public d’Aménagement.
Toutefois, une part importante de ces gisements fonciers publics couvre des zones naturelles et
agricoles destinées à le rester au titre du SDRIF et de la limitation de l’étalement urbain.
                                                                                                  79
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Synthèse des potentialités foncières




                                                                                       Zoom sur les périmètres de réflexion
                                                                                       foncière : 18 secteurs représentant des
                                                                                       potentiels de réserve foncière à échéance
                                                                                       post-PLH (après 2025) ont été repérés lors
                                                                                       des entretiens avec les communes, ainsi que
                                                                                       deux sites de projets faisant déjà l’objet
                                                                                       d’une programmation en logements : la ZAC
                                                                                       Castermant à Chelles et la ZAC des Hauts de
                                                                                       Nesles à Champs sur Marne. Il s’agit pour la
                                                                                       plupart d’anciens sites industriels, friches
                                                                                       d’infrastructures      routières,    friches
                                                                                       d’activités, dents creuses ou cœur de village
                                                                                       représentant un potentiel de densification.
                                                                                       125 sites (représentant environ 148
                                                                                       hectares) ont été identifiés et seront
                                                                                       concernés par des projets durant l’échéance
                                                                                       du PLH (2020/2025). 4 sites (représentant
                                                                                       environ 72 hectares), représentant un
                                                                                       potentiel de programmation à échéance
                                                                                       post 2025 ont été identifiés et 18 secteurs
                                                                                       de réflexion (représentant environ 200
                                                                                       hectares) à échéance post 2025 également.




                                                                                                                   80
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Périmètres de veille foncière EPFIF (Source : site de l'EPFIF, extraction au 12/11/2019, http://www.epfif.fr/cartographie)




                                                                                                                       81
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Six communes disposent de périmètres de veille de l’Etablissement Public Foncier d’Ile-de-France
(EPFIF), destinés à accueillir une programmation en logements et activités à moyen terme : Courtry,
Chelles, Torcy, Brou sur Chantereine, Roissy en Brie et Pontault Combault. A l’exception de Roissy en
Brie, dont la convention expire fin 2019 les conventions courent sur la période couverte par le PLH
(2022 ou 2023).

Zoom sur les périmètres de réflexion foncière pour la réalisation future de logements

                                                 PROPRIETE BATIE                       MODE D’OCCUPATION DES SOLS




                     Légende




                   Stade de la
                   Malvoisine
 Noisiel       Surface : environ 2.4
                         ha
              Densité bâtie actuelle :
                     0 lgts/ha



               reconversion VPN
                     VPO
 Noisiel      surface : environ 11.3
                        ha
              Densité bâtie actuelle :
                    26 lgts/ha




                 aménagement
  Torcy             RD199
                surface : environ 8.4
                          ha




                                                                                                          82
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                     Légende




                  secteur gare
Pontault      surface : environ 12.2
                        ha
Combault      Densité bâtie actuelle :
                    90 lgts/ha




              OAP secteur Mairie
Pontault Surface : environ 18.4
                   ha
Combault Densité bâtie actuelle :
                     74 lgts/ha




                                                                                       83
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                     Légende




                   usine Nestlé
              surface : environ 12.2
 Noisiel                 ha
              Densité bâtie actuelle :
                     0 lgts/ha




               foncier mutable ZI
Pontault surface : environ 30.7
                   ha
Combault Densité bâtie actuelle :
                      3 lgts/ha




                    ZA Auchan
               Surface : environ 3.5
 Chelles                ha
              Densité bâtie actuelle :
                    41 lgts/ha




                                                                                       84
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                     Légende




                Lycée provisoire
              surface : environ 1 ha
 Lognes
              Densité bâtie actuelle :
                     0 lgts/ha

                   Parking RER
              surface : environ 0.79
 Lognes                  ha
              Densité bâtie actuelle :
                     0 lgts/ha

                     COSOM
               Surface : environ 0.4
 Noisiel                 ha
              Densité bâtie actuelle :
                     3 lgts/ha
                   parking RER
               surface : environ 0.9
 Noisiel                 ha
              Densité bâtie actuelle :
                     0 lgts/ha



                  vieux bourg
                 habitat ancien
Roissy en      surface : environ 7.1
  Brie                   ha
              Densité bâtie actuelle :
                    61 lgts/ha




                  secteur PLU 1
 Chelles       surface : environ 21.6
                         ha




                                                                                       85
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                    Légende




                  secteur de
                densification
 Vaires       gare/hôtel de ville
  sur         surface : environ 8.5
 Marne                  ha
                  Densité bâtie
              actuelle : 51 lgts/ha




                  secteur de
                 densification
Champs            raisonnée
  sur         surface : environ 21.1
 Marne                  ha
                  Densité bâtie
                   actuelle : nc




Champs             Pôle gare
  sur          surface : environ
 Marne              14.4 ha




                                                                                       86
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                 ZAC Hauts de
Champs
                    Nesles
  sur
               surface : environ
 Marne
                    33.9 ha




                                                                                       87
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                                               Champs-sur- Champs-sur- Champs-sur-                                                                                                         Pontault-   Pontault-   Pontault-   Roissy-en-            Vaires-sur-
                  Commune                                                            Chelles       Chelles    Lognes      Lognes    Noisiel   Noisiel     Noisiel     Noisiel    Noisiel                                                     Torcy
                                                  Marne      Marne       Marne                                                                                                             Combault    Combault    Combault       Brie                  Marne
                                                secteur de              ZAC des                                                                                                            FONCIER                                                     secteur
                                                                                   ZA Auchan      OAP2 Sud     lycée      parking                                                                      Secteur     Secteur
                 Nom secteur                   densificatio Pôle gare   Hauts de                                                    Nestlé    COSOM     Malvoisinne    RER      VPO VPN    MUTABLE                             vieux bourg   RD199   densificatio
                                                                                   la trentaine    Ouest     provisoire    RER                                                                          Mairie      Gare
                                                    n                    Nesles                                                                                                               zi                                                        n gare
              Surface totale (m²)                211704      143850       339029      35242        216751      10219       7903     122446     3830       24119        9607     112814      306613      183864      122432       71039       84133     85652

       Taille moyenne des parcelles (m²)           451        5048         1781        1241         1631       2761        1747      6150      958         3446        2402       1211       1383        499         482          417        1117        461

       Taille médiane des parcelles (m²)           194        2673         300          54          288         614        213       374       123         2467         93         54        308         323         354          208         183        305

           Densité bâtie (nb log/ha)                                                    41                                            0         3           0           0          26         3           74          90           61          8         51
           Forêts                                  10         12432       16184                                                      7918                                                                1563         1                      1209
           Milieux semi-naturels                                                                                                                                                             3603
           Espaces agricoles
           Eau                                                             2648                                                     20057                                                    1198                                              184
           Espaces ouverts artificialisés        33586        29332       108297                   23389                   7903     21755       40        18748                  1597       16794       16460        1488         3552       23827      1948
Occupation
           Habitat individuel                    136913                    18193        769        12363                                                                         1886        3593       99488       68481        44490         822     41737
   du sol
           Habitat collectif                     30819       16065        22066                    88978                                                                99       678                    21772       16316        15028        1284     16989
           Activités                              5241        31377        35843       18819       38617                            51553       234                               185       231789       6740        8113                     7753      5647
           Equipements                            4087         643        10371                    17614       10219                18461       66         822                   293                    30063        5286         4864                 18434
           Transports                             1049        49418        83099       15653       35789                             1649      3490        4549        9508     108176       49638       7778       22748         3106       49056       897
           Carrières, décharges et chantiers                  4583        42329                                                      1054
           TOTAL PRIVE                           171545      38896        72128       33499        129141        0          0       89228      152          0           31        231       275183      98302       86497        51134        3132     47593
           AF, AFU, ASS SYND, INDIVISAIRES        1851          13           0          22            0          0           0         0         0           0          31        133        1268        5388       10704         1982          0         0
           AUTRE PRIVE                           17839        7619        27309       12097        19344         0          0       89228        0          0            0         0        230851      16589        3256         5335        3011      8225
           COPROPRIETAIRES                        57892       31264        35800        56          86700        0           0         0        152          0           0         98         334       41142       33025        17014         122     19857
           PARTICULIERS                          91738          0          9019        997         13902         0          0         0          0          0            0         0        18200       32129       38963        25230          0      18761
           SCI                                    2224           0           0        20325         9195         0           0         0         0           0           0          0        24529       3053         478         1185          0        750
           N.R.                                     0           0            0          0             0          0          0         0          0          0            0         0           0           0          71          387           0         0
 Structure
           TOTAL PUBLIC                          17579       111449       179059        3          60052       10219       7903     27616      3679       24119        9576      26409      16703       49004       22014        14397       32619     17475
   de la
           AUTRE PUBLIC ET PARAPUBLIC               0        23403        13648         0            729         0          0         0          0          12           0         0        13586          0         2202          0            0       1297
 propriété
           BAILLEUR SOCIAL                         268        2322         10616         0          18587        0           0         0         0           0           0        345          0           0         2583         3062         476      1651
           COMMUNE                               10071          0         61916         3          34160         0          0         0          0        23290          8         70        2739       46038       17230        11335       17795     14526
           DEPARTEMENT                              0            0          95           0            0          0           0         0         0           0           0          0         377         237          0            0        10828        0
           EPA ET AUTRES AMENAGEURS                740       58247        77583         0           5045       10219       7903     24524      3679         0          9412       730          0         2146          0           0          1449        0
           ETAT                                   6049        21735        6687          0          1530         0           0       1320        0         817          156      25186         0          582          0            0         1735        0
           INTERCOMMUNALITE                        452        5741         8515         0             0          0          0        1772        0          0            0         78          0           0           0           0          337         0
           REGION                                   0            0           0           0            0          0           0         0         0           0           0          0          0           0           0            0           0         0




 Tableau récapitulatif des données sur les périmètres de réflexion foncière


 Les sites identifiés présentent des densités bâties variant entre 0 et 300 logements par hectare. La plupart de sites ne sont que faiblement occupés par des usages à
 destination de l’habitat à l’heure actuelle. Les surfaces de sites varient entre 2 500 et 379 000 m2. L’étude du MOS montre également l’importance des activités à vocation
 économique, des équipements et des infrastructures de transport sur les sites. A l’inverse les sites sont peu couverts par des espaces naturels ou agricoles.




                                                                                                                                                                                                                                                               88
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La mise en place de politiques foncières et d’outils d’aménagement pour financer les
équipements


Selon le Porter à connaissance de l’Etat, onze des douze communes disposent de droits de
préemption urbain simple et/ou renforcé sur des zones urbanisées (zone U) ou à urbaniser (zone
AU). Depuis l’approbation de son PLU en février 2019, la commune de Noisiel dispose d’un droit de
préemption sur l’ensemble de son territoire communal.
Six communes de l’agglomération ont mis en place un partenariat avec l’Etablissement Public Foncier
d’Ile-de-France pour des opérations de veille et de maîtrise foncière pour du logement et de l’activité
économique. La CAPVM n'est plus signataire des conventions de Roissy-en-Brie et de Chelles.



                         Date de                                                                              Objectif de production de
     Nom de la                    Date de fin                                               Type de
                          début                           Type          Superficie                            logements inscrit dans la
     commune                      convention                                              programme
                       convention                                                                                convention initiale



Brou-sur-Chantereine 27/10/2008        31/12/2022 Veille                   11.92       Logement et activité 100 lgts dont 30% de LLS
Chelles              29/10/2007        31/12/2021 Maîtrise et veille        6.17       Logement et activité 1000 à 1200 lgts dont 30% de LLS
Courtry                 07/07/2016     31/12/2023 Maîtrise et veille       88.35       Logement            450 lgts dont 50% de LLS
Pontault-Combault       03/04/2012     31/12/2023 Maîtrise et veille       75.82       Logement et activité 250 à 300 lgts dont 30% de LLS
Roissy-en-Brie          01/12/2010     31/12/2019 Maîtrise et veille       66.36       Logement et activité 500 à 600 lgts dont 30% de LLS
Torcy                   29/12/2017     31/12/2022 Maîtrise et veille       44.75       Logement            NR
Source : site de l'EPFIF, extraction au 12/11/2019, http://www.epfif.fr/cartographie



La question du financement des équipements est une préoccupation des communes de
l’agglomération.
Dans les zones en extension, cette réflexion est intégrée sur le territoire dans le cadre de la mise en
place de Zones d’Aménagement Concertée ou de projets urbains partenariaux.
L’intérêt de la mise en place d’une taxe d’aménagement spécifique sur les secteurs urbanisés est
souligné par les communes. Cela permet la participation des promoteurs au financement des
équipements et de limiter la pression foncière. Toutefois, l’atelier de travail a souligné que cette taxe
peut avoir des effets pervers tels que l’augmentation du volume de logements, qui renvoie au
dimensionnement des équipements, l’augmentation du prix de vente ou la baisse de la qualité de
l’offre de logement produite.


    Modalités de participation des opérateurs au financement des équipements publics liés aux
                                     opérations de logements
Types d’outils             Territoire de mobilisation
ZAC                        Toutes opérations Epamarne
Projet urbain partenarial  Roissy-en-brie (Plein Sud)
Taxe d’aménagement         Brou-sur-Chantereine (augmentation en réflexion), Torcy (5%), Vaires-
                           sur-Marne (5%), Lognes (5% et 7,5% sur le « Centrex »), Pontault-C
                           (envisage une augmentation de la taxe d’aménagement de 8 ou 10%),
                           Champs/Marne (entre 5% et 20% selon les secteurs), Chelles, 12% sur le
                           centre-ville, en zone UA 20% en collectif
Source : entretiens en communes et atelier sur la production de logements

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     4. Un marché de l’ancien actif et de plus en plus valorisé sur les
        maisons

Les maisons anciennes se sont valorisées de 15 000 € entre 2015 et 2017
Lorsque l’on regarde l’évolution du prix des maisons et des appartements dans l’ancien, on constate
une augmentation du prix médian des maisons anciennes (+15 000€ entre 2015 et 2017) à l’échelle
de l’ensemble de la CA, mais un maintien du niveau de prix médian des appartements autour de
170 000€. Le marché des maisons est donc de plus en plus sélectif.




Source : Données Valeurs Foncières



Un marché des appartements plus homogène et stable
La hiérarchie des prix de vente n’est pas homogène en fonction des segments collectifs ou
individuels. Les écarts sont moins importants sur le marché des appartements anciens (38 000€
d’écart entre Chelles, Brou-sur-Chantereine et Champs-sur-Marne) que sur celui des maisons
(77 000€ d’écart entre Lognes et Champs-sur-Marne).




Source : Données Valeurs Foncières – traitements GTC




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Un marché des appartements plus fluide
Le nombre de logements vendus en moyenne chaque année rapporté au nombre de logements
privés de l’agglomération permet d’estimer un indice de mutation afin de comparer les communes
entre elles. Cet indice est en moyenne de 3,5 maisons vendues pour 100 maisons privées et de 4,9
appartements vendus pour 100 appartements privés en moyenne sur l’ensemble de Paris Vallée de la
Marne.
Dans certaines communes cet indice est plus élevé, cela signifie que le nombre de mutation a été un,
peu plus fort que sur l’ensemble de l’agglomération :
    -    pour les maisons sur Brou-sur-Chantereine, Champs-sur-Marne et Courtry
    -    pour les appartements, les mutations sont beaucoup plus importantes sur Torcy et
         Emerainville.
Cela peut signifier un renouvellement de population pour les plus grands logements ou des durées de
présence plus courtes dans certains biens.




     5. Une augmentation des niveaux de loyers privés à la relocation
Augmentation et homogénéisation des niveaux de loyers
A l’échelle de la CA, les loyers à la relocation ont eu tendance à augmenter selon la source Clameur.
Cette augmentation n’a pas eu lieu dans les agglomérations voisines. Les loyers seraient désormais
égaux à ceux constatés sur Marne et Gondoire et légèrement inférieur à Grand Paris Est.




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Selon l’observatoire de l’habitat à l’été 2018, les niveaux de loyers sont relativement proches d’une
commune à l’autre, variant de deux points maximum entre les communes de Chelles et celle de
Pontault-Combault.




Des ménages allocataires de la CAF aux taux d’effort élevés dans le parc locatif privé
Les niveaux de prix de l’accession ou les niveaux de loyers élevés dans le parc privé peuvent favoriser
des difficultés financières pour certains ménages. Ainsi, une partie des ménages allocataires de la
CAF se retrouvent en difficulté et ont des taux d’effort supérieur à 30%.
Méthode de calcul du taux d’effort net par la CAF : Le taux d’effort net (Ten) est appréhendé par le ratio entre le coût du logement, déduction faite des
allocations logement, et les revenus : Ten = (loyer + charges forfaitaires - aides logements) / (revenu y compris prestations familiales hors AL). Il représente
donc la part du revenu des allocataires effectivement consacrée au loyer une fois prises en compte les allocations logement.



                                                                                               NB
                                            NB ALLOCATAIRES                                                                                 NB
                           NB ALLOCATAIRES                               NB ALLOCATAIRES ALLOCATAIRES                         NB
                                             AIDE LOGEMENT                                                                             ALLOCATAIRES
                            AIDE LOGEMENT                                 AIDE LOGEMENT AIDE LOGEMENT                    ALLOCATAIRES
        TERRITOIRE                           PARC LOC PRIVE       %                                             %                     AIDE LOGEMENT           %
                           EN LOCATION PARC                                EN LOCATION   PARC LOC SOCIAL                AIDE LOGEMENT
                                             TAUX EFFORT >=                                                                           ACCESSION TAUX
                                 PRIVE                                      PARC SOCIAL  TAUX EFFORT >=                  EN ACCESSION
                                                   30%                                                                                 EFFORT >= 30%
                                                                                               30%
BROU-SUR-CHANTEREINE            105               38           36.2%           189                11           5.8%           28                12          42.9%
CHAMPS-SUR-MARNE                1556             287           18.4%           1247               86           6.9%           88                46          52.3%
CHELLES                         1524             649           42.6%           2174              141           6.5%           424              208          49.1%
COURTRY                          84               38           45.2%            99                8            8.1%           41                20          48.8%
CROISSY-BEAUBOURG                17               10           58.8%            23               N.C           N.C             7               N.C           N.C
EMERAINVILLE                     94               44           46.8%           223                17           7.6%           44                22          50.0%
LOGNES                          354              108           30.5%           578                61          10.6%           96                51          53.1%
NOISIEL                         388              118           30.4%           1019               69           6.8%           58                29          50.0%
PONTAULT-COMBAULT               867              396           45.7%           1157               83           7.2%           175              101          57.7%
ROISSY-EN-BRIE                  299              121           40.5%           707                33           4.7%           157               84          53.5%
TORCY                           455              169           37.1%           1500              117           7.8%           124               53          42.7%
VAIRES-SUR-MARNE                246               94           38.2%           516                37           7.2%           33                16          48.5%
Paris Vallée de la Marne        5989             2072          34.6%           9432              663           7.0%          1275              642          50.4%
Source : Données CAF, extraction 2018




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      Ateliers des professionnels : Les difficultés des ménages dans le parc locatif privé sont connues. Il existe peu de
     réponse mobilisable pour ceux d’entre eux bénéficiaires des minimas sociaux. La commune de Champs-sur-Marne
      précise que sur son territoire, quelques gros propriétaires de logements locatifs privés ont une politique de loyer
   adapté, ce qui peut expliquer la part plus faible d’allocataires locataires privés ayant un taux d’effort supérieur à 30%.



Sur les petites typologies, des niveaux de loyers supérieurs aux produits locatifs
intermédiaires
Lorsque l’on analyse les revenus disponibles des ménages (revenus déclarés intégrant les revenus de
redistributions et notamment les prestations sociales) et que l’on considère un taux d’effort
maximum de 30%, il est possible d’estimer la capacité financière d’un ménage à accéder à un
logement dans le parc locatif privé.
La simulation ci-dessous a été réalisée pour un ménage de 1 personne souhaitant louer dans le parc
privé un T1 de 22m² ou un T2 de 30m². Elle permet de s’interroger sur la place du logement
intermédiaire. En effet, ces logements, qui ne sont pas conventionnés, ont l’intérêt d’avoir des
plafonds de loyers plus faibles. Il conviendra, conformément aux nouvelles dispositions du Code de
l’Habitat et de la Construction de préciser la place de ce produit dans le futur.




Source : INSEE Filososi, plafonds LLI et Clameur



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        6. Depuis 2012 augmentation du rythme des ventes en
           promotion immobilière

Un marché dominé par des petits logements, Pinel (T2) ou familiaux (T3)
L’analyse des données de commercialisation à partir de la source ECLN montre la dynamique du
marché du logement neuf ces dernières années sur le territoire.
                                                                                         A l’image de ce que l’on
                                                                                         observe sur l’ensemble du
                                                                                         territoire de l’aire de
                                                                                         marché de Marne-la-
                                                                                         Vallée, on constate une
                                                                                         baisse des ventes entre
                                                                                         2008 et 2011 suivie d’une
                                                                                         reprise : passées de 400
                                                                                         en moyenne avant 2010, à
                                                                                         200 en 2011, elles sont
                                                                                         revenues à leur niveau
                                                                                         d’origine entre 2013 et
                                                                                         2015… mais ont passé un
                                                                                         pallier en 2016-2017 (700
                                                                                         ventes annuelles)


En lien avec l’augmentation du nombre d’autorisations sur l’année 2017, on note une augmentation
des mises en vente sur cette année. Les ventes, quant à elles, sont restées au niveau de l’année 2016,
ce qui explique l’augmentation concomitante des encours et des délais d’écoulement.




Paris Vallée de la Marne représente ¼ de l’offre en stock, restant à vendre fin septembre 201811, sur
une aire de marché élargie au grand bassin de Marne-la-Vallée.




11
     cf. Epamarne, Note de conjoncture immobilière, Octobre 2018

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Aire de marché de Marne-la-Vallée (nouveau périmètre d’intervention de l’EPAMarne)




Les éléments d’observation de la conjoncture immobilière montrent une augmentation de l’offre
commercialisée et des encours de commercialisation sur l’aire de marché élargie au grand bassin de
Marne-la-Vallée12 et même sur l’ensemble de la Seine et Marne.



     Ateliers des professionnels : Les professionnels ayant participé aux ateliers ne partagent pas tout à fait ce
     constat et constatent que le territoire conserve des prix plus attractifs par rapport aux opérations proches
     en petite couronne.




Les logements collectifs réservés à la vente sont essentiellement des T1-T2 (entre 40 et 45%), achetés
par des investisseurs (Pinel), et des T3 (entre 40 et 50%) achetés par des propriétaires occupants. La
part des grands logements reste marginale (autour de 10%).




12
     Notes de conjoncture Epamarne 2018, Direction de la stratégie

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En termes de gamme de prix, l’augmentation des volumes de vente sur la gamme de prix entre 150
et 200 000 euros s’explique très probablement par le Pinel, puisqu’il s’agit des budgets moyens d’un
investisseur en locatif.


Le développement d’une offre en collectif, sur du foncier urbain recyclé, qui se traduit par
une relative densité, cherté et homogénéité de l’offre
Dans le stock des logements disponibles à la vente en septembre 2018, le territoire de Paris Vallée de
la Marne représente un quart de l’offre de logements collectifs des quatre EPCI étudiés contre 4%
seulement de l’offre de logements individuels. Le profil de la promotion immobilière est donc
beaucoup plus proche de ce qui est constaté sur la petite couronne francilienne à l’Est (Grand Paris
Est) que sur les autres territoires seine et marnais.
Cette monoproduction s’explique par le fait qu’une large partie de la promotion se fait sur du foncier
déjà bâti et plutôt cher afin notamment de préserver les espaces non bâtis existants.




Des prix qui demeurent concurrentiels mais peuvent dépasser 4000€ du m2



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                                                                                         Paris Vallée de la
                                                                                         Marne a connu une
                                                                                         augmentation des
                                                                                         prix importante, avec
                                                                                         selon la source ECLN
                                                                                         un plafond de 4000€
                                                                                         du m2 qui semble ne
                                                                                         pas pouvoir être
                                                                                         dépassé.




Source : Epamarne, note de conjoncture à septembre 2018

Les données d’observation des ventes sur une année (septembre 2017 à septembre 2018) montrent
que ce plafond de 4000€/m² a été légèrement dépassé mais reste en dessous des référents sur l’aire
de marché de Marne-la-Vallée (GPGE, Marne et Gondoire et Val d’Europe). A l’échelle des
communes, les prix sont assez homogènes, se situent majoritairement dans une fourchette entre
4000€ du m2 et 4200€. Ils sont plus accessibles aux extrémités nord (Courtry) et sud (Roissy-en-Brie)
et plus élevés à Pontault-Combault et Chelles.




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 Synthèse et enjeux


 Des volumes de production cycliques, en augmentation après avoir connu un étiage en 2012 : en
 10 ans, entre 450 et 1200 ouvertures de chantier et entre 400 et 2500 logements autorisés par
 an.

 Le tableau ci-dessous met en parallèle des éléments pouvant se produire dès le permis de
 construire autorisé (lancements des commercialisations, autorisations de financements du
 logement social) et donne un aperçu des volumes pouvant être engagés par segment
 (privé/social) :
 Production annuelle        Niveau bas                     Niveau moyen                  Niveau élevé
 Ventes prom.privée         250 (2011-12)                  400 (2013-15)                 700 (2016-18)
 Agréments LLS              200 (2011-14-15)               550 (2012)                    900 (2013-2016)
 Construction               50 (2010 à 2016)               50 (2010 à 2016)              50 (2010 à 2016)
 individuelle
 Total                      600                            1000                          1650
 Estimation GTC, d’après Sitadel, Sisal et ECLN

 Le territoire conserve des prix plus attractifs par rapport aux opérations proches en petite
 couronne (Val de Marne et Seine-Saint-Denis), et attire des ménages du cœur de la Métropole du
 Grand Paris. En conséquence une partie des projets résidentiels des ménages locaux se fait en
 quittant les communes de Paris Vallée de la Marne pour aller plus à l’est.

 Une augmentation des prix des maisons individuelles dans l’ancien, qui peut s’expliquer par la
 rareté de l’offre neuve en individuel.
 Des loyers à la relocation dans le parc locatif privé qui ont eu tendance à augmenter ces
 dernières années, avec une augmentation des taux d’effort.
 Un marché de la promotion immobilière dynamique, dominé par des petits appartements, Pinel
 (T2) ou familiaux (T3) qui limite beaucoup la réponse aux besoins en logements familiaux. Des
 prix plafonds qui dépassent parfois 4000€ du m².
 Le développement d’une offre en collectif, sur du foncier urbain recyclé, qui se traduit par une
 relative densité, cherté et homogénéité de l’offre (T2 et T3).


 Enjeux
      -    Disposer de gammes de prix correspondant à tous les budgets (réduits, moyens et
           élevés)
      -    Engager une réflexion sur les formes urbaines intermédiaires (individuel groupé), compte
           tenu des coûts de production inférieurs
      -    Engager une réflexion sur l’intérêt de proposer des espaces mutualisés (salles libres,
           jardins, combinaison espaces privatifs, semi privatifs, espaces communs…) et sur la
           modularité des logements ?
      -    Réfléchir sur les charges
      -    Evaluer l’opportunité de développer de nouveaux produits intermédiaires au regard des
           besoins (quel volume ?) Localiser les opportunités de développer cette offre




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         VI.           LA REPONSE AUX BESOINS SPECIFIQUES
          1. Une offre étoffée en structure dédiée pour les étudiants mais
             des difficultés de décohabitation pour les jeunes actifs qui
             persistent
     Une baisse globale du nombre de jeunes sur le territoire de la CAPVM
     Entre 2010 et 2015, la CAPVM connait une baisse globale du nombre de jeunes toutes tranches d’âge
     confondus. Les tranches d’âge 15-19 ans et 25-29 ans sont les plus concernées par cette diminution.
     La moindre diminution des 20-24 ans s’explique par l’arrivée de nouveaux étudiants sur le territoire
     (cf. graphique solde migratoire page 22). Sur la commune de Pontault-Combault, la construction
     récente de petites typologies en collectif et de petites maisons en individuel peut expliquer
     l’augmentation significative des 25-29 ans.




     Après une forte augmentation du nombre d’étudiants en 2006, une progression constante
     A la rentrée universitaire de 2017, on compte 12 050 étudiants sur l’ensemble de l’université Marne
     la Vallée (l’université Marne-la-Vallée s’étend au-delà du périmètre de la CAPVM). Ces effectifs sont
     augmentés par le nombre de jeunes
     Effectifs universitaires en 2017-2018 par université pour l’Académie de Créteil

                                                                        Évolution hors                             Évolution hors
                                                                           doubles        Nouveaux                    doubles
        Universités et académies               Effectifs    Évolution                                  Évolution
                                                                         inscriptions      entrants                 inscriptions
                                                                            CPGE                                       CPGE
COMUE Université Paris-Est                      1 334           -              -                           -              -
Marne-la-Vallée                                 12 050          -              -              2 431     8.2%            8.6%
Paris XII                                       26 960          -              -              6 327     2.0%            2.8%
Paris XIII                                      20 600          -              -              4 733     0.9%           -0.1%
Paris VIII                                      22 154          -              -              3 853     -0.5%           1.0%
Créteil*                                        88 262        1.7%           2.0%             17 344    1.9%            2.3%
     Source : MESRI - SIES / Système d'information SISE




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Répartition des étudiants par type de formation
                                                                              écoles de
                                                                 autres                         écoles        écoles para-   autres écoles de       total
                              STS et                                          commerce
      Territoires     CPGE               universités   ESPE   formations                    supérieures art   médicales et     spécialités      enseignement
                             assimilés                                        gestion et
                                                              d'ingénieurs                    et culture        sociales        diverses         supérieur
                                                                             comptabilité
  Champs-sur-Marne              94        11172        250       880                             674                                8             13078
  Chelles                      266                                                                                                                 266
  Émerainville                                                                                                                    676              676
  Lognes                                                                         65                                                                 65
  Noisiel                     220                                                                                                                  220
  Pontault-Combault            61                                                                                                                   61
  Roissy-en-Brie              182                                                                                                                  182
  Torcy                41     128                                                                                213                               382
CA PVM                 41     951         11172        250       880             65              674             213              684             14930
Seine-et-Marne        1092    3779        16889        250       1056           552              674             1437             776             26985

Source :Atlas régional des effectifs étudiants, MESRI - SIES
Si l’augmentation des effectifs étudiants a été particulièrement marquée en 2006, elle est depuis en
progression constante et semble se poursuivre. Même si les effectifs étudiants sont surévalués par
rapport au nombre d’étudiants présents sur l’agglomération, il est important de noter que, au sein
de l’Académie de Créteil, l’université Marne la Vallée représente la plus forte augmentation (8,2%).




Une difficulté de décohabitation pour certains jeunes
On constate une difficulté de décohabitation pour les jeunes particulièrement sur les communes de
Noisiel, Lognes, Roissy-en-Brie, Courtry et Croissy-Beaubourg (avec des volumes plus faibles sur ces
deux dernières).




   Entretiens en commune :
   La commune de Chelles est confrontée à des jeunes qui éprouvent des difficultés à décohabiter et
   ne sont souvent pas « labellisables » aux dispositifs DALO et PDALHPD.


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Certes, il existe parmi les jeunes qui ne disposent
pas de leur propre logement, des jeunes qui
restent au domicile parental pour des questions
de confort. C’est le cas notamment des jeunes
dont les parents sont propriétaires d’une maison
individuelle. Mais il semble qu’il y ait également
une part non négligeable de jeunes dont les
parents sont locataires du parc HLM et qui,
potentiellement, restent au domicile parental par
manque de choix13.




Une autonomie tardive des jeunes dans le logement
En observant le mode de cohabitation des jeunes sur le territoire, on se rend compte que
l’autonomie dans le logement intervient tardivement pour les jeunes de la CAPVM, ce qui confirme la
difficulté pour certains d’entre eux de décohabiter.




Une offre globale de logements en petites typologies en progression sur le territoire mais
encore insuffisante dans le parc social pour répondre à la demande
Globalement, le nombre de résidences principales de petites typologies (T1-T2) est en progression
sur le territoire de la CAPVM. Cette progression est particulièrement marquée sur les communes de
Croissy-Beaubourg (même si cela correspond à un petit volume), Champs-sur-Marne, Courtry, Lognes
et Torcy.
Les chiffres présentés ci-dessous correspondent à ceux des résidences principales (un logement
occupé de façon habituelle et à titre principal par une ou plusieurs personnes qui constituent un
ménage selon l’INSEE).




13
   Sont considérés comme enfants des familles toute personne vivant au sein du même ménage (au
sens du recensement) que son (ses) parent(s) avec le(s)quel(s) elle forme une famille, quel que soit
son âge, si elle est célibataire et n'a pas de conjoint ou d'enfant vivant dans le ménage (avec lesquels
elle constituerait alors une famille en tant qu'adulte).

GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Avril 2019              101
Néanmoins, le parc privé n’est pas forcément adapté à l’accueil des jeunes car il est plus coûteux et
les délais d’attente, au sein du parc social, sont très longs car il y a peu de petites typologies. Ainsi la
tension est très importante (12,7) sur les demandes de T1 qui représentent 5% de l’offre locative
sociale. Il est à noter que la demande en T1 est probablement surévaluée au regard des modalités
d’enregistrement sur le SNE. Celle-ci ne reflète pas la demande « réelle » des ménages qui se porte
plutôt vers les T2. Par ailleurs, à l’échelle de l’agglomération, on constate une tension plus marquée
dans l’accès au parc social pour les jeunes de moins de 30 ans que pour le reste des ménages (7.8
demandes pour 1 attribution contre 6.8 pour l’ensemble des ménages).Il existe donc un fort enjeu de
développement d’une offre de petits logements à bas loyers, accessibles notamment aux jeunes.




Des besoins en logements étudiants bien pris en compte
Il existe environ 2 000 places dédiées aux étudiants sur le territoire de la CAPVM. L’offre en
structures dédiées est particulièrement concentrée sur les communes situées à proximité de la Cité
Descartes, en lien avec le besoin en logements étudiants.
Au regard de ce nombre de places et des constats réalisés à l’échelle régionale dans le cadre du
SRHH, le territoire apparaît comme mieux équipé que d’autres territoires franciliens.




GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Avril 2019                 102
Les représentants de l’enseignement supérieur du territoire ont une perception différente des
besoins en logements étudiants. Le CROUS a récemment fermé une résidence située à Noisy-le-
Grand sans générer davantage de tension dans la demande sur les résidences CROUS situées à
proximité. Ce constat n’est pas partagé avec d’autres acteurs puisqu’il existe un projet de
développement de l’offre sur la Cité Descartes avec la livraison prochaine d’une résidence de 600
logements par l’Epamarne. Cette offre est par ailleurs complétée par de l’hébergement chez des
particuliers.


   Ateliers professionnels :
   L’UPEM dispose d’un service logement qui anime une plate-forme « Housing » qui recense l’offre
   disponible pour les étudiants en structures dédiées comme chez les particuliers. Il y aurait
   environ 280 étudiants logés chez des particuliers.


Une offre en structures dédiées pour les jeunes actifs moins étoffée, un déficit notamment
dans le Sud
Si les besoins en logements des étudiants semblent bien pris en compte, l’offre en structure dédiée
pour les jeunes actifs est moins étoffée sur le territoire. Les secteurs Nord et Centre de
l’agglomération disposent d’une offre de logements à destination des jeunes actifs au travers
notamment de la résidence Espacil à Chelles et des résidences Relais Jeunes 77 à Torcy.


   Ateliers professionnels :
   La durée de séjour dans les structures de Relais Jeunes 77 a tendance à dépasser les deux années
   réglementaires car les jeunes ont des difficultés à intégrer le logement ordinaire.

GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Avril 2019           103
Une difficulté plus importante pour le logement des jeunes fragiles
Les missions locales sont confrontées à une frange de jeunes pour lesquels la seule réponse est le
SIAO14. Il n’existe pas de places de CHRS15 pour les jeunes sur le territoire. Les jeunes peuvent
éventuellement intégrer le Centre d’Hébergement d’Urgence de Brou-sur-Chantereine mais il semble
qu’ils ne veulent plus y aller. Certains acteurs soulignent le fait qu’il existe une demande exogène de
jeunes qui vient s’ajouter, et parfois se mettre en concurrence, avec la demande endogène. En effet,
parmi les publics confrontés à des difficultés socio-économiques, il existe de plus en plus de jeunes
en sortie des dispositifs ASE16 et MNA17.
Relais Jeunes 77 dispose de 3 places de stabilisation dans ses structures. Cela ne permet pas de
répondre à la demande et il semble manquer un CHRS jeunes sur le territoire.


Un accès au logement conditionné par le niveau de revenu ou le soutien financier de la
cellule familiale
L’analyse comparée des revenus disponibles d’un jeune de moins de 30 ans avec les montants
moyens des loyers pour l’offre existante sur le territoire nous montre que le parc social et le CROUS
représentent des solutions de logement abordable pour ce public. Le parc privé locatif et certaines
structures dédiées impliquent en revanche des taux d’effort importants pour les jeunes qui se
dirigent vers cette solution de logement.




14
     SIAO : Service Intégré de l’Accueil et de l’Orientation
15
     CHRS : Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale
16
     ASE : Aide Sociale à l’Enfance
17
     MNA : Mineur Non Accompagné

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     2. Un enjeu de maintien à domicile des personnes âgées et la
        fragilisation d’une partie d’entre elles
Comme dans le reste de l’Ile-de-
France, le vieillissement de la
population est moins marqué qu’à
l’échelle nationale. Cela s’explique
par le départ d’une partie des
retraités vers d’autres territoires. La
part des personnes de 75 ans et
plus est de moins de 5% dans toutes
les communes, sauf pour les
communes de Chelles (6%) et de
Vaires-Sur-Marne (8%). Toutefois,
dans les communes du secteur
centre, beaucoup des ménages
installés lors de la création de la
ville nouvelle de Marne la Vallée
dans les années 1960, ont
aujourd’hui entre 60 et 70 ans et
pourront bientôt venir augmenter la
part des 75 ans et plus.




Le territoire est plutôt bien équipé en structure à destination des personnes âgées. Plusieurs
communes ont réalisé des projets récents de logements dédiés aux séniors (Brou-sur-Chantereine,
Emerainville), ou souhaiteraient en développer (Chelles). Il existe également plusieurs résidences
intergénérationnelles (Torcy, Vaires-sur-Marne).



                          Nombre de places en structures
                        d'hébergement pour les personnes
                                     âgées

                                              dont autres          Indice
                                           structures (EHPA, d'équipement
     Communes             dont EHPAD        centres de jour,     pour 1000
                                               résidences    personnes de plus
                                             autonomie…)         de 75 ans
CHAMPS-SUR-MARNE               94                  110              230
CHELLES                       320                  150              145
ÉMERAINVILLE                  240                                   994
NOISIEL                       212                  168              586
PONTAULT-COMBAULT             500                  160              352
ROISSY-EN-BRIE                358                                   352
TORCY                         216                   92              475
VAIRES-SUR-MARNE                                   170              151
CAPVM                         1940                 850              288


GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Avril 2019        105
Liste des structures d’accueil pour les personnes âgées 2018
EHPAD
                                                                                                    places
                                                                                                      en
                                                                                 Dont      Dont
                                                                    Capacité                        accueil
                                                                               places en places en                      Unité
                                                                      totale                        de jour  Statut
                                    Localisation -     Date                    héberge héberge                        spécifique
Nom structure          Commune                                     hébergem                           ou    (public /
                                      adresse        ouverture                   ment      ment                       Alzheimer
                                                                     ent (nb                         semi-   privé)
                                                                               permane temporai                        (nb lits)
                                                                     places)                       internat
                                                                                   nt        re
                                                                                                      ou
                                                                                                   externat
                       CHAMPS
EHPAD LES              SUR         9 AVENUE DE
GLYCINES               MARNE       CHELLES           07-janv-99           94          92           2      12 privé             12
EHPAD LE                           37 AVENUE
TILLEUL                            DU GRAND
ARGENTE                CHELLES     CERF              05-sept-00          150                                   privé
EHPAD LE                           8 AVENUE
MANOIR DE                          GENDARME
CHELLES                CHELLES     CASTERMANT        16-mars-59          170         170                  12 privé             12
                                   GRANDE RUE
                                   ALLEE DES
EHPAD LA                           IMPRESSIONN
CHOCOLATIERE           NOISIEL     ISTES             01-janv-62          212                              28 public            28
                                   8 AVENUE J
                       ROISSY EN   BODIN DE
EHPAD ACEP             BRIE        BOISMORTIER        01-nov-81          358         352                  48 privé             78
EHPAD LA
RESIDENCE DU           PONTAULT 24 RUE DES
PARC                   COMBAULT BERCHERES             04-avr-04          500         460          40           privé
EHPAD MAISON                     56 AVENUE
DE RETRAITE DE         EMERAINVI CHARLES
MALNOUE                LLE       BRAS                 24-nov-99          240                                   privé
EHPAD
RESIDENCE                       95 RUE DES
KORIAN LES             PONTAULT PRES ST
ROSES                  COMBAULT MARTIN                01-oct-86          150                                   privé           78
EHPAD LES                       5 RUE JEAN
OPALINES               TORCY    MOULIN                13-juil-93         216         208           8           privé            8
Source : Finess 2018

Autres structures
                                                                                                                         Statut
                                                                         Nb total                               capacité
                                                                                       date                              (public
Nom structure                    Commune       Localisation - adresse       de                    F1 F1bis F2    accueil
                                                                                     ouverture                              /
                                                                        logements                             temporaire
                                                                                                                          privé)
RESIDENCE AUTONOMIE
LA PERGOLA                   NOISIEL         1 COURS DU CHÂTEAU                168   09-févr-94 168                          public
RESIDENCE AUTONOMIE
ALBERT FLAMANT               CHELLES    21 RUE CUGNOT                           75   01-janv-78         150                  public
RESIDENCE AUTONOMIE          PONTAULT   1 PLACE FELICIEN
GEORGES BRASSENS             COMBAULT   HENRIOT                                160    01-oct-88         160                  public
RESIDENCE AUTONOMIE                     RUE DU CHATEAU
HENRI TRINQUANT              CHELLES    GAILLARD                                52   01-sept-87 104           56             public
RESIDENCE AUTONOMIE          CHAMPS SUR 25 AVENUE DU GENERAL
LES GLYCINES                 MARNE      DE GAULLE                              110   01-janv-76         110                  public
RESIDENCE AUTONOMIE          VAIRES SUR 10 AVENUE DES
LES MESANGES                 MARNE      MESANGES                                80   01-janv-77         80                   public
RESIDENCE LUCIEN
MAYADOUX LES CEDRES          TORCY           71 RUE DE PARIS                    92   01-janv-89    92   170              4 public
Source : Finess 2018




GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Avril 2019                                 106
Au sein des établissements, la répartition des allocataires de l’Aide Personnalisée Autonomie montre
une prédominance des allocataires très dépendants classés en GIR 2 (48%) et GIR 1 (14%).
  2- APA E (Allocation                                                  APA E
personnalisée autonomie                                                                          Total APA E
   en établissement)                       GIR 1               GIR 2            GIR 3    GIR 4
BROU SUR CHANTEREINE                         3                  11                4        6        24
CHAMPS SUR MARNE                             8                  39               10       13        70
CHELLES                                     36                  118              45       47        246
COURTRY                                      6                   9                5        4        24
CROISSY BEAUBOURG                                                6                4                 10
EMERAINVILLE                                 5                   3                1       3         12
LOGNES                                       5                   7                1       2         15
NOISIEL                                      3                  19                3      10         35
PONTAULT COMBAULT                           16                  54               19      29         118
ROISSY EN BRIE                              12                  31                5      19         67
TORCY                                        2                  25               13      10         50
VAIRES SUR MARNE                            13                  46               10      30         99
Total général                               109                 368              120     173        770
Source : CD Seine et Marne - Nombre de bénéficiaires actifs au 30 juin 2018



NB : La grille nationale Aggir permet de mesurer le degré de perte d'autonomie du demandeur de
l'allocation personnalisée d'autonomie (Apa). Elle sert à déterminer si le demandeur a droit à l'Apa
et, s'il y a effectivement droit, le niveau d'aides dont il a besoin. Les degrés de perte d'autonomie
sont classés en 6 groupes dits "iso-ressources" (Gir). À chaque Gir correspond un niveau de besoins
d'aides pour accomplir les actes essentiels de la vie quotidienne. (source : service public)




Source : Service public




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L’entrée en structure dédiée aux personnes âgées est tardive sur le territoire et une majorité d’entre
elles vit encore à son domicile à 75 ans et plus. Cela pose la question du maintien à domicile des
personnes âgées et de la nécessité d’adaptation des logements.




      Entretiens en commune :
      La commune de Champs-sur-Marne reçoit beaucoup de demandes pour une aide au
      maintien à domicile des personnes âgées. Les personnes âgées déjà installées à Courtry
      semblent très isolées et occupent parfois des logements bien trop grands et peu adaptés à
      leur état de santé physique.
      La commune de Roissy-en-Brie verse une aide financière complémentaire aux aides de
      l’ANAH pour aider à adapter le logement (petits travaux d’adaptation de la salle de bain,
      escalier…).
      La commune de Brou-sur-Chantereine signale que dans le parc social, il existe des
      demandes de personnes âgées dans des logements au 3ème ou 4ème sans ascenseur mais
      l’offre en logements adaptés est insuffisante pour répondre à cette demande. A Lognes
      aussi, des problèmes d’adaptation apparaissent pour les personnes âgées vivant dans le
      parc datant des années 1980. Certains immeubles n’ont pas d’ascenseurs et les logements
      n’ont pas été pensés pour les personnes handicapées.
      Par ailleurs, plusieurs communes signalent le problème des personnes âgées qui vivent
      dans des logements trop grands (Lognes, Brou-sur-Chantereine). Ces locataires souhaitent
      intégrer des typologies plus petites qui sont insuffisantes ou avec des loyers trop élevés.




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L’analyse des données de l’APA pour les ménages à domicile montre l’existence de ménages très
dépendants. Ainsi, une quasi-majorité de bénéficiaires de cette aide est classée en GIR 4 (48%). Il
s’agit d’un public pour lequel l’intervention quotidienne d’une personne extérieure est nécessaire.


                                          APA décret 28/03/2003 à domicile décret 2003
Allocation personnalisée
                                                             (APA D)                      Total APA D
 autonomie à domicile
                                          GIR 1        GIR 2         GIR 3        GIR 4
BROU SUR CHANTEREINE                        1            7            11           19         38
CHAMPS SUR MARNE                            5           20            29           51         105
CHELLES                                    17           93            104          180        394
COURTRY                                     3            9             7           24         43
CROISSY BEAUBOURG                           3            1             3           12         19
EMERAINVILLE                                             5            11           14         30
LOGNES                                      5           21            12           19         57
NOISIEL                                     5           12            14           29         60
PONTAULT COMBAULT                           5           30            36           77         148
ROISSY EN BRIE                              8           21            37           63         129
TORCY                                       4           20            16           26         66
VAIRES SUR MARNE                            4           25            33           61         123
Total général                              60           264           313          575       1212
Source : CD Seine et Marne - Nombre de bénéficiaires actifs au 30 juin 2018




En amont, l’enjeu de l’adaptation à domicile est d’autant plus important qu’une partie des acteurs
rencontrés souligne une précarisation de ce public avec des situations d’impayés de loyers ou des
difficultés d’entretien de leur logement.




     Ateliers professionnels :
      Les personnes âgées bénéficiaires de l’Allocation de Solidarité aux Personnes Agées (qui se
     retrouvent en situation d’impayés de loyers) sont également un public de plus en plus accueilli
     dans ces structures. Certains se retrouvent dans des situations d’impayés lorsque l’enfant
     majeur quitte le domicile et n’aide plus au paiement du loyer. Souvent lorsqu’il y a des dettes
     importantes de loyer, les bailleurs ne veulent pas reloger alors que ces ménages pourraient
     intégrer de plus petits logements moins couteux.




Les acteurs notent que parmi le public plus âgé, il existe une problématique de santé et
d’accessibilité avec des solutions d’hébergement qui ne sont pas forcément adaptées pour y
répondre.




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        3. Des besoins spécifiques pour les personnes en situation de
           handicap, toujours difficiles à mesurer
6% d’allocataires adultes handicapés et 1 050 enfants allocataires de l’AEEH en 2016
Le tableau ci-contre recense les bénéficiaires des allocations de la CAF liées au handicap. Sont ici
étudiées l’Allocation Adulte Handicapé18 et l’Allocation d’Education de l’Enfant Handicapé19. Il précise
la répartition des allocataires par commune. Le poids relatif des allocataires de l’AAH étant similaire à
celui de l’ensemble de la région (6%).
                     Ménages allocataires Ménages allocataires      % Ménages
                        AEEH 2016             aah 2017         allocataires aah 2017
Brou-sur-Chantereine         16                   34                     4%
Champs-sur-Marne            146                  260                     5%
Chelles                     224                  748                     7%
Courtry                      21                   53                     5%
Croissy-Beaubourg            0                     7                     3%
Émerainville                 28                   59                     5%
Lognes                       55                  154                     6%
Noisiel                      73                  251                     8%
Pontault-Combault           181                  372                     6%
Roissy-en-Brie              125                  277                     7%
Torcy                       117                  294                     6%
Vaires-sur-Marne             64                  107                     5%
Paris Vallée de la
                           1050                 2616                     6%
Marne
Source : CNAF open data – traitement GTC
Le nombre d’allocataires adultes et enfants a augmenté ces dernières années (+5,4% par an entre
2009 et 2016), un peu plus rapidement que dans l’ensemble de la région Ile-de-France (+4,7% sur la
même période).

             Evolution du nombre d’allocataires de l’AAH et de l’AEEH
                          Source : CNAF - traitement GTC
                              2017 : AAH donnée non connue
     3000

     2500

     2000

     1500

     1000

      500

        0
            2009    2010     2011     2012       2013    2014     2015     2016      2017

                                          AEEH          AAH



18
   Allocation sous condition de ressources
19
   L’AEH s’adresse aux familles ayant à leur charge des enfants handicapés. Pour en bénéficier, l’enfant doit
remplir plusieurs conditions :
• être âgé de moins de 20 ans ;
• avoir une incapacité permanente d’au moins 80 %. Celle-ci peut aussi être comprise entre 50 % et 80 % si
l’enfant fréquente un établissement spécialisé ou si son état exige le recours à un service d’éducation spécialisée
ou de soins à domicile ;
• ne pas résider en internat avec prise en charge intégrale des frais de séjours par l’Assurance maladie, l’État ou
l’Aide sociale.
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L’enjeu de l’adaptation des logements
La Prestation de Compensation du Handicap permet la prise en charge de certaines dépenses liées au
handicap (par exemples, aménagement du logement ou du véhicule, recours à une tierce personne).
Elle a remplacé en 2006 l’Allocation compensatrice Tierce personne qui permettait d'assumer les
frais occasionnés par l'emploi d'une tierce personne (entourage ou autre) pour vous aider dans les
actes du quotidien (manger, boire, se déplacer...). Toutefois, des ménages peuvent continuer à en
bénéficier s’ils la percevaient déjà et qu’ils continuent à respecter les conditions d'attribution
nécessaires. Le tableau suivant permet donc d’estimer le nombre de ménages bénéficiant de ces
deux aides sur le territoire. Un très faible nombre d’entre eux la touche en étant en établissement.


                                                            Prestation                                 Allocation
                                  Prestation                                      Total Prestation
                                                          Compensation                               compensatrice
       PCH & ACTP               Compensation                                       Compensation
                                                           Handicap en                                   tierce
                              Handicap à domicile                                    Handicap
                                                          établissement                                personne
BROU SUR CHANTEREINE                  4                                                   4                 2
CHAMPS SUR MARNE                     54                       12                          66               13
CHELLES                             124                       15                         139               39
COURTRY                              15                        1                          16
CROISSY BEAUBOURG                     2                                                   2
EMERAINVILLE                         14                        2                          16              2
LOGNES                               34                        1                          35              11
NOISIEL                              37                        5                          42              10
PONTAULT COMBAULT                    93                        6                          99              19
ROISSY EN BRIE                       52                        7                          59              13
TORCY                                66                        7                          73              15
VAIRES SUR MARNE                     26                        4                          30              8
Total général                       521                       60                         581             132
Source : CD 77 - Nombre de bénéficiaires actifs au 30 juin 2018


Cette information ne permet cependant pas d’appréhender la réalité des besoins en logement des
ménages concernés. En effet, les besoins diffèrent en fonction de la nature des handicaps. Il reste
que le travail sur l’adaptation des logements fait partie des pistes de réponses pour une partie
d’entre eux.




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Des structures spécialisées présentes et bien réparties sur le territoire intercommunal

Etablissements d'accueil pour adultes handicapés
                                                                                                  Dont
                                                                                                  place
                                                                                          Dont
                                                                               Capacité            s en     places en
                                                                                        places en
                                                                                totale            hébe      accueil de
                                                                  Date                  héberge
  Nom structure       Commune         Localisation - adresse                   héberge            rgem    jour ou semi-
                                                                ouverture                 ment
                                                                               ment (nb            ent     internat ou
                                                                                        permane
                                                                                places)           temp       externat
                                                                                            nt
                                                                                                  orair
                                                                                                     e
ACT LA ROSE DES                    17 BOULEVARD DE LA
VENTS               ROISSY EN BRIE MALIBRAN                      01-janv-07      21        21
ESAT ELISA 77       CHELLES          41 RUE DE VALENGELIER        01-juil-98      0                            82
ESAT LES ATELIERS                    40-48 AVENUE DE
DES GEMEAUX         EMERAINVILLE     L’EUROPE                    23-janv-90       0                            90
FAM ESPACE                           17 RUE RAYMOND
SESAME              CHELLES          COUNIL                       23-déc-10      26        26                  9
FOYER DE VIE                         4 ALLEE JEAN PAUL
CLEMENTINE          NOISIEL          SARTRE                       17-nov-14       7         7
FOYER DE VIE
RESIDENCE LE                         3 PLACE DU FRONT
LUZARD              NOISIEL          POPULAIRE                    01-mai-80      17        16       1
FOYER
HEBERGEMENT                        4 ALLEE JEAN PAUL
CLEMENTINE          NOISIEL        SARTRE                         01-avr-08      25        25
MAS ANDRE                          36 RUE JOSEPH BODIN
BERGE               ROISSY EN BRIE DE BOISMORTIER                14-sept-82      78                            24
MAS LA CLE DES      CHAMPS SUR
CHAMPS              MARNE          RUE DES MARGUERITES           01-sept-82      96        96                  10


Structures d'accueil pour enfants handicapés
                                                                                                  Dont
                                                                                                  place
                                                                                          Dont
                                                                               Capacité            s en     places en
                                                                                        places en
                                                                                totale            hébe      accueil de
                                                                  Date                  héberge
  Nom structure       Commune         Localisation - adresse                   héberge            rgem    jour ou semi-
                                                                ouverture                 ment
                                                                               ment (nb            ent     internat ou
                                                                                        permane
                                                                                places)           temp       externat
                                                                                            nt
                                                                                                  orair
                                                                                                     e
IME DES GRANDS                     34 RUE JOSEPH BODIN
CHAMPS              ROISSY EN BRIE DE BOISMORTIER                 22-avr-78      49        45       4          50
IME DU JEU DE                      6 RUE DU JEU DE
PAUME (ANNEXE)      TORCY          PAUME                          01-juin-09      0                            27
IME MICHEL DE
MONTAIGNE           CHELLES          AVENUE DE TURENNE           05-janv-65       0                            60
                                     18 RUE DE LA MAISON
SAAAIS MELINA       LOGNES           ROUGE                        01-mai-96       0                            40




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     4. Une offre en structure d’hébergement d’urgence et
        d’insertion bien présente sur le territoire mais saturée
Une part de ménages sous le seuil de pauvreté plus importante au sein de l’agglomération
qu’à l’échelle du département
13,9% des ménages du territoire vivent sous le seuil
de pauvreté en 2015, soit une part relative plus
importante qu’en moyenne en Seine et Marne. Ce
seuil est plus important dans certaines communes,
particulièrement sur Torcy et Noisiel, ce qui peut
s’expliquer par le fait que ces communes
concentrent une offre importante de logements
sociaux. Comme vu plus haut, le parc social joue un
rôle d’accueil des plus fragiles particulièrement
dans les communes de Torcy, Noisiel, Chelles,
Roissy-en-Brie, Vaires-sur-Marne et Pontault-
Combault. Cependant, le parc privé est également
concerné par la précarité financière d’une partie
des ménages. Ainsi, 20% des locataires du parc
privé vivent sous le seuil de pauvreté à l’échelle de
la CAPVM.




Des ménages précaires plus présents dans certaines communes
Deux autres indicateurs permettent d’identifier les ménages rencontrant des difficultés financières
au sein des allocataires de la CAF :
- les ménages allocataires à bas revenu
- les ménages allocataires touchant le RSA
                                                                  Evolution du nombre d'allocataires à bas revenu et des
On constate une progression du nombre                                             bénéficiaires du RSA
                                                                               Source : CNAF - traitement GTC
d’allocataires concernés sur le territoire
                                                        14000
de la CA, à l’image de celle de la région               12000
Ile-de-France.                                          10000
                                                         8000
La prime d’activité, entrée en vigueur le
                                                         6000
1er janvier 2016, explique la baisse des                 4000
allocataires du RSA de ces dernières                     2000

années, car elle est venue le remplacer                     0
                                                                2009   2010    2011      2012    2013   2014    2015   2016   2017
dans son volet « activité » (seul le RSA
                                                                                         bas revenu     RSA
« socle » subsiste).


La répartition des ménages sur le territoire est un peu différente en fonction des deux indicateurs :
    -    on note des allocataires plus précaires sur les communes de Chelles, Noisiel et Torcy




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    -    on note une surreprésentation des allocataires du RSA sur les communes de Chelles et
         Courtry (sur la commune de Courtry, un tiers des allocataires du RSA sont des gens du
         voyage).




Une mobilisation du Fond Solidarité Logement différenciée en fonction des communes


Le FSL est plus mobilisé sur les communes de Noisiel,                                                  Part des
Brou-sur-Chantereine, Torcy, Emerainville et Chelles.                                                 ménages
                                                                                         Nombre des
                                                                                                     bénéficiant
                                                                                          ménages
                                                                       Territoires                    du FSL au
                                                                                         bénéficiant
                                                                                                      sein des
     Ateliers professionnels :                                                             du FSL
                                                                                                      ménages
     Il est apparu que la mobilisation du FSL                                                           total
     en fonction du type d’aide et par                               Brou-sur-Chantereine 32             1.8%
                                                                     Champs-sur-Marne     120            1.2%
     commune était le reflet de la
                                                                     Chelles              355            1.7%
     connaissance ou à l’inverse de l’absence                        Courtry               24            1.0%
     de      connaissance     de     dispositif                      Croissy-Beaubourg     6             0.8%
     complémentaire. Ainsi, les aides de                             Émerainville          46            1.7%
     Veolia aux ménages ayant des difficultés                        Lognes                82            1.6%
                                                                     Noisiel              117            2.0%
     à régler leurs factures d’eau (fond eau)                        Pontault-Combault    189            1.3%
     n’étaient pas connues de l’ensemble des                         Roissy-en-Brie       132            1.6%
     participants.                                                   Torcy                151            1.7%
                                                                     Vaires-sur-Marne      80            1.5%
                                                                     CAPVM               1334            1.5%
                                                                     Source : CD 77




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Le FSL est surtout mobilisé en nombre d’aides pour l’énergie, mais ce sont les aides au maintien dans
les lieux qui sont financièrement plus importantes.


                          Energie         Maintien           Accès            Eau         Téléphone
Montant moyen
de l'aide sur                 299 €           1 991 €           775 €             98 €            47 €
CAPVM en 2017
Source : CD 77




L’accès au parc social des ménages plus « fragiles »
Le parc social est une réponse en logement pour les ménages les plus fragiles notamment sur le plan
financier. Avec des niveaux de loyers moins élevés, ils permettent des taux d’effort plus faibles.
Le diagnostic de la CIL identifie le parc à bas loyer20 à hauteur de 25% du parc social existant à
l’échelle de l’ensemble de l’agglomération. Sa répartition territoriale est cependant inégale sur le
territoire comme le montre le tableau ci-dessous.




20
     Ce terme désigne une offre accessible aux ménages du 1er quartile. En moyenne, elle correspond à des loyers de
5.5€/m²

GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Avril 2019                                115
Extrait du document cadre de la CIL (Espacité)

Les difficultés d’accès au parc social ont été soulignées du fait de l’offre insuffisante au regard de la
demande et du contingentement.. Ainsi, aujourd’hui même lorsque les ménages sont labellisés
DALO, l’accès au logement est très compliqué. La question des difficultés de mutation a également
été soulignée, notamment car les logements proposés ont des niveaux de loyers supérieurs. Ces
éléments seront à prendre en compte dans le cadre des travaux de la Conférence Intercommunale
du Logement. Une piste de travail est d’ores et déjà envisagée dans ce cadre : l’adhésion au Pack
Mobilité de l’AORIF qui s’appuie sur 2 outils : la bourse d’échange en ligne et la mise en place d’un
protocole de mutations ciblées.




GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Avril 2019               116
Une mobilisation des hôtels pour répondre aux urgences, mais un système sous pression
Pour la première fois, une estimation des nuitées d’hôtels financées par l’Etat a été réalisée par la
DRIHL et communiquée. Il apparaît que sur le territoire de la CAPVM, 960 nuitées ont été mobilisées
la nuit du 29 au 30 novembre 2017.


                                               Nombre de places d'hôtel, financées par l'Etat
   Au 31 décembre 2017 selon Finess
                                              (hors migrants hébergés par le samu social Paris,
          (traité par la DRHIL)
                                                      nuit du 29 au 30 novembre 2017
CA Paris - Vallée de la Marne                                        960
Seine-et-Marne                                                      4294
Ile-de-France                                                      42 688




     Ateliers professionnels :
     A l’échelle du département de Seine et Marne, il y aurait environ 2 400 personnes logées à
     l’hôtel sur le territoire par le SIAO 77. Le reste des places d’hôtels est mobilisé par les
     autres 115 de la région Ile-de-France.
     Depuis 2018, les disponibilités en nuitées d’hôtel sont très limitées et le système est
     embolisé. Il existe une difficulté pour faire sortir les ménages des hôtels faute
     d’accompagnement social. Parmi les ménages logés, il y a beaucoup de réfugiés politiques
     qui voient un travailleur social une fois par an. Cet accompagnement était jusqu’à
     maintenant pris en charge par La Croix Rouge mais le marché est devenu caduque.
     Il y a par ailleurs un déficit de grands logements en nuitées d’hôtels et une obligation de
     séparer les membres des familles nombreuses pour pouvoir les loger.
     Un projet de fusion des SIAO des départements de la Région Ile-de-France est en cours. La
     gouvernance va passer de SIAO en SIAO chaque année. L’objectif est que le territoire de la
     Seine et Marne s’occupe des nuitées sur son territoire même si les personnes logées à
     l’hôtel viennent d’ailleurs.




Une offre en structure d’hébergement d’urgence et d’insertion bien présente sur le
territoire mais saturée
Au regard des données de la DRHIL, le territoire apparaît plutôt bien équipé notamment en termes
de places en logements adaptés et de places d’hébergement avec un ratio de 5 places en logements
adaptés, 2.9 places d’hébergement pérenne.




GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Avril 2019             117
                                                                                     Nombre de places
                                                                Nombre total de
                                        Nombre de places en                        d'hôtel, financées par
                                                             places d'hébergement
Au 31 décembre 2017 selon Finess (traité logements adaptés                         l'Etat (hors migrants
                                                              pérenne (CHRS, CHU,
            par la DRHIL)                 (RS, FJT, FTM, PF)                       hébergés par le samu
                                                              CPH, CADA et HUDA)
                                        pour 1 000 habitants                      social Paris, nuit du 29
                                                             pour 1 000 habitants
                                                                                   au 30 novembre 2017


                                                  5,0                  2,9                    960
CA Paris - Vallée de la Marne

                                                  3,5                  2,1                    4294
Seine-et-Marne
Ile-de-France                                     7,0                  2,5                   42 688
T10 - Paris-Est-Marnes et Bois                    5.2                  1.0                    1679
T11 - Grand Paris Sud Est Avenir                  6.6                  3.0                   1 486
T9 - Grand Paris - Grand Est                      5.8                  4.2                    1238
CA Marne et Gondoire                              6.9                  0.2                    413
CA Val d'Europe Agglomération                     22.4                 0.0                    123




Le tableau ci-dessous détaille les structures présentes sur le territoire.
                                                                                                                     Capacité
                                                                                                        Date          totale
          Nom structure                 Commune                   Localisation - adresse
                                                                                                      ouverture    hébergement
                                                                                                                    (nb places)
CADA DE ROISSY                  ROISSY EN BRIE           AVENUE JOSEPH BODIN DE BOISMORTIER           01-avr-03        260
CADA NORD 77                    BROU SUR CHANTEREINE 2 CHEMIN LE BOULEUR                             01-sept-98        140
CHRS 'EMPREINTES'               PONTAULT COMBAULT        1 RUE SAINT CLAUDE                           01-févr-16       362
CHU CROIX ROUGE FRANÇAISE       BROU SUR CHANTEREINE 1 AVENUE VICTOR THIEBAULT                        20-oct-00        60
CHU EMPREINTES                  ROISSY EN BRIE           7 AVENUE MAURICE DE VLAMINCK                01-janv-09        58
CHU RELAIS JEUNES 77            TORCY                    5 PLACE DES RENCONTRES                      01-août-10         6
CHU TEMPORIS                    ROISSY EN BRIE           7 AVENUE MAURICE DE VLAMINCK                 01-déc-05        430
CROIX ROUGE FRANCAISE CHRS
                                BROU SUR CHANTEREINE 1 AVENUE VICTOR THIEBAULT
77                                                                                                    20-oct-00        204
LITS HALTE SOINS SANTE ROISSY
                                ROISSY EN BRIE           17 BOULEVARD DE LA MALIBRAN
EN BRIE                                                                                               01-juil-09       50
MAISONS RELAIS                  CHELLES                  86 AVENUE ALBERT CAILLOU                     22-juil-85       34
RESIDENCE ACCUEIL PENSION
                                PONTAULT COMBAULT        22 RUE BERCHERES
FAMILLE                                                                                               04-déc-14        58
RESIDENCE ADOMA                 TORCY                    3 AVENUE JACQUES PREVERT                    01-janv-74        506
RESIDENCE SOCIALE               NOISIEL                  RUE MARCELIN BERTHELOT                      01-janv-75        472
RESIDENCE SOCIALE               CHELLES                  2 RUE GABRIEL DE MORTILLET                   21-nov-07        164
RESIDENCE SOCIALE               ROISSY EN BRIE           10 AVENUE JOSEPH BODIN DE BOISMORTIER        30-juin-09       200
RESIDENCE SOCIALE               ROISSY EN BRIE           1 AVENUE JOSEPH BODIN DE BOISMORTIER         30-juin-09       188
RESIDENCE SOCIALE ARPEJ         NOISIEL                  1 COUR DES ROCHES                           01-sept-16        112
RESIDENCE SOCIALE BROU          BROU SUR CHANTEREINE 2 RUE LE BOULEUR                                01-janv-70        128
RESIDENCE SOCIALE CARNAVALET CHELLES                     6 RUE CANAVALET
                                                                                                     01-janv-66        130
RESIDENCE SOCIALE ESPACIL       CHELLES                  8 RUE DU DOCTEUR CALMETTE                   04-janv-16        120
RSJAM - ALFI                    LOGNES                   55 BOULEVARD DU MANDINET                    28-sept-09        204
Source : Finess 2017

Cette offre est complétée par les dispositifs d’intermédiations locatives tels que Solibail. D’autres
dispositifs existent (développés par les différentes associations du territoire) mais leur volume n’est
pas connu.
                                         Nombre total de           Nombre total de
                                                                                             Nombre de Places en
Au 31 décembre 2017 selon la              Logements en                 places en
                                                                                           Intermédiation Locative
DRHIL                                intermédiation locative        intermédiation
                                                                                             pour 1 000 habitants
                                        (Solibail et Louez        locative (Solibail et

GTC (Guy Taieb Conseil) / FGn Conseil / PW2C ● PLH 2020-2025 ● Diagnostic ● Avril 2019                                118
                                             Solidaire)            Louez Solidaire)
Brou-sur-Chantereine                             6                        20             4,6
Champs-sur-Marne                                23                        78             3,1
Chelles                                         73                       248             4,6
Courtry                                          0                        0              0,0
Croissy-Beaubourg                                0                        0              0,0
Émerainville                                     1                        3              0,4
Lognes                                           4                        14             1,0
Noisiel                                          8                        27             1,7
Pontault-Combault                               14                        48             1,2
Roissy-en-Brie                                   4                        14             0,6
Torcy                                           11                        37             1,6
Vaires-sur-Marne                                 5                        17             1,3
CA Paris - Vallée de la Marne                   149                      507             2,2
Seine-et-Marne                                  467                     1588             1,1
Ile-de-France                                  6248                     21243            1,8




    Ateliers professionnels :
    Au final, la communauté d’agglomération dispose d’un niveau d’équipement en structures
    dédiées aux publics « fragiles » plutôt élevé et bien réparti sur le territoire.
    Mais ces structures semblent engorgées alors que la demande augmente. Cela s’explique
    principalement par une faible rotation et des ménages qui restent captifs faute de solutions
    de sorties pour poursuivre leur parcours résidentiel.
    Au sein de la résidence Coallia par exemple, la faible rotation est notamment due au fait que
    les bailleurs sociaux refusent les candidatures des résidents. Des solutions d’intermédiation
    locative (Solibail, bail associatif, bail glissant) existent mais elles pourraient être renforcées
    pour fluidifier les parcours résidentiels.




Le bail glissant est une solution adaptée pour permettre aux ménages d’acquérir progressivement
une autonomie dans leur logement et pour sécuriser les bailleurs sociaux dans l’accueil de ménages
plus fragiles. Cette offre complémentaire serait en baisse sur le territoire de Paris Vallée de la Marne.

   Ateliers professionnels :
   Certains bailleurs mettent des conditions très élevées avant d’accepter de faire glisser les baux
   et les associations restent l’intermédiaire pendant plusieurs années, au-delà des subventions
   allouées à l’accompagnement des ménages. Il conviendrait de mieux cadrer la convention sur
   les termes et les objectifs de glissement.




L’enjeu de l’accompagnement dans l’accès au logement et dans le logement
Il existe deux mesures principales :



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- L’ASLL21 financée par le Département, qui vise un accompagnement global pour un maintien dans
les lieux. Le dispositif se décline à l’échelle territoriale avec 31 travailleurs sociaux. La prise en charge
est en effet sectorisée avec une répartition des acteurs :
Secteur Nord : Empreintes, sauf Courtry qui est rattaché à Mitry-Mory


Roissy-en-Brie et Pontault-Combault : Empreintes et ARILE,
Centre : Empreintes,
- L’AVDL22, financée par l’Etat, qui vise un accompagnement pour un accès au logement. Le dispositif
se décline à l’échelle de l’ensemble du département avec 15 travailleurs sociaux. Les délais de mise
en place et de suivi sont donc parfois très longs, faute de moyens. Il y aurait un enjeu à renforcer ce
type de mesures sur le territoire.

      Ateliers professionnels :
      Les participants s’accordent cependant sur le fait qu’un certain nombre de mesures
      d’accompagnement existent et qu’il faut les mobiliser. La difficulté étant que ces dispositifs ne
      fonctionnent que si les ménages sont volontaires.




De nombreux acteurs, qui travaillent ensemble, mais dont la coordination pourrait être
améliorée
Le territoire qui s’étend du Nord au Sud est concerné par un grand nombre d’acteurs :
- les CCAS des communes,
- les 4 Maisons des Solidarités,
CA PVM                                         Maison des Solidarités
BROU-SUR-CHANTEREINE                           Chelles
CHAMPS-SUR-MARNE                               Noisiel
CHELLES                                        Chelles
COURTRY                                       Mitry-Mory
CROISSY-BEAUBOURG                              Noisiel
ÉMERAINVILLE                                  Noisiel
LOGNES                                         Noisiel
NOISIEL                                       Noisiel
PONTAULT-COMBAULT                              Roissy -en-Brie
ROISSY-EN-BRIE                                 Roissy -en-Brie
TORCY                                          Noisiel
VAIRES-SUR-MARNE                               Chelles


- les acteurs de l’insertion, de l’hébergement et de la solidarité :




21
     ASLL : Accompagnement Social Lié au Logement
22
     AVDL : Accompagnement Vers et Dans le Logement

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Sos Solidarités et ARILE (en cours de fusion) assurent un accompagnement à l’hébergement et
disposent de plus de 300 logements dans le diffus.
L’association Empreintes qui accompagne également les personnes en difficultés sociales et
économiques vers des solutions d’hébergement. Elle a notamment en charge la gestion d’un CHRS
(Chelles, Champs-sur-Marne, Torcy, Noisiel et Lognes), un centre maternel et la prise en charge et
l’orientation des mineurs non accompagnés.
Coallia qui a en charge la gestion du CADA de Roissy-en-Brie et de 2 résidences sociales de 50 et 66
places. Le CADA de Brou est géré par Philia.
- La Rose des Vents qui est chargée notamment de la gestion du SIAO 77, qui gère des CHRS, fait de
l’accompagnement à l’hébergement (mesures de suivi + intermédiation locative de différentes
formes).



   Ateliers professionnels :
   Les participants s’accordent sur la relative opacité des procédures et la difficulté de s’y
   retrouver. Les choix d’orientation sont donc parfois moins efficaces.




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      5. Les Gens du voyage : un schéma en redéfinition, un enjeu lié à
         la sédentarisation

Il existe sur le territoire de Paris Vallée de la Marne 5 aires d’accueil de gens du voyage qui
représentent 58 emplacements et 116 places. Ces aires sont implantées sur 5 communes.
- 30 places réalisées à Lognes (ouverture le 21/05/2007)
- 46 places réalisées à Emerainville/Noisiel (ouverture le 12/10/2005)
- 20 places réalisées à Pontault-Combault (ouverture le 18/11/2005)
- 20 places réalisées à Roissy-en-Brie (ouverture le 06/04/2007)
Il manque une aire d’accueil au nord du territoire depuis 2003. Cette aire de 28 places est identifiée
par le schéma départemental 2013-2019 sur la commune de Chelles.




DDT 77 – Mai 2018 – extrait du site internet




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Le territoire est également concerné par la question de la sédentarisation. Le relevé proposé par le
Porter à connaissance de l’Etat est assez ancien et est issu d’une enquête réalisée par le bureau
d’études l’ARHOME (bureau d’études) en 2011.




Sur Courtry, des familles sont sédentarisées sur des terrains naturels. Après un premier travail
engagé dans le cadre de l’agglomération de Marne et Chantereine, une nouvelle MOUS pour environ
52 familles sédentarisées a été mise en place. Elle doit définir le type d’habitat adapté qu’il
conviendra de développer. Le diagnostic social ayant été réalisé, le projet est en phase d’élaboration
des scénarios d’habitat.
La commune de Champs-sur-Marne accueille des familles sédentarisées qui doivent être déplacées
dans le cadre des travaux du Grand Paris Express. L’EPAMARNE est chargé de trouver un terrain dans
le cadre du pilotage de l’aménagement d’ensemble du secteur de la gare.




     6. La présence de camps de familles «Roms » et des tentatives
        d’installation signalées par les communes

Dans les secteurs naturels ou les zones de délaissement économique, l’installation de familles
« Roms » a été constatée. La commune de Champs-sur-Marne est particulièrement concernée.
En septembre 2018 quatre camps ont été répertoriés. La commune a engagé depuis 2014 un travail
avec les familles sédentarisées de l’un d’entre eux. En 2019, cinq unités de vie temporaires ont été
livrées pour accueillir des familles « Roms » qui vivent actuellement dans un bidonville. Il s’agit
d’habitats de taille modeste (environ 27m²) composés d’une pièce principale, de deux petites
chambres et d’une salle de bain. L’objectif est de faire en sorte que les familles puissent dans un
second temps intégrer le parc social classique.




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 Synthèse et enjeux
 Concernant les jeunes
 Une offre étoffée en structures dédiées, particulièrement pour les étudiants
 Des difficultés de décohabitation qui persistent
 Des difficultés d’accès au logement pour les jeunes fragiles avec l’absence de CHRS « jeunes »
 Des enjeux
 - de développement d’une offre de petits logements à bas loyers
 - d’augmentation de l’offre à destination des jeunes actifs dans le Sud
 - de développement d’une offre pour les jeunes les plus fragiles sans ressources
 Concernant les personnes âgées
 Comme dans le reste de l’Ile-de-France, un vieillissement de la population moins marqué qu’à
 l’échelle nationale. Cela s’explique par le départ d’une partie des retraités vers d’autres
 territoires.
 Un territoire bien équipé en structures dédiées aux personnes âgées, mais une majorité d’entre
 elles vit à domicile à 75 ans et plus.
 Un constat partagé par les acteurs du territoire sur la précarisation de ce public avec des
 situations d’impayés de loyers ou des difficultés d’entretien du logement.
 Des enjeux :
 - Une nécessité de répondre aux souhaits des personnes âgées de rester à domicile à travers le
 développement de services et d’adaptation des logements.
 - la nécessité d’évaluer le développement d’une offre complémentaire
 - Pour les personnes âgées les plus fragiles, une problématique de santé et d’accessibilité avec
 des solutions d’hébergement qui ne sont pas forcément adaptées pour y répondre.
 Concernant les personnes porteuses d’un handicap
 Une connaissance des besoins à améliorer.
 Un enjeu d’adaptation de logements pour une partie des personnes.
 Concernant les plus fragiles
 Beaucoup de ménages allocataires des aides au logement avec des taux d’effort élevés dans le
 parc privé.
 Des structures dédiées aux publics plus fragiles présentes et bien réparties sur le territoire mais
 une saturation des différents dispositifs et une faible rotation.
 Une forte tension sur le parc social, en particulier pour les ménages à faibles revenus, et un
 déficit de mesures d’accompagnement vers le logement faute de moyens.
 Des enjeux :
 - de fluidification des structures d’accueil par l’amélioration des sorties de dispositifs
 - d’amplification des mesures d’accompagnement vers le logement
 - de renforcement de la communication et des partenariats entre CCAS, SIAO, Associations
 d’insertion par le logement
 Concernant les gens du voyage
 Un déficit en places d’accueil et des problématiques toujours importantes de sédentarisation.
 Un enjeu de développement opérationnel d’une aire et d’habitat adapté




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ELEMENTS DE SYNTHESE
Les besoins en logement


Forces                            Faiblesses                                Enjeux

Une dynamique portée              Des difficultés de                        Des besoins en logements
par le solde naturel              décohabitation et un départ               familiaux et de petits logements
                                  plus important des familles               abordables
                                  avec jeunes enfants

Un profil diversifié              Une population marquée par                Un travail nécessaire sur la
d’habitants                       des situations de ruptures                diversification des produits neufs
                                  (conjugales, prof. …) et de               pour répondre à la diversité des
                                  mobilité pouvant se produire              besoins
                                  plusieurs fois au cours d’une vie

Des perspectives de               Des départs d’entreprises et              Accompagnement du
développement                     des locaux vacants présents               développement de l’activité
économique                                                                  économique et reconversion des
                                                                            sites et locaux libérés



Le fonctionnement du parc existant : le parc public

Forces                            Faiblesses                                Enjeux

Des travaux engagés par           Un parc social qui reste tendu            Poursuite du développement de
la CIL pour travailler et                                                   l’offre, notamment sur les
améliorer les équilibres                                                    communes déficitaires
sociaux du parc


Des projets de                    Des projets qui peuvent être              Amplification de la rénovation du
réhabilitation en cours ou        longs à mettre en place, alors            parc
à venir                           que les besoins sont urgents
                                  Des besoins encore à couvrir



Des mises en vente qui            … mais qui ne doivent pas                 Suivi et encadrement des ventes
peuvent permettre des             constituer les futures
parcours résidentiels…            copropriétés dégradées de
                                  demain




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Le fonctionnement du parc existant : le parc privé


Forces                             Faiblesses                         Enjeux

Copropriétés

Des politiques anciennes           Un taux significatif de            Une action publique à amplifier dans ce
en direction des                   copropriétés présentant            domaine, tant en « curatif » qu’en
copropriétés (POPAC,               potentiellement des                « préventif » (action en cours
OPAH CD, MOUS…) chez               signes de fragilité,               notamment avec le lancement d’un
certaines communes                 notamment financière               second POPAC intercommunal)
                                   (dettes)

Logements en état médiocre

Un taux faible de                  … mais des situations, y           Meilleure coordination des acteurs
logements                          compris de manquement              (travailleurs sociaux, communes, ARS,
potentiellement très               au RSD, que les                    CD, CAF, ..) sur le repérage et les
dégradés                           communes peinent à                 interventions
                                   traiter
                                                                      Besoin d’un appui (technique, juridique,
                                   Des inquiétudes                    financier) aux communes pour leurs
                                   concernant les divisions           actions préventives et coercitives
                                   pavillonnaires
                                   Des besoins encore à
                                   couvrir

Dispositifs d’amélioration de l’habitat

Un bilan significatif en           Communication                      Amplification des résultats, notamment
matière de rénovation              institutionnelle locale            via une meilleure communication sur les
énergétique et                     irrégulière et inégale             aides existantes
d’adaptation (besoins liés
à l’âge) des logements, sur
les territoires en dispositifs
programmés
Mise en place de l’OCAH
intercommunale dès 2008
Des aides de la CAPVM
complémentaires à celles
de l’Anah




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Les marchés du logement


Forces                                Faiblesses                               Enjeux


Un marché de la revente actif         Une sélectivité croissante du            S’assurer de la capacité
qui permet de répondre à la           marché de l’individuel ancien            d’absorption par le
demande des familles                                                           marché des logements mis en
                                      Des taux d’effort conséquents
                                                                               vente en 2017
                                      pour une partie des locataires
                                      privés                                   Diversification de l’offre
                                                                               neuve en terme de typologie
Une augmentation des                  Une production neuve peu                 (individuel, grands
autorisations et des mises en         diversifiée (en collectif T2/T3)         logements…), de gammes de
vente constatée en 2017               qui répond partiellement aux             prix
                                      besoins                                  Réflexion sur les produits
                                                                               locatifs privés intermédiaires
Une augmentation des                  Un déficit sur 5 communes                Développement équilibré de
financements de logements                                                      l’offre locative sociale pour
sociaux concomitante                                                           contribuer à la détente du
                                                                               marché




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La réponse aux besoins spécifiques




Forces                                 Faiblesses                               Enjeux


Un territoire qui accueille une        Des difficultés de                       Suivi du développement et de
population étudiante, une              décohabitation et une absence            l’occupation de l’offre
offre existante et en cours de         de réponses pour les jeunes              étudiante sur le territoire
développement                          précaires
                                                                                Développement d’une
                                       Un déficit d’offre pour les              réponse jeunes actifs sur le
                                       jeunes actifs dans le Sud de             Sud
                                       l’Agglomération.
                                                                                Développement de réponse
                                                                                pour jeunes sans ressources

Une majorité de personnes              Une précarisation de certaines           Maintien à domicile et
âgées qui vieillit à domicile          personnes âgées constatée par            adaptation du parc de
                                       les CCAS                                 logements


Un taux d’équipement                   Une précarisation de certains            Fluidifier les structures
satisfaisant pour les ménages          propriétaires occupants                  d’accueil par l’amélioration
les plus « fragiles »                                                           des sorties de dispositifs
                                       Une saturation des différents
                                       dispositifs et un déficit de             Amplification des mesures
                                       mesures d’accompagnement                 d’accompagnement vers le
Des associations présentes et
                                       vers le logement faute de                logement
actives
                                       moyens
                                                                                Renforcement de la
                                                                                communication et des
                                                                                partenariats entre CCAS,
                                                                                SIAO, Associations d’insertion
                                                                                par le logement




Cinq aires d’accueil pour les          Sédentarisation d’une partie             Développement de réponses
gens du voyage                         d’entre eux sur des aires                innovantes et diversifiées
                                       d’accueil ou sur d’autres sites          pour les gens du voyage
La MOUS de Courtry a été
                                       de l’intercommunalité                    sédentarisés
relancée
                                       Une aire de l’ancien schéma              Création de l’aire d’accueil
                                       départemental non réalisée               manquante




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Présentation de l’intercommunalité
Le territoire de la CA de Paris Vallée de la Marne est composé de 12 communes, rassemblant près de
228 000 habitants et constituant un corridor nord – sud, en limite de l’agglomération parisienne et
de la vaste zone périurbaine Seine-et-Marnaise. La communauté d’agglomération est récente,
succédant à trois intercommunalités avec des politiques de l’habitat préexistantes, et met en place sa
compétence équilibre social de l’habitat (PLH et CIL) pour les années 2020-2025, sans attendre la
définition à venir d’un projet de territoire. Le territoire va bénéficier d’une attractivité renforcée à la
fin du PLH avec l’ouverture des premières lignes du Grand Paris Express, le cas échéant.
     Un enjeu de partage d’une réflexion politique et opérationnelle sur un territoire élargi, afin
      de coordonner les actions, anticiper les besoins et contribuer à la qualité de l’offre urbaine


Un territoire jeune et familial générant des besoins en logements continus
Alimentés par un solde naturel très élevé (+2000 habitants par an), ce territoire doit répondre à
court terme à de forts besoins en logements familiaux. Avec une taille moyenne des ménages élevée,
le territoire doit faire face également à plus long terme aux besoins en logements liés à la
décohabitation des jeunes au sein de ces familles.
Pour autant le territoire voit un nombre important de jeunes couples (25 – 29 ans) avec enfants en
bas âge (moins de 5 ans) le quitter. Ceux qui restent semblent acquérir une autonomie tardive dans
le logement, restant vivre chez leurs parents. S’il existe une offre dédiée aux jeunes actifs sur le
territoire (concentrée dans le nord de l’agglomération), elle dépasse parfois sa fonction de logement
tremplin avec des durées de séjour élevées pour ces jeunes qui ont des difficultés à intégrer le
logement ordinaire.

     Un enjeu de diversification des réponses à la multiplicité des besoins en logements des
      jeunes, intégrant toute la gamme des produits, allant des logements spécifiques (notamment
      pour combler un manque d’offre dédiée aux jeunes sur le secteur sud et une réponse à
      donner en hébergement d’urgence des jeunes de manière générale), aux petits logements
      locatifs à bas loyers et aux logements locatifs intermédiaires.


Par ailleurs, compte tenu de l’offre de formation supérieure sur le territoire, les étudiants sont en
progression constante. Il existe une offre en résidence étudiante importante et des projets engagés,
mais qui interrogent néanmoins sur les niveaux de redevance.
     Un enjeu de maîtrise des quittances de loyers dans le cadre des projets envisagés


Un marché immobilier attractif et en expansion
Le départ des retraités alimente le marché immobilier dans l’ancien, en grande partie au bénéfice des
trentenaires avec enfants scolarisés, dont une part importante provient de la première couronne
(Grand Paris Grand Est, Marne et Bois…), en raison des liaisons radiales depuis Paris (RER A et E,
lignes SNCF, autoroute A4, D934 et N4). Dans ce contexte le prix des maisons à la revente a connu
une forte valorisation en 3 ans (+ 20 000 euros), excédant les budgets des ménages locaux. Une
concurrence directe s’opère avec l’offre individuelle proposée sur la partie est de la ville nouvelle
(Marne et Gondoire et Val d’Europe) et dans le reste de la Seine et Marne, qui est moins onéreuse et
attractive.
     Un enjeu de productions de formes d’habitat mixtes, intermédiaires, à prix maîtrisés

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Le niveau de construction a été jusqu’en 2015 relativement faible. Il s’appuie sur une production en
promotion immobilière portée par deux produits : le petit appartement en investissement locatif
pinel (T2, entre 150 000 et 200 000 euros) et le T3 pour des primo accédants (entre 200 000 euros et
250 000 euros). Il s’appuie également sur une production locative sociale essentiellement composée
de T2 et T3 (75% des financements de logements ordinaires entre 2012 et 2017), qui répond au profil
des demandeurs.

        Un enjeu de diversification des produits pour répondre à la diversité des besoins, d’une
         population marquée par des situations de ruptures (conjugales, professionnelles) et de
         mobilité pouvant se produire plusieurs fois au cours d’une vie.


Depuis 2015 le volume des ventes en promotion immobilière augmente, passant de 200 ventes
annuelles (au plus bas en 2012), à 400 ventes annuelles entre 2013-2015, puis à 700 ventes annuelles
entre 2016 et 2017, alors que les territoires voisins disposent d’une offre neuve conséquente, avec
des prix souvent inférieurs et des produits plus diversifiés.

        Un enjeu d’élargissement de la clientèle visée pour alimenter la montée en puissance de la
         promotion privée et de proposition de gamme de produits pour des budgets variés


Dans le même temps les financements en LLS ont doublé. La production de logements sociaux est
portée par les obligations SRU (5 communes concernées) mais les communes dotées déjà de 25% de
LLS continuent de produire pour répondre à la demande très forte. Les logements financés entre
2012 et 2017 sont, à 75%, des logements ordinaires, 21% des foyers (jeunes et résidences sociales) et
2% des maisons relais. Les logements financés l’ont été à 34% en PLAI23, 37% en PLUS24 et 29% en
PLS25, alors que 75% de la demande se situe sous les plafonds PLAI et nécessite des quittances de
logements à prix maîtrisés. Compte tenu de la progression des ménages à bas revenus, une offre en
structure d’hébergement et en insertion semble manquer.

        Un enjeu de maîtrise des quittances de loyers dans les opérations neuves de logements
         ordinaires et de complément à apporter à l’offre spécifique


Des projets s’inscrivant dans une logique d’intensification urbaine, avec des coûts de production
croissants
Globalement le niveau de construction de logements est en forte progression, avec de nombreux
logements autorisés récemment sur le secteur sud (Pontault Combault, Roissy-en-Brie) et le secteur
centre (Champs sur Marne, Noisiel, Lognes, Torcy). Les nombreux projets s’inscrivent dans une
logique d’intensification urbaine alors que sur les intercommunalités de l’Est l’urbanisation est plutôt
en extension. Il n’y a pas de nouvelles surfaces proposées, ouvertes à l’urbanisation, mais des
tènements fonciers à reclasser (friches ferroviaires, délaissés de voirie, dents creuses, secteurs de
densification des Plans Locaux d’Urbanisme, renouvellement urbain dans les Quartiers en Politique
de la Ville…). La charge foncière est dans ce cadre inélastique, avec des propriétaires fonciers qui
estiment dorénavant facilement la valeur de leur terrain, et pour les opérations d’envergure, une
portabilité longue qui génère des coûts supplémentaires.


23
     Prêt Locatif Aidé Intégration
24
     Prêt Locatif à Usage Social
25
     Prêt Locatif Social

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     Un enjeu de mise en avant du rapport ville / nature et du rapport qualité/prix dans les
      opérations, en proposant des valeurs d’usage, des innovations, des solutions favorisant les
      économies de fonctionnement des bâtiments, et en ayant recours à des montages incitatifs
      sur le plan financier


Une tension de marché aux effets multiples sur le parc existant
Comme bien des marchés tendus en Ile-de-France, Paris Vallée de la Marne dispose globalement
d’une faible part de logements vacants et une forte part d’allocataires des aides au logement avec
des taux d’efforts élevés dans le parc locatif privé. Les inquiétudes concernant des divisions
pavillonnaires sont récurrentes et des situations de manquement au Règlement Sanitaire
Départemental identifiées. On constate une faible rotation dans le parc social et une saturation des
différentes structures d’hébergement, ainsi qu’un déficit d’accompagnement vers et dans le
logement faute de moyens.

     Un enjeu de détente du marché pour retrouver de la mobilité dans les parcours résidentiels,
      qui passe par une politique de l’offre
     Un enjeu de renforcement de la communication et de coordination des acteurs (partenariats
      entre CCAS, SIAO, Associations d’insertion par le logement) pour le repérage des situations et
      réduire les effets d’un marché du mal logement dans ce contexte de tension


Un parc construit à des périodes différentes selon les secteurs et des projets de réhabilitation à
venir
Le secteur nord est celui disposant du parc le plus ancien (en partie d’avant-guerre), du taux de Parc
Privé Potentiellement Indigne le plus élevé et d’une population plus âgée parmi les propriétaires
occupants. Dans le secteur centre, le parc est globalement plus récent (postérieur à 1977), mais
occupé par des ménages en moyenne plus précarisés, notamment en QPV. Une partie importante du
parc du secteur sud date des années 60 et 70, mais également des 25 dernières années et est occupé
par des ménages globalement moins âgés. Des projets de réhabilitation existent sur les communes
de l’agglomération mais peuvent être longs à mettre en place, alors que les besoins sont urgents.

     Un enjeu d’amplification de la rénovation et d’adaptation du parc ancien aux évolutions des
      modes de vie et d’attractivité dans un contexte d’augmentation de l’offre neuve


Le parc de logements est soumis à un processus de vieillissement d’une partie de ses occupants, avec
une entrée relativement tardive au sein de l’offre en structure dédiée pour personnes âgées
générant des besoins en matière de maintien à domicile. Une précarisation de certaines personnes
âgées est constatée par les CCAS.

     Une nécessité de répondre aux souhaits des personnes âgées de rester à domicile à travers le
      développement de services et l’adaptation des logements


Des politiques anciennes existent en direction des copropriétés (Programme opérationnel préventif
d'accompagnement des copropriétés, Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat
Copropriété Dégradée, Maitrise d’Oeuvre Urbaine et Social …), mais un taux encore significatif de
copropriétés présentant des signes de fragilité, notamment financières, perdure (dette apparente de
charges pour gestion courante et/ou de travaux). Le bilan en matière de rénovation énergétique est
significatif, mais encore nettement inférieur aux objectifs de l’ANAH.
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     Un enjeu d’amplification des résultats et d’optimisation de l’accompagnement des
      copropriétaires en termes technique et financier


Le parc social est globalement affecté par un processus de mise en vente, particulièrement aigu sur la
ville de Lognes, qui ne dispose pas de QPV mais dont les habitants ont globalement des revenus
faibles. Ces mises en vente peuvent permettre des parcours résidentiels… mais ne doivent pas
constituer les futures copropriétés dégradées de demain.
     Un enjeu de planification et de concertation sur les mises en vente HLM


Un déficit en aire d’accueil des Gens du Voyage et des problématiques toujours importantes de
sédentarisation
Les cinq aires d’accueil pour les gens du voyage sont fortement sollicitées. Une sédentarisation d’une
partie d’entre eux sur des aires d’accueil ou sur d’autres sites de l’intercommunalité est constatée. La
MOUS de Courtry a été relancée. Une aire d’accueil de l’ancien schéma départemental d’accueil et
d’habitat des GDV demeure à réaliser.
     Un enjeu de développement de réponses innovantes et diversifiées pour les gens du voyage
      sédentarisés et de passage à l’opérationnel




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